ÉPHÉMÉRIDES DU 12 FÉVRIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 12 FÉVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4076).

ILLUSTRATION : 20 décembre 2008 : les Embiers, île de la Tour Fondue. Notre équipe fouille une tombe antique.

LES FÊTES.

Le 12 février, nous fêtons saint Félix, ou plutôt nous souhaitons une très bonne fête aux 23 400 porteurs de ce prénom et aux près de 10 000 personnes qui se nomment ainsi. Je rappellerai simplement que Félix fut le nom d’un pape (Félix IV) qui vécut à Ravenne dans la première moitié du VIe siècle.

Sans jeux de mots, il faut se souvenir que le calendrier républicain a dédié à la trainasse ce 24e jour du mois de pluviôse An II.

DICTON.

« Saint Félix et la Présentation amènent le froid pour de bon. »

PENSÉE.

« On ne peut trouver de poésie nulle part quand on n’en porte pas en soi. » (« Recueil des pensées de M. Joseph Joubert », publié par M. Châteaubriand, imprimerie Le Formant, rue de Seine, N° 8, 1838).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie – à ce personnage historique :

Trente-cinquième ouvrage : E. Tarlé – Napoléon. Traduit du russe par Jean Champenois, Ed. en langues étrangères, Moscou, n.d. (acheté en 1963), 592 p. N° d’enregistrement H 263 B 6 4 D.

L’éditeur ; « Ce livre m’est pas un ouvrage de vulgarisation, mais le résultat d’une recherche indépendante, un résumé succinct des conclusions auxquelles l’auteur est arrivé après l’étude des documents puisés dans les archives ou déjà publiés. Ces matériaux, il les a dépouillés (et pour certains même il fut le premier à les découvrir) en travaillant à ses deux monographies sur le blocus continental ainsi qu’à son étude sur l’état de la presse sous Napoléon. On a eu recours aussi naturellement à ceux qui se rapportent à d’autres aspects de l’œuvre de Napoléon. »

ÉPHÉMÉRIDES.

(20 décembre 2008 – le port de Saint-Pierre des Embiers vu de l’île de la Tour Fondue sur laquelle nous fouillions une tombe antique)

41 – 12 février : Naissance de Britannicus, fils de Claude et de Messaline (Pierre Grimal, 1978).

1208 – 12 février — Marseille. Vente par Anselme l’Aîné, viguier de Marseille et procureur de Raimond Geofroi et de ses [ils, à Bertrand Gombert, des milleroles de Marseille. (Acte 330 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf.A. Arch. comm. de Marseille, CC 73. Ind. : F. Portai, La république marseillaise, p. 191).

In nomine Domini . . . Manifestum sit … quod ego, Anselmus major, vicarius Massilie et procurator domini Raimundi Gaufridi et filiorum ejus, ex parte et nomine ipsorum, bona fide . . . dono et titulo perfecte donation is laudo et concedo in perpetuum tibi, Bertrando Gumberto et tuis, hoc privilegium et beneficium ac donum : videlicet ni tu et lui habeatis et teneatis nunc et semper Massilie mellairolas legales, quibus vin uni vendatur et ematur ac mensuretus, et locetis eas illis quibus necessarie fuerunt, singulas unum obolum diebus singulis et non amplius ; tamen, a Pentecosten usque ad festum sancti Micahelis, liceat vobis eas locare singulis diebus singulas denarium unum el non amplius. Et nemo deinceps alius, aliqua presumptione vel temeritate qualibet, audeat aliquas hujusmodi millairolas tenere ad locandum, nisi per te in Massilia eas tenuerit vel per tuos. Et hoc privilegium et beneficium ac donum promitto per stipulationem tibi. Bertrando Gumberto et tuis, me tibi et tuis a predicto domino Raimundo Gaufrido et a prefatis filiis suis salvum et inviolatum omni tempore tenere et habere et contra nulla juris subtilitate ullo loco vel tempore venire. Et ego. Bertrandus Gumbertus, pro hac donatione seu dono quod tu, domine Anselme, michi et meis fecisti, ex parte et in nomine domini Raimundi Gaufridi et filiorum ejus, sicut dictum est superius, promitto per stipulationem me eis, vel tibi pro ipsis. vel cuicumque tu vel illi mandaveritis, daturum annuatim in Nativitate Domini unam masmodinam auri censualem. Actum luit in domo Anselmi, anno Dominice Incarnationis M°CC0VII°, indictione décima, pridie idus februarii. Hujus rei sunt advocali et rogati testes : Ugo Andréas, Petrus Aymarus, Arnaldus Raimundus, Guillelmus de Garanis juvenis. Et ego, Guillelmus Charelli, publicus notarius, qui mandate et rogatu utriusque partis hanc cartam scripsi.

Note : millerole : mesure valant 30 litres ou 60,41 kg selon les localités (Maurel M.). Millerole ou charge : mesure de capacité pour les liquides qui valait, dans tout le Var, 62 litres et quelquefois 99 litres avant 1790 (Ministère de l’Intérieur An VII).

1237 – 12 février : Les possessions d’Anselme Fer au Castellet et à Six-Fours – Les moines de Saint-Victor sont-ils bien maîtres de Six-Fours à cette date? Non, car il y a le comte qui y lève des droits ainsi qu’Ancelme Fer qui y possède] …omne dominium et omnes fructus et novitas et gausidas et obventiones possessionum omnium nostrarum et jurium vel quasi que et quas habeo…in castri Castelleti… et Sex Furnorum tam in ipsis castris quam extra in eorum territoriis et districtu eorundem et omnibus et sennoriis dictorum castrorum. Archives des bouches du Rhône, B 328. [Duprat 1935, p. 291: Ancelme Fer paraît être à Six-Fours comme chez lui. Le 5 novembre 1221, il y convoque les Marseillais et les Hyérois en désaccord. Dans l’acte de 1237, Anselme Fer revend au comte de Provence les droits que celui-ci lui avait vendus.

