
(Lisbonne, casa de los bicos ou la maison des pointes ou maison de Bars de Albuquerque, datant du XVIe siècle, cl. H. Ribot, 8/05/2023)
Information : par suite d’une série d’interruptions de ma page Facebook par les censeurs du dit Facebook, j’informe tous les amis qui suivent mes chroniques sur la page Facebook mentionnée et dans celles des groupes de Marseille, Sanary et La Seyne dans lesquels j’interviens, que j’arrête dorénavant de publier mon pensum journalier sur Facebook (après 4000 jours écoulés depuis le premier) pour réserver à mon seul site mes éphémérides. A eux de décider s’ils veulent récupérer ou non ce que j’écris et de le diffuser sur leurs propres pages.
FETES :
Bonne fête aux Ghislain dont le saint patron protège les enfants de l’épilepsie et des convulsions.
Le calendrier républicain dédia ce jour au tournesol.
DICTON
« Temps sec à la saint Ghislain, annonce un hiver d’eau plein ; brouillard d’octobre, pluie de novembre, beaucoup de biens du ciel font descendre ».
PENSÉE

(Lisbonne, , cl. H. Ribot, 8/05/2023)
« Nous sommes presque tous convaincus, quand nous avons vingt ans, de devenir un jour Rembrandt, Goethe ou Réjane. A ce moment-là, nous sommes encore modestes. La véritable immodestie ne commence qu’à l’instant où nous ne nous proposons plus d’autre modèle que nous- mêmes. » (Maurice DRUON, « Remarques », Julliard, 1952, 118 p.).
UN LIVRE
Société historique de Belle-Île-en-Mer : « Bangor, entre campagne et Mer sauvage », Collection « Promenades belliloises », 126 p. Merci à mes amis Gallen pour ce cadeau.
ÉPHÉMÉRIDES

(Lisbonne, , cl. H. Ribot, 8/05/2023)
-1618 – 10 octobre : Ajournement de l’ouverture de la vendange — Ajournement, jusqu’au 10 octobre, de l’ouverture de la vendange les raisins et les vignes ne se (pouvant) madurar… et défense d’aller rapugar avant la feste de tous les saints (Arch. Du Var, BB 4 fo 172. Madurar : mûrir ; rapugar : grappiller. Louis Honoré, « Récoltes anormales en Basse-Provence (1540-1817), Institut Historique de Provence, 1929, p. 214-224).
–1636 – 10 octobre : lieux-dits de Marseille – « Pré de Simon Muret, qui est le vieux lit de la rivière d’Huveaulne, changée depuis quelques années par ledit Muret plus avant vers le nord. » (Reconnaissance du 10 octobre 1636 aux archives de l’Evêché).Le Muret – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près la Barrasse.— Première mention : Pratum al Muret, 19 novembre 1356 (charte aux archives de Saint-Victor) et le Muret, 13 janvier 1439 (archives de l’Evêché).
–1669 – 10 octobre : LAZARET DE TOULON – « Au lazaret de Saint-Mandrier, mort de Jacques du Bois, cavalier, venant de Candie. » (Archives communales de Toulon, série G.G., registre n° 4, 1669, folio 189)
–1693 – 10 octobre : lieux-dits de Marseille – Tour de Saumati (registre de l’Ecritoire). Tour au bord de la mer, quartier de Séon, commune de Marseille ; , du nom du seigneur de la Tour de Séon, successeur de la famille Sommati. Première mention : Tour des Jourdans au XIIIème siècle, puis, successivement Moulin de Somati, 30 novembre 1255 (acte aux archives de Saint-Victor). Nom de la famille propriétaire. Tour Saumati ou Sommati, du nom des seigneurs du lieu à partir du XVIème siècle. Tour de Savignon, vers 1690 (plan de Chevallier). En 1827, Edouard Farrenc ou Farrenc, dont un parent a des terrains à la Fontaines-des-Tuiles, possède une propriété qui recouvre la majeure partie du quartier : elle inclut six tuileries, un domaine avec jardin d’agrément et la tour. Il l’a acquise en 1824 des frères Thomas. Cette propriété est issue du morcellement des possessions de Sauvignon. En 1844, le domaine Farrenc est vendu. La tour est détruite aux environs de 1885. En 1945, la quasi-totalité du secteur est aux mains de l’industrie tuilière. Dans les années 1960-1970, les tuileries sont démolies et toutes les constructions sont rasées. Tout ce secteur fait l’objet d’une procédure de ZAC. Le port de Saumaty est réaménagé et devient port de la pêche professionnelle. En 1976, la criée aux poissons du Vieux-Port y est transférée. (cf. “Tour de Saumaty – Tourisme-Marseille.com”)
–1702 – 10 octobre : lieux-dits de Marseille – Vallon des Serens (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Vallon de Serre – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
–1706 – 10 octobre : Le procureur de Toulon rejette la requête d’Ollioules contre le vicaire paroissial, : Le 10 octobre 1706, le Maire d’Ollioules porte à la connaissance du Conseil que, par lettres, le sieur Audiffren, procureur de Toulon, lui marque que « le 8 octobre il a été jugé par sentence que le vicaire ne doit chanter matines, laudes et autres heures canonniales que le jour de Noël, le jour des Cendres, aux jours de décembre, veille de la Pentecôte et le jour des Morts, qu’il ne doit chanter la grand’messe que les dimanches et fêtes durant l’année, et qu’il doit faire diligence pour se procurer un second vicaire. La Communauté est condamnée à payer les 2/3 des dépens et peut faire appel de la sentence s’il y a lieu. » [Après analyse des griefs tout à fait évidents,] le Conseil délibère de ne pas retirer sa requête et de donner pouvoir au Maire et aux Consuls pour défendre et soutenir le premier jugement qui contraignait le vicaire à chanter tous les offices divins. [Ce que feront les Consuls, puisqu’en 1709, il est décidé de poursuivre contre Auguste Arnaud devant le Parlement et de faire appel] ([Castellan, 1937, p. 110-111).
