ÉPHÉMÉRIDES DU 29 JANVIER

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Salut Ralph, bon anniversaire

ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 29 JANVIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4062).

ILLUSTRATION. Souhaitons un bon anniversaire à notre Raphaël que nous aimons de tout cœur ! Reste tel que tu es : gentil, prévenant, souriant, volontaire et, surtout, à la recherche des réponses aux questions que tu te poses. Pense toujours à ta famille, aux tiens, tous ceux qui seront toujours là quand tu en auras besoin et pour qui tu es et resteras à jamais présent dans leur cœur.

LES FÊTES.

Le 29 janvier, nous fêtons les quelques 7200 Gildas de France, sans oublier les 80 qui ont ce nom comme patronyme. Mort en 570, saint Gildas était un Celte de Bretagne (la Grande d’abord, la nôtre ensuite). Armé de sa plume, il se mit au service de l’idéal monastique ; fidèle en cela à l’origine de son nom qui signifie, en celte, « servant de dieu ».

On fête aussi les Sulpice.

Quant au calendrier révolutionnaire, il avait dédié ce 10e jour de pluviôse An II à la cognée, cet outil de la famille des haches principalement destiné à abattre les arbres et à fendre les bûches.  Avec son long manche et sa lame très fine à bord tranchant, elle servit quelquefois des causes qui dépassaient largement le stade du pacifisme pour devenir une véritable arme de guerre lors des révoltes paysannes.

DICTON. « S’il gèle à la Saint Sulpice, le gel sera propice « 

PENSÉE.

« L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites. (Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, Gallimard, 1942, rééd. France-Loisirs, 1989, 144 p.).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant à ce personnage historique :

Vingt-quatrième ouvrage : Carlyle Thomas – French Revolution, in three volumes, vol. 3 « The guillotine », London, Chapman & Hall, Ld, 1837, Napoleon Bonaparte, p. 94 – 271.Numéro d’enregistrement H 15867 SAM 1 3.

« Les institutions humaines, dit-il, sont destinées à subir des transformations inévitables. Elles ont une époque de préparation plus ou moins longue ; — puis une époque de réalité, d’existence, celle où l’on croit en elles ; — enfin une époque de destruction, lente d’abord, et plus tard violente et bruyante. Il serait absurde de maudire leur destruction. Elles se détruisent comme le cadavre se dissout. Elles sont mensonge et apparence quand l’âme sociale les a quittées. C’était le fait de l’Europe, et spécialement de la France en 1789, quand, cette mort, ce mensonge, ce faux, venant à se faire sentir aux Français, ils descendirent, avec une effroyable véhémence, vers la révolution qui fut le cataclysme, l’expression foudroyante de la transformation sociale. Non-seulement l’Europe n’en est pas sortie, mais la France elle-même s’y débat encore ; toutes les autres institutions du monde moderne y passeront. Maudire les révolutions ou les bénir, c’est donc chose niaise. Il est curieux de les étudier, malheureux de les suivre quand elles ont laissé après elles la boue et la pluie, fatal de les servir, inutile de les combattre, glorieux de jeter, avant l’accomplissement de la régénération, au milieu des débris qu’elles laissent, quelques idées de moralité, quelques germes de croyance à la vérité et au bien, quelques pierres d’attente pour la reconstruction future. » (Philarète Chasles)

EPHEMERIDES

1219 – 29 janvier : RONCELIN, VICOMTE, CEDE SES DROITS SUR LE THOLONEE A L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR – Sur la route d’Aix. Bertrand II, évêque d’Antibes, et Guillaume de Sabran, dit de Mal Tortel, se portent cautions de l’acte par lequel le comte Raimond Bérenger V confirme la donation faite par Roncelin à Saint-Victor et s’engage à la confirmer encore à sa majorité. (acte des vicomtes de Marseille n° 403, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 88 v°. a, Guérard. n° 912. — b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CLV)..

1229 – 29  janvier : MARSEILLE – LE TIERS DU THOLONEE APPARTIENDRA A L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR – L’arbitrage, conclu le 29 janvier 1229 par Benoit d’Alignan, évêque de Marseille, entre Saint-Victor et la commune, porte que la troisième partie du sol où était le Tholonée, avec les édifices qui y sont actuellement, appartiendrait au monastère, sans préjudice des dédommagements à réclamer pour la destruction du palais, la commune ayant à se défendre sur cet article (Adjudicamus etiam dicto ahlmli ( ?) et monasterio tertiam partem soit, cum edificiis que itu modo sont in quo solo edificatum est Theloneum, sa Ira lumen questione sua dicto monasterio super destructione edificii Thelonei et salva sua defensione comuni : Belsunce, t. II, p. 128.)(!). La commune ne se pressant pas d’exécuter les clauses de cet arbitrage, le monastère de Saint-Victor obtint deux bulles papales nommant quatre prélats commissaires pour examiner notamment ce qui concernait la destruction du palais du Tholonée et d’une tour (Bullaire de Saint-Victor, fol. 29 et 33 ; Belsunce, t. Il, p. 130, 131). Rappel : l’abbé de Saint-Victor avait reçu de Roncelin, dernier vicomte de Marseille et moine à Saint-Victor, une part du Tholonée à la mort de ce de celui-ci et l’abbaye fit flotter la bannière de l’abbaye sur le palais. Peu après. Hugues des Baux s’emparait par violence de cette portion du Tholonée qu’il se décida à la restituer en janvier 1221

1261 – 29 janvier : Acte du cartulaire de Montrieux – A la Verne, Guillaume Bonnet d’Hyères reconnaît devoir remettre aux chartreux de Montrieux 35 oulles de sel par an, sur les salines qu’il possède à Hyères, al peireguis. Témoins : Raimundus Bocius, Petrus Pervisonus, frater Guigo, Petrus de Rurre (Boyer 1980, p. 647 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1348 – 29 janvier : La reine Jeanne de Naples débarque à Marseille – elle  prête serment au peuple de Marseille de respecter ses libertés, « les genoux fléchis et physiquement présente, les mains sur les saints Évangiles, corporellement [touchés] ». Ce serment, la reine Jeanne le fait publiquement, devant « la multitude des gens assemblés sur la place » et le conseil de ville, qui à leur tour prêtent serment à leur reine, jusqu’à une heure tardive. La cérémonie, conforme aux statuts, et que les prédécesseurs de Jeanne ont accomplie avant elle, est bien celle d’un échange réciproque des serments entre l’assemblée des habitants et la reine, qui se jurent mutuellement fidélité sur les évangiles et les statuts de la ville, dits « chapitres de paix »

1472 – 29 janvier : La terre de Taradel (Taradeau, Var) « ou partie d’y celle » est inféodée à Jean Hivoni par le roi René (Henri Ribot)

