ÉPHÉMÉRIDES 31 JUILLET

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ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 31 JUILLET 2023 – 12e ANNÉE (n° 3939).

ILLUSTRATION. Port de Saint-Pierre des Embiers (cliché H. Ribot)

LES FÊTES

Le 31 juillet, saint Germain était encore fêté en 1942 aux Grands Carmes de Marseille par les Tailleurs de pierre dont il était le patron.

Aujourd’hui, c’est la fête des Ignace, du nom d’Ignace de Loyola, exactement Inigo Lopez de Loyola), mort le 31 juillet 1556 à Rome. Il fut le fondateur et le premier général de la Compagnie de Jésus ou Jésuites, congrégation catholique reconnue par le pape Paul III en 1540 et qui prit une importance considérable dans la réaction de l’Eglise catholique romaine aux XVIe et XVIIe siècles face à l’ébranlement causé par la Réforme protestante.

Bonne fête donc aux quelques 1520 Ignace que compte notre pays.

Pour rester de saison, le calendrier républicain dédia le 13e jour de Thermidor An II à l’abricot qui appartient au sous-genre “prunus” – un régal pour le palais !

Un dicton : “Le jour de la saint Ignace, moissonnez quelque temps qu’il fasse !”

EPHEMERIDES .

–49 av. J.-C. –  31 juillet : Bataille navale de Tauroentum – [J.-P. Brun, 1999 : César né vers 100 et mort en 44 av. J.-C. (P.-M. Duval, 1971, n°72). La Guerre Civile décrit la bataille navale de Tauroentum qui eut lieu le 31 juillet 49 au large du Brusc…]

F. Brien, 1982, p. 158 : En 49 av. J.-C., César lui attribue (à Tauroentum) l’importance d’un castellum, reprenant la même idée que ses prédécesseurs d’un site donné comme défensif pour tenir la mer. Les deux récits de la bataille navale de Tauroentum par César (De Bello Civili) et par Lucain (La Pharsale, livre III, vers 530,…) n’apportent aucun renseignement sur l’agglomération proprement dite.]

Traduction P. Fabre, 1936, cité par J.-P. Brun, 1999, p. 79 : « Les Marseillais avaient radoubé de vieux vaisseaux tirés des chantiers et les avaient armés avec le plus grand soin […] : ils y avaient ajouté des bateaux de pêche qu’ils avaient ponté de façon à protéger les rameurs contre les projectiles ; ils les remplirent d’archers et d’artillerie […]. Profitant d’un vent favorable, ils sortirent du port et atteignirent Tauroentum, place forte (castellum) appartenant aux Marseillais ; ils y joignirent Nasidius, prennent les dispositions de combat, se fortifient encore dans la résolution d’engager la bataille et discutent du plan d’attaque. L’aile droite est attribuée aux Marseillais, la gauche à Nasidius. Brutus cingle vers le même port après avoir augmenté sa flotte. Car,  aux vaisseaux qui avaient été construits à Arles sur ordre de César, étaient venus s’ajouter ceux qu’il avait pris au Marseillais au nombre de six […]. L’action engagée, les Marseillais firent preuve d’une bravoure à laquelle rien ne manquait […]. Peu à peu, nos bâtiments s’étaient écartés les uns des autres ce qui permettait aux ennemis d’utiliser tant l’habileté de leurs pilotes que la maniabilité de leurs bâtiments […]. Mêlés aux Albiques, ils tenaient bon d’ailleurs dans le combat au corps à corps et leur courage n’était guère inférieur à celui de nos troupes. En même temps, les bâtiments plus petits tiraient de loin une grande quantité de projectiles qui causaient aux nôtres, surpris à l’improviste et occupés ailleurs, de nombreuses blessures. Et voici que deux trirèmes, ayant repéré le vaisseau de D. Brutus, que l’insigne de commandement rendait aisément reconnaissable, se lancèrent sur lui par chacun de ses flancs. Mais Brutus vit la manœuvre et poussa la vitesse de son bâtiment de façon à prendre une légère avance ; les vaisseaux ennemis, lancés à toute allure, s’abordèrent avec tant de violence que tous deux souffrirent terriblement de la collision et que l’un même, la proue brisée, fut complètement fracassé. Voyant ce qui se passait, les navires de l’escadre de Brutus qui étaient à proximité attaquent ces bâtiments et les coulent tous deux rapidement. Quant aux vaisseaux de Nasidius, ils ne jouèrent nulle part un rôle utile et abandonnèrent rapidement la lutte […]. De la flotte marseillaise, cinq furent coulés, quatre pris, et un s’enfuit avec ceux de Nasidius, qui gagnèrent tous l’Espagne citérieure. »

