ÉPHÉMÉRIDES DU 12 AVRIL

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22 mars 2024, 9 heures :un paon de Boukhara fait la roue devant nous

ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 12 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4119).

FÊTES :

Le 12 avril, nous fêtons les JULES qui doivent leur nom à un pape, Jules 1er, mort à Rome le 12 avril 352.

C’est aussi le 23e jour du mois de germinal, celui du MARRONNIER (d’Inde, bien entendu).

Dicton :

« à la saint Jules, le mauvais temps n’est pas installé pour longtemps ».

LOCUTION PROVENçALE :

Une couffe – La couffe désigne un sac en sparterie également appelé « couffin ». Mais on emploie aussi ce terme avec le sens de « gaffe » : « il a fait une brave couffe », et même de « béta » : « sies ben couffo ». On entend souvent « Quelle couffe ! » exclamation signifiant à la fois « quelle gaffe ! » et « quel gaffeur ! ».

PENSEE :

LE MOT DU JOUR est de Bernard Haller : « La condition féminine ? Mais madame, la condition féminine, je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire. »

ÉPHÉMÉRIDES :

1204 – 12 avril : CONSTANTINOPLE EST MISE A SAC PAR LES CROISES – Spectacle où l’on voit que les religions se haïssent, même lorsqu’elles sont issues d’un même fonds, ici le christianisme.

(1204-Prise-de-Constantinople-par-les-Croises-tableau-de-Delacroix)

La quatrième croisade (1203-1204) a été lancée le 1er avril 1203 par le pape Innocent III avec pour objectif l’Egypte. (…) Le 12 avril, la prise et le sac de Constantinople, où les croisés se comportent en soudards, entraîne la création d’un empire latin, tandis que Venise fonde un empire sur les îles (Boudet J. – Chronologie de l’histoire de l’Europe, Nathan, 1991).

Pendant trois jours, Constantinople fut mise à sac; trésors et reliques, dont la ville avait la réputation en Occident de contenir le plus grand dépôt, furent pillés. Sans oublier la terreur et le malheur des Grecs, qui virent leurs maisons incendiées, leurs femmes et filles violées, parfois même tuées. Nicetas Choniate, un des Grecs présent lors du saccage, nous accorde un témoignage fort bouleversant des atrocités subies par ses proches et par lui-même, alors qu’il tentait désespérément de fuir la ville. L’extrait suivant est l’un des rares qui nous fait part de l’interprétation grecque des événements. Après tout, afin d’avoir une vision globale et détaillée du pillage de la ville, nous devons écouter non pas les paroles vainqueurs, mais des vaincus, qui y furent les réelles victimes :

LE SAC DE CONSTANTINOPLE SELON NICETAS CHONIATE : « (…) Ils brisèrent les saintes images, qui méritent les adorations des fidèles. Ils jetèrent les sacrées reliques des martyrs en des lieux que j’ai honte de nommer. Ils répandirent le Corps et le Sang du Sauveur. Ces précurseurs de l’Antéchrist, ces auteurs des profanations, qui doivent précéder son arrivée, prirent les calices et les ciboires, et après en avoir arraché les pierreries et les autres ornements, ils en firent des coupes à boire. Ils dépouillèrent Jésus-Christ, et jetèrent ses vêtements au fort comme les Juifs les y avaient jetés autrefois. Il ne manqua rien à leur cruauté, que de lui percer le côté pour en tirer du Sang. On ne saurait songer sans horreur à la profanation qu’ils firent de la grande église Sainte-Sophie. Ils rompirent l’autel, qui était composé de diverses matières très précieuses, et qui était le sujet de l’admiration de toutes les nations, et en partagèrent entre eux les pièces, comme le reste des ornements dont mon discours ne peut égaler la beauté ni le prix. Ils firent entrer dans l’Église des mulets et des chevaux, pour emporter les vases sacrés, l’argent ciselé et doré qu’ils avaient arraché de la chaire, du pupitre, et des portes, et une infinité d’autres meubles, et quelques-unes de ces bêtes étant tombées sur le pavé qui était fort glissant, ils les percèrent à coups d’épée, et souillèrent l’église de leur sang et de leurs ordures. Une femme chargée de péchés, une servante des démons, une prêtresse des furies, un repaire d’enchantement et de sortilèges, s’assit dans la chaire patriarcale, pour insulter insolemment à Jésus-Christ; elle y entonna une chanson impudique, et dansa dans l’église. On commettait toutes ces impiétés avec le dernier emportement, sans que personne fît paraître la moindre modération. Après avoir exercé une rage si détestable contre Dieu, ils n’avaient garde d’épargner les dames vertueuses, les filles innocentes, et les vierges qui lui étaient consacrées. (…) On n’entendait que cris, que pleurs, que gémissements, dans les rues, dans les maisons, et dans les églises. Les personnes illustres par leur naissance, paraissaient dans l’infamie; les vieillards vénérables par leur âge, dans le mépris; les riches dans la pauvreté. Il n’y avait point de lieu qui ne fût sujet à une rigoureuse recherche, qui ne pût servir d’asile. O Dieu! que d’affliction, que de misère! Nous avons vu l’abomination de la désolation dans le lieu saint, nous y avons entendu des paroles artificieuses de la prostituée, et nous y avons été témoins des autres profanations si contraires à la sainteté de notre religion. Voilà une partie des crimes que les nations d’Occident ont commis contre peuple de Jésus-Christ. Ces barbares n’ont usé d’humanité envers personne. Ils n’ont rien épargné. Ils ont tout pris, et tout enlevé. (…).

LE SAC DE CONSTANTINOPLE SELON GEOFFROI DE VILLEHARDOUIN : « (…) le butin fait fut si grand que nul ne vous en saurait dire le compte, d’or et d’argent, de vaisselles et de pierres précieuses, et de satins et de draps de soie, et d’habillements de vair, de gris et d’hermines, et de tous les riches biens qui jamais furent trouvés sur terre. Le maréchal de Champagne, à son escient et en vérité, témoigne que jamais, depuis que le monde fut créé, il n’en fut autant gagné en une ville. Chacun prît hôtel ainsi qu’il lui plut, et il y en avait assez. Ainsi se logea l’armée des pèlerins et des Vénitiens, et grande fut la joie de l’honneur et de la victoire que Dieu leur avait données; car ceux qui avaient été en pauvreté, étaient dans la richesse et les délices. Ils firent ainsi la Pâque fleurie [18 avril 1204] et la grande Pâque [25 avril] après, dans cet honneur et dans cette joie que Dieu leur avait données. Et ils en durent bien louer Notre-Seigneur; car ils n’avaient pas plus de vingt mille hommes d’armes entre eux tous; et par l’aide de Dieu ils avaient pris quatre cent mille hommes ou plus, et dans la plus forte ville qui fût en tout le monde (et c’était une grande ville), et la mieux fortifiée. (…) »

