ÉPHÉMÉRIDES DU 10 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 10 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4117).

(cliché d’en tête : effondrement , en 1980, du mur de la montée de Pitié qui emporte avec lui l’oratoire de Saint-Michel).

FÊTES :

(cl. H. Ribot)

Le 10 avril, nous fêtons les Fulbert, du nom d’un évêque de Chartres mort en 1028 et considéré comme conciliateur et bâtisseur.

Ce jour est, au calendrier républicain An 2, le 21e du mois de germinal dénommé jours du « gainier ».

Dicton :

« Quand arrive la Saint Fulbert, dans la campagne tous est vert. »

LOCUTION PROVENçALE :

BOURDIHO » (BORDILLES) ! à l’origine, le terme désignait les fétus de paille puis, par glissement, les balayures qu’on jetait parfois par les fenêtres. Le terme est devenu une injure : « sale bordille ! que l’on rencontre déjà au XVIIIe siècle. Un chien-bordille est un chien qui traîne dans les rues.

PENSEE :

Teilhard de Chardin (mort un 10 avril) : « La seule religion acceptable pour l’homme est celle qui lui apprendra d’abord à reconnaître, aimer, et servir passionnément l’univers dont il est l’élément le plus important. »

ÉPHÉMÉRIDES :

(cl. H. Ribot)

1212 – 18 juin : TOULON – SAINTE-MARGUERITE  – Sur le sommet du rocher de Sainte-Marguerite, couronné aujourd’hui d’un fort puissant, s’élevait, il y a un demi-siècle encore, un antique château. La construction de ce château, appelé primitivement  Castrum novum était antérieure à 1212. Nous lisons, dans un acte du 18 juin 1442, dressé pour la conservation d’un autre acte du 10 avril 1212, qu’Etienne, évêque de Toulon, acquit, à cette dernière date, pour lui et ses successeurs, du sieur Raymond Dacil, le lieu de Châteauneuf, moyennant la somme de 120 livres couronnées (L. Mongin, 1914, p. 42-43).

1264 – 10 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Camp Cabassos, 10 avril 1264 (charte aux archives municipales). Première mention de CAMP-CABASSON – lieu-dit au quartier de Saint-Marcel, près et au-delà de la Moutte, sous la directe de Saint-Sauveur en 1872. La limite du territoire de Marseille vers Saint- Marcel s’arrêtait autrefois à cet endroit.

1276 – 10 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – SEON-SAINT-ANDRE – hameau en 1872 – Mention, Sanctus Andreas de Seong, 10 avril 1276 (charte aux archives de la Major). L’église de de Séon-Saint-André avait été attribuée par le pape à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase IV du 30 décembre 1153. Elle devint un prieuré dépendant de la cathédrale et dont la collation appartenait au prévôt. Toutefois, le titulaire prenait le titre de prieur (acte du 23 mars 1353 aux archivés de l’évêché) ou de recteur (acte du 10 avril 1363, notaire Venaissini).

1288 – 10 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Pertusa, 10 avril 1288 (acte notarié). Pertusat – lieu-dit, quartier de Château- Gombert. Première mention : Pertusat, le 28 janvier 1275 (charte aux archives de la Major).

1312 – 10 avril : LA VILLE DE LYON DEVIENT FRANçAISE – Les historiens ont coutume de fixer à la date du 10 avril 1312 le rattachement de Lyon au royaume de France. Ce jour-là, dans une déclaration solennelle, l’archevêque Pierre de Savoie transmit officiellement au roi Philippe IV le Bel tous ses pouvoirs judiciaires et politiques sur la ville et le Lyonnais.

1326 – 10 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Mal Paset (charte aux archives  municipales). Malpasset – hameau du quartier de Saint-Jérôme en 1872. Première mention : Malpassetum, 11novembre 1272 (charte aux archives  municipales). La Reine Jeanne de Laval qui a épousé le Roi René en 1454 y acheta une propriété le 17 juillet 1461 (Chantal Granger).

1880 -Joanny Rave -Bapteme à l'église St-Victor.
1880 -Joanny Rave -Bapteme à l’église St-Victor. Coll. H. Ribot)

1340 – 10 avril : ATTENTION, PRENEZ VOTRE RESPIRATION, VOICI LES POSSESSIONS DE L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR EN PROVENCE – « Le 10 avril 1340, Amadinus, abbé de St Victor, sous le règne de Robert, roi de Jérusalem et de Cicille (Sicile), duc de la Pouille, prince de Capoue, comte de Provence , de Forcalquier et du Piedmont (piémont), le 32 de son règne, a passé reconnaissance à Phillipe de St Genester, sénéchal du roi, à la Comté de Provence et Forcalquier, étant debout les mains jointes sur les saintes évangiles, des châteaux de la Cadière, Céreste, Six-Fours, Nans, Auriol, Vernet, claups de Chaudon, de Sigonce, du Mandauris de Méounes, de l’Escale, de la Bevrale et autres places même de Vallerne, de Seillans, d’une partie de Callas, de Puleyson, d’une partie de Bargemon, de Grimaud, d’une partie de St Torper (St Tropez), de Villecroze, de la quatrième de Cabasse, de Peinier, de Belgencier, de Sauze, du Revest, de la Selle (Celle), du Camp, de Garen, de Flassans, d’Orgon, de St Zacharie, de Pourscioux (Pourcieux) » (Jean Denans, 1713). Et je ne parle même pas de broutilles comme les prieurés qui parsèment le territoire tel celui de Saint-Nazaire (Sanary aujourd’hui).

1363 – 10 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – AUBAGNE – ROQUEVAIRE –

Roquevaire, le château.

1. Castrum de Belcodinis (acte aux archives de la Major). Belcodène – canton de Roquevaire, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Marseille. Eglise de Saint-Pierre. Viguerie et diocèse d’Aix. Premières mentions : Belcodena ; Bulchodenes 1010.

2. ecclesia beatœ Mariæ de Curtevignas : commune de Marseille (charte  aux archives de l’Evêché). Eglise disparue.

3. Castrum de Julhanis (charte aux archives de l’Evêché). Julhans, château, arrondissement de Marseille, canton de La Ciotat, commune de Roquefort. A toujours fait partie de l’Evêché de Marseille. Première mention le 10 juin 1030 : Julans, (cartulaire de Saint-Victor, n° 48). Le château de Juillans faisait partie du comté de Marseille ; dans l’acte de partage du 14 juin 1212, il échut au lot de Roncelin.

4. Ecclesia de Nerta, 10 avril 1363 (acte aux archives de l’Evêché). La Nerthe – hameau, commune  de Marseille, quartier de Séon-Saint-Henri (1872). L’église de Notre-Dame-de-la-Nerthe était succursale de la cathédrale, avec un recteur.

5. Monasterium de Ibelina, 10 avril 1363 (charte aux archives de l’Evêché). NOTRE-DAME DE L’HUVEAUNE – abbaye de l’ordre des Prémontrés, auprès de l’embouchure de l’Huveaune, sur la commune de Marseille. L’acte de fondation de cette abbaye se trouve, sous la date d’avril 1204, aux archives de la Major. Ce couvent subsista jusqu’en 1404, époque à laquelle ses biens furent unis à ceux du couvent de Sainte-Paule. L’abbaye était déjà détruite en 1872.

