EPHEMERIDES DU 23 NOVEMBRE

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EPHEMERIDES DU JEUDI 23 NOVEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n° 4017).

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ILLUSTRATION : tramway de l’ouest varois dans les gorges d’Ollioules; ligne Ollioules-Le Beausset, au niveau de la Roche Taillée.

LES FÊTES :

Comme chaque année, à la même date, je te salue, CLÉMENT, car c’est ta fête aujourd’hui, comme celle des 130 000 autres Clément de France, auxquels il convient d’ajouter les 50 000 personnes qui ont CLÉMENT comme patronyme. Ça fait du monde, non ?

Bonne occasion d’user de la CHICORÉE cultivée en buvant le succédané de café que l’on fait avec ses racines et en mangeant ses feuilles en salades ou sous forme d’endives, car c’est à ce légume que les concepteurs du calendrier républicain ont dédié ce troisième jour du mois de frimaire.

Qui était saint CLÉMENT ? Précisons d’abord que ce prénom est d’origine latine et qu’il signifie « bonté, indulgence, douceur ». Tout un programme ! CLÉMENT, patron des sculpteurs, des chapeliers, des marins et des bateliers, serait le premier évêque de Metz ; il aurait vécu au IIIe ou au IVe siècle.

DICTON : « Quand l’hiver vient doucement, il est là à la saint CLÉMENT » dit le proverbe.

PENSÉE : Le pouls des amants se voit sur leur visage. (Lope de Vega, Le cavalier d’Olmedo).

ÉPHÉMÉRIDES :

Le tramway arrivant à Sanary, ici au tout début de la route de Six-Fours (actuelles Allées d’Estienne d’Orves)

1121 – 23 novembre : LES VICOMTES DE MARSEILLE RESTITUENT A LEUR ÉVÊQUE DES BIENS QU’ILS AVAIENT USURPES – Le vicomte Pons de Peynier, fils du vicomte Geofroi, et sa femme Garréjade, ayant été excommuniés pour avoir usurpé des droits et des biens de l’église de Marseille, restituent à l’évêque, pour obtenir leur pardon, tous leurs droits sur Saint-Marcel, le Beausset, le port de Portegalle, etc. (de Gérin-Ricard, acte 222 des vicomtes : IND. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 489; – Belsunce, l’Antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 443 à 447; – Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille, n° 138 ; H. Ribot, 2003).

Pons de Peinier, fils du vicomte de Marseille, excommunié pour ses empiètements sur l’église, restitue à l’évêque Raimond le port de Porte Galle, ses droits à Saint-Marcel, Aubagne et Beausset, etc… (D’après Ruffi – Hist. des évêques de Marseille).

1. Les vicomtes durent reconnaître les droits de l’évêque de Marseille ; ainsi, par acte du 23 novembre 1121, le vicomte Pons de Peynier, fils du vicomte Geoffroi, et sa femme Garréjade, ayant été excommuniés pour avoir usurpé des droits et des biens de l’église de Marseille, restituèrent à l’évêque Raimond un certain nombre de leurs droits pour obtenir leur pardon (H. Ribot, 2003, d’après de Gérin-Ricard 1926, acte 244, Albanès, 1899, p. 64, n° 138 ; d’après Ruffi – Hist. des évêques de Marseille ).

2. (Albanès, Gallia Christ. Nov., Marseille, 1899, p. 64, n° 138) : 23 novembre 1121 – Pons de Peinier, fils du vicomte de Marseille, excommunié pour ses empiètements sur l’église, restitue à l’évêque Raimond le port de Porte Galle, ses droits à Saint-Marcel, Aubagne et Beausset, etc… (D’après Ruffi – Hist. des évêques de Marseille (ms))]

3. (Paul Ardissone, 1981) : Pons de Peinier, l’un des plus violents des vicomtes, voulut reconquérir par la force ses droits, mais l’église le fit excommunier par le pape Calixte II, ainsi que sa femme. Pour se faire relever de cette excommunication, il abandonna à l’évêque de Marseille une partie de ses biens, tandis que la seigneurie de Saint-Marcel, le péage de Saint-Julien, Allauch et Ners passaient aux chanoines. Ainsi le chapitre de Marseille pouvait seul revendiquer les droits sur Allauch.

1234 – 23 novembre ; HUGUES DES BAUX MET DES BIENS EN GAGES – Arles – Mise en gage à l’ordre du Temple, pour un prêt de 100 000 sous, par Hugues de Baux, vicomte de Marseille, en présence et avec l’agrément de son fils Gilbert, de la villa de Lansac (13150 Tarascon) et de ses dépendances ; promesse de faire ratifier par son fils Barral et sa fille Adalacie, héritiers de la dot de leur mère. Ratification de Barrai, 28 novembre 1234. (Acte 494  des vicomtes de Marseille de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A1, et A2. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, Ordre du Temple. Arles, liasse 27, 2 originaux scellés. — B. Ibidem, B 1069, fol. 239 v°. — C. Ibidem, B 1121, fol. 103 v°. Ind. : Barthélemy, Inventaire, n° 255).

1297 – 23 novembre : lieux-dits, commune de MarseilleRocha del Le, 23 novembre 1297 (charte aux archives de Saint-Victor). Roche de Let – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme, formant limite des territoires de Marseille et Château-Gombert. Première mention : Roca Leti, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).

1306 – 23 novembre : lieux-dits, commune de Marseille – Marthelène (acte notarié à Allauch). Première mention de Martellène, quartier rural,  partie dans le territoire de Mar­seille, partie dans celui d’Allauch.

1336 – 23 novembre : Aix. Hommage de Jean Gasqui, évêque de Marseille, au sénéchal des comtes de Provence et de Forcalquier. … item et tria castra vallis de Signa, scilicet castrum de Sinho la Brancha et castrum de Signa Barayrenho et castrum Vetus cum eorum pertnientiis, que confrontantur, ab una parte cum tenimento seu territorio castri de Mayranegas et ab alia parte cum tenimento sue territorio castri de Cuja, et ab alia cum tenemento seu territorio castri de Bauceto, et ab alia cum tenimento seu territorio castri de Meuna, et ab alia cum tenimento castri de Masalguis… Item omnia et singula jura que dictus comes et dna comitissa habebant et habere poterant, seu quasi, in castris de Sancto Cannato, de Nertis, de Podio Auri, de Mayranegetis, de Meuna, de Auroneves, et in castri de Bauceto et in aliis omnibus locis que dictus dns episcopus ante tenebet. (Albanès, Acte 507, Gallia… Marseille, p. 299] Aix, 23 novembre 1336).

1341 – 23 novembre : lieux-dits, commune de Marseille

Jarrenus d’Arcolas (registre aux archives de la Ma­jor). Font-d1 Arcole – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Saint-Julien. Première mention : Archulenz, octobre 1117 (charte aux archives de la Major).

-Los Quos (charte aux archives de la Major). Lascours, quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite. Première mention : Cotes, v. 1020 (cartulaire de Saint-Victor, n°27).

1359 – 23 novembre : lieux-dits, commune de Marseille – Ribaudas (acte notarié). Ribautas-  lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe. Première mention : Riba auta, 13 décembre 1285 (charte aux archives municipales) puis Ribauta, 29avril 1305 (ibid.)..

