EPHEMERIDES 18 MAI

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 18 MAI 2023, 12e ANNÉE (n° 3800)

ILLUSTRATION : Porto, détail de façade la librairie la plus ancienne de la ville (cl. HR).

LES FÊTES :

Le 18 mai, nous fêtons les 300 000 Eric français dont le saint, patron d’Uppsala, fut le roi de suède Erik IX qui régna de 1156 à 1160 après avoir favorisé le christianisme dans son pays et amélioré le sort des femmes. Il fut tué par le prince danois Magnus Eriksson.

Au calendrier républicain, notons que ce 29e jour du mois de floréal  An II était dédié au sénevé (sinapis alba), une brassicacée dont les graines servent à la préparation de condiments.

DICTON DU JOUR : Soleil à la saint Eric promet vin plein les barriques.

LE MOT DU JOUR : « Il est parfaitement monstrueux de s’apercevoir que les gens disent dans notre dos des choses qui sont absolument et entièrement vraies » (Oscar Wilde)

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et autres LIEUX DE SANARY (Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°10  « Regards sur un terroir : Sanary-sur-Mer », 2004 »).

12ème livraison : vente des biens nationaux de Sanary.

Le 17 mars 1790, l’Assemblée décide que les municipalités mettront en vente les 400 millions de biens nationaux et leur vente aux enchères.

En septembre, le Conseil général de Sanary vend la maison curiale de la rue Clastre et donne une allocation au curé et à ses deux vicaires. Il donne un mois au seigneur de Vintimille pour produire ses titres de propriété concernant le four banal.

Les ventes des biens nationaux de Saint-Nazaire vont se dérouler du 28 mars 1791 au 26 ventôse an VI (16 mars 1798, Archives du Var, Draguignan, Saint-Nazaire, 1Q701) ; elles seront précédées par un inventaire :

28 mars 1791 – terre du prieuré Saint-Jacques d’Ollioules au quartier Mortier. Vignes – au midi et au ponant, le grand chemin ;

11 février 1792 – Maison curiale 90 toises carrées, bûcher de 30 toises carrées, + 50 toises carrées, jardin de 20 toises carrées :

24 ventôse an IV – Chapelle Bon Repos confrontant au nord le chemin public : 4 murailles en très mauvais état, 4 poutres hors service, 2 embrasures de fenêtres barrées en fer, mangées de rouille, un arceau de 49 pierres de taille en très mauvais état (vendue comme bien national le 7 fructidor An IV, à Roch Granet pour 668,10 F) ;

19 prairial an IV – Chapelle des Pénitents blancs. 10 cannes de long, 3 de large, 22 pans de haut, avec appartement et jardin attenant. Cour de 15 cannes carrées (vendue comme bien national le 7 fructidor An IV pour 2.412 F à Antoine Boyer) ;

24 thermidor an IV – chapelle de la confrérie de Sainte Catherine, quartier du Ponant dit de Portissol (vendue comme bien national à Jean-Pierre Martin, le 24 fructidor An IV pour 108 F)  ;

13 fructidor an IV – chapelle de la vierge dite de Pitié, 20 toises (vendue comme bien national et achetée le 29 ventôse An II par le capitaine Ferrante, commandant l’artillerie côtière de Sanary, qui envisage un moment d’en faire son habitation. Elle sert encore de cantonnement aux troupes. Elle est récupérée aussitôt que possible, et remise en état en 1805, en 1808. et on 1811) ;

12 thermidor an IV – Congrégation du Sacré Cœur de Jésus. Chapelle située rue de l’Ancienne boucherie. 8 cannes carrées, avec enclos attenant ;

25 ventôse an VI – Chapelle Saint Roch confrontant au midi et au couchant le chemin public. Deux embrasures de fenêtres barrées en fer par 10 mauvaises barres ; contenance de 2 mètres 1/5 (Vendue comme bien national, elle est achetée par les époux Cadet de Fontenay-Pivot. Rachetée en 1817 par le recteur Deluy, celui-ci la remet au Conseil de Fabrique. Des volontaires l’ont alors réparée. Elle est rendue au culte en 1819) ;

26 ventôse an VI – Domaine de la Vierge Sainte Trinide à trois quart de lieue de Saint Nazaire, chapelle d’une contenance de 5 mètres ¾ (vendue comme bien national, elle est achetée par Jean Pivot-Cadet de Toulon le 5 prairial An VI (24 mai 1798) pour 185 F, puis revendue à Antoine Soleillet de Sanary, le 15 brumaire An VII le 1er novembre 1798 pour 300F).

(à suivre)

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud, 1961).