6. Podium Pine, 10 avril 1363 (charte aux archives de l’Evêché). PEYPIN – commune de Roquevaire. Première mention : Castrum de Podio Pino, 3 juin 1177 (cartulaire de Saint-Victor, n° 759). Peypin était viguerie d’Aix avant l’organisation départementale faite en vertu de la Constitution de l’an VIII, époque à laquelle il a fait partie de l’arrondissement de Marseille. La terre de Peypin était une seigneurie qui entra dans la maison de Sabran, par suite du mariage de Darde, dame de Puy-Loubier, avec Jean de Sabran, sous la suzeraineté du comte de Provence. Elzéard de Sabran, en passa nouveau bail à Pierre Valentin, par acte du 3 octobre 1408, et la vendit en­suite à Lazare Bertrand, par acte du 13 juillet 1433. Jean de Justace s’en rendit possesseur; un acte de 1514 constate qu’à cet époque les habitants du lieu de Peypin lui prêtèrent foi et hommage, et en 1517, cet hommage fut renouvelé entre les mains du seigneur de Glandevez, héritier de Jean. En 1550, Bertrand Séguier, de Marseille, était sei­gneur de Peypin, et plus tard, M. de Thomassin, marquis de Peynier; président au Parlement d’Aix, fit l’acquisition de cette même terre, qui avait le titre de baronnie. Peypin a toujours dépendu de l’Evêché de Marseille. La paroisse, sous le vocable de Saint-Martin, était la pré­bende du sacristain du Chapitre de la Major, à laquelle il fut uni par acte du 13 septembre 1581 (arch. de la Major). Les armoiries sont : D’or à quatre cœurs de gueules, apointés en sautoir. Nota : Peypin-le-Vieux – Ancien village de Peypin où se trou­vait autrefois le château seigneurial et dont le nouveau Peypin formait le bourg.

7. Pomegues (acte aux archives de l’Evêché). L’une des trois îles de Marseille. Au début du XIIIe s., insula de Pomegue est mentionné au même titre que Sant Esteve dans le dénombrement des possessions de l’archevêque de Marseille (B 2 f° 44 ; B 143 f: J ADBdR).

8. Rupis Varia (charte aux archives de l’Evêché). Roquevaire, chef-lieu de canton, arrondissement de Marseille, comprend six communes : Auriol, Belcodène, Gréasque, Peypin, Roquevaire et Saint-Savournin. Son territoire s’étend entre la montagne de Bassan au levant, Garlaban au couchant, Pierresca au nord et le pont de l’Etoile au midi. Après l’irruption des Barbares, il se forma sur ce territoire deux villages appelés Laza et Solobio. Ils furent abandonnés au commencement du XIIIe siècle, et le nouveau bourg fut bâti à l’endroit dit le Sarret où est le vieux quartier de Roquevaire. En 1583, les habitants ayant embrassé le parti de Charles de Duras contre Louis d’Anjou, le château fut assiégé et pris par les Marseillais ; dix ans après, il fut pris par le duc d’Epernon, et démoli en 1596 par ordre du duc de Guise. ‘Depuis lors, la population a fixé sa résidence sur les rives de l’Huveaune, qui partage le village en deux parties. Il n’est resté sur la hauteur que quelques chétives maisons.

9. Ecclesia Sancti Gabrielis de Gardia (acte du notaire Venayssini). Saint-Gabriel, église qui se trouvait sur le penchant de la colline Notre-Dame-de-la-Garde et dont il n’existait plus aucune trace en 1872.

10. Ecclesia sancti Michaelis de plano de Geminis (acte notarié). SAINT-MICHEL DE GEMENOS – Ancien prieuré de la commune de Gémenos qui fut uni à la manse du Chapitre de la Major en 1416 – 1446 (registre du notaire Caulèri à Aix).

11. Eccl. S. Mitrii de Plano Albanea (acte de Venayssini, notaire à Marseille). SAINT-MITRE – Première mention :  Ecclesia S. Mitrii, S. Martini et S. Laurencii, 8 janvier 1014-1019 (cartulaire de Saint-Victor, n° 43). Cella sur la commune d’Aubagne, qui appartint ensuite au Chapitre de la Major (Ed. Baratier, Le temporel…, 1966). Donné comme déjà détruit en 1872.

12. Sanctus Saturninus dels Ars, 10 avril 1363 (acte du notaire Venayssini). Saint-Suffren, église rurale, commune de Marseille, aujourd’hui détruite ; elle se trouvait aux environs du quartier dont la rue Saint-Suffren a conservé le nom. Première mention : Ecclesia Beatœ Mariæ de Solombia, 12 avril 1325 (charte aux archives municipales).

13. Sanctus Andréas de Seong – à SEON-SAINT-ANDRE – hameau, commune de Marseille (1872), l’église Sanctus Andréas de Seong, mentionnée le 10 avril 1276 (charte aux archives de la Major), devint un prieuré qui dépendait de la cathédrale et dont la collation appartenait au prévôt. Toutefois le titulaire prenait le titre de prieur (26 mars 1353, arch. de l’Evêché) ou de recteur (10 avril 1363, acte du notaire Venaissini).

1408 – 15 février au 10 avril : L’hiver 1407-1408 fut en Angleterre, en Allemagne et en France, un des plus rudes du Moyen Age, et il occasionna la destruction d’un nombre considérable d’arbres fruitiers et de vignes. Il se prolongea du 10 novembre au 31 janvier et du 15 février au 10 avril. On lit dans les Registres du Parlement : « La St Martin dernière passée, il y eu une telle froidure que nul ne pouvait besogner. Le greffier même, bien qu’il eût près de lui du feu en une pellette pour empêcher l’encre de son cornet de geler, voyait l’encre se geler en sa plume de trois mots en trois mots, et tant que enregistrer ne pouvait. » Par ailleurs Félibien écrit : « tous les annalistes de ce temps là ont pris soin de remarquer que cet hiver fut le plus cruel qui eut été depuis plus de 500 ans. Il fut si long qu’il dura depuis la St Martin jusqu’à la fin de janvier et si âpre que les racines des vignes et des arbres fruitiers gelèrent. Toutes les rivières étaient gelées et les voitures passaient sur celle de Seine à Paris. On y souffrait une grande nécessité de bois et de pain, tous les moulins de la rivière étant arrêtés et l’on serait mort de faim dans la ville sans quelques farines qui y furent apportées des pays voisins. » A Paris, durant 66 jours les gelées atteignirent une intensité exceptionnelle « Le dimanche après l’Epiphanie les gens allèrent  ribber et chouller en traversant la Seine d’un côté à l’autre. » L’hiver de 1408 fut particulièrement rigoureux. La Seine gela si profondément qu’au moment de la débâcle, les blocs de glace étaient assez gros pour détruire les ponts ; aucun d’eux ne resta intact (Sanson, les anomalies des saisons, dans Bull. Annuel des comités météo. départementaux, n°  2, 1949, cité par E. Rougetet, A.S.S.N.A.T.V., 6, 1954, p. 114).

