ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 17 MAI 2023, 12e ANNÉE (n° 3799)

ILLUSTRATION : trois-mâts-barque de la Marine portugaise dans le port de Porto (cliché H. Ribot du 15 mai 2023).
LES FÊTES :
Le 17 mai, nous fêtons les près de 300 000 Pascal français. Ils doivent leur prénom à saint Pascal, un berger espagnol qui parvint, après avoir essuyé maints refus, à entrer chez les Franciscains comme portier. Remarqué par sa grande humilité, son obéissance et son goût pour la prière, il mourut en 1592.
Le 17 mai est également le jour de la bravade de Saint-Tropez, la plus importante de toutes celles qui sont demeurées. Elle est assurée par un corps lors de la fête du saint patron. En 1941, la tradition s’était maintenue avec une messe dite à l’intention des prisonniers de guerre (Marcel Provence, Calendrier des fêtes provençales, 1942).
Ce 28e jour du mois de floréal était dédié à la buglosse dont le nom vient d’un mot grec signifiant « langue de bœuf » en référence à la forme de ses feuilles.

Porto (suite)
DICTON DU JOUR : « S’il tonne sans grêle à la saint Pascal, ce n’est pas un mal ».
LE MOT DU JOUR se compose de trois traits :
Un aphorisme de Pierre Desproges : « Tout dans la vie est affaire de choix. Cela commence par : la tétine ou le téton ? et cela s’achève par : le chêne ou le sapin ?
Un trait d’humour de Léonard L. Levinson : « Le zigzag est le chemin le plus court pour aller d’un bar à un autre » .
Une observation du regretté John L. Asher (II-5) : « Toutes les chutes sont mauvaises sauf les chutes de reins ».

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Marie-France Schmidt – « Isabelle la Catholique », Perrin, un département d’Edis, 2014, 362 p. Mère de Charles Quint qui lui doit en héritage une Espagne moderne et dominatrice à laquelle la France se heurtera souvent.
NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et autres LIEUX DE SANARY (Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°10 « Regards sur un terroir : Sanary-sur-Mer », 2004 »).
11ème livraison : La Tour de Sanary ou Tour Saint-Nazaire. Située à quelques mètres du rivage sur le quai du port de Sanary, donc en plein centre de la vieille ville, elle occupe la parcelle cadastrale numéro 655, feuille 2, section AB. Ses coordonnées Lambert sont 881,825, et 3096,775, et son altitude 2m, à sa base. Son nom a toujours été Tour Saint-Nazaire car elle a été construite à proximité de l’ancien prieuré. C’est une pièce unique dans l’Ouest toulonnais où se rencontrent peu de vestiges militaires aussi bien conservés de l’époque médiévale. Il y a, nous l’avons écrit plus haut, toute chance pour qu’elle ait été élevée entre 1266 et 1296, après que le comte de Provence eut acquis la possession pleine et entière de Toulon dont il devait assurer la défense. La situation exceptionnelle de Sanary comme port, mais surtout comme lieu de débarquement possible d’un ennemi prenant Toulon à revers, imposa d’emblée la mise en place d’une verrou efficace. La Tour dite Tour Saint-Nazaire répondit à ce soucis ; elle fut attribuée en fief au seigneur d’Ollioules Bertrand III qui joua un rôle de premier plan en Provence entre 1286 et 1315. Les caractéristiques techniques et militaires de sa construction corrobore cette date, tant par la forme des archères que par le type de voûtement. La nature de son implantation, dans les terres gastes d’Ollioules, et près d’un prieuré, interdisait qu’une population sédentaire s’établît à proximité. Aussi ce fut Ollioules qui fut chargés d’en fournir les défenseurs. Ce qui n’alla pas sans mal, puisqu’en 1322, les hommes d’Ollioules demandent à ne pas être tenus de garder à leurs frais, sauf en temps de péril, la tour ou bastide de Sanary, « …turrem sive bastidam Sancti Nazarii… »
Description de la tour Saint-Nazaire : C’est une tour carrée de 22,70 m de hauteur au parapet, 22,10 m à la plateforme supérieure. La longueur du côté est extérieurement de 8 m, et intérieurement de 4,20 m, ce qui fait des murs de 1,90 m d’épaisseur. Elle est divisée intérieurement en trois niveaux.
Le rez-de-chaussée a son niveau bas à 2,16 m au-dessus du niveau de la mer. Il est voûté en plein cintre d’axe est – ouest. La voûte est au niveau 8,35 m. La hauteur de la salle est donc de 6,19 m. L’épaisseur de la voûte est de 0,70 m. Un escalier de pierre, construit sur des demi-arches, et s’appuyant sur les murs nord et ouest permet d’accéder au premier étage. Huit longues meurtrières, droites et à base plongeante, donc des archères, sont percées, deux par côté, à cet étage.
Le premier étage a son niveau bas à 9,05 m. Il est lui-aussi voûté en plein cintre d’axe nord – sud. La voûte est au niveau 14,75 m. L’épaisseur de la voûte est de 0,45 m. La hauteur de la salle est donc de 5,70 m. L’accès au second étage se fait par un escalier de fer, mais se faisait peut-être à l’origine par une échelle. Il a existé une ouverture en forme de porte romane sur le côté sud qui a été bouchée.
Le second étage a son niveau bas à 15,20 m. Il est encore voûté en plein cintre d’axe est-ouest. La voûte est au niveau 20,90 m. Comme la précédente, la hauteur de la salle est de 5,70 m. L’épaisseur de la voûte est de 1,30 m. L’accès à la plateforme se fait par un escalier de bois rejoignant un passage percé dans la voûte avec marches d’escalier incorporé. Huit longues meurtrières, deux par côté, existent à ce niveau. Elles sont adaptées au tir à l’arc. L’arbalète a été interdite par le deuxième concile de Latran de 1139, car trop meurtrière. Cette interdiction a été plus ou moins respectée, mais la généralisation de cette arme n’est apparue qu’au XIVème siècle. Au-dessus des meurtières, il existe toute une série de trous réservés dans la maçonnerie pour faire un pigeonnier. On sait en effet que les pigeons étaient un privilège de seigneur.
La plateforme est au niveau 22,10 m. La sortie de l’escalier est couverte par une construction légère maçonnée mais néanmoins ouverte en sens contraire de la mer d’où venait un danger éventuel. Le parapet de pierre, continu sans merlon, fait 0,60 m de hauteur et autant de largeur. Il a pu exister autrefois des créneaux et des merlons.
L’entrée de la tour se fait par une porte en plein cintre percée dans la face est, mais plus près du côté sud de la salle du rez-de-chaussée, et surmontée, au-dessus des pierres d’encadrement, d’une ouverture carrée. Ces pierres d’encadrement sont à léger bossage. L’apparence générale de la construction est un beau “petit appareil” de pierres calcaires bien taillées. Le fait que cette porte soit au rez-de-chaussée, montre qu’il y avait déjà une difficulté à l’atteindre. On dit en effet que cette tour a été construite sur un récif affleurant que les alluvions de la Reppe ont ultérieurement rattaché à la côte. Il existe néanmoins une porte bouchée au premier étage curieusement située au Sud, côté mer.