1423 – 23 et 24 novembre : SAC DE MARSEILLE PAR LES ARAGONAIS (« Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet, 2005)

1. raid aragonais : L’éphémère succès du comte qui contraint Alphonse d’Aragon à s’enfuir en Catalogne, a pour contrepartie le raid aragonais qui met Marseille à sac (M. Agulhon, N. Coulet, 1987).

2. Journal d’Honoré de Valbelle : Naguère adopté par Jeanne II, fille de Charles de Duras, et finalement éconduit au profit du comte de Provence, Alphonse d’Aragon retournait dans ses Etats. Le 23 novembre 1423, passant devant Marseille, sa flotte force la chaîne du port, surprend les habitants sans défense, jette à terre une soldatesque avide de pillage qui se rend maîtresse de la ville et y met le feu. Poussé par le vent, l’incendie s’étend jusqu’au pied de la colline où s’élève aujourd’hui Notre-Dame de la Garde, et ne s’arrête qu’après avoir réduit en cendres quatre mille maisons.

Le 13 mai 1483, Honoré de Valbelle, commençant son Journal (écrira)] « En primo, l’an 1423, e le jort 24 novembre, vigilo de Sta Catharina, fon destrucha la cieutat de Marselha per lo rey Alphonso d’Aragon…, e, en aquesto destruction fon raubat lo cap de sant Loys et portat en Valency la grande (Note de de Ribbe : Le chef de Saint Louis, évêque de Toulouse, fut porté par Alphonse V à Valence, avec la chaîne du port et les archives de l’hôtel de ville). En lo même temps fouget tuat, en deffendent aquelo cieutat de Marselha, lo noble senhor Geoffroy de Valbella, ung de mos antecessors ». Dans le même temps, les Aragonais remontant le Rhône, y font des prises importantes. Arles se prépare à les combattre (De Ribbe, 1898, p. 36, citant le Journal d’Honoré de Valbelle commencé en 1483, ms de la Méjanes à Aix).

3. Siège et sac de Marseille.Le 23 novembre 1423, dix-huit galères aragonaises vinrent se poster à l’entrée du Lacydon et, à la nuit, attaquèrent vigou­reusement la tour Saint-Jean, qui résista victorieu­sement. Elle fut incendiée mais ses défenseurs oppo­saient toujours une vaillante résistance. Les bateaux marseillais, postés à la chaîne du port, tenaient bon contre les assiégeants ; mais une partie de ceux-ci débarqua à la Réserve et, par le rivage, parvint à tourner les défenseurs. Alors les Marseillais furent obligés de reculer ; la chaîne tomba, les Aragonais entrèrent dans le port et débarquèrent sur les quais les équipages avides de pillage. Les assiégés se batti­rent comme ils purent. Ceux qui étaient réfugiés dans les maisons, faisaient voler par les fenêtres des pierres et des pièces de bois sur les assaillants. Enfin, l’incendie vint mettre fin à ce sinistre tableau. Le vent soufflant, les flammes se propageaient avec une rapidité effrayante. Bientôt la ville ne fut plus qu’un brasier. Pendant trois jours, ce fut une mise à sac générale. Le roi épargna seulement les femmes qui s’étaient réfugiées dans les églises et leur permit de s’éloigner et d’emporter ce qu’elles avaient pu sauver Tout fut saccagé, à l’exception de l’abbaye de Saint- Victor, préservée par ses hautes murailles et la vigueur de sa résistance. Puis le roi partit, emportant comme trophées les reliques de saint Louis, les chaînes du port et une partie des archives

4. [de Ribbe, 1898, p ; 326-327 : Johan de Forbin, le grand armateur du XVe siècle, … type remarquable de (l’) aristocratie commerçante … (conjuguait) la pratique héréditaire du travail … le sentiment de l’honneur, … (et) un grand dévouement au bien public. Nous l’avons déjà vu, au lendemain de l’incendie de Marseille, en 1423, possesseur de navires, les lancer contre la flotte d’Alphonse d’Aragon.] (Charles de Ribbe, 1898, p. 36, citant le Journal d’Honoré de Valbelle commencé en 1483, ms de la Méjanes à Aix).

1452 – 23 novembre : lieux-dits, commune de ROQUEVAIRE acte aux archives de Saint-Victor

Al Collarès. Première mention du Collaret – lieu-dit,  commune de Roquevaire, quartier de Gardy (1872).

-Vallatum Garnerie. Première mention de La Garniêre – quartier rural, commune de Roquevaire (1872).

-Malas Berquieras. Malesverquières, quartier rural,  commune de Roquevaire.

-Vallon Dancenas. Vallon Dancenas – lieu-dit, commune de Roquevaire.

1606 – 23 novembre : lieux-dits, commune d’ALLAUCHacte notarié.

-La Bis – lieu-dit, commune d’Allauch (1872). Première mention : La Toumbo, 1569 (cadastre d’Allauch).

La Clusa, 28 janvier 1276 (charte aux archives de la Major). La Clue – quartier rural, commune  d’Allauch, quartier de Montespin (1872). Première mention : Clusa, 28 novembre 1399 (charte  aux archives municip.).

1645 – 23 novembre : lieux-dits, commune de CEYRESTEMuscatelle, vigne, commune  de Ceyreste. Célèbre par le vin muscat qu’on y récoltait autrefois et dont les gouver­neurs de Provence recommandaient de faire provision pour eux et pour le roi. Lettres du duc de Guise, du 29 décembre 1603, et de Louis de Valois, du 23 novembre 1645.

1660 – 23 – 25 novembre : SANARY – Voici ce que les habitants demandèrent et ce qu’ils obtinrent :] « Les habitants et manants de Saint-Nazaire, hameau dépendant du lieu d’Ollioules disant que le hameau est composé d’environ 250 familles demande de pouvoir élire des syndics pour s’occuper des affaires publiques que la plupart des habitants ont dans leurs affaires ou dans les affaires publiques et souffert souvent de préjudice par cette absence de syndics. Ils ont recours à la justice et à la bonté de la Cour (du Parlement d’Aix) pour leur en procurer. Ils demandent d’être autorisés à s’assembler en Conseil Général composé de tous les chefs de famille par devant le juge ordinaire du seigneur du lieu d’Ollioules pour établir dés syndic, pour s’occuper des affaires publiques du dit hameau de Saint-Nazaire suivant la nomination et l’élection qui sera faite par les suppliants à la pluralité des voix. Et pour délibérer, s’il y échoit, d’autres affaires que ledit quartier a et pourra avoir à l’avenir et pour assembler les syndics toutes les fois quee le cas le requerra et il doit être enjoint au juge ou à son lieutenant d’assister aux assemblées et de les autoriser ». Le 23 novembre, le lieutenant fit crier à haute voix dans les lieux et à son de cloche que les chefs de famille aient à se réunir pour élire leurs syndics, dans la Chapelle des Pénitents Blancs, le 25 novembre.