(Chartreuse de Montrieux à Méounes. Coll. H. Ribot)

12 février 1257-1265 : Jean Bérard, garde et bannier de la chartreuse de Montrieux (Acte 335 du cartulaire de Montrieux). Guillaume de Saint-Julien, viguier d’Hyères (Archives des Bouches du Rhône), notifie la nomination de Jean Bérard comme garde et bannier de la chartreuse de Montrieux (Boyer 1980, p. 650 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux). Le nom de Guillaume de Saint-Julien, viguier d’Hyères, est probablement à mettre en relation avec la terre de Saint-Julien, paroisse située sur les confins de la Môle et de la Verne. Après 1257, Hyères appartient au comte qui en a échangé la seigneurie avec la famille de Fos contre un certain nombre d’autres terres alentour, dont la Mole. Guillaume de Saint-Julien peut avoir appartenu à la famille de Signes-Néoules, peut-être était-il le Guillaume de Néoules, coseigneur de la Môle cité en 1246 dans l’enquête sur les droits et revenus de Charles 1er d’Anjou). Note : le « bannier » était le garde des terres banales.

(1973 – la chartreuse de la Verne à Collobrières – cliché H. Ribot)

12 février 1269 : le droit de ramage du territoire de la Verne appartenait à Guillaume de Fos, comme seigneur de Bormes (Acte du cartulaire de la Verne, Maurel M., 1974) :  Enquête faite par le juge d’Hyères sur le droit de ramage du terroir de la Verne, ] « de laquelle il paraît que icelui appartenait à Guillaume de Fos en suite de l’échange fait entre Roger de Fos, son père, et le comte de Provence, et qu’il l’avait perçu de tout temps, et qu’avant lui l’avaient fait les receveurs du Roy ». Est-ce le même procès qu’en 1262 ou procès différent ? Maurel M. 1974 ; Ph. Giraud, 1859 ; E . Davin, 1957.

[Giraud Ph., 1859 : Février 1269, le seigneur de Bormes (Guillaume de Foz) possède le droit de ramage sur les terres de la Verne.].

[Davin E., 1957 : Dans les archives d’Aix, actuellement à Marseille, nous trouvons une enquête faite par le juge d’Hyères sur le droit de ramage du territoire de la Verne] de laquelle il paroit que icelui appartenait à Guillaume de Fos, comme seigneur de Bormes, en suite de l’échange fait entre Roger de Fos, son père, et le comte de Provence, et qu’il l’avait perçu de tous temps et qu’avant lui les receveurs du roy, au mois de février 1269.

Note : droit de ramage – droit de ramasser en forêt les branches (rameaux) tombées à terre.

12 février 1275 : sentence arbitrale au sujet des droits de Montrieux sur des terres à Méounes [Boyer, p. 654-655 : Acte 358, cartulaire de Montrieux). Montrieux, in camera que est juxta pisqueriam. Guillaume Alban et Guillaume Calhol, syndics de la communauté de Méounes, et Bertrandi Alexis, syndic du monastère de Montrieux, choisissent Geoffroi Castilhon d’Hyères et Jean de Gavagio pour arbitrer le différend qui les oppose au sujet des droits de pacage et des défens de Montrieux. Les deux parties s’engagent, sous peine d’une amende de 200 marcs d’argent, à se soumettre à la sentence de Bernard de Languissel, archevêque d’Arles. Témoins : ] Bertrandus Imberti, legis doctor ; Petrus Andreas, prior de Berra ; Bertrandus de Frominianico, judex domini Massiliensis episcopi ; Gaufredus Castelhoni de Areis, Johannes de Gavagio, jurisperitus ; Raimundus Vodabla, Sancti Juliani arelatensis ; Johannes Arvey, Sancti Ylarii de Ulmessatio, nemausensis diocesis, prior ; dominus Ugo Albani, vicarius de Signa ; Bermundus de Signa, miles, domini Castri Veteris ; Guilhelmus Genesii, vicarius de Albania. [Notaire :] Astorgius Brissoni. (Boyer 1980, p. 654-655 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux). Note : pisqueriam (pêcherie, écluse).

1324 – 12 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Plana de Cruce (acte aux archives de l’Evêché). Plaine de la Croix lieu-dit, quartier de Séon.

1325 – 12 février :  LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Peirafuoc de Aycardenquis (charte aux archives de l’Evê­ché). Pierrefeu, colline sur la limite des territoires des Pennes et de Marseille à Séon. — Il y avait autrefois une vigie.— Pierrefeu était une seigneurie en partie dans le territoire de Marseille avec droit de juridiction. Première mention :  Petra- focus, 20 novembre 1288 (acte notarié).

1352 – 12 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Molendinum de tegulicia (charte aux archives de l’Evêché). Moulin de la Taulisse, moulin à eau, quartier d’Arenc. Première mention : Molendinum Tabuliciei, 8 mars 1329 (acte notarié). « Molendinum de tegulicia » peut se traduire par « moulin de la tuilerie ».

1437 – 12 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –  Iscla de l’Ayssariada, (acte aux archives de la Major). Massillon, jardin et bâtiment appartenant à l’abbaye de Saint-Victor, quartier de Saint-Giniez. Mentions : XIème siècle, Ortus, (cartulaire de Saint-Victor, n° 89). 10 janvier  1791,  Milonis ou Massillon, (registre des biens d’émigrés). Plusieurs mots sont intéressants :

Iscla : île.

Ayssariada et ses variantes eisart, eissart ; exsart; essariade  ; comp. gaudeschart, gaudechart, gaudissart : correspondent au français « essart » employé dès le XIIIème s. (Robert). Ces termes se traduisent par défrichement, abattis d’arbres ; terre défrichée ; novale, friche ; ravin d’un torrent. Du lat. sarire (sarcler) et exsarire (défricher). Eisartade (terre défrichée). Essariade 1447 (Ollioules), colla bassa de Gaudeschart XIème s. (Signes), vallat de Gaudissart 1901 (La Valette). Si les seigneurs autorisèrent parfois des essarts, ce fut contre la redevance d’une part minime des récoltes, la tasque (tasca) (Boyer R., 1980).

Ortus : jardin potager (lié en général à une ferme dénommée « curtis »).

