ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 4 MAI 2023, 12e ANNÉE (n° 3796)

Le Moulin de la Roque à La Cadière d’Azur (Var)
QUESTION DU JOUR : Agrégé d’Italien, musicien, auteur dramatique et connaisseur des auteurs antiques, il écrivit une vingtaine de romans. Nous luis devons L’Âne Culotte – Hyacinthe – Jardin d’Hyacinthe ainsi que Malicroix, le Mas Théotime, L’Enfant et la Rivière, L’Habitant de Sivergues, Le rameau de la nuit, Le récif, qui sont réédités en de nombreuses langues et constituent des succès de librairie. Mort en 1976, qui était-ce ?
REPONSE A LA QUESTION DU 3 MAI : quel est le nom actuel de Saint-Nazaire du Var ? R. Sanary-sur-Mer.
DICTON DU JOUR : « C’est à la saint Sylvain que vend son vin le malin ».
LE MOT DU JOUR est de Benjamin Disraeli, homme politique de Grande-Bretagne (né le 21 décembre 1804 – mort le 19 avril 1881) : « Monsieur le Président, je retire ce que je viens de dire, à savoir qu’une moitié du gouvernement est composée de crétins : une moitié du gouvernement n’est donc pas composée de crétins. »
LES FETES :
Aujourd’hui, nous fêtons les SYLVAIN dont le prénom vient du latin « sylva » la « forêt ». Saint Sylvain était un évêque de Gaza, mort en martyr en 311 sous le règne de Dioclétien. Condamné aux travaux dans les mines, mais trop âgé pour ce genre de travail, il fut décapité avec quarante autres vieillards. 1610 personnes ont Sylvain pour patronyme et 135 200 ont porté ce prénom depuis 1900 dont 129 000 vivent encore aujourd’hui. Ce prénom, populaire dans les années 1970, est porté par l’un de mes neveux et fut celui de mon grand-père maternel.
Dans le calendrier républicain, c’était le 15e jour du mois de floréal An II, le jour du ver à soie.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Marie-France Schmidt – Isabelle la Catholique, Librairie Perrin, 2014, rééd. Le Grand Livre du Mois, 2014, 362 p., réf. H 20272.
NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et autres LIEUX DE SANARY (Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°10 « Regards sur un terroir : Sanary-sur-Mer », 2004 »).

Sanary – vue aérienne générale en 2007 (cl. H. Ribot)
9ème livraison : Avenue André DUMERC. Directeur de l’école communale de garçons de 1935 à 1952, M. André Dumerc préparait les élèves au Certificat d’Etudes Primaires qui, à l’époque était une véritable institution.
Ses anciens élèves disent de lui : « Il était un maître exigeant, sévère, mais juste ». Il n’acceptait pas l’échec et voulait avoir le plus grand nombre possible de réussites dans sa classe car pour beaucoup de ces jeunes gens, après le C.E.P., c’était la fin des études, dont l’entrée dans le vie active.
De nos jours, au mois de mai, ses anciens élèves se réunissent au cours d’un bon repas pour évoquer les souvenirs de leurs jeunes années passées avec leur maître.
(à suivre)
A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud, 1961).

-210e livraison : NOTRE-DAME DE LA GARDE
AU PIED DE NOTRE-DAME DE LA GARDE
Entre Notre-Dame de la Garde et la mer dégringole un quartier pittoresque qui n’est plus la ville et qui n’est pourtant pas la banlieue, un quartier de villas, de jardins â l’aspect exotique, de «pinèdes» et de fleurs. Il s’épanouit en éventail jusqu’à la « Corniche », frangée de rochers et de criques. C’est un quartier d’employés en retraite, de capitaines marins, de pécheurs et aussi de charmants dilettantes qui sont, en quelque sorte, les estivants de l’existence. La population y vit plus librement et plus gaiement que dans les autres quartiers de la ville. On peut s’y promener en short, voire en pyjama.