1442 – 18 juin : TOULON – SAINTE-MARGUERITE  – Sur le sommet du rocher de Sainte-Marguerite, couronné aujourd’hui d’un fort puissant, s’élevait, il y a un demi-siècle encore, un antique château. La construction de ce château, appelé primitivement  Castrum novum était antérieure à 1212. Nous lisons, dans un acte du 18 juin 1442, dressé pour la conservation d’un autre acte du 10 avril 1212, qu’Etienne, évêque de Toulon, acquit, à cette dernière date, pour lui et ses successeurs, du sieur Raymond Dacil, le lieu de Châteauneuf, moyennant la somme de 120 livres couronnées (L. Mongin, 1914, p. 42-43).

1443 – 10 avril : prétention qu’ont les Génois de posséder Toulon – le 10 avril 1443, Pons et Bertrand Senhier sont députés auprès du duc de Calabre pour lui exposer la prétention qu’ont les Génois de posséder Toulon (de Ribbe, 1898, p. 41).

1516 – 10 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (acte aux archives de l’Evêché)–

1. Bastide de Noble Foquet Nouveau, dite Cros de Pébré. Les Acates, hameau du quartier des Aygalades (1872).

2. Vallat de Tuvé. LA TUVE – ravin et chemin au quartier de Saint-Antoine (1872). Première mention : Lo Tuver, 12 mars 1349 (charte aux archives de la Major).

3. Val de Solleillier – lieu-dit du quartier des Aygalades, près de Cars.

1560 – 10 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Claus Vermel (acte aux archives des Prêcheurs). Claux-Vermeil lieu-dit, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde, près de Gironde. Première mention : Claus Vermeilh, 5 novembre 1416 (ibid.).

1573 – 10 avril : mort de Gabrielle d’Estrées – Pour les nostalgiques des affaires « people », mort de Gabrielle d’Estrées, maîtresse du roi Henri IV.

1653 – 10 avril -1661 – 9 mars: Jules Mazarin, cardinal, 15ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. Il a succédé à Richelieu en tant que principal ministre du roi de France de 1643 à 1661, année de sa mort. 67ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 60ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. cardinal jules mazarin,  1653-1661. Brevet royal du 10 avril 1653, bulles de provisions du 18 avril 1655, mise en possession du 27 janvier 1656. Mort le 9 mars 1661 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).

(l’église Saint-Nazaire, de Sanary, telle qu’elle était à l’origine avec sa tour carrée ornée de pinacles, d’une horloge et d’un campanile (Coll. H. Ribot)

1712 – 10 avril : L’église de Saint-Nazaire (Sanary) est érigée en paroisse succursale indépendante d’Ollioules (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982). L’église, de paroisse rurale qu’elle était, dépendant de celle d’OLLIOULES, était enfin reconnue comme église paroissiale. Ce fut le 10 avril 1712 (deuxième dimanche après Pâques),; que Messire Joseph INFERNET, prêtre, a pris possession de la cure ~de cette Eglise que la communauté a demandé par comparant à l’illustrissime et révérendissime Armand Louis de CHALUCET, évêque de TOULON, qui l’a érigée par sentence sous le consulat de messieurs BIaise GRANET, maire, et Honoré LAMBERT Consul. La communauté va donc pouvoir s’occuper sérieusement de l’église. Par ailleurs, un nouveau prieur pour la chapelle des Pénitents est désigné. Celui-ci, messire VALLAVIELLE, sacristain de l’église cathé­drale de TOULON, a été recommandé par le comte.

1747 – 10 avril : LIEUX-DITS DE LA PENE ET D’AUBAGNE (registre aux archives de Saint-Victor) –

1. La Bastidone – hameau, commune de la Pène. Mention.

2. Sebellin. GIBELINS – lieu-dit de la commune d’Aubagne, au quartier de l’Aumône. Honoré Sebelin, à l’origine du nom, habitant à la Barasse (Saint-Marcel), en était tenancier au commencement du XVIIIe siècle.

1770 – 10 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLELes Olliviers – propriété au quartier de Saint-Julien (registre aux archives de la Major).

1789 – 10 avril : A Paris, 138 prisonniers détenus pour dettes ont été libérés – A Paris, les assemblées de charité, qui se sont tenues dans la chapelle extérieure du Châtelet, ont réussi leur mission : 138 prisonniers détenus pour dettes de «nourrice» ont été libérés. La totalité de ces dettes s’élevait à la somme, très importante, de 10393 livres (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 10 AVRIL).

1792 – 10 avril : LA GARDE NATIONALE DU BEAUSSET REçOIT SES DRAPEAUX – Le 10 avril, la garde nationale du Beausset étant considérée comme définitivement constituée, le conseil municipal décide de lui fournir conformément à la loi, un drapeau par bataillon et une flamme par compagnie. « Le conseil général de la commune considérant qu’il convient de donner aux gardes nationaux du canton du Beausset le drapeau tricolore qui rappellera sans cesse à leur souvenir le serment fédératif que le peuple français a fait de vivre libre ou mourir et qu’il convient en même temps de donner à chaque compagnie de la garde nationale une flamme afin que les citoyens puissent s’exercer séparément aux manœuvres militaires dont la connaissance leur est très nécessaire pour opposer un front redoutable aux ennemis extérieurs qui osent les menacer, a unanimement délibéré… défaire faire le drapeau et les cinq flammes… et a alloué à cet effet la somme de 200 livres… »  (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1794 – 10 avril (24 germinal an II) : placer sous scellés les « parchemins, livres et papiers manuscrits ou imprimés qui seroient donnés librement pour être brûlés Le 24germinal suivant (10 avril 1794), les administrateurs du district du Beausset rappelèrent que l’on devait placer sous scellés les « parchemins, livres et papiers manuscrits ou imprimés qui seroient donnés librement pour être brûlés », jusqu’à la décision de la Convention (Archives de Sanary, D4.). Celle-ci fit l’objet d’instructions précises fournies par l’Instruction sur la manière d’inventorier et de conserver, dans toute l’étendue de la République, tous les objets qui peuvent servir aux arts, aux sciences et à l’enseignement, proposée par la commission temporaire des arts et adoptée par le comité d’instruction publique de la Convention Nationale. Paris, imp. nation., an II (Archives de Sanary, G). Le sort des souvenirs du temps passé était désormais assuré (Toutes les conversions de style ont été faites grâce à la Concordance générale des calendriers républicain et grégorien, etc. , Avignon, Joly, 1818, in-12, 156 p. Un exemplaire de cet opuscule fait partie des archives de Sanary).

1801 – 10 avril (20 germinal An IX) :

«VIVE BONAPARTE ! » – La fête officielle du Traité de Lunéville fut célébrée dans le Var le 20 germinal an IX (10 avril 1801). A Six-Fours, on fit un grand feu de joie au chant de la Marseillaise; à La Seyne, la solennité eut lieu à neuf heures du matin avec la participation de la 86e demi-brigade qui tenait garnison dans la localité ; sur la place Bourradet, aux Esplageoles et au Quartier-Neuf on vit s’élever des feux de joie, en outre, on cria, dans les rues : « Vive Bonaparte ! » (Louis Baudoin, 1965, p. 426).

JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE durant l’expédition française 1798-1801 (« Abd al-Rahman al-Jabarti) 10 avril 1801( Vendredi 26 de mois de Dhû I’Qa’da 2015).