–1720 – 10 octobre : LA PESTE
1. LA PESTE A MARSEILLE – L’épidémie semble s’apaiser à Marseille à partir du 1er au 10 octobre avec 200 morts par jour. Renforts militaires pour éviter les pillages ; mendiants évacués de la Charité qui devient l’hôpital spécialisé pour soigner la peste (Vallentin du Cheylard d’après André Maurice, 1983 ; Roger, 2000).
2. BARRIERE CONTRE LA PESTE AU PONT D’ARAN, ENTRE BANDOL ET SANARY –
Lettre du commandant de Toulon à Sanary décidant de créer une barrière au Pont d’Aran afin de conférer avec les gens de Bandol, le 10 octobre 1720 : « Je serai demain matin huit heures à Senary, avertissez le greffier et 2 maîtres maçons; Il faut aussi un consul des communautés voisines. Ils se rendront au Pont d’Aran mais ne l’approcheront qu’avec moi. Accueillez, je vous prie, le syndic de BANDOL et le père FELIX avec quelques-uns des principaux. Au signal de deux coups de fusils, ils se trouveront au PONT D’ARAN pour conférer avec nous. Prévenez-les pour que nous n’attendions pas. DUPONT. » Il y eut bien d’autres conférences dans d’autres lieux du terroir. C’est l’origine du chemin des Conférences, aujourd’hui de la Conférence.
Leur curé demanda du secours pour les 122 personnes survivantes qui restaient à Bandol à la date du 10 octobre 1720.
–1775 – 10 octobre: Saint-Germain nommé secrétaire d’Etat à Guerre ; il va entreprendre la réforme de l’armée (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).
–1789 – 10 octobre : La situation présente provoque une nouvelle vague d’émigration : cette fois, ce ne sont plus seulement des aristocrates, mais également des monarchiens. En effet, si beaucoup, même vaincus, décident de poursuivre la lutte, d’autres préfèrent quitter le lieu de leur défaite. Aujourd’hui, devant l’Assemblée nationale, le docteur Guillotin, dans le cadre de la réforme judiciaire, a proposé un nouveau mode d’exécution pour remplacer la pendaison : il s’agit d’un mécanisme à couperet qui tranche, rapidement et proprement, la tête du condamné (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 10 OCTOBRE).
–1793 – 10 octobre :
1. REQUISITIONS ET DESERTIONS – L’administration du département du Var avait décidé à Grasse, le 10 octobre précédent, d’enjoindre à celle du district du Beausset dont fait partie Sanary d’ordonner sur-le-champ à toutes les communes de son ressort de lui faire parvenir dans les vingt-quatre heures toutes les armes de calibre se trouvant chez les habitants. Pour parvenir à ce but, les visites domiciliaires étaient autorisées sans réserve et la moindre négligence des municipalités devait être punie avec rigueur. Enfin les déserteurs devaient être mis en demeure de regagner leur corps « à peine de destitution contre les officiers municipaux convaincus de connivence et d’être transportés à vingt lieues des frontières en vertu « de l’arrêté du 26 septembre approuvé par les représentants « du peuple et à peine d’arrestation comme suspects et séquestration des biens de leurs parents qui recèleront lesdits déserteurs. » Qu’il y eût des déserteurs plus que jamais, rien, ma foi, n’était plus naturel, étant donné le manque décourage des masses populaires; mais que l’on pût recueillir encore des armes de calibre, cela était matériellement impossible.
2. garde des gens suspects – Lettre du procureur-syndic du district du Beausset au procureur de la commune de Sanary prescrivant l’ouverture d’un registre dans toutes les communes du département destiné à l’inscription des citoyens désireux de concourir à la garde des gens suspects (10 octobre).
3. DECHRISTIANISATION – Le phénomène qu’on appelle déchristianisation dans l’histoire révolutionnaire s’étend de l’automne 1793 au printemps 1794. On date traditionnellement de la mission de Fouché dans la Nièvre les début de la phase active de la déchristianisation : sa déclaration du 26 septembre et son arrêté du 10 octobre initient le mouvement (Yann Fauchois, 2001, p. 1197).