LE SAC DE CONSTANTINOPLE SELON GUNTHER DE PAIRIS : « Une fois la ville prise, et devenue nôtre par droit de conquête, les vainqueurs s’employèrent avec ardeur à la piller. Alors l’abbé Martin se mit, lui aussi, à songer à la part qu’il pourrait retirer du butin, afin de ne pas rester seul les mains vides au milieu de toute une armée enrichie. (…) l’idée lui vint de se tailler une part de ces reliques dont il savait qu’il y avait grande abondance en ces lieux. (…) l’abbé se hâta d’y plonger avidement, y allant des deux mains, puis, retroussant son vêtement le plus vivement qu’il put, il en remplit le creux avec son saint sacrilège. Le clerc qui l’accompagnait en fit de même (…). «Tout a bien marché pour nous», disait-il (…). »

LE SAC DE CONSTANTINOPLE SELON ROBERT DE CLARI : « … le marquis fit prendre le palais Boucoléon, et le monastère Sainte-Sophie et les maisons du patriarche; et les autres hauts hommes ainsi que les comtes firent prendre les plus riches abbayes et les plus riches palais qu’on put y trouver, car, à partir du moment où la ville fut prise, on ne fit de mal ni aux pauvres ni aux riches. Au contraire, s’en alla qui voulut s’en aller, et qui le voulut resta; et ce furent les plus riches de la ville qui s’en allèrent. Puis après on commanda que tout le butin fût apporté à une abbaye qui était dans la ville. C’est là que l’on apporta le butin, et l’on choisit dix chevaliers hauts hommes parmi les pèlerins et dix Vénitiens, que l’on considérait comme loyaux, et on les commit à la garde de ce butin (…). Et ceux-là mêmes, qui devaient garder le butin, ceux-là prenaient les joyaux d’or ou des étoffes de soie brodées d’or, ou ce qu’il aimait le mieux, et puis il l’emportait. C’est de cette façon qu’ils commencèrent à voler, si bien qu’on ne fit jamais de partage pour le commun de l’armée, ou les pauvres chevaliers ou les sergents qui avaient aidé à gagner le butin, sauf pour le gros argent, comme les bassines d’argent que les dames de la cité emportaient aux bains. Et le reste du bien qui était encore à partager fut dilapidé vilainement, comme je vous l’ai dit, mais les Vénitiens en eurent néanmoins leur moitié; quant aux pierres précieuses et au grand trésor qui restait à partager, tout cela s’en alla vilainement comme nous vous le dirons après. »

1325 – 12 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Ecclesia Beatœ Mariæ de Solombia (charte aux archives municipales), première mention de SAINT-SUFFREN, église rurale déjà détruite en 1872. Elle se trouvait aux environs du quartier dont la rue Saint-Suffren a gardé le nom. Dans ses derniers temps, elle n’était plus qu’un ermitage.

1381 – 12 avril : LIEUX-DITS DE LA PENNE – Gas de la Penna (acte notarié). Gas de la Pena – lieu-dit, commune de la Penne, près de l’Aumône (1872). Dépendait autrefois du territoire de Saint-Marcel.

1385 – 12 avril : GUERRE DE CENT ANS – Mariage de Jean sans Peur, comte de Nevers, avec Marguerite de Bavière.

1388 – 12 avril : TOULON RETROUVE SA BAILLIE – En conséquence de la guerre qui avait opposé Louis II, comte de Provence, roi de Naples, à la révolte d’un certain nombre de villes, Toulon avait été condamnée en perdant sa baillie qui fut transférée à Marseille. Après la signature du traité de paix entre Toulon et le grand sénéchal de Provence, celui-ci fut reçu le 12 avril 1388 avec les deux syndics toulonnais (+ six hommes d’armes !) par le Conseil de Marseille qui consentit à révoquer l’affectation du bailliage à la cité phocéenne et permit, ce faisant, son re­tour à Toulon. De ce fait, la soumission de Toulon était satisfaite et les officiers royaux purent reprendre leur place à Toulon (FT, 2020).

1469 – 12 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Peyre plantade, 12 avril 1469 (acte aux archives de l’Évêché). Peire-Plantade lieu-dit, quartier du Cannet. Première mention :  Peyra plantada, 7 février 1475 (ibid.).

1561 – 12 avril : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Affar de Rampas dit la Plane de la Fave (acte aux archives des Trinitaires). LA FAVE – Hameau en 1872. Première mention : Montanea Fabe, 8 septembre 1302 (acte notarié).

1328 – 12 avril : A Bormes, acte d’achat par la chartreuse de la Verne de pension annuelle de 28 écus 18 sols pour un capital de 566 écus (Boyer, notaire). Elle est payée au 1er juillet (Maurel M., 1974).