Lettre du général Menou – Le commissaire Girard est arrivé en compagnie du greffier, notre ami al-Sayyid Ismâ’îl al Khahshâb ; et de Qâsim Efendi Amin’Alî, secrétaire du Dîwân. Quand la séance fut ouverte, il informa l’assemblée de l’arrivée d’une lettre de leur chef Jacques Menou, écrite en français et datée du 20 Dhû l-Qa’da [4 avril]. Le général Menou y annonçait son installation à Alexandrie. Le reste de la lettre était des paroles vides.

Bédouins en prison – Ce même jour, arrivée de trois Bédouins, accompagnés par un groupe de Français, qui les amenèrent au qâ’im. Ce dernier les interrogea ; pris en flagrant délit de mensonge, ils furent mis en prison.

Les Français se replient de l’Est – Ce même jour, arrivée d’un groupe de Français de l’Est avec quantité de bêtes de somme et de matériel de guerre. Ils passèrent à travers les rues de la ville. Ils interdisaient aux gens de fumer par crainte que la poudre explose. On ignorait tout d’abord la raison de leur arrivée. On apprit plus tard que ces militaires venaient de Sâli-hiyya. Dans les jours suivants, vinrent les militaires d’al-Qurayn, puis ceux de Bilbays et de l’Est, par groupes successifs.

1806 – 10 avril : CHANGEMENT DE PRÉFET DANS LE VAR – Le préfet en fonctions jusque-là, Joseph Fauchet, fut remplacé le 10 avril 1806 par le baron d’Azémar qui administra le département jusqu’au 22 juin 1811 ; la mairie de La Seyne fut informée de la nomination du nouveau préfet par une lettre circulaire adressée à toutes les autorités locales, cantons et communes. Le baron d’Azémar aura, comme successeur, le préfet Leroy, qui résida à Draguignan du 24 août 1811 au 17 juillet 1814 (Louis Baudoin, 1965, p. 433).

1806 – 10 avril : Le système scolaire de Napoléon 1er est la contre-partie de celui des Jacobins. La loi du 1er mai 1806 complétée par les décrets du 17 mars 1808 instituait l’Université, sorte de corporation enseignante exclusive, totalement sous la dépendance de l’Etat (Louis Bourrilly, 1895). « Nul ne peut ouvrir d’Ecole, ni enseigner publiquement, sans être membre de l’Université impériale et gradué par l’une de ses facultés (loi du 1er mai 1806). Aucune école ne peut être formée en dehors de l’Université impériale et sans l’autorisation de son chef (Décret 1808, art. 2). Toutes les écoles de l’Université impériale prendront pour base de leur enseignement : 1° Les préceptes de la religion catholique ; 2° la fidélité à l’Empereur, à la monarchie impériale, dépositaire du bonheur des peuples, et à la dynastie napoléonienne, conservatrice de l’unité de la France et de toutes le idées proclamées par la constitution. »

Le système scolaire comprend quatre catégories d’établissements : les facultés et écoles spéciales, les lycées à la charge de l’Etat, les écoles secondaires ou collèges communaux subventionnés par l’Etat, les écoles primaires où l’on apprend à lire, à écrire et à calculer, entretenues par les communes et les parents. Ce qui est l’exact opposé des Jacobins de l’an II. Alors que ceux-ci faisaient de l’instruction primaire une affaire publique payée par l’Etat et une instruction secondaire une affaire privée s’adressant aux classes aisées, avec Bonaparte, c’est l’instruction primaire qui devient affaire privée, tandis que l’enseignement secondaire et supérieur, destiné à préparer des fonctionnaires et des officiers, se donne aux frais de l’Etat. Le gouvernement de l’Empire ne fit donc absolument rien pour les écoles primaires (cf. La statistique de 1809 de Sanary concernant les écoles primaires). (…) Cette loi n’attribuait aucun traitement aux instituteurs ; toutefois, moyennant l’admission gratuite d’1/5 des élèves, les communes pouvaient allouer des indemnités de logement. Mais souvent aucun crédit ne figure au budget à titre de cette indemnité (Bandol, Carnoules, Evenos n’en éprouvent pas le besoin ; Toulon en attribue une mais très faible). La rétribution scolaire fixée par les conseils municipaux était en rapport avec le degré d’instruction et les localités, et variait de 50 centimes à 3 francs selon que les élèves étaient lecteurs (1,75 F), lecteurs écrivains (2,50 F), lecteurs écrivains calculateurs (3F) (Délibération du conseil municipal de Belgentier, 1811))

1815 – 10 avril : en Indonésie, le volcan Tambora entre en éruption. La destruction des villages alentours occasionne sans doute une centaine de milliers de victimes, davantage qu’aucune autre éruption volcanique depuis deux mille ans, y compris celle du Vésuve. L’éruption se solde en outre par l’émission dans l’atmosphère d’une quantité inhabituelle de matières ardentes, environ 1500 km3. Pendant plus d’une année, les cendres noires, en tournant autour de la planète, refroidissent le climat de celle-ci. En Europe, l’été 1816 s’avère particulièrement froid et pluvieux, avec des chutes de neige dans les hauteurs.

-1836 – 10 avril : décès de Jean-Joseph Allemand, prêtre, fondateur en 1799, de l’Œuvre de la jeunesse. Il était né à Marseille, rue Bonneterie, le 27 décembre 1772,

1861 – 9 et 10 avril : Journal de George Sand à Tamaris :

Mona-Tamaris-Bord-de-Mer.

  1. « 9 AVRIL (mardi) : A LA MAISON – Vent d’est et pluie. Je ne sors pas. Le baromètre monte quand même. Moi je vas assez bien, bon sommeil, bon bain, 3 repas qui passent avec un peu de souffrance. Toujours régime sévère du docteur Auban – plus ou presque plus de mal de gorge ce soir Lucien a été à Marseille chercher sa malle. Lettre de Maurice qui va et vient – un peu de botanique -. On a tiré le canon toute la journée. Pourquoi ? Quelque curé aura fait un enfant à son évêque. On ne brûle de la poudre ici que pour ces gens-là. Ce soir bésig avec Manceau. Lettre. Lucien reviendra-t-il ce soir ? Il ferait mieux de ne pas se mettre dans nos chemins avec la pluie. Lucien arrive à 11 h, bien portant et gaillard avec des bonbons. »

2. « 10 AVRIL (mercredi) : A LA MAISON – Assez mauvais tems froid et pluvieux. Je dors bien et je vais bien jusqu’à ce soir. Ce soir, je souffre beaucoup. Bain, déjeuner, arrivée des Périgois141 tous très frais et bien portants avec Poney, en voiture. M. Paul Talma vient pendant ce temps-là et s’en va par discrétion, sachant que j’ai du monde. Les Périgois restent 2 heures et s’en vont. Je fais un tour avec Lucien et Manceau, et nous nous enrhumons un peu Manceau et moi. Analyse de la fausse blattoire142. Je dîne sans appétit et ça passe mal. Je lis aux enfans, Marie présente, la première partie de l’Homme de campagne, ça les amuse beaucoup. Patiences. J’ai écrit à Sylvanie, aux Lévy pour Madame Decaudin et M. Laurens ». 

