ÉPHÉMÉRIDES DU 23 JANVIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 23 JANVIER 2024, 13e ANNÉE (n°4056).

ILLUSTRATION. Le clocher du monastère de Sainte-Catherine du Sinaï (cliché H. Ribot, novembre 2023)

LES FÊTES.

Aujourd’hui, nous fêtons saint BARNARD qui serait le fondateur du village du même nom devenu Saint-Bernard dans l’Ain. BARNARD servit dans l’armée de Charlemagne avant de se faire bénédictin et fonder une abbaye à Romans, en Isère, où il finit ses jours en 842. Entre temps, en 810, il avait été évêque de Vienne, dans le Dauphiné. C’est un saint de saison puisqu’il est le patron des laboureurs.

60 personnes ont BARNARD pour patronyme.

Le 23 janvier, selon « l’almanach provençal 1985 », on fête également saint ORONCE, évêque de Carpentras, tandis que, selon « lou semanié prouvençau » de 1981, on fête ce jour-là « sant Parmenas, coumpan de santo Marto, un du set proumié diacre ».

Signe d’espérance, le calendrier républicain de l’An II dédie ce quatrième jour du mois de pluviôse de l’An II au PERCE-NEIGE.

DICTONS. « Saint Barnard ensoleillé, rend le vigneron gai. » et « Bello gabi / Nourris pas l’auceu ! » (Belle cage / Ne nourrit pas l’oiseau. »

PENSÉE. « Le développement est un engagement qui va de pair avec celui de la liberté. » (Amartya Sen, prix Nobel d’économie, 1998).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant à ce personnage historique :

Dix-huitième ouvrage : Georges Lefebvre – Napoléon, Paris, Librairie Félix Alcan, coll. « Peuples et civilisations, histoire générale », 1935, 608 p. Numéro d’enregistrement H 14007 CA 1 6 5 A.

Extraits de la préface : « Il est à peine besoin de dire que ce livre n’est pas une biographie de Napoléon. Comme dans les autres volumes de cette Histoire générale, on s’y efforcera de mettre en lumière, non seulement les traits essentiels de la vie collective des Français et des peuples que l’empereur s’était assujettis, mais aussi l’action des forces indépendantes qu’il n’a pu subjuguer et les caractères particuliers des nations qui ont échappé à son autorité. L’Angleterre et les États-Unis ont maintenu leur tradition libérale; le capitalisme a continué ses progrès et la bourgeoisie, ne cessant de se fortifier, s’est préparée à se rendre maîtresse du pouvoir politique; la vie spirituelle a suivi son cours, et Napoléon n’a pu le modifier ; les nationalités ont réagi contre l’empire universel dont il posait les fondements ; l’Allemagne surtout a fomenté, par le romantisme, des modes nouveaux de penser, de sentir et d’agir; l’Amérique latine s’est émancipée ; il n’est pas jusqu’à l’Extrême-Orient qui, sous une forme négative, n’ait éprouvé les répercussions du grand conflit, car il eût été exposé bien plus tôt aux assauts de l’Europe si une guerre intestine n’en eût accaparé les forces. La physionomie du XIXe siècle, si mobile et si diverse, transparaît sous l’apparente uniformité que le génie de Napoléon s’efforçait de lui destiner. Mais au cours de cette période, d’ailleurs si brève, tout paraît s’effacer devant lui; c’est lui qui mène l’histoire. On ne s’étonnera donc pas que ce volume soit placé sous son nom. »

En ces jours de janvier, nous ne pouvons pas laisser de côté l’événement majeur que fut la grande rafle de Marseille au sujet de laquelle je propose deux livres traitant l’un du sujet spécifiquement marseillais, l’autre élargissant ce crime au plan plus général de l’occupation allemande de la France.

(Evacuation des quartiers 21 – 23 janvier 1943)

Chloé Leprince – Rafle à Marseille en 1943 : un quartier rasé et le petit rire de Pétain (France Culture).

Meyer Ahlrich – L’occupation allemande en France 1940-1944, trad. Pascale Hervieux, Florence Lecanu, Nicole Taubes, Editions Privat, Toulouse, 2002, 240 p.

EPHEMERIDES

(cliché H. Ribot, Bourse et Chambre de Commerce de Marseille).

1178 – 23 janvier et 1er février  –

1. Marseille – Le nom de Citadelle Babon n’apparaît qu’en 1178. La ville basse est castrum en 904 (Poly 1976).  « Marseille. Accord entre le prévôt et le chapitre de Marseille, et Guil­laume le Gros et Raimond Geofroi (Raimond Geofroi, dit Barral, est en 1190 qualifié : vicem domini Ildefonsi, régla Aragonum, in Provincia gerens (Bouche, Chorographie et histoire de Pro­venir, i. U, p. 1042) ; on avril 1191, dans le privilège délivré à Digne par le roi : Barralis procuratoris Provincie, dans Guichard, Essai sur le caminalat, 1. II. p. 14) ; en juillet 1192 ; procurator Provincie, Voir à cette date) frères, en présence de Geofroi de Marseille (probablement leur autre frère, alors Jeune, qui devint évêque de Béziers) et d’autres. Le prévôt leur remet la moitié du mont Babon, ses pentes, sauf le champ qui appartient à l’œuvre de la cathédrale devant l’entrée du port, et celui qui est devant la porte du château au-dessus de l’église de Saint-Sauveur, sauf encore ce qui se trouve en dehors des vieux murs du château, vers l’église de la Major, en droite ligne jusqu’à la mer ; à condition d’acenser à profit commun la montagne bâtie à frais communs ; le chapitre y retient un terrain pour s’v bâtir une maison ; les vicomtes en auront un autre pour eux. Tous les droits d’acapte, censes. leydes, cosses, les droits de justice, de fours, etc., perçus  dans ce périmètre, devront être partagés également entre le prévôt et les vicomtes. Des règlements sont établis pour l’exercice de la justice, etc. » (Acte 263 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Evêché de Marseille, Livre jaune, fol. 19 v°. a. Albanès et Chevalier, G allia .. . Marseille, n° 1104).

2. FOLQUET DE MARSEILLE ;  Le plus ancien et le plus connu des troubadours de Marseille. Il s’appelait Folco Andossi. Nous le savons par un acte passé à Marseille le 23 janvier 1178 oui les sites comme bourgeois des Marseille. Il appartenait à une famille de marchands génois ; on ne sait s’il est né à Marseille où s’il y est venu tout jeune en tout cas c’est là qu’il s’est formé il y a été marchand comme son père il y a vécu riche et considéré ici il est marié et il a eu 2 enfants. il ne semble pas avoir mené la vie errante que l’on attribué généralement au troubadour il était marchand de son métier et poète à l’occasion. (…) On lui attribue à sans erreur 19 pièces littéraires : 14 chansons, un planh, une cobla, 2 chansons de croisade qu’il a écrites entre 1179/1180 et 1195. Il a été en rapport avec un certain nombre de poètes de son temps : Peire Vidal qui fréquenta la cour du vicomte de Marseille Barral, Bertrand de Born, Pons de Chapdeuil à et sans doute Raymond de miraval. cette œuvre lui à valu d’être le seul troubadour admis par Dante dans son Paradis et aussi d’être par Pétrarque dans son triomphe d’amour. (Charles Rostaing, Marseille n°126, 1981, p. 48).

