EPHEMERIDES DU MARDI PREMIER AOÛT 2022 – 12e ANNÉE (n° 3940).

Toulon arsenal maritime la cale Vauban
ILLUSTRATION.
LES FÊTES
Le 1er août, outre que nous commençons le mois dédié à l’empereur Auguste, nous fêtons les Alphonse qui doivent leur prénom au fondateur de la congrégation du Très Saint Rédempteur. Né à Naples dans une famille de la haute société, il entra en religion à 27 ans et évangélisa les pauvres des campagnes et mourut en 1787 à Nocera de Pagnani.
Statistique du département du Var, année 1844 : au 1er août, on cueillait l’abricot-pêche, et successivement le chasselas, le muscat ordinaire et quelques figues coucourelles blanches et noires. Les vendanges commencent sur la côte vers le 1er septembre (…) ; elles sont terminées partout au 10 novembre.]. :
En 1942, à Peynier, lors de la fête votive de SAINT PIERRE ES LIENS qui se déroulait le 1er août, le Capitaine portait un bâton aux armes du Seigneur, et le Lieutenant, un drapeau. Ces Officiers étaient escortés de douze à quinze jeunes gens, armés d’un bâton à pique dont ils jouaient pendant la procession. Pendant les jeux, devant la porte de l’église et devant celle du cimetière, les jeux s’arrêtaient. Chacun admirait cette offrande au Saint.
Patron des pêcheurs sur tout le littoral provençal, on allumait des feux aux Saintes-Maries, à Cassis, à la Ciotat et à Toulon en l’honneur de Saint-Pierre. A Marseille, c’était la fête des portefaix ou gagne-deniers. A Saint-Cyr, il guérissait les fous. Quelquefois, il était le protecteur des cultures. La coutume interdisait de travailler le jour de la Saint Pierre.
La plus belle fête de Saint Pierre ès liens, qui guérissait les enfants des maladies nerveuses, se déroulait le 1er août à l’Estaque, avec, d’abord, la fête religieuse, puis une targo splendides dans le port.
A Cuers, Saint Pierre ès liens délivrait les enfants de la peur, et de toutes maladies nerveuses.
Saint Pierre aux Liens est également le patron de Six-Fours
Pour une meilleure connaissance de la Provence et plus généralement des pays d’Oc, consulter « L’Armanach 2020 », édité par Leis Amics de Mesclum.
Nous dirons aussi que le 1er août était le quatorzième jour du mois de thermidor an II, au calendrier républicain, et qu’il était dédié au basilic, cette plante aromatique merveilleuse utilisée pour notre pistou provençal !
LE MOT DU JOUR :
« On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite », proverbe japonais.
EPHEMERIDES
–314 – 1er août : L’hérésie Donatiste – L’empereur Constantin ayant expressément réservé aux seuls catholiques le bénéfice des subventions et exemptions accordées au clergé, les donatistes prirent l’initiative, le fait mérite d’être souligné, de saisir l’empereur de leur différend avec Cécilien (15 avril 313); leurs prétentions furent reconnues sans fondement par les instances successives devant lesquelles leur affaire fut évoquée : un synode romain tenu au palais du Latran sous la présidence du pape (2. octobre 313), un concile d’évêques gaulois (Arles, 1er août 314), le tribunal de l’empereur lui-même siégeant à Milan (10 novembre 316), éclairé par des enquêtes très poussées conduites entre-temps par ses représentants en Afrique. Pour en finir, la cause entendue, Constantin se décide à jeter dans la balance le poids de l’autorité séculière et promulgue au printemps 317 une loi très sévère contre les schismatiques qui doivent livrer leurs églises. Une réaction en chaîne se déclenche : sûrs d’eux-mêmes, obstinés dans leurs convictions, les donatistes refusent, résistent, l’armée intervient, réprime, il y a des troubles violents, des victimes aussitôt honorées à l’égal des martyrs, l’obstination des schismatiques vient à bout du pouvoir qui le 5 mai 321 se résigne à leur accorder la tolérance.
–1096 – 1er août : premiere croisade– A l’appel du pape Urbain II, une foule de croisés issus du peuple décida de prendre la route pour un pèlerinage vers la Terre sainte, guidée par Pierre l’Ermite et Gautier Sans Avoir. Sans aucune organisation ni armes, les pèlerins cheminèrent en Europe, certains d’entre eux pillèrent villes et villages et attaquèrent les communautés juives. Enfin, le 1er août, Pierre l’Ermite et ses troupes, atteignirent très diminuée Constantinople. Ils traversèrent le Bosphore, aidés par les Byzantins. Puis, poursuivant leur route, les quelques 12000 croisés rescapés périrent exterminée par les Turcs à Nicée, le 21 octobre (Boudet J., p. 92 ; Agulhon M., Coulet N.1987 ; Poly, 1976).
–1178 – août : Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Bertrand de Marseille et ses neveux, Guillaume le Gros et Raimond Barrai, seigneurs de Marseille, exemptent les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de toute redevance de quai et autres droits de mer et de terre ; ils leur donnent le droit de faire pâturer leurs propres animaux sur les terres qu’ils possèdent. (Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 175).
–1254 – 1er août : Cap Mars (charte aux archives municipales de Marseille). Campus Martius, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor , n° 37 et 40). Le Camas, quartier rural (1872), commune de Marseille, quartier de Saint- Pierre.
–1291 – 1er août : naissance de la Confédération helvétique – Walter Fürst, Arnold de Melchtal et Werner Stauffacher, les représentants des trois cantons alpins, concluent un pacte de défense mutuelle contre les Habsbourg. Ce serment est considéré comme l’acte de naissance de la Confédération helvétique. En 1315, la victoire sur Leopold Ier d’Autriche à Morgaten, renforcera la cohésion des cantons.
–1348 – 1er août :
1. la grande peste noire – Lors de la grande peste noire qui ravage l’Europe en 1348, le registre paroissial de la bourgade de Givry, en Bourgogne, peuplée d’environ 1500 âmes, fait mention de 645 décès entre le 1er août et le 15 novembre, soit plus d’un habitant sur trois.
2. MORT DE Gaston Phoebus, comte de Foix – Décédé le 1er août 1391, Gaston III, surnommé Gaston Phoebus, comte de Foix et vicomte de Béarn, aura partagé sa vie entre la seigneurie féodale de la Gascogne et du Languedoc et la littérature française. Homme habile en politique, il l’était également avec la plume et les mots, une habileté qu’il est possible de retrouver dans de nombreux poèmes et dans son ouvrage « Livre de chasse ».