1867 – 10 avril : AGENDA 1867 – 1869 DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Aujourd’hui très fort vent d’est. Un bateau de 8 tonneaux de port, chargé de pierres prises sur la côte du [bau] rouge devant servir à la construction d’une maison au Brusc, monté de deux hommes, à sombré au milieu du golfe [baie de Sanary – Le Brusc]. Les deux hommes se sont sauvés et maintenu sur une planche. Le yack [yacht] Amélie appartenant à Monsieur Michel, maire [de Sanary], a fait office de bateau sauveteur dans cette circonstance. Son patron, monsieur Nazaire Rouden, prévenu par les personnes qui avaient été témoins de l’accident a de suite pris les matériels pour armer l’embarcation au moyen des personnes présentes qui était un brigadier des douanes nommées Louis Faure, le fils de Madame Faure, le sous-brigadier des douanes et le syndic Rouden, tout composant pour la circonstance l’armement du yack. Se rendant à la voile sur le lieu du sinistre, ils trouvèrent les deux hommes du bateau sur une planche et donc purent opérer le sauvetage… Les 2 hommes furent amenés dans le port où chacun fournit ce qu’il fallait pour les ranimer et les vêtir d’habillement sec. Au bout d’un quart d’heure ils étaient remis est capable de sortir. Ce bateau avait pour nom Saint [illisible] du port de Bandol. Il a sombré [parce qu’il avait eu une entrée d’eau que les hommes du bord n’avaient pas pu écoper].

1886 – 10 avril : À LA SEYNE, CREATION DE LA SOCIETE ITALIENNE DE SECOURS MUTUEL –   La Société italienne de secours mutuels appelée La Subalpine se constitue et donne une fête à l’occasion de son inauguration. La Municipalité de La Seyne répond favorablement à l’invitation et délègue un adjoint et cinq conseillers municipaux (Marius Autran, tome 2, 1988).

1899 – 10 avril : le Conseil Municipal de La Seyne examine un nouveau projet de chemin de fer – Lors de la séance du 10 avril 1899, tenue sous la présidence du Maire François Bernard, le Conseil Municipal de La Seyne examina un autre projet de chemin de fer, dans le même but que les précédents, à savoir le transport des nombreux voyageurs qui arrivaient chaque jour à La Seyne ou en partaient. On pouvait espérer une entente entre la ville et l’administration des F.C.M., toutes deux intéressées par le même tracé. Il n’en fut rien et sa réalisation fut renvoyée aux calendes grecques. En fait, il n’y aura jamais d’autre liaison entre la gare et la ville de La Seyne, que celle assurée par le Roulé ! à deux chevaux, service que la maison Pellegrin assura pendant quarante ans environ, continué par les successeurs Hollande et Luciardi, avec le fourgon conduit par ce personnage haut en couleur appelé familièrement Gigi qui assurait la distribution des colis postaux et dont la voix de stentor couvrait largement le brouhaha de la rue (Marius Autran, tome 1, 1987).

1902 – 10 avril – AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Sainte-Philomène, port d’armement Toulon, n° d’armement 104, genre de navigation p.p., port d’embarquement Saint-Mandrier, date de l’embarquement 10 avril 1902. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).

1912 – 10 avril : le « Titanic » appareille de southampton, en Angleterre, pour sa première et unique traversée.

1919 – 10 avril : HÔPITAL DE LA MARINE, SAINT-MANDRIER – ACHDJIAN Nighogos (Nicolas) : Soldat 2°R.E – né le 05/05/1886 à Bardizag – décédé à Saint- Mandrier – (Var) – Nécropole Nationale – 83 Saint-Mandrier-sur-Mer.

1925 – 10 Avril : Le gouvernement du Cartel prési­dé par Herriot est contraint de dé­missionner, sous la pression des milieux financiers. Pratiquement aucun des points du programme cartelliste n’a pu être réalisé. Il est remplacé par un gouvernement Painlevé. En principe le « Cartel » continue.

1928 – 10 avril : « ÉCOLE des MÉCANICIENS et CHAUFFEURS » DE TOULON – Par arrêté du 5 avril 1933 est créée à TOULON une « ÉCOLE des MÉCANICIENS et CHAUFFEURS » qui enseigne les mêmes spécialités qu’à LORIENT avec une nouvelle spécialité: torpilleur. Cette école a effectivement accueilli la première promotion d’apprentis le 10 avril 1928 (cinq ans avant son officialisation).

1932 – 10 avril : ELECTIONS ALLEMANDES – En Allemagne, le maréchal Hindenburg est réélu aux élections présidentielles face à Hitler.

l938 – 10 avril : Formation du gouvernement Daladier (Jean-Charles Volkmann, 2003). Cet agrégé d’histoire a la démarche pesante du laboureur et un visage plutôt inexpressif ; si bien qu on lui prête des pensées secrètes. De grandes idées qu’il exprime rarement. Mais les sphinx inspirent le respect. Voila un homme honnête et assurément courageux. Il revient avec la pensée de « remettre la France au travail ». Deux opposants de la veille vont l’assister: Paul Raynaud et Georges Mandel. On a ainsi une claire vision de ce qui va suivre. Constitué le 9 avril 1938, ce cabinet élargi au centre-droit promulgue le mois suivant deux sénés de décrets-lois Ils visent l’assainissement du budget. Cela se traduit par une majoration des impôts de 8 %, le blocage des traitements de la fonction publique et le lancement d’un emprunt de cinq milliards de francs. Le président du Conseil s’attaque résolument à la semaine de cinq jours (Charles Galfré, 2003).

-1940 – 10 avril : La route du fer barrée aux Allemands – Trois champs de mines posées par la marine alliée interdisent l’accès des principaux ports norvégiens. Les flottes britannique et fran­çaise coopèrent étroitement à la surveillance des eaux nordiques. Un virage important dans la con­duite de la guerre va s’accom­plir. Les Alliés ont décidé de miner les eaux norvégiennes et, l’ayant décidé, ils l’ont exécuté de telle sorte que le passage de la contrebande de guerre à des­tination de l’Allemagne à travers les eaux territoriales norvégien­nes ne pourra plus s’effectuer sans le risque maximum.

On se souvient du cri de M. Churchill, il y a assez longtemps déjà : « Nous en avons assez I » C’était un avis préalable. On n’a voulu ni l’écouter, ni y croire… On a continué à supposer qu’on pouvait impunément faire con­fiance à un excès de générosité qui commençait à tourner à l’infirmité mentale…

L’Allemagne va pousser des hur­lements d’indignation feinte. Le violeur criera: «Au viol!» comme traditionnellement le voleur au vol ! Ceux mêmes des neutres pour qui notre bénignité a été presque sans mesure intel­ligible et l’opinion éclairée du monde entier ne seront pas dupes. Seule une inique mau­vaise foi — que notre pensée exclut — pourrait rester insensi­ble à l’exposé de la note anglo-française (Le Petit Parisien, mardi 9 avril).

