
ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 15 DÉCEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n°4034).
ILLUSTRATION : Sanary, l’îlot des pêcheurs, le 1er janvier 2010. Cliché H. Ribot.
FÊTES :
Bonjour à tous, et bonne fête aux 6600 NINON de France. Eh, oui ! 6 600, un peu plus même, qui portent ce prénom jeune puisque à la mode dans les années 2000.
Sainte NINON a bien existé, mais pas en Espagne – même si ce nom dérive de l’espagnol « nina », « petite fille ». En fait, elle naquit en Cappadoce (Anatolie) où elle mourut en 320. Conduite comme esclave en Géorgie, elle a contribué au développement du christianisme dans cette région du Caucase, au point d’en être devenue la patronne.
Le 25e jour du calendrier républicain est dédié au GRILLON.
Il y a exactement 181 ans, sous le règne de Louis-Philippe 1er, les restes de Napoléon 1er entraient au Panthéon. Cent ans plus tard, les cendres de son fils l’y rejoignaient, ramenées d’Autriche par l’occupant allemand.
DICTON : « Décembre trop beau, été dans l’eau ».
PENSÉE : « La conscience est un tribunal qui casse vite ses sentences » (Maurice Druon, Remarques).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Georges Corbelaud Salagnac – Les origines ethniques des Européens, Editions Perrin, 1992, 376 p.
ÉPHÉMÉRIDES.

(La Reppe au pont de Six-Fours-Sanary, le 3 novembre 2011, cl. H. Ribot)
–15 décembre – 37 : naissance de Néron. Le « miracle » d’Antium (Pierre Grimal, 1978).
–1251 – 15 décembre : DERNIERES VOLONTES DE ROMEE DE VILLENEUVE – Le prieur de la chartreuse de la Verne reçoit les dernières volontés de Romée de Villeneuve, malade, chez son neveu Arnaud de Villeneuve, aux Arcs (Maurel M., 1974).
–1270 – 15 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Castel Gombert (charte aux archives de la Major). Première mention : Podium quod Castellum Gumberti vocatur, 18 mai 1141 (bulle d’innocent II, aux archives de l’Évêché, qui confirme la possession de Château-Gombert à l’évêque de Marseille. Chateau-Gombert – village en 1872 de la commune de Marseille. Le territoire de Château-Gombert faisait anciennement partie de celui d’Allauch.
1299 – 15 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Molendinum S. Justi (charte aux archives municipales). Moulin à eau des Chartreux, au quartier de Saint-Just sur le Jarret, vendu comme bien national le 7 février 1791. Il appartenait en 1694 à Balthazard de Bourguignon, seigneur de la Mure.
–1333 – 15 décembre : CODICILLE D’AIMAR AMIEL, EVEQUE DE MARSEILLE – Avignon, 15 décembre 1333. Codicille d’Aimar Amiel, évêque de Marseille. … item, Guillelmo Chargerii, clerico, clavario meo in castro de Bauceto, undecim florenos auri. Item, Guilhoto de Bauceto, clerico, servitori meo, quinque florenos auri, ultra quinque flrenos per me in dicto testamento sibi legatos. Item Johanneto Parvo de Bauceto, quatuor florenos auri (Albanès, Gallia… Marseille, n° 456, p. 254)
-1337 – 15 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE :
1. Molendinum Johannis Guillelmi, (charte aux archives municipales). Moulin de L’hôpital, moulin à eau, dans le cours de l’Huveaune entre Saint-Loup et la Moutte. Première mention le 6 juin 1286 : Molendinum Galberti, (acte notarié).
2. Molendinum S. Justi, 15 décembre 1299 (charte aux archives municipales). Moulin des Chartreux, moulin à eau, commune de Marseille, qr. de Saint-Just sur le Jarret.
–1350 – 15 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Cavissac (charte aux archives municipales). Cavissât – quartier rural du quartier de la Capelette, près du Moulin des Prêcheurs. Première mention : Caviszac, 6 octobre 1228 (charte aux archives municipales).
–1456 – 15 décembre :
1. UN TREMBLEMENT DE TERRE DÉVASTE NAPLES – Naples et sa région subissent un important séisme qui fait environ trente milles victimes. La science et les témoignages de l’époque ne sont pas suffisamment précis pour estimer l’intensité de la secousse et les dégâts engendrés. Toutefois, il semblerait qu’il y ait eu des conséquences sur l’économie de la région. Le travail de reconstruction qui a suivi fut en effet conséquent. Jusqu’à la fin du Moyen-Âge, les séismes n’étaient pas vraiment recensés et étudiés en Europe, sinon par des religieux qui les interprètent comme des signes divins. Il en résulte une déformation et souvent une exagération des faits. Mais à l’aube de la Renaissance, le regard semble un peu se modifier même s’il faudra attendre le dix-neuvième pour disposer d’outils scientifiques efficaces.
2. LIEUX-DITS DE MARSEILLE : Entrefourt (acte aux archives de l’Evêché). Antrefort d’Aubagne, lieu où le chemin d’Aubagne passe du territoire de Marseille dans celui de Saint-Marcel, au- dessus de Valbarelle (1872). Première mention : L’Antrefolch d’Albagna, 20 avril 1288 (charte aux archives municipales)
–1479 – 15 décembre :
1. LIEUX-DITS DE MARSEILLE : La Jonqueras, 15 décembre 1479 (acte aux archives de l’Evêché). Jonquières – lieu-dit, quartier de Saint – Marcel (1872).
2. LIEUX-DITS D’AUBAGNE : La Jonqueras 15 décembre 1479 (registre aux archives de l’Evêché). Jonquières – quartier, rural, commune d’Aubagne (1872).
–1492 – 15 décembre : RÈGLEMENT DE COMPTES A OLLIOULES – Le 15 décembre 1492, les Marin cèdent à leur cousin de Darbosson, au prix de 16 florins 10 gros, une petita possession saisie sur un sieur Blégier, leur débiteur (De Ribbe, 1898, p. 419).
–1636 – 15 décembre : Vallon de l’Oriol – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde. A pris son nom d’Honoré L’Auriol et de ses auteurs, qui y possédaient anciennement un bien considérable, ainsi qu’il résulte d’un acte d’investiture accordé par l’abbaye de Saint-Victor, le 15 décembre 1636 (Mémoire de Louis de Villeneuve, carton Nicolaï, n° 30). Première mention : Vallon den Auruola, 14 juillet 1372 (acte notarié).
–1653 – 15 décembre : UNE AFFAIRE DE PIRATERIE QUI FAILLIT TOURNER A UNE GUERRE ENTRE LA FRANCE ET LA RÉPUBLIQUE DE GÈNES – Le 15 décembre, les officiers de deux galères françaises, dont les équipages n’ont pas été payés depuis sept mois, décident de trouver de l’argent par eux-mêmes, c’est-à-dire de sortir du port pour se livrer au moins momentanément, à la course. Ils ont aperçu, au large, un vaisseau battant pavillon de Gênes, le Concorde, venant de l’Ouest, c’est-à-dire d’Espagne. Ils flairent la bonne prise, et ne se trompent pas: le navire «appartient à quelques marchands de Gênes et de Marseille», et «fait le trafic de Messieurs de Marseille pour l’Espagne». Il se trouve chargé, en particulier, de sommes d’argent qui doivent être remises à des négociants marseillais. Ces derniers, inquiets, se précipitent chez les Consuls. Ceux-ci ne demandent qu’à être mis devant le fait accompli. «Secrètement», ils leur permettent de «tendre la chaisne» du port, de «se saisir du passage» et de «s’opposer» à la sortie des galères. Ce dessein est «heureusement réussi», avec l’aide d’un grand concours de peuple, «esmeu et assemblé vers l’église Saint-Jean», celle du quartier des pêcheurs. Au facteur d’ordre financier s’est conjugué un élément d’ordre psychologique, d’une portée plus large; Quatre jours auparavant, le 11 décembre, Ces deux galères, entrant dans le port, n’ont pas salué la ville de leurs canons, ainsi qu’il est d’usage. La susceptibilité des gens de mer s’en est trouvée froissée. En tout cas, les deux galères ne peuvent sortir du port. En dépit des invectives, le Concorde, prévenu, peut aller aborder à La Ciotat, «où les intéressés vont prendre leur argent», et continuer sa route vers Gênes. Quinze jours plus tard, nouvel incident. Le 30 décembre 1653, on retrouve la conjonction de deux facteurs, l’un susceptible de faire agir des marchands, l’autre de rassembler et de mouvoir une véritable foule. Au début de l’après-midi, les alentours de l’église Saint-Jean et les murailles à l’extrémité Ouest de la ville se trouvent de nouveau couvertes d’une foule en émoi. Le temps est mauvais. Une barque génoise, le Saint Antone de Padoue, s’est approchée de l’entrée du port. Mais elle ne peut y pénétrer à cause du mistral, qui souffle violemment du Nord vers le Sud. Son équipage la met à l’ancre «hors la chaisne», au-dessous du Fanal et des murailles de la ville, Or, elle est poursuivie, par la polacre les Ames du Purgatoire, armée en course, et commandée par Jean Martinot, de La Cadière. Elle s’approche du Saint Antoine de Padoue, et le capture. Le câble de son ancre est tranché. Une équipe de prise composée