1644 – 12 avril : ARRÊT DE LA COUR DU PARLEMENT RENDU EN CONSÉQUENCE DU PROCESS INTENTE PAR LA COMMUNAUTÉ DE SIX-FOURS A RAISON DES RÉGALES (DROITS SUR LE DOMAINE PUBLIC MARITIME) : Le susdit rapport (reprenant toute l’histoire de cette affaire) ayant été remis (reire) ledit seigneur commissaire et le procès repris et poursuivi par-devant la Cour (…) Par lequel susdit arrêt, la Cour faisant droit sur toutes les fins et conclusions des parties sans s’arrêter aux avancements et jetées faits dans la mer par aucun (chacun) des défendeurs, tenanciers des biens proche d’icelle, a déclaré le terrain, gravier, bourbier et mares étant long le rivage de la mer, puis le cap de Bregaillon, jusque au cap de Moisseque, et jusque où le plus haut flot de la mer peut arriver de présent. Ensemble, les places baillées à bâtir maisons par ledit Sieur abbé de Saint Victor et autres ayant droit et cause de lui, être de la régale dont est question remise par le Sieur abbé par acte du 5 septembre 1630, à Michel Tortel et par ledit Tortel audit Hou, et par ledit Hou auxdits Jean Daniel et Henry Vidal. Et tout le reste du terroir où le flot ne peut arriver, être et appartenir auxdits défendeurs. A ces fins, ordonné que aux frais et dépants desdits Daniel et Vidal, bornes et limites seront posées par Claude Fulconier, qui a procédé audit rapport du 12 avril 1644, et Barthélemy Laget, que ladite Cour a commis au lieu et place de Cosme Deydier, autre expert dudit rapport, en présence du commissaire rapporteur de l’arrêt. Lequel dressa verbal, et lesdits experts firent rapport dudit bornage pour faire séparation des terres des particuliers, avec lesdites régales. A fait inhibitions et défenses, auxdits particuliers, d’outrepasser lesdites bornes, lors qu’elles auront été posées, ni s’avancer plus dans la mer, à peine de 500 livres chacun. Et audit Jacques Daniel et Henry Vidal, de troubler ni molester lesdits particuliers en la possession et jouissance de leursdites terres, à peine de 1 000 livres. Et en évoquant l’instance pendante par-devant les officiers de S-F, entre ledit Pierre Daniel et Messire Guilheaumes Denans, recteur de la chapellenie Notre Dame de Cortines, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal et Lidoire Hou, avant faire droit et appoint, iceulx à leurs faits contraires, articuleront iceulx dans huitaine, feront prémices et enquêtes au mois, par-devant le commissaire qui sera député pour ce fait et rapport, leur être fait droit. Et cependant par provision, sans préjudier du droit des parties, ordonne que lesdits Daniel et Vidal jouiront du pré dont est question, joignant la terre possédé par ledit Messire Denans, le viol allant à Brégaillon, entre eux dépants, de ce regard, réservé. Et faisant droit au recours, interjeté à la Cour par lesdits Daniel et Vidal, du rapport du 12 avril 1644 et autres fins et conclusions des parties pour regard du môle. Déclare lesdits consuls de S-F, n’avoir pu empêcher le comblement dont est question, commencé proche d’icellui par Laurens et Joseph Daniels, et a permis auxdits Jacques Daniel et Henry Vidal et autres, ayant droit et cause d’iceulx, de continuer ledit comblement et faire bâtir des maisons audit endroit suivant l’alignement des rues, déjà fait, puis l’endroit du bas bout de la maison de Pierre Daniel, désigné audit rapport, jusqu’au bout du petit môle, et au-dessus d’icellui, auxquels endroits seront posés deux termes par lesdits experts, en présence dudit Sieur commissaire. En comblant pareillement, par lesdits Daniel et Vidal, un espace de deux cannes et demie de largeur et de la hauteur du grand môle, durant ladite contenance, pour l’usage et commodité du public, sauf et réserve, en cas d’un plus grand comblement par le ravage des eaux pluviales et dérivant de la terre voisine. A l’avenir être prouvé à la plus grande faculle requise, de bâtir, par lesdits jacques Daniel et Vidal et ladite communauté, ses raisons au contraire. (…)Suivant et conformément audit arrêt, Monsieur de Gaultier, commissaire, se serait porté audit lieu de la Seine et lieux contentieux. Et à sa présence, lesdits Sieurs Claude Fulconis et Barthelemy Laget, experts commis et députés par le même arrêt, s’y étant aussi portés, ils auraient procédé au fait de leur commission, et mis et posé les termes et limites, depuis le cap de Brégaillon, jusqu’au cap de Moisseque. Par moyen desquels termes et bornes, au nombre de 50, a été fait séparation et bornage des régales et propriétés des particuliers. Le premier desquels est posé entre une rive et un rocher fixe du côté de la mer, étant à l’endroit de la propriété d’André Daniel, fils d’Anthoine, et le dernier termes, contre le rocher (…) appelé cap de Moisseque. Et pour les limites et séparations des maisons avec le quai du petit môle, a été posé un dix-neuvième terme, environ cinq cannes et demie du bas coin d’une maison et cazal de Pierre Daniel Coudon, et de quinze cannes du grand chemin allant à St Lambert. Lequel, servant pour la séparation des régales, servira aussi pour le second terme, concernant le second chef de l’arrêt, pour le regard du môle, lequel second terme, tiré et aligné au plus bas de la maison de feu Maître Pierre Daniel, viguier, et celle des hoirs d’Urbain Daniel. Il apert encore, par ledit rapport, qu’il a été mis au grand môle, à droite ligne du milieu de pied droit de pierre de taille, séparant les portes des maisons dudit Maître Pierre Daniel et de Guilhen Daniel, distant dudit pied droit vers midi, de sept cannes et demie. Et que ledit terme, posé tout contre la muraille et au dehors d’icelle, vers la mer, servant au jouxtant du grand môle, visant, ledit terme, au bas bout du petit môle, vers la mer et droite ligne d’icellui. Distant, ledit terme, du bas bout de la maison d’André Daniel de vingt et une cannes, deux pans, et de septante deux cannes dudit terme, jusqu’au milieu du bas bout dudit petit môle. Et les deux termes au-delà dudit petit môle, au bord de la mer, vers midi où est le dix-neuvième terme, est distant de cinquante-cinq cannes et demie du milieu du bas bout dudit petit môle. En sorte que, dudit premier terme posé pour le chef concernant le môle, jusqu’au dix-neuvième terme, servant en ce chef pour le deuxième terme, y a en tout, cent vingt-sept cannes et demie de distance. Après la séparation de la Seine du lieu de S-F, fut intenté un procès pour raison des régales par-devant Messieurs les trésoriers généraux, mais comme cela ne regarde que ledit lieu de la Seine, je le rapporterai à l’histoire dudit lieu (Jean Denans, 1713).

(1959-Sanary-Le-port)-

1661 – 12 avril : FONDATION DE LA CONFRERIE SAINT-PIERRE A SANARY – Les pêcheurs de Sanary, après avoir obtenu le droit de dresser un autel dans l’église, furent autorisés à fonder la « Confrérie Saint-Pierre » le 12 avril 1661, qui fut enregistrée le 12 mai par la cour d’Aix. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : Le port (de Saint-Nazaire), lui aussi, prenait de l’importance. Les pêcheurs qui dépendaient de la Prud’Homie de Toulon créée en 1618, voulurent avoir leur confrérie. Voulant aussi avoir un autel dans l’église, ils obtinrent de le dresser. Ensuite, ils demandèrent à l’Evêque de Toulon, l’élection d’une « Confrérie Saint-Pierre », ce qui leur fut accordé le 12 avril 1661. Le tout fut ensuite autorisé par la Cour d’Aix et enregistré le 12 mai de la même année. Dans les processions, le buste de Saint-Pierre vint tout de suite après celui de Saint-Nazaire, patron du lieu. id., p. 161 : (après les confréries de Saint Nazaire et de la Confrérie de la Miséricorde, destinée « à secourir les pauvres malades et nécessiteux »,) on verra … la création de Confréries corporatives, comme celle des pécheurs en 1661, (puis) Sainte-Anne et Saint-Clair, qui prendront en charge les besoins de leurs ressortissants dans la gêne. Patania L., Guillaume G., 2002 : L’institution de la Confrérie de St-Pierre remonte à 1661, et le registre de St-Pierre, jalousement conservé et défraîchi par les siècles, porte la mention suivante : « Pour servir de mémoire à la postérité Dieu soit loué éternellement. » id. : A la création de la Confrérie Saint-Pierre, en 1661, 27 patrons pêcheurs y sont inscrits (Patania L., Guillaume G., 2002, p. 48. Cette date, confirmée par Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 et G. Delattre, 2002, infirme la création de la chapelle de Pitié en 1560 par cette même Confrérie, comme l’indiquent les auteurs à la page 46 (repris dans Rotger B., 1990, p. 11-12))