1586 – 29 janvier : ARRÊT QUI DÉCLARE LES TAILLES VIEILLES : Les consuls des communautés d’Ollioulles, Six-Fours, la Garde, le Revest et Evenes (Evenos), par leur placet donné au roi, leur auraient très humblement remontré que les habitants de Tollon, en vertu de certains privilèges, avaient refusé de payer les tailles, tant de sa majesté, que du pays, aux susdits lieux, présupposant, que par leur privilège, ne pouvaient être aucunement contraints, et que lesdites tailles se devaient pour les biens qu’ils avaient auxdits lieux à la ville de Tollon, lieu de leur habitation. A quoi lesdites communautés plaignantes soutenaient, qu’étant à la disposition du droit écrit, les tailles sont réelles et non personnelles, et par ainsi, qu’elles devaient être payées où les fonds sont situés. Ce qui causa un procès par-devant la Cour des Comptes. Laquelle, par son arrêt, attendu qu’il s’agissait de privilège confirmé par les feus Rois, ainsi que lesdits de Tollon avançaient, les parties furent renvoyés au Roi, qui depuis sa majesté, les renvoya à ladite Cour des Comptes. Et prévoyant, lesdits de Tollon, l’injustice de leur cause, auraient taché de parvenir à l’exécution de leurdit prétendu privilège, et pour cet effet, se seraient retirés par-devant sa majesté, pour leur être permis de murailler et fortifier leur ville. Ce qu’ils offrirent faire sous certaines qualités contenues aux articles par eux dressés, et entre autres, demandaient le privilège par eux prétendu, que pour la manutention duquel, y avait longtemps qu’ils étaient en procès par-devant la Cour des Comptes de Provence. Laquelle requête serait (aurait) été renvoyé au Seigneur grand prieur de France. , gouverneur en Provence, pour donner son avis. Sur quoi lesdites communautés auraient formé opposition par-devant ledit Seigneur, grand prieur, et encore pour la conservation de leur bon droit, par-devant sa majesté, pour qu’il fut son bon plaisir de les recevoir en leur opposition. Et ce faisant, attendu l’instance pendante par-devant ladite Cour des Comptes, renvoyer les suppliants sur leurdite opposition formée contre lesdits de Tollon, à ladite Cour pour être procédé, sur laquelle requête serait (aurait) été rendu décret. Attendu, les suppliants, l’avis dudit Seigneur grand prieur de France, répondu au conseil le 21 janvier 1586, signé Dolu. En suite de laquelle requête et décret, capitaine Laurens Varon, procureur et député des habitants d’Ollioulles, Six-Fours, la Garde, le Bausset et Evenes, fit la présentation au greffe du conseil privé de sa majesté, contre les consuls, manants et habitants de Tollon et constitua pour avocat, Maître Jean Sirralies, avocat au conseil, en date du 29 janvier 1586. Au préjudice de laquelle instance, les consuls et communauté de Tollon, en l’année 1589, ayant fait procéder à un relèvement et nouveau cadastre de leur terroir. Ils auraient fait coucher, entre autres, tous les biens que feu Sieur Barthelemy de Lombard, Sieur de Ste Cécille, possédait au terroir de S-F, prétendant que les tailles fussent personnelles. Et obliger les hoirs dudit Sieur de Ste Cécille leur en payer les tailles des biens qu’il possédait au terroir dudit S-F. Ce qui donna lieu à Dame Hellène de Vallavoyre, veuve du Sieur Barthelemy de Lombard, en qualité de mère et tutrice de ses enfants, hoirs dudit Sieur de Lombard, de le mettre en notice aux consuls dudit Six-Fours, par sommation qu’elle leur fit intimer le 11 juin audit an 1589, par laquelle l’on lui protesta, en cas qu’elle fut obligée de payer les tailles à la communauté de Tollon, de tous dépens, dommages intérêts. Lesquels consuls, par leur réponse, auraient déclaré qu’ils voulaient et entendaient prendre la garantie et défense des pupilles contre ladite communauté de Tollon et tous autres. Sur la susdite question, pour savoir si les tailles des biens devaient être payées au lieu de domicile des possesseurs ou au lieu où lesdits biens sont assis, fut encore intenté un grand procès au Grand Conseil du Roi, entre lesdits Sieurs consuls et communauté de Tollon, qui soutenaient que par privilège octroyé au lieu de la viguerie de Tollon depuis l’année 1231, les tailles étaient payées au lieu de domicile des possesseurs et non en lieux où les héritages sont situés et assis, et les consuls et communauté de Six-Fours. Auquel, la communauté de la Vallete qui serait intervenue, soutenant les fins et conclusions de celle de ladite ville de Tollon, et la communauté de la Garde se serait joint avec celle de Six-Fours. A la poursuite duquel procès, ledit conseil fit arrêt en contradictoire jugement, le 14 juillet 1618, par lequel il fut ordonné, que sans avoir égard audit privilège et usage, les habitants de Tollon, Six-Fours, la Garde et la Vallete, payeront, dores en avant (dorénavant), les tailles et impositions en lieux où les biens seront assis. Après lequel arrêt, serait (aurait) été encore rendu divers autres arrêts, tant audit Conseil, qu’en la Cour des Comptes, des 23 janvier 1621, 7 juin 1625. Et enfin, par arrêt du conseil du 14 février 1632, fut ordonné que le susdit arrêt de 1618 serait exécuté (Jean Denans, 1713).

1608 – 29 janvier : Un premier four à pain est construit par les Seynois. Il se serait trouvé dans la rue qui porte actuellement le nom de l’abbé de Saint-Victor, Robert de Frangipani (en fait, Robert Frangipani, 11ème abbé commendataire de l’abbaye de Saint Victor de Marseille), qui aurait donné l’autorisation de cette construction. L’acte relatif au four fut dressé par Me Camiron, notaire à Auriol, le 29 janvier 1608 (Louis Baudoin, 1965). Quand, à partir de 1608, La Seyne, à l’initiative de l’abbé de Saint Victor Robert de Franchipani, seigneur de Six-Fours, put construire et exploiter les premiers fours à cuire le pain et aussi des étals de boucherie, d’autres métiers apparurent : bouchers, charcutiers, boulangers, fariniers, meuniers, à la grande satisfaction des populations des rivages qui trouvèrent enfin sur place l’essentiel pour vivre alors qu’il leur fallut longtemps escalader les pentes du castellum de Six-Fours pour atteindre le four seigneurial, l’abattoir de la communauté, le pressoir commun de Saint-Victor (Marius Autran, tome 8.). Ainsi, par acte dressé le 29 janvier 1608, les Seynois affirmaient pour la seconde fois leur prise de distance par rapport à leur métropole. Mais tout n’alla pas aussi facilement, loin s’en faut ! Car, selon les consuls de Six-Fours, cette construction portait atteinte à l’une des prérogatives de la communauté. Aussi, en 1615, intentèrent-ils un procès visant à faire démolir le four à pain des Seynois. A l’issue du procès, il leur fallut transiger : le four  incriminé continuerait à fonctionner sous la réserve que ses habitants remettraient à la métropole un centième de chaque fournée et de celles des futurs fours qui pourraient par la suite être édifiés à La Seyne. Ce premier four aurait existé dans l’immeuble de la rue « Franchipani » (sic !) portant le millésime 1775, où un Seynois, Lucien Maranda, se souvenait d’avoir vu le four de boulanger encore en activité. En 1641, les Seynois se libérèrent de l’obligation du centième par le paiement d’une somme d’argent. (Louis BAUDOIN, 1965, op. cit., p. 124 ; Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1630 – 29 janvier : Richelieu rencontre Mazarin pour la première fois.

