EPHEMERIDES DU MARDI 21 NOVEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n° 4015).

ILLUSTRATION : Sinaï, chameaux attendant le lever du soleil (5 heures du matin). Cliché H. Ribot.
LES FÊTES : Le 21 novembre est traditionnellement le jour de la PRÉSENTATION DE MARIE.
C’était jour de fête au quartier des Accoules, à Marseille. Tous les enfants qui y participaient recevaient un petit pâté et une saucisse. D’ailleurs, on disait, à Marseille, « NOTRE-DAME DES SAUCISSES » (Marcel Provence, Calendrier des fêtes provençales, 1942).
Souhaitons une bonne fête aux nombreuses MARIE qui couvrent la planète, mais aussi aux GELASE et aux RUFUS.
Au calendrier républicain, ce 1er jour du mois de frimaire, dont la signification vient des frimas qui le caractérisent « froids, tantôt secs, tantôt humides, qui se font sentir de novembre en décembre », était dédié à la RAIPONCE, plante herbacée, appartenant à la famille des Campanulacées, dont les 45 espèces se rencontrent en Europe et dans l’Asie de l’Ouest.
Dicton : Entre la Toussaint et l’Avent, attends-toi à pluie et vent.
PENSÉE : « Le peu que l’on puisse faire, il faut le faire. » (Théodore Monod, « Dictionnaire humaniste et Pacifiste, essais, Arthaud poche, les fondamentaux de l’écologie, Flammarion, Paris, 2017.
ÉPHÉMÉRIDES.
–989 : Saint-Zacharie – Donation de Segalarie à Aicard [fils du vicomte Arlulfe] par Guillaume, comte de Provence, et sa femme adélaïde (H. de Gérin-Ricard, acte 15 des vicomtes de Marseille, 1926 ;Réf. A. Saint-Victor, chartes originales, n°17 ; b. L. Blancard, Charte de donation de Segalarie, dans les Mémoires de l’Académie de Marseille, 1887, p. 223). Saint-Zacharie – Eglise, commune du Var, limitrophe des Bouches-du-Rhône, arrondissement de Brignoles, canton de Saint-Maximin, primitivement Segalarie.
-Vers 1031 : Sancte Marie de Abadia – Notice relatant la restauration, par les vicomtes Guillaume II et Fouque, de l’abbaye de Notre-Dame-des-Accoules à Marseille et fixant les limites de ses possessions. (Acte 81 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Copie du XVIIe siècle : Bibl. de Carpentras, ms. n° 1855, fol. 352.). Le texte est très incorrect. Nous n’avons cependant pas hésité à le donner à cause des précieux renseignements qu’il renferme. « Juxta Massiliam, in contrada que vocatur Lauretum : Breve recordationis de honore Sancte Marie de Abadia, quomodo G[uillelmus] et F[ulco,] vicecomites Massilie, restauraverunt abadiam puellarum infra Massiliam, per preces et per monitiones Senioreti, canonici Avenionis, et curiose requisierunt qui (sic, pour que) debedant esse illius abadie. Primum, juxta Massiliam, in contrada que vocatur Lauretum, que infra istos terminos continetur. sicut carrer[i]a pergit ad viam Sancti Stephani, sicut terra de[sc]endit in Lauretum et donat (sic, pour vadit) ad fontem Sancti Saturnini usque ad terram Algetini, et per viam de valle Focaricia, que descendit ad pratum quod est juxta mare, […]. »
–1065-1073 : Echange entre Pons II, évêque de Marseille, au nom de son église, et Bernard, abbé du monastère de Saint-Victor, d’une portion du château d’Auriol qu’il tenait de ses parents, à qui Raimbaud [de Reillane], archevêque d’Arles, et d’autres parents l’avaient donnée, et de l’église paroissiale Notre-Dame et de celle de Saint-Pierre au même lieu, contre l’église paroissiale des Pennes et l’obedientia de Septèmes (acte 185 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 21 v°. a, Guérard, n° 67. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 127).
–1209-1245 : Le commerce du sel en Provence sous Raymond Bérenger V – Le sel est une des richesses de la Provence dont l’industrie et le commerce atteignirent leur apogée sous Raymond Bérenger V (1209-1245), car elles ne souffraient pas encore, à Gênes et à Pise, de la concurrence des salines de Languedoc, de Venise, de Lombardie, d’Egypte et de Catalogne, qui n’apparaîtra qu’avec le règne des comtes angevins. Les salines provençales se divisaient en quatre groupes :
1) les étangs à salines de Fos (Lavalduc, l’Engrenier, Ligagnau) et de Camargue (autour d’Arles, des Saintes-Maries-de-la-Mer et à la Vernède près de Sylveréal) monopolisés par les comtes qui se servaient d’une institution, la salnaria (en français : la saunerie), à la fois grenier à sel et douane, à Tarascon d’abord, puis, à partir de 1239, à Arles et aux Sainte-Maries-de-la-Mer ;
2) les salines de l’étang de Berre comprises dans les terres des Baux de la branche de Berre (Istres, Berre et Vitrolles) avec les salins créés par les comtes (salina), analogues aux salnaria, de Digne dès 1177 et de Valensole ;
3) les salines de Six-Fours, entre le rivage et l’île des Embiez, pour lesquelles les textes ne mentionnent aucune taxe à l’importation dans le port de Marseille, relevaient de l’abbaye de Saint-Victor ;
4) les salines de Toulon (sur le pourtour de la rade) et d’Hyères (Giens et le Gapeau) que se partageaient les communautés et les seigneurs de Fos, pour Hyères, et d’Agout, pour Toulon.
