ÉPHÉMÉRIDES DU 24 JANVIER

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Sanary, le port en 1880

ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 24 JANVIER 2024, 12e ANNÉE (n° 4057).

ephemeridesribot.com

ILLUSTRATION. Sanary, le port en 1880.

LES FÊTES.

Le 24 janvier, nous fêtons saint FRANÇOIS DE SALES, en provençal « SANT FRANCES DE SALO », l’un des théologiens les plus considérés au sein du christianisme, qui fut évêque de Genève et fonda l’ordre religieux de la Visitation après avoir renoncé à tous ses titres de noblesse

L’Almanach provençal de 1981, propose le 24 janvier comme fête de saint BAUDILE, également fêté en septembre à Noves où il était réputé comme guérissant les enfants de la teigne. Martyrisé et enterré à Nîmes, son tombeau se trouva ombragé par un laurier qui produisit des vertus non seulement culinaires mais aussi préservatrices de diverses affections.

DICTONS. « Pour ceux que désolent les coups de froid, qu’ils reprennent des couleurs et positivent en entendant le dicton qui veut que « Un mois de janvier sans gelée n’amène jamais une bonne année. »

Le calendrier républicain dédia au TAUREAU ce 5e jour du mois de pluviôse de l’An II au cours duquel le comtat Venaissin connut à la fin de janvier 1574, et dans un fracas de tonnerre, d’effroyables averses de torrents de pluie de sang qui arrosèrent Avignon, Beaucaire, Carpentras et même Nîmes et Montpellier, s’il faut en croire A. Bléger de la Sale, un docteur mathématicien natif de Carpentras et citoyen d’Avignon.

PENSÉE. « Un livre posthume est presque toujours une œuvre que l’on a eu tort de ne pas enterrer avec son auteur. » (Henri Jeanson).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant à ce personnage historique :

Dix-neuvième ouvrage : Ludwig Emil – Napoléon, préface de Henry Bidou, traduction de Alice Stern, Editions Payot, Paris, « Bibliothèque historique », 1929, 584 p. Numéro d’enregistrement H 21054 CA 2 7 2 A.

Extraits de la préface : « Emil Ludwig est le fils d’un ophtalmologiste célèbre de Hermann Cohn. « Sachant qu’en Allemagne mettait des bâtons dans les roues à tous les juifs, et ignorant que son fils ne demanderait jamais rien à l’État, il employa la protection d’un haut personnage officiel qu’il avait soigné à obtenir pour ses enfants le changement légal de son nom. » Ainsi parle Ludwig dans la biographie qu’il a donnée au Cosmopolitan. Ce père n’était pas seulement un médecin réputé dans son et un professeur illustre. C’était un homme d’action, hardi et courageux qui n’hésita pas, pour sauve yeux à réclamer une meilleure hygiène scolaire, et à mener une campagne énergique contre l’administration. Il ne donna pas seulement à son fils l’exemple d’un formidable labeur ; ce fils voyait ce père redouté s’incliner profondément devant les savants qu’il recevait chez lui, un Haeckel, un Virchow, un Schliemann, un Helmholtz. L’enfant apprit de bonne heure à respecter l’œuvre accomplie par les grands hommes. Il apprit aussi à considérer ceux-ci comme des êtres vivants, et à les replacer dans le cadre ordinaire de la condition humaine. […] Tel est le livre, tout près de la vie, surprenant de fougue et de douleur. Ce n’est ni l’histoire raisonnée et déterministe d’Albert Sorel ni le détail infini de Frédéric Masson, quoiqu’il y a la llogique de l’un et la précision de l’autre.

La traduction de Mlle Alice Stern n’est pas seulement une verso en exacte. Elle représente un travail immense [qui] elle a rendu un auteur qu’elle avait choisi le plus rare des services celui de le faire connaître en se faisant oublier. » (Henry Bidou).

EPHEMERIDES

(Sanary, la place du Coquillon vers 1900).

41 – 24 janvier : Assassinat de Caligula. Avènement de Claude. Agrippine la Jeune et Liuilla rappelées (Pierre Grimal, 1978)

1226 – 24 janvier : Marseille – Raimond Bérenger V, comte de Provence, ratifie, moyennant 25.000 sous, les ventes des parts de la seigneurie de cette ville faites à la commune de Marseille par Raimond Geofroi de Trets et les siens, par Raimond de Baux et les siens, par Roncelin. avec promesse de ratifier les ventes de leurs parts que pourraient faire à la commune Hugues de Baux et Géraud Adémar, maris de Barrale et de Mabile de Marseille. (acte 449 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, AA 10. a. Mérv et Guindon. Histoire . . . des actes et délibérations … de Marseille, t. I, p. 310. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 221).

1243 – 24 janvier (31 janvier) – (V 21) Vérone – migration inhabituelle à partir du 24 janvier (31 janvier) d’un grand nombre d’oiseaux provenant des régions montagneuses se rassemblant dans la région de Vérone.

1246 – 24 janvier : ROQUEFORT – LA BEDOULE : Castrum de Rupe Forti, 24 janvier 1246 (charte aux archives municipales). Roquefort – canton de La Ciotat. Les montagnes qui forment la vallée de Roquefort partent du plateau des plaines de Cuges et se divisent en deux branches au haut de la vallée ; elles sont sillonnées de vallons où coulent quel­ques ruisseaux. Il n’y a point d’agglomération dans la com­mune de Roquefort ; la population habite les hameaux et bastides disséminés sur le terroir. L’ancien château de Roquefort ou Roquefort le vieux était bâti sur une esplanade, au sommet d’un rocher taillé à pic, vis-à-vis l’église neuve actuelle. Il existe encore des ruines d’un château fortifié, d’une église et de quelques maisons. Dans le seizième siècle, la population se transporta un peu plus bas î cette seconde paroisse, qui avait 18 habitants, fut encore abandonnée par la population, et les maisons en furent démolies vers 1744. Première mention : Roca fortis, 14 juillet 1079 (cartulaire Saint-Victor, ne 843).

Note : castrum – à l’origine, il s’agit d’un camp militaire ; terme remplacé au Vème s. par castellum. (Rostaing 1950). Castrum désigne au Moyen Âge un habitat groupé avec château (Ribot, 2009). Dans les textes médiévaux, castrum a habituellement le sens de bourg fermé de murs et fortifié, et castellum celui de château-fort. Dans le cartulaire de Saint-Victor, ces deux mots ont exactement le même sens, chacun d’eux signifiant bourg fermé de murs et château-fort (Guérard, 1857). En provençal [castroun] désigne un enclos de bergerie, cf.. encastrar (Arnaud 1996 ; Fourvières 1902).