1688 – 23 – 25 novembre : SÉPARATION D’OLLIOULES ET DE SANARY – Le 23, les experts se retirèrent à Aix pour rédiger leur rapport et pour procéder à la confection d’un compoix et cadastre. Ils furent de retour à Saint-Nazaire le 25. Ils travaillèrent au calcul et à l’estimation des biens communaux ; les 6 moulins à blé, soit le moulin neuf, le moulin de Trisse Rate, le moulin de la Tour, le moulin de Clapier, le moulin de la Figuière, le moulin de Parissol, le moulin des noyaux des olives, avec ses engins et bâtiments, le domaine du Lautin, de la Plantade, le domaine de Pierre Pigne, la halle au blé du lieu d’Ollioules, la maison de l’Hôtel de ville, la grande école. Ensuite, ils remirent au sieur Bernard, André, le cadastre qu’ils avaient établi, après quoi ils conclurent leur rapport (…). En conclusion, les experts dirent qu’il fallait donner à Saint-Nazaire un terroir assez avantageux en surface car : « il est sûr que le port une fois construit (…) ce lieu deviendra plus important qu’Ollioules. Il ne faut pas donner à Saint-Nazaire que les charges de beaucoup de feux mais bien régler tout sans faute. Le temps où Ollioules gouvernait n’est plus. Il a plu au Roi de tirer les habitants de Saint-Nazaire de leur esclavage. Il les a rendus libres, et comme ils sont des enfants issus du même père que ceux d’Ollioules, ils ont part à la succession. Il faut faire leur part à proportion du terroir qui leur sera donné qui ne peut être que médiocre et le moins important à cause que les biens qui se trouvent du costé d’Ollioules dont les plus beaux et les meilleurs étant presque tous arrosables et aussi par la proximité de Toulon en sorte que l’un en vaut deux ». Les conclusions furent approuvées sans réserve en haut lieu.

1789 – 23 novembre : EN DIRECT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE – L’archevêque d’Aix-en-Provence a été nommé ce matin président de l’Assemblée nationale. Il a ensuite fait procéder à l’ouverture des débats portant sur les articles relatifs à l’organisation des corps administratifs du royaume. Les députés sont tous conscients de l’extrême importance de cette question : il est capital de préserver cette grande conquête que représente l’Assemblée nationale, désormais permanente et élevée au rang d’institution législative (1789-1989, Agenda du Bicentenaire – LUNDI 23 NOVEMBRE – ).

1791 – dans la nuit du 22 au 23 novembre : DES BEAUSSETANS PRENNENT LES ARMES – Dans la nuit du 22 au 23 novembre 1791, des Beaussetans prennent les armes et parcourent les rues du village sous le prétexte de se défendre contre une prétendue prochaine attaque de la part des prêtres non assermentés et de leurs partisans. Nul doute que Joseph Vidal et ses patriotes aient été à l’origine de ce tumulte. Mais là, les menace ne sont plus seulement verbales. C’est bien la vie des prêtres réfractaires qui est menacée. C’est vraisemblablement peu de temps après cet épisode de novembre 1791 qu’ils ont dû émigrer à Nice, alors terre sarde. C’est aussi de cet épisode que doit dater l’incompréhension avérée, qui deviendra animosité, entre Vidal le jacobin, et Denans, l’accusateur public du tribunal du district de Toulon. Le second étant dénoncé auprès de l’assemblée nationale par le premier ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1791 – à partir du 23 novembre : AUGMENTATION DU PRIX DU PAIN – La pénurie de blé motive une des premières mesures prises par le maire du Beausset, Joseph Eynaud à qui les boulangers demandent à augmenter le prix du pain. Le maire et son conseil, « considérant que s’il est juste d’augmenter le prix du pain relativement à l’augmentation survenue sur celui du blé, il serait en même temps injuste et impolitique d’augmenter le prix du pain bis qui sert à nourrir la classe la plus indigente, classe qui depuis longtemps ne peut gagner sa vie par l’abondance des pluies qui règnent dans cette contrée, a arrêté que le pain blanc serait augmenté d’un denier par livre pesant, et qu’il serait vendu à compter de demain mercredi 23 novembre à raison de 30 deniers la livre, et que le pain bis continuera d’être vendu à raison de 24 deniers ». Cela prouve le sens politique très avisé de Joseph Eynaud. Cela traduit également l’état de misère latent de la classe sociale la plus défavorisée, celle des travailleurs, soumis pratiquement sans moyen de défense aux aléas météorologiques (id.).


1793 – 23 novembre (3 frimaire An II) :

1. DEUX BATAILLONS ARRIVENT A OLLIOULES SANS ETRE ANNONCES – Lettre de Blanchet, inspecteur principal des subsistances militaires, au sujet de la confection immédiate de pain pour la subsistance de deux bataillons arrivés à Ollioules sans être annoncés (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).

2. – LE CURE DE SAINT-NAZAIRE SE TROUVA MALADE AU MOMENT MÊME OÙ L’ON EUT BESOIN DE SES SERVICES (cf. 1er frimaire). D’après les « commissaires des Sociétés populaires réunies à Marseille, autorisés par les « représentants du peuple près les armées vers Toulon », l’octogénaire Terras, prêtre ayant fixé son domicile en ce lieu, aurait pu suffire à la célébration d’une messe « qu’il doit savoir par cœur depuis qu’il est prêtre » et, en ce cas, le vicaire Charignon aurait pu officier à Bandol (3 frimaire). Ce 23 novembre, les mêmes « commissaires des Sociétés populaires réunies à Marseille » demandèrent l’envoi de 6 exemplaires de l’arrêté des représentants du peuple, Barras et Fréron, prescrivant la célébration de fêtes civiques « tous les jours de repos ». Cette décision devait être publiée par les « ci-devant prêtres au bon peuple de Saint-Nazaire » et ils prouveraient ainsi qu’ils « sont comme nous les enfants de la République » (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).

1816 – 23 novembre : JOURNAL DE STENDHAL EN ITALIE – 23 NOVEMBRE 1816. – « Nel cor più non mi sento.” Mme Catalani ne chante jamais qu’une douzaine d’airs, c’est avec cela qu’elle se promène en Europe. – Il faut l’entendre une fois, pour avoir un regret éternel que la nature n’ait pas joint un peu d’âme à un instrument si étonnant. – Elle n’a fait aucun progrès depuis dix- huit ans qu’elle chantait à Milan : « Ho perduto il figlio amato ». – Peu importe le nom du compositeur, l’air que chante Mme Catalani est toujours le même : c’est une suite de broderies, et la plupart de mauvais goût. Elle n’a trouvé que de mauvais maîtres hors de l’Italie.

“Voilà ce qu’on disait autour de moi. Tout cela est vrai, mais de notre vie peut-être nous n’entendrons rien d’approchant. Elle fait la gamme ascendante et descendante par se mitons, mieux que Marchesi, que l’on me fait voir au concert. Il n’est point trop vieux ; il est fort riche, et chante encore quelquefois devant ses amis intimes. C’est comme son rival Pacchiarotti à Padoue.

“Aux lumières, Mmc Catalani, qui peut avoir trente-quatre à trente-cinq ans, est encore fort belle ; le contraste de ses traits nobles et de sa voix sublime avec la gaieté du rôle, doit faire un effet étonnant dans l’opéra buffa.

Pour l’opéra séria, elle n’y comprendra jamais rien.

“Au total, j’ai été désappointé. J’aurais fait trente lieues avec plaisir pour ce concert, je suis heureux de m’être trouvé à Milan. En sortant, j’ai trouvé six pouces de neige ; je suis venu au grand trot de mes chevaux chez Mme M*** : il y avait déjà trois ou quatre amis de la maison, qui étaient venus là du Conservatoire, toujours en courant, pour donner des nouvelles du concert à leurs amis, qui avaient voulu épargner 10 francs. Or, il y a plus de trois quarts de lieue. La conversation ne se faisait que par exclamations. Pendant trois quarts d’heure, comptés à ma montre, il n’y a pas eu une seule phrase de finie.