1180 – 23 janvier : Guillaume de Signes donne à Montrieux ses droits seigneuriaux sur des terres à Cancérilles et à la Sauvette – Montrieux, in claustro monachorum – Guillaume de Signes donne aux chartreux de Montrieux ses droits seigneuriaux sur des terres à Cancérilles et à la Sauvette, qui leur avaient été données par Guillaume Foulques, ses fils, leurs épouses et leurs enfants. Willelmi de Signa. … Ego, Willelmus de Signa, … dono dominium quod habebam in terris de Cancerillis et de Silveta, scilicet earum terrarum quas Willelmus Fulco et filii sui, Guido de Melna et uxor ejus et filii eorum, frater eorum, uxor et filia, dederunt heremitis Montis Rivi ; … (Boyer, 1980, acte n° 128 cartulaire de Montrieux, p. 520-521 ; Original perdu ; copie Capus, p. 243 ; IND. A.V. 1H3, fol. 273 v° ; 1H2969 fol.. I v° ; 1H2981 fol. 2 ; Teissier, fol. 16 ;  Dubois, p. 33).

1209 – 23 janvier : Marseille – Raimond Geofroi de Trets, seigneur et vicomte de Mar­seille, concède à l’évêque Rainier] et au prévôt Pierre Bermond que les hommes de l’évêché et de l’église pour­ront trafiquer dans leur cité de Marseille sans payer de droits, charger, décharger, vendre dans le port vieux entre le mona­stère de Saint-Victor et leur cité, y entrer ou en sortir libre­ment. Il confirme l’acte passé entre l’évêque Pierre de Mar­seille, Hugues Geofroi, son frère Bertrand de Marseille, leur neveu Hugues Geofroi, par l’entremise de l’archevêque d’Arles et de l’évêque de Carpentras. (acte 334 : A. La Major de Marseille, chartes, n° 42, avec bulle ayant pour légende : SR GAVFRTDI DE TRITIS : / VICECOMITIS • MASSILIE. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II, p. 54. — b. Albanès et Chevalier, Gallia .. . Marseille, n* 1136).

1219 – 23 janvier : Marseille. Confirmation par Raimond Bérenger V, comte de Provence, avec l’assentiment de sa mère et de ses conseillers, de la donation faite par Roncelin à l’abbaye de Saint-Victor (acte des vicomtes de Marseille n° 402, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 87. a, Guérard, n° 911. — b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CLIII).

1221 – 23 janvier : MARSEILLE – Compromis avec sentence arbitrale qui remet Saint-Victor en possession de la troisième partie du Tholonée de Marseille, dont Hugues des Baux s’était emparé – Compromis entre Bonfils, abbé de Saint-Victor, et Hugues des Baux, sa femme Barrale et leurs fils Barral et Gilbert, avec sentence arbitrale de Bermond Cornut, archevêque d’Aix, qui remet Saint-Victor en possession de la troisième partie du Tholonée de Marseille, dont Hugues s’était emparé violemment.] (Acte des vicomtes de Marseille 417, de Gérin-Ricard, 1926. Réf.  A. Saint-Victor, chartes originales, n° 521; IND. Dr Barthélemy, Inventaire… n°202).

1376 – 23 janvier : MARSEILLE – Vallis del Sauret (acte aux archives municipales). Val de Serre lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Bon-Secours. Première mention : Val de Serra, 18 mai 1292 (charte aux archives mu­nicipales).

1414 – 23 janvier : Guerre de Cent ans – Entrée du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, dans Paris. Favorable à des réformes fiscale, il devient maître de la ville et laisse des émeutiers semer la terreur. La bourgeoisie parisienne, effrayée, fera appel au duc d’Armagnac qui forcera Jean sans Peur à fuir et passera au côtés des Anglais. Le 10 février suivant, il sera banni par le conseil du roi Charles VI (Charles Ripert, Ils ont régné sur la France).

(Six-Fours vers 1840).

1621 – 23 janvier : ARRÊT QUI DÉCLARE LES TAILLES VIEILLES DE SIX-FOURS : (suite et fin) Le Grand Conseil du Roi fit arrêt en contradictoire jugement, le 14 juillet 1618, par lequel il fut ordonné, que sans avoir égard audit privilège et usage, les habitants de Tollon, Six-Fours, la Garde et la Vallete, payeront, dores en avant (dorénavant), les tailles et impositions en lieux où les biens seront assis. Après lequel arrêt, serait (aurait) été encore rendu divers autres arrêts, tant audit Conseil, qu’en la Cour des Comptes, des 23 janvier 1621, 7 juin 1625. Et enfin, par arrêt du conseil du 14 février 1632, fut ordonné que le susdit arrêt de 1618 serait exécuté (Jean Denans, 1713).

1640 – 23 janvier : Le cardinal Alphonse-Louis Duplessis de Richelieu, (1639-1653), 14ème abbé commendataire et 65ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 58ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Il avait reçu les bulles de provisions du 7 décembre 1639, été mis en possession de la charge le 23 janvier 1640. Il devint archevêque d’Aix, puis de Lyon et mourut le 23 mars 1653 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).

1704 – 23 janvier : MARSEILLE – Moulin de Cabannes, 23 janvier 1704 (registre de l’Écrit.). Moulin de Cabanne, moulin à eau, commune de Marseille, quartier de la Capelette. Première mention : Molendinum de Petronilla, v. 1030 (cartulaire de Saint-Victor, n° 20). Donation à Saint-Victor, par Guillaume II, vicomte de Marseille, son frère Fouque, leurs femmes Stéphanie et Odile et les fils de Guillaume : Guillaume III, l’évêque Pons II, Aicard, Geofroi, Etienne, Bertrand et Pierre, d’un moulin sur l’Huveaune, au confluent du Jarret. Dans cet acte et dans celui qui suit, Pons II, intervenant en qualité d’évêque, abandonne les droits de dîme sur ces moulins. (Acte 69 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 7. a. Guérard, n° 20. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 92).

1745 – 23 janvier : Portalis – Jean-Baptiste David marie sa fille, Marie-Magdeleine David, avec Etienne Portalis, notaire royal au Beausset. De ce mariage naîtront neuf enfants dont l’aîné sera Jean-Etienne-Marie Portalis, mort à Paris, en 1807, ministre des Cultes (Magloire Giraud, 1855, p. 361).

