ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 5 MAI 2023, 12e ANNÉE (n° 3797)

QUESTION DU JOUR : Le 6 décembre 1926, la pièce de Marcel Pagnol « Jazz » fut joué pour la première fois à Marseille ? Paris ? Monte Carlo ?
REPONSE A LA QUESTION DU 4 MAI : Il s’agissait d’Henri Bosco, agrégé d’Italien, musicien, auteur dramatique et connaisseur des auteurs antiques, il écrivit une vingtaine de romans. Nous lui devons L’Âne Culotte – Hyacinthe – Jardin d’Hyacinthe ainsi que Malicroix, le Mas Théotime, L’Enfant et la Rivière, L’Habitant de Sivergues, Le rameau de la nuit, Le récif, qui sont réédités en de nombreuses langues et constituent des succès de librairie.
Le DICTON DU JOUR est à double détente : « A vouloir plaire aux uns, on s’attire souvent la colère des autres », et « il est parfois difficile de ménager la chèvre et le chou ».
LE MOT DU JOUR : « Le lit est l’endroit le plus dangereux du monde, quatre-vingts pour cent des gens y meurent. » (Mark Twain).
LES FETES :
Si, de nos jours, nous fêtons les JUDITH dont le nom est celui de la fameuse Dame de Cœur, le 5 mai ’était autrefois le jour de la Saint PIE, patron des fripiers de Marseille qui le fêtaient aux Prêcheurs.
C’était aussi la Saint HILAIRE, évêque d’Arles venu de Lérins, fondateur de l’abbaye de Trinquetaille. Un saint provençal venu de Lérins. Dans les pays de vigne des Alpes, on prenait autrefois des fleurs de la vigne, on les trempait trois fois dans l’eau ou s’abreuvent les poules. On faisait le signe de la Croix. Ainsi les poules ne becquetaient pas les raisins.
C’est également le 16e jour de floréal, celui de la CONSOUDE, une plante de la famille de la bourrache et du myosotis.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Napoléon Bonaparte – Les batailles célèbres des armées françaises (1796 à 1815), écrites à Sainte-Hélène sous la dictée de l’Empereur, Limoges, Eugène Ardant et Cie, éditeurs, exemplaire original non daté, 252 p..
NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et autres LIEUX DE SANARY (Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°10 « Regards sur un terroir : Sanary-sur-Mer », 2004 »).

10ème livraison : Rue Jules JEAN LOUIS : Jules JEAN LOUIS naquit à Antibes le 28 octobre 1916 ; il était le fils de Victorin, capitaine au 111ème régiment d’infanterie, chevalier de la légion d’honneur, et de Brigitte Monestel, son épouse. Jules vint à Sanary à l’âge de trois ans habiter la maison familiale de ses grands-parents maternels où son père décède le 12 juillet 1919 par suite d’une maladie contractée à la guerre. Après de courtes études primaires, Jules entre chers les Maristes à 11 ans, où il suivra les cours de 1927 à 1933. Il obtiendra le diplôme de bachelier de l’enseignement secondaire avec mention, le 15 mars 1934. En 1935, il entre à l’école militaire de santé de Lyon, où il soutiendra sa thèse de doctorat en médecine avec mention très bien le 5 janvier 1939. Cette carrière de médecin militaire avait été décidée après que des tests médicaux l’avaient déclaré inapte à intégrer Saint-Cyr pour devenir soldat. Lors de la guerre de 1939-1945, il est médecin sur la ligne Maginot où il est fait prisonnier et parqué au stalag de Mühlberg. Il y est médecin de camp par les Allemands, puis il devient médecin chef de l’hôpital des camps de prisonniers de Bautzen. De 1942 à 1945, il est affecté dans diverses infirmeries du camp d’Oschatz. Lors de l’offensive soviétique, il reste avec les malades du camp. Délivré par les troupes américaines le 17 avril 1945, il est rapatrié à Sanary où il arrive le 21 mai 1945 pour prendre quelques mois de repos. Promu au rang de médecin-capitaine, il part en mars 1946 pour l’Indochine où il servira au 2ème Régiment Etranger, puis aux parachutistes coloniaux. Il gagnera deux citations, la croix de chevalier de la légion d’Honneur, et le grade de commandant pour sa brillante conduite. Il trouve la mort dans un champ de mines en portant secours à deux soldats coréens, le 8 mai 1951 en Corée. Le médecin Jules JEAN LOUIS repose au vieux cimetière de Sanary à côté d’autres héros du village. Une charte de jumelage a été signée en hommage à ce médecin entre Sanary et Mang Chan, où un monument a été élevé en son honneur.
(à suivre)

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud, 1961).
-211e livraison : NOTRE-DAME DE LA GARDE
PROMENADE DE LA CORNICHE
La promenade de la Corniche, d’abord appelée chemin de la Corniche, fut établie en deux temps. La première partie relia l’extrémité du Prado au vallon de la Fausse-Monnaie ; la seconde unit le vallon de la Fausse-Monnaie à l’anse des Catalans.
En 1848, Emile Ollivier, commissaire du gouvernement, organisait à Marseille des chantiers communaux pour procurer du travail aux chômeurs. C’est par l’intermédiaire de ces chantiers que fut entreprise la première partie de la Corniche qui devait, disait le rapporteur du projet, changer « en une belle promenade des rochers abrupts ». Les propriétaires cédèrent leurs terrains gratuitement ; huit mille travailleurs furent embauchés. En trois ans, l’aménagement était achevé ; sur les terrains morcelés les villas surgirent comme par miracle.