Les toutes premières tours de pierre ne comportaient qu’une seule voûte pour soutenir la plateforme. Les niveaux intermédiaires étaient faits de planchers de bois, accessibles par des échelles. L’inconvénient évident était que tout ce bois pouvait être incendié en cas d’attaque. La tour de Sanary, avec ses trois voûtes superposées représentent donc un progrès important qui n’est apparu qu’au milieu du XIIème siècle.
L’alternance des sens de ces voûtes répartissait mieux leur poids sur les murs latéraux. L’accès par des échelles de bois retardait néanmoins la prise des niveaux supérieurs quand les inférieurs étaient atteints.
Le pied de la tour a ensuite été chemisé d’un talus de pierre à fort fruit, ce qui est le signe extérieur de prévention d’attaque par bélier, sape ou mine, techniques utilisées pour faire brèche. Il est donc très probable qu’un hourd de bois à machicoulis pouvait être posé au niveau de la plateforme en cas de nécessité, ce qui confrme les travaux que préconisera Robert de Millet en 1323. Des pierres lâchées depuis ce hourd ricochaient ainsi sur les assaillants qui ne devaient pas disposer d’un grand espace pour se déployer.
(à suivre)
A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud, 1961).
-212e livraison : NOTRE-DAME DE LA GARDE
PROMENADE DE LA CORNICHE
Rappel : L’achèvement du chemin de la Corniche, du vallon de la Fausse Monnaie jusqu’à l’anse des Catalans, fut décidé et compris dans un programme de grands travaux adopté le 23 septembre 1861.
Il fallut envisager la construction de deux viaducs, l’un enjambant la calanque de la Fausse- Monnaie, l’autre le vallon des Auffes. Les travaux coïncidèrent avec la mise en valeur du quartier des Catalans provoquée par la construction du château du Pharo en 1858. Du château du Pharo deux boulevards avaient été ouverts : le boulevard de l’Impératrice (avenue Pasteur), vers le boulevard de la Corderie, et le boulevard de l’Empereur (Charles-Livon), vers le Vieux-Port. Puis fut percée l’énorme masse de rochers urgoniens, appelée « colline Samatan », qui séparait l’extrémité du boulevard de la Corderie et l’anse des Catalans.
Dès lors, la colline de Notre-Dame de la Garde était ceinturée de belles avenues d’où se détachèrent d’autres voies, véritables artérioles qui firent prospérer tout un quartier jusque-là désolé.
En longeant la promenade de la Corniche, depuis sa jonction avec le boulevard de la Corderie jusqu’à la plage du Prado, on trouve des lieux ou des sites qui participent, eux aussi, à l’évocation du Vieux Marseille, dans les anfractuosités et sur les promontoires de cette côte découpée. Ce sont :
LES CATALANS
Le quartier tout neuf des Catalans est construit auprès de la crique Saint-Lambert et d’une plage de sable, devenue un des principaux établissements de bains de mer ; au XVIIIème siècle, des pêcheurs catalans s’y installèrent et lui laissèrent leur nom.
Le « pacte de famille », conclu par Choiseul le 17 août 1761, pendant la guerre de sept ans, entre les Bourbons de France, d’Espagne, de Naples et de Parme, autorisa les marins catalans et napolitains à pêcher librement sur nos côtes et à vendre leur poisson sur nos marchés. Les Catalans en profitèrent aussitôt et prirent possession de la crique de Saint-Lambert au grand détriment des pêcheurs marseillais (cf. p. 94). Ils occupèrent les bâtiments de l’ancien Lazaret ou « Vieilles Infirmeries », désaffectés depuis 1663, le Lazaret ayant été transporté sur la côte nord, au- delà de la porte de la Joliette (cf. p. 271). Les ruines des Vieilles Infirmeries disparurent au milieu du XIXème siècle ; il en reste toutefois une tour à l’entrée de l’établissement de bains de mer. C’est aux Catalans qu’Alexandre Dumas situe les premiers épisodes de son roman « Monte-Cristo »..
(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES
–1212 – 17 mai et 13 octobre : partage de la seigneurie du Tholonée formant la vicomté de Marseille hors de cette ville – Acte 930 du cartulaire de l’abbaye Saint-Victor de Marseille et 954 des Vicomtes portant partage de la seigneurie du Tholonée formant la vicomté de Marseille hors de cette ville entre Roncelin et ses nièces Mabile, femme de Giraud Adémar, et Barrale, femme de Hugues des Baux. Sur les trois lots établis, le sort attribua :
1° à Roncelin, les châteaux de Saint-Marcel, Roquefort, Julhans, Mazaugues, le tiers d’Aubagne ;
2° à Barrale, les châteaux du Castellet, de la Cadière, de Ceyreste et de Seillons, le tiers d’Aubagne ;
3° à Mabile, les châteaux de Gardanne, Roquevaire et Gémenos, le tiers d’Aubagne.
Parmi les témoins, nous trouvons Raynaud de Trets.
Références : de Gérin-Ricard, acte 354: Tholonée de Marseille. B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 110; – C. Bibl. de Capentras, ms. 709, n° 12; – a. Guérard, n°930; IND. Dr Barthélemy, Inventaire… n° 156, du 17 mai 1212.
–1286 – 17 mai : commune de Marseille – Platea de Lumena Moscas, 17 mai 1286 (charte aux archives municipales). Malamousque – lieu-dit, quartier d’Endoume (mention).
–1287 – 17 mai : elevage – Acte 379 du cartulaire de Montrieux, daté du 17 mai 1287 : Méounes – Adalasie, épouse de Guillaume de Méounes, confirme la remise faite par son mari aux chartreux de Montrieux de la somme de 2 sous et 2 deniers sur le cens annuel qu’ils lui versent pour un pâturage à Méounes (Boyer R., 1980, p. 660 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
–1288 – 17 mai : Portus de Domezes, 17 mai 1288 (charte aux archives municipales). Aujourd’hui Endoume – village de la commune de Marseille en 1872. Mention : Le groupe de rochers formant un tout petit archipel devant la corniche sud de Marseille, appelé du nom du quartier Endoume, est attesté sous le nom de Dômes au XIIIe s. (Philippe Rigaud, 2003)
–1322 – 17 mai : mention de Boylhedissa (acte notarié), aujourd’hui La Bouilladisse – hameau de la commune d’Auriol en 1872, canton de Roquevaire, détaché de la commune d’Auriol en 1880 et devenu commune appelée La Bourine jusqu’en 1910 (passum de Leborina 1272)..
–1335 – 17 mai -1339 – 27 janvier : Gilbert de Contobre, devient le 42e abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 35ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier). Gilbert de Contobre devient évêque de Rodez le 27 janv. 1339 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium). Nous le retrouvons en 1335 recevant, sous le nom de Gerbert, l’hommage des habitants de Six-Fours, seigneurie dont il est le seigneur majeur.