1447 – 12 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –  Peiro menudo (acte aux archives des Prêcheurs). Peiremenude – lieu-dit, quartier du Camas. Première mention : Peyra menuda, 1383 (acte aux archives munici­pales).

1454 – 12 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Gast Dalone (acte aux archives de l’Evêché). Gadelone – cours d’eau qui se forme au quartier des Accates et se jette dans l’Huveaune au-dessus de Saint-Marcel, commune de Marseille (1872). Première mention : Lona, 30 novembre 1358 (acte notarié). Note : « gast » désigne une terre inculte, voire un champ dans une terre inculte. Une « lona » est une lagune, un marécage, un marais, un palus, quelquefois des terres alluviales en bord de rivière.

1630 – 12 février : AZAN, prêtre de Sanary (Rotger B., 1984).

1687 – 12 février : CREATION, A LA SEYNE, D’UN BUREAU DES CONSIGNATIONS -Le 2 janvier 1785 fut créé, à La Seyne, un bureau des consignations, ordonnées en justice, des sommes déposées selon l’édit du 12 février 1687 et les déclarations du roi des 2 juillet 1690 et 12 août 1747, consignations dûment enregistrées à la Cour du Parlement de Provence. Ce bureau avait ressort dans les communes de La Seyne et de Six-Fours ; une commission fut accordée au sieur Pothonier, de La Seyne, pour faire la recette et le recouvrement des droits attribués à cet office établi, vraisemblablement, à la place Bourradet (Louis Baudoin, 1965, p. 287.).

1698 – 12 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vaujeu, (registre de l’Ecritoire). Val-Juegue – lieu-dit, quartier de Sainte-Marthe. Vers 965-977, le 30 octobre, mention de Vallis Judaica, (cartulaire de Saint-Victor, n° 23).

1723 – 12 février : BAIL DE LA FERME DES GREFFES DES AMIRAUTÉS DE PROVENCE ET DU LANGUEDOC. L’adjudication de ce bail d’affermage eut lieu sous la présidence de l’amiral Etienne Gautier, ancien greffier de l’Amirauté de Toulon ; il fut concédé à J.-François Guigou, négociant à La Seyne, et à François Blancard, négociant à Toulon (Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, antér. à 1789).

(façade de l’église de La Seyne. Dessin de Gérard Delattre).

1792 – 12 février : François Couret devient maire de La Seyne – Après cette élection, la situation change pour les Capucins. C’est alors que des incidents se produisent. Début avril 1792, 6 à 8 individus, puis le 22 avril suivant, une bande armée, veulent chasser les 21 Capucins réfugiés dans leur couvent de La Seyne. Ils ne seront en fait expulsés que plus tard, probablement le 30 avril. Aux 21 Franciscains expulsés et aux 19 Capucins s’étaient joints un Cordelier et un Recollet, venant donc d’autres branches Franciscaines. Les provenances des Capucins étaient, Toulon (7), Marseille (3), Lorgues (1), Solliès (2), Jonquières (1), Pertuis (1), et La Seyne (4). L’un d’eux avait plus de 80 ans, 8 de 70 à 79 ans, 4 de 60 à 69 ans, 2 de 50 à 59 ans, et 4 seulement avaient moins de 50 ans. Quand on sait que les Religieuses des Couvents d’Ollioules étaient aussi très âgées, il semble bien que la crise de recrutement fût réelle dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle (Louis Baudoin, 1965).

1794 – 12 février : MARSEILLE RETROUVE SON NOM supprimé le 6 janvier 1794 et rétabli par décret de l’Assemblée nationale le 12 février 1794.

(carte, collection H. Ribot. Le ministre de la Marine, Pléville le Peley, ordonna de faire mouiller les navires dans les eaux de la baie du Lazaret et de les y laisser en quarantaine. Lire ci-dessous=.

1798 – 2 avril : Arrivée à Toulon de l’escadre de l’amiral Brueys venant de Corfou ; elle comprend les vaisseaux : Guillaume-Tell, portant son pavillon, Tonnant, Aquilon, le Mercure, l’Heureux et le Généreux, plus cinq bâtiments vénitiens, fort médiocres, qui sont le Robert, le Banel, le Frontin, le Dubois et le Causse. (“Henri Ribot – 1798 – 2 avril : Armée – Guerre – Hôpital… | Facebook”). A cette force navale s’ajoutaient la Justice, le Léoben, le Mantoue, le Montenotte et l’Arthémise, soit cinq frégates. Ce même jour entre en rade la division du contre-amiral Ferrée qui se compose de quatre frégates qui sont : la Junon, le Muiron, la Diane et la Carrière; cette division vient d’Ancône qu’elle a quittée le 12 février. Le ministre de la Marine, Pléville le Peley, ordonna de faire mouiller les navires dans les eaux de la baie du Lazaret et de les y laisser en quarantaine afin, écrivait-il, de prévenir de possibles désertions. Ce fut là une mesure très maladroite, une mauvaise inspiration qui a été jugée sévèrement par les historiens, après les contemporains. Inhumaine et absurde, elle affecta le moral des équipages et causa du retard dans les travaux de remise en état des bâtiments du fait de leur éloignement de l’arsenal. Un de ses résultats les plus clairs fut le débarquement de près de six cents hommes malades qui furent évacués sur l’établissement du Lazaret et sur l’hôpital de Saint-Mandrier, car la quarantaine imposée, longue et pénible, se prolongeant jusqu’au départ de la flotte, favorisa la détérioration de l’état sanitaire des équipages consignés à bord des vaisseaux. Le commandant en chef de l’escadre lui-même, Brueys, nommé vice-amiral par Bonaparte le 13 avril, eut à cœur de partager le sort de ses officiers et de ses hommes ; il ne put voir sa femme et ses enfants, venus à Toulon, qu’à travers la grille d’entrée du Lazaret et il ne put les recevoir qu’après l’arrivée du général Bonaparte. Pendant leur séjour à Toulon, Mme Brueys et sa famille logèrent dans une maison de la place d’Armes appartenant au sieur Chambry (Louis Baudoin, 1965, p. 408).

