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EPHEMERIDES DU MERCREDI 22 NOVEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n° 4016).

ILLUSTRATION : Dahab, perle de la côte occidentale du golfe d’Akaba, point de départ de la visite du Monastère de Sainte-Catherine et du Mont Sinaï.

LES FÊTES :

Aujourd’hui, 22 novembre, c’est la fête des CECILE dont le nom dérive de celui d’une célèbre famille romaine, celle des « Caecilii », mentionnée depuis le IIIe siècle avant notre ère. Etymologiquement, « caecilius » vient de « caecus » qui signifie « aveugle ». CECILE, patronne du jour, ou plutôt sainte CECILE de Rome était une chrétienne qui vécut aux premiers temps du christianisme. Sa légende – rapportée par Jacques de Voragine – en fait une vierge qui, mariée de force, continua à respecter son vœu de virginité. Elle est la patronne d’Albi, des musiciens, des chanteurs, des poètes et des fabricants de musique. Autant dire qu’elle a du pain sur la planche avec les médias modernes.

A ce sujet, Marcel Provence (Calendrier des fêtes provençales, 1942) rappelle « qu’il y avait dans toutes les villes de Provence possédant un corps de musique, une messe en musique » et que l’on trouve des chapelles dédiées à cette sainte « près du Vaccarès où chantent tant d’oiseaux et à Châteauneuf de Martigues. Les Sisteronais, (…) , le lendemain de la fête de la Sainte, fêtaient saint Cécilion au bastidon. C’était une ribote ! Fidèle de Saint-Cécilion dont il servit le culte, Fabien Clergues, président de la musique sisteronaise, laissa dans son testament une clause par laquelle il offrait l’apéritif aux musiciens après son enterrement en musique. »
Si l’on compte 740 personnes possédant Cécile (quelquefois Cécille) comme patronyme, on en dénombre près de 150 000 se prénommant ainsi. Ce qui en fait l’un des prénoms les plus portés en France. D’ailleurs, ne dit-on pas « à Sainte Cécile, une fève en fait mille » ?

Laissant la fève de côté, les concepteurs du calendrier républicain ont préféré dédier au navet ce 2e jour de frimaire An II. Sic transit gloria !

Dicton : Tonnerre de novembre remplit le grenier.

PENSÉE : « La souffrance profonde de tous les prisonniers et de tous les exilés est de vivre avec une mémoire qui ne sert à rien. » (Albert Camus, la Peste).

ÉPHÉMÉRIDES :

1210 – 22 novembre :

1. Marseille. Vente, après autorisation donnée par Roncelin et Hugues de Baux, par Bernard Lésignan et Aicard Constantin, tuteurs des enfants de feu Bernard Espagnol, d’une maison appar­tenant auxdits enfants. acte des vicomtes de Marseille n° 339, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :  A. Arch. comm. de Marseille, II, Collection de chartes originales.

. . . Item sciendum quod antequam predicta venditio fieret tribus diebus, predicti tutores accesserunt ad dominum Roncelinum et dominum Ugonem de Baucio, sedentes pro tribunali, Pelro de Orleo ipsis pro judice assistante, et juraverni il. coram ipsis super sa ne ta quatuor Dei evangelia quod pro debitis Bernardi Ispagnoli, quondam patris ipsorum infantum, solvendis, volebant vendere jamdictam domum et quod pipilli non habebant aliquid mobile vel immobile une predicta debita possent solvi. Unde ipsi auctoritatem suam interposuerunt et predictam venditionem laudaverunt et concesserunt

2. –1210 – vers le 22 novembre : (LO 9) CARCASSONNE – Pluies abondantes, tempêtes, neige abondante notamment dans les Corbières (vers le 22 novembre).

1234 – 22 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Molendinum Textorum (charte aux archives municipales). Moulin des Prêcheurs, moulin à eau, commune  de Mar­seille, quartier de la Capelette, sur le grand béal.

2. Balma Augerii (charte aux archives de la Major). Baume-Laugière – quartier rural de Saint-Pierre, commune de Marseille (1872).  Première mention vers 1090 : Balmœ (cartulaire Saint-Victor, charte n° 145).

1234 – 22 novembre : Molendi­num Textorum,22 novembre 1234 (charte aux arch. municip), puis Molendinum Gibelini sive Yleriorum, 22 novembre 1235 (charte aux archives de la Major). Moulin des Prêcheurs, moulin à eau, commune  de Mar­seille, quartier de la Capelette, sur le grand béal. Ce moulin, qui se trouvait sous la directe du Chapitre, fut concédé aux Dominicains, par transaction du 19 sep­tembre 1488, à la charge d’une redevance annuelle de six émines et trois civadiers de blé. 11 a été vendu comme bien national, le 12 avril 1791.

1234 – 22 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Balma Augerii (charte aux archives de la Major). Baume-Laugière – quartier rural de Saint-Pierre, commune de Marseille (1872).

1251 – 22 novembre : Aix – Hommage et serment de fidélité de Barral de Baux à Charles 1er d’Anjou, comte de Provence. Il donne comme cautions : Bertrand de Baux, les frères Fouque de Pontevès et Isnard d’Entrevennes, Guillaume de Sabran. Guillaume, fils du feu comte de Forcalquier. Guillaume de Baux, les seigneurs de Trets et d’Hyères et celui de Castellane. (Acte 539 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H 304. avec huit sceaux, dont ceux des deux frères Isnard d’Entrevennes et Fouque de Pontevès (cf. L. Blancard,Iconographie des sceaux et bulles des Archives des Bouches-du-Rhône,p. 58, pl. 21 bis, nos 3 et 4.IND 😀r Barthélemy, Inventaire, n° 362).

1254-1265 : SEIGNEURIE MAJEURE DE SIX-FOURS – Etienne, 35ème abbé de Saint Victor de Marseille,

de 1254 jusqu’après le 22 novembre 1265 (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 28ème selon P.-A. Amargier. ETIENNE (P.-A. Amargier, 1966, Abbatum…).

1304 – 22 novembre : LIEUX-DITS D’ALLAUCH ET DE MARSEILLE –

Coassa, 22 novembre 1304 (acte notarié). Première mention du lieu-dit La Couasse,  commune  d’Allauch (1872).

-Marrupiana, 22 novembre 1304 (acte notarié). Mourrepiane, pointe avançant dans la mer au quartier de Séon, commune  de Marseille, ancienne vigie. Première mention : Morris de Marropiano, 8 avril 1289 (charte aux archives municipales).

1365. 22 novembre : Trets – Vente par Raimond d’Agoult-Sault aux syndics et communauté deTrets, moyennant un cens de100 florins et 50 setiers d’annone, des fours etdroits de fournage et dudéfends de Trets. (Acte 688 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : B. Copie du XVIe  siècle Arch. commune de Trets, CC. — C. Copie du XVIe siècle : archives du marquis de Forbin d’Oppède, à Saint-Marcel.