–1356 – août : Résistance des villes à Amiel des Baux et à ses lieutenants – Août 1356, Amiel des Baux s’empare de Saint-Maximin, soumet Brignoles, incendie Draguignan, tandis que ses lieutenants Gaillard de Bazaran et Galfarin de Tarascon entrent au Revest et arrivent à une lieue de Toulon qui se met hâtivement en état de défense. Plus que des nobles, la résistance vient des villes : Tarascon, Arles, Marseille, Toulon, Hyères, Fréjus, Nice, ferment leurs portes, dégagent les remparts, lèvent hommes d’armes et arbalétriers. (Encyclopédie des Bouches du Rhône, tome II, Marseille-Paris, 1924).
–1360 – 1er août : Tor de Piquon (charte aux archives municipales de Marseille). Pié-Pigoun, quartier rural (1872), commune de Marseille, quartier de Saint- Pierre. Première mention : Tor Picon, 31 mai 1332 (acte notarié) puis Jarretum de Pico, le 30 mars 1344 (charte aux archives de la Major) et Pueypicon, 1423 (acte notarié).
–1460 – 1er août : Cruero (charte aux archives de l’Evêché de Marseille). Cruyère – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près d’ Aigues-Vives. Première mention : La Crueya, 30 décembre 1392 (charte aux archives de l’Evêché). Puis Cruyere.— Croye, 7 février 1468 (ibid.).
–1520 – 1er août : règlement de police communale et rurale de Six-Fours – Délibération du Conseil communal de Six-Fours du 1er août 1520, approuvée par un arrêt de la Cour du Parlement d’Aix de la même année, qui établit un nouveau règlement de police communale et rurale ; il remplaçait les anciennes prescriptions et coutumes remontant pour la plupart au Moyen Âge. Le règlement figure dans un registre des archives des délibérations municipales de la commune de Six-Fours. Ecrit en français, mélangé de mots provençaux, il fut publié par le chanoine Verlaque, de La Seyne, dans le bulletin historique et philologique du Comité des travaux historiques et scientifiques, année 1886 (Louis Baudoin, 1965, p. 99, délibération du Conseil communal de Six-Fours du 1er août 1520, approuvée par un arrêt de la Cour du Parlement d’Aix de la même année).
–1535 – 1er août : Michel de Montaigne est réélu maire de Bordeaux (Henri Ribot, Marines et guerres navales au 16ème siècle).
–1537 – 1er août : Kar ed-din Barberousse – Au printemps 1537, la flotte ottomane composée de galères et de flûtes pouvait fondre sur la mer Rouge et l’Italie du sud où son amiral, Kar ed-din Barberousse, terrorisa les Pouilles. Le vice-roi de Naples envoya immédiatement des troupes tandis que l’amiral Andrea Doria à la tête d’une flotte de 38 galères impériales, papales et napolitaines et de 4 galères et 2 galions de l’ordre de Malte se portait sur Corfou afin de couper les lignes de communications de la flotte de Barberousse. Il coula immédiatement 14 navires turcs transportant des renforts venant d’Alexandrie. Cette guérilla conduite par l’amiral impérial porta ses fruits en désorganisant le dispositif turc en interdisant l’arrivée de renforts. Le 1er août, Doria était de retour à Messine. Mais Barberousse était toujours vivant et songeait à la vengeance.
–1559 – 1er août :
1. Brusquet sous Scallons autrement dénommé lou Mollin (acte aux archives de Saint-Victor de Marseille). Le Brusquet – lieu-dit, commune de Roquevaire (1864). Première mention le 2 septembre 1532 : Al Bousquet sive ad Molendinum (acte aux archives de Saint-Victor);
2. Scallons (acte aux archives de Saint-Victor). Gazallous – lieu-dit, commune de Roquefort (1872).
–1589 – 1er août : Assassinat d’Henri III. Le roi est à Saint-Cloud lorsqu’un moine demande à le voir pour lui communiquer d’importantes informations. Alors qu’il est agenouillé devant le roi, qui le reçoit, le moine Jacques Clément le frappe au bas-ventre d’un coup de couteau. “ Ah ! le méchant moine, il m’a tué ! ”, s’écrie le roi, qui retire le couteau de son ventre et réussit à frapper au front son agresseur. Les mignons du roi se précipitent sur le moine et le lardent de coups de dagues. Ils jettent le cadavre par la fenêtre. Quelques heures plus tard, malgré des soins que le roi devine vains, Henri III, qui n’a pas eu d’enfants de Louise de Lorraine, désigne son cousin Henri de Navarre (bientôt Henri IV) comme son successeur et exige qu’on le reconnaisse pour tel.
–1602 – 1er août : Quartier de Cairon (acte d’atterminage). Le Cairon – lieu-dit, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Cyr, près de l’ancienne chapelle (1872).
–1635 – 1er août : La Guadeloupe devient colonie française.
–1671 et 1672 – 1er août : PROBLEMES D’EAU POTABLE À LA SEYNE –
Le 1er août 1671, la ville de La Seyne manque d’eau potable car la fontaine qui est au-devant de l’église est « rompue », et il est nécessaire de la réparer, ainsi que son bassin et ses conduits (Mireille Bailet, avril 2004).
Le 1er août 1672, la commune de La Seyne déclare « qu’il serait aussi nécessaire, attendu la grande sécheresse et que les fontaines ont tari, de pourvoir à la nécessité des habitants pour avoir de l’eau » et « traiter avec des maîtres fontaniers , soit pour la fontaine devant l’église, et autres si la nécessité le requiert, comme encore de faire creuser le puits de Tortel » (id.)
–1693 – 1er août : Certuvan (acte d’atterminage). Sarturan, quartier rural (1872), commune de Marseille. — Ce quartier était autrefois considérable car l’ancienne Villa Sarturiano, mentionnée en décembre 971 (cartulaire de Saint- Victor, n° 107), embrassait à peu près toute la partie du territoire compris dans le quadrilatère formé par Saint-Jean-du-Désert, Saint-Pierre, Saint-Barnabé et l’Arcussia.
–1707 – 1er août : SIEGE DE TOULON PAR LE DUC DE SAVOIE – PILLAGE DU CHÂTEAU DE BANDOL – DEFENSE DE SANARY – Le 1er août 1707, l’amiral anglais Showel détache neuf navires à Sanary, qui prennent une tartane chargée de blé, et en oblige une autre à se jeter à la côte. Les miliciens garde-côtes de Sanary sont d’abord allés à Six-Fours, mais reviennent dès que la flotte ennemie est en vue. Ils reçoivent le renfort de cinquante dragons du Languedoc, commandé par le sire de Barville. Les navires anglais canonnent Sanary pendant trois jours et demi, et pillent le château de Bandol. Il y a quelques dégâts dans la ville, mais, la portée des canons de l’époque n’étant encore que de 800 à 1000 m, les habitants ont été évacués dans l’arrière-pays. C’est à cette occasion que les créneaux et merlons de la tour ont été rasés pour faciliter le tir en barbette. Le bombardement terminé, le gros des navires ennemis va rester sur rade jusqu’au 27 août, ceci à cause d’un fort mistral. Les derniers ne partiront que le 10 septembre (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707 ; Clément P., 1957, p. 81 ; Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1990, p. 15 ; Rotger B., 1984 ; G. Delattre, ms).