-212e livraison :  NOTRE-DAME DE LA GARDE

PROMENADE DE LA CORNICHE

VALLON DES AUFFES (cliché Roger-Viollet – Le vallon des Auffes)

Du haut du viaduc qui le franchit en trois enjambées, le vallon des Auffes apparaît comme un diorama offrant la vision d’un ancien petit port pêcheur de la rive provençale. Un acte notarié du 13 mai 1311 lui donna le nom de Vallon den Garnier (« Vallon de monsieur Garnier »). On le trouve ensuite appelé « Vallon des Innocents » et « Vallon du Roy ». Le nom des Auffes lui fut octroyé à partir de 1717. Depuis cette époque, en effet, les maîtres aufiers (du provençal aufo : « sparterie ») avaient choisi cet endroit pour y faire séjourner leurs spartes et les rendre plus flexibles. Une rue de la vieille ville, dans laquelle ils tenaient boutique, portait également leur nom.

(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES

1141 – 18 mai :

1. CONFIRMATION D’UNE ENTENTE FAITE ENTRE LE CHAPITRE ET LE SEIGNEUR D’ALLAUCH – D’après un premier accord conclu le 20 août 1130 par lequel le Chapitre de l’église de la Major, qui venait d’acheter à leur châtelain un certain nombre de terres situées dans la « villa » d’Allauch et dans les environs, resta seigneur du lieu et garda la majorité des droits (notamment ceux d’échange de vins et de récolte de vermillon) et le châtelain, tout en gardant ses prérogatives, devenait son subordonné ou mieux son vassal. La confirmation officielle de l’entente fut consacrée par la Bulle du pape Innocent III en date du 18 mai 1141 qui ne distingue pas encore les biens des chanoines de ceux de l’évêque (Louis Ardissonne, 1981, p.21).

2. [Albanès, Chevalier : Acte du pape Innocent II, confirmant les possessions de l’église de Marseille]

3. [G. Démians d’Archimbaud 1986 p. 588 n. 110 : Le privilège d’Innocent II confirme à l’évêque de Marseille le Castrum de Mayranegas] (Même confirmation en 1146. En 1153 confirmation de la villa et du castrum Meynarguette ; vers 1200 le castrum de Maureneguetis dépend de l’évêché de Marseille dont celui-ci ne se défera qu’en 1254 en faveur d’H. Raynaud, tout en gardant majus dominium et seignouriam. Raynaud se voit retiré ce fief en 1255, réf. G. Démians d’Archimbaud, id.).

               …Partem quam habes in castro de Pennis , Castrum de Mayranegas (Meinarguettes), Castrum de Melna (Méounes ou Molne), Castrum de Auroneves (Orves), Castrum de Bauceto (Le Beausset). Partem tuam de castro Evene (Evenos),…

[H. Ribot : Suivant la logique de la réforme grégorienne, les papes confirmant les possessions de l’église de Marseille en 1141, 1146, 1148 et 1153 (Albanès, Chevalier : acte daté du 18 mai 1141 du pape Innocent II ; G. Démians d’Archimbaud 1986 p. 588 n. 110 ; même confirmation en 1146 et en 1153. Albanès, Chevalier : Acte n° 147 du pape Eugène III daté du 16 avril 1148), il fallut le 10 janvier 1151 tracer pour la première fois les limites du Castellet, qui restait aux vicomtes, et du Beausset, seigneurie appartenant dorénavant à l’évêque (Voir Cahiers du Patrimoine Ouest-varois, n° 2 : regards sur un terroir – Le Castellet).]

4. Acte n° 232, cartulaire de Montrieux, Guigue de Forcalquier et son frère Amiel donnent à Montrieux tous leurs droits dans les limites du monastère. [Boyer R., p. 626; acte non retranscrit dans le cartulaire de Montrieux : Riéu-Fré – Sur le conseil de Guillaume, évêque de Toulon, et de Geoffroy et Foulques, seigneurs de Solliès, Guigue de Forcalquier et son frère Amiel donnent aux moines de montrieux (de Monte Rivulorum) tous leurs droits sur les terres situées dans les limites du monastère, contre rétribution de 60 sous. La tradition s’est faite cum baculo. Témoins :] episcopus Tholonensis ; Gaufre -1141 – 18 mai : Privilège du pape Innocent III confirmant l’église de Marseille dans ses possession, 18 mai 1141 (Gallia Chr. Nov., n 146, p. 67).

-La possession de Château-Gombert fut confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Eugène III, de 1148. Le territoire de Château-Gombert faisait anciennement partie de celui d’Allauch (Podium quod Castellum Gumberti vocatur).

-Ners, ancien château fortifié, aujourd’hui en ruines, dans le bois de Péchauri, commune  d’Allauch. Castrum Nercii, 18 mai 1141 (bulle d’innocent II, arch. de l’Evêché).

-Le château de Saint- Julien fut attribué à l’évêque de Marseille par la bulle d’innocent II, du 18 mai 1141.

1152 – 18 mai : Aliénor d’Aquitaine épouse Henri Plantagenêt, roi d’Angleterre – Huit semaines après l’annulation de son premier mariage avec le roi de France Louis VII, la duchesse Aliénor d’Aquitaine épouse à Poitiers, Henri Plantagenêt. Tous deux seront couronnés roi et reine d’Angleterre le 19 décembre 1154. Le couple aura cinq fils et trois filles. Cette union provoquera des guerres sans fin entre la France et l’Angleterre.

