ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 17 DÉCEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n°4036).
ILLUSTRATION : Égypte 2022, cliché H. Ribot
Bonne fête aux 2440 Judicaël dont le prénom, d’origine bretonne, signifie « chef ou seigneur magnanime », ce que fut par ailleurs saint Judicaël, moine et roi du VIe siècle. Comme Gaël est le nom du village proche de Saint-Méen-le-Grand où il se fit moine et revint terminer sa vie, saint Judicaël est devenu le saint patron des Gaël (au masculin comme au féminin) et de divers noms dérivés, comme Judicaël, Judy, Juhel et Jézéquel.

DICTONS : « Décembre de froid trop chiche ne fait pas le paysan riche » et « Quand secs sont les avents, abondant sera l’an ». Comprenne qui pourra !
PENSÉE : « On ne meurt qu’une fois et c’est pour longtemps » (Molière « Le dépit amoureux », V, 3).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : « La crèche provençale », texte de Pierre Fontan, major du Félibrige, gravures originales de André Filippi, 2ème édition, imprimerie Jean Labrosse, Toulon. 56 pages, non daté.

(Golfe d’Aqaba, octobre 2023. Cl. H. Ribot)
ÉPHÉMÉRIDES :
–1291 – 17 décembre : un commandement de Charles 1er, donné à Viterbes le 25 septembre 1275, fournit la preuve que des hommes issus du peuple (humiliores) avaient été adoubés chevaliers en dépit du droit régalien. Ayant été informé que des humiliores de la viguerie de Draguignan avaient obtenu le cingulum militare, le souverain ordonne la degradatio de ces nouveaux chevaliers « qui non sunt de généré militari » (R. Filangieri, Registri della canceller ia…, op. cit., p. 361-362, n° 398, et A. de Bouard, Actes et lettres de Charles Ier,… op. cit., p. 307-309, acte n° 992. « Pro hominibus dragoniani. Senescallo Provincie scribit rex Siciliae de quibusdam militibus vicariae Draguignani, ex humiliori loco ad mlitiam promotis, destituendis;…, accedentes ad presentiam nostram magister Amdreas de Dragoniano et Bertrandus Giraudi, ambassatores icte terre, nobis exponere curaverunt quod nonnulli plebeiani et alii qui non sunt de enere militari, de dicta terra Dragoniani, ad hoc ut onera, ,que hominibus ipsius terre ro tempore imponuntur, effugiant, faciunt se militari cingulo decorari sicque, propter ujusmodi munus militie, a quistarum solutione redduntur immunes sicut et ceteri milites obdes vicariatus Dragoniani, in nostrum et dicte terre prejudicium manifestum ac ¿decus ordinis militaris. Nos igitur, hec non immerito moleste ferentes ac nolentes quod liqui rustici son plebeiani promoveantur ad militiam quoquomodo absque nostra ueciali licentia et mandato, volumus et fidelitati tue precipiendo mandamus quatinus, latim receptis presentibus, omnibus militibus, quos in vicaria Dragoniani ex rusticis vel lebeianis ad militiam inveneris fore promotos, degradatis primitus in forma aliarum : erarum tibi sub sigillo nostro missarum, ipsos ad conferendum cum aliis rusticis et ’.¿beianis de eadem vicaria in omnibus quistis et aliis oneribus ipsius terre presentium uctoritate compellas; et nichilominus per totam decretam tibi provinciam puplice icias inhiberi, ne aliquis rusticus seu plebeianus presumat militari cingulo decorari bsque nostra speciali licentia et mandato. ») ; la viguerie de Draguignan correspondait pour partie à l’ancienne baillie de Fréjus(F. Benoit, Recueil des actes…, op. cit. p. 329, n° 246.), les libertates militum y étaient en principe définies par le chapitre IX des statuts promulgués par Raimond Bérenger en 1235. Dans la ville d’Aix, capitale du comté, un problème identique se posa en 1290 : Certains chevaliers issus du peuple prétendirent s’exempter du paiement des impositions roturières. Charles II les y contraignit : le 17 décembre 1291, dans une déclaration à portée générale, il sanctionna l’évolution juridique amorcée à partir des années 1234-1235 par Raimond Bérenger, en déclarant que seuls étaient dispensés du paiement de l’impôt et bénéficiaient des privilégia, immunitates et libertates,les « milites ac nobiles…, videlicet qui orti sunt ex antiquo genere militari » et ceux qui avaient obtenu lecingulum « de manu, seu licentia… domini Raymundi Berengarii Provinciae Forcalquerii comitis… aut regis incliti genitoris nostri carissimi, seu nostra » (Archives municipales d’Aix, AA 1, f° 18 v° a 21 r°). Les conséquences exclusives de l’adoubement régalien étaient ainsi confirmées.
–1344 -17 décembre : LE SÉNÉCHAL DE PROVENCE IMPOSE A RONCELIN DE FOS QUE LES BORMÉENS POSSÈDENT DES SYNDICS. Les habitants de Bormes désiraient avoir des syndics pour se défendre contre les tracasseries de leur seigneur Roncelin de Fos. Or, celui-ci avait toujours refusé de leur accorder des syndics. L’universitas adresse alors au sénéchal de Provence, Hugues des Baux, une requête dans laquelle elle expose qu’elle ne peut obtenir ses syndics. Ayant examiné la supplique avec bienveillance, le sénéchal pense qu’il faut faire droit à la demande des gens de Bormes. Par lettres patentes, données à Avignon le 10 juin 1344, il autorise le juge d’Hyères à signifier au seigneur de Bormes l’ordre d’accorder à la dite université des syndics. Mais si le seigneur refuse d’obtempérer ? Dans ce cas, le juge doit, à la place du seigneur de Bormes procéder lui-même à la nomination des syndics.
–1472 -17 décembre : MARSEILLE, CHAPELLE SAINT-BARNABÉ – Barnabé Capelle, natif de Soliers et notaire à Marseille acquiert (arch. des Prêcheurs), une terre dans ce quartier, fournit la somme nécessaire pour faire le retable de l’ancienne chapelle du lieu. En mémoire de cette générosité, la chapelle prit le nom de Saint- Barnabé qu’on a donné plus tard au quartier. L’église était succursale de Saint-Martin. L’actuel quartier de Saint-Barnabé dans le 12e arrondissement de Marseille, est centré sur l’ancien village de Saint-Barnabé situé au bord du plateau dominant le ruisseau du Jarret, à l’est de la ville. On accède à Saint-Barnabé depuis le centre-ville en montant le boulevard de la Blancarde, qui contourne les anciens ateliers Decanis. Les habitants de Saint-Barnabé sont appelés les Barnabites. La population du quartier est de 12 529 en 2008. Autre mention, le 24 décembre 1666 : Font des Payars, (registre aux archives de la Major).
–1585 – 17 décembre – ARRÊT DE LA COUR DU PARLEMENT D’HOMOLOGATION DE LA SENTENCE CONCERNANT LES TERRES GASTES DE SIX-FOURS – Les sieurs commissaire apostoliques désignèrent comme experts Messire Jacques Vitallis, chanoine en l’église Major de Marseille, Noble jean de Carbonel, Seigneur du Canet et de Collobrières, Maîtres François Matol et Claude Portallis, notaires royaux du lieu d’Ollioulles, aux fins de se transporter sur les pièces baillées à nouveau bail, à ladite communauté de Six-Fours par la première transaction du 7 août 1552.