–1720 – 1er août :
LA PESTE S’ETEND DE MARSEILLE A TOULON ET APT – Alors que le 30 juillet 1720, on compte 40 morts par jour à Marseille, l’épidémie de peste s’étend à présent à Toulon ainsi qu’à Apt, situé à 80 km de Marseille, où l’on enregistre un premier décès le 1er août (Carrière Charles, Courdurié Marcel, Rebuffat Ferréol – Marseille ville morte – La peste de 1720, Ed. Jean-Michel Garçon, 1988, 360 p., postface citant Pierre Viatte « La peste à Sainte-Marguerite, 1721 », 1977).
L’épidémie s’étend et s’amplifie à Marseille. Il n’y a plus de doute – [G. Delattre : Mais aux mois de juillet et d’août 1720, il n’ y avait plus de doute possible : c’était la peste. Il y aura en tout plus de 40 000 morts à Marseille.
André Maurice, 1983 – 30 juillet, 40 morts par jour à Marseille. Toulon est infecté (Un historien a découvert en 1977 un document indiquant que des ballots d’étoffe auraient été déchargés par le Grand St-Antoine près de Toulon avant son arrivée à Marseille. Il est possible aussi que des Marseillais contaminés soient partis pour Toulon (note de l’auteur, p. 18). Cf. à la date du 4-19 mai 1720. Cf. Carrière Charles, Courdurié Marcel, Rebuffat Ferréol – Marseille ville morte – La peste de 1720, Ed. Jean-Michel Garçon, 1988, 360 p., postface citant Pierre Viatte « La peste à Sainte-Marguerite, 1721 », 1977). 1er août, 1 mort à Apt (80 km de Marseille). Avignon ferme ses portes aux Marseillais à leur commerce.
–1789 – 1er août : débats sur la Déclaration des droits de l’homme – La révolte générale contraint l’Assemblée nationale à accélérer les choses : aujourd’hui, on poursuit les débats sur la Déclaration des droits de l’homme. Mais les éléments modérés du Tiers État craignent déjà les conséquences sociales. Ce que Malouet exprime dans un discours où il rappelle que l’Amérique ne connaissait pas la féodalité et était préparée à la démocratie. Mirabeau partage ces appréhensions (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 1er AOÛT).
–1793 – 1er août :
1. la Terreur EST à l’ordre du jour – » Les royalistes veulent du sang. Ils l’auront. Ils l’auront, organisé par l’armée révolutionnaire qui selon le mot de la Commune de Paris mettra la Terreur à l’ordre du jour » (Barère, discours du 1er août 1793). Le 1er août, sur le rapport du Comité de Salut public, la Convention prit une série de décrets répressifs révolutionnaires. La reine Marie-Antoinette était déférée au Tribunal révolutionnaire. Les biens des ennemis de la République étaient frappés de confiscation. La Convention exigea que la contre-révolution vendéenne fût écrasée à tout prix. Les forêts devaient être abattues, les repaires des bandits détruits, les récoltes coupées sur les derrières de l’armée et les bestiaux saisis, telles étaient les instructions de la Convention, pour la campagne de Vendée. La Convention envoya dans les départements des commissaires investis de pouvoirs quasi illimités, chargés d’épurer les autorités locales et d’instaurer l’ordre révolutionnaire (A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe siècle, Moscou, 1961).
2. EVASION DE 400 GALERIENS DE TOULON – 3oo ou 4oo galériens s’étaient évadés ensemble d’après la lettre du 1er août émanant de l’administration du bagne de Toulon (Archives de Sanary, H5). Que de dégâts ne durent-ils pas commettre ? Il n’a pas été possible, à ce jour, de trouver la moindre trace de leur réintégration dans leurs fers. La frontière, si voisine à cette époque, permit probablement à la plupart d’entre eux d’aller traîner leur existence sous un autre ciel. Peut-être surent-ils profiter des circonstances pour vivre à leur guise et pour servir tel ou tel parti au gré de leurs intérêts ou de leurs besoins. Leur conduite n’a pu manquer d’être équivoque (Roger Valentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
–1794 – 1er août : loi sur les Suspects – abolition de la loi sur les Suspects, fin de la Terreur (Jean-Charles Volkmann, 1997).
–1795 – 22 juillet (4 thermidor) : PAIX AVEC L’ESPAGNE – Paix de Baie avec l’Espagne. Ce traité est ratifié 1er août par la Convention (Yann Fauchois, 2001).
–1798 – 1er août : La flotte française est vaincue à Aboukir par Nelson (Pierre Goubert, Initiation…).
Le premier août à 02h30 après-midi l’escadre anglaise apparut à l’horizon d’Aboukir toutes voiles dehors. Il ventait grands frais nord-ouest. L’amiral était à table avec ses officiers ; une partie des équipages et des chaloupes était à Alexandrie, à Rosette ou à terre sur la plage d’Aboukir. Son premier signal fut d’ordonner le branle-bas ; son 2nd, ordre aux chaloupes qui étaient à Alexandrie, à rosette et à terre de rejoindre leur vaisseau ; le 3e, ordre fut aux équipages des bâtiments de transport qui étaient à Alexandrie de se rendre par terre à bord de ces vaisseaux pour en renforcer les équipages ; le 4, ordre de se tenir prêt à combattre ; le 5e, ordre de se tenir prêt à appareiller ; le 6e à 05h 10 min, ordre de commencer le feu. L’escadre anglaise arrivait avec la plus grande rapidité mais elle ne montrait que 11 vaisseaux de 60, un de 50 et une petite corvette. Il était 5 h après-midi et il ne paraissait pas possible qu’avec des forces si inférieures l’amiral anglais voulût attaquer la ligne, mais 2 autres vaisseaux étaient à l’ouest d’Alexandrie hors de vue, ils n’arrivèrent sur le champ de bataille qu’à 8 h du soir. La ligne d’embossage de l’armée française était composée :
la gauche par le Guerrier, le Conquérant, le Spartiate et l’Aquilon, tous les quatre de 74, la Sérieuse frégate de 36 était derrière le Guerrier,
le centre par le Peuple souverain de 74, le Franklin du 80, L’Orient de cent vingt, le Tonnant de 80, l’Artémise frégate de 40, l’Alerte et le Castor 2 petites corvettes mouillaient derrière l’amiral ;
la droite était composée de l’Heureux de 74, le Timoléon de 74, le Guillaume Tell de 80 que montait l’amiral de Villeneuve, le Mercure de 74, le Généreux de 74, derrière le généreux étaient mouillées les frégates la Diane et la Justice, chacune de 44, les meilleures de la flotte.
