ÉPHÉMÉRIDES DU 2 AOÛT 2023 – 12e ANNÉE (n° 3941).
ILLUSTRATION.

LES FÊTES
Le 2 août, nous fêtons les quelques 300 000 personnes à se prénommer JULIEN et 25 000 à porter Julien comme nom de famille !
En fait JULIEN désigne plusieurs saints des Églises chrétiennes. Rien que pour le martyrologe de Rome, on trouve 35 personnages nommés ainsi.
Relevons cependant que JULIEN L’HOSPITALIER est le patron des hôteliers et des charpentiers, et que JULIEN-EYMARD est celui des Bateliers.
Dans le calendrier républicain, c’était le 15e jour du mois de thermidor An II, celui que Fabre d’Eglantine a dédié à la BREBIS.
LE MOT DU JOUR :
« Le désespoir a souvent gagné des batailles », Voltaire (La Henriade, X, 25, 1723).
APHORISME (auteur inconnu mais cité par Jean-Loup Chiflet) :
« Il faisait si chaud que sur le thermomètre on pouvait lire : voir colonne suivante ». Qu’on se le dise !
ÉPHÉMÉRIDES

–1165 – 2 août : Acte n° 240, cartulaire de Montrieux, limites des possessions de Montrieux . [Boyer R., p. 628 : Le pape Alexandre III adresse au prieur et aux moines de Montrieux une bulle par laquelle il prend le monastère sous sa protection, ordonne aux religieux qui vivent selon la règle de saint Benoît et l’observance cartusienne (ordo monasticus qui secundum Deum et beati Benedicti regulam et curtusiensium fratrum observantiam) de leur être fidèles, et confirme la donation faite au monastère de Montrieux par Fredol d’Anduse, abbé de Saint-Victor de Marseille ; il confirme également les limites des possessions de Montrieux, savoir :] gurges Cirban, Vidilium, agulle Montis Rivi, castellum Bucca Unche, sanbula Rotunda, podium Rigaios, Alaire, vertex montis Aramberti, rivus Gapelli, sclausa Gaufredi de Signa, vertex Belli Montis, Costa Orphanella..
–août 1178 – Bertrand de Marseille et ses neveux, Guillaume le Gros et Raimond Barral, seigneurs de Marseille, exemptent les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de toute redevance de quai et autres droits de mer et de terre ; ils leur donnent le droit de faire pâturer leurs propres animaux sur les terres qu’ils possèdent. (IND. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 175).
–1209 – 2 août : CHÂTEAU DE LANçON – Fait à Arles – Serment donné par Hugues de Baux et Raimond, son neveu, qu’il livrera à la première réquisition du légat Milon le château de Lançon, tenu au nom de l’Eglise (acte des vicomtes de Marseille n° 341, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : a. Epistolae Innocenta III. édit. Baluze, 1. II. p. 37. IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n“ 143).
–1273 – 2 août : Actes 354, cartulaire de Montrieux (droits de pacage de Montrieux sur le territoire de Mazaugues), daté du 2 août 1273 [Boyer, p. 654 : Mazaugues – Guillaume Rostan, chevalier, et Béatrice, son épouse, accordent aux chartreux de Montrieux des droits de pacage sur le territoire de Mazaugues. Témoins :] magister Pontius, scriptor de Podio Lupario ; Aycadrus de Masalgis, clericus ; Jacobus Melle de Bellojencerie, Guielmus de Masalgis, domina Mateuda de ejusdem castri. [Notaire :] P. Taloni…
–1299 – 2 août : commune de Marseille (charte aux archives municipales de Marseille). Mention des sites suivants –
1. Aquade Malopasseto. MALPASSET – hameau en 1872, quartier de Saint-Jérôme. Première mention : Malpassetum, 11 novembre 1272 (charte aux archives municipales).
2. Passum de Rodeill. PAS DE RODEL – quartier rural, entre Mal-Passetet la Rose. Première mention : Camp de Rodeil, 16 août 1261 (charte aux archives des Trinitaires).
3. Vallis dels Ricartz. VAL DE RICARD – lieu-dit, quartier de Saint-Just. Autre mention Vallis Ricardorum, 21 mai 1303 (acte notarié)..