1710 – 12 avril : UN SANARYEN MORT EN MER – Le 12 avril 1710, nous trouvons sur le registre des sépultures de Sanary, comme marin mort en mer, le nom de FAUCHIER Joseph (Rotger B., 1984).

1704 – 12 avril : MORT DE BOSSUET, évêque et écrivain.

1712 – 12 avril :

– UN SANARYEN MORT EN MER – Le 12 avril 1712, nous trouvons sur le registre des sépultures de Sanary, comme marins mort en mer, les noms de GRANET Pascal mort en mer, esclave sur un bateau turc à l’âge de 25 ans et de JENSOLEN Michel (Rotger B., 1984).

– CREATION A SANARY D’OFFICES DE LIEUTENANT DE MAIRE ET DE GREFFIER – Il est créé à Sanary un office de Lieutenant de Maire et un office de greffier, charges que, comme les précédentes, la communauté s’obligea à acheter pour éviter que des personnes étrangères à la communauté ne se rendent acquéreurs. Il fut aussi créé le titre de MAJOR de SAINT-NAZAIRE. Ce titre, comme celui de Gouverneur attribué à SABRAN de BEAUDINARD, comportait les mêmes avantages. Le choix du Roi se porta sur Pierre FABRE, capitaine de vaisseau marchand de SAINT-NAZAIRE, pour être pourvu de la chargé de MAJOR de ce « lieu et bourg » de SAINT-NAZAIRE. L’ordonnance du Roi en date du 12 Avril 1712 déclarait qu’il avait cru « qu’il n’aurait pu faire meilleur choix pour remplir la Majorité de SAINT-NAZAIRE en notre dit Pays et Comté de Provence que de notre cher et bien-aimé Pierre FABRE Capitaine de vaisseau marchand par la connaissance que nous avons des services qu’il nous a rendu depuis plusieurs années dans notre marine dont il nous reste une entière satisfaction et ne doutant pas qu’il continue à nous donner dans les emplois qui lui seront confiés des marques de son zèle et de son affection ». Cette charge était accompagnée d’une rente annuelle de soixante livres à payer par la Cour d’AIX. La même année Pierre FABRE fut désigné comme Maire de sa ville natale (Rotger B., 1984).

1717 – 12 avril : CATALOGUE DES TITRES DE LA TERRE DE LA MOLLE, N° 26 : LE BAIL DE L’ACAPTE DU NOYER ET A LA MADELEINE DE LA MOLE est accordé à Jean-François Poupiac en échange de l’acapte du Rayas du Château. Le Noyer et la Madeleine étaient jusque-là aux hoirs d’André Ricard.

1766 – 12 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallat de Mourlan, 12 avril 1766 (registre aux archives de la Major). Le Pin – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Chàteau- Gombert, au Mouret. — Al Pin, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).

1767 – 12 avril : ORDONNANCE ROYALE SUR LES DEFRICHEMENTS SUR LES VERSANTS DES COLLINES – Une ordonnance royale précise les défrichements dans les lieux « montueux et penchans » et « penchans et ardueux ». Toutefois, le 20 novembre suivant, un arrêt limitera afin de remédier aux abus (Maurel M., 1974).

(Chartreuse de la Verne, Collobrières, 1972).

1775 – 12 avril : DROITS DE PÂTURE DE LA VERNE – Différend entre les frères Feraporte, seigneurs des Garcinières (vers Cogolin) et l’économe de la Verne au sujet des droits de pâture (Maurel M., 1974).

1782 – 12 avril : Provedien aux Indes, l’une des bataille livrées sur mer contre les Anglais par Pierre-André de Suffren de Saint-Tropez, chef d’escadre, dans des conditions très difficiles, loin de ses bases, mal secondé par certains de ses officiers animés d’une mauvaise volonté évidente, une des campagnes les plus remarquables jamais réalisées. 

1789 – 12 avril (23 germinal an IV) : QUELQUES DISCORDANCES SE FONT JOUR LORS DE LA REDACTION DES CAHIERS DE DOLEANCES – Dans l’ensemble, cependant, la sincérité qui a présidé à la rédaction des cahiers de doléances n’est pas à nier. On peut toutefois noter que certaines discordances entre paysans aisés et pauvres ont été gommées… De même entre évêques et curés, négociants et maîtres de corporations… Il apparaît clairement que l’homogénéité des revendications n’est pas parfaite (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 12 AVRI)..

1791 – 12 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Moulin des prêcheurs – moulin à eau, commune de Marseille, au quartier de LA Capelette, sur le grand béal (1872). Première mention :  Molendi­num Textorum,le 22 novembre 1234 (charte aux arch. municip). Ce moulin, qui se trouvait sous la directe du Chapitre, fut concédé aux Dominicains, par transaction du 19 sep­tembre 1488, à la charge d’une redevance annuelle de six émines et trois civadiers de blé. 11 a été vendu comme bien national, le 12 avril 1791.

1796 – 12 avril (23 germinal an IV) : GUERRE D’ITALIE – Victoire de Montenotte (Piémont), de Masséna et Laharpe sur Argenteau.

1798 – 12 avril : PROCLAMATION DE LA RÉPUBLIQUE HELVETIQUE EN SUISSE (Pierre Goubert, Initiation…).

1800 – 12 avril (22 germinal) : INSIGNES DES CONSERVATEURS DE LA SANTE PUBLIQUE – Par arrêté du 22 germinal an VIII, des consuls de la République, il fut ordonné que les conservateurs de la Santé publique à Toulon, La Seyne, Saint-Mandrier et autres lieux, ports et lazarets, aient à porter, sur leur poitrine, une médaille d’argent suspendue à un ruban tricolore, cette médaille comportant les mentions suivantes : sur une face : « République française » ; sur l’autre face : « Santé publique » ; en exergue : « AN VIII ». (Arrêté signé : le Premier Consul, « Bonaparte » ; par le Premier Consul, le Secrétaire d’Etat, signé « Hugues Maret » ; pour copie conforme, le Ministre de la Marine et des Colonies, signé « Forfait » (Archives du Port, Toulon).

