ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 25 JANVIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4058).
ILLUSTRATION. Egypte 2022 (cliché H. Ribot).
LES FÊTES.
Le 25 janvier est le jour dédié traditionnellement à la conversion de saint Paul.
C’est également la fête de saint Ananie, un saint de l’église catholique dont le nom, d’origine hébraïque, signifie “Grâce à Dieu”. Vivant à Damas, il fut l’un des premiers juifs à se convertir au christianisme. Accomplissant la volonté de son seigneur, il aurait imposé les mains sur saint Paul et lui aurait rendu la vue.
A St- Paul de Mausoles et à St-Rémy, c’est le jour de la fête des Castagno (châtaignes).
DICTONS. “Un mois avant, un mois après Noël, le froid est naturel.”
“Vers la fin janvier, l’hiver se rompt le col”.
Le calendrier républicain dédie au laurier tin, ou viorne tin, ce 6e jour du mois de pluviôse An II.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE, un jour, un livre.
Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant à ce personnage historique :

Vingtième ouvrage : Sudhir Hazareesingh, La Saint-Napoléon, quand le 14 juillet se fêtait le 15 août. Traduit de l’anglais par Guillaume Villeneuve. Tallandier, 2007, 294 p. Numéro d’enregistrement H 17879 B 3 7 A.
documentation inédite aux Archives nationales et départementales, Sudhir Hazareesingh fait revivre cette fête riche et multiforme. Moment d’exaltation de la mémoire napoléonienne, la fête impériale est aussi le théâtre de tensions créatives : entre la solennité pieuse des croyants et la jubilation carnavalesque du peuple, entre la glorification de la Nation et le culte des traditions locales, et entre la célébration du soutien populaire au régime et la peur de la foule.
L’ouvrage renouvelle notre vision de la tradition napoléonienne sous le second Empire. Hazareesingh insiste particulièrement sur la dimension locale des fêtes, qui permet aux notables de célébrer les travaux publics et l’action caritative des associations, et donne l’occasion aux municipalités de se mettre en valeur. La Saint-Napoléon met également en scène des moments de liesse collective, comme lors des remises des médailles de Sainte-Hélène aux anciens vétérans des guerres de l’Empire. Mais cette harmonie fragile peut aussi prendre une fâcheuse tournure : au sein même de l’État bonapartiste, entre le clergé et les autorités civiles, et entre les représentants de l’État et les forces de l’opposition républicaine, qui utilisent sciemment le décor de la fête nationale pour subvenir l’ordre bonapartiste.
Écrit avec humour et humanité, et fourmillant d’anecdotes savoureuses, cette étude originale apporte des éclairages nouveaux sur la sociabilité et la culture politique française, et souligne le poids de la tradition napoléonienne dans la mémoire collective nationale.
Sudhir HAZAREESINGH est Fellow de la British Academy et enseigne à Balliol College, à funiversité d’Oxford. Il a publié plusieurs livres sur la culture politique française. En 2006 La Légende de Napoléon (Tallandier) a été doublement couronnée par le grand prix du Mémorial d’Ajaccio et le prix d’histoire de la Fondation Napoléon.
PENSEES.
- Mourir pour une cause ne fait pas que cette cause soit juste (Henry de Montherlant, Les Lépreuses).
- L’ome es de paio, la fremo es de fio / E lou diable boufo. »
EPHEMERIDES

(Le château de Montauban à Ollioules. Cliché H. Ribot)
–1224 – 25 janvier : LE COMTE DONNE HYÈRES À LA COMMUNE DE MARSEILLE – Fait à Marseille : Investiture d’Hyères et de Brégançon donnée par le comte Raimond Bérenger V à la commune de Marseille. Parmi les témoins : Hugues des Baux, son fils Barral et Raimond des Baux (De Gérin-Ricard, p. 133 ; arch. Com. Marseille, 11 15 ; IND. : Dr Barthélemy – Inventaire, n° 207). Brégançon – Var, lieu-dit de la commune de Bormes, arrondissement de Toulon, canton de Collobrières.
–1290 – 24 janvier : lieux-dits d’ALLAUCH – Podium dautric (charte aux archives de la Major). Pied-Dautrui – lieu-dit, quartier de Tourdinau. Donné comme Pied dautric en 1636 (cadastre d’Allauch).
–1322 – 24 janvier : lieux-dits de Marseille – Maychevellas, 25 janvier 1322 (charte aux archives de la Major). Marignelle – quartier rural, entre Arène et le Cannet. Première mention le 19 juillet 1248, Pons de Manavellas (charte aux archives municipales). Puis : Maniavella, 24 septembre 1280 (ibid.). La terre de Marignelle appartenait à Jeanne de Riquetti, dame de Châteauneuf-des-Negreaux. Elle fut acquise par M. Bonsignour, notaire.
–1380 – 24 janvier : Guerre de 100 ans – Lecture de l’acte d’accusation et du jugement prononcé contre les habitants de Montpellier (Henri Ribot).
–1515 – 25 janvier : SACRE DE FRANçOIS PREMIER – François Ier (1494 – 1547), dit le Père et Restaurateur des Lettres, le Roi Chevalier, le Roi Guerrier, le Grand Colas, le Bonhomme Colas ou encore François au Grand Nez, est sacré roi de France le 25 janvier 1515 dans la cathédrale de Reims, et règne jusqu’à sa mort en 1547. Fils de Charles d’Angoulême et de Louise de Savoie, il appartient à la branche de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne.
–1532 – 25 janvier : lieux-dits de Marseille – Persivalis Audebertus alias lou Martegal donna le premier son nom au quartier des Martégaux – hameau du quartier des Olives en 1872 (registre aux archives des Trinitaires) qui dépendait de la paroisse de Saint-Julien, sous le titre de Saint-Pierre en 1713 (Calend. 1713, p. 178). Lui succèdera Jaumes Audibert, dit le Martegal, le 9 janvier 1546 (registre aux archives de la Major). La Bastide des Martégaux est mentionnée le 21 juillet 1551(registre aux archives de la Major) ainsi que la Propriété de Jean François Audibert à la Grand Bastide des Audibert ou les Martégaux, le 22 juillet 1726 (registre aux archives de la Major).