« Pays de grandes vacances, écrit encore Edmond Jaloux, dont les habitants semblent vivre une vie de flânerie et de pêche, analogue, je pense, à celle que l’on menait autrefois dans certaines bourgades grecques du bord de l’eau, et peut-être à Paestum et à Capri. »
Ce quartier, séparé de la ville par la Montagne de la Garde et abrupt comme les caps de la Grèce, était à peu près inaccessible avant l’établissement de la Promenade de la Corniche qui lui sert maintenait de voie d’accès et de terrasse sur la mer. Seuls s’y faufilaient un sentier douanier et quelques chemins tortueux tracés dans le rocher ; l’un d’eux avait un nom évocateur : chemin de Gratte Semelle.
Ce quartier, tout neuf, tout pimpant, c’est un sourire de Marseille, en marge des remparts et de la cité.
(à suivre)
ÉPHÉMÉRIDES
–1221 – 4 mai : Cession par Rostan d’Agoult à son frère Geofroi, de tout ce qu’il possède à Trets, Toulon, Cuers, Auriol, Mimet et Peypin (de Gérin-Ricard, acte 419 des vicomtes de Marseille : IND.: Notes de F. André: Bibl. de M.-J. de Barbarin, à Marseille)
–1245 – 4 mai : Colla Rouilh (charte aux archives municipales). Le Rouet – village, en 1872, de la commune de Marseille. L’église, sous le titre de l’Assomption, était un prieuré de l’abbaye de Saint-Victor. Il en existe diverses investitures en son nom : du 5 novembre 1633, en faveur de Philippe de Tournes; du 22 septembre 1704, en faveur de Charles de Cypriani ; du 6 avril 1764, en faveur de Gabriel Raynaud, clerc du diocèse de Grasse.
–1383 – 4 mai : Savaric Christiani, 48ème abbé de Saint Victor de Marseille (Édouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 41ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. savaric christiani, 4 mai 1383 – mort avant le 20 octobre 1384 (Édouard Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium). Il est également seigneur majeur de Six-Fours.
–1452 – 4 mai et 1477 – 16 novembre : Les prud’homies de patrons pêcheurs ont été organisées et confirmées par le Roi René, les 4 mai 1452, et 16 novembre 1477. Selon Papon « Le tribunal des prud’hommes n’a rien de commun avec les autres tribunaux du royaume. Il remonte à une époque fort reculée. Un titre de l’an 1349 (mais ne serait-ce pas plutôt 1449), donne aux prud’hommes la qualité de consuls et je croirais volontiers que leur juridiction est une émanation du consulat maritime, dont l’institution remonte au temps des empereurs romains. Ces prud’hommes sont des patrons pêcheurs qui jugent sans appel de tous les faits concernant la pêche. Les parties plaident elles-mêmes en langue provençale sans l’intervention de procureurs ni d’avocats. Quand le demandeur veut faire assigner sa partie, il se présente devant le juge, expose le fait, et met deux ou trois sous dans une boîte destinée à recevoir ces sortes de consignation. Alors les prud’hommes font assigner le défendeur par leur huissier. Ils jugent en manteau et petit chapeau de velours. Mais dans les cérémonies d’éclat, ils sont en corset, ayant le haut-de-chausse et les souliers à l’antique, la fraise, le petit manteau, et des pleureuses au lieu de manchettes; les cheveux ronds, une toque de velours noir et une longue et large pertuisane sur l’épaule. Ils sont suivis d’une compagnie de pêcheurs sous les armes. » Remarquons que Papon écrivait une décennie avant la Révolution, et que le costume qu’il décrit est celui du XVIème siècle. Sa description porte sur les prud’hommes de Marseille, dont la juridiction allait jusqu’au Bec de l’Aigle à la Ciotat. Ceux de Toulon prenaient la suite et ne devaient pas être très différents. Saint-Nazaîre a eu Sa prud7uomie particulière le 4 avril 1792, Elle avait juridiction sur les communes de Bandol, Sanary, et Six-Fours, entre la prud7uomte de La Ciotat, créée en même temps qu’elle, et celle de Toulon. La réglementation actuelle du costume des prud’hommes découle de l’arrêté préfectoral du 16 août 1809. Là aussi, la Révolution a changé les choses. Le Premier Prud’homme porte une robe à longues manches, avec rabat blanc, et une toque frappée à l’ancre de marine.
