ÉPHÉMÉRIDES DU 10 FEVRIER

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Souvenir de Bretagne (cliché H. Ribot)

ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 10 FEVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4074)

ILLUSTRATION : souvenir de Bretagne (cliché H. Ribot).

LES FÊTES.

               Le 10 février est le jour de la saint Arnaud dont 12900 personnes portent le nom d’origine germanique signifiant « qui gouverne comme l’aigle ». Saint Arnaud , un abbé italien, mourut en 1255 par suite de la persécution d’un seigneur local.

C’était, autrefois, la FÊTE DE L’OMELETTE qui marquait le RETOUR DU SOLEIL dans les Hautes Alpes, aux Andrieux, Guillaume Perousse, Valgaudemard qui fut décrite il y a plus un siècle et demi par le prefet Ladoucette. Nous avons de bonnes raisons de croire à la véracité du fait. Pendant cent jours, le soleil ne parait pas dans le vallon creux où se trouvent ces agglomérations. Quand il revenait, quatre bergers sur la place annonçaient le retour au son des fifres et des conques. Dans chaque foyer, les ménagères avaient fait une omelette. Tous les habitants, le plat à la main, accouraient à l’appel des sonneurs. Le plus âgé, lou Venerable, présidait une manière de farandole conduite par les troumpetaires au pont. Le Venerable tenait son omelette élevée au-dessus de la tête. Les bonnes gens déposaient leurs omelettes sur le parapet du pont et dansaient jusqu’à ce que le soleil inondât de ses rayons tout le village. Alors on reconduisait le Venerable puis on mangeait chez soi l’omelette. Le soir, jeux et danses. II faut savoir la vie d’hiver dans les hameaux sans soleil pour comprendre l’importance du rite. Ch. Le Goffic, de l’Académie Française, qui fut professeur au Lycée de Gap, l’a décrit. De quelle richesse profonde son sens est charge !

Le calendrier républicain dédiait le 22 pluviôse An II au thymèlÉ, ou daphnÉ garou,.

DICTON.

« Quand la bise oublie février, elle arrive en mai. »

PENSEE.

Dieu n’avait fait que l’eau, mais l’homme a fait le vin ! (Victor Hugo, Les Contemplations, « La fête chez Thérèse »). D’autres ajoutent : « et le pastis ».

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie – à ce personnage historique :

Trente-quatrième ouvrage : Merrien Jean – Corsaires et Flibustiers. Louviers, L’Ancre de Marine, 2003, 350 p. N° d’enregistrement H 11789 B 2 1 A.

Ecrivain de la mer, auteur de dizaines d’ouvrages, Jean Merrien s’était déjà penché en historien sur les francs-tireurs des océans, dans son livre Histoire des Corsaires publié à l’Ancre de Marine il y a quelques années. C’est cette extraordinaire aventure de la Course, traversée par des personnages au destin flamboyant ou tragique qu’il évoque aujourd’hui avec celle, peut-être plus fabuleuse encore, de la flibuste.

Si les géants – Jean Bart, Duguay-Trouin, Jacques Cassard, Surcouf – sont entrés dans la légende dans le fracas des abordages, il est d’autres corsaires qui en leur temps se sont couverts de gloire. Voici leur authentique histoire depuis les origines, les bâtiments et les équipages, les exploits et les combats dans les embruns et la mitraille.

Haute en couleurs, terrifiante, atroce parfois mais pourtant d’une beauté sauvage, la flibuste est ici contée. L’argent et les plaisirs, les honneurs et les gloires, la mort et la ripaille y tissent la trame de la grande aventure, de l’île de la Tortue à Saint-Domingue de Haïti à Maracaïbo.

Gentilshommes ou forbans, des noms de flibustiers ont marqué à jamais la mer des Caraïbes. Du chevalier de Grammont à Monbars l’exterminateur, de Jean-David Nau l’Olonnais à Laurent de Graff voici tels qu’en eux-mêmes les aventuriers de la mer. Jean Merrien n’a pas sacrifié au romantisme, tout est rigoureusement exact, et son livre passionnant restera comme un ouvrage de référence sur le monde fascinant des corsaires et des flibustiers.

ÉPHÉMÉRIDES.

(août 1969 : Cathy en barque à Istamboul).

-641 – 10 février : MORT D’HÉRACLIUS A CONSTANTINOPLE –  Le général Héraclius avait pris le pouvoir à Constantinople à un moment où l’empire romain d’Orient, ultime survivance de l’ancienne Rome, était menacé de toutes parts : au nord, par des barbares du nom d’Avars et à l’est, par les Perses.  L’Empire d’Orient renouait avec la culture grecque et se transformait en Empire «byzantin», d’après le nom grec de la capitale (Byzance). Héraclius lui-même se donna le titre de «basileus» par lequel les Grecs désignaient habituellement le Grand Roi des Perses. Plus important, il réforma l’administration et l’armée. Enfin, il repoussa les envahisseurs et mêma arrive avec son armée jusqu’à Ctésiphon, capitale de l’empire perse. L’empire byzantin allait grâce à lui prolonger de huit siècles son existence…

(Chartreuse de montrieux, vue-aerienne H. Ribot,2007)

1184 – 10 février : Aicard, réputé fils de Bertrand de Signes, donne aux chartreux de Montrieux son droit seigneurial sur une terre à la Sauvette, qu’exploitaient deux tenanciers, Petrus Bonpar et Poncius Bonpar, ainsi que des pâturages sur le territoire de Signes, contre une rémunération de 10 sous (Acte n°  126, cartulaire de Montrieux, Boyer R., p. 519).

1323 – 10 février : lieux-dits de MarseilleCadenieras (charte aux archives municipales). La Cadenière, lieu-dit, quartier de Saint-Marcel à Tribols. Première mention :  Cadanera, en 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n’ 53).

1325 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Cardemoras – lieu-dit près de  La Salle.

1340 – 10 février : lieux-dits de MarseilleRocmas lieu-dit près du cap Pinède (acte notarié).

1346 – 10 février : lieux-dits de MarseilleManhinellas (charte aux archives de la Major). Marignelle – quartier rural entre Arène et le Cannet. Première mention : Pons de Manavellas, le 19 juillet 1248 (charte aux archives  municipales).