4. Val Monezil (charte aux archives municipales). VAL-MONNIERE – lieu-dit, quartier de Saint- Just (1872).
–1356 – août : RESISTANCE DES VILLES A AMIEL DES BAUX ET A SES LIEUTENANTS – Août 1356, Amiel des Baux s’empare de Saint-Maximin, soumet Brignoles, incendie Draguignan, tandis que ses lieutenants Gaillard de Bazaran et Galfarin de Tarascon entrent au Revest et arrivent à une lieue de Toulon qui se met hâtivement en état de défense. Plus que des nobles, la résistance vient des villes : Tarascon, Arles, Marseille, Toulon, Hyères, Fréjus, Nice, ferment leurs portes, dégagent les remparts, lèvent hommes d’armes et arbalétriers. (Encyclopédie des Bouches du Rhône, tome II, Marseille-Paris, 1924).
–1361-1364 : GUILLAUME GRIMOARD (futur URBAIN V), 45e ABBE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 38e selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. GUILLAUME GRIMOARD, 2 août 1361-1364. Elu pape le 28 septembre 1362, il confie alors le gouvernement de l’abbaye à des vicaires généraux : Guillaume de l’Orme, 23 déc. 1362 et Pons de l’Orme, 13 février 1364 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).
–1501 – 2 août : COMMUNE D’AUBAGNE (charte aux archives de l’Evêché de Marseille). Mention des sites suivants –
1. Las Aulbos. LES AUBES – quartier rural (1872), près de Baudinard. Amansus , premier supérieur de l’abbaye de Notre-Dame-de-l’Huveaune, fonda dans ce quartier de Las Albas (charte aux archives de l’Evêché) un hospice qui retint le nom de Domus Ybelne (Achard, Dictionnaire Géographique). PREMIERE MENTION : 15 mai 1476, Las Albas (charte aux archives de l’Evêché).
2. Bercemut. BAUX DE GOUTTE – lieu-dit, près de Ruissadel (1872). Première mention : Baus de Gote alias Gota, 30 juillet 1501 (registre aux archives de l’Évêché).
3. Vallatum de Bercennut. BEC-CORNU, sommet d’une des collines qui dominent le territoire d’Aubagne, près de Ruissadel. Première mention : Bouc cornut, 13 juillet 1501 (acte aux archives de l’Evêché).
4. Vallon de Corp. BELLE-VISTE – lieu-dit, quartier de Solans. Première mention : Belleria, 27 mars 1363 (charte aux archives municipales).
5. Four de Campis. Le CAMPIER – lieu-dit, quartier des Paluds. Campier, 4 août 1501 (acte aux archives de l’Evêché). Première mention : Camps, le 5 août 131 (ibid.).
6. La Julhenta (acte aux archives de la Major). LA JULIANE – bastide, quartier de Camp-Major (1872).
7. Nego-Pouilhin ou Nega-Polhim – lieu-dit, quartier des Paluds (acte aux archives de l’Evêché).
8. Pasquerium. LE PESQUIER – lieu-dit, quartier des Paluds. Première mention : Al Pesquier, 13 mai 1476 (ibid.).
–1569 – 2 août : GUERRES DE RELIGION – La ville de Saint-Gaudens est pillée par les Huguenots du comte de Montmorency.
–1589 – 2 août : MORT DE HENRI III, ROI DE FRANCE, Henri de Navarre lui succède sous le nom de Henri IV.
–1625 – 2 août : MARIN, curé de Sanary (Rotger B., 1984).
–1707 – 2 août : SIÈGE DE TOULON PAR L’ARMÉE DU DUC DE SAVOIE – Pendant la nuit du 2 août, l’ennemi établit une parallèle pour se protéger du feu de la place de Toulon. Ce retranchement réunit la hauteur d’Artigues à Ste-Catherine, descend dans la plaine, passe au pont de l’Eygoutier et va jusqu’à la hauteur de Lamalgue. Les Alliés établirent derrière ce retranchement et sur les hauteurs de Lamalgue des batteries au nombre de quatre d’abord, puis de huit ensuite. Elles couvrirent de projectiles le rempart et la ville. Les forts de Ste-Marguerite et St-Louis furent aussi battus en brèche
(Clément P., 1957, p. 81 ; Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; repris dans Rotger B., 1990, p. 15 ; Rotger B., 1984 ; G. Delattre, ms.).