4. Le gouvernement est déclaré révolutionnaire jusqu’à la paix (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). Alphonse Aulard pensait que le décret de la Convention du 28 août confirmait l’ajournement de l’application de la Constitution de 1793 : « La Convention chargea le Comité de salut public de lui présenter ses vues à cet égard, mais le Comité ne se pressa pas. Il attendit encore plus d’un mois, et c’est seulement quand la défaite de l’insurrection lyonnaise fut certaine qu’il fit décréter (10 octobre 1793) que le “gouvernement provisoire de la France est révolutionnaire jusqu’à la paix ». C’est ainsi que fut définitivement ajournée l’application de la Constitution de 1793 (Alphonse Aulard, Histoire politique de la Révolution française, origines et développement de la Démocratie et de la République (1789-1804), Paris, 1901, p. 313.).
Le régime de la dictature jacobine prit sa forme juridique définitive le 10 octobre 1793, par le décret de la Convention qui créa le Gouvernement provisoire révolutionnaire, et par la loi constitutionnelle du 4 décembre 1793, qui organisa l’administration (Buchez et Roux, t. XXIX, P. p. 172-174, t. XXX, pp. 256-263).
Saint-Just exposa avec une parfaite clarté la nature politique du gouvernement jacobin et la nécessité historique de la dictature révolutionnaire dans son rapport à la Convention du 10 octobre 1793 : « Si les conjurations n’avaient point troublé cet empire, si la patrie n’avait pas été mille fois victime des lois indulgentes, il serait doux de régir par des maximes de paix et de justice naturelle : ces maximes sont bonnes contre les amis de la liberté; mais entre le peuple et ses ennemis, il n’y a plus rien de commun que le glaive. Il faut gouverner par le fer ceux qui ne peuvent l’être par la justice: il faut opprimer les tyrans (Saint-Just, Discours et Rapports, Paris 1957, p. 118). »
L’organe suprême de la dictature jacobine était la Convention, concentrant en elle les pouvoirs législatif et exécutif. La Convention décrétait les lois; les comités émanés d’elle et les députés, ses mandataires, étaient ses agents d’exécution. Des commissaires, pris dans son sein, revêtus des pouvoirs et des droits les plus étendus, étaient envoyés en mission aux armées et dans les départements. La moitié environ des membres de la Convention étaient le plus souvent absents, en qualité de commissaires ou remplissant d’autres missions; il arrivait parfois que le nombre des députés présents n’atteignait pas 200, soit le tiers de l’Assemblée. Le Comité de Salut public était en fait le gouvernement révolutionnaire de la France. Tous les organes du pouvoir lui étaient subordonnés. Le Comité rendait compte chaque semaine devant la Convention, mais ses rapports et ses propositions étaient pour la plupart pris comme directives par cette dernière. Au Comité incombait la direction immédiate de tous les aspects de la vie de la République : i° Subsistances et approvisionnements, 2° Guerre, 3° Esprit public et conspirations, 4° Diplomatie. Une certaine division du travail existait entre les membres du Comité. Carnot et en partie Saint-Just dirigeaient les affaires de la guerre, Jean Bon Saint-André — la marine, Robert Lindet — les subsistances, Prieur de la Côte d’Or s’occupait de l’approvisionnement et de l’armement des troupes, Barère — de la diplomatie, de l’instruction publique, des beaux-arts. Robespierre assumait la direction générale, assisté de ses deux plus proches collaborateurs, Saint-Just et Couthon. Le Comité de Salut public réorganisa le Comité de sûreté générale, existant déjà antérieurement. Des Jacobins y furent élus : Lebas, ami de Robespierre, le grand peintre David, Vadier, ennemi irréconciliable de l’Eglise, etc. — en tout 12 membres. Au Comité de sûreté générale fut confiée la direction de la police, et il eut pour mission essentielle de combattre la contre-révolution intérieure. La Convention et les Comités exerçaient le pouvoir par l’intermédiaire des commissaires et des représentants du peuple en mission, et par celui des sociétés populaires et des comités révolutionnaires élus par les communes. Une rigoureuse centralisation du pouvoir au sommet se combinait avec une large initiative populaire, à la base. Les comités révolutionnaires, les sections s’adressaient souvent à eux ou à la Convention directement. Ainsi, quand le savon renchérit dans de très fortes proportions à Paris, en juin, ce qui provoqua le mécontentement des femmes, des blanchisseuses notamment, la Convention, sur proposition des Jacobins, invita une délégation des blanchisseuses à se présenter à l’une de ses séances et transmit sa pétition à l’examen du Comité du commerce. Les contacts de la Convention jacobine avec le peuple et le soutien que ce dernier apportait au gouvernement révolutionnaire étaient la source principale de la force de la dictature révolutionnaire et démocratique des Jacobins. Le club des Jacobins était le pivot politique de la dictature révolutionnaire. Sous les hautes voûtes de l’antique salle, garnie d’un simple mobilier de bois, ornée des bustes de Marat et de Chalier, les questions les plus importantes de la vie de la République étaient débattues chaque soir. Les projets de loi soumis à la Convention, les mesures politiques à l’ordre du jour, étaient préalablement discutés à l’assemblée des Jacobins. Tous étaient égaux dans son enceinte; il n’y avait là ni ministres, ni généraux, ni commissaires, il n’y avait que des membres de la société. Mais en revanche le club faisait les réputations politiques. Le club central de Paris et ses filiales de province effectuaient eux-mêmes la vérification et l’épuration de leurs membres. De leur sein provenaient les dirigeants des organismes locaux et supérieurs du pouvoir. Les organismes municipaux élus, les sociétés révolutionnairespopulaires et en particulier les comités révolutionnaires exerçaient une action importante dans le système de la dictature révolutionnaire et démocratique. Par le moyen des comités révolutionnaires les masses participaient largement à l’édification de l’Etat et à la politique révolutionnaire. Les comités révolutionnaires se composaient de douze membres élus parmi les citoyens les plus éduqués politiquement et les plus sûrs de leur commune ou de leur section. Pour éviter les abus ou la prédominance excessive des influences personnelles, le président et les secrétaires devaient être renouvelés toutes les deux semaines. La France entière fut bientôt couverte d’un réseau de comités révolutionnaires; on les vit naître et fonctionner dans les coins les plus reculés et les plus perdus du pays. Dans une circulaire adressée aux comités révolutionnaires locaux, le Comité de Salut public définissait ainsi leur rôle: « L’action, qui part du sein de la Convention, vient aboutir à vous: Vous êtes comme les mains du corps politique dont elle est la tête, et dont nous sommes les yeux, c’est par vous que la volonté nationale frappe aussitôt qu’elle a décidé. Vous êtes les leviers qu’elle meut pour broyer les résistances (A. Soboul, Aspects politiques de la démocratie sans-culotte en l’An II, La Pensée, 1957, n° 71).
