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Complément d’info : voci ce qui a été arbitrairement interdit et supprimé d’office par FB.
9 oct. 2023
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Pourquoi cela est arrivé
Henri Ribot
9 oct. 2023
ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 9 OCTOBRE 2023 – 12e ANNÉE (n° 3999) ILLUSTRATION ! Marseille (cl. H. Ribot). Un grand bonjour à tous ! FETES : « MONTJOIE ET SAINT DENIS » ! En voici une fête qu’elle est belle ! et ils sont près de 150 000 à porter le nom de ce saint italien venu en Gaule pour évangéliser le pays avec six compagnons. Premier évêque de Paris après avoir occupé le siège d’Arles à la suite de saint Trophime, DENIS fut décapité avec deux d’entre eux, Eleuthère et Rustique, à la charnière des IIIe et IVe siècles, sur la route menant à Montmartre. En Provence, saint DENIS est le patron de Lamanon, de Châteaurenard et … des arquebusiers. On le fêtait à Marseille lors d’une cérémonie dite « des Paysans ». A Cuers, il est réputé comme guérisseur des maladies infantiles. Dans le calendrier républicain, ce 18e jour du mois de vendémiaire An II était dédié au SARRASIN, la plante évidemment ! pas le Maure. DICTON « s’il pleut à la Saint DENIS, la rivière sort neuf fois de son lit ». PENSÉE à graver au fronton de tous nos édifices : « Je veux respecter la vie quelle qu’elle soit, celle des êtres vivants en général. […]. Le moindre de nos actes a une influence dont on ne mesure pas la distance. » (Théodore Monod, Vie, dans « Dictionnaire humaniste et pacifiste », Flammarion, Paris, 2017). ÉPHÉMÉRIDES -1220 – 9 octobre : MARSEILLE. Transaction entre les recteurs de la commune de Marseille, au nom de qui Pierre de Saint-Jacques avait reçu en gage du vicomte Roncelin, pour 350 livres, les droits de justice en la ville de Marseille, et l’abbaye de Saint-Victor, héritière de Roncelin, qui avait fait excommunier ledit Saint-Jacques ; les recteurs reçoivent 4.000 sous et promettent d’indemniser Pierre de Saint-Jacques. (acte des vicomtes de Marseille n° 413, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 108. Guérard, n° 929. — b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CLXI, édit, partielle. -1455 – 9 octobre : Vallon des Fabres, 9 octobre 1596 (acte aux archives de l’Evêché). LES FABRES – hameau, commune de Marseille, quartier des Camoins (1872). Anciennement : Vallon de Bertrand Fabre appelé de la Clue, 25 avril 1455 (acte aux archives de l’Evêché). -1596 – 9 octobre : 1. Accates (reconnaissance passée, registre n° 54 des archives de l’Evêché de Marseille, f° 132). LES ACCATES 1872, commune de Marseille (village, puis quartier des Camoins). Cette propriété prit le nom d’Accates à cause des baux emphytéotiques (ad acaptum) qui furent établis par Jacques de Forbin, propriétaire de ce tènement. C’est ce qui résulte de la reconnaissance passée le 9 octobre 1596 (registre n° 54 des archives de l’Evêché de Marseille, f° 132). Il s’agissait de la cession de jouissance d’une métairie. Evolution du toponyme : Pique-Nose avant 1596 ; Achaptes de Forbin 4 septembre 1577 ; Aquates 1713 ; Acates 1745. Pour couronner le tout, en 1455, les anciens reconnaissaient dans ce lieux trois hameaux les Fabres (le vallon de Bertrand Fabre est cité en 1455), les Romans et les Accates. 2. La métairie des Romans fut mise en rapport vers la fin du XVIe siècle par François Roman qui s’établit au lieu appelé alors Jas de Cogordon (Terre de Dominique et Clément Romans au Jas de Cougourdon, registre n° 61 de l’Evêché). Après sa mort, ses héritiers ou représentants passèrent reconnaissance à la cour de Saint-Marcel, le 9 octobre 1596. LES ROMANS, hameau de la commune de Marseille en 1872. Devenu par la suite : Les Romans ou la Petite Clué, 29 août 1579 (registre aux archives de l’Evêché de Marseille). 3. Vallon des Fabres, 9 octobre 1596 (acte aux archives de l’Evêché). LES FABRES – hameau en 1872 de la commune de Marseille, quartier des Camoins. Origine du toponyme : Vallon de Bertrand Fabre appelé de la Clue, 25 avril 1455(acte aux archives de l’Evêché). -1715 – 7, 8 et 9 octobre : CATALOGUE DES TITRES DE LA TERRE DE LA MOLLE, n° 25 : 25 mars 1715 : Requête présentée à la chambre des eaux et forêts par Mme de Guivau, dame de la Molle, pour obtenir une défense de faire paître des bestiaux le long de la rivière, d’y couper des peupliers. Significations faites aux consuls de la Garde-Freinet, de Cogolin et de Grimaud les 7, 8 et 9 octobre 1715. (Merci, Bernard Romagnan). -1720 – 9 octobre : LA PESTE A BANDOL – Le neuf octobre, quatre Bandolais décédèrent de la peste. -1767 – 9 octobre : SEIGNEURS ET COSEIGNEURS DE LA GARDE – Charles-Joseph-Paul de Thomas (1723-1767). Petit- fils et héritier universel de Joseph-Paul. On trouve dans le registre des décès de 1767 : « L’an 1767 et le 9 du mois d’octobre, le corps de messire Charles-Joseph-Paul de Thomas, haut et puissant seigneur, chevalier, baron de Sainte-Marguerite et de La Garde, conseiller du roi en ses conseils, président de la Cour des aides, comptes et finances de cette province, âgé de 67 ans, mari de dame Anne-Eymarre de Boyer d’Argens d’Aiguilles, décédé hier après le minuit dans son hôtel de Toulon, a été transporté de la paroisse de Sainte-Marie et présenté par messire Broquier curé de cette paroisse, et inhumé en l’église paroissiale dudit Garde à onze heures avant midi. » Dernier seigneur de Sainte-Marguerite et de La Garde, il mourut après avoir perdu ses deux fils en bas âge. Sa femme, qui lui survécut environ vingt-cinq ans, avait été instituée usufruitière de tous ses biens, par testament solennel du 19 juin 1766, souscrit par Me Bouteille, notaire de la ville d’Aix, et enregistré le 19 octobre 1767. Le 15 octobre 1767, suivant les intentions contenues dans ce testament, il fut dressé par les soins de madame de Boyer, son épouse, messires des Martin de Puylobier et de Mazenod, ses neveux, et M. Martelly, un inventaire général de maisons, châteaux, terres, meubles, papiers de famille, livres, tableaux, etc., dépendant de sa succession. Cet