
ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 16 DÉCEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n°4035).
ILLUSTRATION : Sanary (clcihé H. Ribot).
FÊTES : Partons au pays des merveilles, aujourd’hui, nous fêtons les ALICE qui sont près de 100 000 en France à l’heure actuelle ! On trouve également comme orthographe ALIX et ADELAÏDE qui signifient « noblesse » en vieux germain. D’autres sources indiquent toutefois qu’ALICE viendrait du grec et signifierait alors « Vérité ».
Sainte ALICE est née à Orbe (Urba) en 931 et morte à Seltz en 999. De son nom ADELAÏDE de Bourgogne, elle semble avoir joué un rôle plus politique que religieux. En effet, elle était reine d’Italie, reine d’Allemagne et première impératrice du Saint Empire romain germanique par son mariage avec Otton 1er, dit aussi Otton le Grand.
Pour mémoire, rappelons que ce fut à l’appel d’ADELAÏDE, veuve de Lothaire, lui-même fils d’Hugues d’Arles, que Otton, roi des Saxons, intervint contre Bérenger d’Ivrée et le fils de celui-ci, Adalbert, qui venaient de ceindre la couronne lombarde après avoir emprisonné la reine déchue. L’intervention d’Otton a eu lieu en 951 : après avoir battu ses rivaux, qu’il renvoya dans leur château d’Ivrée, il épousa ADELAÏDE et se fit reconnaître roi de Pavie à son tour. Ce mariage apportait au monarque saxon des droits solides sur l’Italie où il entama des négociations avec le pape Agapet, négociations qui aboutirent à son couronnement comme empereur.
Devenue impératrice, ADELAÏDE appela auprès d’elle, l’abbé de Cluny, Mayeul, afin d’aider à une série de réformes religieuses. Le 24 avril 972, celui-ci était à Pavie ; durant quelques mois, il avait réformé et restauré des monastères. Cette réforme était réalisée le 25 mai 972 (d’après Bernardo Luppi citant le moine clunisien Syrus). Après la mort d’Otton 1er en 973, son fils, Otton II, eut fort à faire aussi bien dans le nord de la Germanie où il lui fallut cinq années pour venir à bout d’une invasion danoise, qu’en Italie où il se heurta à la lutte d’influence opposant sa mère, ADELAÏDE, à sa femme, Théophano, d’origine byzantine. Des querelles intestines se firent alors jour : le pape fut assassiné en 974 par un tenant des vieilles familles patriciennes romaines.
DICTON : « Quand il pleut à la sainte ALICE, c’est souvent comme vache qui pisse ! »
Un fruit bien de saison avait été choisi pour caractériser ce jour du mois de frimaire An II : il s’agit du PIGNON.
PENSÉE : Quand on manque à la vérité, on manque forcément à la justice (Charles Péguy, Pensées).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Edmond Poupé – Le département du Var, 1790 – an VIII, Cannes , 1933, 550 pages.
ÉPHÉMÉRIDES.

(Ollioules : le château des Vintimille domine la ville. Cl. H. Ribot).
–1143 – 16 décembre : Aubagne. Aiguesvives : lieu-dit, commune d’Aubagne. Donation à l’ordre du Temple par Marie, [fille d’Hugues de Marrholfo,] et son mari Pierre Geofroi, pour eux, leurs enfants et successeurs, de leur partie du territoire de Puyloubier, aux quartiers de la Palud et d’Aiguesvives, à partir des gibets jusqu’aux limites de Roussel et aux Roches du sommet de la montagne [de Sainte-Victoire]. Roubaud d’Aubagne et sa femme Audileuz donnent au Temple, par ce même acte, ce qu’ils possèdent dans ces mêmes quartiers de Puyloubier. (II. Bibl. Méjanes de la ville d’Aix, ms. n° 753. a. Marquis d’Albon, Cartulaire général de l’ordre des Templiers, D. 200.) C’est la première mention des Paluds, quartier rural, commune d’Aubagne (1872). Le nom indique l’existence de lieux marécageux ; il désigne ici un grand bassin sans écoulement qui était autrefois un lac que la commune d’Aubagne partageait avec celle de Gémenos.

(1974 – Hyères Enceinte médiévale – Cl. H. Ribot, diapo)
–1230 – 16 décembre : DONATION DE SEL AUX CHARTREUX DE MONTRIEUX – Hyères – Gui de Fos, coseigneur d’Hyères, fils de feu Pons de Fos, donne aux chartreux de Montrieux 13 oulles de sel par an, à prendre sur les salines de feu Etienne du Freinet, situées sur la chapelle de Saint Nicolas et sur lesquelles il a des droits seigneuriaux ; il renouvelle ainsi la donation identique qu’il fit douze ans avant (Raymond Boyer, le Cartulaire de Montrieux, exemplaire dactylographié).

(Cuges, 1999 – cl. H. Ribot)
–1304 – 16 décembre : Cuiha (acte notarié). Cuges, canton d’Aubagne (1872). — Le village de Cuges était primitivement dans la montagne qui conduit au Saint- Pilon ; à la fin du Xe siècle, les habitants transportèrent leurs demeures sur la colline de Sainte-Croix. Première mention le 23 avril 1005 : « Marseille. Fouque, vicomte de Marseille, donne à Odile, sa femme, pour prix du premier baiser nuptial, ce qu’il possède à Solliès, Ceyreste, Cuges, Ollières, biens et personnes. Sont présents à la donation : Pons Ier, évêque de Marseille, et Guillaume II, frères de Fouque ; Lambert, son beau-frère. » (Acte n°30 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926 ; réf. a. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 484).
–1352 – 16 décembre : Lo Pas den Rodelh (acte notarié). Pas de Rodel – quartier rural en 1872 de la commune de Marseille, entre Mal-Passet et la Rose. Première mention : Camp de Rodeil, 16 août 1261 (charte aux archives des Trinitaires).
–1431 – 16 décembre : HENRI VI D’ANGLETERRE EST SACRE ROI DE France A NOTRE-DAME DE PARIS. En vertu du traité de Troyes (1420) qu’imposa son père, Henri VI d’Angleterre (1421-1471) fut sacré roi de France, à l’âge de dix ans, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris par le cardinal Henri de Beaufort. Toutefois, en raison de la loi salique, non reconnue par l’Angleterre, selon laquelle sa mère, Catherine de Valois, ne pouvait lui transmettre la Couronne – elle ne détenait pas de droits à la succession –, il fut déchu de son titre en 1453, Charles VII étant alors rétabli sur le trône.