–Du 2 au 8 août 1720 : PESTE – 50 morts par jour : gratuité des soins, on enterre de nuit, fuite des Marseillais, chômage ; Toulouse et Nîmes se ferment aux Marseillais.
–1768 – 2 août : La CAMPANE – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien (mention au registre aux archives de la Major).
–1788 – 2 août : CONVOCATION DES ETATS GÉNÉRAUX (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).
Brienne annonce la convocation des états généraux pour le 1er mai 1789 mais, contraint de suspendre les paiements de l’Etat, il doit démissionner (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).
–1789 – 2 août : L’ASSEMBLÉE SE TROUVE DEVANT UN CHOIX DIFFICILE – elle peut certes rétablir l’ordre, en brisant l’union du 14 juillet et en rassemblant le roi et la bourgeoisie contre les campagnes ; elle peut également apaiser les troubles en prêtant davantage l’oreille aux réclamations paysannes. Mais elle serait alors contrainte de dépasser ses objectifs originels en ce qui concerne l’expropriation de la noblesse et du clergé. L’alternative est délicate, mais, à présent, l’Assemblée doit aller très vite (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 2 AOÛT).
–1795 – 2 août : GUERRE CIVILE – JUGEMENT DES EMIGRES CAPTURES A QUIBERON – Le 27 juillet (9 thermidor), entrée en fonctions des commissions militaires formées par Tallien et Blad pour juger les émigrés capturés à Quiberon : sur 751 émigrés condamnés, 748 sont fusillés. Le 2 août, la Convention rappelle à Paris ses deux représentants (Yann Fauchois, 2001).
–1799 – 2 août : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE 1798 – 1801 (Abbd-al-Rahman al-Jabarti) – Vendredi 26 [2 août 1799] Arrivée d’une lettre des Français relatant ce qui est arrivé. Je n’ai pu être en mesure de la reproduire.
–1802 – 2 août : CONSULAT A VIE – sénatus-consulte instituant le Consulat à vie après un plébiscite (Jean-Charles Volkmann, 1997). La marche vers l’Empire a commencé pour Bonaparte (cf. le 2 août 1804).
–1804 – 2 août : ETABLISSEMENT DE L’EMPIRE – Proclamation des résultats du plébiscite sur l’établissement de l’Empire, qui est approuvé par 3 521 675 oui contre 2579 non (Gueniffey P., 2001, p. 1327).
–1815 – 2 août : ASSASSINAT DU MARÉCHAL BRUNE– Appelé à Paris par le ministre de la Guerre, le maréchal Brune adressa, le 31 juillet, un ordre du jour à ses troupes et, le lendemain, à 3 heures du matin, il prenait la route de la capitale. En chemin, l’infortuné maréchal devait trouver une mort horrible car il fut assassiné à Avignon le 2 août 1815 par une bande de forcenés et de fanatiques. Mais la promesse qui lui avait été faite fut tenue ; les alliés n’entrèrent pas à Toulon qui ne connut pas ainsi, grâce à ce soldat de l’Empereur, la honte de l’occupation étrangère (Louis Baudoin, 1965, p. 455).
–1823 – 2 août : MORT DE LAZARE CARNOT qui fut successivement mathématicien, physicien, général (« l’organisateur de la victoire ») et homme politique.
–1830 – 2 août : ABDICATION DU ROI – A la suite des Trois glorieuses, le roi Charles X abdique. Louis-Philippe lui succède.
–1867 – 2 août : SANARY – AGENDA D’HENRI FLOTTE – Vendredi, St Etienne – Vent d’ouest – bonne brise – pendant la nuit dernière, il y a eu un orage violent accompagné de tonnerres et de grêle mais l’eau n’a pas été bien abondante.
En sondant le terrain de la campagne, j’ai trouvé une épaisseur mouillée d’un travers de doigt environ. C’est égal, les arbres et les plantes ont été contents de boire par les feuilles à défaut des racines, car depuis le mois de janvier, il n’est pas tombé assez d’eau pour les satisfaire.
(à suivre).