1799 – 12 février : Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (voir cliché ci-dessus)) – « Mardi 7ème jour du mois de Ramadan 1213 [Les chrétiens syriens]. (Tandis que Bonaparte est parti guerroyer en Syrie) trois chrétiens ont été accusés de calomnies. Ils auraient dit aux Français que les musulmans se préparaient à bondir sur eux le jeudi 9 (14 février). Le qâ’im maqâm (le préfet)manda al-Mahdi (secrétaire général du conseil) et l’aghâ (le chef) qui se présentèrent. Il leur fit connaître l’information. « C’est un pur mensonge, lui dirent-ils. C’est une pure calomnie de la part des chrétiens par haine des musulmans. Le qâ’im maqâm fit enquêter sur l’origine de cette fausse accusation. Trois chrétiens syriens furent impliqués arrêtés et jetés en prison à la Citadelle ce jeudi. Le bruit s’avéra alors sans fondement, mais [les Syriens »] restèrent en prison. »

1816 – 12 février : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE – Une masse de bloc se détacha du rocher de Mauvin les 11 et 12 février 1816 et détruisit plusieurs édifices. Première mention : Malvesin, 4 février 1549 (registre aux archives de Saint-Victor).

1838 – 12 février : le Conseil municipal de Marseille, dans sa séance du 12 février 1838 reconnait d’utilité publique de l’érection de l’église Saint-Lazare.

1842 – 12 février : conquête de l’Algérie – 340 hommes des 2ème et 3ème régiments d’artillerie, appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique, sont cantonnés à Ollioules (Castellan E., 1937, p. 296).]

1854 – 12 février : délibération du Conseil municipal de La Seyne – La ville de La Seyne fait procéder à la remise en état de la maison presbytérale qui est contiguë à la sacristie de l’église. L’entretien de cet immeuble a été fort négligé depuis la Révolution et il est inhabité depuis cette époque. Ces réparations permettent de le rendre propre au logement du clergé affecté au service paroissial.

1885 – 12 février : Le Conseil municipal de La Seyne statue sur le projet de création d’un nouveau cimetière à Saint-Mandrier. Le terrain choisi par la commission est situé au lieu nommé «La Vieille» et appartient à un sieur Blanc. Le prix demandé par le propriétaire est de 2 F le m² – La commission propose de donner 1 F – Le conseil décide que l’on doit s’assurer à nouveau si le terrain réunit bien les conditions exigées et, en ce cas, passer un compromis avec le sieur Blanc (Gisèle Argensse, 1989, p. 80).

(Detaille, 1902 : Pêcheurs du quartier Saint-Jean à Marseille)

1903 – 12 février : naissance à Marseille d’Albert Detaille, peintre, dessinateur, photographe et publiciste. Décédé à Marseille le 6 novembre 1996.

1940 – 12 février : CREATION DE CENTRES D’ACHAT pour la récupération de ferraille afin de répondre à l’effort de guerre.

1941 – 12 février : DES RENFORTS POUR LES BALKANS – Hitler rassemble une armée de 500 000 hommes le long de la frontière ukrainienne. La plupart des armes équipant ces troupes sont d’origine française et font partie des stocks pris en juin 1940. En récompense, l’Allemagne a promis aux Bulgares une partie de la Macédoine et un accès à la mer Egée. On pense qu’il vient à la rescousse de son allié italien sévèrement malmené par les Grecs à moins que cela préfigure une agression contre l’Union soviétique, malgré le pacte germano-soviétique d’août 1939 (Bucarest, le 12 février 1941).

(coll. H. Ribot)

1942 – 12 février : les navires de guerre allemands SHARNHORST, GNEISENAU ET PRINZ EUGEN S’ECHAPPENT DE BREST ET RENTRENT EN Allemagne – Malgré tous leurs efforts, les Bri­tanniques n’ont pas pu empêcher les trois plus puissants bâtiments ennemis de traverser la Manche et de gagner l’Allemagne. Les croi­seurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau ainsi que le Prinz Eugen, qui constituent les cibles principales de la RAF, se cachaient dans le port de Brest depuis le printemps der­nier. 110 raids aériens ont déjà été menés vainement pour les éliminer. Leur fuite, ordonnée par Hitler et préparée par le vice-amiral Ciliax commandant cette escadre, a été baptisée opération Cerbère. Le lieutenant de vaisseau Philippon – membre de la Confrérie Notre-Dame qui surveille depuis de nom­breux mois les mouvements des na­vires dans le port de Brest – a averti les Britanniques qui ont mis au point leur plan (opération Füller). Hier soir, 16 Wellington de la RAF ont bombardé Brest, mais ce raid n’a retardé que d’une heure l’opération Cerbère, qui fut lancée à 22 h 45. N’ayant rien repéré, le Sea Lion, sous-marin britannique en obser­vation, a transmis à l’Amirauté que l’escadre allemande ne sortirait probablement pas ce soir-là. Mais, à 22 h 45, les trois navi­res quittèrent le port de Brest. Ce n’est que ce matin à 11 h 9 qu’un Spitfire de la RAF a repéré les na­vires ennemis, déjà engagés dans le pas de Calais. Les canons du châ­teau de Douvres ne purent pas les atteindre. Les torpilleurs du port se précipitèrent en mer sans pouvoir s’en approcher à cause de leur puis­sante escorte. Six Swordfish, dirigés par le commandant Esmonde, se lancèrent dans une poursuite cou­rageuse. sans leur escorte de Spitfire. qui n’était pas prête. Malgré leur vitesse réduite, ils réussirent à rattraper les Messerschmitt Bf 109 et les Focke-Wulf 190. mais ils fu­rent abattus avant même de voir leurs cibles. La RAF avait pu rassembler 242 bombardiers pour attaquer les bateaux au large des côtes néerlandaises avant la tombée de la nuit. Ce n’est que tard le soir que les mines larguées par la RAF ont réussi là où les bombardiers avaient échoué, touchant les croiseurs – le Scharnhorst sérieusement – à proximité des eaux allemandes. Dans la bataille la RAF a perdu 42 appareils (Chronique de la Seconde Guerre mondiale).

1943 – 12 février :

1. LONDRES – DE GAULLE ET JEAN MOULIN : A Londres, le général de Gaulle confie à Jean Moulin la mission de réunir la résistance intérieure à celle de l’extérieur.