–1506 – 16 décembre : Terra Francisco de Comtes Paradorerii (registre aux archives de l’Evêché). Les Comtes – hameau en 1872 de la commune de Marseille, au quartier des Caillols. Ce hameau doit son origine à des tenanciers du même nom et ses habitants portaient encore le nom de Contes en 1872. Première mention : Terra que ten Bertrand Conte de S. Massel, 5octobre 1486 (registre aux archives de l’Evêché).
–1600 – 16 décembre : MARIAGE ROYAL – Henri IV épouse Marie de Médicis à Lyon..

–1631 – 16 décembre : LE VESUVE ENTRE EN ERUPTION FAISANT 4000 MORTS A NAPLES – En 79 après J.C., le Vésuve se réveilla et détruisit Pompéi et Herculanum, tuant 30 000 habitants sous les yeux de Pline le Jeune qui relatera l’événement à l’historien Tacite. Le 16 décembre 1631, le volcan bordant la baie de Naples frémit de nouveau et émet un nuage de cendres, puis des coulées de lave. Selon certains historiens, l’archevêque de Naples décide alors d’organiser une procession autour de la relique de San Gennaro, et le volcan aurait commencé à se calmer. La statue du saint patron se trouve encore sur ses bords aujourd’hui. Néanmoins, l’éruption aura partiellement détruit les villes de Portici et Resina (l’ancienne Herculanum) et provoqué la mort de 3000 à 4000 victimes.

(Abbaye de Saint-Victor de Marseille, cl. H. Ribot).
–1641 – Mazarin devient cardinal – Jules Mazarin, plus connu sous le nom de cardinal de Mazarin, est né le 14 juillet 1602 à Pescina en Italie. En 1634, il devient vice-légat d’Avignon et par la suite nonce apostolique à Paris. En 1939, il se fait naturaliser français et se met au service de Richelieu. En 1641, le Pape le nomme cardinal par protection de Richelieu. Mazarin sera abbé de Saint-Victor de Marseille et, par voie de conséquence, seigneur majeur de Six-Fours. C’est à lui que l’on doit la séparation de Six-Fours et la création de La Seyne en 1657.
–1654 – 16 décembre : EYNAUD, curé de Sanary (Rotger B., 1984).
–1668 – 16 décembre : Sauvet, (acte aux archives de Saint-Victor). Sauset- lieu-dit, quartier de Saint-Just. Saint-Just – église et quartier, commune de Marseille 13e (E. Baratier, « Le temporel de Saint-Victor »). Saint-Just a été appelé Montcaud, Montaud ou Malpougne. Première mention : En 1030, le village se développait autour d’une église que Pons, évêque de Marseille, donne aux moines de l’Abbaye Saint-Victor – Ecclesia sancti Justi et pedaticum ejusdem castri, cella, donation à Saint-Victor (Guérard, n° 44). Fin 17e s. Le village commença à se relever de ses ruines
–1721 – 16 décembre : La Mole (Var) – Testament de la Dame de Guiran, dame de la Môle ( Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 29).
–1749 – 16 décembre : Marseille – La Mosquée de l’arsenal des galère. Selon l’intendant de Marine pour toute la Provence François-Noël Laurent Levasseur de Villeblanche (c. 1679-1759), dans une lettre du 16 décembre 1749, dans le parc Valbelle, au numéro 584 de l’avenue du Prado, un espace contenait « une mosquée, un puits, un hangar pour leurs dévotions funèbres et un local destiné à la chaux et outils nécessaires aux inhumations des Turcs ». Depuis les années 1990, des études comme celle de Régis Bertrand ont revu la destination initiale du monument. Il s’agirait d’une chapelle privée constituée en 1927 par un certain Rouvière avec les restes d’une villa située au 291 de la rue Paradis, détruite en 1926. Enfin, les pierres de cette dernière provenaient du deuxième étage du « Kiosque Bonaparte », une guinguette à l’architecture orientalisante édifiée dans le jardin de la Colline par l’ingénieur civil Léon Cahier en 1860-1861 et elle-même détruite en 1885. Un cimetière musulman était localisé, dès entre 1691 et 1698, près du carrefour de la rue Sainte et de la rue de la Paix Marcel Paul, mais est transféré entre les années 1723 et 1725, sur un terrain de 540 toises carrées (environ 2 046,6 m2) acquis et entouré de murailles par la confrérie de la Rédemption des captifs, à l’intérieur du pâté de maisons entre le cours Pierre-Puget et la rue Roux de Brignoles, au sud de la place Monthyon. Selon l’intendant de Marine pour toute la Provence François-Noël Laurent Levasseur de Villeblanche (c. 1679-1759), dans une lettre du 16 décembre 1749, cet espace contenait « une mosquée, un puits, un hangar pour leurs dévotions funèbres et un local destiné à la chaux et outils nécessaires aux inhumations des Turcs ». Régis Bertrand ajoute qu’en 1777 notait dans son éphéméride qu’« il y a au fond de ce cimetière un petit édifice dans lequel les esclaves turcs qui étaient sur les galères allaient faire leurs prières à certains jours ». En tout cas, vers 1792, l’ensemble cultuel est progressivement occupé par l’arsenal d’artillerie sans tenir compte de la décision du conseil général de la commune « de faire rendre libre (…) l’ancien cimetière ». « Cette petite fabrique, au sort aujourd’hui incertain, a perpétué jusqu’à nos jours le souvenir du modeste enclos des « esclaves turcs » qui ne renferma jamais une construction aussi soignée (Dupuy, 1991 : Bertrand, 1991 : Contrucci, 1995). » (Régis Bertrand, 2002).