1493 – 22 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Mons de Gacha, 22 novembre 1493 (registre aux archives de l’Evêché). La Gâche : montagne qui domine au sud le village de Saint-Marcel, commune de Marseille (1872). Première mention : Montagne de Saint-Marcel, le 9 novembre 1455 (registre aux archives de l’Evêché) puis Montagne de la Gache, le27 novembre 1493 (ibid.).

1581 – 22 novembre : PROCES DU GANGUI : Anthoine Guigou dit Bastian, Honoré Beaussier et Jaume Tortel dit Cautellier, de Six-Fours, ayant été les premiers dudit lieu qui ont pêché avec les filets nommés Gangui, les pêcheurs de Tollon, joint à eux les consuls de ladite ville, voulant l’empêcher sur la requête qu’ils présentèrent à la Cour des Comptes, aides et finances, ils obtinrent des inhibitions contre lesdits Beaussier, Tortel sous le nom de Cautellier et Guigou, de pêcher avec lesdits ganguis, nonobstant quoi, iceulx ayant continué leur pêche, lesdits consuls de Tollon, auraient obtenu un décret (d’ajournement) personnel contre lesdits pêcheurs. Et se seraient rendus demandeurs en contravention, aux susdites inhibitions faites de l’autorité de ladite Cour, contre les syndics de la communauté de Six-Fours, opposant à icelle, et lesdits Honoré Beaussier, Jaume Cautellier et Anthoine Guigou. A la poursuite de laquelle, la Cour par son arrêt du second juin 1581, rendu à Brignolle (brignoles), avant passer outre, aurait ordonné que les rets et engins appelés Ganguis soient visités par-devant le commissaire, qui sur ce, serait député, et après vues et visites par experts, aux fins d’aviser de leur qualité. Et si sont des prohibés, pour vue le rapport desdits experts, être fait droit et donner tel règlement qu’il appartiendra. Et cependant, les assistants relaxés en passant les soumissions, de se représenter là et quand sera ordonné. En exécution de cet arrêt, lesdits consuls de Tollon auraient donné requête à ladite Cour, le quatrième dudit mois de juillet, sur laquelle, par son décret, monsieur Reynaud Fabri, conseillé à icelle, serait (aurait) été député commissaire aux fins du susdit arrêt. Lequel, sur le comparant à lui donné par les consuls de Tollon, serait parti le 28 octobre, année susdite, et arrivé le lendemain audit Tollon, au logis où pend, pour enseigne, la fortune. Le lendemain, trentième dudit mois d’octobre, sur les contestations des parties au sujet du lieu où ledit Sieur commissaire devait procéder, serait (aurait) enfin été accordé et convenu de procéder au Pont de Solliers où ledit Seigneur commissaire s’étant porté. N’ayant les parties, put convenir d’experts, ledit Seigneur commissaire, par son ordonnance du 6 novembre audit an 1581, aurait nommé et commis pour experts, Rugon Siguier et Roullet Reboul de la ville de Marseille, et Jean Carbones et Gaspard Arnaud dit Picossin de la Cieutat. Lesquels, ayant procédé à leur commission dans la ville d’Aix, ils auraient fait leur rapport le 22 novembre, année susdite, à la requête desdits consuls de Tollon, par lequel après avoir vu et visité les engins appelés Ganguis, et attendu qu’ils portent, en tant qui soit, dépopulation de poisson, auraient déclaré qu’il leur doit être baillé un lieu à part pour pêcher sans porter aucun préjudice, tant aux engins à pêcher au mers de Tollon, que de Six-Fours. Savoir : lors qu’on pêchera avec les engins nommés bréguis de lune, eissaugués, boulliech, escombrures et autres engins, pour qu’ils ne leur puissent donner aucun empêchement par lesdits Ganguis, ainsi demeureront au lieu qui leur sera baillé (Jean Denans 1713).

1629 – 22 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Font de Pantelin (registre aux archives de l’Evêché). Source, commune de Marseille, quartier de Saint-Menet, à Valbarelle. Première mention : Al Barquil, le 30 décembre 1392 (charte aux archives de l’Evêché). Rappelons que le 21 juillet 1079, Geofroi, vicomte de Mar­seille, ses fils Aicard, archevêque d’Arles ; Geofroi, Hugues, Raimond. Pons. Fouque et Pierre ; son frère Guillaume III, avec ses fils Pons Maunier et Geofroi ; son autre frère Pierre Saumade, avec ses fils Hugues et Guillaume, de Saint-Victor de Marseille concédèrent l’usage des eaux de l’aqueduc et des fontaines de l’Huveaune depuis Saint-Menet jusqu’à la mer, avec droit exclusif de pêche, de moulins, etc. à l’abbaye de Saint-Victor (acte 203 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 13 v°. a. Guesnay, Vita S. Cassiani, p. 579. — b. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 485. — c. Duchesne, Histoire des cardinaux fran­çais, t. II, p. 36. — d. Gallia christiana, t. I. Instr., p. 96. — e. Guérard, n° 38.

1680 – 22 novembre :Grimaud est le chef-lieu d’une baronnie distincte et séparée de la viguerie de Draguignan. En dépendait alors sur le plan juridique les juges seigneuriaux de Grimaud, la Garde-Freinet, la Molle, Cogolin, Gassin, Ramatuelle et Saint-Tropez. Maurel M., 1974.

1720 – 22 novembre :
1. LA PESTE, ENCORE ET TOUJOURS LA PESTE – « Nous commandant de TOULON. Il est ordonné aux consuls et habitants de SENARY, aux consuls et habitants d’OLLIOULES d’aller, sçavoir un des consuls de chaque communauté assistés chacun d’un habitant à cheval pour accompagner le sieur GALLE et son adjoint, tous deux Intendants de Santé de TOULON qui ont entrepris en notre diligence et aux frais de messieurs les Procureurs du Pays, de purifier les habitants, maisons et château de BANDOL et pour cet effet au vu du présent ordre, ils seront tenus se trouver à SENARY au jour et heure marqués par les dits Intendants. Fait à Toulon le 22 Novembre 1720 » (Rotger B., 1984.).

2. LES OLLIOULAIS INTERDISENT AUX SANARYENS D’UTILISER LEURS MOULINS A FARINE situés en territoire ollioulais.  Le 22 novembre 1720, ils furent surpris de se voir interdire l’accès de ceux-ci, alors que Sanary jouissait d’une bonne santé. Heureusement, SIX FOURS accordera « fort gracieu­sement » à Sanary l’usage de deux moulins. A l’inverse, Sanary interdit toute entrée à partir d’Ollioules (cas de la Tourelle).