La Convention, qui avait créé de magnifiques armées, ne pouvait tolérer le désordre dans la Marine; Monge, savant, Dalbarade, corsaire, le Comité de la Marine échouèrent dans leur tâche de réorganisation; le Comité de Salut Public dut envoyer des « représentants en mission »; Jean Bon Saint-André, ancien pasteur, ayant navigué sur des navires de commerce, ardent patriote, plein d’enthousiasme et d’énergie, rétablit à Brest (Sept.1793 – Mai 1794) la discipline sur les navires, le travail dans les arsenaux, l’ordre dans les magasins: des châtiments exemplaires frappèrent les suspects comme les ignorants, les incompétents comme, les mutins. Jean Bon Saint-André sut communiquer aux équipages son ardeur patriotique et sa foi républicaine (c’est lui qui fit adopter par la marine le drapeau tricolore défini par la Convention le 15 Février 1794). L’escadre de Brest put enfin sortir, embarquant il est vrai 7«500 matelots improvisés « réquisitionnaires » sur 12.000 et beaucoup d’officiers inexpérimentés (Marine Nationale, 1951, Histoire maritime, professé par M. L. Nicolas, p. 175)
» Parmi les chefs et les hommes politiques de la dictature jacobine, seul Marat avait atteint l’âge mûr à la révolution: il avait alors 46 ans. Les autres étaient tous beaucoup plus jeunes. En 1789, Robespierre avait 31 ans, Danton — 30, Camille Desmoulins — 29, Saint-Just — 22, Hoche — 21 (A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe siècle, Moscou, 1961).
–1794 – 10 octobre : JEAN-JACQUES ROUSSEAU AU PANTHEON – Seize ans après sa mort, la dépouille de Jean-Jacques Rousseau est transférée du cimetière d’Ermenonville au Panthéon.
–1800 – 10 octobre (18 vendémiaire an IX) : conspiration des poignards OU COMPLOT DE L’OPERA contre la personne du général Bonaparte, premier consul. L’un des nombreux complots royalistes et catholiques de l’époque. Le 10 octobre 1800, le premier consul, Bonaparte, est à l’opéra avec son épouse Joséphine, lorsque des conspirateurs se précipitent vers sa loge pour le poignarder. Mais la police, prévenue du complot, les arrête. Pour les historiens modernes, tel Jean Tulard, c’est une manipulation de la police, rendue possible par le concours d’Harel, qui avait infiltré le groupe des conjurés et était un agent provocateur. Harel était chargé de dresser un piège aux conjurés en leur procurant, comme il le leur avait promis, quatre hommes armés, disposés à l’assassinat du Premier Consul, à la représentation de l’opéra des Horaces dans la soirée du 10 octobre. Arrêtés, les conjurés sont internés à la prison du Temple pour complot jacobin, puis jugés devant le tribunal criminel de la Seine. Quatre d’entre eux sont condamnés à mort le 19 nivôse an IX (9 janvier 1801)), « à onze heures du soir, après trois jours de débats5 », et exécutés le 30 janvier suivant, après rejet du pourvoi en cassation.
–1867 – 10 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Jeudi. En nous levant le matin, nous trouvons la pluie qui tombe. Quel bonheur ! On ne peut plus se rassasier de voir ces gouttes célestes venir rafraîchir notre pauvre végétation. La pluie a commencé à 7 heures. Elle était très fine puis elle augmenta de volume au point qu’à 10 heures, elle est déjà assez drue, c’est-à-dire qu’il pleut bien. Dieu, faites que cela continue toute la journée et un peu plus !
–1869 – 10 octobre :SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Dimanche.Même temps qu’hier avec petite brise d’est. Le ciel est maculé de petits nuages mais ces nuages ne renferment pas dans leurs flancs ce qui plairait à tout le monde : la pluie. Le thermomètre oscille de 16 à 20° aussi, l’air n’est pas froid. Il fait même bien chaud pendant la journée tant le soleil est brûlant. Ce vent d’est étant devenu plus fort l’après-midi, la journée s’est passée très tranquillement comme les dimanches ordinaires. La promenade a lieu le soir après vêpres.