–1885 – 2 août : ÉCLAIRAGE AU PÉTROLE A SAINT-MANDRIER – Pour la section de Saint-Mandrier, le conseil municipal de La Seyne adopte un projet d’éclairage au pétrole comportant onze becs. Le conseil autorise l’administration à faire confectionner les réverbères suivant le croquis exécuté par M. Audemard. Lorsqu’on remplaça l’huile par le pétrole, il y eut des réticences dans le hameau. Le pétrole coûtait cher et représentait le «modernisme». En 1885, M. Giraud, grand-Père de Mme Pascalin, tenait la Boulangerie de «La Vieille-, et s’éclairait encore avec la lampe à huile pour faire le pain. Son fils insistait pour le voir utiliser la lampe à pétrole, mais il ne voulait pas de peur que le pain ait le goût du pétrole (Gisèle Argensse, 1989, p. 81).
–1891 – 2 août : LE PETIT VAR STIGMATISE L’ATTITUDE XENOPHOBE DE CERTAINS COMITES DES FÊTES : « Le lauréat perpétuel [Estienne] n’est , paraît-il, accepté nulle part dans les concours et cependant son nom s’inscrit parmi les concurrents d’un jeu suffisant à attirer un millier de spectateurs en plus dans la localité où il était organisé […]. On invoque dans certaines communes des raisons de nationalité qui n’ont rien à voir avec de telles questions. Le « grand Estienne » est d’origine italienne mais dans les grands tournois organisés en France, régates ou courses de chevaux, l’internationalité n’est jamais un motif d’exclusion. Nous osons dire que c’est quelquefois ce caractère cosmopolite qui consacre le charme de ces tournois nautiques ou hippiques. Les Espagnols ne furent-ils pas admis à nos régates à l’aviron l’année dernière lors des fêtes locales. Pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour le jeu de paume ? Le « grand Estienne » qui, jadis choyé, recherché par toutes les localités, se voit refuser les portes aujourd’hui, prétextant qu’il est étranger ! [ … ]. »
Quatre jours plus tard, la localité du Beausset le mit hors concours en lui décernant une médaille commémorative de son mérite et de son adresse mais l’écarta des gains de la victoire. L’allusion de l’article précité montre que la crispation nationaliste ne touchait pas les pratiques sportives qui avaient encore un caractère mondain et moderne affirmé et qui développaient une sociabilité ouverte incluant les étrangers mais qui gardaient une nette distance sociale.(d’après « Le Petit Var » du 2 août 1891, cité par Jean-Pierre Gauguin, dans « Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
–1899 – 2 août : MORT DU GÉNÉRAL ROSE – Le 2 août 1899, le Général ROSE, restaurateur du domaine de la MILLIERE, et un des créateurs des Vins de BANDOL, meurt. Il est inhumé à SANARY dans un tombeau qu’il a fait construire depuis peu par l’entreprise GERMAIN. La rue de l’HOTEL DE VILLE prend le nom de Général ROSE le dimanche 21 novembre 1899. Il laisse 100F au Bureau de Bienfaisance et son buste à la Mairie. Sa légataire universelle, Madame de LA PERELLE, acceptera ce leg fait à SANARY. Né à Toulon le 25 septembre 1812, le général ROSE était le fils de Hugues et de Anne Thérèse Fany CALLENES. Veuf en premières noces de Gracieuse DARRICARERE qui décéda en 1864, il se remaria avec Caroline MINVIELLE en 1869. Le général ROSE acheta une partie du château et des terres de la Millière appartenant à Jean-Baptiste FLOTTE . Il rénova le domaine pour venir y finir ses jours. Sa seconde épouse acheta en juillet 1874 une autre partie de cette propriété à Jean-Louis GRANET afin de lui redonner sa superficie ancienne. La carrière militaire du général ROSE dura 38 ans, en France, en Algérie, en Italie, et Orient. Il eut de nombreuses citations. Il légua la sommez de 1000 francs ainsi que son buste en marbre. Il fit du bien autour de lui, jusqu’à sa mort, le 2 août 1899 en son château de la Millière. Sa dépouille, ainsi que celle de sa femme, sont au vieux cimetière de Sanary.
Son nom fut donné à la rue de l’Hôtel de Ville le dimanche 21 novembre 1899.
–1900 – août : MARSEILLE – JOSEPH GARIBALDI. Peintre français né à Marseille le 12 mai 1863, mort à Marseille le 6 mai 1941. Fils d’un employé italien de la firme Noilly Prat à Marseille, le talent de Joseph Garibaldi est détecté par Louis Prat, patron de l’entreprise, qui le fait inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de cette ville. La venue à Marseille du peintre lyonnais Antoine Vollon est décisive : sous son influence et sur ses conseils, il expose au Salon. Garibaldi devient son ami dévoué, c’est lui qui en août 1900 l’assistera dans ses derniers jours.