L’achèvement du chemin de la Corniche, du vallon de la Fausse Monnaie jusqu’à l’anse des Catalans, fut décidé et compris dans un programme de grands travaux adopté le 23 septembre 1861.
(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES
–739 – 5 mai : Donations de Cronia au pagus telonensis (pays toulonnais) à l’abbaye de Novalaise, DANS LESQUELLES IL EST QUESTION DE COLONS – Abbo, grand aristocrate et probablement dernier patrice de Provence, légua l’essentiel de ses biens fonciers à l’abbaye de Novalaise qu’il avait fondée 13 ans auparavant. Ses propriétés étaient situées pour une large part dans les Alpes, mais quelques-unes se trouvaient en basse-Provence, dans les régions d’Arles, de Marseille et de Toulon. Le lieu-dit Cronia, situé dans le pagus de Toulon, n’est pas encore identifié, mais on note la place que tiennent dans le domaine agricole les vignes et les oliviers, ainsi que les dépendants de tous statuts juridiques.
§37 Cronia in pago tolonense, una cum libertis ac colonis, et servis, terris, vineis, olivetis, seu et adiacentas ad se aspicientis, te herede mea sacrosanta ecclesia sancti petri monasterie novalicis, habere volo, atque discerno. Traduction P. J. Geary : « Je veux et je décide que toi, mon héritière, la sacrosainte église du monastère de Saint-Pierre de Novalaise, tu disposes de (ma propriété) de Cronia, dans le Pagus de Toulon, avec ses affranchis, ses colons, ses esclaves, ses terres, ses vignobles et ses olivettes ainsi que les annexes qui en dépendent. »
NOTES : les colons (coloni) : du latin colere, cultiver ; terme rare qui ne semble plus exprimer un statut particulier aux XIIe et XIIIe siècles et désigne des paysans chasés (Boyer R., 1980). Dans le cartulaire de Saint-Victor, la colonie (colonica) est une petite ferme ou une habitation rurale, accompagnée d’une portion de terre suffisante pour l’entretien d’un colon et de sa famille. A l’origine, et c’est le cas pour le cartulaire, elle ne pouvait être possédée que par un homme de condition servile, auquel le droit du moyen âge donnait le nom de colon (Guérard, 1857)
–1236 – 5 mai : VICOMTES DE MARSEILLE – Les vicomtes de Marseille s’engagent, auprès de Raymond VII de Toulouse, à défendre Marseille contre tous ses ennemis et notamment contre le comte de Provence, daté du 5 mai 1236. Marseille. Convention entre Raimond VII, comte de Toulouse marquis de Provence et seigneur de Marseille, d’une part, Guillaume III de Signes et ses fils Guillaume IV et Bertrand III, dit de Marseille, d’autre part, par laquelle ces derniers s’engagent à défendre la cité vicomtale de Marseille contre tous ses ennemis et notamment contre le comte de Provence ; parmi les témoins : Barral de Baux, Barral, son fils ; Bertrand et Guillaume de Baux (de Gérin-Ricard, acte 504 des vicomtes de Marseille : A. Arch. Com. Marseille., AA 13 ; Méry et Guindon – Histoire… des actes et délibérations… de Marseille, t. I, p. 426 ; IND. : Dr Barthélemy – Inventaire, n° 262 ; Castellan, 1937, p. 12).
Guillaume IV de Signes, coseigneur d’Evenos, fut signataire avec son père Guillaume III de Signes, dit l’aîné ou l’ancien, et son frère Bertrand III d’une convention avec Raymond VII de Toulouse pour la défense de Marseille. Il eut de Madeleine N… : Bertrand IV, mineur de 16 ans, en 1297 coseigneur d’Ollioules et d’Evenos, qui rendit hommage pour ces seigneuries en 1324 et s’allia en premières noces à Catherine de Pontevès, 1322, et en secondes noces à Marguerite de Grasse, d’où Antoine de Signes et Marie de Marseille dite Mariette, mariée une première fois à Raymond des Baux et une seconde fois à Guiran de Simiane, et Bertrand V de Signes (E. Castellan, 1937, p. 12).

–1280 – 5 mai : RELIQUES DE MARIE-MAGDELEINE- Sous le pontificat de Nicolas III, le 5 mai 1280 fut le jour fixé pour la reconnaissance solennelle à Saint-Maximin des reliques de Marie-Madeleine en présence de Charles II de Salerne, dit le Boiteux, fils de Charles 1er d’Anjou, des archevêques de Narbonne, Arles, Embrun et Aix, des évêques de Maguelonne, Agde et Glandevès, d’un grand nombre d’abbés, de religieux et de militaires, sous le pontificat de Nicolas III (Bouisson, 1949).
–1309 – 5 mai : MORT DU COMTE DE PROVENCE – Charles II fait son testament à Marseille le 16 mars 1309 et meurt à Naples 1e 5 mai de la même année (Dubois M., Gaffarel P. et Samat J.-B. – Histoire de Marseille. Ed. de la ville de Marseille, imp. municipale, Marseille 1928, 222 p.). Son fils Robert lui succède.
–1319 – 5 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Jarretum de Moreriis (acte aux archives du Chapitre). Morier lieu-dit entre la traverse des Marronniers, et le pont de Saint-Pierre. Cette possession avait été concédée aux chanoines de la Major par les vicomtes de Marseille.