[Rotger B., 1984 : Une mesure avait profondément surpris les habitants de SAINT­NAZAIRE. En effet, ne pouvant plus se rendre aux moulins à blé de la communauté situés dans le terroir d’OLLIOULES à cause des barrières (moulins de Pareissol et de la Figuière), ils allaient aux moulins de LA CIOTAT, LA CADIERE, LE BEAUSSET et LE CASTELLET. Un beau jour (vraisemblablement après la dernière visite du commandant de Toulon datée du 22 novembre 1720), ils se virent refuser l’entrée de ces terroirs. Et pourtant, aux dires du greffier de l’amirauté, le sieur GAUTIER, grâce au Seigneur et à l’intercession dû glorieux Saint-Nazaire, patron du lieu, la santé y a toujours été bonne où les consuls et les Intendants de la santé du lieu ont usé de toutes les précautions imaginables. La preuve que le lieu de SAINT-NAZAIRE jouissait d’une bonne santé, était que leur port avait été choisi par messieurs du LANGUEDOC et messieurs les Consuls de TOULON :] « pour y faire mouiller tous les bâtiments qui viennent du. dit côté du LANGUEDOC chargés de munitions de bouche pour le secours de la BASSE PROVENCE. Il y avait actuellement de nombreux bâti­ments et même les munitionnaires du Roy y ont fait faire divers chargement de vin. » [Rotger B., 1984 : Les habitants de SIX FOURS accorderont aux habitants de SAINT­NAZAIRE l’usage de deux de leurs moulins et ils le firent « fort gracieu­sement ». Dans ces temps difficiles les relations entre SIX FOURS et SAINT-NAZAIRE furent très fraternelles ainsi que nous aurons l’occa­sion de le voir plus loin.] [Rotger B., 1984 : lettre adressée par le sieur DECUGIS de LA TOÙRELLE, député de SAINT-NAZAIRE au nommé ROUGIER, son fermier, pour faire les vendanges à PORQUEROLLES. Ensuite le vin devait être transporté à SENARY où il avait fait préparer des tonneaux. Excipant de sa fonction, il avait demandé à sortir de LA TOURELLE pour aller à SENARY vaquer à cette affaire. Peine perdue, les Intendants de santé de MARSEILLE avertis, car le vin était pour eux, firent connaître qu’il fallait lui tirer dessus s’il essayait de sortir. -Ce n’était pas de simples menaces. A quelque temps de là, la garde avait tué la nuit un mulet lui appartenant. Il avait été pris pour une per­sonne tentant de franchir les barrières. La communauté fut condamnée à120 livres parce que la garde avait tiré d’une trop grande distance sans chercher à savoir s’il s’agissait ou non d’une personne. -Les habitants demandèrent aussi à être autorisés à avoir la commu­nication avec les bourgs voisins attendu qu’il est « maintenant certain et notoire que cette maladie à la campagne n’est venue que des approches de TOULON et que le lieu d’OLLIOULES est toujours resté sain.]

1774 – 22 no­vembre : Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 33 : Transaction touchant la bastide située au quartier des Périer sur le territoire de la Molle (Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 33). 

1775 – 22 no­vembre : Hameau des Beatris (registre aux archives de la Major). Les Butris – propriété, commune de Marseille, quartier des Caillols (1872).  Première mention le 27 mars 1700 : les Bietris (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille),

1778 – 22 novembre : CHAPELLE DE SAINTE MAGDELEINE DE LA MOLE – La communauté de la Môle délibère de transférer la chapelle de Sainte Madeleine auprès du château de Fonscolombe, en suite de l’offre du seigneur de la faire construire à ses frais (Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 36 : différents actes datés du 22 novembre 1778)

1787 – 22 novembre : BONAPARTE AU 33 RUE VAUVILLIERS – “Nous sommes allés nous promener rue Vauvilliers, à quelques pas des Halles. La maison portant le numéro 33 a été détruite peu avant la guerre, avec les deux tiers de la rue. On a édifié là un pavillon des Halles et l’allée Vauvilliers suit aujourd’hui le tracé de la rue. A l’emplacement de ce 33 s’élevait L’Hôtel Cherbourg où Bonaparte, entre deux séjours en Corse, vint demeurer au mois d’octobre 1787, au troisième étage, chambre numéro 9. Lenôtre a pu encore monter l’escalier qui s’éclairait “ pauvrement sur un puits d’air creusé entre quatre murailles noires où s’ouvrent d’étroites fenêtres”. Cet escalier fut, le 22 novembre 1787, gravi par le jeune officier en compagnie d’une fille qui l’avait abordé au Palais-Royal. C’était, pour Bonaparte, la première fois… et il devait avoir le cœur battant ; quant à elle, en regardant son client, “ la face glabre, sillonnée de rides prématurées, l’habit flottant autour d’un col amaigri ”, je gage qu’elle lui demanda son nom et qu’elle dut être passablement étonnée en entendant le petit bonhomme de cinq pieds, trois pouces, lui répondre : — Napoleone.” (André Castelot, L’almanach de l’histoire, 1962).

1789 – 22 novembre : CONDORCET RECLAME L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE – DIMANCHE 22 NOVEMBRE – On a lu une lettre émanant de la société «Les Amis des Noirs», signée de son président, Condorcet. Cette missive demande que l’Assemblée fasse cesser l’achat et la vente d’êtres humains. En un mot, qu’elle abolisse l’esclavage (1789-1989, Agenda du Bicentenaire).

1791 – 22 novembre :

1. UN VICAIRE RECLAME UN LOGEMENT DE FONCTION – le vicaire Laugier, assermenté celui-là, qui al été nommé au Beausset en août, demande à son arrivée à la municipalité « un logement en nature ou un loyer en argent ». Voilà qui surprend les Beaussétans ! Ils n’ont jamais eu ce problème, car jusqu’à présent les vicaires « étant tous natifs du pays, ils ont préféré loger avec leur\ famille ». Qu’à cela ne tienne, la maison curiale est assez vaste. Aussi écrit-on au curé Toussaint Bœuf pour lui demander de céder à son vicaire Laugier un des appartements de la maison curiale. Mais comme on se doute que cela ne lui fera peut-être pas plaisir, on précise que « sur son silence ou son refus », on avertira le district. La municipalité semble en la circonstance avoir bel et bien basculé du côté des patriotes, ou alors est particulièrement machiavélique… Car enfin, n’est-ce pas de la provocation, là encore, que de vouloir| faire cohabiter sous le même toit un prêtre assermenté avec un curé réfractaire ? Rien d’étonnant dans ces conditions de voir les esprits s’échauffer davantage. Et on apprend bientôt (par une lettre de l’accusateur public auprès du tribunal du district de Toulon) qu’il y a eu des troubles, une nouvelle fois, au Beausset (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

2. DES MECHANTS EN VEULENT A LA VIE D’HONNÊTES CITOYENS – 22 novembre 1791, David, juge de paix au Beausset, à la municipalité de cette commune : « J’ai été instruit comme vous des mouvements qui ont eu lieu bien des fois dans ce lieu. Nombre de citoyens étaient assemblés dans leur cercle ordinaire, et on est venu leur annoncer des desseins sinistres pour la nuit de la part des méchants qui en voulaient à la vie de plusieurs honnêtes citoyens. Cette alarme a rassemblé beaucoup de monde qui n’avait d’autre motif qu’une juste défense en cas d’attaque. Heureusement ce n’a été qu’une terreur panique. J’adopte bien volontiers votre idée de nous communiquer réciproquement les connaissances que nous pourrions avoir vous et moi de tout mouvement qui pourrait troubler l’ordre et la tranquillité publique… … Je ne puis vous dissimuler qu’on se plaint dans ce lieu qu’il y a beaucoup de fermentation dans le club, et surtout au sujet des prêtres non conformistes… » Il est donc vraisemblable que la vague de démissions parmi les « modérés » soit en rapport avec cette campagne d’intimidation par menaces de mort de la part des « patriotes » les plus exaltés, membres du club des Jacobins (id.).