1746 – du 23 janvier au 15 octobre : SANARY ET LES AGGLOMÉRATIONS VOISINES DOIVENT PARTICIPER À LA CONSTRUCTION DES FORTIFICATIONS DE TOULON. Des agriculteurs allèrent y travailler du 23 janvier au 15 octobre 1746 ; Romany et Boyer fournirent les tuiles de Marseille que le patron Jean Collomb apporta. Il fallut fournir 400 fascines. On travailla également à la remise en état des batteries du Cap Nègre et du Rayollet au territoire de Six-Fours. Sanary participe financièrement et en main-d’œuvre aux fortifications de Toulon ; un état de 80 Sanaryens aptes à porter les armes est dressé par le Conseil (Rotger B., 1984). A Sanary, le commandement militaire ayant pris la décision de faire déplacer les quatre canons de 36 de la batterie de la Plage à celle de Portissol, en 1746, la batterie dite « de la plage » et qui se trouvait sur l’esplanade face au boulevard de l’Avenir actuel, est désarmée et ses canons transférés à la batterie de Portissol. On construira aussi une poudrière à La Cride. Ces mesures ont été prises comme suite aux fortifications de Toulon, pour parer à l’invasion de la Provence par les Austro-Piémontais alliés des Anglais. Trente grenadiers furent envoyés par le gouverneur de Toulon pour contraindre les habitants « à tirer les canons de batterie de la place à celle de la tour de Portissol ». On dut payer aux soldats la somme de trente livres et les loger chez l’habitant (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984).

1790 – 23 janvier :

1. DROITS DES HABITANTS DE BORMES – Les habitants de Bormes demandent que leurs droits reconnus par titre (semer, paître, ramasser du bois, chasser) soient réservés dans la vente des biens de la Chartreuse de la Verne (Garcin E. ; Grimaud P. ; Maurel M. ; Archives de Toulon ; Chanoine Marès.).

2.DROITS DES HABITANTS DE COLLOBRIÈRES – Délibération du Conseil général de Collobrières au sujet du droit des habitants sur les domaines nationaux. L’us de Collobrières y est précisé (Maurel M., 1974).

1791 – 23 janvier : Délibération du Conseil général de Collobrières au sujet du droit des habitants sur les domaines nationaux. L’us de Collobrières y est précisé (Maurel M., 1974 ).

1792 – 23 janvier : A Paris, des troubles sont causés par la pénurie de sucre et de café.

1795 – 23 janvier : LE THERMOMETRE DESCEND à -23.5° le 23 janvier alors que la France est en guerre (Herage / histoire climat 5).

1799 – 23 janvier : Championnet occupe Naples et y fonde la République parthénopéenne (Pierre Goubert, Initiation…).

1800 – 21 janvier : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE DURANT L’EXPÉDITION FRANCAISE 1798 – 1801 (Abd-al-Rahman al-Jabarti) – Mois de Sha’bân 1214. [Retour des parlementaires au Caire] Vendredi 22 [19 janvier 1800] – CONVENTION D’AL-‘ARISH (suite)

« L’armée française en Egypte, voulant donner clairement une preuve de son désir intime d’arrêter l’effusion du sang et de voir cesser rapidement les malheureuses querelles survenues entre la :république française et la Sublime Porte, consent à évacuer Egypte, d’après les dispositions de la dite convention, espérant que cette concession pourra être un acheminement à la pacification générale de l’Occident.

Articles premier à Article 14 donnés précédemment.

Article 15

« Étant reconnu que l’armée française a besoin de subsistances journalières pendant les trois mois dans lesquels elle doit évacuer l’Égypte, et pour les trois autres mois, à compter du jour où elle sera embarquée, il est convenu qu’il lui sera fourni les quantités nécessaires de blé, viande, riz, orge et paille, suivant l’état qui en est présentement remis par les plénipotentiaires de la République française, tant pour le séjour que pour le voyage. Les quantités que l’armée aura retirées de ses magasins, après ratification de la présente, seront déduites de celles à fournir par la Sublime Porte.

Article 16

« A compter du jour de la ratification de la présente convention, l’armée française ne prélèvera aucune contribution quelconque en Égypte ; mais, au contraire, elle abandonnera à la Sublime Porte toutes les contributions ordinaires exigibles qui lui resteraient à lever jusqu’à son départ, ainsi que les chameaux, dromadaires, munitions, canons et autres objets lui appartenant, qu’elle ne jugera pas à propos d’emporter, ainsi que les magasins de céréales provenant des contributions déjà levées, et enfin les magasins de vivres. Ces objets seront examinés et évalués par des commissaires envoyés en Égypte à cet effet par la Sublime Porte et par l’amiral anglais, conjointement avec les préposés du général Kléber, commandant de l’armée. Ces objets seront reçus au taux de l’évaluation ainsi faite jusqu’à concurrence de trois mille bourses, somme nécessaire à l’armée française pour accélérer ses mouvements et son embarquement. Si les objets ci-dessus désignés ne produisaient pas cette somme, le déficit sera avancé par la Sublime Porte à titre de prêt, qui sera remboursé par le gouvernement français, sur les billets des commissaires préposés par le général Kléber, commandant en chef de l’armée, pour recevoir la dite somme.

(à suivre).

1859 – 23 janvier : mise en service à Toulon de la chaloupe démontable n° 4 Modeste, classe chaloupes démontable n° 1 à 10, construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (dossiersmarine free fr / fs ca G3).

1860 -23 janvier : Lancement et armement à Toulon de la chaloupe démontable n° 12, type Arc, construite par lesForges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. Renommée chaloupe démontable Arc,elle fut transportée en pièces détachées, par le Japon, à Saïgon (id.).

1864 -23 janvier : risque d’infection à Toulon. Le Préfet s’inquiète du danger que représente 1 ‘ écoulement des eaux de 1’hôpital de la Marine dans la rue de la Comédie ….(cité par Bellenfant et Rinaudo).

« Je dois, toutefois, vous faire observer. Monsieur le préfet, que l’hôpital de la Marine est exactement dans la même situation que tous les établissements publics, toutes les maisons particulières de la ville, dont la totalité des déjections liquides s’écoule forcément sur la voie publique, par la raison qu’il n’y a point d’égouts sous les rues de Toulon.

Une amélioration avait été apportée à cet état de choses en 1849, par la Marine, qui avait déplacé les salles de dissection de son hôpital principal, et avait pu donner un écoulement aux eaux de lavage de ces salles dans les fossés de la place, d’où elles se rendaient par la cuvette des fossés dans la Darse de Castigneau. Mais on a commis la faute de combler ces anciens fossés, en 1859, avant que la ville eût exécuté ses égouts, dont les projets ne sont même pas encore aujourd’hui présentés, malgré la délibération de la commission mixte des travaux publics du 31 mai 1858.