Note : Lucain, Marcus Annaeus Lucanus, poète latin né à Cordoue en 39, mort à Rome en 63 ; neveu de Sénèque et compagnon de Néron qui le contraignit à se donner la mort à l’âge de 26 ans. Il est l’auteur de la Pharsale, récit de la guerre civile entre César et Pompée.

–1183 – 31 juillet : Guillaume Martin, coseigneur d’Orvès, accorde aux chartreux de Montrieux tout ce qu’ils peuvent acquérir dans le territoire d’Orvès  – (Boyer R. p. 452) : Montrieux, in claustro monachorum – Guillaume Martin, coseigneur d’Orvès, annule la réserve qu’il avait faite concernant la paisson des porcs, dans la vente aux chartreux de Montrieux de sa part des droits seigneuriaux sur un quart du territoire d’Orvès. Il accorde d’autre part aux chartreux la faculté de posséder tout ce qu’ils peuvent acquérir dans le territoire d’Orvès.]

Willelmi Martini de pastura glandium.

(Boyer R., 1980, p. 419. Original perdu ; copie de 1597, A.V. 1H2317, d’après l’original perdu ; copie XVIe s., A.V. 1H2311 , fol. 2 ; copie Capus p. 262 ;  IND. Teissier, fol. 23 ; Dubois, p. 33).

–1243 – 31 juillet : A Marseille. Hommage de Barral des Baux, fils de feu le vicomte Hugues, à l’évêque et au chapitre de Marseille, pour Cuges, Roquefort, Jullians et les deux-tiers d’Aubagne (de Gérin-Ricard : B. Expédition contemporaine mutilée à son début: Arch. comm. de Marseille, CC 1686; IND.: Dr Barthélemy, Inventaire, n° 286. Boyer R., 1980, p. 419. Original perdu ; copie de 1597, A.V. 1H2317, d’après l’original perdu ; copie XVIe s., A.V. 1H2311 , fol. 2 ; copie Capus p. 262 ;  IND. Teissier, fol. 23 ; Dubois, p. 33).

–1243 – 31 juillet : D’après R. Manetti (livre non daté) « La reine Jeanne révoque toutes ses donations comme par exemple celle de Brégançon faite à Jacques Galbert au moment de son passage au château ». En fait, cette décision eut bien lieu mais le 25 mai 1365 : « révocation par la reine Jeanne de toutes le ventes, dons, aliénations du domaine royal en Provence, faits par elle ou son aïeul le roi Robert » (Cortez, 1921, p. 240).

–1501 – 31 juillet : Lettre royale renouvelant l’édit du 23 mai 1500 ordonnant aux juifs de Provence de choisir entre la conversion et l’exil (Lobrichon G., 2001). Par lettre, le roi François 1er renouvelle l’édit du 23 mai 1500 ordonnant aux juifs de Provence de choisir entre la conversion et l’exil (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 447). Des chrétiens comme les Vaudois ne pouvaient dès lors être que suspects. On en voulait surtout à leurs pasteurs, les Barbes, qu’on accusait volontiers d’immoralité, parce qu’ils se recrutaient surtout parmi les prêtres qui avaient rompu avec l’église officielle ; mais, en somme, on n’avait rien de sérieux à leur reprocher et on les aurait laissés tranquilles, si les prédications de la Réforme, les doctrines luthériennes, n’avaient rencontré là un terrain bien préparé, fournissant un aliment à des haines latentes et à des convoitises inavouées. Car c’est parmi ces Vaudois du grand et du petit Luberon que la Réforme recruta ses premiers adhérents vers 1522 (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisations).