2. LES ALLIES PENETRENT EN TUNISIE : La 2ème division blindée a aujourd’hui passé la frontière tunisienne, laissant la Libye aux mains des alliés. De son côté Rommel a  regroupé les restes de l’Afrika Korps derrière la ligne Mareth construite par les Français. Les prochains objectifs de Montgomery sont Médenine et Ben Gardane où se trouvent des pistes d’atterrissage.

1944 – 12 février : LES ALLIES SONT CLOUES SUR LA PLAGE D’ANZIO (Italie) – Les Alliés débarqués à Anzio ne parviennent toujours pas à enfoncer les défenses allemandes. A Lon­dres, Churchill tempête : «Nos fauves se sont rués sur Anzio – et on dirait maintenant des baleines échouées. » Le Premier ministre fulmine à l’idée que 72 000 hommes et 18 000 véhicules soient cloués sur place sans qu’apparaisse l’ombre d’une solution. Les offensives alle­mandes se succèdent et les Alliés sont contraints à la défensive au point que les rôles sont inversés : le débarquement aurait dû briser l’impasse du mont Cassin, mais ce sont maintenant les troupes alliées du mont Cassin qui intensifient leurs attaques pour soulager les renforts débarqués à Anzio. Sur les plages d’Anzio, le moral est au plus bas. La 14e armée du général von Mackensen reçoit des renforts tous les jours et se retrouvera bientôt forte de dix divisions contre cinq pour les Alliés. Avant même de lancer leur contre-offensive, les nazis ont réussi à les refouler jus­qu’au rivage, appuyés par la Luftwaffe, elle aussi renforcée. Les cor­respondants de guerre alliés ont reçu l’ordre d’arrêter toute re­transmission depuis Anzio, en réaction à une dépêche qui envi­sageait l’hypothèse d’une nouvelle retraite «à la Dunkerque». Mais la censure n’arrête pas les tracts nazis destinés aux Anglais et illus­trés de photos de femmes nues, sur lesquelles on lit : «Les Américains en Angleterre ont beaucoup d’ar­gent et de temps libre pour s’occu­per de vos épouses. »

1947 – 12 février : HYERES – PORT-CROS : Inscription par arrêté du 12 février 1947 du fortin de la Vigie, de la batterie de Port Man et du fort de l’Estissac.

1953 – 12 février : INCENDIE DU PAQUEBOT « SIDI-FERRUCH » A MARSEILLE – Le 11 février 1953 il quitte le port de Bône (aujourd’hui Annaba) en Algérie en direction de Marseille. Il transporte des passagers et 20 tonnes de coton en 80 balles, deux automobiles et des fûts de bière vides.

(Paquebot Sidi Ferruch – Coll. H. Ribot)

Trois heures après son départ un détecteur de fumée situé en cale s’active. Ordre est alors donné d’utiliser les extincteurs du bord. 225 litres de mousse carbonique sont alors déversés dans la cale concernée. Mais le feu couve toujours et il est décidé d’isoler la cale pour stopper une extension du sinistre.

Arrivé à Marseille le lendemain en fin d’après-midi le « Sidi-Ferruch » s’amarre au poste 92, môle J3 au port de la Joliette. Les passagers sont débarqués et les secours alertés. Les marins-pompiers des casernes Strasbourg (située Boulevard de Strasbourg à Marseille), la Bigue et Plombières sont activés et se présentent.
Le bateau-pompe Pythéas, mis en service un an plus tôt et stationné à la caserne de La Bigue, appareille et fait route vers le paquebot.

Les panneaux de cale sont retirés et une équipe d’exploration pénètrent dans la cale équipés d’appareils respiratoires.
En première analyse le feu s’avère sans gravité. Mais un peu plus tard plusieurs marins-pompiers sont victimes de malaises et l’un d’entre eux s’écroule sans connaissance, puis deux autres. Les membres de l’équipe tentent de leur porter secours tandis qu’un autre remonte l’échelle de cale pour alerter ses collègues. Il arrive sur le pont titubant avant de s’écrouler à son tour. On comprend le drame qui est train de se jouer: du monoxyde de carbone s’est accumulé à fond de cale ! Et en grande quantité puisque des intervenants situés dans les entreponts pont commencent eux aussi à ressentir des troubles et à éprouver des malaises.

Le fourgon électro-ventilateur de la caserne des Chartreux ventile la cale.

Cinq marins-pompiers sont restés à fond de cale. Il s’agit du chef d’agrès du premier secours de la caserne de Plombières et de quatre marins-pompiers du bateau-pompe « Pythéas ». Deux d’entre eux sont remontés au prix de grands dangers et dirigés vers l’hôpital Paul Desbief quelques rues plus loin. Les trois autres membres de l’équipage du bateau-pompe sont remontés à leur tour.

Des renforts arrivent des casernes de Plombières, La Madrague, Louvain et Saint-Pierre. La cale est alors inondée.

Huit personnes intoxiquées sont dirigés vers plusieurs hôpitaux de Marseille.

Malgré les soins prodigués à leurs trois camarades les plus touchés sur le pont à la lumière des projecteurs, le médecin-major du Bataillon ainsi que des infirmiers et secouristes n’arriveront pas à les ramener à la vie.
Le Second-maitre Félix Gaulier (sous-officier d’attaque), les matelots Louis Colet (homme de liaison) et Vincent Riccio (premier servant) sont morts au feu. Leurs corps sont débarqués et dirigés vers une chapelle ardente dressée à la caserne Strasbourg. Ils faisaient tous trois partis de l’équipage du bateau-pompe « Pythéas ».

Le feu est éteint en fin de soirée. Les opérations de ventilation et de déblai se poursuivent pendant deux jours. Un piquet incendie de deux hommes est maintenu en surveillance.

Une enquête est diligentée par le Préfet maritime de Toulon sur requête du préfet des Bouches-du-Rhône.

Les obsèques solennelles des trois marins-pompiers morts au feu ont lieu le 14 février. Ils sont tous trois cités à l’ordre de la Marine nationale et décorés de la Médaille d’or pour actes de courage et de dévouement à titre posthume.

