EPHÉMÉRIDES DU MARDI 12 JUILLET 2023 – 12e ANNÉE (n° 3920)
Bonjour à tous !
ILLUSTRATION : BONNE FÊTE, OLIVIER.
Avant toute chose, permettez-nous, Cathy et moi, de remercier tous ceux qui nous ont adressé un message à l’occasion de nos 53 ans de mariage. Cela nous va droit au cœur et donne envie de doubler la mise. Soyons fous que diable !

Le 12 juillet, nous fêtons les 400 000 Français nommés ou prénommés Olivier, l’un des noms les plus portés en France, par l’un de mes petits-fils tout particulièrement.

Saint Olivier – en fait Olivier Plunket – est né en 1629 et mort le 12 juillet 1681. Catholique, il fut archevêque d’Armagh, dans son pays natal l’Irlande. Continuellement persécuté, il s’efforça néanmoins de restaurer l’église irlandaise. Allant dans les montagnes et les forêts à la recherche de son peuple, il confirma 10 000 fidèles en trois mois. Mais, dans le contexte de querelles anglo-irlandaises, il fut calomnié et accusé d’avoir préparé un débarquement de soldats français. Arrêté pour avoir participé à de prétendus complots, les juges irlandais refusèrent de le condamner pour haute trahison ; il fut donc conduit à Londres. Là, un premier procès ayant échoué faute de preuves, il fut condamné lors du second pour « avoir propagé la religion catholique ». Il resta 3 ans en prison avant d’être condamné à être « pendu, vidé et démembré ». Olivier eut à subir de nombreuses tortures mais ne cessa de rendre grâce à Dieu, pardonnant à ses dénonciateurs et à ses bourreaux. En prison, il fit son oblation bénédictine dans les mains de Dom Maur Corker, le président des bénédictins anglais. Son corps repose dans l’abbaye de Downside (Comté de Wilts, Angleterre), tandis que sa tête est enchâssée à Drogheda (Comté de Meath, Irlande). Il fut le dernier catholique livré au martyre à Tyburn. Béatifié en 1920, il fut canonisé en 1975.
Dans le calendrier républicain An II, c’était le 24e jour du mois de messidor, le jour de l’orcanette, une plante dont la racine rouge servait autrefois à faire de la teinture.
EPHEMERIDES

–1254 – 12 juillet : Saint Louis débarqua dans la rade d’Hyères en revenant de sa première croisade. Aicard, seigneur de Solliès, fut à Hyères pour présenter ses hommages au roi et eut l’avantage de « lui faire visiter sa ville ». Saint Louis passa à Solliès « monté sur les mules de l’abbé de Cluny » et se rendit à la Sainte Baume mais négligea Toulon (d’après Joinville et le comte de Villeneuve-Trans que cite Paul Maurel, Histoire de Solliès).
Reprenons l’histoire en commençant par l’erreur (rare) de Charles de Ribbe (1898) qui écrivait que « C’est par les gorges d’Ollioules que saint Louis, revenant de la première croisade (sic), avait passé, après être débarqué à Hyères, le 10 juillet 1254. Elles étaient alors habitées par des Frères Templiers, lesquels y avaient un hospice qu’il visita, et dont les ruines subsistent encore ».
Cette affirmation de De Ribbes est infirmée par ce que l’on sait des voies de communication de l’époque et par le témoignage de Joinville, lui-même qui mentionne que le roi suit un chemin en pente raide qui conduisit Louis IX et sa famille jusqu’à la cité (le diocèse ou le comté) d’Arles où il fut : « sous une voûte de roches très-haute, là où l’on disait que la Magdeleine avait été en hermitage dix-sept ans » autrement dit la Sainte-Baume. L’itinéraire est donc celui du chemin royal qui, par la vallée du Gapeau, permet de rejoindre, à Tourves, la voie royale entre Fréjus et Aix, et ensuite Soissons.