–1576 – 25 janvier : lieux-dits de Marseille – la Baumo, 25 janvier 1576 (acte aux archives de l’Evêché). Baume de la Rosso – hauteur, quartier des Camoins, près de Corporière. Première mention le 25 février 1456 (acte aux archives de l’Evêché).
–1595 – 25 janvier : lieux-dits de Marseille (acte aux archives de l’Evêché)
–Borometo ou la Baulmo. La Borometo – quartier de Saint- Marcel. Mention : Le nom vient de Guillaume Arnaud dit Borrometto.
–Pré du Seigneur – quartier des Camoins, à Gadelone. Dénommé Pré de Sergière le 7 février 1615.
–1635 – 25 janvier : Fondation de l’Académie française.
–1701 – 25 janvier : LES OLLIOULAIS SE PLAIGNENT DE SOLDATS QU’ILS HÉBERGENT – Dans sa délibération du 25 janvier 1701, le Conseil d’Ollioules fait état de la plainte d’habitants se rapportant à des menaces proférées par des soldats qu’ils hébergent depuis le 17 du même mois. Le sieur Maire a présenté l’affaire au Capitaine des soldats, au logis ayant pour enseigne le lion d’or où mangent les officiers. Mais il est lui-même menacé. Le Conseil délibère de porter plainte contre le capitaine Chazel et de l’adresser au lieutenant-colonel Lartigue, commandant le bataillon (Castellan, 1937, p. 99-100).
–1771 – 25 janvier : lieux-dits de Marseille – Le Grand Plantier : lieu-dit, quartier d’Eoures (registre aux archives de la Major).
–1775 – 25 JANVIER : Hiver glacial, Très rude dans le Nord, cette saison ne présenta cependant aucune anomalie remarquable dans le Centre et le Midi. A Paris, la Seine fut entièrement gelée du 25 janvier au 6 février. Famine (Herage / histoire climat 5).
–1792 – 25 janvier ; AGENDA DU BICENTENAIRE – DIMANCHE 25 JANVIER – L’agitation parcourt aussi les milieux intellectuels. Au Palais-Royal, à Paris, les cafés sont transformés en foyer de propagande… La franc-maçonnerie et le clan du duc d’Orléans — grand opposant au régime — servent de point d’appui pour travailler l’opinion publique en profondeur. Pendant ce temps, à la Cour, l’abbé Fénelon, aumônier de Sa Majesté, présente au roi le cinquième volume de ses œuvres.
–1792 – 25 janvier ; Ultimatum français à l’Autriche (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).
–1800 – 21 janvier : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE DURANT L’EXPÉDITION FRANCAISE 1798 – 1801 (Abd-al-Rahman al-Jabarti) – Mois de Sha’bân 1214

[Retour des parlementaires au Caire] Vendredi 22 [19 janvier 1800] – CONVENTION D’AL-‘ARISH (suite)
« L’armée française en Egypte, voulant donner clairement une preuve de son désir intime d’arrêter l’effusion du sang et de voir cesser rapidement les malheureuses querelles survenues entre la :république française et la Sublime Porte, consent à évacuer Egypte, d’après les dispositions de la dite convention, espérant que cette concession pourra être un acheminement à la pacification générale de l’Occident.
Articles premier à Article 17 donnés précédemment.
Article 18
« Les contributions que les Français pourraient avoir perçues après la date de la ratification et avant la notification de la présente convention, dans les divers points de l’Egypte, seront réduites sur le montant des trois mille bourses ci-dessus stipulées.
Article 19
« Pour faciliter et accélérer l’évacuation des places, la navigation des bâtiments français de transport qui se trouveront dans les ports de l’Egypte sera libre pendant les trois mois de trêve, depuis Damiette et Rosette jusqu’à Alexandrie, et d’Alexandrie à Rosette et Damiette.
Article 20
« La sûreté des pays occidentaux exigeant les plus grandes précautions pour empêcher que la contagion de la peste n’y soit transportée, aucune personne malade ou soupçonnée d’être attaquée de cette maladie ne sera embarquée ; mais les malades pour cause de peste ou pour toute autre maladie qui ne permettrait pas leur transport dans le délai convenu pour l’évacuation, demeureront dans les hôpitaux où ils se trouveront, sous la sauvegarde de Son Excellence le Grand Vizir et seront soignés par des médecins français, qui resteront auprès d’eux jusqu’à ce que leur guérison leur permette de partir, ce qui aura lieu le plus tôt possible ; et les articles 11 et 12 de cette convention leur seront appliqués comme au reste de l’armée ; le commandant en chef de l’armée française s’engage à donner les ordres les plus stricts aux différents officiers commandant les troupes embarquées de ne pas permettre que les bâtiments les débarquent dans d’autres ports que ceux qui seront indiqués par les médecins-chefs, comme offrant les plus grandes facilités pour faire la quarantaine utile et nécessaire. (à suivre)
–1812 – 25 janvier : Le curé JULLIEN mourra le 25 janvier 1812 à Sanary, ayant rendu de longs et glorieux services à la communauté pendant les plus de cinquante années qu’il en fut le vicaire et ensuite le recteur. VILLENEUVE Alexandre lui succède (Rotger B., 1984, p. 354).
