ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 3 AOÛT 2023 – 12e ANNÉE (n° 3942).

Un grand bonjour à tous !
LES FÊTES
Aujourd’hui 3 août déjà !, nous fêtons les Lydie dont le nom vient d’un ancien royaume situé sur les bord de la mer Egée et au sud de l’actuelle Turquie.
Selon le martyrologue de l’église romaine, et suivant Jacques de Voragine, s’il faut en croire l’évangéliste Luc (Actes des Apôtres 16. 11), sainte Lydie serait la première européenne à s’être convertie au christianisme. Elle s’était installée à Philippes, port de la mer Egée pour son commerce de tissu et de pourpre. Paul de Tarse l’aurait rencontrée alors qu’elle arrivait à Thyatire en Macédoine où son activité de marchande de pourpre la conduisait – ce qui explique pourquoi elle est la patronne des teinturiers.
Elle crut ce que Paul et Luc lui disaient et leur offrit l’hospitalité (« Si vous voulez bien me considérer comme une servante de Dieu, descendez chez moi. »).
On ne sait pas ce qu’elle est devenue par la suite. Elle dut mourir vers 50-55, puisque Paul écrivant aux chrétiens de Philippes ne la mentionne pas dans sa lettre.
Aujourd’hui, plus de 50 000 personnes portent encore ce prénom qui fut populaire au cours des années 1960.
Enfin, le calendrier républicain a dédié ce jour à la guimauve, plante herbacée ayant des vertus médicinales à partir des racines de laquelle est fabriquée une confiserie molle et sucrée portant le même nom.
Alors qu’il y a des femmes prénommées Cerise, Anémone, Marguerite, Flore, Flora, Fleur, Véronique, Julienne, Rose, voire des hommes prénommés Narcisse, Julien et Hyacinthe, je n’ai jamais rencontré de demoiselle ou de monsieur Guimauve. Peut-être un jour prochain ? Qui sait !
DICTON
« Tels les trois premiers jours d’août sera le temps d’automne » !.
ÉPHÉMÉRIDES

Ollioules : Cliché du début du XXe siècle d’auteur anonyme
–1304 – 3 août : lieux-dits, commune de Marseille
1. Cros-Daniell, quartier de Mazargues (acte notarié).
2. Montanea Roqueribie (acte notarié). Roquerbe, quartier de Mazargues, près de Pierrescas (1872).
3. Montanea Roqueribie (acte notarié). Mont Rouvière, sommet des collines de Saint-Cyr, commune de Marseille (1872)
4. Montanea Podii Rascacii (charte aux archives municipales). Pierrescas, colline, quartier de Montredon (1872).
–1310 – 3 août : Le consul des Génois à Toulon se plaint qu’un marin génois, naviguant dans les eaux de Toulon, a été agressé et pillé sur son bateau par 14 hommes. Il réclame 60 florins à des conseillers toulonnais, qui se disent tout à fait désolés, mais bien incapables de retrouver les malandrins(F.T., 2020).
–1492 – 3 août : Départ de Christophe Colomb à bord de la Santa Maria pour les Indes. Il va découvrir le continent américain.
–1582 – 3 août : LA CHARTREUSE DE LA VERNE S’OPPOSE A UNE SENTENCE DE L’EVEQUE – La visite pastorale par l’évêque de Fréjus de l’église de la Magdeleine à la Môle du 23 avril 1582 est suivie d’un certain nombre de conséquences, entre autres par une sentence de l’évêque qui condamne le prieur de la Verne à faire les réparations (pour cela on séquestre le tiers des revenus entre les mains des consuls de Cogolin) et à dire une messe tous les dimanches et fêtes du 14 mai au 14 septembre. Ce à quoi l’économe de la chartreuse a interjeté en appel le 3 août. Le 7 août, deux sentences de l’évêque de Fréjus sont données : l’économe par une ancienne coutume n’est obligé que de faire célébrer une grand-messe le jour de Sainte Magdeleine, il est aussi déchargé de dire chaque dimanche et autres fêtes une messe à Sainte-Magdeleine. Il ne sera dit qu’une grand-messe pour l’absolution des morts et l’aumône (Ephémérides 1ère et 2e années).
–1590 – 3 août : Carpesangha (charte aux archives municipales de Marseille). Aujourd’hui Carpiagne – commune de Marseille, dans les collines de Saint-Cyr (1872). Carpiagne dépendait autrefois du territoire d’Aubagne. — L’église de Notre-Dame-de-Carpiagne était une dépendance de l’Evêché de Marseille. Au-devant de cette église, il y avait un monastère qui appartenait aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Marseille. Vers le milieu du XVIe siècle, cette maison fut convertie en une bastide qui, en 1551, appartenait à Biaise Doria. La ferme était encore mentionnée en 1872. Première mention : Carpesayna, 8 mai 1332 (acte notarié).
–1653 – 3 août : La Gouirane (acte notarié d’Allauch). Propriété, commune d’Allauch , quartier de la Salle (1872). Première mention : La Gouirano, 1659 (cadastre d’Allauch).
–1659 – 3 août : privilège de franchise à La Seyne et Six-Fours – Le 3 août 1659, une délibération confirme le privilège de franchise à La Seyne et Six-Fours malgré la séparation des deux communautés survenue deux années plus tôt. De même, la garde du cap Sicié, communiquant avec le signal de l’île du Riou, reste également commune, cette garde devant être faite nuit et jour. Les deux communautés se partagent l’obligation de fournir des pieux pour la réparation du port de Marseille (Jean Denans, 1713).
–1703 – 3 août : Vallon de Laureo (registre de l’Ecritoire).Vallon de l’Oriol lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde (1872). Autrefois : Vallon den Auruola, 14 juillet 1372 (acte notarié) puis Vallon de Berenguier, et, depuis 1730 de l’Auriol (acte aux archives de Saint-Victor). A pris son nom d’Honoré L’Auriol et de ses auteurs, qui y possédaient anciennement un bien considérable, ainsi qu’il résulte d’un acte d’investiture accordé par l’abbaye de Saint-Victor, le 15 décembre 1636 (Mémoire de Louis de Villeneuve, carton Nicolaï, n° 30). — Il y a à l’extrémité de ce vallon, vers le bord de la mer, une source que l’acte du 31 octobre 965-967 (cartulaire Saint-Victor, n° 23) appelle Fons Gardie. Elle prend dans les derniers temps, le nom de Fontaine de l’Auriol (rapport de partage des églises de Marseille, du 2 septembre 1688 entre les Trinitaires et les PP. de la Mercy, à raison de la quête pour les esclaves).