L’escadre anglaise marchait dans l’ordre suivant: Le Culloden en tête, Le Goliath, le Zélé, l’Orion, l’Audacieux la Thésée, le Vanguard vaisseau amiral, le Minotaure, le Bélérobhon, la Défense, le Majestueux, tous de 74, le Léandre de 50 et la Mutine corvette de 14 canons, l’Alexandre, le Swiftsure deux vaisseaux hors de vue à l’ouest d’Alexandrie. […] L’ordre de Nelson fut d’attaquer vaisseau par vaisseau, chaque vaisseau se plaçant par le travers de la proue du vaisseau français […] . Après des échanges, les vaisseaux anglais avaient plus souffert que les vaisseaux français par la supériorité du feu de l’Orient du Franklin et du Tonnant. Il est probable que le feu se soutiendrait ainsi toute la nuit et qu’enfin l’amiral Villeneuve prendrait part à l’action. Mais sur le coup de 9h du soir le feu prit à Lorient ; à 10h, il sauta, ce que décida la victoire en faveur des Anglais. Son explosion fut épouvantable ; pendant une demi-heure le combat cessa. La ligne française recommença de feu et la canonnade fut vive jusqu’à 3 h du matin le 2 août (à suivre). Référence : « Les batailles célèbres des armées françaises – 1796 à 1815 – écrites à Sainte-Hélène sous la dictée de l’Empereur. Nouvelle édition revue. Limoges, vers 1860).
–1799 – 1er août : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE 1798 – 1801 (Abbd-al-Rahman al-Jabarti) – Jeudi 25 du mois de Safar [1er août 1799] Des embarcations arrivent, chargées de prisonniers et de soldats blessés.
–1843 – 1er août (fol. 175). — Nomination du secrétaire du Conseil municipal de Toulon. — Un crédit de 113, 85 F est ouvert à M. le Maire sur l’exercice 1843 pour être appliqué au paiement de la portion qui incombe à la ville pour 1842 sur la pension d’entretien de M. Faivre aliéné. — Il est accordé une demi-bourse dans le Collège de Toulon à chacun des jeunes Raibaud Geoffroy et Malcor. — La mise à prix pour l’adjudication de l’entreprise de nettoiement de la ville est portée à 10.000 F (Inventaire sommaire des archives communales de Toulon postérieures à 1789. Série D. Délibérations du Conseil municipal (1805-1852). Op. cit., p. 171).
–1847 – 1er août : PAS D’ADJOINT SUPPLEMENTAIRE POUR SAINT-MANDRIER – La demande du Conseil de La Seyne de désigner un adjoint supplémentaire pour Saint-Mandrier est rejetée (Gisèle Argensse, 1989, p. 69).
–1855 – 1er août : Marius Michel nommÉ Directeur des phares de l’Empire Ottoman. Les premiers travaux furent financés par Napoléon III, qui avança 12 millions de francs-or. Comme il s’agissait dans l’immédiat de baliser la route des transports militaires s’acheminant vers la Crimée, les prévisions se limitèrent à une quinzaine de phares. L’administration française des phares et balises avait bien pris en considération le projet du Commandant Michel et c’est elle qui allait se charger de la réalisation avec le concours de la Marine et du Génie militaire (voir plus avant le chapitre concernant les lieux et places de Sanary).
–1867 – 1er août : Jeudi, Sainte Sophie. Vent d’Est, forte brise. Aujourd’hui plusieurs baraques s’en vont ; il n’en restera bientôt plus. Jusqu’à ce jour il est arrivé à Paris, attiré par la grande exposition, 58 souverains, princes et princesse dont 45 souverains et princes régnant, 3 reines et 17 princesse. Le dernier venu doit être le roi de Suède Charles XV qui est en ce moment à Vichy et qui doit arriver ces jours-ci à Paris. Charles 15 est un petit-fils du maréchal Bernadotte un des lieutenants de Napoléon premier.
–1872 – août : Inondations DANS TOUTE LA FRANCE – Inondations à Paris (histoire_climat5). Le 1er août, il y a eu une crue importante de l’Aude et du Carcassès, ce qui est vraiment exceptionnel à cette époque de l’année. L’eau atteint une hauteur de 5,50 à 6,50 m au-dessus de l’étiage (la climatologie).
–1882 – 1er août : Début de la construction du fort de Douaumont à Verdun.
–1891 – 1er août :
1. fête nationale suisse – Le 1er août est le jour de la fête nationale suisse. La première fête dura deux jours, les 1er et 2 août 1891. La Suisse officielle se rassembla le 1er août pour une grande représentation théâtrale à Schwytz avec 960 figurants qui représenta toute l’histoire suisse par des tableaux vivants et des chants patriotiques. La seconde partie, le 2 août, au Grütli était une partie plus émouvante avec la cantate de Tell, promenade en bateau et illumination des sommets alentour avec des feux. D’autre part, pour les fêtes cantonales, locales et des Suisses de l’étranger un programme commun minimum est édicté : 1er août « Sonnerie de toutes les cloches à 19 heures puis feux de joie sur les hauteurs » et pour le 2 août « Service divin avec allocution et caractère patriotique », tout autre événement est laissé à l’appréciation des cantons et communes. La colonie suisse de Paris organisa une fête grandiose dont la date fut avancée au 12 juillet 1891.
2. MISE SUR CALE DU CUIRASSE « CHARLES MARTEL » – Le 1er août, la mise sur cale du cuirassé « Charles Martel » précède de quelques jours celles des Carnot et Jauréguiberry (Gérard Garier, Le cuirassé Charles Martel).
–1897 – 1er août – AJELLO’SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : services antérieurs à la délivrance du fascicule – Total des services au commerce 108 mois et 4 jours (au bornage ou à la petite pêche). Total des services à l’Etat du 29 janvier 1890 au 16 novembre 1890 9 mois et 19 jours (9 mois et 3 jours à la mer et 16 jours à terre). Est autorisé à s’embarquer sur les navires de commerce français. A Toulon, le 1er août 1897, le commissaire de l’Inscription maritime (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).
–1900 – 1er août : grandes manœuvres DE L’Armée navale – À l’occasion des grandes manœuvres de juin 1900, le commandant en chef Gervais réunit sous ses ordres l’Armée Navale composée de l’Escadre du Nord et de l’Escadre de la Méditerranée au large des côtes de la Bretagne. Appareillant de Toulon le 21 juin, l’Escadre de la Méditerranée rallie l’Armée Navale le 30 juin. Le 13 juillet, les navires mouillent à Cherbourg où, le 19, le président Émile Loubet les passe en revue. Les grandes manœuvres terminées, l’Escadre du Nord retrouve Brest le 21, tandis que l’escadre de la Méditerranée prend le chemin du retour le 1er août, sa traversée étant endeuillée par la perte du contre-torpilleur Framée coupée en deux par l’étrave du Brennus (Gérard Garier, Le cuirassé Jauréguiberry).