–1789 – 16 décembre : UN DEBAT S’OUVRE, EN DECEMBRE 1789, A L’ASSEMBLEE NATIONALE CONCERNANT L’ORGANISATION MILITAIRE. L’enjeu relève de la pure politique intérieure et de la définition des rapports entre forces armées et société que l’on s’efforce de préciser ; aucune menace de guerre ne pèse sur la France à cette époque. Des cahiers de doléances ainsi que des réclamations de militaires destinées au ministère de la Guerre témoignent du désir largement partagé d’un changement dans l’organisation militaire. Alors que les militaires revendiquaient l’abolition de la milice et des peines dégradantes, un traitement plus « humain » des soldats et l’accès aux droits civiques pour les militaires, les députés, quant à eux, souhaitaient donner à la France une constitution militaire qui coïncide mieux avec le partage du pouvoir nouvellement imposé au roi, à savoir un rééquilibrage de la constitution militaire à l’aune des fondements nouveaux de la constitution politique. Malgré l’opposition de certains membres, dont Dubois-Crancé, qui réclamaient l’établissement de la conscription, l’Assemblée décida, par un décret du 16 décembre 1789, que l’armée continuerait à être recrutée par voie d’enrôlements volontaires à prix d’argent. En temps de paix, l’effectif de l’armée de ligne était fixé à 150.000 hommes, dont le cinquième de cavalerie et le sixième d’artillerie; toutefois, l’effectif des régiments étrangers ne devait pas dépasser 26.000 hommes. (Louis Baudoin, 1965, p. 333 ; Fauchois Yann – De la Régence à la Révolution, 1715 – 1789, dans Collectif 2001 – Le journal de la France et des Français, avec le concours du Centre National du Livre, Quarto Gallimard 2001).
Opposé à l’idée de conscription, Bureau de Pozzi est immédiatement nommé adjoint au Comité militaire chargé de la réforme. D’autre part, le roi accepte tous les décrets sur les municipalités (Agenda du Bicentenaire).
–1791 – 16 décembre : PAS DE GUERRE – Discours de Robespierre contre la guerre (Georges Duby, Histoire de la France, 1987).
–1792 – 16 décembre : ELECTION MUNICIPALE AU BEAUSSET – Le 16 décembre, c’est l’élection municipale au Beausset. Joseph Eynaud est réélu maire. Le conseil passe de cinq à huit officiers municipaux, et de douze à dix-huit notables. Ce qui, avec le secrétaire-greffier et le procureur de la commune fait un conseil au complet de vingt-huit membres. Ambroise Imbert, procureur de la commune, démissionne le même jour de son poste d’officier public (c’est-à-dire tenant les registres de l’état civil). Il est remplacé à cette tâche par un nouvel élu : Jean Antoine Laugier, le curé ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
-1793 – 16 décembre :

1. ATTAQUE CONTRE LE FARON ET REPRISE DU FEU SUR TOUT LE FRONT DE BATAILLE DE TOULON – Au conseil de guerre du 25 novembre, il avait été décidé que toutes les attaques auraient lieu en même temps. Cependant, sous la pression de Barras à qui Dugommier avait confié l’aile gauche assiégeante (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815), l’attaque du Faron se fit le 16 et eut un plein succès. Une colonne menée par l’adjudant-général Micas emportait sans coup férir le Pas de la Masque, une autre conduite par le général Lapoype attaquait de front et occupait le fort Faron (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 84-85). Le 16 décembre, en particulier, Bonaparte fait exécuter des tirs encore plus violents sur Mulgrave et sur ses défenseurs ; un tonnerre ininterrompu ébranle la contrée et réveille les échos des montagnes des alentours. Trois jours durant, les 14, 15 et 16 décembre, les batteries de l’Evescat soutenues par celles des Quatre Moulins et de la Grande Rade, des Braves, ou Chasse-Coquins procèdent à bout portant, à un bombardement intense de nuit et de jour. Martelée sans cesse, la redoute anglaise est littéralement écrasée sous les projectiles et tout autour, ce n’est que ruines et entonnoirs de bombes Des pluies abondantes et le mauvais temps, fréquents en cette saison de l’année, rendaient la mer mauvaise et gênaient fortement la navigation des petits navires alliés, ce qui contrariait grandement le ravitaillement et les liaisons des troupes ennemies de la presqu’île de Balaguier qui, ne recevant pas de la sorte tous les secours nécessaires, se voyaient livrées à leurs propres moyens ; une partie de ces troupes n’avait d’ailleurs pas été relevée depuis près d’un mois. C’est ainsi que, sur son front ouest, allait être joué l’acte décisif du drame de Toulon (Louis Baudoin, 1965, p. 376). Le 16 décembre, dès que les pointeurs purent voir dans le jour naissant d’hiver la ligne incertaine des batteries anglaises, le feu reprit ; d’autant plus vif et soutenu que les canonniers qui ramenaient les pièces aux embrasures furent relayés par les fantassins des bataillons de soutien. De la batterie des Hommes-sans-Peur l’on put compter jusqu’à neuf bombes qui couraient ensemble sous un ciel couvert de nuages. A la tombée de la nuit, les troupes se mirent en marche sur La Seyne, pour prendre leurs emplacements de départ. Il faisait un temps effroyable. Sous la pression de Barras, l’attaque du Faron se fit le 16 et eut un plein succès. Une colonne menée par l’adjudant-général Micas emportait sans coup férir le Pas de la Masque, une autre conduite par le général Lapoype attaquait de front et occupait le fort Faron. Le vent d’est soufflait en tempête, la pluie s’abattait en rafales, le ciel était zébré d’éclairs. Les commissaires de la Convention leurs beaux plumets rabattus sur les yeux, leurs culottes de peau rétrécies crurent que par un temps pareil, l’armée allait au désastre. Dugommier, officier colonial, en avait vu bien d’autres. Il avait combattu avec les Insurgents dans les forêts d’Amérique pendant la guerre de l’indépendance. Avec ses volontaires des Iles-du-Vent, il s’était emparé de Sainte-Lucie, sous un déluge tropical. Le 19 octobre, il n’y avait pas deux mois à l’armée d’Italie il avait attaqué de nuit, et enlevé aux Austro-Sardes la position de Gilette. Il déclara que la pluie était au contraire une circonstance favorable, qui rendrait les feux de mousqueterie pratiquement inexistants, et que dans ce cas, rien ne valait l’arme blanche. Réunis dans une maison de La Seyne, les représentants, au grand soulagement de Dugommier décidèrent de ne pas différer l’attaque, et pris par la hardiesse de leur décision, tirèrent leurs jolis sabres à dragonnes d’or (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 22-23).