1803 – 12 avril : LOI REAFFIRMANT L’INTERDICTION DES COALITIONS OUVRIERES ET PATRONALES (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1813 – 12 avril : MORT A PARIS DE JEAN-FRANÇOIS CARTEAUX ; il était né le 13 janvier 1751.

1853 et 1854 : LES DÉCÈS SURVENUS A L’HÔPITAL DE LA MARINE SONT DÉCLARES EN MAIRIE DE SAINT-MANDRIER – Au sujet de l’hôpital, les décès survenus dans celui-ci, étant déclarés en mairie de Saint-Mandrier, cela apporte un surcroît de travail à l’état civil. Les bagnards ainsi que le personnel de l’annexe du bagne étaient aussi déclarés à la mairie de la section lorsqu’ils décédaient,. En 1853 on lit dans les décès : Paulmier Charles décédé le 8 juin 1853 au bagne de l’hôpital Saint-Mandrier, détenu au Bagne de Toulon N° 26l / 58 ans. Piétri Jean, garde-chiourme 42 ans décédé à l’hôpital Saint-Mandrier le 12 avril 1853, domicilié à Silvareccia, Corse. Giraud Corbière agent de surveillance aux chiourmes 43 ans, décédé à l’hôpital Saint-Mandrier en 1854 (Gisèle Argensse, 1989, p. 68).

(La-Seyne-Tamaris-Pavillon-realise-en-1881-par-larchitecte-Francois-Roustan)

1861 – 12 avril : GEORGE SAND A TAMARIS : « 12 AVRIL (VENDREDI – CAP CEPET. PREMIERE COURSE AVEC MATHERON : Je vais mieux aujourd’hui. Déjeuner à 7 h. sommeil et bain, mais de meilleure heure qu’hier et je m’en trouve mieux pour la deuxième et la troisième digestion qui ne se passent pas mal. Manceau et Lucien vont à La Seyne et reviennent avec une voiture où on n’entre pas aisément et dont on sort moins aisément encore, mais qui passe partout. Un bon gros cocher qui ressemble à Oscar, qui mène bien et qui est prudent. Poney qui est venu et qui est parti, nous attend à Mer Vive, où nous allons par un chemin impossible indiqué par Marie. Aussi on se moque d’elle et on la fait enrager tout le temps. Nous passons Les Sablettes en voiture, nous la laissons là, et nous montons à pied au fort Saint Elme146 d’où je venge Marie en mettant du sable dans l’estomac du malheureux Lucien qui est obligé d’aller se déculotter dans une baraque de douaniers. Manceau se bat avec Marie. On s’en va. Manceau s’aperçoit alors qu’il a perdu ses brucelles147. Il retourne les chercher et ne les trouve pas. Nous l’attendons au bord des Sablettes. Vue magnifique, soirée admirable. Nous disons bonsoir à Poney et nous revenons en voiture. Je dîne un peu. Bésig. Botanique et correction d’épreuves. »

1886 – 12 avril : NOUVEAU CIMETIÈRE DE SAINT-MANDRIER – Le conseil municipal de La Seyne adopte les conclusions du rapport sur la visite de la commission à Saint-Mandrier. «La commission a visité le terrain Ambiel qui paraît propre à l’érection d’un nouveau cimetière. Aucune décision n’a pu être prise, le propriétaire n’étant pas dans la localité (le terrain Ambiel allait du tennis du Square Jouvenceau, le stade, les écoles, jusqu’à La Florade). Les propriétaires riverains offrent le terrain pour le chemin, à la condition qu’on leur élèvera un mur de soutènement (Gisèle Argensse, 1989, p. 86).

1886 – 12 avril : SAINT-MANDRIER REND HOMMAGE A M. LERCARI – Après la mort de monsieur Lercari en novembre 1885, le conseil municipal propose dans sa séance du 12 avril 1886, de mettre sur sa tombe une plaque commémorative rappelant sa belle conduite pendant l’épidémie de 1884. En fait deux plaques seront gravées : une placée à l’intérieur de la mairie visible jusqu’à ces dernières années et une sur sa tombe (Gisèle Argensse, 1989, p. 80).

1893 – 12 avril : A PARIS, ON INAUGURE LA SALLE DE L’OLYMPIA.

1902 – 12 avril – BOURSE DU TRAVAIL DE L’AVENUE GAMBETTA 0 LA SEYNE – 1900-1904, 4 ans de pouvoir au cours desquels le maire de La Seyne, Belfort, transforme en lieu attitré ce qui, au fil des luttes ouvrières de la fin du XIXe siècle, était devenu un lieu de rassemblement, de discours emportés, de joie et de désespoir, une nécessité participante : la salle du sous-sol des écoles laïques est abandonnée pour la Bourse du travail de l’avenue Gambetta : en effet le 12 avril 1902, le conseil municipal décide de consacrer 44 200 F à la construction d’un édifice spécifique (Patrick Martinenq, 1983).

1911 – 12 avril : USINE-SUCCURSALE DU CREUSOT DE SAINT-MANDRIER : L’adjudication de cette dépendance du Creusot est chose faite et ne demande à présent, que le temps pour mettre les travaux à exécution. Dans l’après-midi du mercredi 12 avril 1911 une mission composée d’officiers du Pérou, à la tête de laquelle était un capitaine de frégate, s’est rendue à l’usine du Creusot en construction dans la presqu’île. Pendant trois-quarts d’heure environ, ces officiers ont parcouru les divers ateliers ; ils ont jeté aussi un coup d’œil sur la caserne qui est en voie d’exécution, depuis plusieurs jours. Par la vedette du Creusot, les trois officiers péruviens ont regagné Toulon dans la soirée (Gisèle Argensse, 1989, p. 144).

1911 – 12 avril : LE MINISTRE DECIDE QUE LES DEUX CUIRASSES DE 23.460 TONNES DONT LE PARLEMENT VIENT D’AUTORISER LA CONSTRUCTION (LOI DU 13 AVRIL 1911) RECEVRONT LES NOMS DE FRANCE (voir cliché) ET PARIS. Conformément aux instructions adressées à la Commission Centrale des machines et du grand outillage, le 17 février, les pourparlers avec les chantiers de l’industrie privée devront être conduits avec célérité, de manière que les marchés puissent être acceptés par la commission avant 1er juillet 1911 et notifiés avant le 1er août 1911. La ville de Paris, devenait marraine du nouveau cuirassé (Marius Autran, tome 1, 1987).