Au XIe siècle, le commerce du littoral était taxé de leydes, droits frappant la vente et perçus surtout par les seigneurs. Sous le règne de Raymond Bérenger, il était taxé de gabelles, droits frappant l’entrée de la marchandise dans un port ou une ville, et surtout perçus par les communautés urbaines. Le sel était au nombre des marchandises frappées par les gabelles qui, toutes, furent ou bien prises par le comte aux villes, ou bien créées par lui. Le commerce du sel, qui se faisait avec le sud-est de la France, les Alpes, la Lombardie, la Ligurie et la Toscane, montre que la Provence était un pays bien vivant, ouvert à l’influence italienne, arguments de plus en faveur de cette thèse que la Provence et l’Italie du Nord se compénétraient intimement durant le moyen âge. (de Romefort, 1929)
–1257 : Chapitres de paix entre Charles 1er et Marseille [Dubois, Gaffarel, Samat, p. 48-49 : Sous prétexte que Marseille s’était alliée avec le rois de Castille, Charles 1er mit le siège devant Marseille en 1257. Ce fut le traité de 1257 ou Chapitres de Paix qui proclama la suzeraineté de Charles et de ses successeurs sur la ville et son territoire. Le viguier est désigné chaque année par le comte pour régir et gouverner le Conseil de Marseille. Malgré cela, le régime des Chapitres de Paix est très libéral car il maintient les libertés communales de Marseille.]
[M. Agulhon, N. Coulet, 1987 : Quatre ans après le traité de 1252, les adversaires de Charles 1er reprennent le contrôle de Marseille, comptant sur l’appui du roi de Castille. Sans coup férir, jouant sur les discordes internes, Charles impose à Marseille un second traité (2juin 1257). Dotée d’un statut de ville adjacente, la ville est entièrement soumise à un viguier qui représente le comte, non en tant que tel, mais comme seigneur de Marseille.]
–1303 – 21 novembre : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Palus (acte aux archives de l’Evêché). le Palun – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Ners.
–1306 – 21 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Tor Bonnaffocii (ch. n°36 aux archives de l’Evêché). Tour de Bonafous – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon, près le cap Pinède.
–1303 – 21 novembre : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Palus (acte aux archives de l’Evêché). le Palun – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Ners.
–1351 – 21 novembre : MENTION DE LA CHAPELLENIE DE SAINT-ANDRE DE LA CADIERE (Gallia Chr. Nov., II) : Castellet, 21 novembre 1351 n° 532, p 324. Texte recopié à partir des notes prises par G. Delattre)-
… cum de quadam capellania constituta et ordinata in ecclesia Sancti Andree, castri de Caderia, nostri dyoc, per quondam Johannem Vicenti, not. Dicti castri, pront constat per quoddam pubblicum instrumentum manu magistri Anthoni Salvagii, publici not. … confectum Bartolomeo Xristoli, presbitero castri predicti, duxerimus providendum, vobis de cujus discretione fiduciam gerimus specialem, tenore presentium committi muo, quaterus, dictum Bartholomeum in corporalem possessione in capellanie predicte indicatis, et deffendatis inductum, facientes eidem de fructibus redditibus, proventibus et obventionibuspae fate capellanie integra respondere, contradictores, autoritate nostra, per censsuram acclesiasticum compescendo.
–1458 – 21 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Eaux Bonnes (charte aux archives de Saint- Victor). Eaux-Bonnes, ruisseau et quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme. Première mention : Aquas Bonas in comitatu Massiliensi, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).
–1629 – 21 novembre : RICHELIEU DEVIENT CONSEILLER DU ROI LOUIS XIII. Richelieu écrira dans son Testament Politique que « la puissance des armes requiert non seulement que le Roi soit plutôt fort sur la terre, mais elle veut en outre qu’il soit puissant sur la mer ». Il suggèrera l’entretien de quarante bons vaisseaux de guerre et de trente galères « pour se garantir de toute injure et se faire craindre en l’Océan » et aussi pour développer et protéger le commerce maritime. » On ne peut être plus clair ! Il avait, devant l’Assemblée des notables, déjà signalé ce désir du roi Louis XIII d’entretenir une telle flotte « pour tenir les costes nettes, ses sujets dans les bornes où ils doivent demeurer et ses voysins en la considération qu’ils doivent avoir d’un si grand estat ».
–1720 – entre le 21 novembre et le 15 décembre : L’EPIDEMIE DE PESTE RÉGRESSE A MARSEILLE – La pêche reprend, les fuyards reviennent, les boutiques rouvrent alors qu’il y a encore, en moyenne, 2 à 5 morts de la peste par jour. Ordre est donné de désinfecter toutes les maisons où habitaient les pestiférés (André Maurice, 1983).
–1721 – 21 novembre : MORT DU PEINTRE ANTOINE WATTEAU.
–1731 – 21 novembre : DES MARINS TESTENT AVANT DE COURIR LES MERS – Fol. 320 – Testateur : Joseph Genis, à feu Jean, et de feue Louise Aragoune, travailleur natif de Seillans, résidant de Six-Fours. Sépulture : Funérailles « suivant lusage dudit lieu ». Legs et légataires : – À la confrérie des Pénitents Blancs, sous le titre de Notre-Dame de Bon-Voyage : 15 L. – Le reste à Anne Genis, sa cousine germaine (Cahier du patrimoine ouest varois n°11).
–1780 – 21 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Mongette (registre aux archives de la Major). La Mongette – propriété , commune de Marseille, quartier de Château- Gombert, au Mouret. Première mention : Monego, 28 janvier 1275 (charte aux archives de la Major).
-1789 – 21 novembre :
1. EN DIRECT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE – SAMEDI 21 NOVEMBRE – Goupil de Preseln a annoncé l’instruction du procès entamé contre le baron de Buzenval et le prince de Lambesc. Il a déclaré qu’on avait découvert un mémoire contenant les moyens détaillés qui permettraient de transférer le roi à Metz. Cette information a provoqué une intense stupéfaction et un grand mécontentement à l’Assemblée (1789-1989, Agenda du Bicentenaire).