–1841 – 25 janvier : NOTRE DAME DE STORA – Trente et un navires se trouvaient pris dans une violente tempête. Seul, le vaisseau « la Marne » a réussi à se sauver. Il avait à son bord une statue de la Vierge. Le commandant avait fait vœu de la déposer au premier port qu’il toucherait sain et sauf. C’est ainsi que la statue a été installée dans le port de Stora en Algérie, non loin de Philippeville, maintenant Skikda. En 1962, cette statue a été ramenée en métropole par un groupe de « Pieds Noirs » et elle a pris place dans la chapelle annexe de l’église paroissiale de La Seyne, rue Martini. Cette chapelle est consacrée à Notre-Dame de Stora. L’entrée se fait par un couloir de l’église paroissiale Notre-Dame de Bon-Voyage. La nef est formée de trois travées, et l’abside, à trois côtés, est plus franchement orientée au Sud que l’église paroissiale. Les dimensions sont 16m de longueur, et 3,50m de largeur (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002).
–1855 – nuit du 24 au 25 janvier : SUICIDE DE GÉRARD DE NERVAL – Il y a encore un siècle, débouchait, place du Châtelet à Paris, une ruelle sordide, la rue de la Tuerie, qui aboutissait à un escalier étroit, lépreux, visqueux, conduisant à la rue de la Vieille-Lanterne. Là croupissait “ entre deux égouts béants, noirs comme les soupiraux d’un monde immonde ”, un bouge où se trouvaient tracés sur le verre d’une lanterne ces mots :
“On loge à la nuit.
Café à l’eau.”
En face, au-dessus de la dernière marche de l’escalier, s’ouvrait une fenêtre cintrée fermée par des barreaux de fer, au croisillon central de laquelle Gérard de Nerval, dans la nuit glacée du 24 au 25 janvier 1855, attacha un lacet blanc qu’il possédait depuis quelque temps et qu’il prétendait avoir appartenu à Mme de Maintenon ou à Mme de Longueville. Il plaça une grosse pierre sur la dernière marche, y monta, passa le lacet autour de son cou et d’un coup de pied repoussa la pierre… Cet acte de folie — car la thèse d’un suicide conscient ou celle de l’assassinat sont aujourd’hui abandonnées — se déroula à l’emplacement exact où s’ouvre aujourd’hui le trou du souffleur du théâtre Sarah-Beenhardt… (André Castelot, 1962).
–1857 – 25 janvier : Première visite pastorale de Monseigneur Jordany, évêque de Fréjus et Toulon, à Sanary. Il arriva à quatre heures de l’après-midi le 25 janvier 1857. Il fut reçu par le clergé paroissial conduit par Monsieur Icard, recteur; la municipalité conduite par Monsieur Ferdinand Audiffren, maire; les congrégations, l’œuvre pieuse, les écoles et les personnes de distinction de la localité allèrent à sa rencontre. Conduit à l’église en passant sous un arc de triomphe orné de la bannière des Saints-Apôtres, de tentures, de guirlandes, de draperies. Arrivé à la porte, il prit place sous le dais que portaient les Pénitents blancs. Monsieur le Curé le remercia de sa venue, auquel discours il répondit faisant principalement porter sa réponse en rappelant les bienfaits de la religion, envers la société, la famille, les particuliers (Rotger B., 1984, p. 405-406).
–1871 – 25 janvier : Les bois de Sanary brûlent encore (Rotger B., 1984, p. 424).
–1874 – 25 janvier : A LA SEYNE, LANCEMENT DE L’ « ÉTOILE DU CHILI » – Lancement pour l’armateur Germain du paquebot Etoile du Chilipar les chantiers de La Seyne. Le navire est racheté en septembre 1876 par la Compagnie des Messageries Maritimes et renommé La Seyne pour servir d’abord sur les lignes de Méditerranée, puis comme annexe en Indochine, assurant notamment la ligne Singapour-Batavia. Importantes transformations en 1888. Le 15 février 1884, échouage sans gravité à Ayas dans le golfe d’Alexandrette, entrainant la perte d’une ancre. Naufrage le 14 novembre 1909 à 30 miles de Singapore par abordage avec le vapeur ONDA de la British India. « On comptera 101 morts, dont le baron et la baronne Deniczki et le commandant Joseph Couailhac. » (“Le paquebot LA SEYNE des Messageries Maritimes”) Sur les 61 rescapés, de nombreux sont gravement blessés par les requins venus attaquer les naufragés et responsables du grand nombre de disparus.
–1887 – 25 janvier : Pose de la première pierre de la tour Eiffel à Paris.
–1900 – 25 janvier :
1. France : premiers conflits entre les défenseurs de l’École libre et de l’École publique.
Le 24 janvier, la discussion du budget de l’Instruction publique reste l’un des plus propices à l’exercice d’éloquence parlementaire. Les joutes orales opposent tenants et opposants de l’idée laïque. C’est ainsi qu’on a pu voir s’affronter M. Maurice Faure, rapporteur, favorable est idées laïques, porte-parole du parti républicain, et M. l’abbé Gayraud, partisan de l’enseignement libre. D’autres orateurs, tel que le baron Xavier Reille, ont beaucoup parlé de l’unité morale de la nation, au risque de confondre nation et Etat. M. Léo Melhet, ancien membre de la Commune de Paris, a fermement critiqué les influences des méthodes de l’Eglise sur notre enseignement secondaire » (Le Figaro du 25 janvier 1900).
Le 25 janvier, le tribunal prononce la dissolution de la congrégation des assomptionnistes, ordre religieux fondé en 1850 et se consacrant à l’enseignement ainsi qu’au journalisme avec le journal « La Croix ». On leur reproche, premièrement, de posséder plusieurs immeubles dans le centre de Paris et 14 établissements scolaires, sans être une congrégation reconnue par le Pape. Deuxièmement, par le biais des comités locaux de La Croix, ils soutiennent les candidats cléricaux, c’est-à-dire hostiles à la République laïque (ibid.)
2. Chine : succédant à Guanxi, le prince Pu-Yi âgé de neuf ans, accède au trÔne (ibid.).
–1902 – 25 janvier : Gaston Calmette devient directeur du Figaro (Le Figaro du 25 janvier 1902).