2. HOOD PREND DES DISPOSITIONS POUR EVACUER TOULON : Le 16 décembre 1793, Hood prend des dispositions pour évacuer la place et promet aide aux varois qui veulent quitter Toulon, c’est l’exode en masse (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
3. TELEGRAPHE CHAPPE / Grâce au télégraphe optique inventé par Chappe, dont le premier essai aura lieu le 16 octobre, la Convention pourra être tenue au courant des avancées de ses armées aux frontières (Regards sur un terroir : Sanary-sur-Mer).
–1797 – 16 décembre (26 frimaire an VI) : LA COMMISSION MILITAIRES DE TOULON DANS SES OEUVRES – Jauffret André – 19 ans – de La Roquebrussane, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1816 – 16 décembre : STENDHAL, ROME, NAPLES ET FLORENCE EN 1817, JOURNAL – “16 décembre 1816. — J’ai accroché deux artistes français ; je me suis fait mener à la Sixtine. Je leur ai persuadé qu’ils m’en faisaient les honneurs. Ma sensation sur ce concert de chapons enroués est la même. Ils en sont convenus avec beaucoup de peine, et m’ont renvoyé aux cérémonies de la semaine sainte. Mais j’ai bien l’air de manquer à l’ajournement. Des gens qui pourraient chanter, qui sauraient chanter juste, une fois de leur vie, ne pourraient se souffrir criant à tue-tête et déchirant l’oreille. Mais c’est un drôle de pays ; n’ayant rien au monde à quoi s’intéresser, ils portent l’esprit de parti dans les arts. Appliquez cela à toutes les villes d’Italie : dernier vestige de patriotisme, mais patriotisme bien ridicule. Des gens, pleins d’esprit, me soutiennent que tel barbouilleur au-dessous des nôtres est excellent, uniquement parce qu’il est de Rome. – On ne saurait siffler trop fort ; point de grâce pour la médiocrité ; elle diminue notre sensibilité aux beaux-arts” (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 , Journal).
–1830 – 16 décembre : Naissance à Marseille de Marie-Louise Augustine SERIS qui épousera Marius MICHEL (le futur Michel Pacha) le 31 juillet 1849.
–1867 – 16 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary –. lundi 16 décembre – Ste Adélaïde – Toujours mauvais temps ! ciel couvert. Aujourd’hui, il faut constater que le vent n’est pas aussi fort ni aussi froid qu’hier. Pas de gelée ce matin. Vers le soir, le vent mollit encore et on a vers 10 heures temps superbe, ciel sans nuage, froid bien, qui nous promet pour demain beau temps. supportable.

(La maison de Marius Michel, montée de Notre-Dame, actuelle rue Courbet).
–1869 – 16 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary –. jeudi 16 décembre – Ste Adélaïde – Beau temps sauf un petit vent d’ouest qui est un peu froid et qui a l’air de vouloir continuer. Cependant, le thermomètre marquait, ce matin, 10° centigrades. Mais l’air n’est pas limpide et la brume que nous y voyons indiquerait que le vent devrait augmenter de force. Aujourd’hui, jeudi, l’Ecole libre de Mlle Esther Péronne a été à la promenade jusqu’à Ollioules. C’était plaisir de voir ces petites filles charmées de cette course à faire par assez beau temps. Elles étaient chargées de toutes sortes de bonnes choses pour leur dîner qui devait se faire en plein air. (Note H. Ribot : rappelons qu’il y a 4 km entre Ollioules et Sanary, soit entre 1 h et 1h et demie de marche pour un adulte).
–1888 – 16 décembre : ECOLES COMMUNALES DE LA SECTION DE SAINT-MANDRIER : le conseil municipal vote la somme de 50 F pour augmenter l’indemnité des études surveillées à Mlle David institutrice adjointe à Saint-Mandrier. Les institutrices de La Seyne touchaient 200 F, tandis que Melle David n’avait que 150 F. Elle aura désormais la même indemnité qu’à La Seyne. Depuis le 28 novembre 1880, la commune avait fait l’acquisition de l’immeuble Roure pour servir d’école et de mairie. L’école n’était toujours pas construite De plus, la commune servait à ladite dame l’intérêt à 5 % du capital de 12 000 francs valeur de cet immeuble (Gisèle Argensse, 1989, p. 76).
–1891 – 16 décembre : ECOLES DE MECANICIENS DE BREST ET DE TOULON – Un texte du 16 décembre 1891 stipulait que les apprentis des deux écoles de mécaniciens de Brest et de Toulon seraient désormais nommés élèves mécaniciens à la même époque, une fois les examens terminés. Ce texte introduisait dans les programmes des cours d’électricité (HISTORIQUE DES ÉCOLES DE MÉCANICIENS ET ÉNERGIE DE LA MARINE).
–1897 – 16 décembre : TARTARIN EST ORPHELIN – Né à Nîmes en 1840, Alphonse Daudet est célèbre pour avoir écrit des œuvres comme « Le Petit Chose » (1868), « Lettres de mon moulin » (1869) ou encore « Tartarin de Tarascon » (1872). Ami de Frédéric Mistral, il est fortement inspiré par la Provence et ses légendes. Atteint de la syphilis, il meurt à Paris de complications, le 16 décembre 1897.
–1904 – 16 décembre : DIVORCE – En France une loi autorise à épouser son partenaire, en cas de divorce pour adultère.
–1914 – 16 décembre :
1. PROCLAMATION DU PROTECTORAT ANGLAIS SUR L’EGYPTE.
2. EDITORIAL DU MIROIR N°57 DU 27 DÉCEMBRE : “LA GUERRE” “MERCREDI 16 DÉCEMBRE.
“L’armée anglaise a progressé en Flandre près de Wytschae. Les forces franco-belges se sont avancées vers l’ouest aux environs de Nieuport et aussi d’Ypres. Les Allemands ont bombardé à longue portée la gare de Saint-Léonard, près de Saint-Dié, et attaqué vivement, mais sans résultat, nos lignes à proximité de Thann, Alsace.
“L’avantage reste acquis aux Russes dans la région de Mlava, comme aussi sur la Bzoui près de Loviez.