1278 – 18 mai : Arbitrage de l’évêque de Toulon entre les prieurs de Six-Fours et de Saint-Laurent d’Ollioules – Toulon, 18 mai 1278 – Arbitrage de l’évêque de Toulon entre les prieurs de Six-Fours et de Saint-Laurent d’Ollioules (inter priori prioratus de Sexfurnis, et priorem Sancti Laurentii de Oliolis, au sujet de leur contestation des dîmes portées à l’acte 230 du 8 juin 1268 (Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. V, Toulon,).

1292 – 18 mai : Le Val de Serra est mentionné  dans une charte aux archives mu­nicipales de Marseille). Val de Serre : lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Bon- Secours.

1388 – 18 mai : Les Pennes se rallie à l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le 18 mai 1388 à Marie de Blois, régente de Louis II d’Anou. Durant toute la guerre, la garnison était commandée par Guillaume II Roger de Baufort, qui suivait le sénéchal de Beaucaire Engerrand d’Eudin. Mais, bien que la place soit tenue par le sénéchal de Beaufort, la communauté des Pennes adhère à l’Union d’Aix (1382-1387), soutenant Charles de Duras. Elle fait même partie des plus fidèles et maintient son soutien même après la reddition d’Aix.

1720 – 18 mai : Passage à Toulon de la princesse de Modène, fille du Régent (Archives de Toulon – Livre vert).

1721 – 18 mai : LA PESTE EN PROVENCE- A Marseille, blocus sur mer afin d’empêcher la peste de se répandre en Provence (André Maurice – La peste à Marseille).

1767 – 18 mai : Cérémonie de plantation d’une croix sur le chemin de Saint Roch à Sanary. La Sainte Croix, « signe de notre Rédemption », ayant été renversée par un violent orage, les habitants demandèrent qu’elle fût rétablie. Le conseil de Sanary décida de la replanter au cours d’une cérémonie qui se déroula le 18 mai 1767. Comme dans d’autres communes, un père prêcheur, ici ce fut un dénommé Lieutaud, vint à cette occasion disposer les fidèles par ses prônes à célébrer dignement cette fête religieuse. Cette croix fut plantée à l’emplacement de ce qui est aujourd’hui l’ancien cimetière. Le chemin menant à Saint Roch prit alors le nom de Chemin de la Croix (B. Rotger, 1984).

1772 – 18 mai :

1. la Castillone (archives de la Major). La Bastidone – bastide, quartier d’Eoures, commune de Marseille (dénommée La Bastidone aux archives de la Major le 23 février 1618)

2. Le Plan – lieu-dit, commune de Marseille, quartier d’Eoures, 18 mai 1772 (registre aux archives de la Major).

1774 – 18 mai : La souveraine cour du Parlement de Provence prescrit de faire prêter aux habitants le serment de fidélité au roi. Ce serment fut prêté à Sanary le 5 juin sur les Evangiles, tout le monde à genoux, tandis que le juge lisait les paroles suivantes :] « Nous jurons, promettons solennellement fidélité et obéissance à Louis XVI du nom, petit-fils de Louis XV de très heureuse mémoire, vrai et légitime roi et souverain seigneur et maître par serment et imposition de nos mains sur les Saints Evangiles, promettant de vouloir vivre et mourir à l’inviolable fidélité à la couronne. » Après quoi, accompagnés de tambours et criant « Vive le Roi Louis XVI ! » [, les assistants se rendirent aux carrefours du bourg. Au cours de la cérémonie, le Maire avait prononcé un discours rappelant la mémoire de Louis XV, le Bien-aimé. Cérémonie funèbre à la mémoire de Louis XV le lendemain, daté 6 juin 1774 (Rotger B., 1984, p. 253).

-1787 – 18 mai : APRES LA DISGRÂCE DE CALONNE –  Brienne mis à la tête du conseil des Finances après la disgrâce de Calonne. Loménie de Brienne nommé chef du conseil royal des Finances. Dissolution de l’assemblée des notables (Pierre Goubert).

1793 – 18 mai :

1/ CARTEAUX GAGNE GRENOBLE – Sans doute satisfait de lui-même, le 18 mai 1793, car il vient de recruter un nombre important de volontaires pour l’armée des Alpes, le général Carteaux prévint les corps intéressés du transfert à Grenoble de son bureau central à dater du 22 mai, « les intérêts de la République et les biens du service exigeant ce changement » (Archives départementales de la Drôme, L 563).