C’est ce comblement des fossés qui a forcé la marine à revenir à l’ancien état de choses, à faire écouler les eaux de lavage de l’amphithéâtre dans la rue de la Comédie . Si cette situation présente des inconvénients sérieux, on ne peut donc s’en prendre qu’aux retards apportés par la ville dans la question des égouts, questions dont 1’urgence a été souvent signalée … » (ADV 9 M).

1867 – 23 et 24 janvier : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – 23. Mercredi. S. Ildefonse, jeudi 24. S. Babylas. – Le beau temps continue.

1887 – du 12 au 23 janvier : CRISE MUNICIPALE A SANARY, UN ARRÊTÉ DU PRÉFET SUSPEND LE MAIRE THOULOUZAN, QUI EST REMPLACÉ PROVISOIREMENT PAR BAPTISTIN FLOTTE – Des frictions interviendront encore. Par exemple, lorsque la Fabrique décida le 13 février Mais au sein de la Municipalité, un drame se noue. Depuis quelque temps, la comptabilité du maire est mise en doute. Il faut dire qu’il a aussi semé pas mal de discorde. Certains de ses amis se détournent de lui. Les convocations du Conseil municipal ne rassemblent pas toujours le nombre de conseillers suffisant. Le 12 janvier 1887, un arrêté du préfet suspend le maire THOULOUZAN, le 17 sa révocation est prononcée par le Président de la République. Le 23 janvier, c’est Baptistin FLOTTE qui, en qualité de conseiller, fait fonction de Maire par arrêté du préfet. Au cours de la séance du conseil municipal de ce jour, l’ancien maire est dans la salle. FLOTTE demande la constitution d’une commission pour examiner la situation financière de la commune. Personne n’est candidat et on devra demander à M. le préfet de désigner lui-même cette commission (Rotger B., 1984, p. 451).

1893 – 23 janvier : PÊCHEURS DU BRUSC CONTRE PÊCHEURS DE SANARY – L’Assemblée générale des patrons pêcheurs de Sanary émet le vœu qu’il soit interdit de caler des filets sur la barre des Magnons, à cause du préjudice causé à la reproduction de la rascasse qui vient y frayer à cette époque. Vœu que repousse l’assemblée générale des 40 pêcheurs du Brusc (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 80).

1910 – 23 janvier : A PARIS, LA SEINE ATTEINT LA COTE DE 8,62 m – Dès le 21 janvier, les inondations sont générales en France. A Paris, les souterrains Nord-Sud en construction, sont inondés. Très rapidement la situation empire : le 23 janvier, au pont d’Austerlitz, la Seine atteint la cote de 8,62 m, la ligne Austerlitz-Oray est fermée et les eaux du Loing détruisent le village de Lorroy. Le 26, la Seine atteindra la cote de 8,90 m et 9,30 m le 27. La situation suscitera un grand élan de solidarité nationale.

1915 – 23 janvier : Le Miroir, n°62, du jeudi 21 janvier au mercredi 27 janvier 1915. Chronique « La Guerre ».

« Samedi 23 janvier,

 « Les Allemands bombardent Nieuport, ce qui ne nous empêche pas de progresser. Entre Ypres et l’Oise, notre artillerie disperse des rassemblements enne­mis. Nous reprenons une tranchée près de Berry-au-Bae et repoussons une attaque près de Perthes. Violents combats dans l’Argonne, à Fontaine-Madame; près de Saint-Mihiel et aussi près de Pont-à-Mousson. Dans le bois Le Prêtre, les Allemands regagnent quelques mètres de tranchée ; ils lancent de gros projectiles sur Saint-Dié et multiplient vaine­ment leurs assauts dans la région d’Hartmann Weilerkopf. Du reste notre artillerie a le dessus sur toute la ligne des Vosges.

« Des groupes d’avions survolent Dunkerque et y font tomber quatre-vingts bombes qui tuent sept personnes et en blessent treize. Mais l’un d’eux est abattu à Bray-Dunes.

« Le général de Falkenhayn a pour succes­seur, au ministère de la Guerre d’Allemagne, le lieutenant général Wild de Hohenhorn.

« Les Russes mettent à exécution un nouveau plan sur le front de Pologne, de Galicie et de Hongrie. On croit que ce nouveau plan en­traînera des résultats plus rapides et forcera Hindenburg à abandonner la guerre de tran­chées.

« Des aviateurs alliés ont survolé Essen et d’autres ont paru au-dessus d’Etaples.

« Les Allemands et les Austro-Hongrois habi­tant l’Italie partent en grandes quantités.

« Le pape Benoît XV a prononcé un discours sur la guerre, dans un grand consistoire qu’il a tenu pour procéder à des nominations d’évê­ques. Il a exprimé sa sympathie aux Belges, mais en même temps les a engagés à ne pas aggraver leur position en troublant l’ordre public.

« L’ancien président des Etats-Unis, M. Roosevelt, répondant aux déclarations menson­gères d’un professeur allemand, propagandiste officieux du pangermanisme, a formulé une fois de plus sa réprobation des procédés teutons ».

1923 – 23 janvier : Terrorisme – Le Figaro du 23 janvier 1923 : « Germaine Berton, militante anarchiste, assassine Marius Plateau, secrétaire général de Fédération des Camelots du roi dans les locaux de l’Action française. Elle avait voulu tuer Léon Daudet, mais celui-ci avait refusé de la recevoir. Elle a tiré cinq coups de feu su Marius Plateau. Interrogée sur les raisons de sa haine à l’égard de M. Daudet, elle a dit : « C’est que je le tiens pour le plus grand responsable de la guerre qui revient. J’ai vengé Jaurès et Almereyda ».

Le 22 janvier, la militante anarchiste Germaine Berton tue  d’un coup de revolver Marius Plateau, secrétaire de rédaction de l’Action française, dans les locaux du journal. Les surréalistes exaltent l’acte meurtrier de la jeune femme. Jugée en décembre, elle sera acquittée le 24 (Jean-Louis Panné, 2001).

1924 – 23 janvier : COMMENT FAIRE BAISSER LES CHANGES – Le « Canard enchaîné » a trouvé la méthode pour faire baisser les changes : « N’achetez plus que des produits français : plus de gants de Suède, plus de marmites norvégiennes, plus de têtes de turcs, plus de grippe espagnole, plus de cris persans. »

1930 – 23 janvier : Allemagne. A la suite des élections en Thuringe, un nazi se présente pour la première fois aux élections locales (Le Figaro du 23 janvier 1923). Un nazi participe pour la première fois au gouvernement local (André Rossel, 1985). En septembre 1930, le parti nazi, qui comptait 12 député en 1928, en obtiendra 107.

