
HENRI RIBOT de l’Académie du Var et du Centre Archéologique du Var
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avec la collaboration d’Antoine PERETTI du Centre Archéologique du Var
LES NOMS DE LIEUX DE L’OUEST VAROIS DICTIONNAIRE TOPONYMIQUE ET HISTORIQUE * EDITIONS DU FOYER PIERRE SINGAL 59, rue SCHUMAN 83110 SANARY et CENTRE ARCHEOLOGIQUE DU VAR 14 Boulevard Bazeilles, 83000 Toulon–2009-
« A la recherche du château des sables… », sous-titre en traduction très libre du toponyme « castrum de Aregno », est dédié à Gérard Delattre en souvenir des longues recherches que nous avons conduites ensemble sur le terrain, à l’issue desquelles nous avons pu découvrir l’emplacement ce site mentionné dans un texte daté de 1151.
PREFACE.
Il y a de cela six mois, j’ai accepté, à la demande de l‘équipe de rédaction des Cahiers du Patrimoine, de publier enfin mes travaux relatifs à la toponymie de l’Ouest varois. Le manuscrit étant achevé, il me semblait alors que cela ne me causerait aucun souci.
Quelle erreur ! Cette somme de près de trente années de recherches occupait alors mille trois cent pages, hors illustrations et annexes. Même en compressant l’ensemble, il ne pouvait être question de faire entrer le texte dans le standard de nos publications, soit trois cent vingt à trois cent cinquante deux pages au format A5. Plusieurs solutions furent envisagées avant le ralliement de tous à la plus réaliste : changer le format en optant pour un volume en A4.
Avant toute chose, il fallait repenser la forme du texte original afin de le rendre aisément consultable, tout en lui conservant son concept initial de dictionnaire linguistique, historique et géographique. Le rafraîchissement, partiel mais nécessaire, de données qui remontaient à 2001 pour les plus récentes, imposait pour sa part la mise à jour de certaines notices et de quelques références.
Antoine Peretti a prêté son concours à cette réécriture du manuscrit primitif. Spécialiste de la toponymie et de la thématique, docteur en ethnohistoire, il était le plus à même d’apporter un éclairage neuf à cette opération qui, sans ses compétences et sa gentillesse, n’aurait pas pu aboutir dans un délai raisonnable.
Même remaniée, cette publication témoigne de ce qui fut à l’origine de mes recherches de terrain : les vestiges du passé, tels les noms de lieux, malgré leur fragilité et leur difficulté d’interprétation, doivent impérativement être étudiés sous peine de disparition, puis présentés au public en vue de leur sauvegarde.
Ce fut une lourde tâche que de procéder à cet inventaire ! combien de fois ai-je refermé le manuscrit en me disant que je faisais oeuvre inutile, avant de le rouvrir après quelques mois, parfois même quelques années, à l’occasion de la rédaction d’un article ou de la préparation d’un volume des Cahiers du Patrimoine. Durant tout ce temps, lors de stages, de réunions, de chantiers, de prospections et de conférences, j’ai rencontré des hommes et des femmes qui m’ont encouragé à persévérer. Ce sont eux que je tiens à remercier aujourd’hui pour m’avoir donné le courage nécessaire à la réalisation de ce qui, durant près de quarante ans, ne fut qu’une rêverie :
en premier lieu, Marius Autran, mon professeur d’histoire et de sciences en classe de 6ème à Martini, qui m’a fait découvrir les secrets du ravin du Destel, Jean Lacam, conservateur du Musée de Toulon, à qui je dois mes premières rencontres avec l’archéologie de terrain, et Christian Goudineau, qui, alors qu’il était directeur des Antiquités de Côte d’Azur m’a accordé son amitié et a orienté mes travaux ;
Gabrielle Démians d’Archimbaud, directrice du Laboratoire d’Archéologie Médiévale méditerranéenne, que j’ai « trimballée » sur les pistes difficiles de la Magdeleine de la Mole, Jean Benoît† qui prit sur son temps d’étude des parcellaires antiques pour parcourir le plateau de Siou Blan en ma compagnie et celle de Charlette Arcelin-Pradelle† ;