–1697 – 31 juillet : LE BEAUSSET – Chapelle Saint-Dominique. C’était un modeste oratoire, aujourd’hui disparu au quartier de la Rode (auj. rue du Puits). Elle fut bénite le 31 juillet 1697 : les prêtres fidèles y célébrèrent pendant la Révolution (Chanoine Bouisson, 1936).

–1720 – 31 juillet :

-Toulon face à l’épidémie de peste de Marseille – La peste de Toulon, on le sait, est une importation marseillaise : elle régnait en juillet 1720 dans le grand port phocéen, et les Toulonnais qui ont refoulé les barques des fuyards marseillais, après avoir accueilli les premières au Lazaret, ne peuvent alléguer la surprise. Dès le 31 juillet 1720 le corps de ville, dirigé par le premier consul d’Entrechaux, a convoqué un conseil général extraordinaire, élargi aux notables et aux autorités militaires; on y a pris les précautions, raisonnables, que les connaissances du temps permettaient: assainissement et pro­preté. clôture surtout de la ville, qui se protège des arrivées suspectes par terre et par mer, formation d’un bureau, augmentation à six du nombre des intendants de santé. Telle politique de quarantaine ren­forcée, efficace Si elle est réellement hermétique, pose d’entrée de lourds problèmes: le Parlement de Provence, qui autorise des notables d’Aix à faire quarantaine au Lazaret de Toulon, fait se couvrir la rade de barques infestées, que la marine, sans craindre le conflit, pour-chasse et refoule. Mais voilà le Lazaret infecté: Toulon à demi résignée déjà prépare des hôpitaux; à Saint-Mandrier puis au quartier Saint-Roch… Les premiers cas éclatent en ville en octobre: guettée par la mer, la peste est venue d’à côté, de Bandol lourdement infectée, d’où un patron de barque a ramené les germes. Les premiers morts datent de la mi-octobre: les cas resteront isolés et contenus jusqu’à l’hiver dans une ville que l’énergique politique du consul Jean d’Entrechaux fait quadriller, visiter maison par maison, approvisionner par des achats parfois lointains (Auvergne), parfois proches, grâce aux vieilles solidarités de voisinage (Lorgues).]

[G. Delattre : A Toulon, la ville est close depuis le 31 juillet 1720, car on craint des navires venant de Marseille (Agulhon M. – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980 ;  G. Delattre, ms inédit. Un historien (il s’agit de Pierre Viatte) a découvert en 1977 un document indiquant que des ballots d’étoffe auraient été déchargés par le Grand St-Antoine près de Toulon avant son arrivée à Marseille. Il est possible aussi que des Marseillais contaminés soient partis pour Toulon (note de l’auteur, p. 18). Cf. à la date du 4-10 mai 1720 (Carrière Charles, Courdurié Marcel, Rebuffat Ferréol – Marseille ville morte – La peste de 1720, Ed. Jean-Michel Garçon, 1988, 360 p., postface citant Pierre Viatte « La peste à Sainte-Marguerite, 1721 », 1977)