1351 – 10 février : Gaëte. Procuration par Raimond de Baux de Courthézon, marÉchal du royaume de Sicile, à Jacques de Puyloubier et à deux autres gentilshommes, pour prendre possession en son nom, administrer et gouverner pendant son absence les châteaux de Tourves. Rayssetel et Gaillet près de Brignoles, que le Roi et la Reine lui ont donnés. (Acte 668 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. de Gérin-Ricard : B. Arch. départ. des Bouches-du-Rhône, B 21, fol. 403. 1nd. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 1317).

Le 10 février 1354 :  Les états généraux du pays se réunissent à Aix-en-Provence. Une guerre civile se prépare.

1414 – 10 février : Guerre de Cent ans – Le 10 février, le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, est banni du royaume par le conseil du roi Charles VI (Charles Ripert, Ils ont régné sur la France).

1435 – 10 février : FIN DE L’HIVER très long, appelé en Angleterre la grande gelée car il s’y prolongea du 24 novembre au 10 février : « Dans le Nord, il neigea près de 40 jours consécutifs, la nuit comme le jour ». De nombreux lacs et fleuves furent gelés. Les plus lourdes voitures traversèrent la Seine à Paris et la Moselle à Metz. « L’eau qui écoulait des linges mouillés placés devant le feu pour sécher gelait en tombant. » (Herage / histoire climat 1)

1467 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Font del Elne  (registre aux archives de l’Evêché). Font de l’Ebre – lieu-dit, quartier d’Arenc.

1507 – 10 février : seize famille viennent peupler Sanary – En 1507, le 10 février, un acte d’habitation fut dressé par Maître Morteriis, notaire à Ollioules. Par celui-ci, le seigneur d’Ollioules, Magdelon de Vintimilles « pactisa » avec 16 familles désireuses de s’installer elles aussi autour de la tour Saint Nazaire. Il leur donna des terres, des places à bâtir des maisons, mais il assortit cette attribution d’un nouveau bail plus restrictif que celui accordé aux habitants précédents. Cette attribution fit l’objet des conventions et capitouls  (R. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984, p. 25-26 ; Rotger B., 1990, p. 5-6 ; H. Ribot, DANS Cahiers du patrimoine 7 « Ollioules » et 10 « Sanary »).

Notons que, ce même jour, des familles s’installent à St-Estève de Janson (de Ribbe, La société provençale…, p. 349 et suiv.).

1520 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Font Caudiere (registre aux archives de l’Evêché.) La Cadenière – lieu-dit,quartier de Saint-Marcel à Tribols. Première mention : Cadanera, en 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n’ 53). Cf. à la date du 10 février 1323.

1559 – 10 février : lieux-dits de MarseilleSautador (registre aux archives de l’Evêché). Le Sautadour – sentier dans les collines de Saint-Cyr, près Aigues-Vives. Autre mention, plus ancienne :  Caminum del Saltador, 2 novembre 1462 (registre aux archives de l’Evêché).

1570 – 10 février : En Espagne, lors de la révolte des morisques, anciens musulmans convertis au catholicisme, 4000 maures sont massacrés à Galera (Henri Ribot, La Conception des guerres au XVIe s.)

1613 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Font Peoulhoués (acte aux archives de l’Evêché). Font-Pouilleuse – source, quartier de Séon, à Baume-Isnard. Première mention : Fons Pedieulosa, 26 mars 1306 (acte aux archives municipales).

1674 – 10 février : lieux-dits de MarseilleCros de Hureau – lieu-dit, quartier de Saint-Julien. Première mention : Cros de Thoreau, 11 août 1559  (registre aux archives de la Major).

(1973 La Mole, château de Fonscolombe, cl. H. Ribot).

1717 – 10 février : Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 28 : Déclaration faite par la communauté de la Molle aux procureurs du pays pour servir à l’affouagement général avec mention des droits auxquels sont soumis les habitants envers le seigneur et la nobilité des biens possédés par le seigneur. Copies d’un dénombrement fait en 1717 par les consuls de la Molle et d’une lettre écrite par l’intendant le 10 février 1717.

1731 – 10 février : mariage à La Seyne entre Dominique Tortel et Françoise Lombard – Fol. 26 v°, contrat de mariage passé entre Dominique Tortel, maître calefat, fils de feu Esprit et de Françoise Lombard, de La Seyne, et Catherine Daniel, de Michel, calefat, et Anne Curet, de La Seyne. Montant et composition de la dot : 200 L en argent. 233 L en hardes. Une terre, vigne, oliviers, figuiers et bosque, à La Seyne, qu. des Moullieres, pour 150 L. Un maison à La Seyne, rue de l’église. Total : 1257 L (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours). 3 E 34 / 74 – fol. 85 v°-87

1747 – 10 février : Demande par le quartier-général établi à Puget-ville de la vérification du fourrage de la Chartreuse de la Verne et du plus court chemin pour s’y rendre. Réponse du prieur Pennet – « Il n’y a aux Lambert qu’une quantité de foin insuffisante pour les bestiaux de la Chartreuse ». (Lettre aux archives de Draguignan selon M. Maurel)

1755 – 10 février : MORT DE MONTESQUIEU – Charles-Louis de Montesquieu meurt à Paris. Écrit sous la Régence du duc d’Orléans, son livre « les Lettres persanes », publié en 1721, avait fait de lui un auteur à succès, qui fit le tour de l’Europe avant de se retirer à la Brède pour écrire, ou plutôt dicter, son chef-d’œuvre, L’Esprit des Lois, en 1748). Montesquieu est l’un des fondateurs des sciences politiques modernes avec les Anglais Thomas Hobbes (1588-1679) et John Locke (1632-1704). Le premier, auteur de Léviathan et de la célèbre sentence : «L’homme est un loup pour l’homme», s’est fait l’apologue de l’absolutisme ; le second, auteur d’un Traité du gouvernement civil, est à l’origine de la pensée libérale.