Note : Jarret – cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch ; il traverse une partie du territoire de Marseille et va se jeter dans l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Marguerite. Une circonstance digne de remarque, c’est que le nom de Jarret prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des localités qu’il traverse depuis son origine jusqu’à son confluent, ce qui n’a pas lieu pour la rivière de 1’Huveaune. D’après l’état naturel des lieux et la disposition des vallées, il n’y a pas de doute que le cours de Jarret a été détourné à partir des Chartreux et qu’anciennement il venait se perdre dans les eaux du port de Marseille, en passant par le vieux chemin de la Magdeleine, les allées de Meilhan, la rue Noailles et la Canebière. Ce changement a eu lieu antérieurement au XIe siècle, puisqu’un acte de 1030 environ (cartulaire de Saint-Victor, n° 20) parle du moulin de Sainte-Marguerite, ubi Gerenus fluvius cadilin bedalle. Première mention au VIIIe s. : Fluvium Jerre, (Dénombrement des possessions de Saint-Sauveur. Belsunce, I. 302).
–1328 – 5 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Camp Cabasson, 5 mai 1328 (acte notarié). Camp-Cabasson – lieu-dit au quartier de Saint-Marcel, près et au-delà de la Moutte, sous la directe de Saint-Sauveur (1872). Première mention : Camp Cabassos, 10 avril 1264 (charte aux archives municipales).
–1354 – 5 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – terra Azareng, 5 mai 1354 (acte notarié). ARENC – faubourg et quartier rural en 1872, de « arena » (sable – en provençal : arena / areno), plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Aygalades et de Plombières (1872). Première mention : Aregnum, 7 février 1249 (charte aux archives municipales). De 1190 à 1250 : L’église Saint-Martin se situe à l’intérieur des remparts médiévaux.
–1381 – 5 mai : DONS AUX CHARTREUSES DU VAR – Jacques Bonati d’Hyères, partant en pèlerinage en Terre Sainte au Saint Sépulcre, laisse à la Chartreuse de la Verne 10 sols pour célébrer des messes et 20 sols à la chartreuse de Montrieux (Boyer R., Jalons pour une histoire de la Chartreuse de la Verne, dans : Collectif d’auteurs – La Chartreuse de la Verne, trésors dispersés, dir. J. Charles-Gaffiot. Mairie de Cogolin, 1998, p. 52).
–1398 – 5 mai : Charles II fit son testament à Marseille le 16 mars 1398 et mourut à Naples 1e 5 mai de la même année (Dubois M., Gaffarel P. et Samat J.-B. – Histoire de Marseille).
–1536 – 5 mai : La Cour adjuge le droit de pâturage de Grimaud à la chartreuse de la Verne. La Cour ordonne que la gagerie prise par le procureur de Grimaud soit rendue, condamnant la communauté aux dépens et adjuge à l’économe de la Verne le droit de pâturage sans préjudice du droit du roi. L’arrêt ordonne à la dame de Grimaud, à ses rentiers et agents de ne plus contrevenir dans l’arrêt sous peine de dommages et intérêts (Maurel M., 1974).
–1663 – 5 mai : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Quartier de l’Amendier (acte notarié à Allauch). L’Amendier – quartier rural aux terres gastes. Note : gast est soit un nom désignant une terre inculte, un lieu dévasté, endommagé, soit un adjectif équivalent à désert, abandonné, dévasté, inculte. Le mot vient du latin vastare, ravager, issu lui-même du germanique wast, désert. C’est un synonyme de veire que l’on retrouve dans Marseilleveyre et se traduit par « la terre gaste de Marseille » (Billy 1981 ; Dauzat 1951 ; Fourvières 1902 ; Levy 1909 ; Mistral 1890). Origine germanique médiévale.
–1768 – 5 mai : ABBAYE DE BOSCODON – Hautes-Alpes, arrondissement d’Embrun, canton des Crottes. Un décret royal accrédite les conclusions de la commission dite « des Réguliers » du 23 mai 1766, qui préconise la suppression au profit du diocèse, des abbayes comptant moins de 16 religieux ; Boscodon n’en compte que 12 (Roger Cézanne, 2017). Rappelons que depuis 1195, par privilège concédé par Hugues de Baux, fils de Bertrand et vicomte de Marseille, à l’abbaye de Boscodon, celle-ci pouvait acheter et vendre sur tous les domaines de Hugues et dans la ville de Marseille, sans payer de redevances (acte 305 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926, réf : B. Bibl. nat, lat. 12663, fol. 106 v°. Ind. : Dr Barthélemy. Inventaire des chartes de la maison des Baux, n° 97).
–1788 – 5 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Frema mouerto (registre aux archives de la Major). Freme-Morte – quartier rural du quartier de Sainte- Marthe (1872). Première mention : Femena morta , 8 mai 1289 (charte aux archives municipales).
–1789 – 5 mai : plus de 1000 députés élus participent à l’ouverture des états généraux à Versailles – Le roi dut déférer au désir universel des parlements de France et, par lettres royales du 24 janvier 1789, la tenue des Etats généraux à Versailles fut fixée à la date du 27 avril de la même année ; ils se réunirent effectivement le 5 mai 1789 (Louis Baudoin, 1965, p. 306). 24 janvier : Règlement précisant les divers modes de représentation aux états généraux (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).