–1914 – 1er août :
1. C’EST la guerre – Le 1er août, c’était la guerre ! Mobilisation générale en France, deux jours avant la déclaration de guerre par l’Allemagne qui, soutenant l’Autriche et appliquant le plan Schlieffen, envahissait la Belgique. Quatre jours après que l’Autriche-Hongrie ait déclaré la guerre à la Serbie, à la suite de l’assassinat de l’archiduc d’Autriche à Sarajevo, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie, tandis que la France ordonne la mobilisation générale. Le 3 août l’Allemagne déclarera la guerre à la France et le 4 août ses troupes violeront la neutralité de la Belgique. Le plan Schlieffen, fondé sur des prémisses en partie faussées faillit réussir à cause de la lenteur de la mobilisation russe qui permettait de positionner à l’Ouest le maximum d’unités allemandes et fut à deux doigts de prendre Paris. Mais il échouera du fait de la vigoureuse réaction des Français qui tint le choc initial, d’une offensive inopinée des Russes à l’Est, Hélas, contrairement à aux attentes de l’Etat-major allemand, l’Angleterre entra dans le conflit aux côtés de la Russie, de la Serbie et de la France, alertée qu’elle l’était par les obstacles qu’elle rencontrait dans le monde du fait de la volonté allemande de se créer un territoire colonial, et surtout par l’arrivée sur les rives de la mer du Nord d’une puissance européenne ennemie qui allait occuper des ports et, peut-être faire peser sur son commerce maritime le poids de sa flotte de guerre (Henri Ribot, Les prémisses du premier conflit mondial, côté allemand (enregistrement fait à l’auditorium de la Médiathèque de Sanary). Toutes les grandes nations européennes entrèrent dans le conflit avec l’idée qu’il sera court. La guerre durera 4 ans et fera 8 millions de morts. L’Union Nationale des Combattants se propose de faire sonner le tocsin dans toutes les communes de France le 1er août 2014 à 19 heures 14.
2. le 1er août, la 2e Escadre est devenu la 3e Escadre. Cette renumérotation découle de la mise en service des six cuirassés type “Danton” qui constitue la 1ère Escadre, les cuirassés types “Patrie” et “Justice“ formant la 2e Escadre (Gérard Garier, Le cuirassé Carnot).
3. mise en service du cuirassé de 23 500 tonnes « Paris », classe Courbet, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (Louis Baudoin, 1965). Plans de M.Lyasse, directeur de la Section technique au ministère de la Marine ; premiers bâtiments monocalibres (dreadnoughts) français (Flottes de Combat, 1929 ; Dumas R., Guiglini J., 1980).
4. garde des phares – M. Bruxaux gardien du phare de la Carraque pendant des années, est admis à faire valoir ses droits à la retraite (Gisèle Argensse, 1989, p. 119).
–1916 – 1er août : DES HYRAVIONS A SAINT-MANDRIER POUR LUTTER CONTRE LES SOUS-MARINS – Le 1er août 1916, un centre destiné à prendre une part active à la lutte anti-sous-marine s’installe sur la place de la mairie, dans l’anse du creux Saint-Georges, à Saint-Mandrier. Equipé d’hydravions, ce centre est placé sous les ordres de l’enseigne de vaisseau de première classe Gabriel Fradin ; un débarcadère pour la mise à l’eau des appareils est construit au fond du port.
–1920 – 1er août : Gandhi – Gandhi invente une nouvelle forme de lutte : la désobéissance civile sans violence (André Rossel, 1984).
–1922 – 1er août : Grève générale légalitaire en Italie. Son but est de protester contre les exactions fascistes. Mussolini déclare qu’il brisera la grève. Les Chemises Noires vont chercher les ouvriers à leur domicile pour les mener au travail. A bout de deux jours la grève sera brisée. La bourgeoisie, française et européenne, admire Mussolini qui a su mater les socialistes (id.).
–1926 – 1er août : mexique – LE CLERGE BOYCOTTE LE GOUVERNEMENT – La presse annonce que, la veille, le clergé mexicain a décidé de boycotter le gouvernement coupable de vouloir réintroduire les lois laïques. Les églises sont fermées, quelquefois incendiées (id.).
–1927 – 1er août : ECHEC DE LA grève contre le danger de guerre – L’Internationale communiste (IIIe Internationale) organise une journée mondiale de grève contre le danger de guerre. C’est un échec dans tous les pays (id.).
–1928 – 1er août : Armement marseillais – Les pouvoirs publics, conscients des difficultés rencontrées par les armateurs, instaurent une loi, le 1er août 1928, qui prévoit d’accorder des crédits avantageux pour toutes commandes de navires dans les chantiers navals français. La situation continue à dégénérer et l’issue, pour beaucoup d’armateurs, est incertaine d’autant que des problèmes de concurrence entre armateurs s’accroissent en fonction de la rareté du fret ou des passagers. Outre les conflits d’intérêts entre les compagnies marseillaises, les autres ports développent un trafic plus important vers le Maroc par exemple, destination privilégiée de la Compagnie Paquet qui a engagé des capitaux dans les équipements des ports de Casablanca, Rabat et Kénitra.
–1929 – 1er août : le premier parti allemand EST CELUI DES Nazis – La presse allemande et internationale informe ses lecteurs du résultat des élections législatives en Allemagne. Comme on pouvait s’y attendre, les Nazis sont en très nette progression et forment maintenant le premier parti allemand avec 23,7 millions de voix et 230 sièges. Alors que le journal national-allemand Montag constate l’effondrement des partis moyens et prône le soutien à un gouvernement « national » et que la Deutsche Allgemeine Zeitung déclare que pour ne pas se rendre solidaire des communistes, le Centre devra accepter de s’allier à un gouvernement de droite (il ne s’agirait pas d’une véritable coalition mais d’une « tolérance », Hitler réclame la chancellerie du Reich (1er ministre). Le président Hindenburg refuse. On se demande si Hitler ne va pas tenter de d’emparer du pouvoir par la force. Comme il ne le fera pas, on en conclura un peu vite qu’il est dans une impasse. Jacques Bainville écrira dans l’Action française que « Hitler n’a pas l’envergure d’un chef d’Etat ou de dictateur. » (id.).