1917 – 12 avril : LES FORCES ALLIEES CANADIENNES PRENNENT LA CRETE DE VIMY PRES DE LENS, DANS LE PAS DE CALAIS. Le site, fortifié par l’armée allemande, avait fait l’objet de multiples attaques infructueuses de la part des armées françaises et britanniques, notamment en 1915. Depuis le 9 avril 1917, quatre divisions canadiennes unissant leurs forces sont passées à l’assaut. Au prix de plusieurs milliers de morts, elles réussissent à atteindre le sommet le 12 et à prendre le contrôle de la cote 145 le 14.

1921 – 12 avril : LE CENTRE D’AVIATION MARITIME DE SAINT-MANDRIER EST OFFICIELLEMENT FERME. Le personnel et le matériel rallieront Berre et Saint-Raphaël. Les 3 hangars seront démontés et les toits récupérés pour couvrir un hangar au Mourillon qui servira au logement des bois de l’arsenal ; les locaux qui ne sont pas laissés à la commune de La Seyne sont vendus aux Domaines, ainsi que la clôture du Centre ; les deux grues de 6 et 2 tonnes sont conservées par la Marine pour une utilisation ultérieure. Si la suppression du Centre du Creux Saint-Georges est vue d’un bon œil par une partie de la population, combien d’autres auraient désiré son maintien, ce qui était pour le pays une source de bénéfices, on ne peut le nier. Les aviateurs se mêlaient à la population. Chaque année ils fêtaient la Saint-Eloi, leur fête patronale, au café de la Plage où avait lieu le banquet traditionnel accompagné de chants et de rires. Les officiers, pilotes, observateurs, mécaniciens et le reste de l’équipage qui s’éloignent de la section, laissent de nombreuses sympathies (Gisèle Argensse, 1989, p. 167).

(1938 27 juillet lancement de l’Elan)

1940 – du 7 au 13 avril : L’AVISO-DRAGUEUR « ELAN » EST EN ESSAIS A LORIENT (capitaine de corvette Bluzet), puis démontage et nouveaux essais (Gérard Garier, l’aviso Elan).

(Orphée sous-marin 1932)

1940 – 12 et 13 avril : NOTRE MARINE EN GUERRE – Le 12 avril, à 13 h 35, les sous-marins Doris, Circé et Orphée, se rendant de Brest à Harwich, appareillent de Brest escortés par l’aviso-dragueur Commandant Delage jusqu’au point situé à 23 milles dans le sud de Sainte-Catherine où l’aviso sera relevé par un escorteur britannique le 13 au soir. Le Commandant Delage fera alors route sur Brest, où il arrivera le 14, à 8 h 15 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, le Commandant Delage).

1944 – 12 avril : DESTRUCTIONS ALLEMANDES SUR LES COMMUNES DE SIX-FOURS ET SANARY – Deux immeubles sont démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944). A Six-Fours, le maire constate : « Sur toute la partie de la commune en bordure de mer, c’est-à-dire du hameau du Brusc à Sanary sur une profondeur de 1500 à 2000 mètres les Allemands appliquent le principe de la terre brûlée. Sur plusieurs centaines d’hectares règne une désolation abominable. Toutes les habitations détruites, tous les arbres coupés, les vignes et les arbres fruitiers arrachés. Les terres qui ont dû être abandonnées avec toutes les semences en terre sont situées dans la partie la plus productive de la commune, aussi la consternation est grande parmi les administrés. Les maisons sautent sans que la plupart du temps le maire en soit avisé et les propriétaires ne peuvent être alertés suffisamment à temps…Le 12 avril, ordre de la Kommandantur locale de rassembler les quatre équipes de STO destinées aux chantiers de Six-Fours sur la place de la mairie pour soi-disant changer de chantier. Or, vers 9 heures plusieurs cars de la société Gaby d’Hyères arrivèrent sur la place et tous les travailleurs embarqués pour une destination inconnue, les uns sans argent, les autres sans vêtement suffisant pour passer la nuit hors de leur domicile. Cette façon de faire devient intolérable et je ne vous cache pas Monsieur le Préfet qu’une colère sourde commence de grandir dans le pays ». (AD 1W 5)

1945 – 12 avril : FRANKLIN D. ROOSEVELT, MEURT SUBITEMENT – Le Président des Etats-Unis d’Amérique, Franklin D. Roosevelt, meurt subitement.

1946 – 12 avril : NOUVELLES DE NOTRE MARINE – L’aviso « Commandant Delage » arrive à Casablanca, ayant pris en charge l’escorte de quinze dragueurs YMS des 32ème et 36ème division qui remontent vers Cherbourg, pour parfaire l’assainissement des côtes atlantiques. Du 12 au 13 avril, le « Commandant Bory » a effectué la surveillance des bouches du Mékong (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.)

1950 – 12 avril :

-ECOLE NAVALE – Du 10 au 12 avril, l’aviso Commandant Delage effectue des exercices avec le croiseur école Jeanne d’Arc puis il mouille à Port-Etienne le 12.

-NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 12 avril, lors de tirs contre la terre sur la côte d’Annam aux environs du cap Bantan, l’aviso Commandant Bory détruit trois observatoires vietminh. La surveillance en Annam durera jusqu’au 20 avril (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, le Commandant Bory).

-PREMIERE NAISSANCE DANS LA NOUVELLE COMMUNE DE SAINT-MANDRIER – Le sort a voulu que la première naissance coïncidant avec celle de la commune Saint-Mandrier, soit celle d’une fille de marin, Roseline Veillon dont les parents, originaires des Côtes du Nord, séjournaient à la Batterie de la Piastre (Gisèle Argensse, 2000, p. 24).

1958 – 12 et 26 avril : ELECTIONS CANTONALES. Premier tour : 12 avril – Deuxième tour : 26 avril. Canton de La Seyne-Saint-Mandrier : le conseiller général sortant, Toussaint Merle, instituteur, est réélu. Physionomie politique du nouveau Conseil général du Var : vingt et un socialistes et apparentés – sept Union nationale républicaine (U.N.R.) – deux communistes. Les nouveaux élus : Ferras (communiste) – Vittel et Arreckx (Union nationale républicaine). Rappelons que l’ancien Conseil général du Var était représenté par vingt-deux socialistes et apparentés, cinq Union nationale républicaine, deux communistes et un progressiste (Ken Nicolas, vol. 1, p. 331).