–1915 – 25 janvier : Le Miroir, n°63, du jeudi 21 janvier au mercredi 27 janvier 1915. Chronique « La Guerre » « Lundi 25 janvier. L’ennemi a bombardé la région de Nieuport-Lombaertzyde en Flandre, mais sans pouvoir exécuter l’attaque d’infanterie qu’il préparait. Ses rassemblements ont été, en effet, dispersés par notre artillerie.
« Arras a été encore une fois bombardée, tandis qu’une vive fusillade s’engageait à proximité. Près de Vermelles, nous avons contraint les Allemands à évacuer une tranchée avancée ; nous avons fait taire leurs canons aux alentours de la Boisselle. Nous avons jeté des obus, qui ont produit des effets utiles, sur leurs ouvrages entre Reims et l’Argonne, spécialement vers Beauséjour et Massiges.
« En Argonne, où des combats violents se sont livrés, depuis plusieurs jours, dans la région du Four-de-Paris, nous avons gardé nos positions. En Alsace, nous ayons progressé dans le massif d’Hartmannsweilerkopf et repoussé une offensive à Uffholtz.
« Une escadre de croiseurs légers anglais a arrêté un raid naval allemand en nier du Nord. Le croiseur allemand Blücher, que montaient 847 hommes, a été coulé; deux autres bâtiments, parmi ceux qui l’accompagnaient, ont été endommagés. Les pertes anglaises sont insignifiantes : quelques hommes blessés.
« M. Millerand, ministre de la Guerre, qui s’était rendu à Londres, est revenu à Paris.
« M. Bryan, secrétaire d’Etat de l’Union américaine, répond à l’Allemagne par une fin de non-recevoir : on sait que le cabinet de Berlin avait protesté contre les fournitures faites par l’Amérique aux alliés.
« La Hollande déclare officiellement qu’elle se tient toujours sur ses gardes. »
–1918 – du 22 au 25 janvier : ACCIDENT DE SOUS-MARIN – L’Arago appareille le 22 à 20 h pour veiller les 23 et 24 dans le secteur au sud de Cattaro et revenir le 25. “Au cours de cette première sortie de guerre, après 19 mois, il n’aura eu que 4 avaries” (CV Frochot, 26 janvier 1918).
–1919 – 25 janvier : Signe du temps : à Paris, l’usine de munition d’André Citroën devient une usine automobile.
–1925 – 25 janvier : QUATRE religieuses Camaldulines venues d’Italie s’installent dans une maison offerte à leur ordre, à La Seyne. Au début la messe est dite dans la salle même de la communauté (Gérard Delattre, inédit. Note : Les Camaldulines sont des moniales qui font partie d’un ordre érémitique, fondé par Saint-Romuald en 1012 à Camaldoli près de Florence. Saint-Romuald était un moine italien, né à Ravenne vers 950, et mort à Val di Castro en 1027. Son ordre s’inspire beaucoup de la règle bénédictine, mais laisse à chacun son organisation idiorythmique (du grec idios : spécial, donc qui a son propre rythme)).
–1940 – 25 janvier :
1. « Paris-soir » publie les photographies grand format de nos grands chefs : les voici dans l’ordre
1) général Gamelin, généralissime des armées alliées,
2) amiral Darlan, amiral de la flotte,
3) général Vuillemin, chefs des forces aériennes,
4) général Weygand, chef de l’Armée du Levant (Paris-Soir du 25 janvier)
A défaut de combats contre l’Allemagne, à l’époque le seul souci de l’Etat-major et de l’Etat étant de lancer une offensive pour aider la Finlande dans sa lutte contre la Russie, les images de ces trois mousquetaires dont l’un fume la pipe – devinez lequel – permettait d’espérer que les Français supporteraient le poids d’un hiver rigoureux et de l’absence de nos braves poilus en attente, au front, de voir arriver la fameuse attaque teutonne annoncée à cors et à cris. D’autant que, pour fortifier l’esprit combatif des troupes, « Le Petit journal » du 22 janvier assurait que « La Quintonine aux Armées était le fortifiant le plus populaire et le plus apprécié de nos soldats ». A regarder sur les photos de nos supposés grands chefs, les mines affichées par trois d’entre eux, sinon par les quatre, la Quintonine devait leur faire un cruel défaut. Tant va la pipe au bec qu’à la fin elle se casse, n’est-ce pas ?
2. LUTTE ANTI-SOUS-MARINE – Le 25 janvier, à 10 h, l’aviso-dragueur Commandant Bory intercepta un message d’alerte du cargo français Penthièvre (qui avait depuis le 28 janvier, perdu le convoi 56 KS et faisait route vers le nord, isolément) signalant un sous-marin par 42° 08′ Nord et 09° 10′ Ouest, soit à 12 milles dans l’ouest de la passe sud de Vigo. Le Commandant Bory fit aussitôt route sur ce point en signalant au patrouilleur auxiliaire Téméraire II de le rallier et aperçut à 10 h 33 un sous-marin en surface, droit devant, route à l’ouest, semblant sortir de la passe sud de Vigo. Le sous-marin était à 8000 m et ne paraissait pas avoir vu l’aviso. Le capitaine de corvette Leblanc, du Commandant Bory, décida de profiter de la surprise pour se rapprocher le plus possible et d’ouvrir le feu. Alors que la distance était tombée à 6 000 m, le sous-marin plongea à 10 h 35. A 10 h 38, l’officier canonnier signala un périscope à 4 000 m un quart tribord. L’aviso vint sur la droite de 15°, continua cette route pendant sept minutes, puis mouilla huit grenades à 10 h 45. Il vint ensuite sur la droite pour repasser sur la zone grenadée, puis vint cap à l’ouest pour mouiller, à 10 h 53, un filet sur une ligne est-ouest, à 1 000 m au sud de la zone grenadée. . Mais dès le premier élément, le filet se coinça et la ralingue fut cassée. L’aviso revint alors sur le point grenadé et lança cinq grenades de 35 lg, à 500 m dans l’est de l’extrémité sud du premier grenadage. A 11 h 09, et le Commandant Bory commença à décrire un carré de un mille de côté autour de la zone grenadée. A 11 h 45, le patrouilleur Téméraire II ayant rallié, reçut l’ordre de patrouiller autour des phoscars lancés au moment du grenadage et la route commerciale Nord-sud. A 14 h 00, il signala au Téméraire II de patrouiller jusqu’à la nuit entre le point grenadé et Silleiro et, à 18 h 45, le Commandant Bory rallia sa zone de surveillance. A 11 h 55 et à 12 h 45, le Commandant Bory adressa deux messages à Amiral Ouest pour lui rendre compte de l’attaque et de la surveillance en cours. Il ne semble pas que ces messages soient parvenus à leur destinataire (Gérard Garier).