Le paquebot, quant à lui, va poursuivre sa carrière. Il est acheté par la Marine nationale en 1963 qui le rebaptise Médoc et le transforme en bâtiment base (logement pour 250 personnes) avant de lui faire rejoindre la Polynésie où il intègre le Centre d’expérimentations du Pacifique. Il accompagne toutes les campagnes d’essais de tirs nucléaires comme base hôtelière pour le personnel du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Il est désarmé en 1972. Le Service central des Domaines à Paris ne trouvant pas d’acquéreur, la Marine nationale le coule en octobre de la même année en l’utilisant comme cible durant un exercice en Polynésie française.

1960 – 12 février : Mort à Paris du peintre Louis Agricol Montagné. Né à Avignon le 19 août 1879. Il fut directeur de l’École des Beaux-Arts d’Avignon de 1920 à 1928 et conservateur du musée de Villeneuve-lès-Avignon. Il dirigea plusieurs organisations comme le Comité pour la préservation des sites et monuments de Vaucluse, l’Association des paysagistes français et l’Association des aquarellistes français. Il fonda le Salon du dessin et de la peinture à l’eau.

1961 – 12 février :

1. Assassinat de Patrice Lumumba.

2. Engins de pêche et réglementation. Extraits des règlements prud’homaux – Chevrotière / drague / petit gangui pour poissons, oursins, crevettes (Assemblées générales de Bandol, 18 mai 1900, 12 février 1961, 12 octobre 1984 : caractéristiques définies par l’Arrêté du 19 décembre 1994).

(sous-marin Millé. Coll. H. Ribot. Lire l’article ci-dessous)

1962 – 12 février : ACCIDENT Du SOUS-MARIN Millé” (ex allemand) basé à Toulon ; Echouage et enfoncement de l’étrave.  «…A la suite d’une avarie du service de servocommande de la barre, le sous-marin Millé s’est échoué sur les fonds d’ancrage de la jetée sud de la grande passe, face à Saint-Mandrier. Ce n’est qu’au terme d’une série de manœuvres menée uniquement avec les hélices, que l’équilibre du sous-marin put éviter un heurt violent contre la jetée. Grâce à cette excellente manœuvre, le submersible s’échoua « en douceur » ne subissant ainsi que des dégâts superficiels (enfoncement de l’étrave, note HR). Peu après, les opérations de déséchouages pouvaient commencer. Elles ont été menées par quatre remorqueurs et un ponton-grue. A midi, tout était terminé et le sous-marin pouvait être remorqué dans l’arsenal où il a été mis aussitôt en cale sèche. Des experts sont venus aussitôt examiner les dégâts et une commission a été chargée de déterminer les causes de cette avarie peu commune…» (Le Petit Varois du mercredi 14 février 1962).

Nota : Le Millé est l’ancien sous-marin allemand U 471, type VIIC, qui avait été coulé par des B-24 Liberator lors du bombardement du 6 août 1944 alors qu’il été en cale sèche à Toulon (3 morts, car la majeure partie de l’équipage était en permission). Relevé en 1945, il fut incorporé dans la Marine française comme prise de guerre en 1946.Quelques mois après l’incident de la passe, le 11 décembre 1962 sera la dernière journée « active » du sous-marin. Le bâtiment sera condamné en 1963, coque n° Q339 (Documentation H. Ribot).

1974- 12 février : Soljenitsyne est arrêté – L’écrivain Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature, est arrêté dans son appartement de Moscou, avant d’être déchu de la nationalité soviétique et exilé le lendemain.

1986 – 12 février : LE TUNNEL SOUS LA MANCHE – Le premier ministre britannique Margaret Thatcher et le président français François Mitterrand signent à Lille le document officialisant le projet de construction d’un tunnel sous la Manche. L’ouvrage, dont la réalisation doit durer 7 ans, consistera en un double tunnel foré, où voitures et camions seront transportés par des navettes ferroviaires.

1987 – 12 février : EN URSS – L’agence Tass rapporte que « LE DOCTEUR JIVAGO », célèbre roman de Boris Pasternak interdit depuis 30 ans en Union soviétique, sera publié pour la première fois en URSS l’année suivante.

1994 – 12 février : UNE FEMME DEVIENT EVÊQUE – Cela se passe à Toronto où Victoria Matthews devient ainsi la première femme à accéder à ce rang dans l’Eglise anglicane au Canada.

2019 – 12 février : METEO DE SANARY – Journée ensoleillée. On relève 7° à 7h. Les maxima seront atteint dans l’après-midi avec 14°. Le vent devrait être très faible (moins de 5 km/h). La nuit prochaine, la température ne devrait pas descendre en dessous de 7°.

2020 – 12 février : METEO DE SANARY – Le soleil brille dans un ciel sans nuages associé à un vent d’ouest à nord-ouest à 20-25 km/h atteignant des pointes de 55 km/h peu avant le lever du soleil et 45 km/h dans l’après-midi pour se calmer quelque peu la nuit suivante. Les températures restent relativement douces avec 9° à 4h, 7° à 7 h pour les minimales, et 14° pour les maximales..

2021 – mercredi 10 février – Fisc : le Luxembourg visé par l’affaire OpenLux – Après LuxLeaks et les ¨Panama Papers, voici OpenLux. Une en­quête longue de plus d’un an, réalisée par Le Monde avec seize autres médias in­ternationaux et basée sur l’exploitation des données publiques mises en ligne par le Luxembourg, a révélé lundi 8 février les dessous du régime financier avanta­geux proposé par ce pays de l’Union européenne. Cette enquête affirme que sur les 140 000 sociétés en­registrées au Luxembourg, 55 000 ne sont en fait que des holdings, « des sociétés dont la seule fonction est de prendre des participations dans d’autres sociétés et d’ef­fectuer des opérations finan­cières », définit Le Monde dans le lexique qui accom­pagne son enquête. En somme, de simples boîtes aux lettres domiciliées au Luxembourg afin de bénéfi­cier du régime fiscal très fa­vorable du pays.