“Naples n’est plus la capitale de la musique, c’est Milan”.

1867 – 23 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Samedi, St Clément : temps magnifique – pas de vent- soleil splendide mais forte gelée ce matin. Le beau temps continue tout le jour.

1868 – 23 novembre : INVENTION DE LA PHOTOGRAPHIE EN COULEURS par le Français Louis Ducos du Hauron.

1869 – 23 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Lundi, St Clément : victoire ! victoire ! nous voilà enfin à la pluie. Nous nous sommes éveillés ce matin à 7h et nous avons eu le plaisir de voir couler les gouttières de notre maison. On nous a dit qu’il avait plu pendant la nuit. Le pluviomètre nous a donné 2 cm, le thermomètre marquait 10°. quant au baromètre, il était descendu un peu au-dessous de « variable ». il faut admettre que la nuit prochaine nous en aurons encore, parce que la mer est chargée et que la terre étant humide attire l’humidité.

1879 – 23 novembre : Marius Michel obtient une importante concession dans l’aménagement du port de Constantinople. C’est à cette occasion qu’il est élevé à la dignité de Pacha (Ortolan, 1989 ; Rotger B., 1984, p. 457).

1896 – 23 novembre – PROJET DE CONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE MAIRIE AU CREUX SAINT-GEORGES – Dans la matinée, M. Antelme, le Conseiller d’Arrondissement arrivait au Creux Saint-Georges et se rendait auprès de M. Peyret adjoint spécial de la section. Sa visite était de bon augure, il s’agissait des premières formalités et d’une bonne entente pour la construction d’une nouvelle mairie sur la place centrale du Creux-Saint-Georges. Deux semaines auparavant, une commission de La Seyne ayant à sa tête M. Bernard, Maire, était en mission dans la Presqu’île Son but était l’examen minutieux de cette vieille masure que le village possédait depuis de nombreuses années comme hôtel de ville. Ce bâtiment vétusté était à l’emplacement du foyer des anciens. Nous pouvons dire surtout que c’est au dévoué adjoint spécial M. Peyret, que nous devons la perspective de ces nouveaux travaux, lesquels seraient à la veille d’être mis en exécution, d’après l’entrevue entre M. Antelme et M. Peyret avec M. F. Beaugier rentier dans la localité, lequel prendrait à sa charge la construction de l’immeuble, qu’il louera à la commune mère. «C’est là l’unique moyen de se débarrasser de cette abominable mansarde où pullulent rats et cafards ; pour être doté un jour d’une maison commune d’un aspect nouveau et de beaucoup plus convenable» (Gisèle Argensse, 1989, p. 92).

1902 – 23 novembre :

1. MORT DE L’INDUSTRIEL ALLEMAND FREDERIC KRUPP – Il était l’unique propriétaire de 547 mines de charbon en Allemagne, de plusieurs mines à Bilbao, des aciéries et fonderies d’Essen, des chantiers maritimes de la Germania à Kiel, des usines de Magdebourg. Il occupait 30 000 ouvriers (Le Figaro, 23 novembre 1902).

2. INAUGURATION DE LA STATUE DE BALZAC, à Paris – Ballotée et pourchassée de place en place, elle monta de la place du Palais-Royal au mur de l’hôpital Beaujon, le long de l’avenue de Friedland, où elle se dresse aujourd’hui (Le Figaro, 23 novembre 1902).

1903 – 23 novembre : LE LOUVRE DÉTERRÉ – M. Odilon Redon, architecte du Louvre, a découvert que ce que nous avons toujours connu du Louvre n’est qu’un édifice tronqué, car le Louvre a 7 m de moins qu’il devrait avoir. Il est convaincu que le dégagement se fera et que la majesté du palais en sera décuplée (Le Figaro, 23 novembre 1903).

1906 – 23 novembre : France – LE MONTANT DE L’INDEMNITÉ PARLEMENTAIRE EST PRESQUE DOUBLÉ (Le Figaro, 23 novembre 1906).

1911 – 23 novembre : USINE-SUCCURSALE DU CREUSOT DE SAINT-MANDRIER – L’usine est terminée et le premier sous-marin est annoncé. Le petit navire, construit à Chalon-sur-Saône pour la flotte péruvienne, provient en dernier lieu de port Saint-Louis-du-Rhône. Il a à bord, M. Carré, le sympathique commandant du Creusot et aussi les employés de l’usine. C’est donc le commencement du travail qui s’annonce pour les coquets ateliers, en bordure de la mer, dans le quartier de «l’Olivier » et qui sera une source de bénéfices pour la localité, de plus en plus fréquentée (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 144). «On fabriquait les sous-marins à Chalon-sur-Saône. Quand le bateau était terminé, mais pas en mesure de marcher (les accumulateurs étant une grosse charge on les plaçait à l’arsenal), on le plaçait sur un bateau métallique à fond plat, pouvant contenir le sous-marin, avec des ballasts à air sur les côtés. On l’immergeait un peu et on glissait le sous-marin dedans, on fermait la porte arrière. On vidait l’eau du bateau plat qui remontait à la hauteur voulue. Tiré par deux remorqueurs il descendait la Saône jusqu’à Lyon au confluent du Rhône, le trajet se continuait jusqu’à Saint-Louis-du-Rhône où on refaisait la manœuvre inverse pour le sortir. Il était alors en mer et les remorqueurs de la Direction du Port de Toulon, venaient le chercher pour le mener à Saint-Mandrier. Là, on plaçait les accumulateurs et on faisait les essais en mer et en plongée. La caserne servait aux équipages et aux ouvriers en déplacement. Elle appartenait à Schneider. Les établissements ont fermé vers 1935 » (D’après M. Prudent, qui a travaillé pendant 50 ans chez Schneider, a été muté à la succursale du Creusot à Saint-Mandrier, et s’est fixé dans la localité. Témoignage recueilli par Gisèle Argensse en 1982 et publié en 1989, p. 144. L’intitulé exact de l’usine est : «Schneider et Cie Constructions navales – Chantiers de construction à Chalon-sur-Saône – Station d’essais au Creux Saint-Georges (Toulon) – Etablissement de La Londe Les Maures (près de Toulon)». Ses spécialités s’énuméraient ainsi : « Submersibles Schneider-Laubeuf. Contre-torpilleurs-Torpilleurs. Remorqueurs – Chalands – Grues flottantes. Moteurs à pétrole lourd. •Schneider – Carels» Torpilles automobiles et Tubes lance-torpilles»).

1914 – 23 novembre :

1. NOUS LISONS DANS LE MIROIR DU 6 DÉCEMBRE, À LA CHRONIQUE DE LA GUERRE, ET À LA DATE DU LUNDI 23 NOVEMBRE :

“ Les Allemands ont à nouveau dirigé une violente canonnade sur Ypres, dans leur dépit de n’y pouvoir entrer. Ils y ont détruit des monuments admirables et très visités par tous ceux qui ont le souci de la beauté artistique : les halles et l’hôtel de ville. La canonnade a repris également au nord de l’Aisne, du côté de Soissons et de Vailly.

“Sur le front oriental de la guerre, les Russes ont marqué des progrès significatifs dans la région des Carpathes.