–1578 – 17 mai : Marseille, mention de Saint-Lazare (acte aux archives de l’Evêché). Saint-Lazare – faubourg de Marseille, qui a pris son nom d’un établissement religieux ou hospitalier, fondé dans le quartier et connu au 13e s. comme léproserie (Domus S. Lazari de cart, 19 décembre 1269 dans une charte aux archives de la Major). Saint-Lazare était un prieuré dépendant du Chapitre de la cathédrale (1872). L’Hôpital de Saint-Lazare devint la maison des fous en 1692. L’église, dans le 3e arrondissement de Marseille, au no 13 de la rue Saint-Lazare, fut édifiée de 1833 à 1838 suivant les plans des architectes Pascal Costes et Barral.
–1701 – 17 mai : Diverses décisions du conseil d’Ollioules – le Conseil délibère pour l’achat d’une horloge neuve et de vendre la vieille ; d’obliger les hoirs d’Honoré Dusseuil et André Martelly à réparer le porche qui soutient leur maison et tombe en ruine (porche se trouvant à l’entrée de la rue Berthelot, ancienne rue Capoine). Examen de la demande de Joseph Martelly tendant à faire coter comme arrosable sa pièce de terre au quartier des Pastours, qui a toujours été irriguée (E . Castellan, 1937, p. 98).
–1703 – 17 mai : Les élections du nouveau conseil d’Ollioules ayant donné lieu à des contestations, le Conseil délibère de défendre sur l’assignation devant le Parlement d’Hyacinthe Martelly, Joseph Bonnonaud et Antoine Foulcou, en annulation d’élection du nouvel Etat (E . Castellan, 1937, p. 102).
–1711 – 17 mai : Ollioules – Désignation d’experts afin d’établir un nouveau cadastre. Le sieur Bernier est chargé de rechercher les biens ecclésiastiques vendus sans application des taxes depuis 1690 ; ceci après que le Roi se soit aperçu qu’en Provence les taxes prélevées sur ces ventes étaient insignifiantes et que de ce fait certaines s’y étaient soustraites (E . Castellan, 1937).
–1721 – 17 mai : LA PESTE EN PROVENCE – A Marseille, il est interdit de sortir de la ville sous peine de mort (André Maurice – La peste à Marseille, BT, n° 945, décembre 1983, CEL Cannes).
–1762 – 17 mai : un seynois et un sanaryen pratiquent la « Course » tantôt pour les Turcs, tantôt pour les Français – Le 17 mai 1762, un ordre émanant de M. de Vergennes, ambassadeur du Roi à Constantinople, prescrit l’arrestation du sieur Béguin, de La Seyne, et celle du sieur Granet, de Saint-Nazaire, lesquels embarqués sur le bateau « La Canarie », commandé par un Napolitain, pratiquaient la « Course » tantôt pour le compte des Turcs, tantôt sous pavillon français. En outre, ces individus avaient pris part au pillage d’une bombarde danoise, acte qui aurait suscité de graves ennuis au gouvernement français si ce dernier n’avait pris la décision d’indemniser les armateurs victimes de cette piraterie (Louis Baudoin, 1965).
–1780 – 17 mai : Mention des Caillols ou la Coste (registre aux archives de la Major). Les Caillols – village de Marseille en 1872. La Bastide des Cailhoux, citée le 11 août 1559 (registre aux archives de la Major) appartenait à une famille qui, la première, a défriché ce quartier. Pierre et Thomas Caillol reconnaissaient à la cour de Saint-Marcel une partie des terres qui furent de Jacques de Soleriis (auj. Solliès, Var), 3 octobre 1486 (registre aux archives de l’Evêché) ; c’est là l’origine de ce village, bâti dans une partie de l’ancien territoire de Saint-Marcel qu’on appelait la Soleillade et Camp de Solier.
–1794 – 17 mai (28 floréal an III) : LA FRANCE EST PRÊTE A ENTRER EN BELGIQUE – Le général Jean-Victor Moreau s’empare de Tourcoing, ce qui ouvre la route de la Belgique et de la Hollande aux armées françaises.
–1795 – 17 mai (28 floréal an III) : Insurrection populaire à Toulon – Le 17 mai 1795 (28 floréal), Insurrection populaire à Toulon: les Jacobins reprennent le contrôle de la ville jusqu’au 23 (Yann Fauchois, 2001).
A Toulon, un groupe d’hommes commandés par le beaussétan Portal se dirige vers Solliès, y arrête une dizaine d’émigrés qui sont ramenés à Toulon pour y être incarcérés au fort Lamalgue… Le lendemain, ils sont conduits à Grasse où siège le tribunal criminel. … La foule se porte auprès de la municipalité de Toulon. 500 personnes déposent une pétition en vue d’obtenir la libération des jacobins incarcérés. La municipalité modérée essaie de gagner du temps (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
Il semble, d’après tous les récits que, si les causes immédiates de l’insurrection toulonnaise restent mal définies, il y a eu à sa base deux facteurs dominants : la faim et la peur, exploités probablement par des agitateurs à des fins politiques et terroristes. Au cours de ce soubresaut jacobin contre la réaction thermidorienne – qui précède de deux jours à peine les violences des partis de gauche à la Convention où Féraud est tué
(Note : Féraud Jean né à Arreau, conventionnel, vote la mort du roi – essaie de sauver les Girondins – blessé à l’armée des Pyrénées Orientales- le 9 thermidor, il prend position contre Robespierre. Revient à Paris avant les journées de prairial. Le 1er prairial entre à l’Assemblée très pâle, vêtements en lambeaux, tombe évanoui, il veut empêcher la foule insurgée de rentrer à la Convention. Vient s’interposer pour défendre Boissy d’Anglas qu’on met en joue. Est mortellement blessé d’un coup de pistolet).
Le souci premier des insurgés est de s’opposer au départ de l’escadre dont la présence dans la rade est à la fois un gage de sécurité et d’approvisionnement. Elle partie, [qui garantira le port contre les tractations anglo-royalistes possibles ? Les émigrés ne profiteront-ils pas de son départ pour rentrer en foule ? C’est, dit Masson, pour empêcher le débarquement de 400 d’entre eux que, le 28 floréal, unattroupement d’hommes en armes s’est formé sous l’inspiration de Charbonnier, montagnard fervent, député du Var.
(Note sur Charbonnier : Charbonnier Joseph Christoph) né et mort à Toulon (1753-1808). Directeur des vivres de la marine – élu dans le Var membre de la Convention en 1792 – Vote la mort du roi – Après le 9 thermidor, accusé d’avoir provoqué une insurrection à Toulon dans le but de délivrer les jacobins enfermés au fort St-Jean à Marseille – Amnistié en Brumaire an IV – Reprit ses anciennes fonctions dans la marine.)