Jean Courtin, grand seigneur de la Préhistoire, qui passa plusieurs journées à Sanary et nous accueillit sur son chantier de Salernes ;
puis MM. Arnoux, Bénéventi, Vialatte, Michel, et Jourdan, respectivement maires d’Ollioules, de Six-Fours, de Signes, et de la Cadière, qui ont su, parmi leurs pairs, me réserver le meilleur accueil ;
Jean-Marie Pessus, du Conservatoire du Littoral ;
Raoul Décugis et Yves Avandetto, des Chemins du Patrimoine ;
les membres du Centre Archéologique du Var qui ont fait ou font encore un bout de chemin avec moi : Raymond Boyer, Jean-Baptiste Joubert, Marc Gérard†, Jean Lacam, Christian Fontaine, Régine Broecker, Marc Borréani ;
tous ceux et celles qui ont fréquenté ou fréquente toujours les locaux du Foyer Pierre Singal : Alfred Guglielmi, Alain et Dominique Bon, Olivier Marchetti, Françoise Brien†, Jacques et Nicole Bérato, Claude et Marie-Claude Pagèze, Claude Estrayer, Bénédict Lacavalerie, Marie-Jo Doubroff et sa grosse caisse, Gérard Julien, Jean-Pierre Brachet, Charlie Hourcau, Michel Pasqualini, Marc Quiviger, Arlette et André Delbreil, Barthélemy Rotger†, Jacqueline Viollet Répetto, Claude Majastre, Pascal Alliot, et les nombreux auteurs de notices publiées dans nos Cahiers du Patrimoine ouest varois ;
les amis qui ont su m’accorder quelques instants de leur précieux temps : Anne Roth, Gaétan Congès, Pierre Saliceti et l’Association des Amis du vieux Beausset, René Merle, Jean-Claude Autran, Laurent Porte† dont le nom restera attaché à sa recherche des fours à cade et à poix, Jean-Marc Noailles que j’ai modestement épaulé au moment de sa maîtrise de géographie physique ;
la « garde rapprochée » de ce monumental projet : Robert Hervé, Didier Martina-Fieschi, José Roca, Frédéric Morchio, Serge Sappino, Vincent Jacob, qui ont supporté sans trop broncher les longues soirées de discussion autour d’une table ;
l’équipe d’enseignants de langue et culture occitane sans laquelle ma connaissance de la langue provençale serait restée plus que maigre : Paul Castéla, René Toscano, Florian Vernet, Gaston Beltrame, Daniel Daumas ;
Gérard Paquet, mon ami, mon presque frère, qui partage depuis quarante-cinq ans ma passion du pays provençal ;
Gilles Vivès†, trop tôt disparu, avec qui nous avons parcouru les collines toulonnaises durant les années 1960 ;
Jean-Michel Théveny, très vieil ami, grand découvreur de sites et conseiller avisé ;
Jean-Pierre Brun, que j’ai suivi au long de son cursus jusqu’à son poste actuel de directeur du Centre Jean Bérard de Naples, et qui a toujours su répondre à mes appels ;
Gérard Delattre†, à qui ce livre doit tant – la bibliographie et l’iconographie en témoignent -, et qui prospectait avec moi le plateau de Siou Blan quatre jours avant de mourir ;
mes parents, Amédée et Ernestine Ribot†, qui ont su me faire partager l’amour des langues romanes en continuant de parler le catalan en ma présence ; mes frères, Guy† et Yves, qui m’inoculèrent le goût des voyages et de l’histoire,
et ma fille, Isabelle, toujours entre deux avions, un jour à Kaboul, l’autre à Djakarta, mais qui sut un jour dire fièrement à un de ses professeurs de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence que son « papa est un archéologue ».
Je dédie ce livre à Catherine, mon épouse, qui me « supporte » depuis bientôt quarante ans, et sans qui rien de ce que j’ai réalisé à ce jour n’aurait pu être mené à son terme ; celle qui a su me pousser dans certaines voies que j’hésitais à emprunter, quitte aussi à me freiner quand il le fallait ; celle qui a partagé mes joies et mes fréquentes déceptions.
A Sanary-sur-Mer, le 15 juin 2009. Henri RIBOT
Le livre est en vente à Charlemagne Toulon, La Seyne , Sanary ainsi qu’auprès des éditions du Foyer Pierre Singal, 76 chemin de la Millière 83110 Sanary (25 euros).
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