Les philosophes avaient échoué avec Turgot, les banquier avec Necker, les courtisans avec Calonne et Brienne. Les privilégiés ne voulaient point payer, et le peuple ne le pouvait plus. Les états généraux, comme l’a dit un éminent historien, ne firent que décréter une révolution déjà faite [ouverture des états généraux le 5 mai 1789] (Jules Michelet, Précis de l’histoire moderne, 6ème édition, Paris, Hachette, 1840, 320 p). Le 5 mai 1789, les Etats généraux se réunissaient à Versailles. Ils étaient composés de députés élus par le clergé, la noblesse et le tiers état, ces derniers en nombre égal aux représentants des ordres privilégiés. Il y avait exactement 175 ans que les Etats généraux ne s’étaient pas réunis, aussi l’événement de 1789 avait-il une importance exceptionnelle, la convocation des états constituait à elle seule une véritable révolution. Les députés étaient munis de cahiers de doléances, rédigés par leurs électeurs. La plupart de ces cahiers estimaient que le malaise politique, économique, social, dont la France souffrait était la conséquence du fait qu’elle ne possédait pas de constitution. De constitution écrite et rationnelle s’entend. Car le régime monarchique fonctionnait, nous l’avons dit, selon certaines normes, mais celles-ci avaient été fixées au cours des siècles par une multitude d’ordonnances qui se superposaient et parfois se contredisaient. Or les écrivains politiques du XVIIIe siècle (les « philosophes ») avaient, dans leurs écrits, répandu l’idée qu’un Etat moderne ne pouvait vivre que s’il était pourvu d’une constitution rationnelle. Montesquieu, en France, — après Locke en Angleterre — avait développé l’idée que la constitution devait distinguer nettement trois pouvoirs séparés, le législatif, l’exécutif et le judiciaire. Voltaire demandait que la Constitution reconnût l’égalité fiscale, l’abolition du servage et des droits féodaux, qu’elle réduisît la puissance des parlements et du clergé. Les « physiocrates » et les « économistes » auraient désiré que la Constitution organisât rationnellement l’exploitation des terres, les manufactures et les échanges commerciaux. Jean-Jacques Rousseau souhaitait que la constitution ou « contrat social » assurât le bonheur des citoyens en leur garantissant une égalité, non plus seulement « en droits », mais « en jouissances », c’est-à-dire par une répartition autoritaire des biens. Les rédacteurs des cahiers avaient lu les « philosophes » ou avaient entendu parler de leurs idées, la plupart prescrivirent aux députés de s’occuper d’abord de rédiger une constitution. D’ailleurs ils ne faisaient que suivre l’exemple de ce qui s’était passé en Amérique où les « insurgents » avaient donné aux Etats-Unis, et à chacun des Etats qui les composaient, à partir de 1776, une constitution (Jacques Godechot, Les Institutions de la France).
Les Etats généraux, toutefois ne purent s’occuper immédiatement de la Constitution. Pendant près de deux mois, du 5 mai au 20 juin, ils furent troublés par un conflit entre le tiers état et le roi, soutenu par la majorité des députés de la noblesse et par la plupart des membres du haut clergé. Le roi et les privilégiés auraient voulu que les états délibérassent comme en 1614, c’est-à-dire « par ordre ». Les privilégiés auraient eu immanquablement la majorité et les états auraient été incapables d’opérer aucune réforme sérieuse. Les députés du Tiers demandaient que l’on votât « par tête », ce qui les assurait de la majorité, car ils étaient aussi nombreux que les privilégiés et certains d’être soutenus par les députés membres du bas clergé et de la noblesse libérale (Jacques Godechot, Les Institutions de la France). –Le 6 mai, les représentants du Tiers-Etat prennent le titre de députés des Communes.
–1794 – 5 mai (16 floréal An II) :
1. LE BEAUSSET MANQUE TOTALEMENT DE BLE DEPUIS QUATRE JOURS – L’approvisionnement est tellement précaire que du 12 au 16 floréal (1er au 5 mai), Le Beausset manque totalement de blé pendant quatre jours. L’acheminement du blé se fait surtout par voie de mer, et a été « retardé à cause du danger et du mauvais temps ». Il est bien difficile de vivre la Révolution et de la soutenir le ventre creux. Mais en cette circonstance, les beaussétans se montrent d’une telle abnégation qu’ils suscitent l’admiration de leurs élus. Ceux-ci n’ont pas été habitués à ce calme, et ont vu auparavant se développer des émeutes pour beaucoup moins… « Les habitants qui manquent de tout autre subsistance, soit en légumes de toute espèce, pommes de terre, herbages, le sol du pays ne produisant que du vin, n’ayant pour s’alimenter que la seule ressource du blé, ont manqué pendant quatre jours de cette subsistance de première nécessité sans pourtant s’être portés à des excès »… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
2. NOMINATION D’UN COMMISSAIRE AU BEAUSSET – Le maire du Beausset prend, le 16 floréal, la décision de nommer un commissaire pour la surveillance des prisons et des prisonniers du tribunal du district. C’est André Deprad, officier municipal, qui est chargé de cette tâche. Il doit se rendre pendant « deux jours de décade en décade aux dites prisons pour y faire la visite et voir si tout est dans l’ordre ». Notons au passage que le calendrier révolutionnaire décrété d’application par la Convention le 24 novembre 1793 avait remplacé la semaine de sept jours par la décade de dix jours. Un jour de repos tous les dix jours, au lieu de sept, voilà qui était sans doute loin d’être perçu comme un « progrès social » par les français ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