Mais redonnons la parole à Joinville (Histoire de Saint Louis, texte rapproché du français moderne et mis à la portée de tous par M. Natalis de Wailly, 4e édition, Paris, Librairie Hachette, 1872, p. 298-299) :
« Le jour que le roi partit d’Hyères, il descendit à pied du château parce que la côte était trop roide, et il alla tant à pied que (parce qu’il ne put avoir son palefroi) il lui fallut monter sur le mien. Et quand son palefroi fut venu, il courut sus très-irrité à Ponce l’écuyer, et quand il l’eüt bien tancé, je lui dis : « Sire, vous devez beaucoup passer à Ponce l’écuyer, car il a servi votre aïeul et votre père, et vous. — Sénéchal, fit-il, il ne nous a pas servis; c’est nous qui l’avons servi quand nous l’avons souffert près de nous avec les mauvaises qualités qu’il a. Car le roi Philippe, mon aïeul, me dit qu’on devait récompenser ses gens, l’un plus, l’autre moins, selon qu’ils servent; et il disait encore que nul ne pouvait être bon gouverneur de terre, s’il ne savait aussi hardiment refuser qu’il saurait donner. Et je vous apprends ces choses, fit le roi, parce que le siècle est si avide de demander qu’il y a peu de gens qui regardent au salut de leurs âmes ou à l’honneur de leurs personnes, pourvu qu’ils puissent attirer le bien d’autrui par devers eux, soit à tort, soit à raison.
« Le roi s’en vint par le comté de Provence jusques à une cité qu’on appelle Aix en Provence, là où l’on disait que gisait le corps de la Magdeleine; et nous fûmes sous une voûte de roches très-haute, là où l’on disait que la Magdeleine avait été en hermitage dix-sept ans. Quand le roi vint à Beaucaire, et que je le vis sur sa terre et en son domaine, je pris congé de lui, et m’en vins par chez la Dauphine de Viennois, ma nièce (Béatrix de Savoie, fille de Pierre, comte de Savoie, et d’Agnès de Faucigny), et par chez le comte de Ghâlon, mon oncle, et par chez le comte de Bourgogne, son fils (Hugues, fils de Jean de Ghâlon, avait épousé Alix de Méranie, héritière du comté de Bourgogne), et quand j’eus demeuré quelque temps à Joinville et que j’eus fait mes affaires, je me rendis vers le roi, lequel je trouvai à Soissons; et il me fit si grande fête que tous ceux qui étaient là s’en émerveillèrent. »

–1549 – 12 juillet : Jules Feltri de La Rovère, cardinal, 7ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 52ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. cardinal jules feltri de la rovère, 1548-1565. Bulles de provisions du 30 mars 1548, prise de possession le 12 juillet 1549. Le roi avait nommé en 1549 Laurent Strozzi, qui apparaît dans quelques actes avec le titre d’abbé vers 1553-1555 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).
–1614 – 12 juillet : Premier cimetière de La Seyne jouxtant la chapelle et l’Hôtel de la Dîme, la future école Martini (Marius Autran, Chronologie de La Seyne).

La chapelle dédiée à Notre-Dame de Bon Voyage est transformée en paroisse par le pape Paul V. Le desservant sera cependant six-fournais (Martinenq Patrick, 1983, p. 26).Le 12 juillet 1614, la chapelle fut érigée en cure (Adolphe Meyer, 1859, 144).

–1681– 12 juillet : Nettoyage du fossé de la Tour de Sanary (voir le cliché ci-dessus pris en 1937, coll. H. Ribot)- Il faut croire que les côtes devaient être sûres puisque les habitants avaient comblé le fossé de la tour de Saint-Nazaire au point que le comte demanda, le 12 juillet 1681, aux syndics : « … il faut enlever le fumier du fossé de la tour pour y faire un pesquier, le peuple aurait ainsi non seulement la commodité du poisson mais aussi la santé car il est possible que les vapeurs et les infections ne contribuent aux maladies. Signé : Vintimille. [Mais cette idée ne semble pas avoir eu de suite°.
–1720 – 12 juillet: à Marseille, les échevins décident de mieux surveiller le Lazaret Alors que jusque-là ils refusaient de se rendre à l’évidence. Le 10 juillet, ils firent murer durant la nuit les maisons contaminées et le 12 juillet, ils décidèrent de mieux surveiller le Lazaret. (André Maurice, 1983).