–1902 – 10 octobre :Mise en service du croiseur corsaire Chateaurenault, premier bâtiment à quatre cheminées construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne (ingénieur Lagane). La silhouette du Châteaurenault, ressemble à celle d’un paquebot (Thomazi A., 1929 ; Louis Baudoin, 1965).
–1923 – 10 octobre et 16 octobre : LA GAUCHE EST MAJORITAIRE EN ALLEMAGNE – La coalition entre socialistes de gauche et communistes a gagné la majorité absolue en Allemagne dans les Lands de Saxe et de Thuringe. Dans les deux cas, l’armée intervient et dissout ces gouvernements pourtant légaux (André Rossel, 1984).
–1935 – 10 octobre : CURE DE LA SEYNE – Fernand-Marie chateminoy, précédemment curé de Cuers (Var), est nommé curé de La Seyne le 10 octobre 1935 ; il se retirera à Toulon pour raisons de santé, au cours de l’été 1956 (Louis Baudoin, 1965, p. 424).
–1936 – 10 octobre : création d’une armée républicaine régulière en Espagne – Le gouvernement de la République espagnole, dirigé par Largo Caballero, crée une armée républicaine régulière qui doit se substituer aux « milices ouvrières ». Le 15 octobre, les premières brigades internationales seront créées à leur tour, constituées de volontaires de tous les pays, en général démunis de toute expérience militaire (André Rossel, 1984).
–1937 – 10 au 24 octobre . LE FUTUR COLONEL FABIEN PARTICIPE A LA bataille de Cuesta de la Reina, au sud de Madrid.
L’attaque, brutalement déclenchée, visait Aranjuez, la rupture de la route Madrid-Valence, un nouvel encerclement de la capitale. Sous le choc, les premières défenses républicaines sont emportées. L’ennemi n’est plus qu’à huit kilomètres d’Aranjuez, lorsque, le 10 octobre, débarque devant le front rompu la 14* ’gade internationale : deux tiers de Français, un tiers d’Espagnols. La brigade occupe les positions.
Une violente préparation d’artillerie annonce une nouvelle attaque de l’ennemi. Plusieurs bataillons de tanks apparaissent. Les 9e et 10e bataillons sont bousculés, refoulés, malgré une lutte acharnée. En deux heures, l’ennemi est à quelques centaines de mètres des hauteurs qui dominent la ville.
Pierre Georges est à ce moment adjudant à l’état-major. Le colonel Dumont l’envoie en hâte porter ses ordres au 14e bataillon. L’unité est en pleine débandade. Presque tous les officiers les commissaires sont tués ou blessés. Sans hésiter, Pierre Georges prend le commandement, rassemble deux cent cinquante hommes sous le tir de l’artillerie, reforme sections et groupes de combat, contre-attaque avant une nouvelle vague ennemie, brise l’assaut et tient jusqu’à l’arrivée du 13e bataillon. Alors, seulement, il va rendre compte de la transmission des ordres et de leur exécution.
Jusqu’au 24 octobre, tandis que le combat ne s’interrompt pas une minute, il assure la liaison entre le P.C. de la brigade et le bataillon. Pour ses capacités militaires, son esprit d’initiative, son audace, son courage, Pierre Georges, le futur colonel Fabien, est désigné pour suivre l’école de perfectionnement des officiers de la base des brigades internationales (Albert Ouzoulias, Les bataillons de la jeunesse, 1968, p. 81).
Note : Le colonel Dumont sera pendant l’occupation un des premiers organisateurs des groupes de francs-tireurs de l’O.S. Arrêté dans le Nord en 1942, il sera fusillé quelques mois plus tard.
–1939 – 10 octobre :
1. Refus catégorique de l’offre de paix d’Hitler par la France.
2. signature à Moscou d’un «pacte de non-agression entre l’U.R.S.S. et la Lithuanie. Un pacte analogue a été signé avec la Lettonie le 5 octobre, avec l’Estonie le 28 septembre. Dans les trois cas, les accords prévoient l’implantation des troupes soviétiques dans le pays et entraîneront le rattachement des trois pays à l’U.R.S.S (Rossel André, 1985).
3. Boris Souvarine, dans Le Figaro,se demande si l’Union Soviétique ne va pas tenter quelque chose contre l’Empire britannique. l’Afghanistan ou le Turkestan chinois ? « II ne faut jamais perdre de vue l’état réel de l’U.R.S.S. qui ne lui permet aucune guerre de grande envergure… L’armée rouge est bien capable de soutenir longtemps une guerre défensive. Elle ne saurait quitter son terrain propre sans aller à des désastres contre de grandes puissances. Les vastes contrées asiatiques non protégées par des montagnes se prêtent encore à des raids de cavalerie et l’aviation y jouerait un rôle essentiel alors que rien n’existe pour la contre-battre. On conçoit même que des descentes collectives en parachute, apparues jusqu’à présent comme des exploits purement sportifs, prennent un jour au Turkestan une valeur pratique. » (Rossel André, 1985)
–1942 – 10 octobre : Dominique Glade : « Jacques Glade était mon père, je ne veux pas que l’on oublie ce que ses amis et lui, à 18 ans ont fait pour libérer la France. En 1941, seul en pension à Paris où il passait le bac, alors que son père était en Indochine et sa mère au Maroc, il a voulu s’engager, mais les zouaves n’ont pas voulu de lui. Il a traversé la France, puis la Méditerranée, pour s’engager en Algérie à 18 ans en 1942 (le 10 octobre) ».