–1914 – 2 août : GUERRE – MOBILISATION GÉNÉRALE –
1. LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS DECRETE LA MOBILISATION GENERALE. La France et l’Allemagne vont entrer en conflit.
Le dimanche 2 août, ayant recensé les sources les plus diverses, les Français se situent « à peu près à égale distance de la consternation et de l’enthousiasme, amalgamant en quelque sorte la résignation et le sens du devoir ».
À la salle Wagram, le 2 août, à la réunion du Parti socialiste qu’avait convoquée Jaurès, Edouard Vaillant, le vieux révolutionnaire de la Commune, déclare :
« En présence de l’agression, les socialistes rempliront tout leur devoir. Pour la Patrie, pour la République, Pour l’Internationale ».
Beaucoup d’habitants de la section de Saint-Mandrier étant marins sont incorporés dans la marine nationale dont une armée navale puissante était basée à Toulon sous le commandement de l’amiral Boué de la Peyrière qui avait son pavillon sur le cuirassé Courbet. Le chantier du Creusot à Saint-Mandrier va fonctionner un peu au ralenti jusqu’au 20 août 1915. (Gisèle Argensse, 1989, p. 146 et 149).
2. MORT DE JULES ANDRE PEUGEOT, premier tué de la première Guerre mondiale.
3. LES DIFFERENTS ÉTATS-MAJORS ESCOMPTAIENT UNE GUERRE COURTE, FONDÉE SUR DE RAPIDES MOUVEMENTS D’ARMÉES : nul n’avait mesuré combien la puissance de feu des armes modernes modifiait les conditions de la stratégie. La tentative de débordement de la France par le nord, menée par l’armée allemande au prix de la violation de la neutralité belge, sera bloquée sur la Marne en septembre 1914 après des succès initiaux.
–1929 – 2 août : ALAIN GERBAULT – Le 2 août 1929, Alain Gerbault reçoit la Légion d’honneur à bord du torpilleur « L’Adroit ».
–1934 – 2 août : MYSTÈRE AUTOUR DE LA MORT DU MARÉCHAL VON HINDENBURG – Un mystère élucidé ? A la fin de juillet 934, le vieux maréchal von Hindenburg demandant à son médecin :
– L’ami Heinz est-il déjà dans la maison ? ».“ L’ami Heinz ”, c’est ainsi que l’on appelle parfois la Mort en Allemagne.
-Non, répondit le médecin, mais ü rôde dans le jardin.
Et le 2 août, à neuf heures du matin, “ l’ami Heinz ’’ quittait le jardin, entrait dans la maison et emportait avec lui l’âme du “ vieux monsieur ” — der alte Herr. Or, à midi, en même temps que l’annonce de la mort, on faisait savoir au Reich qu’une loi avait réglé la succession du maréchal : Hitler cumulerait ainsi les fonctions de chancelier avec celles du président de l’État.
Ce même matin, l’armée, la marine et, bien entendu, les membres du Parti, prêtèrent serment au chef suprême de l’Allemagne. – N’était-ce pas un peu précipité peut-on raisonnablement se demander ?
Si l’on se réfère à l’avis de M. François-Poncet, ambassadeur de la France à Berlin, il n’est pas plausible qu’une révolution de cette portée ait été accomplie en trois heures. Il est même plus que probable que le maréchal était mort le 1er août et qu’on a caché la nouvelle pendant vingt-quatre heures pour se donner le temps de rédiger la nouvelle loi et de faire prêter serment.