1676 – 29 janvier : A PRÉSENT, UNE VILLE NOUVELLE S’ÉLÈVE LÀ OÙ AUTREFOIS IL Y AVAIT DES MARÉCAGES : LA SEYNE (LA SAGNO) – Des habitations nombreuses avaient changé l’aspect des terres jadis marécageuses, remplies de lagunes et de plantes marines, du quartier « La Sagno » où s’élevait maintenant une ville nouvelle, en plein essor. Non seulement maisons et entrepôts animaient les abords de la darse où entraient maints navires mais, entre le port et l’église paroissiale tout un ensemble de rues, de places et d’immeubles avaient surgi comme par enchantement. C’est à ce moment-là que le Trésor royal, en l’espèce le bureau des Finances de la généralité d’Aix-en-Provence, par l’intermédiaire du procureur du roi, s’avisa d’astreindre les particuliers propriétaires des maisons et autres constructions bâties sur les anciennes régales au paiement d’une taxe au titre de ces immeubles en prétendant que les terres sur lesquelles ils avaient été édifiés appartenaient au domaine de la Couronne (Les Bureaux des Finances, des Généralités, fondés sous Henri III, étaient chargés des questions financières, de la gestion, du contentieux et de l’administration du personnel du ressort de ces Bureaux. Ils étaient placés sous les ordres de l’Inten­dant des Finances de la province ; pour la Provence, c’était la Généralité d’Aix). Une telle réclamation, tardive et injustifiée, ne manqua pas de provoquer de vives protestations de la part des intéressés qui en saisirent les seigneurs-abbés de Saint-Victor lesquels portèrent l’affaire devant les tribunaux administratifs qualifiés. A la suite des mémoires déposés par les défenseurs, un jugement des trésoriers généraux de France ordonna qu’il serait fait un rapport de l’état et de la qualité des maisons de plusieurs particuliers et prescrivit de constater si lesdites maisons avaient été construites sur les délaissements faits par la mer ou sur des comblements exécutés de main d’homme (Jugement du 3 Juillet 1675 (Arch. départ, des B.-du-Rh., fonds de Saint-Victor, série H).). Ce rapport fut établi le 15 octobre 1675 ; il contenait la liste de tous les immeubles bâtis à cette date autour du port de La Seyne (Arch. départ, des B.-du-Rh., fonds de Saint-Victor, série H). Après instruction dudit rapport, examen des mémoires déposés et des voies et moyens exposés par les services des Finances, un nouveau jugement des trésoriers généraux de France, en date du 29 janvier 1676, intervint pour maintenir les particuliers de La Seyne en possession et en jouissance des maisons qu’ils avaient fait élever sur les régales de leur pays (Louis Baudoin, 1965, p. 232-133). Le 17 août 1688, défenses furent données au nom de l’abbé de Saint-Victor contre les prétentions du procureur du roi sur les terres régales en question. Ces défenses contenaient un rappel de la sentence qui avait été prononcée en 1565 par le lieutenant d’Aix à leur sujet (Arch. départ, des B.-du-Rh., fonds de Saint-Victor, série H. L’abbé de Saint-Victor était, en 1688, Mgr Philippe de Vendôme, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, Grand Prieur de France, Cardinal-Abbé de la Sainte-Trinité-de-Vendôme, de Saint-Honorat-de-Lérins et de Saint-Victor-lez-Marseille).

1693 – 29 janvier : TOULON PRÉSENTE SES RESPECTS À Mme DE SÉVIGNÉ – La célèbre épistolière, Mme de Sévigné, belle-mère du comte de Grignan, lieutenant-général en Provence, étant à Toulon, l’assemblée communale délibère « pour lui marquer ses respects » de lui faire quelque présent. La Commune n’étant pas riche, il est prévu que le présent n’excédera pas 60 livres (Paul Maurel, 1945).

1776 – 29 janvier : Hiver glacial. Très rude dans le Nord, cette saison ne présenta EN REVANCHE aucune anomalie remarquable dans le Centre et le Midi. D’après la description d’un contemporain, « l’embouchure de la Seine sur une largeur de plus de 8000 mètres, se montra, dès le 29 janvier 1776 et les jours suivants, toute couverte de glaces, ainsi que cette partie de la mer comprise entre la baie de Caen et le Cap de la Hève, en sorte que du Havre, la mer paraissait couverte de glace jusqu’à l’horizon ; cette glace était rompue par le flux et le reflux, ce qui donnait à notre mer l’apparence de la Baltique ». Les fortes gelées commencèrent en France dans la nuit du 8 au 9 janvier et durèrent jusqu’au début de février. A Paris, la Seine fut entièrement gelée du 25 janvier au 6 février. Le minimum absolu de température atteignit -17.2° le 29 janvier à Paris et -22.5° à Nancy le 1er février, mais la couche de neige, qui dépassait 4 pouces d’épaisseur, permit à de nombreux végétaux de résister à ces gelées exceptionnelles. Famine (Herage / histoire climat 5).

1780 – 29 janvier : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 226.

1789 – 29 janvier :

1. AGENDA DU BICENTENAIRE – JEUDI 29 JANVIER : Le sieur Brochard de Saron vient d’être pourvu, par le roi, de la charge très importante de premier pré­sident du parlement de Paris. Ce poste était vacant depuis la mort de Lefèvre d’Ormesson. A l’étranger, dans une Angleterre qu’agitent les passions politiques, le prince de Galles est nommé régent du royaume.

2. EXÉCUTION DE DEUX PRÊTRES de retour D’ÉMIGRATION – Tragique fut le sort des abbés Meyraud et Sicard curés de Fourriè­res et Vence avant la Révolution, émigrés tous les deux et rentrés en 1798 – L’abbé Meyraud se fixa à St-Zacharie, l’abbé Sicard à Marseille, mais dénoncés et arrêtés ils furent incarcérés au fort Lamalgue, déférés devant le tribunal militaire, condamnés à mort et exécutés le premier, le 29 janvier 1799, 1e deuxième, le 18 février suivant (Henriette Trojani, La société…).

1797 – 29 janvier : Naissance, à Marseille, du journaliste Joseph Méry. La rue Méry (13002), a pour seul seul mérite de garder la mémoire du journaliste marseillais, Joseph Méry, dont Victor Hugo demandait à ses enfants, dans les Voix Intérieures (avril 1837), de ne pas toucher… aux vers de ce poète charmant, que Marseille, la grecque, heureuse et noble ville, fille d’Homère, a fait fils de Virgile. Poète, certes, mais surtout huma­niste, auteur de pages d’un comique inénarrable (lire son Marseille et les Marseillais), ami d’Alexandre Dumas auquel il donna l’idée de son Comte de Monte-Cristo, au cours d’une visite accomplie ensemble au château d’If (mai 1835) et de ses Mousquetaires aussi : en juin 1843, de passage à Marseille chez son ami, Dumas fouinant les rayons de sa riche bibliothèque, piquait des Mémoires de d’Artagnan (mémoires apocryphes dus à Courtil de Sandras), bouquin que bien sûr, il ne rendit jamais. Né à Marseille, le 21 janvier 1797, Joseph Méry devait mourir à Paris le 20 juin 1866 (d’après Paul Amargier).

1800 – 28 janvier  (mois de Ramadân 1214 – Mardi 2). [L’aghâ au Dîwân : impositions nouvelles]

Au matin de cette nuit-là, [l’aghâ] réunit le Dîwân, y convoquant tous les Vlamâ’, les officiers de la milice, les notables, les chefs des chrétiens coptes ou syriens. Au cours de l’échange de vues, il leur donna connaissance du firman du vizir, qu’il lut au cours de la session du Dîwân. Il y était dit que c’était lui qui était l’aghâ des douanes, c’est-à-dire des taxes douanières, au Caire, à Bûlâq et au Vieux-Caire et [qu’il avait pour mission] de regrouper de partout les diverses denrées comestibles et de les acheter au prix qu’il fixerait lui-même d’après les indications du muhtasib ; ensuite, il les entreposera dans des magasins.

Puis, il leur lut un autre firman. Il y était dit que Mustafâ Pacha, qui avait été fait prisonnier à Aboukir, était nommé par le vizir chargé d’affaires et qâ’îm maqâm du Caire jusqu’à son arrivée ; en outre, al-Sayyid Ahmad al-Mahrûqî, le chef des tujjâr, était chargé de la collecte des 3 000 kîs fixés pour les frais de route des Français ‘. La session se leva sur ce point.