1763 – 10 février : Fin de la guerre de Sept Ans (Ambrosi C., 1971, « Corse. Un objet de rivalités historiques ». Encyclopaedia Universalis, vol. IV, 1971, p. 1057 à 1058). Négocié pour le compte de Louis XV par le duc de Choiseul, le traité se solde par la perte de la Nouvelle-France (aussitôt rebaptisée « The Province of Quebec »), de la Louisiane et de la plus grande partie des possessions françaises aux Indes à l’exception des comptoirs de Pondichéry, Chandernagor, Yanaon, Karikal et Mahé… Elle abandonne de ce fait à l’Angleterre la plus grande partie de ses colonies (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).

1793 – 10 février : ARRIVÉE DU DÉCRET DE DÉCLARATION DE GUERRE A L’ANGLETERRE ET A LA HOLLANDE – Parvenu le 10 février au soir à Toulon, le décret par lequel la Convention avait déclaré que la République était en guerre avec le roi d’Angleterre et avec le stathouder des Provinces-Unies avait été signifié à minuit par exprès à toutes les municipalités par les soins de Ricard, procureur général syndic du département du Var (Roger Vallentin du Cheylard, 1913-1914).

1794 – 10 février (22 pluviôse) : nouvelle hausse du prix du pain –Au Beausset, nouvelle hausse du prix du pain le 22 pluviôse (10 février) ; il passe à 21 sous la livre de poids et le son à 12 sous. Phénoménale in­flation puisque le pain était encore à 7 sous la livre le 25 décembre 1794 ! C’est la traduction de la pénurie de blé qui affecte la région, et justifie les inquiétudes répétées de la municipalité et ses appels pres­sants aux représentants du peuple en mission (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1798 – 10 février (3 ventôse, an VI) : REGLEMENT DES ÉCOLES PRIMAIRES CANTONALES DU VAR –  Le 22 pluviôse An VI, l’administration du département du Var, siégeant à Brignoles, rédigea un règlement complet pour l’organisation et le fonctionnement des écoles primaires cantonales. Ce texte porte 1° sur les qualités des instituteurs des écoles primaires et les connaissances qu’ils doivent avoir ; 2° Les heures de travail et l’objet des études ; 3° Choix du local pour les écoles primaires ; 4° Images à présenter sous les yeux des élèves ; 5° Objets des leçons de morale ; 6° Tâche que les élèves auront à accomplir, de retour dans leur maison ; 7° Jours de congé. Exercices des élèves pendant ces jours ; 8° Instituteurs des pensionnats ; 9° Tableau d’envoi relatif à la conduite et aux progrès des élèves ; 10° Surveillance des écoles par les autorités municipales (Bourrilly 1894, p. 54 et suiv. qui donne in extenso ce règlement. Archives communales de Toulon et de Signes).

1799 – 10 février : Départ de Bonaparte pour la Syrie – Dimanche 5e jour du mois de Ramadan) [10 février 1799] Départ du général [Bonaparte] à ’Adiliyya, à 4 heures [du matin], au lever de la constellation du Bélier, la lune étant dans le quartier de Saturne. Un certain nombre de soldats resta à la Citadelle et dans les forts construits par eux sur les collines. Le qâ’im maqâm, Poussielgue, le général Desaix avec le groupe des soldats du Sa’îd, les généraux des Provinces chacun dans leur garnison [restèrent sur place]. [Bonaparte] emmena avec lui des conseillers, les membres du Conseil (mashûra), les interprètes et les chefs des métiers comme les menuisiers, les forgerons et le génie militaire avec leur chef, Abû khashba (= Caffarelli). Il laissa cependant au Caire certains de leurs chefs. Les groupes de militaires laissés en arrière partaient les uns après les autres, à raison d’un groupe par jour (Abd-al-Rahman al-Jabartî).

1835 – 10 février : CONQUÊTE DE L’ALGÉRIE – Ollioules héberge un détachement de 40 hommes du 13ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).

1841 – 10 Février :

1. Promenades dans Toulon ancien et moderne – (fol. 126). — Hommage fait au Conseil municipal par M. Vienne de son ouvrage, ayant pour titre : « Promenades dans Toulon ancien et moderne » (Inventaire sommaire des archives communales de Toulon postérieures à 1789. Série D. Délibérations du Conseil municipal (1805-1852). Op. cit., p. 151.

Vienne (Henri), né à Dijon en 1771, décédé à Geney, près de Nuits, en 1862. Ex-membre de la Congrégation de l’Oratoire, il vint vivre à Toulon, auprès de son fils, officier de marine, après la révolution .de 1830. Il avait dépassé la soixantaine quand il fut nommé bibliothécaire-adjoint, puis archiviste de la ville. En clas­sant les Archives, il conçut, l’idée d’écrire ses Promenades à Toulon, qui constituent une description complète de la ville).

2. DECISION HISTORIQUE DE LA GRANDE-BRETAGNE CONCERNANT LE QUÉBEC – Le 10 février 1841, le gouvernement britannique applique à ses colonies d’Amérique du Nord l’Union Act (« Acte d’Union ») voté le 23 juillet 1840 par le Parlement de Westminster. L’objectif sous-jacent est de dissoudre la communauté québécoise dans l’ensemble anglo-saxon…. Suite à l’Acte d’Union, la Province du Canada nait officiellement et réunit les colonies du Bas-Canada et du Haut-Canada en une seule colonie britannique.

1842 – 10 février (fol. 28). CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON

– Nomination du secrétaire du Conseil

— Renonciation par le sieur Richard de la concession d’eau, dont il jouissait pour sa maison dite Caserne St-Louis ; il n’est point exempté du paiement de la redevance pour 1841.

— Marché de l’enlèvement des sables, pierrailles, déposés sur la voie publique demande en résiliation, révision du cahier des charges, nomination d’une commission.

— Compte de gestion du caissier de la Caisse d’Epargne pour 1841.

— Approbation du compte rendu des opérations de la Caisse d’Epargne pour 1841 et vote du bud­get du même établissement pour 1842.

— Balance à bascule, proposition de MM. Béranger et Cie de Lyon.

— Communication au Conseil d’une délibération de la Chambre de Commerce de cette ville, tendant à ce que le chemin de fer projeté de Paris à Marseille soit continué jusqu’à Toulon ; le Conseil adhère pleinement à ce vœu.