2. CONSEQUENCES ECONOMIQUES D’UN IMPORTANT ORAGE SUR LE BEAUSSET – 18 mai, un orage épouvantable accompagné de pluies très importantes a endommagé une partie du terroir beaussétan. A tel point qu’une commission municipale de six membres est chargée d’estimer les dégâts, afin d’obtenir un dégrèvement de charges proportionnel aux dommages subis par les plus malchanceux des beaussétans (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1795 – 18 mai (29 floréal) :

1. MOUVEMENT DE REVOLTE A L’ARSENAL DE TOULON – Le 29 floréal : la commission municipale de Toulon allant se réunir, un de ses membres annonce qu’il vient d’entendre battre « l’assemblée » et qu’il y a du mouvement à l’Arsenal. Brunel aussitôt informé court à l’Arsenal et y trouve une foule immense d’ouvriers armés de sabres, de pistolets, de fusils, qui sortent en criant : Vive la République, Vive la Convention, guerre- aux émigrés ! Pendant que le représentant, le général Colaud, des officiers municipaux, les invitent à rentrer dans l’arsenal et à déposer les armes, des citoyens armés montent dans la salle du conseil et demandent des drapeaux tricolores. Les clefs leur sont refusées. Les conseillers prônent la tranquillité et le devoir, secondant le représentant du peuple qui, sur la place d’ar­mes, essaie en vain de calmer les excités. Des détachements vont chercher des canons à Ste-Ursule pour les placer dans les avenues. Chez le représentant se réunissent le Commandant de la place et les officiers généraux. Une pétition leur demande l’élargissement de certains détenus et l’organisation d’une garde nationale. La municipalité émettant des réserves sur la liste des suspects à élargir, Brunel et les généraux, excédés, proposent de rendre la liberté à ces citoyens et d’exercer sur eux une surveillance attentive.  Pendant que Colaud prend, avec peine, le chemin du fort Lamalgue, Brunel, rentré dans sa chambre, s’y enferme et se suicide. C’est du moins la version officielle de sa mort, corroborée par les actes d’état civil à Tou­lon. A-t-il été désespéré de n’avoir pu empêcher les émeutiers d’enlever les armes à 1’Arsenal et d’avoir été forcé de signer un arrêté pour la mise en liberté des terroristes détenus ?  Niou qui, à cinq heures du soir, a, de l’escadre, regagné à terre la maison des représentants du peuple, rue des Chaudronniers, où se trouvaient Brunel, le général Bizanet, le commissaire des guerres Viriville, a-t-il eu une parole de blâme ? Nul ne le saura sans doute jamais. Le récit de sa mort indique seulement que sur les sept heures il est monté au second, dans son appartement où l’attendaient sa mère, Mlle Maignier, son secrétaire particulier François Thourel et le citoyen Crassous, secrétaire d’état-major, qu’il est passé, sous prétexte de se changer, de sa chambre dans son cabinet, s’y est enfermé et s’est tué d’un coup de feu. Le Cen Mège officier de santé chargé de constater le décès conclut à la mort par un coup de feu à la tête que le défunt s’est tiré lui-même. Note : Mège Jean Baptiste – Né à Toulon le 27 mai 175.4, y décède le 27 janvier 1821 – Chirurgien en chef de la Marine après avoir servi neuf ans à l’hôpital militaire de Toulon. Officier municipal en 1790-1791 – Membre du directoire du District (1790) Emprisonné sur le Thémistocle pendant la rébellion.

Le 29 floréal III (18 mai 1795), à 12 h 45, les ouvriers de l’arsenal de Toulon se portent en nombre à la salle d’armes et s’emparent d fusils et de pistolets. Face à la troupe régulière, il y a désormais à Toulon 6 à 8 000 émeutiers jacobins armés. Les généraux Bizanet et Collaud veulent intervenir militairement mais le représentant Brunal s’y oppose, car il pense pouvoir raisonner les émeutiers. Sous la pression, les représentants sont obligés de prendre un arrêté libérant les prisonniers détenus au fort Lamalgue, le transfert des onze émigrés à Grasse et l’organisation de la garde nationale suspendue à Toulon depuis 1793 (Le représentant en mission Brunel se suicidera immédiatement après.).

2. RETOUR D’UN EMIGRE – michel Vincent, ménager. Délégué à l’assemblée générale sectionnaire de Toulon en août 1793. Citoyen de La Seyne émigré. A fui à Porto-Ferrajo sur un bateau génois. Rentré le 29 floréal an III avec ses cinq enfants (Louis Baudoin, 1965).