1308 – 24 janvier : LE COMTE DE PROVENCE EXÉCUTA L’ORDRE DU PAPE DE Suppression DE L’ORDRE des Templiers. Les Templiers furent dispersés. On confisqua leurs églises, et leurs domaines furent attribués à diverses autres communautés religieuses. (À Marseille,) on confisqua leur église, celle de Saint Ferréol, qui était située à l’extrémité de la rue qui porte encore ce nom. Pourquoi parler d’eux ici ? Tout simplement pour faire table rase de légendes qui leur attribuent une implantation à Ollioules dès l’origine de la consécration de l’église paroissiale en 1146, ou un prieuré dans les gorges d’Ollioules, au lieu-dit Saint-Estève. Disons-le tout net : si les Templiers possédaient des biens à Toulon, ils n’eurent jamais de terre, maison, église ou prieuré à Ollioules (Rotger B., 1984 ; Ribot H., 2003, rappelle que, d’après Baratier, Duby et Hildesheimer, 1970, les Templiers n’eurent jamais de terre, maison, église ou prieuré à Ollioules.).

Arrestation des Templiers. À Toulon, le 24 janvier 1307 (F.T., 2020), il fallut un véritable siège pour s’em­parer de leur château de l’Escalion (Escaillon) (dont il n’est pas sûr qu’il leur  appartenait), mais aucun des sept templiers ne fut arrêté. Tous les biens du Temple furent transférés aux hospitaliers de Saint-Jean

1324 – 24 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Terra Sauverierum, 24 janvier 1324 (charte aux archives de l’Evêché). Suverier – lieu-dit, quartier de Séon, aux Barres. Note : suviera désigne la suveraie, forêt de chêne-liège ; du latin suber « liège »,  puis « bouchon de liège ». (Levy 1909 ; Ribot, 2009).

1370 – 24 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Figarassa, 24 janvier 1370 (acte aux archives de la Major). La Figuière – ravin, quartier de Séon. Première mention : La Figairessa, 20 avril 1287 (charte aux archives municipale).

1380 – 24 janvier :
1. ETIENNE AUBERT, 46ème ABBÉ DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 39ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Etienne AUBERT, avril 1364 – janvier 1380. Il est déjà abbé le 22 avril 1364. Il est enterré le 24 janvier 1380 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).
2. LECTURE DE L’ACTE D’ACCUSATION ET DU JUGEMENT PRONONCE CONTRE LES HABITANTS DE MONTPELLIER (Henri Ribot).

1391 – 24 janvier : GUERRE DE 100 ANS – Naissance de Jeanne de France (1391-1433), fille de Charles VI et d’Isabeau de Bavière.

1450 – 24 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Leque, 24 janvier 1450 (registre aux archives  de l’Evêché). La Lèque – lieu-dit,  quartier de Saint- Marcel. Première mention : La Lequa, 30 décembre 1392 (acte aux archives  de l’Evêché).

1650 – 24 janvier : ÉRECTION DU CHAPITRE DE LA COLLEGIALE DE SIX-FOURS – Le texte qui suit permet de mieux saisir le fonctionnement de cette structure à laquelle se trouve un collège composé d’un doyen et de onze chanoines.

« En suite du pouvoir donné par les délibérations du conseil de la communauté des 19 novembre 1648 et 6 décembre 1649, Messire François Garnier, chanoine théologal en l’église cathédrale, et vicaire général et officiat en l’évêché de Tollon, pour Monseigneur, Illustrissime et Révérendissime père en dieu, Messire Jacques Danis, évêque de Tollon, sur la remontrance à lui faite par Maître Jean Daniel, notaire royal, mon aïeul maternel et par Michel Lombard, bourgeois, consuls dudit Six-Fours, et encore par Maître Louis Aycard, procureur spécialement fondé de Messire Jacques Lombard, curé, et autres prêtres et particuliers, juspatrons des chapellanies fondées dans l’église paroissiale St Pierre, et terroir dudit Six-Fours, par les actes, y mentionne même par Maître Jacques Denans, mon père, un des syndics des habitants du village du même lieu, en vertu de son pouvoir, du susdit jour 6 décembre. A leur réquisition, et des autres plus apparents du lieu, du consentement du Révérend Messire François de Valbelle, docteur en sainte théologie, religieux sacristain du monastère St Victor, vicaire général de Monseigneur de Richelieu, Comte de Morel, frère naturel du roi, cardinal de Lion (Lyon), abbé dudit monastère, adhérant à la prière desdits consuls, syndics, prêtres et autres particuliers, a érigé l’église paroissiale St Pierre dudit Six-Fours, en collégiale, et unie à icelle, diverses fondations mentionnées en l’acte de ladite érection. Sous les conditions, entre autres, que ladite collégiale sera composée d’un doyen et onze chanoines, que la nomination dudit doyen et des deux premiers chanoines appartiendra au Seigneur abbé. Qu’ils pourrons être admis, savoir : le doyen, à l’âge de 21 ans, et les chanoines, ne seront que simples clercs dans la quatorzième année de leur âge. Lui, Monseigneur l’évêque, aura la nomination, juspatronat et entière disposition des trois autres chanoines, après le doyen et les deux premiers dudit seigneur abbé. Et qu’il sera tenu de pourvoir, à perpétuité, les enfants originaires dudit lieu de Six-Fours, et les autres chanoines seront de la nomination et juspatronat desdits consuls, avec cette condition aussi, qu’ils ne pourront nommer que des enfants du lieu. Ledit acte fut passé dans la maison de Sieur Melchior Crestien, bourgeois dudit Six-Fours, le 24 janvier 1650, reçu par Maître André Deydier, notaire royal et greffier épiscopal à Tollon. Le lendemain, 25 dudit mois de janvier, le susdit Messire Garnier, chanoine théologat, ayant homologué le susdit acte d’érection de l’église collégiale, comme a été dit ci-dessus, d’un doyen et onze chanoines. Et ensuite Messire François de Valbelle, vicaire général de Monseigneur l’abbé de St Victor, ayant expédié ses provisions au doyen et aux deux premiers chanoines, ledit Messire Garnier, aux trois autres après les deux premiers, et les consuls ayant nommé les autres chanoines, désirant d’achever le tout, a rangé du côté droit Messire Jacques Lombard, doyen, Messires Guilheames Collomb, André Daniel, Anthoine Estienne, Pierre Lombard et Laurens Castor, et du côté gauche, Messires Guilheames Denans, Pierre Isnard, Pierre Vicard, Jean Martinenq de Charles, Jean Martinenq de Pierre, et Jacques Daniel, tous lesquels mis en possession, par acte reçu par Maître Denans, notaire. » (Jean Denans, 1713).

1701 – 24 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Teaulet (registre de l’Ecrit.). La Taulisse – quartier rural (1872), commune de Marseille, au Cannet. Première mention : Teuletum, 20 avril 1284 (acte notarié).  Note : teula (tuile) ; taulissa, teulissa (couvert de tuiles) ; tectorum, teuliero [téoulhière] (toiture de tuiles) ; tauliero ou  teuliero, tegularia, teuletum, thuillière tuiliera, tuillière, tullière, (tuilerie) ; tegulitia (toiture de tuiles, Arnaud 1996) ; tuilerie, du latin tectum, toit, abri, asile,  du verbe tegere, couvrir, et de tegula, tuile. (Levy 1909 ; Boyer 1980 ; Ribot, 2009).