–1942 – 25 janvier : conférence de Wansee / Le Führer est déterminé à nettoyer les Juifs en Europe sans le moindre scrupule – Le 25 janvier 1942, Hitler dit à Himmler, le chef des SS, et à Lammers, qui dirige la Chancellerie du Reich :
« Je suis colossalement humain. Au temps de la domination papale à Rome, les Juifs étaient maltraités. Tous les ans jusqu’en 1830, huit Juifs étaient traînés en parade à travers la ville par des ânes. Tout ce que je dis, c’est qu’ils doivent partir. Si l’opération entraîne leur mort, je ne peux rien y faire. Je n’envisage l’extermination totale que s’ils refusent de partir de leur plein gré. »
Hitler s’interrompt, dévisage Himmler et Lammers. Ces trois hommes savent qu’aucune issue n’est offerte aux Juifs.
Hitler hausse la voix, serre le poing, le brandit.
« Pourquoi devrais-je considérer le Juif comme différent d’un prisonnier russe ? Beaucoup meurent dans les camps de prisonniers parce que nous avons été réduits à cette situation par les Juifs. Mais que puis-je y faire ? Pourquoi les Juifs ont-ils déclenché la guerre ? » (Max Gallo, Une histoire de la 3e guerre mondiale, 2011)
Le lendemain, 26 janvier, les trente exemplaires du Protocole classé « secret du Reich », et rendant compte de la conférence de Wansee, sont expédiés. Goebbels note dans son journal : « Le Führer est déterminé à nettoyer les Juifs en Europe sans le moindre scrupule. Il est inadmissible d’éprouver des émotions sur ce point. Les Juifs ont mérité la catastrophe qu’ils vivent aujourd’hui. Tout comme nos ennemis sont anéantis, eux aussi connaîtront leur propre anéantissement. Nous devons accélérer le processus en nous montrant froids et inflexibles, nous rendons ainsi un service inestimable à une race humaine que la juiverie tourmente depuis des millénaires. »
–1943 – 25 janvier :
1. « La bataille fait rage sur tout le front de l’Est – Les défenseurs de Stalingrad résistent héroïquement » tel est le titre que l’on découvre à la Une de « Paris-Soir » qui ne fait que reprendre in extenso le communiqué de la veille du Grand Quartier Général du Führer (sic !) ».
On apprend également que « En Afrique du Nord, il n’y a eu que des opérations de reconnaissance, qu’en Tunisie « nous nous sommes emparés de matériel de guerre » et que « les troupes de l’Axe occupent de nouvelles positions » (autrement dit, elles se replient), que « de vastes incendies ont éclaté aux environs de Bône », que « 16 appareils alliés ont été abattus au-dessus des pays occupés », et que, enfin, « les bombardements contre des objectifs situés en Angleterre se poursuivent avec succès » (Paris-Soir du 25 janvier 1942).
Comme on le voit, tout va pour le mieux en ce début d’année 1943 pour le Grand Reich allemand et ses alliés, du moins si l’on en croit les journaux. Or, l’on sait que partout, ce même Grand Reich et ses alliés sont sur la défensive et que leur repli est déjà commencé en Afrique du Nord, que Stalingrad ne va pas tarder à tomber et que, dans quelques mois, l’Italie se retirera de la guerre. Mais n’anticipons pas.
2. Pour ce qui est de la rafle opérée à Marseille les 22-23-24 janvier 1943, je vous invite à regarder sur le NET, l’enregistrement suivant : « L’Opération Sultan la rafle de Marseille de janvier 1943 » – Sudorama, mémoires du Sud de 1940 à nos jours.
–1944 – 25 janvier : RESTES DE NAVIRES SABORDÉS A TOULON – L’épave du sous-marin « Redoutable » sabordé à Toulon le 27 novembre 1942, est remorquée à Brégaillon après avoir été pillée d’une partie de ses équipements (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944). Le sous-marin Fresnel est également conduit à Brégaillon.
–1945 – 25 janvier : GENERAL CARMILLE – 15 Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945 : parmi eux Léon François René CARMILLE (Général), contrôleur de l’armée, directeur du S.N.S., né le 8 Janvier 1886 à Trémolat (Dordogne), déporté au départ de Compiègne le 2 Juillet 1944 à destination du camp de Dachau (Allemagne) où il meurt le 25 Janvier 1945 (Marius Autran, tome 2, 1988, avec des notes de son fils Jean Claude).
–1948 – 25 janvier : Le franc est dévalué de 80 % (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1955 – 25 janvier : nouveau groupe scolaire de saint-MANDRIER – Le nouveau groupe scolaire de Saint-Mandrier est pratiquement terminé. On y installe le mobilier (Gisèle Argensse, 2000 ; p. 39).
–1957 – 25 janvier :
1. PAQUEBOT PASTEUR – désarmé, l’ex-paquebot Pasteur, séjourne à Landévennec En juillet 1956, transformé en transport de troupes, il avait embarqué 4 000 hommes de la 7e division mécanique rapide du général Huet destinés à renforcer les troupes à pied d’œuvre en Egypte. Après de multiples péripéties, il retourna finalement débarquer sa cargaison à Alger, puis repartit à vide à Port-Saïd et évacua 1 200 civils et 800 parachutistes du général Massu.