3. CRAINTE D’UNE ATTAQUE SURPRISE DES PRÊTRES NON ASSERMENTES – Dans la nuit du 22 au 23 novembre 1791, des Beaussétans prennent les armes et parcourent les rues du village sous le prétexte de se défendre contre une prétendue prochaine attaque de la part des prêtres non assermentés et de leurs partisans. Nul doute que Joseph Vidal et ses patriotes aient été à l’origine de ce tumulte. Mais là, les menace ne sont plus seulement verbales. C’est bien la vie des prêtres réfractaires qui est menacée. C’est vraisemblablement peu de temps après cet épisode de novembre 1791 qu’ils ont dû émigrer à Nice, alors terre sarde. C’est aussi de cet épisode que doit dater l’incompréhension avérée, qui deviendra animosité, entre Vidal le jacobin, et Denans, l’accusateur public du tribunal du district de Toulon. Le second étant dénoncé auprès de l’Assemblée nationale par le premier ! (id.).

1793 – 22 novembre (2 frimaire An II) :

1. AUTANT LE TON EMPLOYE PAR CARTEAUX ETAIT IMPERATIF, AUTANT LA FORMULE EMPLOYEE PAR D’AUTRES GENERAUX ETAIT POLIE. Au bas d’une pétition recommandée à l’attention de la municipalité de Saint-Nazaire (nom ancien conservé) par le général de brigade Garnier (Il avait été promu à ce grade le 12 septembre précédent. Le Dr Robinet lui a consacré une étude dans son Dictionnaire), commandant l’aile gauche de l’armée révolutionnaire devant Toulon (2 frimaire an II) (22 novembre 1798), nous retrouvons en effet les mots : « prions la municipalité » (Archives de Sanary, H1). A ce moment-là, le fléau de la désertion continuait à exercer ses ravages, d’après une lettre émanant des officiers, des sous-officiers et du caporal d’une compagnie mentionnant la fuite de cinq soldats (au camp, le 22 novembre 1793) (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).

2. ON NE DISPOSE QUE DE PEU DE BLE AU BEAUSSET. Le second frimaire de l’an II de la République une et indivisible (22 novembre 1793), Etienne Paul qui se démène comme un beau diable pour Le Beausset depuis quelques mois, est désigné pour se rendre à Marseille cette fois-ci. Il doit se présenter « par devant les citoyens représentants du peuple ou autres commissaires de subsistances par eux nommés » afin d’essayer d’obtenir du blé. Pour une fois, cette démarche sera effectuée en commun avec des représentants des communes de Cuges, Aubagne et Roquevaire. En fait, c’est toute la « ci-devant » Provence qui est affamée ! … (id.)

3. RELAIS DE POSTE ET MESSAGERIES– Circulaire des administrateurs du district prescrivant l’approvisionnement en avoine et fourrages des marchés et des auberges où se trouve le relais des postes et messageries (2 frimaire)(id.).

4. TAXATION DU FOURRAGE ET DE L’AVOINE – Circulaire du comité des subsistances du département du Var aux administrateurs du district du Beausset faisant connaître l’arrêté des représentants Barras et Fréron taxant la ration de fourrage à 15 livres et celle d’avoine à 2/3 de boisseau (2 frimaire) (id.).

5. OLLIOULES ENQUETE AU SUJET DE LA PRISE D’UN BATEAU DE PECHE – Le groupe des « commissaires des Sociétés populaires réunies à Marseille, autorisés par les « représentants du peuple près les armées vers Toulon » fit procéder à Ollioules à une enquête, le 2 frimaire, au sujet de la prise d’un bateau de pêche. Cette formalité avait été demandée par le capitaine Mathieu (id.).

1794 – 22 novembre (2 frimaire an III) : MANQUE DE BLE – Ollioules demande l’aide de Port la Montagne (Toulon) pour l’aider à subsister afin de lui donner le temps d’en trouver ailleurs, daté du 2 frimaire An III, 22 novembre 1794 (Castellan E., 1937, p. 223).

1795 – 22 novembre : BIENS NATIONAUX – Les ventes de biens nationaux sont suspendues depuis le 22 novembre (Yann Fauchois, 2001).

1818 – 22 novembre : JURIDICTION DE LA PRUD’HOMIE DE LA SEYNE – La juridiction de la Prud’homie de La Seyne s’étend jusque dans les mers de la commune de Six-Fours où il n’y a pas prud’homie. Les pêcheurs de cette commune sont alors soumis à la juridiction de celle de La Seyne (Gisèle Argensse, 1989, p. 60).

1830 – 22 novembre : CONQUÊTE D’ALGER – Ollioules héberge un bataillon du 40ème régiment de ligne 20 officiers, 668 soldats, en attente de départ pour l’Afrique (Castellan E., 1937, p. 294-295).

1867 – 22 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Vendredi – Ste Cécile :  temps indécis et mauvais. Très froid, il semble que la neige est dans l’air. Pas de vent jusqu’à présent ou une petite brise d’ouest. […] Le soleil est caché et le Provençal est mal sans soleil. L’après-midi, le soleil brille radieux. Une petite brise ayant chassé les nuages.  Le soir, le froid se [ ?] et le matin, il a gelé pas mal. La terre était prise.

1869 – 22 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Lundi – Ste Cécile :  Très mauvais temps qui continue celui d’hier. Vent froid, peu fort jusqu’à présent. Ciel couvert au point de ne pas permettre le moindre passage aux rayons solaires. Ce matin, le thermomètre marquait 7° centigrades. Le baromètre restait suspendu à variable. Cette nuit, à une heure, est décédée madame Gardon née Pèbre ; veuve de monsieur Gardon, percepteur à Saint-Nazaire. […] Nous avions fait tout notre possible pour lui expliquer qu’elle se mourrait bientôt si elle n’écoutait personne. Rien n’y a fait.

1900 – 22 novembre : Paul Kruger arrive à Marseille. Lors de la seconde guerre des Boers (1898-1902), le président du Transvaal, Georges Kruger vint en 1900en Europe pour y chercher des alliés quand la situation tourna à l’avantage des Britanniques. Arrivé à Marseille le 22 novembre 1900, il reçut un accueil triomphal à Avignon le lendemain, ce qui traduisait le soutien d’une partie de l’opinion française à « l’héroïque peuple transvaalien ».  Il refusa de retourner en Afrique du Sud après la victoire de Anglais. Il mourut en Suisse à l’âge de 78 ans en 1904 et sa dépouille fut inhumée à Pretoria lors de funérailles nationales.