1933 – 23 janvier : Les Jésuites sont expulsés d’Espagne (André Rossel, 1985).

1933 – 23 janvier : Mermoz atterrit à Buenos Aires, ouvrant ainsi une nouvelle ligne aéropostale (Le Figaro du 23 janvier 1933).

1934 – 23 janvier : « Le scandale Stavisky : Violentes manifestations aux abords du Palais-Boubon que protégeait un service d’ordre formidable. Une partie des boulevards Saint-Germain et Raspail saccagée. Nombreux blessés. Des centaines d’arrestations » (Echo de Paris du 13 janvier 1934).

1937 – 23 janvier :

1. Terrorisme – A Paris, assassinat par La Cagoule de l’économiste soviétique Dimitri Navachine.

2. Début du deuxième procès de Moscou, ou « procès des 17 » ; les principaux accusés sont Radek, Mouralov, Soikolnikov et Piatokov (purges staliniennes). Depuis le début du mois de janvier, le Guépéou instruit l’affaire dite aussi « Centre parallèle trotskiste », organisation supposée être le pivot de sabotages dans les entreprises travaillant pour la défense nationale. Le procès durera jusqu’au 31 janvier et verra la condamnation à mort et l’exécution immédiate de 15 des 17 accusés. En France, le comité pour l’enquête sur les procès de Moscou, constitué en octobre 1936, organise un rassemblement de protestation contre les exécutions qui rassemble 3000 personnes (Jean-Louis Panné, 2001).

-1940 – 23 janvier :

1. Colis des mobilisés – Mme van Lennep, baronne de Hardenbreet dépose 200 F en mairie de Saint-Mandrier pour les colis des mobilisés (Gisèle Argensse, 1989, p. 211).

2. Accident en mer – Alors que la veille, l’Excelsior annonçait que deux contre-torpilleurs français se portaient au secours d’un paquebot italien en feu au large Toulon avec 600 passagers, le 23, le même journal titrait « Aucun manquant parmi les passagers de l’Orazio » dont les contre-torpilleurs français avaient recueilli une partie des 600 passagers, Or, le même jour, Gênes faisait savoir qu’il y avait eu en fait 107 morts dans la catastrophe et que des scènes tragiques s’étaient déroulées sur l’épave qui flottait toujours.

3. UN CARGO GREC COULELe 21 janvier, à 18 h 58 GMT, le cargo grec Ekatoutarchos Dracoulis fut coulé par un sous-marin allemand U 44 par 40° 20′ Nord et 09° 10′ Ouest. L’Amiral Ouest prescrivit aussitôt au Commandant Bory, qui avait remplacé le Commandant Duboc sur les côtes d’Espagne, de rechercher ce sous-marin. Cette recherche se poursuivit jusqu’au 23 janvier, 08 h, sans succès.

4. Mme van Lennep, baronne de Hardenbreet dépose 200 F en mairie de Saint-Mandrier pour les colis des mobilisés (Gisèle Argensse, 1989, p. 211).

1943 – 22-23-24 et 25 janvier : MARSEILLE – Le 22 janvier, à Marseille, le Vieux-Port est complètement bouclé. Le 23 janvier 1943, dernière conférence entre OBERG et BOUSQUET à l’hôtel de ville. Les 22 et 23 janvier 1943, l(opération s’est étendue au quartier de l’Opéra où vivaient de nombreuses familles juives, en raison de la proximité avec la grande synagogue de la rue Breteuil. 250 familles ont été raflées, tôt le matin, avec une brutalité inouïe, les gens emmenés dans la tenue dans laquelle ils étaient au moment où les policiers ont franchi la porte, sans bagage ni objet personnel ; les familles ont été séparées dès le moment de l’arrestation, et ne se sont jamais retrouvées. Ce quartier était aussi celui de la pègre et du grand banditisme, dont les truands requis pour la Gestapo, ce qui peut expliquer la violence des sbires. La ville est fouillée maison par maison, mis à part les quartiers résidentiels, durant 36 heures. « Au total, à la suite des dizaines de milliers de contrôle, près de 2 000 Marseillais (…) se retrouveront dans les trains de la mort. » écrit ainsi M. Rajsfus. 1 500 immeubles sont détruits. Bilan humain de l’opération « Tiger » (estimations) : 1 642 transferts sur Compiègne le 24 janvier, 782 Juifs déportés et exterminés à Sobibor, 600 « suspects » déportés à Sachsenhausen (Source Cercle d’étude de la Shoah).

Le 25 janvier 1943, les rafles terminées, le commandant allemand en chef à l’ouest, dans une évaluation de l’opération, constate, laconique : « l’action de grande envergure menée énergiquement et efficacement dans le quartier du port de Marseille les 23 et 24 janvier par les polices française et allemande sous le commandement du chef de la police Griese et en présence de Bousquet s’est déroulée sans anicroche. Environ 28 000 personnes sont mises à part et passées au crible. Les « criminels » sont transférés dans le camp de concentration de Compiègne ».

1945 – 23 janvier :

1. La France n’est pas invitée à la conférence de Yalta (Crimée) à laquelle participent le maréchal Staline, le Premier Churchill et le Président Roosevelt. Le général De Gaulle émettra une protestation contre les Alliés le 25 janvier. Il déclare : « Le Rhin, c’est la sécurité française et […] une grande partie de la sécurité du monde. » (Jean-Louis Panné, 2001)

-2. L’aviso « Commandant Dominé » est en indisponibilité avec petit carénage à Marseille du 23 janvier au 6 février.

3. Jacques Glade est cité à l’ordre du régiment le 11 mai 1945 : « GLADE Jacques, caporal-chef. anti-chars qui a participé aux opérations du régiment depuis Toulon. A toujours fait preuve de sang-froid et de courage et a été un précieux auxiliaire pour son chef de piève au cours des violents bombardements d’artillerie, en particulier à Cité Anna les 22 et 23 janvier 1945 et à Hohenterbach (Allemagne) le 7 avril 1945. Ces citations comportent l’attribution de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile bronze. »

1950 – 23 janvier : MARINE – L’aviso La Moqueuse quitte Toulon après essais satisfaisants, elle repart pour l’Indochine.

1955 – 23 janvier : LA SEINE ATTEINT 7,12 m A PARIS – Le 23 janvier 1955, la crue de la Seine atteint 7,12 m à Paris, au pont d’Austerlitz, contre 8,62 m le 23 janvier 1910.