1708 – 24 janvierOLLIOULES – délibéré d’exposer aux enchères la canalisation de l’eau nouvellement trouvée. Blégier, maire, dit que, par suite de la délibération du 13 septembre 1705 et de l’ordre de l’Intendant de justice permettant d’emprunter 3000 livres pour la conduite des eaux nouvellement trouvées, il requiert pouvoir de faire mettre la conduite des dites eaux à l’enchère (Castellan, 1937, p. 108).

1724 – 24 janvier : CATALOGUE DES TITRES DE LA TERRE DE LA MOLLE, 29 – Arrêt du Conseil privé cassant l’arrêt du parlement de Grenoble du 5/09/1719 qui confirmait la sentence du lieutenant d’Aix du 14/01/1718 qui adjugeait à la Dame de Rascas la succession de Jean Baptiste de Guiran, son petit-fils.

1727 – 24 janvier : PHILIPPE DE BOURBON-VENDOME, 16ème ABBE COMMENDATAIRE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969). 68ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969..) mais 61ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. PHILIPPE DE BOURBON-VENDOME, 1662-1703. Grand prieur de France de l’Ordre de Malte. Brevet royal du 10 mai 1661, mise en possession du 26 septembre 1661, bulles de provisions du 4 mai 1662, résigne son abbaye vers 1703 ; mort le 24 janvier 1727 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).

1731 – 24 janvier : CONTRAT DE MARIAGE PASSÉ À LA SEYNE – Fol. 17 v°, contrat de mariage passé entre Jean-Joseph Aramelle, calfat de La Seyne, fils de Joseph et de Reine Louise Viguier, et Isabeau Arnaud, fille de Charles Boulanger et de feue Claire Pagate. Montant et composition de la dot : Une terre à blé, vigne et figuier, à La Seyne, quartier de Manouveau (Mar Vivo ?), pour 500 L. Linge pour 175 L. 325 L en argent. Total 1000 L (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours.).

1789 – 24 janvier : AGENDA DU BICENTENAIRE – SAMEDI 24 JANVIER, LE ROI EDITE — ENFIN ! — UN REGLEMENT ELECTORAL POUR L’EXECUTION DES LETTRES DE CONVOCATION DES ÉTATS GENERAUX. CERTES, LE DOUBLEMENT DU TIERS EST ACQUIS. Mais la procédure (à un, deux ou trois degrés, selon qu’il s’agit de la noblesse ou du Tiers, des paroisses rurales ou des villes) est très complexe. Cependant, tous les Français âgés de plus de vingt-cinq ans pourront voter
Ainsi, le roi dut déférer au désir universel des parlements de France et, par lettres royales du 24 janvier 1789, la tenue des Etats généraux à Versailles fut fixée à la date du 27 avril de la même année ; ils se réunirent effectivement le 5 mai 1789 (Louis Baudoin, 1965, p. 306). 24 janvier : Règlement précisant les divers modes de représentation aux états généraux (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).

1793 – 24 janvier : DE SAINT FARJEAU AU PANTHÉON – On transporte au Panthéon le corps du Député Le Pelletier de Saint-Fargeau, membre de la Convention.

1800 – 21 janvier : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE DURANT L’EXPÉDITION FRANCAISE 1798 – 1801 (Abd-al-Rahman al-Jabarti) – Mois de Sha’bân 1214

[Retour des parlementaires au Caire] Vendredi 22 [19 janvier 1800] – CONVENTION D’AL-‘ARISH (suite)

« L’armée française en Egypte, voulant donner clairement une preuve de son désir intime d’arrêter l’effusion du sang et de voir cesser rapidement les malheureuses querelles survenues entre la :république française et la Sublime Porte, consent à évacuer Egypte, d’après les dispositions de la dite convention, espérant que cette concession pourra être un acheminement à la pacification générale de l’Occident.

Articles premier à Article 16 donnés précédemment.

Article 17

« L’armée française ayant des frais à faire pour évacuer l’Egypte, elle recevra, après ratification de la présente convention, la somme ci-dessus stipulée, dans l’ordre suivant, savoir : le quinzième jour, cinq cents bourses ; le trentième jour, cinq cents autres bourses ; le quarantième jour, trois cents autres bourses ; le cinquantième jour, trois cents autres bourses ; le soixantième jour, trois cents autres bourses ; le soixante-dixième jour, trois cents autres bourses ; le quatre-vingtième jour, trois cents bourses ; le quatre-vingt-dixième jour, cinq cents autres bourses. « Toutes les dites bourses seront de cinq cents piastres ottomanes chacune. Elles seront reçues en prêt des personnes commises à cet effet par la Sublime Porte ; et, pour faciliter l’exécution des dites dispositions, la Sublime Porte enverra, immédiatement après l’échange des ratifications, des commissaires dans la ville du Caire et dans les autres villes occupées par l’armée. (à suivre).

1801 – 24 janvier : OLLIOULES, COMPTE RENDU DE LA MORT DE JEAN AUDIBERT DIT LA BARRAQUE – 24 nivôse an IX (24 janvier 1801) – Le 24 nivôse an IX, François Arbès, premier assesseur du juge de paix d’Ollioules, relate le compte rendu de la mort de Jean Audibert dit la Barraque que lui a fait la veille Rey, commandant de la 2ème Compagnie de la Garde Nationale d’Ollioules. Rey avait été chargé par le maire de poursuivre avec sa troupe Jean Audibert, assassin du commandant de la Garde nationale d’Ollioules. L’ayant cerné sur la montagne appelée petit Servel, ils le tuèrent après qu’il eut ouvert le feu, puis rentrèrent en ville, le laissant mort sur place. L’assesseur du juge de paix se rendit sur les lieux le 24 dès 8 h du matin, accompagné d’autres assesseurs, de l’officier de santé, de l’officier ministériel, du faisant fonction de greffier, du meunier, d’un aubergiste et de deux autres personnes. Ayant retrouvé le cadavre, l’officier de santé conclut que la mort avait été donnée par une balle qui avait traversé la tête. Comme le relief interdisait de ramener le corps à Ollioules, le fossoyeur de la commune l’enterra sur place. D’après E. Castellan, c’est cet incident qui est l’origine du nom de la Barraque donné à cette hauteur, ce que confirmaient les chasseurs de son époque. Excluant ainsi toute relation d’une cabane contemporaine de l’édification des ouvrages militaires construits en 1884-1885, puisque le nom leur était antérieur (Castellan E., 1937, p. 245)