1943 – 10 au 13 avril : les alliés font leur jonction en Afrique du nord et occupent Sfax – Le 10 avril, en Afrique du Nord, les alliés venant du sud et de l’ouest font leur jonction et occupent Sfax. Du même coup, les troupes germano-italiennes remontent dare-dare vers le nord pour échapper à l’enfermement. Le dernier carré qu’elles forment est en passe d’être lui-même éliminé bientôt – ce sera chose faite la 7 mai, avec la chute de Tunis et de Bizerte. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Sur le front de l’Est, un retournement d’importance se fait jour : le général soviétique Vlassov, qui vient d’être fait prisonnier par les Allemands, va former une armée au service de ceux-ci. Ses objectifs sont simples : rétablir la propriété privé en Russie, rendre leur autonomie aux nationalités et expulser les Juifs.

Ce sera sur ces entrefaites que les Allemands vont, le 13 avril, parler de leur découverte du charnier de Katyn contenant 4500 cadavres d’officiers polonais. Immédiatement, les Soviétiques accuseront les Allemands d’être les auteurs de ce massacre. Malheureusement pour eux, des représentants de la Croix Rouge internationale invités par les Allemands à enquêter concluront à la responsabilité des Soviétiques. Malgré les dénégations soviétiques faisant suite à l’exploitation au début de l’année 193 par la propagande allemande du massacre de Katyń et l’histoire que l’on en a rédigée après coup, les documents retrouvés en ex-URSS sont accablants : c’est bien le NKVD, la police politique soviétique, qui a assassiné en 1940 ces 4500 prisonniers de guerre polonais, confirmant en cela les conclusions de la commission internationale, essentiellement composée de représentants de pays alliés à l’Allemagne nazie ou occupé par celle-ci, à l’exception de la Suisse, publiées le 30 mai : les assassinats ont eu lieu au printemps 1940, ce qui en fait porter la responsabilité aux Soviétiques. La Croix-Rouge polonaise parvient à la même conclusion, mais elle ne la rend pas publique, pour de pas donner d’argument à la propagande nazie : son rapport est transmis au gouvernement britannique qui le classe comme un document ultrasecret et ne le divulgue qu’en 1989. [Aujourd’hui l’histoire a retenu ce massacre particulier comme emblématique de l’ensemble de ces crimes commis à l’encontre de la nation polonaise par l’URSS. À l’époque, la Pologne avait été morcelée par les deux puissances totalitaires liées par le pacte germano-soviétique. La terreur dans les deux parties occupées du pays fut comparable ; la brutalité et la cruauté avec lesquelles les deux occupants emprisonnaient et assassinaient les Polonais était la même. En Europe occidentale, le dogme idéologique interdisait de mettre côte à côte les crimes d’Hitler et ceux de Staline. Ce fut un sujet tabou pour la gauche française. Pendant de longues années, elle garda le silence autour de l’invasion de la Pologne par l’Armée rouge, des crimes des Soviétiques, de même que sur Katyń. Jusqu’à aujourd’hui, ce tragique événement historique est un cadavre dans le placard de la gauche française, si longtemps indulgente à l’égard de Joseph Staline.[] Une étude récente, reprenant l’histoire de Katyn et son traitement par la gauche française, notamment la diffusion par le PCF du mensonge soviétique, jusqu’à une lecture critique des articles parus dans « L’Humanité » et dans « Le Monde », s’interroge sur cette difficulté française à admettre les crimes soviétiques.

La guerre tue, on le sait, mais la politique aussi. Le mensonge n’est pas l’apanage de notre époque, il a existé de tout temps pour couvrir des actes barbares ! La leçon doit porter. Mais que c’est loin, tout ça, et comme c’est près de nous en même temps.

1954 – 10 avril :

1. DISPARITION D’AUGUSTE LUMIERE Inventeur du cinématographe avec son frère Louis en 1895, Auguste Lumière en plus d’être un industriel, étudia en biologie l’anaphylaxie (réaction violente d’un organisme à la suite d’introductions répétées d’une substance), le rhumatisme et la thérapeutique. Tourné en hiver 1894 pour 1 minute, « la Sortie des Usines Lumière » fut présenté la première fois au public le 28 décembre 1895. Le brevet du cinématographe fut déposé le 13 février 1895. Auguste Lumière s’intéressa au relief dès 1920 pour la photographie et mis au point le système « anaglyphe » / (vision stéréoscopique en deux couleurs complémentaires) pour le cinéma en 1931 (le premier long métrage en trois dimensions date de 1922).

2. LA TAXE A LA VALEUR AJOUTEE (TVA) – le Journal Officiel publie la Loi instituant la T.V.A. Le 10 avril 1954, l’Assemblée nationale vote la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Cet impôt sur la consommation va très vite s’imposer en France et aussi dans le reste du monde, à l’exception notable des États-Unis. La TVA vient en remplacement des anciens impôts indirects sur la consommation avec une différence proprement révolutionnaire qui fait le génie de son concepteur :

– l’entrepreneur ne se contente plus de déclarer et payer une taxe sur son chiffre d’affaires (ses ventes),
– il déclare aussi le montant de ses achats et se fait rembourser par le service des impôts les taxes qui pèsent sur ceux-ci.

Ses taxes ne pèsent en définitive que sur la différence entre ses ventes et ses achats (la «valeur ajoutée»)

1955 – 10 avril : Mort dE PIERRE Teilhard de ChardiN – Mort du père jésuite Pierre Teilhard de Chardin, auteur, entre autres ouvrages, de « Le phénomène humain » édité au Seuil en 1955.

1958 – 10 avril : Enlevées à Paris, deux femmes sont emmenées à Saint-Mandrier   par   deux   souteneurs   qui   voulaient   les   faire « travailler » pour eux – à la « Une » du journal République de Toulon et du Var du vendredi 11 avril 1958 : « Enlevées à Paris, deux femmes sont emmenées à Saint-Mandrier   par   deux   souteneurs   qui   voulaient   les   faire « travailler » pour eux.   Menacées de mort, elles s’évadent et portent plainte. Trois arrestations ». 10 avril, deux jeunes femmes, Monique et Jeanine, se présentent précipitamment à la mairie de Saint-Mandrier. Monsieur Luco, secrétaire général, les reçoit dans son bureau. « Vite, vite, prévenez la police sinon ils vont nous tuer ! », supplie l’un d’elles. Après quelques explications succinctes, l’employé de l’hôtel de ville alerte le commissariat de police de La Seyne. L’affaire est grave, semble-t-il. Le service des mœurs de Toulon est requis. Après quelques heures de chasse à l’homme infructueuse, une Talbot foncée, immatriculée 75, se présente à l’un des points stratégiques de Saint-Elme. Le duo de truands montmartrois est confondu et se rend sans coup férir. Grâce aux renseignements arrachés, l’autorité judiciaire peut reconstruire dans le détail toute l’affaire. Jeanine et Monique « tapinent » à Paris, dans le quartier de la Bastille. Les truands en question les séquestrent, les battent (comme dans les films !), puis les embarquent dans leur voiture, direction le trottoir méditerranéen très prisé dans  le « business ». Les souteneurs à la « torgnole » facile entretiennent des relations d’amitié avec un restaurateur mandréen. Jeudi 10 avril, vers midi : les deux « commerciaux » déjeunent, en compagnie de leurs « produits », dans l’établissement du copain précité. A l’heure sacrée du café, prétextant une petite envie bien naturelle, Jeanine et Monique s’éclipsent et rejoignent la mairie de Saint-Mandrier pour demander aide et protection. Par suite de ces arrestations, la police toulonnaise pense avoir décapité un réseau important de trafic de femmes qui couvre la métropole et le Maghreb (le Maroc, en particulier). Quelques jours après, nouvelle « une » dans République : « Rebondissement dans l’enlèvement de Saint-Mandrier. Un des deux truands serait l’un des assassins de Monsieur Lemaigre-Dubreuil, ancien directeur de Maroc-presse, abattu en pleine rue à Casablanca, en 1956 ». Relâché dans un premier temps, cet ancien policier français en poste au Maroc a été de nouveau  incarcéré pour complicité d’assassinat et association de malfaiteurs (Ken Nicolas, vol. 1, p. 327-328).