“Les Serbes ont fait retraverser le Danube et la Save aux corps autrichiens qui avaient pénétré dans leur pays. L’Angleterre prépare le remplacement du souverain égyptien transfuge Abbas II par son oncle Hussein Kamel, qui prendra le titre de sultan. Tout lien de vassalité sera rompu entre l’Egypte et la Turquie, le premier de ces pays devenant un protectorat britannique dont le cabinet de Londres dirigera les relations extérieures. »
–1916 – 16 décembre :
1. BARBUSSE “LE FEU” – Le prix Goncourt va à Henri Barbusse pour son roman “le Feu” (Le Figaro).
2. ASSASSINAT DE RASPOUTINE – Invité à dîner au palais de la Moika par le prince Ioussoupov et le neveu du tsar, Grigrori Novykh, dit Raspoutine, est assassiné dans la nuit. Le cyanure placé dans son vin par les convives n’a pourtant aucun effet sur lui. Excédés, ses meurtriers lui tirent plusieurs coups de revolver dans la poitrine. Son corps est jeté dans la Neva glacée, mais l’autopsie révèlera que Raspoutine est mort par noyade et non à cause des balles et des coups qui lui ont été assénés. Les meurtriers, des jeunes nobles russes, voulaient mettre fin à l’influence néfaste du mage sur la cour et en particulier sur la tsarine Alexandra. Sa mort mystérieuse participera à faire entrer dans la légende le plus célèbre moine guérisseur de la cour de Russie.
–1918 – 16 décembre : CONSEILS D’OUVRIERS ET DE SOLDATS – Réunion à Berlin de la conférence nationale des conseils d’ouvriers et de soldats.
–1919 – 16 décembre : LES CORPS FRANCS EVACUENT LES PAYS BALTES – Les troupes du “Baltikum” (Freikorps, ou Corps Francs allemands) évacuent les pays baltes. Pour les centaines de ces combattants qui avaient espéré s’établir en Lettonie, cette terre leur avait fait forte impression, et il leur tardait déjà de la revoir. Les Freikorps, qui avaient combattu les Rouges, baptisaient leur lutte du nom de Rittgen Osten (la ruée vers l’Est), et l’amertume du retour en Allemagne n’avait d’égal que la volonté de retourner en Lettonie. Durant la retraite, les troupes quittant les Pays baltes perdirent toute cohésion et toute discipline. Certains combattants « traversèrent la campagne comme des fous, errant dans un désordre complet », comme l’illustre ce passage : « Nous hurlâmes nos chants dans les airs, leur lançant après des grenades… Nous voyions rouge. Nous n’avions plus rien dans nos cœurs qui puisse ressembler à de la décence. La terre où nous avions vécu grondait désormais sa destruction. Là où autrefois se trouvaient de paisibles villages, il ne restait plus là où nous étions passés que suie, cendres et braises. Nous avions allumé un bûcher, mais ce n’étaient pas seulement des choses inertes qui y brûlaient ; ici brûlaient également nos espoirs, nos désirs ; ici brûlaient les registres, les lois et les valeurs du monde civilisé ; ici tout brûlait… Et nous revînmes ainsi arrogants, saouls, lourds du butin de nos pillages4. » (Ernst von Salomon, Les Réprouvés).
–1921 – 16 décembre : Mort de Camille Saint Saëns. Pianiste et organiste renommé, il a composé douze opéras, cinq symphonies, des musiques de chambre et des concertos. Il ppartenait au courant musical postromantique de la 2ème partie du 19ème siècle.
–1925 – 16 décembre : GENEVOIX “RABOLIOT” – Le prix Goncourt est attribué à Maurice Genevoix pour “Raboliot”.
–1928 – 16 décembre : A Moscou, le bureau politique du Parti communiste ordonne à Léon Trotski de cesser sa propagande.
–1939 – 16 décembre : B.A.N. DES SAINT-MANDRIER – La B.A.N. organise une soirée récréative au profit des familles nécessiteuses des marins mobilisés. Cette base qui tient une place importante dans le pays était devenue cette année-là une école d’aérostation. La Marine Nationale va aider nos pêcheurs en acceptant d’utiliser la .sortie de ses aéronefs pour détecter les bancs de sardines. C’est depuis Saint-Mandrier que les escadrilles de chasse se succéderont, jusqu’en 1942, pour surveiller la côte jusqu’à Gibraltar. Le Commandant Quelnnec nous précise « qu’à la suite d’accidents imputables au matériel les derniers -Loire- sont stockés à Saint-Mandrier puis envoyés tout neufs à la ferraille » (Gisèle Argensse, 1989, p. 209)
–1940 – 16 décembre :
1. ARTICLES PARUS DANS « PARIS-SOIR » DU 16 DECEMBRE 1940 :
« PARIS EMU ET RECUEILLI DEFILE AUX INVALIDES DEVANT LES CENDRES DE L’AIGLON. Depuis cette nuit – et cent ans jour pour jour après le retour de l’Aigle – par un geste unique dans l’Histoire, Naoléon II repose auprès de Napoléon Ier. »
« 15 DECEMBRE 1840 15 DECEMBRE 1940, par Édouard Driault Président de l’institut Napoléon. Quelques images suffiront d’abord à marquer le sens d’un geste qui portera très haut le nom et l’œuvre du chancelier de la Grande Allemagne. 20 mars 1811 : aux Tuileries, l’Empereur, angoissé par les souffrances de l’impératrice, s’est retiré dans une chambre voisine. 9 heures, on l’appelle. L’enfant est né, mais il paraît sans vie. L’Empereur embrasse l’impératrice. Mme de Montesquiou a pris l’enfant aux mains de l’accoucheur; elle a mouillé ses lèvres d’un peu de vin : un petit/ cri. L’Empereur se retourne et considère son fils, le roi de Rome… Que dire?… Il fait un signe. Au bas des fenêtres du palais, une foule immense a attendu aussi toute la nuit : si c’est un fils, on aura une salve de 101 coups de canon ; si ce n’est qu’une fille, on n’en aura que 21. 9 heures et quart, une première salve. Silence, pour compter la suite. Cela est long, les espaces sont vraiment démesurés… 20, 21… Enfin, enfin 22. Un cri formidable, de toute une ville, de tout un peuple, de tout un empire, répond au premier vagissement de l’enfant : «Vive l’Empereur! Vive l’impératrice! Vive le Roi de Rome ! » (cf. le cliché que nous mettons en annexe et montrant l’arrivée du cercueil du duc de Reichstadt, fils de Napoléon Bonaparte, à la gare de l’Est, le 15 décembre).