Lesdits experts se transportèrent aux terres gastes de Siciech et Sépet qu’ils ont trouvées pour lors, comme elles étaient au temps de la transaction, infertiles, remplies de buissons, ne servant qu’à mettre au feu, et d’une conférence entre eux faite, ont dit et rapporté que les susdites neuf pièces ou propriétés de terre mentionnées à la première transaction baillée par ledit Sieur abbé à la communauté, et depuis, par icelle, remises à divers particuliers, valaient pour lors, en l’état quelles étaient, de rente, toutes les années, audit Sieur abbé, y compris sa part du dixième qui procédait desdites pièces, 150 florins. Et si de présent, elles étaient au même état quelles étaient pour lors, vaudraient, de rente, y compris le droit de dîme, 210 florins, considérant que les fruits sont de plus grand prix par le bénéfice du temps. Et quand aux terres gastes des montagnes de Siciech et Sépet ont déclaré que le revenu est de fort petite considération, au moyen de quoi, les transactions se trouvent évidemment faites au grand profit de l’abbaye. Ledit rapport fait le 19 septembre 1585. (…)Toutes les procédures ayant été communiquées à Monsieur le procureur du roi, il aurait donné ses conclusions le 23 dudit mois de septembre (…) les particuliers, manants et habitants dudit Six-Fours, sont en possession, libre de tout temps, de jouir de leurs terres et propriétés, sans payer lods ni vente, ni service audit abbé, et à certains qu’on ne peut empêcher l’autorisation, approbation et confirmation desdits articles de transaction mentionnés au susdit brevet, et qu’il n’y soit dit et ordonné, par les Sieurs commissaires apostoliques, quelles seront entretenues, gardées et observées de point en point, selon leur forme et teneur, et par ce moyen, les parties condamnées à l’observation d’icelles. C’est ce qu’il a requiert. Ainsi le Sieur abbé et monastère ne sauraient contredire, et partant, suivant ce que dessus, ledit Sieur procureur du roi, ayant amplement remontré le tout, aurait conclu, ne l’empêcher, et ce, sans préjudice du lot et amortissement et autres droits dus et appartenants au Roi, et le tout, sans abus. Délibéré à Tollon le susdit jour 23 septembre 1585. Signé B. Viallis, avocat du roi. (…) ARRÊT DE LA COUR DU PARLEMENT D’HOMOLOGATION DE LADITE SENTENCE :la Cour du Parlement par son arrêt du 17 décembre audit an, ayant égard à ladite requête, a autorisé, homologué lesdites transactions et procédures faites par ledit délégué, sur l’exécution dudit brevet apostolique, « si en evidentem », et autorisation d’icelles ensuivies, condamne les parties à icelles garder et observer, selon leur forme et teneur. Cet arrêt a été rendu à la barre (Jean Denans, 1713).

–1739 – 17 décembre -1751: ABBAYE DE SAINT-VICTOR DE MARSEILLE ET SEIGNEURIE DE SIX-FOURS-LA SEYNE – François-Honoré-Antoine de Beauvilliers de St-Aignan, 18ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. 70ème abbé de Saint Victor de Marseille mais 63ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. François Honoré Antoine de Beauvilliers de Saint-Aignan, 1739-1751. Ancien évêque de Beauvais. Nommé à Saint-Victor par brevet royal en 1728, confirmé par les bulles de sécularisation de l’abbaye du 17 décembre 1739. Mort en 1751, sans avoir pris possession. (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969 ; Édouard Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium…)
–1789 – 17 décembre : VENTE DES BIENS DU CLERGÉ – L’assemblée constituante décide d’éponger la dette publique en vendant les biens du clergé.
–1792 – 17 décembre : Madame David-Portalis assigne en justice la municipalité et la garde municipale du Beausset pour l’avoir dépossédée de ses biens – 17 décembre 1792, la municipalité du Beausset examine le texte d’une pétition que le directoire du district a reçue pour avis à donner. Cette pétition émane de la citoyenne David veuve Portalis, la mère de David-Portalis juge, et se rapporte en partie aux événements de mai 1792 (note de Gérard Delaforge : David-Portalis, juge royal au Beausset, avait joué un rôle « réactionnaire » lors de la rédaction du cahier de doléances, de l’émeute de mars 1789, et de la reprise en main qui s’ensuivit. Compte tenu de l’atmosphère qui régnait au Beausset, en 1792 il a jugé plus prudent de quitter le village pour Aix-en-Provence, où il possédait une maison). « Citoyens administrateurs, La citoyenne David veuve Portalis vous expose qu’elle avait au Beausset une maison et des biens-fonds. Sa maison fut dévastée et pillée ainsi que celles de plusieurs autres propriétaires, tandis qu’elle était à La Cadière auprès d’une sœur infirme. Cette dévastation l’a forcée de se retirer à Aix dans la maison de son fils où elle réside. Elle avait souffert avec résignation cette première perte, quoique non méritée, espérant qu’enfin le respect des propriétés prévaudrait sur les erreurs où les agitateurs entraînent le peuple. Cependant elle vient d’être dépouillée du prix du vin recueilli dans ses biens du Beausset de la manière la plus révoltante. Son ménager nommé Courrier l’a vendu sans ordre à 15 (quinze) livres la millerole au citoyen Giraud et a retiré le prix qui lui comptait pour sa portion. L’exposante instruite de cette vérité a envoyé demander au citoyen Giraud le prix restant qui la concernait. Celui-ci lui a dit ne pouvoir le remettre qu’à Courrier avec qui il avait traité. Il a remis à Courrier 20.000 livres qui revenaient à l’exposante. Courrier les a portés au citoyen Portal, capitaine commandant la garde nationale, qui en présence de la municipalité les a distribués à dix paysans en indemnité de leur temps perdu dans la Révolution. Le fait parle de lui-même. Est-il possible de porter plus loin le mépris des lois, des propriétés, et l’audace de l’anarchie ? Que deviendront les propriétaires s’ils paient les contributions des fonds dont des étrangers se partageront les fruits ? S’ils sont exposés sans forme ni figure de jugement à des taxes ou à des indemnités arbitraires, exigées par les premiers venus ? A quel titre l’exposante peut-elle être garante du temps perdu de quelques paysans, qui auront, on le croit, bien servi la Révolution ? Mais elle ne l’a point contrariée, et elle ne peut être tenue personnellement, sur ses biens, de leur indemnité s’ils en ont quelqu’une à prétendre. Sans doute aurait-elle esté en justice contre les gens qui se sont ainsi partagé la plus grande partie de son revenu, mais considéré, citoyens administrateurs, que la distribution s’est faite avec une sorte d’autorité publique, par le commandant de la, garde nationale, et en présence de la municipalité ; qu’en conséquence le recours aux corps administratifs est nécessaire afin qu’ils interposent leur pouvoir sur leurs subordonnés, et que c’est même le seul moyen légal et utile ouvert à la suppliante. Elle ne pourrait se pourvoir aux tribunaux soit contre le commandant de la garde nationale, soit contre la municipalité qu’avec votre autorisation. Mais sans lui permettre un procès dont la poursuite quelque juste qu’elle soit exposerait peut-être encore davantage ses fonds et sa personne, vous interposerez les pouvoirs dont la loi vous a revêtu, ainsi que les administrateurs l’ont fait en tant d’occasions, pour faire restituer à l’exposante le prix de ses denrées sur lesquelles on est sans droits et qu’on ne s’est arrogé que par un abus inconnu sous le règne du despotisme et bien plus inconcevable dans les commencements d’une république dont les premiers fondements sont le respect des personnes et des propriétés sans lequel il n’y a ni liberté ni égalité. Ce constitué, l’exposante vous prie et requiert d’enjoindre à la municipalité et au commandant de la garde nationale du Beausset de faire restituer dans quinzaine à peine de responsabilité à l’exposante les 20.000 livres du prix de son vin , distribués sous leurs yeux à des particuliers n’y ayant aucun droit, et ce en contravention aux décrets qui leur enjoignent de protéger les propriétés et aux serments par lesquels ils ont juré de les conserver et de les défendre, signé : David-Portalis ». Madame