1912 – 22 au 28 novembre : ACCIDENT Du SOUS-MARIN “Bernouilli” (Q 83, type Brumaire) ; (Cdt J. Dumont) à la sortie de la petite rade de Toulon, l’allure irrégulière des moteurs Diesel oblige à stopper pour examen. Le pétrole embarqué la veille contient une forte proportion d’eau. Après purge, moteurs en route, les cylindres 6 de Td et de Bd donnent des chocs très violents. Bd est stoppé, cylindre 6 Td isolé. Reprise de la route sur moteur électrique. Vers Cassis, Diesels relancés. Marche parfaite.  Devant Menton, l’embrayeur de l’arbre porte-hélice Bd fait un bruit violent. Bd est stoppé. Soies tordues. Redémarrage avec moteur Bd. Dans la nuit : nombreux arrêts du moteur Td, puis isolation du cylindre 6 Bd tandis que compresseur Bd ne tient plus la pression. 23/11, 10 h : amarrage à Ajaccio. Réparations rapides. 26/11 : départ d’Ajaccio. Le joint de culasse du cylindre 6 Bd crache fortement ; isolé ; qq heures après les moteurs tournent très bien. Passées les Bouches de Bonifacio, le moteur Td stoppe : petit pignon d’angle de l’arbre horizontal de commande des indicateurs de pompe à pétrole complètement cisaillé de toutes ses dents (pignon 1 et 2). Poursuite en utilisant Bd sur 5 cylindres. 27/11, 8h 45 : la pression n’étant plus suffisante, le torpilleur Carabine prend Bernouilli en remorque afin que le sous-marin puisse effectuer ses réparations. 22h 30 : moteur Bd remis en marche. 28/11, 0h 30 : amarre larguée, route sur Bizerte. Au total420 milles entre Toulon et Ajaccio et 320 d’Ajaccio à Bizerte (dont 120 en remorque). Conclusion : il résulte que les moteurs ont été mal exécutés par le fabricant peu au courant de la construction des machines de ce genre.

1914 – 22 novembre : LE MIROIR N°54 DU 6 DÉCEMBRE 1914 : LA GUERRE – DIMANCHE 22 NOVEMBRE.
La canonnade se poursuit par intermittences dans la Flandre et le nord de la France. Nous avons fait sauter des tranchées dans l’Argonne et repoussé cinq attaques dans la Woëvre.
La contre-offensive russe se dessine avec succès sur toute la ligne et principalement entre Czenstochowa et Cracovie, du côté de la Silésie. Przemysl est sur le point de tomber et l’on n’attend plus que l’assaut final. Les autorités militaires prussiennes fortifient hâtivement Berlin, comme si le péril pour la capitale devenait imminent.
Les désertions se multiplient dans l’armée allemande parmi les hommes de la landsturm.
On enregistre le bruit d’un attentat contre le sultan Mehmed V. Un complot aurait été tramé, auquel participerait l’héritier du trône Youssouf Eddine, ennemi d’Enver pacha et hostile à l’influence allemande.
L’Italie se préoccupe de la marche des Turcs vers le canal de Suez.
Le Reichstag va être appelé à voter un crédit de 6.250 millions.

1915 – 22 novembre : BOMBAY – UNE FOULE ENTHOUSIASTE VIENT ACCUEILLIR GANDHI.

1916 – 22 novembre : MORT DE L’ECRIVAIN ETATSUNIEN JACK LONDON.

1917 – 22 novembre : CAMBRAI, LES TANKS CREENT LA SURPRISE – Comme nous l’avons évoqué ces jours derniers, la bataille de Cambrai mit des chars de combat en œuvre pour la première fois. Laissons aujourd’hui la place au Figaro : « Sur un front très étendu, de Saint-Quentin à la Scarpe, c’est-à-dire sur près de 60 cm ; l’armée anglaise a attaqué et s’est emparée d’abord de tout le premier système de la ligne Hindenburg. Quelque temps après, la seconde ligne de soutien tombait à son tour. Et sur divers points, aux alentours de la route Bapaume-Cambrai, l’avance était poussée plus loin encore. C’est donc un très beau succès que viennent de remporter nos alliés et l’exploitation en sera sans doute fructueuse (…). Pour la première fois, une large attaque a été déclenchée sans préparation d’artillerie autre que celle qui précéda l’assaut de quelques heures. L’action des tanks, employés en masse, paraît avoir accompli la besogne préalable pour laquelle on jugeait la grosse artillerie indispensable. (…) Le coup très violent qui fut soudain asséné eut d’autant plus d’effet qu’il était inattendu. »

1918 – 22 novembre : SOCIÉTÉ – L’armée met fin à la République alsacienne des Conseils.

1925 – 22 novembre : EVENEMENTS DE SYRIE – Le navire-hôpital « Circassie » ramène de Beyrouth 100 malades et blessés victimes des événements de Syrie. Le « Keraudren » assurera leur transport jusqu’à l’hôpital de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 173).

1928 – 22 novembre : OUVERTURE, A MADRID, DE LA CASA VELASQUEZ  (Le Figaro).

1939 – 22 novembre :

1. B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Aux médiocres résultats du Loire 210 en escadrille vient bientôt se greffer un autre problème. Le 17 octobre 1939, un appareil piloté par le commandant de la HCl casse en vol au cours d’une séance de voltige, un peu brutale il est vrai. Sauvé par son parachute, le LV Ziegler est sauf, mais à la suite de cet accident et de l’enquête qu’il provoque, on découvre sur certaines autres machines de l’escadrille, des criques sur le longeron principal de la voilure. L’EMGM prend alors la décision qui s’impose et retire les Loire du service et prononce en même temps la dissolution de l’escadrille HCl, le tout à compter du 22 novembre 1939. Les pilotes de chasse de la HC1 de même que leurs deux camarades du groupement HC2 également dissous le même jour, vont toujours sous les ordres du LV Ziegler, constituer une escadrille de chasse terrestre, l’ACS. L’affectation de l’escadrille HCl à la Flottille F1H aura été de courte durée et il est même probable qu’aucun de ses appareils n’ait un jour été catapulté ni même embarqué sur le Commandant Teste, ne serait-ce que pour une quelconque expérimentation (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

2: LE TORPILLEUR « SIROCO » DETRUIT DEUX SOUS-MARINS ALLEMANDS (article publié dans Le Figaro du 22 novembre, ainsi que dans toute la presse française de ce jour). En fait, il n’en a rien été. Aucun sous-marin allemand n’a été coulé le 20. Biographie du « Siroco » : torpilleur, classe Bourrasque ; chantiers :  Penhoët 1927 ; 5ème escadrille de torpilleurs (noire) 1929 ; cheminées raccourcies en 1929 ;  Atlantique, 6ème Division de torpilleurs (Cyclone, Siroco, Mistral), 2ème flottille de torpilleurs, 1937 ; 6ème division de torpilleurs, Brest, Atlantique, septembre 1939 ; engagement avec l’U49, le 20 novembre 1939 (celui qui est rapporté par la presse) ; à Dunkerque, torpillé par les allemands S26 et S23 le 31 mai 1940 près du West Hinder.