–1933 – 1er août : base aéronautique maritime de Saint-Mandrier – Au mois d’août 1933, l’escadrille 7B2 du Commandant Teste, sans appareils !…, emménage enfin à Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste). La base d’aéronautique maritime de Saint-Mandrier prend armement sous le commandement du capitaine de corvette Henri Mottez ; la BAN est avant tout la base de l’hydraviation embarquée, mais elle accueillera également des ballons captifs qui s’amarreront à des remorqueurs dont les bretons diront qu’il ont des noms d’oiseaux : le Paon, le Homard,… ; l’entreprise Thorrand est un des adjudicataires principaux de la construction du centre ; ses ouvriers coupent, taillent, transportent les champs des bastides ; la colline en pente se transforme en un lieu artificiellement escarpé, tranché de larges escaliers rouges où les pierres ocres, carcasses de la terre, se dénudent ; pas d’arbres, on les a enlevés ; les seuls oliviers restant sont près du bâtiment équipage ; le terre-plein des ballons captifs est prêt, il s’arrête sur le quai Ballot, et va devenir en partie un dépôt de carburant ; au bout du quai, une grue de 15 tonnes ressemble à une grande libellule posée sur un tronc de pierre ; on enterre les citernes du Lazaret, et on fouaille la colline pour le creux du tunnel à munitions. A cette époque, la base est donc constituée en unité administrative. Mais tout n’est pas terminé. Le hangar double prévu pour la 23S et la 33F est encore en cours de construction ainsi que le carré des officiers. L’infirmerie s’installe dans la villa El Douira. L’entreprise Ballot, qui a donné son nom au quai creuse un tunnel à munitions et une grue de 15 tonnes est installée dans le fond de l’eau. C’est à cette époque où se posent les premiers hydravions. Bientôt des « captifs » s’amarreront à des remorqueurs. Les hélicoptères viendront plus tard (Jean Moulin, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1935 – 1er août : interview de mussolini par pierre benoÎT – M. Pierre Benoit, de l’Académie française, a interviewé pour l’Intransigeant M. Mussolini. Celui-ci lui affirme que l’expédition éthiopienne ne l’empêchera pas d’exercer ses responsabilités en Europe et d’empêcher toute velléité d’Anschluss de l’Autriche : «Je la considérerai plutôt comme un exercice de mobilisation ». Le dictateur italien a fait la conquête de Pierre Benoit : « Quel homme prodigieux ! Disons quel homme tout simplement. Dès qu’on se sépare de lui, il semble que ce soit pour rentrer dans le royaume des ombres… Ce qu’il a fait de sa patrie, il faut être un menteur ou un idiot pour le nier… aussi est-il à l’heure actuelle, qu’on le veuille ou non, la première force de l’univers. À la hardiesse des débuts, au courage qui permet de vaincre, il a la chance d’avoir pu joindre l’expérience qui permet-elle de maintenir, de conserver. Ne s’étant donc, politiquement, jamais trompé… », etc. (André Rossel, 1984).
–1936 – 1er août : Ouverture des Jeux olympiques à Berlin. L’Allemagne est en tête pour les victoires (38 médailles) suivie des États-Unis (24 médailles). La France doit se contenter de 7 médailles. C’est une occasion pour Hitler de montrer « l’ordre » qui désormais règne en Allemagne (id.)
–1939 – 1er août : MARINE NATIONALE – Le 26 juillet, affectation de l’aviso-dragueur Elan à la 2ème Région maritime (C.E.P.D.) alors que le bâtiment n’a pas encore reçu son artillerie (DM 909 EMG 3 du 20 juillet 1939 – « par suite de l’affectation de l’Elan à C.E.P.D de Brest le 26 juillet 1939, l’aviso Somme sera placé en réserve le 1er août 1939 avec possibilité à la fin septembre d’être basé à St. Nazaire comme bâtiment caserne pour les équipages des navires en construction ») ; départ de Lorient vers Brest, appareillage le 29, pour Saint Malo, retour le 1er août, et arrivé à Brest le 3. Le 9, il appareille pour Bertheaume, puis Molène. Le 10, il rentre à Brest pour en repartir aussitôt et se diriger vers Ouessant. Le 11 il est de retour à Brest où il reste jusqu’au 25 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, L’Elan).
–1940 – 1er août :
1. Education – INSTITUTION DES CAMPS DE JEUNESSE : Des camps de jeunesse sont institués sur la proposition de Jean Ybarnégaray. Relevés de leurs obligations militaires d’active, les jeunes gens incorporés les 8 et 9 juin derniers y passeront six mois. De notre envoyé spécial Marius Alix. Vichy, jeudi 1er août — Une loi parue ce matin au Journal Officiel institue des camps de jeunesse dont la mise sur pied est en voie d’organisation. Cette loi, décidée en Conseil des ministres sur la proposition de Jean Ybarnégaray, ministre de la Jeunesse et de la Famille, est contresignée par le général Weygand. En voici l’économie : Article premier. — Les jeunes gens incorporés les 8 et 9 juin 1940 sont relevés, à compter de la publication du présent décret, de leurs obligations militaires d’activité. Article II. — A partir de la même date, ils sont versés pour une durée de 6 mois dans des groupements de jeunesse, constitués sous l’autorité du ministre de la Jeunesse et de la Famille. Nous avons vu un des collaborateurs du ministre de la Jeunesse et de la Famille, auquel nous avons posé quelques questions sur la manière dont fonctionneront ces groupements. Précisez bien, nous dit-il, que les camps de Jeunesse ne peuvent, d’une manière quelconque, être assimilés à des formations militaires dont ils n’auront, ni le caractère, ni l’identique discipline. Certes, il faudra se plier à une règle, mais elle sera plutôt consentie qu’imposée. Et notre interlocuteur brosse devant nous un tableau, qu’il fait quelque peu virgilien, de la vie champêtre que tout garçon de vingt ans devra vivre pendant six mois : A un jeune homme qui entre dans la vie, poursuit-il, il faut tout de suite donner le sens social : il convient de lui démontrer, par l’organisation de la vie en commun, qu’il y a un minimum de solidarité naturelle, à laquelle l’être humain ne peut pas se soustraire. C’est un premier résultat. Il faut lui donner ensuite le goût du travail et de l’effort réfléchi, raisonné. Quel genre de travail comptez-vous faire exécuter à des jeunes gens venant de toutes les classes de la société ? Au début, on se bornera aux travaux agricoles, forestiers et de plein air. Cela, joint aux exercices physiques, permettra au jeune homme d’assouplir son corps, de gonfler ses poumons d’oxygène, de s’entraîner à la vie simple et saine de la terre. Plus tard, on verra à créer des ateliers de plein air pour le façonnage du fer, du bois, etc. Il s’agit donc de préparer moralement et physiquement chaque individu à affronter les pénibles luttes de l’existence. Les groupements de jeunesse, qui seront répartis sur tout le territoire auront, sous l’autorité du ministre de la Famille et de la Jeunesse, un directeur qui est d’ores et déjà désigné en la personne du général de la Porte du Theil.” (Le Petit Journal, vendredi 2 août).
2. MARINE DE VICHY – Le 30 juillet, appareillage de l’Elan de Casablanca vers Mazagan où il arrive le 1er août et où il reste jusqu’au 7, puis rallie Casablanca ce jour (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, L’Elan).