1966 – 12 avril : MORT DE L’ACADEMICIEN GEORGES DUHAMEL.

1968 – 6 août – 12 avril 1969 : A LA SEYNE, LANCEMENT DU CARGO BANANIER « FORT PONCHARTRAIN »l – Le 6 août 1968, la coque du cargo bananier cargo bananier Fort Ponchartrain, de la Compagnie Générale Transatlantique, est lancée par les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM) La Seyne. Second des deux navires de la troisième série de bananiers polythermes de 12 200 mètres cubes commandés au Chantiers de l’Atlantique ; la coque est sous traitée aux Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM) à La Seyne. 30 août, le bâtiment arrive à Saint Nazaire pour achèvement par les Chantiers de l’Atlantique. Le 12 avril 1969, premier départ du Havre pour les Antilles (frenchlines / ship fr 165).

1974 – 12 avril : « FINE », la bergère, comparaîtra devant les Assises du Var. Joséphine Guigou, la bergère de Toulon qui s’était retiré du monde voici une vingtaine d’années et qui depuis vivait seule avec ses moutons sur le plateau de Tourris comparaîtra lors d’une prochaine session de la Cour d’Assises du Var. Voici deux ans, la bergère avait abattu d’un coup de fusil de chasse son plus proche voisin, M. Giacobazzi, avec le­quel elle avait toujours vécu dans un climat de mésentente. La farouche bergère qui ne se séparait jamais de son fusil et faisait fuir les promeneurs qui s’égaraient sur son domaine avait été mise en liberté provi­soire quelques mois après avoir été inculpée d’homicide volon­taire et les défenseurs de cette femme âgée de 66 ans qui a toujours affirmé avoir agi en état de légitime défense espé­raient qu’ils pourraient lui éviter de comparaître devant la plus haute juridiction départementale (Petit-Varois, du 14 avril 1974). La Chambre d’accusation d’Aix-en-Provence en a décidé autrement. Joséphine Guigou se­ra défendue à Draguignan pat Me Henri Pieroni. Sans doute un nombreux public assistera-t-il à ce procès hors du commun. Car avant de choisir de mener une vie solitaire dans la mon­tagne, Joséphine Guigou comp­tait des centaines d’amis. Tous, en raison du rôle important qu’elle avait joué dans la Ré­sistance et du courage exem­plaire dont elle avait toujours fait preuve, la considéraient un peu comme un personnage de légende (Petit-Varois du 12 avril 1974).

1975 – 12 avril : MORT DE LA CHANTEUSE JOSEPHINE BAKER durant sa sieste habituelle, terrassée par une hémorragie cérébrale. Le 8 avril avait été le jour de sa première à Bobino qui accueillait ce spectacle célébrant les cinquante ans de carrière de Joséphine. Dans le coma, elle fut immédiatement conduite à la Salpêtrière, où elle s’éteignit peu après. Les funérailles nationales télévisées auxquelles elle eut droit étaient quasi sans précédent pour un artiste. Le cortège passa devant Bobino où son nom brillait et gagna la Madeleine.

1992 – 12 avril : OUVERTURE AU PUBLIC DU PARC DE DISNEYLAND.

2019 – 12 avril : MÉTÉO de SANARY – Après une nuit relativement calme avec des températures minimales de 12° à 2h et de 10° à 5h le temps tendra à se dégrader. Il faut s’attendre à de la pluie à la mi-journée avec un vent faible de secteur ouest et des maximales de 16°.

2020 – 12 avril : LA BOURDE DU JOUR est extraite de la revue hebdomadaire « Nous » qui dans sa dernière livraison nomme madame Pacha l’épouse du maire de Sanary, Marius Michel, confondant ainsi un prénom et un nom pour l’une, un nom et une charge pour l’autre. Rappelons que le titre honorifique de pacha était donné à l’origine en Turquie aux seuls princes du sang, et qu’on l’attribua par la suite à de grands personnages, soit qu’ils appartinssent à l’armée ou à l’administration civile, soit qu’ils n’eussent aucune charge dans l’Etat. Marius Michel, maire de Sanary à trois reprises, reçut ce titre en 1869.

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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 244e livraison : (suite)

(1985 nouvel oratoire Saint Michel qui remplace celui qui avait été emporté par l’effondrement du mur de soutènement).

La situation d’Ollioules et de Saint-Nazaire entre 1400 et 1520.

Durant les trois premiers quarts du XVe siècle, les conditions de vie de la Provence ne différent guère de celles qu’ont connues les populations des autres contrées d’Europe occidentale, et rappellent en tout point celles du siècle précédent. Les années catastrophiques se succèdent, entraînant de mauvaises récoltes dans les régions où s’approvisionnent les villes provençales à l’entrée de l’hiver (De 1424 à 1476, des inondations catastrophiques et des sècheresses d’une ampleur inégalée détruisent les récoltes sur pied ou mettent à mal les terres ensemencées. Si la disette est endémique, la famine se profile en permanence à l’horizon d’une vie quotidienne souvent misérable des habitants. Cette triste réalité met à mal l’image d’Epinal forgée ultérieurement d’un XVe siècle durant lequel la Provence aurait connu son âge d’or de la Provence sous le gouvernement du « Bon Roi René »). A ces aléas naturels, s’ajoutent les retours de la peste qui frappe Toulon et sa région  de 1455 à 1461 avec les résultats que l’on sait – voir plus haut – et entraîne encore une forte mortalité entre 1505-1530. A la mort de Louis III en 1434, villes et villages sont dépeuplés, le commerce est entravé par la guerre contre les Aragonais et la piraterie (Les Aragonais détruisent Marseille le 24 novembre 1423 et pillent la Camargue en 1431. Toulon est dans l’attente permanente d’une attaque par voie de mer, tandis que les Ollioulais entretiennent le guet à la mer. De Ribbe, 1898 : En mars 1434, visite à Toulon du roi René appelé en Provence par la nécessité, entre autres, de prendre des mesures défensives contre les menaces incessantes des Catalan). La Provence perd entre un tiers et la moitié de ses habitants entre 1345 et 1471, ce qui est effarant ! Les conditions de vie des survivants sont telles que certains préfèrent partir pour se faire soldat dans les armées royales. La rareté du blé conduit les Etats à en interdire la circulation entre les villes en 1407-1408, 1413-1414, 1455-1456. La situation de la population sédentaire reste des plus précaires, malgré quelques interventions ponctuelles des seigneurs, conscients que la chute démographique entraînera à terme la baisse des dîmes et autres impôts. Ainsi, l’abbé de Saint-Victor décide de ne pas prélever de taxe sur le blé qu’Ollioules achèterait à Six-Fours en 1440 (Castellan, 1937, p. 26 : commandement du sieur abbé de Saint-Victor, notifié à tous experts), et, alors qu’en 1461, la peste ravage l’aire toulonnaise, le roi René, exempte de toute espèce de tailles les habitants de Toulon et des villes et villages alentours (Comte de Quatrebarbes, Œuvres complètes du roi René, 1844, t. I, p. CII.). A l’abri réel ou supposé de leurs remparts, les collectivités réagissent en utilisant tous les moyens pour se procurer des vivres, allant jusqu’à expulser les étrangers, ou bien en organisant des processions et des pèlerinages pour obtenir de la pluie d’avril à août. Pour Ollioules, la présence du port de Sanary est alors d’un grand secours, puisqu’elle lui permet de faire venir des Embiez le sel, denrée de grande valeur qui permet la conservation des viandes et poissons (Royo J., Preleur M., Degiovani A., 1995 :Le 12 mai 1417, Maître Jean de Portalis, notaire à Ollioules, établit un acte selon lequel « Honoré Chabert doit faire du sel bon, sous le prix de dix florins pour chaque mois, à charge que ledit Chabert ne sortira de ladite île que pour aller chercher des victuailles et en cas de crainte des pirates. »). La gestion de sa municipalité a dû être exemplaire, puisque que, le 4 mars 1471, les commissaires réviseurs des feux  trouvent qu’Ollioules est une des villes du littoral qui se sont les mieux maintenues au cours de cette période troublée : taxée à 34 feux fiscaux, elle n’est inférieure que de dix unités à Toulon.