— Il est accordé aux trompettes, sergents de ville et concierge de la Mairie une paire de bottes et une casquette en addition des objets mentionnés dans la délibération du 13 mai 1825.

— Demande en gratification par les sieurs Esclangon, Barbe et Rouvier qui ont accompagné les agents des contributions directes dans le recensement des propriétés bâties.

— La Société d’Eclairage de la ville offre d’affecter à l’hypothèque, en échange de son cautionnement de 50.000 fr. en numéraire, un immeuble situé au quartier de la Croix-Vidal, appartenant à M. Mauric ; commission nommée pour examiner si cet immeuble offre les garanties désirables.

— Demande en gratification par M. Latour Marliac, commissaire de police ; il lui est accordé 300 fr.

1845 – 10 février : Église de Saint-Mandrier – il est procédé à la mise en adjudication de l’église de Saint-Mandrier, la mise à prix étant de dix mille deux cent huit francs cinquante-deux centimes (Gisèle Argensse, 1989, p. 65).

1887 – 10 février : DÉCES DU CURÉ DE LA SEYNE – Décès de raymondis Ambroise, curé de La Seyne depuis le 1er juillet 1880 (Louis Baudoin, 1965, p. 424).

1906 – 10 février : LE DÉPUTÈ INVISIBLE DISPARAÎT SUR LES QUAIS DE MARSEILLE – Pierre-Alype, candidat à la députation à la Réunion, s’effondre à Marseille sur le quai d’embarquement  sans avoir eu le temps, en une vie entière dévouée à la politique, de rencontrer un seul électeur. Seize années durant, il avait été député de l’Inde française et, pour ses électeurs, le « député invisible » qu’on était sur de ne pas rencontrer. Puis le vent avait tourné, ce qui l’avait décidé à se présenter à la Réunion, sa terre natale. Dans la mémoire collective, il a été l’homme qui maintint le système des castes dans l’Inde française, mais s’inscrivit comme réformateur sur les bancs de l’Assemblée (Marianne, 1327, p. 69)..

1911 – 10 février : Le nouveau cimetière de la section de Saint-Mandrier est enfin terminÉ (Gisèle Argensse, 1989; p. 126).

1914 – 10 février : FONDATION DE « FORTUNIO » QUI DEVIENDRA « LES CAHIERS DU SUD ». Marcel Pagnol fonde, avec quelques copains de khâgne (dont Ballard), la revue littéraire « Fortunio » [Les Cahiers du Sud] à Marseille. La préhistoire des Cahiers du Sud commence en 1913, à Marseille. Marcel Pagnol et quelques amis, bientôt rejoints par Jean Ballard, créent la revue littéraire Fortunio. La guerre interrompt la publication, reprise en 1919 sous l’égide de Jean Ballard (1893-1973). Les Archives de la revue « Les cahiers du Sud » ont été données à la Ville de Marseille en 1976.Il s’agit d’une publication initiée par Marcel Pagnol, en 1913, et perpétuée par Jean Ballard jusqu’en 1967. Son contenu intellectuel et artistique est particulièrement riche d’articles et de textes pionniers, de critiques littéraires, et mérite d’être mieux connu. Dans le cadre de ce projet, seuls les numéros des années libres de droits sont numérisés (1914-1940). Périodique noir et blanc, de format A5 environ, constitué d’une dizaine de pages à ses débuts (1914) puis de plus d’une centaine de pages à partir des années 1920. Elle compte environ 12 numéros par an.

1918 – entre le 10 et le 13 février : PERTE DU SOUS-MARIN “BERNOUILLI” – Parti en croisière le 10 février, le Bernouilli, Cdt LV René Audry, ne revient pas le 13 du secteur à l’ouest de Cattaro entre les parallèles 42°15 et 42°25 et les méridiens 17°50 et 18°. Les recherches faites le 13, 14 et 15 par torpilleurs et avions en trouvent aucune trace. Il a dû certainement sauter sur une mine devant Durazzo. 29 morts.

1930 – 10 février : PARTI NATIONAL DU VIET NAM – Le parti national du Viêt Nam fondé par Nguyen Thai Hoc en 1927, qui veut expulser les Français avec l’aide de la Chine est brisé après l’échec de la mutinerie de Yen Baï le 10 février 1930.

1936 – 10 février : séance inaugurale de la Caisse d’Epargne de Saint-Mandrier – Dès le 10 février 1936, a lieu dans la salle de la mairie la séance inaugurale de la Caisse d’Epargne de Saint-Mandrier, succursale la Caisse d’Epargne de Toulon. Cette succursale de la Caisse d’épargne de Toulon créée sous Louis-Philippe, le 15 octobre 1832, a tout d’abord à sa tête Marc Baron. La même année, un nouveau Conseil d’administration apparaît avec le bureau suivant : Président : Victor Blanc (ancien combattant, chevalier du Mérite Social). Vice-président : Roger Remay (industriel, ancien combattant). Secrétaire : Gabriel Gaubert (ouvrier du port, ancien combattant, chevalier du Mérite Social). Quant au caissier, le seul rétribué, en poste depuis le 1er mai 1936, il s’agit d’Eugène Revest. Tous ces fidèles bénévoles laisseront leur place à des salariés à plein temps à la fin des années 70). A cette occasion, 300 F sont offerts aux élèves les plus méritants du groupe scolaire. Des livrets sont remis pour l’école de garçons à Pagotto Bruno, Verron Victor, Beaudouard Jack, Aguilar Jean, Ardissone Roger, Guida Joseph. Dimajo Jean et Revest Lucien. Pour l’école de filles à Flour Gisèle, Revest Noëlle, Jouvencelle Christiane (Mme Wérotte Marguerite (née Ajello) a corrigé le nom et écrit Jouvencel), Magliotto Edith Martin Fernande, Bianco Alice, Jouve Andrée et D’Issanto Jeanine (Gisèle Argensse, 1989, p. 199 ; Ken Nicolas, vol. 1.).