2. JEAN-FRANÇOIS PILÂTRE DE ROZIER ET LE MARQUIS D’ARLANDES EFFECTUENT LE PREMIER VOL HABITE EN MONTGOLFIÈRE. « La montgolfière qui, de la Muette, enleva Pilâtre de Rozier et le marquis d’Arlande le 21 novembre 1783, était en papier bleu et or contenant vingt mètres cubes d’air chauffé par un réchaud, dont le foyer était alimenté par de la paille, système cher à Joseph Montgolfier. Jusqu’au jour où, deux ans plus tard, le 15 juin 1785, Pilâtre résolut de concilier les deux procédés : gaz et air chauffé. Pour traverser la Manche, avec son ami le physicien Romain, il plaça sous un ballon gonflé au gaz d’hydrogène une montgolfière portant comme d’habitude son foyer. “ Quelle folie, Monsieur, lui dit un ami, vous placez un fourneau sous un magasin de poudre !” — “ Laissez-moi faire, répondit Pilâtre, j’ai confiance en mon aéromontgolfière. Il s’envola vers la côte anglaise à 7 h. 30 du matin. Soudain, arrivé à une certaine altitude, on vit l’engin changer de direction et revenir vers le continent. La foule poussa un cri d’horreur : le ballon supérieur — celui qui était gonflé à l’hydrogène — s’était subitement dégonflé et s’en vint coiffer la montgolfière. A une vitesse vertigineuse, l’appareil tomba et s’écrasa à Wimereux. Romain vécut quelques secondes. Pilâtre était mort sur le coup. ” (André Castelot, 1962).
3. LE 21 NOVEMBRE 1789, LES RELIGIEUSES URSULINES DE TOULON RECLAMENT LA PROTECTION DE LA MUNICIPALITÉ POUR LA CONSERVATION DE LEUR MONASTÈRE, ET LE CONSEIL PROMET D’INTERVENIR. « … M. Roubaud, maire, a dit: Messieurs, la supérieure des Dames religieuses de Sainte-Ursule, de cette ville, réclame par la lettre dont vous avez entendu la lecture, la continuation des bontés de l’administration pour être conservées en cette ville. Leur établissement fut l’accomplissement des vœux de la ville entière. Depuis, elles n’ont cessé de se rendre de la plus grande utilité en se chargeant de l’éducation de nos jeunes filles, et de s’acquitter d’une manière édifiante de tous les devoirs .qui leur sont imposés. Nos archives attestent que leur établissement fut le premier de ce genre et qu’il fut fondé en l’année 1625. Nous devons donc, en ce moment où elle» craignent la suspension et l’interdiction des vœux monastiques, soutenir le vœu et l’ouvrage de nos pères, notre ville se trouvant d’ailleurs très intéressée à leur conservation. Surquoy, le Conseil convaincu qu’un établissement aussi ancien et aussi utile à la ville de Toulon mérite protection de la part de ses administrateurs, a unanimement délibéré et donné pouvoir à M. le Consul d’adresser à l’Assemblée Nationale le vœu général des habitans pour la conservation de ce monastère dont la suppression priverait d’un azile celles de nos filles que l’amour .de la retraite y conduit, et d’une éducation celles que la providence destine à devenir de bonnes et vertueuses mères de famille. » (Bourrilly, 1897 ; Arch. com. de Toulon, Registre D 1 f° 142).
–1791 – 21 novembre : UN ATTROUPEMENT EN ARMES S’EST FAIT AU BEAUSSET, A L’INSU DE LA MUNICIPALITÉ. Le 26 novembre, le maire et son conseil y voient « le fruit des manœuvres des prêtres non assermentés qui depuis longtemps emploient toutes sortes de moyens pour timorer les consciences, intéresser la pitié du peuple et se former par ce moyen un parti capable de les maintenir dans un poste duquel la constitution les a exclus ». Cette version, celle d’une municipalité de tendance « jacobine », n’est pas la même que celle présentée par David, le juge de Paix de tendance « modérée ». Quoiqu’il en soit, c’est toujours cette affaire de constitution civile du clergé qui empoisonne la vie publique. Et en la circonstance, au Beausset, peut-être que le parti clérical ne faisait pas que tendre la joue…
–1792 – 21 novembre : LIEUX DE CANTONNEMENT DE RÉGIMENTS EN MOUVEMENT – La démarche visant à obtenir que les bataillons de volontaires évitent Le Beausset ne sera pas inutile, puisque le 21 novembre 1792, la commune obtiendra de Marseille que le « bataillon du Lubéron, district d’Apt, département des Bouches du Rhône », venant d’Aix, soit cantonné à Ollioules et pas au Beausset.
–1793 – 21 novembre à printemps :
1. LE PHÉNOMÈNE QU’ON APPELLE DÉCHRISTIANISATION DANS L’HISTOIRE RÉVOLUTIONNAIRE S’ÉTEND DE L’AUTOMNE 1793 AU PRINTEMPS 1794.
On date traditionnellement de la mission de Fouché dans la Nièvre les début de la phase active de la déchristianisation : sa déclaration du 26 septembre et son arrêté du 10 octobre initient le mouvement.
Le mouvement atteint son apogée à la Convention, le 7 novembre.
S’ensuivent des fermetures d’églises tandis que, bientôt, s’ouvrent des temples de la Raison.
Dès le 21 novembre, Robespierre s’élève contre la mascarade religieuse mais s’inquiète des débordements. La Convention réaffirme le principe de liberté de Culte pour rassurer les catholiques, mais elle maintient les fermetures d’églises pour ne pas contredire les autorités locales. C’est ainsi que se poursuivent les modifications toponymiques qui cultivent la mémoire des héros comme Le Pelletier de Saint-Fargeau.
2. LE CURE DE SANARY DESSERT PROVISOIREMENT BANDOL – Le 1er frimaire, le groupe des « commissaires des Sociétés populaires » réunies à Marseille, autorisés par les « représentants du peuple près les armées vers Toulon » avait requis la municipalité de Saint-Nazaire d’inviter l’un des prêtres (Julien curé, Charignon vicaire, ou Terras) à aller desservir provisoirement la paroisse de Bandol, dont le curé, Louis Jonquier, avait été arrêté la veille.
–1794 – 21 novembre :
1. UN ÉMIGRÉ DE RETOUR EMBARQUE SUR UN NAVIRE DE LA REPUBLIQUE – MINUTY Joseph, maître d’équipage. Citoyen de La Seyne émigré. Rentré vers le 21 novembre (1er frimaire an III). Traduit à Grasse et mis en liberté avec ordre de se rendre aussitôt à Toulon pour y être embarqué sur la flotte de la République (Tribunal criminel).