– Décisions prises par le conseil de Sanary pour lutter contre la contagion – Lors de l’assemblée du Conseil de ST­NAZAIRE, le neuf août, VIGUIER François, premier consul, fait part de l’arrêt rendu par les seigneurs du Parlement et de la Chambre d’AIX, pris dans sa séance du 31 juillet dont une copie a été- fournie par les consuls d’OLLIOULES. Cet arrêt porte inhibition et défense à toute sorte de personne de quelque état, condition et qualité qu’elle soit d’aborder de la ville de MARSEILLE à AIX et autres villes et lieux de la province pour s’y réfugier attendu le soupçon de peste qu’il y a dans ladite ville et à ceux de la même ville et autres d’y « venir à peine de la vie« . Comme il est très nécessaire de pourvoir à la sûreté de notre lieu à l’exemple de celui de la ville d’AIX, il serait nécessaire d’avoir un nombre d’intendants de la Santé car il n’y a actuellement que deux inten­dants seulement établis à ce jour et qui seraient insuffisants pour sub­venir aux nécessités et précautions présentes, ce qui a été pratiqué par nos pères en 1664. Comme l’affaire requiert célérité, il. faut au plus tôt procéder à ces désignations. Le Conseil nomme aussitôt comme Inten­dants: François VIGUIER, Joseph BROUTIN, François ANDRAQ, Jac­ques DUSSUEIL, Anthoine JAUFFRET, lesquels entrent en fonction immédiatement. Ils sont chargés de résoudre toutes les affaires concer­nant la santé publique; ils doivent « accomoder » les chemins, en ouvrir de nouveaux s’il le faut pour faciliter le passage des étrangers et des habitants; faire fermer les portes et les avenues; et Si nécessaire ordonner la quarantaine à ceux qui viennent de MARSEILLE ou autres lieux soup­çonnés de peste; ils pourront diminuer ou augmenter les gardes des portes Si besoin est; établir cinq compagnies de garde bourgeoise com­mandées par Joseph GAUTIER, Blaise. GRANET, Jean GIBOIN, Jacques AYCA RD, Joseph CHAUDOUL; ils devront aussi fournir des gardes à ceux qui seront en quarantaine. On voit que la besogne ne leur manqua pas. Tout cela entraîna des dépenses dont il fallait tenir un compte exact. La fermeture du bourg nécessitait la fabrication de palis­sades car le bourg ne possédait qu’une porte au bout de la rue appelée du Portail, (aujourd’hui rue Gabriel Péri). De plus, il fut décidé que les compagnies bourgeoises seraient astreintes à un service de garde, jour et nuit, pour la sûreté du lieu et la garde <du port. Pour la nuit, on les munit de fanais. Les gens des compagnies qui n’étaient pas de garde devaient continuer à faire leur métier ou remplir leurs fonctions. De plus, certains jardins donnant à l’intérieur du bourg, sur la campagne, devaient être interdits. On tiendra en permanence un officier avec deux sentinelles à la porte de TOULON et OLLIOULES pendant tout le jour et la relève en sera faite comme le Capitaine de ville décidera. Leur râle est de vérifier Si les arrivants ont le billet de santé. Également, un Inten­dant parmi ceux désignés prendra sa garde tout le jour au bureau de santé. Celui-ci devra connaître tout ce qui abordera et particulièrement ceux arrivant de MARSEILLE. Etant donné qu’il n’y a pas assez d’hommes pour monter la garde et assurer des relèves normales, les veuves, les femmes dont le mari est absent et qui ont leur famille dans le lieu, seront obligées de contribuer au service de garde car bien souvent sont compris dans la garde de pauvres « peizarits tout à fait mendiant ».  Pour éviter toute absence à la garde pour ceux qui sont désignés les absents seront punis d’une amende de cinq livres et resteront enfermés dans leur maison jusqu’au paiement de celle-ci, les insolvables seront. punis de trois jours de prison. Il ne sera reçu dans le bourg aucune voiture, passant, bâtiment de mer, venant de MARSEILLE sous quelque prétexte que ce soit. Les bâti­ments de MARSEILLE devront mouiller hors du port et après leur avoir donné ce dont ils ont besoin, ils devront faire voile vers TOULON ou autre endroit. Il sera payé à chaque personne de garde cinq sols par jour de garde. Se fermer, c’était une mesure prudente, mais comme tous les villages et villes des alentours se fermaient depuis la peste de MARSEILLE, maintenant à AUBAGNE, les vivres vinrent à manquer. On ne pouvait plus entrer dans le DAUPHINÉ, ni dans le PIEMONT, et tous les lieux de la montagne de la province avaient enfermé tous leurs grains. De plus, on manquait d’argent car le commerce s’ était pratiquement arrêté et les impositions ne rentraient pas. On décida de faire un emprunt pour acheter cent charges de blé et deux cents moutons, ouà défaut des bœufs. Quelques temps après, les deux personnes désignées pour aller acheter des moutons, à savoir, Pierre ROUNARD, boucher, Jean GRANET, berger, revinrent de RIEZ. Ils ramenaient 82 moutons et trois menons (béliers). On avait pu acheter des moutons, les consuls de TOULON acceptè­rent de laisser sortir du blé. Un marchand de TOULON, BLANCARD, vendit cent soixante charges d’un « beau bled du Levant ». Une fois payé le droit de « table de mer », une tartane vint apporter ce blé au port. (Rotger B., 1984 )