1939 – 10 février :

1. Prise de Barcelone par les Franquistes. Depuis des jours, des cen­taines de milliers de réfugiés franchissent la frontière française. Toute la Catalogne sera occupée le 10 février. À ce moment, ce seront les Divisions républicaines qui se replieront en France. Pour les héberger, on improvise sur les plages des baraquements, à Argelès, à Collioure, etc. qui servent de « camps de concentration ». La Presse de gauche s’indigne des traitements indignes auxquels sont exposées les populations et les soldats internés, qui souffrent du froid, de l’humidité et de la faim. La presse de droite déplore que l’on dépense de l’argent pour re­cueillir des individus qui peuvent être dangereux pour la sécurité de la France. S’ils n’ont rien à se reprocher, qu’ils rentrent chez eux. Ces camps de concentration servi­ront moins de deux ans après, sous l’occupation, aux prisonniers français (Henri Ribot).

2. LE PAPE EST MORT –  Pie XI meurt, les drapeaux sont mis en berne dans la section et un service funèbre est célébré dans l’église de Saint-Mandrier, à la mémoire du Pape quelques jours après. Tout le monde se réjouit lorsque le cardinal Pacelli sous le nom de Pie XII va régner sur 350 millions de catholiques (Gisèle Argensse, 1989, p. 207 écrit Vacelli au lieu de Pacelli).

1941 – 10 février : l’amiral François Darlan devient vice-président du conseil, successeur désigné du maréchal Pétain, l’équivalent du chef du Gouvernement actuel. Il sera poussé à la démission en avril 1942 et assassiné quelques mois plus tard à Alger.

1943 – 10 février : MANIFESTE DU PEUPLE ALGÉRIEN- Un Algérien musulman, Ferhat Abbas, publie le Manifeste du peuple algérien et revendique une pleine autonomie pour l’Algérie.

1944 – 10 février : Ouvriers des F.C.M. astreints au service des gardes-voies. Une décision directoriale du 10 février 1944, informe les ouvriers que désormais les services de la garde des voies ne les dispensent pas de reprendre le travail le lendemain et que toute absence entraînera la perte du salaire journalier et des sanctions (A.D.Var : 1W24. Note d’information du 11 février 1944  au préfet).

1945 – 10 février : Anne Frank meurt en déportation à Bergen-Belsen (Allemagne). Annelies Marie Frank, plus connue sous le nom d’Anne Frank, était née le 12 juin 1929 à Francfort-sur-le-Main (Allemagne). Disparue à 16 ans, elle représente à elle seule la jeunesse qui a souffert et péri dans les camps d’extermination nazis. Au-delà des chiffres terrifiants des victimes du nazisme, elle confère une humanité certaine à ceux que le Troisième Reich a tenté de déshumaniser… Elle est connue pour avoir écrit un journal intime dont le titre français est « Le journal d’Anne Franck ». D’après une étude réalisée en 2015 par des historiens pour l’institution Maison Anne Frank, celle-ci déclare que « le jour de sa mort a plus probablement eu lieu en février ». Elle souffrait du typhus dès la fin du mois de janvier. Or la « plupart des décès dus au typhus ont lieu douze jours après l’apparition des premiers symptômes », d’après l’Institut néerlandais pour la santé publique. « Il est donc improbable qu’elles aient survécu jusqu’au 31 mars 1945 », comme on le pensait jusque-là.

1947 – 10 février : Signature des traités de paix avec l’Italie, la Bulgarie, la Finlande, la Hongrie et la Roumanie (Jean-Charles Volkmann, 2003.). Ce traité rectifie les frontières italiennes, roumaines, bulgares, finlandaises et hongroises.

1953 – 10 février – A SAINT-MANDRIER, LE QUARTIER DU Pin Rolland commence à se dÉvelopper ; les premières villas voient le jour et une agglomération importante nécessite la création d’un poste d’abonnement public téléphonique. Mlle Cauvi est nommée gérante du poste en février 1953, une mensualité de 1 000 F lui sera allouée.

Le Conseil Municipal de Saint- Mandrier délibère au sujet l’Avenue Marc Baron qui présente un danger constant entre l’église et la maison Boyé parce que dans certains endroits, sa largeur est inférieure à 3 m. Ce chemin rural se raccordant à la route de la Marine desservant les ouvrages militaires de la presqu’île, assure un trafic très important et qu’il est fréquenté par des camions de gros tonnages, que le danger est encore aggravé du fait de la fréquen­tation de ce chemin par les élèves de l’école de garçons et qu’il desservira le groupe scolaire. D’autre part, un terrain de basket-ball sera aménagé à proximité des écoles et du terrain de sport. Les propriétaires consultés ont cédé à l’amiable au prix normal de 250 F le mètre carré, le terrain nécessaire au tracé de la nouvelle route. Il sera dressé un acte d’achat avec : Mme Mathieu pour une surface de 221 m2, M. Barbe J. pour une surface de 198 m2, M. Barbe C. pour une surface de 270 m2, M. et Mme Gibert pour une surface de 655 m², M. et Mme Escartefigue pour une surface de 1647 m².

L’alimentation en eau de la commune a occasionné de graves difficultés et des ennuis avec la Marine, mais le projet d’adduction d’eau est à l’étude. La pénurie d’eau ne fait que s’aggraver de jour en jour et on pense même qu’elle peut engendrer de graves épidémies. Le Conseil Municipal considère que l’installation dans la presqu’^le de nombreux fortins, notamment de l’école de D.C.A., tous  alimentés par la seule conduite d’amenée de La Seyne à Saint-Mandrier , ne fait qu’accroître cet état de choses.. Aussi demande-t-il à Monsieur le secrétaire d’Etat à la marine, à M. le Vice-Amiral d’Escadre, au Préfet maritime, de revoir la question des effectifs de la marine stationnés sur le territoire de la commune. La distribution d’eau par la seule conduite de 200 mm d’amenée en provenance de La Seyne (réservoir des Moulins) a été prévue pour une population maximum de 2000 habitants alors la fourniture intéresse près de 7000 âmes sur le territoire, dont 5000 marins (Gisèle Argensse, 2000 ; p. 36-37).