2. LES OUVRIERS DE L’ATELIER COMMUNAL DE SALPETRE DU BEAUSSET SE « PLAIGNENT DU PRIX MODIQUE DE LEURS SALAIRES ET RECLAMENT UNE AUGMENTATION » – Leur salaire journalier avait été porté à cinquante sols, plus une ration de pain et de viande. Mais le pain leur a été supprimé le 1er frimaire, et le prix des denrées a beaucoup augmenté ! Aussi leur demande est accordée. Ils seront payés trois livres, plus une ration de viande par jour. C’est une belle augmentation que la municipalité, compréhensive, leur accorde, avec effet rétroactif « à compter du jour de la suppression du pain ».
–1795 – 21 novembre : DÉFAITE DES TROUPES REPUBLICAINES A MANNHEIM – Les troupes françaises de Mannheim capitulent sans avoir été secourues par Pichegru, replié sur Landau depuis le 16.
–1797 – 21 novembre : LA COMMISSION MILITAIRES DE TOULON AU TRAVAIL – Andouin Michel – propriétaire – 21 ans Hyères, Brunet Charles dit le Choupaïre – 33 ans d’Hyères, Durand Joseph propriétaire – 21,ans d’Hyères, condamnés à mort par la Commission militaires de Toulon.
–1798 – 21 novembre :
1. UNE PREOCCUPATION DES ADMINISTRATEURS ÉTAIT D’OBTENIR QUE LE NOM DE SAINT NAZAIRE PUISSE DEVENIR SANARY. Voici la délibération à laquelle on discuta de ce sujet :
« Premier Frimaire an 7 (21 novembre 1798) – Réunit à 9 heures dans le lieu ordinaire de ces séances, sous la présidence du citoyen Jean GUIGOU… Le citoyen président a encore exposé au Conseil que le nom primitif de cette commune et ce canton n’eussent pas d’autre nom. « Sur quoi le Conseil a arrêté, que l’Administration centrale du Département du Var, est invitée de redonner le nom de SANARY à notre commune et à notre canton et d’autoriser notre administration à ne pas s’en donner d’autre pour ne plus se trouver dans le cas de perdre des lettres de ses concitoyens qui passent souvent à SAINT-NAZAIRE dans le département de LOIRE INFÉRIEURE. Et ainsi que dessus a été proposé. » (Rotger B., 1984, p. 319. Le 15 Ventôse, an 7 (5 mars 1799), l’Administration Centrale du département du Var, accusa réception de la demande de changement de nom qu’elle avait bien reçu. Mais cette décision ne lui appartenant pas, il convenait de l’adresser au Corps législatif pour provoquer une loi particulière. Une réponse négative n’arrivera que le 18 Avril 1809, et le nom de SAINT NAZAIRE resta. On n’en continua pas moins à utiliser le nom de SANARY).
2. BRIGNOLES, SIÈGE DE L’ADMINISTRATION CENTRALE DU VAR – L’administration centrale du département du Var séjourna à Brignoles jusqu’au 21 novembre 1798. Elle fut installée solennellement à Draguignan, dans la maison des Villeneuve-Bargemon, le 24 novembre Ï798.
–1808 – 21 novembre : DEMANDE DE CONFIRMATION DE L’ARRÊTÉ QUI AUTORISE LA CREATION DE L’ÉCOLE SECONDAIRE COMMUNALE DE TOULON – Arch . Dép. du Var, post 1789, Toulon (1er mai 1808 – 5 mai 1813), 21 Novembre (fol. 32) — Établissement de l’état contenant les noms des professeurs de l’école secondaire communale, le détail des sciences que chaque professeur enseigne à annexer à la délibération du Conseil Municipal du 21 novembre 1808 portant demande de confirmation de l’arrêté qui autorise la susdite école secondaire.
M. ANDRÉ Joseph, directeur et professeur : classe de rhétorique et 2e classe (Langues latine et française, géographie, histoire, mythologie, composition littéraire en prose et en vers, art oratoire).
M. ORTOLAN Elzéar, professeur : Classes de 3e et 4e (Langues latine et française, géographie, chronologie, histoire, poésie latine et prosodie latine).
M. REINAUD Jean, professeur : Classes de 5e et 6e (Grammaires latine et française, lectures latine et française).
M. GRISOLLE Félix, professeur : Classes de 3e et 4e (Mathématiques, géométrie, astronomie, statique, trigonométrie, machines simples).
M. DÉCUGIS Joseph, professeur : Classes de 5e et 6e (Mathématiques, arithmétique, physique et géométrie).
M. JULIEN Laurent, professeur : Classe de Dessin (Figure, paysage, ornement, bosse).
–1825 – 21 novembre– COMPTE RENDU DES REUNIONS DU CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON – (fol. 49) Désignation d’un emplacement pour un port marchand hors la ville en remplacement de celui établi à Castigneau. – Demande du sieur Salinat, entrepreneur de l’enlèvement des boues, sables et graviers de la ville, tendant à obtenir une augmentation du prix de son bail. — Demande des agents de police tendant à être armés et habillés aux frais de la Ville. — Paiement des frais d’impression des mémoires pour servir à l’Histoire de Toulon en 1793, par M. Zénon Pons. — Nomination du jeune Ollivault Duplessis à la demi-bourse n° 92 entretenue par la Ville de Toulon au Collège Royal de Marseille (délibérations du Conseil municipal de Toulon).
–1831 – 21 novembre : LE 21 NOVEMBRE MARQUE LE DÉBUT DE LA RÉVOLTE DES CANUTS A LYON. 131 canuts de la Croix-Rousse se soulèvent contre la décision préfectorale de fixer un tarif permettant de limiter la baisse des prix. Ils refusent d’appliquer ce tarif qu’ils dénoncent comme une entrave à la liberté économique. Au cours des premiers affrontements avec la garde nationale, trois ouvriers sont tués et plusieurs blessés. Les manifestants font demi-tour et vont s’armer de bâtons, de fourches, de pioches et même de fusils. Les manifestations dureront jusqu’au 23 novembre. Voyant les émeutiers maîtres de la situation, le général Pilorguet, commandant la 7e division militaire, et le maire, Victor Prunelle, prendront la fuite. Maîtresse durant cinq jours, cette population travailleuse ne se livrera a aucun pillage et ne fera aucun obstacle au retour de la troupe. Au total cependant, on dénombrera 100 morts et 263 blessés côté militaire et 69 morts et 140 blessés côté civil.