3. L’ENSEIGNEMENT A TOULON – Pendant les événements du siège de Toulon, la question des écoles tenait une bien petite place dans l’esprit des habitants de cette ville. Le chef-lieu du district avait été transféré au Beausset, et c’est de là que l’administration mit la municipalité de Toulon en demeure de remplir ses nouvelles obligations scolaires « Beausset, 16 floréal, an n° de l’a République française une et indivisible. L’administration du district du Beausset à la municipalité du Port de la Montagne. Depuis très longtems, citoyens, vous avés officielement reçu la loi du 29 frimaire concernant l’instruction publique. Ce décret salutaire sous le double rapport d’orner également le cœur et l’esprit de tous les enfans des principes du républicanisme, de probité, de vertu, des lumières qui doivent les .rendre utiles à la société, et de procurer à chaque citoyen le moyen d’instruction qu’un régime vicieux, attribut du despotisme, avoit concentré dans la classe des gens fortunés, auroit déjà dû recevoir de la part des municipalités son exécution. Il n’est pourtant point en notre connoissance que vous vous en soyes occupés dans votre commune. Retarder plus longtemps le bienfait de la loy ce seroit, citoyens, vous rendre bien repréhensibles. Si vous êtes en demeure, comme nous avons lieu de le présumer, sur cet objet essentiel, nous vous requérons dès l’instant de notre lettre reçue, de remplir les dispositions que cette loy vous prescrit. Relises-la très attentivement, avec cet intérêt que la matière comporte, et faites-en l’objet le plus pressant de votre sollicitude. L’art. 3 de cette loy veut que les citoyens et citoyennes qui voudront user de la liberté d’enseigner déclarent à la municipalité qu’ils sont dans l’intention d’ouvrir une école, qu’ils désignent l’espèce de science qu’ils se proposent d’enseigner, qu’ils produisent un certificat de civisme et de bonnes mœurs signé de la moitié des membres du conseil général de la commune et par deux membres au moins du comité de surveillance. Un autre article prescrit que tout instituteur ou institutrice qui enseigneroit dans son école des préceptes ou des maximes contraires aux loix et à la morale républicaine soit dénoncé par la surveillance et puni selon la gravité du délit … Cette loy ne borne pas là ses dispositions. Après avoir pourvu à l’instruction des enfans, elle veut qu’ils se rendent utiles à la société en se vouant à la profession qui peut convenir à leur goût et que par là le sol de la République ne soit plus ni fatigué ni souillé par la présence d’aucun désœuvré… Dressés procès-verbal du tout pour votre décharge, justifiés-nous dans cinq jours au plus tard de vos diligences, et transmettés-nous le tableau des instituteurs et institutrices qui se seront présentés à vous… Salut et fraternité, DEZULIË. » (Archives communales de Toulon, cité par Bourilly, 1895). 42 instituteurs et 17 institutrices répondirent à l’appel de la municipalité, firent leur déclaration, fournirent leur programme et prêtèrent le serment civique, en exécution de la loi de frimaire. Le registre des déclarations a été conservé dans les archives de la ville. Ce furent : Joseph Lambert, Turquan Cadet, Roux, Pierre Gimbert, Demangel, Montagne, Georges Isnard, Rigordy, Tersols, Jacques Aube. Joseph Devincet, Calvet, Madeleine Turquan, Catherine Barbaroux, Suzanne Engaurran, Catherine Audibert, Euphrosine Fabre, Rosé Sebilot, Elisabeth Guigou, Anne Hermitte, Jeanne Tersols, Marie Constant, Marie Giraud, Marie Bol veuve Tubeuf, Claire Pomet, Rosalie Fabre, Claire Féraud, Elisabeth Lambert, Marie Lougne. Les six dernières déclarantes de cette liste ne savaient pas même signer leur nom, ainsi que l’établissent des déclarations semblables à celle de la veuve Tubeuf.
« Le 22 germinal, l’an second de la République une et indivisible, est comparu devant la Commission municipale, Joseph Devincet, patriote opprimé, natif du Port de la Montagne, âgé de 30 ans, pour déclarer qu’il brûle d’un ardent désir de se rendre utile à la République, c’est-à-dire de donner une manière des plus aisées et des plus faciles pour apprendre à lire aux jeunes républicains par le moyen du bureau typographique, leurs (sic) inculquer les règles les plus courtes et les plus importantes de la grammaire française, les droits de l’homme, la constitution, et leurs mettre devant les yeux le tableau des actions héroïques et vertueuses pour qu’ils puissent graver dans leur mémoire ce qu’ont fait les grands hommes, conformément au décret de la Convention nationale du 29 frimaire, et a signé le jour cy-dessus.», dans Archives commun. de Toulon, cité par Bourilly, 1895).
« Cejourd’hui dix germinal lan second de la république française une et indivisible, dans la maison commune du Port de la Montagne, est comparue la citoyenne Marin Bol veuve Tubeuf, résidente en cette commune rue Saint-Vincent, laquelle a déclaré que son intention est d’enseigner à lire aux jeunes enfans de cette dite commune, en se conformant à tout ce qui est prescrit par la loi du 29 frimaire dernier relative à l’organisation de l’instruction publique. Requise de signer, elle a dit ne savoir écrire.», dans Archives commun. de Toulon, cité par Bourilly, 1895).
–1821 – 5 mai : NAPOLEON 1er MEURT EN EXIL A SAINTE-HELENE.