–1506 – 4 mai -1513 : Robert de Guibé, cardinal, 2ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. 54ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 47ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. cardinal robert de guibé, 1506-1513. Bulles de provisions du 4 mai 1506, évêque de Rennes puis de Nantes. Mort le 9 septembre 1513 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium). Il est seigneur majeur de Six-Fours.
–1607 – 4 mai: La Viguerie, 4 mai 1607 (acte notarié à Allauch). La Vicarie – propriété déjà citée en 1636, commune d’Allauch, quartier de Saint-Roch (1872). Propriété autrefois affectée à l’entretien du vicaire d’Allauch.
–1662 – 4 mai -1703: Philippe de Bourbon-Vendôme, 16ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille (Édouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969). 68ème abbé de Saint Victor de Marseille (Édouard Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium) mais 61ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. philippe de bourbon-vendome, 1662-1703. Grand prieur de France de l’Ordre de Malte. Brevet royal du 10 mai 1661, mise en possession du 26 septembre 1661, bulles de provisions du 4 mai 1662, résigne son abbaye vers 1703 ; mort le 24 janvier 1727 (Édouard Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium). Il est seigneur majeur de Six-Fours.
–1708 – 4 mai : Catalogue des titres de la terre de la Molle (Var), n° 22 – Requête du seigneur de la Molle et arrêt de la Chambre des eaux et forêts interdisant aux habitants de Cogolin, Grimaud et Gassin d’empoisonner les eaux de la rivière pour prendre du poisson. Exploit et défenses transmis aux consuls de Cogolin le 9 juin, aux consuls de Gassin le 30 juin, le 7 juillet aux consuls de Grimaud.
–1715 – 4 mai : marin de Sanary mort en mer – nous trouvons à cette date sur le registre des sépultures, comme marin mort en mer, le nom de LAUTIER Antoine (Rotger B., 1984).
–1721 – 4 mai : Nouvelle alerte à la peste à Marseille – 3 avril 1721, une mort suspecte, rue de la Croix d’or. 5 avril, 3 morts dans la même rue. 4 mai, une autre mort suspecte. 6 mai, deux maisons sont attaquées par une maladie qui semble être la peste. (André Maurice – La peste à Marseille, BT, n° 945, décembre 1983, CEL Cannes).
–1775 – 2 mai : Benjamin Franklin dresse enfin une cartographie du Gulf Stream – Je vous propose un petit retour sur le 2 mai 1775, car c’est à cette date que Benjamin Franklin, après aven avoir fait réaliser une étude approfondie, dresse enfin une cartographie détaillée du Gulf Stream expliquant ainsi pourquoi certains bateaux postes mettent plus de temps pour traverser l’Atlantique que d’autres navires. Sa publication a un incroyable retentissement.
–1778 – 4 mai : Marseille – Dominique Fossati passe marché avec la ville de Marseille pour une fontaine baroque de style Louis XVI pour 12 000 livres. La fontaine Fossati est édifiée en 1778 en l’honneur de Necker sur l’actuelle place du Général-de-Gaulle. Elle est déplacée en 1825 au croisement du boulevard Dugommier et du boulevard d’Athènes. Gênant la circulation, elle est transférée quelques mètres plus loin en 1863, à la place des Fainéants (aujourd’hui la place des Capucines). La fontaine est classée monument historique en 1941. La fontaine commandée en 1778 fut deux fois déplacée, d’abord de l’actuelle place de Gaulle en 1825, puis sur la place même en 1863. L’aigle qui surmontait l’obélisque en 1805 fut détruit par la foule à la chute de l’Empire le 14 avril 1814. ‘édifice comporte quatre lions supportant un obélisque ramené d’Égypte par Napoléon. « La pyramide domine quatre dauphins renversés en forme de console crachant de l’eau. » Deux couples d’enfants sur une tortue de mer dirigent le jet d’eau vers une coquille qui se déverse dans une grande vasque inférieure. Le talent de Dominique Fossati est honoré par l’inscription en latin HON. DOMI. FOSSATI IRU et FECIT. La fontaine symbolise la rivalité avec Aix-en-Provence, alors capitale de la Provence, notamment par sa ressemblance avec la fontaine de la place des Prêcheurs. (“Fontaine Fossati — Wikipédia” pour la plupart des informations).