1797 – 18 mai (29 floréal an V) : UN PIRATE BARBARESQUE ATTAQUE UN NAVIRE MARCHAND AU LARGE DES ÎLES D’HYERES – A la date du 29 floréal de l’an V (1797), le navire Notre-Dame-de-la-vigie, commandé par un Génois, le capitaine Decau, transportant 1.400 quintaux de chanvre à destination de la France s’était trouvé, vers deux heures de l’après-midi, dans les parages des îles d’Hyères lorsqu’il avait été attaqué par un corsaire barbaresque. Après une belle attitude de son commandant, la Notre-Dame-de-la-vigie réussissait à se réfugier sous la protection de la côte, à proximité de la Tour-Fondue de Giens. Grâce au secours apporté par des pêcheurs du lieu, le bâtiment parvenait finalement en rade de Toulon où le bureau de la Santé le mettait dans l’obligation de faire une quarantaine dont il sera libéré le 2 messidor. Il débarqua au lazaret de Cépet sa précieuse cargaison providentiellement sauvée (Louis Baudoin, 1965, p. 405-406. Les pêcheurs de la Tour-Fondue qui avaient si bien contribué au sauvetage de ce bateau furent récompensés par l’armateur, un Suisse nommé Joseph Vadespil. Mais ce dernier réclama, de son côté, la prime qui avait été promise par les autorités de Toulon pour le sauvetage et l’acheminement à bon port d’une denrée particulièrement indispensable à la marine ; le citoyen Vadespil insista en vain pendant deux ans pour l’obtenir. Ne recevant pas satisfaction, il se décida à présenter une pétition au ministre de la Marine afin d’être dédommagé des débours et du temps perdu pour la liquidation de cette affaire. La pétition en cause fut transmise au ministre par les administra­teurs du canton d’Ollioules où séjournait alors le citoyen Vadespil ; c’était le 3 pluviôse an VIII. A cette requête fut annexée l’attestation suivante : ATTESTATION « Moi, soussigné, certifie avoir vu le dit équipage de Notre-Dame-de-la-vigie à l’isle de Porquerolles où j’étais, à cette époque, avec les citoyens Baudin et Roubeau tous les deux sergents de la lre compagnie des canonniers de Marseille, habitant La Seyne près Toulon. » « Signé : Cambépèdes, sergent de la dite compagnie. » « Vu par nous, administrateurs municipaux du canton d’Ollioules, département du Var, dans la mairie d’Ollioules, le 3 pluviôse an VIII, de la République française, une et indivisible. » « Signé : Méline, Imbert, Julien. » Vu par le commissaire du gouvernement.).

1798 – 18 mai (29 floréal) : EXPEDITION d’EGYPTE – Jusque-là, les conditions atmosphériques ne s’étaient montrées guère favorables aux desseins des Français lorsque le 18 mai, par un effet providentiel, les vents qui depuis une semaine soufflaient avec force de l’est passèrent, au cours de ce même jour, au mistral en fraîchissant avec rapidité. Ce changement fut salué avec une immense joie par tout le monde, par la marine et par l’armée. Le jour-même, la division navale Decrès appareille avec le Spartiate et l’Aquilon, gagnant le large (Louis Baudoin, 1965, p. 415).

1799 – 18 mai (23 floréal An VII) – un corsaire battant pavillon anglais EST PRIS DEVANT LA CIOTAT – Le 23 floréal An VII (18 mai 1799), les frères Cuzin de La Ciotat, sur leur barque de pêche le “Pierre” (les saints étant encore supprimés à cette époque), attaquent et prennent près de l’île Verte, un corsaire battant pavillon anglais qui s’était emparé de trois navires chargés de blé. En ramenant leur prise et le chargement de blé, ils reçoivent les félicitations de la municipalité car la ville manquait de grain, mais ont bien des déboires ensuite avec la Marine car ils n’avaient pas de Lettre de Marque.

1804 – 18 mai : Sénatus-consulte établissant l’empire et promulguant la Constitution de l’an XII (Jean-Charles Volkmann).

1815 – 18 mai :

1. LES DEFENSES DE LA PRESQU’ÎLE DE BALAGUIER – La défense de la presqu’île de Balaguier qui a joué un rôle si important durant la campagne de 1793 et qui couvre aussi la petite rade, la ville de La Seyne et son rivage oriental, comportait en premier lieu le fort Caire, édifié en 1812-13 sur l’emplacement de l’ouvrage anglais Mulgrave de 1793 ; ensuite les batteries annexes De-Grasse et Saint-Charles appuyant les forts permanents et anciens de l’Eguillette et de la Tour-de-Balaguier. Cet ensemble se reliant à la défense de Saint-Mandrier par un camp fortifié établi sur l’isthme des Sablettes. Mais, pour garnir tout cela, on disposait de fort peu de troupes (artillerie et infanterie). L’essentiel de ces dernières était le 17e régiment de marche d’infanterie de marine, formé le 18 mai 1815 par des marins en provenance des équipages de haut-bord et comptant six cents hommes. Son colonel était le capitaine de vaisseau Martinenq. A ce régiment s’ajoutaient les deux bataillons du 2e d’artillerie de marine à effectif complet. Ces formations étaient renforcées par des détachements de douaniers, gardes   nationaux, garde-côtes et mobilisés divers. Les autres troupes dont disposait le commandement se trouvaient affectées à d’autres secteurs du camp retranché ; en outre, il avait fallu fournir des contingents à d’autres points de la côte, aux îles d’Hyères, etc., sans compter les unités envoyées à l’armée de Belgique et autres places fortes. Le 3e bataillon d’artillerie de marine, par exemple, était parti pour l’armée des Alpes le 11 mai ainsi que le 58e d’infanterie dont seul un petit dépôt restait à La Seyne, logé à l’ancien séminaire. L’amiral-gouverneur disposa ses forces de la façon suivante : Le 17e de marine, commandé par le capitaine de vaisseau Martinenq (Louis Baudoin, 1965, p. 452), s’installa au camp des Sablettes de manière à garantir la côte contre toute tentative de débarquement ennemi ; cette unité soutenue par les formations du 2e d’artillerie de marine tenant solidement les ouvrages de Balaguier et ceux de la presqu’île de Cépet, la redoute de Saint-Elme comprise. La sécurité et la police des deux rades étaient assurées par la frégate La-Dryade et par de petits bâtiments armés en batteries flottantes. Les gardes nationaux, garde-côtes et douaniers furent, dans la mesure du possible, employés dans des fortins, postes et vigies du littoral ; au cap Cépet, à Cavalas, à Marégau, à la Verne, à Fabrégas, à Sicié et au Brusc (Louis Baudoin, 1965, p. 451-452).