Le sieur Ahmad al-Mahrûqî s’employa auprès de la population à collecter ladite somme. Ce furent les , les gens des souqs et les artisans qui furent astreints à cotiser.

On se mit d’autre part à rassembler les denrées alimentaires dont le prix monta aussitôt. Alors les provisions des gens s’amenuisèrent.

Les gens observèrent que le gouvernement des Ottomans commençait par deux calamités ! Les premiers à venir chez eux de leur part étaient l’émir du fisc et le chef du monopole des denrées alimentaires ; et leur première exigence était de confisquer le bien des autres et d’imposer la population !

Quant au sieur Ahmad al-Mahrûqî, il s’appliqua à répartir entre les gens la somme requise, qu’il put rassembler en peu de jours. Tous ceux à qui il s’adressait s’appliquaient à lui trouver la somme demandée et le faisaient de bon cœur et avec soulagement. Ils se hâtaient de verser sans retard sachant que cela était pour le départ des Français. Ils disaient : « Belle année, jour béni, quand ces chiens d’infidèles déguerpiront ! » Et tout cela était dit à la face des Français et à leurs oreilles, tant ils avaient de la haine envers eux.

Mustafâ Pacha vint donc de Guizéh. Il logea dans la demeure de ’Abd al-Rahmân katkhudâ dans le quartier de ’Abdîn. Le vizir envoya des firmans au pays pour désigner ceux qui étaient chargés de collecter l’argent, les grains et le fourrage dans les provinces ; il écrivit aux ports pour instituer en chacun un émir et un wakîl chargés de rassembler les grains et les produits venant des réserves en vue de les emmagasiner. On sait tout ce qui fut recueilli au cours de ce temps dans le détail. Cela sera tiré au clair dans la suite. (à suivre).

1803 – 29 janvier : OÙ L’ON ÉVOQUE LA COLONNADE DU CHÂTEAU DE TOURVES – Mort de Mademoiselle Clairon, cette actrice pour laquelle le comte de Valbelle avait fait construire une arrière-scène à colonnade dans son château de Tourves.

1813 – 29 janvier : LES COMMUNES OFFRENT DES CHEVAUX A LA CAVALERIE IMPÉRIALE – En vue d’équiper les Régiments des Gardes d’Honneur (voir à la date du 5 avril suivant), le gouvernement provoqua des offres volontaires de la part des Conseils municipaux pour donner à cette future cavalerie les chevaux qui lui étaient nécessaires. Une réunion des maires du canton d’Ollioules, dont faisait partie La Seyne à cette époque, se tint le 29 janvier 1813 à l’hôtel de la sous-préfecture de Toulon ; il y fut question d’offrir à Sa Majesté 7 chevaux et leurs cavaliers, armés et équipés. Cette offre était accompagnée d’une adresse de dévouement et de fidélité des représentant des localités du canton. La répartition de ces 7 chevaux s’établissait comme suit : 3 à fournir par les communes de La Seyne et de Six-Fours, 2 à fournir par celles de Saint-Nazaire et de Bandol, 2 à fournir par les communes d’Ollioules et d’Evenos. Toulon et Marseille offrirent, respectivement, 20 et 30 chevaux (Louis Baudoin, 1965, p. 446).

1829 – 29 janvier – MORT DE BARRAS – Mort à Chaillot (Seine) de Paul-François-Jean-Nicolas, vicomte de Barras) dit « Barras » ou  « de Barras », né à Fox Amphoux, dans le Var, le 13 juin 1755. Sous-lieutenant au régiment du Languedoc, en 1775, il est en campagne à l’Ile de France et dans l’Inde. Il revient à Paris où il accepte la Révolution avec enthousiasme – Prend part à la prise de la Bastille – Abandonne le roi et la Reine quand il les voit définitivement perdus – S’affilie aux Jacobins – Administrateur du Var en 1791 – Elu à la Convention en 1792 – Montagnard – En mission auprès de l’armée d’Italie. Se rend à Toulon où Dugommier lui confie l’aile gauche assiégeante. Prépare le 9 thermidor et, avec les troupes, assiège l’hôtel de ville, se saisit de Robespierre et ses partisans, oublie qu’il a été Montagnard – Joue une double politique, attaque d’une part les émigrés et poursuit les derniers Montagnards. Il fait mitrailler les sections révoltées le 13 vendémiaire – En brumaire an IV élu par le Conseil des anciens membre du directoire exécutif, va habiter le Luxembourg. Fait épouser Joséphine à Bonaparte à qui il fait donner le commandement de l’armée d’Italie. Conspire le 18 fructidor contre les royalistes mais entretient des relations clandestines avec Louis XVIII. Sa carrière politique est brisée le 18 brumaire. Il se retire à Bruxelles, revient à Marseille en 1805 pour y conspirer encore. Il est le seul régicide excepté par la loi du 18 janvier 1816 (Henri Ribot, Les Soldats de l’An II…)

1842 – 29 janvier : Mort du général Pierre Cambronne qui fut de tous les combats de la Révolution, du Consulat et de l’Empire. Un homme avec qui il n’était pas bon avoir des mots.

1853 – 29 janvier : Annonce officielle de la création de la  Compagnie des Forges et Chantiers de la Méditerranée ».  Les Chantiers Taylor, de La Seyne ne purent satisfaire la demande des grandes compagnies de navigation qui exigeaient des bateaux plus gros et plus rapides (Marius Autran, tome 5). En 1850, Philip Taylor et Amédée Armand (des Forges de la Capelette) envisagent la fusion des entreprises. Après des mois de négociations, un accord est trouvé. Le capital est réparti ainsi : Charles et Auguste Bazin (10 %), Ernest André (10 %), Adolphe Marcuard (10 %), Horace Say (10 %). Philip Taylor  apporte les chantiers de La Seyne, les ateliers de Menpenti et sa part des Forges de la Capelette (43 %), Amédée Armand les Forges de la Capelette (15 %), Frédéric Jouët sa part de 400.000 F. La raison sociale est « Compagnie des Forges et Chantiers du Midi » mais le gouvernement exige de substituer Méditerranée à Midi. Le bulletin des Lois publie le décret impérial du 29 janvier 1853 (Serge Razzanti, in « Cahiers du patrimoine ouest varois).

1871 – 29 janvier : Les fortifications parisiennes passent sous contrôle Prussien.

1890 – 29 janvier – AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : services antérieurs à la  délivrance du fascicule – Total des services au commerce 108 mois et 4 jours (au bornage ou à la petite pêche). Total des services à l’Etat du 29 janvier 1890 au 16 novembre 1890 9 mois et 19 jours (9 mois et 3 jours à la mer et 16 jours à terre). Est autorisé à s’embarquer sur les navires de commerce français. A Toulon, le 1er août 1897, le commissaire de l’Inscription maritime (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).

1915 – 29 janvier : Le Miroir, n°64, du jeudi 28 janvier au mercredi 3 février 1915. Chronique « La Guerre ». «Vendredi 29 janvier.