(Les carraires de Saint-Cyr et La Cadière)
–1783 – 12 juillet : à la suite des plaintes de bailes et bergers de PROVENCE, le Parlement d’Aix avait dû se pencher sur le problème de la remise en état des « carraires ».. Dans un règlement promulgué le 21 juillet, il fixa les règles à observer. Art . 1 : rétablissement des carraires par entente entre les consuls et les seigneurs. Art. 2 : largeur des carraires à 5 cannes, et, pour les carraires de communauté joignant le terroir aux grandes carraires à 2 cannes ½. Les autres articles fixaient les droits et devoirs des propriétaires des terres traversées et ceux des bailes et bergers.
–1789 – 12 juillet : Agitation autour du Palais Royal (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984). En effet, vers midi, les Parisiens viennent d’apprendre que, la veille, le roi a renvoyé Necker et congédié ses ministres libéraux. Constitué en secret depuis des semaines, le nouveau ministère est une véritable cellule de contre-révolution : Barentin reste garde des Sceaux, mais le baron de Breteuil, aristocrate intransigeant, remplace Necker aux Finances et devient le chef officiel de la contre-révolution. Cette nouvelle prend les allures d’une véritable catastrophe ; chacun imagine la ville encerclée par la troupe, bientôt livrée au pillage et anéantie. Au Palais-Royal, la foule en émoi se presse autour d’orateurs improvisés, dont Camille Desmoulins, jeune avocat et journaliste, qui appelle le peuple à prendre les armes : mais la population se heurte à la charge du Royal-Allemand, dirigée par le prince de Lambesc… Immédiatement, les gardes-françaises rallient les émeutiers. Les manifestants incendient les bureaux de l’Octroi et toutes les barrières douanières. Désormais, il n’existe plus de taxes et les denrées peuvent entrer librement dans Paris (Larousse – Laffont – 1789-1989, Agenda du bicentenaire, DIMANCHE 12 JUILLET.
–1790 – 12 juillet : Vote de la Constitution civile du clergé (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984 ; Duby Georges, Histoire de la France, 1987 et Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). Comme, par ailleurs, l’Assemblée avait supprimé les dîmes durant la nuit du 4 août, il en résultait que le clergé était privé de ressources : l’Assemblée décida que les ministres du culte catholique seraient désormais payés par l’Etat. En conséquence, elle jugea qu’elle avait le droit d’en fixer le nombre, et en somme, de réorganiser toute l’Eglise catholique de France. Ce fut le but de la « constitution civile du clergé » votée le 12 juillet 1790. Cette constitution civile, qui contrevenait au Concordat de 1516 et semblait même en contradiction avec le dogme, provoqua de violentes discussions, et lorsqu’elle fut condamnée par le pape, les 10 mars et 13 avril 1791, un véritable schisme divisa l’Eglise de France : d’un côté les « constitutionnels » qui avaient prêté le serment prescrit par la Constitution, de l’autre côté les « réfractaires » qui le refusaient (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France, Garnier-Flammarion, édition de 1970.).
Les religieux furent contraints de prêter serment à la constitution et les ordres monastiques furent supprimés. A Bormes, le curé, les autres prêtres de Bormes, et le Père J. Chrétien, ex chartreux, vicaire, prêtent serment de fidélité à la constitution civile du clergé, daté du 12 juillet 1790. A Sanary, les prêtres et religieux de Saint-Nazaire avaient été invités à prêter serment à la Constitution. A Bandol, c’est le curé Jullien de Sanary, assermenté, qui sera désigné en novembre 1793 pour remplacer le curé Jonquier, arrêté pour ses menées, jugées contre-révolutionnaires. La chapelle de Pitié à Sanary ne possédait pas de prêtre titulaire et n’était pas ouverte au culte public, 12 juillet 1790 (Maurel M., 1974 ; A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 281 ; Guigal M., 2004).