–1793 – 4 mai :
1. L’ARMEE DE CARTEAUX SE RENFORCE – Comme nous l’avons écrit précédemment, il fut enjoint à Carteaux, le 1er juillet, de se transporter à Valence pour empêcher « la jonction de tout rassemblement de troupes et « notamment de la colonne Marseillaise avec celle de Lyon ». Il était mis à sa disposition la légion Allobroge, le 3e bataillon des Basses-Alpes. Le général divisionnaire d’Albignac annonça de Grenoble, le 4 mai 1793, l’envoi à Romans, pour y tenir garnison, du 4e bataillon des volontaires nationaux des Basses-Alpes (Roger Vallentin du Cheylard, 1913-1914, rééd. 2001).
2. Il y avait, une fois de plus, des travaux À faire À la toiture de l’église du Beausset. Les travaux ont été exposés aux enchères. Le 4 mai, on a donc fait un « appel d’offre » dirait-on de nos jours. Mais personne n’a fait d’offre… Les membres du conseil comprennent vite pourquoi. Les devis datent un peu, et l’inflation est telle que « vraisemblablement il ne s’est présenté aucun offrant relativement à la perte qu’éprouvent les assignats ». On décide donc de refaire un devis estimatif en réajustant les prix. Il faut dire que sur la base 100 en 1789, l’assignat est tombé en mai 1793 à 45% de sa valeur nominale ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)
–1795 – 4 mai : M.-J. Chénier dénonce la Terreur blanche à la Convention. Si elle sévit depuis l’hiver, elle connaît un regain de vigueur avec l’échec de l’agitation sans-culotte des faubourgs parisiens. C’est surtout dans le Midi et la vallée du Rhône qu’elle est intense: au harcèlement des anciennes autorités s’ajoutent exécutions sommaires et vengeances. Les assassinats politiques auront cours durant tout le Directoire, la période la plus meurtrière reste le printemps 1795. C’est à Lyon que s’inaugure cette épidémie de meurtres collectifs, avec le massacre du 4 mai 1795, quand la foule, après les incarcérations massives de Jacobins, force les portes des prisons et écharpe plus de 100 détenus (Yann Fauchois, 2001).
–1804 – 4 mai : Napoléon Bonaparte devient empereur.
-1812 – 4 mai : QUE FAIRE DES DÉSERTEURS ? – Dans une lettre du 30 juillet 1814, il est vrai, le Ministre écrivait au Préfet Maritime de Toulon : « Sa Majesté entend que le Droit et l’équité déterminent seuls le choix des hommes qui vont rentrer dans leurs familles, et il vous est particulièrement recommandé de tenir la main à ce que les commandants des corps n’exercent aucune influence contraire à ces principes. » Les directives étaient précises, toute la correspondance officielle du vicomte Dubouchage est sur le même ton. Une lettre secrète et confidentielle autorisait le Préfet Maritime à tolérer rembarquement de tous les marins déserteurs qui se présenteraient, et pas seulement les déserteurs des 100 jours. Il est vrai que le Ministre rappelait aussi qu’ « en vertu de l’article 5 de l’acte du 4 mai 1812, tout militaire qui se rendrait coupable de désertion après avoir obtenu grâce pour le même délit est passible de la peine de mort ». Il arrive parfois qu’un chef soit débordé par des subordonnés trop zélés. Quand le Préfet Maritime, l’amiral de Missiessy, se plaint qu’il n’a pas assez d’hommes de troupe de marine, Dubouchage lui reproche de proposer sans cesse des licenciements et il lui ordonne de ne licencier que les impropres au service après avis de la Commission de Santé. Quand un bâtiment change de nom, rappelle le Ministre, « ces suppressions doivent être faites sans éclat ». Tous les emblèmes, chiffres et armoiries de l’Usurpateur doivent être supprimés partout où ils existent, mais une lettre du Ministre prescrit que « cette suppression sera exclusivement opérée par les autorités de police ». La Marine, comme la Guerre d’ailleurs, devra veiller à ce qu’aucune adresse, proclamation ou feuille publique « ne contienne d’injures ou expressions outrageantes contre le gouvernement renversé ». Dans une autre lettre, Dubouchage écrivait : « Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, c’est Je droit de tous les citoyens, mais nul ne peut être admis à servir le Roi dans un grade quelconque, s’il n’est sincèrement dévoué à Sa Majesté. »
–1814 – 4 mai : Napoléon 1er est déporté sur l’île d’Elbe.
–1907 – 4 mai : ET L’U.N.E.F. VINT ! – Naissance de l’Union Nationale des Etudiants de France (U.N.E.F.).
–1910 – 4 mai : TOULON, ancienne porte de l’Arsenal – Classement par arrêté du 4 mai 1910, de l’ancienne porte de l’Arsenal, place Monsenergue (FT, 2020)..
–1915 – 4 mai :
1. Après la disparition du croiseur français « Léon Gambetta » – Selon les dépositions des survivants recueillies le 4 mai 1915, la chaloupe n° 1 atteint Santa Maria di Leuca à 8 h 30 du matin, avec 108 survivants à bord. Un des survivants, Hyacinthe Tourrel, déclara : « Des barques de pêche nous ont croisés et ont offert de nous prendre, mais nous avons refusé leurs offres dans la crainte de faire chavirer le canot n° 1 où nous avions tant de mal à nous maintenir ». En réalité, il s’agissait de barques de pêche se trouvant à quelques centaines de mètres du rivage. Ces dernières patrouillaient dans la zone pour rechercher une ancre perdue cinq jours auparavant par le contre-torpilleur Irrequieto. Ces barques de pêche étaient commandées par le responsable du sémaphore local, Mario Sandri, qui conduisit les rescapés à terre, les recueillit de son mieux et appela le bureau du télégraphe de Castrignano del Capo, non loin de Santa Maria di Leuca, qui alerta aussitôt les ports de Tarente et Brindisi à 8 h 35. Les télégrammes furent reçus à 9 h 10, et le ministère italien de la Marine fut averti par la base de Brindisi.
2. L’ALLEMAGNE FAIT USAGE DE GAZ ASPHYXIANT – Selon le maréchal French, les Allemands utilisent encore les gaz à Givenchy où quatre hommes ont été empoisonnés, mais autrement les efforts ennemis de ce côté ont échoué complètement (« Il y a 100 ans – La Grande Guerre », par La voix du Nord, Le Courrier Picard et l’Union du 1er mai 2015).
–1937
1. du 4 mai jusqu’au 27 novembre 1937 : L’Exposition Internationale de 1937 à Paris du 4 mai au 27 novembre 1937 – L’Exposition Internationale des arts et techniques de 1937 s’est déroulée dans des pavillons des différents pays construits le long de la Seine entre le pont d’Iéna dont la largeur a été doublée et le pont Alexandre III, dans le jardin du Trocadéro et sur le Champs de Mars au pied de la Tour Eiffel, ainsi que dans l’île aux Cygnes. L’Exposition fut inaugurée le 4 mai 1937 par Albert Lebrun, président de la République. Elle se termina le 25 novembre 1937. Bilan: 31 053 700 visiteurs, 52 pays exposants, superficie totale de 100 hectares de la colline de Chaillot à la place d’Iéna. Elle comprenait un parc d’attractions, le parc colonial, le train électrique pour circuler et les fontaines illuminées du Trocadéro. C’est à cette occasion que le Palais du Trocadéro fut démoli et remplacé par l’actuel Palais de Chaillot, monument plus sobre. Le pavillon des Travaux Public a été conservé, il abrite aujourd’hui le Conseil économique et social. « Cette exposition voulait démontrer que l’Art et la Technique ne s’opposent pas mais que leur union est au contraire indispensable : le Beau et l’Utile doivent être indissolublement liés. » (“L’exposition universelle de 1937 à Paris – Etudier”) Elle devait promouvoir la paix. Cette exposition est restée surtout célèbre par l’affrontement symbolique qui y eut lieu entre le pavillon de l’Union soviétique (avec sa colossale sculpture de l’ouvrier et la kolkhozienne) et celui de l’Allemagne hitlérienne (gigantesque et surmonté de l’aigle nazi) qui se font face de part et d’autre du pont d’Iéna.
2. du 4 au 24 mai : UNE ESCADRILLE DE SAINT-MANDRIER EN AFRIQUE DU NORD – Le 4 mai, la 7B2 embarque sur le Commandant Teste et le 10 les Levasseur mis à l’eau à Bizerte décollent pour El Mellah. Le 14 c’est Oran et ses environs qui sont les objectifs de missions photo obliques. Le 24 l’escadrille est de retour à St. Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).
–1939 – du 24 avril au 4 mai : UN AVISO-DRAGUEUR EN ESSAIS – A Lorient, du 24 avril au 4 mai, l’aviso-dragueur « Élan » effectue un passage au bassin pour des démontages et des visites après essais (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, l’Élan).
–1943 – 4 au 24 mai : DE GAULLE NE VEUT PAS DU GENERAL GIRAUD – Le 4 mai, en pleines négociations pour sa collaboration au pouvoir d’Alger, le général de Gaulle avait dédaigneusement balayé la candidature éventuelle du général Giraud au gouvernement de la France. « Il n’y a que deux mystiques en opposition, disait en substance la radio de Londres, deux bases d’action et deux personnalités en présence : d’une part, la croix de Lorraine, d’autre part le vieux maréchal. Et celle-là vaincra celui-ci. »
–1944 – 4 mai : DISPARITION DU SECOND-MAÎTRE NAVIGANT ANDRE STERCKMAN – En 1944, le second-maître radionavigant André Sterckman rejoint le général de Gaulle outre-Manche. On le mute dans un escadron de la R.A.F. basé à Badley, au Pays de Galles. Le 4 mai, au cours d’un vol d’entraînement au-dessus du territoire britannique, son biplace, piloté par un officier canadien, heurte le sommet d’une montagne et s’écrase. Il n’y a aucun survivant. La Marine nationale propose alors à sa veuve un engagement dans ses services pour la durée des hostilités. Au début de l’année 1945, la voilà affectée à la base aéronavale de Saint-Mandrier. Après la capitulation de l’Allemagne, elle continue son métier à titre civil. Grâce à la diligence de Louis Clément, Denise Sterckman perçoit une pension de guerre qui arrange bien les affaires en ces temps plus que difficiles… Au début du mois de juillet 1951, le maire de Saint-Mandrier demande à fille, la jeune Marie-Claire Sterckman, âgée de onze ans, de tenir symboliquement le coussin où sera épingle, tout prochainement, la fameuse Croix de guerre. Intimidée, l’enfant refuse. Sa mère la remplacera au pied levé. Quant à André Sterckman, son corps a été rapatrié et inhumé dans le Creux Saint-Georges à la fin de la guerre. Il recevra la médaille militaire à titre posthume en 1952 (Ken Nicolas, vol. 1, p. 41-50.).
–1945 – 4 mai :
1. le nom de Viet Nam remplace officiellement celui d’Indochine.
2. La BAN de Saint-Mandrier ne peut se suffire d’une seule escadrille. L’escadrille 33S, destinée aux grandes liaisons coloniales, est créée le 1er juillet 1946 par décision du 4 mai 1946 – 1329 EMG/M/Aéro/1. Elle n’a malheureusement pas beaucoup d’appareils :
– le Latécoère 611 Achernar du lieutenant de vaisseau Guesdon de Dives (Le Latécoère 611 : un seul exemplaire construit pour la Marine française, qui le baptisa « Achernar ». Hydravion de reconnaissance et de patrouille. Premier vol le 1er juillet 1939 – Envergure : 40,55m ; longueur : 27,05 ; équipage 7 hommes. Masse à vide : 15295 kg, Masse totale : 28.834 kg, Armement : 4 mitrailleuses Darne de 7,5 mm latérales, 2 browning en tourelle dorsale, 1 de queue. 7.000 kg de charges diverses. Motorisation : 4 moteurs Gnome & Rhône 14N-30 de 1010 ch. Vitesse maximale : 349 km/h. Montée à 2.000 m en 10 mn. Autonomie : 4.350 km),
– le Bréguet 730 (Bréguet 730 : Type hydravion de transport. 2 moteurs Gnome-Rhône 14 N 44/45 de 1.150 ch. Vitesse maximale : 330 km/h. Autonomie : 2.500 km. Masse maximale au déjaugeage : 28.500 kg. Envergure 40,36 m ; longueur 24,37 m. Hydravion de reconnaissance et de patrouille. Premier vol le 4 février 1938 ; deux exemplaires construits, dont un après la guerre.) n°01 « Véga » du lieutenant de vaisseau Audibert, tué en Indochine, et n°02 « Sirius » du lieutenant de vaisseau d’Hauteuille.
La base recevra, au fur et à mesure de leur mise en service, les Bréguet 731 (Bréguet 731, dérivé du Bréguet 730. Premier vol le 2 septembre 1947. Deux exemplaires construits) n°01 « Bellatrix » et n°02 « Altaïr ».
Il n’y aura plus d’autres formations affectées à Saint-Mandrier pendant plusieurs années.
–1953 – 4 mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 4 mai, l’escorteur « Commandant Dominé » se ravitaille au Dumont d’Urville et participe avec lui au dégagement de Culao Ré, avec tir aux canons de 20 et 40 mm et débarquement de troupes (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
–1957 – 4 mai : QUAND La réalité dépasse la fiction – Une loi prévoit qu’il est interdit de chasser en auto la nuit, même le jour (trouvé dans « Le Villefranchois-Libéré » du 4 mai 1957).
–1976 – 4 mai : Décès de l’écrivain Fernand Marius BOSCO, dit Henri Bosco. Agrégé d’Italien, musicien, auteur dramatique et connaisseur des auteurs antiques, il s’était marié le 16 juillet 1930 à Ollioules, avec la gersoise Marie Madeleine Rhodes qui décéda en 1985. Arrivé à l’âge de la retraite de l’Éducation Nationale, il partagea sa vie entre Nice et Lourmarin, où il séjournait souvent dans son bastidon, célébrant le Lubéron, terre de paysans et de vignerons qu’il affectionnait, mais surtout de mystère qu’il chanta avec des accents homériques. Ses romans pour adultes ou pour enfants constituent une évocation sensible de la vie provençale où une imagination libre et succulente participe au pouvoir envoûtant de son écriture. Au total, une vingtaine de romans lui ont valu la notoriété, notoriété confirmée par plusieurs grands prix littéraires : Grand Prix National des Lettres Françaises, Prix Renaudot, Prix des Ambassadeurs, Grand Prix de la Littérature de l’Académie française. Aux récits romanesques se sont ajoutés des essais comme Sites et Mirages, composé à l’initiative du peintre Adrien Marquet pour accompagner certains de ses tableaux sur Alger, puis une traduction de l’Apocalypse de Saint Jean d’après la Vulgate et le texte grec, ornée de 40 dessins en deux couleurs réalisés par Edy Legrand, et édité par la galerie Derche de Casablanca. (“Henri Bosco”) C’est au Maroc qu’il a rédigé la plupart de ses livres mais, paradoxalement, le Maroc n’y tient qu’une place très relative, hormis quelques poèmes, textes dispersés dans des revues, et un roman L’Antiquaire qui se déroule en partie dans l’Atlas. Puis, a écrit rédigé une sorte de mémorial de ces années marocaines, édité en 1948, sous le nom « Les Pages Marocaines », accompagnées de 40 gouaches originales réalisées par mon ami le peintre Louis Riou. (“Henri Bosco”) Ce livre sera partiellement réédité par Gallimard sous le titre Des Sables à la mer. De nos jours, la trilogie L’Âne Culotte – Hyacinthe – Jardin d’Hyacinthe ainsi que Malicroix, le Mas Théotime, L’Enfant et la Rivière, L’Habitant de Sivergues, Le rameau de la nuit, Le récif, entre autres, sont réédités en de nombreuses langues et constituent des succès de librairie. Il meurt à Nice en 1976 à 87 ans. Camus et Bosco reposent au cimetière de Lourmarin. « La tombe de Camus et de son épouse Francine Faure ressemble à deux jardinets piqués de romarin. » (“Cimetière, mémorial… – LES TOMBES DE CAMUS ET BOSCO – Lourmarin”) Sur une grosse pierre, sont inscrites des dates : 1913-1960. Pour Bosco (1888-1976), c’est une simple dalle au sol. Sur la stèle, un losange et des caractères grecs ésotériques dont la signification serait que l’âme humaine passe par le cœur pour rejoindre le paradis.
-1984 – 4 mai : Entretien avec M. Krasucki qui suspecte les techniques et capitaux coréens d’être en provenance des U.S.A. «C’est le dumping dans toute sa splendeur ! » Quelle est la part du gouvernement dans les mesures de suppression de postes à La Seyne ? La C.G.T. revendique son indépendance vis-à-vis de n’importe quel parti politique. (Var matin du 4 mai 1984).
–1989 – 4 mai : ASSASSINAT DE JEAN-MARIE TJIBAOU – Jean-Marie Tjibaou, homme politique et leader indépendantiste kanak de Nouvelle-Calédonie, est assassiné avec Yeiwéné, son bras droit au FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste), lors de la commémoration de la tragédie d’Ouvéa, par Djubelly Wea, un indépendantiste opposé aux accords de Matignon de juin 1988 qui prévoient un référendum sur l’autodétermination après dix ans et a ramené la paix après quatre années de quasi-guerre civile.
–2015 – 4 mai – FINIES LES VACANCES DE PRINTEMPS, C’EST LA REPRISE DES COURS.
–2023 – 4 mai : Sécheresse 2022 – l’état de catastrophe naturelle reconnu dans de nombreuses communes françaises, les sinistrés ont un mois pour se signaler.En 2022, de nombreux dégâts ont été provoqués par des mouvements de terrain dus à la sécheresse. Les personnes concernées doivent se signaler au cours du mois pour être indemnisés (Radio Bleue, nuit du 3 au 1 mai).

BLAGUE DU JOUR : Cours d’histoire.
Le prof aux élèves : Vous pouvez citer des Hommes célèbres de la Renaissance ?
Réponse des élèves : …. ???
Le prof : Et si je vous dis « tortues Ninja » ?
Réponses des élèves : Leonardo, Donatello, Michelangelo et Raphaël, m’sieur !
Le prof : Eh bien, vous voyez, quand vous voulez !

Bon jeudi à tous et toutes.
Affectueuses pensées à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier
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