d’une vingtaine de matelots monte à son bord, et les deux navires commencent à s’éloigner vers la haute mer… Spectacle qui déchaîne la colère de la foule. Celle-ci est peut-être d’une nervosité inhabituelle. En tout cas, elle voit, dans cette prise audacieuse, une nouvelle injure faite à la ville. Il est de tradition que le port bénéficie d’une «franchise» que l’«on ne viole jamais», et qu’il constitue un lieu de «refuge et d’azile inviolable». D’autre part, le Saint-Antoine de Padoue vient bien d’Espagne, de Valence, plus précisément, chargé d’une cargaison de laine et de soie qui appartient, pour sa plus grande part, à des négociants marseillais. Comme ils l’ont fait quinze jours auparavant, ceux-ci adjurent les Consuls de secourir le bateau génois. Mais il ne saurait être question, cette fois, de faire quoi que ce soit «secrètement». Les Consuls ordonnent au capitaine de la garde bourgeoise du quartier du Corps de Ville de se rendre en barque auprès de la polacre et d’obtenir de Martinot qu’il renonce, à l’amiable, à sa prise. Ce capitaine fait diligence, rejoint la polacre, et engage une discussion avec son commandant. Pendant ce temps, le Troisième Consul, Etienne Jean, requiert le concours d’un navire malouin qui se trouve «casuellement à l’embouchure du port». Il fait voile, lui aussi, vers la polacre qu’à son approche Martinot fait mettre «en deffense». Le corsaire, cependant, demande à parler à Etienne Jean. «A quoy le commandant du vaisseau ayant consenty et donné sa parole qu’il ne lui seroit fait aucun desplaisir», il fait mettre un esquif à la mer, monte à bord du vaisseau malouin, et fait part au Troisième Consul de sa détermination de ne pas abandonner sa prise. C’est alors que se produit le fait décisif: l’«esmotion populaire» déborde de la ville sur la mer. «Plusieurs [c’est-à-dire un grand nombre de] barques et autre bastimens» sortent du port, «à la foule, pour réparer l’injure et l’affront» qui ont été faits à la ville. Le rapport des forces se trouve complètement modifié. Martinot se trouve obligé de se rendre « à la discrétion» des Consuls. Son équipage, en dépit de quelques gestes menaçants, ne fait aucune résistance. Les deux navires et toute la flottille font donc voile vers le Lacydon, et, le vent étant tombé, peuvent y pénétrer. Une foule indignée les y attend. Les Consuls ont beaucoup de mal à protéger l’équipage du corsaire «de la furie du peuple, qui les abordoit de tous costés, criant quy les falloit esgorger et traisner». Le Premier Consul doit même repartir sur une barque avec Martinot, aller au-delà de la chaîne, et attendre la pleine nuit pour lui faire rejoindre son équipage en prison. Les Consuls écrivent à Paris des lettres d’autant plus indignées – «un cas si énorme», «le plus horrible et plus méchant attentat», etc. – que leur bon droit n’est pas tout à fait sûr. Ils poursuivent Martinot devant le Lieutenant de l’Amirauté. Ce dernier se montre très réservé: le corsaire a sans doute transgressé un usage, mais il n’a pas contrevenu aux ordonnances de la marine. Les Consuls font donc appel au Parlement. Mais Martinot, qui a pour armateurs «quelques personnes de condition de Marseille», ne manque pas de conseils juridiques. Il présente des «déclinatoires» et prétend n’être justiciable que du duc de Vendôme, Grand Maître et Surintendant de la Navigation et Commerce de France, qui lui a donné permission et «congé» de se livrer à la course. Mazarin se hâte d’intervenir, en raison des incidences politiques de l’affaire, et c’est le Conseil du roi qui est appelé à trancher. Il n’accorde à Martinot qu’une satisfaction partielle. Sa polacre lui est restituée, et il peut emporter une partie de la cargaison du Saint-Antoine de Padoue, celle qui est estimée propriété des «ennemis de l’État». En revanche, «pour certaines considérations et sans tirer à conséquence», le roi laisse les marchands marseillais entrer en possession de leurs biens, et la barque génoise continuer sa route. A cette décision, il est sans doute des motifs d’ordre intérieur – le désir de ménager Marseille et ses marchands, mais également une raison d’ordre diplomatique: le souci de conserver de bonnes relations avec la république de Gênes (Pillorguet, 1989 ; A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).
–1672 – 15 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE

1. Jarre (arrêt du Conseil). Jarre – île en dessous de Marsillaveire (écriture de 1872), commune de Marseille. Son étymologie est peut-être à rapprocher d’une forme car, carra (rocher, écueil) qui serait devenue l’appellation générique (Ph. Rigaud, 2003). Premières mentions : Insula de Jarreo, XIIIe siècle (registre Pergamenorum de la Cour des comptes, fol. 43). L’île est mentionnée au début du XIIIe s. parmi les possessions de l’archevêché : Item, insulla de Jarres (B 2 f° 44 ; B 143 f° 68, ADBdR). Vers 1250, le Compasso donne : la segonda (isola) se clama Garra (Motzo 1936-1947, 12).
2. Mayre (arrêt du Conseil). Maire, île au-devant du cap Croisette, commune de Marseille (1872). Premières mentions : Maïre doit être l’Immadras positio mentionnée dans l’itinéraire maritime d’Antonin rédigé vers le milieu du IVe s. à partir de plusieurs sources de différentes époques (Arnaud 1993). En raison de l’absence de bon mouillage aux environs immédiats, cette positio doit, peut-être, être identifiée avec les calanques de Calellongue ou des Goudes. L’île est signalée au début du XIIIe s. comme appartenant à l’évêché de Marseille, Insula de Maires de civitate et episcopatu Massilie, XIIIe siècle (registre Pergamenorum, B 2 fol. 43 et f° 44 ; B 143 f° 68, ADBdR).
–1675 – 15 décembre : MORT DE VERMEER – Johannes ou Jan Vermeer est un peintre néerlandais qui compte parmi les plus célèbres artistes du XVIIe siècle. Ses œuvres, de style baroque, représentent principalement des scènes de la vie ordinaire. Ses œuvres les plus connues sont « La Dentellière » (vers 1670), « La Laitière » (vers 1660) ou encore « La Jeune Fille à la perle » (vers 1665). Il meurt le 15 décembre 1675 à Delft.
–1720 –
– Entre le 21 novembre et le 15 décembre : A MARSEILLE, LA VIE REPREND SES DROITS – A Marseille, la pêche reprend, les fuyards reviennent, les boutiques rouvrent ; il y a en moyenne 2 à 5 morts par jour. Ordre est donné de désinfecter toutes les maisons où habitaient les pestiférés (Vallentin du Cheylard Roger, 2000).
– du 15 au 31 décembre : RETOUR DE LA PESTE A TOULON, FESTIVITÉS A MARSEILLE – La seconde poussée de l’épidémie de peste, en décembre, déclenche véritablement le fléau dans Toulon où l’on a supprimé les solennités de Noël, tandis qu’à Marseille l’espoir renaît malgré une reprise de la maladie le 15 décembre : jusqu’au 30 décembre 1720, encore quelques malades, mais ils guérissent. On soigne les pestiférés qui arrivent de l’extérieur de Marseille. Le 31 décembre, Mgr de Belsunce dirige une procession religieuse autour de la ville, et bénit les morts.
–1748 – 15 décembre : OLLIOULES NE PEUT PLUS PAYER LES IMPÔTS ROYAUX – Misère des habitants d’Ollioules incapable de payer les arrérages d’impôts royaux. Le 15 décembre, la Communauté d’Ollioules a recours à l’emprunt et des lettres de contrainte pour payer les 55822 livres pour arrérages des impositions des deniers du Roy et du pays qu’elle doit (Eugène Castellan, 1937, p. 181).
–1781 – 15 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Gerbier, 15 décembre 1781 (registre de l’Ecritoire). Garbier, quartier rural en 1872 du quartier de Saint-Charles. Première mention : Territorium de Garberiis, 17 avril 1164 (privilège de l’empereur Frédéric, aux archives de l’Evêché).
–1789 – 15 décembre : REFORME DE L’ARMEE – Le mardi 15 décembre, l’assemblée a abordé la motion du recrutement militaire par conscription, c’est-à-dire par l’appel annuel des citoyens du même âge. Après le discours du duc de Liancourt et des vicomtes de Mirabeau et de Beauharnais, il a été convenu que, avant de prendre toute décision, le Comité militaire ferait un rapport détaillé destiné à une réforme des armées (Agenda du Bicentenaire).
–1793 – 15 décembre (25 frimaire An II) :
1. BATTERIE DES « BRAVES » OU « CHASSE-COQUINS » – A La Seyne, la batterie des « Braves » ou « Chasse-Coquins » est armée de 3 pièces de 16 et de 3 mortiers. Sa mission consiste essentiellement à tirer sur les objectifs que sont Mulgrave et ses abords. Elle entre en action le 15 décembre (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 73-78).