Pourquoi ce scénario ? Le “ vieux monsieur ” attendant depuis plusieurs semaines la visite de « l’ami Heinz”, rien de surprenant à ce que tout ait été minutieusement préparé. Et cette préparation aurait pu être tenue secrète direz-vous ? Cela paraît plus aisé que de cacher la mort du chef d’État durant vingt-quatre heures. Le secret est encore plus grave. A la mort du “vieux monsieur”, Goebbels, ministre allemand de la Propagande, déclara que le défunt n’avait laissé aucun message post mortem. Or, deux semaines après la visite de “ l’ami Heinz ”, on retrouve un testament approuvant l’action menée par Hitler qui avait permis à l’Allemagne de franchir “ un pas décisif ” et souhaitant que cette action puisse continuer à se développer. Chacun sait avec quelle répugnance Hindenburg haïssait le chancelier qu’il avait été obligé d’accepter. Or, ce document a miraculeusement été retrouvé et publié la veille du plébiscite par lequel on invitait le peuple allemand à donner son accord à la réunion des fonctions de Chancelier et de Président du Reich entre les mains de Hitler. N’est-il pas vraisemblable que le testament ait été fabriqué de toutes pièces ? (d’après André Castelot, 1962)
–1936 – 2 août : MORT DE LOUIS BLERIOT.
–1940 – 2 août : CONDAMNATION À MORT DU GÉNÉRAL DE GAULLE – «L’ex-général de Gaulle», précédemment mis à la retraite avec le grade de colonel à titre disciplinaire, puis condamné à quatre ans de prison, est condamné à mort pour « trahison » (Le Petit Journal du 2 août 1940). Le tribunal militaire le condamne aussi à la dégradation militaire et à la confiscation de ses biens pour atteinte à la sûreté de l’état et désertion à l’étranger en temps de guerre (Gisèle Argensse, 1989, p. 214).
–1944 – 1er août :
1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : Le 30 juillet au soir, les troupes allemandes reçoivent l’ordre de tenir Avranches, pierre angulaire de l’action défensive. Comme l’indique le maréchal von Kluge dans son message radio « de la chute d’Avranches dépend l’issue de la lutte sur le front occidental. »
Ainsi, le sort de la guerre tenait à un pont.
Le 31, les Allemands pulvérisaient les nids de résistance américains aux abords de la ville et tenaient en respect les chars que le plafond nuageux très bas empêchait l’aviation de protéger. Malheureusement, vers midi, le temps s’éclaircit. En moins d’une heure, les chasseurs bombardiers US étaient de retour et les chars américains pouvaient se ruer et refouler vers le sud et l’ouest le groupe de combat allemand.
La percée d’Avranches fut le moment décisif de la bataille de Normandie. Dans une entreprise téméraire, le général US Patton lança sur un pont unique, sa troisième armée dans le goulet d’Avranches pour la faire déboucher en France, dans de grands espaces libres. En 72 heures, pas moins de sept divisions, soit plus de 100 000 hommes et plus de 1500 véhicules s’engouffrèrent ainsi. Un tour de force sans précédent ! Après quoi, les forces américaines s’étalèrent en éventail dans la campagne française.
Agissant selon les principes de Guderian, Patton fonçait, laissant à l’infanterie le soin de protéger les flancs de son armée blindée, lui-même n’ayant qu’un seul objectif « … en avant ! », alors qu’au même moment, le général von Choltitz dira au commandant de la VIIe armée allemande, le général Hausser, « si la porte d’Avranches n’est pas refermée sur le champ, tout le front allemand en France va s’effondrer. »
Le 4 août, Rennes tombait ouvrant la porte en direction de Paris. (Paul Carell, Ils arrivent).
2. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD : Nouvelle expédition allemande dans la région d’Aups (2 FTP fusillés à Tourtour, des arrestations). Action contre le Haut-Var et la région d’Aups en particulier poursuivie les 6 et 12 août (plusieurs arrestations) (Var 39-45).
–1954 – 2 août :
-MORT DE COLETTE dans son appartement. Voici, en vrac, quelques-uns de ses livres présents dans ma bibliothèque : « Claudine à Paris », Albin Michel, 1931, 250 p. ; « Mitsou ou comment l’esprit vient aux filles », Paris, Arthème Fayard, 1946, rééd. Paris, Livre de Poche, n° 630, 1960, 182 p. ; « L’entrave », Flammarion, rééd. J’ai Lu 106, 1969, 248 p. ; « Le blé en herbe », Flammarion, 1969, rééd. Famot, Genève, 1975, 252 ; etc.
-LA REALITE DEPASSE LA FICTION – Les jeunes filles ayant passé le C.A.P., qui ont versé les 200 francs réglementaires, sont priées de retirer leur corsage dans un délai maximum de 8 jours au bureau des H.L.M. (vu dans Progrès du 2 août 1954).
–1973 – 2 août : MORT DU RÉALISATEUR JEAN-PIERRE MELVILLE.