–du 31 juillet au 15 octobre 1721 : des Sanaryens dévoués se sont offertes comme « Corbeaux » – A la menace de contagion, quatre personnes dévouées se sont offertes comme « Corbeaux » pour ensevelir les morts. Ce sont des citoyens qu’il faut absolument citer pour conserver leur mémoire: Jean AYCARD, Jean COUREY, Joseph AUBERT, Jean FLOTTE. De plus, pour nourrir les malades dans les infirmeries, deux autres volontaires seront pourvoyeurs, ce sera: Jacques ESPANET et Jean CHARPIN. On loge les « corbeaux » dans un séchoir à PQRTISSOL appartenant à Joseph FULGONIS, bourgeois du BEAUSSET. Ils exerceront leur fonction avec un grand dévouement du 31 juillet au 15 octobre 1721. Nous n’avons pu savoir s’il s’agissait des membres de la Confrérie des Pénitents blancs (Rotger B., 1984 ).

–1789 – 31 janvier :  – M. de Lally-Tollendal a lu devant l’Assemblée nationale un discours prononcé par Necker devant l’Assemblée des représentants des districts de Paris. Necker con­jure les représentants de la Commune de Paris de cesser les exé­cutions capitales ; en ce mois de juillet, la Révolution triomphe dans un bain de sang qui excite davantage encore les plus extrémistes.

–1857 – 31 juillet : Blaise Jean Marius MICHEL marié à Marie-Louise Augustine SERIS, née le 16 Décembre 1830 à MARSEILLE. Il a deux enfants, Marie Joséphine Amélie, née à CONSTANTINOPLE, le 25 Janvier 1857, et Alfred Pierre Marie, né le 25 janvier 1860, à MARSEILLE. Il est le fils de Jean Antoine MICHEL, lieutenant de vaisseau dans la marine royale, et de Joséphine LAUTIER, tous deux de SAINT-NAZAIRE

–1892 – 25 janvier : c’est la bénédiction de la nouvelle église de Sanary, par le vicaire général AGARRA T, en présence du nouveau curé de la paroisse, Monsieur BREMOND. Une grande foule assistait à la cérémonie à laquelle prirent part le Conseil de Fabrique, le Conseil Municipal, le Syndic de la Marine avec la prud’homie des pêcheurs en robe. Il y avait pour le clergé, le chanoine JAUFFRET, curé doyen de LA SEYNE, le chanoine GUIOL, curé de St-Joseph de MARSEILLE, le chanoine ARNAUD, curé doyen d’Ollioules, le chanoine BOUISSON de TOULON, le chanoine FABRE du diocèse de Constantine, natif de St Nazaire, et bien d’autres membres du clergé de Toulon et des villes voisines. Les chants étaient interprétés par la Maîtrise de LA SEYNE, et l’excellente musique « La Saint-Nazairienne » a exécuté divers morceaux de circonstance avec un « rare bonheur » (Rotger B. 1984).

L’église actuelle, construite entre le 27 avril 1891 et le mois de juillet 1892, sur les plans de l’architecte Page de Toulon, est bénite le 31 juillet 1892. La démolition de l’église de 1570 et la reconstruction de la nouvelle ont été faites aux frais de Marius Michel dit Michel Pacha (Delattre G., Saliceti P.).