“Le gouverneur de Cracovie, qui a enjoint à la population de s’enfuir, lui a donné ordre maintenant de sortir au plus tôt et sous peine de mort. C’est une indication qu’il attend le choc suprême.

« La Chambre bulgare a entamé un long débat sur la politique étrangère et les relation du cabinet de Sofia avec les groupes de belligérants. Tous les chefs du parti réclament le retour à la Bulgarie des portions du territoire macédonien qui lui ont été enlevées à la suite de la seconde guerre balkanique, mais ils estiment aussi que ce résultat pourrait obtenu par des négociations avec la Triple Entente.

2. LES FORCES AMÉRICAINES SE RETIRENT DU MEXIQUE (Le Figaro du 23 novembre 1914).

1922 – 23 novembre : DISCOURS DE GEORGES CLEMENCEAU A NEW YORK – « (…) Je ne viens pas demander d’argent, (…). Je ne veux pas la destruction de l’Allemagne (…). Je veux l’empêcher de démembrer la France ( ???). J’ai senti dès le premier jour de l’armistice que l’Angleterre n’était plus avec nous. Et vous, vous nous avez quittés également (…) Désirant m’entourer de garanties, à la Conférence de la paix, j’avais demandé le frontière du Rhin. M. Lloyd George m’offrit la garantie de l’Angleterre et celle des Etats-Unis si j’y renonçais. J’y ai renoncé mais les promesses n’ont pas été tenues. (…) » (Le Figaro).

1923 – 23 novembre : Allemagne –

1. DEMISSION DE GUSTAV STRESEMANN.

2. ACCORD DE REPRISE DU TRAVAIL DANS LA RUHR – Après une dernière épreuve de force avec les patrons de la Ruhr qui licencient du personnel du fait de l’arrêt des crédits de Berlin en octobre, ceux-ci, Hugo Stinnes en tête, signent un accord de reprise du travail le 23 novembre 1923. Avec le retour de l’ordre, le parti communiste allemand, qui, depuis mai, tentait d’exploiter les troubles pour établir une République ouvrière, perd ses bases populaires (Le Figaro).

1924 – 23 novembre : TRANSFERT DE LA DÉPOUILLE DE JEAN JAURÈS AU PANTHÉON A PARIS.

1. La cérémonie, initialement fixée au 4 ou au 22 septembre, dates anniversaires respectivement de la création des Première et Troisième Républiques, est finalement décidée pour le dimanche 23 novembre 1924. Léon Blum voulait une cérémonie majestueuse, un certain nombre de socialistes enthousiastes penchaient pour une emphase particulière, les radicaux ne souhaitaient pas en faire trop. Le cérémonial est finalement confié à Firmin Gémier, fondateur en 1920 du Théâtre National Populaire à Villeurbanne, qui s’en remet pour l’exécution au musicien Gustave Charpentier et au poète Saint-Georges de Bouhelier (Jean Lacouture, Léon Blum, 1977).

2. Paris : manifestations communistes lors du transfert des cendres de Jaurès au Panthéon (Le Figaro).

1929 – 23 novembre : MORT DE GEORGES CLEMENCEAU, après une longue agonie. Avec lui s’éteint toute une période de l’histoire de France, car Georges Clemenceau débuta sa carrière politique dès la fin du Second Empire et se trouva lié à tous les événements et les péripéties de notre République depuis 1870. En 1917, à l’heure la plus sombre de la guerre, il a donné à la France une leçon de patriotisme (Le Figaro, du 24 novembre 1929).

1942 – 23 novembre :

1. FRONT DE L’EST – BATAILLE DE STALINGRAD – Il suffit de quatre jours et demi pour que l’encerclement des Allemands à Stalingrad soit réalisé. Les divisions roumaines et italiennes situées sur les flancs du chaudron, faiblement armées, sans chars ni artillerie, sans ardeur ni résolution combattantes, sont disloquées par les Russes. Ils avancent d’une centaine de kilomètres, enfoncent le front sur une longueur de 80 kilomètres au nord et de 50 au sud !

Les troupes des généraux Vatoutine et Yeremenko se rencontrent le 23 novembre, vers 16 h 30, à Kalatch.

Les sapeurs de la Wehrmacht sont prêts à faire sauter le dernier pont sur le Don. Ils voient s’avancer des véhicules allemands, portant les signes distinctifs de la 22e Panzer. Ils s’écartent, lèvent les barrières qui interdisent la circulation sur le pont. Et des Russes surgissent des véhicules et s’emparent du pont, tuant la plupart des sapeurs allemands. Kalatch devient ainsi le premier chaînon de Vanneau qui doit étrangler les 250 000 soldats de la VIe armée de Paulus.

Le correspondant de l’United Press à Moscou, Henry Shapiro, se rend, dans les jours qui suivent la « fermeture » de l’anneau, sur le front de Stalingrad. Il écrit : « La voie ferroviaire la plus proche du front avait été violemment bombardée par les Allemands ; toutes les gares étaient détruites, et les chefs militaires ainsi que les techniciens des chemins de fer dirigeaient le trafic dans des abris souterrains ou dans des maisons en ruine. Tout le long de la ligne, c’était un flot ininterrompu et impressionnant de matériel de guerre : Katioucha, canons, chars, munitions, hommes. Les convois roulaient de nuit et de jour, et il en allait de même sur les routes (Max Gallo, 2011).

2. CONSTITUTION D’UNE PHALANGE AFRICAINE – Constitution d’une «phalange africaine» destinée à lutter aux côtés des Allemands «pour libérer l’Afrique du Nord».

Consigne N° 991 de la censure: «L’appel de la phalange africaine est obligatoire et doit être présenté en première page ».

Consigne N° 991 : « Les messages de fidélité au Maréchal devront être publiés en première page avec une bonne présentation. » (André Rossel, 1985)

3. L’ESCADRE DE TOULON SE PRÉPARE AU SABORDAGE DE SES NAVIRES – « Le 23 novembre, à 8 h 30, j’étais à bord du croiseur Colbert. » (Témoignage de l’agent technique principal artificier, Aimé Massot, cité par Henri Noguères, dans Le suicide de la flotte française à Toulon, 27 novembre 1942, Robert Laffont, 1961, p. 120 – 121.)

4. L’AMIRAL ABRIAL FAIT UNE VISITE D’INSPECTION A TOULON : CONSIGNES DE SABORDAGE. [Antier Jean-Jacques : Navires doivent être coulés droit mais avec destructions par explosifs. Puis, il fait une inspection de la côte avec l’Amiral Marquis : constat de l’occupation allemande de Palyvestre et de l’impossibilité d’appareiller (Smith Anthony Heckstall. ; Antier Jean-Jacques).

A 13 h, le 2ème bataillon du contingent spécial des F.H.M. est détaché, sous le commandement du CC Magnie, de l’Algérie, à la base aéronavale de Saint-Mandrier (2 compagnies et un groupe de commandement de l’Algérie, 2 compagnies du Dupleix). Ces marins y seront encore lors du sabordage. L’amiral Abrial confirma l’ordre stipulant que les navires devaient être coulés droit mais avec destructions par explosifs. Il constata par ailleurs que l’occupation allemande du Palyvestre, à Hyères, rendait tout appareillage impossible. A titre de renfort, deux compagnies et un groupe de commandement de l’Algérie et deux compagnies du Dupleix étaient détachés à la base aéronavale de Saint-Mandrier. Ces marins y étaient encore lors du sabordage (Cahier du Patrimoine ouest varois n°14).

5. FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES – Le 23 novembre, l’aviso-dragueur « Commandant Bory » appareille de Dakar pour se rendre à Casablanca où il arrive le 3 décembre (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.)

1943 – 23 novembre : BOMBARDEMENTS BRITANNIQUES EN FRANCE – Vers 20 heures, la radio anglaise annonce qu’un certain nombre d’objectifs vont être frappés : les gares de Limoges-Célestins et de Toulouse-Matabiau retiennent l’attention. Toulon n’est pas nommé (Gaignebet J.-B. 1980 – Toulon et la guerre).

1944 – 23 novembre : NOUVELLES DE LA 2e DIVISION BLINDÉE (2e DB) – Libération de Strasbourg par la 2e Division blindée commandée par le général Philippe de Hauteclocque (le maréchal Leclerc).

1948 – 23 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Jusqu’au 23 novembre, l’aviso « Commandant Duboc » est de surveillance des côtes du Tonkin (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.)

1949 – 23 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Au cours de sa mission de surveillance sur les côtes d’Annam du 26 octobre au 23 novembre, l’aviso « Commandant Dominé » capture 12 jonques, prenant 15 000 litres de pétrole, 400 couvertures et du ravitaillement (Gérard Garier, id.)

1952 23 novembre : (AG des Prud’homies à  Bandol,)  poisson harponné avec une fouïne – loups, congres, poulpes, seiches, muges,… .

1959 – 23 novembre : CONDAMNATION DE L’AVISO « LA GRANDIERE » – L’aviso de 2000 tW « La Grandière », armé en juin 1940, basé en Algérie de juin 1940 à novembre 1942, participa aux activités de la marine française au sein des Forces alliées dans l’Atlantique sud puis avant d’intégrer l’Eastern Force après 1943. Le bâtiment, toujours en service en 1949, portait la marque de coque A 01. Devenu annexe du croiseur école « Jeanne d’Arc » de fin 1952 à 1959, est désarmé le 8 juin 1959 puis condamné à Brest le 23 novembre 1959. Devenu Q174, il est vendu par les Domaines le 1er juillet 1960 pour 480 000 NF au Chantier L’Hermitte près de Brest.

1970 – 23 novembre : parution du premier numéro de Charlie Hebdo.

1976 – 23 novembre :

1. Mort d’André Malraux qui fut tout à la fois aventurier, écrivain et homme politique.

2. JACQUES MAYOL – L’apnéiste Jacques Mayol devient le premier homme à atteindre sans équipement respiratoire la profondeur de 100 m.

1977 – 23 novembre : PREMIER SATELLITE GÉOSTATIONNAIRE « METEOSTAT » – Lancement par la fusée Ariane du premier satellite géostationnaire « Météostat ».

1995 – 23 novembre : LE REALISATEUR LOUIS MALLE MEURT D’UN LYMPHOME A LOS ANGELES. 1988 avait été une année faste pour son film « Au revoir les enfants » : nomination à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, nomination au Golden Globe du meilleur film étranger, Césars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario, European Award du meilleur scénario.

1996 – 23 novembre : LES CENDRES D’ANDRE MALRAUX SONT TRANSFERES AU PANTHEON, 20 ans jour pour jour après sa mort.

2000 – 23 novembre : Consommation : Les ménages plus enclins à épargner. Les ménages jugent la période moins favorable à la dépense. Inversement, l’opportunité d’épargner se redresse. Ce retour de la prudence se traduit dans les ventes du grand commerce, qui ont encore reculé en octobre, surtout dans les supermarchés et hypermarchés (­ 5 % en un an). Inflation : L’inflation sous la barre des 2 %. La hausse des prix de détail est redescendue à 1,9 % en glissement annuel au mois d’octobre. Les prix des produits manufacturés sont quasi stables. Quant aux services, ils affichent une hausse de 0,8 % seulement en un an. Dans les transports et communications, la déflation sévit (L’EXPRESS / EXPANSION).

2010 – 23 novembre : Congrès des maires – Nicolas Sarkozy rassure les élus locaux sur la réforme territoriale – Le président a participé à la séance d’ouverture du congrès, qui durera jusqu’à jeudi, avec le président de l’Association des maires de France (AMF) Jacques Pélissard (UMP) et le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS). C’est la troisième année que Nicolas Sarkozy participe à ce congrès depuis son élection à la présidence, en 2007 et en 2008. En 2009, son absence en raison d’un calendrier chargé lui avait été vivement reprochée, mais il avait reçu au lendemain une délégation de maires à l’Elysée.

2016 – 23 novembre :

1. À L’HONNEUR – Alors qu’elle était engagée dans l’opération BARKHANE, son véhicule saute sur mine lors d’une patrouille. Malgré ses blessures, le sergent Naziha poursuit l’appui tactique depuis son véhicule immobilisé. Cette surveillance spécialisée a permis l’intervention de l’élément de réserve. Par son sang-froid, elle a contribué à la sureté du détachement. Le 16 juin, le sergent Naziha du 54e Régiment de Transmission a été citée à l’ordre du régiment avec attribution de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze (Robert Beneventi, Facebook, le 23 novembre).

2. TROIS MOIS DE PRISON FERME POUR AVOIR VOLÉ UN FROMAGE – Dépêche du Midi du mardi 22 novembre : « Un jeune homme de 22 ans a été condamné hier à trois mois de prison ferme pour avoir volé… une bûche de chèvre dans un supermarché de Toulouse. Ce jeune marocain de 22 ans, en situation irrégulière sur le territoire français, a expliqué qu’il « n’avait pas mangé depuis trois jours ». Un deuxième individu, présent avec lui lors du vol, a réussi à prendre la fuite. « C’est la première fois que je vole… », s’est défendu le prévenu. « J’ai fait ça pour manger. J’avais faim, cela faisait trois jours que je n’avais rien avalé. » Las, le procureur a requis contre lui une peine de 5 à 8 mois de prison ferme. A peine moins sévère, le tribunal l’a donc condamné à trois mois de prison ferme (Jean-Pierre Bourrel, Facebook, le 23 novembre).


2018 – vendredi 23 novembre : les gilets jaunes pourraient donc une nouvelle fois se mobiliser, mais cette fois-ci en se concentrant sur les commerces et le transport des marchandises. Un porte-parole des gilets jaunes de Saint-Brieuc a notamment appelé sur BFM TV à ce quele vendredi 23 novembre soit un « yellow friday », en opposition au « black friday ». Sur les réseaux sociaux, sur Facebook, qui a vu naître le mouvement des gilets jaunes, en particulier, les appels au boycott des commerces le vendredi 23 novembre se multiplient (Facebook) ;

2020 – lundi 23 novembre : « UNE » de Var-Matin –

1.Montrons l’exemple ! face à la pénurie de sang, on a testé la seule solution – Donner son sang, ce n’est pas si terrible.

2.A57 élargie : Derniers préparatifs avant le début des travaux.

3.Affaire des écoutes : Sarkozy jugé pour corruption et trafic d’influence/

4.Sanary : L’huile bio du jardin des Oliviers a coulé.

5.Justice : un vaste trafic de drogue seynois devant le tribunal.

6.Rugby : six ans après, la France s’impose en Ecosse.