2. Louis Baudoin, dans son discours de réception à l’Académie du Var : « Assurément étranger à toute ambition, suivant une route que la Providence m’avait sagement assignée, le charmant commerce des livres, le goût du Bien et du Beau et la contemplation des œuvres sublimes du créateur suffisaient grandement à mon bonheur… » (Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne et Saint-Mandrier, 2012).
–1966 – 25 janvier : UN BOEING 707 INDIEN S’ECRASE DANS LE MASSIF DU MONT-BLANC : 117 MORTS.
–1968 – 25 janvier : BONNIE AND CLYDE REVIVENT SUR GRAND ECRAN – C’est la quatrième fois que ce fait divers est porté à l’écran, mais il s’agit de loin de l’approche la plus originale. Clyde Barrow et Bonnie Parker ont les traits de Warren Beatty et de Faye Dunaway dans ce film d’Arthur Penn.
–1971 – 25 janvier : PRISE DE POUVOIR D’IDI AMIN DADA EN OUGANDA – Ancien champion de boxe, Idi Amin Dada a profité du voyage à l’étranger du Président Apollo Milton Obote pour éliminer les troupes et les personnalités fidèles à celui-ci par un massacre général. Le nouveau maître de Kampala est connu pour son nationalisme exacerbé et son hostilité à l’égard de l’Etat d’Israël.
–1973 – 25 janvier : le camp de Carpiagne prend le nom de « Quartier Maréchal-des-Logis Keck ». L’histoire remonte au 25 août 1944 à midi. Le 2e Cuirassiers va se distinguer. À ce régiment appartient le maréchal-des-logis Keck, chef de char du « Jeanne d’Arc ». Avec son peloton, il s’empare de la colline Notre-Dame de la Garde. Le tank « Jeanne d’Arc » monte à l’assaut de la Bonne mère pour la libérer, en tête d’une file de cinq chars. Touché de plein fouet par un projectile anti-char allemand, il explose et reste sur place. deux hommes survivent, trois périssent brûlés vifs. Le jeune maréchal-des-logis a péri carbonisé. Il s’appelait André Keck. En sa mémoire, le 25 janvier 1973, le camp prendra le nom de « Quartier Maréchal-des-Logis Keck », encore utilisé aujourd’hui. Rappelons que ce fut le10 Octobre 1895, que le ministère de la Guerre acquit, par expropriation, le domaine de Carpiagne comme champ régional de manœuvre et de tir (d’après Alain TOMEÏ).
–1980 – 25 janvier : L’EGYPTE RECUPERE LES DEUX-TIERS DU SINAÏ.
–1983 – 25 janvier : KLAUS BARBIE EST ARRÊTE EN BOLIVIE pour des violences commises sous la dictature militaire. En 1957, Barbie avait pris la nationalité bolivienne, les services d’immigration ne faisant en la matière qu’avaliser une situation générée par l’engagement des ex-officiers nazis de renseignement par les services secrets nord-américains.
–1984 – 25 janvier : UN MEDECIN ET UNE INFIRMIERE BELGES TOMBENT AUX MAINS DES SOLDATS DE KHADAFI alors qu’ils travaillaient pour une organisation humanitaire.
–1985 – 25 janvier :
1. Le drapeau a été remis à l’École des apprentis mécaniciens de la flotte (E.A.M.F.) ; il est l’un des huit « drapeaux en activité attribués à une unité constituée » existant dans la marine. Quatre décorations sont épinglées à la cravate du drapeau rappelant les services éminents rendus à la France par les élèves de cette école. La croix de guerre 1914-1918 avec palme, reçue en 1922 avec citation à l’ordre de l’Armée. La croix de guerre l939-1945 avec palme, reçue en 1953 pour récompenser la bravoure et la conduite des marins mécaniciens et armuriers pendant la deuxième guerre mondiale. La croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieurs avec palme, reçue en 1955, dont la citation exalte l’esprit de devoir et de sacrifice des marins formés à l’E.A.M.F. ; la croix de Chevalier de la Légion d’honneur, remise en 1958 par le vice-amiral d’escadre Barjot.
En octobre 1985, la promotion « DUPLEIX » fut la première promotion d’apprentis présentée à ce glorieux drapeau qui rappelle le courage et la volonté de servir la France de leurs aînés.
Depuis le 25 janvier de cette même année, le Ministre de la Défense, Charles Hernu, a confié à la garde du G.E.M. de Saint-Mandrier, le drapeau de l’Ecole des Apprentis mécaniciens de la Flotte. La cérémonie du traditionnel baptême de la promotion sera remplacée dorénavant par la présentation au drapeau. Le Commandant du G.E.M., le Capitaine de vaisseau Pelliard, au terme de la présentation au drapeau de la promotion, a bien exposé sur le front des troupes, la signification de cette cérémonie empreinte de grandeur et de simplicité. « Apprentis mécaniciens de la promotion Dupleix, voici donc votre drapeau. Il est le témoignage des actions glorieuses auxquelles ont pris part vos aînés, il symbolise l’esprit de sacrifice et d’abnégation dont ils ont fait preuve. Le but de cette cérémonie est de vous le rappeler, de vous rappeler également qu’il porte deux autres inscriptions Honneur et Patrie » (Gisèle Argensse, 2000, p. 132).
2. ASSASSINAT DU GENERAL AURAN – C’est peu après 21h que le général René Audran, 56 ans, le directeur général des Affaires internationales pour l’armement au Ministère de la Défense, a été découvert assassiné près de son domicile, à la Celle-Saint-loud dans les Yvelines. Huit balles de 11,43 ont été tirées sur cet officier supérieur encore au volant de sa voiture dont le moteur tournait toujours. Le crime est revendiqué par Action directe, au nom du commando Elisabeth von Dick, terroriste de la Fraction armée rouge, exécutée en 1978 à Nuremberg. C’est la première fois qu’en France un tel crime est commis à la manière des Brigades rouges. Il semble que le terrorisme ait choisi la France comme cible.