1843 – Akhbar, 19 janvier ; Sémaphor, 24 janvier : ARMEMENT MARSEILLAIS – En 1842, il n’y a que 6 compagnies marseillaises soit 11 navires (3 pour BAZIN, 2 pour PERIER, 2 pour REGNY, 1 pour CHAPPON, 2 pour THERON, 1 pour SEGUR). L’alternance des campagnes d’été en Baltique et d’hiver en Méditerranée s’explique sans doute à la fois par des raisons de rentabilité commerciale liée aux aléas du commerce dans ces zones  (Opinion de M. Ermisse, conservateur-adjoint au directeur des Archive, départementales de la Seine-Maritime)et par la nécessité d’utiliser des navires plus puissants en Méditerranée pendant la saison d’hiver fort redoutable à la navigation (Tous navires en bois à roues, mais présentés comme navire, de 500 tonneaux, 200 CV. Cf. l’Algérie du 26 févr. 1845, n° 81, qui présentant les vapeurs de la Cic Bazin, signale que le Sully, qui date de 1831, le Pharamond, de 1835, et le Charlemagne, de 1840, sont « trop faibles pour la navigation d’hiver »). La compagnie a frété trois navires, Tage, Elbe et Phénicien en attendant l’achèvement de trois navires « établis de manière à résister aux mauvais temps d’hiver » (Akhbar, 17 juillet 1845). « L’hiver, le service est fait par des paquebots venus des mers du Nord… »). En janvier 1843 est signalée une nouvelle tentative, cette fois entre l’Algérie et l’Espagne. Il s’agit d’un service à vapeur assuré par le navire l’Elbe d’Alger vers Oran, Valence, Alicante, Carthagène, Malaga, Gibraltar et Cadix (Akhbar, 19 janvier 1843 ; Sémaphore, 24 janvier 1843). La compagnie Bazin arrêtera en 1865.

1853 – 24 janvier : UN DECRET DE NAPOLEON III RETABLIT LES TITRES DE NOBLESSE.

1855 – 24 janvier : MORT DE GERARD DE NERVAL (texte de André Castelot, 1962).

« Il y a encore un siècle, débouchait, place du Châtelet, une ruelle sordide, la rue de la Tuerie, qui aboutissait à un escalier étroit, lépreux, visqueux, conduisant à la rue de la Vieille-Lanterne. Là croupissait “ entre deux égouts béants, noirs comme les soupiraux d’un monde immonde ”, un bouge où se trouvaient tracés sur le verre d’une lanterne ces mots :

On loge à la nuit.

Café à l’eau.

En face, au-dessus de la dernière marche de l’escalier, s’ouvrait une fenêtre cintrée fermée par des barreaux de fer. C’est au croisillon central que Gérard de Nerval, dans la nuit glacée du 24 au 25 janvier 1855, attacha un lacet blanc qu’il possédait depuis quelque temps et qu’il prétendait avoir appartenu à Mme de Maintenon ou à Mme de Longueville. Il plaça une grosse pierre sur la dernière marche, y monta, passa le lacet autour de son cou et d’un coup de pied repoussa la pierre…
Cet acte de folie — car la thèse d’un suicide conscient ou celle de l’assassinat sont aujourd’hui abandonnées — se déroula à l’emplacement exact où s’ouvre aujourd’hui le trou du souffleur du théâtre Sarah-Bernhardt…”

1857 – 24 janvier : GUSTAVE FLAUBERT PASSE EN JUSTICE – Gustave Flaubert comparaît devant la justice pour « atteintes aux bonnes mœurs »..

1867 – du 21 au 24 janvier – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Le beau temps continue. (Henri Flotte, Agenda 1867).

1905 – 24 janvier : REMANIEMENT MINISTERIEL – En France, Rouvier succède à Combes qui a démissionné le 18 janvier (Le Figaro du 25 janvier 1905).

1906 – 24 janvier : REJET DES ADJUDICATIONS DES VIDANGES ET BALAYAGES DE SAINT-MANDRIER – Au cours de la séance du 24 janvier 1906, le Conseil Municipal rejette les adjudications des vidanges et balayages de Saint-Mandrier. Une nouvelle adjudication aura lieu. On objectait que le nouvel adjudicataire n’avait pas le matériel nécessaire pour assurer ce service de toute nécessité. Une commission devait vérifier l’exactitude des faits. En attendant l’adjudicataire ancien continuait – en régie – le travail. Et l’on vit ainsi chaque matin deux vidangeurs déambuler dans la section en agitant la sonnette : l’ancien et le nouveau (Gisèle Argensse, 1989, p. 94-95).

1908 – 24 janvier : JEAN JAURES DEMANDE A LA CHAMBRE DES DEPUTES LE RETRAIT DES TROUPES FRANÇAISES DU MAROC.

1915 – 24 janvier : LE MIROIR, N°62, DU JEUDI 21 JANVIER AU MERCREDI 27 JANVIER 1915. CHRONIQUE « LA GUERRE » « DIMANCHE 24 JANVIER. — Notre infanterie répare sur tout le front les dégâts causés par la tempête dans nos travaux. Nous avons légèrement progressé près de Lombaertzyde. Combats d’artillerie autour d’Ypres, d’Arras, d’Albert, de Roye et de Soissons; les Allemands bombardent Berry-au-Bac, échouent dans une attaque près de Beauséjour, sont repoussés dans l’Argonne, subissent des pertes sérieuses près de Saint-Mihiel. En Alsace, le combat continue dans le massif d’Hartmannsweilerkopf et nous gagnons du terrain près de Cemay.
« Une grande concentration de troupes autrichiennes s’opère en Bukovine. Une division hongroise qui a attaqué les Russes de ce côté a été défaite. Le général allemand von Kluck, qui commande dans Cracovie, a réclamé d’urgence des renforts.
« Le président du Conseil autrichien, le comte Sturgkh, est sur le point de démissionner.
« Le choléra se développe en Hongrie.
« Le gouvernement allemand fait pression sur la Roumanie en protestant contre la mobilisation ordonnée à Bucarest.
« Le prince Youssoupof, envoyé extraordinaire du tsar, est arrivé au quartier général français pour remettre au général Joffre les insignes de l’ordre militaire de Saint-Georges.
« La Grèce convoque plusieurs classes de réserve.
« L’Allemagne a appelé l’attention du gouvernement de Washington sur l’importance des fournitures d’armes que les négociants américains ont faites à l’Angleterre. »

1918 – 24 janvier : HENRI BERGSON EST ADMIS A L’ACADEMIE FRANÇAISE où il est accueilli par René Doumic (Le Figaro du 26 janvier 1918).

1921 – 24 janvier : LES REMBOURSEMENTS DE DOMMAGES DE GUERRE – A Paris, débute la conférence interalliée sur les remboursements de dommages de guerre par l’Allemagne (Le Figaro du 25 janvier 1921).

1923 – 24 janvier : : ADJUDICATION POUR LA DÉMOLITION DES HANGARS DE L’ANCIEN CENTRE D’AVIATION MARITIME DE SAINT-MANDRIER – M. L. Moscotty obtient l’adjudication pour la démolition des hangars de l’ancien centre d’aviation maritime de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 135 et 167).

