ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 11 FEVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4075)

ILLUSTRATION : Ollioules, le château de Montauban (cliché H. Ribot).

LES FÊTES.

Nous fêtons Notre-Dame de Lourdes en souvenir de la première apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858.

C’est le jour du chiendent au calendrier républicain (23e de pluviôse An II).

Bon anniversaire Luc Léandri !

DICTON.

« L’idéal de l’amitié c’est de se sentir un et de rester deux » (Anne Sophie Swetchine, femme de lettres russe morte le 26 août 1857 à Paris).

PENSEE.

« On fait la guerre quand on veut et on la termine quand on peut. » (Machiavel).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie – à ce personnage historique :

Trente-quatrième ouvrage : Decaux Alain – Letizia, librairie académique Perrin, Paris, 409 pages, 1983. N° d’enregistrement H 18279 CA 2 2 A.

« Une formule à l’emporte-pièce, lancée avec l’accent corse dont elle ne s’est jamais départie, l’a rendue célèbre : ” Pourvou que ça doure ! ”. L’histoire ne cessera jamais de s’étonner au spectacle de cette femme, épouse d’un petit avocat corse besogneux, veuve à 35 ans, dont toute la jeunesse s’écoule au milieu des embarras d’argent les plus cruels, qui tient d’une main de fer le gouvernail d’une famille de huit enfants et qui, ralliée à la Révolution française, sauve les siens en les mettant à l’abri en France. Elle vit avec des bons de pain pour ” patriotes nécessiteux “, elle lave elle-même son linge dans la rivière – et la voici presque du jour au lendemain, mère d’un empereur, de trois rois, d’une reine, de deux princesses souveraines ! Elle accompagne l’ascension de Napoléon sans en être jamais éblouie, seul membre de la famille à oser l’affronter…. »

ÉPHÉMÉRIDES.

1225 – 11 février : [Maurel M., 1974 : étendue des possessions de la Chartreuse de la Verne, transaction entre le monastère et les habitants de Bormes ; Davin E., La chartreuse de la Verne, Toulon, 1957 ; Dubois M., 1931 ; Dom Jean Chauvet. ] Bormes, devant la tour de l’évêque de Toulon Transaction entre les Chartreuse et les habitants de Bormes. La sentence arbitrale est rendue par Jean, évêque de Toulon, entre Aymon, prieur de la chartreuse de la Verne, et Hugues de Berre agissant au nom des seigneurs et de la communauté de Bormes, réglant les différends survenus au sujet des droits de défrichement, pâturage, coupe de bois, glandage, chasse, prétendus par les habitants de Bormes, et que, d’après les Chartreux, ils auraient abandonnés suivant les accords passés par l’entremise de feu Gui, archevêque d’Aix (Actes de 1222 et du 16 novembre 1223) ; les habitants renoncent à leurs droits, actions, servitudes dans l’étendue des possessions de la Chartreuse ; ils auront la faculté de faire paître, cultiver, labourer, couper du bois et chasser, moyennant :

  1. Une pension annuelle de 5 livres de poivre et autant de cumin en faveur de la Chartreuse
  2. La tasque des blés et lins récoltés dans la plaine où les habitants ne pourront cultiver que sous l’expresse autorisation du prieur
  3. Une cuisse de grand cerf, sanglier, et chevreuil qui seront pris.

Prêteront serment d’observer ces accords : tous les habitants de Bormes âgées de 14 ans au moins, serment qu’ils renouvelleront tous les cinq ans si le prieur l’exige, les seigneurs du lieu, savoir les fils respectifs des feux Amiel et Pons de Fos, Sibille et Raymonde.

Les Chartreux promettent de conserver et de défendre le dit affar aux habitants sous la caution du dit évêque et de Rostaing, évêque de Riez.

Approbation donnée par Hugues de Berre et serment de 70 habitants environ.

1352 – 11 février :

(cliché H. Ribot 2007).

1. LE DANGER VIENT DE LA MER  – La communauté de Six-Fours a toujours fait faire la garde à ses frais et dépens sur la montagne du cap de Siciech (Sicié), dequoi il s’en trouve une justification convaincante qui est un mémoire gardé dans les archives, ou extrait en parchemin, d’un ordre donné par Monsieur Dagault, grand sénéchal, adressé aux syndics, de changer la garde dudit Siciech, en date du onze février 1352 (Jean Denans, 1713).

Raymond d’Agout, gouverneur de Provence pour la reine Jeanne Ire, donne ordre aux syndics de Six-Fours de renouveler les gardes que la communauté a toujours entretenues à ses frais et dépens sur les montagnes de Sicié et de Cépet, au château (castellum) et sur toutes les côtes de son territoire (Louis Baudoin, 1965, p. 107 : selon Garrel, ce document qui se trouvait aux Archives de Six-Fours fut malheureusement brûlé au début de la Révolution).

[Variante d’Adolphe Meyer : ]… de changer les gardes de Sicié. La garde était faite sans interruption depuis le 23 avril jusqu’à la Saint-Michel , et ce moyennant 4 livres 8 sols 3 liards par mois (Adolphe Meyer, 1859, p. 130, Archives 1743.).

2. Par lettres patentes, la reine Jeanne Ire, comtesse de Provence, associe son mari Louis de Tarente au gouvernement de la Provence.

1382 – 11 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Mayguelhas (charte aux archives de Saint-Victor). Marignelle – quartier rural, entre Arène et le Cannet.  Première mention : Pons de Manavellas le 19 juillet 1248 (charte aux archives  municipales).

1409  – 11 février : : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Las Peyrieras, (acte aux archives de la Major). Terres-Blanques : quartier rural en 1872, au quartier de Saint- Pierre. Première mention : Terra blanca, (acte notarié).

1436 – 11 février : LA LIBERATION DU ROI RENE LE RUINE A JAMAIS – Le roi René est libéré de sa prison de Dijon, mais les clauses pécuniaires de cette libération sont si importantes que jamais René ne s‘en relèvera (des Garets M.-L., 1946).

1531 – 11 février : Schisme anglican – L’archevêque de Cantorbéry William Warham proclame Henri VIII chef suprême de l’Eglise d’Angleterre.

1556 – 11 février : : LIEUX-DITS D’AUBAGNE –

1. Poux de Castel – lieu-dit, quartier des Paluns (registre aux archives de l’Evêché).

2. La Venuze -propriété, quartier des Mellets (registre aux archives de l’Evêché).

1566 – 11 février : LIEUX-DITS D’AUBAGNE –

1. Les Aubes (charte aux archives de l’Evêché. Les Aubes – quartier rural, près de Baudinard. Amansus , premier supérieur de l’abbaye de Notre-Dame-de-l’Huveaune, fonda dans ce quartier un hospice qui retint le nom de Domus Ybelne (Achard, Dictionnaire Géographique). Première mention : Las Albas, le 14 mai 1476 (charte aux archives de l’Evêché). 

2. Beaudinar, 11 février 1566 (acte aux archives de l’Evêché). Beaudinart – quartier rural (1872). Première mention du nom : Beldisnart, 9 août 1303 (charte aux archives municipales).

3. Font des Arcs – lieu-dit, quartier de Roullente (registre aux archives de l’Evêché)

4. Font-Vieille – lieu-dit (registre aux archives de l’Evêché).

5. Jonquieres (registre aux archives de l’Evêché). Jonquières – quartier rural, (1872). Première mention : La Jonqueras, 15 décembre 1479  (registre aux archives de l’Evêché).

6. Font de Love (acte aux archives  de l’Evêché). Louve, quartier rural, quartier du Deffens. Première mention : Louve, 8 septembre 1453 (acte aux archives  de l’Evêché).

7. Poux de Castel lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Paluns (registre aux archives de l’Evêché).

8. La Venuze – propriété, commune d’Aubagne, quartier des Mellets (registre aux archives de l’Evêché).

1590 – 11 février : AMENAGEMENT DE JETEES A TOULON – Quand le gouverneur De La Valette eut pris sur lui d’assurer la transformation de la ville de Toulon, il voulut certainement que les choses aillent bon train. Arrivé à Toulon le 19 août, dès le 27 il donne les premiers ordres pour commencer les travaux. Le 16 septembre était rédigé le prix fait pour le creusement des fossés que devait faire Pierre Hubac, et le 18 septembre le consul Garnier faisait savoir aux conseillers que par ordre du gouverneur il fallait voter les fonds nécessaires pour com­mencer le Bastion et creuser les fossés. Il semble qu’une taxe sur l’huile ait paru devoir permettre de régler les premiers travaux. Le 8 novembre était passé, avec le même Pierre Hubac, le prix fait pour la construction des bastions, des courtines, et des deux portes de l’enceinte fortifiée. Le 19 novembre 1589, la première pierre des fortifications était posée. Le 11 février 1590, le Conseil de ville vota les premières dépenses pour la confection des deux jetées destinées à fermer la « Darsenne ». […] Les Toulonnais voyaient donc peu à peu s’édifier autour d’eux ce qu’ils avaient tant souhaité, une muraille élargie où leurs activités maritimes de constructeurs et de commerçants trouveraient une place commode et sûre. Le point de vue du gouverneur n’était pas tout à fait le même : en assurant la sécurité des habitants, il ne perdait pas de vue l’efficacité militaire.

1592 – 11 février : Mort du connétable de Lesdiguières – Le connétable de Lesdiguières fut tué devant Roquebrune le 11 février 1592. Ses lieutenants poursuivirent les opérations contre les Savoyards à qui il ne resta plus bientôt que la place de Berre. Pour remplacer La Valette, Mayenne, lieutenant général du royaume pour la Ligue, désigna le comte de Carcès, fils d’Hubert de Vins, tandis qu’Henri IV renvoyait Épernon, d’abord, comme commandant en  chef (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

1650 – 11 février : Mort de René Descartes, philosophe et mathématicien.

(Le fort St-Nicolas en 1903, coll. H. Ribot).

1660 – 11 février : Marseille – Le duc de Mercœur pose la première pierre du fort Saint-Nicolas sur laquelle on a gravé « de peur que la fidèle Marseille, trop souvent en proie aux criminelles agitations de quelques séditieux ne perdît enfin la ville et le royaume ou par la fougue des plus hardis ou par une trop grande passion de la liberté et que le roi des Français voulait pourvoir par cette citadelle à la sûreté des grands et du peuple. ». Trois médailles commémoratives sont frappées pour rappeler cet évènement.

(coll. H. Ribot)

1743 – 11 février : SEIGNEURS ET COSEIGNEURS DE LA GARDE – Marck-Tripoli-Panisse-de-Passis (Panisse : noble et ancienne famille de Provence selon leNobiliaire de Provence. Maison de Tripoli, dont l’écu à fond d’azur porte trois pointes de diamants ou triangles d’argent couronnés d’une étoile d’or d’après Nostradamus, Histoire de Provence, page 220)… De Passis, de très noble Maison florentine, dont les ancêtres ont été souverains Gonfaloniers (Nostradamus, Histoire de Provence, page 447). Chevalier, marquis de La Garde, les Grasses (?), baron de Cypières, seigneur de Villeneuve-Loubet-de-Gandellet, seigneur de Carqueiranne. Il était fils de messire Marck-Tripoli-de-Passis, chevalier, sei­gneur de Lamanon et de Beauveset. Par lettres patentes du 11 février 1743, enregistrées le 7 juin suivant (folio 405 de l’Armorial général), la terre de La Garde avait été érigée en marquisat en faveur du premier (Maurice Delplace, 1986, p. 67).

1792 – 11 février : Saint-Nazaire (Sanary) estimation des biens nationaux – Maison curiale 90 toises carrées, bûcher de 30 toises carrées, + 50 toises carrées, jardin de 20 toises carrées (Archives du Var, Draguignan, Sanary 1Q 701).

1793 – 11 février au 31 juillet : LA SEYNE, SIX-FOURS ET SANARY S’UNISSENT POUR ACHETER DU BLÉ – La commune de La Seyne se trouvant presque entièrement dépourvue de blé se joignit à celles de Six-Fours et de Saint-Nazaire pour effectuer en commun un achat important de blé, en profitant du passage d’un navire ayant mouillé le 11 février en rade du Brusc. Ce bâtiment avait un chargement de blé et de farine à l’adresse d’un négociant de Marseille, le sieur Martin de la Cavale, soit, au total, 8.742 boisseaux de grains et 155 barils de farine. Cette négociation aboutit à un bon résultat, et la commune de La Seyne participa, le 13 février, à la souscription de 3.260 livres qui avait été ouverte pour couvrir l’acquisition en question ; elle en obtint le remboursement du gouvernement le 31 juillet 1793, à la veille des opérations contre Toulon. Maintenant, on voit mieux, dans les affaires courantes des municipalités du temps, la répercussion de plus en plus grandissante des difficultés générales dans laquelle se débattait la France en 1793. Souvent, très souvent, la question de l’approvisionnement en blé et en grains, le problème de la distribution du pain aux habitants revient dans les délibérations des conseils municipaux ; c’est certainement un gros souci qui hante les administrateurs des villes, des bourgs et même des villages, à La Seyne comme ailleurs (Louis Baudoin, 1965, p. 321).

1794 – 11 février (23 pluviôse An II) : COMPOSITION DE LA POPULATION TOULONNAISE – Indépendamment des marins et des soldats, quels sont les éléments de la population toulonnaise ? La grosse masse est constituée par les ouvriers et employés de l’arsenal. Ces ouvriers dont le nombre varie tous les jours, sont recrutés soit à l’entreprise, soit à la journée selon les besoins du port. Il est fréquent que 1’ordonnateur réquisitionne tels ou tels artisans quand le travail est urgent. C’est au point que le 23 pluviôse an II, la commission municipale écrivait au citoyen Abauzit, chef des travaux à l’arsenal :  « II n’existe plus, citoyen, des menuisiers en cette place; il sont tous employés à l’arsenal, cependant l’objet important des subsistances exigerait que tu en destinât (sic) trois pour quelques jours qui seraient à notre disposition. Nous te prions en conséquence de vouloir donner des ordres à ce sujet et de nous les adresser de suite » (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1795 – 11 février (23 pluviôse An II) : OLLIOULES PAIE SA COTE PART DE SALPETRE – Ollioules dégage 900 livres sur les contribution foncières de 1793 pour payer sa participation à la fabrication du salpêtre, daté du 23 pluviôse An III  / 11 février 1795 (Castellan E., 1937, p. 227).

1810 – 11 février : Mariage de Napoléon 1er avec l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche.

1837 – 11 février : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge un bataillon d’ouvriers appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique : 1 officier, 139 hommes (Castellan E., 1937, p. 295).

1839 – 11 Février (délibérations du Conseil municipal de Toulon, fol. 116v).

— Un secours de la somme de 500 fr. est accordé aux demoiselles Jean, filles d’un ancien secrétaire en chef de la Mairie.

— Abonnement pour le casernement militaire.

— Demande par. les dames Faivre et Bertrand et par le sieur Maurel en faveur de leurs fils, en exemption de la rétri­bution perçue au profit de la Commune sur les élèves du Collège.

— Retrait de la concession d’eau de Mme de Selle et décharge, du receveur municipal à raison de la redevance due par la dite dame pour cette concession en 1838.

1842 – 11 Février (délibérations du Conseil municipal de Toulon, fol- 32v).

— Réparations au logement de l’inspecteur de l’Egorgerie.

— Vote d’un crédit additionnel de 607 fr. 38 pour solder les frais de perception de l’Octroi de 1841. — Rapport sur l’établissement d’urinoirs inodores et sur d’autres mesures de salubrité et de morale publique. — Plan d’alignement de la ville ; modifications proposées à ce plan tel qu’il a été arrêté par l’ordonnance royale du 30 novembre 1840.

— Délibération de la Commission administrative des Hospices Civils du 1er décembre 1841 portant que le chirurgien chef-interne et les élèves en chirurgie et en pharmacie seront nourris dans l’établissement pendant leur garde, moyennant une retenue sur leur traitement ; le Conseil émet l’avis que cette délibération ne doit pas être approuvée

– Proposition d’agrandir la rue Trabuc depuis la rue de l’Arsenal jusques au prolongement du quai du port ; adoptée en principe. (Délibérations du Conseil municipal de Toulon,  série D, 1805-1852)

1843 – 11 février : Le service, assuré par la maison Barry et Dervieux avec le navire l’Elbe d’Alger vers Oran, Valence, Alicante, Carthagène, Malaga, Gibraltar et Cadix, connaît des débuts fâcheux, puisqu’en février le naufrage du navire « sur les côtes d’Oran » est annoncé ; la presse marseillaise précise bientôt que l’Elbe s’est échoué sur les sables de la Macta et que c’est « le manque de charbon qui a obligé le capitaine de prendre ce parti » (Sémaphore, 11 février 1843). Note : sans nouvelle explication, l’Elbe réapparaît en mai 1843 à Alger venant de Valence, et assure cette liaison Espagne-Algérie-Marseille jusqu’en septembre 1843.

1858 – 11 février : Bernadette Soubirous témoigne d’une apparition de la Vierge à Lourdes.

1865 – 11 février : La Compagnie Fraissinet perd la Provence (700 tjb, 1855) le 11 février 1865.

1868 – 11 février : Mort du physicien Léon Foucault.

1899 – 11 février : AJELLO’S SAGA – Marie Nathalie Ajello, fille de Nicolas Ajello, pêcheur, et de Anne Joséphine Cancelin, sans profession, épouse à Saint-Mandrier Antonio Peruffo (Registre des naissances de 1872, acte n°11. Annotations en marge : Marie-Nathalie Ajello se mariera à Saint-Mandrier le 11 février 1899 avec Antonio Peruffo. Elle décèdera à Saint-Mandrier le 30 décembre 1932).

1915 – 11 février : Les premiers soldats canadiens arrivent en France.

1918 – 11 février : LE SOUS-MARIN “Diane est perdu corps et biens par 50°N et 18°O suite à une explosion interne lors du convoyage du 4 mâts barque Quevilly en Atlantique. 44 disparus dont le Cdt LV Le Magne.

1925 – 11 février : Mort du chansonnier montmartrois Aristide Bruant. Dans notre discothèque : « Aristide Bruant dans son cabaret ». 1 disque vinyle 33 tours 25 cm mono, acheté en 1964 chez Ricord à La Seyne.

1926 – 11 février : Les accords du Latran reconnaissent l’indépendance de la Cité du Vatican.

1939 – 11 février : Six cents réfugiés ESPAGNOLS arrivent en gare de Toulon. Ils sont répartis dans les communes du Var : Draguignan, La Garde, Saint-Zacharie, Flassans, Les Mayons, Pignans. Quelques-uns viennent à Saint-Mandrier. Ayant touché de près la guerre d’Espagne par la présence de réfugiés sur leur territoire, les mandréens accueillent, après maintes discussions, cette nouvelle : «La France et l’Angleterre reconnaissent le gouvernement du Général Franco», de plus le Maréchal Pétain que tous les anciens combattants connaissent bien, a été nommé premier ambassadeur de France à Burgos (Gisèle Argensse, 1989, p. 207).

1940 – 11 février : L’amiral Byrd atteint le pôle Sud magnétique. Son nouvel exploit réalisé, il regagne Valparaiso à bord du North Star (Le Petit Parisien, dimanche 11 février 1940).

1945 – 4-11 février : Conférence de Yalta à laquelle Charles de Gaulle n’est pas invité. La France obtient néanmoins une zone d’occupation en Allemagne (Jean-Charles Volkmann, 2003.). Un livre très intéressant sur ce sujet : Arthur Conte – 11 février 1945 : Yalta ou le partage du monde, « Les grandes heures de l’histoire », Cercle européen du livre, 1967, 320 p. (Robert Laffont 1964 pour le texte français). n° d’enregistrement : H15819

1950 – 11 février : Création du S.M.I.C.

1957 – 11 février : LE CONSEIL GENERAL DU VAR N’A AUCUNE CRAINTE QUANT A LA SOLIDITE DU BARRAGE SUR LE REYRAN A FREJUS – Le 11 février 1957, Toussaint Merle disait :  » Votre programme est bâti en l’air, non pas par la faute des techniciens, mais par celle de la politique d’investissement du gouvernement. Le projet du Reyran (barrage et irrigation) NE POURRA PAS S’ACHEVER. VOUS JETEZ DE LA POUDRE AUX YEUX « . À CES AVERTISSEMENTS SÉRIEUX ET RÉPÉTÉS, QUE RÉPONDAIENT LES AUTRES CONSEILLERS GENERAUX ? Le conseiller général de Collobrières répondait, le 13 Février 1957 :  » NOUS N’AURONS AUCUN MÉCOMPTE « . Le conseiller général de Vidauban ajoutait, le même jour :  » JAMAIS LA MAJORITÉ N’A EU DE CRAINTE QUANT À LA SOLIDITÉ DU BARRAGE « . Chacun d’entre vous peut juger, sur pièces, combien Toussaint Merle avait raison hélas ! (Marius Autran, tome 2, 1988)

1961 – 11 février : L’Organisation de l’Armée Secrète est née à Madrid le 11 février 1961. Ses fondateurs, Pierre Lagaillarde et Jean-Jacques Susini, en offrent très vite la tête au Général Salan. Cette organisation, née dans la crainte et dans la colère de perdre l’Algérie française, regroupa, après l’échec du putsch d’Alger, en avril 1961, des militaires déserteurs, d’anciens agents secrets, des monarchistes, des Pieds-noirs refusant le départ, des fascistes… L’O.A.S. resta, jusqu’à sa disparition, une nébuleuse violente et opaque. Alors que les généraux Salan et Jouhaud commandent l’O.A.S. en Algérie, l’organisation lance en métropole une campagne terroriste. L’objectif ? Faire revenir De Gaulle sur son projet d’auto-détermination des populations algériennes. Mais ces actions n’ont pour effet que de présenter l’O.A.S. comme un repoussoir… Pourtant, des hommes politiques – dont les noms sont ici dévoilés – suivront dans l’ombre ses actions, jusqu’à l’attentat manqué contre Malraux, le 7 février 1962, qui défigura une fillette et suscita la réprobation nationale. Désormais privée de certains soutiens, l’O.A.S. continuera un combat désespéré et brutal. L’O.A.S. « tiendra » Oran pendant deux mois, malgré les efforts du général Katz ; ses hommes de main, les « deltas », procèderont à des exécutions en plein Alger ; elle viendra même à bout des « barbouzes » recrutés sur ordre de l’Elysée… Jusqu’à ce que Jean-Jacques Susini se décide à traiter avec le FLN. Mais trop tard – la très grande majorité des Français, lassée des haines et des bombes, s’est depuis longtemps faite à l’idée que « l’Algérie française » était une cause perdue (Georges Fleury – Histoire de l’OAS, Grasset, 1248 p, 2002)

1968 – 11 février : Disparition du cargo « CHARNY » du côté de Terre Neuve. Initialement baptisé KABYLE, il fut construit en 1948 au Canada pour la Compagnie Nouvelle de Navigation Busck à Marseille. Devenu JOSEPHINE LE BORGNE en 1958, puis CHARNY en 1964, il se perdit le 11 février 1968 du côté de Terre Neuve.

1990 – 11 février : Libération de Nelson Mandela, chef historique de l’ANC en Afrique du Sud, après 27 ans de captivité.

1993 – 11 février : La reine Elizabeth II accepte de payer des impôts sur ses revenus personnels selon les mêmes modalités que le contribuable ordinaire.

2000 – 11 février :

1. Mort de Jacqueline Auriol, aviatrice et première femme pilote d’essais.

2. Mort de Roger Vadim, 72 ans, acteur et réalisateur français notamment de « Et Dieu créa la femme », avec Brigitte Bardot.

2006 – 11 février :

1. Premières confirmations de la présence de la souche H5N1 du virus de la grippe aviaire dans l’Union européenne (Italie et Grèce), détecté chez des oiseaux sauvages; d’autres pays européens suivront.

2. Le millionnaire américain Steve Fossett bat le record de vol sans escale au terme d’un tour du monde réalisé en 76 heures pour 42.460,4km parcourus.

2018 – 11 février : MÉTÉO de Sanary : Journée ensoleillée dans l’ensemble avec un minimum de 2° à 8h et un maximum de 12° à midi. La nuit prochaine, les températures devraient atteindre 9°. Ce qui annonce une journée de lundi plutôt humide avec des nuages, même si la pluie n’est pas au rendez-vous. Aucune précipitation attendue ce dimanche, mais un vent de 26 km/h cependant.

2019 – 11 février : MÉTÉO de Sanary : En résumé : journée  ensoleillée mais ventée. Le Mistral devrait souffler sans discontinuer à 25-30 km/h jusqu’à la nuit prochaine pour laisser place à un vent de secteur nord-est. Toutefois, les rafales pourraient atteindre les 60 à 70 km/h.

2020 – 11 février :

1. Association « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS » – A 14h 30, dans le cadre de son atelier portant sur la Provence antique et médiévale, l’association sanaryenne « Découvertes et Civilisations » accueillait dans la salle Marie-Mauron de la Médiathèque « Jacques-Duhamel » Philippe BORGARD, membre du CNRS, chercheur au Centre Camille Jullian depuis 1998, venu nous entretenir des travaux qu’il conduit sur la ville et territoire de RIEZ (Alpes de Haute-Provence) où il a coordonné de nombreux travaux. Cet ancien élève de Paul-Albert Février, également spécialiste de l’artisanat et du commerce antiques, a notamment dirigé, entre 2005 et 2011, une série de campagnes de fouilles consacrées au groupe épiscopal primitif de cet évêché provençal. Il est le principal auteur de la notice « Riez » de l’atlas de Topographie chrétienne des cités de la Gaule. Il est également le promoteur d’une récente édition de la Vita Maximi (2004), récit hagiographique de la vie de l’un des premiers évêques de Riez, saint Maxime, rédigé à l’extrême fin du VIe siècle.

2. METEO de SANARY. Le soleil devrait être présent au moins jusqu’au 23 du mois. Le vent d’ouest passant au N-O dans la journée, devrait dominer avec des pointes à 70 km/h. Attention ! ça risque de décoiffer et retrousser ! Minima de température : 13° à 7h (mais 8° prévus demain matin) et maxima 15°.

2023 – 11 février : Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a annoncé ce vendredi 10 février au soir que, arrêtée en Iran en 2019, puis condamnée à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale, la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été libérée de prison. « La France se réjouit de la libération ce soir de Fariba Adelkhah, chercheuse au centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po, qui était injustement détenue en Iran à la prison d’Evin », peut-on lire dans un communiqué. « Il est essentiel que Fariba Adelkhah puisse recouvrer l’ensemble de ses libertés, y compris celle de retourner en France si elle le souhaite », ajoute le ministère. », écrit le ministère des Affaires étrangères (France-Info).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 191e livraison : Après avoir vendu le château de la Tourelle à Antoine Decugis le 31 mars 1685, le seigneur Hyacinthe de Vintimille se fait construire la résidence de Châteauvert , près de la source de Mortier à Sanary[1].

(cliché H. Ribot)

Situation – Le Châteauvert se trouve à Sanary, actuel quartier de l’Huide à l’angle de l’Ancien Chemin de Toulon à La Ciotat et de celui dit des Roches qui mène à la plage de la Gorguette. Ses terres ont été vendues d’abord celles du sud du. Chemin des Roches pour constituer le lotissement dit du Châteauvert, puis au nord du même chemin pour le lotissement dit des Belles Terres. La source qui s’y trouvait a été comblée par le lotisseur, ainsi qu’un souterrain d’une cinquantaine de mètres qui menait à un puits réservoir, les deux étant au sud-est de l’ancienne bastide. Les propriétaires se sont par contre réservé l’usage d’un autre puits situé immédiatement au nord de la construction. La source avait été surcreusée sous la roche comme l’indique un paragraphe de l’histoire de Sanary en 1661. On y descendait par un escalier étroit de quatre marches en accédant à un bassin d’environ un mètre sur deux qui alimentait le souterrain cité. Les coordonnées Lambert du Châteauvert sont 881,200 et 3098,75 pour une altitude de 50 m. La source était à environ 100 m dans sud-est.