1986 – 10 février : Ouverture du Maxi-procès de la Mafia sicilienne à Palerme (Italie), avec 474 mafieux inculpés, y compris des hommes politiques. Le procès a eu lieu suite à l’arrestation en 1984 du premier repenti important de la Cosa nostra : Tommaso Buscetta. 350 mafiosi seront condamnés. Au programme du procès : 120 meurtres, trafic de drogue et extorsions, ainsi qu’appartenance à la Mafia.

2005 – 10 février :

1. Manifestations de plus de 100 000 lycéens dans plusieurs villes de France dénonçant la réforme du baccalauréat voulu par la loi Fillon.

2. L’Arabie Saoudite connait ses premières élections, uniquement municipales, et, chamboulement au royaume, deux femmes ont été élues dans la ville de Jeddah, deuxième ville du pays.

2007 – 10 février : A Évenos (Var) – conférence d’ Henri Ribot) EVENOS – 2000 SIECLES D’OCCUPATION HUMAINE. 

 Synopsis : La commune d’Evenos couvre 4195 hectares et compte 1570 habitants. 

 Le village s’est constitué autour d’un castrum érigé au XIIe siècle sur un socle basaltique. 

 La partie septentrionale de la commune est formée par un ensemble de plateaux calcaires s’élevant en moyenne à 400 mètres. 

 A l’ouest une arête basaltique. issue d’une coulée tertiaire sépare Evenos du Beausset. Le Rocher de l’Aigue (Barre des Aiguiers) y culmine à 602 m. 

 Le sud du territoire communal est formé à l’ouest. les contreforts nord du Gros-Cerveau qui culmine à 483 m, et à l’est par ceux dll Mont-Caume (804 m) et du Croupatier (540 m). 

A l’est de la coulée basaltique, le torrent du Destel a dégagé deux hautes plaines (Orves et le Broussan), puis creusé des gorges encaissées avant de rejoindre la Reppe qui arrose le sud de la plaine du Beausset. 

 Le castro Evene est mentionné en 1148, puis en 1150 sous la forme Evena dans le Cartulaire de Saint- Victor, Ebro n’apparaît qu’au XIXème siècle sous l’impulsion de F. Mistral.

Paléolithique et Mésolithique  Deux habitats sont reconnus, deux autres sont possibles, un dans la grotte de l’Homme Fer, l’autre dans
la Brèche du Cimaï où des traces de foyer ont été remarquées à proximité des restes d’un ours « ursus telonensis », bien que ce site n’ait livré aucun matériel lithique. 

Une fréquentation, sans doute liée à la chasse, se trouve près du Broussan 1. 

Un atelier de taille, près des grès de Sainte-Anne, a fourni une industrie du Paléolithique Inférieur, nommée par H. de Lumley « Evenosien ».

Néolithique :  L’occupation devient plus intense, ou tout simplement a laissé plus de traces. 

La vallée du Destel comporte huit habitats (cinq près de la source St-Martin et trois à St-Estève), quatre fréquentations et trois ossuaires. 

Dans la plaine de Sainte-Anne, un habitat et quatre fréquentations liées à la chasse, la zone étant surement marécageuse à l’époque2. 

Dans le quartier des Tassys, deux fréquentations3. 

Dans les Grès de Sainte-Anne, un habitat et l’atelier de taille qui perdure. 

Deux habitats sont isolés, celui la Grotte de l’Homme Fère et celui de la Guérarde. 

Au château d’Evenos un habitat probable et une fréquentation à la Fontaine du Mûrier, au sud de celui-ci.

Néolithique final :  La vallée du Destel comprend six habitats près de la source St-Martin, deux autre habitats et cinq ossuaires au confluent de la Reppe et du Destel. 

Dans le quartier des Gours, un autre ossuaire est reconnu.  

Dans la Barre du Cimaï, un habitat. 

Dans les Grès de Sainte-Anne une fréquentation et toujours l’atelier de taille. 

Un autre atelier de taille prend naissance sur le Rocher de l’Algue. 

Un habitat dans le quartier de l’Hauberte et une fréquentation à la Coutillate. 

Au château d’Evenos, l’habitat perdure ainsi que la fréquentation de la Fontaine du Mûrier. 

Origine du nom : Le castro Evene  est mentionné en 1148, puis en 1150 sous la forme Evena dans le Cartulaire de Saint-Victor : B. Guérard, 1857, t. 1, p. 538, n°541), 

Evene / Evenc sont les formes attestées au XIIe s. (Gallia Christiana Novissima, Marseille, n°146, c. 68, Toulon, n°104, c. 65 : J.- H. Albanès, U. Chevallier, 1911). 

Selon Ch. Rostaing (1950, p. 32-33), le toponyme dériverait de la racine *AB- dont le sens serait oronymique. 

Age du Bronze Dans la vallée du Destel, sept habitats près de la source St-Martin et six habitats, quatre ossuaires et trois fréquentations au confluent de la Reppe et du Destel. 

Dans la quartier de la Vignasse, deux ossuaires . 

Dans le quartier des Gours, un ossuaire. 

Un autre ossuaire dans le quartier de l’Hauberte. 

Au Grès de Sainte-Anne, l’atelier de taille cesse de fonctionner pour laisser la place à un habitat ;  la fréquentation du Mamelon Georgeot perdure. 

Au rocher de l’Aïgue, l’atelier continue de fonctionner. 

L’habitat du château et la fréquentation de la Fontaine du Mûrier se poursuivent.

Peintures schématiques Deux secteurs seulement sont concernés par celles-ci : 

Le confluent de la Reppe et du Destel avec la grotte Monier et celle de la Béate ; 

les Grès de Sainte-Anne avec l’Abri de la Toulousane et le Mamelon Georgeot (aujourd’hui détruit par l’avancée d’une carrière). 

Elles sont datées du Néolithique final et de l’Age du Bronze. 

Age du Fer :  Deux oppida se partagent le territoire :  celui de St-Estève et celui du château d’Evenos , un troisième, quoique douteux reste possible à l’Estrèche. 

Deux habitats continuent de fonctionner près de la source St-Martin, ainsi qu’une fréquentation et une bergerie. 