Une valeur de 6 500 milliards €Ces milliers de sociétés gèrent des actifs dont la va­leur atteignait au moins 6 500 milliards d’euros sur l’exercice 2018-2019, soit plus de 100 fois le PIB 2019 de ce pays de 600 000 habi­tants, troisième centre fi­nancier d’Europe après Lon­dres et Zurich.

Si le Luxembourg a fait un pas en avant vers la transpa­rence, celle-ci est loin d’être totale. Pour obtenir les don­nées nécessaires, les journalistes ont dû créer un pro­gramme informatique qui a simulé des recherches de milliers d’internautes pen­dant un an sur le site Luxembourg Business Register (LBR), qui centralise les deux registres. Cette technique, le « scraping de données », qui consiste à lancer des programmes in­formatiques pour cibler, ré­cupérer et stocker automa­tiquement les données contenues sur internet, a permis un gain de temps précieux en évitant de taper un à un chaque nom de so­ciété. Au total, les journalis­tes ont mis la main sur « plus de 3,3 millions de documents, soit 1,3 téraoctet de don­nées », écrit le quotidien. Cette base a été baptisée OpenLux, qui donne son nom à cette enquête.

Mafia calabraise et pègre russeLa mafia calabraise, la ‘Ndrangheta, et la pègre russe sont citées. Parmi les 64 458 bénéficiaires identi­fiés par OpenLux, on re­trouve au moins 279 des plus de 2 000 milliardaires mondiaux répertoriés par le magazine Forbes et 37 des 50 familles françaises les plus fortunées, telles que les Mulliez, les Guerrand- Hermès ou Bernard Arnault. La France est le pays le plus représenté : près de 15 000 Français possèdent des so­ciétés au Luxembourg, to­talisant au moins 100 mil­liards d’euros d’actifs, soit 4 % du PIB français (Var-Matin du mercredi 10 février 2021).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 193e livraison :

(Sanary, le bassin de la Millière, D.R.)

Années 1663 – 1664 : [Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : Devant le mauvais vouloir de la communauté d’Ollioules à leur égard et ulcérés par le rejet de leur demande d’amélioration, les syndics élus se tournèrent à nouveau vers le seigneur François de Vintimille pour obtenir son consentement à une séparation. Celui-ci accepta aussitôt et le 20 juin 1663, une convention fut passée entre le seigneur et l’un des syndics, Bernabé Infernet. Voici le texte de cette convention : « L’an mil six cent soixante-trois et le vingtième jour du mois de juin avant midy comme soit que les habitants possédant biens au bourg Saint-Nazaire ayant fait le dessein de se séparer du lieu d’Ollioules et faire un corps de communauté à part ils auraient requis et supplié messire François de Vintimille des comtes de Marseille et Baron de Tourves, seigneur baron du dit Saint-Nazaire et du dit Ollioules à leur donner son consentement, à quoi le seigneur baron du dit Saint-Nazaire aurait incliné et accordé et à cet effet constitué en leurs personnes par devant nous notaire royal à Aix soussigné et témoin, le dit Seigneur baron d’une part et Bernabé Infernet, bourgeois, et l’un des syndics du lieu de Saint-Nazaire fondé de légitime pouvoir d’autre, lesquels de leur gré de cette stipulation intervenant ont convenu et accordé que le dit seigneur baron donnera comme présentement donne par ces présentes son consentements et bon vouloir du dit lieu d’Ollioules et composer un corps de communauté et village distinct qui portera le nom de Saint-Nazaire Beau Port avec pacte qu’un tel consentement ne portera aucun préjudice à la juridiction haute moyenne et basse mère mixte impère directe universelle régalles et autres droits seigneuriaux féodaux et direct et tout autre de quelle nature et qualité qu’ils puissent être suivant les actes d’habitations, capitoux et baux passés au dit Saint-Nazaire appartenant au seigneur baron; consentent que les Consuls qui seront annuellement au dit Saint-Nazaire puissent porter Chaperon de velours rouge cramoisy et noir avec un vallet de ville avec la livrée verte et dépassements rouges; comme de tout plus amplement appen au dit contrat pour l’observation duquel les parties ont obligés tous leurs biens présents et à venir. Fait et publié dans la maison de Monsieur le Président de Coriolis en présence de messire Mathieu Bec pro­cureur en la cour du Parlement et messire Louis Imbert avocat en la cour juge du dit Olioules témoins requis et soussignés avec les dites parties à l’original et nous Jacques Lantelme notaire royal à Aix soussigné ». [Cet accord acquis, il fallait obtenir l’accord royal. C’était une autre affaire et il faudra vingt-cinq ans pour y arriver.

Le plus urgent était la fontaine. Saint-Nazaire, aux dires de plusieurs usagers du port ou du bourg qui tous] « … certifièrent que dans le bourg de Saint­Nazaire-lès-Ollioules, il n’y a aucune fontaine mais seulement quelques puits (dont un puits public qui a aujourd’hui disparu, mais qui est aisément situable. Selon A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982, p. 164, « Un lavoir se trouvait à la sortie de la rue de la Prud’homie, en face de la tour, près du rivage. Il avait pris la suite du vieux puits public qui se trouvait à sa place fut construit le transformateur électrique qui fut détruit lors d’un violent orage et fit place à son tour à un petit espace vert orné des armoiries de Sanary. »), l’eau d’iceux n’est point bonne ni propre à boire attendu qu’elle communique avec l’eau de la mer et sont extrêmement saumatrées à cause que lorsque les patrons qui abordent au port avec leurs barques sont obligés de les tirer prompte­ment. Ils ont vu que les habitants de Saint-Nazaire mandent prendre l’eau dans des barils à une fontaine du quartier de Mortier distant du bourg d’environ quinze ou seize cents pas ».

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 393e livraison :

(cliché H. Ribot)

1628 – 20 mai : Marseille – La terre de Mazargues entre dans la famille de Grignan par le mariage de Marguerite d’Ornano avec Louis Gaucher de Castellane Adhémar, comte de Grignan, contracté le 20 mai 1628 (Mortreuil).

1630 : mention de La Canebière (registre aux archives de Saint-Victor) – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Saint-Marcel.