1924 – 24 janvier : LES PREMIERS JEUX OLYMPIQUES D’HIVER SE DEROULENT A CHAMONIX.

1932 – 24 janvier : EN ESPAGNE, LES BIENS DES JESUITES SONT CONFISQUES PAR L’ETAT (Le Figaro du 25 janvier 1932)

1940 – 24 janvier : RETOUR SUR L’INCENDIE TRAGIQUE DU PAQUEBOT ITALIEN « ORAZIO » – « Excelsior » publie : « L’incendie du paquebot italien « Orazio » a fait 107 morts. Des scènes tragiques se sont déroulées sur l’épave qui flotte toujours – Gênes, 23 janvier. D’après les listes publiées par la Compagnie de Navigation Tirrenia, à laquelle appartient le navire « Orazio », le nombre des victimes du sinistre qui s’est produit à bord de ce paquebot s’élève à 107 personnes dont 47 passagers et 60 membres d’équipage. (A moins, toutefois, que les 47 passagers portés disparus ne soient les 47 rescapés, femmes et enfants, ramenés à Marseille par un paquebot français. » (Excelsior, mercredi 24 janvier).

1942 – 24 janvier : BLOCUS DE DJIBOUTI – Le 24 janvier à 05 h 30, l’aviso-dragueur « Commandant Dominé » appareille d’Aden pour effectuer une patrouille. Rallié le patrouilleur britannique Netravati à 14 h 30. Patrouille dans le détroit de Périm entre Ras Si Ane et Anghar, il sera relevé le 30 janvier à 05 h 15 par le Netravati et sera de retour à Aden à 13 h 00. Aucun boutre n’aura été arraisonné au cours de cette croisière. Dans son compte rendu d’activité pour le mois de janvier 1942, le capitaine de corvette Burin des Roziers se montrera assez sceptique sur l’efficacité de ces croisières de blocus devant Djibouti et exprimera le vœu que ni le Commandant Dominé ni La Moqueuse (prochainement attendue du Royaume-Uni) ne s’y attardent bien longtemps. Il considèrera que Djibouti perd de son importance stratégique avec l’évacuation en cours des forces britanniques d’Ethiopie, et se demandera si le récent départ du d’Iberville, de l’Elorn et des deux sous-marins qui s’y trouvaient au 1er janvier 1942, ne constituerait pas un signe prémonitoire d’un prochain ralliement de la Côte française des Somalis. De fait, l’aviso d’Iberville et le sous-marin Vengeur, escortant le pétrolier Elorn ont quitté Djibouti le 16 janvier 1942 pour Madagascar. Néanmoins le ralliement de la C.F.S. aux Alliés n’interviendra que le 29 décembre 1942 (Gérard Garier).

1943 – 24 janvier :

1. CRIME CONTRE L’HUMANITÉ – Le 24 janvier, les deux cent trente femmes otages en provenance de Bordeaux (cf. Ephémérides du 23 janvier), sont conduites à la gare de marchandises de Compiègne et montent dans les quatre derniers wagons (à bestiaux) d’un convoi dans lequel plus de 1450 détenus hommes ont été entassés la veille. En gare de Halle (Allemagne), le train se divise et les wagons des hommes sont dirigés sur le KL Sachsenhausen, tandis que les femmes arrivent en gare d’Auschwitz le 26 janvier au soir. Le lendemain matin, après avoir été descendues et alignées sur un quai de débarquement de la gare de marchandises, elles sont conduites à pied au camp de femmes de Birkenau (B-Ia) où elles entrent en chantant La Marseillaise. Le numéro de chacune est immédiatement tatoué sur son avant-bras gauche.

2. CRIME CONTRE L’HUMANITÉ – Le 24 janvier 1943, évacuation des habitants du Vieux Port de Marseille, internement provisoire à Fréjus. Début de la destruction du quartier du Vieux-Port (Le Figaro du 29 janvier 1943). Ce quartier était aussi celui de la pègre et du grand banditisme, dont les truands requis pour la Gestapo, ce qui peut expliquer la violence des sbires. La ville est fouillée maison par maison, mis à part les quartiers résidentiels, durant 36 heures. « Au total, à la suite des dizaines de milliers de contrôle, près de 2 000 Marseillais (…) se retrouveront dans les trains de la mort. » écrit ainsi M. Rajsfus. 1 500 immeubles sont détruits. Bilan humain de l’opération « Tiger » (estimations) : 1 642 transferts sur Compiègne le 24 janvier, 782 Juifs déportés et exterminés à Sobibor, 600 « suspects » déportés à Sachsenhausen.(Source : Cercle d’étude de la Shoah).

1946 – 24 janvier :

1. L’ONU CRÉE UNE COMMISSION DE L’ENERGIE ATOMIQUE – L’assemblée générale de l’ONU vote à l’unanimité la création d’une commission de l’énergie atomique chargée de contrôler celle-ci. (Le Figaro du 25 janvier 1946).
2. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 10 au 24 janvier, l’aviso La Boudeuse reste mouillé sur les bouées en surveillance de la rive nord du Cha-Cam encore occupé par les troupes Viet-Minh. Le 24, il appareille pour Port Walut, après avoir bombardé les casernes Hui-Deo. A Port Wallut, le 25, il embarque le capitaine Jean, officier de renseignements de Yien-Yen et effectue dans l’après-midi une patrouille de surveillance jusqu’à la frontière chinoise. Le poste rebelle de Tcha-Co est bombardé, deux jonques coulées, une saisie et remorquée jusqu’à Haïphong.

1948 – 24 janvier : DEVALUATION DU FRANC DE 80% ET INSTITUTION D’UN MARCHE LIBRE DE L’OR. Dès le 30 janvier, le gouvernement décidera le blocage des billets de 5000 francs et leur démonétisation, mesure faite pour surprendre les thésaurisateurs au moment où ils ont dû convertir en billets une partie de leurs économies du fait de la baisse de l’or et des devises étrangères après la dévaluation et le projet de marché libre de l’or et des devises (Le Figaro des 25 et 30 janvier 1948).

1949 – 24 janvier : L’AFFAIRE KRAVTCHENKO –

Née en 1901, exilée en France dans les années vingt avec son premier compagnon, le poète Khodassevitch, puis aux Etats-Unis où elle a pris la nationalité américaine, Nina Berberova vit à Princeton, dans le New Jersey. Découverte par Actes Sud, elle est maintenant publiée dans le monde entier. Elle est retournée pour la première fois en URSS en 1989, avec son éditeur, et y a reçu un accueil exceptionnel.