David-Portalis assigne ainsi en justice la municipalité et la garde municipale du Beausset pour l’avoir dépossédée de ses biens. (…) A croire que tous les beaussetans à cette époque étaient des protodisciples de Gracchus Babeuf. Notons au passage le ton de mépris qu’elle adopte à l’égard des paysans. Remarquons enfin que Portal a pris le commandement de la garde nationale au village depuis le départ de Vidal et du bataillon beaussetan. Et pourtant Madame David-Portalis devait très bien savoir ce qu’on reprochait à sa famille, à son fils en particulier. Car, après la version de l’accusation, voici celle de la défense, c’est-à-dire la réponse que la municipalité fit au district : Le corps municipal ouï lecture de la pétition de la veuve David-Portalis a reconnu qu’elle a été très mal instruite sur le fait dont il s’agit dans sa plainte où elle inculpe les officiers municipaux et le commandant de la garde nationale qui sont de ce côté-là irréprochables. La distribution du prix de son vin ainsi que celui de son fils qui y est compris s’est faite publiquement à la maison commune, mais en connaissant les motifs qui y ont donné lieu, on verra que les officiers municipaux, le juge de paix et le commandant de la garde nationale ont sûrement prévenu des plus grands inconvénients. En 1789, à la première assemblée tenue pour la convocation des Etats Généraux, Jean Baptiste David-Portalis défendit à qui que ce fut, les siens exceptés, de prendre la parole à peine d’être informé contre lui. Les habitants croyant avoir droit malgré cette défense de lui demander raison de son administration et des vexations qu’il avait commises manifestaient leur ressentiment, prévoyant un avenir plus heureux. David-Portalis voyant plus loin, et voulant arrêter les progrès de la liberté qui commençaient à luire et le patriotisme que manifestaient les habitants fit instruire contre eux une procédure au moment où ils méritaient des couronnes civiques, et pour en prévenir les suites, ils furent obligés de fuir dans les bois, rester exposés aux intempéries de l’air jusqu’au moment où l’assemblée constituante par un acte de bienfaisance décréta une amnistie qui anéantit toutes les procédures au grand regret de la famille Portalis qui en a toujours témoigné son ressentiment par sa conduite contre-révolutionnaire ; et cela est si bien prouvé qu’Auguste Portalis fils, ingénieur, a été pris au camp de Jalès les armes à la main et a perdu la tête comme un traître à la patrie (Le camp de Jalès fut le premier rassemblement royaliste d’importance ; organisé le 18 août 1790 dans le Vivarais ; il rassembla 20.000 royalistes). Depuis leur retour, les citoyens qui avaient été incriminés ne cessaient de réclamer une indemnité qui paraissait juste. La famille Portalis éluda leurs plaintes par la fuite. En son absence, les mêmes réclamations ont été faites, et les habitants considérant qu’il n’était pas juste que les ennemis de la patrie jouissent de leurs revenus sans qu’ils aient dédommagé les réclamants, ont dit aux rentiers de ne pas se dessaisir du prix du vin en faveur de la dite Portalis, mais de le déposer en la maison commune, en présence des officiers municipaux, du juge de paix et du commandant de la garde nationale. Ce qui a été effectué le 12 du courant (12 décembre 1792), après le départ du bataillon du district d’Aix. Toutes les représentations que l’on peut faire au peuple furent inutiles. La famille Portalis n’était pas présente pour pouvoir être conciliée par le juge de paix. Cependant les frères Courrier, rentiers de la dite Portalis, déposaient sur le bureau les 2.000 livres en présence de nous (C’est-à-dire maire et officiers municipaux. Notons que Madame David-Portalis parlait d’une somme de 20.000 livres) , du juge de paix, du commandant de la garde nationale et du public. La dite Portalis a menti en disant que Courrier les a portés au citoyen Portal. La distribution s’en fit à dix-sept citoyens qui avaient été les plus persécutés, car un nombre d’autres réclamants n’ont rien eu faute de fonds. Les officiers municipaux devaient-ils déployer le drapeau rouge, proclamer une loi de sang et faire entretuer leurs semblables ? La seule idée en fait frémir ! la dite Portalis dit qu’elle ne pourra payer les contributions, mais le peuple juste et équitable y a pourvu, et a laissé entre les mains des rentiers de quoi payer ses contributions de 1792. Les mots de République, de Liberté et d’Egalité qu’elle emploie si insidieusement pour nous inculper, nous les croyons des blasphèmes dans sa bouche. Il est vrai que nous sommes obligés de protéger les personnes et les propriétés. C’est ce que nous avons toujours fait, et que nous fairons toujours. Mais nous ne fairons jamais entretuer nos frères pour complaire la coalition des royalistes qui recommencent à élever la tête. Ce considéré, le corps municipal estime qu’il ne peut y avoir responsabilité contre eux, ni contre le bureau de paix, ni contre le commandant de la garde nationale, et encore moins pouvoir ester en justice, pour avoir été à cette distribution qui a apaisé le peuple et qu’on n’ aurait pu empêcher sans qu’il arrivât pire ». Et pour ajouter une apparence de procédure légitime à cette justice populaire, il est rajouté ensuite que les rentiers de Madame David-Portalis devaient prévenir leur patronne de cette procédure communale de dédommagement, elle devait donc y assister. Ils avouent ne pas l’avoir fait. Les bourgeois locaux avaient semé le vent en 1789, en essayant de confisquer la révolution naissante à leur profit. Ils commençaient maintenant à récolter la tempête… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française)
-1792 – du 17 décembre au 15 avril 1793 : Le 17 décembre 1792, le 4ème bataillon du Var est rassemblé à Vesoul. Il est affecté à l’armée du Rhin, et le 22 décembre, il quitte cette ville pour Belfort, puis Huningue, où il se trouve encore à la date du 15 avril 1793 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
–1793 – 17 décembre : TOULON EST REPRIS PAR L’ARMÉE RÉPUBLICAINE –

1. Le 17, à une heure du matin, sous une pluie torrentielle, les républicains se lancent à l’assaut. A une heure du matin, le 17, dans la nuit noire par instants zébrée d’éclairs, sept mille hommes, pour la plupart en godasses trouées, en sabots ou pieds nus, s’ébranlèrent sous le déluge dans leurs vêtements déjà détrempés par cinq heures d’attente en lisière du village de La Seyne. Dugommier ne dirigeait pas les opérations de son Q.G., il prenait la tête de l’avant-garde, auprès de lui les conventionnels Fréron, Ricord, Robespierre jeune, Salicetti. La République voulait Toulon à tout prix; le vieux soldat savait qu’en cas d’échec il risquait gros, et même sa tête, il l’avait dit lui-même. Le plan de Bonaparte (bombardement et conquête successive des batteries) était mis en œuvre rigoureusement, Dugommier avait galvanisé son état-major : « L’orage est plutôt une circonstance favorable ».
Le corps d’attaque se formait en trois colonnes. La première suivrait la mer et aborderait le fort Mulgrave (encore appelé Petit Gibraltar, sur la presqu’île de Balaguier) par la gauche. La seconde colonne longerait le promontoire à mi-côte et attaquerait l’ouvrage de front. La troisième derrière, en réserve. » L’attaque-surprise de nuit et par ce temps offrait d’énormes difficultés. Faute d’y voir, les deux premières colonnes fusionnèrent à mi-chemin, sans d’abord se reconnaître, on entendit crier : « A la trahison ! » et même : « Sauve qui peut ! » Dugommier intervint en personne, poussa des coups de gueule. La progression reprit. Deux premiers postes royalistes furent enlevés dans la foulée, à la baïonnette et, un instant plus tard, les grenadiers d’avant-garde crièrent : « Nous y voilà! » Ils étaient déjà en train de renverser des chevaux de frise, de franchir les abattis du fort Mulgrave.
Le combat décisif et furieux s’engagea dans la nuit noire, toujours sous le déluge, dans le rugissement de la tempête. Bonaparte n’était plus derrière ses canons; il payait de sa personne et même il fut blessé à la cuisse dans cette action.