(Minerve, coll. H. Ribot)
–1943 – 10 octobre : LA FIN DU SOUS-MARIN FNFL Minerve (type Amirauté, série B) Au large d’Ouessant, des ennuis de gyrocompas, font faire surface à la « Minerve ». Par méprise, un Liberator néo-zélandais tire une roquette dans le compartiment arrière du sous-marin. Deux tués ( François Charles et Raymond Jezequel, » Mort pour la France « ) et des blessés graves ; coque déchirée et baignoire endommagée, rejoint Plymouth ; Irréparable, elle est placée en réserve spéciale.
–1945 – 10 octobre : Après avoir été jugé puis condamné, Joseph Darnand est passé par les armes le 10 octobre 1945. Fondateur de la Milice, il avait prêté serment à Hitler le 8 août 1943 à l’ambassade d’Allemagne à Paris et avait été nommé à cette occasion SS-Frw.Obersturmführer). Soucieux d’armer la Milice, il avait obtenu des armes du Haut Commandement de la Waffen-SS, après que, le 11 octobre 1943, une dizaine de ses cadres se furent enrôlés pour devenir l’armature de la future unité SS française.
–1961 – 10 octobre – DESAFFECTATION D’UNE BATTERIE DE SAINT-MANDRIER – L’arrêté du 10 octobre 1961, paru au journal officiel le 19, informe les populations de la désaffection totale de l’ancienne batterie située dans le haut de la rue Pasteur à Saint-Mandrier. Celle-ci, désarmée depuis 1926, servait principalement à la conservation des poudres et des munitions (Ken Nicolas, vol. 2, p. 95).
–1969 – 10 octobre : LIVRAISON DU CARGO “POINTE ALLEGRE” PAR LES CNIM DE LA SEYNE – Livraison, par les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM), La Seyne, du cargo Pointe Allègre dont le nom initial était Pointe d’Arlets, premier d’une série de trois cargos polythermes polyvalents (Pointe Allègre, Pointe des Colibris, Pointe Marin) commandés par la Compagnie Générale Transatlantique. En 1979, il sera renommé Hui Quan (frenchlines ship fr 381).
–2001 – 10 octobre : incendie dans un centre de recrutement de la Marine nationale à Pau, revendiqué par l’Association Totalement Anti-Guerre (ATAG), dont on ne sait si elle est encore active.
–2017 – 10 octobre : ASSOCIATION « DÉCOUVERTES ET CIVILISATIONS – Dans le cadre des séances d’atelier pourtant sur la Méditerranée antique et le monde celtique, Antoine Peretti (docteur en ethnohistoire, administrateur du centre archéologique du Var) évoque « L’art des Celtes ». Salle Marie-Mauron, Médiathèque Jacques Duhamel à Sanary, à partir de 14h 30.
–2019 – 10 octobre : météo SANARY : après une nuit claire, le soleil brilla toute la journée accompagné d’un vent de secteur nord-est (mistral) atteignant les 40 km/h avec des pointes à 60. La température fut de saison : 13° pour les minimales et 24 ° pour les maximales.
–2020 – 10 octobre : Ma belle-sœur Mythé dort à présent aux côtés de mon frère Guy dans la terre de notre Roussillon natal.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

(Editions HL – « Sanary Var La Reppe » carte postale mate non utilisée, datée d’avant 1914, coll. H. Ribot)
112e livraison :
Auberges, restaurants et hôtels de Sanary au fil du temps (suite)
NOTES STEPHANE BALISTRERI, 11 mars 2022. Hôtels et pensions.
-. Hôtel des Bains :
-1851 par Michel Pacha. Premier gérant M . Allemand.
-1908 à 1978 ;: propriétaires M. Lucien Morali et Mme Jeanet.
-1944 : détruit par les Allemands.
-. Hôtel Primerose :
-1944 : démoli par les Allemands
-1950 : reconstruit par Paul Vizzavona.
-1978 : devenu Hôtel du Parc, Mme Pangon (22 chambres).
-xxx : devenu Best Western avec tennis et billard.
– Hôtel Gardanne puis Galliéni, construit par Marius Ivaldi. Propriétaire Gaston Errera père de Marie-Rose et Jean-Luc (de La Frégate,, à Six-Fours) puis …
– Hôtel de la Tour :
-1898 : propriétaires successifs Richelme – Pierre et Suzanne Chabanne – Lucien Mercier – Jacques et Suzanne Mercier – Montand – Géraldine Mercier.
-1908 : s’agrandit (propr. Dangeiroux et Lunes – Darwils – Isnard).
– Hôtel Saint-Nazaire : (propriétaire Couret).
-existait en 1910.
Devenu Beau-Port
-vers 1967-1968 : démoli.
-reconstruit,avec au premier étage le salon de thé Pascal Scotto (l’Abricotier).
