DICTIONNAIRE TOPONYMIQUE
ET HISTORIQUE
HENRI RIBOT, de l’Académie du Var et du Centre Archéologique du Var
avec la collaboration d’Antoine PERETTI du Centre Archéologique du Var
EDITIONS DU FOYER PIERRE SINGAL, 83110 SANARY et CENTRE ARCHEOLOGIQUE DU VAR 83000 Toulon

« A la recherche du château des sables… », sous-titre en traduction très libre du toponyme « castrum de Aregno », est dédié à Gérard Delattre en souvenir des longues recherches que nous avons conduites ensemble sur le terrain, à l’issue desquelles nous avons pu découvrir l’emplacement ce site mentionné dans un texte daté de 1151.
PREFACE.
Il y a de cela six mois, j’ai accepté, à la demande de l‘équipe de rédaction des Cahiers du Patrimoine, de publier enfin mes travaux relatifs à la toponymie de l’Ouest varois. Le manuscrit étant achevé, il me semblait alors que cela ne me causerait aucun souci.
Quelle erreur ! Cette somme de près de trente années de recherches occupait alors mille trois cent pages, hors illustrations et annexes. Même en compressant l’ensemble, il ne pouvait être question de faire entrer le texte dans le standard de nos publications, soit trois cent vingt à trois cent cinquante deux pages au format A5. Plusieurs solutions furent envisagées avant le ralliement de tous à la plus réaliste : changer le format en optant pour un volume en A4.
Avant toute chose, il fallait repenser la forme du texte original afin de le rendre aisément consultable, tout en lui conservant son concept initial de dictionnaire linguistique, historique et géographique. Le rafraîchissement, partiel mais nécessaire, de données qui remontaient à 2001 pour les plus récentes, imposait pour sa part la mise à jour de certaines notices et de quelques références.
Antoine Peretti a prêté son concours à cette réécriture du manuscrit primitif. Spécialiste de la toponymie et de la thématique, docteur en ethnohistoire, il était le plus à même d’apporter un éclairage neuf à cette opération qui, sans ses compétences et sa gentillesse, n’aurait pas pu aboutir dans un délai raisonnable.
Même remaniée, cette publication témoigne de ce qui fut à l’origine de mes recherches de terrain : les vestiges du passé, tels les noms de lieux, malgré leur fragilité et leur difficulté d’interprétation, doivent impérativement être étudiés sous peine de disparition, puis présentés au public en vue de leur sauvegarde.
Ce fut une lourde tâche que de procéder à cet inventaire ! combien de fois ai-je refermé le manuscrit en me disant que je faisais oeuvre inutile, avant de le rouvrir après quelques mois, parfois même quelques années, à l’occasion de la rédaction d’un article ou de la préparation d’un volume des Cahiers du Patrimoine. Durant tout ce temps, lors de stages, de réunions, de chantiers, de prospections et de conférences, j’ai rencontré des hommes et des femmes qui m’ont encouragé à persévérer. Ce sont eux que je tiens à remercier aujourd’hui pour m’avoir donné le courage nécessaire à la réalisation de ce qui, durant près de quarante ans, ne fut qu’une rêverie :
en premier lieu, Marius Autran, mon professeur d’histoire et de sciences en classe de 6ème à Martini, qui m’a fait découvrir les secrets du ravin du Destel, Jean Lacam, conservateur du Musée de Toulon, à qui je dois mes premières rencontres avec l’archéologie de terrain, et Christian Goudineau, qui, alors qu’il était directeur des Antiquités de Côte d’Azur m’a accordé son amitié et a orienté mes travaux ;
Gabrielle Démians d’Archimbaud, directrice du Laboratoire d’Archéologie Médiévale méditerranéenne, que j’ai « trimballée » sur les pistes difficiles de la Magdeleine de la Mole, Jean Benoît† qui prit sur son temps d’étude des parcellaires antiques pour parcourir le plateau de Siou Blan en ma compagnie et celle de Charlette Arcelin-Pradelle† ;
Jean Courtin, grand seigneur de la Préhistoire, qui passa plusieurs journées à Sanary et nous accueillit sur son chantier de Salernes ;
puis MM. Arnoux, Bénéventi, Vialatte, Michel, et Jourdan, respectivement maires d’Ollioules, de Six-Fours, de Signes, et de la Cadière, qui ont su, parmi leurs pairs, me réserver le meilleur accueil ;
Jean-Marie Pessus, du Conservatoire du Littoral ;
Raoul Décugis et Yves Avandetto, des Chemins du Patrimoine ;
les membres du Centre Archéologique du Var qui ont fait ou font encore un bout de chemin avec moi : Raymond Boyer, Jean-Baptiste Joubert, Marc Gérard†, Jean Lacam, Christian Fontaine, Régine Broecker, Marc Borréani ;
tous ceux et celles qui ont fréquenté ou fréquente toujours les locaux du Foyer Pierre Singal : Alfred Guglielmi, Alain et Dominique Bon, Olivier Marchetti, Françoise Brien†, Jacques et Nicole Bérato, Claude et Marie-Claude Pagèze, Claude Estrayer, Bénédict Lacavalerie, Marie-Jo Doubroff et sa grosse caisse, Gérard Julien, Jean-Pierre Brachet, Charlie Hourcau, Michel Pasqualini, Marc Quiviger, Arlette et André Delbreil, Barthélemy Rotger†, Jacqueline Viollet Répetto, Claude Majastre, Pascal Alliot, et les nombreux auteurs de notices publiées dans nos Cahiers du Patrimoine ouest varois ;
les amis qui ont su m’accorder quelques instants de leur précieux temps : Anne Roth, Gaétan Congès, Pierre Saliceti et l’Association des Amis du vieux Beausset, René Merle, Jean-Claude Autran, Laurent Porte† dont le nom restera attaché à sa recherche des fours à cade et à poix, Jean-Marc Noailles que j’ai modestement épaulé au moment de sa maîtrise de géographie physique ;
la « garde rapprochée » de ce monumental projet : Robert Hervé, Didier Martina-Fieschi, José Roca, Frédéric Morchio, Serge Sappino, Vincent Jacob, qui ont supporté sans trop broncher les longues soirées de discussion autour d’une table ;
l’équipe d’enseignants de langue et culture occitane sans laquelle ma connaissance de la langue provençale serait restée plus que maigre : Paul Castéla, René Toscano, Florian Vernet, Gaston Beltrame, Daniel Daumas ;
Gérard Paquet, mon ami, mon presque frère, qui partage depuis quarante-cinq ans ma passion du pays provençal ;
Gilles Vivès†, trop tôt disparu, avec qui nous avons parcouru les collines toulonnaises durant les années 1960 ;
Jean-Michel Théveny, très vieil ami, grand découvreur de sites et conseiller avisé ;
Jean-Pierre Brun, que j’ai suivi au long de son cursus jusqu’à son poste actuel de directeur du Centre Jean Bérard de Naples, et qui a toujours su répondre à mes appels ;
Gérard Delattre†, à qui ce livre doit tant – la bibliographie et l’iconographie en témoignent -, et qui prospectait avec moi le plateau de Siou Blan quatre jours avant de mourir ;
mes parents, Amédée et Ernestine Ribot†, qui ont su me faire partager l’amour des langues romanes en continuant de parler le catalan en ma présence ; mes frères, Guy† et Yves, qui m’inoculèrent le goût des voyages et de l’histoire,
et ma fille, Isabelle, toujours entre deux avions, un jour à Kaboul, l’autre à Djakarta, mais qui sut un jour dire fièrement à un de ses professeurs de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence que son « papa est un archéologue ».
Je dédie ce livre à Catherine, mon épouse, qui me « supporte » depuis bientôt quarante ans, et sans qui rien de ce que j’ai réalisé à ce jour n’aurait pu être mené à son terme ; celle qui a su me pousser dans certaines voies que j’hésitais à emprunter, quitte aussi à me freiner quand il le fallait ; celle qui a partagé mes joies et mes fréquentes déceptions.
A Sanary-sur-Mer, le 15 juin 2009.
Henri RIBOT

INTRODUCTION
A – Objet de cette étude.
« La toponymie de l’Ouest varois ? Un bien vaste sujet et en même temps une recherche très spécialisée ! « , deux des critiques les plus souvent avancées lorsque nous avons commencé, il y a une trentaine d’années, à dresser l’inventaire des noms de lieux correspondant aux sites où nous conduisaient nos activités archéologiques.
Dans la publication des fouilles du «castrum de Sainte Madeleine » à la Môle (Var), nous avions utilisé pour la première fois la toponymie afin de donner un sens à « Môle », un nom qui avait bien évolué au cours des âges, passant de Mola au XIe siècle à Molle sous l’ancien régime, pour aboutir à la graphie récente dotée d’un accent circonflexe fort heureusement abandonné. Depuis, avec les fouilles des oppida protohistoriques de Taradeau, la Courtine, la Gache, Saint-Estève du Destel et Château-Panier, des castra médiévaux de Taradeau, d’Orves et d’Ollioules, des sites romains et préromains de la Pinède, du Claffard, des Embiez, du Brusc, de Portissol, de la Gorguette, et beaucoup d’autres, nous avons pensé qu’il serait bon, dans le cadre du « Programme de Recherches Archéologiques de l’Ouest Varois », de mettre en relation les datations retenues pour les sites fouillés avec les noms des lieux auxquels ils sont associés. Notre recherche, conduite dans le cadre du Centre Archéologique du Var et autorisée par le Ministère de la Culture, se voulant pluridisciplinaire, la toponymie ne pouvait qu’apporter un éclairage supplémentaire tant pour la vérification de ses propres composantes (ainsi une racine pré-indo-européenne peut-elle être confirmée par l’existence d’une occupation préromaine ou prégauloise sur le lieu qu’elle qualifie), que pour l’aide à la recherche de nouveaux sites dans un contexte de modélisation[1]
Une mise en relation de la toponymie avec d’autres sciences, comme l’histoire, la géographie, la botanique, la géologie, la linguistique – tout particulièrement avec l’usage des langues romanes telles que le provençal maritime ou le catalan -, l’anthropologie et la politique, ne pouvait être que bénéfique. De ce fait, la toponymie n’est plus seulement la science des noms de lieux ; elle devient autre quand elle étudie ces noms comme produits de l’interaction des milieux social, historique, politique et ethnique. Sa ressemblance avec l’archéologie est beaucoup plus réelle qu’on pourrait le penser de prime abord. En effet, si la science archéologique s’intéresse aux vestiges du passé, ses défenseurs savent fort bien que chaque vestige possède sa propre histoire. La question clé de toute recherche, « Comment est-il parvenu jusqu’à nous ? », induit une autre question, désespérée celle-ci : « Combien de vestiges n’ont-ils jamais eu la chance de parvenir jusqu’à nous ? », tempérée, il est vrai, par cette autre : « Comment découvrir les vestiges enfouis alors que nous ne possédons aucun texte, aucune trace, aucun des éléments traditionnels de l’appareil de la recherche historique ? » Le nom de lieu appartient un peu à ce mode de recherche : tout comme l’objet archéologique, il est souvent unique, travesti par l’évolution historique, tellement modifié qu’il en est devenu méconnaissable – mais tel est aussi le cas de nos monuments ! -. Et les mêmes questions se posent à son sujet : comment s’est-il pérennisé ? Et combien ont irrémédiablement disparu ? La spécificité du vestige archéologique, c’est la perte de sa fonction socio-économique. Il en va de même pour le nom de lieu : sa survie est liée tout d’abord à l’adéquation mot / objet : ainsi pour parador – moulin à foulon, la disparition physique du moulin n’entraînant pas automatiquement la disparition du toponyme, le nom est attribué au lieu d’abord, au quartier ensuite ; l’évolution ultérieure, à cause de la perte du sens initial, donne fréquemment Paradis. Ceci est valable dans le cas des noms qui ont survécu. Mais les toponymes sont fragiles : modifiés par les différents peuples et les langues qu’ils ont parlées, retranscrits par des géographes ou des notaires peu au fait de la langue vulgaire, francisés enfin à partir de l’époque moderne (parador devenant paradou ; bucca unche, saint trou, etc.), ils se sont fondus dans une sorte de nébuleuse au sein de laquelle il est difficile de les reconnaître.
L’usage habituel de créer de nouveaux noms réduit aussi la zone dans laquelle le vieux mot exerçait une influence (ainsi pour la Provence, qui de Provincia couvrant un espace allant de Toulouse à Nice, ne désigne plus de nos jours, à l’est du Rhône, qu’une simple partie de la région P. A.C. A., espace, certes important, mais sans commune mesure avec sa signification première).
Les remembrements agricoles, la poussée urbaine et l’apparition de lotissements dans les secteurs précédemment livrés à l’agriculture entraînent aujourd’hui l’émergence d’une nouvelle micro-toponymie où le pseudo-provençal du type les bastides de…, ne servant plus à désigner que de simples pavillons résidentiels, voisine avec la mode du moment tels les multiples Thalassa et autres Palm Beach. Le brassage des populations aidant, plus personne ne connaît la signification du nom de son quartier, ni même de sa ville et la fantaisie la plus débridée se fait jour pour donner du sens aux noms Huide, Sicié, Signes ou Ollioules. On a fait de Bandol un repaire de bandits (du provençal bandol, « bande »), de Solliès un lieu où l’on voit le soleil deux fois dans la journée, et de Pignans un avatar du bois de pins. Que l’on songe seulement à la plage des Lônes à Six-Fours, appelée également plage de Bonnegrâce, du nom d’une famille propriétaire de terres voisines, devenue Brutal Beach pour les besoins des compétitions de surf, un immeuble ayant même été baptisé le Belgrâce. La folie des américanismes en arrive à un point où nous avons pu voir retranscrire par « Le Félibridge » (sic !), le nom très récent de « Le Félibrige », donné à un immeuble moderne. Quant au malheureux Truébis de la vallée du Gapeau, la carte IGN au 1/25000e le traduit par Trois Boeufs.
Il y a beau temps que la relation signifiant – signifié n’a plus guère de sens dans la microtoponymie des basses plaines. Parmi beaucoup d’autres exemples, Paluns, Lônes, Seyne, Négadoux / Négadis, Moulières, Mouissèques, ne sont plus que des noms de quartiers, dont une forme contemporaine d’installation humaine a occulté le sens premier de terres humides et marécageuses. Un rappel de simple bon sens permettrait à certains de s’éviter ainsi bon nombre de désagréments dont le moindre est celui de la remontée d’humidité dans les murs et le plus grave le risque d’inondation.
Les choix dans la disposition des anciens habitats sont lisibles dans le paysage, la toponymie et les textes : ainsi bâtissait-on un habitat perché essentiellement pour s’éloigner des fonds humides, malsains et porteurs de maladies et se trouver à la lumière, en un lieu aéré et par voie de conséquence plus sain. Le va-et-vient des établissements humains entre la hauteur et le bas de pente se conjugue avec les mouvements de la nappe aquifère, elle-même liée aux grandes phases climatiques que l’histoire et l’archéologie nous rapportent. Ces grands changements se reflètent dans les appellations où se retrouvent encore les traces de sources, de forêts, d’exploitations agricoles, là où de nos jours la désertification est en route ; nous pensons tout particulièrement aux nombreux folies, fiéraquet, faïsses qui parsèment nos terroirs, mais aussi aux baumes, croton et huide ou oïde qui qualifiaient les aménagements de canaux aériens et souterrains chargés d’amener la précieuse eau jusqu’aux citernes et aux fontaines.
Face à cette destruction de la toponymie locale qui fait suite à la destruction de la société agropastorale qui la sous-tendait jusqu’à une date relativement récente, nous avons tenté de rédiger une sorte d’état des lieux – le mot n’est pas innocent – afin de doter l’Ouest varois d’un catalogue des noms légués par l’histoire dans lequel puiser pour inventer de nouveaux noms.
B – ESPACE GEOGRAPHIQUE ETUDIE.
L’espace géographique retenu pour notre inventaire coïncide avec celui du Programme de Recherche Archéologiques de l’Ouest Varois des Origines à nos jours mis au point en 1982 par une équipe pluridisciplinaire du Centre Archéologique du Var. Il comprend les communes des cantons du Beausset (La Cadière, Le Beausset, Le Castellet, Riboux, Saint-Cyr, Signes), d’Ollioules (Bandol, Evenos, Sanary), de Six-Fours, de la Seyne-Nord et de la Seyne-Sud (avec Saint-Mandrier). En raison de leur relation historico géographique avec notre région, nous avons ajouté à cette étude les franges limitrophes d’un certain nombre d’autres communes qui sont, dans le Var, Toulon, Le Revest, Solliès-Ville, Solliès-Toucas, Belgentier, Méounes, Mazaugues, Plan-d’Aups, et dans les Bouches-du-Rhône, la Ciotat, Ceyreste, Cuges, Roquefort-La Bédoule). Voir les cartes en deuxième page de couverture.
C – UTILISATION DES TABLES
1 – Liste des abréviations
<. : le mot placé après le signe < indique la provenance, l’origine du mot placé avant le signe <
>. Le mot placé avant le signe >. Indique la provenance du mot placé après le signe >
[…] : le mot placé entre […] est la graphie oralisée d’un toponyme.
Acad. du Var : Académie du Var, Toulon.
Anthrop. : corpus anthroponymique
Anthropo. : anthroponymie
arch. com. : archives communales
A. Soc. Sci. Nat. et Archéolo. Toulon et Var : Annales de la Société des Sciences Naturelles et d’Archéologie de Toulon et du Var.
auj. : aujourd’hui ; ;
A.V.E.P. : Association Varoise des Enseignants de Provençal.
B.S.S.B.L. A.D.V. : Bulletin de la Société des Sciences, Belles-Lettres et Arts du Département du Var, Toulon.
Bull. (Bulletin).
c. 1930 pour circa 1930 (vers 1930)
cadastre, sect. H : cadastre, section H
carte des Morières, sect. B2 : carte de la Forêt des Morières, secteur B2 (après pliage de la carte en 8 parties).
C. A.V. : Centre Archéologique du Var, Toulon et Draguignan.
cf. : confère
C.E. : corpus étymologique
C.H. : contexte historique
Com. : commune
D.R. A.C. P. A.C. A. : Direction Régionale des Affaires Culturelles de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Aix-en-Provence.
Gall. Christ. : Gallia Christiana (voir la bibliographie)
I.G.N. : Institut Géographique National.
l.-d. : lieu-dit.
M.A.I. : Mémoires de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres de Paris.
Mém. : Mémoires
ms : manuscrit
O.V. : Ouest varois.
prov. : provençal
Rac. : racine
Rad. : radical
R.A.N. : Revue Archéologique de Narbonnaise, Paris, CNRS
RN : route nationale
Soc. : Société
Soc. Acad. du Var. : Société Académique du Var (Académie du Var aujourd’hui)
Soc. d’Et. des Htes Alpes : Société d’Etudes des Hautes-Alpes, Gap.
Soc. Hist. Nat. de Toulon : Annales de la Société d’Histoire Naturelle de Toulon.
Soc. Sci. Archéolo. Draguignan et Var : Société d’Etudes Scientifiques et Archéologiques de Draguignan et du Var.
S.R. A.: Service Régional de l’Archéologie, Aix-en-Provence.
Stat. : Statistiques.
1/4 000 : carte de la forêt domaniale des Morières, commune de Solliès-Toucas.
1/10 000 : plan directeur de la forêt domaniale des Morières.
1/20 000, 1/25 000, 1/50 000, etc. : différentes échelles de cartes I.G.N. ou autres
2 – Quelques termes spéciaux
ANTHROPONYME, nom de personne.
TOPONYME, nom de lieu.
PATRONYME, nom de famille transmis par le père ; MATRONYME, par la mère.
AGGLUTINATION, addition par fausse perception, d’un élément à l’initiale d’un nom.
HYPOCORISTIQUE, forme familière altérée du nom individuel.
OCCITAN, mot ou forme relavant d’un parler de langue d’oc, en règle générale le provençal.
3 – Comment utiliser le corpus des noms de lieux de l’ouest varois et lire les documents qu’il contient ?
Nous avons privilégié les entrées multiples afin d’aider le lecteur à retrouver le mot qu’il cherche. Pour cela, nous avons mis en place des renvois sous la forme de « cf. (confère)… », « voir… », « renvoie à… », qui lui permettent soit de trouver le nom, soit d’élargir son champ d’investigations. Dans la majorité des cas, les notices du corpus toponymique contiennent toutes les données connues sur les toponyme cités. Pour un certain nombre de toponymes, le lecteur trouvera des renseignements complémentaires dans le corpus étymologique ou le corpus anthroponymique
Prenons comme exemple une notice du corpus toponymique avec renvoi au corpus étymologique:
ARS, AS ou LAS < C.E, rac. AR-, hauteur (Nouvel A.1981 Rousset P.-L.1988)
–Valdas ou de l’Eoure 1504, com. du Revest et de Toulon (1/50000 et 1/25000). ; molin de Ars 1235[2] ; le Las C.H. 20 40-41-50-60-70-80.
-cf. Lasquet, Liouquet, toponymes de même origine.
A la première ligne, nous lisons « ARS, AS ou LAS, c’est-à-dire trois formes différentes du même toponyme reliées par la conjonction « ou », elles ont la même valeur. La racine d’origine est précisée : < C.E, aR-, ce qui renvoie le lecteur à C.E, corpus étymologique, qui nous donne :
aR- eau, Origine pré-indo-européenne (Nouvel A. 1981 ; Rousset 1988).
Aram, Aran, Aray, Arquet, Ars, As, Larquet, Las, Lasquet, Laire, Liouquet ? ; Aran 1864 (Arannus rivus 977, au Beausset, Arannus XIIe siècle au Castellet, rieu Arantz 1522 au Beausset ; vallat d’Aran 1550, vallat d’Haran, vallat de Haran ou d’Heran 1570 au Castellet ; le vallat d’Aray 1575 à La Cadière et au Castellet ; le grand Vallat 1594 au Castellet (PL. 3/1), vallat d’Aram 1594 au Castellet, Aran 1615 à La Cadière ; vallat d’Aran 1630, valat d’Aram, vallat d’Eram 1650 au Castellet ; Aran 1688 à Sanary ; la rivière d’Aran 1688 à Bandol et Sanary, cf. Rèpe ; Aran 1778 ; le Pont 1778 et 1794 à Sanary ; le Pont d’Aran 1819 et 1828 à Sanary ; le Pont d’Aran ou Rivière de Bandol 1819 à Bandol ; le Grand Vallat 1828 ; la Repe 1845 ; le Pont d’Aran à Sanary 1976 ; le Logis d’Aran à Bandol ; val d’Aran ou Valdaray au Castellet ; Vallat 1/50 000 ; cf. Acripomi, Gourganon, Gourgonier, Grand Vallat, Logis d’Aran) ; vallat d’Aray 1571 (Cadière, Castellet) ; possible origine d’Ardennes 1549 (le Revest, vallée au pied de la colline portant le castrum du Revest ; cf. Dardennes ) ; Laire 1980 (Méounes ; ad Lairum 1137) ; Larquet 1715 et 1720 (Bandol ; Lasquet XVIIIème siècle, Mère Fontaine ; Larquet 1864 ou l’ Arquet 1871) ; Le Las 187, 1/50 000 et 1/25 000 (le Revest et Toulon ; molin de Ars 1235, en Las 1ère moitié XVème siècle, Val d’ As / Valdas dit de l’ Eoure 1504, Valdas de la Tuele 1570, Canal du Las 1727) ; l’Arquet 1871 (Bandol ; Larquet 1714, 1715 et 1720 ; Lasquet XVIIIe siècle ; Mère Fontaine) ; Le Latay 1864, 1871, 1/50 000, 1/20 000 et 1/25 000 (Mazaugues et Signes ; villa Lattaiara ou Altaiara 984, Altaiara vel Ribulus 993, rivulus qui dicitur Lataxius 1096, …quorum unus appellatur Attaizana et alius Mouna… 1221, locum sive territorium Attaizane et de Mouna 1230, Lastigueria 1374, le Létay 1715, Le Le Tay 1778, le Laty 1845, ferme du Latay 1/50 000, Haut Latay 1/50 000, le Latail c. 1930, ancien pont du Latay, Petit Latay ) ; collet de Latière 1/25 000 (Signes (colline à deux sommets ; la Luy y prend sa source) ; Jas de Lastigueria 1374 ) ; Lauzière 1/20 000, 1/50 000 (Signes ; Alauzière 1778, Alauzière 1857, Lausière 1864, La Lauzière 1/25 000 ) ; Le Liouquet 1/50 000 1986 (en limite de Ceyreste, la Ciotat et Saint-Cyr ; le Liouquet ou Lasquet 1872) ; Naron 1864 (la Cadière) ;
Dans la liste des toponymes relevant de la racine aR-, nous trouvons bien entendu, les nôtres (en gras dans la notice), mais la lecture de la fiche permet d’élargir le champ aux synonymes de la même famille puisque nous trouvons alors « aR–, Aram, Aran, Aray Arquet,etc.».
Nous précisons que la racine est d’origine pré-indo-européenne. Les auteurs auxquels nous nous référons pour l’étude des toponymes de la racine aR– sont en ce cas « Nouvel A. 1981 ; Rousset 1988 » que l’on retrouve dans la bibliographie :
-Nouvel A. 1981 – Les noms de lieux témoins de notre histoire. Connaissance de l’Occitanie, tome V, ed. Terras d’Oc, Montpellier, 1981, 140 p.
-Rousset 1988 – Les Alpes et leurs noms de lieux, 6000 ans d’histoire ? Les appellations d’origine pré-indo-européenne. Sous le patronage de la Soc. d’Et. des Htes Alpes. Didier et Richard, Grenoble, 1988, 446 p.

Revenons à la notice toponymique
Les toponymes cités sont suivis de leur signification et de la bibliographie entre parenthèse, puis, selon le cas, soit de leur localisation communale sur diverses cartes géographiques, soit de la date où ces toponymes apparaissent pour la première fois dans un texte (Archives, chroniques, etc.), ou les deux à la fois. Précisons qu’un toponyme cité dans un texte n’a pas été obligatoirement transposé sur une carte géographique, loin de là ! l
La suite de notre notice ARS se rapporte donc à la graphie « Valdas ou de l’Eoure » telle qu’elle apparaît dans un document daté de 1504. Le Valdas du début XVIe siècle est l’ancien Ars (une note de fin de première partie précise que « le moulin d’Ars est cité lors de la délimitation d’Ollioules et de Toulon en 1235. C’est lui qui est à l’origine du quartier des Moulins dans la vallée de Dardennes ») que les cartes I.G.N. actuelles (1/50000 et 1/25000) écrivent Las.
La dernière partie de la notice se compose d’une série de nombres introduite par les deux lettres C.H. En effet, nous situons le nom du lieu dans son contexte historique (C.H.) en l’intégrant dans une série de nombres ( 10-20-30-40-41-50-60-70-80) correspondant aux périodes suivantes:
-10 pour le paléolithique ancien,
-11 pour le paléolithique moyen,
-12 pour la paléolithique récent,
-20 pour le néolithique,
-30 pour l’âge du bronze,
-40 pour le premier âge du fer,
-41 pour le deuxième âge du fer,
-50 pour l’époque romaine,
-60 pour le Moyen-Âge,
-70 pour l’époque moderne
-80 pour l’époque contemporaine.
L’époque où le toponyme est mentionné pour la première fois apparaîtra en gras dans la C.H.
C’est ainsi que pour notre notice (20 40-41-50-60-70-80. ) on peut y lire que, dans un contexte qui a donné sans discontinuer des sites connus depuis l’âge du Fer (40-41) jusqu’à l’époque actuelle (80), la première mention du toponyme apparaît au moyen Age (60). La présence, en début de série, du nombre 20 nous informe que des sites du Néolithique ont été découverts sur le lieu mais qu’il n’y a pas de relation continue reconnue avec les périodes suivantes ; il manque entre autres l’Age du Bronze (30).
En quoi la composition de cette notice éclaire-t-elle sur notre démarche?
Nous avons voulu rédiger un corpus des noms de lieux le plus proche possible des noms connus au travers des siècles. De ce fait, les variations les plus marquantes ont été prises en compte. Par la mention des sites archéologiques, ou des citations de haute époque, nous pouvons raisonnablement supposer sans une trop grande marge d’erreur que lorsqu’un nom de lieu, Las, Ars ou AS par exemple, correspond à un site ou un groupe de sites qui a connu une occupation Néolithique ou de l’Age du Bronze, il a une bonne probabilité d’être pré-indo-européen et son attribution à la racine aR- est alors confortée, sinon induite. Le même raisonnement est valable pour les sites romains (50) et médiévaux (60).
Quelques autres données pratiques
Les toponymes figurent en lettres majuscules et caractères gras. Voici, par exemple, dans le corpus toponymique les notices d’ABATTOIR et d’ABEILLE :
ABATTOIR, < prov. Adobador [adoubadou]. tuador [tuadou]). endroit où l’on tue les animaux ; abattoir (de Fourvières 1902 ; Levy) Origine moderne.
–Abattoir (1/20 000e), com. duBeausset (site de pente ; bâtiment à l’ouest de la RN8, au nord-est du Beausset).
ABEILLE, < abelha, [abiho],avilla. : abeille, abeilhé, éleveur d’abeille ; nom méridional et de famille provençal (Levy 1909 ; Mistral F. 1890 ; Roux 1991). Origine médiévale.
–Antoine Abeille alias Cougourdan 1520 (Ollioules) ;
–les Abeilles (la Seyne, nom d’un chantier de démolition navale).
–Font d’Abeille (la) 1871[3], com. de La Cadière (puits communal qui donne son nom à un affluent de l’Aran) ; fons deAbelha sive de avilla 1354[4] ; ad fonty debelha 1394[5] ; ad fontem dabelha1394[6]. C.H.60–70-80.
–Abeille XVIe siècle[7], com. deSix-Fours (sur la pente orientale de la colline Tante Victoire) ; hameau Abeille XXe siècle C.H.70-80.
–fons de Abelha 1354, com. de La Cadière: cf. supra. :la Font d’Abeille 1871
–Labeill 1223 Méounes (probablement « labèu », abreuvoir) ; cf. infra.
Dans le corpus toponymique, le ou les mots en gras, placés après le signe < sont des renvois à l’origine du toponyme et/ou à des notices des corpus étymologique (> C.E..) et/ou anthroponymique (> Anthrop..).
Dans ces deux notices, les noms de lieux se rapportant à ce toponyme sont soit en caractères minuscules, gras et soulignés lorsqu’il s’agit de mots appartenant à la période médiévale, moderne ou récente (ex. Abattoir et Font d’Abeille ), soit en italique gras et soulignés s’ils sont dans leur forme latine (ex. Fons de Abelha).
Dans la mesure du possible, nous donnons les écritures originales de la racine ou du radical ; dans l’exemple cité ci-dessus :
ABATTOIR: < prov. Adobador [adoubadou]. tuador [tuadou]), prov. signifie « langue provençale », [adoubadou] est la graphie oralisée d’Adobador, « tuador » en est la graphie classique ou occitane, et « [tuadou] » la graphie oralisée ou mistralienne.
Les noms de lieu relevant d’un toponyme – par exemple Abattoir – sont suivis en général de références qui peuvent être une carte IGN (1/20 000…), un renvoi à une note infrapaginale, le nom de sa commune d’origine (ex. commune du Beausset) et de sa situation dans cette commune (ex.: site de pente ; bâtiment à l’ouest de la la RN8, au nord-est du Beausset).
La notice comporte enfin en italique l’historique du mot, avec son évolution depuis sa première mention accompagnée de la date et d’une référence ; fons deAbelha sive de avilla 1354 ; ad fonty debelha 1394 ; ad fontem dabelha1394. La mention C.H.60–70-80, nous indique que ce toponyme date du Moyen Âge et qu’il n’y a aucun hiatus jusqu’à nos jours.
*****
[1] Delattre G., Ribot H., Théveny J.-M., 1994, p.295-310.
[2] Le moulin d’Ars est cité lors de la délimitation d’Ollioules et de Toulon en 1235 (Gall. Christ.). C’est lui qui est à l’origine du quartier des Moulins dans la vallée de Dardennes. Cf. De Gérin-Ricard 1926: Toulon. Décision arbitrale du 18 novembre 1235 de Rostan, évêque de Toulon, réglant le désaccord sur les limites de leurs seigneuries, survenu entre Guillaume de Signes, seigneur d’Ollioules, et les seigneurs de Toulon, Gaufridet de Trets et ses neveux Gaufridet Reforciat et Isnard.. Albanès, Chevalier: Détermination par Rostang, évêque de Toulon, des limites entre la ville de Toulon et le château d’Ollioules (Arch. munic. de Toulon, GG 25, original, parchemin).
[3] Giraud 1971, p. 333-376 : puits communal sur le territoire de La Cadière.
[4] Arch. communales ant. à 1790, n° 409
[5] Tardin 1394, collationné à partir des textes d’Elzéar George dit Ollières en 1450
[6] id. Racine 131/78706 ou 460/62020 (Abeille, n. d’animal ou n. de personne), voir 213/61315 (villa) ?
[7] Henseling 1977-1978 : Antoine Abeille alias Cougourdan, en 1520 à Ollioules ; l’Abeille, nom d’une bastide de la Ciotat en 1871 ; les Abeilles, nom d’un chantier de démolition navale qui a fonctionné après 1945 à Brégaillon (La Seyne).
–

– A –
ABATTOIR, < prov. adobador[adoubadou]. tuador [tuadou]).
–Abattoir (1/20 000e), com. duBeausset (site de pente ; bâtiment à l’ouest de la RN8, au nord-est du Beausset).
ABEILLE, < abelha, [abiho], avilla : abeille, éleveur d’abeille et nom de famille provençal.
–Font d’Abeille (la) 1871[1], com. de La Cadière (puits communal qui donne son nom à un affluent de l’Aran) ; fons deAbelha sive de avilla 1354[2] ; ad fonty debelha 1394[3] ; ad fontem dabelha1394[4]. C.H.60–70-80.
–Abeille XVIe siècle[5], com. deSix-Fours (sur la pente orientale de la colline Tante Victoire) ; hameau Abeille XXe siècle C.H.70-80.
–fons de Abelha 1354, com. de La Cadière: cf. supra.
–Labeill (probablement « labèu« , abreuvoir) ; cf. infra.
ABELHA, cf. Abeille
ABEOURAGE, cf. Abeurage
ABEURAGE < abeuratge [abeouragé]) : abreuvoir, nappe d’eau
–fontaine de l’Abeouragé 1725[6], com. deLa Cadière (source) ; fontaine del’Abreuvoir 1871[7]. C.H.70-80.
–Abeouragé dau plan de la mar 1561, com. de Saint-Cyr (embouchure du ruisseau de Saint Côme aux Lèques),al guor dau plan de la mar 1571 ; gorc dau plan de la mar 1546 ; gour du plan de la mer 1871 ; C.H.70-80.
–Labeill 1223[8], com. de Méounes (probablement « labèu », abreuvoir). C.H. 60-70-80.
Abeuratge, cf. Abeurage
Abiho, cf. Abeille
ABIME < Abis < rac. pré-indo-européenne aB– : abisme, abîme.

–Abîme de Maramouyé 1920, com. duBeausset (aven à la cote 420 ; plaine et intersection de voies sur les limites du Beausset et de Signes) ; tectorum de las Monnaies, furquetum de las Monnaies 1252 ; Abyme de Maramoye 1864[9] ; Regage de Malemourier 1778[10] ; Malemourier 1790 ; Malmourier 1864. C.H. 60-70-80. (PL. 1/1)
–Abîme des Morts 1/20 000, com. deSignes (aven entre les Cuillerets et la Lébrière) ; Ragage des Hommes XVIIIe siècle ; Régage des Hommes 1864[11] ; Ragage des Morts (début du XXe siècle) ; cf. Morts. C.H. 70-80.
ABON < anthrop. germanique abbo (var. : Abbe, Abon) : nom de baptême, de personne, puis nom de famille.
–Fontaine d’Abon 1829, com. duBeausset (source) ; Abou 1864[12]. C.H. 80
ABONDANCE, renvoie à Notre-Dame d’Abondance.
–chapelle Notre-Dame-d’Abondance 1674,com. de Six-Fours, ou chapelle de la Calade aux Playes 1707[13] ; cf. chapelle de Notre-Dame d’Abondance. C.H. 50 70-80 (PL. 10/12)
Abou, cf. Abon
ABRAN < anthrop. Abram ; Abran, nom de famille israélite.
–Corderie et chantier naval Abran XVIIIe siècle[14], com. deLa Seyne (corderie, Place de la Lune ; chantier naval sur le quai des ex-Forges et Chantiers de la Méditerranée).
ABREUVOIR, cf. Abeurage,.
–Fontaine de l’Abreuvoir 1871[15],com. deLa Cadière ; cf. Abeurage.
ABRI,<. Abric : abri
–Abri de la Marseillaise 1994[16], com. de Signes. C.H. 20-30-40-50-60-70-80.
–Abri de la Roche Redonde 1978, com. du Castellet (barre en limite de La Cadière et du Castellet) ; cf. Roque Redonne, Roche, Redon ; C.H. 20-30-40-41-50-60-70-80
–Abri des Carretiers (1/10 000e), com. de Solliès-Toucas (sur le chemin de la Mort de Gautier, en limite de la forêt des Morières).
–Abri des Demoiselles ou des deux soeurs[17], com. de Signes ; cf. Demoiselles (grotte) ; C.H. 20-30 80.

–Abri des grés de Sainte-Anne XXè siècle[18], com. d’Evenos (bas de pente ; bergerie taillée dans les grés). C.H. 10-20-30-40-50-60-70-80. (PL. 1/3).
–Abri des Maigres com. deSignes (cf. Maigres). C.H. 20-30-40-50-60-70-80.
–Abri du Déserteur com. de Signes (cf. Déserteur et Vallon du Déserteur).
–Abris 1 et 2 com. de Signes(cf. Pas de la Fède, PL. 1/2). C.H. 60-70-80
ABUS < rac. pré-indo-européen aB– : hauteur
–Abus (l’) cadastre 1982, com. du Beausset (quartier et pente au sud de la Barre de l’Abus, en limite du Beausset et d’Evenos)
–Barre de l’Abus 1864[19] (1/20 000e et 1/25 000e) (1978), communes du Beausset et d’Evenos (Barre, 355,8 m ; limite des communes, à l’est de Fontvive et à l’ouest de Sainte Anne d’Evenos).
Abyme, cf. abîme
ACHARD, cf. Aicard
ACRIPOMI < latin pomum ; deux hypothèses pour son étymologie :
soit la racine pre-indo-européenne AR– (Nouvel A. 1981 ; Rousset P.-L. 1988) > Aram, Aran (var. : Aray Arquet, Ars, As, Larquet, Las, Lasquet, Laire) + pomi : pommier acide.
soit la construction aqui>acri + pomi : arbre à aiguille (lat. aqui<acus, aiguille, piquant), avec la même évolution que aquifolium devenu acrifollium, houx.
–ad rivam Acripomi 1151[20], communes du Beausset et du Castellet ; probablement le Gourganon (1/25 000e). C.H. 50-60-70-80. deux traductions possibles : « vers la rive, ou la rivière du pommier acide », ou « vers la rive, ou la rivière, de l’arbre à aiguilles » (le pin, par exemple).
ACULETA < rac. oronyme indo-européenne aK– + suff. dim. –eta.[21] : petite colline
–Aculeta 1151[22] ; (très probablement la colline du Petit Canadeau 1/50 000, limite entre les com. du Beausset et du Castellet). C.H. 60-70-80.
ADAM < anthrop. Adam : origine biblique, nom de baptême et de famille fréquent,
– adam (1/4000e) com. de Sollies-Toucas[23]. C.H. 60-70-80.
1) baume d’adam ;
2) caïre d’adam ; chainon du caïre d’adam ; chemin du caïre d’adam ; sommet du caïre d’adam ;
3) regage d’adam[24]
4) campo johannis adam 1206, com. de signes ; in terra que appellatur favairolas que fuit dels adams 1227[25]. C.H. 60-70-80.
ADRECH, ADRET < adrech, du latin « ad directum solis », versant méridional, terrain exposé au soleil ;
–Adrech des Fontêtes (1/25 000e)[26], com. de Signes ; villa Altaiara 984[27] ; Taillanette XXe siècle[28]. C.H. 60-70-80
–Adrechs (les) 1864[29] et (1/25 000e), com. Signes (au sud du Mourre d’Agnis ; quartier).
–als Adrets dels Aygiers 1240[30], communes du Beaussetet d’Evenos (pente ; limite du Beausset et d’Orves, puis du Beausset et d’Evenos): als Aygiers 1200[31] ; Aiguiers (I.G.N.) ; Aigle (I.G.N.) ; Aïgue (divers cartes I.G.N.) ; Bas de Massacan. C.H. 30 41 50-60-70-80
-rupem carrat de l’ubac de Valbelle 1276[32], com. de Solliès-Toucas ; in opacum seu ubac Vallis Belle, supra cisternam 1276[33] ; Baou Carra 1/4000[34]. C.H. 60-70-80.
Adret, cf. Adrech
AFFARE < afar, affare : bien (avec ses affaires) ; propriété rurale
–affare Aigueriorum 1216 et 1222[35], com. deSolliès-Toucas. C.H. 60-70-80.
AFOUX <.fonte, fons, fos, fous,, afoux : source, excavation, gouffre.
–Afoux ou Foux de Sainte Anne,com. d’Evenos (dans l’escarpement du Cimaï ; source ; moulin). C.H. 30? 70-80
AGABRAN <.rac.G–B- >base GaB– : eau ; torrent (Rostaing Ch. 1950 ; Rousset P.-L. 1988)
–Agabran[36], Salagobran 1156[37] ; cf. Lagoubran,com. d’Olliouleset de La Seyne (limite de Six-Fours et d’Ollioules). C.H. 50-60–70-80.
AGACHE < garda, guarda, gardia ; gardi ; puis gacha : échauguette (voir aussi vegilia, vigilia, vigìo, vigie ; viste ; regard)
–Agache 1938[38], com. deSaint-Cyr ; cf. Gache. C.H. 40-41-50-60-70-80.
AGASSE ; < agasa, agassa, Ayasse : pie ; sobriquet.
–Agasse 1/50 000 et 1933-1938[39], com. de Six-Fours (plaine et hameau) ; Ayasse 1909[40].
–Tête de l’Agasse 1/50 000, com de Mazaugues (hauteur au nord de la limite de Mazaugues et de la Roquebrussanne avec Signes)
–Cros des Agasses 1/4000[41], com. de Solliès-Toucas
AGAST, gaste, gatuna, gatonne < agast,: brebis.
–Colla de la Gast ou de l’Agast XII-XIIIe siècle[42], com. de Signes (hauteur ; limite entre Orves et Signes) ; la colla de la Gast XIIe siècle[43] ; pas de la Colle de la Gast 1543[44] ; Colle de la Fède (I.G.N.). C.H. 60-70[45] (PL. 1/2)
Agnès, cf. Agnis.
AGNIS, Anis < anthrop. Agnès, : prénom de baptême féminin et rarement nom de famille, du .nom de sainte Agnès. C.H. 20 50-60-70-80[46]. Nom de plusieurs lieux-dits de Mazaugues, de Méounes et de Signes :
1) bastide d’Agnis 1/20 000 1/50 000, com. de Méounes (plaine ; ferme au sud du Petit Agnis)
2) chemin d’Agnis 1/50 000, com. de Signes
Mazaugues et de Signes)
4) Mourré d’Agnis 1/20 000, com. de Mazaugues et de Signes (hauteur au NNE de Signes, 917,7 m ; télégraphe ; limite entre Mazaugues et Signes) ; la colle d’Agnes 1778[47] ; le Mourre d’Agnis 1864[48] ; Mourre 1933[49]. C.H. 60-70-80.
5) Petit Agnis 1936[50], com. de Méounes
6) Vallon d’Agnis 1/50 000, com. de Signes (vallon rejoignant la Gorgue Fourcade)
7) Verrerie d’Agnis 1/50 000, com. de Signes (plaine ; puits, ferme ; limite entre Mazaugues et Signes)
8)Anis XVIIIe siècle[51], com. de Signes (plateau).
AGRENA < agranas, agrénas ; agrénié (voir aussi Granier, Grenier, Grène) : épineux, prunier épineux ;.
–Agrena 1532[52], com. de La Cadière (cours inférieur du Dégouttant) ; cf. Grène.C.H. 70-80
AGREVE < racine pré-indo-européenne GR– > bases GR-is, GR-att ; variantes : grav-, gran-, grèn- : rocher, cailloux, terrain sablonneux ou pierreux.
–Pas d’Agrèvepremière moitié XVIe siècle[53], com. de Saint-Cyr. C.H. 70-80
AGUECH < rac. pré-indo-eur. aK– ou lat. agua, aqua < prov. aiga [aigo, aio] : eau.
–Aguechs (les) 1588[54],com. duBeausset ; cf. ruisseau des Gailleux. C.H. 50 70-80
Aguilas, cf. Agulle
AGUILLON, voir ROUVE.
Agullas, cf. Agulle
AGULLE < racines pré-indo-européennes aK-, aKW– ; d’où Agulha, Agulla [Aguïo] : hauteur, aiguille, rocher en pointe (Rostaing Ch. 1950 ; Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890).

–Agulle de Monte Rivo 1140[55], com. de Méounes (en limite de Signes) ; Aguilas de Monte Rivo 1146 ; Vallis Belle deves las Agullas 1146[56] ; Agullas 1147 ; Agulle Monte Rivi 1165[57] ; ad Agullas Montis Rivi 1174[58] ; Agullas podii Montis Rivis 1248[59] ; las Agullas Montis Rivi 1276[60] ; cf. Aiguilles de Montrieux. C.H. 60-70-80 (PL. 2/1).
AI < Racine pré-indo-européenne aI– : pierre, hauteur.
–Aï (sommet de l’) 1/4000[61], com. de Solliès-Toucas
AICARD, AYCARD, ACHARD < anthrop. Aicard : ancien nom de baptême, du germanique Ag-, lame, épée, + hard-, dur, fort.
–Aicardentum mons 1216[62], com. de Solliès ; Aicardo de Signa 1155/1188[63], 1205[64] et 1239[65] ; de manso G. Aicard 1173/1183[66] ; Bertrando Aicardi de Castelleto 1174[67] et 1180[68] ; Aicardus de Auroneves 1197/1201[69] et 1225[70] ; Aicardus d e Sinna miles 1221[71] ; Petrus Aicart et Raimundo Aicart son frère 1223[72] ; Aycardo de Soleriis 1235[73] ; Raimundi Aicardi1248[74]. C.H. 60.
–collet de Hugon Aycard 1443[75], com. d’Ollioules ; defensum Rainaudi de Oleolis 1235[76] ?
Aicardo, Aicardi, Aicardus, cf. Aicard.
AIGIER, AYGIER, du latin « acus>aqui, aqua, aiguille, aigu, perçant, qui a donné Agulha, Agulla [Aguïo] < racines pré-indo-européennes oronymiques K–R- > base KaR- > thèmes Kar-ia, KaR-iu ou aK-, aKW- (pierre, hauteur), avec dans certains cas, le possible radical hydronymique latin aqua (eau),
–Aigier (als) 1197 et 1200[77], com. du Beausset et d’ Evenos (plateau basaltique en limite d’Orves et du Beausset) ; als Adrets dels Aygiers 1240[78] ; les Esguiers 1543 (lieu-dit du Beausset) ; cf. Barre des Aiguiers, rocher de l’Aigle, rocher de l’Aïgue et Suis. C.H. 30 50-60-70-80[79] (PL. 1/4)
AIGLE, voir supra, « aigier ».
–bec de l’Aigle (le) 1/25 000 (cap), com. de La Ciotat ; Aquilla 1126 1165 1211 1367 ; Aquila XIIIe siècle[80] ; Aquilas fin XVe siècle[81] ; la Quillada 1490 ; farotium de l’Aquila ante Civitatem 1302[82] ; Aquille 1318 1339 1359 ; cap de l’Aigle 1872[83]. C.H. 41-50-60-70-80[84].
–isle de l’Aquilade ou de l’Aigle 1632, com. de la Ciotat (île en face de la Ciotat) ; isle nomméeAquile 1664[85] ; île des Conilz fin XVIIe siècle ; île des Conils début XVIIIe siècle et 1757 ; île verte ou des Conils après 1715 ; cf. île Verte. C.H. 41-50-60-70-80
–Joug de l’Aigle 1/25 000, com. deSignes (sommet de la Sainte-Baume, 1128 m) ; Joue de l’Aigle.
–Rocher de l’Aigle 1905[86] et 1/25 000, com. du Beausset et d’Evenos (plateau basaltique dominant au nord la plaine du Beausset et le bassin supérieur de la Reppe) ; als Aigier 1197[87], com. du Beausset et d’ Evenos (plateau basaltique en limite d’Orves et du Beausset) ; als adret dels Aygiers 1240[88] ; Bauceto XIIe siècle[89] ; Colla de Massacans XIIe siècle ; collam del Baucet 1223 (limite de Montrieux) ; au lieu dict les Esguiers du cartier du Baucet 1543[90] ; le pas de l’Aigle 1864[91] ; Rochers de l’Aigle 1/20 000 (hauteur, 605 m ; limite entre Le Beausset et Evenos) ; Pic de l’Aigle 1932[92] ; le Rocher de l’Aigle[93] ; les Suys 1932[94] ; les Sueios 1933[95] ; Rocher de l’Aïgue 1/25 000 ; barre des Aiguiers (diverses cartes I.G.N.) ; les Suis 1977[96]. C.H. 50-60-70-80 (PL. 1/4)
AIGLE < anthrop. Aigles : nom de personne.
–Aigles (les) (1/4000e)[97], com. de Solliès-Toucas (chemin, cros, plan et regage des Aigles) ; ad crosum Gaufredi Aigles 1223[98], com. de Méounes. C.H. 60-70-80.
AIGUE ou AIGUIER, Voir supra, aigier.
-Aïgue (Rocher de l’)[99] et 1/25 000, com. du Beausset et d’Evenos (cf. Aigle, barre des Aiguiers)[100]. C.H. 50-60-70-80 (PL. 1/4)
–Affare Aigueriorum 1216 1222[101], com. de Solliès-Toucas (l.-d. de Montrieux)[102]. C.H. 60
–Plan de Laigue (le) 1864[103], com. de Signes.
AIGUILLE, voir supra, aigier.
–Aiguille 1/4000[104], com. Solliès-Toucas ; cf. Aiguilles.
–Aiguilles 1/50 000, 1/20 000, com. d’ Evenos (hauteur, 435 m, signal au nord du Château du Broussan)
–Aiguilles 1/20 000, com. de Méounes (vallée, dolomies, à l’ouest de la ferme de Valbelle) ; cf. Aiguilles de Montrieux (PL. 2/1).
–Barre des Aiguilles 1/20 000 et 1978, com. d’Evenos (barre en rive droite du vallon du Cimaï, 307 m à 163 m ; carrière de marbre ; PL. couleurs I/4). C.H. 10-12 60-70-80
–Aiguilles de Montrieux ou Aiguilles de Valbelle1/10 000, com. de Méounes (rochers dolomitiques entre Valbelle et Montrieux, PL. 2/1 ; 3ème page de couverture, haut) ; Agullas de Monte Rivo, Aguilas de Monte Rivo 1137[105] ; Agulle de Monte Rivo 1140[106], com. de Méounes ; Aguilas de Monte Rivo 1146 ; Vallis Belle deves las Agullas 1146[107] ; Agullas 1147 ; Agulle Monte Rivi 1165[108] ; ad Agullas Montis Rivi 1174[109] ; Agullas podii Montis Rivis 1248[110] ; Agullas Monte Rivi 1276[111] ; Aiguilles 1/20 000. C.H. 60-70-80.
–Aiguilles du Cimay (I.G.N.), com. d’Evenos ; cf. Barre des Aiguilles (PL. couleurs I).
–Aiguillette (pointe de l’) com. de La Seyne (cap, quartier et batterie marine) ; cf. Eguillette.C.H. 70-80
AIRE < area, aire (aira, eira, iera).
–Aire batallière XIIe-XIIIe siècle[112], com. de Méounes (hauteur ; limite entre Méounes et Signes) ; Area Batalliera 1235, 1269, 1248, 1253[113],1254[114] ; Aria batallera 1250 ; rocam que est Aream Batalleriam 1254[115] ; Aire Batallière XIIe siècle[116] ; la Bataillère 1936[117]. C.H. 60-70-80[118].
–Aire de Troffe 1864, com. de La Cadière ; hiere de Tropheme 1650. C.H. 70-80[119].
–Aire des Masques 1972[120], com. de La Seyne et de Six-Fours (bas de pente, replat et col ; intersection de chemins) ; aire des mascs 1965[121]. C.H. 20-30-40-41-50-60-70-80.
–Aire engloutie com. d’Evenos (cf. Iero Profoundado)
–Rue des Aires, com. de La Seyne ; aujourd’hui rue Charles Gounod[122].
–Aires et petites Aires XIXe et XXe siècle (hauteur ; quartier dominant le bourg du Beausset)
AJONC < jonc [jounc] ;(jonquiera )
–Ajoncs (Aven des) 1/25 000, com. d’ Evenos (aven à l’est du Rocher de l’Aïgue, dans le vallon d’Amarine).
AKRON < Rac. pré-indo-europ. oronymique aK-, qui a donné le grec : άκρον, ou aK-, aKW-, associées à la racine K–T- >baseKiT- > thème KiT-ar-esta.

–Kιθαριστής τό άκρον (cap du Cithariste)[123], com. de La Seyne et de Six-Fours (cap Sicié, PL. 7/7, PL. 22/5) ; Kitharistès to akron[124], Akron to Citharistès IIe siècle[125] ; cf. cap Sicié. C.H. 20-30-40-41-50-60-70-80
AL, article, donné ici avec deux exemples, l’un singulier, l’autre pluriel :
–Echauguette de al Regard XIIIe siècle, com. de Saint-Cyr hauteur, tour ; cf. le Pyroulet) ; al Regard sive Chauric 1546 (hauteur ; cf. Rega et Chauric) ; cf. Regard, Pyroulet. C.H. 60-70-80.
–als Ambiars, com. de Six-Fours ; cf.Ambiars. C.H. 40-41-50-60-70-80.
ALAIRE < anthrop. Hilaire < Hilarius, nom chrétien de saints du Ve siècle ap. J.-C ;. C.H. 60.
–Alaire 1165[126], com. de Méounes (lieu-dit).
ALANÇON < rad. aL, pierre, hauteur). C.H. 41-50-60-70-80
–Alançon com. d’Ollioules et de Sanary ; cf. Lançon (quartier en limite des communes)[127].
ALAUZIERE < lauza, pierre plate, dalle, mais il est possible que l’origine de ce toponyme soit la même que celle de Latay, voir en ce cas les rac. pré-indo-europ. oronymiques aL-, aL-T-, alt, alta, ou aR-, aR-T-. C.H. 50-60?-70-80.
–Alauzière 1778[128], com. de Signes (plaine et bastide) ; cf. Lauzière[129].
ALDA-, vieux, entrant dans la composition de l’anthrop. germanique Aldebert, Audibert, Audiberto.
–vallis Aldeberti 1187[130], com. de Méounes.
ALDEBERTI,cf. Alda.
ALESTANHOL < lat. stagnum, étang, nappe d’eau C.H. 60-70-80.,
–loco dicto alestanhol1394[131], com. de Saint-Cyr ; voir Estagnol XXe siècle (bastide du XVIe siècle)[132]. (PL. 13/8)
ALLEGRE <adj. Alegre (allègre, joyeux…) ; sobriquet ; n. de fam. Méridional, présent à Méounes, La Seyne, Signes et Solliès-Toucas.
–Allègre XVIIe siècle[133], 1/50 000, 1986, com. deLa Seyne (bas de pente, hameau). C.H. 70-80.
–Chaînon de l’Allègre 1/4000[134], com. de Solliès-Toucas ; cf. Serre d’Allègre[135]?
ALON ALLON < rac. aL–[136], hauteur, ravin, anse. C.H. 30-40-41-50-60-70-80
–Alon / Allon com. de Saint-Cyr (plaine, cap, plage et calanque entre la Madrague et Bandol)[137] :
1) Alon 1864[138], 1/50 000, 1986 (plaine et quartier au sud de la colline de la Gache) ; Aron 1810
2) Calanque de Port d’Alon 1635, 1986 ; portus Alahoni 1406[139] ; port d’Alon 1550[140] ; port de Allon 1565[141] ; port d’Allon 1570[142] ; port d’Aillan 1634[143] ; port d’Allon 1635-1643 ; port d’Alon 1649-1650[144] ; port d’Allon 1686-1711 ; calanque d’Allon 1778[145] (entre Cap d’Allon et Cap d’Aron, et distincte de Port d’Aron) ; Port-d’Aron 1778[146] (situé entre Cap d’Aron et la petite pointe d’Aron) ; Alon 1864[147] ; port d’Alon ou d’Allon 1986 (PL. 7/4).
3) Cap d’Alon, pointe du Deffend ; pointe d’Alon 1/20 000 ; Cap de S. Gypière 1634[148] ; Cap d’Allon 1778 (distinct du cap d’Aron et de la petite pointe d’Aron) 1778[149] ; batterie du cap d’Alon 1944[150] ;
4) Pas d’Alon 1379[151] ; Passus d’Allon 1615[152] ; pas d’Alon 1711-1726 ; le Pas d’Allon 1864[153] ;
5) Valon d’Alon (le) 1665[154] ; le torrent d’Alon 1635[155] ;
6) Colla d’Allon 1406 (hauteur) ; collis Dalonis, montagne des feux de garde ou Peyroulet (cf. Pyroulet) ;
7) moulin à plâtre d’Allon 1750 ; mine de plâtre au quartierd’Allon 1761[156] ; plâtrière d’Alon XIXe siècle
8) puits d’Allon (puits d’) ; aujourd’hui, Puits de Martin ;
9) tuillière au cartier du port et du puits d’Allon 1636.
-Allons 1982, com. de La Cadière (quartier rural)[157].
ALPES[158]
–Café des Alpes XIXe siècle[159], com. de La Seyne (café près du port).
ALTAIARA < rac. pré-indo-europ.. aL- > base aL-T– > thème aL-Ta) ou aR– > base aR-T– : hauteur, butte,
–Villa Altaiara Xe siècle[160], com. de Signes (bas de pente ; domaine au nord de Signes) ; Vila Viella 1195[161] ; loca quorum unus appellatur Attaizaina et alius Mouna 1221[162] ; locum sive territorium Attaizane et de Mouna 1230[163] ; cf. Latay, Lauzière, Molne[164]. C.H. 50-60-70-80.
AMANDIER, < lat. pop. amandula, nom de différents lieux-dits
–Jas de l’Amandier 1686-1706, com. de Saint-Cyr ; tuillières au Jas de l’Amandier 1686-1706 ; tuilière au pas de l’Amandier 1736[165] ; jas de l’Amandier 1856[166] ; le Jas de l’Amandier 1864[167].
–Jas des Amandiers 1/20 000, com. du Castellet (pente ; puits ; bergerie sur le Plateau du Camp au nord-ouest du Circuit automobile) ; Jas de Sicard 1778[168] ; Jas des Amandiers 1997[169].
–Jas des Amandiers 1/50 000, com. de Signes (plaine ; bergerie au sud-ouest de Château Renard) ; cf. Jas des Amandiers.
–Plaine des Amandiers I.G.N. com. d’Evenos et de Signes (pente et vallon au nord du castrum d’Orves) ; faisseta a l’amendier 1220[170] ; Plaine des Amandiers 1864[171] ; cros des Amandiers 1/25 000 ; cf. cros et plaine des Amandiers ; C.H. 60-70-80
–Quartier des Amandiers 1715[172], com. de Bandol.
–Ragage des Amandiers 1933[173], com. de Signes (aven au nord de la bergerie).
AMAREN < le thème oronymique MaR– est peu probable ; toutefois un rapprochement avec Amaran/Maran et Aran est possible (cf. Acripomi), de même qu’avec Amandier (cf. supra) ; C.H. 60-70-80.
–Amaren XVe siècle, com. de La Cadière (colline ; source, fontaine): Mallenq 1725 ; Marenq1790 ; Maren 1871. C.H. 60-70-80
AMARINA,< racine amarina [amarino], amarin, amarinas : subst. prov., osier ; saule des vanniers ; osier jaune ; saule marceau.. C.H. 60-70-80[174]
– als estreiz de val de Amarina 1197[175], com. d’Evenos ; probablement Maz 1187[176] ; als estrez de Val de Amarina 1200[177] ; reale de Amarina 1240[178] ; valle de Amarina1240 ; in loco dicto vallis de Amarina 1241[179] ; Val de Marine 1778[180] ; val d’Amarine[181] ; Pas de la Masque 1/20 000 (col reliant le vallon des Lonnes aux Sambles)[182].
AMBIARS, AMBIERS, AMBIEZ, EMBIERS, EMBIEZ < rac. pré-indo-europ. B—R- > base BeR– + rac. gauloise RITUM-,-RITU [183]. Moins probable, le n. de famille Imbert[184]. C.H. 40-41-50-60-70-80
–als Ambiars 1334, com. de Six-Fours (archipel situé à l’ouest du cap Sicié ; altitude max. 64m ; aujourd’hui les Embiez ou Embiers ; PL. 22/2 ) ; Imbers, première mention[185] ; Insula v.1116[186] ; insulae 1156 ; Embers 1197[187] ; Insula 1234[188] ; (île de la Tour Fondue, donjon cylindrique d’un château) XIVe siècle ?[189] ; els Ambiars 1334 ; als Ambiars 1334[190] ; salines de Ambias 1352 ; als Embiers 1485 ; als Embies 1514 ; delz Ambies 1520-1539 ; Embiez 1539 ; les Ambiez 1561 ; (marquisat des Ambiers) 1583[191] ; (le domaine des Embiez est érigé en arrière-fief en faveur des Lombards en 1593) ; salin des Ambiers 1609 ; château de Sainte Cécile 1612[192] ; du cousté des Ambiers 1618 ; isle des Ambiers… chapelle de la dite isle 1625 ; in Zembiorum insulam 1631[193] ; les Embiez 1634[194] ; île des Scabies 1639 ; Imbies 1657-1667 ; Embiez 1707 ; (château acquis par Michel de Sabran, baron de Baudinard en 1720)[195] ; Ambiers 1720, 1726 ; Château des Ambiez 1764[196] ; Embiez 1784 ; batterie des Embiez 1793[197] ; (vente des Embiez comme bien national en 1793) ; batterie du second Cap des Embiers 1810[198] ; projet de fort sur l’île des Embiers 1841[199] (rien n’est fait en 1853)[200] ; usine de soude aux Embiez 1827-1847[201] ; l’île des Ambiés dépend du territoire de Saint Nazaire (Sanary) 1828[202] ; Ambiez à Six-Fours 1844[203] ; réduit de St Pierre des Ambiers 1862-1863-1864[204] ; batterie de Saint Pierre-des-Embiez déclassée 1877[205] ; Ambiez 1909 ; les Embiez achetés par la Société des Salins et Pêcheries d’Hyères 1920 (PL. 22/2) ; archipel des Ambiers 1920-1921[206] ; château des Embiez 1/50 000 ; ancienne batterie (Saint Pierre) 1935 ; Embiers 1941[207] ; Ambiez 1944[208] ; (Paul Ricard achète l’île des Embiez en 1958) ; Fondation Océanographique Ricard post 1958 ; l’île des Embiez 1970[209] ; Embiez 1978[210]. Au sujet des confusions de noms entre les îles ou îlots du Rouveau, de Callafat, de la Tour Fondue et de la Plumasse, voir Duprat 1935[211]. C.H. 40-41-50-60-70-80 (PL. 2/2).
AMENDIER, cf. Amandier.
–faisseta al Amendier 1220[212], com. d’Evenos ; Plaine des Amandiers ; cf. Amandier.
AMERON, [amaroun], amelon [ameloun],amelier, amendier, amandier, melas, mela[213]. < rac. M—R– > thème MeR-. Cf. Amandier. C.H. 60-70-80
–colla Plana d’Ameron XIIème siècle[214], com. de Signes (en limite de Méounes ; une des hauteurs d’AGNIS) ; collam que vocatur Plana d’Ameron1253[215].
AMOLNA < rac.pré-indo-europ. M—L– > thème MeL-, hauteur, montagne. C.H. 50-60-70-80
–Amolna 984[216], com. de Signes (au pied de la Sainte-Baume) ; cf.Molne.
AMORIER, [amourié] < rad. morus, mûrier
–Fontaine de l’Amoureio 1/25 000 et cadastre 1982, com. du Beausset (pente ; source) ; la Fontaine de l’Amourier 1864[217].
–Amoureux, 1/4000[218], com. deSolliès-Toucas. Ce toponyme se retrouve dans plusieurs occurrences : 1) Barre de l’Amoureux (hauteur). 2) chaînon de l’Amoureux. 3) chemin de l’hubac de l’Amoureux (vallon). 4) chemin de la barre de l’Amoureux (vallon). 5) chemin des têtes de l’Amoureux[219]. 6) chemin du regage de l’Amoureux[220]. 7) Hubac de l’Amoureux (Pente au Nord). 8) Plan de l’Amoureux (plaine). 9) Regage de l’Amoureux[221]. 10) sommet de l’Amoureux (hauteur). 11) Têtes de l’Amoureux (hauteur) ; peu probable collam que vocatur Plana d’Ameron 1253[222]. C.H. 60-70-80
–Fontaine de l’Amourier la() 1864, com. du Beausset (voir Amoureio).
–Amourier 1864 (Saint Cyr).
–Bergerie des Amouriers 1933[223], com. de Signes ; aujourd’hui Jas du Mûrier.
AMOUREUX. cf. Amorier
ANCIEN, ANCIENNE <lat.ante (ancian, ancia, antiaa)[224] ; fréquemment employé (avec le sens de « vieux »).
–Ancien four à chaux 1/20 000, com. d’Ollioules (au sud de la barre du Croupatier, en rive gauche du Vallon du Détraz) ; vallon du four à Chaux 1/25 000.
–Ancien hôpital Notre-Dame, com. du Beausset (en ville) ; Notre-Dame de tous les Saints ; cf. Hospice du Saint Esprit.
–Ancien parc à moules 1982, com. de Saint-Mandrier (anse)
–Ancien pont du Latay com. de Signes (vallon ; route, pont) ; cf. Pont Sainte Marguerite.
–Ancien télégraphe 1/20 000, com. d’Evenos (pente, 291 m ; entre vallon du Détras et château du Diable ; PL. 23/7) ; tour ruinée ancien télégraphe 1/25 000. C.H. 40 80
–Ancienne batterie 1935, com. de Six-Fours ; île Saint-Pierre ; batterie Saint Pierre des Embiez ; Fondation océanographique Ricard (PL. 5/3).
–Ancienne batterie marine 1982, com. de Six-Fours ; pointe, Cap vieux ; batterie 1794[225] ; Batterie de la Pointe du Cap Vieux ; cf. Batterie Marine. C.H. 70-80
–Ancienne Citerne 1/50 000 et 1986, com. de Cuges (haut vallon du Causserand, flanc sud de la Sainte-Baume) ; cf. Escandeou
–Ancienne Redoute 1778[226], com. de Signes ; Redoute du Pont de Chibron 1933[227] ; cf. Chibron, Pont de Chibron. C.H. 70-80
–Ancienne tuilerie[228], com. de Bandol (hauteur et quartier du Saint-Esprit). C.H. 50-60-70-80
ANCOUES, cf. Aigle
ANDOUVIL, composé du surnom d’origine Douville, n. de lieu en Limagne (forme n’Douvil), ou bien andouvil, lieu où l’on va (Mistral F. 1890)
–Pas d’Andouvil 1957[229], com. du Beausset (col à l’ouest de la Capucine).
ANDREA DORIA, nom d’un amiral génois ; C.H. 70-80[230].
–Puits d’Andrea Doria, com. de Six-Fours (sur l’île de la Tour Fondue, aux Embiez) ; Tour Fondue 1536.
ANDRIEU < anthrop. Nom de personne, puis nom de famille (var. : Andrieu, Andrieux, Andreu, Andrés, Anrès, Andrier, Andreoli, Andreossy, Andreis, Andrac, Andrea …) ; toponymes à Evenos et Ollioules.
– bastide Peyre et Andrieu 1819, com. d’Ollioules[231].
–Andrieu (les): 1932[232], com. d’Evenos (bas de pente ; ferme puis hameau) ; les Andrieux 1978. C.H. 50-70-80
ANE < aze, ase, aie, ai, avec possible racine aI– [233].
–le Pas de l’Ane 1/25 000, com. de Signes (point de passage de la crête de la Sainte-Baume en limite de Mazaugues et de Signes) ; cf. Pas de l’Ane.
ANGE,< Ange (sens religieux), cf. angoisse (angoissa [angouisso], ancoues, dérivés : Angelic Angelin Angely, Jiangely, Jian, Gely Giely Gily, Lange, …)
–Col de l’Ange, com. de Cuges. Le sens initial « angoisse due à un étranglement, un défilé », comme on le relève quelquefois pour les gorges d’Ollioules (Vaux d’Angoisse, PL. 20/7), a abouti à l’écriture Ange pour qualifier un col se trouvant dans une zone réputée dangereuse car parcourue par des bandes de brigands. Du lat. angustia.
–Anges (les) 1/20 000, com. de Saint-Cyr (bas de pente ; ferme ; moulin à vent) ;Moulin desAnges 1778[234] ; les Rampals 1845[235] ; les Anges 1864[236].
–Notre-Dame-des-Anges 1/25 000, com. de Signes (col de Signes à Taillane ; oratoire).
ANGEL- < cf. Ange [237]
–regage d’Angely, com. de Riboux ; le Régage d’Anjely 1864[238] ; ragage ; cf. Regage d’Angely.
–Anjélique (l’) 1864[239], com. de Signes (quartier ; cadastre, sect. A dite des Adrechs)
ANGELY. Cf. Ange et Angel
ANGLAIS, .n. de l.-d. à Evenos depuis le siège de Toulon en 1793. C.H. 70-80.
–Plateau des Anglais 1978, com. d’Evenos (toponyme dès 1793 ; pente ; limite avec le Revest).
ANGOISSE < angoissa [angouisso], ange, angoisse.
–Vaux d’Angoisse XIXe siècle, com. d’Evenos et d’Ollioules ; cf. gorges d’Ollioules (PL. 20/7).
ANJELIQUE. Cf. Angel
ANIS <anthrop. Agnès ; cf. AGNIS)
–AnisXVIIIe siècle[240], com. de Signes (plateau).
ANJOUIN, forme méridionale de « jeune » (de l’anc. fr. jouven) ; « jouve », du lat. juventus ; « jouvin », du lat. jovinus ; nom de famille Jouin / Anjouin et Jouvin / Anjouvin. cf. JOUVI. C.H. 70.
–Carraire du puits d’Anjouin 1814, com. de Sanary ; puits d’Anjouvin 1819 (plaine du Lançon ; chemin ; puits disparu).
–en Jouvi 1910, com. de Signes.
ANNONCIADE ANNONCIATION,
-cf. Notre-Dame de l’Annonciade com. de Saint-Cyr ; Lanonciade 1762-1790 ; Chapellenie.
-cf. Notre-Dame de l’Annonciation, com. de Signes ; Notre-Dame la Proche (PL. 9/27).
ANSE,
–Anse de Fabrégas 1982, com. de la Seyne ; cf. Fabrégas
–Anse de Renecros, com. de Bandol ; anse du château.
–Anse de Saint-Elme 1732[241], com. de la Seyne ; cf. anse des Sablettes. C.H. 70
–Anse des Sablettes 1982, com. de la Seyne ; Terres basses 1728 ; Anse de Saint Elme 1732 ; plage de Saint Elme. C.H. 70-80 (PL. 21/6)
-Anse du Château, com. de Bandol ; anse de Renecros.
-Anse du Resquilladou, com. de Saint-Cyr[242].
–Anse et pointe de la Poupée 1909, com. de Sanary.
ANTELME ANTHELME,< anthrop. Antelme ;
–Antelme 1935, 1965[243], 1/50 000, com. de Six-Fours (hameau) ; Anthelme 1930[244]. C.H. 60-70-80
ANTHUMY, ANTUNI, cf. SAINT ANTOINE DE PADOUE.
–Anthumy, cf. ruisseau de la Sale et chemin de Saint Antoine, com. de Saint-Cyr-La Cadière[245]
ANTIS < lat. Ante, avant, ancien(ancian, ancia, antia)
–Pont d’Antis 1978, com. du Castellet (pont sur le Réal Martin ; auberge du Pont d’Antis près de la D559 entre le Plan du Castellet et Le Beausset) ; Pont d’Antis, Pont Antiq. 1550[246] ; Pont d’Antis 1550[247] ; le Pont d’Anti 1864[248]. C.H. 50 80.
ANTOINE ESPINAS < rac. Antòni + Espinas (surnom à partir d’espinas « endroit planté d’arbustes épineux » et d’un n. de loc. du Centre et des Hautes-Alpes (Espinaz, Espinassy, Lespinard)
-cf. Terre d’Antoine Espinas, com. de Signes.
AOUBE < rad. lat. ALBA, blanc, avec glissement de sens pour désigner une variété de peuplier (var. auba, alba, [aoube], [aoubo], aub, alb, daub, alban, auban, aubain, aubin,)
-colline d’Aoube 1982, com. de La Cadière ; colle de l’Aube 1592[249].
AOUQUE, AUCA, AUCO <lat. auca <avis, oiseau (PL. 2/3).

–Aouque (l’) 1864[250], com. du Castellet ; du nom d’une auberge à l’enseigne de l’Oie sur le chemin royal, d’un hameau, d’une chapelle et d’un vallat) ; L’Aouque 1711[251] ; Logis de l’Oie 1748[252] ; Lauque 1845[253] ; café de Lauques (PL. 2/3) ; cf. auberge de l’Aouque, chapelle Notre Dame de l’Aouque, hameau de l’Aouque, vallat de l’Aouque 1871 (partie nord du Rial de Signes).
AQUEDUC < rad. lat. aqua, eau ;

-cf. Peras (aqueduc du Peras, PL. 2/4 ; fontaine du Pera ; valinem del Peras), com. de Saint-Cyr[254]. C.H. 50-60-70-80 (PL. 2/4).
-cf. Brusc (le), com. de Six-Fours[255], PL. 23/5.
-cf. école primaire, com. de Solliès-Toucas.
AQUILA, AQUILADE, AQUILE, AQUILLA, cf. Aigle C.H. 41-50-60-70-80.
-cf. Bec de l’Aigle ou Cap de l’Aigle, com. de La Ciotat (cap, île) 1872[256].
-cf. Ile Verte (île en face de la Ciotat) ; isle nommée Aquile 1664[257].
ARABY <raby< latin rapidus, eau rapide ; ici : torrent.
–Araby 1871, com. de Signes ; cf. Raby[258].
ARADETS,<rac. aradar <[lat. arare, labour, terre labourée
–Sommet des Aradets 1/4000 [259], com. de Solliès-Toucas (hauteur) ; chemin du sommet des Aradets [260]
ARAGNANS < anthrop. Aragnan, nom de famille Aragnon, surnom à partir de « prunelle » ; « endroit épineux.
–Aragnans (les) 1720, com. de Bandol[261].
ARAM < rac. AR-, hauteur
–Aram, com. de Bandol, du Beausset et du Castellet (pour ces dernières en 1615) ; cf. Aran.
ARAMBERT[262],< anthrop. german. Arambert (Arembert, Arambert, Garambert, Garembert, Erembor,)
–Garemberti 1141, com. de Méounes (hauteur) ; Garamberti 1165 ; vertex Montis Aramberti 1165[263] ; in podium Arambertum 1174[264] ; Arembert 1175 ; in podium Arambertum 1248. C.H. 60.
ARAN < rac. aR–, « eau provenant d’une hauteur ». Nom porté par un grand nombre de toponymes des communes de Bandol, Le Beausset, Le Castellet, et Sanary, C.H. 40-41-50-60-70-80[265] :
–Aran 1864[266] ; Arannus rivus 977[267], com. du Beausset ; le ruisseau d’Aran, com. du Castellet (Arannus XIIème siècle) ; rieu Arantz 1522[268], com. du Beausset ; vallat d’Aran 1550[269] ; vallat d’Haran, vallat de Haran ou d’Heran 1570[270], com. du Castellet ; le vallat d’Aray 1571[271], limite de La Cadière et du Castellet ; le grand Vallat 1594[272] (PL. 3/1), com. du Castellet ; vallat d’Aram 1594[273], com. du Castellet ; Aran 1615[274], com. de La Cadière ; vallat d’Aran 1630[275] ; valat d’Aram, vallat d’Eram 1650[276], com. du Castellet ; Aran 1688[277], com. de Sanary ; la rivière d’Aran 1688, com. de Bandol et Sanary (rivière ; limite entre Bandol et Sanary [278] : cf. Rèpe) ; Aran 1778[279] ; le Pont 1778[280] et 1794[281], com. de Sanary ; le Pont d’Aran 1819 et 1828, com. de Sanary ; le Pont d’Aran ou Rivière de Bandol 1819, com. de Bandol (quartier étroit entre l’Escourche et le Grand Vallat, face au Pont d’Aran) ; le Grand Vallat 1828[282] (PL. 3/1) ; la Repe 1845[283] ; le Pont d’Aran, com. de Sanary 1976 ; le Logis d’Aran, com. de Bandol (auberge : cf. Logis Neuf, Logisson, le Logis) ; val d’Aran ou Valdaray, com. du Castellet (ruisseau et quartier du Brûlat) ; Vallat 1/50 000[284] ; moulin à huile du pont d’Aran, com. de Bandol (PL. couleurs II/4). Cf. Acripomi, Gourganon, Gourgonier (PL. 17/3), Grand Vallat, Logis d’Aran. C.H. 50-60-70-80 (PL. 3/1).
ARAY, cf. ARAN,
–Aray (le Vallat d’) 1571, limite de La Cadière et du Castellet ; cf. Aran et Valdaray.
ARBIERA, cf. LARBIERA
ARC DE TRIOMPHE, toponyme contemporain ayant pour origine la forme particulière d’un rocher .
–Arc de triomphe 1/4000[285], com. Solliès-Toucas ; l’Arc de Triomphe (rocher) ; Cros de l’Arc de Triomphe (doline).
ARDENNE < rad. ardu, hauteur, endroit élevé, ou bien base aR-T–[286]
-Ardennes 1549, com. du Revest (vallée au pied de la colline portant le castrum du Revest) ; cf. Dardennes.
AREA, cf. AIRE
–area Batallera 1187[287], com. de Signes ou de Méounes (limite de Montrieux) ; area Batalleria 1206[288] ; iera Batailliera 1223[289] ; Area Batalliera 1235, com. de Méounes et de Signes[290] ; area Batailliera 1235[291] ; area batalliera 1269 (sur Méounes[292]) ; area batalliera 1248 (sur Signes[293]) ; Aria Batalleria 1250 (sur Méounes[294]) ; Aream Batallerium 1253 (sur Méounes[295]) ; rocam que est Aream Batalleriam 1254[296] ; usque ad aream Batallieram 1254[297] ; la Bataillère 1936[298] ; Aire Batallière 1980[299]. C.H. 60-70-80
–in area castello Signe 1206[300] ; cf. Signes. C.H. 60-70-80.
–area Coctonarum 1182, com. de Méounes ; area Coctanorum 1276[301] ; les Cotonniers (l.-d. de Méounes). C.H. 60-70-80
–aream Marini 1182[302], com. de Signes ; d’Ayroneves entro l’iera appellada de Marin 1ère moitié du XVe siècle[303] ; clos de Marin (I.G.N.). C.H. 60-70-80.
AREGNO, rac. (aR-) ; hauteur ; C.H. 30-40-41-50-60-70-80.
–collis castri de Aregno 1151[304] ; le Gros Cerveau 1987[305] et très probablement le Mont Garou, com. de Sanary (Pointe du Cerveau sur les cartes I.G.N., et point de départ des actuelles limites des communes du Beausset, du Castellet et de Sanary)[306] ; cf. Aren[307]. C.H. 30-40-41-50-60-70-80 (PL. 16/7)
AREMBERT, cf. ARAMBERT
AREN,<rac. aR– : hauteur C.H. 30-40-41-50-60-70-80

1) collis castri de Aregno 1151[308], com. de Sanary (PL. 16/7 ; colline et vallée ; premier terme des limites du Castellet et du Beausset) ; Barre de la val d’areng 1636[309] ; barre de la val d’aren 1636[310] ; Castrum détruit[311] ; la colline serait le Gros Cerveau[312] ; ou plus vraisemblablement le Mont Garou (oppidum occupé du VIe siècle av. n.è. jusqu’au Ve siècle de n.è.) ; cf. Aregno. C.H. 30-40-41-50-60-70-80.
2) Valdaren 1570[313] ; Evauderins 1778[314] et 1794[315] (com. du Beausset et du Castellet, PL. 5/1 ; PL. 7/8 ; PL. 24/5) ; Val d’Arenc[316], Val d’Arenq, val d’Héran 1646[317] ; le ruisseau des Evaudérins 1778[318] et 1794[319] ; Vaux d’Arenc c. 1930[320] ; Val d’Aren et Valdaren 1932[321] ; ruisseau de la val d’Aren 1871[322] ; le vallat d’Aren 1871[323] ; ruisseau des Vaux d’Aren ; Val d’Arenc c. 1930[324], com. du Beausset ; grés du Val d’Aren 1934[325]. C.H. 30-40-41-50-60-70-80. Cf. Aregno.
3) Col du Val d’Aren (I.G.N.), com. d’Evenos. C.H. 41-50-60-70-80. cf. Pas du Val d’Aren (PL. 20/1).
ARETE,< rac aR > base aR-T–
-cf. baou de l’Arête 1/4000[326], com. de Solliès-Toucas
ARGELAS < argelas, argeras, argiéras
-Argelas, cf. col de l’Ange, com. de Cuges
ARGENT, C.H. 60-70-80
–fons Argenti 1276[327], com. de Méounes ; source de Fogelly (I.G.N.) ; source de Fougélys (I.G.N.).
ARICOT < anthrop. it. Enrico < german. Enrik
–restaurant l’Aricot XXe s[328], com. de Sanary (quartier de la Gorguette ; plage ; port ; restaurant) ; cf. port de Gasagne 1819. C.H. 50 80
ARMARIS <armaris, plante (armeria filicaulis)
–Armaris (les)[329], com. de Signes (escarpements, grottes ; aménagement de cultures en terrasses)[330] ; C.H. 60-70-80.
ARNAUD / ARNOLS < anthrop. Arnold, présent sous les formes Arnaud à Riboux, La Cadière et Signes et Arnols / Arnousà Signes, Meinarguettes et Montrieux[331].
–Boeuf Arnaud 1970, com. de Riboux (pente ; ruines) ; cf. Boeuf
–Moulin d’Arnaud (le) 1778[332], com. de Signes ; le Moulin du Gapeau 1/20 000. C.H. 70-80.
–Puits d’Arnaud (le) 1864[333] et 1970, com. de Riboux (bas de pente ; ferme et puits) ; lou pous d’Arnau 1778[334]. C.H. 70-80.
–Trou d’Arnaud (le) 1864[335], com. de La Cadière (fontaine) ; fontaine de la Colle 1538.
–Castel d’Arnous 1980[336], com. de Méounes ; Castellarium 1137 ; Castelletum d’Arnols: 1174 et 1248 (limite du défens de Montrieux, entre Valbelle et morsum Cavallinum / barre des Escavalins)[337]. C.H. 60-70-80
ARNOUS. Cf. Arnaud
ARON, <rac. aL-[338], ou aR-, ravin, anse, abri côtier.
–Cap d’Aron et Port d’Aron semblent ne faire qu’un avec Alon / Allon (com. de Saint-Cyr), mais désignent des lieux différents sur la carte de Cassini, tous répartis sur la côte entre la Galère et le Cap d’Allon (la pointe du Défens). Dans les deux cas, il s’agit d’un oronyme d’origine pré-indo-européen, sans que, pour autant, nous soyons en mesure de choisir entre aL– ou aR–
ARQUET, LARQUET < rac. pré-indo-europ. aR–, eau
–Arquet (l’) 1871[339], com. de Bandol ; Larquet 1714[340], 1715[341] et 1720[342] ; Lasquet XVIIIe siècle ; Mère Fontaine. C.H. 70-80.
ARQUIER < lat. Arcus, arc < archer (surnom, puis nom de famille)
–Château d’Arquier XVIIIe siècle, com. de Saint-Cyr[343]. C.H. 70-80.
ARTAUD <anthrop. bas lat. Artaldus <german. Hartaud
-Colle d’Artaud (la) 1982 (I.G.N.), com. de La Seyne ; cf. la Colle d’Artaud.
ARS, AS ou LAS <rac. aR-, hauteur ; cf. Lasquet, Liouquet, toponymes de même origine
–Valdas ou de l’Eoure 1504, com. du Revest et de Toulon ; molin de Ars 1235[344] ; le Las (I.G.N.). C.H. 20 40-41-50-60-70-80.
ASDRE, ESDRE (eidraca ) ; <esdre, sec ;
–Roca de Asdre 1187[345] ; com. de Signes (limite de Montrieux) ; rocca Asdre1206[346] ; roca Esdre 1206 ; Roca Asdre 1250[347] ; rocha Asdre1250[348]. C.H. 60.
ASILE (cf. Sainte Cécile, [Santo Cilio]).
–Plage de Sainte Asile XXe siècle, com. de La Seyne.
ASPRE <aspre, lieu âpre, raboteux
–Plaine d’Aspre 864[349] et 1/50 000, com. de Riboux (ferme au nord de la Bladière).
ASSOMPTION,
-cf. Notre-Dame de l’Assomption, com. du Beausset, Notre-Dame de Pinède, com. du Castellet, Notre-Dame du Plan, com. du Beausset (PL. 14/2), Eglise Notre-Dame de l’Assomption ou de Santé, com. de Six-Fours (PL. PL. 14/12 ; PL. 21/1)
ASSURANCE (prov. assegurança)..
–Chêne de l’Assurance 1/4000[350], com. de Solliès-Toucas.
–feux de garde : en 1697, de Cépet à la Ciotat, on appelle aussi ces tours à feu de nuit des tours d’assurance[351].
ATELIER <atelier (prov. TALHER).
–Atelier de Charité 1825[352], com. de la Seyne.
ATTAIZAINA, racine pré-indo-européen oronymique aL- > aL-T- > qui a donné alt, alt(a) et est entrée dans la composition de autura (butte, monticule, éminence). Voir Altaiara ; C.H. 50-60-70-80.
–loca quorum unus appellatur Attaizaina et alius Mouna 1221[353], com. de Signes ; Attaizane 1230 ; cf. villa Altaiara, Latay. C.H. 40-41-50-60-70-80.
AUBE < alba, peuplier (blanc), cf. supra, ou bien nom de famille provençale, selon les cas.
-Colline d’Aoube 1982, com. de La Cadière ; colle de l’Aube 1592 et 1864[354]. C.H. 70-80.
–Plan d’Aub (le) 1/50 000, com. de la Seyne (pente nord d’une colline cote 124, au nord de Fabrégas et en rive droite de l’Oïde) ; Aube XVIIIe siècle[355]. C.H. 70-80.
-bastide Auban 1829[356], com. d’Ollioules (ferme).
–Aube XVIIIe siècle, com. de la Seyne ; cf. le Plan d’Aub. C.H. 70-80.
–chapelle de l’Aube 1829, com. du Castellet ; cf. chapelle de l’Aube.
AUBERGE (alberga, auberga [aubergo])[357].< auberge
–Auberge 1715, com. de Bandol[358] ; cabaret 1763 (acheté par la communauté) et 1830 (mention).
–Auberge de l’Aouque, com. du Castellet (sur le chemin royal, au bas de la montée du Camp). Nommée Café de Lauques au début du XXe siècle ((PL. 2/3, carte postale ancienne), cette auberge a donné son nom au hameau de l’Aouque également appelé de Sainte-Anne.
–Auberge de la Croix de Malte, com. de La Cadière ; la Bégude ; Conil(sur la route du Camp à Ceyreste).
–Auberge de la Grupi, com. du Beausset ; la Grupi 1982[359]).
–Auberge de la Marseillaise, 1/50 000, com. de Signes (au débouché de la Gorge Fourcade)
–Auberge de la place Bourradet, XVIIe siècle[360], com. de la Seyne.
–Auberge du Broussan, 1909[361], com. d’Evenos (sur l’ancienne route de Toulon au Beausset par Evenos).
–Auberge du Camp, com. du Castellet (PL. 3/2 ; à l’intersection des voies de Signes à la Ciotat par Ceyreste, et de Toulon à Marseille par Cuges), cf. Gigot, hôtel Samat, plateau du Camp[362].
–Auberge du Cimaï (moderne), com. d‘Evenos (au débouché de la route de Sainte-Anne d’Evenos sur le plateau de Saint-Martin)
–Auberge du Lion d’Or 1552, com. de Cuges ; les Argelas 1599 (au col de l’Ange).
–Auberge du Lion d’Or 1688 (mention), com. d’Ollioules (dans l’agglomération).
–Auberge le Solitaire, com. Signes ; cf. Trébuquet.
–Auberge relais de Caday av. 1647[363], com. du Castellet ; cf. Caday.
–Auberge Saint Jacques, 1688[364], com. de la Seyne.
AUBERT, ALBERT (var. Gaubert, Haubert, Laubert,).,< anthrop. german. Aubert C..H. 30-40-41-50-60-70-80
–Auberte (l’):
1) l’Auberte 1932[365], com. d’Evenos (pente dominée par un escarpement ; puits, ferme) ;fascia Gaberti 1177[366] ; Laubert 1778[367] ; Lauberte 1895[368] ; Hauberte 1978 (ferme, puits).
2) le Cros 1977[369], com. d’Evenos ; le Cros de l’Hauberte (doline).
3) crypte-ossuaire de l’Auberte 1956[370], com. d’Evenos.
–Gaudalberto 1187[371], com. d’Evenos (limite d’Orves puis de Montrieux, confronte Signes et Le Beausset) ; al Clapier de Gaudalbert XIIe siècle[372] ; alla Colla de Gaudalbert1543[373], com. d’Evenos ; la Tête du Cade I.G.N. ? (Gaudalbert se compose du nom d’origine germanique AUBERT associé à une autre racine germanique WALD, forêt). C.H. 41?-50-60-70-80.
AUBESPIN < espes, buisson épineux ;
–gypière de l’Aubespin 1936[374], com. de Méounes.
AUCA, AUCO, cf. AOUQUE
AUDEMARD <anthrop. (Audemar, Audemard).
–Gaudemard (café-hôtellerie) XVIIIe siècle[375], com. de la Seyne ; la Frégate 1965.
AUDIARD (Aldiart, Aldiarz, Audiartz, Heldiarz, Audiard, Audiardo, Audiarde) <anthrop. Audiard sur la com. de La Cadière. C.H. 60?-70-80 (PL. 3/3)
–Château de l’Audiarde 1970 (bas de pente, bastidee sur une éminence mentionnée en 1629[376]) ; château Lombard 1778[377] ; l’Audiarde 1864[378].
–Audiarde (ruisseau de l’)1871[379] (désigne un affluent du ruisseau des Vanières).
–Audiarde (cf. oratoire de l’Audiarde).
AUDIBERT (Aldebert, Audibert, Audiberto) ; < anthrop. german. Aldebert
–bastide Audibert 1829 et 1/50 000, com. d’Ollioules (ferme en bas de pente)
–Audibert 1930, com. de Six-Fours (quartier)[380]
–val d’Audibert 1221[381], l.-d. de Belgentier ou de Méounes.
–vigne d’Anthoine Audibert 1571[382], com. du Castellet (en limite de La Cadière).
–Audiberte (l’) 1846[383], 1864[384], 1/20 000 et 1/25 000, com. de La Cadière.
–Audiberte (l’) 1864[385], com. du Castellet ; Romassan 1778[386] ; chapelle de Notre-Dame de Compassion 1854 ; Orphelinat 1851 (bas de pente ; ferme, chapelle) ; Grande Bastide 1864[387].
AUDIFFREN <anthrop. german. Audiffren (var. : Audefren, Audeffren, Audiffren, Audiffred, Audifred, Audiffre, Aufrey, Aufren, Aufre, Offray[388]).
–Audiffren 1/50 000, com. du Beausset (l.-d. à l’ouest de la Barre des Aiguiers)
AUGIAS <anthrop. Augias (var. : Auzias, Orgias, Alziari, Alazar, Eliazar, Elzéar)
–Augias 1934[389], com. de Six-Fours ; hameau d’Augias et moulin à huile d’Augias (hameau, chapelle, moulin à huile à l’est de la chapelle, puits banal).
AURA <aura, [auro], vent
–baous dei Quatre Auras, com. de Toulon (PL. 4/3) ; baou dei Quatre Aouro ; baou de quatre Aures 1794[390] ; baou dei quatre Ouro ; baou de Quatre heures[391]. Cf. baus, baou
AUREUM, racine daurar ; daurada
-crosum aureum 1187[392], com. de Signes ; Cros d’Or ; Fontaurose I.G.N. (?). Cf. infra.
-Font d’Or 1952-53[393], com. de Signes (source du Raby, à l’est de Châteauvieux) ; Fons Aurosus autrefois[394] ; Fontaurose 1935[395] ; Fontauroi 1/25 000 ; source du Raby[396] ; Châteauvieux / Sources du Raby 1999[397]. C.H. 50-60-70-80.
AURIOL, LAURIOL <anthrop. Auriol < lat. Alcius
–clapier d’Auriol XIIe siècle[398], com. de Signes (limite d’Orves et de Signes) ; al pozet d’Auriol XIIe siècle[399] ; Auriol 1216[400] ; au pousset Auriol 1543[401] ; probable pous d’Ave ; pou de Vèze 1543 ; puy Deveze 1778[402] ; pous d’Envès[403] ; puits d’Envès ; cf. infra puits d’Envès et pous de Vèze.
AURON < thème oronymique pré-indo-europ. Avr– latinisé en aur-on (Rostaing Ch., 1950) ; possible rapprochement avec le latin ura, source, ruisseau (Mistral F. 1890 ; Merle 1986).
–Orves 1/50 000, com. d’Evenos (PL. 3/4 ; au sud de la cote 525 qui porte les ruines du castrum abandonné en 1239) ; Auronegas ou Auronegos 1128[404] ; castrum de Auroneves 1141, 1148 et 1173[405] ; dono quartam partem de Auroneves et quartam partem de Evena 1150[406] ; Auroneves 1160[407] ; caput castri sicut contenetur in rupe et extra vero in villa v. 1173-1183 ; castri de Auroneves 1173/1183[408] ; Auronivis 1177[409] ; las portas de Auronivis 1177[410] ; Auronivis 1180[411] ; Auronivis, Auroneves 1180/1183[412] ; portis de Auronivis 1180 ; Auroneves 1182[413] ; las portas de Auroneves 1182[414] ; Auroneves 1186[415] ; Auronivus 1188 ; de nepotibus Petri de Auronivis 1188[416] ; de Auronivis, in Castro de Auroneves 1197[417] ; fons de Auroneves 1197/1201[418] ; castrorum de Auroneves XIIIe siècle ; territorio de Auroneves 1200[419] ; in planitie de Auroneves 1204[420] ; in territorio de Auroneves 1205[421] ; Auroneves 1206[422] ; castro de Auroneves, de Auronivis 1216[423] ; Auroneves, 1225[424] ; Auroneves 1226[425] ; Auroneves 1234[426] ; Auroneves 1239[427] ; Auroneves 1240[428] ; serrum sancti Michaelis de Auroneves 1240[429] ; castrum de Auroneves 1240[430] ; ad rupem que est super Fontem de Auroneves 1240[431] ; in toto territorio castri de Auroneves 1241[432] ; in territorio castri de Auroneves 1241 ; in castro de Auroneves 1242[433] ; segnoria de Auroneves 1242[434] ; castrum de Auroneves 1254 ; castrum de Auroneves quondam 1276[435] ; Auronivus 1253, 1300 ; castrum de Ayroneves 1363 ; Ayroneves 1ère moitié XVe siècle[436] ; Ayroneves 1543[437] ; caput castri alias S. Vincent XVIIe siècle[438] ; grange ou bastiment tenant place de château ruiné XVIIe siècle (grande bastide ; éminence 427,3m) ; Saint Vincent domus diruta, habitatio et munitio XVIIe siècle ; Norvès 1703 ; Orves 1717[439] ; Croix des Portes d’Orves 1778[440] ; ruines de Saint Vincent 1778[441] ; Orves 1932[442] ; les Portes d’Orves 1936[443] ; le castrum d’Orves, Château d’Orves[444] ; la bergerie d’Orves[445] ou le Jas de Montrieux (bas de pente, cote 505, au sud de Saint Vincent) ; Chapelle et Prieuré Saint Michel d’Orves (cf. Saint Michel) ; la Fontaine d’Orves (en plaine, près de Roboeuf) ; le Gibet d’Orves ; la Grange d’Orves (grande bastide) ; la Plaine d’Orves ou Planitie d’Auroneves 1204 ; Puits d’Orves ; carrière de marbre d’Orves XXe siècle ; cf. Orves[446].
-Peut-être faut-il rattacher à cette racine Font d’Or 1952-53, Fons Aurosus autrefois (cf. supra), et Vallaury à Solliès-Toucas (hors de notre sujet) où se trouvent les principales sources alimentant l’agglomération..
AURONEVES. Cf. Auron
AURORE,
–Aurore (vallon de l’) XXe siècle, com. d’Evenos (vallon en rive gauche du Destel, en aval de la grotte Christianisée)
–Aurore (grotte de l’) XXe siècle, com. d’Evenos (grotte en rive gauche du vallon de l’Aurore, dans le Destel)
AUSMAR < anthrop.Dalmas (Dalmaz / Daumas). C.H. 60
– balma de Ausmar 1223[447], com. d’Evenos (limite de Montrieux vers le Revest) ; cf. balma Dalmas.
AUSSEL,<aucel <lat. avis, oiseau (auzel, aussel, ausset[448]).
–Aussel, c. 1930[449], com. de Six-Fours (hameau de Six-Fours) ; Aussel 1618 ; Ausset 1/50 000.
AUSUNE, racine hydronymique aL-S–
–Ausune (fontaine d’) 1557, com. de Saint-Cyr (cf. Lusine)
AUTEL, du lat. altare. Secteur particulier du cap Sicié.
–Autel (pierre de l’) 1920, com. de Six-Fours (au Cap Sicié)
AUTRE, adj.
–Altrebraquet 1252[450], com. de Signes ; cf. Braquetti. C.H. 60-70-80.
–autre Fole XIIe siècle[451], com. du Beausset ; cf. les Folies. 50-60-70-80.
AVALSARIUS, cf. VAUSSIER, racine oronymique aV-.
AVANERA, racine van (banastié, paneiraire), cf. Vannières.
AVE < rac. aV-, fontaine, cours d’eau
–pous d’ave[452], com. de signes ; cf.pous d’enves.
AVELLANIER < avelanier (avellanier [avelanié, avélanié])[453], noisetier.
–canton de l’Avelanier 1/10 000, com. de Méounes (au nord-est de la ferme de Valbelle).
–Avellaniers (les), l’un des quartiers de la forêt des Morières (carte au 1/4000[454]), com. de Solliès-Toucas:
1) Chaînon des Avellaniés, hauteur[455]
2) chemin des Avellaniés (vallon)
3) Cros des Avellaniés, doline[456]
4) dolmen des Avellaniés, faux dolmen des Avellaniés (rocher dans le vallon, non loin du puits).
5) gorge des Avellaniés
6) grotte des Avellaniés
7) Puits des Avellaniés (vallon ; puits et ferme)
8) les Avellaniers I.G.N. (l.-d. des Morières)
AVEN, abîme, trou (aven)[457], à partir de la rac. aB– (hauteur)
–Aven 1/50 000, com. du Revest (entre le Grand Cap et les Quatre Confronts)
–Aven n°1 du Vallon des Lonnes 1/50 000, com. d’Evenos (en rive gauche du Vallon).
–Aven n°2 du Vallon des Lonnes 1/50 000, com. d’Evenos (en rive droite du Vallon).
–Aven Claustre 1/50 000, com. de Signes (au nord-est de Turben)
–Aven Cyclopibus 1/50 000, com. de Signes (à l’Ouest de Siou Blan)
–Aven de la Baïse 1966, com. d’Evenos (à la Vignasse, sur le domaine d’Orves, au Broussan, PL. 3/6) ; cf. Baïse. C.H. 50 80.
–Aven de la Capucine, com. du Beausset ; cf. Capucine
–Aven de la Vignasse, com. d’Evenos (aven-ossuaire entre la Vignasse et le Saint Trou, au Broussan).
–Aven de Matheron, 1/50 000, com. de Signes (petite plaine à l’ouest de la limite d’Evenos, du Revest et de Solliès-Toucas) ; cf. Matheron. C.H. 60-70-80
–Aven des Ajoncs 1/25 000, com. d’Evenos (à l’est du Rocher de l’Aïgue, dans le val d’Amarine)
–Aven du Colombier, com. de Roquefort ; cf. Colombier.
–Aven du Grand Caunet 1965[458], cf. Caunet.
–Aven du Jas de Laure, com. de Signes (en fait deux avens) ; cf. raguage Brugedor.
–Aven du Mont Caumes I.G.N., com. d’Evenos (alitude: 658 m, à l’ouest du Mont Caumes)
–Aven du Vieux-Mounoï[459], com. de Signes ; cf. Mounoï.
AVENA, AVENE < racine aB-, cf. aven
–Avena 1252, com. d’Evenos[460] ; cf. Evenos (PL. 15/1).
–Avène (gorges de l’) I.G.N., com. de Signes[461] ; l’Avène 1845[462] et 1864[463]
AVENUE (prov. : avenguda)
– café de l’avenue du Grand Môle XVIIIe siècle, com. de la Seyne[464].
AYASSE, cf. AGASSE
–Agasse[465] et 1/50 000, com. de Six-Fours: plaine et hameau) ; Ayasse 1909[466]
AYCARD, cf. AICARD
AYCARDUS, cf. AICARD
AYGIER, Aygiers, cf. AIGUIER.
AYRONEVES, cf. AURON
[1] Giraud M. 1864, p. 333-376 : puits communal sur le territoire de La Cadière.
[2] Arch. communales ant. à 1790, n° 409
[3] Tardini 1394, manuscrit de 40 p. collationné en 1450
[4] id. Racine labèu issue du bas-latin « labellum (réservoir) ou Abeille, Abelha [Abiho] (n. d’animal ou n. de personne), voir également villa ?
[5] Henseling années 1934-1938, rééd.1977-1978. Nom d’une famille : Antoine Abeille alias Cougourdan, en 1520 à Ollioules. Nom d’une bastide : l’Abeille à la Ciotat en 1871. Enfin, nom d’un chantier de démolition navale : les Abeilles, qui a fonctionné après 1945 à Brégaillon (La Seyne).
[6] Giraud M. 1871, doc. ant. À 1790, reg. Des délib. N°34, fol. 321.
[7] Id. : source sur le territoire de La Cadière ; cadastre section C.
[8] Boyer R., 1980 : Probablement issu du bas-latin « labellum « , en provençal « labèu », signifiant « réservoir » (Mistral F. 1890) ; ce qui peut donc renvoyer à « abeurage« .
[9] Giraud M. 1864).
[10] Cassini 1778 (carte) .
[11] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. H dite de la Barralière.
[12] id.
[13] Denans v. 1707/1711, manuscrit.
[14] Baudoin L. L. 1965, p. 701 : la corderie Abran avait antérieurement appartenu à MM. Daniel et Cruvellier, elle est mentionnée dans un acte de 1777 ; id. p. 797 : un chantier de constructions navales de La Seyne appartenait à la famille Abran au XVIIIe siècle ; il se situait sur le quai occidental des anciens Chantiers Navals et fut vendu en 1849 aux frères Taylor.
[15] Giraud M. 1871 : source sur le territoire de La Cadière ; cadastre section C.
[16] Acovitsioti-Hameau A. 1994, p. 172-173.
[17] id.
[18] Fichier du Centre Archéologique du Var.
[19] Giraud M. 1864 : montagne ; cadastre du Beausset, sect. E.
[20] Albanès J.-H. 1911 : .n° 149 : Acripomi (ou « pomme acide ») est l’avant-dernier terme des limites du Beausset et du Castellet définies par Geoffroy de Marseille ; il est placé entre Pierredon et ad volutabrum colubrinum. Peut-être faut-il rechercher son équivalent dans le latin amaricans, signifiant « âpre » en parlant d’un fruit sauvage, qui a donné en provençal « poma malicana » ([poumo malicano] de Mistral F. 1890) ; amaricans ou acripomi pourraient être un rhabillage de « maran » ou « amaran », qui sont d’autres écritures d’Aran, graphie apparemment la plus ancienne du nom de la rivière qui prend sa source au Beausset et se jette à la mer entre Sanary et Bandol. La racine « amaran » se retrouve sous les formes « amaren », « marin(a) », et « amaron » dans un périmètre relativement restreint autour du Rocher de l’Aïgue, sur les communes d’Evenos et de Signes ; dans tous ces cas, elle désigne soit un hydronyme (ruisseau ou source dénommés Amaran, Amaren, Amarina), soit une hauteur (Amaron, et Marou). L’hypothèse du rhabillage médiéval d’une racine pré-indo-européenne AR-an est donc plausible. Mentionnons toutefois qu’en 1285, un nommé Guillelmus Malican de Fornerio est cité comme témoin lors d’une transaction de la Chartreuse de Montrieux (Boyer R. 1980, p. 659, ch. 375).
[21] Il est possible toutefois de traduire « aculeta » par « petite chapelle » si la chapelle du petit Canadeau peut remonter aussi haut dans le temps (voir pour cela l’origine d’Acoules dans les Bouches du Rhône).
[22] Gall.Christ.,n°149 : « Reconnaissance par Geoffroy de Marseille des droits de l’église de Marseille » ; in Aculetam est le deuxième terme des limites du Beausset et du Castellet, entre collis castri de Aregno (la pointe du Cerveau) et ad pinus vera episcopi.
[23] Carte des Morières, en limite de Signes ; et Boyer R. 1980 : terra dels Adams a Faverolles 1227. Un R. Adam est dit mercenarius de Guillaume Martin, seigneur du Beausset et coseigneur d’Orves en 1204 (p.453) ; un champ appartenant à Johannis Adam est contigu avec la terre de Faverolles en 1206 (p.473).
[24] Carte des Morières, secteur D1.
[25] Boyer R. 1980, p.484 : donation par Guillaume de Signes d’une terre qui confronte celle dels Cugencs.
[26] Borréani M. 1991a.
[27] Guérard B. 1857.
[28] Cf. Saglietto V. 1935 ; Laflotte 1923 ; Henseling.
[29] Giraud M. 1864 : cadastre de Signes, sect. A dite des Adrechs.
[30] Boyer R. 1980, p.466 : premier terme de la division d’Orves entre Evenos et Montrieux.
[31]id.
[32] Boyer R. 1980.
[33] id., p.656, 7ème terme du défens de Montrieux, entre pons de la Peira et lo cros de Larbiera.
[34] Carte des Morières.
[35] id. : lieu-dit de Montrieux sur Solliès-Toucas
[36] Cette graphie de Lagoubran, donnée par J.-P. Brun (Brun J.-P. 1977), est proche de celle que l’on rencontre en 1022 dans de Flammare M.E. 1885 : « ad rivulum qui vocatur Agabron« , auj. le Gébron à Briançonnet (Alpes-Maritimes).
[37] Duprat E.H.1935.
[38] Saglietto V. 1938.
[39] Henseling.
[40] Bottin C., Bonnaud L. 1909, p. 149-178.
[41] Carte des Morières, secteur D1
[42] Boyer R. 1980.
[43] id., p.438 : limite d’Orves, entre raguaje Brugedor (aven du Jas de Laure) et al pozet d’Auriol.
[44] id., p.435 : limite d’Ayroneves (Orves), entre le regayge Brugedor (aven du Jas de Laure) et le pousset d’Auriol.
[45] R. Boyer n’avait pu déterminer si l’Agast était sur Orves ou sur Signes.
[46] Anis au XVIIIe siècle (Boyer R. 1980). Pour ce qui est des bergeries du massif, voir dans Acovitsioti-Hameau A. 1993, p. 296.
[47] Cassini 1778 (carte) .
[48]Giraud M. 1864 : colline, cad. de Signes sect. B dite d’Agnis.
[49]Henseling.
[50]Saglietto V. 1936.
[51]Boyer R. 1980.
[52]Giraud M. 1871.
[53]Giraud M. 1864.
[54]Giraud M. 1871.
[55] Boyer R. 1980, p.412 : limite de Montrieux, entre Valbelle et le Vidil, près des limites de Signes.
[56] id., p.410 : Donation à Montrieux de la moitié de la terre de Valbelle par les enfants de Guillaume de Valbelle (Guillelmus de Valle Bella) ; il s’agit du secteur des Aiguilles.
[57] id., p.628 : limite de Montrieux, entre le Vidil (le vallon de Rayol) et Bouche Ointe.
[58] id.: limite du défens de Montrieux, entre Sauvette et Matheron.
[59] id.: limite du défens de Montrieux.
[60]id., p.656 : Une des limites du défens de Montrieux, entre podium Montis Rivi et Silveta (Sauvette).
[61] Carte des Morières.
[62] Boyer R. 1980.
[63] id., p.423 : témoin d’un acte à Montrieux.
[64] id., p.480.
[65] id., p.457 : « Guillelmo de Signa (de Evena) pro anima fratris sui, Aicardi de Signa ». Aicard d’Orves, convers de Montrieux, est cité comme témoin de l’acte.
[66] id.,p.455 : controverse entre Guillaume Martin et Pierre d’Orves au sujet de deux manses et des corvées dues.
[67] id.,p.395 : témoin lors de la délimitation du défens de Montrieux.
[68] id.,p.298.
[69] id., p.442 : confirme la donation d’une part d’Orves à Montrieux.
[70] id., p.444 : Aicard d’Orves se fait moine et donne ses biens à Montrieux.
[71] id., p.476 : témoin, au château de Sinna dels Barrairencs.
[72] id., p.399 : Hommes de Méounes.
[73] id., p.480 : Témoin d’une donation à Faverolle.
[74] id., p.427 : homme de Méounes.
[75] Gallia Christ.: Deuxième terme des limites redéfinies en 1443 entre Toulon et Ollioules, le collet de Hugon Aycard pourrait être defensum Rainaudi de Oleolis, deuxième terme en 1235.
[76] de Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926 :. Décision arbitrale du 18 novembre 1235 de Rostan, évêque de Toulon, réglant le désaccord sur les limites de leurs seigneuries, survenu entre Guillaume de Signes, seigneur d’Ollioules, et les seigneurs de Toulon, Gaufridet de Trets et ses neveux Gaufridet Reforciat et Isnard.. Albanès, Chevalier: Détermination par Rostang, évêque de Toulon, des limites entre la ville de Toulon et le château d’Ollioules (Arch. munic. de Toulon, GG 25, original, parchemin).
[77] Boyer R. 1980, p. 442 et 452 : terme situé au-dessus dels estreiz de Val de Amarina lors de la délimitation d’une part d’Orves donnée à Montrieux.
[78] id., p.466 : premier terme de la division d’Orves entre Evenos et Montrieux.
[79] R. Boyer n’établit pas de relation entre le Rocher de l’Aigle qu’il situe à Evenos et les Aiguiers qu’il place sur Orves.
[80] L. Barthélemy 1882, n° 672 : Droits de pêche et autres droits sur les barques et navires aux ports de Banduino et Aquila.
[81] Pour toutes ces dates, cf. Duprat 1935, op. cit.
[82] Mortreuil J.-A.B 1872, 470 p.
[83] id.
[84] Brun J.-P. et alii 1999 : F. Benoît (1965, p. 103) pensait que le cap Sicié correspondait au promontoire Zao de Pline. Mais cela est impossible car la description plinienne progressant d’est en ouest, Zao serait plutôt le Cap Croisette.
[85] Duprat E.H. 1935.
[86] Bottin C.1905, p. 193-213..
[87] Boyer R. 1980, p.442 : un terme situé au-dessus dels estreiz de Val de Amarina lors de la délimitation d’une part d’Orves donnée à Montrieux.
[88] id..
[89] id.: limites d’Orves.
[90] Il s’agit de situer les lieux de dépaissance autorisés, comme ici aux Esguiers (le Rocher de l’Aigue) pour lesquels la charte n°45 de Montrieux stipule que les habitants pourront en « revenant abrever leur bestail au lieu dict les Esguiers estant vers le soleil couchant du cartier du Baucet. »
[91] Giraud M. 1864 : rocher, com. du Beausset ; cadastre, sect. C dit le Vallon.
[92] Blanchet A. et alii 1932.
[93] Saglietto V., mns au CAV.
[94] Blanchet A. et alii 1932.
[95] Henseling.
[96] Brun J.-P. 1977..
[97] Carte des Morières, secteur. D1.
[98] Boyer R. 1980, p.399 : Limite d’un défens de Montrieux vers Signes et Solliès-Toucas, entre campus de Saurii et le vallon du Gip ; Gaufredus Aigles est témoin lors de la donation de fascia Gaberti à Montrieux en 1177 et d’une autre donation à Sauvette en 1184-1185 (id., p.439 et 423). Il existe également un Petro Aigles cité dans un acte de 1222 (id., p.405).
[99] Saliceti P. 1983 ; Bérato J., Bérato N., Imbert L., Ribot H., Saliceti P., Théveny J.-M. 1986, p. 43-48.
[100] Racines pré-indo-européennes oronymiques aI-, aK-, aKW- et, peut-être, hydronymique aqua, qui aurait évolué en aiga, [aigo, aio].
[101] Boyer R. 1980.
[102] Anthroponyme Aiguier (‘ »porteur d’eau », n. de métier ) ; n. de personne (XIIIè siècle) ; qui renvoie à aiga et Aigles
[103] Giraud M. 1864 : quartier, cadastre sect. D dite de Cancérille.
[104] Carte des Morières.
[105] Boyer R. 1980, ch. 230 et 231 de Montrieux : données comme limites de Montrieux, proches du Castellum Mataronis.
[106] id.,p.412 : limite de Montrieux, entre Valbelle et le Vidil, près des limites de Signes.
[107] id.,p.410 : Donation à Montrieux de la moitié de la terre de Valbelle par les enfants de Guillaume de Valbelle (Guillelmus de Valle Bella) ; il s’agit du secteur des Aiguilles.
[108] id.,p.628 : limite de Montrieux, entre le Vidil (le vallon de Rayol) et Bouche Ointe.
[109] id.: limite du défens de Montrieux, entre Sauvette et Matheron.
[110] id.: limite du défens de Montrieux.
[111] id.: limite entre Méounes et Signes.
[112] id..
[113] id., p.393 : entre Figueria Bertoraca et penra Formiga (écriture fautive pour Petra Formiga).
[114] id.: mentionnée comme limite.
[115] id.: rocher formant limite entre Méounes et Signes ; M. Giraud M. 1864, p. 22, donne la date de 1252 (d’après regist. libra fol. 22)
[116] id.
[117] Saglietto V. 1936, Méounes… : lieu-dit proche des limites de Méounes et de Signes.
[118] Quelques variantes récentes sont à relever comme aire batallière ou aire batallère.
[119] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. A dite du chef-lieu.
[120] Jouglas F., 1972. A Carcès, l’Aire des Masques est un habitat fortifié de hauteur occupé au cours de l’âge du Fer (Brun J.-P. et alii 1999).
[121] Baudoin L. 1965 : nombreux oratoires en ruines.
[122] id..
[123] J.-P. Brun et alii, 1999, p. 83 : « Selon les coordonnées de Ptolémée, le cap du Cithariste (d’Apollon ?) est le cap Sicié, cap le plus méridional de la côte, bien placé entre Tauroeis et Olbia. Pourtant, du fait de la localisation du port de Citharista à La Ciotat, on en a fait le Bec de l’Aigle. F. Benoît (1965, p. 103) pensait que le cap Sicié correspondait au promontoire Zao de Pline. Mais cela est impossible car la description plinienne progressant d’est en ouest, Zao serait plutôt le Cap Croisette. Deux solutions subsistent : soit Ptolémée s’est trompé à la fois dans ses coordonnées (ce qui est constant), mais aussi dans l’ordre de la description et le cap Cithariste est à rapprocher du port du même nom, soit il n’a pas fait d’erreur et il faut imaginer qu’il y a un port et un cap du même nom distants d’une « cinquantaine de kilomètres » (en fait il y a tout au plus 25 km entre Sicié et la Ciotat).
[124] Ptolémée, in. Duprat E.H. 1935 qui place le prom. Citharistès au Bec de l’Aigle à la Ciotat et réfute Sicié. Pourtant, p. 186, il cite Ptolémée: « la ville de Marseille, Tauroention et le Cithariste Promontoire (Kitharistès to akron)« . Dans la mesure où Duprat est l’un des tenants de Tauroeis-Tauroention au Brusc, donc à l’ouest de Sicié, on voit difficilement comment le Bec de l’Aigle pourrait être le cap Citharistès.
[125] Baudoin L. 1965, op. cit, citant Ptolémée.
[126] Boyer R., op. cit ., p.628 : limite de Montrieux, entre Podium Rigaios et Montis Aramberti.
[127] La forme Alançon doit être lue à Lançon. En provençal, les noms des hauteurs sont rarement précédés d’un article ; ainsi, on ne dira pas « m’en vai au Lançon » mais « m’en vai a Lançon« . L’absence de l’article indique que nous sommes en présence d’un toponyme ancien.
[128] Cassini 1778 (carte) .
[129] Même observation que pour Lançon / Alançon, nous trouvons ici Alauzière pour Lauzière.
[130] Boyer R. 1980, p.475 : Limite de Montrieux, proche de rupis de Trobi (Truébis)
[131] Tardini.
[132] Ici, la forme est proche des précédentes : Alestanhol devant être lu al estanhol ; toutefois l’existence d’un article indique que le toponyme est d’origine médiévale.
[133] Henseling.
[134] Carte des Morières.
[135] Henseling.
[136] avec rappel (K)aL-anca ; cf. Calon des Sembles.
[137] Quartier de Saint-Cyr dominé par l’oppidum protohistorique de la Gache (cf. la Gache). Stéphane de Byzance, auteur de la fin du Ve siècle de notre ère mentionne une série de villes ou lieux d’époque grecque : Tauroeis (Le Brusc), Olbia (Almanarre d’Hyères), les Stoechades (îles d’Hyères), Athénai (Saint-Tropez ?), Pergantion (Brégançon ?) et Alonis. Cette ville d’Alonis a été située en de nombreux endroits de la côte, et tout particulièrement à Port d’Alon (par rapprochement phonétique) et Cavalière (en fait Alconis). Il faut situer cette ville en Espagne et abandonner toute idée de rapprochement avec Alon (Barruol G. 1969, 2e éd. 1975, p. 224, n°1).
[138] Giraud M. 1864 : petit port de mer, cadastre de Saint-Cyr sect. B dite de Saint-Jean.
[139] Doc. ant. à 1790, n° 509.
[140] id., regist. des délib. n° 1, fol. 60.
[141] id., regist. des délib. n° 2, fol. 267.
[142] id., regist. des délib. n° 2, fol. 267.
[143] Tassin 1684.
[144] Port d’Alon héberge les convalescents de la peste.
[145] Cassini 1778 (carte) .
[146] id..
[147] Giraud M. 1864 : petit port de mer ; cadastre, sect. B dite de Saint Jean.
[148] Tassin, 1684 (carte).
[149] Cassini 1778 (carte) (carte).
[150] Service Historique de la Marine 1969. Dans le plan d’attaque établi pour le débarquement en Provence, à partir du 19 août 1944 le cuirassé USS Nevada et le croiseur USS Omaha devaient neutraliser la batterie du cap d’Alon et interdire la route Toulon-Marseille.
[151] Mise en place de bolas destinées à interdire aux troupeaux étrangers de franchir les limites (M. Giraud M. 1864 : les bolles sont des termes ou des montjoies).
[152] Archives communales.
[153] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. B dite de Saint Jean
[154] Archives de la paroisse de Saint-Cyr – Acte d’alivrement des biens de Jehan Gensolen, situés à la Cadière. Ms du XVIIe siècle, fol. 2.
[155] id.
[156] Cayol M. M.1980, 273.
[157] Possible thème hydronymique pré-indo-eurpéen (K)aL-onna (source à proximité).
[158] Comme il s’agit d’un café nous ne pouvons y voir autre chose qu’un nom contemporain sans rapport avec une origine pré-indo-européeenne AL-P-.
[159] Baudoin L. 1965.
[160] de Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926, p.4 (d’après Guérard B. 1857): « Cession par Pons 1er au vicomte Guillaume,son père, et à Bililde,sa mère, de la moitié des possessions de l’église de Marseille et du monastère de Saint Victor au Plan d’Aups, Cabriès, Mazaugues, Mauriès, Molne, Riboux et l’Allauzières« . En fait, il s’agit de la villa Altaiara dont le nom a été traduit par « la Lauzière » qui en est une des formes dérivées (voir à ce sujet les rubriques Lastiguera, Latay, Lauzière, Taillane).
[161] Boyer R. 1980, p.487, propose « Châteauvieux » comme site actuel pour Vila Viella de 1195. Nous penchons plutôt pour Villa Altaiara dont Vila Viella est l’une des traductions possibles.
[162] id., p.494.
[163] id., p.517 : chartes 99 et 124 du cartulaire de Montrieux ; par ces textes, nous constatons que les villae Altaiara et Molna ne formaient alors qu’un seul et même domaine.
[164] Les formes Altaiara et Lataiara pourraient provenir d’une inversion du « a » et du « l » initiaux. Ce qui nous incite à établir un rapprochement avec d’autres toponymes voisins (Lastiguiera, Latay, Latière et Taillane). La villa Altaiara ou Lataiara correspondait aux terres situées au nord de Signes, sur les rives du Latay, et à l’est de Molne où se trouvait un autre domaine de Saint-Victor, Amolna 984. Cette villa devait englober le domaine moderne de la Lauzière (Alauzière ou Altaiara, pour Guérard B. in: Guérard B. 1857). Enfin, il existe encore aux environs de cet ancien terroir le Collet de Latière (Lastigueria en 1374) où la Luyi, affluent du Latay, prend sa source.
[165] Duprat H.E.1935.
[166] Bosc Ch.-L. 1856.
[167] Giraud M. 1864 : bastide ; cadastre, sect. B dite de Saint Jean.
[168] Cassini 1778 (carte) .
[169] Delattre, inédit : grande bergerie avec puits.
[170] Boyer R. 1980, p.420 : donation à Montrieux.
[171] Giraud M. 1864 : quartier ; com. de Signes, cadastre sect. A dite des Adrechs
[172] Cayol M. 1980.
[173] Henseling.
[174] Nom d’un ruisseau, d’un vallon et d’un passage étroit situés en limite d’Evenos et Orves.
[175] Boyer R. 1980, p.440 : En contrebas des Aiguiers lors de la délimitation d’une part d’Orves donnée à Montrieux.
[176] id., p. 475 : Limite de Montrieux, entre Caumes et Massacans.
[177] id., p.452 : Limite de la terre du Broussan, sous les Aigiers.
[178] id., p.466 : Division d’Orves, entre als adret dels Aygiers et l’Escaillon des Sambles)
[179] id., p.462 : Lombarda de Evena vendit unam terre in loco dicto vallis de Amarina in territorio castri de Auroneves.
[180] Cassini 1778 (carte) (vallon et ruisseau).
[181] Boyer R. 1980.
[182] C’est dans le val d’Amarine ou Pas de la Masque que se trouve l’aven des Ajoncs. L’un des sommets voisins porte le nom de Marou(n).
[183] Le thème pré-indo-européen BeR- issu de B—R- semble être confirmé par l’existence à Cassis d’une île du même nom (Embiers, insula maris ante castrum de Cassitis, 1439). Quant à la racine gauloise rito elle aurait perduré à travers le nom du Gaou (du lat. vadum, gué). Désavouant Duprat (Duprat 1935, p.25) qui écrivait « l’archéologie même est défavorable aussi bien à Sicié qu’aux Embiers où les découvertes antiques ont été à peu près nulles« , les Embiez ont bien été occupés durant l’antiquité, au moins à partir du Ve siècle av. J.-C. (Brun J.-P., Roth A., 1978), tandis qu’à Sicié, la pointe du Mouret a livré à F. Brien un important habitat marseillais bien daté de la fin du Ve siècle av. J.-C. (Brien-Poitevin F. 1995, p. 216 et 1996, p. 236-237), éléments qui complétaient les informations recueillies au Brusc depuis plus de 100 ans (Brien-Poitevin F. 1982, manuscrit dactylographié).
[184] La forme Imbers n’est donnée que par Henseling, sans aucune référence.
[185] D’après L. Henseling, mais nous n’avons pas pu retrouver la référence. D’après Duprat H.E. 1935, p. 120, le texte le plus ancien mentionnant les Embiez est un acte de l’abbaye de Saint-Victor daté de 1197 (cf. infra).
[186] Guérard B. 1857,ch. 804 ; de Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926, p. 59 : « Insula ou la Petite-Ile ».
[187] première mention connue d’après Duprat H.E. 1935 (Cart. de Saint-Victor, éd. Guérard B., 1857, II, n° 1023).
[188] Boyer R. 1980, p.414 : « Willelmi de Insula, de la famille de Signes ou de Marseille ».
[189] Salch Ch. 1979.
[190] A cette époque les salines des Embiez rapportaient 4 à 5 000 oulles de sel (Baudoin L. 1965, op. cit., p. 86).
[191] Baratier E. et alii 1970.
[192] En 1612, les héritiers de Barthélemy de Lombard, seigneur de Sainte-Cécile, construisent un château attenant à la chapelle de Ste Cécile, elle-même bâtie en 1602. Le domaine avait été érigé en arrière-fief par Henri IV en faveur de la famille Lombard de Six-Fours dont les membres prirent le titre de seigneurs de Sainte-Cécile. Les revenus de l’île provenaient essentiellement de l’exploitation des salines et de la fabrication de la soude (Baudoin L. 1965, p. 86).
[193] Fabri de Peiresc N. Cl. 1982.
[194] Tassin 1684, carte, qui situe les Embiez, avec le fort Saint Pierre, à l’embouchure de la Reppe, et l’île de la Plumasse à Sicié.
[195] Michel de Sabran était gouverneur de Saint-Nazaire (Sanary) en 1711 (Baudoin L. 1965, p. 86).
[196] Degiovani 1992.
[197] id..
[198] id. : Rapport de la 5e commission de l’inspection des côtes de la Méditerranée : « La batterie des Embiers est située sur le second cap, du côté du passage de la navigation sud-ouest (altitude 39 m). Elle est armée de deux pièces de 16 en fer allongées et montées sur affût de côte en bon état. » Cette batterie des Embiers était implantée sur la pointe du Rix. Le corps de garde était placé à une centaine de mètres en arrière.
[199] id. « La commission de révision reconnaît que dans l’intérêt de la défense il conviendrait de construire plus tard un fort sur l’île des Embiers, clé de la rade du Brusc » . Ce sera le fort Saint Pierre qui sera édifié une vingtaine d’années plus tard selon une « instruction du ministre de la guerre sur les tours-modèles approuvées par Napoléon ».
[200] id. : La commission chargée de faire un état d’avancement des travaux note en 1853 : « Les travaux ne sont pas encore commencés, en ruine« .
[201] A partir de 1827, Cagniard de Marseille installa une fabrique de soude aux Embiez. Pour cause de pollution, cette fabrique fut fermée en 1847 (Communication de G. Delattre).
[202] Archives de Sanary, postérieures à 1790 : Procès-verbal de délimitation du territoire de la com. de Saint Nazaire, 20 février 1828.
[203] Préfecture du Var 1844, p. 526 : « Six-Fours. (…) Les deux petites îles, désignées sous le nom d’Ambiez, en font partie. La plus considérable est habitée, cultivée et fortifiée. »
[204] Atlas des Côtes 1881 : « St Pierre des Ambiers : 1862-1863-1864 : on a construit un réduit » (d’après Degiovani A. 1992).
[205] Décision du Ministre de la guerre du 4 avril 1877 qui met fin à l’activité de la Lauve et de Saint-Pierre-des-Embiez.
[206] Laflotte A.L. 1920-21.
[207] Davin E. 1941.
[208] Verd J. 1951.
[209] Jouglas F.1970, p. 8.
[210] Brun J.-P., Roth A. 1978 ; Carte de France au 1/25 000, Toulon, feuille 33-46 ouest,1978.
[211] Duprat 1935 mentionne Raunsels, Rauzels, insula de Rausellis 1156, Runzel Runzels 1376, plaga de Ronsellis, île de Rauzel aux Embiez 1539, insula de Rausoli 1561, différentes écritures qui lui semblent correspondre à l’île du Rouveau ; mais il note qu’en 1302, on donne Rauzels alias vocatum Plumassa (farotium als Rauzels alias vocatum Plumassa quod est in territorio Oliolis 1302) puis, au XIIIe siècle Plumasse, Plamasse ou insula Plamassa qui devient l’ilôt de Callafat au XVIe siècle F. Jouglas 1972, cite l’île de la Plumasse ou de la Tour Fondue ; quant à la carte de Tassin 1684, elle sépare nettement les Embiez, à l’embouchure de la Reppe, de la Plumasse, au sud-ouest de Sicié. Il existe aussi une plage de Ronsels et un lieu-dit Raum Sels ou Rausels au XIVe siècle (cf. Cella Sancti Victoris de Insula).
[212] Boyer R. 1980.
[213] Rapprochement possible d’Amaron avec Amaren (racine M–R-, base MaR-).
[214] Boyer R. 1980.
[215] id., p. 493 : Limite nord de Signes et de Méounes.
[216] Bonifay Cl. 1948.
[217] Giraud M. 1864 : cadastre du Beausset, sect. C dite le Vallon.
[218] Carte des Morières : nom porté par une source, un chaînon, un plan, un aven, une barre, un sommet, une tête et plusieurs chemins de la forêt des Morières.
[219] id. secteur E1.
[220] id. secteur E1, vallon.
[221] id. secteur E1, aven
[222] Boyer R. 1980. : hauteur ; limite entre Méounes et Signes
[223] Henseling.
[224] A cette racine, il convient d’ajouter Antis au Castellet.
[225] Faiden William 1794 (carte).
[226] Cassini 1778 (carte) .
[227] Henseling, op. cit.
[228] Rouden (abbé) 1884 ; id, 1887 ; id.,1866-1867, p. 115-129.
[229] Excursionnistes Toulonnais 1966 (Carte) ; id., 1967.
[230] Andrea Doria (1468-1560), condottiere et amiral génois, Andrea Doria fut successivement au service de plusieurs princes, dont François 1er, qu’il abandonna finalement pour Charles Quint en 1528. En 1524, Doria se battait contre l’empereur sur les côtes de Provence, en 1528, il assiégeait Naples pour le compte de François 1er, mais faisant soudainement volte-face, il abandonnait le parti des Français pour se ranger du côté des impériaux avec lesquels il allait prendre part au premier siège de Tunis en 1531. En 1532, Doria attaque Coron et repousse la flotte turque alors en route pour l’Italie. Charles Quint lui offrit en récompense la libération de Gênes, à laquelle Doria imposa un gouvernement aristocratique qui réprima toute opposition
[231] Etat des carraires, délib. du 26 septembre 1819.
[232] Blanchet A. et alii 1932.
[233] Il existe une calanque de l’Ane dans l’île Pomègue (Mortreuil J.-A.-B. 1872) ; rapprochement possible avec Aï (cf. supra).
[234] Cassini 1778 (carte) .
[235] Bosc Ch.-L. 1856.
[236] Giraud M. 1864 : ferme qui donne son nom à un moulin à vent mentionné par Cassini 1778 (carte), cadastre de Saint-Cyr sect. B dite de Saint-Jean (ici, Giraud M. confond Rampale au nord deu Pyroulet avec les Anges ou Rampal aux Lecques..
[237] Un Angelin est mentionné en 1789 au Beausset.
[238] Giraud M. 1864 : gouffre.
[239] id.: quartier, cadastre de Signes sect. A dite des Adrechs.
[240] Boyer R. 1980.
[241] Baudoin L. 1965.
[242] Mortreuil J.-A.B. 1872 : une roche formant limite entre Marseille et Gignac est appelée le Resquiadou.
[243] Duprat H.-E. 1935 et Baudoin L. 1965. Antelme, nom de famille mentionnée à Six-Fours en 1335-1354 ; nous trouvons Antelme Françoise en 1678, et un Anthelme émigré de La Seyne en 1790.
[244] Henseling L..
[245] La carte de Cassini (Cassini 1778) porte Tune, probable déformation . Quant au nom actuel, la Sale ou la Salle, il renvoie à la base SaL– (ravin, rivière). Nous proposons Anthumy comme variante d’Antoine (ce qui semble être confirmé par l’existence à La Cadière du Pas d’Antuni en 1998, c’est-à-dire de Saint-Antoine dont le chemin marque la limite intercommunale et se prolonge au sud par celui de Saint-Clément qui rejoint le vallon de Saint-Côme). Mais nous ne cachons pas qu’un culte à Saint Anthime, fêté le 27 avril, patron de Graveson, est du domaine du probable, d’autant plus que ce jour-là, on fouettait Saint Eutrope au Beausset pour avoir de la pluie.
[246] Cadastre du Castellet, fol. 235.
[247] id., fol. 244.
[248] Giraud M. 1864 : cadastre du Castellet sect. dite le Plan. Pont sur le Real Martin.
[249] id. : regist. des délib.
[250] id. : autrefois auberge située sur l’ancienne voie publique de Conil au Brûlat ; cadastre sect. B dite de Sainte-Anne.
[251] cadastre du Castellet, fol. 9.
[252] Doc. ant. à 1790, n° 80 (1748).
[253] Bosc Ch.-L. 1856.
[254] Cet aqueduc, situé en rive gauche de la vallée de Saint Côme, alimentait le moulin à ressence des Baumelles.
[255] Layet J., 1953.
[256] Mortreuil J.-A.B. 1872.
[257] id.
[258] Affluent du Latay, le torrent du Raby traverse Signes ; il séparait autrefois la seigneurie de Signes-la-Blanche de celle de Signes-Barrarenque.
[259] Carte des Morières, Sect. C1.
[260] id.
[261] Cadastre de 1720. Les Aragnans sont à rattacher soit à ARAN,de valeur hydronymique soit à AREN, de valeur oronymique, ces deux possibilités se retrouvant dans des noms de quartiers voisins, à La Cadière et au Castellet. Notons que la pointe des Aragnons est un cap du quartier de l’Estaque, à Marseille (Mortreuil J.-A.B. 1872).
[262] Passage de Garemberti (1141) à Aramberti (1165) avec chute du G initial, Garamberti et Aramberti étant alors utilisés concurremment. Ceci se rencontre à Evenos où, à la même époque, on trouve les graphies Gaberti puis Auberte/Hauberte.
[263] Boyer R. 1980, p.628 : limite de Montrieux, entre Alaire et le Gapeau.
[264] id., p.385 : limite du défens de Montrieux entre la barre des Escavalins et Gavaudan. Les mentions portent plus fréquemment monte que podium.
[265] Giraud M. 1864 : rivière qui prend sa source au pied de la colline du Vieux Beausset, traverse le terroir du Castellet, le sépare de celui de La Cadière et se jette dans la Mer à Bandol. Même si, à l’origine des deux noms, nous trouvons la racine pré-indo-européen aR-, une erreur fréquente consiste à confondre l’Aran –hydronymiue – et l’Aren – oronyme -.
[266] Ajouter le Las (com. du Revest et de Toulon), Ars 1235 (Gall. Christ.).
[267] Guérard B. 1857, n° 73 : sicut rivus Aranni discurrit in mare.
[268] Archives des Bouches du Rhône, fond de la cour des comptes, F. regist. 18, fol. 284 v°.
[269] Archives communales du Castellet, cadastre, fol. 93 et 104.
[270] Cadastre du Castellet, fol. 9, 19, 113, 156, 191. D’après Giraud M. 1864, l’Aran donnerait son nom à une montagne (lou bau d’Aran 1570, cadastre du Castellet, fol. 399), mais en fait il ne s’agit pas de la même racine (voir Collis castri de Aregno 1156 et Aren).
[271] Archives des Bouches du Rhône 1H840 (années 1567-1598). Limites du Castellet et de La Cadière 1571.
[272] Cadastre du Castellet, fol. 124, 296.
[273] Cadastre du Castellet, dol. 219.
[274] La Cadière, Doc. ant. à 1790, n° 244, et ms acte d’inféodation de la terre de Bandol, 28 juillet 1615.
[275] id. cadastre.
[276] Cadastre du Castellet, fol. 93, 204.
[277] Quartier entre la Gorguette et la rivière, selon les experts chargés de placer les termes des territoires d’Ollioules et de Sanary. Castellan E. donne la Ternide d’Aran comme « séparant Saint-Nazaire du couchant« , alors que Rotger fait de la rivière d’Aran une séparation de Sanary avec le Castellet, ce qui est faux.
[278] Cf. la note précédente.
[279] Cassini 1778 (carte) .
[280] id..
[281] Faiden William 1794 (carte).
[282] 20 février 1828, procès-verbal de délimitation du territoire de la commune de Saint Nazaire (Sanary) : « Depuis l’embouchure de la rivière de la Rèpe dans la mer Méditerrannée, le territoire de St Nazaire est bordé au midi par la mer jusqu’à l’embouchure du Grand Vallat qui descend du Castellet et la Cadière, un peu en dessous des arches ruinés, appellé les Six Ponts… On trouve sur le Grand Vallat le pont en six arches ruiné appellé les Six Ponts, et celui dit Pont d’Aran… »
[283] Bosc Ch.-L. 1856. Du Pont d’Aran jusqu’à la mer, l’Aran prend le nom de Repe.
[284] Nom de l’Aran lorsqu’il passe au Brûlat, après le confluent du Gourganon et du Vallon de la Canette.
[285] Carte des Morières, Sect. F2.
[286] Mistral F. 1890 : « Il est probable que le hameau de Dardenne, com. Le Revest, c. Toulon (V.) situé également sur une hauteur, représente le même terme …que celui de Ardenne, com. Saint Michel les Eaux, c. de Forcalquier (B.-A.), de Ardenna 1274, Ardèno, et dérive de la racine celtique *ardu- « élevé« …(). D’après Rostaing 1950, p. 322-323, le rapprochement fait par Mistral avec ardènto « brûlante » est sans valeur. Il est possible en revanche que, dans le cas du val d’Ardenne, une relation s’établisse avec le nom de sa rivière, Ars en 1235 (Gall. Christ.) et que les deux toponyme Las et Ardennes aient une origine pré-indo-européen commune se rapportant à la racine oronymique aR-, aR-T- et/ou la racine hydronymique aR-, de laquelle découlent selon toute vraisemblance les noms de cours d’eau de l’ouest varois Aran, Aray, Arquet, Ars, As, Larquet, Las, Lasquet, Laire (voir ces noms).
[287] Boyer R. 1980, p.475 : entre podium Cigotos et la Capelière.
[288] id., p.472 : limite de Montrieux, après podium Sigotos.
[289] id., p.399 : limite d’un défens de Montrieux sur Méounes, entre le serre de la Salpa et le vallon de l’Escala (Cascaillon ?).
[290] id. : terre de Montrieux en limite de Méounes et de Signes qui correspond à une aire à battre et à une hauteur, roca.
[291] id., p.472 : terre proche de Faverolle.
[292] id.
[293] id.
[294] id., p.528 : limite de Montrieux, après Podium Cygotos.
[295] id.
[296] id. : désignée comme un rocher situé en limite de Méounes et de Signes.
[297] id., p.468 : autre graphie, Batalheriam.
[298] Saglietto V. 1936 : l.-d. de Méounes proche des limites de Signes.
[299] Traduction proposée par R. Boyer.
[300] Boyer R. 1980, p.472 : dîmes des terres de Montrieux sur Signes
[301] Boyer R. 1980, p.656 : limite du défens de Montrieux, entre Silveta (Sauvette) sur Signes et le Gapeau.
[302] id : limite d’un quart d’Orves vendu à Montrieux, entre caput Morerie et les Portes d’Orves.
[303] Durand A. 1925, p. 101-115.
[304] Gall.Christ., ch. n°147 : délimitation du Beausset et du Castellet ; 1er terme à partir de la mer
[305] Broecker R., 1987.
[306] Delattre G., Ribot H. 1998b.
[307] Mortreuil J.-A.B. 1872 : Arenc est le nom d’une plage et d’un faubourg de Marseille dénommés Aregno en 1253.
[308] Gall.Christ., ch. n°147.
[309] Cadastre du Castellet, fol. 302.
[310] id., fol. 31.
[311] Broecker R. 1987.
[312] id.
[313] Giraud M. 1864 : cadastre du Castellet.
[314] Cassini 1778 (carte) .
[315] Faiden William 1794 (carte).
[316] Mortreuil J.-A.B. 1872 : Arenc à Marseille, n. d’une plage et d’un faubourg (Aregno 1253).
[317] cadastre
[318] Cassini 1778 (carte) .
[319] Faiden William 1794 (carte).
[320] Henseling.
[321] Blanchet A. et alii 1932.
[322] Giraud M. 1871, p. 339 : ruisseau issu du quartier du Val d’Aren, qui s’unit à la Jaume, puis se jette dans le Grand Vallat.
[323] id. : cadastre du Castellet.
[324] Henseling.
[325] Parent H., 1934, p. 50-66.
[326] Carte des Morières.
[327] Boyer R. 1980, p.656.
[328] Du prénom de son propriétaire : Enrico.
[329] Henseling et cartes I.G.N.
[330] Plantation d’Armeria Filicaulis, espèce rarissime importée d’Espagne et plantée par les Chartreux autour du Monastère de Montrieux (Boyer R. 1980, p.111).
[331] Arnols, en 1205, assiste à la donation des pâturages de Meinarguettes à Montrieux par Aicard de Signes (Boyer R. 1980).
[332] Cassini 1778 (carte) .
[333] Giraud M. 1864 : métairie
[334] Cassini 1778 (carte) .
[335] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. A dite du chef-lieu
[336] Boyer R. 1980, p. 103, 397, 429, 430, 733.
[337] id.
[338] Avec rappel de l’oronyme pré-indo-européen (K)aL-anca ; cf. Calon des Sembles.
[339] Giraud M. 1871 : prise d’eau dans la rivière d’Aran pour l’alimentation de la fontaine publique de Bandol.
[340] Cayol M. 1980.
[341] Archives communales de Bandol, registre des délib. n° 1.
[342] Cayol M. 1980.
[343] Propriétaire des Baumelles en 1762-1775, François Arquier de Barbegal fait faire un nouveau chemin pour se rendre à la Madrague.
[344] Le moulin d’Ars est cité lors de la délimitation d’Ollioules et de Toulon en 1235 (Gall. Christ.). Il est vraisemblablement à l’origine du quartier des Moulins dans la vallée de Dardennes. Cf. de Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926 : « Toulon Décision arbitrale du 18 novembre 1235 de Rostan, évêque de Toulon, réglant le désaccord sur les limites de leurs seigneuries » ; Albanès, Chevalier 1911 : « Détermination par Rostang, évêque de Toulon, des limites entre la ville de Toulon et le château d’Ollioules » ; Arch. munic. de Toulon, GG 25, original, parchemin.
[345] Boyer R. 1980, p.475 : entre la Samble de Marcan et la roca de Ulmo que est super campum de Pozaraca.
[346]id., p.472 : limite de Montrieux sur Signes, entre la Samble de Pétellin et la rocca de Ulmo.
[347] id. : hauteur de Signes
[348] id., p.528 : limite de Montrieux, entre la Samble de Pétellin et la rocha de Ultimo.
[349] Giraud M. 1864 : quartier.
[350] Carte des Morières.
[351] Fourquin N., Rigaud Ph.1994.
[352] Baudoin L. 1965 : cet atelier accueillait 25 vagabonds.
[353] Boyer R. 1980, p.494 : La charte 99 du cartulaire de Montrieux fait des villae Altaiara et Molna un seul et même domaine.
[354] Giraud M. 1864, cadastre section B, mentionnée en 1592 (doc. ant. À 1790, regist. des délib. N°47).
[355] Aube, émigré de La Seyne en 1790 ; Aube Sébastien ou Bastian à Six-Fours en 1678.
[356] Castellan E. 1937.
[357] Toponyme fréquent depuis l’apparition des voies royales.
[358] Cayol M. 1980 : auberge créée dans l’agglomération au moment de la séparation de Bandol et de La Cadière.
[359] Cadastre.
[360] Baudoin L. 1965.
[361] Excursionnistes toulonnais 1909.
[362] Camp, désignant un plateau dénudé, serait d’origine ligure et proviendrait de la base oronymique pré-indo-européenne KaN-.
[363] Delattre G., inédit.
[364] Baudoin L. 1965.
[365] Blanchet A. et alii 1932.
[366] Boyer R. 1980, p.439 : « Pierre d’Orves et son frère Guiran donnent fasciam Gaberti usque ad Trobenc, en même temps qu’une partie d’Orves comprise entre la Lébrière, les Portes d’Orves, le Grand Cap et Montrieux« .
[367] Cassini 1778 (carte) .
[368] Bottin 1895 : ferme
[369] Brun J.-P. 1977.
[370] Grotte-ossuaire du début de l’Age du Fer (Layet J.1956b, id. 1956f ; Barge H. 1978).
[371] Boyer R. 1980, p.475 : lieu-dit du territoire d’Orves en limite de Signes, du Beausset et d’Evenos ; limite de Montrieux en 1187, situé entre Massacans et la Semble de Pételin.
[372] id., p.438 : limite d’Orves, entre la Semble de Pételin (la sambola Putelli) et al Peiron qui précède le vallon del Lentil (Fauvy).
[373] id., p.435, limite d’Ayroneves (Orves) et de Signes, entre pou de Vèze et vallon sive val de Lentilh (vallon de Fauvy).
[374] Mention dans Saglietto V. 1936.
[375] Baudoin L. 1965.
[376] Doc. ant. à 1790, n°89.
[377] L’Audiarde, dit Château Lombard au XVIIIe siècle (Cassini 1778), du nom de Vincent Lombard qui le fit construire (Giraud M. 1864, p.20), donne son nom à un quartier rural, à un ruisseau qui se jette dans celui de la Salle, mentionné par Bosc en 1845.
[378] Giraud M. 1864 : château, cadastre de La Cadière sect. E dite du Peyneuf .
[379] Giraud M. 1871 : coule sur le territoire de la Cadière et se perd dans le ruisseau des Vanières.
[380] Bertrand Audibert 1335, Audibert Barthélemy 1485, à Six-Fours ; Honoré Audibert, délégué de Six-Fours pour La Seyne, 1654 ; Audibert André et Charles 1678 à Six-Fours ; Audibert 1790 à La Seyne.
[381] Boyer R. 1980, p.476.
[382] Archives des Bouches du Rhône 1H840 (années 1567-1598). Limites du Castellet et de La Cadière 1571.
[383] Bosc Ch.-L. 1856.
[384] Giraud M. 1864 : bastide, cadastre sect. E dite du Peyneuf ; donne son nom à un quartier rural, mentionné par Bosc en 1856.
[385] id. : L’Audiberte ou grande bastide, métaierie et bastide, cadastre du Castellet, sect. E dite du Plan, avec chapelle dédiée à Notre-Dame de Compassion.
[386] Cassini 1778 (carte) .
[387] Giraud M. 1864 : cadastre du Castellet, sect. E.
[388] Raimundi Audefren 1239 (Boyer R. 1980, p.457 : acta sunt hec in castro de Evena extra turnum dicti castri in quandam terrascia Raimundi Audefren ) ; Audiffren 1762, à La Cadière ; Audiffren François 1772-1789, à Bandol ; Audiffren Laurent 1789, à Bandol.
[389] Henseling.
[390] Faiden William 1794 (carte).
[391] Le baus dei quatre auras est en fait l’escarpement oriental d’un ensemble montagneux formant limite entre Ollioules et Evenos, et comprenant d’ouest en est : le château du Diable, le Croupatier, le Baou Roux, le Cap Gros. Le passage à l’époque contemporaine de « aura » (vent) à « ouro« , traduit en français par « heures« , est symptomatique de l’évolution du parler provençal et de son incompréhension par certains transcripteurs et cartographes (problème abordé par un plusieurs historiens et de linguistes).
[392] Boyer R. 1980, p. 839.
[393] Saglietto V., 1952-1953.
[394] Saglietto V., 1935.
[395] id.
[396] cadastre.
[397] Brun J.-P. et alii, 2, 1999, p. 721.
[398] Boyer R. 1980, p.834.
[399] id., p.438 : limite d’Orves et de Signes, entre la Colla de la Gast et la Sambola Putelli.
[400] id., p.499 : Pons d’Auriol, témoin (ch. 103).
[401] id., p.435 : essart en limite d’Ayroneves (Orves), entre le pas de la Colle de la Gast et la Samble de Marcan.
[402] Cassini 1778 (carte) .
[403] Henseling : plaine, puits, bergerie et ferme.
[404] Forme écrite la plus ancienne d’Orves.
[405] Gall. Christ., p.68 : confirmation des possessions de l’église de Marseille ;(cf. aussi Saint-Vincent).
[406] id., p.69 : diplôme du Comte Raimon Bérenger IV en faveur du chapitre de la Major.
[407] Giraud M. 1864 : livre jaune, fol. XII.
[408] Boyer R. 1980 : Controversie Willelmi Martini et Petri de Auroneves, de quarta parte castri de Auroneves.
[409] id., p.439 : donation de la fascia Gaberti et d’une part d’Orves à Montrieux par Petrus de Auronivis.
[410] id., p.439 : une des limites de la donation de Pierre d’Orves située entre la Colla del Lebrer et Capite Morerie ; les portes d’Orves (1936), défilé donnnant accès à Valbelle ; limite entre Orves et Méounes, puis entre Signes et Méounes
[411] id., p.405 et 445 : ch. n°56 de 1180 : Petrus de Auronivis, sa femme Raimunda, son gendre Willelmus Cotaro, sa fille Benicasa…
[412] id., p.445 : donation de Trobenc à Montrieux par Petrus de Auronivis ; Giraldus de Auroneves, témoin.
[413] id., p.450 : de venditione et donatione Willelmi Martini et filiorum ejus territorii de Auroneves dont Cros Enguilbrandi et Balma Contentiosa.
[414] id. : limite d’un quart d’Orves vendu à Montrieux, entre area Marini/clos de Marin et Gerboti
[415] id., p.456 : Petri de Auroneves, novice à Montrieux ; témoin de la donation des Sambles et de la Vène par Guillaume de Signes et d’Evenos.
[416] id., p.448 : La charte n°57 porte que Pierre d’Orves avait des neveux à Six-Fours, les fils de son frère Aldebert.
[417] id., p.440 : De testibus de Auronivis, honorem quem habebat Petro de Auronivis in Castro de Auroneves (controverse avec Montrieux : Aicardus et Audebertum délimitent la part que leur père Pierre d’Orves a donnée à Montrieux)
[418] id., p.442 : cf. fontaine d’Orves.
[419] id., p.452.
[420] id., p.453 : donation d’une terre par Guillaume Martin du Beausset coseigneur d’Orves ; cf. plaine d’Orves XXe siècle
[421] id., p.455 : ad collam de la Venna in territorio de Auroneves.
[422] id., p.448 : de venditione Willelmi Martini de Auroneves (vente d’un quart d’Orves par Guillaume Martin, coseigneur).
[423] id., p.449 : in toto castro de Auroneves (confirmation de la donation de 1206 par Guillaume Martin de Auronivis).
[424] id., p.444 : Aicardus de Auroneves (moine, il donne ses biens à Montrieux ; Aldeberto de Auroneves, son frère, est témoin).
[425] id., p.447 : Dousoline, sorori Aicardi de Auroneves,… Adalaxis, filia dicte Dousoline (charte n°58 de Montrieux).
[426] id., p.414 : Aicardi de Auroneves.
[427] id., p.457 : capite dicti castri, ubi condam fuerunt domus et munitio Petri de Auroneves ; témoin : Aicardo de Auroneves, convers.
[428] id. : rupem que est super fontem de Auroneves
[429] id., p.466 : hauteur située entre ad collam de Salvalofs et Saint Micheld’Orves ; citée lors de la division d’Orves entre Montrieux et Evenos (probablement la hauteur de Saint Vincent)
[430] id., p.466 : division du castrum de Auroneves entre Guillaume de Signes d’Evenos et Montrieux : ce qui est au-delà des limites vers Evenos obéit à Guillaume, ce qui est au-delà des limites vers Montrieux obéit à Montrieux.
[431] id., p.466 : terme de la division d’Orves entre Evenos et Montrieux.
[432] id. : p. 460.
[433] id. : domina Dulcia et Guillelmus Isnardus, sacerdos, et Bertrandus Isnardus, fratres et filii quondam Guillelmi Isnardi et dicti Dulcie et filii quondam Gaufredi Isnardi donaverunt totum quecumque habebant in castro de Auroneves
[434] id., p.467 : Guillelmus Isnardus, sacerdos, filium quondam Guillelmi Isnardi de Castro Garde dono seu segnoria de Auroneves.
[435] id., p.656.
[436] Durand 1925.
[437] Boyer R. 1980, p.435, charte 45 : Troblenc et Pleyniers du terroir d’Ayroneves ; limites d’Ayroneves et de Signes ;.les portes de Ayroneves.
[438] id.
[439] Saglietto V. 1932 ; Delattre 1989a.
[440] Cassini 1778 (carte) .
[441] id..
[442] Saglietto V. – Les village de Provence disparus: Orves. Le Petit Var, Toulon, mardi 19 Avril 1932.
[443] Saglietto V. 1936.
[444] Ribot 1986a – Evenos: le castrum d’Orves, fouille 1985, Archéologie du Midi médiéval, actualité des recherches, p. 187-188 ; Ribot, Ribot-Werotte – Domaine d’Orves, lieu-dit « le castrum d’Orves », com. d’Evenos Var, A. Soc. Sci. Nat. et Archéolo. Toulon et Var, 39/2, 1987, p. 85-90.
[445] Saglietto V. 1935, Signes...
[446] Dans la première moitié du XIIe siècle, il y a similitude de suffixe entre Orves (Auronegas en 1128) et Meynarguettes (Mayranegas en 1141) ; mais ceci ne dure pas, puisque, dès 1141, la forme Auroneves, dont Orves découle par contraction, est adoptée définitivement.
[447] Boyer R. 1980, p.394 : Terme des limites d’Orves situé entre la balma del Fol (la grotte de l’Ome Fer selon toute vraisemblance) et Fiéraquet. Il ne nous a pas été possible d’en retrouver la trace sur le terrain ; peut-être faut-il rapprocher son nom de Dalmaz ou Maz ? Ou bien s’agit-il d’un simple escarpement rocheux et non d’une grotte?)
[448] Le sobriquet aussel est le surnom de Guigon Hugues à Six-Fours en 1618 ; Ausset, qui lui est synonyme, est un nom de famille méridional..
[449] Henseling.
[450] Giraud M. 1864 : Livre vert fol. 81, 82 verso.
[451] Boyer R. 1980, p.438 : limite d’Orves, entre la terra dels Isenardenz/fontaine d’Isnard et viam de Bauceto (chemin du Beausset à Signes par les sambles).
[452] Henseling 1934.
[453] La présence en ce lieu de nombreux rochers, d’un chaînon et d’une grotte nous laisse supposer que le toponyme avellanier (noisetier) pourrait être d’origine plus ancienne, c’est pourquoi nous proposons, en l’absence d’autres données, la racine pré-indo-européen V–L- comme possible.
[454] Carte des Morières.
[455] id. : sect. E2.
[456] id., sect. E2.
[457] Fréquemment employé pour désigner un abîme, un gour, un ragas (voir ces mots).
[458] Grimaud P. 1965, p. 4.
[459] Hameau Ph. 1989b, 1990a, 1990b, 1991a, 1991b, 1992b ; Hameau Ph., Acovitsioti-Hameau A., Cazenave A. 1993
[460] Baratier E. 1969 : 326. De castro de Avena.
[461] Dans le cas d’avène, tout comme dans celui d’aven, les concepts de hauteur et d’eau se confondent ; ces toponymes doivent être avant tout considérés comme ayant la double valeur d’hydronymes et d’oronymes (par ailleurs, rappelons qu’avena désigne également une source, selon Mistral F. 1890).
[462] Bosc Ch.-L. 1856.
[463] Giraud M. 1864 : métaierie, cadastre de Signes section E dite de Malgorgue et de Limatte ; donne son nom à une gorge.
[464] Baudoin L. 1965.
[465] Henseling.
[466] Bottin C., Bonnaud L.1909.

– B –
BAGUIER,[baguié] [lourié], < baguier: laurier porte-baies, du latin baca / bacca, « baie » ; laurus nobilis L. au Revest et dans la vallée de Dardennes. (Albert A., Jahandiez E. 1908 ; de Fourvières X. 1902 ; Mistral F. 1890). Origine moderne.
–Baguiers (les) c. 1930[1], quartier de Six-Fours
BAIE, baia [baio], baye, < du catalan et de l’italien baia ; renvoie à anse, rade. (Mistral F. 1890). Epoques moderne à contemporaine.
–baie de Cavalas 1982, com. de Saint-Mandrier ; plage de Cavalas (Caralas 1764[2]) ; cf.Cavalas.
–baie de Cousse 1982, com. de Sanary ; cf. Cossa, Cousse
–baie de la Moutte, com. de Saint-Cyr ; cf. Moutte
–baie de Portissol 1982, com. de Sanary ; cf. Portissol
–baie des Nations, com. de Saint-Cyr
–baie du Cros-Saint-Georges, com. de Saint-Mandrier ; cf. Salins de la baie du Cros Saint-Georges.
–baye de Toulon 1727[3] et 1732[4] (petite rade de Toulon).
BAïSE, : affluent de la Garonne ; nom du pétrolier ravitailleur de la Marine Nationale 1966 dont des marins ont découvert en 1966 l’aven n°2 dit de la Baïse

–Baïse (aven de la) 1966, com. d’Evenos (PL. 3/6 ; sur le domaine d’Orves, au Broussan, non loin de la Vignasse). C.H. 50-60-70-80 (supra :Aven de la Baïse, Evenos, plat paléochrétien, cl. CAV)

BALAGUIER, BALLAGUIER, balaguier, balaguer [balagué] : lieu où l’on bat le blé (Billy P.-H.1981) ; monceau de paille, puis nom de famille méridional (Mistral F. 1890). Possible rapprochement avec le radical hydronymique latin aqua et la racine oronymique pré-indo-européenne B–L-, base BaL-, voire avec val, du lat. vallem (fossé, ravin, ruisseau)[5]. L.-d., com. de la Seyne, où le toponyme Balaguier correspond à un cap, un fort, une tour, une redoute, une chapelle, un chemin, une guinguette et un musée naval. Origines médiévale à moderne :
–Balaguier 1/50 000 ;cap de Ballaguier avec la Tour1639[6] ; pointe de Balaguier 1982 (PL. 3/5).
-chapelle N.D. de Balaguier XXè siècle[7]
-chapelle militaire du Fort de Balaguier 1672[8]
–chemin de Balaguier dit G.C. n° 18 (devenu d’abord avenue du Fort-Caire, puis Avenue Garibaldi à la fin des années 1930 (du quai Saturnin-Fabre au rond-point Kennedy ou des Sablettes)[9].
-guinguette « le Père Louis » à Balaguier 1790[10]
–ouvrage de Balaguier 1672 et 1793[11] ; fort de Balaguie 1732[12] ; fort 1636 ; tour 1536 (PL. 3/5) ; Musée Naval XXe siècle (dans l’ouvrage)
-redoute Saint-Charles à Sauvaire au-dessus de Balaguier 1793[13]
BALDAQUIN, < prov. pali < pal, pau, palis : pal, pieu, échalas ; [14]
–Baldaquin (le) XXe siècle, com. de Solliès-Toucas (de la forme d’un rocher particulier).
BALDOYNI, < Anthr. Baldoin, Baldoyn : Baudoin, Baudouin, Baldoin, Baldovin, du germ. Bald–win– (Bald, audacieux ; win-, ami),
–molendino Baldoyni 1156[15] com. de Six-Fours (sur la Reppe, en limite d’Ollioules ; base de la délimitation des territoires de Six-Fours et d’Ollioules en 1156) ; isle Baudouin, déclarée quartier d’Ollioules 1447[16] ; Baudouin, quartier d’Ollioules 1593[17]. C.H. 60-70 ; cf. molendino Baldoyni et Six-Fours. C.H. 50-60-70
BALISE, balises de délimitation de la forêt domaniale des Morières. (carte des Morières au 1/4000), toutes sur la com. de Solliès-Toucas,. Contemporain
–balise du Gouvernement 1/4000[18] (sommet).
–balise penchée 1/4000[19] (sommet).
–balise Salut 1/4000[20] (sommet).
BALMA, < C.E. rac. B–L– > base BaL-, thème BaL-M– ; baume ; dim.baumelle, baumette : escarpement rocheux en surplomb ; anfractuosité rocheuse ; trou puis habitat au pied d’une montagne ; galerie souterraine en général. (Dufournet P. 1978[21] ; Rostaing Ch. 1950 ; Rousset P.-L. 1988). Origine pré-indo-européenne, mais emploi ultérieur fréquent.
–loco dicto ad balmam 1394[22], com. de La Cadière (escarpement septentrional de la colline du Défens). C.H. 50-60-70-80-90
–balma Contentiosa 1182[23], com. de Signes ou d’Evenos (grotte non reconnue, en limite d’Evenos et d’Orves) ; balma Dalmas ou balma Dalmaz XIIe siècle[24] ; terra Willelmi Martini de Balma Contentiosa 1204[25] ; balma de Ausmar 1223[26] ; cf. Dalmas.
–balma Dalmas ou Dalmaz, cf. Balma Contentiosa.
–balma de bladi 1187[27], com. de Méounes (en limite de Montrieux) ; balma de bladi 1223[28], cf. blad. C.H. 60.
–balma de gutallarii 1137[29], com. de Méounes (limite entre Méounes et Montrieux) ; Degotail 1137 ; balma de degotallio 1140 ; balma de gutalli 1141 ; cf. Dégouttaux.
–balma de Ricart 1223[30], com. de Solliès (une des limites de Montrieux) ; cf. Ricart et suill de Ricart. C.H. 60
–balma del Fol (la) 1223[31], com. d’Evenos (limite de Montrieux au nord du Mont Caumes) ; cf. grotte de l’Ome Fèr. C.H. 12-20 60-70-80.
–balma peberelle XIIe siècle[32], com. du Revest (hauteur). C.H. 60
–balma pencha 1253[33], com. de Signes (hauteur en limite de Méounes et de Signes) ; cf. serreto de balma pencha. C.H. 60.
–balma que dicitur Conilium 966[34], com. de Ceyreste ; balma de Conilio 1121[35] ; cf. Caunet. Racine 10240 + 10819[36] ; C.H. 50-60-70-80.
–balma Terrena 1235[37], com. de Méounes (limite de Signes). C.H. 60
–balmeta de Menoret 1288[38], com. de Méounes (grotte entre Beaumont / Belmont et les Esprévières / Sacerdotur) ; balmeta de Menoret 1288 (grotte située avant la cresta de Bello Monte)[39].
–balmetta (la) 1406[40], com. de Saint-Cyr ; cf. les Baumelles. C.H. 40-41-50-60-70-80-90
–Monte Balmaeo 1117[41], cf. la Sainte Baume (ad Sanctam Balmam 1117).
BANCS, < C.E., rac.B–N–, base BaN-, hauteur, rocher escarpé
–als morres dels Bancs 1223[42], com. de Méounes et de Signes ; bastide les Bancs 1/20 000 (petite plaine ; ferme au nord de Montrieux). C.H. 60-70-80
–bastide Les Bancs 1/20 000, com. de Signes (cf. als morres dels Bancs).
BANDOL, BENDOR, < C.E, rac. B—N- > base BeN– > thème BeN-d-or. Hauteur. C.H. 41?-50-60-70-80[43] (illustration : Bandol Bendor La colline du Château, CPA coll C. Ribot)

–Bandol 1/25 000, com. de Bandol[44] ; insula de Bendoroi v. 1200[45] ; Bandor 1229 ; Banduino XIIIe siècle[46] ; Bendorinum 1343 ; portus del Bendorin (port de Bendor) 1414 ; Bendormi XVe siècle[47] ; Bandort 1522 et 1526 ; Bendol 1561 et 1570 ; la Motte de Bandol 1595[48] ; Bendort 1596 ; le Fort de Bendor 1598[49] ; Tullière de Bendort 1598 ; la maison de Bendor 1601 ; Bendor 1633 ; Bendort 1634[50] ; chemin de Bandol 1681 ; île de Bandol 1722 et 1750 (cf. île de Bendor) ; (Eglise Saint François de Sales) 1748 ; Bandoul 1750 ; la pêche au thon à Bandol 1760 (tableau de Vernet) ; Bandol Belle Rade 1778[51] ; Bandols 1818[52] ; rivière de Bandol 1819 ; Bandols 1828[53] ; Bandols 1844[54] ; Bandol 1884[55] ; Bandolum 1932[56] ; Bandol XXe siècle ; île de Bendor XXe siècle ; Bandol (rue Marçon) 1995[57] ;
–Château de Bandol 1/25 000 (sur la presqu’île de la Motte) ; cf. château de Bandol (PL. 4/1)
-Chemin de Bandol 1681.
–fort de Bandol 1598 (le château lui succède à partir de 1610)
–Hauts de Bandol (les), contemporain.
–île de Bandol 1722 et 1750 ; cf. île de Bendor.
–rivière de Bandol 1819 ; cf. Pont d’Aran.
–port de Bendor 1414 ; port de Bandol XXe siècle
BANETTE, < C.E, rac. B—N- > base BaN– à Evenos[58], et < anthr. Benoit, féminin Banette, à Saint-Cyr (Benoît, Benet, Beynet, Benezet, Benech).
–Banette (la) 1/20 000, com. de Saint-Cyr (carrefour au sud de la Gare de Saint-Cyr ; maison-forte ; hameau) ; La Benette 1945 et 1864[59] ; (tourduXVe ? )[60]. Du n. de fam. Benet[61]. C.H. 60?-70-80.
–col des Banettes 1966-67[62], com. d’Evenos (entre le Mérot et le Mont-Caumes, au nord-est du Trou des Fées).
BANON, nom de famille provençal, Bannon[63] est le nom des deux fils de Douce de Mazaugues au XIIIè siècle, d’après Boyer ; si la plupart des occurences se rapportent aux époques médiévale à moderne, une origine pré-indo-européenne est toutefois possible en certains cas : < rac. B—N- > base BaN-, montagne selon Billy. (Billy P.-H. 1981 ; Boyer R. 1980 ; Brun J.-P. 1977 ).

Banon La Courrentille, Evenos, photo par infra rouges (Ouest Varois 1986)
–Banon (bergerie de) 1813, com. d’Evenos (ferme et bergerie au nord de Sainte-Anne-d’Evenos ; important site romain) ; la Courrentille ou bergerie de Banon 1909[64], 1932[65], 1977[66] ; la Correntille 1978 ; la Courrentille 1998[67]. C.H. 50-60-70–80 (PL. 4/2)
–hauteur de Banon ou Liataud 1/50 000, com. du Beausset ( la carte au 1/20 000 distingue la Barre de l’Abus au Sud, de la hauteur de Banon ou Liataud, au nord).
–Serrriers de Banon (les) 1864, com. du Beausset ; cf. les Serriers de Banon.
–source de Banon (la) 1/50 000, com. d’Evenos (pente à l’est de la hauteur deBanon ; lim. entre Le Beausset et Evenos). C.H. 50-70-80
BAOU, < C.E, rac. B—L- > base BaL-. Hauteur, roche élevée
–Baou 1/4000[68], com. de Solliès-Toucas (nom de trois rochers de la forêt des Morières ; sans autre précision)
–Baou (la) 1982, com. de Sanary (nom d’un quartier et d’un chemin au nord-est de Sanary)[69].
–batterie du Gros Baou com. de Saint-Mandrier (au sud de la presqu’île) ; cf. Gros Baou.
–Citerne du Sommet du Baou 1/20 000, com. d’Evenos ; cf. Baus de Quatre Auras, Baou des quatre heures, citerne[70].
–Baou Carra (le) 1/4000[71], com. de Solliès-Toucas ; rupem carrat de l’ubac de Valbelle 1276[72] ; cf. Valbelle. C.H. 60-70-80.
–Baou Cresten (le) 1/4000[73], com. de Solliès-Toucas (distinct du Pey Crestian de Signes ; en limite de Méounes).
–Baou de Bédouffe (le) 1/4000[74], com. de Solliès-Toucas.
–Baou de l’hubac des Péterelles 1/4000[75], com. de Solliès-Toucas. Cf. hubac, pétarelles, péterelle.
–Baou de l’If 1/4000[76], com. de Solliès-Toucas. Cf if.
–Baou de l’Ossuaire 1/4000[77], com. de Solliès-Toucas. Cf. Ossuaire.
–Baou de la Grande Gorge 1/4000[78], com. de Solliès-Toucas (borne, limite de Morières).
–Baou de la Vache 1/4000[79], com. de Solliès-Toucas ; barre de la Vache.
–Baou de Lèbre 1/4000[80], com. de Solliès-Toucas.
–Baou de Moussu Lèbre 1/4000[81], com. de Solliès-Toucas. Cf. Moussu Lebre.
–Baou de quatre heures 1/20 000, com. de Toulon (PL. 4/3 ; escarpement oriental du Cap Gros) ; Baou de 4 Aouros 1794[82] ; Baou de Quatre Aures 1/25 000 ; Baou de 4 Heures 1877, com. de Toulon ; Baou de 4 Ouros ; cf. Baus dei Quatre Auras. (Cliché ci-dessous)

–Baou de Serein (le) 1/25 000, com. de Signes (hauteur, 827 m, à l’ouest de la Gorge Fourcade) ; Baou de Seren 1778[83]. ; le bau de Séran 1864[84].
–Baou des Blacassèdes 1/4000[85], com. de Solliès-Toucas. Cf. blacas, blacassède.
–Baou des Chèvres 1/4000[86], com. de Solliès-Toucas. Cf. rac. K–B- > base KaB-, ou cabra
–Baou des Cinq Arrêts 1/4000[87], com. de Solliès-Toucas
–Baou des Fissures 1/4000[88], com. de Solliès-Toucas.
–Baou des Pins 1/4000[89], com. de Solliès-Toucas
–Baou du Chaos 1/4000[90], com. de Solliès-Toucas
–Baou du Grand Planat 1/4000[91], com. de Solliès-Toucas. Cf. plan.
–Baou du Midi 1/4000[92], com. de Solliès-Toucas
–Baou du Petit Planat 1/4000[93], com. de Solliès-Toucas. Cf. plan
–Baou du Sommet des Planats 1/4000[94], com. de Solliès-Toucas. Cf. Sommet des Planats.
–Baou Grenier, cf. Pointe Grenier, com. de Saint-Cyr
–Baou l’Arête 1/4000[95], com. de Solliès-Toucas
–Baou Lecca 1/4000[96], com. de Solliès-Toucas ; cf. carrière du Baou Lecca. Cf. rac. L—K-, base LeKK-.
–Baou les Barranques 1/4000[97], com. de Solliès-Toucas ; cf. Barranques. Cf. racin B–R- > bases BaR-, BaRR-.
–Baou Pounchu 1/4000[98], com. de Solliès-Toucas. Cf. ponchut (adj.) : pointu.
–Baou redont 1/4000[99], com. de Solliès-Toucas ; cf. Barra rotunda 1252, ou rocca rotunda (limite de Montrieux avec Evenos). Cf. redond, rond ; C.H. 60-70-80
–Baou Rouge, cf. Pointe et Calanque du Beaurouge 1778[100], la tour et la pointe du Baou rouge, com. de Sanary. C.H. 50-60-70-80
–Baou Roux (le)[101] ; le Croupatier jadis[102] ; ad ruppem rubeam que est inter ruppem Corberiam et castrum de Revesto 1235[103]. C.H. 30-40-41-50-60-70-80 (PL. 13/2)
–Baou Saint-Cassien, cf. Saint-Cassien, com. de Signes.
–Baous (les) 1/25 000, com. de Signes et de Mazaugues (cote 905 ; limite des deux communes, à l’Est du Mourre d’Agnis)
–Baous Rouges (les), cf. la pointe du Bau rouge, com. de Sanary. C.H. 50-60-70-80.
BARALET, < Anthr. Baral ou Barral, (de barre, ou bien de baril). Confusion possible avec Barreau. Cf. infra Barral.
–Baralet I.G.N., com. d’Evenos.
BARAQUE, < Anthr. Audibert dit la Baraque
–la Baraque 1801, com. d’Ollioules (lieu-dit du Petit Servel)[104].
BARAVEU [Baraveou], peut-être nom de famille Baravel. Mais peut aussi dérivé de bavareu (champignon) ; voir aussi rabasa[105], truffe.
–Baravéou, com. de La Cadière ; Baravel ; Baraveù ; Oratoire Notre-Dame de Baravéou.
BARBAN, < Anthr. Barban, (Barbon, Barboun, dim. Barbonnette[106] et Sainte Barbe. Nom de famille.
–Barban1933-1938[107] et 1982 I.G.N., com. de la Seyne et de Six-Fours (hameau)
BARBARIE, terre éloignée. Origine moderne
–Barbarie (la)[108] 1/20 000, 1/25 000, com. de La Cadière (pente ; vallon ; torrent ; bastide ; moulin à huile ; hameau ; quartier rural) ; la Barbarie 1864[109] ; vallon de la Barbarie 1845[110] ; Suveriès.
BARBELLE, cf. BARELLES.
BARBON, cf. supra BARBAN
–Barbone 1/50 000, com. du Beausset (pente et bas de pente ; ferme et quartier au nord-est de Sainte-Madeleine) ; la Barbonnette 1864[111] et 1982[112].
BARBOTEAU, barbotto barbotar, barboteau : terrain boueux ; du gaulois borva (Mistral F. 1890 ; IGN ; Boyer R. 1980), issu de la rac. pré-indo-européen B–R-, base BoR-, thèmes BoR-b et BoR-v–, boue. (Rostaing Ch. 1950). Depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque moderne.
C.H. 60-70-80.
–Puits de Barboteau 1/25 000, com. d’Evenos (puits et source dans le vallon des Lonnes) ; Fontaine de Barboton 1778[113] ; Fontaine de Rarboteau 1980[114]. C.H. 41-50-60-70-80.
BARELLE, < C.E., rac. B—R- > base BaR–, hauteur, ou < barre, falaise, clôture. Cf. infra Barre. Possible nom de famille.
–Barelle 1/50 000, com. de Six-Fours (hauteur ; hameau) ; Barbelle 1930 ; Barelles 1982.
BARILLIERE, cf. Barral: la Barralière.
–Barillière (la) 1/20 000, com. de Signes (dans un vallon au sud-ouest du Roucas traouca) ; Jas de la Barillière ; la Barilière ; puits neuf ; cf. Barral, la Barralière. C.H. 50-60-70-80.
BARLES, <Anthr. Barles, Barle, du surnom provençal barla [berlo] / berlière / barlière (mare ; berle, lentille d’eau ; fossé ; mare ; bord ; rivière),qualifiant une personne lente[115] (De Fourvières X. 1902 ; Mistral F. 1890). Epoques médiévale à moderne.
–Barles (les) 1864[116], com. de Saint-Cyr (hameau) ; Mas 1778[117]. C.H. 70-80.
BARNON, rac. pré-indo-eur. B—R- > base BaR– > thème BaR-N (rocher ; hauteur) ou dérivé des anthr. Bernard, ou Baron
–podium Barnonis 1379[118], com. de La Cadière ; puy Bernon 1556 ; cf. Pibarnon.
BARON, (baron, baro, barau). L’origine de baron est très discutée, donc variable : a) racine bar, boisé, d’où barro, endroit boisé ou envahi de broussaille ; baron < barone, mot d’origine germanique évoquant « homme libre » avec glissement sur la terre qu’il possède. c) Référence à un terre sous la juridiction d’un baron avec l’évolution de barone > homme libre >rang social plus élevé, puis administratif ; d) lat. vir > varo > baro, homme brave qui plus tard, recevra une terre (baronie ?) en récompense ; e) Dans les lois saliques d’origine lombarde, baron désigne seulement un homme. f) en français baron, noble ; parfois surnom ironique donné à un individu fier, orgueilleux, puis nom de famille méridional. (Mistral F. 1890 ; Dauzat A. 1951)/ Il est donc possible que ces toponymes n’aient donc pas tous la même signification et, peut-être, la même origine.
–Baronne (plaine) 1/20 000, com. de La Ciotat (limitrophe de Saint-Cyr ; pente exposée au sud-est ; quartier).
–chemin de la Baronnette 1864, com. du Beausset ; Chemin de laBaronueche 1864[119].
–Barronnée (la) 1720[120], com. de Bandol (quartier), de baronie ?.
BAROULET, barruliero : côte rapide ; renvoie peut-être à barre, barri (cf. infra), ou aux anthroponymes Baral (cf.supra), Barral (cf.inra), Barruel (cf. Anthr.), Barrouelle(cf.infra) ainsi qu’à escaillon (Mistral F. 1890). Origine pré-indo-européenne, passé au provençal au cours de la période moderne.
–Baroulet (ferme de) 1/20 000, com. d’Evenos (plaine à l’ouest d’Orves ; ferme) ;Barroulet.
BARRA, < barre (cf. infra et C.E, rac. B—R-) ; C.H. 60-70-80[121].
–barra rotunda 1252[122], com. d’Evenos (limite d’Evenos et du Revest) ; roca rotunda 1240[123].
BARRAGE, renvoie à restancar (barrer, arrêter) et à retenador. (Levy E. 1909). Origine récente. C.H. 80
–Barrage de Chibron, com. de Signes (sur le Latay)
–Barrage de Dardennes 1912, com. du Revest.
–Barrage du ravin du Destel début XIXe siècle, com. d’Evenos (projet non réalisé)[124].
BARRAIRENC, < C.E, rac. B—R- > base BaR- > thème BaRR– ou < C.E, barre, barrière pour l’origine du nom, mais à Signes a toute chance de désigner les membres de la famille Barreria (Cf. anthr. Barreria). 60-70-80
–in castro de Sinna dels Barrairencs 1221[125], com. de Signes (à l’entrée de la vallée du Raby ; château ruiné ; limite avec Signes-le-Blanc) ; Pontio Barreria 1221[126] ; castrum dels Barrairencs 1241[127] ; Guigonetus et Hugo de Signa et Barreria 1226[128] ; Barreria 1226 ; Barrayrenque 1241 ; Signa dels Barrairens 1257 ; Barrairenes ? 1224[129] ; In castro de Singia de Barrarequis 1252[130] ; Château de Barrière[131] ; château de la Retourne XVIIIe siècle ; château milieu XIXe siècle[132] ; Barrarenque ; Baxcarénois ; Barreirie ; la Barrémi[133] ; cf. Signes. C.H. 60-70-80
BARRAL, < C.E, rac. B—R- > BaRR-, rocher, hauteur, et possible nom de famille, cf. Anthr. Barral[134].
–Barral (cros de) I.G.N., com. du Castellet (pente ; lieu-dit) ; camp de Barrau 1550[135] ; camp de Barras / Barral 1570[136] ; pous de Baral 1571[137] (en limite de La Cadière) ; camp de Barral 1864[138] (bois en limite de La Cadière) ; Camp de Barral 1864[139] ; Barraou 1970. C.H. 50-70-80.
–Barralière (la) I.G.N., com. de Signes (vallon avec côte assez rude vers Turben ; puits ; ferme et bergerie) ; la Barralière 1778[140] ; la Barralière 1864[141] ; Barilière ; Barrilière 1/20 000 ; Barrallière[142] ; Barrelière[143] ; jas de la Barillière[144] ; Puits Neuf[145].
BARRANQUE, < C.E, rac. B—R- > base BaRR-, rocher, hauteur, com. de Solliès-Toucas[146].
–Tête de Barranque.
–Barranque du Caïman (ravin).
–Baou les Barranques.
BARRAOUL, cf. BARRAL
BARRARENQUE, BARRAREQUIS, cf. BARRAIRENC
BARRAS, sobriquet métaphorique ; n. de lieu des Alpes de Hte Provence ; n. de personne, puis n. de famille prov.( Henseling 1977-1978 ; Dauzat 1951)
–Barras 1/50 000, com. de Six-Fours (hameau)
BARRAYRENQUE, cf. BARRAIRENC
BARRE, barre, barri, barreau, barrière : < C.E., BaRR- escarpement ; cloture ; rempart ; faubourg . Bareau, barel : formes altérées de barreau ; confusion possible avec le nom de personne Barral. (Billy P.-H. 1981 ; Mistral F. 1890 ; Roux 1991). Origine très ancienne, mais le plus souvent médiévale. Les barres ont fréquemment remplacé les toponymes issus de la racine pré-indo-européenne BaR[147]–
–barre de Château Vieux 1646, com. du Castellet ; cf. Château Vieux.
–barre de Frigalon, cf. Frigalon et barres de Castillon, com. du Castellet.
–Barre de Garron (la) 1864[148], rochers sur les confins du Castellet et de Sanary ; Barre de la val d’areng 1636[149] ; barre de la val d’aren 1636[150] ; la Barre des Rochers du Garron 1828[151] ; le Rocher du Garon 1892[152], com. de Sanary ; cf. Garou. C.H. 20-30-40-41-50-60-70-80.
–barre de Jaume 1/10 000, com. de Méounes (secteur de Valbelle ; limite entre Méounes et Solliès-Toucas) ; cf. Jaume. C.H. 30-40-41-50-60-70-80.
–barre de l’Abus 1/20 000, 1978, com. d’Evenos (barre 355,8m ; à l’est de Font-Vive ; limite du Beausset et d’Evenos) ; la barre de l’Abus 1864[153] ; cf. Abus.
–barre de l’Amoureux 1/4000[154], com. de Solliès-Toucas ; cf. Amorier.
–barre de l’Eoure 1/20 000, com. de Signes (escarpement au nord-est du Jas de Laure) ; cf. Eoure[155].
–barre de la Gâche aux Baumelles 1762-1790, com. de Saint-Cyr (PL. 16/3) ; barre de la Guache 1726 ; Agache 1938[156] ; oppidum protohistorique de la Gache 1995[157] ; cf. Gache. C.H. 40-41-50-60-70-80[158].
–barre de la Jaume 1/20 000, com. d’Evenos (PL. 5/1 ; barre, 286,3 m, au nord du Val d’Aren) ; cf. Jaume. C.H. 30-40-41-50-60-70-80.
–barre de la Vache, cf. Baou de la Vache.
–barre de Renaud 1/4000[159], com. de Solliès-Toucas ; cf. Renaud.
–barre de Saint-Jean 1762-1790, com. de Saint-Cyr ; cf. Pyroulet.
–barre de Tallian 1883, com. d’Ollioules ; cf. Tallian.
–barre de Tourry[160], com. de Solliès-Toucas ; cf. Tourris. C.H. 20?-30-40-41-50-60-70-80.
–barre de Valbelle 1/4000[161], com. de Solliès-Toucas ; cf. Valbelle.
–barre des Aiguiers I.G.N., com. du Beausset et d’Evenos (barre basaltique dominant la plaine du Beausset et le haut bassin de la Reppe) ; cf. Rocher de l’Aigle. C.H. 30 41?-50-60-70-80.
–barre des Aiguilles 1/20 000, 1978, com. d’Evenos (barre, cote 276 à 370 m, en rive droite du Vallon du Cimay) ; Aiguilles du Cimay (I.G.N.) ; Aiguilles de Cimai (Local.) ; Aiguilles du Cimai (Local.) ; Aiguilles du Cimaï (Local.) ; cf. Cimaï. C.H. 10-11-12-20-30-40-41-50-60-70-80.
–barre des Bessons de la Tourne 1/4000[162], com. de Solliès-Toucas ; cf. les Bessons, la Tourne. C.H. 60-70-80.
–barre des Escavalins[163], com. de Méounes (une limite de Montrieux) ; Cavalino1123 ; Morsum Cavallinum 1174[164]. C.H. 60-70-80.
–barre du Cros du Loup 1791, com. du Castellet (à l’est et au nord de la hauteur du Puech ; cote 301,7) ; cf. ad rupem veteris Bauceti 1151[165] ; le Cros du Loup 1570, 1864, quartier[166], et le Puech 1932[167]. C.H. 50-60-70-80.
–barre du Grand Cap 1/4000[168], com. de Solliès-Toucas ; cf. Grand Cap. C.H. 60-70-80
BARREIRIE, BARREMIE,cf. BARRAIRENC.
BARRES, Cf. supra, BARRE.[169]
–barres de Castillon 1970 1986, com. du Castellet et de Cuges (escarpement ; limite des deux com.s) ; barre de Frigoully 1571 (limite entre le Castellet et Cuges) ; barre de Frigalon I.G.N. ; cf. Castillon et Frigalon.
–Barres de Château-Vieux (I.G.N.), com. du Castellet (escarpement à l’est du Moulin de la Roque, en limite de La Cadière et du Castellet ; tour médiévale ruinée ; mausolée antique, PL. 24/8) ; Châteauvieux[170] ;chemin de Château-Vieux ; cf. Château-Vieux. C.H. 50-60-70-80[171].
–barres de Font-Blanche (I.G.N.), com. de Roquefort (escarpement) ; cf. Font-Blanche. C.H. 60-70-80
–barres de Hugueneuve 1978, com. d’Evenos et d’Ollioules (escarpement ; limite des com.s) ; colline de Hugueneuve ; cf. Hugueneuve.
–barres du Castellet 1870, com. du Castellet (escarpements ; limite du Castellet et de Cuges).
–barres du Cimaï,cf. Cimaï, com. d’Evenos.
–barres du grand Cap 1/4000[172], com. de Solliès-Toucas ; cf. Grand Cap. C.H. 60-70-80.
–barres du Revest 1/4000[173], com. de Solliès-Toucas C.H. 60-70-80.
BARRIERE, Cf. BARRE, BARRE et BARRAIRENC
–château de Barrière 1980[174], com. de Signes ; Guigonetus et Hugo de Signa et Barreiria 1226 ; cf. castrum dels Barrairencs1241 (à l’entrée de la vallée du Raby, en limite de Signes-le-blanc).
–Barrière (la) 1/25 000, com. de la Roquebrussanne (lieu-dit en limite des territoires de la Roquebrussanne et de Mazaugues, sur une voie de communication)[175].
–Barrière (le puits de) 1864[176], com. de La Cadière.
–Barrière (ruisseau de) 1871[177], com. de Six-Fours (affluent du Puera)
–barrière des Vaux d’Ollioulles à l’oratoire de Saint Etienne 1664, 1721[178], com. d’Evenos.
BARRO NUECHO, ou Baronnette, cf. Petra Bruna
BARRONNEE, cf. BARON
BARROULET, cf. BAROULET
BARRUELLE Cf. BARAL, BARRAL ou BAROULET.
–Baruelle 1920 1982, com. de la Seyne et de Six-Fours (pente ; quartier en limite des deux com.s).
BARRY, < C.E., thème pré-indo-européen BaRR-, rocher, hauteur, ou anthr. Barriera, > Barry : gardien, habitant du faubourg, puis nom de famille.
–Barry 1977[179], com. d’Ollioules (en plaine, non loin de Quiez, nom d’une bastide proche des limites avec La Seyne) ; chez Barry 1909[180] ; bastide Démine-Barry (I.G.N.)[181]. C.H. 60-70-80.
–Barry (le callant du) 1/20 000, com. de Signes (pente, en rive droite du Gapeau, près des limites de Méounes et de Signes) ; Peire Barri 1220[182] ; Johannis Barri de Meuna 1237[183], 1248[184] ; Calant de Barry 1864[185] ; cf. callant.
–Barry (la Croix de) (I.G.N.), com. du Beausset ; Croix du Pré du Curé (limite de propriété des Pères observentins proche des limites du Beausset et d’Evenos).
BARTOMEU, <Anthr. Bartomeu, (Bartomeo, Bartomeou, Barthoumieu …)[186]
–Bartomeu (bergerie de) (I.G.N.), com. du Castellet (bergerie ; à Sainte-Anne du Castellet) ; Barthélemy 1856[187] et 1864[188] ; cf. bergerie.
BARUT, montagne, com. de La Cadière, cf. balma Bertrandi Longi.
BAS, BASSE et dim. BASSET : adjectif, puis sobriquet (petit homme), nom de personne et nom de famille méridional. (Mistral F. 1890 ; Roux P. 1983). Origines médiévale à moderne.
–Bas Cauvet (le): com. de Signes ; cf. Cauvet
–Bas Courens com. de Six-Fours ; cf. Courans
–Bas Cros (le) com. de Six-Fours, cf. le Cros
–Bas Mouriès (les), com. de Six-Fours ; cf. Mouriès.
–Bas Planats (les): com. de Solliès-Toucas, cf. Planat
–bas Puera, com. de Six-Fours ; cf. Puera
–bas vallon des Croupatières, com. Signes ; cf. Plauques.
–Basse (la) 1864[189], com. de Riboux (quartier).
–Basse (la) 1/25 000, com. de Signes (vallon en amont de la Maurigue ; au sud-ouest de Château-Panier) ; le jas de la Basse 1864[190].
–Bastide Basse (la) 1864[191] et 1/50 000, com. de Signes ; cf. Bastide Basse.
–Basse Lèque[192], com. de Six-Fours ; cf. Lèque.
–Basse Lèque 1982, com. de Saint-Cyr ; cf. Lèque
–basse Qualitat (cros de), com. de Solliès-Toucas ; cf. Cros..
–Gorge de la Basse, serre de Clavel 1923, 1935, 1952-1953,1999[193], com. de Signes ; cf. Serre de Clavelle. C.H. 50-60?-70?-80.
–basse Venette (la) 1/20 000, 1978, com. d’Evenos (pente, cote 242 m au sud-ouest de la Haute-Venette) ; cf. Venette. PL. 24/7. C.H. 50-60-70-80.
–Bassets (les) 1/50 000, 1/25 000, com. de Signes (pente de Raphéou, entre Gorge Fourcade et Vallon d’Agnis).
BASAN, basan : peau de mouton tannée (Levy E. 1890) ; qui ressemble à une peau de mouton tannée ; basano : basane: personne peu rusée ; sobriquet des gens d’Arvieux (Hautes-Alpes). ; bedailhe. Vient de l’arabe (Clédat L. 1932). Cf. anthroponyme Basan. (De Fourvières X. 1902 ; Levy E. 1890 ; Mistral F. 1890). Origine médiévale. Ce toponyme « bazan » <. gentilice lat. Badius + ano, peut aussi indiquer la propriété de Badius.
–Luegue de Basan 1/40000 (Solliès-Toucas-les Morières) ;
–Bassan 1363 (montagne de Roquevaire, Bouches-du-Rhône).[194]
BASILI : prov. basilic (plante odoriférante)
–Basilic (le), le cros du Basilic et le regage du Basilic 1/4000[195], com. de Solliès-Toucas
BASSAGUET nom d’homme, puis nom de famille languedocienne issu du turc Bazajet. Mais bassaquet est également un surnom qualifiant quelqu’un de courtaud ; dans ce dernier sens, il renvoie à l’anthroponyme Braquet (Mistral F. 1890).
–Bassaguet I.G.N.[196], comme de Six-Fours (plaine ; hameau au quartier du Negador/Négadou).
BASSE, cf. BAS
BASTIAN diminutif de Sebastian)
–Bastian 1794[197] ; 1778[198], 1/50 000 et 1965[199], com. de la Seyne (plaine en limite de Six-Fours).
–Bastian (collet de) 1/20 000, com. de Signes (hauteur, cote 627,8 M, près des limites de Riboux et de Signes) ; cf. Collet.
BASTIDE, bastida [bastido])[200] ; ferme, villa, bastide ; mas, [bordo], borie ; maison de campagne ; du provençal bastir et du grec bastazein « porter ». Se trouve dans tout l’Ouest varois. De la même famille : bastiment et bâtiment. En règle générale les bastides de l’ouest varois sont relativement récentes ; hormis celle de Darbosson à Ollioules (1490), elles sont datées du XVIe siècle pour les plus anciennes. Cependant, il nous faut rappeler l’existence de la bastide des abbés du Thoronet à Miramar, Sainte Maxime Var, en 1323[201], de la bastida sita a las planas de Bellomonte en 1471 (Château de Beaumont), au quartier Saint Julien à Marseille, et celle de l’évêque de Marseille au quartier Séon-Saint-André mentionnée en 1352 (Mortreuil J.-A.B. 1872 : bastida domini episcopi). La famille Bouscarle possédait une tour qui a laissé son nom à un quartier de Marseille près de Sainte Marthe (turris Gaufridi Boscarle 1299, turris Bertrandi Boscarle 1332, Boscarla 1354, Bastida den Boscarla 1373, tour de Bouscarle 1696 (Mortreuil J.-A.B. 1872). De même, En 1322,… les hommes d’Ollioules demandent à ne pas être tenus de garder à leurs frais, sauf en temps de péril, la tour ou bastide de Sanary.] turrem sive bastidam Sancti Nazarii (Rotger B. 1984).
–bastide 1635-1659, com. de Saint-Cyr (sur la terre des Baumelles, PL. 5/2) ; cf. les Baumelles. C.H. 40-41-50-60-70-80.
–Grande Bastide (la) 1856[202], 1864[203] et 1970, com. de La Cadière (plaine ; ferme).
–Grande Bastide (la) 1864[204], com. du Castellet ; Romassan 1778[205] ; l’Audiberte 1864 (avec la Chapelle de Notre Dame de Compassion).
–Grande Bastide (la) 1864[206], com. de Saint-Cyr ; les Pradaux.
–Grande bastide (la) 1970, com. de Sanary (petite plaine ; ferme à l’est de Sainte Trinide)
–Grande Bastide d’Orves (la) XXe siècle, com. d’Evenos (éminence 427,3 m, au sud de la hauteur portant le castrum d’Orves ; grange, bergerie ; ferme rebâtie) ; bastide de Montrieux ; bastide d’Orves 1/20 000 ; Jas de Montrieux XVIIe siècle ou bergerie d’Orves (au pied du castrum ; distinct de la bastide) ; cf. Auronegas, bergerie d’Orves, Jas de Montrieux, Saint-Vincent. C.H. 50-60-70-80 (PL. 17/5)
–Grande bastide du seigneur d’Ollioules (la) 1688[207], com. d’Ollioules (pratiquement au confluent de la Reppe et du Négadou, au quartier du Plan, près des limites de Six-Fours) ; la Grande Bastide d’Olliules 1998[208].
–bastide Auban 1829, com. d’Ollioules. Cf. Aube.
–bastide Audibert 1829, com. d’Ollioules ; Audibert 1/50 000 (bas de pente ; ferme). cf.Audibert.
–bastide Baroulet 1/20 000, com. d’Evenos (plaine à l’ouest d’Orves ; ferme) ;Barroulet.
–Bastide Basse (la) 1864[209], 1/20 000 et 1/50 000, com. de Signes (bas de pente, cote 510 m ; ferme à l’ouest de Signes).
–Bastide Baucaire 1829, com. d’Ollioules (limite de 1143, puis de 1448 entre Ollioules et Toulon) ; cf. la Beaucaire. C.H. 60-70-80.
–bastide Beaupré 1/20 000, com. de Signes (à l’entrée de la plaine de Signes ; bastide et ruines) ; cf. Beaupré.
–bastide Beaumont 1/20 000, com. de Méounes ; Belmont 1223 (petite plaine entre Méounes et les Bancs). C.H. 60-70-80.
–bastide Blanche 1/50 000, com. du Beausset (ferme dans le vallon de Oure).
–bastide Blanche 1970, com. du Castellet (plaine ; ferme en limite de La Cadière)
–bastide Blanche 1/20 000, 1978, com. de Signes (bas de pente ; en rive gauche du Gapeau ; à l’ouest de Beaumont).
–bastide Bourgarel 1797, 1829, com. d’Ollioules (bas de pente ; ferme) ; Borgarel ; Borgaret. cf. Bourgarel.
–bastide Cachou XVIIe siècle[210], com. de la Seyne ; cf. Cachou.
–bastide Capelière 1/20 000, bastide ruinée, com. de Méounes (bas de pente ; à l’ouest de Beaumont) ; cf. Capelière. C.H. 60-70-80.
–bastide Colombaud 1778[211], com. de Méounes ; Colombeau 1936[212] ; peut-être le Puei Ferrier de 1223. C.H. 60-70-80
–bastide Cruvelier 1829[213], com. d’Ollioules (bastide du XVIIe siècle, sur la hauteur de la petite Garenne, en limite d’Ollioules et de la Seyne) ; la Cruvillière[214] ; la Cruvelière XXe siècle ; la Cruvilière c. 1930[215] ; jadis ermitage de Saint-Laurent c. 1930[216] ; sur la hauteur de Saint-Laurent (une des limites de 1156, cf. podium rascas et la Garenne[217]). C.H. 50-60-70-80.
–bastide Darbosson 1490[218], com. d’Ollioules ; ferme des Palmiers 1898[219] ; cf. Darboussan.
–bastide d’Agnis 1/20 000, com. de Méounes (petite plaine ; lieu-dit de Méounes) ; cf. Agnis.
–bastide d’Elzéard Bernard 1721[220], com. d’Ollioules ; dite de Saint Lazare (lieu de retraite des convalescents de la peste de 1721) ; cf. Saint-Laze XXe siècle
–Bastide d’Orves 1978, com. d’Evenos (actuelle maison du garde du domaine d’Orves au Broussan ; la bastide d’Orves mentionnée sur la carte au 1/20 000 correspond aujourd’hui à la grande bastide d’Orves, cf PL. 17/5) ; cf. Auronegas.
–bastide de Faverolle 1/20 000, com. de Signes (plaine ; en rive gauche du Gapeau ; limite de Méounes et de Signes) ; cf. Favairolas, Faverolle. C.H. 60-70-80
–bastide de Joseph Lardier 1720[221] ; cf. Lardier.
–bastide de l’Hubac 1/20 000, com. de Signes (petite plaine au nord de la grosse Tête).
–bastide de la Barillière com. de Signes (vallon, au sud-ouest du Roucas Traouca) ; cf. Barilière.
–bastide de la Bérenguière 1978, com. d’Evenos (pente ; ferme) ; cf. la Bérenguière.
–bastide la Bouyère XXe siècle, com. d’Ollioules (sur la petite Garenne ; en limite de Six-Fours) ; cf. Podium Rascas 1156[222].
–bastide de la Grande terre de Saint-Jean de Berthe XVIIe siècle[223] ; quartiers Saint Jean de Berthe et Berthe XXe siècle
–bastide de la Garenne XVIIe siècle[224] (au sud de la hauteur de la Garenne, cf. Podium Rascas 1156 ; en limite d’Ollioules), com. de la Seyne. C.H. 50-60-70-80
–bastide de la Goubran XVIIe siècle[225], com. de la Seyne (en limite d’Ollioules et de Toulon) ; cf. Lagoubran. C.H. 50-60-70-80.
–bastide de la Ladrerie 1557, com. de La Cadière (en ville) ; Maladrerie ; Hôpital des Lépreux.
–bastide de Bernard Lantier 1520, com. d’Ollioules ; Bastide de Louis Lantier 1721[226] ; la Lentière I.G.N.
–bastide de Masse[227] 1725, com. de Saint-Cyr (bastide, ancienne auberge ; puits) ; le Logis des Leques 1639[228] ; puits de Masse 1725 (puits communal) ; Masse 1864[229].
–bastide de Montrieux cf. grande bastide d’Orves (PL. 17/5).
–bastide de Morières-le Cap 1/20 000, com. de Solliès-Toucas (cros à l’ouest de Morières-les-Vignes) ; cf. Morières.
–bastide de Peire Pigne 1720[230], com. d’Ollioules ; cf. Peire Pigno.
–bastide dite de Pierrefeu 1688[231], com. d’Ollioules (entre Forgentier et la Courtine) ; bastide de Pierrefeu appartenant au sieur Viguier 1688[232] ; cf. Châteauvallon.
–bastide de Saint-Côme com. de La Cadière (au début du vallon de Saint-Côme) cf. Saint-Côme et oratoire de la bastide de Saint-Côme. C.H. 50-60-70-80.
–bastide de Truébis 1/20 000, com. de Méounes (plateau au nord de Cascaille). C.H. 20-30 50-60-70-80.
–bastide des Pierres 1778[233], com. de Signes (au nord de Collevieille).
–bastide dite la Martine ou bastide du sieur Dedon 1688[234], com. de la Seyne (en bord de mer, un des termes d’Ollioules et de la Seyne)[235] ; une bastide appartenant au sieur Dodon 1688[236].
–bastide du sieur Cordeil 1688[237], com. d’Ollioules (proche de la Cancelade, un des termes d’Ollioules et de Toulon, 1235 et 1443) ; la Cordeille I.G.N. C.H. 50-60-70-80.
–bastide du sieur Dedon 1688[238], com. de la Seyne ; cf. bastide dite la Martine.
–bastide la Chaulane XVIIe siècle[239], com. de la Seyne ; cf. Chaulane.
–bastide La Chênelaie XVIIe siècle[240], com. de la Seyne (à l’Evescat). C.H. 50 70-80.
–bastide la Cruvilière cf. bastide Cruvelier.
–bastide la Daumasse 1778[241] et c. 1930[242], com. de Signes (doline en bordure de la route de Solliès-Toucas à Signes ; lieu-dit distinct de Daumas 1/50 000, ferme en limite du Beausset) ; la Daumasse XVI-XVIIIe siècle[243] ; Cros de la Daumasse I.G.N..
–bastide la Guicharde 1/20 000, com. de Signes (plaine à l’est du puits d’Envès)
–bastide la Lentière, com. d’Ollioules ; cf.bastide de Bernard Lantier.
–bastide la Maurelle XVIIe siècle[244], com. de la Seyne ; cf. Maurelle.
–bastide Laget 1829[245], com. d’Ollioules ; cf. Laget.
–bastide Les Bancs 1/20 000, com. de Signes ; cf. Bancs.
–bastide les Baux XVIIe siècle[246], com. de la Seyne.
–bastide Maurel 1829[247], com. d’Ollioules (bas de pente ; ferme près de la Beaucaire) ; la Maurelle.
–bastide Mouriès 1829[248], com. d’Ollioules (ferme en limite de Toulon).
–bastide Neuve 1/20 000, com. de La Cadière (ferme en bas de pente).
–Bastide Neuve 1864[249], com. de Saint-Cyr (bastide).
–bastide Neuve 1/20 000, com. de Signes (ferme en bas de pente) ; la Boudigne 1778[250].
–bastide Peyre et Andrieu 1829[251], com. d’Ollioules. C.H. 50 70-80.
–bastide Poupar 1829[252], com. d’Ollioules (ferme et bergerie dans le vallon du Détras) ; ferme du Détras ; ruines ; cf. Détras, Poupar. C.H. 40-41-50 70-80.
–bastide Saint-Honorat XVIIe siècle[253], com. de la Seyne ; cf. Saint-Honorat. C.H. 70-80.
–bastide Saint-Joseph de Gavarry XVIIe siècle[254], com. de la Seyne ; chapelle Saint-Joseph de Gavarry 1664. cf. Gavarry. C.H. 70-80.
–bastide Saint-Louis XVIIe siècle[255], com. de la Seyne ; cf. Clos Saint-Louis
–bastide Sérène 1829[256], com. d’Ollioules.
–bastide Verrier 1829[257], com. d’Ollioules (bas de pente ; vers le marché floral méditerranéen ; non loin de la Démine-Barry).
–bastides de Tarignier ou de Taraignier 5/11/1678[258], com. de la Seyne ; chapelle de Saint-Martin.
–les deux bastides 1/50 000, com. d’Ollioules.
–Bastidon 1688[259] ; cf. Rastidou, Rastidor.
BATAILLERE, batallera, batalleria, batailliera, batalliera ; bataillère : synonyme cauquière, aire où on foule le grain (verbe caucar), où l’on bat le blé (verbe escodre) ; renvoie à calcadiz, caucadis (de calcar : fouler, dépiquer), (Boyer R. 1980). Origine médiévale. cf. infra, CAUCADIS,
–Bataillière (la) 1936[260], com. de Méounes (hauteur, limite entre Signes et Méounes) ; area Batallera 1187[261], com. de Signes et de Méounes ; area Batalleria 1206[262] ; iera Batailliera 1223[263] ; area Batailliera 1235[264] ; Area Batalliera 1235, 1248, 1254, 1269 ; aria Batalleria 1250[265] ; area Batalleria 1252[266] et 1253, com. de Signes, limite avec Méounes[267] ; usque ad aream Batallieram 1254[268] ; l’Aire Batallière 1864[269], com. de Signes, en limite de Méounes ; cf. AREA.
BATIMENT, prov. BASTIMENT ; cf. supra, BASTIDE
–chemin du ravin du Bâtiment 1/4000[270], com. de Solliès-Toucas
–chemin du Bâtiment 1/10 000 et 1/4000[271], com. de Solliès-Toucas (au sud du Ravin du Bâtiment, près du Col du Cros Nouveau)
–cros du Bâtiment[272], com. de Solliès-Toucas.
–grotte du Bâtiment [273]
–ravin du Bâtiment 1/10 000 et 1/4000[274], com. de Solliès-Toucas (limite des Morières).
BATTERIE, : du latin battuere (battre). De la même famille que bataillere. Origines moderne à récente.
–Ancienne batterie 1935, com. de Six-Fours ; île Saint-Pierre ; batterie Saint Pierre des Embiez ; Fondation océanographique Ricard (PL. 5/3).
–Pointe de l’Ancienne Batterie 1/50 000, 1986, com. de Six-Fours (cap entre le Rayolet et la pointe du Carabinier) ; batterie de la Coudoulière 1793[275].
–Vieille batterie, com. de Six-Fours (près de la Source du Canonnier) ; cf. batterie Notre-Dame .
–batterie anglaise de Saint-Elme 1793[276].
–batterie de Darbussan 1944[277], com. d’Ollioules ; cf. Darboussan.
–batterie de Brégaillon 1793[278], com. de la Seyne ; batterie Sans-Culottes.
–batterie de Fabrégas 1793[279] ; batterie du Bréquart[280].
–batterie de Grasse 1793[281], com. de la Seyne (près de l’Eguillette).
–batterie de la Caraque I.G.N., com. de Saint-Mandrier (pointe des trois Frères 1996) ; fort de la Caraque[282] ; batteries de la Caraque 1982.
–batterie de la Coudoulière 1793[283], com. Saint-Mandrier.
–batterie de la Cride 1793, com. de Sanary (PL. 13/1) ; déclassée en 1881[284].
–batterie de la Croix des Signaux 1815, com. de Saint-Mandrier.
–batterie de la grande rade sur la colline du Rouquier 1793[285], com. de la Seyne.
–batterie de la Montagne 1793[286], com. de la Seyne ; hauteur de la Garenne c. 1930[287] près de l’ermitage de Saint-Laurent, aujourd’hui la Cruvillière[288], com. d’Ollioules.
–batterie de la pointe du Cap Nègre com. de Six-Fours.
–batterie de la Renardière XIXe siècle, com. de Saint-Mandrier (en sommet de falaise).
–batterie de la Verne XIXe siècle[289], com. de la Seyne.
–batterie de la Vaconne 1944[290], com. d’Ollioules. Cf. VACCOUNE.
–batterie de Montauban 1793[291], com. d’Ollioules.
–batterie de Mord’huy 1793[292], com. de Saint-Mandrier.
–batterie de Peyras 1/50 000, com. de la Seyne (à l’est du Cap Sicié, cote 197).
–batterie de Portissol 1793[293], com. de Sanary ; batterie de Portessol 1844[294].
–batterie de Saint-Elme, com. de La Seyne ; cf. Hameau de Saint-Elme.
–batterie de Saint-Nazaire[295], com. de Sanary (à l’embouchure de la Reppe).
–batterie de Sainte-Barbe, com. d’ollioules ; groupe HAA 1195 de Sainte-Barbe « Laierkasten » 1944[296] ; cf. Sainte-Barbe.
–batterie des Baumelles 1695-1696[297], com. de Saint-Cyr (au cap des Baumelles) ; désarmée en 1748[298] ; remplacée par celle des Lèques[299].
–batterie des Braves ou des Chasse-Coquins 1793[300], com. de la Seyne (à 500m de Gaumain).des
–batterie des Embiez 1793, com. de Six-Fours ; ou batterie du Rix ; batterie du second Cap des Embiers 1810[301] ; (disparue) 1944[302] ; voir Pointe du Rix.
–batterie des Hommes sans Peur 1793[303], com. de la Seyne (sur les hauteurs de la Petite Garenne ; en limite d’Ollioules).
–batterie des Jacobins, com. de La Seyne ; cf. Batterie des Républicains du Midi.
–batterie des Lauves 1793[304], com. de Six-Fours (à la pointe du Brusc) ; les Loves[305].
–batterie des Lèques 1748, com. de Saint-Cyr[306].
–batterie des quatre Moulins 1793[307], com. de La Seyne ; the Four Windmills 1794[308].
–batterie des Républicains du Midi ou des Jacobins 1793[309], com. de la Seyne (sur une hauteur, au sud de Mulgrave).
–batterie des Sablettes 1793[310], com. de la Seyne (face à l’Eguillette).
–batterie des Sans-Culotte 1793[311], com. de la Seyne ; ou batterie de Brégaillon.
–batterie du Bau Rouge 1793[312], com. de la Seyne (au sud de Fabrégas) ; batterie(cote 102)[313].
–batterie du Bréquart 1794[314], com. de la Seyne ; batterie de Fabrégas.
–batterie du Brusc, com. de Six-Fours.
–batterie du Cap Cépet XVIIe siècle, com. de Saint-Mandrier ; pointe du Cannier 1996 ; batterie de 340 mm du Cap Cépet alias Big Willie 1944[315].
–batterie du cap d’Alon1944[316], com. de Saint-Cyr ; cf. Alon.
–batterie du Cap Nègre 1793[317], com. de Six-Fours ; déclassée en 1881.
–batterie du Cap Vieux[318] ; cf. Vieille batterie.
–batterie du Castellas 1944[319], com. d’Ollioules ; cf. Castelas.
–batterie du Château 1781-1782[320], com. de Bandol (mention)-batterie du Claffard 1875[321], com. de Six-Fours (au sud-ouest du Fort de Six-Fours).
–batterie du Grand Rayolet 1793[322], com. de Six-Fours ; cf. Rayolet.
–batterie du Gros Baou, com. de Saint-Mandrier ; cf. Gros Baou.
–batterie du Lazaret 1793[323], com. de Saint-Mandrier (en bord de mer) ; batterie Saint-Georges 1732.
–batterie du Peyras, com. de La Seyne ; cf. batterie de Peyras.
–batterie du Puits 1793[324], com. de Saint-Mandrier ; batterie du Puis 1732[325].
–batterie du Rayolet 1793[326], com. de Six-Fours (deux ouvrages).
–batterie du Rix 1793[327], com. de Six-Fours ; ou batterie des Embiez ; disparue en 1944.
–batterie du Rouquier 1793[328], com. de la Seyne ; ou batterie de la grande rade.
–batterie marine, com. de Six-Fours ; cf. Batterie Saint-Pierre.
–batterie marine (ancienne) 1982, com. de Six-Fours ; batterie du Cap-vieuxXVIIIe siècle[329] ; batterie Notre-Dame ou du Cap Vieux 1794 ; pointe de la vieille batterie 1920 ; pointe, Cap vieux ; Batterie de la Pointe du Cap Vieux. C.H. 70-80.
–batterie Saint-Georges 1732, com. de Saint-Mandrier ; cf. batterie du Lazaret.