3. Walter Benjamin gagne Marseille. Il habita quelques semaines Lourdes avant de se rendre à Marseille, pendant la deuxième quinzaine d’août de 1940. C’était le troisième de ses passages près du Vieux Port, il espérait obtenir un visa qui lui permettrait d’embarquer pour les États-Unis. Les démarches qu’il effectuait auprès des administrations le démoralisaient, sa santé s’était ruinée. Dans une lettre adressée à Pierre Missac, le 28 juillet 1945, Jean Ballard se souvenait que Walter Benjamin était venu le voir aux Cahiers du Sud « deux ou trois fois ; et comme il souffrait du cœur, il s’imposait une ascension ralentie de dix minutes dans mes escaliers, plutôt que de me voir à l’air libre ». Pendant ce dernier séjour, il rejoignit dans les rues et dans les cafés plusieurs de ses amis : entre autres, Stéphane Hessel, le fils de Franz Hessel avec qui il avait traduit deux tomes de la Recherche de Proust, Arthur Koestler, Elisabeth et Siegfried Kracauer, ainsi qu’Hannah Arendt et Heinrich Blücher qui emportèrent aux États-Unis les manuscrits qu’il leur avait confiés. Ses démarches étaient infructueuses, il prit un train à la gare Saint-Charles le 23 septembre : il voulait franchir à pied la frontière franco-espagnole. Le 25 septembre, au terme d’une longue escalade, les policiers espagnols lui refusèrent le passage, un visa français lui faisait défaut. Il rebroussa chemin, ses forces l’abandonnaient, il redoutait que la Gestapo l’envoie dans un camp. Walter Benjamin préféra se donner la mort pendant la nuit du 26 septembre 1940, dans sa chambre du second étage d’un hôtel de Port-Bou.
–1943 – 1er août :
1. LIBERATION DE LA CORSE – Cinquième mission du sous-marin « Casabianca » (suite et fin) – Le 31 juillet à 15 h 25, le « Casabianca » se pose sur le fond en face de la plage de Saleccia. Il fait surface à 23 h 35 par calme plat. Le lieutenant de vaisseau Bellet se rend à terre pour effectuer la reconnaissance préalable. Il prévient après une minutieuse exploration des environs que la plage est claire de tout danger. Le débarquement commence alors avec l’aide du youyou métallique et 12 tonnes, sont mises à terre et camouflées soigneusement. Le 1er août à 04 h 00, toute l’équipe de plage a rallié et le sous-marin plonge après avoir laissé un Anglais avec un poste radio pour assurer la surveillance de la plage. A 22 h 35, le « Casabianca » prend contact avec l’officier anglais et le débarquement commence aussitôt. Pour hâter le mouvement, le commandant L’Herminier envoie trente hommes à terre, le reste aide à la manutention des paquets à bord du sous-marin. L’opération terminée, le Casabianca plonge et remonte en surface la nuit suivante pour prendre le large et prévenir l’organisation en lui donnant l’emplacement des dépôts de matériel débarqué. Le « Casabianca » fait route sur Alger où il arrive le 10 août, après avoir effectué une courte patrouille. Dès son arrivée, le commandant l’Herminier apprend que l’organisation corse a récupéré tout le matériel avant d’avoir été prévenue du changement de programme (Commandant L’Herminier, « Casabianca »).
2. Conférence de Québec – ouverture d’un second front en Europe : Le 1er août 1943, à la Conférence de Québec, l’ouverture d’un second front en Europe est à l’ordre du jour. La conquête de l’Italie n’apportant pas les résultats escomptés, l’opération Anvil, prélude à Overlord, est envisagée pour la première fois par Roosevelt et Churchill. Son objectif : la France du Sud, avec la prise d’une tête de pont sur Toulon-Marseille suivie d’une avancée vers le nord en liaison avec des opérations de guérilla et un fort appui aérien. Ce plan se heurte immédiatement à l’opposition des Anglais qui envisagent une action dans les Balkans (Masson, Muracciole, Villardi de Montlaur, 1969).
–1944 – 1er août :
1. LIBERATION DE LA FRANCE – Préparation du débarquement dans le Midi : Préparation du débarquement dans le Midi de la France. Le 1er août 1944, débute la désorganisation des transports allemands par l’aviation alliée qui coupe les axes Rhône, Durance, Verdon (mais la zone de bombardement choisie va de l’Italie à Sète) (id.).
2. LIBERATION DE LA FRANCE – front sud : Nouvelle expédition allemande dans la région d’Aups (2 FTP fusillés à Tourtour, des arrestations). Action contre le Haut-Var et la région d’Aups en particulier poursuivie les 6 et 12 août (plusieurs arrestations) (var39-45).
3. INSURRECTION DE VARSOVIE : Début de l’insurrection de Varsovie contre l’occupation allemande. Trompant l’espoir des combattants, qui comptaient sur son soutien, l’armée soviétique s’arrête sur les bords de la Vistule et laisse aux Allemands le temps de liquider l’insurrection, réputée antirusse et anticommuniste, autant qu’antiallemande et antinazie ! Sous un déluge de feu, les insurgés tiennent héroïquement pendant soixante-trois jours. Certains bastions ne se sont toujours pas rendus quand la capitulation est ordonnée le 2 octobre, après 63 jours de combat. Les membres de l’AK sont emmenés en captivité en Allemagne. Quant aux civils, terrés depuis deux mois dans les caves, en proie à la faim, à la soif et aux épidémies, ils sont évacués manu militari et, pour nombre d’entre eux, déportés. Le bilan de la bataille de Varsovie, entre 220.000 et 250.000 morts en deux mois et une capitale rasée à 85%, est l’un des plus lourds du second conflit mondial. Le 17 janvier 1945, cinq mois après le début de l’insurrection, l’Armée Rouge se décide à entrer dans la capitale polonaise. Il ne s’y trouve plus personne susceptible de contester l’autorité des nouveaux occupants. Les communistes polonais n’ont aucune peine à s’installer au pouvoir (Élisabeth Sledziewski, 1er août 1944, Les résistants de Varsovie se soulèvent).
–1950 – 1er août – Services TELEPHONIQUES – La distribution des télégrammes et des avis téléphoniques sera gratuite à partir du lundi 1er août sur tout le territoire de la commune de Saint-Mandrier, Pin Rolland compris (Ken Nicolas, vol. 1).
–1954 – août : OU IRONS-NOUS CE SOIR ? Au Pax-Cinéma : Duel à Dakar, un film de mystère et d’amour, pimenté de violence et de sensualité : les dessous brûlants de la guerre froide (Radio-Presse, 8.54).