– Hôtel Dol : fondé par Casimir Dol (construit par Ferdinand Dellatana) montée des sœurs Vincent, 10 chambres).
-vers 1970 : transformé en studios.
– Hôtel Chardon (La Gorguette) propriété Chardon de Moulins (23 chambres), tenu par famille Lyon-Auréglia.
-1929 : Aldous Huxley y séjourna.
– Hôtel Les Roches Rouges, sur le terrain de la carrière du même nom.
– Hôtel La Farandole à la Gorguette.
-1920 Home d’Enfants ?
-Hôtel Primavera (Portissol) famille de Charlotte Bartholomée – Lehure.
-Pension Synaya
-1939 : existait déjà. Famille Kellenberger (Suisse alémanique).
-durant la guerre : La pension a servi d’école.
-Propriété Roger et Sabine Sorbier avec Claude, leur fille, et Alain, leur fils, aux cuisines.
Pension Flotte : place des Moulins près de la chapelle des Pénitents. Famille Flotte-Soleillet, côté Bernardini).
-La Ménandière : Portissol.
-1967-1968 : transformée en appartements.
-Pension Bon-Abri : Fin XIXe s., exploité par Van Mille (10 chambres).
-Pension-chalet Mon Désir : se trouvé avenue de l’hôtel des Bains.
-1929 : tenu par M. Martin (14 chambres).
-Hôtel Beau Séjour : avenue Gabriel Péri.
Figon.
Devenu L’Atmosphère.
-Hôtel des voyageurs
-en 1929-1930 : tenu par Galaretto et Rosette Lamy – bianco. La maman de Renée Fresia-Bianchini, Marie-Antoinette, a travaillé comme femme de chambre chez Galaretto.
-Pension chez Pierre : route de la gare.
-Le Lido de la plage : démoli en 2001.
-Hôtel de la Plage : démoli en 1944 puis reconstruit.
-Hôtel-Restaurant « Les Pieds dans l’eau » (Gorguette).
-Pension Jeannotte : vers 1929 (9 chambres), route de Bandol.
-Hôtel de la Mer ? : démoli en 1944 ?
-La Frigoulette, Portissol, impasse Mimosas. H/ Cognet avec sa fille et son gendre (…) puis Lionel Pinguet la pension suivi par la famille de Bernard … et leur fils.
-Le Châtelet : pension pour enfants, ados, puis pour les employés de la SNCF.
-La Réserve (route de Bandol, fin de Sanary).
-Le Cabanon (plage de Portissol) tenu par la famille Lamy (parents de Claude et Joseph de la carrière des Baux ; étaient 5 frères et une sœur, Rosette).
Notes pour info :
Les noms qui suivent ont été ceux de clients de Stéphane Balistreri, ils proviennent de ses souvenirs, des livres de Olivier Thomas, ainsi que de Renée Fresia-Bianchini et autres.
-Morali Lucien (Hôtel des Bains).
-Sorbier Alain (synaya)
-La Tour (famille Mercier)
(à suivre)
MARSEILLE


(« Marseille quartier-de-Saint-Barnabe. Avenue-Montaigne » studio Ary, fin des années 1940, coll. H. Ribot)
– 312e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS
Nos archives :
–1208 – janvier : Marseille – Bail à acapte d’un terrain à bâtir au château Babon, concédé à Hugues Béroard par Pierre Bermond, prévôt de l’église de Marseille ; Roncelin, vicomte et seigneur ; Hugues Fer, viguier de Marseille, représentant le vicomte Giraud Adémar ; Gui Dalmas, bailli, représentant le vicomte Hugues de Baux et sa femme Barrale. (Acte 328 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. La Major de Marseille, chartes, n° 31. a. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 1134. Ind. : Barthélemy, Inventaire, n° 127.
–1208 – 6 janvier : Gaëte Traité de paix et d’alliance conclu entre la ville de Gaëte, d’une part, le vicomte Roncelin et la ville de Marseille, d’autre part. (Acte 329 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. comm. de Marseille, AA 11. a. Méry et Guindon, Histoire des actes et délibérations . . . de la municipalité de Marseille, t. I, p. 215).
– 1208 – 12 février — Marseille. Vente par Anselme l’Aîné, viguier de Marseille et procureur de Raimond Geofroi et de ses [ils, à Bertrand Gombert, des milleroles de Marseille. (Acte 330 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. comm. de Marseille, CC 73. Ind. : F. Portai, La république marseillaise, p. 191.