L’agitation est à son comble. La commission municipale réunie rédige un procès-verbal relatif à la tranquillité publique : »Le bruit a été répandu, par des femmes venant vendre des fruits et des légumes et qui ont passé la nuit à Solliès et à La Valette, que des émigrés y sont attroupés et en armes, insultant des républicains. Elles prétendent qu’on amène une partie de ces émigrés » (Archives municipales de Toulon, L 68 – D 11). Le rapport précise : Pendant que Terrin, agent national, va avertir des rumeurs le représentant du peuple chez qui la foule amène un nommé Lacoste, soupçonné d’espionnage, des membres de la commission municipale, envoyés aux informations, voient, au milieu d’une affluence considérable, un officier municipal de La Valette amenant onze individus cocarde blanche aux chapeaux. Des représentants de l’autorité suivent la force armée alertée pour prévenir les mouvements de foule, d’autres essaient d’empêcher les voies de fait sur les émigrés transférés à la Malgue où ils arrivent sains et saufs – Le peuple a suivi aux cris de « A bas les émigrés ! Vive la République ! – Terrin et Brunel inquiets se sont dirigés vers l’arsenal mais le calme paraît rétabli et la séance est levée au conseil municipal (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
6 heures (du soir) : une députation demande à la municipalité l’armement des citoyens, Inorganisation d’une garde nationale car le danger semble patent et. l’audace des royalistes grandie, promettant, sous serment, fidélité à la Convention. Le conseil envoie les pétitionnaires au représentant du peuple pour avis. Brunel, en conférence avec quelques officiers de marine essaie de gagner dû temps, allègue qu’il n’a pas qualité pour prendre de pareilles mesures, la surveillance des communes étant dévolue à Guérin, actuellement à Marseille. La séance est levée là dessus. Six membres du conseil municipal s’organisent pour une permanence et un appel est lancé à Guérin lui demandant le maintien du prix du pain malgré le déficit impressionnant de 1 045 520 livres. Masson ajoute que le général Colaud, commandant de la place a fait embarquer pour Grasse les prétendus émigrés et que c’est Baude, juge de paix à Collobrières, qui, sous l’incitation de Charbonnier, aurait réuni les émeutiers (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1798 – 16 mai (27 floréal an VI) :
1. réclamations et pétitions adressées par des individus prévenus d’émigration – Le 27 floréal an VI la commission municipale passe ses séances à délibérer sur des réclamations et pétitions adressées par des individus prévenus d’émigration. Les exécutions sont nombreuses, interrompues un moment par l’arrivée de Bonaparte. Son ordre du jour du 17 mai 1798 – erreur de H. Trojani, c’est le 16 mai -, (29 floréal an VI) est un cri d’indignation contre cette nouvelle terreur : « J’ai appris, citoyens, avec la plus grande douleur, que des vieillards âgés de 70 ou 80 ans, de misérables femmes enceintes ou environnées d’enfants en bas âge, avaient été fusillés comme prévenus d’émigration. Les soldats de la liberté sont-ils devenus des bourreaux ? La pitié qu’ils ont portée jusqu’au milieu des camps serait-elle donc morte dans leurs coeurs ? La loi du 19 fructidor a été une mesure de salut public. Son intention a été d’atteindre les conspirateurs et non de misérables femmes ou des vieillards caducs. Je vous exhorte donc, citoyens, toutes les fois que la loi présentera à votre tribunal des vieillards de plus de 60 ans ou des femmes, de déclarer qu’au milieu des combats vous avez respecté les vieillards et les femmes de vos ennemis. Le militaire qui signe une sentence de mort contre une personne incapable de porter les armes est un lâche ! ». Il reçoit de nombreuses suppliques, obtient l’élargissement de quelques détenus du fort Lamalgue, en embarque avec lui pour l’expédition d’Egypte. Ces embarquements qui prennent l’allure d’une évasion, sont prisés aux point qu’ils donnent lieu à des tentatives de corruption dont les délibérations du conseil municipal nous ont laissé un récit typique qui précise assez exactement l’atmosphère dans laquelle évoluent certains malheureux (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
2. LA FLOTTE BRITANNIQUE EST AU LARGE DU CAP SICIE – Nelson, ayant quitté Gibraltar le 8 mai avec trois vaisseaux et trois frégates, se trouvait à la date du 17 au large du cap Sicié. Des bâtiments marchands, entrés à Toulon à ce moment-là, ainsi que les vigies et les postes de la côte provençale signalaient aux autorités maritimes françaises l’apparition au large de navires suspects. Cependant, pour être exactement fixé, l’amiral Brueys envoya en reconnaissance, dans le sud-ouest de Sicié, le chebeck Pierre. Ce navire reconnut bien la présence de navires anglais mais il fut, malheureusement, capturé au large de Fabrégas par la frégate britannique la Terpsichore ; l’état-major de Brueys ne voyant pas revenir au port le Pierre ne douta plus de la présence de forces navales ennemies dans le golfe de Lion. De son côté, Nelson était informé d’une importante concentration de navires s’opérant à Toulon ; toutefois, il ne put obtenir aucune précision sur sa composition et sur sa destination éventuelle. Il continua à tenir sa croisière dans l’ouest du méridien de Sicié (Louis Baudoin, 1965, p. 414).
–1799 – du 28 mars au 17 mai : LES FRANçAIS DEVANT SAINT-JEAN D’ACRE – En Syrie, Bonaparte fait en vain le siège de Saint-Jean-d’Acre (Pierre Goubert, Initiation…).
–1800 – 17 mai (27 floréal) : CAPTURE D’UN NAVIRE CATALAN A L’OUEST DE L’ÎLE DU ROUVEAU – Le capitaine SARRAZIN, de la cinquième compagnie de canonniers de MARSEILLE, vint rendre compte le 27 Floréal an 9 (17 mai 1800), de la prise qu’il vient de faire.
Voici l’affaire.
L’officier du poste de vigie de La CRIDE lui avait signalé qu’un vaisseau ennemi venait de mouiller à une calanque à l’ouest de l’île du ROUVEAU. Il s’était posté pour capturer avec plus de sûreté des bâtiments français passant dans les parages. Il décida de faire une expédition avec un détachement de la garde nationale de concert avec ses canonniers, dans la nuit à bord de plusieurs bateaux, pour s’emparer de ce corsaire, quarante volontaires de la garde nationale et de marins répondirent à son appel. Ajoutant à ce nombre dix de ses canonniers, après les avoir bien armés ils s’embarquèrent dans deux bateaux l’un de la Madrague du BRUSC, l’autre de la madrague des RAVAUX (Rouveau). Pour donner plus de courage à ses hommes, il s’embarqua lui aussi avec Louis ROUDEN commandent la Garde nationale. Arrivés à l’île des Embiers, ils parcoururent toutes les calanques sans trouver le, corsaire. On passa ensuite dans l’île du ROUVEAU où, vers les cinq heures du matin, on aperçut enfin le corsaire. Il était ancré à terre à la calanque de l’ouest. Aussitôt les hommes firent feu sur lui, ce que voyant l’équipage se jeta à l’eau. Ayant cessé le feu, on n’eut qu’à s’emparer du navire. Quatre hommes suffirent à cela. On fit quinze prisonniers dont un était dangereusement blessé. La prise conduite dans le port, l’équipage fut mis en quarantaine avec les deux marins et les deux canonniers qui avaient conduit la prise pour éviter toute contagion. L’officier de santé en rendit compte aussitôt au Bureau de Santé de TOULON. Les papiers du capitaine prisonnier, après avoir été passés au vinaigre, le préposé à l’Inscription maritime les fit remettre au Préfet maritime à TOULON. Interrogé le capitaine déclara que ce bateau d’origine catalane n’était que la « mouche » d’un plus gros corsaire qui croisait sur nos côtes. Sur le corsaire, se trouvaient un canon de petit calibre, quelques fusils et quelques sabres à deux tranchants.