1940 – 22 novembre – MISE AU PAS DE LA PRESSE – A la Conférence d’armistice de Wiesbaden, la délégation française propose, en se fondant sur « la politique de Montoire », la création d’un cartel de l’acier franco-allemand. Refus catégorique. Note d’orientation de la censure vichyssoise : « Le sort de notre pays se joue et dépend dans une certaine mesure de l’attitude de la Presse. Comment pourrait-il échapper au directeur du journal, à moins qu’il ne soit délibérément ou sourdement hostile à la politique pratiquée par le gouvernement du maréchal Pétain que le THEME ESSENTIEL EST A L’HEURE PRESENTE CELUI DE LA  COLLABORATION… Nul n’ignore qu’une partie de l’opinion montre encore de l’incompréhension. On peut se demander si sur le plan de la collaboration, de meilleurs résultats n’auraient pas été obtenus si dans son ensemble la presse française avait montré une adhésion plus nette et fourni des efforts de propagande plus nourris en vue de créer cette «atmosphère favorable» dont le maréchal Pétain a dit, lui-même, qu’il avait le devoir de se préoccuper. Pas une journée ne doit être perdue. En d’autres termes, pas un numéro de journal ne doit paraître sans apporter sa contribution à l’œuvre de salut du gouvernement (Cité par André Rossel, 1985).

1942 – 22 novembre :
1. A TOULON, DES OFFICIERS ENVISAGENT L’APPAREILLAGE DE LEUR NAVIRE, ENTRE LES 19 ET 22 NOVEMBRE 1942 (Antier Jean-Jacques) :
19/11, le commandant Mine prépare l’évasion du sous-marin Marsouin. Le CC L’Herminier, commandant du sous-marin Casabianca, est convaincu que rien n’est perdu pour le combat ; à bord du sous-marin Glorieux, le commandant Meynier étudie une sortie au cas où un sabordage serait ordonné.
20/11, à bord du croiseur Foch, le LV Philippon tente de convaincre son commandant, le CV Harmel, de prévoir l’appareillage plutôt que le sabordage, mais il échoue.
22/11, le commandant Mine décide d’appareiller coûte que coûte.
2. CONFERENCES PREPARATOIRES AU SABORDAGE– « Le dimanche 22 novembre, dès 8 h 30, je poursuivis mes conférences sur le croiseur Jean de Vienne. » (d’après le témoignage de l’agent technique principal artificier, Aimé Massot, cité par Henri Noguères, dans Le suicide de la flotte française à Toulon, 27 novembre 1942, Robert Laffont, 1961, p. 120 – 121)

1944 – 22 novembre : Belfort est libéré par la 1ère armée française.

1946 – 22 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 8 au 22 novembre, l’aviso-dragueur Commandant Dominé effectue patrouilles et opérations sur le Mékong et le Bassac. Le 9, mouillage à Duong-Dong puis à Ream le 10 ; le 11 et le 12, mouillage à Mytho. Du 13 au 15, séjour à Vinh-long, réception chez les légionnaires ; du 16 au 19, à Phnom-Penh. Le 19, départ pour Long-Xuyen, Cantho, Mytho pour arriver le 22 novembre à Saigon (Gérard Garier, Les avisos de 600 t.).

1949 – 22 novembre : LE DOCTEUR RUYSSEN ET SA FEMME S’INSTALLENT A SAINT-MANDRIER (Gisèle Argensse, 1989, p. 229). -1946 – fin d’année : arrive à Saint-Mandrier le docteur Ruyssen (Ken Nicolas, vol. 1). Après la naissance d’un premier enfant, Jean, en 1946, le couple Ruyssen décide de s’installer à Saint-Mandrier. Le docteur du village en place, Monsieur Luppi, s’apprête justement à quitter la région. Encouragé par le pharmacien, Monsieur Daniel, André Ruyssen reprend son cabinet situé au rez-de-chaussée du N° 8 quai Jules Guesde (l’actuelle maison Landin, propriété de Monsieur Eyriès). Les appartements privés se trouvent au premier étage (Ken Nicolas, vol. 1, p. 306).

1949 – 22 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – – Du 10 octobre au 22 novembre, surveillance du golfe du Siam. Il fouille deux îles et prend quatre jonques. Le 16 octobre, tirs de 21 coups de 102 mm par le Commandant Dominé sur les villages de Kra-Sralaos et Prek-Kassat à la demande du poste de l’îlot Cône. Puis surveillance sur les côtes d’Annam du 26 octobre au 23 novembre, il capture 12 jonques, prenant 15 000 litres de pétrole, 400 couvertures et du ravitaillement (Gérard Garier, id.).

1950 – Dès le 22 novembre – UN REGISSEUR DE RECETTES NOMME PAR LE MAIRE APRES AVIS DU RECEVEUR MUNICIPAL (PERCEPTEUR DE LA SEYNE) SERA SEUL CHARGE DE PERCEVOIR LES DROITS CONFORMEMENT AU TARIF EN VIGUEUR (Gisèle Argensse, 2000, p. 28). La Recette buraliste de Saint-Mandrier est rétablie par l’Administration des Contributions directes, car cette recette existait avant la guerre de 1939-45. Une colonie de vacances étant installée à Vert Bois, une boîte aux lettres est autorisée à être fixée sur le pilier de la porte d’entrée donnant sur la route de Saint-Elme à Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 2000, p. 27).

1952 – 22 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE

 –  Le 2 septembre, La Capricieuse se présente à Saigon et rentre en indisponibilité jusqu’au 26. Dès sa sortie, elle reprend la mer en surveillance du centre et du nord Vietnam (anciennement appelés Annam et Tonkin) jusqu’au 22 novembre. Cette surveillance est gênée par des conditions météorologiques particulièrement défavorables (typhons puis mousson de N. E. Pendant cette période, du 19 au 24 octobre, elle effectue des exercices combinés dans le secteur de Hon Ne avec le Dumont d’Urville et le dragueur Capucine. Puis l’aviso est indisponible à partir du 22 novembre (Gérard Garier, id.).
– Jusqu’au 4 septembre, l’aviso-dragueur La Gracieuse patrouille dans le golfe du Siam, puis retour à Saigon où le bâtiment sera indisponible à compter du 22 novembre. Le 21 décembre, départ pour le Japon pour effectuer un grand carénage, le 3ème de son séjour indochinois (Gérard Garier, id.).

1972 – 22 novembre : Mort de l’acteur Raymond SOUPLEX.

1984 – 22 novembre : LOUIS BAUDOIN – Le vœu ultime de Louis Baudoin a été exaucé par la ville de La Seyne le 22 novembre 1984 en donnant son nom à l’un des plus prestigieux lieux de la cité : le parvis de Notre-Dame de Bon Voyage, devenu Parvis Louis Baudoin où l’homme – le chrétien – le Seynois – l’historien sont confondus (Extrait de l’intervention de Jacques BESSON, Président honoraire de la Société des Amis de La Seyne Ancienne et Moderne lors de la commémoration du décès de Louis Baudoin).

1999 – 22 novembre : ALGERIE – La concorde civile voulue par le président Bouteflika sera menacée par l’assassinat du leader du Front islamique du Salut (FIS) Abdelkader Hachani qui réclamait une paix négociée entre le pouvoir et les islamistes.

2000 – 22 novembre : Mort de Théodore Monod, naturaliste, explorateur et humaniste. Né le 9 avril 1902 à Rouen et mort le 22 novembre 2000 à Versailles, Théodore Monod était un scientifique naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français. Il était « le grand spécialiste français des déserts », « l’un des plus grands spécialistes du Sahara au XXe siècle » et « bon nombre de ses 1 200 publications sont considérées comme des œuvres de référence ».

2014 – 22 novembre : GALA – Le club Kiwanis des Baies de Sanary, Bandol, Ollioules accueille pour son gala annuel le commandant de la frégate légère furtive “Courbet” avec son épouse et quelques membres de l’équipage.

2016 – 22 novembre : ATELIER 2016-2017 de DECOUVERTES ET CIVILISATIONS – Séquence animée par Henri RIBOT, du Centre archéologique du Var : LA CONQUÊTE DE LA GAULE. A partir de 14h 30 à la Médiathèque Jacques Duhamel, salle Marie Mauron.

2017 – 22 novembre :

1. Décès du baryton russe Dmitri Hvorostovsky, un Onéguine de légende. Depuis les années 1990, le baryton russe s’était imposé dans les plus beaux rôles de sa tessiture, de l’Eugène Onéguine de Tchaïkovski au Giorgio Germont de Verdi. Il avait annoncé en 2015 souffrir d’une tumeur au cerveau. Le baryton russe Dmitri Hvorostovsky s’est éteint mercredi à 55 ans près de Londres des suites d’une tumeur au cerveau. «Après deux et ans et demi de lutte contre un cancer du cerveau, il est mort paisiblement ce matin du 22 novembre, entouré de sa famille, dans sa maison près de Londres», a précisé son entourage sur sa page Facebook. Depuis trente ans, Dmitri Hvorostovsky s’est illustré dans les plus grands rôles du répertoire, des grands héros de Tchaïkovski à ceux de Verdi, où il excellait ces dernières années.

2020 – 22 novembre :

1. COVID-19 – Le nombre de cas détectés et de décès enregistrés en France est en baisse pour le sixième jour consécutif. Les dirigeants du G20 ont promis de ne ménager « aucun effort » pour que tous les pays soient livrés en vaccins, notamment les plus pauvres. Aux Etats-Unis la campagne de vaccination devrait démarrer dès que le premier vaccin contre le Covid aura reçu le feu vert des autorités sanitaires, vers la mi-décembre (Les Echos)

2. A propos de la Sainte Cecile dans mon village du Dauphiné par ALINE DOYAT -, St Sorlin en Valloire, une aubade était donnée dans les divers quartiers par la fanfare ,un défilé au village avant un grand banquet . Et pour les familles athées, le corbillard était accompagné par une partie de la fanfare , du monument aux morts au cimetière, la famille versait son obole et prévoyait un apéritif pour les musiciens dans un des 6bistrots du village . en 1964 , ma grand-mère fût accompagnée ainsi ,cet usage n’existe plus que pour les membres de la fanfare et encore il n y a plus de cortège et plus d’apéritif car il n’y a plus de bistrot… Réflexion d’un paysan coin : « ils nous enterrent comme des chiens » car il n y a plus de convivialité autour du départ d’un être cher ! »

2021 – 22 novembre : Dix-sept prévenus dont sept entreprises, 18 sites irrémédiablement pollués dans le Var et les Alpes-Maritimes: à Draguignan (Var) s’ouvre lundi 21 le procès de la « mafia des déchets », soupçonnée d’avoir organisé pendant des années le déversement sauvage de déblais de chantier dans la nature. Prévu pour durer cinq jours, l’examen de ce dossier, où les prévenus encourent jusqu’à dix ans de prison et un million d’euros d’amende pour diverses infractions pénales et atteintes à l’environnement, fait suite à un retentissant coup de filet qui avait mobilisé plus de 200 gendarmes et agents de l’Etat du Var, lors d’une opération baptisée « Terres brûlées », en juin 2020. […] Le traitement des déchets de chantiers est problématique dans le Sud-Est et vire parfois, au-delà de ces atteintes à l’environnement, au drame humain. En août 2019, le maire du village varois de Signes, Jean-Mathieu Michel, 76 ans, était mort renversé par une camionnette dont il voulait verbaliser les occupants, après que ceux-ci avaient tenté de décharger des gravats dans la nature (Var-Matin).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 130e livraison :

Extrait du apport de fouilles de Thomas Novarro réalisées sur l’Ancien chemin de Toulon à Sanary, en septembre 2013 :

L’opération de diagnostic a permis la mise au jour de vestiges antiques parmi lesquels une voie empierrée constitue l’aménagement le plus important. Ils sont localisés sur le plateau nord de l’emprise du terrain.

Zone de Texte: Conclusion
La voie, orientée nord-ouest sud-est, se présente sous la forme d’une bande de circulation empierrée de deux mètres de largeur. Elle connaît un fort pendage vers le sud-est, passant de 38,47 m NGF pour l’extrémité nord-ouest observée à 33,80 m NGF pour l’extrémité opposée. Ces deux points étant distants d’environ 42 mètres, la pente de la voie dépasse les 11%. Sa longueur totale sur l’emprise concernée pourrait atteindre une soixantaine de mètres.

Une rupture de pente à l’Est est probablement à l’origine de l’aménagement de cette voie en chemin creux dans la tranchée TR 1. Sur la partie sommitale au contraire, elle apparaît à une relative faible profondeur et se voit adjointe d’un fossé bordier. Les autres vestiges attribués à cette période, deux fosses et un drain, sont localisés en limite orientale du plateau nord. Ils renvoient à un contexte rural.

La datation apportée par le mobilier associé et les niveaux d’abandon renvoie au courant du 1er siècle ap. J.-C.

La faible amplitude chronologique du mobilier associé, son faible volume mais aussi l’orientation très différente de la voie par rapport à celle postulée de la cadastration antique dans ce secteur pourraient faire de ce « chemin » un axe de second plan, relativement peu fréquenté.

Néanmoins, ce constat doit être très nuancé : d’une part la faible quantité de mobilier pourrait très bien s’expliquer par la topographie exposant les vestiges au lessivage par les ruissellements d’eaux de pluie; d’autre part, et surtout, le tracé de la voie se trouve dans l’alignement avec la bifurcation de l’Ancien chemin de Toulon vers le nord-ouest, immédiatement au nord de l’emprise du diagnostic. Ce tracé, certes écarté de la trame antique postulée, est un marqueur fort du paysage. Présent sur le cadastre de 1829 (fig.24) et la carte de Cassini, il remonte donc au moins à l’Ancien Régime. L’étude de la voie mise au jour, si on envisage qu’elle est le prolongement de cet axe vers le sud-est, vers la baie de Sanary, prend alors tout son intérêt.

Son ancienneté et son importance restant à déterminer, cette voie pourrait desservir l’un de ces nombreux habitats ruraux dont la carte archéologique est parsemée sur le territoire de Sanary. La localisation de cet habitat supposé pourrait être envisagée au nord-ouest, sur la partie sommitale du plateau, au croisement du decumanus maximus (Ancien chemin de Toulon prolongé à l’ouest par l’actuel chemin des Roches) et de ce second axe dont on ne sait rien pour la période antique. Le mobilier résiduel recueilli dans la tranchée TR 8 pourrait ainsi en provenir. Ce n’est donc pas seulement l’emprise du diagnostic mais l’ensemble du secteur qui se révèlent archéologiquement très sensibles.

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MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 330e livraison :

1220  – 1225 : Marseille – Les conflits se calment peu à peu, l’évêque reconnaît l’existence de la commune en 1220, ses privilèges et droits étant confirmés par les deux souverains rivaux, Raymond VII de Toulouse et Raymond Béranger IV, le nouveau comte de Provence, en 1225. Enfin, c’est l’abbaye qui trouve un accord avec la commune qui lui reconnaît ses droits et obtient leur rétrocession pour 6 ans moyennant une rente annuelle. Les trois pouvoirs sont désormais la commune, l’abbé et l’évêque.

1220 – 19 juin : Marseille Anselme l’Aîné, recteur de Marseille, en présence de Ber­trand, évêque d’Antibes, et de l’abbé du Thoronet, reconnaît que Roncelin lui avait cédé en gage le sixième du port et le huitième des leydes de Marseille ; il s’engage à les tenir â l’avenir de l’abbaye de Saint-Victor. Saint-Victor, (acte des vicomtes de Marseille n° 411, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :Petit Cartulaire, fol. 105 v°. a. Guérard, n° 926. — b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CLX.

1220 – 9 octobre : Marseille. Transaction entre les recteurs de la commune de Marseille, au nom de qui Pierre de Saint-Jacques avait reçu en gage du vicomte Roncelin, pour 350 livres, les droits de justice en la ville de Marseille, et l’abbaye de Saint-Victor, héritière de Roncelin, qui avait fait excommunier ledit Saint-Jacques ; les recteurs reçoivent 4.000 sous et promettent d’indemniser Pierre de Saint-Jacques. (acte des vicomtes de Marseille n° 413, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 108. tz. Guérard, n° 929. — b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CLXI, édit, partielle.

1220 – 17 novembre — Aubagne Privilège de passage et pâturage sur leurs domaines, accordé par Hugues de Baux, Barrale, sa femme, Gilbert et Barral, leurs fils, au monastère de Silvacane, dont ils pren­nent tous les biens sous leur protection. (acte des vicomtes de Marseille n° 414, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, abbaye de Silvacane, liasse 20. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 199.

LA SEYNE-SUR-MER. 44e livraison : Cahier du Patrimoine ouest varois n°14 –

. Le 14 juillet 1944, 300 personnes défilent à travers le cours Louis Blanc, le boulevard du 4 Septembre, avec “La Marseillaise ”et même “L’Internationale” qui éclatent, timide d’abord, puis très fort. Le 21 août 1944, souvenir de cette journée tragique a été perpétué par une plaque commémorative apposée au n° 4 du boulevard du 4-Septembre[1]. Le tragique épisode du poste de police me revient en mémoire. Je me trouvais avec deux copains Jules SEUZARET et Gu BERTODATO chez un riche commerçant seynois, sur le cours Louis Blanc. On m’avait ordonné la réquisition d’un véhicule pour assurer une meilleure liaison avec les troupes françaises stationnées à Ollioules. Il devait être 15 heures ou 15 heures 30. Nous avons entendu arriver et vu passer une traction avant noire, fonçant à toute allure, du coffre arrière, entrouvert, tombaient des paquets de grenades. Je reconnus la voiture et je savais qui la conduisait : PUJOL, un menuisier des chantiers, qui rejoignait “La Dominante”. Quelques minutes suffirent pour comprendre l’allure démoniaque de la traction avant. Venu du bas du cours, un kommando de soldats allemands, montait en tirant à la mitraillette sur les immeubles du cours ; sans doute par crainte, puis, vers le commissariat, mais on ne le savait pas encore, retentit une série de rafales, une fusillade. Ce n’est qu’au bout d’un moment que le commando s’en revint toujours en arrosant les murs, les fenêtres surtout. Et nous trois qui n’avions pour toute arme qu’un petit 6,35, n’en menions pas large. Notre réquisition effectuée, nous regagnâmes ensuite le “quartier général”. Nous y apprîmes la résistance héroïque du poste et la fin tragique des trois policiers qui s’étaient sacrifiés en résistant jusqu’à la dernière cartouche. En représailles, le lendemain aux 4 Moulins, deux collabos Seynois bien connus et deux prisonniers allemands furent fusillés. Une précision : pour constituer le peloton d’exécution, il n’y avait pas assez de volontaires, ces “têtes brûlées” répugnaient à tuer de sang-froid, il fallut en désigner quelques-uns d’office. Cette exécution fut rapidement connue des troupes allemandes. Elles surestimaient nos forces. De plus, elles craignaient “les terroristes”. C’est ainsi qu’elles prirent la décision d’abandonner le quartier de Brégaillon et sa batterie anti-aérienne et anti-char. Cela fit l’affaire de notre ami Adolphe VERDAGNE – l’ancien boucher de la rue Cyrus Hugues – un des responsables du Parti Communiste de La Seyne ville; sous ses ordres des équipes allaient récupérer les nombreuses boîtes de conserves et autres denrées abandonnées dans le fortin et transportées dans l’entrepôt des “Coopérateurs du Midi”, avenue Charles Gide.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Yves COPPENS – « Origines de l’homme, origine d’un homme »,  mémoires, Ed. Odile Jacob, 2018, 462 p. Mort le 22 juin 2022, Yves Coppens fut le découvreur mondialement connu de nombreux fossiles humains célèbres, dont Lucy. Il était paléontologue, professeur au Museum national d’histoire naturelle, professeur au collège de France, membre de l’académie des sciences et de l’académie de médecine. Il est l’auteur de nombreux ouvrages à succès. Dans ce livre, le dernier, il rapporte 80 ans de souvenirs, de rencontres, de voyages, d’initiatives, de résultats, de succès, de plein de petits plaisirs et de tout petits malheurs, de grands éblouissements.

une  blague  POUR LA ROUTE :

  • « Bien que cela ne nous concerne pas directement, dit le rédacteur en chef d’un quotidien sportif, il faudrait que nous commentions, pour nos lecteurs, la dernière conférence de presse du président de la République.
  • Oui, mais, alors, dans notre style. Par exemple : « Si l’on considère le nombre de questions posées par rapport à celui des réponses apportées pai le Président, les journalistes ont gagné par quarante à zéro. »

L’hiver est en route ! nous sommes bien le 22 novembre et il est 10 heures du matin.

Pensées affectueuses à Isabelle. Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.

Bon mercredi à tous.

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