2021 – mardi 23 novembre : « UNE » de Var-Matin –

1. COVID-19 : des signaux d’alerte. Le taux d’incidence repart en forte hausse dans le Var. La cinquième vague est bien là. Les centres vaccinaux prêts pour la 3e dose.

2. L’appel à l’aide de os amis de la rue.

3. La Seyne : Femmes 3 un festival féminin et pluriel.

4. Justice – Var : le faux prêtre Don Romano condamné.

5. Football – Ligue 1 : Lyon-OM, Payet a porté plainte.

2021 – mardi 23 novembre : « UNE » de Var-Matin –

1. mondial de foot au qatar : Les bleus sont lancés. La France a réussi ses débuts face à l’Australie. Prochain match samedi contre le Danemark. P. 48-49.

2. TOULON : Offre de santé élargie dans les quartiers est, p. 9.

3. LA SEYNE : Les élus valident le projet pour le Bois Sacré, p. 14. Des critiques à droite comme à gauche.

4. Justice – Var : Deux hommes jugés après les faits, p. 6.

5. UKRAINE : L’appel de Zelenski aux maires de France, p. 25.

6 . BLACK FRIDAY : Y fait-on vraiment de bonnes affaires ? pp. 2-3.

7. LA VALETTE : L’Avenue 83 fait le plein de nouvelles enseignes, p. 13.

8. FRANCE : Eric Ciotti et son ex-épouse dans le viseur de la justice. P. 23.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Emile CORDERET – « A travers l’Egypte, merveilles d’autrefois et d’aujourd’hui », Librairie de l’œuvre Saint-Charles de Grammont, Bruges (Berlique), 1929. Edition originale.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 131e livraison :

1912 : Communication – Le projet Le Bouvier de tramway entre La Seyne et Sanary, adopté en conseil général en 1908, est déclaré d’utilité publique en 1912.

1913 : Communication – La S.T.O.V. (Société des Tramways de l’Ouest-Varois) est constituée. La S.T.V.G. verra toujours cette Société comme une rivale qui bloque son extension à l’Ouest. A l’Est en effet, elle s’étend jusqu’à Hyères. Le dépot principal de la S.T.O.V. est établi au quartier de la Bédouille au Petit Plan, presqu’en face de la station de Chemin de Fer d’Ollioules – Sanary.

1915 : Communication – La Société des Tramways de l’Ouest Varois (T.O.V.) commença son exploitation en 1915 : une ligne Sanary – Ollioules – Le Beausset ; une ligne Six-Fours (Reynier) – La Seyne. D’Ollioules ou de La Seyne, on pouvait prendre la correspondance pour Toulon. La Société du garage Excelsior (M. Mimerel) et la Société des Autocars Provence-Sports (Rey-Bonnegrâce) assurèrent le service Bandol-Toulon pendant plusieurs années. Le 30 mai 1934, la Société des Autocars Réunis de la Côte Varoise leur succéda, elle remplaça la TOV (Rotger B. dans La Revue Municipale).

1916 : Communications – Services – La Société des Tramways de l’Ouest Varois (T.O.V.) commença son exploitation en 1915 : une ligne Sanary – Ollioules – Le Beausset ; une ligne Six-Fours (Reynier) – La Seyne. D’Ollioules ou de La Seyne, on pouvait prendre la correspondance pour Toulon. La Société du garage Excelsior (M. Mimerel) et la Société des Autocars Provence-Sports (Rey-Bonnegrâce) assurèrent le service Bandol-Toulon pendant plusieurs années. Le 30 mai 1934, la Société des Autocars Réunis de la Côte Varoise leur succéda, elle remplaça la TOV.(ibid.)

1917 : Communication – Municipalité – Une autre compagnie Les Tramways de l’Ouest Varois assura la liaison La Seyne-Ollioules avec prolongements ultérieurs sur Le Beausset en passant par Six-Fours et Sanary. La manoeuvre des motrices s’effectuait rue Hoche, à l’emplacement actuel de la station des taxis, ce qui expliquait l’appellation du débit de boissons qui jouxte l’hôtel de ville de Bar des Arrêts, avant de devenir Le Miami. Cette ligne se détachait de la route de Toulon à hauteur du Lavoir Saint-Roch (avenue du Docteur Mazen). Le service de l’Ouest Varois fonctionna entre 1917 et 1936 (Marius Autran, tome 1, 1987).

1917 – 5 avril : Communication – Ce n’est que le 5 avril 1917, en pleine guerre, que le tramway de l’Ouest varois fonctionne : 7 voyages quotidiens sur Le Beausset, 16 sur La Seyne, à partir du dépôt de la Bédouille.

1926 – 16 mai : Communications – Municipalité – Les travaux de doublement de la ligne de tramway Bon Rencontre la Seyne (chemin de Reynier) débutent avec une navette en saison d’été vers les Sablettes pour les bains de mer. Mais les services de la compagnie STVG laissaient à désirer et de nombreux mécontents le journal du 16 mai 1926 parlait des déboires des tramways : il pleut dans les voitures si nettement que dans la motrice 129, on est obligé d’ouvrir les parapluies. Le même jour devant la boulangerie des Sablettes, un poteau métallique, soutenant le fil du tram, rongé par la rouille est tombé. Par bonheur, aucune victime mais circulation très perturbée (déjà). Après une polémique sur l’augmentation du prix du transport qui passera à 0,70 F entre Toulon La Seyne (+15%) et 1,10 F jusqu’aux Sablettes, le doublement des voies devant la Bourse du travail fut inauguré en…1930 (Serge Sappino).

1931 – 17 janvier : Communication – Municipalité – L’Adjoint Spécial de Saint-Mandrier porte à la connaissance de la population qu’à partir du samedi 17 janvier 1931, la Compagnie des Tramways de Toulon mettra en service sur Saint-Mandrier, des autobus confortables avec un horaire et des arrêts fixes. Espérant que la population réservera le meilleur accueil à ce nouveau service qui s’efforcera de toujours donner satisfaction aux usagers de la nouvelle ligne. Les habitants du village apprécient ce nouveau service et reconnaissent même que la localité n’est régulièrement desservie que depuis l’existence de la société d’autocars « Bleu-Azur » (Gisèle Argensse, 1989, p. 202.).

1936 – 7 juin : Commerce – Industrie – Société – Un vaste mouvement de grèves se produit à Paris et sur tout le territoire. A Saint-Mandrier la grève des employés de la compagnie du gaz et de l’électricité a une répercussion sur les boulangers. Les Forges et Chantiers accordent des augmentations de salaire, de nombreux employés résidant à Saint-Mandrier sont concernés. Toulon subit une agitation gréviste : les tramways, le nettoiement, les garçons de café… MM. Colomp et Brunet, délégués de la section socialiste S.F.I.O. lancent un pressant appel à tous les militants et à tous les sympathisants du Front Populaire, afin qu’ils viennent se ranger derrière le drapeau du parti à la manifestation qui a lieu à La Seyne le dimanche 14 juin 1936 (Gisèle Argensse, 1989, p. 205).

1936 – 1er juillet : Communications – En 1936, le tramway de l’Ouest Varois disparait (cessation au 1er juillet 1936). Il en est de même de la S.T.V.G. (dissolution en 1938). Elle ne dessert plus Ollioules depuis le 1er octobre 1936. Elle demande la résiliation de sa concession. Les droits seront repris par les villes en 1939. A part une légère reprise en 1940 sur la ligne Ollioules – Escaillon qui ne durera que le temps de la guerre, il n’y a plus de tramways dans l’Ouest Varois. La circulation publique se fait désormais par bus ou par cars.