Cette révolte des travailleurs de la soie fut la révélation la plus tragique de la misère des ouvriers et de la force du prolétariat qui avait pris pour devise « Vivre en travaillant et mourir en combattant ». Nul mobile à l’origine du mouvement, comme on l’a vu, seulement la revendication d’un tarif des salaires dans un milieu d’artisans de la soie maîtres de leur travail, mais dépendant des négociants pour la fourniture de la matière première et l’écoulement de leur produit.
–1851 – Armements marseillais – Création de la Compagnie des bateaux à vapeur du Levant qui obtient, pour le compte des Messageries Nationales, la concession de l’exploitation de la ligne du Levant (Malte, Alexandrie, Constantinople).
–1867 – 21 novembre : : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Jeudi. Présent. N. D. – Temps beau – splendide – le vent d’ouest qui a soufflé fort et froid a cessé cette nuit. Calme plat pour la satisfaction générale. L’après-midi, le temps se gâte me ciel se couvre de nuages et le vent, petite brise, souffle de l’ouest. Mais comme c’est le vent d’est qui a dû amener ces nuages, je ne serais pas étonné de voir à nouveau le vent d’est demain matin avec, peut-être, la pluie ! Pourquoi pas ?
–1869 – 21 novembre : : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Dimanche. Présent. N. D. – Mauvais temps, mistral très froid et très fort. Le thermomètre marquait ce matin à 8 heures 7° centigrades. Plusieurs industriels ( ?) sont venus aujourd’hui pour tirer quelques sous de notre population en lui faisant gagner des gibiers. Il y avait entre autres des bécasses, des vanneaux, des alouettes, des grives, etc. On leur en a gagné un bon nombre, mais j’imagine qu’ils n’ont pas perdu dans leur commerce. L’après-midi, le temps est toujours mauvais et nous passons notre temps au cercle. Au niveau international, le 17 dernier, il y a eu l’inauguration du percement du canal de Suez. Etaient présents à cette fête solennelle : l’Impératrice des Français, l’empereur d’Autriche, une masse de princes et les représentants de toutes les nations, etc.
–1874 : Baume Roland – Cavité célèbre du versant Nord du massif de Marseilleveyre.Rolland ou Roland était chef de brigands au XVII et XVIIIème siècles, il terrorisait les environs et parfois Marseille même. Pris et jugé, il fut roué en place publique à Aix-en-Provence. Il avait fait dit-on, de la Grotte, son quartier général ! Très populaire à Marseille, la grotte fut chantée par poètes et romanciers. Un félibre du siècle dernier, écrivait malicieusement les vers suivants :… « Vous asardasias pas d’un bound sense lume e sense pegoun car saurias leu plus coumo faire per sourti d’aquel emboutaire. » (Ne vous hasardez pas d’un bond, sans lumière ni torche, car vous ne sauriez plus comment faire pour sortir de cet entonnoir…). En 1874, fut découvert un matériel de faux-monnayeurs dans la Grotte, ce qui n’a pas manqué de donner un regain de célébrité à cette cavité.
–1875 – 21 novembre : MARSEILLE – Menpenti – Mgr Place, évêque de Marseillecélèbre la première messe de l’église Saint-Défendent aux côtés du Père Goirand, curé de la paroisse du Rouet qui s’étend alors jusqu’aux quartiers du boulevard Gilly.
–1898 – 21 novembre : DECOUVERTE DU RADIUM PAR PIERRE ET MARIE CURIE.
–1899 – 21 novembre : A SANARY, LA RUE DE L’HÔTEL DE VILLE S’APPELLERA DESORMAIS « RUE DU GENERAL ROSE ». Le 2 août 1899, le Général ROSE, restaurateur du domaine de la MILLIERE, et un des créateurs des Vins de BANDOL, meurt. Il est inhumé à SANARY dans un tombeau qu’il a fait construire depuis peu par l’entreprise GERMAIN. La rue de l’HÔTEL DE VILLE prend le nom de Général ROSE le dimanche 21 novembre 1899. Il laisse 1O0F au Bureau de Bienfaisance et son buste à la Mairie. Sa légataire universelle, Madame de LA PERELLE, acceptera ce legs fait à SANARY (Rotger B., 1984, p. 468).
–1909 – 21 novembre – DIVORCE DE COLETTE ET DE WILLY – Le divorce de Colette et de Willy est rendu public (Le Figaro, 21 novembre 1909)
–1914 – 21 novembre : LE MIROIR N°54 DU 6 DÉCEMBRE 1914 TITRE : LA GUERRE : SAMEDI 21 NOVEMBRE.
L’accalmie subsiste dans la bataille du nord de la France, et l’on se demande si son siège ne va pas, une fois de plus, se déplacer.
Les Russes, qui avaient reculé devant l’avant-garde allemande, entre Vistule et Wartha, prennent maintenant l’offensive de ce côté. Ils ont eu un succès à l’ouest de Lodz. Entre Czenstochowa et Cracovie, ils ont progressé, et Przemysl est sur le point de tomber. Les Russes ont également réalisé une avance dans les Carpathes, et la panique serait en Hongrie tandis que les fonctionnaires de la Prusse orientale tâchent d’organiser l’exode de la population.
Une armée turque marche sur l’Egypte, et le khédive est au milieu d’elle, mais le gouvernement anglais a pris toutes les précautions nécessaires pour défendre le canal de Suez.
Les Serbes se plaignent vivement des atrocités que les troupes austro-hongroises commettent sur leur territoire. Ces atrocités sont systématiques, de l’aveu même des journaux de Vienne et de Budapest, qui préconisent le terrorisme comme un moyen de hâter la solution de la lutte.
Le général de Voigts-Rhetz, quartier-maître général de la suite de Guillaume II, et qui était devenu le vrai chef d’état-major général allemand, est mort subitement.