1963 – 10 avril : Naufrage du sous-marin nucléaire américain Tresher au large de Boston : 129 victimes.

1965 – 10 avril : mort de la Belle Otero – Pour les fans du « Pipol », on annonce la mort de la Belle Otero, chanteuse, danseuse et courtisane de la Belle Epoque. RIP.

1984 – 10 avril : CRISE AUX CHANTIERS NAVALS DE LA SEYNE – Dans l’incertitude des confirmations de commandes attendues à La Seyne, la marche sur Toulon est maintenue (Var-Marin République).

2008 – 10 avril : RETOUR DES MAOÏSTES AU NEPAL – Le Népal est un pays de 147 000 km2 et 30 millions d’habitants (2012) en majorité hindouistes, coincé au cœur de l’Himalaya entre l’Inde et la Chine. L’élection d’une Assemblée constituante, le 10 avril 2008, aboutit à la victoire d’un parti qui se réfère au… maoïsme ! C’est le dernier acte d’une tragédie qui a frappé la monarchie népalaise. Cette institution ancestrale a été profondément déstabilisée par le massacre de la famille royale, le 1er juin 2001, par l’un des siens et l’arrivée sur le trône de Gyanendra, arrogant et impopulaire. À la suite de cela, la guérilla maoïste a accepté de déposer les armes en 2006 mais à la condition que soit établie une République fédérale. La première tâche de la nouvelle assemblée est donc de liquider la monarchie. C’est chose faite le 28 mai 2008.

-2014 – 10 avril : INDE – Vaches sacrées, femmes profanées : Pour les thuriféraires de l’Inde, 3e puissance mondiale, pays qui inventa le pacifisme, la non-violence, Mital et consorts, etc. car j’en passe, ce petit texte publié dans Marianne du 10 avril, p. 50 :

« Vaches sacrées, femmes profanées…

En Inde, dans l’Etat du Maharashtra, une loi interdisant la possession, le trans­port, la vente, l’abattage et la consommation des vaches, bœufs et veaux vient d’être pro­mulguée. Comme on le sait déjà, la vache, mère nourricière et compagne de Krishna dans la mythologie, est sacrée dans ce pays. Par conséquent, si l’on considère les violences à répétition desquelles sont victimes les infortunées Indiennes, on peut donc affirmer, sans crainte de se tromper, que les vaches sont bien mieux traitées que les femmes dans ce pays. De même que, dans l’Etat du Gujarat, dirigé pendant douze ans par le Premier ministre indien actuel, les bovins sacrés ont la possibilité de se faire opérer de la cataracte. Adieu, les lunettes ! Et à quand la chirurgie plas­tique ?”

(signé : SYLVIO LE BLANC, QUÉBEC).

Par pitié, que ceux qui m’envoient des textes relatifs à la tranquillité de l’âme que permettent d’atteindre les philosophies et religions de l’Inde – et des pays qui en ont hérité – arrêtent de le faire. Qu’ils sachent que je ne les lis pas et que je les jette immédiatement à la poubelle.

2019 – METEO de Sanary : Après une nuit relativement claire – hier soir, il tombait malgré toute quelques gouttes lorsque je rentrai de réunion vers 22h 3, il faut s’attendre à une journée orageuse avec des vent variables, d’est le matin, d’ouest dans l’après-midi, et des températures relativement clémentes ( 11° pour les minimales et 15° pour les minimales).

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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 242e livraison : (suite)

Saint-Nazaire place de guerre, dès 1323.

(suite) Le désastre de Poitiers a jeté sur les villes et les campagnes provençales une soldatesque composée de mercenaires des grandes compagnies et de brigands, attirées par 1es richesses de la cour pontificale. La dernière en date de ces incur­sions révélera une autre menace : avec l’irruption en 1368-1369 des troupes de Du Guesclin, suscitée par Louis d’Anjou, frère du roi Charles V, se confirme les visées de la monarchie française sur une Provence affaiblie. En 1367, les Etats ordonnent l’abandon des villages non fortifiés, et obligent leurs habitants à se retirer dans les lieux munis de remparts (Ce fut ainsi que les habitants de la Valette furent requis par trois fois, la dernière le 10 juillet 1368, de raser leur château qui n’était pas suffisamment défendable, la commune étant rendue responsable du retard qu’elle y mettrait, à cause du préjudice qui pourrait en résulter pour Toulon). Un peu partout, les villes s’entourent de murailles ou restaurent les anciennes. A nouveau, des seigneurs rebelles sont jugés et emprisonnés.

Le choix est donc clair pour Ollioules, troisième ville de la viguerie de Toulon, dont l’agglomération groupée près de l’église est dépourvue de remparts : ou bien ceux-ci sont construits selon un schéma d’ensemble incluant le château, ou bien il ne reste plus qu’à tout abandonner et rejoindre l’abri des murs toulonnais.

L’intérêt d’Ollioules, tient évidemment à sa position en verrou à l’ouest de Toulon. Quant à son port, depuis que Lagoubran lui avait été interdit d’utilisation (Brémond 1938 : le litige entre la ville de Toulon et les seigneurs d’Ollioules et de Six-Fours au sujet du port de Lagoubran ne sera définitivement liquidé qu’après 1396), Ollioules utilise celui de Saint-Nazaire que le peu de profondeur empêche d’accueillir de gros navires (Comme l’indique le Portulan Parma-Magliabecchi daté du XVe s. : tu verras une tour qui s’appelle Sanary (Sinari dans le texte) qui est un bon port pour petits navires avec un fond de 3 pas. La terre gagne sur la mer de telle manière qu’en 1436, le roi René devra imposer aux Ollioulais la construction d’un fossé et d’un boulevard afin d’isoler la tour qui, à l’origine, était bâtie sur un rocher isolé de la plage). Malgré ces difficultés, le Conseil choisit le maintien sur place, décision qui sera adoptée par l’assemblée générale de la commune, le 9 mai 1372 en même temps que la levée de taxes pour les travaux de fortification (Cette décision est prise pratiquement au moment où Marseille procède à une nouvelle mise en défense, l’ancienne enceinte étant incomplète et ruinée en 1374). La mise en œuvre est relativement rapide, puisque le 14 août 1375, Ollioules a déjà élevé ses remparts qui rejoignent ceux du château. Si la dépense en est réglée par un prix fait avec le constructeur (De Ribbe, 1898), la commune reconnut en 1376 et 1378 devoir des sommes conséquentes pour l’indemnisation de maisons utilisées pour les murailles des remparts (L’affaire traînera en longueur, et ne sera définitivement réglée qu’en 1398, soit quinze années plus tard, d’après Castellan, 1937, p. 19). Bien lui en prit !