–1990 – 25 janvier :
1. Décret 90-95 du 25 janvier 1990 supprimant les limites des prud’homies qui seront rétablies le 15 janvier 1993. L’article 31 du décret du 25 janvier 1990 prévoyait le maintien de l’article 4 du décret du 19 novembre 1859 (pris lui-même en application de l’article 3 du décret – loi du 9 janvier 1853 sur exercice de la pêche maritime en Méditerranée). Cet article 4 énonçait clairement que “l’institution de communautés et juridictions~, connues dans la Méditerranée sous le nom de Prud’homies, sera désormais régie par les dispositions suivantes, qui abrogent tous les actes antérieurs sur la matière en ce qu’ils ont de contraire au présent décret. Ce décret, qui comprend près de 200 articles, a codifié l’ensemble des dispositions relatives à l’institution des prud’homies (Patania L., Guillaume J. 2002). Le décret du 15 janvier 1993 porte les limites des eaux prud’homales à celles de la commune ; ces limites avaient été supprimées par le Décret 90-95 du 25 janvier 1990 (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 48)
2. AVA GARDNER FOR EVER – Ava Gardner (née le 24 décembre 1922) vient de mourir d’une pneumonie. La plus belle femme du monde a eu trois maris, Mickey Rooney, Artie Shaw et Franck Sinatra, avant de vivre une grande passion avec le torero Luis Miguel Dominguin. En 1951, son rôle de Pandora l’avait rendu célèbre, et la Comtesse aux pieds nus, en 1954, la consacra star. Sa carrière fut couronnée en 1964 par le film « La nuit de l’iguane » de John Huston.
–1991 – 25 janvier : ISRAEL – L’IMAM DE LA GRANDE MOSQUEE DE JAFFA EST ASSASSINE.
–1997 – 25 janvier : Le « réseau » de la plâtrière Saint-Laze à Ollioules. Provenant des niveaux calcaro-dolomitiques du Muschelkalk et des niveaux gypsifères du Keuper, des écoulements souterrains permanents se produisent entre les collines de Saint Laze et Montauban. Ils se manifestent par un petit réseau dont une partie du « réservoir » se situe dans l’ancienne plâtrière Saint-Laze et dont l’évacuation se fait par une galerie passant sous la RN 8. Il existe en outre au moins deux sources, l’une en bordure de la RN 8, un peu plus haut que la clinique vétérinaire, l’autre sous l’ex-propriété Orlandi. La première alimentait des bassins au nord de la propriété Orlandi d’où les écoulements rejoignaient, semble-t-il, ceux de la « source Orlandi ». L’ensemble de ces eaux est drainé par une galerie souterraine qui alimente ( ?) les bassins du château Marguerite. Cette galerie, accessible par un regard situé dans le mur de soutènement derrière le gymnase, a été topographiée le 25 janvier 1997 par le Groupe Spéléologique Ollioulais. Elle a été reconnue sur 150 m de long selon une direction globalement NE-SO. Sa largeur est de l’ordre de 1 m pour une hauteur variant de 1,50 m à 1 m. En amont, la progression est arrêtée par un ancien éboulement d’où l’eau s’écoule par une petite cascade. Un diverticule « borgne » de direction N-S pourrait constituer l’exutoire de la galerie provenant de la plâtrière Saint-Laze, jadis accessible (Christian Bercovici, dans Cahier du patrimoine ouest varois n°7, Ollioules).
–2018 – 25 janvier : ANNIVERSAIRE DE SERGE MALCOR qui nous a quittés hélas trop tôt. Pensez à lui et aux siens.
–2020 – 25 janvier : Séisme en Turquie – Au moins 21 personnes ont été tuées et plus d’un millier blessées dans un séisme de magnitude 6,8 qui a frappé l’est de la Turquie, où des secouristes continuaient samedi de chercher des survivants dans des bâtiments effondrés. Au moins trente personnes étaient bloquées dans les décombres à la suite de cette violente secousse survenue vendredi soir dans le district de Sivrice, dans la province d’Elazig. Un correspondant de l’AFP sur place a vu une équipe de secouristes évacuer un blessé des débris d’un immeuble de cinq étages qui s’est effondré à Elazig. Dans le froid glacial de la rue, certains habitants allumaient des feux pour se chauffer. «C’était effrayant, les meubles nous sont tombés dessus. Nous nous sommes précipités dehors» a déclaré Melahat Can, 47 ans, habitant d’Elazig. «Nous allons passer les prochains jours dans une ferme à l’extérieur de la ville».
1. MARSEILLE – La circulation sera définitivement fermée à partir du 25 janvier prochain et la démolition se fera en trois phases, entre janvier et avril 2021. Un aménagement provisoire de la voirie va être réalisé dans la foulée avant la requalification totale du secteur qui inclura l’arrivée du tramway à proximité de la nouvelle station de métro.
2. « UNE » de VAR-MATIN :
1. Rugby – Top 14 : Toulon intraitable. Le RCT s’impose face au stade français avec le bonus (35-13). Les Toulonnais montent sur le podium.
2. Riboux – S. Arnaud en forme pour son septième mandat (de maire, DLR).
La Seyne – Une association active pour Porte Marine.
.. Dossier : haro sur les nuisances sonores du quotidien.
–2022 – 25 janvier : « UNE » de VAR-MATIN :
1. Zemmour dit tout : il était hier dans le studio du groupe Nice-Matin. Accueilli par des manifestants à la frontière à Menton.