–1956 – 1er août : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – La Flottille 31F, créée à Sétif en Algérie le 1er août1956 sur Vertol H-21C, rejoint en août 1961 Saint Mandrier. Sous le commandement du LV Farand, depuis son retour d’Algérie, elle est incorporée au sein de l’aviation embarquée à Saint-Mandrier où elle est spécialisée dans la lutte anti-sous-marine. En 1978, l’arrivée des WG13 Lynx réorganise entièrement la flottille.«Revenant d’Algérie et implantée à la B.A.N. de Saint-Mandrier, la 31 F va devenir la première flottille d’hélicoptères de la Marine spécialisée dans la lutte anti-sous-marine, au seinde l’aviation embarquée » (République du vendredi 8 septembre 1961). Cette flottille a été impliquée dans les secteurs les plus chauds du globe, l’Algérie en particulier. La 31 F en quelques chiffres : près de quinze mille heures de vol – treize mille deux cents heures d’opérations – transport de cent quatorze mille deux cents commandos, dix mille passagers, trois cent quatorze tonnes de fret – vingt appareils touchés par la D.C.A. – sept hommes tués au combat et quatorze blessés. Les pertes infligées à l’ennemi se chiffrent par centaines (morts, blessés, prisonniers) (Ken Nicolas, vol. 2, p. 88-89. La 31 F a été créée en 1954 avec les fameuses «bananes» (H.U.P.). Actuellement, la flottille opèrera sur H.S.S.1).
–1991 – 1er août : Suppression de la 1ère classe dans le métro parisien.
–1994 – 1er août : fête nationale suisse – Le 1er août, jour de la fête nationale suisse, est un jour férié officiel dans toute la Suisse depuis 1994.
–2000 – 1er août : La chaîne de télévision « ARTE » devient « ARTE France ».
–2014 – 1er août : livret a 1% – Le taux de rémunération du livret A, actuellement à 1,25 %, va passer à 1 % à partir du 1er août 2014. C’est ce qu’a annoncé, jeudi 10 juillet 2014, le ministère des finances et des comptes public (publié le 25.07.2014 – Direction de l’information légale et administrative).
–2023 – 30 juillet : EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 59e livraison : la place Michel Pacha.
Marius Michel nommÉ Directeur des phares de l’Empire Ottoman.
Nous sommes en 1854. Un autre accident de la mer se produit. Le navire de guerre Henri IV s’échoue à Eupatoria sur la côte Ouest de la Crimée où la guerre engagée par la France, l’Angleterre, la Turquie et le Piémont contre la Russie bat son plein. Marius Michel est chargé de ramener en France le Commandant du Henri IV et son état-major sur son navire L’Amsterdam. Il est convenu qu’il prendra à Constantinople le Général de Montebello chargé de mission en Crimée. Ce dernier presse le Commandant de faire diligence et de prendre les routes les plus courtes. Hélas ! l’absence de signalisation retarde le retour et pour éviter le pire, Marius Michel est au poste de commandes pendant plusieurs jours sans interruption, ne paraissant même pas à la table d’honneur pour le repas. Les dangers passés, le général aide de camp de Napoléon III entame avec le Commandant une discussion approfondie et pose avec force le problème du balisage des routes maritimes de la mer Noire. Il faut faire vite d’autant que la guerre de Crimée peut se prolonger et il faudra bien assurer les liaisons vers le théâtre des opérations. Heureuse coïncidence en effet que cette conversation qui arrive à point nommé. Marius Michel expose son projet au représentant direct de l’Empire. Dès le retour, les évènements vont se préciser en sa faveur. Quelques mois plus tard, le Général de Montebello ayant informé rapidement l’Empereur, ce dernier intercéda auprès du sultan Abdul Medjid pour obtenir de lui un soutien efficace à la réalisation du projet de balisage. Et voilà comment le 1er Août 1855, Marius Michel fut nommé Directeur des phares de l’Empire Ottoman. Les premiers travaux furent financés par Napoléon III, qui avança 12 millions de francs-or. Comme il s’agissait dans l’immédiat de baliser la route des transports militaires s’acheminant vers la Crimée, les prévisions se limitèrent à une quinzaine de phares. L’administration française des phares et balises avait bien pris en considération le projet du Commandant Michel et c’est elle qui allait se charger de la réalisation avec le concours de la Marine et du Génie militaire (à suivre).
MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud et autres références). 259e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS –
SAINT-MARCEL ( à 7,950 km, banlieue ).
Saint-Marcel a pour origine un ancien château construit au sud de l’agglomération actuelle sur un contrefort escarpé du massif de la Gineste. On pense qu’il y aurait eu là un castrum romain, peut-être massaliote, pour la défense de la vallée de l’Huveaune. A ce castrum succéda, au XIe siècle, un château féodal, qui donna lieu à maintes querelles entre les vicomtes, les évêques et la communauté de Marseille, les moines de Saint-Victor, la maison des Baux et même les comtes de Provence. La reine Jeanne, qui n’avait eu qu’à se louer des Marseillais, leur en fit don par lettres du 19 mars 1378. En 1593, le château étant occupé par une garnison royaliste, un officier ligueur nommé Boyer fut désigné pour s’en emparer. « Il s’y rendit pendant la nuit, écrit Ruffi, et alla y mettre le pétard ». Au XVIIe siècle, la ville de Marseille le récupéra et les échevins en furent les seigneurs jusqu’à la Révolution.
Dès le XIe siècle, un village s’était formé au pied des fortifications du château (au sud, par conséquent, du village actuel). Il n’en subsiste rien, si ce n’est l’ancienne église paroissiale, devenue la chapelle de Notre-Dame de Nazareth. Quand le village descendit de sa colline pour gagner les bords de l’Huveaune, une nouvelle église fut construite, puis reconstruite. La reconstruction dura quarante ans, de 1709 à 1749 et elle ne fut achevée que sur les instances de Mgr de Belsunce. Elle a une seule large nef de style rococo.
Puis le village de Saint-Marcel franchit l’Huveaune ; comme une grande cité, il a un faubourg sur l’autre rive ; village et faubourg forment le « Grand » et le « Petit Saint- Marcel ». A l’est du Grand Saint-Marcel, sur la route d’Aubagne, on voit le château de Forbin, restauré en 1859 dans style Renaissance. Etabli au milieu de pelouses, il se cache derrière d’abondantes frondaisons qu’un incendie a, en partie, entamées. Il a appartenu pendant quatre cents aux aux Forbin-Gardanne, puis aux Forbin d’Oppède ; il appartientient maintenant aux Forbin-La Barben. Entre la route et l’Huveaune, les Pontevès étaient installés au domaine de la « Rente ». Et, sur la même route, deux familles marseillaises, les Montgrand et les Saint-Jacques, possédaient des maisons de campagne, au quartier de la Valbarelle. Le nom de ce quartier moderne, où se développent les cités-jardins, daterait du XIe siècle : Vallis Barella. Sur l’autre rive de l’Huveaune, auprès du Petit Saint-Marcel, Berryer prononça en 1834, au cours d’un banquet, un grand discours politique au château de la Moutte, ancienne possession de l’abbaye de Saint-Sauveur de Marseille.
(à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
Au moment le plus périlleux de leur numéro d’acrobatie, un trapéziste dit à un autre qu’il doit rattraper dans le vide : « – Je sais que tu couches avec ma femme. Allez, saute maintenant ! »
Excellente journée à tous !

Laisser un commentaire