Plus tard, la commune de SAINT NAZAIRE adressera un certificat élogieux au capitaine SARRAZIN (Rotger B., 1984, p. 334).
–1838 – 17 mai : Décès de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord.
-1861 – 17 mai : George Sand, Le voyage dit du Midi : « 17 mai (vendredi) – SALLE VERTE – « Tems superbe, un peu voilé le matin et même frais, mais très clair et très chaud à midi. Talma vient déjeuner à 11h. Nous partyons à midi pourler voir à Dardenne une très jolie cascade qu’il nous recommande. Un paysan nous y conduit et nous laisse là en nous disant qu’on ne peut pas y descendre. C’est un endroit raviné, arrondi et couvert d’arbres qu’on appelle la salle verte. Nous lui disons bonjour et nous descendons et nous passons quand même le long du rocher au bord de l’eau. Ça n’est pas bien aisé. Enfin j’y arrive et ce n’est pas une merveille que cette salle verte, mais c’est charmant et composé toujours, comme tout ce qui est ici. Ça pose pour le paysagiste, c’est ombragé et frais. Nous flânons un peu au bord de l’eau. La Dardenne est déjà bien diminuée. Nous allons ensuite faire une visite à la vieille dame boiteuse qui nous a si bien reçus l’autre jour Maurice et moi dans son jardin ombragé. Sa maison est une masure à l’extérieur, en dedans c’est bien une espèce de château. Son salon est fort beau et orné de chinoiseries rapportées jadis par son mari267. Nous trouvons là, la vieille dame toquée du moulin d’en haut. Puis vient une dame dévote avec une fillette à cul plat et un petit panier pour recevoir les aumônes. Je ne sais de quelle bonne œuvre il s’agit. La vieille donne avec empressement. Au reste elle est charmante, cette vieille. Elle nous raconte qu’elle a 25 petits-enfants vivants, elle cause très bien, elle a de l’esprit et de l’éducation. Elle s’appelle Mme Bourgarel268 et paraît riche. Elle nous reconduit et nous faisons avec elle le tour de son jardin à colonnes où le soleil ne peut percer la voûte de fleurs et de feuilles étendues partout. C’est tout petit, en terrasse, mais c’est charmant de vétusté et superbe de végétation. Elle nous mène dans la chapelle pour nous faire voir un tableau de maître. C’est une copie assez belle d’un Andrea de Sarte. En sortant elle trempe ses doigts dans l’eau bénite et en présente à Marie qui ne comprend pas. Manceau en prend, furieux au fond269, moi très respectueusement pour la vieille mais ayant fort envie de rire. Enfin j’allais m’en aller en savourant les douceurs de l’incognito puisque l’on m’offrait l’eau bénite lorsqu’arrive une ribambelle de femmes. Je n’ai pas encore vu un seul homme dans les deux maisons, pas même un domestique mâle. Une de ces dames vient à moi en s’écriant : Bonjour, Madame Sand, et toutes les autres d’ouvrir de grands yeux. Cette dame est celle du docteur Auban270 que j’ai rencontrée au Cap Brun, avec lui. Je me sauve et nous rentrons avant six heures. M. Germain arrive, dîne avec nous cause on ne peut mieux et nous faisons de la botanique jusqu’à 1 h 30.11 démontre à merveille et j’en ai plus appris avec lui dans un soir que les livres ne m’en ont encore fait comprendre. J’apprends à analyser les graminées, les euphorbes et surtout la fructification. Il a beaucoup apprécié les chenilles dessinées par Manceau, et a très bien parlé, sur la génération spontanée. »
–1897 – 17 mai : L’ESCADRE DE LA MEDITERRANEE ACCUEILLE UN NOUVEAU BÂTIMENT – Le 17 mai, l’Escadre de la Méditerranée, commandée par le vice-amiral Cavalier de Cuverville, peut enfin accueillir le Jauréguiberry qui remplace, au sein de la 1ère Division, le Marceau détaché en Crète par le commandant en chef , car Grecs et Turcs sont de nouveau en guerre et la situation dans l’île de Crête est très tendue. Il faut rappeler que, conjointement avec la Grande-Bretagne, la Russie, l’Italie et l’Allemagne, la France a envoyé une troupe d’interposition dans ce pays (Gérard Garier).
–1904 – 17 mai : À PORT-VENDRES AVEC LA DIVISION DE RESERVE – Le 17 mai, rompant la monotonie des longs séjours à Toulon, entrecoupés de courtes sorties aux Salins d’Hyères ou d’escapades à Villefranche et Golfe-Juan, la Division de Réserve appareille, cap à l’ouest. Cette sortie la conduit jusqu’à Port-Vendres. Le 3 juin, le Charles Martel revient mouiller à Toulon (Gérard Garier).
–1904 – 17 mai : À La Pallice du 28 avril au 17 mai, les CUIRASSES Carnot et Henri IV procèdent à une expérience de stabilité comparée – Le cuirassé garde-côte Henri IV réarme le 1er avril. Dès cette date, l’Escadre du Nord effectue de nombreux exercices. Alors que le garde-côte est mouillé au Verdon, les canonniers s’entraînent au chargement des pièces. La console d’ouverture d’une des pièces de 274 se bloque, paralysant la moitié de la grosse artillerie. Néanmoins, l’avarie peut être réparée par les moyens du bord et grâce à la compétence des G.F.B. (Surnom acronymique donné familièrement aux canonniers qui, selon le dicton, sont Grands, Forts et Bêtes), le Henri IV retrouve l’intégralité de ses moyens. Lors de l’escale à La Pallice du 28 avril au 17 mai, les Carnot et Henri IV procèdent à une expérience de stabilité comparée, expérience qui confirme ce que tout le monde savait : médiocre stabilité d’un 12.000 tonnes et excellent comportement du garde-côte (Gérard Garier).
–1917 – 17 mai : ACCIDENT A BORD DU SOUS-AMRIN FRANçAIS “Franklin” en veille au large du golfe du Drin. Obligé de plonger par des patrouilleurs, une fausse manoeivre occasionne des explosions accidentelles et des avaries à la suite desquelles il rentre à Brindisi.