2. ELECTIONS POUR LA CHAMBRE DES REPRESENTANTS. En vue de désigner les députés de l’arrondissement de Toulon devant élire les représentants du département du Var à la Chambre nationale des représentants, à Paris, des scrutateurs seynois furent nommés pour faire partie du bureau provisoire du collège électoral. Ce furent les sieurs Paul Laurent, capitaine au 1er régiment d’artil­lerie, et Etienne Jean fils, propriétaires à La Seyne, résidant tous deux dans la commune (Louis Baudoin, 1965, p. 451).

1834 – 18 mai : La Municipalité de Sanary dut procéder à la nomination d’un instituteur pour l’École Élémentaire Publique, et délibéra aussi pour désigner les 25 élèves de familles nécessiteuses dont les enfants seraient dispensés de payer la rétribution mensuelle, daté du 18 Mai 1834 (Rotger B., 1984, p. 382-383) Ce furent: BERNARD Victor Alexandre et SAURIN Joseph Hypolite. On délibéra aussi pour désigner les 25 élèves de familles nécessiteuses dont les enfants seraient dispensés de payer la rétribution mensuelle. Voici les noms de ceux retenus : HURAND Joseph Anicet, SIMEON Félix (enfant trouvé) élevé par Marie DANIEL, CAPELLE Marius, REYNAUD Antoine, BOYER Joseph, BOYER Nazaire, CA Y Jean-Baptiste, SAUV AIRE Laurent, SICARD Pierre, et André, ARNOUX Jean-Baptiste, BARBAROUX Antoine, VILLOCROZE Barthélémi, ROLLAND Casimir, DELUY Nazaire, TROUBAS Joseph, TOUSSAINT (enfant trouvé, nourri par Marie Pascale BRUN), FLANDRIN Théodore et Nicolas, BLANC Alexandre, GIRAUD François, ESPANET Victor, FIGON Jean-Bap­tiste, LAN Louis, DECUGIS François.

1852 – 18 Mai (fol. 19v). Chapelle, cimetière et dépendances au hameau des Pomets ; questions de propriétés et d’administration s’y rattachant — Adoption du procès-verbal. — Démission donnée par M. Auban des fonctions de conseiller municipal. — Bureau de Bienfaisance : avis favorable à l’approbation 1°) du compte administratif pour 1851 ; 2°) du règlement définitif du budget de 1852 ; 3°) chapitres additionnels au budget de 1852 ; 4°) budget de 1853. — Avis favorable à l’approbation du budget du Mont de Piété pour 1853. — Avis favorable à l’approbation des comptes et budgets des églises. — Chapelle, cimetière et dépendances au hameau des Pomets ; questions de propriétés et d’administration s’y rattachant. — Approbation des comptes des œuvres de charité de la ville pour 1851. — Assainissement de l’Eygoutier ; construction d’un tunnel sur la dite rivière ; vote d’un crédit de 20.000 fr. — Rapport de la Commission chargée d’examiner le rapport sur le procès-verbal d’enquête sur le plan d’alignement (Délibérations du Conseil municipal de Toulon, D. 38 — Registre 24 X 39 cm. — 205 feuillets).

1877 – 18 mai : MARSEILLE – Joseph BONNAUD Fils, fabricant de pipes en terre, n°4 Pont de Vivaux, dépose la marque suivante qu’il appose sur les pipes de sa fabrication : BONNAUD J. MARSEILLE.

1891 – 18 mai : Louis Clément  – Naissance à Saint-Véran (Saône et Loire) de Louis Clément, futur maire de Saint-Mandrier (Ken Nicolas, vol. 1).