Au jour, la tempête se calma, plus de pluie. Les Toulonnais sortant de leurs maisons regardaient avec inquiétude les vaisseaux alliés et français maintenant en grande rade. Ces navires avaient dû quitter leur mouillage à l’abri du fort de l’Eguillette après la prise du Petit Gibraltar par les républicains. Personne en ville ne connaissait encore cet événement. L’attaque de Dugommier avait réussi à trois heures du matin. Le bruit s’en répandit dans le courant de la matinée. Les gens se mirent à aller et venir, formant des groupes, se questionnant les uns les autres. On voyait passer des soldats de qui la mine serrait le cœur. Certains avaient des pansements rouges et souillés de terre. Des charrettes transportaient d’autres blessés. Parmi ceux-ci, des Anglais. Les soldats anglais, questionnés, ne savaient jamais rien et même ils ne répondaient pas. Les Napolitains, les Espagnols étaient plus loquaces, et les gens les comprenaient. Des soldats espagnols disaient : « Tout va mal. » Ils montraient les vaisseaux, puis la direction du large. Des visages creusés d’inquiétude étaient ceux des membres du Comité général et autres autorités.
Dans la matinée du 17 décembre, les corps constitués envoyèrent des délégations auprès de sir Elliott, auprès du général Dunbas, auprès de lord Hood. Partout la même réponse : « Nulle décision de retraite n’a été prise. » Le tonnerre des batteries républicaines se rapprochait. Vers quatre heures de l’après-midi, un employé de l’hôtel de ville pénétra dans la salle des délibérations : – les Anglais rembarquent leur cavalerie. Ce qui était vrai ! A nouveau questionné, Hood répondit : – Nous ne quitterons pas le port sans sauver ceux qui voudront échapper au vainqueur. Les Alliés allaient partir, c’était clair ! Quand ?
2. Maurin-Carcopino P., 1969 : Le 17 décembre, à une heure du matin, trois colonnes d’assaut sont lancées sur le massif, du Nord, de l’Ouest et du Sud-EsT. Une compagnie de tirailleurs, conduite par le capitaine Muiron, longe le rivage de Tamaris et déborde la position à revers. Progressant par bonds, Victor, Delaborde et Dugommier sur qui repose la responsabilité des opérations, atteignent ensemble la forteresse par l’Ouest, tandis que Bonaparte qui venait d’avoir un cheval tué sous lui, entraîne la troisième colonne qui se porte à l’assaut du versant nord. Les bouches à feu de Mulgrave accueillent ces groupes d’assaut leur causant de sérieux dégâts. Alors que les glacis sont atteints, Bonaparte reçoit à la cuisse un coup de lance donné par un sergent anglais. L’alerte ayant été donnée par les soldats anglais chassés de leur position par Muiron, de furieux combats se déroulent. Dans un effort suprême, les trois mille alliés formant la garnison de la tête de pont, opposent une résistance acharnée. Mais la poussée des Français est irrésistible, et ce n’est qu’après une sanglante contre-attaque que les Anglo-Espagnols peuvent se dégager. Leur seule voie de retraite, au cœur de la nuit, est la mer. « Notre marche, dira le chef de bataillon Marescot, fut ralentie, mais non arrêtée par les difficultés sans nombre répandues sur nos pas, et par le feu violent de canon et de mousqueterie; les chevaux de frise, les abattis franchis, le feu des canons éteint, le parapet escaladé, des traverses multipliées qui faisaient l’effet d’une seconde enceinte inattendue, arrêtent nos efforts le feu meurtrier qui en part nous oblige à ressortir par les embrasures par lesquelles nous étions entrés, Nous rentrons et nous ressortons encore. Enfin un troisième et dernier élan fixe la victoire. » En effet, dès les premiers assauts on criait déjà victoire, mais les hommes entrés par les brèches n’étant pas appuyés, leurs efforts étaient annihilés aussitôt. Pourtant, les canons de Mulgrave ne crachent plus leurs boulets. De plus en plus entreprenants, les assaillants sont trop près. Dans un nuage de balles qui sifflent dans la nuit, les Républicains brandissent des planches qu’ils dressent contre les parapets et, par des failles du système défensif, réussissent après un troisième assaut à s’emparer de la redoutable forteresse et, cette fois pour ne plus la lâcher. Mulgrave tombée aux mains des Républicains, ses canons que l’ennemi n’a pas eu le temps de démanteler, passent sous le commandement de Marmont et sont rapidement retournés vers l’Eguillette et Balaguier. Petout, des « Hommes sans Peur » qui vient d’être blessé au cours de l’assaut, et le lieutenant Vermot avec ses « Jacobins » mettent également leurs batteries à la disposition de ce chef. Le 18, montées au-dessus de 1’Eguillette elles vont barrer la passe de la Grosse Tour à la flotte alliée. Ce combat a fait de nombreuses victimes : 1 000 tués chez les Français; les pertes de l’ennemi en tués, blessés et prisonniers s’élèvent à 2500. A l’aube, les ennemis rescapés s’embarquent sous la protection des canons de leur flotte. Sitôt après, les forts de l’Eguillette et de Balaguier sont occupés et leurs canons ouvrent immédiatement le feu sur les navires ennemis. Entre temps, malgré sa blessure, Bonaparte s’est rendu à la batterie de la « Convention »où il a annoncé à ses soldats : « Demain ou après-demain, nous souperons à Toulon ».

3. L’ATTAQUE DÉBUTE A TROIS HEURES DU MATIN. Il tombe en rafales une pluie glaciale. Après le tir d’artillerie, il n’y a pas d’effet de surprise. La première attaque des Républicains pénètre dans le fort, mais est repoussée. Bonaparte et Muiron arrivent alors en renfort avec les artilleurs qui attaquent à la baïonnette, au sabre, ou à la pique. Il y a un moment d’indécision, mais les attardés arrivent et la redoute est prise à 3 H du matin. Les cris de triomphe éclatent. Bonaparte a eu un cheval tué sous lui en sortant de La Seyne. Il reçoit un coup d’esponton au cours de l’assaut et est soigné par le docteur Joseph Hernandez, aide-chirurgien de la Marine. Marmont est assommé. Victor a le ventre ouvert, mais survivra. Laborde est blessé. Dugommier est touché à l’épaule. Manifestement, les chefs étaient en tête des troupes. Les Espagnols résistent à la petite redoute Saint Louis et à l’Eguillette. Les Anglais débarquent 400 Marines. Il pleut toujours avec de l’orage. Au petit jour, la pluie cesse. Le vent d’est est glacial. Les hommes allument du feu dans la Grande Redoute, mais il n’y a pas de boissons chaudes. Les alliés commencent à rembarquer. Le ciel se dégage à l’ouest et bientôt le mistral remplace le vent d’est. Laborde décide de marcher sur Balaguier. Les Anglais y ont égorgé tous leurs chevaux et mulets pour ne pas les laisser aux mains des Républicains. On décide de déplacer les grosses pièces de 36 anglaises, et de les placer, d’une part à la cote 20 entre les deux forts de l’Eguillette et de Balaguier à 120 m de la mer, d’autre part à la cote 25 au Bois Sacré près de l’Eguillette, pour menacer la flotte alliée.
Pendant ce temps, Mouret a échoué devant Malbousquet, mais Lapoype a pris le Faron. Les alliés tiennent d’urgence un conseil de guerre, et le vent étant maintenant plus favorable au départ de la flotte, décide l’évacuation de Toulon. Tous les navires vont se disposer en Grande Rade pour ne pas être bombardés par les Républicains. Les garnisons font sauter les forts des Pomets et les deux Saint-Antoine. Le bruit effraie les Napolitains qui évacuent en toute hâte Missiessy. Les Espagnols de Malbousquet enclouent aussi leurs canons et retraitent en bon ordre. Dans l’après-midi, les forts d’Artigues, et de Sainte-Catherine suivent, et l’isthme des Sablettes est aussi évacué. Les Républicains occupent Saint-Mandrier. L’embarquement des troupes alliées doit se faire au Fort Saint-Louis, protégé par le Fort Lamalgue. Je ne dirai pas comment au cours de cette nuit de cauchemar, les Français se rendirent maîtres de la Grande Redoute. Au petit jour de ce matin glacial de décembre, nos soldats transis de froid voyaient avec joie les Anglais et les Espagnols s’embarquer des estacades de Balaguier. A midi toute la presqu’île fut occupée. Bonaparte qui est blessé à la cuisse laisse Marmont, qui peu à peu reprend ses esprits ; il a été assommé d’un coup de crosse ; essayer de remettre en batterie face à la mer, les obusiers que l’on peut déplacer.