1957 – 23 au 29 janvier : « Accident ou suicide ? Le corps d’une sexagénaire est découvert flottant dans la baie de Saint-Mandrier » (République de Toulon et du Var du samedi 29 janvier 1957). Onze heures : Jean C., capitaine d’un remorqueur de l’entreprise de démolition Serra, accoste dans le quartier de La Vieille. Il découvre dans les rochers un corps de femme flottant, «la tête enfoncée dans l’eau ». L’Inscription maritime et les gendarmes de la Seyne sont aussitôt requis. Le patron-pêcheur Félix Râteau hisse la malheureuse dans son bateau et la ramène au port. Le docteur Madeleine Ruyssen procède alors aux constatations médico-légales d’usage. La mort remonterait à vingt-quatre heures, au plus. Les recherches entreprises par l’autorité judiciaire sont très vite couronnées de succès. En fin de journée, on apprend que la victime s’appelle Marie-Claude M., née en 1892 à Nantes. Son fils, chez qui elle demeurait à Toulon, a déclaré aux enquêteurs que sa mère était partie de la maison, le dimanche 23 janvier au matin, pour se rendre au marché. Depuis, plus aucune nouvelle. À sa connaissance, elle n’avait jamais manifesté publiquement la moindre intention d’attenter à sa vie (Ken Nicolas, vol. 1, p. 305-306).

1958 – janvier : LE PÉTROLE SAHARIEN VA ARRIVER EN France – Le pétrole d’Hassi Messaoud peut d’ores et déjà être acheminé jusqu’à Toggourt par pipe-line puis par chemin d fer jusqu’à Philippeville. Le 6 février, arrivera à Martigues la première cargaison de pétrole algérien. Les partisans de l’Algérie française font observer que les richesses en hydrocarbures du Sahara sont une chance pour l’économie nationale.

1959 – 23 janvier : L’U.R.S.S. et la Finlande normalisent leurs relations..

1960 – 23 janvier : LE PROFESSEUR PICCARD PLONGE A 10 916 m – Mariannes, le 23 janvier : « A bord de leur bathyscaphe « Trieste », le professeur suisse Auguste Piccard et son fils Jacques, ont atteint la profondeur record de 10 916 m dans la fosse de Guam, dans l’archipel des Mariannes. (…). Son bathyscaphe FNRS II, construit en 1948, ayant été récupéré par la Marine nationale et reconstruit avec le concours du CNRS et du FNRS belge sous le nom de FNRS III, c’est en Italie que le ^professeur Piccard a fait construire le Trieste. Rappelons que le professeur Piccard fêtera ses 76 ans demain ».

1962 – 23 janvier :

1. CUBA EST EXCLU DE L’ORGANISATION DES ÉTATS AMERICAINS – . Le 4 février, les États-Unis annonceront les boycottage des produits cubains.

2. On recense 22 attentat de l’OAS à Paris durant cette journée dont un au domicile du directeur du « Monde », Hubert Beuve-Méry (Le Figaro, 24 janvier 1962). Les affrontements entre le FLN (Front de Libération Nationale) et le MLN (Mouvement national algérien) causèrent en France, selon les chiffres officiels entre le 1er janvier 1956 et le 23 janvier 1962, 10 223 victimes dont 3 957 tués. Entre janvier et février 1962, on assiste à un déferlement de violences terroriste : les attentats OAS et FLN causent des centaines de morts en Algérie ; le territoire métropolitain n’est pas épargné. Contre l’OAS, les autorité mettent en place un contre-terrorisme, recourent même au service de truands, à qui elle promet l’impunité en contrepartie (Jean Loignon, 2001).

1963 – 23 janvier : LA FRANCE VA CONSTRUIRE UNE SÉRIE DE BOMBES A – Pierre Messmer, ministre des Armées, annonce la construction en série de bombes A par la France .

1970 – 23 janvier : VIOLENCES DES MINEURS BELGES EN COLÈRE – Depuis quatre semaine, 23 000 mineurs sont en grève dans le Limbourg belge et en Campine, une grève qui n’est pas soutenue par les syndicats. Ils réclament une augmentation de 15%. Aujourd’hui, ils sont affamés (…. ) Ils ont tenté d’investir des charbonnages et se sont heurtés aux forces de l’ordre. Mais les mineurs ripostent, lapident et incendient des véhicules. Les gendarmes répliquent avec des grenades lacrymogènes (…) c’est une fois de plus la violence qui parle …

1978 – 23 janvier :

1. L’EPISCOPAT Français se déclare favorable à l’abolition de la peine de mort.

2. LE BARON EMPAIN EST ENLEVÉ EN PLEIN PARIS – Le baron Empain, homme d’affaires belge de 41 ans, PDG de Schneider, a été enlevé à 13 heures au sortir de chez lui, avenue Foch. Les ravisseurs, e visage dissimulé par un passe-montagne ont pris la fuite avec leur victime. Le baron seront remis en liberté le 26 mars par les bandits, leur coup ayant échoué, et l’un des leurs ayant été pris.

1981 – 23 janvier : LA VEUVE DE MAO EST CONDAMNÉE A MORT – Le procès de la « bande des quatre » s’est achevé à Pékin. Jiang Qing, la veuve de Mao, et Zhiang Chunqiao ont été condamnés à mort, mais l’exécution de la peine est conditionnelle. (… Accusés de s’être opposés aux directives de Mao Tse-dong, ils ont en réalité surtout payé pour les crimes de la Révolution culturelle.

1982 – 23 janvier : DU GAZ SOVIÉTIQUE POUR LA France – On apprend par la presse que , le 22 janvier, la France a signé avec l’URSS un contrat portant sur la livraison de 8 milliards de mètres cubes de gaz sibérien par an, sur 25 ans, à partir de 1984. Les États-Unis désapprouvent ce projet qui, selon eux « va accroître la dépendance de l’Europe (…) vis-à-vis de l’Union soviétique. Le 18 juin, le président Reagan annoncera l’extension de l’embargo sur l’équipement destiné à la construction du gazoduc euro-sibérien.

1989 – 23 janvier : LA TERRE A ENCORE TREMBLÉ EN URSS – Un mois et demi après l’Arménie, la république du Tadjikistan est touchée par un séisme d’une amplitude de 5,5 sur l’échelle de Richter. Des agglomérations ont été détruites. L’agence Tass fait état de 1000 morts ?

1992 – 23 janvier : aides occidentales destinées à l’ex-URSS – A Washington, 54 pays et organisations internationales sont parvenus à un accord minimal sur les aides occidentales destinées à l’ex-URSS afin qu’elle passe l’hiver.

1998 – 23 janvier : Risques majeurs – Une avalanche emporte un groupe d’adolescents au-dessus de la station des Orres, dans les Hautes-Alpes. On dénombre 11 morts.

2006 – 23 janvier : Préhistoire – “D’où vient l’homme ? L’humanité vit une époque passionnante en ce qui concerne la reconstitution de son histoire et le livre d’Herbert Thomas, qui s’intitule D’où vient l’homme ? Le défi de nos origines, tente aujourd’hui une reconstitution de cette histoire.