In nomine Domini . . . Manifestum sit … quod ego, Anselmus major, vicarius Massilie et procurator domini Raimundi Gaufridi et filiorum ejus, ex parte et nomine ipsorum, bona fide . . . dono et titulo perfecte donation is laudo et concedo in perpetuum tibi, Bertrando Gumberto et tuis, hoc privilegium et beneficium ac donum : videlicet ni tu et lui habeatis et teneatis nunc et semper Massilie mellairolas legales, quibus vin uni vendatur et omatur ne mensuretur, et locetis eas illis quibus necessarie fucrunt, singulas iiniiin obolum diebus singulis et non amplius ; lamen, a Penlecosten usque ad festum sancti Micahelis, liceat vobis (*as locare singulis diebus singulas denarium unum el non amplius. Et nemo deinceps alius, aliqua presumptione vel temeritate qualibet, audeat aliquas hujusmodi millairolas tenere ad locandum, nisi per te in Massilia eas tenuerit vel per tuos. Et hoc privilegium et beneficium ac donum pro mitto per stipulationem tibi. Bertrando Gumberto el lois, me tibi et tuis a predicto domino Raimundo Gaufrido et a prefatis filiis suis salvum et inviolatum omni tempore tenere et habere et contra nulla juris subtilitate ullo loco vel tempore venire. Et ego. Bertrandus Gumbertus, pro bar donatione seu dono quod tu, domine Anselme, micbi et mois fecisti, ex parte et in nomine domini Raimundi Gaufridi et filiorum ejus, sicut dictum est superius, promitto per stipulationem meeis, vel tibi pro ipsis. vel cuicumque lu vel illi mandaveritis, daturum annuatim in Nativitate Domini unam masmodinam auri censualem. Actum luit in domo Anselmi, anno Dominice Incarnationis M°CC0VII°, indic tione décima, pridie idus februarii. Hujus rei sunl advocali et rogati testes : Ugo Andréas, Petrus Aymarus, Arnaldus Raimundus, Guillelmus de Garanis juvenis. Et (‘go, Guillelmus Charelli, publicus notarius, qui mandate et rogatu utriusque partis banc cartam scripsi.
–1208 – décembre. Gênes – Trêve conclue jusqu’à la mi-carême entre Hugues de Baux, agissant pour lui, les autres vicomtes et la commune de Marseille, et les consuls de Gênes. Les citoyens de Marseille et de Gênes recevront, réciproquement, dans le port de ces deux villes aide et protection, mais il n’en sera pas de même pour le comte de Syracuse, la commune de Malte, le seigneur de Crête et les corsaires de Sicile. (acte 333 : a. Liber jurium Reipublicae Genuensis, dans les Historiae patriae monumenta, t. I, col. 539. Ind. : DP Barthélemy, Inventaire, n° 133. — Bœhmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 12335).
( à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne.

(2012 10 11 : Janas – Borne de délimitation entre Six-Fours et La Seyne, cl. H. Ribot)
34e livraison : Cahier du Patrimoine ouest varois n°14 –
La longue marche vers la séparation de La Seyne et de Saint-Mandrier
(1800-1950).
Les pêcheurs représentaient, avant 1806, 15% de la population ; ils étaient rattachés à la prud’homie de La Seyne instituée en 1803[1]. Un de leurs soucis était la présence permanente, à Cépet, d’une madrague au large de la pointe des Frères ou Freirets. Un accident les en débarrassa, en 1804, quand le vaisseau amiral Le Bucentaure, à bord duquel se trouvait l’amiral Latouche-Tréville, commandant l’escadre de la Méditerranée, se prit dans les filets de cette madrague : à la suite du rapport de l’amiral, elle fut supprimée aussitôt[2]. En 1815, les pêcheurs furent touchés par la levée générale de la moitié des marins composant les équipages de tous les navires et des ouvriers militaires appartenant aux ports dépendant du quartier maritime de La Seyne (La Seyne, Six-Fours, Saint-Mandrier, Le Brusc, Saint-Nazaire et Bandol). Les hommes, ainsi rappelés au service militaire, devaient être remplacés par des marins ayant plus de 50 ans d’âge. C’étaient autant de bras qui manqueraient à la pêche. Il fut également procédé à une levée de tous les conscrits non encore classés dans l’Inscription maritime afin de pouvoir les affecter à l’armement des vaisseaux du port Toulon. « Tous ces militaires, ordonnait la réquisition ministérielle, devaient rejoindre leurs corps ou services respectifs dans les plus brefs délais. »[3]. Mais ceci ne dura fort heureusement que les Cent Jours du retour de Napoléon 1er et disparut avec celui-ci. Trois ans plus tard, en 1818, Jean Soulary, d’origine génoise, le patron pêcheur étranger le plus anciennement établi à Saint-Mandrier, avait maille à partir avec la Prud’homie de La Seyne[4]. Mais nous ne connaissons pas les motifs ni les attendus de cette affaire.
(à suivre).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

CECI N’EST PAS UNE BLAGUE : « Déclaration d’utilité publique et d’urgence de l’acquisition d’un terrain supportant des constructions provisoires à titre définitif » (Journal officiel, 25 octobre 1954).

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, il est 9h 30, allez en paix !
Je vous souhaite un bon mardi à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
A demain !
Source :
[1] Gisèle Argensse, 1989, p. 60.
[2] Gérard Delattre, doc. inédit. L’amiral Latouche-Tréville fut enterré sous une pyramide élevée d’abord au Cap Cépet. Comme elle servait trop facilement d’amer, elle fut déplacée et reconstruite dans le cimetière franco-Italien qui domine l’École des mécaniciens de Saint-Mandrier, maintenant Groupe Écoles Energie de la Marine.
[3] Louis Baudoin, 1965, p. 449, d’après Correspondance du commissaire du quartier de La Seyne avec le commissaire général de la Marine du VIe arrondissement à Toulon, 16 mai 1815 (arch. du port).
[4] Gisèle Argensse, 1989, p. 60.
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