“Les communiqués de l’état-major français sont particulièrement intéressants, ils attestent que sur toute la ligne nous sommes devenus supérieurs à l’en­nemi. En Belgique, nous démolissons ses tran­chées; sur la Lys, l’artillerie anglaise l’empêche de se rassembler; sur le front, entre Arras et Soissons, il essaie vainement de sortir de ses abris; dans la région de Craonne, il se repose après avoir perdu l’effectif d’une brigade; dans l’Argonne, nous repoussons successive­ment trois attaques (Fontaine-Madame) ; trois autres sont brisées près de Saint-Mihiel (bois d’Ailly); deux autres à Parroy et à Bures (arrondissement de Lunéville) ; dans les Vosges nous gagnons du terrain au Ban de Sapt (Saint-Dié), et à Senones; en Alsace, nous pro­gressons vers Burnhaupt. Au total, du 25 au 27, les Allemands ont perdu, d’après nos éva­luations, plus de 20.000 hommes.

“La Chambre a voté à l’unanimité le projet de M. Ribot, qui pourvoit l’Etat de ressources nouvelles par l’augmentation du chiffre des Bons du Trésor et par la création d’obliga­tions à échéance de dix ans. Ce vote donne lieu à une nouvelle manifestation de l’entente qui règne entre les partis.

“Les Russes poursuivent leur avance du côté d’Insterburg (Prusse orientale) et infligent des pertes sensibles aux forces allemandes qui attaquaient à nouveau sur la rive gauche de la Vistule.

“Les séditions contre les autorités hongroises se multiplient eu Transylvanie. Dans le Trentin, 50 % des territoriaux ont déserté.

“La Roumanie a obtenu de la Banque d’An­gleterre un prêt de 125 millions. » 

Tout va donc pour le mieux pour nos troupes qui ne perdent aucun soldat et qui, comme celles de ses alliés, volent de victoire en victoire tandis que l’Allemagne et l’Autriche vont de défaite en défaite. La machine à décerveler fonctionne à plein régime, comme l’aurait dit Alfred Jarry.

1917 – 29 janvier : Le capitaine Guynemer abat son 30e avion allemand.

1925 – 29 janvier : Décès de Louis Clapier, curé de La Seyne depuis juillet 1919 (Louis Baudoin, 1965, p. 424).

1942 – 29 janvier : LES FCM DE LA SEYNE LANCENT LE PAQUEBOT « KAIROUAN » – Lancement, par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne, du paquebot Kairouan de la Compagnie de Navigation Mixte (Clair-Guyot Jean,« Une visite au paquebot « MARÉCHAL-PÉTAIN », en construction », article paru dans le n° 5198 du 24 octobre 1942 de la revue L’Illustration). Amarré en rade sur ordre allemand (construction abandonnée). 1944 – 18/08 : sabordé au milieu de la grande passe. 1947 : renfloué. 1948 : reprise des travaux d’achèvement. 1950 – 20/06 : Le Kairouan arrive à Marseille pour achèvement définitif. Note : plus tard, bien plus tard, en septembre 1967, je fus rapatrié de Mers el-Kébir (Algérie) vers Marseille à bord du Kairouan.

1942 – 29 janvier :

1. GROUPES DE BOMBARDEMENT « LORRAINE » ET « ALSACE » – « Du 29 novembre 1940 au 29 janvier 1942, le groupes de bombardement « Lorraine » a effectué en Lybie 380 missions de guerre cependant que le groupe de chasse « Alsace » défendait le ciel d’Alexandrie, détruisant 26 avions ennemis escortant les convois et accomplissant 500 missions. » (Charles de Gaulle, Au service de la France, 1942 1944, p. 14.

2. QUID DE LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER APRÈS LA PRISE DE TOULON PAR LES ITALO-ALLEMANDS – La « relance » de la B.A.N. de Saint-Mandrier, fait l’objet de tractations avec la commission italienne d’Armistice (extrait de la lettre n° 158 FMF/SECA du 29.1.42-Vichy- de l’Amiral Darlan à l’Amiral présidant la délégation française auprès de la commission italienne d’Armistice, à Turin) « pour rendre, au moins en partie, la base de Saint-Mandrier à son utilisation première. Nos appareils embarqués séjourneraient dans cette base de façon à parfaire leur entraînement et à subir les visites d’entretien réglementaires, ainsi que les réparations dont les bords ne peuvent se charger…» . Les propositions sont acceptées et toutes les servitudes assurées jusqu’à présent par la BAN de Berre et par le Mourillon sont transférées à Saint-Mandrier, ainsi que les rechanges aéronautiques de Berre. Seuls les vols techniques restent autorisés. 04 : 10 autres ballons, stockés à Cuers, seront entreposés à Saint-Mandrier. Cela permet un minimum d’entretien des hydravions mouillés sur coffre près du Lazaret et de pouvoir maintenir le droit à la solde aéronautique du personnel affecté en 3ème région.

3. DE VILAINS PETITS ÉLÈVES QU’IL FAUT SANCTIONNER – Services – Extrait d’un rapport de l’inspecteur d’Académie du Var à ses supérieurs hiérarchiques : « … J’ai eu connaissance le 13 février d’un incident regrettable qui s’est produit non pas à Toulon mais à La Seyne au cours d’une séance cinématographique de propagande offerte par le Secours national le 29 janvier au cours de la projection du film :  » Une journée du Président Laval « , des coups de sifflets sont partis des bancs occupés par 45 élèves du collège moderne et technique Martini. Il résulta des rapports que j’ai aussitôt demandés sur cette affaire que de sévères remontrances ont été faites par les deux maîtres chargés de la surveillance et par le directeur du collège à ces élèves qui ont adressé au Président cantonal du Secours national et au Maire de La Seyne des excuses écrites pour leur geste irréfléchi dont ils ont reconnu l’inconvenance. Ils ont été de plus consignés le 1er février  » (Marius Autran, tome 3, 1990).

1943 – 29 janvier : RÉCUPÉRATION D’ÉPAVE À TOULON – A Toulon, le sous-marin « Fresnel », sabordé le 27 novembre 1942, est renfloué (Marc Saibène, Toulon et la marine, 1942-1944).

1944 – 29 janvier : Chaleureux commentaire de Combats du 29 janvier 1944 concernant la loi DE VICHY du 20 janvier 1944 qui instaure les cours martiales : « Ainsi le chef Darnand se trouve maintenant investi de pouvoirs qui vont lui permettre de mener à bien la lutte contre le banditisme, tout en maintenant l’ordre menacé de notre pays. Désormais, le laisser-aller que l’on a eu à déplorer trop souvent durant ces derniers mois dans les prisons ou camps de concentration, a cessé d’exister. Ceux parmi les fonctionnaires qui, obéissant aux ordres de l’étranger, pensent encore le prolonger, seront frappés sans pitié. Finies également les longues plaidoiries et formalités administratives et judiciaires qui donnaient le temps aux bandits de délivrer leurs complices tombés dans la souricière. Désormais, avec l’institution des cours martiales, la justice sera plus expéditive. Déjà, certains limogeages retentissants ont eu lieu. La sécurité du pays en réclame d’autres, en même temps que des exemples. Le chef Darnand saura leur en fournir. D’autant plus que le Chef ne saurait maintenant être entravé dans son action. Il n’a de compte à rendre qu’au chef du gouvernement, qui l’a appelé à ces fonctions et qui, vendredi dernier, lors d’une importante réunion des préfets et intendants de police de zone Sud, a témoigné sans ambiguïté sa pleine confiance en Joseph Darnand pour remplir la tâche difficile qu’il lui a confiée. » De son côté, Philippe Henriot déclare : « On a simplement repris les dispositions de la loi du 19 mars 1793 sur la commission militaire pour mettre fin à la rébellion de Vendée », et assure que les cours martiales sont unique­ment destinées à juger les « bandits ».  (Jacques Delperrie de Bayac, 1969, p. 12).