1897 – 18 au 23 mai : ENCORE ET TOUJOURS LES PRUD’HOMIES DE PÊCHE – Les Prud’homies défendent jalousement leurs prérogatives en protégeant leurs eaux et en faisant respecter leurs règlements, daté du 18 mai et 23 mai 1897, Par échange de lettres les Prudhomies de la Seyne et de Six-Fours se rappellent mutuellement leurs règlements locaux sous peine de poursuites (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 81-83).

1900 – 18 mai : Engins de pêche et réglementation. Extraits des règlements prud’homaux, de 1829 à 2001 – Thonaire (AG Bandol, 24 juillet 1849 et 18 mai 1900) : 120 à 200 brasses et 100 mailles de hauteur ; filet utilisé en Méditerranée pour la capture du thon (Calabre 1061, Sicile 1176) mais interdiction communautaire à partir du 1er janvier 2002. – Sardinal (AG Bandol, 18 mai 1900) : filet droit destiné à la capture de la sardine, long de 220 brasses max. Chevrotière / drague / petit gangui pour poissons, oursins, crevettes (AG Bandol, 18 mai 1900, 12 février 1961, 12 octobre 1984 : caractéristiques définies par l’Arrêté du 19 décembre 1994 (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 25 et suiv.).

1909 – 18 mai : Décès du compositeur espagnol Isaac Albeniz.

Dans ma discothèque :

“Iberia”, 9 impressions pour piano. Aliocia de Larrocha, piano, Aurophon, GEMA AU 71001 LC 7709, 1 CD DDD, 1992

 « Layenda », « Sevilla », Andres Segovia, guitare, MCA records International, MAP/S 1950, 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, 1968.

1914 – 18 mai : Victoire de la gauche aux élections législatives françaises.

1915 – 18 mai : LE GOUVERNEMENT ANGLAIS AUTORISE L’EMPLOI DE L’ARME CHIMIQUE. Alors qu’en France, le Président de la République Raymond Poincaré inaugure à Paris l’exposition des œuvres d’artistes français tués, blessés et prisonniers, dans la salle du Jeu de Paume aux Tuileries, en Angleterre, après de longs débats, le gouvernement britannique donne l’autorisation à ses troupes d’utiliser l’arme chimique. Deux compagnies spécialisées sont créées. Le même jour, près de Neuville-Saint-Vaast, a lieu la première intervention opérationnelle de la nouvelle compagnie française de lance-flammes, ce qui permet de poursuivre la conquête de la partie Nord du village et d’enlever  plusieurs groupes de maisons.

1916 – 18 mai : SUR LE FRONT ITALIEN ET A VERDUN

1. Sur le front austro-italien : Alors que les troupes italiennes sont menacées dans le Trentin, un appel est lancé à la Russie afin qu’elle entre en action pour attirer les divisions austro-hongroises et soulager le front italien.

2. Sur le front français : Première victoire homologuée d’un pilote de l’escadrille La Fayette, l’américain Kiffin Rockwell.

3. A Verdun, les 16, 17 et 18 mai, on assiste à des préparations d’artillerie simultanées de part et d’autre en vue de grandes offensives. En rive droite,un violent duel d’artillerie s’engage entre les canons français et allemands, qui ira croissant de jours en jours. En effet, les Français préparent l’attaque du fort de Douaumont pour tenter de le reprendre et les Allemands préparent l’attaque du fort de Vaux. En rive gauche, chaque jour, le canon français tire trop court et massacre ses fantassins, la 4e compagnie du 296e R.I. le 16 mai, les 21e et 24e compagnies du 296e le 17, les Zouaves qui montent en ligne le 18. Le 18 au matin, le 3e mixte Z.T. part à l’attaque au nord-est de la cote 304. Il parvient à reprendre la crête à 11 h. A 11 h 30, l’artillerie allemande déclenche en représailles un violent pilonnage des positions qu’elle vient de perdre. A 17 h, une importante contre-attaque allemande est lancée mais elle est repoussée. Le 3e mixte est parvenu à tenir ses positions mais ses pertes ont été très lourdes. Les compagnies ont été hachées, l’une d’entre elles qui comptait 180 hommes le matin, n’a plus que 19 combattants le soir.

1917 – 18 mai :

1. A Paris, grève des midinettes [couturières].

2. Russie, Léon Trotsky arrive à Petrograd.

1918 – 18 mai :

1. Dernier raid de bombardiers (avions et dirigeables) allemands au-dessus de l’Angleterre.

2. GREVES PARISIENNES – La CGT et ses organisations, le CDS, les élus socialistes autant de forces interagissent dans la grève parisienne de mai 1918 sans que pour autant aucune ne soit facteur décisif, ni du déclenchement de la grève, ni de son déroulement, ni de son issue. La grève de mai 1918 atteste certes une crise et des conflits des stratégies ouvrières, mais tout autant elle révèle les forces profondes au travail depuis le début de la guerre. Ainsi l’incapacité des militants des syndicats des Métaux de la Seine à assumer la grève recoupe leur sociabilité du triangle République- Bastille-Belleville et leur vieillissement31. Leur absence bien réelle aux réunions des grévistes de banlieue est encore reprochée à Leclerc en octobre 1918. Mais la grève des ouvriers des usines de guerre de la Seine nous montre aussi l’impossibilité des métallos parisiens de constituer une avant-garde pendant la guerre. Seule une partie des ouvriers parisiens du bâtiment s’associera au mouvement (Jean-Louis Robert, 1995).