inventaire à triple expédition, qui ne fut terminé que le 11 janvier 1768, se trouve dans les archives de Toulon. Par son testament solen¬nel, le susdit seigneur avait nommé et institué pour son héritier universel, et pour le tout, celui des enfants mâles de feu Mre Joseph-François de Thomas La Valette qui se trouverait l’aîné desdits enfants après son décès, et après le décès de ce dernier tous les biens devant revenir par subs¬titution graduelle et perpétuelle dans la descendance mâle, en gardant l’ordre de primogéniture. Par le même testament, de legs, consistant en sommes d’argent et objets divers, furent faits à plusieurs de ses parents, amis et domestiques. « Inventaire général des biens du baron de La Garde, fait et signé par madame Anne-Eymarre de Boyer, baronne de La Garde, sa veuve, Charles-Alexandre de Mazenod, président à la Cour des Comptes, et Louis Antoine-Marie Martelly et Chautard, ancien lieutenant- général en la sénéchaussée de Toulon, commencé aujourd’hui quinze octobre 1767 ainsi qu’il suit… Terminé le 7 janvier 1768, fait à trois exemplaires originaux dont l’un a été remis à Madame la Baronne, l’autre à Monsieur le Marquis de Puylobier, et le troisième à l’héritier. Ont signé : Boyer-Lagarde, Puylobier, Mazenod, Martelly-Chautard. » (Maurice Delplace, 1986, p. 67). -1777 – 9 octobre : MORT DU COMTE DU LUC – Le 9 octobre 1777 parvint à la connaissance des consuls de Sanary par les soins de Charles Emmanuel de Vintimille, marquis du Luc, la mort de son père, comte du Luc. Le conseil délibéra de faire célébrer un service à la paroisse « sans cependant faire grande dépense et avec économie ». Il assura le nouveau comte de la part qu’il prenait à la perte qu’il venait de faire en la personnes de ce digne seigneur. Le défunt n’était pas en réalité le père de Charles Emmanuel-Marie-Magdelon de Vintimille du Luc. Reconnu cependant par le comte Hubert qui le considérait comme tel, il devint le seigneur de Saint-Nazaire. Comme il ressemblait, et pour cause, à Louis XV, il reçut le surnom de « demi-Louis ». Il avait épousé le 18 novembre 1764 à Paris, Marie-Magdeleine de Castellane-Esparron. Leur contrat fut signé par le roi et la famille royale. De leur union naquirent : Charles-Félix-René (1765-1806), Adélaïde-Pauline (1767-1825), Candide-Dorothé-Louis (1757-1825). Cf. Rotger B., 1984, p. 257. -1778 – 9 octobre : ETABLISSEMENT D’UN SERVICE TOUTE L’ANNEE A LA CHAPELLE DE STE-MAGDELEINE, TERROIR DE LA MOLLE (A. D. Var, 1 G 42, f° 543-543v°) – 1778, 9 octobre – Etablissement d’un service toute l’année à la chapelle de Ste-Magdeleine, terroir de la Molle. Emmanuel-François de Bausset, évêque et seigneur de Fréjus, vu le comparant à nous présenté par le sr Boyer de Fonscolombe, seigneur de la Molle, autre comparant du frère Benoit Grangeret, coadjuteur de la Chartreuse-de-la-Verne, duement authorisé par le chapitre et monastère, pour la procuration en datte du quatre juillet de la présente année, passée rière me Coulomb, notaire de Collobrières duement controllée à Pignans led. jour par Fabre, vu encore l’état de dénombrement des habitans de lad. terre de la Molle, duement certifié par le juge de lad. terre et par le sr Gras, curé de Cogolin, chargé de l’administration des sacremens dans lad. terre de la Molle, led. dénombrement approuvé par led. frère Benoit Grangeret, coadjuteur de la Chartreuse-de-la-Verne, vu enfin les conclusions de notre promoteur du vingt deux du courant, tout considéré et le Saint nom de Dieu invoqué, Nous évêque avons ordonné et ordonnons qu’il sera fait un service durant toute l’année dans la chapelle de la Magdeleine église dud. lieu de la Molle, pour les habitants dud. lieu et qu’il y sera fourni tout ce qui est nécessaire pour le service d’une chapelle rurale et avons ordonnés que toutes les susd. pièces seront déposées dans notre secrétariat pour y avoir recours en cas de besoin que notre présente ordonnance y sera enregistrée et aux insinuations de notre diocèse. Donné à Roquefort le vingt neuf septembre mil sept cent soixante dix huit. Signé : Emmanuel-François, évêque de Fréjus. Enregistré par nous greffier soussigné le 9 8bre 1778. Signé : Maurine -1789 – 9 octobre : LOUIS XVI ACCEPTE LES EVENEMENTS ET REFUSE SON IMAGE DE PRISONNIER – Vendredi 9 octobre : Devant la demande croissante de passeports par les députés, Mirabeau a rédigé une motion qui n’accorde de passeports qu’aux représentants du peuple qui le demanderont dans le cadre de l’Assemblée. Celle-ci examinera leurs motifs et décidera. Cette motion a été arrêtée. On a ensuite lu une lettre du roi, dans laquelle le souverain déclare qu’il désire vivre à Paris et, par conséquent, qu’il souhaite que l’Assem¬blée trouve un local pour se réunir à l’intérieur même de la capi¬tale. L’Assemblée a nommé sur-le-champ des commissaires chargés d’aménager une salle le plus rapidement possible. Cette lettre semble démontrer que Louis XVI accepte les événements et refuse son image de prisonnier (1789-1989, Agenda du Bicentenaire). -1793 – 9 octobre : 1. CAPITULATION DE LYON DEVANT LES TROUPES DE LA CONVENTION – Capitulation de Lyon (au terme d’un siège de deux mois). Prise de Lyon par l’armée de la Convention. Le 12 la Convention votera la destruction de Lyon. » Citoyens, la liberté est entrée dans Lyon, le 9 de ce mois… Le Comité a dit que les traîtres doivent être pris, leur punition doit être prompte…Mais laisserez-vous subsister une ville qui, par sa rébellion, a fait couler le sang des patriotes ? …Ce n’est pas une ville…Elle doit être ensevelie sous ses ruines… (Suit le décret : ) Article premier : Il sera nommé par la Convention Nationale, sur présentation du Comité de Salut Public, une commission extraordinaire de cinq membres pour faire punir militairement et sans délai les contre-révolutionnaires de Lyon. Article deux : Tous les habitants de Lyon seront désarmés. Leurs armes sur le champ seront distribuées aux défenseurs de la Patrie. Une partie en sera remise aux patriotes de Lyon qui ont été opprimés par les contre-révolutionnaires. Article trois : La ville de Lyon sera détruite. Tout ce qui fut habité par le riche sera démoli. Il ne restera que les maisons des pauvres, les habitations des patriotes égorgés, les édifices spécialement employés à l’industrie, les monuments consacrés à l’humanité et à l’instruction publique. Article quatre : Le nom de Lyon sera effacé du tableau des villes de la république et portera désormais le nom de » Ville affranchie « . Article cinq : Il sera élevé sur les ruines de Lyon une colonne qui attestera à la postérité les crimes et la punition des royalistes avec cette inscription : » Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus « . 2. SANARY ET SES EMIGRES- proclamation de la municipalité de Sanary pour obliger les habitants absents à regagner leur domicile dans la huitaine sous peine d’être déclarés émigrés. -1793 – après le 9 octobre : UNE CONSEQUENCE DE L’ASSAUT D’UN COMMANDO BRITANNIQUE CONTRE LA BATTERIE DES SABLETTES (cf. Ephémérides du 8 octobre) : LA BATTERIE DES HOMMES SANS PEUR – Colère de Bonaparte contre le chef de batterie des Sablettes qui s’est laissé surprendre. Il en fait construire alors une autre à la Pointe de Mar vivo, dite de “Fabrégas”, 3 pièces de 24 et une de 36, qui commande l’isthme et la baie des Sablettes, et, le 18 octobre, une seconde aux “Quatre Moulins”, 2 pièces de 24, qui doit protéger les batteries avancées. Mais la batterie des Sablettes qui est la plus proche de la grande redoute est à 1200 mètres, elle est trop loin pour que ses boulets massifs atteignent avec précision les joues des embrasures, et ses bombes sont plus imprécises encore. La batterie des Quatre-Moulins est à 1 400 mètres. Il y aurait au-devant de ces quatre moulins un emplacement favorable, au pied des deux autres moulins ; la distance est de 1 000 mètres, l’on ne gagnerait pas grand-chose. Mais au-devant de ces deux moulins se trouve une hauteur que les Anglais ont négligé d’occuper. De là les ouvrages anglais ne sont plus qu’à 500 mètres, l’on pourrait y placer des pièces de 16, qui très efficaces à cette distance tirent plus vite que les pièces de 24 beaucoup plus lourdes, donc plus longues à être pointées, et à être ramenées à l’embra¬sure. Malencontreusement, la batterie que l’on pourrait y ins¬taller trouverait devant elle toute la batterie anglaise de cinq pièces de 36 qui fait face à La Seyne. Il faudrait à Bonaparte pour tenir cette position des canonniers au courage exceptionnel ; des hommes sans peur. C’est ce nom qu’il donnera dans quelques jours à cette position. De toutes les batteries du siège la batterie des Hommes-sans-Peur, est la plus célèbre, et certaines personnes sans connaissances particulières sur les événements de 1793 citeront son nom, car elle a été immortalisée par les images d’Epinal. Quelques auteurs ont prétendu qu’elle devait son nom du fait que ses canonniers épouvantés par les feux de la Grande-Redoute, et le tir des pontons anglais refusaient d’y servir. Mais Bonaparte qui connaissait le caractère français fit placer en avant de la batterie un écriteau avec ces mots écrits par Junot : « Ici la batterie des Hommes-sans-peur », alors les plus braves canonniers voulurent y servir. Tout cela est du roman ; et si un écriteau fut placé, ce ne fut pas seulement pour remplir d’orgueil et de courage, les canonniers, mais plus prosaïquement pour indiquer aux charretiers, muletiers, et à tous ceux qui s’y rendaient, que c’était bien là que l’on construisait la batterie des Hommes-sans-Peur. Toutes les batteries étaient baptisées avant de les construire, comment aurait-on pu s’y reconnaître ? Où était-elle située cette batterie ? Une véritable polémique oppose certains historiens du siège, et il faudrait plus d’une heure pour en parler. Elle était située au sommet du quartier Gaumin, à la cote 50, et si je le sais, c’est qu’un témoin du siège me l’a bien souvent précisé ! Quand je dis un témoin du siège, j’ajoute, presque. Il s’agit de mon grand-père. Mon grand-père était né à La Seyne en 1838, et son grand-père avait trente ans à l’époque du siège, il habitait où nous habitons toujours presque au sommet du quartier Gaumin, à quelques pas du lieu même où furent placés les canons. George Sand, dans son « Tamaris », croyait avoir trouvé la position de la batterie des « Hommes sans Peur » sur les hauteurs du Rouquier parce qu’elle avait découvert là, les débris d’un four à boulets rouges et des buttes régu¬lières de ce qu’elle croyait être, la fameuse batterie. « Je rétablissais la petite redoute, écrit-elle, je revoyais les vieux habits troués des volontaires de la République, et leurs armes et leurs groupes pittoresques… et lui!… avec son habit râpé, ses bottes percées, ses longs cheveux plats, son œil méditatif, son prestige de certitude et d’autorité, déjà rayonnant sur son front, et cela sans orgueil, sans ambition personnelle, sans autre rêve de grandeur que le salut de la patrie » (George Sand, citée par Paul Maurn-Carcopino, 1969, p. 72-73). Il peut paraître vain de discuter des positions respectives qu’occupaient les batteries d’action maîtresse contre le fort Mulgrave. Le commandant Nel, dans son ouvrage « Bonaparte au siège de Toulon », a traité excellemment la question. Après lui, le lieutenant-colonel Giraud dans une étude technique très claire, écrite avec le souci constant de la vérité historique, justifie son prédécesseur et fait toucher du doigt les erreurs commises par d’autres, notamment par Arthur Chuquet, dans « La jeunesse de Napoléon », apportant ainsi des preuves irrécusables, péremptoires. Il a suivi pas à pas, Napoléon dans sa marche à la fois méthodique et auda¬cieuse à la recherche de la Victoire « en scrutant avec minutie le terrain… rencontrant chemin faisant, les hom¬mes, le matériel et surtout le génie de Bonaparte dont les écrits, ordres et rapports, la plupart du temps journaliers au Ministre de la Guerre, sont une vivante image ». Le lieutenant-colonel Giraud et M. Louis Baudoin ont également déterminé les emplacements exacts des batteries d’après l’ancien plan cadastral de la ville de La Seyne, achevé vers 1820. Si nous nous plaçons au sommet du mont Caire (altitude 86 mètres), à l’Ouest nous voyons la ligne de hauteurs la plus éloignée, tandis que nous apercevons à l’Est, le monticule des Quatre Moulins, dernier mamelon distant d’environ 1 400 mètres et dominant la ville de La Seyne. Bonaparte y installa une batterie le 18 octobre. Dans « L’Angleterre et ses Alliés », Paul Cottin rapporte que dans la nuit du 8 au 9 octobre un coup de main guidé par des déserteurs connaissant le mot de passe avait réussi à détruire une batterie en cours d’installation sur la butte des « Quatre Moulins ». Sur la gauche, se distingue le Rouquier sur lequel il mit en place une deuxième batterie ce même 18 octobre, celle de la « Grande Rade ». Plus près de nous, une ligne de hauteur de moindre altitude constitue l’Evescat. La crête est longée par un chemin sinueux qui gravit trois monticules à des distan¬ces sensiblement égales. Sur chacun d’eux, Bonaparte fit mettre en place une batterie dont l’ensemble constituait à 50 mètres d’altitude, les batteries de première ligne qui allaient jouer un rôle capital dans les derniers jours du siège. Construites à la faveur d’un rideau d’oliviers qui en dérobait les travaux à l’ennemi, elles sont restées célèbres sous ces noms : les « Hommes sans Peur », les « Braves » ou « Chasse-Coquins » et les « Républicains du Midi » ou « Jacobins ». Plus au Sud, la batterie des Sablettes avait pour mission de tirer sur Saint-Elme et sur les vaisseaux croisant au large, et celle de Fabrégas, de balayer l’anse des Sablettes. La batterie des « Quatre Moulins » et celle de la « Grande Rade » ont été construites pour battre le fort de Mulgrave et ses approches. La première, qui dispose de 2 pièces de 24 dirigera un feu très vif toute la nuit du 29 au 30 novembre contre la redoute anglaise distante de 1 300 mètres ; l’autre, située sur le Rouquier, à 1 000 mètres du rivage, en soutien de la batterie des « Hommes sans Peur », comprend 3 pièces de 24. Elle a également pour mission d’interdire les communications des vaisseaux mouillés en Grande Rade, avec la côte entre Balaguier et l’isthme au Sud, et de s’opposer à tout débarquement dans la plaine, aux environs des Sablettes. Ces deux batteries sont les ailes de la position d’attaque de la première phase. La tradition veut que Bonaparte qui possédait à un si haut degré la manière de glorifier l’héroïsme et de frapper le moral du soldat, aurait galvanisé ses servants soumis à un feu d’enfer, en faisant dresser sur le parapet de la batterie, l’écriteau « Batterie des Hommes sans Peur ». Une autre origine de ce nom, viendrait de ce que les canonniers se seraient enfuis et que c’est pré¬cisément pour faire honte aux fuyards et les ramener à leur poste que l’écriteau aurait été placé. Note de Paul Maurin-Carcopino : « Le premier jour, presque tous les canonniers furent tués ou blessés au point que personne ne voulut plus y aller, lorsque Bonaparte s’avise de faire mettre à l’ordre du jour que cette nouvelle batterie s’appellerait la batterie des Hommes sans Peur ; dès ce moment tous les canonniers voulurent en être » (Notes de Saliceti). Une troisième version serait plus simplement que ce nom aurait été donné au début du siège comme ceux des autres batteries. La tradition veut aussi que Bonaparte payant de sa personne aurait saisi l’écouvillon tombé des mains d’un servant mort et chargé lui-même la pièce. L’on admet qu’à cette occasion il contracta la gale dont il souffrit si longtemps. La batterie des « Hommes sans Peur » avait pour mission de battre les objectifs purement terrestres, par-ticulièrement la redoute Mulgrave et son annexe, la batterie anglaise « Saint-Philippe ». Armée de 3 pièces de 16, de 3 mortiers de 8 et de 2 mortiers de 12, elle avait été placée sur le relief qui se détache très nettement à l’Est des Deux Moulins, comme l’avait ordonné le commandant Bonaparte dans sa note d’Ollioules datée du 24 octobre : « L’on établira ce soir, la batterie des « Hommes sans Peur » au-devant des Deux Moulins ». Les travaux avaient commencé à cette date mais devant l’incompréhension de Carteaux, ils furent arrêtés aussitôt et ce n’est qu’après le départ de ce général qu’elle fut installée définitivement par Bonaparte. Au Sud et à la droite des « Hommes sans Peur », à 500 mètres environ de cette dernière, la batterie des « Braves » ou « Chasse-Coquins » est armée de 3 pièces de 16 et de 3 mortiers. Sa mission consiste essentielle¬ment à tirer sur les objectifs que sont Mulgrave et ses abords. Elle entre en action le 15 décembre. Prête à tirer dès le 20 novembre, avant les deux précédentes, la batterie des « Jacobins » est armée de 3 pièces de 24 et de 5 mortiers de 8 et de 12. Dans son rapport au ministre du 14 novembre, Bonaparte précise : « Cette batterie est à 200 toises du camp anglais, battant leurs communications avec leur escadre », soit 400 mètres environ. Bonaparte dira plus tard que « s’il eut voulu fuir le poste de danger il se serait mis à 300 toises plutôt qu’à 800 : à la première distance les boulets passent souvent sur la tête, à la seconde, il faut que tous tombent quelque part». Effectivement, elle bombarde la redoute et interdit les communications entre les vaisseaux et les arrières anglais qui se tenaient au large de Balaguier, objectif poursuivi de concert avec la batterie de soutien de la « Grande Rade ». En termes militaires, les communications sont les Itinéraires qui mènent des troupes de l’avant à leurs arrières et vice-versa. En pilonnant méthodiquement les positions ennemies, les forces d’artillerie permettent aux troupes jetées en avant des lignes de se livrer à quelques coups de main. -1795 – 9 octobre (17 vendémiaire an IV) : LA CONVENTION INTERDIT LES ASSEMBLEES DE SECTION A PARIS. -1799 – 9 octobre : BONAPARTE DEBARQUE PRES DE SAINT-RAPHAËL- Ayant laissé son armée en Egypte, le général Bonaparte est de retour en France. Après avoir quitté Alexandrie le 23 août 1799, Napoléon Bonaparte débarque à Saint-Raphaël le 9 octobre sans avoir été intercepté par des navires anglais. Il est accompagné de militaires comme Lannes, Berthier, Murat, Bessières, Duroc, Marmont et de savants notamment Denon, Monge et Berthollet. « Tout le monde prend rapidement la route de Paris que Bonaparte atteint le 16 octobre. » (“Un inquiétant retour d’Egypte. A deux heures de l’après-midi, il débarquait sur le quai de Saint-Raphaël (Var) où il était accueilli par les vivats de la population. La frégate Muiron, sur laquelle il s’était embarqué, avait effectué une heureuse traversée en Méditerranée à évitant les croisières anglaises; elle avait été accompagnée par une division navale aux ordres de l’amiral Ganteaume, laquelle comprenait, outre la Muiron, la Carrière, la Revanche et l’Indépendant. La division avait fait escale à Ajaccio avant de toucher le continent. Le désordre régnait alors dans le pays, la situation financière était mau¬vaise, l’autorité impuissante à maintenir l’ordre public. Certaines années de la Révolution avaient semé la haine et la division parmi les citoyens. L’insécurité régnait dans le Var, surtout dans sa partie Ouest. La Seyne, relevée de ses dommages du siège de 1793, paraît avoir échappé suffisamment à cet état de choses sous le Directoire ; son activité maritime (navigation et construction navale) était redevenue florissante malgré le blocus britannique des côtes provençales et les dangers de mer, son peuple travaillait et ses corsaires faisaient connaître de brillants exploits. La satisfaction éprouvée au retour de Bonaparte fut d’ailleurs générale en France et répondait au vœu de toutes les populations. A La Seyne, des réjouissances furent organisées et un feu d’artifice fut tiré dans le port. Peu de temps après, le 9 novembre a lieu le coup d’état dit du 18 brumaire, qui lui assure le pouvoir. Revenons sur ce débarquement qui est illégal la rigoureuse réglementation sanitaire en vigueur sur les côtes françaises de la Méditerranée. Selon les convictions médicales de cette époque Bonaparte par son indifférence à leur égard, feint d’ignorer les graves dangers d’importation de la peste qu’il fait courir à la Provence. Cette affaire présente 3 aspect : la réalité de la peste Du Levant et les mesures de lutte en usage en Europe ; la manière dont se déroule le débarquement des arrivants ; les réactions des administrations et de l’état. Rappelons que durant les 2 mois que dura le siège d’Acre, la peste ravagea aussi bien la ville que les assiégeants et le nombre de ses victimes est au moins égal sinon supérieur à celui des combats au total sur les 13000 hommes ayant participé à cette campagne de 4 mois un millier sont morts de la peste 1200 devant la bataille et 2000 sont blessés ou malades. C’est dans ce contexte sanitaire déplorable où la peste a joué un rôle majeur que Bonaparte décide de revenir en France (réf. Daniel Panzac, Un inquiétant retour d’Egypte : « Bonaparte, la peste et les quarantaines », dans Cahiers de la Méditerranée, année 1998, 57, Actes du colloque d’Ajaccio 29-30 mai 1998, pp. 271-280). -1837 – 9 octobre : ORDONNANCE CONCERNANT LES SERVICES DES MARINS PÊCHEURS – Le 9 octobre 1837, est donnée à Paris un ordonnance stipulant que les marins réunissant 6 ans de service à bord des bâtiments de guerre verront ces services comptés sur les bateaux employés à la petite pêche ou pêche de poisson frais, pour la pension dite demi-solde réglée en vertu de la loi du 13 mai 1791. Que les veuves de gens de mer morts, titulaires de demi-soldes, réunissant toutes le conditions requises pour avoir droit à pension, obtiendront le rappel des arrérages à compter du jour de décès de leur mari. Que les maris engagés à la part pour la petite pêche ou la pêche du poisson frais devront payer une taxe fixe (dont le détail est donné dans Patania L., Guillaume J., 2002, p. 52-53) -1863 – 9 octobre : TROMBES D’EAU SUR NÎMES – La trombe d’eau qui s’est abattue sur Nîmes a inondé principalement le faubourg nord-est, où se sont, reproduit les mêmes accidents qu’en 1859 les caves et rez-de-chaussée envahis, rues transformées en torrents et profondément ravinées, des murs, des clôture démolis par l’eau qui arrivait des collines rocheuses. Dans les rues du faubourg l’eau atteint une hauteur de 0,90 m. -1867 – 9 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Mercredi, vent toujours très fort. Mistral en tempête. Le soleil brille, ce qui fait que, durant la journée, le froid est moins sensible. Mais à cinq heures du soir, on éprouve le besoin de se réchauffer chez soi. -1869 – 9 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Samedi. Vent d’Est ce matin de bonne heure avec ciel couvert. A huit heures le temps change, le vent d’est s’arrête et le vent d’ouest s’établit avec un ciel couvert de brume. Vers midi, le soleil très fort tue le vent d’ouest, comme on dit ici, et le vent cesse presque complètement. Quelques personnes, se basant sur le fait que le soleil est très fort, disent qu’il pleuvra bientôt. Vers le soir, le vent d’Ouest tombe et le vent d’Est reprend son empire : ce que l’on appelle le vent sec ! -1890 – 9 octobre : CLEMENT ADER ET SON « EOLE » – Premier vol de l’avion « Eole » de l’ingénieur Clément Ader. -1911 – 9 octobre : NAISSANCE DE MON PERE – A Bages (Pyrénées Orientales), naît le 9 octobre 1911 Amédée Ange Elie RIBOT, fils de Cyprien RIBOT et de Angèle GRANDO. -1915 – 9 octobre : ACCIDENT DE SOUS-MARIN – Alors qu’il est en mission de veille au Canal de Selne, à 10 milles de la terre (Adriatique), le Papin est obligé de larguer les plombs de sécurité à la suite d’une voie d’eau provenant d’une fausse manœuvre de robinetterie. -1916 – 9 octobre : ACCIDENT DE SOUS-MARIN – L’Atalante appareille pour Cattaro mais doit rentrer le 10 avec une avarie de son moteur diesel bâbord. -1934 – 9 octobre : SUR LA CANEBIERE, LE ROI ALEXANDRE PREMIER DE SERBIE ET LE MINISTRE LOUIS BARTHOU TROUVENT LA MORT. Arrivé à Marseille le matin même (cf. cliché dans une notice précédente), à 16:15, le roi Alexandre 1er de Yougoslavie est assassiné par des terroristes croates (Chernozemski). Le ministre des Affaires étrangères, Barthou, venu l’accueillir à la descente du bateau, est mortellement blessé. Total : 6 morts. Les Parisiens, rigoureusement ignorants de tout ce touche à la vie provinciale, ne manquaient pas en cette triste circonstance d’incriminer Marseille et l’insouciance des Marseillais. Ceux-ci, cependant, ou leurs représentants, avaient été tenus complètement à l’écart des préparatifs de la réception royale : l’organisation et les mesures de police en avaient été confiées à un fonctionnaire mandé tout exprès de Paris et qui s’acquitta — on sait comment — de sa tâche (Castellari, 1945). -1936 – 10 octobre : SELON L’ACTION FRANÇAISE, LA DEFENSE DE MADRID S’EFFONDRE – Le 9 octobre, l’Action française annonce « La guerre de libération de l’Espagne : La défense de Madrid s’effondre… Sans doute, l’URSS, seule, est impuissante : aussi faut-il s’attendre à un bref délai à une recrudescence des excitations au sein du Front Populaire par le parti communiste français ». à leur tour, constituées de volontaires de tous les pays, en général démunis de toute expérience militaire » (André Rossel, 1984). -1944 – 9 octobre : DELEGATION MUNICIPALE DE SIX-FOURS – Le comité local de libération de Six-Fours propose au préfet la délégation municipale suivante : Laffont Léon, représentant du groupement MUR ; Roy Jean ; Delgrossi Louis, socialiste ; Girard ; / Laffont Léon, représentant du groupement MUR Roy Jean / Delgrossi Louis, socialiste Girard / Bruna Gustave PC Turcan PC Bottero Barthélémy FN Parent Robert FN Blanc Eugène CGT Guillaume Marius / Simian Louis Sec.pop Martin Jean / Gout Alexandre , technicien de la vinification, républicain Cazabat Edouard, capitaine en retraite Ferrau Laurent, cultivateur Bernard Jean-Marie, commerçant. Le document porte la mention manuscrite « d’accord pour la liste du comité de libération du 9 octobre 44. (1W 53) -1960 – 9 octobre : RAPPEL : IL EST FORMELLEMENT INTERDIT DE TIRER A MOINS DE DEUX CENTS METRES DES HABITATIONS – « Le Petit Varois » du dimanche 9 octobre 1960 : « II nous est signalé que certains chasseurs en quête de gibier se permettent de rentrer dans les propriétés privées parfois closes et de tirer sur les passereaux à proximité des habitations. Nous rappelons qu’il est formellement interdit de tirer à moins de deux cents mètres des habitations». -1967 – 9 octobre : DECES D’ANDRE MAUROIS, romancier et essayiste. -1970 – 9 octobre : DECES DE JEAN GIONO – Dans le paysage littéraire du XXe siècle, Giono, figure dominante, est pourtant à part. Fils unique d’un cordonnier et d’une repasseuse, attaché à ses racines paternelles piémontaises et gommant la part de sang provençal qu’il tenait de sa mère, il est né à Manosque, ne l’a quitté qu’épisodiquement, contre son gré, et y est mort. Ayant dû, pour faire vivre sa famille, quitter le collège à seize ans et devenir employé de banque, il bâtit seul sa culture, et ne fait à peu près aucun voyage à l’étranger jusque passé la cinquantaine. Rappelez-vous : Deux cavaliers de l’orage, Gallimard, 1965, Le grand troupeau, Gallimard NRF, 1931, Le hussard sur le toit, Gallimard NRF, 1951, Le moulin de Pologne, Gallimard NRF, 1952, L’iris de Suse, Gallimard NRF, 1970, Pour saluer Melville, Gallimard NRF, 1943, Regain, Grasset, 1930, Regain, Grasset, 1930, Un de Baumugnes , Grasset, 1929, … ; ainsi que de Jean Giono et Alain Alioux – Hortense ou l’eau vive, éditions France-Empire, 1958, et une biographie, écrite par Maurice Chevaly – Giono à Manosque, publiée par Var-Matin / Le Temps parallèle, 1986. -1993 – 9 octobre : FAVORISER LE RENFORCEMENT DE LA SECURITE DEMOCRATIQUE EN EUROPE – Introduction à la déclaration de Vienne des chefs d’Etats et de gouvernement du Conseil de l’Europe : Section 1. « Favoriser le renforcement de la sécurité démocratique en Europe ». Le premier Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil de l’Europe qui se tint à Vienne en octobre 1993 fut l’occasion de faire le point sur les défis à relever par l’organisation strasbourgeoise, à savoir la mise en œuvre du concept de sécurité démocratique européenne, ainsi que la préparation à de nouvelles adhésions. Etant donnés ces nouveaux enjeux, il apparaît important de dépasser un certain « européanocentrisme » communautaire, et notamment l’utopique projet de Confédération européenne pour œuvrer dans le sens d’une coopération accrue et structurée. -1986 – 9 octobre : LISTES EN PRESENCE A SAINT-MANDRIER POUR LES MUNICIPALES (Gisèle Argensse, 1989, p. 237-238) – 1. LA LISTE A TENDANCE COMMUNISTE DE SAINT-MANDRIER « TOUS ENSEMBLE POUR UNE MEILLEURE GESTION » CONDUITE PAR LOUIS ESPOSITO, fait connaître ses différents membres : Esposito Louis (conseiller municipal sortant), Boiteux Robert, Reynier Jean Marie (CMS), Coppola marinette née Rénier, Barbesant René, Lanérière Gilbert, Beaudouard Pierre, Kourde Raphaël, Romanello Roger, Demarco José, Thomas Jeanne, Mayeur Paul, Gruit Jean, Bertrand Suzanne née Blanc (CMS), Bianco Jean Louis, Allinio Michel, Bertrand Line née Rauzier, Bruno Martine, Maréchal Elie, Larippe Patrick, Clergé Jacky, Calone Joseph, Coppole Laurent, Fedout Louis, Lefebvre Janine (CMS), lattard Henri, Ortiga Juan. 2. LA DEUXIEME SERA CELLE DU MAIRE SORTANT SOUS L’APPELLATION « ACTION MUNICIPALE DE SAINT-MANDRIER » qui comprend : Quilgars Joseph (maire sortant), Bertrand Guy (adjoint sortant), Gibault Michelle (AS), Bravo Viviane (AS), Vivion Guy (CMS), Coppola Jean (CMS), Giovanella Jean Paul (CMS), De Torquat Eric, Gillet François, Fichel Régis (CMS), Hammoun René (CMS), Loiseaux Paul (CMS), Casanova marcel (CMS), Debaigt Robert (CMS), Ligoret Gisèle, Richert Louis, Tagliaferro François, Cluzeau Jean Claude William, Boudoux Bertrand, Ferréol Olivier, Lepers André, Jacquot Joëlle, Salaun Josette, Cuadrado Michèle, Fernandez Armand, Bénistan Raymond, Marquion Raymonde. 3. LA TROISIEME LISTE INTITULEE « SAINT-MANDRIER D’ABORD » SERA CONDUITE PAR GUY MOINE, ancien adjoint de Joseph Quigars et se composera de : Moine Guy, Coste Jean Louis, Argensse Roger, Carré Gustave, Ballester Alain, Joumond André, Le Goff Sophie, Mattéï Michèle, Montagne Françoise, Gizard Jean Paul, Ladislas Fernande, Dubroca Luc, Royer Jean Paul, Da Silva Jean Michel, Giannorsi André, Campanella Jean, Quicarlet Michel, Gastinel Charles, Vallée Jean Pierre, Vincent Gilles, Delage Anne, Davin Marcel, Clérian Marie Anne, Escartefigue Jacques, Gada Henri, Jammes Pierre, Coffrant Philippe. -1997 – 9 octobre : JALABERT CHAMPION DU MONDE – Laurent Jalabert devient champion du monde contre la montre cycliste à Saint Sébastien. -2018 – 9 octobre : ET SI NOUS PARLIONS UN PEU DU PATRIMOINE ? Cet après-midi, dans le cadre de son atelier « Archéologie et histoire », l’association « Découvertes et Civilisation, accueillait à partir de 14h 30, Mme Béatrice Tisserand, docteur en histoire, venue nous parler du concept de patrimoine. La séance avait lieu à la Médiathèque « Jacques Duhamel », rue Robert Schuman, à Sanary. -2019 – 9 octobre : Au moins deux individus ont ouvert le feu ce mercredi 9 octobre, vers 12h30, dans la ville allemande de Halle, située à l’est du pays. L’attaque a eu lieu en face d’une synagogue, a ciblé un commerce turc de kebabs et un cimetière juif. D’autres tirs ont été entendus à une quinzaine de kilomètres de Halle. Selon les médias allemands, qui parlent de « commando », les assaillants ont tenté d’entrer dans la synagogue où 80 personnes étaient réunies, ce qui laisse entendre que leurs intentions étaient antisémites. Les enquêteurs privilégient la piste d’un acte perpétrée par des activistes d’extrême droite. Un individu a été arrêté par la police, mais un ou plusieurs assaillants sont parvenus à s’enfuir à bord d’un véhicule. L’homme interpellé est un jeune Allemand de 27 ans, prénommé Stephan B. Selon les enquêteurs, qui ont eu accès à une vidéo qu’il aurait tournée durant l’attaque puis diffusé sur internet, le suspect serait antisémite et d’extrême droite. Il se serait plaint, au cours de la fusillade, des « Juifs » et des « Kanaks » et aurait nié l’existence de l’Holocauste. Le parquet antiterroriste allemand s’est saisi de l’enquête, alors qu’Angela Merkel a parlé en début de soirée d’un « attentat ». La chancelière allemande, via son porte-parole, a exprimé sa « solidarité à tous les Juifs pour ce jour de fête qu’est Yom Kippour ». (LInternaute.com). -2023 – 9 octobre : Grave incident en Egypte, deux touristes israéliens ont été tués par un policier égyptien. Les deux pays ont rapidement réaffirmé leur coopération. L’attaque intervient en pleine guerre entre Israël et le Hamas palestinien. Deux touristes israéliens et leur guide égyptien ont été tués ce dimanche par un policier à Alexandrie, sur la côte égyptienne, une attaque rare qui intervient en pleine guerre entre deux voisins de l’Egypte, Israël et Gaza sous contrôle du Hamas palestinien. Selon un média proche de l’appareil sécuritaire égyptien, « un policier a tiré à l’aveuglette avec son arme personnelle sur un groupe de touristes israéliens à Alexandrie (nord) ». Le policier, auteur des tirs, a été arrêté. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 112e livraison : Auberges, restaurants et hôtels de Sanary au fil du temps (suite) Note de Barthélemy Rotger concernant les établissements de 1950 qui ont été fermés : – Hôtel-pension Chardon La Gorguette tél. 44 (disparu, note de BR). – Hôtel-restaurant Primavera, Alessandrini propriétaire, tél. 36 (disparu, note de BR) – Hôtel La Ménandière tél. 46 (disparu, note de BR). – Le Lido de la Plage Dorée, son restaurant (disparu, note de BR). – Hôtel-Pension Bellevue, H. Arnaud propriétaire (disparu, note de BR). -2022 : : Hôtels de Sanary – Adonis Sanary – Grand Hôtel des Bains catégorie : Hôtel Adresse : 25 Boulevard d’Estienne d’Orves, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494741347 – Best Western Plus Hotel Soleil Et Jardin Catégorie : Hôtel Adresse : 445 Avenue de l’Europe Unie, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494258008 – Bon Abri – 94 Avenue des Poilus, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494740281 de La Tour Catégorie : Hôtel Adresse : 24 Quai Charles de Gaulle, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494741010 – Holidays & Work Hotel Restaurant Catégorie : Hôtel 28 Avenue Gallieni, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494743604, ex-Galliéni. – Hostellerie La Farandole Catégorie : Hôtel Adresse : 140 Chemin de la Plage, 83110 Sanary-sur-Mer Quartier : Beaucours Téléphone : +33494903020 – Hostellerie La Farandole Catégorie : Hôtel Adresse : 140 Chemin de la Plage, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494903020 – L’Atmosphère, 3 étoiles Catégorie : Hôtel adresse : 13 Rue Gabriel Péri, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494881029 ex-Beauséjour Catégorie : Hôtel Adresse : 13 Rue Gabriel Péri, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494881029 Le Castel Catégorie : Hôtel Adresse : 925 Chemin de la Canolle, 83110 Sanary-sur-Mer téléphone : +33494298298 Le Mas de la Frigoulette Catégorie : Hôtel Restaurant Adresse : 130 Avenue des Mimosas, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494741346, +33494880754 Synaya Catégorie : Hôtel Adresse : 92 Chemin Olive, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494741050 Note concernant les établissements de 1950 ou autre dont le nom a changé : – Grand Hôtel des Bains devenu Adonis Grand Hôtel des Bains Sanary – catégorie : Hôtel Adresse : 25 Boulevard d’Estienne d’Orves, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494741347 – Primerose, tél. 39 devenu Best Western Plus Hotel Soleil Et Jardin Catégorie : Hôtel Adresse : 445 Avenue de l’Europe Unie, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494258008 – Bon Abri – 94 Avenue des Poilus, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494740281 de La Tour Catégorie : Hôtel Adresse : 24 Quai Charles de Gaulle, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494741010 – Galliéni devenu Holidays & Work Hotel Restaurant Catégorie : Hôtel 28 Avenue Gallieni, 83110 Sanary-sur-Mer Téléphone : +33494743604, ex-Galliéni. (à suivre) MARSEILLE – 312e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS Nos archives : -1207 – 21 août : Viterbe. Bulle d’innocent III, adressée aux légats du Saint-Siège, [Arnaud,] abbé de Cîteaux, et Pierre de Châteauneuf. Un rapport de l’archevêque d’Arles et de nombreux évêques a révélé que, lorsqu’ils traitaient de la paix avec les citoyens de Marseille, Hugues de Baux se plaignit à eux de ce que, après la mort de B[arral], seigneur de Marseille, quand la cité de Marseille, son héritage, devait revenir à sa fille B[arrale], femme d’Hugues de Baux, lesdits citoyens, par un mouvement populaire, enlevèrent de Saint-Victor Roncelin, frère du défunt, moine et sous-diacre, élu pour abbé, déchirèrent son vêtement et le choisirent pour seigneur avec son consentement. Hugues de Baux, mari de Barrale, dont il a déjà eu des enfants, avec son frère G[uillaume] de Baux, prince d’Orange, réclama le concours de l’Eglise pour rentrer en possession de l’héritage de sa femme. Le pape ordonne aux légats de contraindre par excommunication et interdit les citoyens marseillais à écarter Roncelin, excom¬munié, apostat et parjure, du pouvoir qu’il détient contre son propre serment, et à restituer l’héritage de Barrale. (Acte 327 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Arch. du Vatican, Reg. Innocenta III, liv. X, n° 111. a. Innocenta III epistolae, édit. Baluze, t. II, p. 62. — b. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II, p. 38. — c. Innocenta III opéra, dans la Patrologie latine de Migne, t. 215, col. 1206. — d. Historiens de France, t. XIX, p. 493. IND. : A. Potthast, Regesta, n° 3163. -— D1 Barthélemy, Inventaire, n° 130. — Bœhmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 5995. — Alba-nès et Chevalier, Gallia .. . Arles, n° 789). ( à suivre) LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne. 34e livraison : Cahier du Patrimoine ouest varois n°14 – LA LONGUE MARCHE VERS LA SEPARATION DE LA SEYNE ET DE SAINT-MANDRIER (1800-1950). Voyons à présent comment se développa la population de ce qui allait bientôt devenir Saint-Mandrier mais n’était, au tout début, que le Cros Saint-Georges ou Creux Saint-Georges, les deux graphies se trouvant indifféremment employées dans les textes. La chapelle Saint-Louis de l’Hôpital de la Marine de Saint-Mandrier, dite des Forçats : Ce remarquable édifice de type oriental a été construit de 1825 à 1829 selon les plans de l’ingénieur maritime Honoré Bernard (1789-1866) par six-cents forçats du bagne de Toulon. Ceux-ci taillaient eux-mêmes les pierres et fabriquaient la chaux grasse. De style néo-classique, avec colonnade extérieure, il a une forme circulaire couverte par une rotonde posée sur soubassement, comme dans l’architecture antique. Situé en haut d’une volée d’escalier centrale, et orienté au sud, l’édifice domine naturellement l’ensemble des autres bâtiments. Le péristyle est bordé de vingt-quatre colonnes périptères à chapiteaux ioniques. En le parcourant, on se rend compte qu’il est aussi accessible par côté par deux autres volées latérales d’escalier. Face à chaque escalier s’ouvre une porte carrée à doubles ventaux, chef-d’œuvre de l’ébénisterie classique. Cette chapelle est en calcaire blanc provenant de Saint-Rémy de Provence taillé en grand appareil bosselé sur la face extérieure. Le diamètre hors-tout est de 20 m. La hauteur sous voûte est de 17 m. Elle est dédiée à Saint Louis, comme la plupart des édifices religieux militaires. La tribune intérieure circulaire est supportée par seize colonnes jumelées, à chapiteaux corinthiens, de 7,20 m de hauteur. La voûte est faite d’un calcaire jaune plus tendre à sculpter et plus léger. A l’intérieur, on est frappé par l’équilibre des proportions. La voûte en demi-sphère est ornée de caissons autrefois à rosaces et percés d’un oculus circulaire central qui sert d’unique source de lumière. L’architrave qui court sous la coupole et sur laquelle s’appuient des colonnes à chapiteaux corinthiens, est richement ornée de frises et de modillons sculptés. Le sol est dallé de belles plaques de marbre de diverses couleurs avec un motif central en forme d’étoile octogonale et croix tréflée. La tribune circulaire présente une particularité acoustique : deux personnes diamétralement opposées, face au mur, s’entendent murmurer l’une l’autre. Cette particularité se retrouve à Saint-Pierre de Rome, et à Saint-Paul de Londres, autres édifices circulaires. L’autel, de marbre gris, est surmonté d’un tableau de 1857 signé Clinchamp et représentant le baptême de Saint-Mandrier par Saint-Cyprien de Toulon. Désaffectée pendant quelques années au cours du XXe siècle, cette chapelle a été rendue au culte et est maintenant inscrite à l’inventaire des monuments historiques (Monuments historiques du Var : Chapelle Saint-Louis ou chapelle des Mécaniciens (cad. B 1183) : Propriété de l’état ; inscription par arrêté du 10 mai 1990. D’après le descriptif édité par la Marine nationale, cité par Ken NICOLAS, vol. 2, p. 65-66 et le Cahier du Patrimoine Ouest-varois n°5/6 : » Les monuments religieux de l’Ouest toulonnais », 2002.). (à suivre). UNE BLAGUE POUR LA ROUTE Sur NAPOLÉON En 1815, le journal représentant la pensée officielle de l’époque, s’appelait Le Moniteur. Voici les différents titres de ce journal, entre le moment où Napoléon s’évada de l’ile d’Elbe et celui où il arriva à Paris : 1 « L’anthropophage est sorti de son repaire. » 2 « L’ogre de Corse vient de débarquer à Golfe- Juan. » 3 « Le tigre est arrivé à Gap. » 4 « Le monstre a couché à Grenoble. » 5 « Le tyran a traversé Lyon. » 6 « L’usurpateur est à 60 lieues de la capitale. » 7 « L’empereur est arrivé à Fontainebleau. » 8 « Sa Majesté Impériale a fait hier son entrée aux Tuileries, acclamée par tous ses sujets. » Voilà, il est 8 heures sonnées depuis 20 minutes ! ce sera donc tout pour aujourd’hui. Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber que nous allons retrouver dans quelques jours. A demain ! Source : ephemeridesribot.com/2023/10/09/ephemerides-du-lundi-9-octobre-2023-12e-annee-n-3999/
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