Quand, à l’aube de ce 17 décembre, l’amiral Hood apprit la chute du fort Mulgrave, il réunit d’urgence un conseil de guerre qui devait délibérer sur les mesures à prendre, à la suite de la perte de l’Eguillette. Il n’était peut-être pas dans les intentions de l’amiral de demander à ses alliés s’il fallait partir ou rester. Il entendait sans doute mettre au point un nouveau plan de défense. Aucun document n’a pu le préciser, ce que l’on peut affirmer c’est que la prise de l’Eguillette ne compromettait pas irrémédiablement la défense de la ville. L’on pouvait attendre et voir, ainsi que le dit une expression anglaise. Les alliés trouvèrent-ils là, l’occasion de se débarrasser d’une mauvaise affaire ?
La Convention qui en août être prête à s’effondrer, venait de renforcer ses positions. Les Autrichiens et les Prussiens battus à Wattignies, étaient rejetés loin des frontières. Le 17 octobre les Vendéens chassés de Nantes avaient été accablés par les « Mayençais » devant Cholet ; et l’on venait juste d’apprendre que la Rochejacquelein avait été écrasé au Mans ; l’armée catholique et royale repassait la Loire en désordre. Tous les efforts de la Convention allaient maintenant converger vers Toulon. Le général piémontais de Revel dit à la fin du conseil la phrase que peut-être attendait l’amiral Hood : « Milord, l’Europe entière, sait que c’est vous qui avez pris Toulon, personne ne vous accusera de l’avoir perdu ». Dans ce cas l’amiral n’a plus qu’à s’incliner. Après une longue délibération le conseil décide : 1° – D’abandonner dès que possible le Faron, et tous les forts, à l’exception de Malbousquet qui couvrira la retraite. 2° – D’embarquer sans délai les malades et les blessés, 3° – D’emmener les vaisseaux français restés armés et de détruire les autres, ainsi que les magasins de l’arsenal. 4° – D’informer les habitants de Toulon que si les Puissances jugent l’évacuation nécessaire elles employèrent tous les moyens en leur pouvoir pour emmener les Toulonnais désireux de quitter la ville, et ceux qui peuvent la quitter à leurs frais peuvent le faire. L’on peut s’étonner que l’amiral Hood, chef autoritaire qui était apparemment partisan de la résistance, se soit si facilement incliné devant ses subordonnés qui étaient d’avis d’abandonner la ville. C’est qu’un fait de la plus haute importance, qui a échappé je crois à tous les commentateurs du siège venait de se produire. Le vent venait de tourner. Ainsi que cela se produit fréquemment dans nos régions après un violent orage, le ciel s’était dégagé à l’ouest. Les girouettes des vaisseaux qui depuis deux mois étaient figées à l’est venaient de changer de direction. Ce jour-là 17 décembre un léger mistral faisait flotter les pavillons à croix de Saint-Georges et de Saint-André. Il fallait profiter de ce vent léger qui ne pouvait durer que quelques heures. Un marin se sent toujours tributaire du vent, et Hood préféra sortir avec le vent pour lui.
4. Le 24 décembre le général Bonaparte écrivait au citoyen Dupin adjoint au ministre de la guerre : « Si le vent les eût obligés à tarder quatre heures, ils étaient perdus ». Ce qui était beaucoup dire. La prise du mont Caire ne mettait pas les alliés en péril, d’autant qu’ils avaient les moyens de le reprendre, ils disposaient d’un appui naval considérable. Le capitaine de vaisseau Féraud dont je n’ai pu parler, se proposait de le reprendre seul avec le bataillon du Royal-Louis et l’appui de trois vaisseaux. Mais les Anglais préférèrent partir.
5. Opinion de Barras sur l’attaque du fort Caire (Mémoires) : « Enfin, le jour convenu, le 18 décembre, Toulon fut attaqué sur tous les points; le combat fut sanglant. Dugommier (le général chargé du commandement) s’empara de toutes les redoutes et des retranchements élevés par l’ennemi ; il le délogea des positions formidables de Balaguier et de l’Aiguillette, dont il s’était emparé par la négligence de Bonaparte à perfectionner les moyens de défense en cet endroit où il aurait dû placer de la grosse artillerie; et, devenu maître de ces postes importants, Dugommier ordonna à Bonaparte d’en prendre possession. Celui-ci exécuta le mouvement avec une lenteur qui facilita aux assiégés l’évacuation de Toulon qui eut lieu le 19 décembre. »
6. Opinion de Bonaparte sur l’attaque du fort Caire : « « Au milieu de l’obscurité, de la pluie, d’un vent épouvantable et du désordre, des cadavres et des cris des blessés et des mourants, on eut beaucoup de peine à organiser six pièces. Aussitôt qu’elles commencèrent le feu, l’ennemi renonça à ses attaques et battit en retraite. Peu de moments après, le jour parut. Ces trois heures furent trois heures d’anxiété et d’inquiétude. Ce ne fut qu’au jour, et lorsqu’on était maître du fort depuis longtemps, que les représentants de la Convention vinrent, le sabre à la main, d’un air décidé et luron, complimenter les soldats ». »
7. ET LA SEYNE ? La population seynoise qui avait reçu l’ordre d’évacuer la ville s’y retrouva malgré tout pour y fêter la victoire au lendemain du 17 décembre, après la reprise des forts Caire et Balaguier qui décida de la chute de Toulon ;
8. les documents utilisés pour les diverses versions de l’attaque proviennent des ouvrages ET TRAVAUX SUIVANTS : Cahier de l’ouest varois n°14 (dir. Henri Ribot) – Regards sur deux terroirs : La Seyne-sur-Mer – Saint-Mandrier-sur-Mer, 2012. Georges Blond, Toulon, 1967. Gérard Delattre, mns. Henri Ribot, L’Aurore de la République, Cahiers du patrimoine ouest varois, hors-série n°1, 2021. Le Nabour Eric, Barras, le vicomte rouge. Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967. Marmont, Mémoires. Mémorial de Sainte-Hêlène. Mory Fernand, Destins varois de Peirec à Clemenceau, 1972. Paul Maurel, 1945. Paul Maurin-Carcopino, 1981. Pierre Vieillefosse, 1977. Etc.
–1795 – 17 décembre (26 frimaire) : MARCEAU à Soultzbach – Marceau bat les Autrichiens à Soultzbach (Yann Fauchois, 2001).
–1799 – 17 décembre : Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801, traduit et annoté par Joseph Cuoq, préface de Jean Tulard. Albin Michel, 1979. Mardi 19 du mois de Rajab année 1214 [17 décembre 1799] [Prise de la citadelle d’al-‘Arîsh]. Les troupes se sont emparées des provisions, des munitions et des machines de guerre qui s’y trouvaient. Mustafâ Pacha monta à la citadelle, car c’était lui qui en avait organisé la prise avec un groupe de ses soldats et des militaires (jund) d’Egypte ; il fit jouer la nouba ; ce fut pour eux une très grande joie.
Il arriva qu’un incendie se déclara dans le dépôt des munitions et de la poudre emmagasinées à la citadelle, où les stocks étaient importants. Le dépôt prit feu, la citadelle sauta avec tous les occupants qui périrent brûlés. Parmi eux, il y avait le Pacha ci-dessus mentionné et ses compagnons, Muhammad Aghâ al-Jalfî l’Albanais et des Egyptiens. Beaucoup, qui se trouvaient à l’extérieur, furent tués soit par l’incendie soit par les retombées de pierres et cela en un instant.