Herbert Thomas est un chercheur de terrain, il a travaillé au Sahara, au Pakistan, en Arabie, dans le sultanat d’Oman, territoires qui ne comptent pas parmi les plus faciles. Il a passé en outre ces qua­rante dernières années au sein de la communauté active des paléontologues et il connaît donc parfai­tement les tenants et aboutissants des découvertes qui ont pu être faites par tous ces chercheurs aussi bien sur le plan international qu’européen et, à plus forte raison, français. Dans son livre, il rend naturellement hommage à certains chercheurs, mais il sait se montrer aussi critique et subtil. Humour et férocité sont donc au rendez-vous, et je ne résiste pas au plaisir de citer certains de ses titres de chapitre, car ils donnent bien le ton de l’ensemble : « Le crâne qui fait tourner les têtes », « Du rififi chez les paléontologues », « Des fossiles ou des idées », « La valse des ancêtres »…

Bien sûr, il y a l’histoire des découvertes, mais aussi l’histoire de la discipline elle-même. La paléoanthropologie a commencé de manière théorique dès le XVIIIe siècle, et puis de manière active, sur le terrain, à partir des années 1830. Les fossiles ont été découverts heureusement dans le sens inverse de leur ancienneté, c’est-à-dire que l’on a retrouvé d’abord des hommes de Neandertal, qui avaient autour de 50 000-60 000 ans, on a eu beaucoup de peine à les admettre, puis à la fin du XIXe siècle, on a découvert les pithécanthropes, qu’on appelle aujourd’hui Homo erectus, et ceux-là non plus, on n’en a pas voulu et puis, petit à petit, ils sont quand même entrés dans la famille, et, enfin, dans les années 1920, on a « rencontré » les premiers australopithèques. On sait aujourd’hui que la filiation se fait dans l’autre sens : de l’australopithèque ou de quelqu’un des siens vers le pithécanthrope, ou Homo erectus puis d’Homo erectus vers Homo sapiens et Neandertal qui ont été contemporains »(Yves Coppens, Chronique du 23 janvier 2006)

2015 – 23 janvier : JAZZ À SANARY vendredi 23 JANVIER à 21h au PETIT GALLI. SEXTET MESSENGERS : PIERO IANNETTI (dms), JOSÉ CAPARROS (tp), LIONEL BELMONDO (ts), THIERRY GAU (tb), ERIC MERIDIANO (p), JEAN MARIE CARNIEL (cb). ARRANGEMENTS : Ch. DAL SASSO. Jazz Club de Sanary. Excellente soirée !

2018 – 23 janvier : LES GAULOIS AVEC « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS » – Cet après-midi, à 14h 30 , « Découvertes et Civilisations » recevait Jean Chausserie-Laprée, salle Marie Mauron de la Médiathèque Jacques Duhamel. Conservateur et directeur du service archéologique de Martigues, spécialiste du monde gaulois du midi, il nous parla de ses recherches récentes sur le site de Saint-Blaise à Saint-Mitre-les-Remparts. Une occasion pour les adhérents de l’association de rencontrer un homme exceptionnel qui a fait avancer à pas de géants la connaissance de nos ancêtres provençaux qu’ils fussent protohistoriques ou d’époque romaine.

2020 – 22 -23 janvier : Un millier de personnes évacuées, 23 000 foyers sans électricité.L’Aude et les Pyrénées-Orientales ont été placés, ce mercredi après-midi, en vigilance rouge inondation face aux fortes pluies dues à la tempête Gloria. La vigilance rouge signale un « risque de crue majeure » avec une menace « directe et généralisée sur la sécurité des personnes et des biens », selon Vigicrues. Quelque 1 500 habitants ont été évacués ce mercredi dans les Pyrénées-Orientales et quelques dizaines dans l’Aude face aux débordements de l’Agly (au nord de Perpignan) et de la haute vallée de l’Aude (sud de Carcassonne). Le niveau de l’Agly est notamment monté à 7,20 m cet après-midi. Dans les deux départements, les transports scolaires ont été suspendus pour jeudi. Et les services de l’État demandent aux parents de ne pas amener leur enfant à l’école, au collège et au lycée. Dans le seul département des Pyrénées-Orientales, quelque 23 000 foyers restaient toujours privés d’électricité mercredi soir. En fin de journée, Météo-France a également placé les départements voisins de la Haute-Garonne et l’Ariège en vigilance orange inondation. Sur l’Hers Vif, « la hausse des niveaux est importante et rapide et atteint des niveaux dommageables. Sur l’Ariège la hausse restera limitée », selon Vigicrues.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 168e livraison :

Liste de quelques familles propriétaires de bien à Sanary avant 1507 et qui se sont donc pour certaines installées après 1447 : Pierre Merlet (sur le chemin qui va d’Ollioules à Saint Nazaire), Anthoine Abeille (alias Cogordan) la Dauvalle (Peut-être le Vallat Daumas ?) ; Anthoine Marin (alias Bellin), quartier Mortier ; Louis Abeille, près de la Tour, Bertrand Lautier, La Dauvalle ; Guillern Marin, à Gourredon (Entre Pierredon et  la Reppe (cf. partage de 1688 entre Ollioules et Sanary) ; Honnorat de Marine, quartier Mortier ; Jehan Cabre, quartier Mortier, Honoré Vacon, chemin royal de Six-Fours à La Ciotat ; Jehan de Portal, chemin royal de Six-Fours à La Ciotat ; Honoré Lambert (alias Tendilhe), chemin royal de Six-Fours à La Ciotat ; Jacques de Morteriis, Portissol ; Pierre Curet, Portissol ; Catherine Reynaude, près des fossés de la Tour ; Huguet Valtany, près des fossés de la Tour ; Jacques Estort, près des fossés de la Tour ; Anthoine Lautier, à Gourredon ; Guillerme Estienne, près du bout de la tour ; André Imbert, vers Portissol ; André Bonery, vers Portissol ; Jehan Aycard (alias Pichon), dans le bourg ; Pierre Alphani, quartier Mortier ; Anthoine Maistre, quartier Mortier ; Gabriel Laugier, quartier Mortier ;  Honoré de Portal, chemin royal de Six-Fours à La Ciotat ; Jacques Gantelmi, lieu dit Bosque de la Capellanie ; Bertrand Soleilhet (alias Cathelan), La Barau (Probablement La Baou aujourd’hui) ; Anthoine Raynaud, quartier Mortier ; Honoré Revolte, Portissol ; Claude Reboul, à Portissol ; Louis Deydier, à Gourredon ; Barthélemy Lautier, à Gourredon.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 368e livraison :

(coll. H. Ribot)

1384 – 21 septembre : mort de Louis 1er décédé à Bari, Pendant que Louis poursuit en Italie du Sud des opérations militaires difficiles, la nouvelle de  la mort de la Reine se répand en Provence où elle provoque une véritable guerre civile. Le pape Clément VII soutient le parti Angevin appuyé par le sénéchal Foulque d’Agoult et la ville de Marseille ; Aix, au contraire, prend la tête d’une union favorable à Charles de Duras. La guerre fait rage entre le Rhône, la Durance et l’Etang de Berre. La confusion est à son comble lorsqu’on apprend la mort de Louis 1er décédé à Bari le 21 septembre 1384 sans avoir pu prendre un avantage décisif sur son rival (Baratier Edouard, Histoire de la Provence, 1969).