1944 – 29 janvier : LE RÉSISTANT F.F.I. SEYNOIS AUGUSTE  PLANE EST fusillé par les Allemands – 16 Résistants Seynois ont été fusillés ou tués par les Allemands lors des combats de Libération de la France en 1944. Parmi ceux-ci, PLANE Augustin Dominique, dit Auguste – Soldat F.F.I., né le 7 Février 1921 à La Seyne-sur-Mer, fusillé par les Allemands le 29 Janvier 1944 à Malleval, en Isère (var 39-45 / guerre / chrono).

1947 – 29 janvier : Certificat du Maire donnant les dates d’occupation de l’Hôtel de la Tour par les troupes – [Archives de Sanary :] « Le Maire de Sanary-sur-Mer  certifie que l’HOTEL DE LA TOUR exploité par MM. MONTFOLLET et MERCIER a été occupé durant la guerre de la façon suivante : du 1er janvier à fin avril 1940 par les troupes françaises ; du 19 décembre 1942 au 31 janvier 1943 par les troupes italiennes ; du 17 mars au 12 octobre 1943 par le bureau de la Commission d’Armistice et la douane italienne, en tout 15 militaires et bureaux ; de septembre 1943 à août 1944 par les troupes allemandes (réquisition totale). D’autre part, le quai du port a été évacué et interdit à la circulation à dater du 1er janvier 1944, d’où interdiction pour les hôteliers de loger à l’hôtel jusqu’à la libération. Un blockhaus a été construit sur la terrasse de l’hôtel avec canon de 77 et un dépôt de munition a été fait dans le salon même. Par suite des dommages importants causés à l’hôtel par l’explosion des quais et le bombardement du 29 avril 1944, l’hôtel n’a pu être réoccupé qu’en juillet 1945. Le Maire, signé : J. Cavet. »

-1951 – 29 janvier : PROJET DE NOUVEAU GROUPE SCOLAIRE A SAINT-MANDRIER – Le Conseil municipal de Saint-Mandrier décide la construction d’un groupe scolaire comprenant une écoles de garçons, une école de filles et une école maternelle sur l’emplacement du terrain Fraisse-Morigny et sollicite l’obtention de subventions en réclamant le transfert des dommages de guerre de l’ancienne école de garçons sur le groupe scolaire projeté. Il désigne M. Raoul Vaudey, architecte, 41 rue Victor Clapier à Toulon, pour l’exécution des plans et devis. En raison de l’importance des travaux, un second architecte, M. Philippe Brun sera désigné plus tard (Gisèle Argensse, 2000, p. 32).

1953 – du 29 janvier au 7 février : GUERRE D’INDOCHINE – L’opération amphibie TOULOUSE a lieu à Qui Nhon et en direction de An Khe, du 29 janvier au 7 février. Etant donné la prépondérance maritime de cette opération où le débarquement, le soutien de feu et la plus large part de l’appui aérien sont fournis par la Marine, le commandement en est confié au vice-amiral d’escadre Auboyneau, commandant les Forces maritimes d’Extrême-Orient. Le commandement direct est assuré par le contre-amiral Bosvieux, commandant la Division navale d’Extrême-Orient. Le capitaine de vaisseau La Haye, commandant l’Arromanches, est chargé du commandement de tous les moyens aériens (Gérard Garier).

1955 – après le 29 janvier : LE « JULES VERNE » REMPLACE LE « TIGRE » COMME PONTON CASERNE – Après son retour d’Indochine, le navire-atelier Jules Verne entreprend sous peu son désarmement puis est affecté au Corps Amphibie de la Marine, à Saint-Mandrier où il remplace l’ex-contre-torpilleur Tigre vendu aux enchères pour démolition à la Société du matériel naval du Midi, pour la somme de 47 712 000 F (République du Toulon et du Var du samedi 29 janvier 1955). La grande carcasse du Jules Verne fera bientôt partie intégrante du décor familier des Mandréens (Ken Nicolas, vol. 1, p. 262-263). Ce bâtiment, propulsé par deux moteurs de quatre mille cinq cents chevaux, construit en 1930, avait pour mission initiale le ravitaillement des  sous-marins. Il  rallia, dès 1940, l’Afrique Occidentale pour se mettre à la disposition des Forces navales françaises libres. A la fin de la guerre, par suite du déclin de la flotte submersible, le Jules Verne se transforma en navire atelier. Fort d’une chaudronnerie, d’une charpenterie fer et d’un laboratoire électronique, il rejoignit le Tonkin où sa présence s’avéra d’une grande utilité. En effet, à l’inverse de celui de Saigon, l’arsenal d’Hanoi manquait cruellement d’outillage.  Le Jules  Verne  était considéré alors comme le « vrai rénovateur de notre marine en Extrême-Orient». Puis, les opérations militaires en Indochine terminées, passablement  « essoufflé », l’autorité de tutelle décida son retour à Toulon. Saluons au passage son pacha, le commandant Franconi, Parisien de souche, mais « vieux » marin sorti de l’école navale Promotion 1922 (Ken Nicolas, vol. 1, p. 262-263). En 1959, Le Jules Verne sera retiré du service actif et servira principalement comme ponton-caserne du Centre d’Instruction et d’Entraînement à la Plongée.

1957 – 29 janvier : « Accident ou suicide ? Le corps d’une sexagénaire est découvert flottant dans la baie de Saint-Mandrier » (République de Toulon et du Var du samedi 29 janvier 1957). Onze heures : Jean C, capitaine d’un remorqueur de l’entreprise de démolition Serra, accoste dans le quartier de La Vieille. Il découvre dans les rochers un corps de femme flottant, «la tête enfoncée dans l’eau ». L’Inscription maritime et les gendarmes de la Seyne sont aussitôt requis. Le patron-pêcheur Félix Râteau hisse la malheureuse dans son bateau et la ramène au port. Le docteur Madeleine Ruyssen procède alors aux constatations médico-légales d’usage. La mort remonterait à vingt-quatre heures, au plus. Les recherches entreprises par l’autorité judiciaire sont très vite couronnées de succès. En fin de journée, on apprend que la victime s’appelle Marie-Claude M., née en 1892 à Nantes. Son fils, chez qui elle demeurait à Toulon, a déclaré aux enquêteurs que sa mère était partie de la maison, le dimanche 23 janvier au matin, pour se rendre au marché. Depuis, plus aucune nouvelle. À sa connaissance, elle n’avait jamais manifesté publiquement la moindre intention d’attenter à sa vie (Ken Nicolas, vol. 1, p. 305-306).

1960 – 29 janvier : DE GAULLE, DISCOURS SUR L’AUTODÉTERMINATION EN ALGÉRIE – Discours du général De Gaulle, président de la République, confirmant la poursuite de la politique d’autodétermination pour l’Algérie.

1962 – 29 janvier : ET YVES SAINT-LAURENT ARRIVA – Le couturier Yves Saint-Laurent présente sa première collection de haute couture.

1971 – 29 janvier : Mort de Georges van Parys, compositeur de musiques de films et d’opérettes.

1974 – 29 janvier : La bijouterie du centre commercial de la Maurelette, quartier de Saint-Joseph, à Marseille, est braquée par 4 hommes armés, emportant 114k frs de bijoux et montres.

1991 – 29 janvier : JEAN-PIERRE CHEVENEMENT DÉMISSIONNE DU GOUVERNEMENT – Pour montrer son désaccord avec la guerre du Golfe, le ministre de la Défense, Jean-Pierre Chevènement démissionne. Il est remplacé par Pierre Joxe.