[Pourparlers de paix] Quand les Français eurent confirmation de la prise d’al-‘Arîsh et de l’avancée des troupes ottomanes dans la direction d’al-Sâlihiyya, le général en chef Kléber fit ses préparatifs pour se mettre en expédition sans tarder. Il partit avec sa troupe vers al-Sâlihiyya. Avant la prise de la forteresse d’al-‘Arîsh, les Français avaient envoyé à Smith, le chef des Anglais, des messages pour lui demander de servir de médiateur entre eux et les Ottomans. C’est alors que sortit un firman au nom du Vizir avant que ce dernier arrivât à al-’Arîsh. Il y demandait à la République française de désigner deux personnalités de premier plan et compétentes en vue de conférer avec elles et d’arriver à un accord qui conviendrait aux deux parties, suivant des conditions à discuter. Du côté français, furent envoyés Poussielgue, secrétaire général, et Desaix, général du Sa’îd. Ils s’embarquèrent à Damiette. Comme leur absence se prolongeait, le général Kléber envoya des émissaires pour avoir des informations.
–1809 – 17 décembre : vente de trois anciens fours seigneuriaux – Le Conseil municipal de La Seyne, par sa délibération du 17 décembre 1809, autorise le bureau de bienfaisance à vendre trois fours, situés dans la commune de La Cadière et appartenant ci-devant à l’abbaye de Saint-Victor-lez-Marseille, lesquels trois fours avaient été cédés par le gouvernement, savoir : deux tiers audit bureau de bienfaisance de La Seyne, un tiers à celui du Beausset. Ces fours ne pouvant plus être affermés, attendu le nombre de fours qui, depuis l’abolition des privilèges, ont été construits à la commune de La Cadière et sur son territoire. Il s’agit d’anciens biens seigneuriaux, devenus propriété de la Nation, dont les revenus avaient été affectés aux bureaux de bienfaisance en question, successeurs des « Miséricordes » de l’Ancien Régime (Arch. Com. La Seyne, d’après Louis Baudoin, 1965, p. 433, note)
–1811 – 17 décembre : Méhul – L’échec de son opéra Les Amazones en 1811 (présenté à l’Opéra le 17 décembre) fut un coup sévère et a clos sa carrière de Méhul pour le théâtre. Il prit alors une retraite bien méritée, dans sa maison de Pantin, pour cultiver « les oeillets, les oreilles d’ours et surtout les renoncules, les jacinthes et les tulipes, ses fleurs les plus favorites » (Cherubini).
–1813 – 17 décembre : Mort d’Antoine Augustin Parmentier, pharmacien, agronome et nutritionniste, surtout connu pour son action en faveur de la consommation de la pomme de terre. Sa tombe est au Père-Lachaise, à Paris. Je vous conseille de faire le détour, c’est très enrichissant.
–1839 – 17 décembre : corps expéditionnaire d’Afrique – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre un détachement de 303 hommes du 48ème régiment de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique en partance pour Alger (d’après Castellan E., 1937, p. 296).
–1867 – 17 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – mardi, Ste Olympiade. Beau temps pas de vent et soleil splendide. aussi voyons-nous par le calme du vent qui règne bon nombre de bateaux pêcheurs et d’agrément poussent des quais pour aller aux ours malgré la grosse mer qui règne. – Pas de gelée ce matin mes prises insignifiantes de l’est. – Ce matin, nous avons reçu par le télégraphe la nouvelle de la fin du procès dont nous avons parlé dimanche ; elle concernait la bande de brigands piémontais, voleurs et assassins des grandes routes. Il y a quatre condamnés à mort, sept autres au galères et un acquitté. Depuis bien longtemps on n’avait vu un pareil procès contre des hommes, la lie de la société.

–1869 – 17 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – vendredi, sainte Olympie. Même temps qu’hier – toujours même vent à l’ouest pas très froid, très supportable avec le soleil. – On nous a parlé d’une maladie terrible qui tue en 2 jours et qui s’est déclarée à Bandol et que les médecins ne connaissent pas ! (je m’en assurerai) . Déjà un bon nombre de personnes sont mortes vieilles et jeune. On dit qu’elle commence par des vomissements et la diarrhée ; on dit même que la langue devient noire et que le malade meurt au bout de 2 ou 3 jours. je ne puis rien assurer de tout cela ; j’irai aux informations et j’en parlerai de ces jours.
–1914 – 17 décembre :
1. LE POINT SUR LES VIOLENTS COMBATS SE DEROULANT dans le Nord-Est de la France – A une semaine du premier Noël de la guerre, posons notre plume et, comme je le proposais l’an dernier, observons d’un œil critique l’opinion des Français face au conflit d’une violence inouïe qui se déroule quelque part dans le Nord-Est de la France.
Là où l’on attendait une guerre courte, on apprend que les armées s’enterrent dans des tranchées et que l’on se livre à des offensives coûteuses en hommes. La bataille de la Marne devait être suivie d’une poursuite et de la défaite d’une armée ennemie en débandade. Au lieu de cela, qu’en est-il ? On se bat maintenant du Pas-de-Calais à l’Alsace ; le gouvernement qui avait fui Paris pour gagner Bordeaux avait laissé la bride sur le cou des généraux va-t’en guerre peu comptables des dizaines de milliers de morts que l’on comptera plus tard sur les champs de bataille. Un chiffre, un seul : 60 000 jeunes hommes tombent chaque mois dans les rangs français et autant dans les rangs allemands. On saura, plus tard, que la France n’a pas d’artillerie lourde à opposer à l’Allemagne et que ses soldats foncent avec leur seule poitrine nue à l’assaut des tranchées adverses sous un déluge de feu. Les tranchées elles-mêmes sont retournées par les obus que nous ne pouvons pas rendre tellement l’idée de l’offensive, ancrée dans la conscience de nos stratèges, avait privilégié le canon léger de 75 aux dépens des canons lors de calibre supérieur.
En fait, l’arrière ne sait ce qui se passe qu’à travers la presse. Mais que dit – ou plutôt qu’est autorisée à dire – la presse au cours de ces premiers mois de guerre ? Laissons parler Alfred Capus, le directeur du Figaro : “Pourvu qu’on ne parle en ses écrits ni de l’autorité, ni du gouvernement, ni de la politique, ni des corps constitués, ni des sociétés de crédit, ni des blessés, ni des atrocités allemandes, ni du service des postes, on peut tout imprimer librement sous l’inspection de deux ou trois censeurs.”
L’opinion, fourvoyée par des articles sans fondement, sans esprit de critique, emplis de récits extraordinaires, est désorientée devant cette guerre qui dure et tue comme jamais. L’angoisse et le désespoir sont palpables lorsque chaque famille française, ayant maintenant des hommes sous les armes, commence à compter ses blessés, ses morts et ses disparus. On se défie des communiqués officiels. Clemenceau lui-même rappelle dans chaque numéro de son journal “L’Homme enchaîné” qu’il n’est plus libre de publier ce qu’il sait.
Mais la censure est impuissante quand le maire d’un village apporte à une famille l’avis de décès du fils, du mari ou du frère ! et les femmes en noir, de plus en plus nombreuses dans les rues sont des cris que rien ne peut étouffer. “Et puis, écrit Max Gallo, il y a les lettres des soldats qui expriment d’un mot la souffrance qu’ils subissent.” On s’inquiète des difficultés d’approvisionnement et l’on s’interroge : qui fera les semailles, les moissons ?
Qui usinera les obus ? Les femmes, voyons, lesquelles sont invités à remplacer les hommes qui défendre la patrie, ces obus dont on a un urgent besoin alors que l’impéritie du commandement avait refusé de les prévoir en grand nombre. La guerre devait être courte, disaient-ils ! Des rumeurs commencent à se faire jour dès le 5 octobre 1914 sur l’incompétence des généraux et l’on cherche des boucs émissaires : les prêtres, les instituteurs, les conservateurs, les révolutionnaires. Ces propos de Bainville révèlent une dégradation du climat d’”union sacrée” d’août 1914.