L’occupation du confluent du Destel et de la Reppe se résume, à part l’oppidum de St-Estève, à deux fréquentations, sans doute liées à celui-ci. 

La fontaine du Mûrier continue à fournir l’eau aux habitants de l’oppidum du château d’Evenos. 

Un habitat apparaît aux Tassys. 

Le Val d’Aren connait deux fréquentations. 

Dans la barre du Cimaï, un dépôt ou une cachette. 

Plus au nord, dans le secteur de Coutillate trois habitats sur un rayon de 300m, un autre à la Piosine, et enfin complètement isolé un dernier habitat à la Guérarde. 

Le seul ossuaire recensé se trouve à l’Hauberte. Deux carrières de meules, une au Rocher de l’Aïgue et l’autre à Pipaudon. 

Epoque romaine (-1er / IVe s.) Six villae et quinze habitats ruraux se concentrent dans la partie sud de la commune, sous le vallon de la Bérenguière, alors que douze habitats ruraux se trouvent dans la partie nord, un se trouvant même isolé aux Cloutés. 

Les deux carrières de meules, celle du Rocher de l’Aïgue et celle de Pipaudon perdurent.

Quatre nécropoles et quatre fréquentations sont repérées.

On dénote sur sept sites la présence de pressoirs liés à la culture oléicole.

Antiquité tardive (Ve / VlIIe s.) : Les villae et les habitats ruraux disparaissent, seul l’oppidum de St-Estève est réoccupé. 

Trois fréquentations près de la source St-Martin dans le Destel, une à la Fontaine du Mûrier. 

Une seule tombe reconnue à l’Aven de la Baïse (Le Broussan).

Moyen-Age : Deux castra sont construits à cette époque,  

le premier à l’emplacement du village actuel, Le castro Evene  est mentionné en 1148, puis en 1150 sous la forme Evena dans le Cartulaire de Saint-Victor : B. Guérard, 1857, t. 1, p. 538, n°541), Ebro XIXème s., 

le second à Orves sur un piton au nord de la commune, castrum de Auronivis

Trois habitats sont repérés dans la partie nord, et un seul habitat et trois fréquentations dans la partie sud. 

Les monuments religieux se développent surtout dans le sud, avec quatre sites alors que nous n’en avons qu’un au nord. 

L’industrie du cuivre (7 fours) se développe avec l’expansion du domaine de la Chartreuse de Montrieux dans le nord (rappel, en limite avec Signes : le four de verrier de Planiers, fin XIIIe s.).

Epoque moderne : L’élevage ovin prédomine, nous dénombrons douze bergeries. 

Une exploitation vinicole aux Pères. 

Un moulin à eau, à turbine horizontale fonctionne à la Foux de Ste-Anne. 

Deux chapelles sont construites dans les hameaux de Ste-Anne et du Broussan. 

Six oratoires et une inscription religieuse. 

Un poste de garde avec une inscription (PESTO 1720) est bâti au confluent de la Reppe et du Destel lors de l’épidémie de peste de 1721. 

Epoque contemporaine : Le commerce de l’huile de cade semble être la principale industrie au début du XXe siècle, elle succède sûrement à celle de la poix. On dénombre en effet, 39 fours à cade, la majorité d’entre eux se trouvant dans la partie nord de la commune. 

Sept bergeries continuent à être exploitées, alors que quatre nouvelles sont bâties. Deux nouveaux moulins à eau. 

Trois fours à chaux dans le secteur ouest de la commune. 

Huit oratoires sont construits.

2015 – 10 février : Aux États-Unis D’AMÉRIQUE, trois personnes sont tuÉes par balle dans une école proche de l’université de Caroline du Nord. Le meurtrier aurait agi suite à un différent de stationnement.

2020 – 10 février : Décès de Claire Bretécher, dessinatrice de BD française née le 7 ou  le 17avril 1940.

2021 – 10 février : « UNE » de Var-Matin.

1. Hôpitaux en alerte. Le nombre d’hospitalisations est au plus haut. Le point sur l’épidémie dans le Var : Ce 9 février,571 personnes sont actuellement prises en charge à l’hôpital (réanimation prise en compte), pour Covid (Amandine Rebourg).

2. La Seyne : le projet de la « cathédrale d’images » divise.

3. Six-Fours : le Tour de La Provence arrive demain au Brusc.

4. Rugby-Toulon : Julien Ory ou la réussite d’un joueur atypique.

5. Hand-Ball féminin : Toulon Saint-Cyr change subitement d’entraîneur.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 189e livraison :

(ciché H. Ribot, 2007)

La première mention de la batterie de la Cride est de 1695. En 1664, il ne s’y trouvait encore qu’un bastidon appartenant à Antoine Gantel. En 1695, Pierre Gantel, en est nommé gardien au salaire de 16 livres. En septembre 1720, la peste menaçant, un marinier de Sanary, Jacques Granet y est mis en quarantaine dans un bâtiment appartenant à Joseph Gantel. Quelques jours plus tard, quatre bateaux venant de Marseille y sont joints, et encore en novembre. D’autres suivront en 1721, y compris des civils.  En 1747, après l’invasion de la Provence par les Austro-Sardes et leur reconduite à la frontière du Var, une nouvelle poudrière est construite à la Cride pour y abriter les boulets du mortier qui s’y trouve. Cette batterie de la Cride, qui avait été réparée en 1779, remise en état en 1812-1813, réorganisée en 1847-1848, a vu construire ses plateformes en 1862. Achevée en 1869, elles seront armées de 4 canons de 36 rayés, et d’un mortier de 32 de côte. Elle sera réorganisée une nouvelle fois en 1877. Lors de cette restauration, la plate-forme sera réalisée avec des éléments récupérés à l’ex-forteresse de Bandol. La batterie de Portissol, quant à elle, qui existait bien avant la Révolution, fut, elle-aussi, remise en état en 1812-1813, réorganisée en 1846, réparée en 1850, ne sera déclassée qu’en 1880, soit un an avant celle de Bandol. Elle est armée elle-aussi de 4 canons de 36.”( Rotger, 1984, p.421). Le terrain de la Batterie de la Plage (ou de la Reppe), sera vendu à la commune de Sanary le 9 septembre 1883 (De manière assez surprenante le docteur P. Clément, situe autour de cette batterie l’épisode de la lutte menée par Sanary contre la flotte austro-sarde en 1707 : « En 1707, pendant le siège de Toulon par le duc de Savoie, le capitaine saint-nazairien Joseph Granet éloigne la flotte ennemie venue sur la rade de Saint-Nazaire, et cela avec 6 pièces d’artillerie logées dans une tour à la pointe de la Cride. Granet y perdit un bras et reçut de Louis XIV une pension de 300 livres. » (Clément Dr P., 1957, p. 81).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 389e livraison :