L’affaire Kravtchenko ? j’avais 6 ans lorsqu’elle s’est déroulée. Je ne l’ai connue que par le biais d’articles et de revues diverses cueillis çà et là durant les années qui ont suivi. Puis, brusquement, je suis tombé sur le livre de Nina Berberova en 1990, ce fut le déclic. Depuis, je le relis au moins une fois par an.
Quand s’ouvre le procès Kravtchenko contre les Lettres françaises, le 24 janvier 1949, il apparaît tout de suite que ce procès en diffamation va tourner au procès du régime soviétique et que la question de fond qui est posée là est celle de l’existence de camps de concentration en URSS. Les Lettres françaises appellent des témoins prestigieux qui affirment sous serment qu’il n’y en a pas et qu’il ne saurait y en avoir. On n’a encore entendu parler ni d’Une journée d’Ivan Denissovitch, ni de Soljénitsyne, ni du mot “goulag”. Kravtchenko, lui, a fait venir des victimes, des “personnes déplacées”. Et parmi ces témoins, une femme, Margarete Buber-Neumann dont le témoignage produit un effet considérable.
Nina Berberova (qui passe sa dernière année en France) se trouve sur les bancs de la presse. Elle a compris ce qui se joue dans ces débats : non pas le sort de Kravtchenko, auquel elle ne s’intéresse guère, mais… la vérité. Sa stupeur d’émigrée consternée par l’aveuglement des témoins de la défense, sa révolte contre le prestige usurpé d’un pouvoir criminel, et sa détermination à saisir l’occasion du procès pour contribuer, si peu que ce soit, à l’émancipation de l’opinion occidentale, lui inspirent des portraits, de petits commentaires incrustés dans le compte rendu, parfois simplement des sous-titres – mais ils sont acérés comme des fléchettes d’acier. Quarante ans plus tard, glasnost oblige, nous lisons ce document sans étonnement peut-être, mais avec un effroi considérable.
C’est cela, l’effet Berberova : la rigueur du compte rendu, l’acuité du regard, la nécessité de la justice et l’efficacité du style.
Je reparlerai souvent de Berberova de qui je possède tous les livres publiés en France.

1953 – 24 janvier : AGENDA DE GEORGES BRASSENS – « Samedi 24 janvier : passe à l’émission radio coproduite par Jean-René Caussimon et François Billetdoux, sur les ondes de la RTF. »

1963 – 24 janvier : PROCÈS DES AUTEURS DE L’ATTENTAT DU PETIT CLAMART du 22 août 1962 qui a failli coûter la vie au général de Gaulle – Ouverture du procès des auteurs de l’attentat du Petit Clamart contre le général De Gaulle, président de la République. À l’aube du 11 mars suivant, Jean Bastien-Thiry, condamné à mort, sera passé par les armes au fort d’Ivry. Cette exécution politique sera la dernière qu’ait connue la France à ce jour.

1965 – 24 janvier : MORT DE WINSTON CHURCHILL – Le 24 janvier 1965, la Grande-Bretagne est en deuil: le grand homme d’Etat, Winston Churchill, vient de mourir à l’âge de 90 ans. Appartenant à l’une des plus grandes familles de l’aristocratie anglaise, celle des ducs de Marlborough, Winston Leonard Spencer Churchill naît dans le château de Blenheim en 1874. Il effectue sa scolarité à l’internat Harrow, puis à l’école militaire de Sandhurst. Il sert ensuite comme lieutenant de cavalerie aux Indes, puis au Soudan et, enfin, en Afrique du Sud, où il participe à la guerre des Boers.
Elu député conservateur en 1900, il rejoint les rangs des libéraux quatre ans plus tard et entame une brillante carrière politique. Nommé sous-secrétaire d’Etat aux Colonies (1906), il occupe successivement les postes de sous- secrétaire du Commerce (1908) et de l’Intérieur (1910) avant de devenir ministre de la Marine en 1911. Pendant la Première Guerre mondiale, après avoir combattu un temps sur le front des Flandres, il est rappelé au gouvernement et devient ministre de l’Armement (1917), puis de la Guerre (1919). Suite à la défaite des libéraux en 1922, il repasse au parti conservateur et est nommé chancelier de l’Échiquier de 1924 à 1929.
Premier lord de l’Amirauté au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il est nommé Premier ministre le 10 mai 1940. Trois jours plus tard, il prononce son célèbre discours dans lequel il déclare: «Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur […] Vous demandez, quelle est notre politique ? C’est d’engager le combat sur terre, sur mer et dans les airs, avec toute la puissance, la force que Dieu peut nous donner. » Churchill devient alors l’âme de la résistance britannique face à Hitler jusqu’à la victoire finale, en 1945.

1966 – 24 janvier : LA DISPARITION DE MEHDI BEN BARKA DEVIENT UNE AFFAIRE D’ETAT – Depuis le 14, on sait que de hauts fonctionnaires de police ont été impliqués dans cet enlèvement et que Ben Barka a été détenu à Fontenay-le-Comte chez le truand Boucheseiche où se trouvaient en outre le général Oufkir, ministre de l’Intérieur marocain et le lieutenant-colonel Dlimi, son adjoint. Le 17, Figon, qui alimente la presse en révélations est retrouvé « suicidé » lors d’une intervention policière confuse dans un studio parisien. Le 20, un mandat d’arrêt est lancé contre Oufkir et Dlimi. Le 22, la France a rappelé son ambassadeur au Maroc et, le 24, le roi Hassan II lui a rendu la politesse. Rappelons que le commissaire Galibert qui enquêtait sur l’affaire Ben Barka, sera tué le 2 février par un repris de justice.

1967 – 24 janvier : LE PRESIDENT JOHNSON DEMANDE AU CONGRES 12,3 MILLIARDS DE DOLLARS POUR LA GUERRE DU VIET-NAM. Le 26 février, le commandement militaire américain obtiendra carte blanche pour le déroulement de ses bombardements sur le Nord Viet-Nam et le choix de ses objectifs.. Le 28 février, les fleuves seront minés par les avions américains.

1969 – 24 janvier : EN ESPAGNE, PROCLAMATION DE L’ETAT D’EXCEPTION POUR TROIS MOIS à la suite de l’agitation et des manifestations estudiantines. L’état d’exception sera effectivement levé le 25 mars.

1972 – 24 janvier : EMEUTES AU CAIRE – Les étudiants reprochent à Anouar el-Sadate de n’avoir pas encore réglé le conflit avec Israël, conformément à ses engagements.

1973 – 24 janvier : MANIFESTATION A BRUXELLES contre le projet Van den Boeynants de réforme du service militaire.

1974 – 24 janvier :

1. L’INCENDIE D’UN COLLEGE A HEUSDEN (Belgique) provoque la mort de 24 enfants. Rappelons, pour mémoire, que le 6 février 1973, soit près d’un an auparavant, 18 enfants et deux adultes avaient trouvé la mort dans l’incendie du CES Edouard-Pailleron, à Paris.

2. Les déplacements du Président Pompidou sont strictement limités au cours de son voyage en Chine popu­laire. C’est le onzième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIPPE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).