« “LES CENDRES DE L’AIGLON, PAR MAURICE ROSTAND, POEME : “Maintenant… Maintenant que la guerre est finie, / Maintenant qu’un espoir de future harmonie / Peut succéder à nos remords, / Maintenant que l’étoile au prénom de déesse / Ne se lèvera plus dans un ciel de détresse / Sur la jeunesse de nos morts, / Plein de réalité poignante et de légende, / Dans l’uniforme blanc que son rang lui commande, / Il existe un prisonnier blond / Dont nous avons rêvé le retour tant d’années, / Un prince dont ce fut l’étrange destinée / D’avoir la mort pour guérison. / Plus d’un siècle d’exil pour si peu d’existence / C’était long pour ce cœur qui souffrit à distance / Loin de nos destins hasardeux ! / Ne peut-il revenir à son clair paysage / Et ne peut-on laisser la porte de la cage / S’ouvrir pour Napoléon Deux ?”
2. La Dépêche, du 16 décembre, publie : “UNE ASSEMBLÉE CONSULTATIVE VA ÊTRE CRÉÉE. Vichy, 15 décembre. Les membres du gouvernement se sont réunis ce matin, à 11 heures, en conseil des ministres, sous la présidence du maréchal Pétain. A l’issue de la délibération, le communiqué officiel suivant a été remis à la presse :Au cours de la séance du conseil des ministres, tenue le 15 décembre 1940, le maréchal Pétain, chef de l’État français, a marqué son intention de créer une assemblée consultative. En attendant la Constitution définitive, et maintenant qu’ont été publiées les réformes essentielles, celles qui, en raison des circonstances, se seraient mal accommodées de discussions prolongées, le maréchal a pensé que le moment était venu de provoquer certains avis. Le principe est donc acquis d’un corps politique groupant des compétences de tous ordres, susceptible, sur des points déterminés, et à la demande du chef de l’État, d’apporter certains conseils, de partager certaines responsabilités. Le texte créant cette assemblée paraîtra incessamment”.
3. NOUVELLES DE LA MARINE – L’aviso-dragueur Commandant Bory a séjourné en Afrique du 16 décembre 1940 au 8 novembre 1942 (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).
–1943 – 16 décembre : AFFAIRE DU MAQUIS DE SIGNES – Le maire de Signes vise probablement le groupe dirigé par Paul Rossi (jeune FTP d’Argenteuil qui a pu fuir la zone occupée) dont le ravitaillement est assuré par des résistants du village, quand, le 24 novembre, il signale aux autorités françaises la présence d’ »étrangers » dans les environs. Il leur attribue de nombreux vols de lapins, de ruches et de poules. Est-ce cette lettre qui attire l’attention de la police ? C’est probable. Les Renseignements généraux viennent enquêter. Leur rapport du 15 décembre ne signale pas de vols, mais confirme la présence d’un groupe de « réfractaires » dans les bois et signale que ce camp, situé au Jas de Laure, serait un camp de transit vers le reste du Var ou les Basses-Alpes (appréciation sans doute provoquée par les liaisons qui joignent les divers détachements de la compagnie entre eux). La police signale aussi que le groupe jouit de la connivence de la population qui reste « obstinément muette». De nouvelles lettres parviennent aux autorités. Le 16 décembre, le maire avise les gendarmes. Le même jour, parvient à Draguignan une lettre anonyme sur le même sujet. Le 21 décembre, le préfet écrit au commandant de gendarmerie pour lui signaler cette présence et, le 27 décembre, il réitère : il évoque la présence de sept jeunes gens qui stationneraient aux Croupatières ainsi que les vols d’un mouton et d’un cochon (vols qu’il leur attribue à tort car ils n’en sont nullement les auteurs). Le préfet réclame une action immédiate contre eux (var 39-45 / lieux / ouest / signes).
–1944 – 16 décembre :
1. CONTRE-OFFENSIVE ALLEMANDE DANS LES ARDENNES – Les Allemands, sous le commandement du maréchal Von Rundstedt, lancent une ultime et puissante contre-offensive contre les Américains dans les Ardennes. Ce dernier assaut, immortalisé par la bataille de Bastogne, est un combat vigoureux qui se traduit par une avancée nazi jusqu’au 23 décembre. Mais dès le 26, les troupes allemandes sont contraintes de battre en retraite et stopperont l’opération en janvier. Elles ont perdu des dizaines de milliers d’hommes parmi ses meilleures unités et Von Rundstedt lui-même sera fait prisonnier par les Anglais.
2. Mort de Glen Miller – Le tromboniste et chef d’orchestre de jazz disparaît en vol entre la Grande-Bretagne et la France. Engagé dans l’armée de l’air américaine à la tête d’un orchestre militaire en 1942, il était parti pour l’Europe en 1944. Dans l’après-midi du 15, Miller avait quitté l’Angleterre par un épais brouillard à bord d’un petit appareil. Glenn Miller avait révolutionné le jazz en lui apportant un nouveau son, le swing. Il restera immortel grâce à deux de ses plus grands succès : « In the Mood » et « Moonlight Serenade ».
–1946 – 16 décembre :
1. GOUVERNEMENT – Léon Blum devient président du Conseil.
2. CHRISTIAN DIOR – Grâce à Marcel Boussac, le roi du tissu, Christian Dior inaugure sa maison de couture, avenue Montaigne à Paris.
–1951 – 16 décembre : CAISSE D’EPARGNE – M. Bronner, administrateur de la Caisse d’Epargne de Saint-Mandrier informe la population qu’il reçoit le dimanche 16 décembre de neuf heures à onze heures. Le montant des dépôts ne doit pas excéder trois cent mille francs. L’intérêt reste stable à 3 %. La succursale sera fermée le dimanche 23 décembre (Ken Nicolas, vol. 1, p. 59).
–1977 – LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME EST OFFICIELLE – Les Nations Unies reconnaissent la Journée internationale de la femme, à la date du « 8 mars ». Toutefois, cette journée avait déjà été mise en place dans les années précédentes. Dès 1910, une conférence internationale des femmes socialistes se déroulait à Copenhague et avait lancé l’idée. En 1917, le 8 mars, une grande manifestation de femmes ouvrières se déroulait à Saint-Pétersbourg pour l’amélioration des conditions de travail. Durant le début du XXe siècle, une succession d’autres manifestations féminines s’organisaient partout dans le monde, souvent à la date du 8 mars. En 1921, Lénine décréta lui-même la Journée internationale de la femme à cette même date. En France, la Journée sera officialisée en 1982.
–2016 – 16 décembre : METEO DU JOUR (LA MITRE, TOULON) – à 3 h 00 Nuageux dans l’ensemble, 12° C. Précipitations : 52%. Humidité : 94 %. Vent : 21 km/h. Température minimale : 10° à 7h. Température maximale : 14° de 11 h à 15 h.
–2017 – 16 décembre : METEO DU JOUR A SANARY – Ciel nuageux. Précipitations : 0%. Humidité : 54%. Vent : 37 km/h. Minima : 7° à 7h ; 8° à minuit. Maxima : 11° à midi.
–2018 – 16 décembre : METEO POUR SANARY : Journée annoncée comme pluvieuse. A 7h, il pleut effectivement. Températures : maximale 11° entre 13h et 16 h ; minimales 8° à 7h, 9° à 20h et 10° à 22h. Le vent devrait être quasi nul avec 5 km/h., mais 20 km/ h à partir de 20h pouvant atteindre 40, 60 puis 70 km/h la nuit prochaine. Beau temps demain et après-demain.
–2019 – 16 décembre : MÉTÉO DE SANARY : La journée s’annonce très nuageuse au moins jusqu’à 13 h où le soleil devrait faire son apparition. Le vent d’est soufflera sans discontinuer avec des pointes à 60 et 75 km/h. Les températures restent relativement élevées : 14° pour les minimales pour seulement 16° pour les maximales.
–2020 – 16 décembre :
1. MORT DE CAROLINE CELLIER – Caroline Cellier, de son vrai nom Monique Cellier, née le 7 août 1945 à Montpellier et morte le 16 décembre 2020, est une actrice française de théâtre, de cinéma et de télévision. Elle a été la compagne puis l’épouse de Jean Poiret de 1965 à la mort de celui-ci en 1992.
2. « UNE » DE VAR-MATIN –
COVID – 2 351 447 cas confirmés (+ 11532 en 24 heures), 59 072 décès (+ 790).Les conseils du gouvernement en vue des fêtes : Castex suggère aux Français de s’autoconfiner. Les enfants invités à rester à la maison jeudi et vendredi.
MARSEILLE : La maire Michèle Rubirola annonce sa démission.
VAR : halte au mouillage dans les posidonies.
SIX-FOURS : Camille Dalmas perpétue l’art du créchiste.
–2021 – 16 décembre : Après le drame de Sanary-sur-Mer (Var) et la mort de trois personnes dans l’explosion et l’effondrement d’un immeuble dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 décembre, le parquet de Toulon annonce l’ouverture d’une information judiciaire pour « homicides et blessures involontaires ». Si toutes les pistes sont exploitées, une retient plus particulièrement l’attention des enquêteurs : celle du suicide d’un des habitants. Le parquet de Toulon précise qu’une « surconsommation anormale » de gaz a été constatée sur les relevés de GRDF la nuit du drame. Ce pic de consommation a été enregistré entre 1h et 3h du matin (l’explosion a eu lieu vers 3h40, NDLR). « Le réseau de gaz de l’immeuble avait été contrôlé par GRDF début octobre sans qu’aucune anomalie ne soit constatée » précise la même source. L’enquête et les auditions des proches des victimes vont donc se poursuivre pour tenter de dresser le profil psychologique des habitants de cet immeuble de trois étages qui s’est effondré tout de suite après l’explosion. L’ouverture d’une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires permettra aussi aux proches des victimes de se constituer parties civiles (Mercredi 15 décembre 2021 à 6:07 par Sophie Glotin, France Bleue Provence). Ajoutons que les obsèques de Mme Gamerre et de son fils eurent lieu à 10h 30 en l’église Saint-Nazaire de Sanary.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

(photographie de Liliane Villain que nous remercions).
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 144e livraison: Le passage à l’embouchure de la Reppe se faisait à gué et cela était dangereux pour les piétons, comme en témoigne l’accident survenu 11 pluviôse An 13 (1er février 1805) : La circulation entre SIX FOURS et SAINT NAZAIRE ne pouvait se faire que difficilement par le bord de mer car le pont avait été emporté par une des crues de la REPPE, comme cela se produisait fréquemment à cette époque. Ce pont qui avait été construit pendant la révolution avec des arbres donnés par la commune de SIX FOURS, n’avait pas été réparé. Le passage se faisait à gué et cela était dangereux pour les piétons, comme en témoigne l’accident survenu 11 pluviôse An 13 (1er février 1805). Rotger B., 1984, p. p. 350-351: La circulation entre SIX FOURS et SAINT NAZAIRE ne pouvait se faire que difficilement par le bord de mer car le pont avait été emporté par une des crues de la REPPE, comme cela se produisait fréquemment à cette époque. Ce pont qui avait été construit pendant la révolution avec des arbres donnés par la commune de SIX FOURS, n’avait pas été réparé. Le passage se faisait à gué et cela était dangereux pour les piétons. A preuve, l’accident que nous rapportons ci-après. Le 11 pluviôse An 13 (1er février 1805), le maire ROUSTAN, reçut d’un sieur PASTOREL, bijoutier, la déclaration suivante: « Ce jourd’hui vers les neuf heures et demie du matin venant de la commune de LA SEYNE et traversant la rivière qui sépare les deux territoires de SANARY et de SIX FOURS, ayant glissé sur une pierre se vit tomber à la renverse avec sa caisse de bijoutier et son chapeau. Moins attentif à se tirer du danger où il était qu’à sauver sa marchandise que le torrent emmenait, il tomba dans un précipice qui le mit bientôt en état de ne pouvoir agir et se crut perdu lorsque le sieur Louis ROUDEN commandant la Garde nationale en compagnie du sieur Antoine VENEL, notre adjoint, arrivant dans ce moment et s’apercevant du malheur survenu au sieur P ASTOREL, le dit sieur ROUDEN ne consultant que son empressement à sauver cet homme, se jette dans la rivière, le prend par les cheveux et parvint à le mettre en lieu de sûreté, ce qui ne fut pas sans peine. Heureusement pour l’un comme pour l’autre, le sauveteur est jeune et gaillard. » Réconforté le sieur bijoutier pria le maire de donner connaissance à tous du dévouement dont avait fait preuve son sauveteur, ROUDEN. Plusieurs habitants de la commune, dont certains étaient aussi propriétaires sur le terroir de SIX FOURS, firent une pétition pour le remplacement du pont de communication entre les deux terroirs. A cette pétition, s’ajouta l’appui du chef des Douanes de la commune. Le Conseil municipal vu la justice d’une pareille demande urgente, décida de construction de ce pont si utile aux habitants de SANARY que de SIX FOURS ainsi qu’au service de l’état, des canonniers gardes côtes et des préposés des douanes. Le sieur Pierre ARNAUD, maçon, patenté de cette commune, se chargea de la réparation. Comme le pont était aussi utile à ceux de SIX FOURS, le maire réclama de l’autorité supérieure, la participation de la commune de SIX-FOURS aux frais de cette reconstruction pour la moitié de la dépense.]
(à suivre)

(Marseille 1921, archives familiales).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 34e livraison :
–1236 – 5 mai : Les vicomtes de Marseille s’engagent, auprès de Raymond VII de Toulouse, à défendre Marseille contre tous ses ennemis et notamment contre le comte de Provence. [Marseille. Convention entre Raimond VII, comte de Toulouse marquis de Provence et seigneur de Marseille, d’une part, Guillaume III de Signes et ses fils Guillaume IV et Bertrand III, dit de Marseille, d’autre part, par laquelle ces derniers s’engagent à défendre la cité vicomtale de Marseille contre tous ses ennemis et notamment contre le comte de Provence ; parmi les témoins : Barral de Baux, Barral, son fils ; Bertrand et Guillaume de Baux.]
[Castellan, 1937, p. 12 : Guillaume IV de Signes, coseigneur d’Evenos, fut signataire avec son père Guillaume III de Signes, dit l’aîné ou l’ancien, et son frère Bertrand III d’une convention avec Raymond VII de Toulouse pour la défense de Marseille. Il eut de Madeleine N… : Bertrand IV, mineur de 16 ans, en 1297 coseigneur d’Ollioules et d’Evenos, qui rendit hommage pour ces seigneuries en 1324 et s’allia en premières noces à Catherine de Pontevès, 1322, et en secondes noces à Marguerite de Grasse, d’où Antoine de Signes et Marie de Marseille dite Mariette, mariée une première fois à Raymond des Baux et une seconde fois à Guiran de Simiane, et Bertrand V de Signes.] Acte 504 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. Com. Marseille., AA 13 ; Méry et Guindon – Histoire… des actes et délibérations… de Marseille, t. I, p. 426 ; IND. : Dr Barthélemy – Inventaire, n° 262 ; Castellan, 1937, p. 12).
(A suivre)

(Sicié, 2007. Cliché H. Ribot).
LA SEYNE-SUR-MER. 57e livraison : LES COURS D’EAU DE SICIÉ (extraits du Cahier du Patrimoine de l’Ouest varois n°14, en vente à Charlemagne, La Seyne et Toulon). Les sources du bord de mer –
Nous avons affaire ici à des points d’eau qui souvent ne doivent leur persistance qu’à la pugnacité des hommes fréquentant ces lieux (militaires, campeurs, chasseurs, pêcheurs, naturistes, etc.).
Ayant toutes le même type de résurgence, elles sont sujettes aux glissements des plaques de lauvisses qui, chaque année, viennent obturer les captages.
La source de la colline (Lou Sourmié ?)
Elle a certainement été construite par les garnisons qui avaient en charge la maintenance du cap Sicié et de son complexe défensif. Elle vit le jour à une trentaine de mètres en contrebas de la route qui mène au cap, dans un draillon terreux, et à une centaine de mètres des premiers vestiges de baraquements. C’était une jolie petite construction avec une cuve cimentée, qui servait de récepteur aux différentes veines, et que le temps et les hommes avaient pris soin d’enterrer dans le flanc de la pente. Ce réservoir était protégé par un modeste portillon métallique permettant d’en extraire les impuretés. Sur le devant de ce bassin, une minuscule cuvette recevait le tribut des forages sous la forme d’un petit écoulement qui émanait d’un tuyau de cuivre. C’est à partir de ces quelques gouttes d’eau que tous les troufions qui se sont succédé sur ce site ont pu se désaltérer et se laver. Bien entendu, ce genre de construction demandait un entretien régulier que la soldatesque réalisait, en étant la première utilisatrice. Après l’abandon des installations du cap Sicié, à la fin de la deuxième guerre mondiale, la source fut livrée à elle-même. Pendant une trentaine d’années, elle bénéficia de la présence des campeurs sauvages, naturistes, ou plus simplement amoureux de la nature, qui avaient la possibilité de passer des séjours de rêve sous les pins, au-dessus d’un rivage enchanteur. A cette époque pas si lointaine, les allumettes devaient être faites différemment car on pouvait décompter environ vingt feux tous les soirs, de juin à septembre, sans que jamais un seul incendie soit venu obscurcir et endeuiller le paysage. Ô époque bénie, tu as contribué au bonheur de toute une génération de personnes qui ont su profiter de ce que la vie mettait à leur disposition. Puis au cours de l’hiver 1975, après de fortes pluies et une période de gros vent d’est, quelques tonnes de lauvisses quittèrent la paroi en amont du sentier des douaniers et ensevelirent l’ensemble qui ne servait pratiquement plus à personne. Il faut dire qu’entre temps on avait dû se perfectionner dans la fabrication des allumettes car le garde champêtre interdisait à présent le camping et a fortiori les feux dans les bois et sur les plages.
(à suivre)

courte Blague du jour :
-Il m’étonne, dit un spécialiste du show-biz à son secrétaire, ce magicien qui fait son numéro sous le nom de Berlin l’enchanteur. Je me demande si c’est un authentique Breton. Il faut lui poser la question.
-Je l’ai fait, dit son secrétaire, et il m’a répondu « Ja Whol » !

Nous sommes le samedi 16 décembre 2023, l’hiver est en route, et il est 7 h. J’arrête ici ces éphémérides et vous souhaite une bonne journée à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, avec qui nous allons fêter Noël.
Et à demain pour fêter les Gaël.

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