-1929 – 17 mai : LE DIRIGEABLE COMMERCIAL ALLEMAND « GRAF ZEPPELIN » EN ESCALE A CUERS – D’un volume de 105 000 m3 et long de 237 m, cette visite du dirigeable allemand eut un grand retentissement. Commandé par le Dr Eckner, ce dirigeable rigide, en route vers l’Amérique, avait dû faire demi-tour sur l’Atlantique pour rentrer en Allemagne en raison d’ennuis sur deux moteurs. Ceux-ci s’aggravèrent par l’arrêt de deux autres alors qu’il remontait la vallée du Rhône contre un fort mistral. Il se dirigea alors vers Cuers avec son moteur restant, seul centre capable de l’accueillir et s’y présenta le 17 mai au soir. Cuers était alors un peu en léthargie avec du personnel peu nombreux : il fallut battre le rappel et demander le renfort du 3e Régiment d’infanterie alpine d’Hyères — pour pouvoir faire atterrir de nuit l’énorme ballon et le mettre en sécurité dans le hangar, sous la direction du capitaine PHILIPPE et de l’officier des équipages POGGI. Le « GRAF ZEPPELIN » resta cinq jours à Cuers, le temps de faire venir des moteurs d’Allemagne et de les monter avec le concours du personnel civil et militaire de la base. Ce séjour coïncidait avec les fêtes de Pentecôte et cette attraction inattendue provoqua une affluence mémorable de curieux, avec des embouteillages de voitures, préfigurant ceux qui ont lieu maintenant tous les soirs à la sortie des ateliers. Etroitement surveillé pendant son séjour, le « GRAF ZEPPELIN » repartit pour l’Allemagne le 23 mai, à la nuit pour ne pas voir le camp retranché de Toulon, et avec à bord le capitaine de corvette HAMON, commandant le centre, et le lieutenant de vaisseau LOIZEL, ancien commandant du « MEDITERRANEE », pour contrôler sa navigation. NOTA. – Une relation détaillée de cette escale peut être trouvée dans le journal « République-Le Provençal » à partir du 2 juin 1960 (DCAN-Toulon – Aéronautique navale de Cuers-Pierrefeu, 1972). Clichés BAN-Cuers et Béziaud.
–1939 – 17 mai :Le plan détaillé de la défense passive pour Toulon et La Seyne est soumis aux représentants de la presse au cours d’une conférence tenue à la Préfecture du Var. La population de Saint-Mandrier est avisée qu’un exercice de défense passive aura lieu dans la commune de La Seyne, donc dans la section, le 17 mai de 21h30 à 23h. Des amendes élevées et peines diverses pourront être infligées à ceux qui ne se conformeront pas aux ordres donnés. Ces exercices étaient pris très ou sérieux, d’autant plus qu’une estacade en bois était en cours de construction sur le plan d’eau de la Base aéronautique. Elle s’étendait en août sur 100m de longueur à l’entrée de la passe (Gisèle Argensse, 1989, p. 208).
–1940 – 17 mai :
1. surveillance du littoral atlantique espagnol – Du 17 au 25 avril, la surveillance du littoral atlantique espagnol fut encore réduite et ramenée à deux chalutiers l’un devant Vigo, l’autre devant Gijon puis du 25 avril au 17 mai la surveillance fut confiée à un seul patrouilleur auxiliaire devant Vigo (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
2. L’ATTITUDE DE L’Italie DONNE DES INQUIETUDES – Depuis le 10 mai, les hostilités ayant commencé dans le nord, 1’attitude de l’Italie donnait des inquiétudes et l’on supposait qu’en cas d’entrée en guerre de leur pays, les bâtiments de commerce italiens à la mer tenteraient de rallier les eaux neutres et, en particulier, les ports espagnols : un dispositif d’interception de ces bâtiments fut donc mis en place.
A ce dispositif devaient participer :
— des bâtiments anglais sous les ordres d’Amiral Gibraltar dont l’autorité était exceptionnellement étendue à l’ensemble des côtes espagnoles
— des bâtiments français devant opérer en liaison avec les bâtiments britanniques et pouvant recevoir des autorités anglaises chargées des procédures de renseignements ou des directives.
Dans la zone des Forces Maritimes de l’Ouest, la surveillance devait être faite par trois avions et un ou deux chalutiers.
La zone de surveillance était divisée en quatre secteurs :
Secteur A : entre les parallèles 41° Nord et 42° 30′ Nord ;
Secteur B : entre le parallèle 42° 30′ Nord et le 315 de La Corogne ;
Secteur C : entre le 315 de La Corogne et le méridien 7° Ouest ;
Secteur D : à l’est du méridien 7° Ouest.
Dès le 17 mai, l’Élan prenait la surveillance dans le secteur A avec le patrouilleur auxiliaire Pomerol (qui se trouvait déjà devant Vigo et devait y rester jusqu’au 19), le Commandant Duboc dans le secteur B, le Chevreuil dans le secteur C et le patrouilleur auxiliaire Médoc dans le secteur D. Mais, le déroulement des opérations dans le nord conduit l’Amirauté à détacher la 2ème escadrille d’avisos aux ordres d’Amiral Nord.
– Le 22 mai, le Commandant Duboc et l’Elan quittent donc leur surveillance pour rallier Brest (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
3. Une seule chose compte : maintenir la France ! – Alors que le maréchal Pétain vient d’être nommé vice-président du Conseil des ministres, le Petit Parisien du vendredi 17 mai publie : « La déclaration du président du Conseil.
« — J’ai peu de mots à vous dire.
“Depuis que la Chambre s’est séparée, l’Allemagne a décidé de jouer son va-tout.
“Elle s’est jetée sur trois peuples libres et, aujourd’hui, elle vise la France au cœur.
“La Belgique de 1914 s’est retrouvée, (Applaudissements.) De nouveau, sa vie va être étroitement mêlée à la nôtre ; nos souffrances seront ses souffrances, ses deuils, nos deuils; un jour, notre joie sera la sienne. (Vifs applaudissements répétés.)
“La Hollande a perdu son sol, mais elle a retrouvé en quelques jours les vertus qui ont fait sa grandeur dans l’Histoire. (Vifs applaudissements.)
“Le régiment des gardes a perdu 80 % de son effectif. Le gouvernement hollandais m’a dit : «Nous sommes à vos côtés avec toutes les ressources de notre empire, jusqu’au bout.» (Vifs applaudissements.)
“Sur la charnière de notre front, l’armée allemande a déchaîné toutes ses forces de destruction. Les voici, tous ces chars d’assaut et tous ces avions, accumulés avec méthode pendant tant d’années grâce aux privations sans nom du peuple allemand et avec l’idée fixe de son chef : la guerre pour abattre la France et dominer l’Europe, puis le monde.
“Hitler veut gagner la guerre en deux mois.
“S’il échoue, il est condamné, et il le sait. C’est pourquoi, après avoir longtemps hésité, après avoir affirmé qu’il laisserait pourrir cette guerre, il a pris son risque.
“Nous avons une parfaite connaissance du péril : nous savons que les jours, les semaines, les mois qui viennent vont forger des siècles d’avenir.
“Ce péril, nous l’abordons unis.
“En France et en Angleterre, depuis quelques jours, tous les partis sont représentés au pouvoir. Ces nations ploutocrates — comme dit le Dr Gœbbels — sont gouvernées par des hommes appartenant à toutes les classes du peuple.
“C’est le jour où tout paraîtrait perdu que le monde verrait de quoi la France est capable. (Vifs applaudissements.)
“Ce n’est pas d’espoirs vagues et ce n’est pas de mots qu’il faut se contenter. Nos soldats se battent. (Vifs applaudissements.) Le sang français coule.
“Ce temps que nous allons vivre n’aura peut-être rien de commun avec celui que nous venons de vivre. Nous serons appelés à prendre des mesures qui auraient paru révolutionnaires hier. Peut-être devrons-nous changer les méthodes, les hommes. (Vifs applaudissements.) Pour toute défaillance le châtiment viendra : la mort. (Vifs applaudissements.)
“Il faut nous forger tout de suite une âme nouvelle. Nous sommes pleins d’espoir; nos vies ne comptent pour rien.
Une seule chose compte : maintenir la France ! (Les députés, debout, applaudissent longuement.) »
4. Victoire du régiment de chars du colonel de Gaulle à Montcornet.
5. Flotte Française, Darlan ordonne aux grands subordonnés de ne pas se rendre aux Allemands (Antier Jean-Jacques – La flotte se saborde Toulon 1942,).
6. Un exercice de défense passive a lieu dans la commune de La Seyne, le 17 mai de 21h30 à 23h. Des amendes élevées et peines diverses pourront être infligées à ceux qui ne se conforment pas aux ordres donnés. Ces exercices sont pris très ou sérieux, d’autant plus qu’une estacade en bois est en cours de construction sur le plan d’eau de la Base aéronautique de Saint-Mandrier. Elle s’étendait en août sur 100m de longueur à l’entrée de la passe (d’après Gisèle Argensse, 1989, p. 208)
7. « L’ouvroir du Bout d’Laine » – Le Journal Officel publie la déclaration d’association de « L’ouvroir du Bout d’Laine » dont le but est de recueillir et de centraliser tous les dons pour venir en aide aux mobilisés. Son siège social se trouve à Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 211).
–1941 – 17 mai : Le 17 mai est traditionnellement le jour de la bravade de Saint-Tropez, la plus importante de toutes celles qui sont demeurées. Elle est assurée par un corps lors de la fête du saint patron. En 1941, la tradition fut maintenue avec une messe dite à l’intention des prisonniers de guerre (Marcel Provence, Calendrier des fêtes provençales, 1942).
–1944 – 17 mai :
1. Décès de Félix Eboué, administrateur colonial et homme politique.
2. M. Spérandéo est tué par une mine sur la route de la Coudourière – A Six-Fours, le 17 mai 1944 à 7h20, M. Spérandéo est tué par une mine sur la route de la Coudourière (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours).
–1946 – 17 mai : France – Nationalisation de toutes les mines de charbon (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1950 – 17 mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 27 avril au 17 mai, La Moqueuse est indisponible à Saigon (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
–1960 – 17 mai : Décès de Jules Supervielle poète et écrivain franco-uruguayen, mort à Paris à l’âge de 76 ans. Inhumé à Oloron-Sainte-Marie, il était officier de la Légion d’honneur et avait reçu le Grand prix de l’Académie française en 1955. Né à Montevideo, il avait perdu ses parents à l’âge de huit mois. D’origine basque, il partagea sa vie entre la France et l’Amérique du Sud. La pampa, les grands espaces et l’océan lui donnèrent très vite une impression de vide et d’isolement. Contemporain des Surréalistes, Supervielle n’a jamais été influencé par leurs productions, préférant suivre sa propre voie. L’écrivain fait très vite le choix d’un vocabulaire simple et clair. Ses premières publications, les « Poèmes de l’humour triste » (1919) et « L’homme de la pampa » (1925), un roman désinvolte et fantaisiste, masquent encore les angoisses du poète. Mais c’est avec « Gravitations », paru en 1925, que l’auteur révèle son style et son originalité. Il a également a écrit des poèmes comme « La fable du monde » ou « Oublieuse mémoire », des contes comme « L’enfant de la haute mer » ou des romans comme « Le voleurs d’enfants » qu’il a d’ailleurs adapté pour le théâtre avec succès et qui fut repris au cinéma en 1991 par Christian de Challonge, avec en vedettes Angela Molina, Virginie Ledoyen Marcello Mastroianni, Michel Piccoli et Gabriele Tinti, décédé en novembre de la même année.
–1966 – 17 mai : MISE EN EXPLOITATION DU CAR-FERRY FRED SCAMARONI – Construit par les FCM de La Seyne, le paquebot car-ferry Fred Scamaroni est mis en exploitation sur la ligne Ajaccio-Marseille. A partir de 1973, ce navire sera rebaptisé tour à tour Nuits Saint-Georges, Lord Sinaï et Al Tara avant de devenir, en 1988, le Salem Express.
–1987 – 17 mai : Michel Platini fait ses adieux au foot-ball.
–1995 – 17 mai : Alain Juppé est nommé Premier ministre.
–1998 – 17 mai : Promulgation de la loi réformant l’accès à la nationalité française.
–2015 – 14/05 au 17/05 :PROCES EN ALGERIE – Cinq jeunes activistes de Bir Mourad Rais (Alger) ont organisé une manifestation contre le gaz de schiste à El Biar, un vendredi, après la sortie de la mosquée. Mis en garde à vue, leur procès se déroule le 17 mai. Défendus par Me. Badi Abdelghani, ils sont accusés d’attroupement non armé, d’atteinte à corps constitué et écopent de 6 mois de prison avec sursis (Rapport sur la situation des droits de l’homme en Algérie en 2015, Janvier-juin 2015).
MÉTÉO SANARYENNE : Journée nuageuse en perspective avec un soleil qui devrait faire une apparition dans l’après-midi. Le vent devrait souffler entre 20 et 30 km/h avec des rafales de 50 à 60 km/h. Pour ce qui est des températures, on doit s’attendre à des minimales de 12° à 5h, mais 16° la nuit prochaine, et à des maximales de 17°.
–2020 – 17 mai : Six-Fours – Maison du patrimoine : exposition « LE GROUPE 50 ENCORE ET TOUJOURS… » qui avait été confinée et qui attend le visiteur. Entrée libre.
LAUBRETON Vonick. Né en 1937 en Loire-Atlantique, il a fait ses études aux Beaux-Arts de Toulon. Avec ses professeurs Baboulène et Pertus, il expose dès les années 50, à Toulon, et participe aux activités du « Groupe 50 ». Son travail subit l’influence de ses différents lieux de vie. Son œuvre est actuellement figurative cl comporte de nombreux paysages « artificiels* peints en atelier et recomposés après des études et croquis sur le terrain.
Louage Gilbert (1930-1975). Son œuvre, étroitement liée à la littérature française et espagnole ainsi qu’aux grands thèmes chrétiens, sc développe, plus encore que dans la peinture, dans le dessin, la gouache et la tapisserie. En 1947, il entre à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulon, où son talent précoce est immédiatement reconnu par ses professeurs Baboulène et Pertus. 11 sc lie d’amitié avec quatre autres élèves, Anfosso, Burois, Ducrcux et Mendoze, avec qui il fonde le “Groupe 50”.
MENDOZE Robert (1930-2011). Elève de l’Ecole des Beaux-Arts de Toulon (1915-1950), il étudie le dessin, la peinture, la gravure, avec Baboulène et Pertus. En 1951, première exposition du “Groupe 50″, à la Galerie la Palette, en 1952, première exposition particulière. A exposé principalement aux U.S.A. A résidé et travaille à Toulon jusqu’en 1966, puis à Sainte-Anastasie-sur-Issole et à Toulon, après 2010.
PETETIN Marie-Marguerite. Née à Toulon en 1933, d’un père architecte cl d’une mère qui s’adonnait à la peinture, elle a étudié à l’Ecole des Beaux-Arts, à loulou, et a participé à de nombreux salons et expositions collectives dans les années 50, avec ses aînés Dufresne, Laubreton, Mendoze, Etienne…Très tôt, l’élève de Baboulène cl de Pertus “monte » à Paris, attirée par tout ce que la capitale offre sur le plan artistique.
MATTIO Jean-Gérard (1927-1995). Passe son enfance à Sanary où il dessine et peint sur le motif avec ses parents, Laurent et Odette Mattio. Il expose pour la première fois à Roanne, en 1945. En 1947, la famille s’installe à Toulon. Ecole des Beaux-Arts et du service militaire, intérimaire au lycée Peiresc, il devient professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulon où il enseigne le dessin, la perspective et la décoration.
BOUDOT Jean. Né en 1929, il a été élève de l’Ecolc des Beaux-Arts de Toulon (1947 à 1949). Installé ensuite à Marseille, il sc produit à Toulon de 1953 à 1958. Sélectionné à divers festivals, il prend part à de nombreuses expositions avec le Groupe 50, au Musée National d’Art Moderne à Paris, à la Jeune peinture Méditerranéenne à Nice, à [Exposition des peintres Provençaux de Londres.
ARENE Jean Né en 1929 à Marseille. Cours aux Beaux .Mis de Marseille en 1919, puis chez l’affichiste Paul Colin à Paris en 1950.11 fonde à Marseille le « Groupe des moins de 30 ans» et commence la peinture en autodidacte, tout en gagnant sa vie dans la publicité et la décoration. Première exposition en 1956. Puis il quitte la ville pour la campagne qui lui servira de point d’attache pour de nombreux voyages, souvent en autostop et sac à dos, mais toujours accompagné d’un crayon et d’un carnet de croquis.
VIDAL Albert (1911-1990) Débute la peinture à Toulon, puis pendant 20 ans à Paris tout près des grands maîtres intimistes comme Bonnard ou Pougny. il travaille discrètement les exigences de son style. Son retour en 197 I vers ses compagnons de l’Ecole toulonnaise lui donnera la reconnaissance cl le succès.
ANFOSSO Pierre (1928-2001).Pierre Anfosso a été l’élève de Baboulènc et Pertus, à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulon. Animé par l’idée de sensation, à l’exemple de Vuillard, Bonnard ou Pougny, qu’il admire, il rejette, comme eux, l’aspect “touristique” du motif au profit de ce que Braque appelle le “fait pictural”.
BUROIS Jacques. Né en 1929, à Angoulême, il étudie aux Beaux-Arts de Toulon entre 1917 et 1950, prenant part à la création du Groupe 50 qui organise des échanges d’expositions avec d’autres cités provençales. Il se produit à “La Palette”, à Toulon, à Draguignan, Grasse, Sanary, au Salon des Imagiers Provençaux, au Salon des artistes contemporains à Marseille, à Paris, Lyon, Nice, Avignon…
DUFRENE Michel. Entré à l’Ecole des Beaux-Arts à l’âge de 10 ans, en 1950, et, remarqué par ses copains du Groupe 50, en 1957, il participe avec eux à leurs expositions jusqu’en 1968. “j’y ai vécu de grands moments d’amitié et de peinture, tout en affirmant déjà ma différence avec l’Ecole Toulonnaise de Baboulène et Pertus’.
DUCREUX Monique. Monique Ducreux Anfosso entre à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulon, en 1917, et a eu pour professeurs Baboulène, Pertus ct Cotel. Elle participe à la création du Groupe 50. Ses activités artistiques : santons, céramiques, peinture, tapisserie, tissage et sculpture de récupération sur bois.
ETIENNE Xavier (1929-2017). Né à Toulon, il a été l’élève de Baboulène et Pertus à l’école des Beaux-Arts. Admirateur de Braque et Cézanne, il se crée un art personnel et savant. Son œuvre décline paysages provençaux et marines, dans un style hérité du cubisme. Il est par ailleurs chef-décorateur officiel de l’Opéra de Toulon.
PERTUS Henri (1908-1988). Fils du peintre Ferdinand Pertus et descendant par sa mère des sculpteurs Victor et Guillaume Fulconis. Elevé dans le culte et la pratique de la peinture, il fréquente l’école des Beaux-Arts de Nîmes dès la fin de ses études. Il perpétue la tradition de la composition, des volumes, de la couleur et de la précision… «/’ai toujours tripoté la couleur, disait-il, mais la grande leçon de mon père aura été le respect de la nature.»
BABOULENE Eugène (1905-1991). Après l’Ecole des Beaux-Arts de Toulon (de 12 à 19 ans) où ses premiers maîtres sont Edmond Barbaroux et Laurent Mattio, il suit à Paris les cours à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, tout en s’inscrivant à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs. Il revient à Toulon en 1931 et vit de son travail de décorateur qu’il exerce aussi bien dans les maisons closes les plus célèbres qu’au théâtre. Il est nommé professeur de décoration à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulon en 1936.
ALAUZE Henri. Né à Montpellier, il se met à peindre à 4-5 ans, à l’âge où d’autres entrent à peine à l’école. Arrivé à Toulon en 1952, il se consacre entièrement à sa passion. Spécialiste des paysages mais aussi des nus.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
Une mère sort avec son tout jeune fils et rencontre en chemin une de ses amies fort jolie.
– Marc, embrasse la dame.
– Non, maman !
– Enfin Marc, obéis c’est un ordre!
– J’ai dit « non, maman » !
– Mais ne fais pas ta mauvaise tête! Pourquoi ne veux-tu pas embrasser la dame?
– Parce que papa a essayé hier et il a reçu une paire de gifles!

sur cette dernière photographie de Porto, j’adresse une affectueuses pensée à Webber, Olivier, Raphaël et Isabelle.
Je vous souhaite à tous un bon mercredi rempli de bonheur et de joie.
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