–1707 – 3 août : SIEGE DE TOULON PAR LE DUC DE SAVOIE
1. BOMBARDEMENT DE TOULON PAR LES TROUPES DU DUC DE SAVOIE – Poursuivant son dessein d’investissement, le Duc de Savoie chargea le Prince Eugène de tourner la montagne de Faron pour venir couper la communication de Toulon avec Ollioules, mais les troupes commandées par M. de Barville l’en empêchèrent en l’arrêtant à St-Antoine. Toulon pouvait donc toujours être, secouru, mais il fallait se hâter car le bombardement ennemi menaçait de tout détruire. On avait coulé les vaisseaux qui ne l’étaient pas encore pour les protéger de l’incendie. D’autre part la flotte anglaise pouvait être dangereuse, soit par une attaque de la rade, soit par un débarquement de troupes à La Seyne ou sur un autre point du littoral. Le maréchal de Tessé avait à sa disposition les dernières -troupes arrivées du Dauphiné ; il pensait, et c’était l’avis de la Cour, faire un camp retranché au confluent de la Durance et du Rhône, toujours la tradition de l’abandon de la Provence. Mais de Grignan insista pour que ces troupes marchassent au secours de Toulon, ce que les soldats, malgré leur fatigue, demandèrent à grands cris (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).
2. Troisième jour du bombardement de Sanary PAR LES NAVIRES ANGLAIS – Les navires anglais canonnent Saint-Nazaire pendant trois jours et demi, et pillent le château de Bandol. Il y a quelques dégâts dans la ville, mais les habitants ont été évacués dans l’arrière-pays : la portée des canons de l’époque n’est encore que de 800 à 1000 m. […] Même après le bombardement, les navires ennemis restent en rade, au moins jusqu’au 27 août à cause d’un fort mistral. Les derniers ne partent même que le 10 septembre. Mais, comme le front de terre, le front de mer aura tenu.
–1720 – 3 août : Les Echevins de Marseille firent afficher, le 3 août 1720, qu’une distribution gratuite de soufre serait faite dans les rues, aux pauvres, pour leur permettre de pratiquer la désinfection qu’ils avaient prescrite pour toutes les maisons pendant trois jours (Laforet p.i8).
–1721 – 3 août : PESTE A SANARY – Le 3 août 1721, à Sanary, l’un des fils du notaire Andrac meurt de la peste. Le notaire le suivra dans la tombe le 10 du même mois (Vallentin du Cheylard Roger, 2000).
–1788 – 3 août : Saussure atteint le sommet du Mont Blanc (Ephémérides).
–1789 – 3 août : Dans un premier temps, l’Assemblée incline vers la fermeté. Devant l’affluence des lettres affolées qui parviennent des provinces, le Comité des Rapports s’insurge contre le brigandage qui atteint toutes les propriétés, quelles qu’elles soient. Pour l’ouverture de la séance de demain, Target prépare un discours dénonçant les troubles et demandant le paiement de toutes les redevances, jusqu’à ce que l’Assemblée ait pris d’autres décisions (Agenda du Bicentenaire, LUNDI 3 AOÛT).
–1791 – après le 3 août : DES PIQUES POUR ARmER LES CITOYENS – En août-septembre 1792, le directoire du Var prescrivit aux municipalités du département de faire fabriquer, sur les fonds du trésor public et suivant des marchés passé au rabais par les officiers municipaux, sur simple affiche, une quantité de piques suffisantes pour en distribuer à tous les citoyens en état de les porter et qui n’étaient pas pourvus de cette arme ni d’un fusil ou carabine, ce dont chaque commune devait s’assurer conformément au décret de l’Assemblée nationale en date du 3 août 1792 qui venait de déclarer « la Patrie en danger » (Louis Baudoin, 1965).
–1792 – 3 août :
1. La Patrie en danger – La Patrie fut déclarée en danger (3 août). A partir de ce moment, la situation évolua très vite ! La crise déclenchée par le veto dont Louis XVI usa en juin 1792, se termina par la journée du 10 août et la chute du trône. Ce jour-là, les Girondins, virent l’initiative leur échapper définitivement et passer à la Commune insurrectionnelle de Paris, aux militants sectionnaires, aux Cordeliers et, parmi les cadres politiques confirmés, à quelques éléments en flèche : Robespierre, Marat, Danton… Des sectionnaires (note 1) et des fédérés, parmi lesquels se distingua le lieutenant de la garde parisienne Jean-François Carteaux (note 2), prirent d’assaut les Tuileries, désertées par la famille royale, après une meurtrière bataille contre les Suisses qui les défendaient, bataille à laquelle participèrent des fédérés beaussetans, toulonnais et marseillais. L’Assemblée législative ne put que constater la faillite de la Constitution de 1791 ; elle vota la suspension du roi qui fut emprisonné au Temple avec sa famille, puis elle décida de convoquer une nouvelle assemblée qui, sur le modèle des constituantes américaines, prit le nom de Convention, et reçut la mission de donner à la France une nouvelle constitution. L’élection de la nouvelle assemblée se ferait au début de mois de septembre au suffrage universel, prélude symbolique à une révolution démocratique. De la révolution de notables, la France passait à la révolution populaire. Le directoire du Var prescrivit aux municipalités de faire fabriquer, sur les fonds du trésor public et suivant des marchés passé au rabais par les officiers municipaux, sur simple affiche, une quantité de piques suffisantes pour en distribuer à tous les citoyens en état de les porter et qui ne sont pas pourvus de cette arme ni d’un fusil ou carabine.
2. ARMEMENT D’UN BATAILLON DE LA DRÔME – Une lettre due à Montgaillard, maréchal de camp, commandant de Barraux (Isère), du 3 août 1792, annonça l’envoi d’un mémoire « de tous les articles nécessaires » pour armer le 1er bataillon de la Drôme.
3. EFFECTIF DE LA GARDE NATIONALE – Au mois d’août 1792, la Garde nationale de La Seyne compte un effectif de 729 hommes disposant d’un armement de 25 fusils et de 96 piques ; le service a lieu par roulement et les armes sont logées à la mairie.
A la même époque, Six-Fours possède une compagnie de gardes nationaux de 423 hommes avec 57 piques ; Ollioules, une formation de 548 hommes avec 72 piques ; Saint-Nazaire, 586 hommes avec 75 piques. Notre voisine de l’est, port militaire, Toulon, a 3.561 hommes de Garde nationale armés de fusils et de piques.
Toujours à la même époque (août-septembre 1792), le directoire du Var prescrivit aux municipalités du département de faire fabriquer, sur les fonds du trésor public et suivant des marchés passé au rabais par les officiers municipaux, sur simple affiche, une quantité de piques suffisantes pour en distribuer à tous les citoyens en état de les porter et qui n’étaient pas pourvus de cette arme ni d’un fusil ou carabine, ce dont chaque commune devait s’assurer conformément au décret de l’Assemblée nationale en date du 3 août 1792 qui venait de déclarer « la Patrie en danger ». A ce sujet, il fut recommandé aux magistrats municipaux d’agir avec patriotisme (Louis Baudoin, 1965, p. 317).