–1830 – 4 et 5 mai : A TOULON, REVUE DE L’ARMEE EXPEDITIONNAIRE ET DE LA FLOTTE QUI VONT PARTICIPER A L’EXPEDITION D’ALGER. Charles X, à la suite d’incidents grave, décida, malgré l’opposition anglaise, d’agir fermement en débarquant à Alger avec une forte troupe partie de Toulon. Cette expédition allait faire de Toulon le premier port de guerre français. Les 4 et 5 mai, le duc d’Angoulême, héritier de la couronne, vint saluer au nom du roi l’armée expéditionnaire et les forces navales (Gisèle Argensse, 1989, p. 56-58). « Précédé du canot amiral de Duperré, suivi de ceux des autorités navales en double ligne de file selon l’ordre rigoureux des préséances, le canot de l’Altesse défilait devant le front des navires, en tête de mât l’étendard royal, à l’arrière le pavillon fleurdelisé, la chambre dorée ornée de brocarts et de soies. Les canons des bâtiments portant pavillon de commandement tonnaient, les équipages rangés à la bande sur les ponts criaient réglementairement : «Vive le Roi !», cri partout sept fois répété. Du port et de toute l’étendue du rivage, les Toulonnais assistaient à cette fête immense et gracieuse rehaussée de l’éclat du soleil » (Georges Blond, 1967.).
–1839 – 5 mai : UN INSTITUTEUR A EN CHARGE LA CLASSE UNIQUE DU HAMEAU DE SAINT-MANDRIER. Ce sieur Michel instituteur primaire à la presqu’île demande au Conseil Municipal une augmentation de son indemnité annuelle accordée de 150 F, car celle-ci était insuffisante pour pourvoir aux besoins de sa famille, attendu qu’il n’avait qu’un petit nombre d’écoliers. Il lui sera accordé une indemnité de 200 F. C’était un instituteur privé. A cette époque l’admission des élèves à l’école élémentaire était gratuite et les enfants étaient reçus à partir de 6 ans (Gisèle Argensse, 1989, p. 68, qui ajoute : «Une école fut dirigée durant un temps par des sœurs de Saint-François d’Assise». Cette école se trouvait dans la rue Rouget de Lisle, mais je n’ai pas pu savoir dans quelle maison).
–1844 – 5 mai : CONSEIL MUNICIPAL D’OLLIOULES (Castellan E., 1937)
-Délibérations du Conseil municipal autorisant
-le sieur Hugues fils, d’établir 3 fours à chaux dans la propriété communale dite des Esqueiriès.
-l’élargissement et le rehaussement du pavillon devant recevoir la nouvelle cloche ; ce pavillon, placé à l’un des angles du clocher sera placé au milieu de la plate-forme.
–1849 – 5 mai : (délibérations du Conseil municipal de Toulon, série D, 1805-1852) (fol. 64). CHEMIN DES POMETS
— Organisation du théâtre.
— Elargissement du chemin des Pomets. Conditions posées par M. Flamenq pour son consentement à l’accomplissement des travaux d’amélioration projetés au dit chemin. Renvoi à la Commission chargée primitivement de cette affaire.
–1851 – 5 mai : INSTITUTION DU LIVRET D’OUVRIER – Par les lois du 5 mai 1851 et du 22 juin 1854, les rapports entre patrons et ouvriers furent fixés de façon draconienne par l’institution du Livret d’ouvrier. Ce livret était une sorte de carnet dont la possession obligatoire pour certains ouvriers contenait les détails de leur état-civil, leur signalement, la date de leur entrée dans l’établissement, la date de leur sortie, l’acquit des engagements pris avec le patron et le montant des avances dont il restait redevable envers lui. L’ouvrier était ainsi suivi de très près dans sa carrière par des documents livrés en principe par le maire, mais le plus souvent par le commissaire de police. Vers la fin du XIXe siècle, cette pratique disparut, les syndicats ayant beaucoup exigé pour l’émancipation effective de la classe ouvrière (Marius Autran, tome 5).
–1855 – 5 mai : LE VAR. ORGANISATION MUNICIPALE. La loi du 5 mai 1855 règle l’administration municipale. Les maires et adjoints sont nommés par l’Empereur dans les chefs-lieux de département, d’arrondissement et de canton, et dans les communes de 3000 habitants et au-dessus. Dans les autres communes ils sont nommés par le Préfet au nom de l’Empereur. Agés d’au moins 25 ans, les Maires et Adjoints peuvent être pris en dehors du Conseil Municipal. Ils sont nommés pour 5 ans et peuvent être suspendus par arrêté du Préfet. (…) les membres du conseil municipal sont élus par les électeurs inscrits sur la liste communale dressée en vertu de l’article 13 du décret du 2 février 1852. Ils doivent être âgés de 25 ans accomplis. Les corps municipaux ont été renouvelés en entier en 1860, conformément à la loi du 5 mai précitée.
Arrondissement de Toulon :
Toulon, 84897 habitants, Bravet (maire) Calvy, Parian et Cornibert (adjoints), direction du bureau de poste ;
Bandols, 1880 habitants, Combal (maire) Bérenguier (adjoint), direction du bureau de poste ;
Le Beausset, 2692 habitants, Sicard (maire) Giraud et Seren (adjoints), direction du bureau de poste ;
(…)
Ollioules, 3360 habitants, Pomet (maire), Roubin, Souzan (adjoints), direction du bureau de poste ;
(…)
Saint-Nazaire, 2525 habitants, Arnaud (maire), Hermite, Flotte (adjoints), distribution de poste ;
La Seyne, 11700 habitants, Estienne (maire), Arnaud, Autran (adjoints), direction de poste ;
Saint-Mandrier, Valet (adjoint spécial), bureau de poste de La Seyne ; (…) ;
Six-Fours, 2805 habitants, Olivier (maire), Daniel, Décugis (adjoints), bureau de poste de La Seyne ;
(…)
(Jean Aubin, Annuaire administratif et statistique du département du Var pour 1863).
–1890 – 5 mai : MISE EN SERVICE DU TORPILLEUR DE HAUTE MER « AUDACIEUX », classe Agile, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne-sur-Mer.
–1912 – 5 mai : NOUVELLES ELECTIONS. La presqu’île aura quatre conseillers municipaux, tout en ayant obtenu le sectionnement électoral et en tenant compte de l’effectif de la population qui faisait craindre qu’on n’ait que trois conseillers. A ce moment-là la section a quatre conseillers municipaux : MM. Giraud, Daudé, Bernard et l’adjoint spécial M. Lesquoy (Gisèle Argensse, 1989, p. 128).
–1917 – 5 mai : UTILISATION DES PREMIERS CHARS – Le général Estienne engage les premiers chars dans un combat à Laffaux.
–1918 – 5 mai :
1. DECES A L’HOPITAL DE LA MARINE DE SAINT-MANDRIER – Belloc Pierre Albert, canonnier au 10e R.A.P. ; Origine : 33 Sauternes (Né le 12/7/1899) N° A-312353, Mort le 5/5/1918 à l’hôpital de Saint-Mandrier-sur-Mer (83).
2. PREMIERE FINALE DE LA COUPE DE FRANCE DE FOOT-BALL. L’Olympique de Pantin bat le Football club de Lyon.
–1921 – 5 mai :
1. COCO CHANEL LANCE SON PARFUM BAPTISE LE N°5 DE CHANEL.
2. La Valette, au n°23 de la Route Nationale où la famille Riquier-Cordeil logea la mère et la famille de Napoléon, une plaque de marbre nous indique :« Ici demeura, en 1793, Lœtitia Bonaparte et sa famille. Napoléon y fit plusieurs séjours. » (Inscription placée le 5 mai 1921, par la Société des Amis du Vieux-Toulon et l’Académie du Var). Cité par Pierre Bel, La Valette …,1932.
–1928 – 5 mai : A LA SEYNE, A L’ANGLE OUEST DE LA RUE CYRUS-HUGUES ET DE LA PLACE, on trouve aujourd’hui le magasin de confections Pellegrin qui fut précédé au XIXe siècle par la pharmacie Armand. Cet immeuble fut en 1903 la propriété de l’Abbé Vicard et de Mlle Hortense Vicard qui le vendirent à M. Arnaud, laitier, et dont M. Honoré Pellegrin père fit l’acquisition le 5 mai 1928.
–1942 – 5 mai :

1. MARINE FNFL – CONTRE TORPILLEUR « LEOPARD » – A partir du 5 mai 1942, le contre-torpilleur « Léopard » participe à des opérations d’escorte sur la côte orientale de l’Afrique après avoir effectué le ralliement de la Réunion. Il s’apprête à rallier la Méditerranée en juin 1943 (Henri Ribot, Ephémérides : nouvelles des Forces Navales Françaises Libres (FNFL) au début du mois de mars 1943).
2. AFFAIRE DE MADAGASCAR – PERTE DU sous-marin BEVEZIERS (type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes). Diégo-Suarez avec deux tiers de son équipage pour sortir de la grande rade ; grenadé par trois Swordfish , Béveziers dérive ; touché à deux reprises, à 6 h 10, commence à couler. Le commandant fait surface pour faire évacuer le bâtiment qui s’enfonce. Un Swordfish mitraille les naufragés, faisant deux disparus et quatre blessés parmi les marins. Le sous-marin disparaît à la position 12° 16′ 30″ Sud et 49° 17′ 05″ Est.
–1943 – 5 mai :
1. RENFLOUEMENT D’UN NAVIRE SABORDE A TOULON – L’aviso-dragueur L’Impétueuse, classe Elan, aménagé en dragueur rapide, construit par les A.Ch. De France et mis en service en 1940, est relevé du 12/03 au 5/05 1943. Les travaux de mise en état de conservation sont entrepris par les chantiers de La Seyne, mais bientôt suspendus à la suite des prétentions italiennes sur le navire. Saisi par les Italiens et renommé FR 54. Arrêtés par le chantier, les travaux de remise en état sont poursuivis par les Italiens. 9 septembre : Lorsque survient l’armistice de fin juillet 1943, les travaux sont pratiquement terminés (la peinture de coque, en camouflage gris et noir, vient à peine d’être terminée). Le navire est saisi par les Allemands (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).
2. FRONT D’AFRIQUE DU NORD – Du 20 avril jusqu’au 5 mai, les attaques du général Alexander contre les minces lignes du front germano-italien tunisiennes flambent. Au nord, le Régiment Barenthin qui, après que son commandant a été blessé, est aux ordres du major Baier, doit reculer pas à pas sur le tunnel de Jefna. Le 1er mai, une brèche menaçante oblige à reculer le front jusqu’à l’ouest de Mateur. Au même moment, des éléments de la 334e Division d’infanterie et du Régiment d’infanterie 47 combattent contre le 2e Corps américain sur la hauteur 609 qui est perdue le 1er mai. Les restes de la division et du 47e font de nouveau front à l’ennemi près de Mateur. La 78e Division britannique mène l’assaut contre un bataillon de la 334e Division d’infanterie à la montagne de Noël, si souvent disputée, Long Stop Hill est complètement bouleversé par les obus. Les Allemands, qui le tiennent depuis Noël, le perdent le 24 avril. Avec cette attaque, le verrou de Tunis saute. A la montagne du Chameau, la 6e D. B. anglaise arrache la position aux bataillons de la Division Hermann Göring , mais Les grenadiers de la 10e D. B. allemande la reprennent aussitôt. Entre le 28 avril et le 1er mai, attaques et contre-attaques se succèdent. Sur la route de Massicault, près de la ferme française, de violents combats se déroulent qui opposent les Anglais aux grenadiers de la 15e D.B. allemande avec ses cinquante chars. Les derniers canons de la 20e division de Flak allemande continent à repousser les attaques de chars anglaises. La 8/52 de cette division donne encore une représentation d’adieu avec ses 88 lorsque, au nord, deux de ses pièces détruisent treize tanks américains d’une unité en train de se former pour l’attaque. Le 5 mai, le 2e groupe du régiment d’artillerie 190 livrera à Mateur son dernier duel contre des chars américains faisant montre d’un entêtement courageux plutôt que d’une raison purement militaire (Carell Paul – Afrika Korps).
–1944 – 5 mai : GREVE AUX TANNERIES DE BARJOLS.
–1945 – 5 mai : CREATION DE L’ORDRE DES PHARMACIENS.
–1946 – 5 mai : REJET PAR REFERENDUM DU PREMIER PROJET DE CONSTITUTION (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1947 – 5 mai : PAUL RAMADIER EXCLUT LES MINISTRES COMMUNISTES DU GOUVERNEMENT, fin du tripartisme (id.).
–1949 – 5 mai : CREATION DU CONSEIL DE L’EUROPE (id.).
–1956 – 5 mai : CREATION DU FOND NATIONAL DE SOLIDARITE POUR LES PERSONNES AGEES.
–1958 – 5 mai : «L’ECOLE DES APPRENTIS MECANICIENS DE LA FLOTTE DE SAINT-MANDRIER REÇOIT LA CROIX DE LA LEGION D’HONNEUR… ». Citée deux fois déjà, l’école est également titulaire de la Croix de guerre (République de Toulon et du Var du lundi 5 mai 1958).
–1959 – 5 mai : ELECTIONS MUNICIPALES DE LA SEYNE. Le tribunal rend son jugement : Après quelques minutes de délibération, les plaignants sont déboutés, aucun motif valable n’étant retenu contre les élus de la liste conduite par Toussaint Merle (Marius Autran, tome 2, 1988).
–1963 – 5 mai : SAINT-MANDRIER – AMENAGEMENT DE LA PLACE DES RESISTANTS – A Saint-Mandrier, «Remplissage (comblement ?) d’une partie de la place des Résistants. Nous félicitons la municipalité de cette heureuse initiative qui nous évitera de patauger les jours de pluie. Tout arrive à point à qui sait attendre » (Le Petit Varois du 5 mai 1963).
–1968 – 5 au 30 mai : « LE COMITE DE L’UNION DES FEMMES FRANÇAISES (U.F.F.) DE SAINT-MANDRIER, à sa dernière réunion ayant pris connaissance d’un appel lancé en commun par les représentants officiels de la gauche dans notre commune, en vue de constituer un comité d’action pour promouvoir l’avènement d’un gouvernement démocratique, a décidé, par un vote unanime des adhérentes présentes, de participer à ce comité d’action. L’U.F.F. considère qu’un gouvernement démocratique favoriserait largement l’application du programme de l’Union des Femmes Françaises adopté au 10ème congrès de FU.F.F., à Nîmes, le 5 mai dernier » (Le Petit Varois du jeudi 30 mai 1968).

Arromanches au cimetière marin de Toulon 1974 (cl. H. Ribot)
–1976 – 5 mai : L’EX-PORTEAVIONS ARROMANCHES EST VENDU POUR DEMOLITION à la Société de métaux Alexandrian Frères d’Aubagne puis démoli à Toulon ; n° Q 525. Début 1978, un chenal est creusé pour l’amener à quai aux chantiers de Brégaillon, au fond de la rade de Toulon. En novembre, l’îlot, découpé à la base, est abattu. Le dépeçage dure presque deux ans, la ferraille partant en Italie.
–1992 – 5 mai : DECES DE L’ACTEUR ET CHANTEUR, JEAN-CLAUDE PASCAL (« Nous, les amoureux »).
–2018 – 5 mai : METEO – Le soleil est dominant le matin avec très peu de nuages de haute altitude. Le ciel sera nuageux en deuxième partie de journée et le soleil aura du mal à percer.
-2023 – 5 mai : AGAPES AU CENTRE ARCHEOLOGIQUE DU VAR – directrice de l’établissement depuis près de 10 ans, Marina Valente quitte ce service pour intégrer l’Institut National de le Recherche Archéologique. Ce matin, au 335 avenue des Dardanelles, anciens et nouveaux membres vont lui souhaiter bonne route dans sa nouvelle carrière. Au revoir Marinella, et ne nous oublie pas !

LA BLAGUE DU JOUR : Les perroquets
Le directeur d’un asile de fous a deux perroquets : un rouge et un vert.
Un jour, ils s’échappent et vont se percher dans un arbre.
Le directeur demande si un des patients peut grimper dans l’arbre. Un fou se présente, monte dans l’arbre et ramène le perroquet rouge… Ensuite, il va s’asseoir.
Le directeur lui demande pourquoi il ne va pas chercher le perroquet vert.
Le fou lui répond :
– Comme il n’est pas mûr, je l’ai laissé sur l’arbre !

Bon vendredi à tous et toutes.
Affectueuses pensées à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
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