1935 – 18 mai : En réponse à une note du Chef du Quartier de Toulon, la Communauté des patrons pêcheurs du Brusc, dans sa séance du 18 mai 1935, approuve à l’unanimité les points suivants : 1°) … ; 2°) Dans les eaux de la Prud’homie du Brusc, il n’existe aucun parage où les poissons déposent leurs œufs (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 85).

1939 – du 16 au 18 mai : grave accident sur le porte-AVIONS “BEARN” – entraînement des escadrilles du « Béarn » en baie de Douarnenez, et perte d’un bombardier dont le pilote est noyé (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1940 – 18 mai :

1. ORDRE DU JOUR DU GÉNÉRAL GAMELIN (Le Petit Parisien, du samedi 18 mai, publie) :“  “Il faut vaincre !”

“Le général Gamelin, comman­dant en chef, chef de l’état-major général de la défense nationale et commandant en chef des for­ces terrestres, vient d’adresser aux troupes l’ordre du jour suivant :

“Le sort de la Patrie, celui de nos Alliés, les destins du monde dépendent de la bataille en cours.

“Soldats anglais, belges, polo­nais, volontaires étrangers lut­tent à nos côtés. L’aviation britannique s’engage à fond, comme la nôtre.

“Toute troupe qui ne pourrait avancer doit se faire tuer sur place plutôt qu’abandonner la parcelle du sol natal qui lui a été confiée.

“Comme toujours aux heures gra­ves de notre histoire, le mot d’ordre aujourd’hui est : vaincre ou mourir.

“Il faut vaincre”.

               2. ACHAT D’AVIONS : l’OR FRANçAIS PART POUR LES ETATS-UNIS – Embarquement à bord du « Béarn » de 3.880 caisses contenant 194 tonnes d’or fin, valant 9.241.000.000 fr. (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1943 – 18 mai : Prise d’armes à Vichy en l’honneur de l’amiral Estéva et de la mission militaire restée en Tunisie sous l’occupation allemande citée à l’ordre du jour.

1945 – 18 mai : MORT EN DEPORTATION DE LA SEYNOISE MARIE-LOUIS RODRIGUEZ – Quinze Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945 ; parmi eux, RODRIGUEZ Marie Louise (née CŒURDEROY) (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Résistante, née le 27 Février 1885 à Villers-Vermont (Oise), déportée au départ de Paris – gare de l’Est par le convoi du 13 mai 1944 à destination de Ravensbruck, morte en déportation le 18 Mai 1945 au camp de Ravensbrück en Allemagne (Marius Autran, tome 2, 1988, avec des notes de son fils Jean Claude).

1968 – 18 mai : Conclusion du discours prononcé par le général De Gaulle à l’Université de Bucarest, le 18 mai 1968. « en vertu d’un accord conclu il y a trois ans par les deux Gouvernements, vous développez dans vos écoles l’étude de la langue française ; qu’à la suite d’une convention passée l’année dernière entre votre Académie des sciences et notre Centre national de la Recherche les missions scientifiques s’échangent en nombre croissant ; que nos respectifs Commissariats à l’Énergie atomique ont commencé à coopérer ; que, prochainement, sera installé chez vous un centre commun de documentation technique ; que, sans doute, pourra entrer bientôt en application l’arrangement intervenu quant aux visites que les jeunes se rendraient de part et d’autre. Certes, il n’y a là qu’un début et nous pouvons faire ensemble beaucoup mieux. Mais c’est un fait essentiel que les prétextes et les artifices, qui à ces divers égards nous avaient tenus éloignés, sont en train d’être surmontés.

« Jadis, votre pays, constamment menacé dans sa substance, et le mien, aux prises en permanence avec les plus dures rivalités, firent de leurs origines latines le ciment de leur union. Aujourd’hui, portés à s’entraider, d’une part pour rester ce qu’ils sont au sein d’une Europe qui se cherche en sortant du régime des blocs, d’autre part pour faire valoir ce qu’ils ont d’humain et d’efficace dans un monde en pleine gestation, ils remontent tous deux aux mêmes sources dont ils sont issus et grâce auxquelles leurs rimes sont des sœurs. »

 

Je vous souhaite à tous un heureux jeudi, tout en pensant à cet aphorisme de notre regretté Coluche : « Dans les fins de mois, ce qui est le plus dur c’est les trente derniers jours »…

A demain !

Laisser un commentaire

Previous Post
Next Post

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture