EPHEMERIDES 6 MAI

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 6 MAI 2023, 12e ANNÉE (n° 3798)

Note : les éphémérides de ce jours sont raccourcies à cause de la grande difficulté qu’il y a à trouver la liaison avec les sites sur lesquels nous publions (surcharge des liaisons due au couronnement de Charles III d’Angleterre ?). C’est d’autant plus regrettable que de demain en 10, soit jusqu’au 17 mai, il n’y aura pas d’éphémérides en ligne du fait de mon déplacement au Portugal.

ILLUSTRATION : Forcalquier – Ancien couvent des Cordelier. La cour intérieure (carte postale, coll. H. Ribot).

DICTON DU JOUR : A la Sainte-Prudence, s’il pleut, s’il vente, peu après, les moutons dansent.

LE MOT DU JOUR : « L’amour est plus beau quand il est débarrassé du sens de la propriété. (Georges Brassens, « Les chemins qui ne mènent pas à Rome.)

LES FÊTES :

Le, 6 mai, c’est la fête des PRUDENCE et des ALARIC, du nom d’un évêque d’Arles du Ve siècle.

C’est aussi le jour de saint Jean Porte latine, patron à Marseille des estampaires (imprimeurs, relieurs, libraires) qui se réunissaient aux Observantins ou au Saint-Esprit. « Latine » viendrait d’un jeu de mot ; « la tino », désignant la cuve contenant le plomb fondu. Mais la « tino » pouvant aussi recevoir les raisins, il était également le patron des tonneliers marseillais et dans les Alpes, celui des vignerons.

Sans rapport direct avec ceci, ce 17e jour du calendrier républicain est celui de la PIMPRENELLE (non pas celle de notre Gai Luron national, mais celle de la famille des Rosacées).

ÉPHÉMÉRIDES

1257 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sentanicieras (charte aux archives de Saint-Victor). Première mention de Sentenières lieu-dit, quartier de Saint-Barnabé. Autres écritures plus récentes : Santinyeras, Centanieras, Santonieras.

1278 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Santron (acte notarié). Première mention : Saint-Tronc, hameau au quartier de Saint-Loup (1872). L’église de Saint-Tronc dépendait de la paroisse de Saint-Martin (1872).Premières mentions : Centro, XIe siècle (cartulaire Saint-Victor, n° 36) ; Centrones, 23 avril 1040 (ibid., n° 52) ; Santron, 6 mai 1278 (acte notarié). Le nom de ce hameau a conservé une appellation de lieu très ancienne, modifiée par le nom donné à la chapelle de Sainte-Croix, par allusion au bois ou tronc de la croix du Sauveur. Il y avait autrefois en cet endroit un cou­vent de religieuses de Saint-Benoit, dont les ruines exis­taient encore au commencement du XVIIIe siècle (Calendr. 4713, pag. 176).

1340 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Tirassa lieu-dit, quartier N.-D.-de-la- Garde, près de Gironde (acte notarié).

1481 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Puteus de Carpenha. Puits de Carpiagne – bastide, près de Carpiagne. Autre mention : Lo Pos de Capeanha, 20 décembre 1439 (acte aux archives de l’Evêché).

1527 – 6 mai : L’ARMÉE DU CONNÉTABLE CHARLES DE BOURBON SE MUTINE, le tue et pille Rome, massacrant au moins 4.000 personnes.

1528 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Mons vocatus Barnassot (archives de la Major). Barnassot, quartier rural EN 1872, au-dessus de Saint-Mitre, quartier de Sainte-Marthe. Première mention : Barnassot, 14 août 1294 (charte aux archives municipales).

2. Bastita Albosorum sive dels Alboassos alias Alborum, 6 mai 1528 (acte aux archives de la Major). Colle-d’Amboux – lieu-dit, quartier de Château-Gombert, près de Baume-Loubière (1872). Première mention : Aco dan Bouc, 16 septembre 1595 (ibid.).

3. Campus Barrenorum (acte aux archives de la Major). Cros de Barrau – lieu-dit, quartier de Château-Gombert.

4. Terra Francisco Durbequi (acte aux archives de la Major). Les Durbecs – hameau en 1872, quartier  des Martégaux.

 5. Vallatum de Russet (acte aux archives de la Ma­jor). Riousset – lieu-dit, qui prend son nom d’un ruisseau qui découle des hauteurs de Saint-Mitre, dans le territoire de Notre-Dame-de-Consolation et se jette dans Jarret au-dessus de la Rose (1872). Première mention : Rivus Siccus, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).

6. Roca de Blet (acte aux archives de la Major). Roche de Let – lieu-dit, quartier de Saint-Jérôme, formant limite des territoires de Marseille et Château-Gombert. Première mention : Roca Leti, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).

1529 – 6 mai : L’Estella (charte aux archives de la Major). L’Étoile – chaîne de montagnes au nord de Marseille, dont le versant s’étend jusqu’au territoire. Le point le plus élevé est de 569 mètres. Première mention : Mons Stelle, février 1209 (ch.  aux archives de la Major).

1628 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Possessio Barreriorum (archives de la Major). Les Barrières – lieu-dit, quartier de Sainte-Marthe. Premier mention : Barrieras, 19 octobre 1323 (archives municipales).

1668 – 6 mai :

1. LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Gués – lieu-dit, quartier des Caillols  (registre aux archives de la Major).

2. LE ROI REFUSE DE SEPARER SANARY D’OLLIOULES. REACTION DES SANARYENS – A la suite de la demande de séparation formulée par Saint-Nazaire (Sanary), le roi désigna trois commissaires délégués, Messire Henry de Meynier baron d’Oppède, premier président au Parlement d’Aix, Messire Toussaint de Fourbin Janson Evêque de Digne et Nicolas Arnoul Intendant général des galères. Ceux-ci se rendirent au château de Bandol et sur place, entre les 12 et 13 juin 1667, entendirent les deux parties. Leur rapport assez tendancieux ne fut pas favorable à la séparation demandée par Saint-Nazaire. (…) Dès l’annonce du rejet le 19 janvier 1668, une réunion du Conseil général fut décidée. Celui-ci se tint le 6 mai 1668. « L’an mil six cent soixante huit le sixième jour du mois de May, environ midy, dans la chapelle des frères Pénitents blancs de ce lieu de Saint-Nazaire, a esté assemblé un Conseil général de tous les chefs de maison du dit lieu (…) en présence de messire Pierre Reboul, viguier lieutenant du juge de ce lieu (…) esté présents Jacques et Denis Bernard et Bernabel Infernet, bourgeois et syndics des habitants, Honoré Sabatier, de Louis, bourgeois, Jean Estoart bourgeois, patron André Viguier, patron Jean Bernard de Laurens, Esprit Aycard tisseur à toile, patron Jacques Reboul de Jean, patron Anthoine Daniel, patron Peyrou Reboul, patron Jean Fabre, patron Anthone Viguier, patron Guilhem Viguier, Anthoine Mousier ménager, patron André Gras, patron André Aycard, François Soleilhet, Jules Chabot tailleur d’habits, patron Balthezar Guigou, Melchior Coulomb maître calfat, Jean Viguier maître cordonnier, Pierre Rambaud cordonnier, André Mourins maître chirurgien, patron Esprit Gilly, sieur Jacques d’Esprid marchand, patron Jean Bernard d’autre Laurens, Jean Menut, patron Charles Lombard, Michel Denas maître boulanger, patron Urbain Bernard, Honnoré Decugis bourgeois, Joseph Honnorat, patron Honnoré Vacon fils de Jacques, François Bernard, patron Louis Sabatier, sieur François Audibert marchand, patron Michel Cabre, patron Louis Fabre, patron André Estoart, Jacques Chestian maître maçon, autre Honnoré Vaccon pêcheur fils de Jacques, Pierre Daniel marchand, patron Jean Sabatier, patron Honnoré Sabatier d’Honoré, Jacques David ménager, sieur André Bernard bourgeois, patron Pierre Marin, patron Jean Soleillet, tous manants et habitants du lieu de Saint-Nazaire, à laquelle assemblée, (…) il a été protesté contre l’arrêt rendu par Sa Majesté du 19 janvier dernier et donnent pouvoir au députter André Bernard pour se porter à Aix pour présenter en leurs noms ce qu’il y aura à faire (… promettant d’approuver et ratifier tout ce que le dit député aura fait et relevé de toutes charges par la présente. ».

1674 – 6 mai : CHAPELLE NOIRE-DAME D’ABONDANCE, LES PLAYES (SIX-FOURS) – Le 6 mai 1674, Honoré Aycard à feu Louis dit d’augeau de Six-Fours, par son testament, reçu par Maître Vidal, notaire, a déclaré que, en cas que les particuliers du quartier des Playes soient dans l’intention de faire une chapelle audit quartier, lègue pour ladite chapelle, un petit jardin clos de murailles situé au quartier de Sabatier. Etant décédé dans cette volonté, les particuliers dudit quartier des Playes firent bâtir et édifier sur ledit jardin, la chapelles aux bastides de Sabatier, sous le titre de Notre Dame d’abondance, à la susdite année 1674 (Jean Denans, 1713).

1682 – 6 mai : LOUIS XIV QUITTE LE LOUVRE POUR S’INSTALLER A VERSAILLES.

1688 – 6 mai : PREMIÈRE RÉUNION DU CONSEIL GENERAL DE SANARY – A l’annonce du rejet par le roi de la demande de séparation de Sanary et d’Ollioules, le 19 janvier 1668, une réunion du Conseil général fut décidée. Celui-ci se tient le 6 mai 1668 (B. Rotger, 1984, p. 88-89). « L’an mil six cent soixante-huit le sixième jour du mois de May, environ midy, dans la chapelle des frères Pénitents blancs de ce lieu de Saint-Nazaire, a esté assemblé un Conseil général de tous les chefs de maison du dit lieu (…) en présence de messire Pierre Reboul, viguier lieutenant du juge de ce lieu (…) esté présents Jacques et Denis Bernard et Bernabel Infernet, bourgeois et syndics des habitants, Honoré Sabatier, de Louis, bourgeois, Jean Estoart bourgeois, patron André Viguier, patron Jean Bernard de Laurens, Esprit Aycard tisseur à toile, patron Jacques Reboul de Jean, patron Anthoine Daniel, patron Peyrou Reboul, patron Jean Fabre, patron Anthone Viguier, patron Guilhem Viguier, Anthoine Mousier ménager, patron André Gras, patron André Aycard, François Soleilhet, Jules Chabot tailleur d’habits, patron Balthezar Guigou, Melchior Coulomb maître calfat, Jean Viguier maître cordonnier, Pierre Rambaud cordonnier, André Mourins maître chirurgien, patron Esprit Gilly, sieur Jacques d’Esprid marchand, patron Jean Bernard d’autre Laurens, Jean Menut, patron Charles Lombard, Michel Denas maître boulanger, patron Urbain Bernard, Honnoré Decugis bourgeois, Joseph Honnorat, patron Honnoré Vacon fils de Jacques, François Bernard, patron Louis Sabatier, sieur François Audibert marchand, patron Michel Cabre, patron Louis Fabre, patron André Estoart, Jacques Chestian maître maçon, autre Honnoré Vaccon pêcheur fils de Jacques, Pierre Daniel marchand, patron Jean Sabatier, patron Honnoré Sabatier d’Honoré, Jacques David ménager, sieur André Bernard bourgeois, patron Pierre Marin, patron Jean Soleillet, tous manants et habitants du lieu de Saint-Nazaire, à laquelle assemblée, (…) il a été protesté contre l’arrêt rendu par Sa Majesté du 19 janvier dernier et donnent pouvoir au députter André Bernard pour se porter à Aix pour présenter en leurs noms ce qu’il y aura à faire (… promettant d’approuver et ratifier tout ce que le dit député aura fait et relevé de toutes charges par la présente. »

1713 – 6 mai : RENFORCEMENT DU CONTRÔLE DE LA NAVIGATION, DU FAIT DU DANGER DE PESTE. « Le contrôle de la navigation va se renforçant car la peste se manifeste un peu partout. Des informations émanant du Bureau de Santé de TOULON viennent mettre en garde les administrateurs de SAINT-NAZAIRE. Le 6 mai 1713, il est signalé qu’un patron génois qui se. trouve dans la rade de TOULON et qui vient d’un endroit suspect, ne pourra prendre au port de SAINT-NAZAIRE, les 100 milleroles de vin qu’il devait y embarquer, Si ce n’est après une purge au lazaret de TOULON ou avec un garde à son bord et à ses frais. Le 9 mai, il est également signalé qu’un brigantin de MALTE, qui a demeuré quelques jours à VILLEFRANCHE a une patente en due forme. Il est chargé de bas> de coton et d’autre coton travaillé. Il va à MARSEILLE et de là en ESPAGNE. Il est autorisé à quitter le port de SAINT-NAZAIRE s’il fait le serment d’assurer qu’il vient bien des pays qu’il a nommés. Dans le même temps, le comte de GRIGNAN par une ordonnance, ordonne qu’il faut mettre en quarantaine tous les bâtiments de quelques nations qu’ils puissent être qui viendront en droiture ou qui auront communiqué dans les pays sous la domination de l’archiduc. Les marchandises seront mises au lazaret et y feront 18 jours, les passagers feront 6 jours. Pour les bâtiments venant de PORT-MAHON ou de la côte d’ESPAGNE, ou les Anglais qui viendront d’ANGLETERRE, ou de HOLLANDE, feront aussi une quarantaine de 6 jours par précaution. Cela parce que nous avons reçu avis de la peste à VIENNE et en AUTRICHE. En ce qui concerne les bâtiments venant d’AMÉRIQUE et qui touchent la terre d’ESPAGNE parce que dans ce pays la contagion est aussi à craindre qu’au LEVANT et en BARBARIE, SAINT-NAZAIRE ne doit leur donner, à l’avenir, aucune entrée ni pratique dans le port. » (B. Rotger, 1984).

1721 – 6 mai : LA PESTE À MARSEILLE – A Marseille, 3 avril 1721, une mort suspecte, rue de la Croix d’or. 5 avril, 3 morts dans la même rue. 4 mai, une autre mort suspecte. 6 mai, deux maisons sont attaquées par une maladie qui semble être la peste (André Maurice – La peste à Marseille, BT, n° 945, décembre 1983, CEL Cannes

1755 – 6 mai :Planches pour l’exercice de l’infanterie. A la suite de l’augmentation des bataillons d’infanterie, l’Etat, par l’ordonnance du 6 mai 1755, modifia la composition des troupes et l’organisation des exercices militaires. Ces consignes s’appliquèrent à tous les régiments du royaume, donc à ceux de Toulon. Ces troupes, nouvellement réorganisées, constituèrent une partie de l’escadre qui appareilla de Toulon le 9 avril 1756 en direction de Minorque (Toulon dévoile sa mémoire, 1992, p. 56).

1768 – 6 mai :  LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Les Caillols ou le Gués ou la Cabriere (registre aux archives de la Major). Les Caillols – village de Marseille en 1872. Première mention le 11 août 1559 : Bastide des Cailhoux, (registre aux archives de la Major). Nom d’une famille qui, la première, a défriché ce quar­tier. Pierre et Thomas Caillol reconnaissaient à la cour de Saint-Marcel une partie des terres qui furent de Jacques de Soleriis, 3 octobre 1486 (registre aux archives de l’Evêché) ; c’est là l’origine de ce village, bâti dans une partie de l’ancien territoire de Saint-Marcel qu’on appelait la Soleillade et Camp de Solier. Voir ces mots.

1792 – 3 et 6 mai : MEHUL – Méhul a consolidé sa réputation avec des œuvres tel Stratonice (Favart, 3 mai 1792) ou bien Mélidore et Phrosine (Favart, 6 mai 1794).

1859 – 6 mai : MARSEILLE –  Hippolyte Bonnaud, fabricant de pipes, dépose au Greffe du Tribunal de Commerce de Marseille la marque PAPIER DE BLE qui sera apposée sur les couvertures de ses enveloppes pour papier à cigarettes.

1889 – 6 mai : ET LA TOUR EIFFEL FUT ! – Ouverture de l’exposition universelle de Paris et inauguration de la tour Eiffel.

Le dernier navire de la Marine Nationale à porter le nom de Latouche-Tréville : frégate D 646 en Penfeld à Brest, le 16 mars 2012.

1895 – 6 mai : ADMISSION AU SERVICE ACTIF DU CROISEUR CUIRASSE « LATOUCHE-TREVILLE », classe Amiral Charner dérivée du Dupuy-de-Lôme, plans de l’Ingénieur Thibaudier, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne sur Mer (FERON L. – « Le croiseur Latouche-Tréville » in Marines Magazine n°23, Décembre 2000-février 2001, 82 p ; id. : « Le croiseur Latouche-Tréville », dans Marines Magazine n°25, Juillet-Août 2001).

1900 – 6 mai : LE MAIRE DE LA SEYNE PERD SON ÉCHARPE AU BÉNÉFICE D’UN AUTRE SOCIALISTE – Le maire de La Seyne, Bernard, désavoué et seul, perd son écharpe au bénéfice de Belfort, un autre socialiste dit-on (Patrick Martinenq, 1983 – Place de la Lune, 1830-1936, Maurecourt, ERG, 1983, 486 p). Julien Belfort, retraité de l’armée, mettait un terme à la carrière du délateur de Saturnin Fabre. Ainsi vont les problèmes de la basse politique (Marius Autran, tome 2, 1988).

De nouvelles élections municipales ont lieu. M. Belfort est élu maire de La Seyne. Un comité s’était formé en avril à Saint-Mandrier pour présenter quatre candidats sur la liste de concentration républicaine socialiste. Jusqu’en 1900 trois élus faisaient partie de la section de Saint-Mandrier. Un quatrième a été obtenu pour ces élections-là. Ce comité était composé de MM. Maunier président, V. Guérin vice-président, F. Bertrand trésorier et A. Reboul secrétaire. Il décide de laisser pleine confiance à MM. Peyret et Spitalier, M. Eyriès ne se représentant pas. MM. Emile Giraud et François Bertrand mécanicien sont les candidats choisis pour compléter la liste. Mais un autre groupe de conseillers se présente sous l’étiquette «Union républicaine socialiste». Ces quatre conseillers sont : Joseph Bernard, pêcheur, Alexis Bernard patron pêcheur et commerçant, Georges Tillet commerçant et Vincent Giraud commerçant. Finalement c’est la 2e liste qui sera élue mais Georges Tillet élu le 6 mai, meurt le 13 mai, la liste sera composée alors de : Joseph Bernard, Alexis Bernard, Vincent Giraud et Siffroy Peyret, mais E. Ginouvès remplacera S. Peyret en 1903 (Gisèle Argensse, 1989, p. 126-127).

1901 – 6 mai : FIN DE GREVE A MONTCEAU-LES-MINES où après 700 jours de grève, le travail reprend.


1916 – 6 mai : BATAILLE DE VERDUN. Violents combats sur la cote 304 (rive gauche) alors que, rive droite, il n’y a rien à signaler ( R.A.S.) qu’un duel d’artillerie.

Rive gauche : La 152e D.I. (114e, 125e et 296e R.I. , 249e R.A.C.) et la 18e (32e, 66e, 77e et 135e R.I.) reçoivent l’ordre de monter immédiatement sur la ligne de front. Leur mission est simple, reprendre les tranchées perdues les jours précédents. Chaque homme rassemble son paquetage avec la pensée oppressante: Ça y est cette fois, c’est à notre tour de partir à Verdun !

Extrait d’un discours de François DUHOURCAU, grand mutilé de guerre, dit lors d’une conférence faite en 1939 : » Camarades, vous souvient-il du Tourniquet, sur la Voie sacrée, la route de Bar-le-Duc à Verdun, cordon ombilical de tous les organes de la résistance ? Ainsi les poilus dénommaient-ils le point terminus où les déposaient les camions, au soleil du royaume de la mort.

C’était quelque chose comme la rive du pays souterrain où Charon avec sa barque attend les trépassés. Là aurait pu être gravée, en lettres sanglantes, l’inscription que Dante met au seuil de son Enfer : » Vous qui entrez ici, laissez toute espérance « . Oui toute espérance de vivre, car ceux qui repasseront ce seuil-là seront vraiment des miraculés, des revenants, qui demeureront marqués de l’épouvante subie chez les morts.

Là, tout poilu, dans son cœur, même s’il ne retournait la tête vers le cher pays qu’il pensait ne plus revoir, lui disait secrètement le dernier salut des gladiateurs, ou mieux des Martyrs, pénétrant dans le cirque du Colisée : » Adieu ! ceux qui vont mourir te saluent ! » A ce Tourniquet chacun payait pour passer dans l’enceinte réservée : il payait du sacrifice accepté de sa vie ; il remettait, en vérité, son ticket de vivant. Il le reprendrait à la sortie su Dieu lui prêtait vie jusqu’à une autre fois…

… Alors commençait les boyaux d’accès, ces canaux de l’enfer, où maints blessés, épaves de la bataille, s’étaient réfugiés, n’en pouvant plus, blessés que trop souvent, hélas ! achevait l’aveugles piétinement des relèves nocturnes.

Puis, c’était l’innommable… Sous la cataracte de flamme et d’acier, le champs de bataille de Verdun, celui que nul autre n’a jamais égalé, au dire de tous les combattants qui connurent les autres terrains de morts, ce paysage de planète foudroyée et submergée tout ensemble, où les chicots des arbres et les vestiges du matériel détruit imposait l’idée d’un fantastique naufrage, d’un engloutissement à la fois par le déluge et par l’incendie, d’une fin atroce dans un cataclysme indicible…

… Là, à la pointe de ce môle de Verdun qu’assaillait l’océan concentré des forces de l’ennemi, la France jetait tous ses fils, régiment par régiment, comme des blocs de granit destinés à briser les flots germaniques déchaînés.

Là, le barrage fut consolidé à force de cadavres. Il a tenu, il devait tenir. » Dût la France entière s’engloutir là, ils ne passeront pas. » Telle fut la résolution que signifia au monde glacé d’effroi le dramatique holocauste de Verdun… «

Le 135e R.I. relève le 66e au bois Camard ; le 32e se place vers le bois d’Avocourt ; le 114e sur la crête de la cote 304 et 2 bataillons du 125e R.I. s’étendent jusqu’au Crochet.

Des éléments dont la section de Jean Campargue se sont positionnés dans le ravin de la Mort.

L’attaque est prévue pour le lendemain.


1932 – 6 mai : ASSASSINAT DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, PAUL DOUMER PAR LE DEMI-FOU GORGULOFF. C’est un Russe blanc qui voulait attirer l’attention sur la situation de l’émigration russe abandonnée par les puissances occidentales. Comme ce drame se passe entre les deux tours de scrutin de l’élection législative, la presse de Droite affirme que l’on possède les preuves que Gorguloff est un bolchevik camouflé. La presse de Gauche insiste sur le fait qu’il s’agit d’un Russe blanc et fou (André Rossel, 1984).

Voici l’affaire telle que la présente en première page « l’Echo d’Alger » du samedi 7 mai 1932 :

« P. Doumer, président de la République, est victime d’un odieux attentat de la part d’un nationaliste russe.

« Le chef de l’État, atteint d’une balle à la tête et d’une autre à l’épaule est transporté dans un état grave à l’hôpital Beaujon où des transfusions de sang ont été pratiquées.

« Le meurtrier, ancien président des fascistes russes, déclare avoir accompli son geste pour se venger des Français qui n’interviennent pas en Russie contre les Bolchevistes.

« La nouvelle soulève dans le monde une vive indignation. »

1936 – 6 mai : VICTOR-EMMANUEL « ROI D’ÉTHIOPIE » – La presse mondiale du 6 mai ne tarit pas d’éloges sur l’armée italienne fasciste qui a montré son efficacité avec, la veille, la prise d’Addis-Abeba qui marque la fin de la guerre d’Ethiopie. Victor-Emmanuel est dès lors proclamé « Empereur d’Ethiopie ».

1937 – 6 mai : LE DIRIGEABLE ALLEMAND « HINDENBURG » EXPLOSE et prend feu en atterrissant à Lakehurst (New Jersey) : 36 morts.

1941 – 6 mai :

1. « FLEET AIR ARM » Les jours ont passé. Des jours qui seraient heureux, même en temps de guerre, s’il n’y avait pas l’horrible défaite de la France et s’il n’existait pas des êtres chers dont je ne sais rien. Ce matin, premiers bombardements en piqué. Je trouve cela passionnant et réussis très bien à mettre mes huit bombes dans la cible. Depuis vingt heures, nous sommes en alerte. On a d’abord cru que c’était pour notre base. Mais les avions sont allés un peu plus loin, à Havefordwest, capitale du Pays de Galles Sud (amiral Jubelin, « Marin de Métier, Pilote de fortune, 1ère édition, 1951).

2. Mort à Marseille de Joseph Garibaldi. Peintre français né à Marseille le 12 mai 1863, mort à Marseille le 6 mai 1941. Fils d’un employé italien de la firme Noilly Prat à Marseille, le talent de Joseph Garibaldi est détecté par Louis Prat, patron de l’entreprise, qui le fait inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de cette ville. La venue à Marseille du peintre lyonnais Antoine Vollon est décisive : sous son influence et sur ses conseils, il expose au Salon. Garibaldi devient son ami dévoué, c’est lui qui en août 1900 l’assistera dans ses derniers jours. Il sera ami avec Alexis Vollon, le fils d’Antoine, mais aussi avec ses condisciples et ses confrères de l’Association des artistes marseillais (AAM).  Joseph Garibaldi expose au Salon des artistes de 1884 à 1914 où il obtient une mention honorable en 1887 et une médaille de deuxième classe en 18971. Ce sont principalement des vues de sites et monuments célèbres, de ports du littoral : Cassis, où il peint régulièrement entre 1884 et 1899, La Ciotat, où il est accueilli par Antoine Lumière, Bandol, Sanary et Toulon. Mais sa spécialité restera le Vieux-Port de Marseille. Il bénéficie jusqu’en 1905 du mécénat du baron Alphonse de Rothschild (1827-1905) qui, guidé par le critique Paul Leroy, très favorable aux élèves de Vollon, achète ses tableaux et en fait don à des musées de province. Il expose ses paysages à l’Exposition coloniale de Marseille en 1906 et obtient une bourse de voyage pour la Tunisie en 1907. Il est dans le reste de sa carrière soutenu par ses amis de l’AAM. En dehors de deux incursions à Venise (1895 et 1903) et en Corse (1889 et 1895), ou de voyages en Savoie (1904) et en Ariège (1906), il est attaché à son quartier de Rive-Neuve. Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que, bénéficiant d’un logement à Fos-sur-Mer, il s’y rend régulièrement pour peindre. Dans les années 1930, il est atteint par un glaucome. Deux expositions lui ont rendu hommage : Les terres marines de Joseph Garibaldi à Cassis en 2006, et Joseph Garibaldi, le Midi paisible au Palais des Arts à Marseille où une centaine de ses tableaux et dessins ont été exposés du 10 mars au 1er juillet 2012. Bibliographie : 1. Denis Coutagne, Bruno Ely, Jean-Roger Soubiran et al., Peintres de la couleur en Provence : 1875-1920, Marseille, Office Régional de la Culture Provence-Alpes-côte d’Azur, 1995, 360p., p. 122-123 et 347. 2. André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, 2006 (1re éd. 1986), 473 p., p. 206-207. 3. Pierre Murat, Les terres marines de Joseph Garibaldi, musée de Cassis, 2006. 4. Pierre Murat, Joseph Garibaldi, le Midi paisible, Fondation Regards de Provence, 2012.

1942 – 6 mai : AVEC LES F.N.F.L. – L’aviso-dragueur « Commandant Duboc », dont la disponibilité était prévue pour le 31 mars 1942, ne le sera que le 6 mai. D’après une note rédigée par le lieutenant de vaisseau Pépin Lehalleur , ces retards sont dus en partie au manque de surveillance exercée par le bord en période de réparations. Déjà un incident sérieux s’était produit un mois plus tôt lorsqu’une manche à eau laissée ouverte par négligence pendant toute la nuit avait provoqué l’inondation du compartiment de l’asdic.

– Le 11 avril, le « Commandant Duboc » fut déplacé de Bristol à Avonmouth, mais ce n’est que le 28 qu’il fut prêt à commencer ses essais. Appareillage à 8 h 15 direction Cardiff qu’il touche à 19 h 15.

– Le 5 mai à 12 h 20, essais en mer jusqu’à 19 h 20 avec arrêt à Barry Roads.

– Le 6 à 09 h, il reprend son travail et fait partie de l’escorte du convoi WI B 152 et il arrive le 7 à 16 h 35 à Plymouth (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

1953 – 6 mai : DEBUT DU RECENSEMENT DE LA CLASSE 1954 – « Le recensement de la classe 1954 est effectué en mairie de Saint-Mandrier à compter de ce jour (mercredi 6 mai 1953), jusqu’au 11 juillet 1954. Les jeunes gens intéressés sont priés de ne pas attendre le dernier moment pour remplir cette formalité » (Ken Nicolas, vol. 1, p. 141).

1954 – 6 mai : POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE DU NOUVEAU GROUPE SCOLAIRE DE SAINT-MANDRIER (Gisèle Argensse, 2000, p. 39).

1957 – 6 mai : LA PRESSE EN FOLIE – Marie-Christine MARS jouera dans Jean de la LUNE (Sud-Ouest, du 6 mai 1957)

1968 – 6 mai : « LES ÉVÉNEMENTS » – Le 6 mai, comme prévu, Daniel Cohn-Bendit comparaît devant la commission de discipline où il se voit notifier l’obligation de quitter le territoire français … et devient un symbole (on peut lire sur une affiche « Nous sommes tous des Juifs et des Allemands »). Le même jour, le mouvement étudiant s’étend à la province et l’UNEF, le syndicat étudiant, se rapproche des syndicats ouvriers CGT et CFDT. La violence se déchaîne sur le boulevard Saint-Germain et la rue Saint-Jacques. (Fetjaine, 2007)

1930 : « L’Ange Bleu » avec Marlène Dietrich (coll. H. Ribot)


1992 – 6 mai : DÉCÈS A PARIS DE L’ACTRICE MARLENE DIETRICH. Comme nous l’avons écrit il y a peu, elle était devenue célèbre en 1930 avec son rôle dans le film « L’Ange Bleu ». Née à Berlin-Schöneberg le 27 décembre 1902, elle était la fille cadette de Erich Otto Dietrich, officier prussien, et de Joséphine née Felsing. Sa sœur aînée Elisabeth était née en 1900. Elle perdit son père, en 1908. A 11 ans, elle changea son prénom en Marlene. Sa mère se remaria avec Eduard von Losch, officier de cavalerie, qui adopta Elisabeth et Marlene. Marlène fit ses études à Weimar où elle fréquenta l’école dramatique de Max Reinhardt et tourna dans une dizaine de films muets. Entre temps, elle épousa le scénariste et producteur Rudolph Siener dont elle eut une fille, Maria Riva, elle-même actrice dès l’enfance. Malgré quelques emplois plus importants, elle s’apprêtait à renoncer à l’écran en 1929 lorsque Josef von Sternberg la découvrit. Elle tourna sous sa direction « Der Blaue Engel » (L’Ange bleu). La scène de cabaret où elle chante d’une voix rauque « Je suis faite pour l’amour, de la tête aux pieds », la rendit mondialement célèbre du jour au lendemain. Il y eut un « mythe Marlène, symbole vivant d’une séduction irrésistible dépassant la vulgaire et morbide « Lola » du film. Engagé par Zukor pour la Paramount, elle triompha comme aventurière ou espionne dans une série de films dirigés par Sternberg qui véhiculèrent sa blonde sensualité et ses extravagantes toilettes. Son interprétation de Catherine de Russie dans « L’Impératrice rouge » témoigne des progrès accomplis par l’actrice. Après sa rupture avec Sternberg en 1935, Marlène poursuivit sa carrière cinématographique puis partit pour une longue tournée théâtrale à l’intention des troupes américaines (1943-1945). Elle réussit l’exploit de faire changer de camp à la chanson « Lili Marlen », populaire auprès des soldats allemands et qui devient la mascotte des soldats américains. En juin 1944, elle rentre aux États-Unis. Elle fut quelque temps mariée à Jean Gabin. De retour à Hollywood, elle interpréta quelques films, des comédies légères pour la plupart. En 1954, elle s’exhiba sur scène à Las Vegas dans une robe transparente. En 1975, ce fut sa dernière tournée. Elle se brisa la jambe et resta handicapée. Elle mourut à Paris (8e) le 6 mai 1992. Après des funérailles à l’Eglise de la Madeleine à Paris, elle fut inhumée à Berlin-Friedenau, le 16 mai, auprès de sa mère. Il fallut attendre 2002 pour que Berlin, dont elle s’était éloignée depuis si longtemps, lui « pardonnât » cette trahison et la nomma « Citoyenne d’honneur » de la ville (biographie réalisée à partir de plusieurs sources dont la plus importante est un article de Roger Boussinot paru dans « L’Encyclopédie du Cinéma », Bordas, 1986).

1994 – 6 mai : INAUGURATION DU TUNNEL SOUS LA MANCHE.

1995 – 6 mai : JACQUES CHIRAC EST ÉLU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

2007 – 6 mai : NICOLAS SARKOZY EST ÉLU A L’ÉLYSÉE, battant la candidate socialiste, Ségolène Royal.

2018 – 6 mai : DÉCÈS D’ERMANNO OLBI, CINÉASTE ITALIEN – Il était le plus discret des cinéastes italiens, malgré un Lion d’or reçu pour l’ensemble de sa carrière au festival de Venise, en 2008. Ermanno Olmi, auteur d’une vingtaine de longs métrages (dont la moitié restent inédits en France), est mort dimanche 6 mai 2018 à Asiago, le village de Vénétie où il vivait en reclus volontaire depuis plus de quarante ans. C’est là qu’il avait conçu son film le plus célèbre : L’Arbre aux sabots, Palme d’or surprise au Festival de Cannes 1978 avant d’obtenir le césar du meilleur film étranger l’année suivante. L’Arbre aux sabots est une chronique au long et lent cours (trois heures), à la recherche de la réalité perdue du monde paysan d’autrefois – celui de ses grands-parents, à la fin du XIXe siècle, de l’épluchage du maïs à la mise à mort du cochon de Noël, en passant par la noce traditionnelle. Ce Farrebique bergamasque est caractéristique du style Olmi : pas de dramaturgie (ou si peu), des éclairages naturels, un tournage en son direct et en dialecte régional, et le recours à des comédiens non professionnels. C’était, affirmait-il, une question de morale : « Si je veux filmer une route, j’en cherche une. Pourquoi ne pas faire la même chose si j’ai besoin d’un paysan ou d’un ouvrier ? »

LA BLAGUE (COURTE) DU JOUR : Il y a trois sortes de personnes : celles qui savent compter et celles qui ne savent pas.

Bon samedi à tous et toutes.

Bises aux filles et poignée de main aux garçons.

Affectueuses pensées à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

Et au 17 mai, donc !

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