2. – LE CONSEIL DE SANARY EST FAVORABLE A L’INSTALLATION DE CENT LITS DANS L’ÉGLISE PAROISSIALE : Le 25 frimaire (15 décembre 1793), les « approches de l’attaque de Toulon et de l’ouverture du siège » avaient déterminé le commissaire des guerres, Bonaparte, chargé de la police des hôpitaux de l’armée sur Toulon, à se transporter à Saint-Nazaire, accompagné du directeur de l’hôpital ambulant d’Ollioules, pour requérir des fournitures de lits provenant tant des biens des émigrés que des habitants et la commune avait été déclarée en état de guerre. Le conseil se montra favorable à l’installation de cent lits dans l’église paroissiale et fit transcrire la réquisition sur le registre des délibérations (Registre des délibérations, fos 65 et I à 8).
3. A SANARY, DOUZE BATEAUX SONT PRETS A TRANSPORTER DES BLESSES A MARSEILLE : Le capitaine Mathieu fut chargé par Joseph Bonaparte d’une autre mission. A raison « de la bonne volonté » témoignée par les officiers municipaux de Saint-Nazaire, le commissaire des guerres les invita, le 25 frimaire, à tenir prêts à mettre à la voile douze bateaux « pécheurs » pour transporter des blessés à Marseille, et ces bateaux devaient être « couverts « des voiles rengées en cerceau pour garantir les malades de « la pluie et du soleil ». Cette sollicitude est à noter (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
4. DES BATEAUX DE SANARY SONT UTILISES POUR TRANSPORTER DES MARCHANDISES POUR LES TROUPES CHARGEES D’ATTAQUER TOULON – La lutte touchait à sa fin et l’administration s’arrêtait, comme toujours, à des minuties. Toutefois, le fait suivant atteste son activité employée en général d’une façon utile. Les membres de la commission municipale délégués par les représentants du peuple et chefs du comité de la guerre avisèrent en effet les officiers municipaux de Saint-Nazaire de l’envoi, conformément aux ordres du commissaire ordonnateur en chef Chauvet, des bateaux, le Saint-Pierre (capitaine Barthélémy Autard), le Sans-Culotte (patron Antoine Arnaud), la Sainte-Anne (patron Jean-Honoré Pignatel) et le Noël (capitaine Jacques Pignatel), tous chargés de barriques, planches et autres objets destinés au siège de Toulon. Ces objets une fois débarqués, un courrier extraordinaire devait prévenir le général en chef Dugommier et le commandant du corps du génie Marescot ou Marescau. Marseille, 26 frimaire / 15 décembre (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon (Archives de Sanary, H2)).
5. Le lendemain, 26 frimaire, Mathieu, toujours capitaine commandant l’artillerie de la côte, confirmait cet ordre et invitait la municipalité de Saint-Nazaire à faire partir pour le parc d’artillerie de l’armée les canonniers de la Ciotat dès leur arrivée. Les archives du ministère de la guerre doivent renfermer un dossier relatif à cet officier, qui, s’il n’atteignit pas les grades élevés, remplit du moins son devoir avec un dévouement illimité et avec une indomptable énergie. Un hommage à sa mémoire s’imposait (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon (Archives de Sanary, H2)).
6. AIDE APPORTEE PAR SANARY AUX BATTERIES DE LA CÔTE – Les fournitures, en bois et en huile, faites par la commune de Saint-Nazaire pendant les mois de vendémiaire, brumaire et frimaire aux batteries de la Cride, de Portissol et du Môle Vieux, aux corps de garde du Village et « Avant dans le chemin » s’élevèrent respectivement à 358 l. 9 s., 40 l. 13 s. et encore 420 1. 13 s. Ces détails n’ont qu’un intérêt rétrospectif ; ils attestent néanmoins les services rendus par ce lieu, grâce à sa position topographique et grâce au concours de sa municipalité, et qui ne furent pas récompensés (L’inspecteur en chef des subsistances militaires Loth délivra au Port-là-Montagne, le 1er ventôse an II (19 février 1794), un reçu de 420 livres, à Joseph Giboin, délégué de Saint-Nazaire, pour prix de douze charges de blé, livrées à cette ville, à raison de 35 livres la charge. L’autorité supérieure n’eût pas dû en accepter le montant. L’ingratitude se retrouve aussi bien au sein des gouvernements que dans l’âme des particuliers).

7. CONTRE TOULON, LE TIR D’ARTILLERIE EST DECLENCHE A 7 H DU MATIN JUSQU’A LA NUIT NOIRE DU SOIR : Du 15 décembre 1793 « Le Commandant Vermot est prévenu que l’on commencera à canonner ce soir, à 4 heures de l’après-midi et que les travailleurs continuent leur ouvrage. » Le Commandant de l’Artillerie, signé : Bonaparte (Louis Baudoin, 1965, p. 365).
Le 15 le tir d’artillerie est déclenché à 7 H du matin jusqu’à la nuit noire du soir. Le temps est au crachin avec un petit vent de mer (Maurin-Carcopino P., 1969).
A la tombée de la nuit les troupes prennent leurs positions de départ. A gauche, 2000 hommes derrière le Général Victor ayant pour objectif la côte et le Fort de l’Eguillette afin de bloquer l’arrivée des renforts. A droite 2000 hommes commandés par Brulé qui doivent attaquer la grande Redoute de front. En première réserve, 3000 hommes avec Laborde qui se porteront là où ce sera nécessaire. Les 4000 hommes sans arme, en deuxième réserve, sont commandés par Marescot (Gérard Delattre). Trois jours durant, (…), les batteries de l’Evescat soutenues par celles des Quatre Moulins et de la Grande Rade procèdent à bout portant, à un bombardement intense de nuit et de jour. Martelée sans cesse, la redoute anglaise est littéralement écrasée sous les projectiles et tout autour, ce n’est que ruines et entonnoirs de bombes.
id. : 15 décembre 1793 – La batterie des Braves, ou Chasse-Coquins » 3 pièces de 16 et 3 mortiers, entre en action contre Mulgrave. (Maurin-Carcopino P., 1969).
Louis Baudoin : Dans le sud et sur la droite de la batterie des « Hommes-sans-Peur », à 500 mètres environ à vol d’oiseau de cette dernière, fut établie tardivement une batterie qui reçut le nom de batterie des « Braves » ou « Chasse-Coquins » et qui n’entra en action que le 15 décembre)
id. : Dugommier avait hésité devant une attaque de nuit malgré les avantages que réserve la surprise. Et la pluie qui n’avait pas été prévue le laissait désemparé. Il savait qu’il jouait sa tête, car la Convention irritée par la lenteur du siège, ne lui pardonnerait pas un échec (Le jour-même où tombera le petit-Gibraltar, la Convention reprochera à Dugommier de « cerner en vain les brigands de Londres et de Madrid ». Elle le sommait de conquérir Toulon : « Les travaux de siège languissent, faudra-t-il appeler le Nord pour vous défendre ? »). Pour Bonaparte, au contraire, ces conditions sont des plus favorables et il est le seul à considérer le temps épouvantable comme un facteur de réussite. Il parvient à persuader son chef et la suite lui donna raison. « Enfin, nous crûmes être en devoir d’attaquer », écrira Dugommier, « l’ordre fut donné et le feu de toutes nos batteries, dirigé avec le plus grand talent, annonça à l’ennemi sa destinée ». Le 15 décembre à 7 heures du matin, toutes les batteries républicaines ouvrirent le feu. La batterie de la Convention, la batterie de la Poudrière, la batterie de la Farinière, la batterie de la Petite Rade, qui sont armées ensemble de quinze canons et de sept mortiers prennent à parti Malbousquet qui riposte sur la Convention de toutes ses pièces. Les batteries des Quatre-Moulins, des Sablettes, des Hommes-sans-Peur, des Chasse-Coquins et des Jacobins qui totalisent dix-sept canons et dix mortiers tirent ensemble sur la Grande Redoute, qui répond avec ses pièces de 36, de 24, ses mortiers et ses obusiers. Toute la journée le feu s’intensifia. Ce n’est qu’à la nuit noire que la canonnade s’arrêta, et que l’on évacua les morts (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 22).
–1795 – 15 décembre (24 frimaire) : VA-T-ON VERS UNE REPRISE DE LA VENTE DES BIENS NATIONAUX ? – Le Directoire propose de reprendre les ventes de biens nationaux suspendues depuis le 22 novembre (Yann Fauchois, 2001).
–1798 – 15 décembre (25 frimaire an VII ) : DÉCÈS D’UN ÉMIGRÉ SEYNOIS – De PREVILLE Pierre, commissaire de la Marine, Citoyen de La Seyne émigré. Rentré avec son épouse. Décédé à La Seyne le 25 frimaire an VII (Louis Baudoin, 1965).
–1799 – 15 décembre : BONAPARTE ÉCARTE SIEYES (en le faisant président du Sénat, comte de l’Empire, grand officier de la Légion d’Honneur, membre de l’Institut, puis académicien. Exilé en 1815 ; Sieyès reviendra en France en 1830, d’après C. Sénès dit La Sinse, 1902), devient Premier consul et choisit à ses côtés deux autres consuls : un régicide, Cambacérès, et un royaliste, Lebrun. Ainsi naît un nouveau régime, inspiré de l’Antiquité, le Consulat, et Bonaparte montre d’emblée sa volonté de réconcilier la France ancienne et la France révolutionnaire (Lucien Bély, Histoire de France, édit. Gisserot, 1997). Le Premier Consul proclame « La Révolution est finie ! ».
–1805 – 15 décembre : CREATION DE LA MAISON D’EDUCATION DE LA LEGION D’HONNEUR – Napoléon 1er signe le décret de création de la maison d’éducation de la Légion d’Honneur.
–1809 – 15 décembre : NAPOLEON 1er DIVORCE DE JOSEPHINE pour raison d’Etat.
–1811 – 15 décembre : Conclusion du rapport des experts sur les terres gastes d’Ollioules. Dans une délibération précédente, le Conseil municipal avait décidé de procéder, au sujet des terres gastes, à la recherche des pièces s’y rapportant et au tri et à la mise en ordre des archives communales. Ces archives en ordre, la Mairie avait suspendu le 10 mai 1810 toute réclamation.] Le Maire dépose ce jour 15 décembre 1811 sur le bureau du Conseil : 1° Le rapport-état, un tableau des envahissements présumés. 2° Les pièces produites par divers particuliers, savoir : un extrait de collocation en date du 15 janvier 1757, fait à la requête d’André Rey, négociant à Toulon, receveur des tailles d’Ollioules, contre Joseph Pons, d’une terre aux Esqueiries, territoire d’Ollioules où il y avait un petit bâtiment ruiné, 17 petits et mauvais oliviers, le surplus en bois sauvage. Un autre extrait de 1754, fait à la requête du dit Jean Rey, contre les hoirs d’André Gontard, sur deux terres situées au quartier des Esqueiries, à l’une desquelles il y avait 14 oliviers, 6 câpriers, jeunes pins et une vieille masure de bâtiment. Par le sieur Marausse, d’une vente passée par le sieur Giboux, un extrait abrégé de la transaction passée entre la communauté d’Ollioules et le seigneur du dit lieu, le 11 décembre 1507. Par M. Auban, en des observations par écrit avec un plan figuratif de sa propriété par le sieur Bérenguier. Finalement, monsieur le Maire, président, dépose sur le bureau un autre extrait abrégé de transaction passée entre la commune d’Ollioules, les particuliers du dit lieu et les seigneurs du dit lieu, le 11 décembre 1507. Le secrétaire donne lecture de toutes les pièces… après quoi un membre observe qu’il résulte des pièces … que les terres gastes situées au territoire d’Ollioules appartenaient autrefois au seigneur et qu’elles étaient séparées des terres des particuliers par une série de croix tirant de Levant à Couchant, qu’il y a trois siècles qu’il fut commis des empiètements sur les terres gastes par divers particuliers, les usurpations donnèrent lieu à un procès entre les seigneurs d’Ollioules et la Communauté du dit lieu et les particuliers ; le procès fut terminé par la transaction en date du 11 décembre 1507[1]. Par cette transaction, il fut arrêté que les parties des terres qui étaient alors occupées et possédées par des particuliers resteraient aux mêmes particuliers sous la directe majeure, domaine et seigneurie, du dit seigneur, sans préjudice toutefois des droits de la Communauté et des avantages particuliers qui furent conservés de dépaître, couper des herbes, faire des fours à chaux, couper du bois pour construire des édifices et autres usages dans les parties non cultivées et de faire des fours à chaux seulement dans les parties cultivées. En conséquence, s’il y a lieu de laisser les choses comme elles étaient au moment de la transaction, il y a lieu de s’assurer si depuis cette époque de nouveaux empiètements n’ont pas été faits sur les terres gastes et faire le nécessaire pour qu’elles soient restituées à la Communauté,… (Castellan, 1937).
–1838 – 15 décembre : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre 3 détachements du train des équipages, 320 hommes, appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296.).
–1840 – 15 décembre : LES RESTES DE NAPOLEON BONAPARTE SONT RAMENES AUX INVALIDES A PARIS. Napoléon était miraculeusement conservé lorsque à Sainte. Hélène on ouvrit le cercueil. Voici, en effet, ce qu’a écrit le comte de Rohan-Chabot, commissaire du roi Louis-Philippe : “ Malgré le singulier état de conversation de la tombe et des cercueils — il y en avait trois —, à peine pouvions-nous, en nous rappelant les circonstances de l’inhumation, espérer trouves quelques restes informes, dont les parties les moins périssables du costume eussent seules assuré l’identité. Mais, quand par les mains du docteur Gaillard, le drap de satin fut soulevé, un mouvement universel de surprise et d’attendrissement a eu lieu et plusieurs des assistants fondirent en larmes. L’Empereur lui- même était là devant nous. Les traits de sa figure, bien qu’altérés, étaient parfaitement reconnaissables; les mains merveilleusement belles ; le costume, si connu, si souvent reproduit, avait peu souffert, et les couleurs en étaient facilement distinguées; es épaulettes, les décorations, le chapeau lui-même semblaient entièrement conservés; la pose elle-même était pleine d’abandon. On remarqua même que la main gauche, que le grand maréchal avait prise pour la baiser une dernière fois au moment où l’on fermait le cercueil, était restée légèrement soulevée… ” On se hâta de refermer le cercueil en fer-blanc qui fut posé dans quatre autres bières, trois en bois et une en plomb. A Paris, les cinq cercueils furent placés dans le sarcophage de porphyre de Karélie que le tsar Nicolas que Napoléon III paya 200 000 francs à la Russie (André Castelot, 1962). Cent ans plus tard, les cendres de son fils l’y rejoignaient, ramenées d’Autriche par les Allemands.
–1854 – 15 décembre : Le canal de Suez – Le 15 décembre 1854, Ferdinand de Lesseps sollicite auprès du vice-roi d’Égypte, Saïd une concession pour constituer une compagnie pour le percement de l’isthme de Suez et l’exploitation d’un passage propre à la grande navigation. L’acte de concession est signé le 15 mai 1855, le projet de base prévoit le creusement de deux canaux, l’un avec écluses, l’autre d’irrigation. Devant l’hostilité de l’Angleterre et de la Turquie, Lesseps et le vice-roi d’Égypte créent une commission internationale d’études. Le rapport de cette commission confirme la faisabilité du projet, sans les écluses (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14).
–1867 – 15 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary –. Dimanche 15 – St Mesmin – mauvais temps froid – le ciel est couvert de nuages, le soleil ne paraît pas – le vent de nord-ouest est assez fort et il froid : on se figure facilement alors combien l’après-midi n’est pas plus belle : toujours le même mauvais temps qui augmente par la force du vent. aussi on se renferme chez soi. c’est un jour d’hiver et de cercle. on a arrêté aujourd’hui un individu suspect ; on l’a enfermé dans la tour, et demain la gendarmerie le fera parvenir au procureur impérial à Toulon. la cour impériale d’Aix est en train de juger en ce moment une bande de brigands pieds montés voleur et assassin de grandes routes. ils sont au nombre de 12 ce procès commencez déjà depuis mercredi dernier ne finira pas prétendre t on avant lundi ou mardi prochain. cette affaire a été la coupe d’[…] supplémentaire.
–1869 – 15 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary –. mercredi 15 – Quatre Temps – beau temps avec vent d’ouest qui persiste comme ces 2 jours passés. il ne fait pas bien froid le thermomètre était ce matin à 9° centigrades le baromètre été tout dessus de beau temps. nous avons toujours de bonnes nouvelles sur la construction futur des bassins de radoub que l’on doit construire à Saint-Nazaire. Monsieur le maire (Marius Michel) qui est arrivé de Marseille aujourd’hui nous a appris que la compagnie se constituait et que les formalités pour ces sortes d’entreprises se poursuivent. Bientôt peut-être dans un mois nous verrons arriver l’ordre d’établir le comodo et l’incommodo.

–1895 – 15 décembre : LE PROJET DE COLLECTEUR DE L’EMISSAIRE EST REJETE – Une nouvelle attendue avec impatience par les adversaires du projet Fabre, parvient à l’Hôtel de Ville de La Seyne : » Le projet de collecteur de l’émissaire est rejeté « . François Bernard et ses amis triomphaient bruyamment. Tous ceux, parmi les notables, qui ont participé à la bataille contre le projet reçoivent des lettres de remerciements, c’est-à-dire les conseillers municipaux, les députés, les membres du comité de protestation, les membres du Gouvernement. Les jeunesses socialistes exultent et ne cachent pas leur satisfaction de voir les toupines et le torpilleur continuer leurs bons offices (incroyable,… mais rigoureusement vrai !). D’ailleurs François Bernard n’a pas d’autre solution à proposer. Les Seynois continuèrent à sortir les toupines devant leur porte dès potron-minet, à respirer les effluves puants du torpilleur, à contracter des maladies contagieuses dues aux épandages sauvages des vidanges. Relisez la chanson intitulée L’Assainissimen dé La Seyno le refrain se termine ainsi : Préféraren toujours leis torpilleurs et leïs toupino. Elle fut chantée au siège des jeunesses socialistes… des socialistes dont les solutions manquaient plutôt de réalisme (Marius Autran, tome 2, 1988).

(Cl. Detaille : 1907 – Pont à transbordeur café casse-croûte et St Jean. Coll. H. Ribot)
–1905 – 15 décembre : INAUGURATION DU PONT TRANSBORDEUR DE MARSEILLE -Le transbordeur de Marseille était du type « à contrepoids et articulations ». Il fut construit en dix-neuf mois pour relier les quais du Port et de Rive Neuve. Il fut inauguré le 15 décembre 1905. Le transbordeur est composé de deux pylônes de 86,60 mètres de haut et de 240 tonnes chacun. À 52 mètres au-dessus de la mer, le tablier de 239 mètres relie les deux pylônes. Une nacelle de 120 m² et de 20 tonnes fait la navette entre les rives en 1 minute 30. Le tablier du pont est accessible aux piétons via des escaliers situés à l’intérieur de chaque pylône, ainsi qu’un ascenseur installé dans le pylône nord en 1907. Le tablier donne accès à un autre escalier menant à une plateforme d’observation, à 74 mètres de hauteur. Sur le côté nord du tablier se trouvait un buffet-restaurant de poissons où bouillabaisse et langoustes étaient au menu. Dans les années1930, il ne servait plus que de décor, faute de moyens pour assurer son entretien. Le 22 août 1944, l’armée allemande fait sauter le pont pour obstruer le port lors de la bataille de Marseille, mais seul le pylône nord s’abat dans les eaux. Le reste s’écroule le 1er septembre 1945, à la suite de la mise à feu de 400 kg d’explosifs.
–1914 – 15 décembre : EDITORIAL DU MIROIR N°57, DU 27 DÉCEMBRE1914 : “LA GUERRE – MARDI 15 DÉCEMBRE.
“LES CANONNADES SE POURSUIVENT SUR PLUSIEURS POINTS DU FRONT. En Voëvre, notre avance a été particulièrement marquée à Mortmart. L’ennemi a essayé de bombarder de très loin la gare de Commercy : les effets ont été insignifiants. En Haute-Alsace, nous avons progressé d’Aspach vers Altkirch et repoussé une attaque près de Cemay.
“UN SOUS-MARIN ANGLAIS PLONGEANT SOUS CINQ LIGNES DE MINES A TORPILLÉ LE CUIRASSÉ TURC MESSOUDIEH dans les Dardanelles (note d’HR : L’événement s’est en fait produit deux jours auparavant, mais la relation en est véridique : le vieux sous-marin anglais B11, construit en 1904 (LV Borman D. Holbroock), après avoir plongé sous cinq rangs de mines, et ainsi pénétré dans les Dardanelles, a effectivement coulé le cuirassé turc Messoudieh puis est parvenu à s’enfuir).
“L’ARMÉE SERBE EST RENTRÉE DANS BELGRADE. Le chiffre de ses prisonniers atteint maintenant, dans les combats menés durant s retour offensif, 40.000. Elle a pénétré d’autre part, sur le territoire autrichien.
“LE GRAND-DUC NICOLAS A ENREGISTRÉ UN REFOULEMENT GÉNÉRAL DES TROUPES ALLEMANDES dans la Pologne du nord, du côté de Mlava ; ses troupes progressent au sud vers Cracovie Czenstochowo ; dans l’Arménie, les Russ ont gagné du terrain le long de l’Euphrate supérieur.
“LA RÉVOLTE MENACE À CONSTANTINOPLE et dans le reste de la Turquie où la population déteste de plus en plus la guerre. Elle se rend compte que les intérêts ottomans ont été sacrifiés et que la Porte s’est jetée dans une partie désastreuse. Une conspiration contre le maréchal von der Goltz a été découverte et les officiers allemands sentent le mécontentement et la menace autour d’eux. Des séditions ont lieu dans les casernes et dans la flotte et les femmes turques elles-mêmes manifestent.
“GUILLAUME II, dont l’état ne s’améliore guère, aura sans doute à subir une opération à la gorge.
“LE NOUVEAU CABINET PORTUGAIS A ARRÊTÉ SON PROGRAMME, qui comporte, en première ligne la participation à la guerre européenne aux côtés de la Triple Entente.
“LES SOUVERAINS SCANDINAVES se sont entendus pour tenir une conférence à Malmö.
“LA TURQUIE, APRÈS AVOIR ANNONCÉ QU’ELLE DONNERAIT SATISFACTION À L’ITALIE, essaie d’atermoyer comme d’habitude. Mais le cabinet de Rome a déclaré qu’il userait d’énergie pour régler l’affaire d’Hodeïdah, et il a envoyé plusieurs croiseurs dans la mer Rouge.”
–1915 – 15 décembre : DECES A L’HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER– Bénard Berthier, canonnier au 10e R.A.P. ; Origine : Réunion – Le Tampon (Né le 29/8/1890) N° A-312369, Mort le 15 décembre 1915 à l’hôpital de Saint-Mandrier-sur-Mer (83).
–1916 – 15 décembre : LA FRANCE EST VICTORIEUSE A VERDUN. En 1916, le chef d’état-major allemand Falkenhayn avait choisi la place forte de Verdun pour porter « le coup décisif » à l’armée française. Après un bombardement massif, déluge de fer et de feu, l’attaque commença le 21 février. Le 25, les Allemands prenaient le fort de Douaumont, à peine défendu car ayant été dégarni de ses pièces d’artillerie lourde. Malgré les efforts du général Pétain et l’énergique défense de la « cote 304 » et du « Mort Homme », le fort de Vaux tombe le 7 juin. Mais, dans cet enfer, les Français tiennent. Nivelle et Mangin reprennent le terrain perdu (reprise de Douaumont le 24 octobre, de Vaux le 2 novembre). C’est un échec pour l’armée allemande. La plus grande bataille de la première guerre mondiale fera tomber 362 000 Français et 336 000 Allemands (voir les clichés que j’ai joints à la chronique).
–1917 – 15 décembre : SIGNATURE DE L’ARMISTICE DE BREST-LITOVSK ENTRE LA RUSSIE ET L’Allemagne – Les bolcheviks russes signent un armistice avec les Allemands et les Autrichiens à Brest-Litovsk (Biélorussie). Soucieux de consolider son pouvoir sur la Russie, Lénine veut en finir avec la Grande Guerre commencée 3 ans plus tôt. La paix sera signée le 3 mars. La Finlande, l’Ukraine et d’autres provinces de l’Empire russe en profiteront pour s’émanciper. La défaite allemande permit aux Russes d’annuler le traité en novembre 1918, mais sans recouvrer toutes les provinces concédées.
–1932 – 8 février, 4 mars puis 15 décembre 1933 : l’émissaire REFAIT SURFACE – Une nouvelle lettre fut envoyée par La Seyne au Maire de Toulon. Le 4 mars, trois semaines plus tard, celui-ci retourna une réponse effarante » Je demanderai à Monsieur le Préfet la désignation de nouveaux membres de la commission intercommunale devant faire partie de la section municipale et de la section technique de la Ville de Toulon « . En substance, tout cela voulait dire que la discussion repartait de zéro. Nous en étions toujours à la situation de 1902, de 1912, de 1921. Mais finalement, un projet fut officiellement déposé le 15 décembre 1933. Suivirent deux années de silence (Marius Autran, tome 1, 1987).
–1939 – 15 décembre : DES NOUVELLES DE NOTRE MARINE NATIONALE – Le 13 décembre 1939, par MP n°12949 de cette date, l’armement pour essais de l’aviso-dragueur La Batailleuse (capitaine de corvette Sanguinède de Marc) est fixée au 15 décembre 1939 et sera respecté. Son effectif doit être porté à effectif de guerre de 82 hommes le plus rapidement possible (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, d’après Message 12 949 du 13 novembre 1939).
–1940 – 15 décembre :
1. UNE ASSEMBLÉE CONSULTATIVE VA ÊTRE CRÉÉE. Vichy, 15 décembre – Les membres du gouvernement se sont réunis ce matin, à 11 heures, en conseil des ministres, sous la présidence du maréchal Pétain. A l’issue de la délibération, le communiqué officiel suivant a été remis à la presse :
Au cours de la séance du conseil des ministres, tenue le 15 décembre 1940, le maréchal Pétain, chef de l’État français, a marqué son intention de créer une assemblée consultative.
En attendant la Constitution définitive, et maintenant qu’ont été publiées les réformes essentielles, celles qui, en raison des circonstances, se seraient mal accommodées de discussions prolongées, le maréchal a pensé que le moment était venu de provoquer certains avis. Le principe est donc acquis d’un corps politique groupant des compétences de tous ordres, susceptible, sur des points déterminés, et à la demande du chef de l’État, d’apporter certains conseils, de partager certaines responsabilités.
Le texte créant cette assemblée paraîtra incessamment. » (La Dépêche, 16 décembre 1940).
2. LES RESTES DU FILS DE NAPOLÉON PREMIER SONT RAMENÉS AUX INVALIDES, CENT ANS après son père.
3. MARINE DE VICHY – Le « François L.D. » et le « Guilvinec » vont, sous la garde de l’aviso-dragueur « La Gracieuse » d’Oran à Casablanca du 12 au 15 décembre. Au retour, du 20 au 23, c’est le « Château Yquem » que « La Gracieuse » escorte. Du 28 au 31, c’est l’ « Oued Tiflet » et le « Roubaisien » qu’elle prend en charge de Casablanca à Oran (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
–1941 – 15 décembre : MASSACRE DU MONT-VALERIEN – Pendant l’occupation allemande, 75 otages juifs et communistes sont fusillés au mont Valérien, un ancien fort à l’ouest de Paris, dominant le Bois de Boulogne. Parmi les victimes figure Gabriel Péri, 39 ans, ancien journaliste au quotidien du parti communiste, L’Humanité. Les Allemands fusilleront au Mont Valérien, entre 1940 et 1944, un millier d’otages et prisonniers. Ce lieu, consacré par le général de Gaulle, est devenu le martyrologue de la résistance française au nazisme.
–1942 – 15 décembre :
1. OCCUPATION ITALIENNE DANS LE SUD DE LA France – La 4e armée italienne du général Vercellino remplace les Allemands le long de la Riviera française jusqu’à Menton (avec Toulon). Il a été convenu que les Italiens prendront la relève des troupes allemandes dans la plupart des batteries de la côte à l’exception de quelques ouvrages voisins de l’arsenal. Ainsi Balaguier, Malbousquet, l’Hippodrome, la Grosse Tour, la Croupe Lamalgue et le Fort Napoléon seront maintenus sous garnison allemande, ainsi que quelques autres sites intéressant la Wehrmacht parce que bien situés pour l’installation de batteries anti-aériennes, comme par exemple le Fort du Peyras qui verra bientôt l’arrivée d’une unité de Marine-Flak venant de Saint-Nazaire afin de renforcer la 355 Flak-Abteilung déjà en place (Le M Fla A 819 arrivera en décembre 1943). Partout ailleurs, les Italiens vont s’installer avec des moyens de fortune. Une visite des ouvrages est effectuée. Les Français se voit refuser le gardiennage des ouvrages non occupés. En fait, si les positions situées hors de Toulon sont occupées par des garnisons italiennes, le matériel, lui, reste sous contrôle allemand, tandis que le principal des travaux relèvera des autorités françaises.
Force est de constater que partout les Italiens sont très mal accueillis. Et pour cause ! Dans un contexte déjà tendu, les troupes italiennes se conduisent avec une parfaite désinvolture. On voir rôder des soldats mal vêtus traînant des chaussures éculées et trouvées. Les chapardages sont nombreux. Les officiers, conscients de la mauvaise réputation de leur armée, évitent les polémiques où l’on ne manquerait pas de leur rappeler que la seule française invaincue est celle des Alpes,. Certains le constatent amèrement : « La population nous accueille ostensiblement avec un sentiment pire que la haine : le mépris. Les Français redoutent et haïssent l’armée allemande, mais ils ne craignent pas l’armée italienne. »
Après quelques incidents, lorsque le Préfet maritime apprend que le yacht de l’amiral De Laborde vient d’être pillé, et que, dans les campagnes, les soldats italiens se nourrissent sur le pays où les paysans manifestent leur intention de ne plus planter, il estime la mesure comble et proclame son indignation auprès de l’amiral Tur. Des mesures sont prises, mais il faudra en contrepartie céder la totalité des vivres existants dans l’arsenal aux troupes d’occupation. Les sanctions n’auront que peu d’effet tant que l’Italie ne pourra assurer intégralement le ravitaillement de ses troupes.
Pour être impartial, une partie de la population voit arriver les Italiens avec de meilleurs sentiments. Ce sont les Israélites, très nombreux dans le sud de la France qui redoutaient avec raison l’arrivée de la Wehrmacht suivie de son cortège nazi. A l’heure où Vichy expulse les Juifs non résidants vers la zone allemande, ils vont trouver auprès des autorités militaires italiennes une compréhensive protection. Bientôt, sous l’influence du général Vercellino, la mention « juif » sera supprimée des documents d’identité en zone italienne (Gaignebet J.-B. – Incertitudes de la paix, cruautés de la guerre… ; Gaujac P., 1984 ; Robichon J., 1982, qui donne le général Baessler comme commandant de la 242è D).
2. LES FRAIS D’OCCUPATION PASSANT DE 400 A 500 MILLIONS DE FRANCS, LAVAL DEMANDE AUDIENCE A HITLER Le 15 décembre, Pierre Laval apprit que le montant des frais d’occupation venait d’être réévalué, passant de 400 à 500 millions de francs. Face à cette aggravation de la situation politique du gouvernement de Vichy, Laval sollicita et obtint un rendez-vous avec le Führer le 19 décembre (Jean-Paul Viart, « 19 décembre 1942 : ENTREVUE HITLER-LAVAL A BERCHTESGADEN », Journaux de guerre, n°49, 1983, p. 3) : Rien ne va plus pour la France de Vichy en cette fin d’année 1942. L’Afrique du Nord est entrée en dissidence, une grande partie de la flotte s’est sabordée à Toulon et l’autre partie est tombée aux mains des Allemands dans le port de Bizerte en Tunisie. En effet, le 8 décembre, l’amiral Derrien reçut du commandement allemand, occupant la ville depuis le 13 novembre, l’ordre de livrer la flotte intacte sous peine de voir marins et officiers être exterminés. Dans l’obligation d’accepter, l’amiral livrait quelques heures plus tard le reste de la puissance militaire de Vichy. Parallèlement, le 15 décembre, Pierre Laval apprit que le montant des frais d’occupation venait d’être réévalué, passant de 400 à 500 millions de francs. Face à cette aggravation de la situation politique du gouvernement de Vichy, Laval sollicita et obtint un rendez-vous avec le Führer. PAR LA FAUTE DE LA France : Le 19 décembre 1942, Laval rencontra donc Hitler à Berchtesgaden. Assistaient à cette entrevue : Goering, Ribbentrop et le comte Ciano. Le chef du gouvernement de Vichy avait la ferme intention de demander des comptes aux Allemands. Mais, dès le début de la discussion, c’est lui qui fut mis en accusation. Par Goering tout d’abord qui reprochait à Laval d’avoir laissé se développer en France le marché noir d’une façon alarmante. Le Führer, quant à lui, n’avait toujours pas accepté la dissidence de l’Afrique du Nord. Il accusa Laval de n’avoir pas encore pris de mesures à rencontre des familles des «rebelles» ayant joué la carte alliée. D’une façon générale, les Allemands reprochaient au gouvernement de Vichy son manque total de fermeté. Laval ne put se faire entendre. Le maître du Reich lui apprit deux nouvelles qui n’avaient vraiment rien d’enthousiasmant. La première concernait Sauckel. Ce dernier devait en effet procéder à une nouvelle réquisition de main d’œuvre en France. Pour ce faire, Hitler conseilla à Laval de réorganiser la police française. C’en était fini de l’indépendance de Vichy. Les autorités d’occupation faisaient peu à peu main basse sur tous les rouages de la vie politique et économique de l’ex-zone libre. La seconde nouvelle que le Führer apprit à Laval allait également dans le sens du contrôle total de la France par les Allemands. Il déclara: «J’ai confiance en vous, je ne traiterai jamais qu’avec vous. Vous êtes le dernier gouvernement de la France. Après vous, ce sera un Gauleiter». Le chef du gouvernement français ne prit pas cette déclaration pour une menace, au contraire, il crut remporter une nouvelle victoire personnelle. Au terme de l’entrevue de Berchtesgaden, Pierre Laval rentra à Vichy en croyant être investi d’une nouvelle mission: «C’est un nouveau départ. On avait donné à la France sa chance. On lui en donne une nouvelle». En fait, la réalité était toute autre. Hitler ne décida-t-il pas quelques semaines plus tard «qu’il n’était plus nécessaire d’avoir des égards particuliers vis à vis des Français?» (Jean-Paul Viart, « 19 décembre 1942 : ENTREVUE HITLER-LAVAL A BERCHTESGADEN », Journaux de guerre, n°49, 1983, p. 3)
3. NOUVELLES DES F.N.F.L. – Les travaux prévus sur l’aviso-dragueur « Commandant Duboc » comportent, outre les réparations, l’installation d’un radar et de l’asdic (Allied Submarine Detection Investigation Commitee). Ils sont entrepris dès le 15 décembre et vont durer environ trois mois (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
–1942 – 15 décembre :
1. la 4ème armée italienne du général Vercellino remplace les Allemands le long de la Riviera française jusqu’à Menton (avec Toulon). Le général Baessler comme commandant de la 242è DI : Les Allemands, quant à eux, surveillent la côte de Port-Vendres à Marseille.
2. après le 15 décembre : LE RAPPORT DE JEAN KLIMOFF (AD 1. J. Art 68. Rapport certifié exact par le capitaine Salvatori, chef FFI, Toulon), né en 1896, exploitant forestier à La Seyne et chef d’un des groupes Koutouzoff, donne un aperçu de cette activité. « Engagé volontaire dans l’armée française le 5 septembre 1939, je suis parti pour le front d’où je suis retourné chez moi le 29 août 1940…Lorsque les troupes italiennes occupèrent le sud de la France, nous avons commencé à faire de la propagande parmi les troupes d’occupation. J’avais avec moi MM. Campana, Scatena, Sienkoviez et Bacchi Aprile. Nous n’avons pas pu réussir car Campana et Scatena ont été arrêtés et envoyés en Italie. Moi-même, sous la surveillance des fascistes, je fus obligé de me camoufler dans les bois. Lors de l’arrivée des Allemands, commença mon travail parmi les troupes allemandes. Je pénétrais dans les blockhaus et les fortifications. J’organisais en premier lieu les Polonais. Ensuite lors de l’arrivée des Arméniens et des Russes incorporés de force dans l’armée allemande (1943), je me suis efforcé de les grouper et cela ne fut pas aisé. En 1944 ils ont commencé à me fournir des armes dans toute la région de La Seyne (fusils, grenades, lance-mines, mitrailleuses et pistolets). Toutes ces armes ont été camouflées entre La Bonne Mère et Le Brusc, sous la surveillance des hommes déserteurs de l’armée allemande. Dès le 4 avril, tous ces hommes ont été ravitaillés à mes frais jusqu’à la fin des combats (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours).
–1943 – 15 décembre : AFFAIRE DES MAQUISARDS DE SIGNES – Le maire de Signes vise probablement le groupe dirigé par Paul Rossi (jeune FTP d’Argenteuil qui a pu fuir la zone occupée) dont le ravitaillement est assuré par des résistants du village, quand, le 24 novembre, il signale aux autorités françaises la présence d’ »étrangers » dans les environs. Il leur attribue de nombreux vols de lapins, de ruches et de poules. Est-ce cette lettre qui attire l’attention de la police ? C’est probable. Les Renseignements généraux viennent enquêter. Leur rapport du 15 décembre ne signale pas de vols, mais confirme la présence d’un groupe de « réfractaires » dans les bois et signale que ce camp, situé au Jas de Laure, serait un camp de transit vers le reste du Var ou les Basses-Alpes (appréciation sans doute provoquée par les liaisons qui joignent les divers détachements de la compagnie entre eux). La police signale aussi que le groupe jouit de la connivence de la population qui reste « obstinément muette». De nouvelles lettres parviennent aux autorités. Le 16 décembre, le maire avise les gendarmes. Le même jour, parvient à Draguignan une lettre anonyme sur le même sujet. Le 21 décembre, le préfet écrit au commandant de gendarmerie pour lui signaler cette présence et, le 27 décembre, il réitère : il évoque la présence de sept jeunes gens qui stationneraient aux Croupatières ainsi que les vols d’un mouton et d’un cochon (vols qu’il leur attribue à tort car ils n’en sont nullement les auteurs). Le préfet réclame une action immédiate contre eux (var39-45).
–1944 – 15 décembre : Disparition de Glenn Miller, chef d’orchestre et tromboniste de Jazz (né le 1er mars 1904). Le célèbre jazzman, dont le trombone avait bercé les GI tout au long de la guerre, s’est tué dans un accident d’avion. Nul n’a jamais retrouvé la trace de l’avion ni de ses occupants: outre Glenn Miller, il y avait le pilote et le colonel Baessell, ami du musicien. Rappelez-vous : In the mood, St Louis Blues, Rhapsody in blues, Serenade in blue, Londonderry air, Jeany with the light rown hair, Moonlight serenade, American patrol, Little brown jug, Tuxedo junction, String of pearls, At last – tous morceaux réalisés entre 1940 et 1942, republiés par Vanstory, VS 3415, 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, en 1958.
–1945 – 15 décembre : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Du 2 au 5 novembre, l’aviso-dragueur « La Boudeuse » fait route sur Toulon et du 13 novembre au 15 décembre est affecté au dragage du golfe du Lion Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
–1948 – 15 décembre :
1. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – A partir du 15 décembre, l’aviso-dragueur « Commandant Duboc » est de patrouille de surveillance du Mékong (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.)
2. ZOE – Naissance de Zoé, la première pile atomique française.
–1960 – 15 décembre :
1. RETOUR AU BERCAIL POUR LES HYDRAVIONS DE SAINT-MANDRIER – à St-Mandrier, un hydravion « Sunderland » s’apprête à amerrir, venant de Lanvéoc-Poulnic. Il y a exactement trois mois que la chose ne s’était pas produite. Le bel hydravion quadrimoteur se place sous la grue afin d’être hissé sur la piste tandis que devant les hangars on peut apercevoir une « Alouette » (Gisèle Argensse, 2000, p. 59).
2. NOTRE MARINE DANS LE PACIFIQUE – Le 15 décembre, l’aviso « La Capricieuse » part pour une tournée en Nouvelle Calédonie, visite ainsi Hienghène du 16 au 17, Uala (Belep) du 18 au 19, le récif Bampton le 20, l’île Longue (Chesterfield) le 21 et s’amarre à Nouméa le 23 pour repartir du 27 au 29 et séjourner à Kuto du 28 au 29 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
–1966 – 15 décembre :
1. Disparition de Walt Disney, producteur et créateur de dessins animés (il était né le 5 décembre 1901°.
2. LA GRANDE VADROUILLE, FILM DE GERARD OURY – A la sortie du film de Gérard Oury « La Grande Vadrouille », l’accueil de Claude Mauriac dans le Figaro est très mitigé. Qu’on en juge ; « Brillant divertissement où les gags s’enchaînent sans interruption sur un rythme que ne brise aucun temps mort, » Voilà pour le côté positif ! en revanche la suite est beaucoup plus critique : « La Grande Vadrouille n’assombrirait notre joie d’aucune mauvaise conscience, si nous n’étions gênés, jusque dans ce film de pure distraction, par le temps et les lieux où Gérard Oury en a situé l’action : le Paris, la France de l’Occupation. Même transformés en pantins, les soldats casqués du IIIe Reich ne nous donnent pas envie de nous moquer, la verve de Gérard Oury et celle de ses interprètes ont beau nous entraîner, elles n’ont pas tout à fait raison de ce malaise. Qui a vécu dans ces paysages-là devant ces visages-là, de 1940 à 1944, en conserve une blessure, très différente de celle qui, au même moment et sans doute à jamais aussi, atteignait dans leur chair et dans leur âme, les Français d’Angleterre, d’Amérique ou d’ailleurs. »
–1986 – 15 décembre : ALAIN PEYREFITTE ECHAPPE PAR MIRACLE A UN ATTENTAT A PROVINS : Son chauffeur, Serge Langer, est tué dans l’explosion de sa voiture. Cet attentat est imputé soit à Action directe, dont le chef Jean-Marc Rouillan, amnistié en 1982, est toujours en fuite, soit au mouvement terroriste proche-oriental qui s’efforce d’obtenir la libération de Georges Ibrahim Abdallah, chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (F.A.R.L.), déjà condamné en France et qui doit comparaître à nouveau devant la justice (Le Figaro)..
–1988 – 15 décembre : LE R.M.I. – Entrée en vigueur de la loi sur le Revenu Minimum d’Insertion (R.M..I.).
–1995 – 15 décembre : Résolution du 15 décembre 1995 du parlement européen – « …rôle unique du Conseil de l’Europe dans la nouvelle architecture du continent, surtout pour ce qui concerne la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales, la promotion de l’identité culturelle européenne et le développement et le renforcement de la démocratie dans les pays d’Europe centrale et orientale;[le parlement] invite la Commission afin de répondre aux exigences de complémentarité et à un meilleur emploi des ressources, à développer davantage les actions en commun en faveur des pays d’Europe centrale et orientale, notamment à travers une coopération accrue entre les programmes PHARE et TACIS et les programmes DEMOSTHENE, THEMIS et LODE du Conseil de l’Europe, et un développement des crédits et de la coopération en matière de dialogue Est-Ouest et Nord-Sud… ».
–2000 – 15 décembre :
1. MORT DE JACQUES GODDET, fondateur du journal « L’Equipe » et directeur du Tour de France.
2. FJEP »PIERRE SINGAL » (SANARY) Conseil d’Administration élu à l’Assemblée Générale du 15 décembre 2000 : Bénéventi Gilles, Castes France, Cozzani Corinne, Dauvin Philippe, Laurent Cathy, Olivieri Marie-Dominique, Plaisant Aline, Rembado Jacqueline, Ribot Cathy, Ribot Henri, Solarik Simone, Solarik Henri, Tordjman Jacques.
– Bureau : Présidente d’Honneur : Mme Cathy SINGAL ép. Laurent. Président : Henri RIBOT. Secrétaire : Catherine RIBOT. Secrétaire adjointe : Aline PLAISANT. Trésorier : Jacques TORDJMAN. Trésorier adjoint : Henri SOLARIK. Délégué F.O.L. : Henri RIBOT. Conformément aux statuts, il est rappelé que les Présidents de Sections sont automatiquement vice-présidents du Foyer.
–2006 – 15 décembre : DES NOUVELLES DE NOTRE MARINE NATIONALE – Le navire collecteur de renseignements « Dupuy de Lôme » (A 759), 3ème du nom, construit par le chantier Niestern Sander, Delfzijil, Hollande, rejoint La Seyne afin d’y recevoir ses équipements électroniques. Le 15 décembre, il est livré à la marine nationale (Marines et Forces navales, 105, 2006 ; p. 78-79).
–2016 – 15 décembre :
1. DECOUVERTES ET CIVILISATION – Les membres de l’association et leurs amis se retrouvent à midi à la Savane, à Sanary, pour leur repas de fin d’année. Une bonne occasion pour faire des projets pour 2017 et 2018 !
2. METEO DU 15 DECEMBRE 2016 (La Mitre, Toulon) – A 7h 00 : 11°C, légères averses de pluie. Précipitations : 31%. Humidité : 84%. Vent : 19 km/h. Au cours de la journée : température maximale vers 13h : 14°
–2020 – 15 décembre : « UNE » DE VAR-MATIN –
L’HEURE DU DECONFINEMENT : La limite des 20 km est supprimée. De nombreuses restrictions encore en vigueur.
FREJUS : à 15 ans, elle organise une fête clandestine.
Ollioules-Sanary : l’échangeur devrait être mis en service lundi 21 décembre.
LA SEYNE : alerte sur les coquillages.
PARIS :
-la RATP va finir l’année avec un impact négatif de 400 millions d’euros à cause de la pandémie, a indiqué hier la PDG du groupe public, Catherine Guillouard.
-Hôtels-cafés-restaurants, le Var défile à Paris avec pour objectif de demander au gouvernement de « mettre fin à cette situation intenable ».
COUVRE-FEU : une entrée en vigueur en douceur. La seule exception sera la veillée de Noël où les déplacements seront autorisés.
–2021 – 15 décembre : Nous apprenons que les obsèques de Mme Gamerre et de son fils auront lieu le jeudi 16 décembre à 10h 30 en l’église Saint-Nazaire de Sanary.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 144e livraison : Le passage à l’embouchure de la Reppe se faisait à gué et cela était dangereux pour les piétons, comme en témoigne l’accident survenu 11 pluviôse An 13 (1er février 1805) : La circulation entre SIX FOURS et SAINT NAZAIRE ne pouvait se faire que difficilement par le bord de mer car le pont avait été emporté par une des crues de la REPPE, comme cela se produisait fréquemment à cette époque. Ce pont qui avait été construit pendant la révolution avec des arbres donnés par la commune de SIX FOURS, n’avait pas été réparé. Le passage se faisait à gué et cela était dangereux pour les piétons, comme en témoigne l’accident survenu 11 pluviôse An 13 (1er février 1805). Rotger B., 1984, p. p. 350-351: La circulation entre SIX FOURS et SAINT NAZAIRE ne pouvait se faire que difficilement par le bord de mer car le pont avait été emporté par une des crues de la REPPE, comme cela se produisait fréquemment à cette époque. Ce pont qui avait été construit pendant la révolution avec des arbres donnés par la commune de SIX FOURS, n’avait pas été réparé. Le passage se faisait à gué et cela était dangereux pour les piétons. A preuve, l’accident que nous rapportons ci-après. Le 11 pluviôse An 13 (1er février 1805), le maire ROUSTAN, reçut d’un sieur PASTOREL, bijoutier, la déclaration suivante: « Ce jourd’hui vers les neuf heures et demie du matin venant de la commune de LA SEYNE et traversant la rivière qui sépare les deux territoires de SANARY et de SIX FOURS, ayant glissé sur une pierre se vit tomber à la renverse avec sa caisse de bijoutier et son chapeau. Moins attentif à se tirer du danger où il était qu’à sauver sa marchandise que le torrent emmenait, il tomba dans un précipice qui le mit bientôt en état de ne pouvoir agir et se crut perdu lorsque le sieur Louis ROUDEN commandant la Garde nationale en compagnie du sieur Antoine VENEL, notre adjoint, arrivant dans ce moment et s’apercevant du malheur survenu au sieur P ASTOREL, le dit sieur ROUDEN ne consultant que son empressement à sauver cet homme, se jette dans la rivière, le prend par les cheveux et parvint à le mettre en lieu de sûreté, ce qui ne fut pas sans peine. Heureusement pour l’un comme pour l’autre, le sauveteur est jeune et gaillard. » Réconforté le sieur bijoutier pria le maire de donner connaissance à tous du dévouement dont avait fait preuve son sauveteur, ROUDEN. Plusieurs habitants de la commune, dont certains étaient aussi propriétaires sur le terroir de SIX FOURS, firent une pétition pour le remplacement du pont de communication entre les deux terroirs. A cette pétition, s’ajouta l’appui du chef des Douanes de la commune. Le Conseil municipal vu la justice d’une pareille demande urgente, décida de construction de ce pont si utile aux habitants de SANARY que de SIX FOURS ainsi qu’au service de l’état, des canonniers gardes côtes et des préposés des douanes. Le sieur Pierre ARNAUD, maçon, patenté de cette commune, se chargea de la réparation. Comme le pont était aussi utile à ceux de SIX FOURS, le maire réclama de l’autorité supérieure, la participation de la commune de SIX-FOURS aux frais de cette reconstruction pour la moitié de la dépense.]
(à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 34e livraison :

–1236 – 5 mai : Les vicomtes de Marseille s’engagent, auprès de Raymond VII de Toulouse, à défendre Marseille contre tous ses ennemis et notamment contre le comte de Provence. [Marseille. Convention entre Raimond VII, comte de Toulouse marquis de Provence et seigneur de Marseille, d’une part, Guillaume III de Signes et ses fils Guillaume IV et Bertrand III, dit de Marseille, d’autre part, par laquelle ces derniers s’engagent à défendre la cité vicomtale de Marseille contre tous ses ennemis et notamment contre le comte de Provence ; parmi les témoins : Barral de Baux, Barral, son fils ; Bertrand et Guillaume de Baux.]
[Castellan, 1937, p. 12 : Guillaume IV de Signes, coseigneur d’Evenos, fut signataire avec son père Guillaume III de Signes, dit l’aîné ou l’ancien, et son frère Bertrand III d’une convention avec Raymond VII de Toulouse pour la défense de Marseille. Il eut de Madeleine N… : Bertrand IV, mineur de 16 ans, en 1297 coseigneur d’Ollioules et d’Evenos, qui rendit hommage pour ces seigneuries en 1324 et s’allia en premières noces à Catherine de Pontevès, 1322, et en secondes noces à Marguerite de Grasse, d’où Antoine de Signes et Marie de Marseille dite Mariette, mariée une première fois à Raymond des Baux et une seconde fois à Guiran de Simiane, et Bertrand V de Signes.] Acte 504 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. Com. Marseille., AA 13 ; Méry et Guindon – Histoire… des actes et délibérations… de Marseille, t. I, p. 426 ; IND. : Dr Barthélemy – Inventaire, n° 262 ; Castellan, 1937, p. 12).
(A suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 57e livraison : LES COURS D’EAU DE SICIÉ (extraits du Cahier du Patrimoine de l’Ouest varois n°14, en vente à Charlemagne, La Seyne et Toulon). Les sources du bord de mer –

Nous avons affaire ici à des points d’eau qui souvent ne doivent leur persistance qu’à la pugnacité des hommes fréquentant ces lieux (militaires, campeurs, chasseurs, pêcheurs, naturistes, etc.).
Ayant toutes le même type de résurgence, elles sont sujettes aux glissements des plaques de lauvisses qui, chaque année, viennent obturer les captages.
La source de la colline (Lou Sourmié ?)
Elle a certainement été construite par les garnisons qui avaient en charge la maintenance du cap Sicié et de son complexe défensif. Elle vit le jour à une trentaine de mètres en contrebas de la route qui mène au cap, dans un draillon terreux, et à une centaine de mètres des premiers vestiges de baraquements. C’était une jolie petite construction avec une cuve cimentée, qui servait de récepteur aux différentes veines, et que le temps et les hommes avaient pris soin d’enterrer dans le flanc de la pente. Ce réservoir était protégé par un modeste portillon métallique permettant d’en extraire les impuretés. Sur le devant de ce bassin, une minuscule cuvette recevait le tribut des forages sous la forme d’un petit écoulement qui émanait d’un tuyau de cuivre. C’est à partir de ces quelques gouttes d’eau que tous les troufions qui se sont succédé sur ce site ont pu se désaltérer et se laver. Bien entendu, ce genre de construction demandait un entretien régulier que la soldatesque réalisait, en étant la première utilisatrice. Après l’abandon des installations du cap Sicié, à la fin de la deuxième guerre mondiale, la source fut livrée à elle-même. Pendant une trentaine d’années, elle bénéficia de la présence des campeurs sauvages, naturistes, ou plus simplement amoureux de la nature, qui avaient la possibilité de passer des séjours de rêve sous les pins, au-dessus d’un rivage enchanteur. A cette époque pas si lointaine, les allumettes devaient être faites différemment car on pouvait décompter environ vingt feux tous les soirs, de juin à septembre, sans que jamais un seul incendie soit venu obscurcir et endeuiller le paysage. Ô époque bénie, tu as contribué au bonheur de toute une génération de personnes qui ont su profiter de ce que la vie mettait à leur disposition. Puis au cours de l’hiver 1975, après de fortes pluies et une période de gros vent d’est, quelques tonnes de lauvisses quittèrent la paroi en amont du sentier des douaniers et ensevelirent l’ensemble qui ne servait pratiquement plus à personne. Il faut dire qu’entre temps on avait dû se perfectionner dans la fabrication des allumettes car le garde champêtre interdisait à présent le camping et a fortiori les feux dans les bois et sur les plages.
(à suivre)

COURTE BLAGUE DU JOUR :
Les professeur demande à un de ses élèves : C’est encore ton père qui a rédigé cette dissertation ?
-Non, monsieur, ce n’est pas mon père.
-En ce cas, je te félicite : c’est excellent.
-ça ne m’étonne pas, ma mère a toujours été très forte en français.

Nous sommes le vendredi 15 décembre 2023, l’hiver est en route, et il est 7 h. J’arrête ici ces éphémérides et vous souhaite une bonne journée à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, avec qui nous allons fêter Noël.
Et à demain pour fêter les Alice.
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