Déterminé à revenir à Paris, le président de la République, Poincaré, déclarait le 12 novembre : “Nous vivons sous la tyrannie de Joffre, et elle est dure !”
Les politiques sont revenus à Paris le 26 novembre à 8 h du matin. Avec la ferme volonté de mener la guerre jusqu’au bout tout en remettant les généraux à leur place. Mais Foch, comme les chefs allemands, en arrive à la conclusion qu’il faut arrêter d’envoyer des régiments à l’assaut de fortifications. Von Falkenheim arrête l’offensive. Dans les deux camps on dresse des parapets et l’on s’enterre !
Le temps de la guerre de mouvement est terminé. L’artillerie remplace l’offensive, la rend impossible ou la condamne à l’échec.
On sait toutefois, dans les tranchées comme à l’arrière, que désormais la victoire ne viendra pas des Russes entrant dans Berlin. Le sort de la guerre se jouera entre Belfort et les Flandres car ailleurs, sur les front russe, autrichien et serbe, la guerre de mouvement continue.
2. L’hebdomadaire “Le Miroir”, qui achèvera sa publication en 1915, reflète au plus près ce qu’était la presse durant les six premiers mois de guerre. Poursuivons-en la lecture en ayant à l’esprit ce que je viens d’écrire plus haut.
Dans son édition du dimanche 3 janvier 1915, nous lisons, (éditorial “La Guerre”) :
“Jeudi 17 décembre.
“En Flandre, l’escadre glaise bombarde Westende (nord-est de Lombaertzyde) ; les Belges repoussent une attaque sur Saint-Georges et s’avancent sur l’Yser ; nos troupes progressent au sud-est sur Ypres et aux alentours de la Bassée. Nous refoulons encore des attaques en Woëvre (bois de de Mortmart) et en Haute-Alsace (ouest de Cernay).
“Une escadre de croiseurs allemands a opéré un bombardement sur la côte anglaise, entre les embouchures de la Tyne et de l’Humber, Hartlepool, Whitby et Scarborough ; repoussée, elle est repartie dans la direction du nord-est. Cette canonnade a provoqué des pertes importantes.
“La progression serbe s’accentue en Bosnie. Au total, 60.000 Autrichiens ont été capturés par les armées du général Putnik, avec un formidable matériel.
“Les Russes ont arrêté la marche des colonnes autrichiennes qui essayaient de franchir les Carpathes pour redescendre dans la plaine galicienne. Ils ont repoussé en Prusse les Allemands qui se trouvaient dans la région de Mlava. Une grande bataille se prépare dans les environs de Cracovie, où les adversaires concentrent d’énormes effectifs.
“On signale de nouvelles mutineries des contingents tchèques dans l’armée autrichienne.
“Le total des pertes prussiennes, bavaroises, saxonnes et wurtembergeoises est évalué maintenant à 1.200.000 hommes ».
–1920 – 17 décembre : LE « BEARN », PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – La note des Constructions Navales du 18 novembre 1920 donnant l’opinion des Services techniques au sujet de la transformation du Béarn en porte-avions, le résultat des premières études est résumé dans une note du 17 décembre 1920 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

–1926 – 17 décembre : LE « BEARN », PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Le porte-avions Béarn est au bassin jusqu’au 17 décembre 1926, pour la mise en place des hélices, et revient à La Seyne le 18 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1940 – 17 décembre : ABORDAGE ENTRE LE SOUS-MARIN “ARGONAUTE” ET UN TORPILLEUR – Le sous-marin Argonaute (type Ondine amélioré, dit de 630 tonnes type Argonaute) est mis en gardiennage d’armistice à Toulon à la suite d’un abordage en plongée avec le torpilleur Mameluk.
–1942 – 17 décembre : La France cède à l’Allemagne le navire charbonnier « PLM 24 » – Le charbonnier de 5 391 tjb PLM 24 construit en 1921 en Angleterre, appartient à la SNCF, Gérance Sté. Nationale d’Affrètement. Après l’armistice, intègre la flotte de l’État français. Cédé aux Allemands le 17 décembre 1942. Rebaptisé Périgord en 1943, il est torpillé le 10 septembre au large de la pointe nord de l’île Eubée, s’échoue, mais inutilisable. Le sous-marin attaquant est peut-être le HMS Rorqual. Le nom de P.L.M rappelle ses anciens armateurs, Les Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (Gérard Garier).
–1947 – 17 décembre :
1.« Appréciation générale motivée de la valeur de l’aviso-dragueur « Commandant Dominé » pendant la campagne commencée le 7 octobre 1946 et finie le 17 décembre 1947 : Au point de vue nautique : Excellent petit bâtiment, tenant bien la mer par temps moyen et même très gros en réglant convenablement l’allure. Au point de vue militaire : Excellent petit bâtiment de patrouille et d’escorte. L’installation de défense anti-sous-marine demande à être modernisée comme les installations de détection. L’artillerie de 102 mm mérite d’être dotée d’un télépointage : au cours des missions de guerre au Tonkin, le bâtiment fut très gêné par le manque d’une telle installation pour tir précis contre la terre. Un projecteur d’éclairage rendrait de grands services pour les patrouilles sur les côtes ou les rivières d’Indochine. L’habitabilité pourrait être améliorée en renforçant la ventilation, le calorifugeage et le chauffage insuffisant déjà pour l’hiver des pays tempérés. L’installation des transmissions radioélectriques est à reprendre complètement au cours du grand carénage actuel. A La Pallice à bord, le 17 décembre 1947, le Commandant quittant le bâtiment, capitaine de corvette Chapuis ». (Gérard Garier)
2. NOTRE MARINE EN INDOCHINE : du 17 décembre 1954 au 13 janvier 1955, l’aviso La Capricieuse effectue la surveillance de Tourane et Nha-Trang au centre Vietnam, pour familiariser l’équipage et l’état-major avec le bâtiment (Gérard Garier).
–1987 – 17 décembre : mort de Marguerite Yourcenar (« Mémoires d’Hadrien », Gallimard, rééd. Folio 1974, 365 p., réf bibliothèque HR 2308).
–1999 – 17 décembre : Mort, A CHAMONIX, de Roger Frison-Roche qui fut à la fois écrivain et guide de haute montagne, dont j’ai recherché les pas dans le Tassili n’Ajjer (Algérie), en octobre-novembre 2017. Souvenez-vous : 1942 – Premier de cordée, suivi par La grande crevasse et le Retour à la montagne. 1950 – La Piste oubliée. 1952 – La montagne aux écritures. 1954 – Le rendez-vous d’Essendilène. 1978 – Djebel Amour. 2004 – Bivouacs sous la lune : La piste oubliée ; La montagne aux écritures ; Le rendez-vous d’Essendilène (édition numérique KINDLE). 2006 – Djebel Amour, édition numérique KINDLE.
–2013 – 17 décembre : La Villa Cécile à Six-Fours – Var-Matin (mardi 17 décembre 2013 à 07h0) : Une enquête pour adapter le périmètre autour de La Villa Cécile à Six-Fours. Rue Catalane, au pied d’une route qui mène au fort de Six-Fours, se trouve la Villa Cécile (lire par ailleurs). Le domaine a été classé à l’inventaire des monuments historiques le 4 novembre 2011.Un périmètre de protection de 500 m alentour a été établi d’office. C’est la loi. Entraînant avec lui nombre de contraintes pour les habitations et terrains voisins se trouvant à l’intérieur. Difficile, voire impossible en l’état actuel de la législation, d’agrandir, surélever, construire, etc. A moins de rester dans l’esprit de ce joyau architectural et patrimonial et d’avoir l’accord de l’architecte des bâtiments de France. Vers un périmètre plus pertinent. C’est donc pour « assouplir » la loi qu’une enquête publique vient de s’ouvrir en mairie. Le but étant la création d’un périmètre de protection adapté. Un nouveau, plus pertinent, bien plus réduit, dont l’emprise maximale ne dépasserait pas 80 mètres autour de la propriété. Jusqu’au 17 janvier inclus, les Six-Fournais sont invités à venir consulter le dossier et/ou à formuler leurs observations, oralement si le commissaire enquêteur est présent, ou par écrit grâce au registre mis à disposition, durant les horaires habituels (J. Poillot)
–2014 – 17 décembre : DIALOGUE ENTRE LES Etats-Unis D’AMERIQUE ET CUBA – Le 17 décembre 2014 au 20h de la 2. Barack Obama et Raul Castro ont annoncé ce mercredi 17 décembre vouloir entamer un dialogue entre les deux pays. Le rapprochement voulu par le président des États-Unis a pris tout le monde de court. Le pape François a intercédé pour rapprocher les États-Unis et Cuba.