–1980 – 2 août : TERRORISME, 80 MORTS EN ITALIE : A Bologne, un attentat terroriste d’extrême-droite fait 80 morts à la gare.
–1992 – 2 août : MORT DE MICHEL BERGER, auteur, compositeur et interprète.
–1996 – 2 août : MORT DE MICHEL DEBRE, l’un des fondateurs de la Cinquième République, qui fut également académicien.
–2023 – 2 août : EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 59e livraison : la place Michel Pacha.
Marius Michel nommÉ Directeur des phares de l’Empire Ottoman.
Nous sommes en 1854. Un accident de la mer se produit. Le navire de guerre Henri IV s’échoue à Eupatoria sur la côte Ouest de la Crimée où la guerre engagée par la France, l’Angleterre, la Turquie et le Piémont contre la Russie bat son plein. Marius Michel est chargé de ramener en France le Commandant du Henri IV et son état-major sur son navire L’Amsterdam. Il est convenu qu’il prendra à Constantinople le Général de Montebello chargé de mission en Crimée. Ce dernier presse le Commandant de faire diligence et de prendre les routes les plus courtes. Hélas ! l’absence de signalisation retarde le retour et pour éviter le pire, Marius Michel est au poste de commandes pendant plusieurs jours sans interruption, ne paraissant même pas à la table d’honneur pour le repas. Les dangers passés, le général aide de camp de Napoléon III entame avec le Commandant une discussion approfondie et pose avec force le problème du balisage des routes maritimes de la mer Noire. Il faut faire vite d’autant que la guerre de Crimée peut se prolonger et il faudra bien assurer les liaisons vers le théâtre des opérations. Heureuse coïncidence en effet que cette conversation qui arrive à point nommé. Marius Michel expose son projet au représentant direct de l’Empire. Dès le retour, les évènements vont se préciser en sa faveur. Quelques mois plus tard, le Général de Montebello ayant informé rapidement l’Empereur, ce dernier intercéda auprès du sultan Abdul Medjid pour obtenir de lui un soutien efficace à la réalisation du projet de balisage. Et voilà comment le 1er Août 1855, Marius Michel fut nommé Directeur des phares de l’Empire Ottoman. Les premiers travaux furent financés par Napoléon III, qui avança 12 millions de francs-or. Comme il s’agissait dans l’immédiat de baliser la route des transports militaires s’acheminant vers la Crimée, les prévisions se limitèrent à une quinzaine de phares. L’administration française des phares et balises avait bien pris en considération le projet du Commandant Michel et c’est elle qui allait se charger de la réalisation avec le concours de la Marine et du Génie militaire (à suivre).

MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud et autres références). 260e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS –
SAINT-MENET ( à 10,4950 km, banlieue sud-est ).
L‘Ecclesia Sancti Menne, sur les bords de l’Huveaune, serait connue depuis le XIe siècle. L’Huveaune, à cette époqne, devait être une rivière plus importante et poissonneuse, car le vicomte de Marseille fit don de droits de pêche dans ce quartier aux moines de Saint-Victor. Le château de Saint-Menet appartint aux Mirabeau et fut acheté ensuite par Dominique de Montgrand, seigneur de Mazade, celui qui, le premier, vint s’établir à Marseille et ouvrit la rue qui porte son nom. Il y a, à Saint-Menet, deux bastides, véritables châteaux à tourelles entourés de parcs, et de construction relativement moderne : la « Bésine » et la « Millière », dont le nom viendrait du latin milium (millet). Sur la route, en direction d’Aubagne, on voit un autre château à la façade massive, flanquée de tours rondes : la « Reynarde ». Il reçut en 1814 la visite de la duchesse douairière d’Orléans, mère de Louis-Philippe, et devint la résidence du préfet Thibaudeau. La terre de la Reynarde constituait un fief acheté en 1715 par le marquis du Muy.
SAINT-TRONC ( à 5,150 km, banlieue sud-est).
(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : « Docteur, vous devez-sûrement savoir comment faire pour ne pas tomber enceinte ? »
« Mais certainement ! prenez une bonne rasade de rhum ! »
« Avant ou après ?’
« A la place ! ».

Je vous souhaite un bon mercredi à tous et vous donne rendez-vous demain
Au passage : bon marché à Sanary.
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