La presse italienne dément la nomination du prince de Bulow à l’ambassade allemande de Rome
–1916 – 21 novembre : « MORT DE FRANÇOIS-JOSEPH, EMPEREUR D’AUTRICHE-HONGRIE. Son petit-fils lui succède. ( …) Il n’y a rien de changé en Autriche. Il n’y a qu’un nonagénaire de moins » (Le Figaro, du 22 novembre 1916).
–1920 – 21 novembre : CHANTIER FABRE DU CREUX SAINT-GEORGES – Le chalutier l’Argens destiné à la pêche sur les côtes de la Tunisie est lancé au Chantier Fabre du Creux Saint-Georges.
–1928 – 21 novembre : IDA RUBINSTEIN DANSE LE « BOLÉRO » DE RAVEL, A L’OPÉRA DE PARIS – « Le Boléro » de Maurice Ravel est une évocation de l’Espagne dansante en une taverne de faubourg, sous la lampe de cuivre accrochée aux solives ; muletiers et contrebandiers acclament la danseuse qui bondit sur la table ; aux sons d’une musique magicienne, sa danse s’exalte de plus en plus. » (Le Figaro).
–1936 – 21 novembre : PRIMO DE RIVERA A ÉTÉ EXÉCUTE – « On annonce que le jeune chef de la phalange espagnole a été exécuté ce matin. Accusé d’être l’instigateur du mouvement national, alors qu’il avait été isolé au fond d’une prison d’Alicante longtemps avant que le mouvement fût préparé, il a été exécuté malgré les appels que de nombreux hommes politiques républicains espagnols et plusieurs diplomates n’appartenant nullement à des Etats fascistes avaient lancés en sa faveur. Il est mort victime des terribles passions qui secouent actuellement son pays et que son exécution n’est nullement de nature à calmer. » (Le Figaro).
–1937 – 21 novembre : Naissance à Marseille de Georges Bœuf. Décédé le 25 août 2020, il fut l’un des acteurs les plus rayonnants de la vie musicale de la cité phocéenne qu’il n’a jamais quittée. Saxophoniste, compositeur et éminent pédagogue, il a investi tous les domaines de la création, en collaborant notamment avec le cinéma et le théâtre (il fut compositeur « officiel » de Marcel Maréchal pour ses musiques de scène) et en cofondant en 1969 le GMEM (Groupe de Musique Expérimentale de Marseille) dont il devint directeur en 1974. Au sein du Conservatoire de Marseille, alors dirigé par Pierre Barbizet, il fonda en 1988 la classe de composition où vinrent se former entre autres Yann Robin et Régis Campo, un marseillais de souche qui lui aura succédé en 2003. Esprit libre et indépendant, professeur bienveillant et à l’écoute, comme l’attestent ses anciens élèves, Georges Bœuf composa une musique aventureuse, souvent théâtrale et toujours surprenante : en témoigne l’une de ses dernières grandes fresques, Les neiges éblouies (2015), commande de l’État donnée en création mondiale par les forces vives de sa ville natale. (MT, Res Musica).
–1940 – 21 novembre :
1. CRÉATION DE LA CARTE D’IDENTITÉ – Le journal « Le Matin », du jeudi 21 novembre publie : « Par une loi publiée hier matin au « Journal Officiel », est créée la carte d’identité du Français. Tout Français de l’un ou l’autre sexe de plus de 16 ans devra en être porteur. Cette carte sera obligatoire à une date qui sera fixée par décret. Elle sera soumise à un droit de timbre. » Eh, oui ! c’est à Pétain que nous devons cette riche idée. Comme ça, on savait qui était Français et qui ne l’était pas ! fallait le faire !
2. LE JURY DU PRIX GONCOURT NE PEUT SE RÉUNIR – Dans le même journal, on trouve : « Sacha Guitry annonce : faute de jury le prix Goncourt est en panne. (…) Mais les Dix sont (…) incapables de se réunir place Gaillon. (…) Où sont les Dix ? Partout en France : Roland Dorgelès est à Marseille ; Léo Larguier, dans un trou de Lozère ; Jean Ajalbert au Cannet, voisin de Francis Carco ; Rosny jeune est dans les Côtes du Nord ; Lucien Descaves, à Sénonches, en Eure et Loir et René Benjamin, à Savonnière, dans l’Indre et Loire. Quant à Léon Daudet, on ignore sa retraite. »
3. NOUVELLES DE NOTRE MARINE – L’aviso-dragueur « La Boudeuse » demeure affecté aux patrouilles de l’océan, assurant les escortes des convois sur la ligne d’Afrique de Casablanca à Port Bouet après avoir effectué la grand garde de Dakar du 2 au 5 décembre (Gérard Garier).
–1941 – 21 novembre : NOUVELLES DE NOTRE MARINE – L’aviso-dragueur « Commandant Rivière » part à 7 h pour exercices d’écoute au large de Toulon, mouillage aux Sablettes et retour à 17 h (Gérard Garier).
–1942 – 21 novembre : LES FORCES MARITIMES DE TOULON SE PRÉPARENT AU SABORDAGE DE LEURS UNITÉS – Aimé Massot, artificier de la Pyrotechnie, était à bord du Strasbourg puis de la Marseillaise. «C’est ainsi que le 21 novembre, aidé d’un ouvrier artificier qui me secondait dans mes déplacements, j’ai effectué ma première conférence à bord du Strasbourg, de 7 h 30 à 10 heures du matin, puis ce même jour à bord du croiseur la Marseillaise, de 10 heures à 12 heures. » Au cours de ces conférences, j’indiquais les emplacements sensibles du navire et ceux des matériels de tir que les officiers du bord connaissaient bien. Cette opération consistait à placer l’engin explosif, ainsi monté et garni comme je leur avais indiqué, au mieux pour opérer la destruction le plus sûrement et le plus rapidement possible, de façon soit à ouvrir une brèche pour couler le bâtiment, soit à rendre inutilisables des organes moteurs, soit à détruire la culasse ou la volée d’un canon. » Jules Alassia, qui travaillait avec Aimé Massot, avait reçu l’ordre d’acheminer les charges amorces aux bâtiments : « (…) Dans les locaux de la Pyrotechnie, nous avions de lourdes caisses en cuivre bourrées de charges d’amorces … J’ai reçu l’ordre de les délivrer à l’escadre. (…) nous remettions un rapport en trois exemplaires avec des notes explicatives : l’un au commandant, les deux autres à l’officier-torpilleur et au sous-officier-torpilleur : – Il vous suffira d’allumer l’amorçage avec une cigarette. Pour les non-fumeurs, vous trouverez des allumettes-tisons. » (Témoignage de l’agent technique principal artificier, Aimé Massot, cité par Henri Noguères, dans Le suicide de la flotte française à Toulon, 27 novembre 1942, Robert Laffont, 1961, p. 120 – 121). Aimé Massot était le père d’Arlette Delbreil, une très grande amie que beaucoup d’entre vous connaissent. Bonjour, Arlette !