1978 – 24 janvier : UN REACTEUR NUCLEAIRE PERDU DANS L’ESPACE – Un satellite soviétique équipé d’un réacteur nucléaire, Cosmos 954, s’est désintégré aujourd’hui au-dessus du grand nord canadien, mettant ainsi un terme à une alerte atomique sans précédent dans les annales. Le risque de catastrophe n’a été évité que de justesse.

1979 – 24 janvier :
1. A GENEVE, LA FRANCE PARTICIPE A NOUVEAU A LA CONFERENCE DE L’ONU SUR LE DESARMEMENT. Cela faisait seize ans qu’elle boycottait cette conférence.
2. CAPITALISTES DE RETOUR EN CHINE – Les « anciens capitalistes » recouvrent leurs biens confisqué au moment de la révolution culturelle.

1989 – 24 janvier : LE PENTAGONE REAUTORISE LE DESSIN DE PIN-UP SUR LES APPAREILS DE L’US AIR FORCE.

1990 – 24 janvier : MOSCOU INTERVIENT EN AZERBAÏDJAN. L’Armée soviétique, pour la première fois de son histoire intervient sur le territoire de l’URSS en tirant sur le port de Bakou. L’Azerbaïdjan s’est installé dans la guerre. 11 000 soldats interviennent ainsi contre la résistance nationaliste. Les Azéris parlent de 500 morts. Gorbatchev a répondu ainsi au défi.

1993 – 24 janvier : ECHEC DU TIR DE LA FUSEE « ARIANE » – Le 63e tir d’Ariane est un échec. A 170 km d’altitude, le moteur du troisième étage de la fusée s’est arrêté et l’engin s’est écrasé en mer avec deux satellites.

1999 – 24 janvier : SCISSION AU SEIN DU FRONT NATIONAL – La rupture est consommée entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Maigret, avec la création par ce dernier du FN-Mouvement national.

2002 – 24 janvier : A SANARY, ANNONCE DU DECES DU DOCTEUR LAURENT PORTE – « Chers amis, c’est avec tristesse que je dois vous annoncer le décès du docteur Laurent Porte. Depuis deux mois, frappé par une hémiplégie, il avait gardé la chambre, refusant de recevoir les soins que nécessitait son état. Il nous a quittés en fin de semaine dernière ; les funérailles ont eu lieu hier lundi. Sa famille, respectant sa volonté, a désiré que la cérémonie se déroule dans l’intimité, et n’a pas voulu publier de bans, ni informer le public de la disparition de notre ami. H. Ribot. »
Médecin général des troupes de Marine, pharmacien de formation, cardiologue réputé de Sanary, grand chasseur devant l’éternel, le docteur Laurent Porte avait rejoint l’équipe du Programme de recherches sur l’Ouest varois dès qu’il atteignit l’âge de la retraite. « Ribot, me dit-il un jour, je prends ma retraite et j’aimerais pouvoir faire quelque chose avec ton équipe ! Je connais Siou Blan comme ma poche, donne-moi un travail ! ». Ne sachant que répondre, j’ai cherché dans mes archives un thème qui pourrait le satisfaire et, après avoir mis la main sur quatre diapositives, je les lui ai présentées en lui disant : « docteur, voici des clichés que j’ai pris au cours de nos prospections sur le terroir d’Evenos. Ce seraient des fours à cade, dit-on. Je ne sais qui les a bâtis, encore moins quand ils ont été utilisés. » Nous sommes partis sur le terrain à la recherche de ces quatre fameux fours. La quête du docteur fut couronnée de succès : en peu de temps, il réunit un corpus de près de 220 de ces fours, définit qui les avait bâtis, le pourquoi de ces constructions, le début et la fin de leur utilisation. Après que je lui eût demandé d’arrêter ses recherches afin d’en faire la synthèse, il s’entendit avec les éditions « Alpes de Lumière » qui publièrent, en novembre 1990, son livre « Fours à cade, fours à poix dans la Provence littorale. Les Alpes de Lumière, n° 104) qui fit l’objet d’un retirage en 1994, excusez du peu.

2015 – 24 janvier : ALORS QUE LE MONDE ENTIER SE PENCHE SUR LA DEPOUILLE DU PAUVRE ROI D’ARABIE SAOUDITE MORT DANS SON LIT, JE VOUS INVITE A MEDITER SUR CE COMMUNIQUE D’AMNESTY INTERNATIONAL –

« Le blogueur et militant Raif Badawi a été flagellé en public de 50 coups vendredi 9 janvier 2015 en Arabie saoudite. Il a été condamné en mai 2014 à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour avoir créé le forum de discussion en ligne « Libérez les libéraux saoudiens ». Nous pouvons empêcher ce châtiment corporel scandaleux. Raif Badawi est un prisonnier d’opinion. Il doit être libéré.

« Un témoin a confirmé à Amnesty International que la flagellation du militant saoudien Raif Badawi avait eu lieu le 9 janvier au matin, après les prières du vendredi, devant la mosquée al Jafali à Djedda. Les autorités d’Arabie saoudite doivent prendre sans délai des mesures pour que les flagellations ultérieures n’aient pas lieu.

« Selon ce témoin, après la fin des prières, Raif Badawi, enchaîné, a été extrait d’un véhicule et transporté jusqu’à la place publique, devant la mosquée. Entouré d’une foule formée de simples particuliers et d’agents des forces de sécurité, il a reçu sur le dos 50 coups consécutifs. Cette épreuve a duré environ 15 minutes. Ensuite, il a été emmené dans le même véhicule.

« Il est prévu de répartir la peine de 1000 coups de fouet sur une période de 20 semaines. La flagellation de Raif Badawi est un acte d’extrême cruauté, prohibé par le droit international. »

2019 – 24 janvier : PAS DE BLAGUE POUR LA ROUTE ce 24 janvier 2019, je n’avais pas le cœur à cela, car à partir de ce jour je ne pus plus serrer la main du dernier des deux Grizzly, le premier ayant été Serge Malcor, hélas disparu, le second, Jean-Paul Foret, venant de décéder dans sa soixante-seizième année. La cérémonie funèbre eut lieu en l’église de Solliès-Pont, à 10 heures. Avec eux se refermait encore plus la porte de ces années merveilleuses que furent pour moi la découverte du scoutisme à travers l’organisation des Eclaireurs de France. Me restent encore de cette époque Mouflon alias Daniel Houdayer, Marcassin alias Roland Berny et quelques rares autres que je salue en ce triste jour anniversaire.

2002 – 24 janvier : Il y a aujourd’hui vingt-et-un ans très exactement, nous apprenions le décès à Sanary du docteur Laurent Porte. Un grand homme, médecin général des troupes de Marine, fondateur d’hôpitaux en Indochine, Madagascar et Centre Afrique, puis cardiologue établi à Sanary qui, une fois la retraite sonnée, utilisa ses compétences de pharmacien et de crapahuteur pour, au sein de notre équipe de chercheurs, étudier les fours à cade et à poix du Var. Je pense, nous pensons encore et toujours à toi dont nul lieu ou rue ne porte ton nom aujourd’hui, ami Laurent, toi qui avait une si grande gueule mais aussi un si grand cœur !

2022 – 24 janvier : Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro, a bien failli se faire violence et approuver pour une fois une grève lancée par les syndicats enseignants. Par chance, il a trouvé le vice caché de la colère des profs : « En réclamant plus de protection sanitaire, ils font l’erreur de montrer leur peur face aux élèves ». Le prof idéal devrait se montrer sans masque ni vaccin, et, mieux encore, toucher publiquement les malades comme le général Bonaparte à Jaffa. Ivan serait-il prêt à marcher sur les traces de Jésus Christ, en se rendant dans une salle de réa pour distribuer des baisers au covidés ? (Marianne,  1297, du 20 au 26 janvier 2022, « Mieux vaut en rire ».

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 170e livraison :

[Ribot, 2003 : Par acte du 13 mai 1520, signé dans la maison du Saint-Esprit devenue hôtel de ville en titre, et en présence de l’universitat, représentée par tous les chefs de famille, et de Jaume Deydier, bailli des coseigneurs, Ollioules s’affranchissait de toutes les censes[1], tasques[2], services et corvées. Cette initiative eut lieu au moment même où, tout le long du littoral, sur de nombreux territoires nouvellement repeuplés, le Moyen Âge semblait recommencer par le régime des accensements. De toutes les charges qui pesaient sur les terres, c’était celle du cens ou des censes qui pesaient le plus à la masse de ses petits censitaires, et, surtout, aux nouveaux acquéreurs dont la plupart ne cherchaient qu’un prétexte pour ne pas les payer. En contre-partie, la commune offrit, comme rachat, un capital de 4 000 florins, et les coseigneurs gardèrent la directe universelle sur la transmission de tous les biens  sur tout le territoire d’Ollioules, le droit de lods et de mutation, impôt sur la vente des biens qui s’opérait sur le territoire du fief du seigneur[3], et cinquante setiers de blé, à prendre sur le moulin de Trisse Rate, que par cet acte ils transmettaient à l’universitat, ainsi que sur certaines terres, Sanary entre autres. Les habitants d’Ollioules, débarrassés de tout droit de péage dans l’étendue de la Provence par leurs rois, exempts de toutes censes, de prélations[4], rétentions[5], services et corvées envers les seigneurs, commençaient à prendre figure d’hommes libres[6].]

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 370e livraison :

1391-1392 : disette dans toute la Provence (Stouff L. – Ravitaillement et alimentation…, 1970).

1397 – 5 septembre :, Hommage de Guillaume Letort, évêque de Marseille, pour le castrum de Signes (Gallia Chr. Nov. N° 641, p. 392).

1399 – 7 juillet : : Après 1385, un seul persista dans la résistance, Raymond de Turenne. A la tête de bandes armées…, il ravageait le pays… Les Etats demandèrent au pape d’Avignon d’intervenir… On fit appel au roi de France, Charles VI. Celui-ci envoya en Provence le maréchal de Boucicaut, beau-père de Raymond. Ce dernier… consentit à faire la paix, et le traité fut conclu à Marseille le 7 juillet 1399 .] (Dubois M., Gaffarel P. et Samat J.-B. – Histoire de Marseille, 1928)

fin XIVème-début XVème siècle : Les savonneries débutent à Marseille dès la fin du XIVème-début XVème siècle sous l’impulsion de familles juives (Davin, Letellier, Raolin). Le savon était fait à la mode de Gaëte car l’influence italienne était prépondérante dans cette industrie (V.-L. Bourrilly, 1920 : Situation économique de la Provence à la fin du XVème siècle).

LA SEYNE-SUR-MER. 80e livraison :

[Rotger B., 1984 : Dès le 19 Janvier 1721, le sieur Charles DANIEL de LA SEYNE écrit aux consuls de SANARY au sujet du mal contagieux apparu dans ce lieu de LA SEYNE.] « Un faux bruit a fait dire que la maison de BARRI était atta­quée du mal Celui-ci est parti en laissant sa femme et sa servante à la maison pour se réfugier à sa bastide avec ses deux enfants. Il a fait une grande sottise d’avoir pris l’épouvante. Sa femme guérie s’est levée aujourd’hui disant qu’elle n’avait eu aucune incommodité. Nous avons fait sortir depuis deux jours la famille BRASSEVIN qui était enfermée pour avoir communiqué avec la maison du potier chez qui est mort un enfant depuis trois jours, nous l’avons mis au quartier Mouisséques. La famille se porte bien. Ce qui nous a obligé de le mettre hors du village c’est qu’il n’avait pas déclaré la maladie de son enfant… Nous n’avons pas eu depuis de cas extraordinaire, nous vous en aviserons. » ; [G. Delattre : La Seyne est atteinte vers le 22 janvier 1721. Le marchand Gras de Toulon a vendu une balle de laine à La Seyne. Dernier mort le 31 août 1721. Sur 6000 habitants environ, le tiers de la population a disparu. Six-Fours est moins atteinte, 28 décès sur environ 2200 habitants, dernier mort le 6 septembre 1721.]

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Table ronde ayant beaucoup tourné dans des débats télévisés cherche place stable chez médium (dixit Pierre DAC).

J’en ai terminé. Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber. Bon marché du mercredi à Sanary.

A demain, pour fêter les ANANIE !


[1] cens (en provençale cense) : Outre les tenures serviles, il existait des biens seigneuriaux concédés à des paysans libres, moyennant un cens annuel, avec la charge de cultiver la terre. En cas de vente de biens accensés, le seigneur percevait un droit de mutation appelé trézain. L’investiture était donnée au nouveau preneur par un acte notarié, le lod.

[2] tasque (provençal : tasca) : la directe exprime la permanence du droit du seigneur sur un bien. Elle peut s’exprimer par la perception d’un cens. Elle a été compensée par les tasques, les prélèvements sur les récoltes, les banalités. Le droit de champart, droit en gerbes – quelquefois en fruits – de celui qui donne des terres à défricher.

[3] lods ou trézain: droit au profit du seigneur perçu en cas de mutation d’un héritage roturier relevant de la directe.

[4] droit de prélation : droit de préférence en vertu duquel il était permis au seigneur de retenir pour lui, en remboursant l’acquéreur, une terre vendue dans les limites de la seigneurie.

[5] Le droit de rétention  consistait à garder ou à restituer un objet, une terre, immeuble, etc., jusqu’au moment du paiement.

[6] droits féodaux  : Quoique ces mots ne désignent dans leur sens rigoureux que les droits qui dérivent du contrat de fief et dont l’inféodation même est le principe direct, l’usage en a étendu la signification à tous les droits tels que les rentes seigneuriales, les droits de champart, les corvées, les banalités, les prestations représentatives de l’ancienne servitude, etc.

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