1996 – 29 janvier : FIN DES ESSAIS NUCLERAIRES FRANçAIS – Jacques Chirac annonce l’arrêt définitif des essais nucléaires français.

2007 – 29 janvier : “Un ouvrage récent d’économie préhistorique de Laurent-Jacques Costa traite notamment de la circulation de l’obsidienne entre la Sardaigne et la Corse (Costa L.-J., Questions d’économie préhistorique. Mode de vie et échange en Corse et en Sardaigne, Ajaccio, CRDP, 2006; voir aussi Costa L.-J., L’Obsidienne : un témoin d’échanges en Méditerranée préhistorique, Errances, 2007). Je rappelle que l’obsidienne est un verre volcanique qui coupe à merveille. On en connaît quatre gisements en Sardaigne mais aucun en Corse. Or, on ramasse des éclats d’obsidienne sur les sites préhistoriques corses dès le VIe millénaire avant notre ère. Toujours présente, mais toujours en petite quantité, au Ve millénaire, l’obsidienne devient abondante au millénaire suivant, avant de disparaître au profit du métal. Au IVe millénaire donc, elle fournit jusqu’à 75 % des objets fabriqués sur certains des sites préhistoriques de Corse. En étudiant pétrographiquement aujourd’hui ces frag­ments, on est en mesure de dire d’où ils proviennent et même de quelle coulée…

« Et c’est ainsi qu’a procédé Laurent-Jacques Costa avec ces pierres taillées. Mais il s’est aussi aperçu que les lames et les lamelles utilisées étaient bien là, en Corse, mais cependant jamais la matière première d’origine, jamais les déchets de taille, jamais ce que l’on appelle le nucléus, c’est-à-dire ce qui reste après la taille. Il en a conclu qu’il y avait sans doute à l’époque des artisans colporteurs. Au lieu d’envoyer la matière première à tailler sur place ou de la tailler en Sardaigne et de l’envoyer ensuite toute prête, il y aurait eu des spécialistes de la taille de l’obsi­dienne qui auraient circulé avec leurs cailloux dans leur besace, et qui auraient travaillé sur place, à la demande, la matière en question puis qui seraient repartis avec ce qui leur restait pour tailler d’autres objets, peut-être moins importants, ailleurs, etc. Et tout cela dès le IVe millénaire avant Jésus-Christ … » (Yves Coppens, 2011, Chronique du 29 janvier 2007).

2015 – 29 janvier : Université – Médiation – ARCHEOLAB 1 : le 29 janvier 2015

lieu : siège de Ingémedia

Programme 

15h30-17h : soutenance master 2 Ingémedia (amphithéâtre 110)

17h15 : présentation générale du projet (amphithéâtre 110) : Archéolab est un projet pédagogique mené par le Centre Archéologique du Var avec les enseignants et les étudiants de l’École des Beaux-Arts (ESAD TPM) et d’Ingémédia (Université de Toulon) autour de la mise en valeur du patrimoine archéologique du pays toulonnais, en prenant comme base un projet d’exposition sur les 30 dernières années de fouilles archéologiques en pays toulonnais».

L’objectif du projet est de permettre au grand public de porter un regard différent sur le patrimoine archéologique en bénéficiant d’un panel de langages actuels tels que le graphisme, le design et le multimédia.

18h00 (à partir de) : apéritif (à l’extérieur de l’amphi 110) et déambulation dans 10 box (sur le même étage) dont 9 occupés par les projets ESAD TPM et 1 par les projets Ingémedia.

19h30 : réunion et délibération du jury CAV/ESAD TPM/INGMedia pour les projets ESAD (amphi 110)

20h00 : fin

2019 – 29 janvier : MÉTÉO DU JOUR POUR SANARY  – Lundi ensoleillé dans l’ensemble avec un maximum de température de 14° et des passages nuageux. Précipitations : 10%. Humidité : 72%. Vent à 11 km/h. Minima : 8° dans la nuit

2022 – 29 JANVIER : « UNE » de Var-Matin –

1. CoVid : Mise à jour urgente – Près de 140 000 Varois risquent de perdre leur pass le 15 février. L’ARS rappelle l’importance de la 3e dose.

2. TOULON :  Hubert Falco et ses ambitions pour la ville.

3. Ouest-Var : une conserverie originale et prometteuse.

4. VAR : ces jobs qui ne servent à rien.

5. MÉTÉO DU JOUR POUR SANARY : Ce matin, nuages et soleil. Cet après-midi, beau temps, peu nuageux. Températures : minimale 13°, maximale 15°, mais avec un vent relativement fort (65 à 70 km/h) ce qui entrainera un ressenti de 9° et 12°

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 175e livraison :

[Rotger B., 1984 :  Les grands froids de 1709 avaient détruit une très grande quantité d’oliviers. La récolte des olives, la fabrication de l’huile, avaient été depuis longtemps l’une des principales ressources de l’agriculture locale. La terre laissée libre par la disparition des oliviers a été replantée en vigne. Trois ans après, ce n’est plus l’olivier qui assurera les revenus des pay­sans de Sanary, mais la culture de la vigne et la fabrication du vin. A tel point que par une délibération du 3 avril 1712, le maire proposa que le grand moulin d’olives de la communauté fût transformé pour recevoir des cuves vinaires. Il est décidé que tous les grands engins qui servaient à presser les olives seront démontés et vendus. Il faut aussi faire les répara­tions nécessaires pour pouvoir recevoir non seulement les raisins à vin, mais aussi les grains et les denrées soumis au droit de huitain et qui y seront en dépôt en attendant leur vente. Après les cuves vinaires, on acheta un magasin pour stocker les vins. C’est en somme le début de notre coopérative vinicole.] [id. Un autre fait montre l’amélioration de la vie. Les blés si rares après les grands froids, et dont la rareté avait obligé le Conseil à députer des personnes pour en acheter partout où cela était possible pour être vendu aux habitants, font leur réapparition. Le blé arrive de toutes parts, à tel point que les boulangers du lieu demandent au Conseil de diminuer le prix du pain vendu deux sols la livre. Les communes voisines vendent leur pain moins cher maintenant et les boulangers locaux ont peur de perdre leur clientèle Si on n’aligne pas le prix sur celui des lieux circon­voisins. Les habitants commencent à aller acheter leur pain à SIX FOURS par exempte où il est moins cher. Les boulangers demandent donc aux maire et conseillers « la diminution du pain sur le prix de vingt deniers la livre à condition que la communauté diminuera le prix de la charge de blé qu’elle leur vend », car « Il est apparent que le blé et prix du pain viennent tous les jours à diminuer par rapport au chargement qu’il en aborde tous les jours, en ayant même un chargement en ce lieu venu du LANGUEDOC et dont le marchand ne trouve aucun acheteur« . (à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 375e livraison :

1474 – 21 février  : échange entre le roi René et l’évêque de Marseille – Aix, 20 février 1474, Marseille 21 février 1474 – échange entre le roi René et l’évêque de Marseille de Saint-Cannat (…), Alleins et Valbonnette pour la baronnie d’Aubagne et ses dépendances (Cassis, Roquefort, Saint-Marcel, Julhians, Cuges et le Castellet.] (Gallia Chr. Nov. II n° 810, p. 488).