Description : C’est une maison carrée presque cubique, ne comprenant en façade qu’une fenêtre de chaque côté de la porte d’entrée au rez­-de-chaussée et trois fenêtres à l’étage noble. Le deuxième étage de plafond moins élevé possède aussi trois fenêtres mais moins hautes. Le toit est à quatre pans sur double génoise. Il n’y a pas de tourelles. C’est donc une maison toute simple, qui n’est en fait qu’un pied à terre. Historique – Après avoir vendu le château de la Tourelle à Antoine Decugis le 31 mars 1685, le seigneur Hyacinthe de Vintimille (1682-1727) se fait construire une nouvelle résidence sur Saint-Nazaire (Sanary) qu’il a favorisé pour sa séparation d’avec Ollioules en 1688. Les Vintimille s’étaient réservé l’endroit depuis longtemps. Le 27 octobre 1506, Bertrand de Marseille des comtes de Vintimille vend une terre au quartier dit de Mortier à Jean Chautard d’Ollioules, au-dessus et en-dessous du chemin qui conduit à la Gorguette. Dans l’une de ces terres se trouve une fontaine dite « la fouan de mortier » avec une « jusquassède » ou jonquière, et un petit mont en allant vers les terrains de Saint-Nazaire, aux confronts entre autres de la terre de Jean Portalis, sous la condition que si les dits seigneurs venaient à habiter la terre de Saint-Nazaire, ils auront la faculté de faire dériver les eaux de la source de Mortier dans cette terre à travers celle du dit Chautard : droit d’usage sur ces eaux réservées cependant à ce dernier. » (Rotger, de Saint-Nazaire à Sanary, p.25, Le Beausset 1984). Ce que l’on peut conclure de cet acte est que le quartier dit de Mortier était plus étendu à cette époque qu’à la nôtre, 1998. Il a été amputé d’un quart sud-est de ses terres par le château de la Millière construit peu avant 1694 par Elzéart Martelly beau-père de Virelle de la Millière qui lui a laissé son nom. C’est ensuite le château de la Vernette qui en occupe un autre quart nord-ouest en donnant aussi son nom à ce quartier de terre. Déjà en 1664, la source dite de Mortier était captée pour alimenter le hameau de Saint-Nazaire, un canal est creusé pour amener l’eau jusque dans l’agglomération, et ce quart sud-ouest prend tout naturellement le nom du canal, soit « Huide », « vuide » en Provençal, dit aussi « oïde » à La Seyne, mais qu’on appellerait « béaI » à Ollioules. Le quartier actuel de Mortier n’est plus que le quart nord-est de ce qu’il était alors, et il ne s’y trouve plus de source.

Dès 1661, les habitants de Saint-Nazaire se préoccupaient de capter cette source, avec l’autorisation du seigneur François de Vintimille, et en demandait l’autorisation directement à Aix, car la communauté d’Ollioules s’y opposait, prétextant que l’eau était nécessaire à l’arrosage des terres. On peut aussi constater que les relations entre les Vintimille et la communauté d’Ollioules n’étaient pas bonnes et qu’ils avaient entre eux de nombreux procès.

Cet état de fait avait commencé au XVème siècle, avec les moulins, et les fours banaux et les diverses taxes à percevoir sur les productions du terroir, et durerait jusqu’à la Révolution. Les Sanaryens demandaient aussi aux Ollioulais d’avoir un port, une fontaine, un banc de boucherie, cela en liaison avec le port et son trafic, et aussi un agrandissement de l’église car ils étaient de plus en plus nombreux, mais la communauté d’Ollioules faisait la sourde oreille. Il était donc logique que le seigneur et les Sanaryens s’ allient contre les 0llioulais et effectivement leurs relations étaient bonnes. On le constate par les lettres qu’ils s’écrivent et qui sont restées dans les archives. Même après avoir obtenu son indépendance par rapport à Ollioules, les rapports des Sanaryens avec le seigneur restent bons. Quand Hyacinthe de Vintimille érige le château de la Tourelle et ses terres en arrière-fief au profit d’Antoine Decugis, ce qui est une forme anoblissement, les terres ne payant plus les impôts fonciers aux communes, Ollioules proteste très fort, Saint-Nazaire accepte le fait accompli sachant bien que c’est un des droits du seigneur. Il apparait donc comme normal que Hyacinthe de Vintimille fasse construire son nouveau pied-à-terre sur Saint-Nazaire plutôt que sur Ollioules. Vendu comme Bien d’émigré à la Révolution, le Châteauvert est acheté au milieu du XIXème siècle par la famille Andrieux dont les descendants par les femmes sont toujours propriétaires (document Ouest-Varois, Gérard Delattre, inédit)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 391e livraison :

1608 : Epidémie de choléra (ci-dessus : Loubon- L’émigration pendant le cholera a Marseille. Montpellier musee Fabre) – Garde aux portes de Marseille, Ollioules et Toulon –  [Castellan E., 1937 : Une épidémie de choléra s’étant déclarée, un Consul ayant eu connaissance que Tholon et Marseille ne veulent permettre l’entrée de leur ville sans porter de bolletes, le Conseil d’Ollioules délibère de faire monter la garde aux portes et faire des bolletes. … La contagion ayant sévi dans Ollioules, le Conseil admet l’assistance médicale gratuite par payement aux habitants, montant qui s’élève à la somme de 846 livres 16 sous. (Castellan, 1937, p. 60; texte partiellement repris dans Rotger B., 1990, p. 9).