[Castellari, Hist. de Marseille, 1945 : A la mort de la reine, Aix, Toulon, Tarascon, Draguignan, Fréjus, Hyères, Saint-Maximin, tenaient pour Duras. Marseille et Arles pour Anjou, ayant comme alliés  Cuges, Signes, Ollioules, Six-Fours, la Cadière, La Ciotat, Ceyreste, Cassis, Aubagne, Le Beausset, Roquefort et le Castellet… Les Marseillais firent appel au Roi de France Charles VI. Celui-ci envoya des troupes en Provence ; Marseille y joignit 200 arbalétriers.]

[Maurel P., Histoire de Toulon, 1945 : Louis d’Anjou se fit couronner roi de Naples par le pape Clément VI en Avignon (1382), et prit ensuite la route de l’Italie à la tête d’une brillante armée. Charles de Duras se borna à harceler son rival qui tomba malade et mourut (1384). Son fils, Louis II, lui succéda (1384-1417), il n’avait que 9 ans ; sa mère, Marie de Blois, eut la régence. Les villes de Provence avaient prit parti entre les deux adversaires. Arles et Marseille avaient reconnu Louis II pour Comte. Avec Aix et Nice, Toulon se tourna résolument du côté de Charles de Duras… Pendant que La Valette, La Garde, Hyères, Signes, Méounes suivaient l’exemple de Toulon, … Ollioules, le Beausset, Six-Fours, Cuers, embrassaient le parti de la maison d’Anjou.]

[Lepotier, Toulon…, 1972 : Charles de Duras pratiqua la guerilla, et l’armée de Louis d’Anjou se désagrégea. Il mourut à Bisiglio, près de Bari… Le parti de Charles de Duras constitua une ligue qui prit le nom d’Union d’Aix.]

[M. Agulhon, N. Coulet, 1987 : Les «chapitres de paix» du 21 octobre 1387, loin d’être une capitulation, excluent toute forme de représailles et consacrent la place prépondérante de la capitale dans la vie du comté. Une partie de la Provence persiste dans son refus  Nice et sa viguerie, Puget-Théniers, le val de Lantosque et la baillie de Barcelonnette se donnent au comte de Savoie (1388).

[Castellan : Viguerie de Tholon – Les habitants de Tholon s’étant montrés rebelles à la reine Marie, en épousant la causze de Charles de Duras, autre membre de la Maison d’Anjou, celle-ci, à titre de représailles, retire de la viguerie de Tholon les communautés d’Evenos, Six-Fours, Beausset et Ollioules qui s’étaient bien comportées à son encontre, pour les placer sous la juridiction de la viguerie de Marseille.] (Gaignebet 1935, p. 23: le baillage est rendu à Toulon en 1388. Sans doute un effet de la Ligue d’Aix)

[H. Ribot, 2003 :  L’installation définitive de la seconde maison d’Anjou, fut l’œuvre de la reine Marie de Blois, veuve de Louis 1er. Tutrice de son jeune fils Louis II à peine âgé de sept ans, elle s’installa à Avignon auprès du pape Clément VII. Au début, elle n’avait qu’un petite armée de 400 lances, mais très habilement, elle gagna des partisans. En mai 1385, elle confirmait aux Etats les libertés du pays et recevait l’hommage de plusieurs communautés et de la majorité des prélats. Pour punir Toulon et Hyères, elle retira de la viguerie d’Hyères les communautés d’Evenos, Six-Fours, le Beausset et Ollioules qui s’étaient bien comportées à son encontre, pour les placer sous la juridiction de la viguerie de Marseille (Louis II signa finalement un traité de paix en 1388 avec le baillage de Toulon, que réintégrèrent ainsi Evenos, Ollioules, Six-Fours et le Beausset. Guilhem III, bailli de Colmars, ancêtre de Jaume Deydier d’Ollioules, eut l’honneur de figurer, en compagnie des Bertrand de Marseille, des Baux, des Villeneuve, des Pontevès, des Glandevès, des Castellane, etc., dans cette transaction. Il n’empêche qu’en novembre 1411, Ollioules, Evenos et Le Beausset furent à nouveau  détachés du baillage du Toulon et rattachés à la viguerie d’Aix (Gaignebet 1935, p. 23: cf. Bry, p. 102, d’après Archives des Bouches du Rhône B 9, Armorium Folio 241-V).).

LA SEYNE-SUR-MER. 79e livraison :

Pour tenter d’arrêter la progression insidieuse de la peste, un arrêt du Registre du PARLEMENT d ‘AIX, daté du 26 avril 1713, ordonne ce qui suit :] « Dit a été que la Cour ayant égard à ladite requête, a ordonné et ordonne que les consuls et autres officiers des communautés de LA SEYNE et SAINT-NAZAIRE ne pourront à l’avenir donner entrée ni pratique dans leurs ports à aucuns bâtiments, marchandises et personnes venant des pays étrangers qui ne leur paraisse du vu et permission des Intendants du Bureau de Santé de TOULON; à peine contre lesdits consuls et officiers de 3000 livres d’amende en leur propre et privé nom, solidairement, sans pouvoir les rejeter sur la communauté. Ne pourront entrer dans ces ports les navires qui n’auraient pas de certificat aux villes de MARSEILLE ou TOULON Il est enjoint aux consuls des communautés établies le long de la côte, d’établir des gardes suffisant et de qualité chargés d’interdire et d’empêcher l’entrée des personnes de quelque état, qualité et conditions qu’elles soient, venant des états soupçonnés, qui voudraient s’introduire dans les lieux sans avoir effectué de quarantaine, et ce, sous peine de la perte de la vie. » [Ces mesures pour’ efficaces qu’elles furent n’empêchèrent pas, comme nous le verrons dans les années suivantes, la contagion de se répandre. Tontes les indications; qui ont été données aux consuls de SAINT-NAZAIRE prouvent suffisamment l’importance du port de ce lieu, donnent une image de l’activité commerciale de notre terroir.]

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

 « Jeune homme désintéressé épouserait jeune fille laide même fortunée » (Pierre Dac, Les petites annonces de l’Os à Moelle).

J’en ai terminé. Il est 20 h 30 ! Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber. Sur ce cliché de Notre-Dame de Pépiole, je vous dis à demain, pour fêter les FRANÇOIS (DE SALES) !

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