1479 : institution du corps de gardes-côtiers à Marseille par le roi René, mais les connestablies ne disparaissent pas pour cela, on les retrouvera plus tard sous le nom de capitaine de la garde-côte (De Ribbe, 1898, p. 41 (citant A. Lecoy de la Marche, Le roi René, sa vie, son administration,…, 1878, p. t. 1, p. 528) ; H. Ribot, 2003) – [de Ribbe, 1898 : en 1479, afin de soulager les populations…, le roi René ébaucha à Marseille l’organisation d’un petit corps de gardes-côtiers, comprenant trois cents soldats et marins. Le sire de Cotignac en fit la levée, et les munit de bastons à feu. Mais les connestablies ne disparurent pas pour cela, et, sous le nom de capitaine de la garde-côte, plus tard on les retrouvera,… mises en mouvement chaque fois que le  pays sera envahi.]

1480 : Du sucre est exporté de Madère vers Marseille.

LA SEYNE-SUR-MER. 85e livraison :

[Ortolan G. : 1880 – début du projet d’aménagement de Tamaris par Marius Michel : (suite) Le regard du visiteur était littéralement happé par un décor féerique, inépuisable pour le plaisir des sens, une végétation locale découverte par George Sand, passionnée de botanique, et que Michel Pacha avait respectée dans l’aménagement de son parc. On y retrouvait beaucoup de plantes de la presqu’île de Sicié. Parmi les pins parasols aux pommes résineuses, les pins d’Alep au tronc torsadé et les yeuses ou chênes verts, surgissaient parfois des eucalyptus à l’écorce lisse ou des figuiers aux larges feuilles rêches et épaisses. Toutes les plantes des sous-bois apparaissaient sur les mamelons épargnés par la pioche ou la pelle des terrassiers. Là, c’étaient les chênes kermès. rabougris et épineux, les cistes aux fleurs blanches ou roses, les arbousiers appelés aussi arbres aux fraises que les grives gourmandes venaient visiter à l’automne. Plus loin, c’étaient les lentisques aux baies rouges, les bruyères arborescentes aux innombrables clochettes blanches, les myrtes qui offraient leurs baies violettes aux amateurs de liqueur, les romarins aux labelles bleus, le chèvrefeuille grimpant au parfum capiteux, la salsepareille et ses belles grappes de fruits rouges, et puis la gamme des plantes aromatiques : le thym, le calament, la lavande spic, autant de merveilles dont les yeux ne pouvaient se lasser. Toutes ces espèces végétales rivalisaient de couleurs, d’arômes et de nectar que les insectes butineurs détectaient de fort loin pour venir s’y délecter. Aux teintes vives ou pâles, aux parfums flottants se mêlaient les chants des passereaux qui trouvaient là un véritable paradis terrestre. Michel Pacha sut respecter les beautés naturelles de Tamaris, mais il voulut aussi transplanter sous son ciel d’azur un peu de cette végétation de l’Orient qui l’avait accueilli et captivé, de cette Byzance qui fit sa fortune. Dès l’entrée du parc, la grande allée conduisant au Château offrait aux regards des palmiers majestueux au pied desquels s’épanouissaient les gynériums argentés, herbe des pampas dont les plumets soyeux pointaient vers le ciel. En avançant dans l’allée, on découvrait toute la gamme des palmiers : Kentias d’Australie, Chamærops nains dont le sommet se couvrait de feuilles en éventail, ainsi que des Araucarias, des Yuccas, magnifiques liliacées aux corolles blanches. Autour du Château, des voies secondaires se détachaient en  véritable labyrinthe d’allées. Les unes serpentaient sous des tonnelles de verdure, les autres inondées de lumière, traversaient des plates-bandes fleuries et donnaient accès à des bassins alimentés par de puissants jets d’eau autour desquels flânaient des cygnes blancs. Vers le haut de la colline, en bordure des sentiers incrustés dans les rugosités de la roche, des nopals (figuiers de barbarie) attiraient toujours l’attention du promeneur par ses feuilles épaisses, charnues, en forme de raquettes hérissées de fines épines. Toute la gamme des cactées s’était fort bien acclimatée : le cactus vulgaire, le chinopsis, l’échinocactus, tous offrant des fleurs aux couleurs variées. De même pour les nériums ou lauriers-roses , les (lauriers-sauces, les lauriers-cerises, les lauriers du Japon ou camphriers,…). Cet ensemble était admirablement complété par les inflorescences jaunes des mimosas. Aux limites septentrionales du parc s’élevaient les plants énormes d’aloès semblables aux agaves et dont les feuilles larges et épaisses frangées d’épines dures et acérées constituaient une barrière infranchissable. Cette visite n’aurait pu se terminer sans atteindre le belvédère, tour hexagonale à trois étages, surmonté d’une étroite plate-forme d’où le regard allait découvrir d’autres merveilles, panoramiques cette fois. À la descente sous un petit bois de marronniers, on était saisi par une odeur délicieuse, enivrante : celle des fleurs blanches d’un magnolia qui s’échappait des gros pétales entrouverts. Aux serres réservées aux agrumes et aux fragiles bananiers, s’ajoutaient d’autres vitrages bleutés où poussaient douillettement les plants dont on pourrait garnir les bordures sans cesse renouvelées : bougainvillées, géraniums, bégonias, vandas, primevères, fuchsias, pétunias, œillets, rhododendrons. Qu’on nous pardonne cette énumération cependant très incomplète car il nous ressouvient que devant les serres aux orangers, mandariniers citronniers apparaissait la flore éclatante des tulipes, des violettes, des héliotropes et des roses qui complétaient admirablement cette symphonie des couleurs et des parfums. Le botaniste ou simplement l’amateur des jardins aurait pu savourer les plaisirs de l’observation une journée entière. En descendant l’allée qui le conduisait au rond-point du départ, peut-être se prenait-il à fredonner des bribes de Mignon, très en vogue à l’époque :  » Connais-tu le pays où fleurit l’oranger  Le pays des fruits d’or et des roses vermeilles  Où la brise est plus douce et l’oiseau plus léger  Où dans toute saison butinent les abeilles « .  Michel Pacha avait su créer de toutes pièces, une merveille de la nature enchanteresse où régnait un printemps éternel. Le Château fut inauguré en 1884 à peu près à la même époque que la Corniche. La liaison La Seyne – Les Sablettes commençait de s’effectuer par une route empierrée large de quelques mètres qu’on avait substituée au vieux chemin des Sablettes tortueux où deux véhicules lourds n’auraient pas pu se croiser.  (à suivre). [réf. Ortolan]

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

 « L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites. (Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe), un exemple avec cette BLAGUE DU JOUR :

-Mais pourquoi un parachute sur un bateau ? demande un passager à un marin du bord.

-Et alors ! Ils distribuent bien des gilets de sauvetage dans les avions ! lui répond le marin.

J’en ai terminé. Il est 7 h du matin !

Salut Ralph, bon anniversaire

Bise aux filles, poignée de mains aux garçons.
Affectueuses pensées à Isabelle, Olivier, Webber et souhaitons encore un « Joyeux anniversaire à Raphaël ! ».

2 responses to “ÉPHÉMÉRIDES DU 29 JANVIER”

  1. Avatar de Philippe da Prato

    Le lancement du paquebot Kairouan, destiné aux lignes de l’Afrique du Nord, s’est effectué le samedi 17 janvier pour le compte de la Compagnie de navigation mixte.  (« L’Illustration » n°5160 31 janvier 1942) https://youtu.be/zgemd1YkMKA?si=5HiqtuNWy1JzdDI_ j’en profite pour dire combien est bien plus agréable la présentation de ces éphémérides sur le site. Amicalement.

    1. Avatar de Henri RIBOT

      Un très grand merci ! cela fait chaud au coeur de voir que l’on apprécie mes textes.
      Amitiés

      Henri
      et à un de ces jors à La Seyne … ou ailleurs

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