1937 – 17 février :Communications – Municipalité – La concurrence grandissante des transporteurs routiers (matériel neuf et rapide) et les grèves de 1936 entrainent des difficultés financières. La S.T.V.G demanda la résiliation de sa concession le 17 février 1937, le tramway ne circulait plus à la Seyne depuis octobre 1936 (Serge Sappino.).

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MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 330e livraison :

1221 : A partir de 1221, apparaissent des podestats à Marseille – Durant 8 ans lMarseille fut administré selon le principe de la commune, l’administration étant confiée à des recteurs ou consuls assistés d’un Conseil. A partir de 1221, apparaissent des podestats, administrateurs annuels, assistés d’un Conseil et étrangers à la ville, mais munis des pleins pouvoirs.

1221 – 9 février : Aubagne – Le même Hugues de Baux, sa femme et leurs fils, déclarent au prévôt de la Major, Raimond Julien, qu’ils vendirent autrefois au prévôt Hugues Béroard, actuellement arche­vêque d’Arles, le château Babon et toutes ses dépendances pour 8.000 sous royaux coronats ; ils confirment la vente. (acte des vicomtes de Marseille n° 418, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :A. Evêché de Marseille, charte non cotée. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. Il, p. 108. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 203. — Albanès et Chevalier, (Gallia . . . Marseille, n° 1162.

1223 – 14 janvier : Marseille – Jugement de Pierre [de Montlaur], évêque de Marseille, condamnant les empiètements de citoyens de la ville épisco­pale contre sa juridiction. Parmi les chevaliers présents : Raimond de Marseille. (Acte 424 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. : A. La Major de Marseille, chartes, n° 73. a, Albanès et Chevalier, Gallia . .. Marseille, n° 224).

1223 – 14 janvier : Marseille – Reconnaissance de seigneurie et de juridiction à l’évêque de Marseille par les citoyens de la ville haute. Parmi les témoins : Guillaume, Bertrand et R. de Marseille (Acte 425 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. : A. Saint-Victor, chartes originales, n° 275. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. 1T, p. 93. — b. Guérard, n° 1120. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 225).

1223 – 2 mai : Diplôme royal confirmant l’acquisition de Hyères et de Brégançon par les Marseillais – (Gallia Chr. Novissima, 5.) [P. Borricand : Pour mettre fin à toute contestation (cf. Acte daté d’avril 1217, par lequel le seigneur Raimond-Geoffroy cède à la commune de Marseille le douzième de la terre d’Hyères avec le château et le territoire de Brégançon), les Marseillais se font confirmer l’acquisition de Brégançon par Raymond Bérenger V. Des diffcultés avaient été soulevées par Amiel de Fos et l’évêque de Toulon, Etienne.]

1223 – 2 mai : Arrangement des différends opposant Marseille et les seigneurs d’Hyères – Pour mettre fin à toute contestation, les Marseillais se font confirmer l’acquisition du château de Brégançon par le comte Raymond Bérenger V qui tranche ainsi les différends opposant la ville consulaire de Marseille et les seigneurs d’Hyères représentés par Amiel de Fos, seigneur d’Hyères, successeur de Pons de Fos, et Etienne, évêque de Toulon. Sont présents à cette transaction, Amiel de Fos, le père, Bertrand de Fos, Gui de Fos, dame Mabile de Fos, et Rogier de Fos, dame Raimonde, sa femme, Jofroi Irat, Gui Carmalenc Guillaume de Garde et Pons de Fos, coseigneurs d’Hyères, tous chevaliers et hommes du « castrum ». A la suite de cette transaction, une quittance de 100 livres sera donnée aux Marseillais par les enfants de Pons de Fos (P. Borricand).

LA SEYNE-SUR-MER. 44e livraison : Cahier du Patrimoine ouest varois n°14 –

. Le 14 juillet 1944, 300 personnes défilent à travers le cours Louis Blanc, le boulevard du 4 Septembre, avec “La Marseillaise ”et même “L’Internationale” qui éclatent, timide d’abord, puis très fort. Le 21 août 1944, souvenir de cette journée tragique a été perpétué par une plaque commémorative apposée au n° 4 du boulevard du 4-Septembre[1]. Le tragique épisode du poste de police me revient en mémoire. Je me trouvais avec deux copains Jules SEUZARET et Gu BERTODATO chez un riche commerçant seynois, sur le cours Louis Blanc. On m’avait ordonné la réquisition d’un véhicule pour assurer une meilleure liaison avec les troupes françaises stationnées à Ollioules. Il devait être 15 heures ou 15 heures 30. Nous avons entendu arriver et vu passer une traction avant noire, fonçant à toute allure, du coffre arrière, entrouvert, tombaient des paquets de grenades. Je reconnus la voiture et je savais qui la conduisait : PUJOL, un menuisier des chantiers, qui rejoignait “La Dominante”. Quelques minutes suffirent pour comprendre l’allure démoniaque de la traction avant. Venu du bas du cours, un kommando de soldats allemands, montait en tirant à la mitraillette sur les immeubles du cours ; sans doute par crainte, puis, vers le commissariat, mais on ne le savait pas encore, retentit une série de rafales, une fusillade. Ce n’est qu’au bout d’un moment que le commando s’en revint toujours en arrosant les murs, les fenêtres surtout. Et nous trois qui n’avions pour toute arme qu’un petit 6,35, n’en menions pas large. Notre réquisition effectuée, nous regagnâmes ensuite le “quartier général”. Nous y apprîmes la résistance héroïque du poste et la fin tragique des trois policiers qui s’étaient sacrifiés en résistant jusqu’à la dernière cartouche. En représailles, le lendemain aux 4 Moulins, deux collabos Seynois bien connus et deux prisonniers allemands furent fusillés. Une précision : pour constituer le peloton d’exécution, il n’y avait pas assez de volontaires, ces “têtes brûlées” répugnaient à tuer de sang-froid, il fallut en désigner quelques-uns d’office. Cette exécution fut rapidement connue des troupes allemandes. Elles surestimaient nos forces. De plus, elles craignaient “les terroristes”. C’est ainsi qu’elles prirent la décision d’abandonner le quartier de Brégaillon et sa batterie anti-aérienne et anti-char. Cela fit l’affaire de notre ami Adolphe VERDAGNE – l’ancien boucher de la rue Cyrus Hugues – un des responsables du Parti Communiste de La Seyne ville; sous ses ordres des équipes allaient récupérer les nombreuses boîtes de conserves et autres denrées abandonnées dans le fortin et transportées dans l’entrepôt des “Coopérateurs du Midi”, avenue Charles Gide.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Comment, de nos jours, les abeilles communiquent-entre elles ? Réponse : par Essaime-S.

L’hiver est en route ! nous sommes bien le 23 novembre, il est 5 h du matin, je n’ai pas encore ouvert les volets et de fait, je ne sais pas si le ciel est couvert ou si le soleil va nous éclairer sous peu. En revanche, ce que je sais, c’est que la température a tendance à décroître et que progressivement nous marchons vers l’hiver. Je n’en veux pour preuve que ce fichu rhume attrapé au Sinaï il y a une quinzaine de jours et qui, depuis, ne m’a jamais véritablement abandonné !

Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.

Bon jeudi.

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