–1914 – 31 janvier : ASSASSINAT DE JEAN JAURÈS – Alors qu’il dîne au café du Croissant, rue Montmartre, dans le 2e arrondissement de Paris et à deux pas du siège de son journal, L’Humanité, Jean Jaurès est atteint par deux coups de feu tirés pat Raoul Villain : une balle lui perfore le crâne et l’autre se fiche dans une boiserie. Jaurès s’effondre, mortellement atteint. Ce meurtre met un terme aux efforts désespérés que le tribun socialiste avait entrepris depuis l’attentat de Sarajevo pour empêcher la déflagration militaire en Europe. Il précipite le ralliement de la majorité de la gauche française à l’Union sacrée, y compris beaucoup de socialistes et de syndicalistes qui refusaient jusque-là de soutenir la guerre. Cette Union sacrée n’existera plus en 1919 lorsque son assassin sera acquitté. Le transfert des cendres de Jaurès au Panthéon, en 1924, soulignera une autre rupture politique intervenue au sein de la gauche, entre communistes et socialistes

–1944 – 31 janvier :

1. Archives de Sanary, Lettre de la Feldkommandantur 800 au général Guichard, traduite le 31 juillet 1944 et transmise au maire de Sanary le même jour. Arrivée en Mairie le 3 août 1944 :] «  (…) Evacuation et destruction. Commune de Sanary. Maison route de la gare du Sud – coopérative vinicole ; maison Bd Maréchal Pétain – Ch Lautier ; Villa et pavillon et maison bd Maréchal Pétain, Vve Boyer ; Maison « La Mignonne », bd Maréchal Pétain ( Aragon) ; Garage et Granges, bd Maréchal Pétain (Sté Autos Cars) ; Villa, bd Maréchal Pétain (Vve Maillet) ; Maison, id. (Lesnard Georges), Maison, id. (Lautier Jules). »

2. Le 31 juillet 1944, le commandant Antoine de Saint-Exupéry disparaissait lors d’une mission aérienne sur le sud-est de la France, laissant derrière lui une œuvre  riche d’esprit qui nous fait encore rêver. Le 31 juillet 1944, à 8h 30, ou 8h 45, le commandant Antoine de Saint-Exupéry s’élance sur la piste de l’aérodrome de Bastia, à bord de son appareil, un Lightning P-38, pour ce qui doit être une mission de reconnaissance au-dessus de Lyon. Le radar du Cap Corse suit l’avion jusque dans le midi de la France. Il aurait dû être de retour à 12h 30. On ne le reverra jamais. En octobre, il rejoindra la liste des écrivains français tombés durant la guerre, tels Crémieux, exécuté par les Allemands, et Jean Prévost victime d’une embuscade dans le Vercors. Considéré comme disparu, il ne sera officiellement reconnu mort pour la patrie qu’en avril 1948.

Comme l’a si bien résumé Stacy de La Bruyère en 1994, si son œuvre est mince – sa vie fut si courte -, en partie datée, souvent incomplète, elle est riche d’esprit et nous fait aller au-delà de nous-mêmes. Elle nous fait rêver. La liste de ses livres s’étend de Courrier Sud, Gallimard, 1929, rééd. Livre de Poche, 1959 et 1962, 190 p. jusqu’aux ouvrages posthumes tels Citadelle, Gallimard NRF, 1948, rééd. 1958, 531 p. ou Ecrits de guerre 1939-1944, préface de Raymond Aron, Gallimard, 1982, rééd. Folio 2573, 1994, 520 p. sans oublier « Le Petit Prince » enregistré avec la voix de Gérard Philipe (un disque vinyle 33 tours 25 cm, 1962). Quant aux biographies, elles font florès telles celles écrites par Consuelo de Saint-Exupéry, Simone de Saint-Exupéry, Virgil Tanase, Paul Webster, Renée Zeller, R.M. Albères, Pierre Chevrier – Antoine de Saint-Exupéry,

Stacy de La Bruyère, Luc Estang, Joseph Kessel, Jacques Pradel, Luc Vanrell, …

Excellente journée à tous !

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Une réponse à « ÉPHÉMÉRIDES 31 JUILLET »

  1. Avatar de elsa genèse
    elsa genèse

    Passionnant comme toujours, Merci Henri RIBOT

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