–1945 – 21 novembre :
1. GOUVERNEMENT – Le 21 novembre, le gouvernement provisoire présidé par le général de Gaulle fut mis en place après une discussion très serrée avec les communistes sur sa composition. Deux mois plus tard, écoeuré, de Gaulle abandonnait la présidence du gouvernement provisoire (20 janvier 1946)..
2. MÉDIAS – Sortie du premier numéro du magazine « Elle ».
–1958 – 21 novembre : DE GAULLE, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE – Le général De Gaulle est élu président de la République française.
–1981 – 21 NOVEMBRE : CONVENTION SUR LE TRANSFEREMENT DES PERSONNES CONDAMNEES – Convention sur le transfèrement des personnes condamnées signée à Strasbourg le 21 novembre 1983, sous l’égide du conseil de l’Europe, et la Convention internationale contre la torture et les autres traitements cruels, inhumains ou dégradants ((Isabelle Ribot, Mémoire, 1997)).
–1985 – 21 novembre : DÉCÈS DE L’ÉCRIVAIN HENRI VINCENOT. Il repose sous une croix celtique aux côtés de sa femme et de son fils François..
–1990 – 21 NOVEMBRE : LA CHARTE DE PARIS POUR UNE NOUVELLE EUROPE – François Mitterrand, discours d’ouverture du Sommet de Paris de la CSCE (19-21 novembre 1990) à l’issu duquel fut adopté la Charte de Paris pour une nouvelle Europe : L’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe a joué un rôle important durant la période de coexistence pacifique entre les deux grands. Sa contribution à la stabilité de l’Europe n’est pas des moindres puisqu’elle était le « seul endroit où, pendant les années de la guerre froide, a pu se nouer et se poursuivre un dialogue entre tous, de telle sorte qu’elle est devenue un point de ralliement, le centre d’un débat qui porte en lui l’avenir de l’Europe et pour une large part, l’avenir de la paix. ». (Isabelle Ribot, 1997).
-1991 – 21 novembre : GÉRARD D’ABOVILLE termine sa traversée de l’Atlantique à la rame en 134 jours.
-1995 – 21 novembre : SIGNATURE A DAYTON D’UN ACCORD DE PAIX SUR LA BOSNIE.
–2020 – 20 novembre : « UNE » DE VAR-MATIN – Bons plans d’épargne. Les placements classiques ne sont plus très rentables. Où et comment faut-il investir vitre argent ?
–2021 – 20 novembre : « UNE » DE VAR-MATIN
1. Nos conseils anti-déprime. Pour mieux supporter le confinement.
2. La Seyne : le début du mandat vu par Jean-Pierre Colin.
3. Un tiers des clusters identifiés en entreprise.
3. Témoignages : les Arméniens du Haut-Karabakh sur les routes de l’exode.
Et SUPER LOTO DU KIWANIS A SANARY LE DIMANCHE 21 NOVEMBRE 2021 au profit de l’enfance malade et en difficulté. 14h 30 Salle polyvalente de la Guicharde. Nombreux lots : Thalasso, soirée lyrique avec dîner. 6 parties, 6 euros le carton, 20 euros les 4 cartons.
–2022 – 21 novembre : « UNE » DE VAR-MATIN
1. Des faillites en cascade ? Les commerces de proximité de plus en plus touchés. La région SUD tire toutefois son épingle du jeu.
2. Toulon : mer et climat, les combats de Dubuquoy.
3. La Seyne : Illuminations ; un dispositif plus sobre.
De nouveaux aménagements à Fabrégas où le site ouvert sur la partie basse appartenant au Conservatoire du littoral vise à partager l’aire de stationnement et à réaliser un verger de collection. Fin des travaux avant Noël.
Bois Sacré : un projet « conforme aux attentes » des élus de gauche.
3. Var : Les fiances préoccupantes des pompiers.
4. Foot Mondial ; Le capitaine Hugo Loloris en toute intimité.
5. Rugby : les bleus terminent l’année invaincus.
6.Six-Fours : le port des Embiez prêt pour un lifting à 6, 7 millions d’euros.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 129e livraison :
Cahier du patrimoine OV n°10 : Liste des chemins vicinaux de Sanary (1818-1832) :
– Les Prats, de St-Nazaire à Ollioules (1 808 m, largeur 4 m) ;
– La Buege, des Prats à St-Roch ;
– De Toulon à La Ciotat, du Pont d’Aran aux limites nord d’Ollioules (5 427 m, largeur 4 m) ;
– Saint-Roch, de St-Nazaire à l’embranchement de Toulon à La Ciotat à l’endroit dit du Four à chaux ;
– L’Huide, du chemin St-Roch à la route Toulon – La Ciotat ;
– La conférence (comme le précédent) ;
– Pierredon, du chemin de Toulon à La Ciotat à La Tourelle ;
– La Devinotte, de la route de Toulon à la Ciotat à celui de Pierredon ;
– Le Lançon, des limites d’Ollioules au chemin de Pierredon ;
– La Vernette, du chemin de la Tourelle à la route de Toulon ;
– La Cole, de l’embranchement du chemin de la Tourelle au puits commun dit de la Piole ;
– Tourelle, des limites d’Ollioules et de St-Nazaire à la route de Toulon – La Ciotat ;
– Canolle, des limites des communes de Bandol et de St-Nazaire à la route de Toulon – La Ciotat.