(coll. H. Ribot)

1595 – 19 juillet : Testament de Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille [Albanès J.-H. – Gallia Christiana novissima, t. II, Marseille :] p. 974, n° 599 « Aubagne, 19 juillet 1595 – Testament de Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille. … Et pour ce qu’il y a plusieurs debtes, assavoir à Signes de la somme de environ neuf mille escus, qu’ils me doivent depuis sept ans, de mes revenus, et dont ilz sont condempnés par arrest de la Cour, et y a conte attesté… et encores, André et Jacques Panouze, heretiers de leur père Jehan Panouze, jadis rantier de Signes, Meaulnes, et Neaulnes ; les feront constraindre et payer, par toutes les voyes… raisonnables… » (Frédéric Ragueneau mourut assassiné dans sa maison de Signes, le 26 septembre 1603).

1596 – 17 février : En 1596, le consul Charles Casaux est assassiné à Marseille par un de ses lieutenants, Libertat, acheté par les hommes du roi dont les troupes sont reçues en libératrices. Pour relancer l’économie, il est décidé de créer un bureau de com­merce, composé de quatre commer çants choisis par le conseil. Il constitue l’embryon de la future chambre de commerce (Jacques Marseille, 2002)..

fin XVIe siècle : Marseille – Pendant la Ligue, sous la dictature de Charles de Casaulx, l’abbaye est prise par les hommes du duc de Savoie placés sous la conduite de Méolhan, gouverneur de Notre-Dame de la Garde, puis reprise par les Marseillais.

1603 – 26 septembre : Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille, meurt assassiné dans sa maison de Signes (Note de G. Delattre, à la suite de la notice du Testament de F. Ragueneau, cf. 19 juillet 1595).

LA SEYNE-SUR-MER. 95e livraison :

1625 : N.-D. de BONNE-GARDE. Plus connue, sous le nom de N.-D. du Mai, lieu de pèlerinage très fréquenté, sur le terroir de La. Seyne (texte de l’abbé Bouisson, publié en 1936).

(cliché H. Ribot, 2007)

Là, au sommet de la colline de Sicié, à 357 m. d’altitude, s’élève une chapelle édifiée en 1625; à côté de la- tour de guet miraculeusement préservée de la foudre pendant un orage : les pénitents gris gardiens de ce feu ou farot, reconnaissants à la Vierge de sa protection, firent élever cette chapelle avec le concours de la population de Six-Fours et elle est, depuis cette époque, en grande vénération dans toute la région, mais on y vient en pèlerinage principalement au mois de mai qui est, on le sait, consacré à la Vierge. A cette occasion; une véritable foire s’installe durant tout le mois sous les magnifiques pinèdes de Janas. De Janas à la. chapelle la montée est assez roide, mais on est amplement dédommagé par la splendeur du panorama que l’on découvre et qui s’étend sur le département tout entier avec, au sud, la perspective infinie de la pleine mer. De ce côté, les pentes sont fort abruptes et dégringolent vers la mer de façon vertigineuse. On trouve pourtant sur un léger ressaut du terrain la vieille batterie de Notre-Dame, dont les canons en fonte gisent sur le sol et portent la devise républicaine « Liberté-Egalité » avec la date 1793. Tout près de cette batterie est une source appelée la Fontaine du Canonnier. Un sentier capricieux courant au flanc de la falaise, parmi l’instabilité des schistes micacés, passe à la fontaine du Pinson et conduit vers le hameau de la Lecque et le Brusc.

On peut, de Janas, monter à la chapelle par divers autres chemins et sentierset atteindre aussi le Sémaphore qui se trouve sur un culmen secondaire à l’est de la chapelle.

Le sanctuaire de N.-D. de Bonne-Garde est précédé de la ruine de la tour de guet et possède dans sa nef des centaines de curieux ex-voto dont quelques-uns fort anciens. Longtemps, en effet, il ne passa guère d’évènement heureux dans nos familles provençales que l’on n’en fit rejaillir la gratitude vers la Vierge ; d’autres faisaient vœu de gravir le dur sentier à genoux ou pieds nus.

On vendit longtemps aux pèlerins de petits drapelets en papiers multicolores représentant la chapelle et la tour vieille et primitive gravure sur bois.

La forêt de Janas est fort belle ; la montagne appartient géologiquement à la région maurenque et sa flore est très caractéristique.

Chaque année, le [?] février et le 31 octobre, on peut, du haut de la montagne, apercevoir par temps clair, la silhouette du Canigou se découpant sur le disque solaire près de disparaître à l’horizon.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Puisque vous avez du mal à me décrire la principale caractéristique de votre mari, dit un conseiller conjugal, on va la découvrir petit à petit, en jouant au portrait chinois. Voyons, s’il était une plante, ce serait ?

– Un cep de vigne !

– Un animal ?

– Une grive

– Un étranger ?

– Un Polonais.

– Une ville ?

– Bordeaux.

– J’aimerais beaucoup faire sa connaissance, conclut le conseiller conjugal. Le premier soir où vous aurez l’occasion de rendre visite à votre mère, je serais heureux de passer chez vous pour bavarder un peu avec votre mari. Dites-lui que pour mettre la conversation sur un terrain qui lui est familier, je ne viendrai pas seul. Je serai accompagné de deux bouteilles de Château Haut-Brion 1990 dont il me dira des nouvelles.

(cliché H. Ribot)

Il est à présent 7 heures et je dois vous quitter.

Bise aux filles, poignée de mains aux garçons.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon SAMEDI à tous et à demain pour fêter Notre-Dame de Lourdes.

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