1613 – 7 novembre : Marseille – Une sentence du lieutenant de Marseille, du 7 novembre 1613, déclara le terrain de Mazargues du domaine de nobilis et domina la Manescalle domina de Mazargues, Marguerite de Pontevès qui avait épousé Alphonse d’Ornano, maréchal de France, à laquelle succéda Henri-François d’Ornano, gouverneur du château de Tarascon (Mortreuil).

1616 – 6 mars : Marseille – Marguerite de Pontevès, veuve d’Alphonse d’Ornano, donna l’église de Saint-Roch au couvent des Trinitaires (acte du 6 mars 1616,à leurs archives); ils furent remplacés par les Grands-Carmes à partir du 17 novembre 1644 (Mortreuil).

1622 – 7 novembre : Marseille – Réception de Louis XIII sur le Plan de Saint-Michel, avec tout l’appareil habituel : viguier, consuls, magistrats de la sénéchaussée, milice bourgeoise, gentilshommes, clergé, chanoines de la Major aux chapes de brocart, communautés religieuses, corps de métiers. Un trône surmonté d’un dais de velours bleu avait été dressé au milieu du Plan, au même endroit que celui de Charles IX, un demi-siècle auparavant. Le signal des salves fut donné d’un moulin à vent situé dans le haut du chemin d’Aubagne; l’artillerie des remparts et celle des vaisseaux s’en donna à cœur joie. Les clés furent présentées par le premier consul Boniface de Cabanes. A la porte Réale, Louis XIII jura, comme l’avait fait Charles IX, d’observer les franchises municipales, si chères aux Marseillais ; il le fit en levant la main droite et en la posant ensuite sur le texte des « Chapitres de Paix » (Bouyala d’Arnaud, p. 246).

LA SEYNE-SUR-MER. 97e livraison :

(Carte postale Mona – Tamaris Bord de Mer, coll. H. Ribot).

Du 11 février au 31 juillet 1793,  LA SEYNE, SIX-FOURS ET SANARY S’UNISSENT POUR ACHETER DU BLÉ – La commune de La Seyne se trouvant presque entièrement dépourvue de blé se joignit à celles de Six-Fours et de Saint-Nazaire pour effectuer en commun un achat important de blé, en profitant du passage d’un navire ayant mouillé le 11 février en rade du Brusc. Ce bâtiment avait un chargement de blé et de farine à l’adresse d’un négociant de Marseille, le sieur Martin de la Cavale, soit, au total, 8.742 boisseaux de grains et 155 barils de farine. Cette négociation aboutit à un bon résultat, et la commune de La Seyne participa, le 13 février, à la souscription de 3.260 livres qui avait été ouverte pour couvrir l’acquisition en question ; elle en obtint le remboursement du gouvernement le 31 juillet 1793, à la veille des opérations contre Toulon. Maintenant, on voit mieux, dans les affaires courantes des municipalités du temps, la répercussion de plus en plus grandissante des difficultés générales dans laquelle se débattait la France en 1793. Souvent, très souvent, la question de l’approvisionnement en blé et en grains, le problème de la distribution du pain aux habitants revient dans les délibérations des conseils municipaux ; c’est certainement un gros souci qui hante les administrateurs des villes, des bourgs et même des villages, à La Seyne comme ailleurs (Louis Baudoin, 1965, p. 321).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Un agent de la circulation interpelle un automobiliste qui vient de brûler un feu rouge d’une façon particulièrement déterminée. Le policier ne cherche même pas à entamer le dialogue et déclare:

– Garez votre véhicule sur le côté et suivez-moi au poste tout de suite pour régler cela !

L’homme a beau essayer de s’expliquer, rien n’y fait. Le policier véritablement zélé l’emmène au poste et le jette au fond d’une cellule en précisant:

– Vous allez attendre le chef ici. Ça vous aidera à réfléchir sur le danger que représente votre conduite pour les autres usagers de la route et les piétons !

Et il referme brutalement la porte de la cellule.

Il revient quelques heures plus tard apporter un verre d’eau à l’incarcéré.
– Et encore, précise le policier, malgré votre stupide comportement, vous avez de la chance aujourd’hui. Le chef est au mariage de sa fille. Il sera certainement de bonne humeur quand il rentrera.
Et l’homme répond:

– Pas si sûr, voyez-vous c’est moi le marié !

Il est à présent 8 heures et je dois vous quitter.

Bise aux filles, poignée de mains aux garçons.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon dimanche à tous et à demain pour fêter les Félix.


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