(à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 444e livraison :

(suite)

1843: Tous les hivers, les navires habituels de la ligne sont remplacés par deux bateaux à vapeur venus du Nord : le Tage et l’Amsterdam. C’est le cas, en général, de décembre à mars ou avril de l’année suivante. En 1843, l’Amsterdam assure seul ces rotations

1843 – janvier : L’alternance des campagnes d’été en Baltique et d’hiver en Méditerranée s’explique sans doute à la fois par des raisons de rentabilité commerciale liée aux aléas du commerce dans ces zones  (Opinion de M. Ermisse, conservateur-adjoint au directeur des Archive, départementales de la Seine-Maritime, que je remercie pour son obligeance)et par la nécessité d’utiliser des navires plus puissants en Méditerranée pendant la saison d’hiver fort redoutable à la navi­gation (Tous deux navires en bois à roues, mais présentés comme navire, de 500 tonneaux, 200 CV. Cf. l’Algérie du 26 févr. 1845, n° 81, qui présentant les vapeurs de la Cie Bazin, signale que le Sully et le Charlemagne sont « trop faibles pour la navigation d’hiver ». La compagnie a frété trois navires, Tage, Elbe et Phénicien en attendant l’achèvement de trois navires « établis de manière à résister aux mauvais temps d’hiver ». Akhbar, 17 juillet 1845. « L’hiver, le service est fait par des paquebots venus des mers du Nord… »). En janvier 1843 est signalée une nouvelle tentative, cette fois entre l’Algérie et l’Espagne. Il s’agit d’un service à vapeur assuré par le navire l’Elbe d’Alger vers Oran, Valence, Alicante, Carthagène, Malaga, Gibraltar et Cadix (Akhbar, 19 janvier 1843 ; Sémaphore, 24 janvier 1843).

1843 – février : Ce service, assuré par la maison Barry et Dervieux, connaît des débuts fâcheux, puisqu’on février le naufrage du navire « sur les côtes d’Oran » est annoncé ; la presse marseillaise précise bientôt que l’Elbe s’est échoué sur les sables de la Macta et que c’est « le manque de charbon qui a obligé le capitaine de prendre ce parti » (Sémaphore, 11 février 1843).

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 152e livraison : LES ORIGINES DU SPORT SEYNOIS (1880-1914 )

(suite) La vélocipédie : retard et succès : La documentation manque ou est trop lacunaire pour narrer avec précision ce qu’a été la vie de ce club au quotidien.  On ne dispose que des entrefilets de la presse généraliste qui se dotait depuis les dernières années du XIXe siècle d’une rubrique sportive organisée puis des articles de la presse spécialisée : Le Var sportif imprimé à Draguignan depuis fin décembre 1905 et son concurrent toulonnais, La Vie sportive, né deux ans plus tard (Philippe Tétart et Sylvain Villaret dir . – La presse sportive régionale à la Belle Epoque. Biarritz. Editions Atlantica. 2010, tome 1.Contribution de Jean-Claude  Gaugain – « La presse sportive varoise à la Belle Epoque ». p. 113 à 144.).

   La lecture des listes d’engagés et des résultats des épreuves cyclistes, révèle la part importante prise par les Italiens affiliés au club seynois, qu’ils soient nés en France comme Caprino ou né en Italie comme Conte. Les noms qui apparaissent le plus sont : Caprino, Zanolo, Pastorino, Ristorto, Satragni, Calizzano, Conte. Léon Caprino a participé au Tour de France des Indépendants à plusieurs reprises. Né à La Seyne, il a connu la renommée dès l’âge de dix-sept ans. Le service militaire l’a éloigné des routes et des pistes. Il revint en 1909 et collectionna les succès jusqu’en 1914. Parti à la guerre, puis de retour, il a repris son activité cycliste jusqu’à la fin des années vingt malgré plusieurs blessures et opérations. Par contre, Antoine Conte, né à Limone en 1893, est arrivé avec ses parents à La Seyne quelques années plus tard. En 1911, il débuta au Vélo-sport puis partit se battre en 1915 sur le front italien. Revenu après l’armistice, il reprit lui aussi la compétition. Le cyclisme a permis à Pierre Zanolo d’acheter après la guerre, passée dans les tranchées, un magasin de cycles.

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Une voisine demande à sa copine :

– Comment fais-tu pour empêcher Gérard, ton mari, de rentrer si tard le soir ?

– Oh… C’est très simple ! Une nuit où il est rentré particulièrement tard, je lui ai chuchoté à l’oreille : C’est toi Julien ?

CE SERA TOUT POUR AUJOURD’HUI !

Je vous souhaite un excellent lundi et vous donne rendez-vous demain pour de nouvelles éphémérides.

Toutes mes pensées vont vers les miens, tous trop loin de nous, surtout Isabelle, Webber, Olivier et Raphaël.

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