C’est près de la chapelle Saint-Roch, lieu de l’un des principaux carrefours de Saint-Nazaire que depuis 1811 se trouve le nouveau cimetière, l’ancien de la rue de la Prud’homie ayant été vendu aux enchères le 21 juin 1810 (écrit en 1832).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 329e livraison :
–1220 – 1225 : Marseille – Les conflits se calment peu à peu, l’évêque reconnaît l’existence de la commune en 1220, ses privilèges et droits étant confirmés par les deux souverains rivaux, Raymond VII de Toulouse et Raymond Béranger IV, le nouveau comte de Provence, en 1225. Enfin, c’est l’abbaye qui trouve un accord avec la commune qui lui reconnaît ses droits et obtient leur rétrocession pour 6 ans moyennant une rente annuelle. Les trois pouvoirs sont désormais la commune, l’abbé et l’évêque.
–1220 – 19 juin : Marseille Anselme l’Aîné, recteur de Marseille, en présence de Bertrand, évêque d’Antibes, et de l’abbé du Thoronet, reconnaît que Roncelin lui avait cédé en gage le sixième du port et le huitième des leydes de Marseille ; il s’engage à les tenir â l’avenir de l’abbaye de Saint-Victor. Saint-Victor, (acte des vicomtes de Marseille n° 411, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :Petit Cartulaire, fol. 105 v°. a. Guérard, n° 926. — b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CLX.
–1220 – 9 octobre : Marseille. Transaction entre les recteurs de la commune de Marseille, au nom de qui Pierre de Saint-Jacques avait reçu en gage du vicomte Roncelin, pour 350 livres, les droits de justice en la ville de Marseille, et l’abbaye de Saint-Victor, héritière de Roncelin, qui avait fait excommunier ledit Saint-Jacques ; les recteurs reçoivent 4.000 sous et promettent d’indemniser Pierre de Saint-Jacques. (acte des vicomtes de Marseille n° 413, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 108. tz. Guérard, n° 929. — b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CLXI, édit, partielle.
–1220 – 17 novembre — Aubagne Privilège de passage et pâturage sur leurs domaines, accordé par Hugues de Baux, Barrale, sa femme, Gilbert et Barral, leurs fils, au monastère de Silvacane, dont ils prennent tous les biens sous leur protection. (acte des vicomtes de Marseille n° 414, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, abbaye de Silvacane, liasse 20. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 199.
LA SEYNE-SUR-MER. 44e livraison : Cahier du Patrimoine ouest varois n°15 –
. Le 14 juillet 1944, 300 personnes défilent à travers le cours Louis Blanc, le boulevard du 4 Septembre, avec “La Marseillaise ”et même “L’Internationale” qui éclatent, timide d’abord, puis très fort. Le 21 août 1944, souvenir de cette journée tragique a été perpétué par une plaque commémorative apposée au n° 4 du boulevard du 4-Septembre[1]. Le tragique épisode du poste de police me revient en mémoire. Je me trouvais avec deux copains Jules SEUZARET et Gu BERTODATO chez un riche commerçant seynois, sur le cours Louis Blanc. On m’avait ordonné la réquisition d’un véhicule pour assurer une meilleure liaison avec les troupes françaises stationnées à Ollioules. Il devait être 15 heures ou 15 heures 30. Nous avons entendu arriver et vu passer une traction avant noire, fonçant à toute allure, du coffre arrière, entrouvert, tombaient des paquets de grenades. Je reconnus la voiture et je savais qui la conduisait : PUJOL, un menuisier des chantiers, qui rejoignait “La Dominante”. Quelques minutes suffirent pour comprendre l’allure démoniaque de la traction avant. Venu du bas du cours, un kommando de soldats allemands, montait en tirant à la mitraillette sur les immeubles du cours ; sans doute par crainte, puis, vers le commissariat, mais on ne le savait pas encore, retentit une série de rafales, une fusillade. Ce n’est qu’au bout d’un moment que le commando s’en revint toujours en arrosant les murs, les fenêtres surtout. Et nous trois qui n’avions pour toute arme qu’un petit 6,35, n’en menions pas large. Notre réquisition effectuée, nous regagnâmes ensuite le “quartier général”. Nous y apprîmes la résistance héroïque du poste et la fin tragique des trois policiers qui s’étaient sacrifiés en résistant jusqu’à la dernière cartouche. En représailles, le lendemain aux 4 Moulins, deux collabos Seynois bien connus et deux prisonniers allemands furent fusillés. Une précision : pour constituer le peloton d’exécution, il n’y avait pas assez de volontaires, ces “têtes brûlées” répugnaient à tuer de sang-froid, il fallut en désigner quelques-uns d’office. Cette exécution fut rapidement connue des troupes allemandes. Elles surestimaient nos forces. De plus, elles craignaient “les terroristes”. C’est ainsi qu’elles prirent la décision d’abandonner le quartier de Brégaillon et sa batterie anti-aérienne et anti-char. Cela fit l’affaire de notre ami Adolphe VERDAGNE – l’ancien boucher de la rue Cyrus Hugues – un des responsables du Parti Communiste de La Seyne ville; sous ses ordres des équipes allaient récupérer les nombreuses boîtes de conserves et autres denrées abandonnées dans le fortin et transportées dans l’entrepôt des “Coopérateurs du Midi”, avenue Charles Gide.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
- Bernard Amouretti – « La route de Marseille à Sisteron, de 1760 à 1860 », dans « Les voies de communication en Provence », Provence historique, tome I – fascicule 201, juillet-août-septembre 2000, p. 57 à 270.
- 2. Gilbert Buti – « Le « chemin de la mer » ou le petit cabotage en Provence, XVIIe-XVIIIe siècle», dans « Les voies de communication en Provence », Provence historique, tome I – fascicule 201, juillet-août-septembre 2000, p. 397 à 320.
une blague POUR LA ROUTE : Un conseil ?
Le présentateur du journal télévisé : « Aujourd’hui, pas de mort, pas de scandale, pas de controverse, … donc, pas de journal ! Eteignez votre téléviseur et parlez avec quelqu’un ! »
L’hiver est en route ! nous sommes bien le 21 novembre et il est 8 heures 30.
Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.
Bon mardi.
[1] Marius Autran, tome 2, 1988.
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