–1793 – 3 août : A CADENET, CARTEAU DEFAIT LES FEDERALISTES – Une contre-offensive fédéraliste en début d’août rejette un temps les conventionnels jusqu’à la Durance, mais les Marseillais, incapables d’exploiter leur avantage, se débandent à Cadenet (Michel Vovelle, 1969).
Un premier engagement eut lieu à Cadenet où les fédéralistes furent battus (3 août 1793) (Gabrielle Castellari).
L’armée du général Carteaux est battue à Lambesc et retraite vers la Durance, repassée à Orgon. Mais la victoire n’est pas exploitée, et huit jours plus tard, sur la rive nord de la Durance, l’armée des Bouches-du-Rhône est battue à Cadenet (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1795 – 3 août : création du Conservatoire de musique et de déclamation – La création du Conservatoire de musique et de déclamation eut pour but de former des artistes pour tous les genres (musique France Chrono). Parmi les conservatoires de musique, le plus ancien est le Conservatoire national supérieur de musique de Paris, dont l’origine remonte au Conservatoire de musique fondé le 3 août 1795 par la Convention. A l’origine, l’enseignement est limité aux disciplines instrumentales, en particulier les instruments à cordes et à vents. En 1800, l’institution s’ouvre à l’art dramatique et à la danse. L’orchestre des élèves est créé en 1806 par François-Antoine Habeneck. En 1822, Cherubini est nommé directeur. Il établit un système de concours d’entrée et de sortie, des méthodes officielles d’enseignement et ouvre l’enseignement à un plus grand nombre d’instruments (piano, harpe, contrebasse, trompette, chant). En 1826, les écoles de musique de Lille, Toulouse et Nancy sont rattachées au Conservatoire de Paris. Les différents successeurs de Cherubini feront de ce Conservatoire de musique et de déclamation la référence de l’enseignement musical dans l’Europe entière.
–1798 – 3 août : La Fumade, 3 août 1798 (registre aux archives de la Major). Propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, près de Beaumont. Première mention : La Fomade, 1790 (cadastre).
–1800 – 3 août : LES JEUNES OLLIOULAIS REFUSENT DE REPONDRE A LA REQUISITION DU PREFET SU VAR – Les jeunes gens d’Ollioules refusent de prendre les armes à la suite de la réquisition permanente des gardes nationales de tout le département par le préfet du Var ; le sort désigne les absents, étrangers à la commune ! Lorsque le Commandant de la place de Sanary et arrondissement, demandant 30 hommes de la colonne mobile dont 20 d’Ollioules et 10 d’Evenos, même refus, et à nouveau, ce sont les absents qui sont désignés. Les mutins se retrouvent au cabaret alors que le commandant de la place vient unir sa colonne à celle d’Ollioules-Evenos. Les mutins refusent d’entendre raison. Au point que le maire, Imbert, prie le sous-préfet de lui fournir les forces, armes et munitions, pour faire exécuter les ordres et venir à bout de la mauvaise volonté de ses concitoyens…. En suite de quoi, l’adjoint au maire, Audibert donne sa démission ; le maire écrit à nouveau au sous-Préfet pour lui signaler cette démission et lui porter secours. Le 3 août, il réclame au Juge de Paix l’application des peines déterminées par la loi du 3 août 1791 (Castellan E., 1937, p. 237).
–1806 – 3 août : RETOUR AU CALENDRIER GREGORIEN – Depuis janvier 1806, le calendrier grégorien ayant repris ses droits, les fêtes patronales sont célébrées à Sanary suivant l’ancienne tradition. Précédant la fête religieuse fixée au 3 Août, deux jours de foire ont attiré les 27 et 28 juillet beaucoup de monde. Un cortège se rend le 3 août à l’église paroissiale pour assister aux cérémonies religieuses de ce dimanche, jour de fête des Saints NAZAIRE et CELSE. C’est la première fois que nous trouvons dans les archives la mention de CELSE qui n’est pas un des saints patrons du bourg. Tous les fonctionnaires publics et tous les conseillers de la commune sont là. Il viendra même s’y joindre, le capitaine SARRAZIN, commandant les canonniers de la côte. Un petit différend concernant les préséances dans l’organisation de la cérémonie, aura lieu entre lui et l’adjoint de la commune. Le capitaine pensant que sa place en tant que commandant militaire, vient tout de suite après le maire et avant les membres de son conseil. Le maire fera l’arbitrage et regrettant de ne pouvoir donner la place de préséance qu’il demande, favorisera par ailleurs le capitaine SARRAZIN, l’invitant à chaque fête et lui réservant toujours une place d’honneur (Rotger B., 1984, p. 353).
–1832 – 3 août – société seynoise de secours mutuel « Saint-Joseph dite des scieurs de long » – La société seynoise de secours mutuel « Saint-Joseph dite des scieurs de long » est autorisée le 3 août 1832 (Patrick Martinenq, 1983, p. 62).
Les charpentiers et les scieurs de long, travailleurs du bois, semblent s’opposer en deux associations mutualistes sou l’égide du même saint : Saint Joseph, dite des charpentiers, Saint-Joseph dite des scieurs de long.
–1844 – 3 août (fol. 91). l’ordre du jour du conseil municipal de Toulon est particulièrement chargé (Inventaire sommaire des archives communales de Toulon postérieures à 1789. Série D. Délibérations du Conseil municipal 1805-1852, p. 181-182). Qu’on en juge :
– Demande de réparations à l’Ecole des Frères de la doctrine chrétienne. Ajourné.
— Nouvelle division en sections du tableau des électeurs communaux.
— Plan d’alignement de la ville. Nomination d’une commission.
— Demande en diminution du contingent à assigner à la ville de Toulon pour la contribution foncière et des portes et fenêtres. Il est fait hommage à la ville par la dame Ginoux, d’un tableau de sa composition représentant le Bon Samaritain : le Conseil de Toulon octroie une somme de mille francs à titre d’encouragement.
– Proposition faite par le curé Courdouan, d’élever un monument à la mémoire de monseigneur Latour du Pin Montauban et de M. D’Entrechaus, l’un évêque et l’autre premier consul de Toulon, lors de la peste de 1720. Nomination d’une commission.
–1857 – 3 août :
-Décès en exil de Marie-Joseph Süe dit « Eugène Süe », écrivain prolifique, auteur de romans feuilletons tels « Les Mystères de Paris », publié en 1842-1843, et le « Juif errant », en 1844-1845. Après une jeunesse dont les frasques défrayèrent la chronique, son père l’avait envoyé par le monde, en Espagne, en Grèce et aux Antilles. A 26 ans – il est né en 1804 -, héritier de la fortune de son père, il devint l’amant des plus belles femmes de Paris, adhéra au très snob Jockey Club et dilapida en sept années toute sa fortune. Ruiné, il commença alors à écrire. A la suite du coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte devenu Napoléon III, Eugène Süe s’était réfugié à Annecy-le-Vieux dans le duché de Savoie.
-SANARY – AGENDA D’HENRI FLOTTE : samedi 3 août – vent d’ouest forte brise, il y a en ce moment à Paris le roi et la reine du Portugal que notre Empereur fête par des revues et des dîners ; ils sont venus dans le but de visiter l’exposition universelle ; ils sont arrivés il y a peut-être 8 ou 10 jours. Le roi de Suède, Charles XV, qui était depuis 15 jours à Vichy est parti pour Paris voir l’exposition universelle et logera à l’Élysée.
–1885 – 3 août : AJELLO’S SAGA – Naissance à Saint-Mandrier de Ajello Marguerite Augusta, fille de Nicolas Ajello et Carrano Antonia (Etat-civil de Saint-Mandrier)
–1905 – 3 août : TRAMWAY LA SEYNE-OLLIOULES – Le Conseil municipal de La Seyne discute pour la première fois du tramway La Seyne-Ollioules. Cette ligne établie après celle de Toulon, passerait par Reynier (Six-Fours) et Sanary. Ce projet ne se réalisera que 12 ans plus tard (Marius Autran, tome 1, 1987).
–1914 – 3 août :
1. L’Allemagne déclare la guerre à la France, envahit le Luxembourg et lance un ultimatum à la Belgique, exigeant le passage de ses troupes sur son sol. En attaquant la Russie, puis la France aussitôt après, l’Allemagne ne fait qu’appliquer le plan Schlieffen ébauché dès 1894 afin de combattre à la fois sur le front russe et sur le front occidental. Le lendemain, l’Angleterre déclarera la guerre à son tour.
Le maire de La Seyne fait connaître aux étrangers autres que les Allemands et les Autrichiens qui désirent garder leur résidence dans la section, qu’ils doivent faire une demande à la mairie le soir du 3 août avant 6 heures (Gisèle Argensse, 1989, p. 149).
2. DEPART DES JEUNES INSTITUTEURS : Le fonctionnement des écoles souffrit beaucoup et l’école Martini, à La Seyne, vit partir les plus jeunes instituteurs pour la grande tuerie. On les remplaça par des institutrices suppléantes, titulaires du Brevet élémentaire et on ne trouva plus choquante, comme autrefois, la présence de l’élément féminin dans les écoles de garçons. De jeunes seynoises comme Mlles Carlier, Montpellier, Dragon, Ducros entrèrent dans la fonction publique. Ce phénomène nouveau imposé par les nécessités de la guerre allait se généraliser à d’autres corporations que l’Enseignement (Marius Autran, tome 3, 1990).
3. CREATION D’HÔPITAUX MILITAIRES : Pendant la guerre, le Collège des Maristes de La Seyne est transformé en Hôpital Militaire. Les Frères font leurs classes dans le couvent des Mouissèques (Louis Baudoin, 1965 ; Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002, vol. 2).
4. AFFAIRE DU « GOEBEN » ET DU « BRESLAU » : Les cuirassé français Bouvet et Jauréguiberry forment à Toulon la 1ère Division de l’Escadre Spéciale. Le 3 août, l’Armée Navale appareille cap au Sud, en route vers l’Algérie pour accomplir sa première mission de guerre : assurer le contrôle de la Méditerranée occidentale. Le Jauréguiberry marche en tête de l’Escadre Spéciale dont l’objectif est d’aller chercher à Alger les premiers transports de troupes. Vers 20h00, ne sachant pas où se trouvent les croiseurs allemands Goeben et Breslau, le commandant en chef décide de faire couvrir chaque convoi par une de ses trois escadres (Goeben, croiseur de bataille, et Breslau, croiseur du type “scout“, formant la division de l’amiral Souchon. Leur présence en Méditerranée occidentale pèsera sur tous les mouvements des forces anglo-françaises à la déclaration de guerre. Après un raid sur Bône et Philippeville, les deux navires allemands, arrivent, le 16 août 1914, à Constantinople. Cette arrivée incite la Turquie à se ranger aux côtés de l’Allemagne. A cette époque, sert à bord du Breslau un jeune officier que la 2ème Guerre Mondiale rendra mondialement célèbre, le futur amiral Donitz). L’Escadre Spéciale est alors détournée vers Oran d’où elle appareille le 6 août à 05h30. Le convoi d’Oran, composé de sept paquebots vétérans des lignes d’Algérie est conduit à Cette (Sète) après une traversée sans incident. Mission terminée, le contre-amiral Darrieus ramène ses bâtiments à Toulon pour charbonner (Gérard Garier, le cuirassé Jauréguiberry). Le lecteur qui serait amené à consulter des documents de cette époque ne devra pas s’étonner de voir le nom de ce port languedocien orthographié “ Cette ”. Ce n’est qu’en 1927 que l’orthographe “ Sète ” sera adoptée (d’après Robert P., Le Robert, 1978)
5. ECHEC DE LA DEMANDE DE SEPARATION DE LA SEYNE ET DE SAINT-MANDRIER / La demande relative à l’érection de Saint-Mandrier en commune distincte est soumise à l’enquête réglementaire depuis le 15 janvier 1912. La déclaration de guerre de l’Allemagne à la France le 3 août 1914 arrête tout et fait enterrer pour la quatrième fois les espoirs de ceux qui voulaient vivre en commune indépendante de La Seyne (Henri Ribot, Cahier n°14 du patrimoine ouest varois, 2012)
–1921 – 3 août : Hold-up dans le Paris-Nice entre Avignon et Marseille – Dans le train express n° 101 Paris-Nice, deux vols ont été commis la nuit dernière. Le premier a eu lieu entre Avignon et Marseille. Trois voyageurs dont, détail piquant, un inspecteur du P.-L.-M., ont été dévalisés. Les voyageurs occupaient un wagon de 1e classe, (ce sont : M. Emmanuel Crest, inspecteur du P.-L.-M., à qui l’on a dérobé son portefeuille, contenant. 800 francs et une bague placée dans un écrin, d’une valeur de 1.000 francs ; M. Louis Ripier, artiste lyrique à Paris, à qui l’on a soustrait son sac à main, contenant des valeurs, et M. Henri Lévy, commerçant à Marseille, qui fut allégé de sa montre et d’une bourse valant 3.000 francs. Après avoir fait leur cueillette, les malfaiteurs ont replacé dans la poche de M. Crest, son portefeuille vide et l’écrin veuf de sa bague. Sur la même ligne, en arrivant à Juan-les-Pins, une voyageuse russe, Mme Nafakie Pavelezky, s’est aperçue qu’on lui avait, dérobé son argent, ses bijoux et des titres. Une enquête est ouverte. (Journal L’Intransigeant du 4-8-1921. Collection BNF-Gallica).
–1933 – 2 et 3 août : EXERCICES MILITAIRES A SAINT-MANDRIER : A Saint-Mandrier, exercices d’attaques aériennes de nuit. Le courant est coupé de 2 à 3 heures du matin, deux jours suivis. Les sirènes d’alarme marquent le commencement et la fin de chaque exercice. Dans la journée c’est un exercice d’émission de fumée, pendant lequel les fenêtres seront fermées à partir de 16h30. Cet exercice se fait autour de l’hôpital, du Centre d’Aviation et des divers ouvrages de fortifications (Gisèle Argensse, 1989, p. 195).
–1936 – du 3 au 5 août : pose du nouveau câble sous-marin France-Yougoslavie – A l’aube du 5 août 1936 des ingénieurs français ont, le plus simplement du monde, accompli un geste d’une importance exceptionnelle sur la côte et dans les eaux yougoslaves : la pose du nouveau câble sous-marin France-Yougoslavie. MM. René Couderc, ingénieur en chef des télégraphes, à bord de l’Ampère et Pierre Michel, ingénieur en chef, à bord de l’Emile-Baudot, aidés de collaborateurs d’élite tels que les ingénieurs Frankel et Roudet, ont rempli cette mission et placé ce lien de plus entre les deux nations amies. Aucun membre de la presse, soit yougoslave, soit française, n’était présent. Seul hôte à bord de l’Ampère, le principal navire câblier français, notre qualité de correspondante de L’Illustration nous valut la bonne fortune d’être l’unique témoin des diverses opérations qui ont accompagné la pose du câble. L’Ampère et l’Emile-Baudot, qui étaient ancrés dans le port de Grouge-Doubrovnik, appareillèrent le 3 août au matin, se dirigeant vers les Bouches de Kotor, la célèbre base maritime de la flotte de guerre yougoslave, que nous devions atteindre vers midi. Les deux navires longèrent, en se suivant, la côte ravissante de l’Adriatique méridionale. Une fois contournés les remparts de Raguse, nous vîmes s’égrener, le long de la côte, Srebno, Kupari, Cavtat, toute la Riviera dalmate, pittoresque et accidentée, recouverte de tamaris, de lauriers-roses, de pins maritimes et de plantes grasses des tropiques, embaumée et dorée de soleil. L’ancre fut jetée en rade d’Hercegnovi-Igalo, qui est toute proche du port de guerre Zelenika, à l’entrée des Bouches. Les navires attendirent deux jours que toutes les formalités fussent achevées. Il n’y avait ni brise ni « mer » ; des hydravions ne cessaient de croiser au-dessus de nos têtes. A un moment donné, vingt et un coups de canon furent tirés de la forteresse pour saluer le passage du jeune roi Pierre II, se rendant à Split à bord du Dubrovnik escorté de deux destroyers. Nous pouvions admirer à loisir Hercegnovi dominant fièrement la mer de ses tours et de sa forteresse médiévales et dont les villas et les hôtels s’étagent en amphithéâtre jusqu’aux plages remplies de baigneurs. Dans la verdure, nous apercevions le petit monastère de Savina, qui conserve les ultimes souvenirs du roi Alexandre : sa dernière signature, les cierges qu’il a tenus, le siège où il a prié avant de s’embarquer le 6 octobre 1934 à Zelenika. J’évoquais pour mes hôtes les charmes de cette région et, de leur côté, les ingénieurs me fournissaient tous les renseignements désirables sur la pose du câble qui pour l’instant dormait dans les cuves de l’Ampère et de l’Emile-Baudot. Celle du câble d’atterrissement, à laquelle nous avons assisté, a été menée avec une célérité sans pareille (moins de deux heures). Au petit jour, le 5 août, la vedette de l’Emile-Baudot (sera) descendue et (remorquera) vers la côte l’extrémité du câble (Simone Missirlitch, article paru dans l’Illustration du 5 septembre 1936)..
–1940 – 3 août :
1. L’Union soviétique annexe les pays Balte (Estonie, Lituanie, Lettonie).
2. EFFETS DESTRUCTEURS DE LA GUERRE : Le Figaro du samedi 3 août publie l’article suivant : « On s’est battu dans Tours — et même héroïquement — et la ville qui, jusque-là, n’avait pas eu à souffrir des bombardements, a été cruellement éprouvée par la bataille. La rue Nationale, qui débouche sur les quais dans le prolongement du pont, a été la première à subir le feu de l’ennemi. La plupart des immeubles qui la bordent, y compris le Musée, sont détruits. Parmi les voies particulièrement touchées par la canonnade, citons les rues des Halles, du Commerce, Colbert, Jules-Favre, de la Scellerie, Marceau, Émile-Zola et Lucé. Une seule église, Saint-Julien, a été gravement endommagée et ses offices paroissiaux ont été transportés à la basilique Saint-Martin. Amboise, la ville, compte également de nombreuses ruines. On peut dire que près d’une maison sur trois porte les traces de la guerre. Celle-ci, hélas! n’a pas épargné le château. Des obus sont tombés devant sa façade et l’ont criblée de ses éclats. De même pour la chapelle Saint-Hubert gravement endommagée ».
3. de Gaulle condamné à mort par un nouveau tribunal militaire : Paris-soir, le dimanche 4 août, publie : « Le général de Gaulle condamné à mort par un nouveau tribunal militaire – Vichy, 3 août. Inculpé de trahison, d’agression à la sûreté extérieure de l’Etat pour une puissance étrangère en temps de guerre, le général de Gaulle a été condamné par contumace à la peine de mort, à la dégradation militaire et à la confiscation de ses biens. La condamnation a été prononcée par le tribunal militaire de la 13e région, siégeant à Clermont-Ferrand. Le général de Gaulle a été condamné en vertu des articles 71 et 79 du Code pénal et de l’article 195 du Code de justice militaire. »
–1941 – 3 août : FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES : Le 17 juin 1941, le commandant des Western Approaches avait demandé à conserver le Commandant Dominé dans son commandement pour l’affecter aux forces d’escorte de la Clyde. L’Amirauté britannique donna son accord de principe le 7 juillet. Trois semaines plus tard, l’aviso faisait des essais satisfaisants (28 et 29 juillet). Le 3 août 1941 à 06 h 30, il appareillait de Liverpool en escorte du OS 2 avec les bâtiments anglais Sandwich, Periwinkle et Hibiscus. Il avait pris poste sur l’avant et à gauche du convoi. A 14 h 00, rallié par le tronçon du convoi venu d’Irlande. Le temps très beau au départ, force progressivement dans l’après-midi du 4 août. On note à 24 h 00, vent Ouest force 7, mer 8. Le Commandant Dominé prend la cape jusqu’au 5 au soir alors qu’on enregistre des roulis de 47°. Amélioration progressive du temps à partir de 20 h 00 le 5 août. Retrouvé le convoi le 5 à 22 h 30 et repris poste. Un homme blessé dans un coup de mer (luxation de l’épaule réduite par les moyens du bord). Le 6 août, à 16 h 00, tentative pour passer un rapport au destroyer Wolverine, par la bouée de correspondance. Essai manqué, le Wolverine ayant coupé la ligne. Le 6, par ailleurs, un message des F.N.F.L. notifiait officiellement l’affectation du Commandant Dominé aux Western Approaches (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, le Commandant Dominé).
–1943 – du 31 juillet au 4 août : Comité français de libération nationale : C’est un moment fort de l’organisation de la France libre au cours duquel, par trois décrets, le Comité français de libération nationale modifie son fonctionnement : la présidence alternée est supprimée, Giraud devient commandant en chef des forces françaises tandis que de Gaulle reçoit la direction de la politique générale du Comité (Ephémérides 1ère et 2e années).
–1943 – courant août : CRIMES CONTRE L’HUMANITE Au camp alsacien du Struthof (l’Alsace ayant été annexée de fait par l’Allemagne), où 87 juifs, envoyés d’Auschwitz, sont gazés pour servir aux expériences de l’institut d’anatomie de Strasbourg. En zone Nord, les syndicalistes de la tendance de Léon Jouhaux font paraître « Résistance ouvrière ». Enfin, François Valentin, passé à la Résistance, lance un appel aux membres de la Légion française des combattants, qu’il a dirigée de 1941 à 1942, pour qu’ils rejoignent eux aussi la Résistance. « Notre erreur a été de croire qu’on pourrait relever un pays avant de le libérer » (Ephémérides 1ère et 2e années).
–1944 – 3 août : FRONT DE NORMANDIE : SAINT-MALO – Depuis la veille, le colonel von Aulock a décidé de suspendre les travaux à la citadelle de Saint-Malo dont les pièces de DCA ont été mitraillée. Les ouvriers ont été congédiés et la Cité n’est plus occupe que par l’armée allemande. Il n’est toutefois pas question de détruire les quais du port, seulement les installations mécaniques et les écluses dont la DCA est enlevée. Le personnel français du port doit aussi partir. Les Allemands restent donc seuls.
Jeudi 3 août 1944 – Le Commandant Levavasseur qui sert dans l’armée américaine, a été fait prisonnier le 2 août avec son ordonnance à Baguer-Pican. A 1 heure du matin, il est amené à la propriété de la Houparderie entre St-Jouan et St-Servan. Les Allemands se montrent très durs et même brutaux. Le Commandant réussit de justesse à sortir d’une situation dangereuse : — « Je suis servannais et bien connu dans la région. Mon nom est Levavasseur. Il serait préférable pour vous de faire une enquête. La fortune des armes change Songez aux représailles ».
Vers 14 heures, des prisonniers américains encadrés d’Allemands armés de mitraillettes, descendent Saint-Servan. Les spectateurs de cette scène sont impressionnés par l’écusson « FRANCE » sur l’épaule de deux d’entre eux. Personne ne reconnaît le Commandant accompagné de son ordonnance.
L’après-midi, le colonel Aulock convoque à l’Arsenal où est installée la Kreiskommandantur, le Sous-Préfet, Feld-Lebas; M. Lacoste faisant fonction de maire de St-Servan; M. Briand, maire de St-Malo, M. Houduce, maire de Paramé, le capitaine de gendarmerie Dubois, M. Louradour, commissaire de police.
Dans la cour de 1’Arsenal, le Commandant Levavasseur et son ordonnance.
L’entretien se déroule dans le bureau du capitaine Engelhardt, Kreiskommandant, en présence également des interprètes. Le colonel signifie aux assistants sa décision : l’évacuation totale de la population civile résidant encore dans la forteresse et son transfert de l’autre côté de la Rance par bac. Stupéfaction générale ! « Quinze mille personnes ! Mais c’est absolument impossible ! Il faudrait des semaines et des semaines ! » Ce projet abandonné, il reste l’évacuation par les routes de campagne, à l’exclusion de celle de Rennes. Cet ordre sera irrévocable et Auloch en expose les deux raisons : les actes de résistance qui se sont produits à Saint-Cast et qui lui font dire : “Vous êtes peut-être de braves garçons, mais je préfère vous avoir devant moi que derrière. Je combattrai jusqu’à la dernière cartouche. » (Fouque R., La Cité, bastion de la forteresse de Saint-Malo, 1945).
–1944 – 3 août :
Lettre de la Feldkommandantur 800 au général Guichard, traduite le 31 juillet 1944 et transmise au maire de Sanary le même jour. Arrivée en Mairie le 3 août 1944 : « (…) Evacuation et destruction. Commune de Sanary. Maison route de la gare du Sud – coopérative vinicole.
A Sanary, le Petit Var annonçait le 11 juillet 1944 que l’on allait procéder à la démolition d’un grand nombre de maisons dont la coopérative viticole.
Voir à la date du 5 juillet, la lettre du Président de la Cave demandant au Maire de Sanary d’intervenir afin que le bâtiment ne soit pas détruit) ; maison Bd Maréchal Pétain – Ch. Lautier ; Villa et pavillon et maison bd Maréchal Pétain, Vve Boyer ; Maison « La Mignonne », bd Maréchal Pétain ( Aragon) ; Garage et Granges, bd Maréchal Pétain (Société Autos Cars) ; Villa, bd Maréchal Pétain (Veuve Maillet) ; Maison, id. (Lesnard Georges), Maison, id. (Lautier Jules). » (Archives de Sanary. Lettre de la Feldkommandantur 800 au général Guichard, traduite le 31 juillet 1944 et transmise au maire de Sanary le même jour. Arrivée en Mairie le 3 août 1944)
FRONT SUD : Parachutage de la mission Ruth (quinze nord-américains commandés par le capitaine Brandes) sur le terrain Prisonnier (Seillans). Convoyée à Saint-Jurs (Alpes-de-Haute-Provence) pour rejoindre la maquis AS Fort-de-France (var39-45).
–1945 – 3 août : arrivée du « Béarn » à Toulon via Oran (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1947 – 3 août : MARINE – L’aviso Commandant Duboc appareille de Bizerte le 3 août, pour rejoindre Tabarka dans la journée. Escale de quelques jours, mais dans la journée du 7, il fait l’aller-retour en allant à La Galite. Le lendemain Tabarka – Bizerte où il séjourne jusqu’au 17, puis appareillage pour Farina où il arrive dans la journée et repart le lendemain pour Hammamet où il reste jusqu’au 21, de là il se rend à La Goulette du 22 au 27 et retour à Bizerte d’où il repart le lendemain et rentre le 30 à Toulon (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, le Commandant Duboc).
L’ordre 224 E.M. 3/F.M.E.O. du 3 août 1947 décidait qu’à la date du 10 août les avisos et dragueurs de la Marine en Indochine étaient constitués en flottille et placés sous les ordres du contre-amiral commandant la D.N.E.O. La 1ère Division d’avisos comprenait : le Commandant Bory, le Commandant Delage et La Moqueuse. Mais, par l’instruction 174 E.M. 3 du 14 août 1947, la 1ère DA ne comprenait plus que le Commandant Delage et La Moqueuse. Le Commandant Bory était affecté aux opérations sur le Mékong, et ne devait relever du contre-amiral commandant la D.N.E.O. que pour la question du personnel, l’entretien du matériel et l’administration (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, le Commandant Bory).
–1953 – 3 août : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – Cherche pour petit train de la baie des Citrons chef de gare de préférence marié. (Vu dans France australe du 3 août 1953).
–1954 – 3 août : DISPARITION DE COLETTE.
« Je me rappelle ce dîner avec Yves Mirande où elle nous raconta cette histoire que je transcris, en cette journée d’anniversaire (…). – Je déjeunai — c’est Colette qui parle —pendant la guerre de 14-18 chez Berthelot. Je me trouvais assise à côté de lui. En face de nous se trouvait un vieux général qui avait chargé à Reichshoffen et expliquait au directeur du Quai d’Orsay comment il fallait gagner la guerre. Durant vingt minutes, la vieille baderne commença toutes ses phrases par ces quatre mots : “ Moi, si j’étais Joffre…” Penché au-dessus de la table, Berthelot semblait boire ses paroles. Comment, me disais-je, un homme de la valeur de Berthelot peut-il écouter avec tant d’attention un discours dont le contenu me paraissait aussi nul que démodé. Mais, visiblement, Berthelot écoutait… Soudain, il se pencha vers moi et à voix basse murmura : “ C’est dans la salle de bains qu’elle miaule… Depuis vingt minutes, Berthelot cherchait à deviner d’où partaient les miaulements de sa chatte enfermée quelque part dans l’appartement… – » (André Castelot, 1962)
–1953 – 3 août : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – les 3 morts du bar des bons vivants pose à la police une série de problèmes (vu dans Résistance de l’Ouest du 3 août 1953).
–1957 – 3 août : Le 42e Congrès mondial d’espéranto débute à Marseille.
–1963 – 3 août : Dernière prestation des Beatles dans le Cavern Club à Liverpool. En deux ans et demi – du 9 février 1961 au 3 août 1963 – ils y donnèrent 292 représentations, souvent à l’heure du déjeuner selon les traditions anglaises, attirant une foule de spectateurs de plus en plus grande, se créant un premier noyau de fans.
–1975 – 3 août : crash d’un Boeing 707-321C jordanien près d’Agadir – On dénombre 188 morts dans le crash d’un Boeing 707-321C appartenant à la compagnie jordanienne (Alia) près d’Agadir. L’appareil n’avait pas suivi le couloir habituel nord-sud qu’empruntent généralement les avions à destination d’Agadir. Il n’avait pas fait escale à Casablanca, comme à l’accoutumée, et s’est donc présenté en venant du nord-est, au-dessus de la chaîne montagneuse de l’Atlas. L’avion se trouvait entre deux montagnes du haut Atlas au moment du drame. Le temps était très brumeux par suite des fortes chaleurs. C’est dans ces conditions qu’il a heurté la montagne et s’écrasa dans un ravin.
-1990 – 3 août : La Môle renaît. En valorisant le vieux village et l’église Sainte-Magdeleine, c’est tout La Môle qui revit. Au bout d’un chemin forestier qui n’en finit pas, au beau milieu d’une brousse épaisse, elle est là. Quelques pans de mur lézardés à la crête émoussée où se battent en duel deux maigres arbustes, l’église Sainte-Magdeleine. Difficile de croire que tout commença dans ce no man’s land. Et pourtant.
« Le vrai cœur de notre village se trouve ici». Yves Codou surplombe d’une centaine de mètres sa mairie. Oui, c’est bien agrippés à ces collines que vivaient les aïeuls des Môlois. Un petit Ramatuelle, voilà ce qu’était La Môle, avant que ses habitants l’abandonnent au XIVe siècle pour cause de famine. Le plus vieux village attesté de la région (1008) sommeillait ainsi sous des mètres de terre et de caillasses. Seul témoin apparent : l’église Sainte-Magdeleine, datée 1270.
« Cette église, c’est le ciment de l’unité locale ». En la faisant revivre, c’est tout le village qui renaît. Faire revivre un amas de caillasses, à quoi bon ? Allez voir la procession que les Môlois organisent chaque année en l’honneur de sainte Magdeleine. Non, ils n’ont pas oublié leur patronne. Et il n’est pas une semaine sans qu’un bouquet de fleurs ne viennent fleurir ce que certains considèrent comme de misérables ruines (Var-Matin, vendredi 3 août 1990).
–1995 – 3 août : Deuxième condamnation de l’ancien maire de Nice, Jacques Médecin, pour « corrption passive et recel d’abus de biens sociaux ». Le tribunal correctionnel de Grenoble condamne Jacques Médecin, ancien maire (C.N.I.) de Nice, à trois ans et demi de prison ferme, 1 million de francs d’amende et cinq ans de privation de ses droits civiques pour recel d’abus de biens sociaux et pour corruption passive dans l’affaire de la Serel. Jacques Médecin est reconnu coupable d’avoir reçu, entre 1986 et 1990, près de 4 millions de francs de pots-de-vin provenant de cette société spécialisée dans la signalisation et la régulation routières, sans qu’il soit prouvé que ces sommes aient servi à des dépenses d’ordre politique. Le tribunal refuse la confusion de cette peine avec celle qui a été prononcée en mai dans l’affaire de Nice-Opéra. Il s’agit de la deuxième condamnation de Jacques Médecin à la prison depuis son extradition d’Uruguay en novembre 1994 (Encyclopaedia Universalis).
–2002 – 3 août : ABOLITION DE LA PEINE DE MORT EN TURQUIE – Le Parlement turc se prononce pour l’abolition de la peine de mort. Dans l’espoir de satisfaire aux conditions posées par les Quinze pour que leur pays rejoigne l’ Union européenne, les députés turcs ont adopté, le 3 août 2002, un certain nombre de réformes fondamentales, dont l’ abolition de la peine de mort et l’ octroi de droits culturels aux Kurdes (L’Express, par Catherine Gouëset, publié le 04/08/2002).
–2004 – 3 août : MORT DE Henri Cartier-Bresson, photographe français, fondateur de l’agence Magnum.
–2005 – 3 août : Mort d’Annabel Buffet, romancière française, veuve du peintre Bernard Buffet.
–2008 – 3 août : Mort d’Alexandre Soljenitsyne, romancier et dissident russe, prix Nobel de Littérature 1970. Je possède de lui La maison de Matriona, suivie de L’inconnu de Kretchetovka et Pour le bien de la cause, Julliard, 1965, éd. 1970, 346 p. ; Le pavillon des cancéreux, Julliard, 1968, rééd. Le Livre de Poche, 1970 ; L’archipel du goulag, 1974.
-2014 – 3 août 2014 :
-1. Centième anniversaire de la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France. En règle générale, on commémore les victoires et la fin des guerres, on ne commémore jamais les déclarations de guerre. C’est pourtant ce qu’ont décidé de faire, ce dimanche 3 août 2014, les deux chefs d’État, français et allemand, pour des raisons de propagande européiste qui n’échappent à personne (publié le 3 août 2014 par l’Union Populaire Républicaine).
-2. SEISME – Un séisme de magnitude 6,3 frappe le Yunnan, en Chine faisant plus de 600 morts.
–3. ORAGE – Je concluais ainsi ma prose de ce jour-là : « Il faut que j’arrête car l’orage approche, il est 5h 21 et je crains fort que si je ne le fais PAS ce soit la foudre qui le fasse ».
–2015 – 3 août : Washington – Le président américain Barack Obama a lancé lundi son plan très attendu contre la « grande menace » que fait peser le changement climatique à la planète, insistant sur l’urgence d’agir immédiatement et annonçant une restriction inédite sur les centrales électriques (L’Express).
–2016 – 3 août : L’escalade, le surf, le baseball, le karaté et le skateboard seront des disciplines olympiques dès 2020 – Le Comité international olympique a ajouté mercredi cinq nouveaux sports au programme des Jeux d’été de Tokyo 2020, à savoir l’escalade, le karaté, le skateboard, le surf et le baseball/softball (version féminine du baseball). Les membres du CIO, réunis en session à Rio, ont voté à l’unanimité en faveur de l’ajout de ces cinq sports qui porteront à 33 le nombre de sports au programme des JO de Tokyo contre 28 à Rio. «C’est un moment clé dans la modernisation du programme olympique», s’est félicité Thomas Bach, président du CIO. Ces cinq sports ont été soumis au CIO par le comité d’organisation des JO de Tokyo à l’issue d’une sélection qui a vu d’autres sports candidats écartés, comme le squash, le bowling et le wushu, un art martial chinois. Mais si le CIO a fait sauter la barrière des vingt-huit sports dans le cadre de l’Agenda 2020, programme de réformes adopté en décembre 2014 à l’initiative de M. Bach, il a en revanche maintenu à 10.500 le nombre maximum d’athlètes pouvant participer et à 310 le nombre de podiums. Une équation qui semble difficile à résoudre pour les pays hôtes qui souhaitent proposer de nouvelles compétitions (Copyright « 20 minutes).
–2023 – 3 août : EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 61e livraison : plusieurs lieux de Sanary sont associé au nom d’une vieille famille sanaryenne, celle des Granet. Voici un épisode de la vie de l’un d’eux, Joseph Granet, qui joua un rôle important dans la .
–1707 – 3 août : Les navires anglais pillent le château de Bandol et canonnent Saint-Nazaire pendant trois jours et demi. Il y a quelques dégâts dans la ville, mais les habitants ont été évacués dans l’arrière-pays : la portée des canons de l’époque n’est encore que de 800 à 1000 m. C’est à cette occasion que les créneaux et merlons de la tour ont été rasés pour faciliter le tir en barbette. D’après les comptes du baron de Vintimille, qui a en charge la défense de la tour, l’armement de celle-ci était alors de deux canons de 8, deux avec affûts garnis, soixante-dix boulets ronds de 8 livres, deux canons de fer de 6, deux cents boulets ronds de 6 livres, un canon de fer de 4, deux affûts de 4 avec cent boulets ronds de 4 livres, huit cents livres de poudre, quarante boulets ronds de poids non précisé, cinquante-cinq livres de mèche, cent-vingt gargousses, cent livres de balles de plomb, quatre roues d’affût de taille non précisée, un pavillon bleu pour les signaux et des fanaux de signalisation. Tirant de ses 22 m de haut, la tour est à même de dominer largement un adversaire dont l’artillerie ne peut tier qu’au ras de l’eau. De plus, la défense est renforcée par les trois autres batteries, la Cride, Portissol et la Plage, doublées à Six-Fours par celles de la Pointe du Cap Nègre, de la Coudoulière et de Saint-Pierre des Embiez. Même après le bombardement, les navires ennemis restent en rade, au moins jusqu’au 27 août à cause d’un fort mistral. Les derniers ne partent même que le 10 septembre. Mais, comme le front de terre, le front de mer aura tenu.
Pour son courage à cette occasion, Joseph Granet, qui joua un rôle important dans la défense de Saint-Nazaire et y perdit un bras, reçut de Louis XIV une pension de 300 livres (Cahier du Patrimoine ouest varois n°10 ; Sanary)..
MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud et autres références). 261e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS –

Gravure fin XIXe siècle
SAINT-TRONC ( à 5,150 km, banlieue sud-est). Quartier rural formé de fermes et de bastides, son nom procède d’une déformation de la toponymie locale, car saint Tronc n’a pas existé. Au XIe siècle le nom du quartier était Centro ou Centrone. Rappelait-il l’existence d’une population autochtone ? Saint-Tronc apparaît au XIVe siècle : on a voulu habiller « Centrons » à la mode chrétienne, en y voyant une allusion au saint tronc du bois de la croix. Une chapelle de Sainte-Croix existait en effet sur un sommet dominant le village. Pareille aventure étymologique était arrivée à l’ancien nom de Saint-Loup, Saint-This.
(à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

C’est une personne sourde qui s’assied sur un banc dans un square. Un gardien s’approche et lui dit :
-Faites attention ! ce banc, on vient juste de le repeindre !
-Comment ?
-Ben, en vert.

Il est 7 h 30, je vous quitte en vous disant à demain. Bon jeudi à tous.
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