2. Votre site préféré : fin de notre consultation sur Var-Matin.com. Les résultats à Toulon et dans le Var.
3. Signes : des casques moto uniques en France.
4. Le Mag-histoire : Joseph Conrad et son « Frère de la Côte ».
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 171e livraison :

–1376 – 4, 5 et 6 octobre : passage de Grégoire XI,
1. dans la baie de Sanary, daté des 4, 5 et 6 octobre 1376[1]
[Duprat : l’auteur de la relation du Voyage de Grégoire XI dit que Ronsellis est une plage] …plaga de Ronsellis…non habet habitationem… (Amielh P. – Itinerarium domini Gregorii Papae undecimi, Le voyage de Grégoire XI ramenant la papauté d’Avignon à Rome 1376-1377, Florence 1952 traduction d’après Pierre Ronzy, dans : Baratier 1971, dans : Doc. d’Hist. de la Provence, p. 143-145)
[Place A., Ribot H., Rotger B., 1982. La rade de Saint-Nazaire était très fréquentée par les navires se rendant de Marseille vers Toulon. En effet, les vents contraignaient les navires à faire relâche dans le golfe, car franchir le Cap Sicié était une rude entreprise pour les navires de cette époque. Cela permit à divers hôtes de marque de faire un court séjour près de Saint-Nazaire et de s’y ravitailler en vivres frais. Ce fut le cas pour le pape Grégoire XI qui, reportant le siège pontifical d’Avignon à Rome, et venant de Port-Miou, près de Cassis, fut contraint les 4, 5 et 6 octobre 1376 de chercher refuge en face de Saint-Nazaire.]
2. Catherine de sienne, religieuse dominicaine célèbre, accompagnant le pape Grégoire XI quand il délaisse Avignon pour retrouver Rome quitte le convoi au Brusc. Elle est accueillie par les Toulonnais. Au lieu qui prit le nom de bon rencontre. Une chapelle votive fut édifiée à l’endroit qui, par la suite, fut vendue à la révolution comme bien national et transformée en guinguette. Quant au bout de 3 jours, elle reprit la route pour rejoindre le pape au Lavandou. Les Toulonnais accompagnèrent Catherine de sienne jusqu’à un lieu qui prit le nom de sainte Catherine. La chapelle votive, qui fut construite peu après les combats féroces qui s’y déroulèrent pendant le siège de 1707. La chapelle, quant à elle, fut détruite lors de la construction du fort Sainte Catherine en 1764 (F.T., 2020).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 371e livraison :

–1404 et 1407 – Marseille – L’abbaye donne asile à l’antipape Pierre de Lune dit Benoît XIII qui avait dû s’enfuir d’Avignon avant de regagner l’Espagne. L’antipape siège à deux reprises dans l’abbaye de Saint-Victor (1404 et 1407) qui devient, pendant plusieurs mois, le véritable siège de la cour pontificale. Ces séjours coûtent fort cher à l’abbaye.
–1405 – 7 mai : Hommage de Paul de Sade, évêque de Marseille, au roi Louis II, daté du [: Tarascon, 7 mai 1405 – Hommage de Paul de Sade au roi Louis II.] … Item et tria castra Vallis de Signa, scil. Castrum de Signa la Brancha, et castrum de Barrayrenhs et castrum Veteri, eum esrum pertinencies, que confrontantus et una parte cum ten. Sen. Terr. Castri de Cuja, et … castri de Bauceto … castri de Meuna … castri de Maselgis … vel visi fuerunt habere et habuisse, seun quasi, in castris de … Mayraneguetis, de Meuna, de Ayroneves, et in castro de Bauceto. (Gallia Chr. Nov. II, N° 668, p. 402).
LA SEYNE-SUR-MER. 81e livraison :

(24 avril 1944, le port de La Seyne, coll. H. Ribot)
En 1598, avec l’Edit de Nantes, les places protestantes de Provence sont limitées. Ollioules, Sanary, et La Seyne dépendent en principe de la communauté protestante du Luc, Signes, Le Beausset, Le Castellet et La Cadière de celle de Marseille. En fait, quand Louis XIV prend le pouvoir en 1661, il n’y a pas de culte protestant attesté dans notre secteur. En 1663, il n’est en principe toléré qu’au Luc comme localité proche, et interdit à Marseille. En 1685, l’Édit de Nantes est révoqué par l’Edit de Fontainebleau. Les protestants sont dirigés sur les galères de Marseille. Il semble que dans notre secteur, il y ait peu de réactiort Un Martin de Toulon se retrouve en Hollande et y fait souche. Il se pourrait, sans certitude, qu’il soit lié aux Martiny d’Orves. Mais au Luc, le temple est démoli. En fait, après 1715, il y a de nouveau des protestants à Marseille, mais ils viennent de Suisse et d’Angleterre, et ont donc un statut d’étrangers. A partir de 1748, deux ans avant la Révolution, c’est l’Edit de Tolérance : la Religion Réformée n’est plus persécutée. Le 24 septembre 1789, la Constituante déclare les protestants admissibles aux emplois publics. Le 24 décembre 1789, ils ont le droit de cité.]
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Ce sont deux amis dans la jungle guyanaise (Lupano et Cauuet « Les vieux fourneaux, 6. L’oreille bouchée, , p. 16.Dargaud, 2020).
L’un : « Mais détends-toi, tu es résistant comme tout, t’es jamais malade !
L’autre : Je ne suis jamais malade A PARIS ! je suis fait pour résister DANS MON BIOTOPE !
L’un : ???
L’autre : L’air pollué aux microparticules, les fruits et légumes exposés toute la journée aux gaz d’échappement sur le trottoir, l’incubation microbienne du métro, les bols de cacahuètes sur le comptoir chez Claude, tout ça ne me fait rien. Mais ICI, je suis en danger : ICI, LA NATURE EST TROP NATURELLE !

J’en ai fini. Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
A demain, pour fêter les PAULE !
[1] cf. Baratier (Doc. d’Hist. de la Provence, p. 143-145) et pour Six-Fours Duprat (p. 253). Place A., Ribot H., Rotger B., 1982. MS à la bibliothèque de la Chambre des Députés – Paris.

Laisser un commentaire