La « constitution civile du clergé » votée le 12 juillet 1790, qui contrevenait au Concordat de 1516 et semblait même en contradiction avec le dogme, provoqua de violentes discussions, et lorsqu’elle fut condamnée par le pape, les 10 mars et 13 avril 1791, un véritable schisme divisa l’Eglise de France : d’un côté les « constitutionnels » qui avaient prêté le serment prescrit par la Constitution, de l’autre côté les « réfractaires » qui le refusaient (Jacques Godechot, 1970).
–1793 – 12 juillet :
1. La procession civique eut lieu à Toulon le 12 juillet 1793 dans l’après-midi. En tête marchaient Baille et Beauvais, les deux conventionnels, entourés de jacobins déterminés, bonnet phrygien en tête, sabre et corde à la main. Précédé de tambours qui, à intervalles, roulaient lugubrement, le cortège s’avançait très lentement, s’arrêtant devant les demeures des notables réputés réactionnaires. Là, une sorte de héraut prononçait à voix forte le nom de l’habitant, qu’il faisait suivre de menaces inconditionnelles. Un point important de la technique d’agitation extrémiste est de faire savoir aux suspects qu’ils n’en ont plus pour longtemps, quoi qu’ils fassent. Un profond silence régnait après le passage de la procession. (Georges Blond, Toulon, 1967).
2. La rébellion gagne Toulon (Yann Fauchois, 2001, p. 1183, parle de « Rébellion royaliste à Toulon »).
Le 12 juillet 1793, comme les terroristes venaient de parcourir une fois de plus la ville en vociférant des menaces de mort Une heure après la procession civique, un homme seul, un « bridier », parcourait d’un pas rapide les mêmes rues, s’arrêtait devant les mêmes maisons. Il se faisait ouvrir la porte. — Soyez ce soir à six heures à la chapelle du couvent des Minimes. C’est là que vont se réunir les citoyens. Jean-Baptiste Roux, frappa aux portes, entra chez tous ceux qu’il savait être ennemis du désordre et leur donna rendez-vous, pour le soir même, à la Chapelle des Franciscains, dans un faubourg, contre les remparts. Il y eut foule. Roux prit la parole, fit un « tabac » ! Il propose de constituer la section des Minimes en assemblée permanente. Il suffit, selon la loi, qu’une pétition portant 150 signature soit remise au Conseil municipal. La pétition est prête, et signée. Pour plus de rapidité, plusieurs feuilles ont été préparées. Les assistants, subjugués, défilent. En moins d’une demi-heure, deux cent vingt-huit signatures. — C’est plus qu’il n’en faut. Une délégation va porter la pétition à l’hôtel de ville. J’en prends la tête (Georges Blond, Toulon, 1967).
Une délégation va à l’Hôtel de Ville et après bien des péripéties, il n’est pas huit heures lorsqu’ elle arrive à destination. Le temps de se faire introduire, d’expliquer officiellement l’objet de la visite, d’insister pour que la pétition soit enregistrée sur l’heure, le temps d’envoyer chercher le nombre voulu de conseillers, il est neuf heures. Les Jacobins ont été avertis. Les voilà qui arrivent, qui débouchent dans la salle des délibérations, armés de sabres, de piques, de bâtons, la scène est désormais habituelle, classique, stéréotypée. Auprès de Roux, autour de lui, moins d’une douzaine de fidèles, comme lui sans armes, et quelques-uns visiblement n’en mènent pas large. Le calme de Roux leur en impose, les vociférations des patriotes les effraient. — Nous déclarons en état d’arrestation le citoyen Roux et ceux qui l’accompagnent! s’écrie le conseiller Leclerc. A cet instant, les fidèles de Roux, inquiets de ne pas voir revenir la délégation, accourent depuis le couvent des Minimes. En quelques minutes de bousculade, sans effusion de sang, les partisans de Roux l’emportent et ils délivrent la délégation. Délivré, Roux retourne au couvent des Minimes, entraînant les siens, plus le conseiller Leclerc, apparemment rallié à son camp, et qu’il présente à l’assemblée. — Pas de délai, dit Roux. La pétition est enregistrée. Les électeurs de la section sont dès maintenant constitués en assemblée permanente, conformément à la loi. 21 h 30 : Roux, toujours aussi peu grisé, sait que son opération a tout juste abouti à une prise de pouvoir théorique. Ses conjurés sont presque sans armes, les sectionnaires n’ont, pour la plupart, pas tellement envie d’en découdre. Le pouvoir dans ces conditions, en période révolutionnaire, n’est rien. C’est à ce moment que se place l’acte le plus audacieux du bourrelier tacticien. Roux donne l’ordre de sonner le tocsin et de battre la générale, convoquant ainsi tous les éléments responsables de la sécurité de la Ville, en premier lieu la garde nationale, plus communément appelée milice patriotique. Et Roux se rend à l’hôtel de ville pour accueillir cette milice. Les miliciens, arrivant à l’hôtel de ville, non seulement ne se rangèrent pas du côté des jacobins du Club des Blancs, accourus eux aussi, pour mettre Roux hors la loi, mais ils les chassèrent de l’hôtel de ville. La victoire de Roux dès cet instant cessait d’être seulement légale (Georges Blond, Toulon, 1967).