Mardi 16 décembre, une attaque de Talibans dans une école militaire a fait 151 morts dont 132 étudiants.
Une mission parlementaire demande la résiliation des contrats avec les sociétés privées alors que l’État et les sociétés d’autoroutes auraient conclu un accord secret. Une équipe de France 2 revient sur cette information.
Le Parlement a tranché : la France sera désormais composée de 13 régions. Mais quel nom prendront-elles ? Les habitants sont partagés.
–2017 – 17 décembre : METEO du jour – Dimanche nuageux. Précipitations : 0 %. Humidité : 48 %. Vent : 32 km/h. Minima : 7° à 8 h et 5° à 20 h. Maxima : 8° à midi.
–2020 – 17 décembre : « UNE » DE VAR-MATIN –
VACCINS : prenez date. On connaît le détail des trois phases d’ici l’été. La campagne devrait débuter à la fin du mois avec la première des trois phases et devrait concerner un million de personnes. La deuxième de février au printemps et la troisième à partir du printemps..
METROPOLE ; les offices H.L.M. de La Seyne et Toulon ont fusionné.
BANDOL : la ville adopte le Livre géant de la laïcité.
–2021 – 17 décembre : « UNE » DE VAR-MATIN –
LES ESCROCS DE LA COVID : fraude au pass sanitaire et au chômage partiel … Le témoignage d’un médecin victime de piratage.
METROPOLE : Près de 3000 élèves en conservatoire.
LA SEYNE : La nature prime sur les sauts en VTT à Janas.
COVID-19 : Faudra-t-il un pass sanitaire au travail ?
FOOT-BALL : pourquoi le Sporting Toulon n’y arrive pas ?
VAR : Les touristes au rendez-vous des vacances. Avec un soleil omniprésent, le département, sans faire le plein, affiche une belle fréquentation en ce début de vacances de Noël. Mais la situation reste fragile en raison du Covid.
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Sanary, l’îlot des pêcheurs vers 1930 (coll. H. Ribot)
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 145e livraison: –1812 : La circulation cause quelques accidents de la route à Sanary, en 1812. [Rotger B., 1984, p. 359 : 1812 – La circulation dans les chemins, sans être aussi intense que de nos jours, causait quelques accidents de la route. Ainsi celui qui arriva au greffier de la commune, ROUSTAN, qui partit à cheval pour TOULON porter des dépêches, se vit couper la route par deux charrettes dont les conducteurs qui avaient arrêté leur attelage conversaient entre eux. Ils étaient arrêtés sur le passage du haut au nord du chemin où ROUSTAN était acheminé. Craignant pour son cheval, il avait été obligé de prendre la partie du bas alors que le règlement de police voulait que « le passage du haut soit réservé aux gens à pied ou à cheval ». Déjà quelques temps auparavant, deux charrettes s’étaient accrochées sur le chemin de la Tourelle et un des chevaux avait eu une jambe cassée. Un arrêté du Préfet en 1807, fut aussi rappelé aux utilisateurs de charrettes à jantes étroites qui furent tenus de les remplacer par des roues à jantes plus larges en raison du poids des véhicules chargés.
(à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 345e livraison :

(Borel – La Major au XVIIIe siècle).
–1236-1243 : Lutte puis capitulation de Marseille devant le comte [Dubois M., Gaffarel P. et Samat J.-B. – Histoire de Marseille. Ed. de la ville de Marseille, imp. municipale, Marseille 1928, p. 46-47 ; H. Ribot 2003 :] Malgré les propositions de Raymond-Bérenger présentées par l’évêque Benoît d’Alignan , qui leur présente les avantages qu’ils auraient à devenir ses vassaux, les Marseillais refusent. Louis IX (Saint-Louis), gendre de Raymond-Bérenger, propose une trève, mais la guerre reprit en 1237 et durant 6 ans. Marseille était soutenue par Raymond de Toulouse. Celui-ci s’étant soumis à Louis IX, Marseille dut capituler. Marseille garda ses institutions, magistrats et liberté des élections (cf. 1214), mais le comte se réservait le droit de battre la monnaie à partir de 1243].
[H. Ribot, 2003 : la guerre reprend en 1237 et va durer encore six ans. Marseille est soutenue par Raimond VII, allié aux seigneurs d’Ollioules (Guillaume III de Signes d’Evenos, et ses fils Guillaume IV et Bertrand III, dit de Marseille) qui s’engagent à défendre la cité vicomtale de Marseille contre tous ses ennemis et notamment contre le comte de Provence ; parmi les autres grands qui apportent leur aide à Marseille, nous trouvons Barral, Bertrand et Guillaume de Baux.Ainsi, comme aux plus beaux jours de la guerre baussenque, les Signes, par leur branche d’Ollioules, reprennent le flambeau de la révolte contre le comte. Mais cette fois, chose nouvelle, ils le font comme seigneurs d’Ollioules et avec les vicomtes à leurs côtés.]
–1236 – mars : Comune de Marsseille, (priv. de Henri, roi de Chypre, archives municip.)
(A suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 58e livraison : LES COURS D’EAU DE SICIÉ (extraits du Cahier du Patrimoine de l’Ouest varois n°14, en vente à Charlemagne, La Seyne et Toulon). Les sources du bord de mer –

(cl. H. Ribot, 2007).
Nous avons affaire ici à des points d’eau qui souvent ne doivent leur persistance qu’à la pugnacité des hommes fréquentant ces lieux (militaires, campeurs, chasseurs, pêcheurs, naturistes, etc.). Ayant toutes le même type de résurgence, elles sont sujettes aux glissements des plaques de lauvisses qui, chaque année, viennent obturer les captages.
La source du Bau Rouge
Au bord d’une petite plage, derrière le Bau Rouge, quand la pluie se fait persistante, nous pouvons remarquer une turbidité de l’eau de la mer. En effet, sous la surface, existe une résurgence qui sourd entre les veines de grès rose. Trop proche du rivage, il est impossible de capter cette eau.
La source du Bœuf (dite « source de la pucelle »)
Située à gauche de la petite plage, juste en dessous d’un éboulis de lauvisse, elle bénéficie depuis plusieurs décennies de la sollicitude d’une poignée d’aficionados qui l’entretiennent et l’agrémentent de cannes de Provence et de roseaux. Son petit réceptacle permet de mettre au frais une bonne bouteille de rosé, un melon, ou même de rincer une salade. Il est malheureusement trop petit lorsque, l’été venu, la plage voit sa grosse affluence et qu’il faudrait parfois la préserver de certains estivants et même de vandales autochtones qui ne respectent plus rien. Bien que d’un débit assez faible actuellement, avec un petit récurage elle pourrait retrouver les splendeurs de son passé.
(à suivre)

COURTE BLAGUE DU JOUR : Dans un pré, un peintre rencontre un berger et il lui dit
- Est-ce que je peux peindre vos moutons ?
- Ah, non ! dit le berger. Après, je ne pourrai plus vendre leur laine !

Nous sommes le 17 décembre 2023. L’hiver est en route, et il est 7 heures. Ce sera tout pour aujourd’hui.
Affectueuses pensées à Isabelle, Olivier, Raphaël et Webber qui arrivent aujourd’hui pour passer Noël en famille à Sanary. La crèche est achevée. Comme l’an dernier, les cadeaux vont pouvoir affluer.

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