(à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 442e livraison :

Antonin-Eiyx-Visite-de-larsenal-des-galeres-de-Marseille-1777

(suite)

1841 : Armements marseillais – L’Etat substitue Marseille à Toulon comme tête de ligne des services postaux avec la Corse.

1841 – 5 février : L’Amsterdam a été mis en service en 1839 par la Compagnie Albrecht du Havre, mais à plusieurs reprises il est indiqué comme relevant d’une Compagnie 1’ « Europe » dont Marc Fraissinet serait le directeur (Premiers renseignements donnés par la Chambre de commerce du Havre, le second in Catalogue Exposition rétrospective navigation à vapeur à Marseille (Chambre comm. Mars., 1929), p. 23, où figure à ce sujet un rensei­gnement inexact : « vapeur à aubes lancé en 1841… » Ibid., pièce n° 355, portrait de Marc Fraissinet (1788-1866), « d’abord courtier royal puis directeur de la Société d’armement l’Europe ». P. Labarre, L’Armement à Marseille de 1840 à 1874 (Marseille, 1938), p. 249, indique : « … 24 novembre 1841, Albrecht vend à la société l’Europe… ») ; de fait c’est Marc Fraissinet qui demande à la Chambre de commerce de Marseille, le 5 février 1841, « l’autorisa­tion de faire placer à bord du vapeur V Amsterdam qui va entrer dans le bassin de carénage pour y recevoir une réparation, une forge portative… ».

année 1842 : Le Conseil général du Var demande le prolongement jusqu’à Toulon de la ligne de chemin de fer prévue entre Paris et Marseille, [Noyon, 1844 : Depuis plusieurs années on demande la création d’un chemin de fer entre Marseille et Toulon. Le conseil général a pris à cet égard la délibération suivante dans la session de 1842 :] «  d’après la loi (sur les chemins de fer), la ligne de Paris à la Méditerranée s’arrête à Marseille, et est principalement commerciale. En continuant cette ligne jusqu’à Toulon, 60 kilomètres de plus, elle devient politique et militaire (…) Si Marseille est le grand port marchand de la France sur la Méditerranée, Toulon en est le grand et l’unique port militaire (et) concentre (…) un des premiers intérêts de notre force nationale. Entre Toulon et nos possessions d’Afrique, il n’y a qu’un bras de mer et 48 heures de traversée (…) L’avenir commercial et politique du monde est sur la Méditerranée (qui devient) pendant la paix la grande voie de communication de l’Asie …(et) nécessite pendant la guerre,  avec le développement des navires à vapeur, de rapides communications intérieures pour la France. Or la continuation de la ligne de Marseille jusqu’à Toulon, placera sous la main de Toulon, les fers du bassin de la Loire et de la Haute-Saône, les houilles de Saint-Etienne et de la grande Combe, les approvisionnements généraux et les secours de toute espèces qu’offrent Marseille et la vallée du Rhône.  Auprès de l’arsenal que Vauban donna à la marine à voiles à Toulon, on va créer un arsenal pour la marine à vapeur. (…) Entre Toulon et Marseille, sur le littoral et sur la ligne la plus droite entre ces deux villes, à la Ciotat, MM Benet ont établi, sur une vaste échelle, de magnifiques ateliers pour la construction et la réparation des machines à vapeur. Il importe donc à l’Etat d’unir et de lier tous les éléments qui concourent à l’unité de notre force navale sur la Méditerranée…. Conclusions adoptées à l’unanimité. » [Le gouvernement a accueilli favorablement les vœux du Conseil général.] (Préfecture du Var [Noyon N.] – Statistique du Département du Var, par ***, chef de Division à la Préfecture du Var. Draguignan, impr. Bernard, 1844, p. 303-310.).

La Mosquée de l’arsenal des galères.

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 150e livraison : LES ORIGINES DU SPORT SEYNOIS (1880-1914 )

(coll. H. Ribot)

(suite) L’arrivée des sports modernes. La vélocipédie : retard et succès : 1868 fut l’année de l’entrée de la vélocipédie dans le Var. Les lecteurs du Toulonnais du 21 mai apprirent l’existence du vélocipède à pédales et à freins de Michaux. Le Var du 7 juin  affirmait : « le vélocipède représente aujourd’hui une nouvelle branche du sport« . Le 9 août, il y était écrit, ce qui est une exagération manifeste, que « l’art de la vélocipédie a pénétré dans nos habitudes« . Cette année-là, les premières courses eurent lieu lors de certaines fêtes locales (Draguignan, Solliès-Pont, La Cadière, Sanary). La découverte en 1888 du vétérinaire J.B. Dunlop (pneumatique) fut vite connue et Le Petit Var du 21 octobre 1890 révèle que, lors du championnat du Var, le Toulonnais Saunin a utilisé une « nouvelle bicyclette à caoutchouc creux« . Ce fut aussi le début d’un secteur économique rentable : la vente et la réparation des cycles dont L’Indicateur du Var arecensé 17 commerces en 1896 et 92 en 1913. Dans le domaine de la vélocipédie, le nom de La Seyne n’apparaît pas, dans les sources utilisées, avant 1893. Le Petit Var du 28 février signale que « le dimanche après-midi la ville est traversée par quantité de vélocipédistes ».Le 2 juillet suivant, le même journal mentionne l’existence du Vélo-club seynois à l’occasion de la fête locale. Ce premier club cycliste seynois mit son local à la disposition des coureurs et des sociétés vélocipédiques. Il était situé au restaurant Roubaud, quai Regonfle. Une assemblée générale des sociétaires (36 fondateurs) fut annoncée. Le 19 août, eut lieu l’officialisation par autorisation préfectorale. Le 24 septembre, le club annonça des courses locales et nationales, ce qui démontrait beaucoup d’ambition. Le 17 octobre suivant, ses adhérents furent invités à se préparer pour accueillir l’escadre russe commandée par l’amiral Avellan (Archives départementales du Var. 8M16/26 et Le Petit Var du 2juillet, du 24 septembre et du 17 octobre 1893). Puis c’est le silence des sources.

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Un promeneur s’arrête pour observer un pêcheur. Il reste un long moment à le contempler. Agacé, celui-ci se retourne et lui demande :

-Vous allez rester longtemps planté comme ça dans mon dos ?

-Non, non, mais je vous regarde parce que vous me faites penser à ma femme !

– ??? Comment ça ????

-Ben oui ! elle aussi, elle est sans arrêt en train de surveiller sa ligne.

Marius Bar 12 – Sanary – Les Baux et Quai Marie Esménard, Envoyée après 1918 (coll. H. Ribot)

CE SERA TOUT POUR AUJOURD’HUI !

Je vous souhaite un excellent mercredi et vous donne rendez-vous demain pour de nouvelles éphémérides.

Toutes mes pensées vont vers les miens, tous trop loin de nous, surtout Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier de qui c’est bientôt l’anniversaire.

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