Toulon lui-même est touché le 12 juillet. Une assemblée sectionnaire insurrectionnelle arrête les représentants de la Convention, enferme sur le « Thémistocle » les jacobins locaux, fait condamner par un tribunal populaire martial, puis exécuter, quelques meneurs populaires (Figon), en un mot, calque sa politique sur Marseille (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution », dans Histoire de la Provence (dir. E. Baratier), Toulouse, Privat, 1969).
–1794 – 12 juillet (24 messidor an II) : TRAITEMENT DES EMPLOYES DU BEAUSSET – Par un arrêté pris au « Port de la Montagne », Saliceti fixe le traitement des employés de la municipalité du Beausset, 1.000 livres annuelles pour le secrétaire de la commune, 800 livres pour son adjoint, et 300 livres pour le trompette (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1799 – 12 juillet (25 messidor An VII) : Loi des otages contre les parents des émigrés (Pierre Goubert, Initiation).
–1815 – 12 juillet : MUTATION À LA PREFECTURE DU VAR – Le baron Dufermon Jean-François, préfet du Var depuis avril, quitte ses fonctions (Louis Baudoin, 1965, p. 449).
–1839 – 12 juillet : BUSTE DU SCULPTEUR HUBAC – Nomination d’une commission chargée d’examiner la question de savoir si le buste de Hubac, sculpteur, sera placé sur la fontaine dite de St-Michel (Hubac Joseph-Louis, né à Toulon, le 28 novembre 1776, mort à Toulon, le 13 mars 1830. Elève, puis ouvrier sculpteur dans l’atelier du port, il put, avec l’appui de ses chefs, aller étudier à Paris, aux frais de la Marine. En 1805, il fut reçu avec le n°1 à l’Ecole des Beaux-Arts ; mais pris de nostalgie, après moins d’un an de séjour dans la capitale, il était de retour à l’atelier du port, où il entra comme contremaître : puis il passa maître en second, F. Brun étant maître en chef. Il put se livrer à de nombreux travaux de son art. Il sculpta un buste de la Paix pour l’Académie du Var dont il est membre, et un buste de Janus pour la ville de Toulon. Il a exécuté en bois et en pierre un grand nombre de statues et de bustes pour les églises de Toulon et des villes voisines. Les grandes figures en pierre de St Jérôme et de St Léon qui se trouvent dans l’église St Pierre sont sorties de son ciseau.
–1880 – 12 juillet : le Gouvernement Français nomme Marius Michel Officier de la Légion d’Honneur – Marius MICHEL avait obtenu du Sultan ABDUL HAMID II, la concession des quais, Docks et Entrepôts de Constantinople. Ces travaux commencés en 1891 ne seront terminés qu’en 1899. C’est à cette occasion que MICHEL est élevé à la dignité de Pacha le 28 novembre 1879. L’année suivante, le 12 Juillet 1880, le Gouvernement Français le nomme Officier de la Légion d’Honneur.
–1869 – 12 juillet : Napoléon III adopte un régime parlementaire.
–1906 – 12 juillet : La cour de cassation annule le jugement prononcé contre Dreyfus et ce dernier est réhabilité.