1632 : [Peiresc, VOYAGE ET INSPECTION DE M. DE SEGUIRAN SUR LES COTES DE PROVENCE 1633 : On lit la note suivante dons l’Histoire de Provence de H. BOUCHE en 1640, au sujet du voyage de M.de Séguiran. «Le cardinal de Richelieu, dont le principal soin n’était que d’abaisser l’orgueil d’Espagne, ne se doutait point de ses attaques contre la Fronde plus apparemment que du côté de Provence, à l’occasion de la mer Méditerranée et pour pourvoir à son assurance, envoya au sieur de Bouc, premier président en la cour des comtes de Provence, pour faire dresser une vue figurée de toute la côte maritime, afin que sur cette figure il pût ordonner les fortifications nécessaires pour la défense du pays et empêcher la descente des ennemis. Ce président procédant en ce temps à sa commission, visita toute la côte maritime, depuis Nice jusqu’à Arles, menant avec soi Jacques de Maretz, professeur ès mathématiques de la ville d’Aix, qui dressa le plan de toutes les villes et de tous les villages le long de la côte de la mer; de laquelle il fit une très longue carte de deux ou trois cannes de long, en velin, bien peinte, enluminée en lettres d’or; où l’on voyait en perfection représentés les ports, les plages, les caps, les, les embouchures de rivières, les montagnes, les forêts et autres choses remarquables le long de la côte, à deux ou trois lieux en terre».

1633 – 20 juillet : Marseille – L’aumônier de Saint-Victor ayant élevé des pré­tentions sur la seigneurie de Mazargues, en alléguant que le seigneur de ce lieu n’était qu’emphytéote, il fut dé­bouté par sentence du lieutenant principal, en date du 20 juillet 1633. Le seigneur de Mazargues fut reconnu sei­gneur direct, avec droit de juridiction et un juge a fonc­tionné en son nom jusqu’à la Révolution (Mortreuil).

1635 : l’ensemble de la Provence connaît une poussée démographique tournant autour de 4% par an, et mise plus sur le commerce que sur l’agriculture. [B. Rotger, 1984 : Saint-Nazaire se modelait en cela sur l’ensemble de la Provence qui connut à cette époque une incontestable poussée démographique. Toulon passe de 10 000 habitants en 1598 à 18 000 en 1635 (soit près de 5% par an), Arles de 11 000 en 1571 à 25 000 (soit plus de 4% par an), Marseille de 50 000 au début du XVIIe siècle à 65 000 (soit un peu moins de 4% par an). Si l’agriculture ne semble pas faire des progrès, le commerce lui est bien vivant.]

1639 -19 novembre: déclaration royale autorisant le commerce avec tous les pays étranger, même ennemis – Les Marseillais estiment avoir le droit de commercer avec l’Espagne, et se réfèrent à un texte précis, la déclaration royale du 19 novembre 1639, qui a autorisé le commerce avec tous les pays étrangers, même ennemis (Cf. la contribution de L. BERGASSE à l’Histoire du Commerce de Marseille, Paris, 1954, IV, pp. 10-12.). Cependant, sans doute parce qu’il craignent que les autorités espagnoles fassent procéder à des saisies, les Marseillais utilisent les services d’intermédiaires : ceux des neutres les plus proches, les Génois. Des «barques de Gênes» sont souvent «chargées pour le compte particulier» de négociants marseillais.]

LA SEYNE-SUR-MER. 98e livraison :

(Loubon – L’émigration pendant le choléra à Marseille. Musée Fabre à Montpellier).

Le Préfet du Var décida par arrêté en date du 30 Novembre 1835 de créer une Association de Bienfaisance afin d’assurer l’avenir des orphelins indigents que le choléra avait privé de leur soutien naturel. [Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990 : Le fléau s’est déclaré depuis les premiers jours de mai à Saint-Chamas (Bouches du Rhône). Le premier cas est signalé à Toulon le 23 juin, à la Seyne le 27. Dès le début de juillet, il y a à Toulon 48 décès le 4, 69 le 5, 91 le 6, 108 le 11 (chiffre maximum pour un jour). Beaucoup de Toulonnais se réfugient  Marseille… où le fléau sévit également. L’épidémie s’étend à Grasse, dans les Bouches-du-Rhône, dans les Alpes de Haute-Provence, dans les Alpes Maritimes jusqu’à Villefranche. Le 11 juillet, le sous-préfet de Toulon demande la révocation de 3 juges qui ont abandonné leur poste. Quant aux médecins de village, on n’en a pas une haute opinion. On ignore alors le rôle des microbes pathogènes, ainsi que celui de l’eau dans la transmission de la maladie. L’épidémie sévit durant les mois de juillet et d’août. Le dernier décès dans le Var est daté du 31 août à la Seyne. Le 12 septembre, la préfecture peut dresser un bilan statistique du fléau, soit 3030 morts pour le Var – les chiffres doivent toutefois être considérés comme un minimum, car ils ne correspondent pas toujours avec les rapports des maires. Il fallut attendre en fait le printemps de 1836 pour que tout redevint normal.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Un classique de l’humour militaire du début du XXe siècle relevé par Jean-Charles (publié en 1973) : « Lorsqu’on voit un cavalier dans la campagne et que l’on ne parvient pas à distinguer son uniforme, il suffit de regarder à quelle allure va le cheval. S’il marche au pas, c’est qu’il est monté par un cavalier. Au trot, par un artilleur. Au galop, par un fantassin. S’il saute des obstacles, c’est un sapeur. Mais si un cheval sellé se promène seul, c’était un médecin militaire (sous-entendu : qui le montait). » Certains cavaliers ajoutent : « un cheval au triple galop, (c’est) celui de l’officier de marine ». Car, selon eux, la devise des marins qui « font du cheval » est : Sitôt à terre, sitôt à cheval. Sitôt à cheval, sitôt à terre.

(avril 1965 – Gérard et Henri dans la forêt des Morières au cours des essais du car Renault).

Il est à présent 7 h et quelques minutes et je me dois de vous quitter.

Bise aux filles, poignée de mains aux garçons.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon lundi à tous et à demain pour fêter les Béatrice.

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