–1916 – 12 juillet : DEBUT DE L’INSTALLATION DU CENTRE D’AVIATION AU CREUX SAINT-GEORGES – En 1916, un centre d’Aviation s’installe sur la Place des Droits de l’Homme et dans l’Anse du Creux Saint-Georges. Le 12 juillet, plusieurs agents appartenant à la direction des travaux hydrauliques étaient sur la place centrale, occupés à tracer les devis pour l’installation des hangars servant à la manœuvre des hydravions. Un débarcadère pour la mise à l’eau des appareils est construit au fond du port, ainsi qu’un chenal le long du quai Jean Jaurès. Cependant au cours des travaux la puissante drague mise en action provoque l’effondrement du quai sur 10 mètres de longueur sans compter le prolongement du quai qui promet de s’effondrer à bref délai. Dix jours plus tard les Ponts et Chaussées apportent des matériaux pour la remise en état de ce quai (Gisèle Argensse, 1989, p. 166).
–1934 – 12 juillet :
1. acte fondateur du Front Populaire, naissance d’un front unique ouvrier contre le fascisme. Dans un contexte de grève générale décidée par la CGT, communistes et socialistes vont défiler côte à côte aux cris d’unité en réponse à celle, à la manifestation antiparlementaire du 6 février, qualifiée de « fasciste et royaliste » par Léon Blum qui a fait 16 morts et 655 blessés, et trembler la république. La manifestation unitaire du12 juillet contre les décisions d’état-major et des directions politiques et malgré les très forts ressentiments entre communistes et socialistes séparés depuis seulement 15 ans, va être le début d’un front unique ouvrier contre le fascisme, pour les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine. Le 12 février 1934 est l’acte fondateur du Front populaire (Le Chiffon rouge, Morlaix, 13 février 2017).
2. NOUVELLES DES ESCADRILLES DE LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER
a. du 5 juin au 12 juillet : Les Levasseur de l’escadrille 7B2 emmenés par le LV Kilian, appareillent à bord du Commandant Teste pour l’Algérie.

b. du 12 juillet à la fin de l’année : La fin de l’année 1935 se passe pour l’escadrille 7B2 en exercices locaux qui ne sont pas toujours dénués d’événements dramatiques. Le 16 octobre, au cours d’un simulacre d’attaque à la torpille, le PL.15 N° 9 (7B2.3) piloté par l’EV1 Combler, touche la mer d’un flotteur. Le résultat est spectaculaire, l’appareil effectue plusieurs cabrioles au cours desquelles il se désintègre pratiquement. Projetés à l’eau, les trois membres d’équipage sont repêchés rapidement et miraculeusement ne souffrent que de contusions légères (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1935 – 12 juillet : Décès d’Alfred Dreyfus qui avait été réhabilité le 12 juillet 1905.
–1940 – 12 juillet :
1. Pierre Laval est nommé vice-président du Conseil (Jean-Charles Volkmann, 2003). Acte constitutionnel N° 4 : Laval est nommé Vice-président du Conseil. Il succédera à Pétain en cas de décès (André Rossel, 1985).
2. LES TROUPES FRANçAISES ONT DEFILE DANS LES RUES DE LYON – On lit, dans Paris-Soir du 13 juillet : « La ville de Lyon a été réoccupée, hier, par les Français. Les troupes françaises ont défilé dans les rues, acclamées chaleureusement par la population.
3. L’Armistice a arrêté toute activité opérationnelle sur la BAN de Saint-Mandrier, tous les vols, coupé les communications et les ravitaillements de toutes natures, l’alimentation en particulier. Les cartes de rationnement sont mises en service : « le personnel de la base doit être occupé. Chaque base constituera sous les ordres d’un officier, une équipe d’entretien qui devra assurer l’entretien et l’amélioration du terrain, les travaux de jardinage et, si possible, des travaux de culture et d’élevage (12.7.40) « .
4. KLAUS MANN, « LE TOURNANT » , carnet : « Brentwood (près de Los Angeles, Californie); 12 juillet. Il arrive maintenant de France une profusion de nouvelles : ce ne sont qu’appels au secours, demandes désespérées de visas américains, d’« affidavits », d’argent etc. Tout le monde veut venir aux Etats-Unis. Câbles et lettres arrivent de Nice, de Marseille, de Perpignan, de Casablanca. Certains amis sont déjà parvenus jusqu’à Lisbonne et sont donc, provisoirement, en sécurité. D’autres sont à jamais à l’abri — ils sont morts. Nouvelle épidémie de suicides. Ernst Weiss est parmi les victimes. (Lui ai-je jamais dit combien j’admire son dernier roman, « Der arme Verschwender » ? Trad. « Le prodigue pauvre ») Walter Hasenclever, lui aussi, s’est tué, un vieil ami que j’aurais bien aimé revoir. Et Walter Benjamin, qui m’était moins sympathique quoique j’aie toujours su apprécier ses grands dons intellectuels. Que de pertes ! La littérature allemande se remettra-t-elle jamais de cette horrible saignée ?
Ici, on arrange et on prépare des sauvetages. A New York, il y a déjà un Emergency Rescue Committee; Mielein, E., la toujours active, toujours secourable Liesl Frank, et d’autres, sont en train d’organiser ici une filiale. Des Américains offrent leur aide, et parmi eux, plus d’un personnage des plus prestigieux, comme Frank Kingdon (autrefois président d’une grande université, aujourd’hui écrivain libre et « lecturer »), Freda Kirchway (éditeur de l’hebdomadaire libéral The Nation) et George Cukor, le metteur en scène. Des quakers éminents et des personnalités marquantes de la très progressiste et très charitable Unitarian Church proposent également leurs services. Il faut trouver d’énormes sommes d’argent. Dans notre maison (louée pour l’été) doit avoir lieu prochainement une « money-raising party », une de ces réceptions qu’il est d’usage, ici, de donner pour taper les gens.
Pour le Committee, nous dressons (avec l’aide de Bruno Frank et d’autres) une liste des émigrants particulièrement importants et particulièrement menacés. Bien entendu, Leopold Schwartzchild fait aussi partie de cette catégorie. Je ne le saluerai plus jamais (c’est un calomniateur); mais je ne voudrais tout de même pas le savoir aux mains des nazis.
–1943 – 12 juillet : Voici ce que les Français apprennent en ouvrant leur feuille de choux matinale, en l’occurrence le journal du 12 juillet 1943 répercutant auprès de ses lecteurs chéris ce que Rome a déclaré le 10, soit le jour même où, après avoir pris Pantelleria et Lampedusa, les troupes alliées débarquent sur le continent, en Sicile, entre Syracuse et Catane :

« Violents combats sur la côte sud-est de la Sicile où les troupes germano-italiennes opposent une vigoureuse résistance aux Anglo-américains. « Toute l’Italie est debout pour faire face à l’ennemi » déclare la presse romaine »
Après ce gros titre, l’auteur inconnu de l’article développe le point de vue italo-allemand qu’avec le recul, il faut le reconnaître, le manque d’objectivité manque terriblement :
« Rome le 11 juillet … Une violente bataille est en cours le long de la bande côtière sud-est de la Sicile où les troupes italiennes et allemandes … contiennent efficacement leur pression. … Les chasseurs de l’axe ont abattu 22 avions, la D.C.A. en a descendu neuf. Nos formations d’avions … ont coulé deux vapeurs d’un total de 12000 tonnes ainsi qu’un bâtiment de type indéterminé. De plus, ils ont endommagé gravement deux croiseurs et de nombreux cargos … Un croiseur léger, sept bâtiments de transport … ainsi que plusieurs bateaux de débarquement ont été atteints çà plusieurs reprises par la Luftwaffe …
« Grand Quartier général du Führer, 11 juillet – Sur la côte sud-est de la Sicile, des combats violents sont en cours entre des troupes germano-italiennes et des éléments des forces ennemies débarquées. … 64 avions anglo-américains ont été battus jusqu’ici. … La tentative de Sicile fait suite à un ultimatum de Moscou à Londres et à Washington. »
–1944 – 12 juillet :
1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD : 16 Résistants seynois ont été fusillés ou tués par les Allemands lors des combats de Libération de la France en 1944, parmi eux, on relève le nom de FRITZ Jean-Marie – Soldat F.F.I., né le 20 Décembre 1930 à Farafangana (Madagascar), fusillé par les Allemands le 12 Juillet 1944 à Taulignan (Drôme).
2. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : Selon le major Hayn, chef du 2e bureau du général allemand von Choltitz, commandant du 84e corps d’armée, la situation serait la suivante : Dans la zone su de Carentan, silence total de la radio des 19e et 7e corps américains qui effectuent de probables regroupements. Au nord, au contraire, en face des 243e et 353e divisions d’infanterie allemandes, on relève une intense activité de la radio ainsi que l’apparition de nouvelles batteries ennemies. A l’aile droite, la 1ère division d’infanterie américaine a dû être relevée. En conclusion, il s’agit de préparatifs d’attaque indiscutables se recoupant avec les prévisions du commandement allemand du front Ouest qui a annoncé que depuis la chute de Cherbourg, il fallait s’attendre, vers le milieu de juillet, à la reprise des attaques contre le 84e Corps d’Armée (Paul Carell, Ils arrivent).
3. Deux immeubles sont démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 31 juillet 1944)
–1996 – 12 juillet : à Toulon, obsèques d’Yvonne Baron, âgée de 102 ans. Ancienne Conseillère municipale de Saint-Mandrier, sous M. Max Juvenal, veuve de Marc Baron, Yvonne Baron était une grande figure de la Résistance varoise et provençale. Lorsque son époux était Adjoint spécial, elle avait mis sur pied, des fêtes enfantines que les Anciens n’oublieront pas (Gisèle Argensse, 2000, p. 172.).
–1997 – 12 juillet :
1. Mort de l’historien François Furet qui a consacré l’essentiel de ses travaux à l’histoire de la Révolution française. Il a reçu, pour l’ensemble de son œuvre, le prix Tocqueville (1990), le prix européen des Sciences sociales (Amalfi, 1996), le prix Hannah Arendt de la pensée politique (Brême, 1996). Son livre de 1995 consacré à l’idée communiste au XXe siècle, Le Passé d’une illusion, a reçu la même année le prix du livre politique, le prix Chateaubriand, le prix Gobert de l’Académie française.
2. RETOUR DU « CHE » A CUBA – Fidel Castro accueille en grande pompe la dépouille d’Ernesto « Che » Guevara, formellement identifiée en Bolivie le 5..
3. LES LAÏCS AU POUVOIR EN TURQUIE – Les laïcs reprennent le pouvoir aux islamistes avec la désignation de Mesut Yilmaz au poste de Premier ministre..
–1998 – 12 juillet : Afin de raviver quelques mémoires défaillantes, voici un souvenir qui va donner du baume au cœur de certains : le 12 juillet 1998, l’équipe de France de football devient championne du monde en battant le Brésil 3 à 0.
–2016 – 12 juillet : information que Pascal Marradi a fait parvenir à SES AMIS DE « Vos souvenirs de Sanary-sur-Mer ».
« Les obsèques de Jean-Luc Clad auront lieu ce vendredi 15 Juillet 10 h 30 à Notre Dame de la Mer. C’est l’église de Mar Vivo. Venez nombreux soutenir sa famille ! »
LE MOT DU JOUR : « L’homme absurde est celui qui ne change jamais. La cloche elle-même n’a pas toujours le même son » (deux citations proverbiales se complétant admirablement, l’une française, l’autre serbe).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE (à lire « avé l’assent » : Un petit Sanaryen va trouver sa mère et il lui dit :
-M’man ! c’est « estraordinaire » ! je viens de voir une souris grosse comme un « poppotame » !
Et sa mère hausse les épaules :
-Ecoute, Toni, ça plus de trente-six millions de fois que je te dis de pas « esagérer » !
C’est tout pour aujourd’hui mais demain sera un autre jour !
Bonne journée ! et bonne fête, OLIVIER !
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