–batterie Saint-Pierre 1793[330], com. de Six-Fours (PL. 5/3) ; déclassée 1877 ; cf. ancienne batterie 1935 (voir ci-dessus : Batterie Saint Pierre, Six Fours Les Embiez, cliché H. Ribot).
–batterie Saint-Philippe 1793, com. de la Seyne (sur la Rouve, derrière Mulgrave) ; redoute Saint-Philippe [331].
BAU, C.E, rac. B—L- > base BaL-, hauteur, escarpement.
–Bau appelé de la Calanque, cf. Alon, com. de Saint-Cyr.
–Bau Barut (le) 1864[332], com. de La Cadière ; balma Bertrandi Longi 1379[333].
–Bau dau Cas 1570, com. du Castellet ; cf. le Cas.
–Bau de Cougoussa 1982, com. de Six-Fours ; cf. Cougoussa
–Bau de Reyne 1714[334], en limite des com. de Bandol et de Saint-Cyr ; Baume de Rayne 1714[335] ; Colle de Reyne 1816[336] ; la Colle de Reine 1864[337] ; Colle de Reyne 1/50 000, com. de Bandol (en limite de Saint-Cyr).
–Bau de Seren 1778[338], com. de Signes ; cf. Baou de Serein.
–Bau des Blacassèdes 1/4000[339], com. de Solliès-Toucas
–Bau du Midi 1/50 000, com. du Revest (escarpement à l’est du Mont Caumes)
–Bau Rouge, com. de Sanary ; Roches Rouges ; Baous Rouges ; pointe de Bau Rouge 1793 ; tour du Bau Rouge ; Calanque et Pointe de Beaurouge 1778 (entre le port de Sanary et la Pointe de Portissol)[340] ; cf. Pointe du Baurouge,
–Bau Rouge 1/50 000, com. de la Seyne (Cap, au sud de Fabrégas) ; batterie du Bau Rouge 1793[341] ; pointe du Bau Rouge et batterie (cote 102)[342].
–Bau de Quatre Heures[343], com. de Toulon ; Bau de quatre Aures 1/25 000 ; cf. Baus dei quatre Auras.
–baucius 1276[344], com. de Méounes ; cf. las Tussedas.
–Beauquières (les) (plateau sous-marin situé aux abords du Cap Sicié) ; bataille navale en 1744 [345].
BAUDOUIN, < Anthr. Baldoin, Baldoyn, Baudoin. C.H. 60-70[346].
–Moulin de Baudouin (le) 1156[347], moulin de Six-Fours sur la Reppe (base de la délimitation des territoires de Six-Fours et d’Ollioules en 1156) ; isle Baudoin L. 1447[348], quartier d’Ollioules ; Baudoin L. 1593[349], quartier d’Ollioules ; cf. molendino Baldoyni.
BAUME, < C.E, rac. B—L– > base BaL– > thème BaL-M–[350], escarpement rocheux en surplomb, trou rocheux, galerie souterraine.
–Baulmette ; cf. Baumelles.
–Baume (la) 1/50 000, com. d’Ollioules (hauteur ; quartier) ; les grottes 1709. C.H. 70-80.
–Baume 1/4000[351], com. de Solliès-Toucas (trois lieux sans autre déterminant).
–Sainte-Baume (la), massif marquant la limite nord de Riboux et de Signes ; Monte Balmaeo 1117[352] ; ad Sanctam Balmam 1117[353] ; Sancta Maria de Balma 1135 ; les Thermopyles 1794-1817 ; Pas de la Colle I.G.N., com. de Signes (la Sainte Baume) ; la Colle de la Sainte-Baume 1864[354] ; Colle de la Sainte Baume 1/50 000 (versant méridional de la Sainte Baume).
–Baume d’Adam 1/4000[355], com. de Solliès-Toucas ; cf. Adam. C.H. 60-70-80.
–Baume de Caunet, cf. Caunet, com. de Roquefort.
–Baume de Conil (Balma que dicitur Conilium) 966[356], com. de Cuges ; cf. Conil.
–Baume de Cuques (la) 1864[357], com. de Signes.
–Baume de l’Ombre 1864[358], com. de La Cadière (montagne) ; Baume de l’Hombre 1714[359].
–Baume de la Citerne Vieille ; cf. Citerne Vieille.
–la Baume de Nébon 1864[360], com.s du Castellet et de Roquefort-la Bédoule (montagne en limite de com.s).
–Baume de Paillasse 1/4000[361], com. de Solliès-Toucas.
–Baume de Rayne 1714[362], en limite des com. de Bandol et de Saint-Cyr ;Bau de Reyne 1714[363] ; Colle de Reyne 1816[364] ; la Colle de Reine 1864[365] ; Colle de Reyne 1/50 000, com. de Bandol (en limite de Saint-Cyr).
–Baume dei Lumes 1/4000[366], com. de Solliès-Toucas ; chaînon de Baume dei Lumes ; cros de la grotte des Lumes ; grotte de Baume dei Lumes ; Sommet de Baume dei Lumes.
–Baume du Boulet 1/4000[367], com. de Solliès-Toucas
–Baume du Cros des Fortins 1/4000[368], com. Solliès-Toucas

–Baume du Figuier 1828 et 1892[369], com. de Sanary (Cliché H. Ribot ci-dessus ; l’une des limites communales) ; cf. grotte du Garou.
–Baume Fère (la), baume-fer : menthe à feuilles rondes. Baume, du latin balsamum (Robert P. 1978 ; Mistral F. 1890).1978, com. d’Evenos (dans l’escarpement nord du Mont Caumes) ; balma del fol 1223 ; Homme Fèr 1966-67[370]. C.H. 12-20 60-70-80.
–Baume Lèbre 1/4000[371], com. de Solliès-Toucas ; cf. Lèbre.
–Baume Lierre[372], com. de Riboux (en rive gauche du Torrent de Vignole) ; la Baume Lierre 1864[373]. C.H. 20-30 80
–Baume Nègre (la) 1864[374], com. de La Cadière (bois) ; Baume de l’Hombre 1714[375] ; la Montagne Noire 1864[376], montagne située en limite de Ceyreste, Roquefort-la Bédoule et La Cadière ; baume negro et couelo negro.[377]
–baume obscure 1/50 000, com. de Belgentier (dans l’escarpement du Pas de Belgentier, à l’ouest de Belgentier).

(Saint Cyr – Château des Baumelles avec tours arasées puis relevées, coll. J-M T).
–Baumelles (les) 1707, com. de Saint-Cyr (PL. 5/2)[378] ; la Balmetta 1406[379] ; las Balmelas 1406[380] ; la Balmetta XVe siècle[381] ; Balmelas 1530[382] ; Baumelles première moitié XVIe[383] et milieu XVIe siècle[384] ; les Baumelles 1546-1573[385] et 1557[386] ; gipiere a las Bomelas 1557[387] ; garde aux Baumelles 1570[388] ; Gache des Baumelles 1593 (PL. 16/3)[389] ; la Baulmette 1594[390] ; P. Bomelles XVIIe siècle[391] ; les Baumelles 1604[392] ; la Baulmette 1607[393] ; Baumelles 1613[394] ; les Baumelles 1617[395] ; las Balmelas 1619[396] ; la Baulmette 1621[397] ; La Baulinette 1634 (cacographie pour Baulmette)[398] ; bastide aux Baumelles 1635-1659 ; les Baumelles 1635-1643[399] ; la Baulmette 1642 et 1647[400] ; les Baumelles 1644[401] ; en Baumette 1652-1667[402] ; les Baumelles, arrière-fief 1667 ; (première mention des ruines de Tauroentum)1669[403] ;les Baumelles 1686-1706[404] ; cap de la Baumelle 1695[405] ; moulin à eau des Baumelles 1695, 1736, 1762[406] ; batterie des Baumelles 1695-1696[407] (au cap des Baumelles), désarmée en 1748[408] et remplacée par celle des Lèques[409]) ; les Baumelles 1707-1711[410] ; la Baumelle 1707[411] ; affar de terre, maison au mitan ditte les Baumelles 1711-1726[412] ; four à briques au quartier des Baumelles 1711 ; cap de la Fauconnière 1715[413] ; la Baulmette ap. 1715[414] ; Baumelles 1726[415] ; château aux Baumelles 1726-1790 ; Baumelles 1736[416] ; Beaumelles 1757[417] ; cap des Baumelles 1759-1776[418] ; Baumelles 1762-1790[419] ; quartier des Baumelles 1829[420] ; moulin de Tarente 1839[421] ; les Baumèles 1864[422] ; ruisseau des Baumèles ou Ruisseau de la Gache 1871[423] ; Bomelles 1872[424] ; château des Baumelles autrefois d’Enchoourin 1933-1938[425] (cf. Chaurin) ; château des Baumelles 1970 [426] ; cap des Baumelles ; moulin de Tarente ; chemin des Baumelles, aujourd’hui chemin de la Madrague[427]. C.H. 20-30-40-41-50-60-70-80

–Baumes (les) 1864[428], com. de La Cadière (PL. 5/4) ; ad balmam 1394[429], voir cliché ci-dessus : La Baume – La Cadière village Coté Nord couleurs (J-M T)
–Baumes (les) 1864[430], com. du Castellet ; les Baulmes 1594[431].
–Baumes (les) 1935[432], com. de Signes (au sud de Chibron, au pied de Collevieille) ; les Baumes 1864[433]. C.H. 30? 50-60-70-80.[434]
–Baumette XVIIIe siècle, com. de Saint-Mandrier.
–Baumier 1778[435], com. de Signes (ferme) ; cf. Chibron.
BAUS, < C.E., rac. B—L– > base BaL– > thème BaL-T-, rocher escarpé.
–castrum de Bauceto 1141, 1148 ; ad rupem veteris Bauceti 1151 (?) ; de castro Bauceti 1252[436] ; cf. Le Beausset (PL. 6/1).
–baus dei quatre auras com. de Toulon (PL. 4/3) ; baou dei Quatre Aouro ; baou de quatre Aures 1794[437] ; baou dei quatre Ouro ; baou de Quatre heures[438] ; Baou de Quatre Ouro 1999[439].. C.H. 30?-40?-41?-50-60-70-80.
–Baus d’Oulieulo[440], com. d’Evenos et d’Ollioules ; cf. Gorges d’Ollioules, Ollioules. C.H. 20-30-40-41-50-60-70-80.
–Bausseti, Bausseto 1363, cf. Le Beausset.
–Baussier (la pointe de), com. de Saint-Cyr ; cf. Vaussier.
–bastide les Baux XVIIe siècle[441], com. de la Seyne.
–Beausset (le) [442], com. du Beausset (village perché, cote 383m, jusqu’au XIVe siècle ; aujourd’hui dans la plaine, cote 160) ; Balset XIe siècle[443] ; Baucet 1080 ; ad collam del BaucetXIIe siècle[444] ; castrum de Bauceto 1141[445] (PL. 6/1) ; 1148[446] ; ad rupem veteris Bauceti 1151[447] ; Balcetum 1153[448] ; Bauceto 1156[449] ; Baucetum 1164[450] ; Bauceto 1173/1183[451] ; Bausset 1174 ; Bauceto 1174[452] et 1180[453] ; Bauceto, laïc[454] ; viam de Bauceto XIIe siècle[455] ; Bauceti 1200 ; castro Bauceti 1206[456] ; Bauceto 1216[457] ; ad collam del Baucet 1223[458] ; Bauceto 1239[459] ; apud Baucetum 1242[460] ; de castro Bauceti 1252[461] ; castri de Bauceto 1254[462] ; Bauceti 1257 ; plani de Bauceto 1361[463] ; capella B. Maria plani de Bauceto 1398[464] ; (24 feux en 1471)[465] ; Beausset 1478[466] ; capella N. D. de pulchro loco ordinarie Baussetum 1531[467] ; Las Cabanos, 1543[468] ; le cartier du Baucet 1543[469] ; Plan du Beausset 1565 ; locus novus de Bausseto 1600[470] ; Baussetum 1601[471] ; le Baucet 1634[472] ; le Bausset 1613[473] ; le Beausset 1793[474], 1818[475], 1844[476], XXe siècle, 1999[477] ; école du Beausset 1960[478], 1986[479]. C.H. 30? 41?-50-60-70-80.
–Beausset (le) 1814, com. d’Ollioules (carraire du Pont duBeausset, à l’entrée des gorges, sur la route du Beausset)
–Beausset (le) 1864[480], com. de Signes (quartier).

Le Beausset-Vieux (cl. C.A.V.)
–Beausset-Vieux (Le)[481], com. du Beausset (hauteur ; village médiéval disparu ; chapelle) ; castrum de Bauceto 1141[482] ; le Vieux Beausset 1778[483] ; Notre-Dame du Beausset-Vieux 1918 ([484] ; Le Beausset-Vieux 1927[485] ; Le Beausset-Vieux 1999[486] ; cf. Notre-Dame du Beausset-Vieux (PL. 9).
BAXCARENOIS, cf. BARRAIRENC
BAYE, cf. BAIE
BAYLE, Bayle, Bayllais ; autres formes Baile, Baille : gouverneur, tuteur, mot de même racine que bailli ; très vite synonyme de chef, baile désigna le maître, puis le maître-valet et le régisseur dans les grands domaines ; nom de famille provençal. (Mistral F. 1890 ; Dauzat A. 1951 ; Astor J. 1978).
–Bayle 1982, com. de Six-Fours (hameau) ; Bayllais 1930[487].
BEACH, contemporain
–Beach (Brutal Beach) XXe siècle, com. de Six-Fours ; plage de Bonnegrâce.
BEATE, provençal beata [beato] ou La Bienheureuse (Mistral F. 1890). L’histoire de la Béate du Destel est une légende que plusieurs auteurs ont rapportée parmi lesquels Beltrame G. 1973b[488].Origine moderne.
–Grotte de la Béate, com. d’Evenos ((PL. 17/7 ; PL.19/6)) en rive droite du Destel ; à Saint-Estève) ; la Beato ou la Sainte.
BEAU COURS, cf. BEAUCOURS
BEAU PRE, cf. BEAUPRE
BEAUCAIRE, Belcaire, Belcaire, Beaucaire, < Anthr.Baucaire
–Beaucaire (la) 1/50 000, com. d’Ollioules et de Toulon (bas de pente ; bastide ; aujourd’hui cité H.L.M. rattachée à Toulon) ; Bastide Baucaire 1829, com. d’Ollioules (limite de 1235 puis 1443 entre Ollioules et Toulon). C.H. 60-70-80.
BEAUCOURS, < C.E., rac. B—L– > base BaL-, hauteur, et C.E., rac. K—R– > base KoR-, pierre, rocher.
–Beaucours 1688[489], com. de Sanary (PL. 4/4 ; pointe et plage de Sanary, entre la Gorguette et la Cride) ; Beaucouver 1688[490] ; Plage de Beaucours 1778[491] et 1794[492] ; Beau Cours 1976[493]. C.H. 50 70-80. (Cliché ci-dessous : Sanary Beaucours vue aérienne H. Ribot, 2007).

BEAULIEU, cacographie de la racine BaL-T– de Beausset. (cf. C.E.)
–Beaulieu (Notre-Dame de) ; cf. Notre-Dame du Beausset-Vieux.
BEAUMELLES, cf. BAUME
BEAUMIER, < C.E., rac. B—L– > base > BaL– > thème BaL-M-, escarpement rocheux en surplomb, trou, galerie. Notons que Baumier est aussi un nom de famille.
–Beaumier 1778[494], com. de Signes ; cf. Chibron.
BEAUMONT, < C.E., rac. B—L– > base BeL-> dériv. Belle + nom[495]
–Beaumont (bastide) 1/20 000, com. de Méounes ; vertex Bellis Montis 1165[496] ; ad verticem Belli Montis 1187[497] ; cresta de Bello Monte 1288[498] ; Belmont 1198[499] ; Belmont 1223 (petite plaine entre Méounes et les Bancs, sur le Gapeau) ; la montagne de Beaumont av. 1647[500]. C.H. 60-70-80.
BEAUPRE, < C.E., rac. prad, du latin pratum, pré.
–Beaupré (bastide) 1/20 000, com. de Signes (à l’entrée de la plaine de Signes ; bastide, ruines et source des plus importantes de Signes ; usine d’embouteillage) ; Beaupré 1663[501], 1778[502] et1864[503]
BEAUQUIERES, cf. BAU
–Beauquières les) I.G.N. (plateau sous-marin situé aux abords du Cap Sicié) ; bataille navale en 1744.
BEAUROUGE, cf. BAU ROUGE,com. de Sanary(Calanque et Pointe du Beaurouge 1778[504]).
BEAUSSET, cf. BAUS
BEAUSSIER, Beaussier, Belsier [Béussié Balceri ; Balsié] : du bas latin Belserius ; nom de famille provençal. Belsier à Montrieux au XIIe siècle ; en 1631, Joseph Beaussier est délégué de Six-Fours pour La Seyne. (Baudoin L. 1965 ; Boyer R. 1980 ; Mistral F. 1890). Origine médiévale.
–Beaussier I.G.N., com. de la Seyne (sur les premières hauteurs de la Seyne) ; terra Guill[e]lmi Balcerij1367[505] ; hameau de Beaussier 1580[506].
BEAUVEZER et BEAUVOIR, cacographies de la racine BaL-T-de Beausset.(cf.supra, beausset et baus).
–Notre-Dame de Beauvezer, Notre-Dame de Beauvoir, cf. Notre-Dame du Beausset-Vieux (PL. 9).
–Beauvezer 1619, com. de Saint-Cyr[507] ; Château Vieux 1864[508] ; cf. Nartète.
BEC, < celte. beccus (Mistral), voir C.E., racine pré-indo-européenne B–K-.(). Origine préindoeuropéenne ou gauloise, boca, bouc, bec, et bec, dans le sens d’éperon rocheux[509], saillant de montagne. (Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890).
–Bec de l’Aigle ou Cap de l’Aigle com. de La Ciotat (cap, île) ; cf. Aigle. C.H. 50-60-70-80.
BECASSE, [becasso] : bécasse (oiseau) ; mais aussi surnom « nigaud ». (Mistral F. 1890). Origine moderne
–clos des Bécasses (le) 1864[510] et 1/50 000, com. de Mazaugues (en rive droite du Latay et à l’ouest de la Lauzière ; ferme).
–cros des Bécasses (le) 1/4000[511], com. de Solliès-Toucas.
BEDOU, < veuf, du latin viduus > prov. veus (Mistral F. 1890).
–Bedou (grotte) com. de Cuges.
BEDOUFFE, bédouffe, en provençal [bedouflo, bedoufo] : fainéant, négligent, paresseux, faible, imbécile. (De Fourvières X. 1902). Origine moderne.
–Bédouffe 1/4000[512], com. de Solliès-Toucas (limite entre Solliès-Toucas et Méounes) ; Baou de Bédouffe ; chaînon, chemin, gorge et Croix de Bédouffe[513] ; semble de Bédouffe[514] ; canton de Bédouffe 1/10 000 (sect. de Valbelle).
BEDOULE, BEDOUIDE, voir infra begude [begudo] ; begude ; synonymes : bedouide, bedola [bédoulo], bédoule), auberge.
–Bédouide (la) 1/50 000, com. d’Ollioules (plaine ; auberge ; en limite de Sanary).
–Bédoule (la), com. de Roquefort-la Bédoule.
BEGUDE, BEGUDA, lieu où boivent les troupeaux ; auberge, guinguette au bord d’une route. A rapprocher del’italien bettola qui a donné la Bédoule (aujourd’hui Roquefort-la Bédoule). (Nouvel A. 1981 ; Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890 ; Billy P.-H. 1981). Origine latine. mais usage médiéval et moderne[515].
–Bégude (la) 1/25 000, com. de La Cadière (plateau ; limite de La Cadière, du Castellet et de Cuges ; ancienne auberge ; ferme) ; Conil 1624[516] ; Logis de Conil 1629[517] ; Connieux, Conious 1684[518] ; Croix de Malte ; la Bégude 1864[519] ; chemin de la Bégude 1864[520]. C.H. 60-70.
BEGUINES, Beguino], Béguines : de bégard, moine mendiant (latin beggen) et secte religieuse du XIIIè siècle ; religieuses du tiers ordre de Saint François. (Dauzat A. 1951 ; Mistral F. 1890). Origine médiévale.[521]
–Croix des Béguines (la) 1/25 000, com. de Signes (sommet de la Sainte-Baume, cote 1148 m) ; La pouncho di Beguino 1890[522] ; crête des Béguines 1965[523] ; qualifié quelquefois de vrai Joug de l’Aigle.
BEL,< C.E., rac. B—L- > base BeL-, hauteur ; dériv. beau, adjectif.
–Cros de Bel Incent 1/25 000, 1/50 000, 1979, com. de Signes (sur Limate, près du Clos de Parriguet) ; le bois de Belencent 1864[524].
–Béléouvé, cf. infra.
–Béoumarand (vallée de) 1936 et 1952-1953[525], com. de Méounes ; Le Cros-Beaumarand 1999[526].
–Belmont 1223, com. de Méounes ; cf. supra Beaumont (bastide). C.H. 60-70-80.
BELEOUVE < adjectif bel + elzer, euze [eouve], eusé [éouvé], eusino, yeuse, chêne vert.
–Béléouvé 1/50 000, com. de La Cadière et du Castellet (hameau en limite des deux com.s) ; Rove Bel 1350[527] ; Bel Eouzé 1546[528] ; Béléousé 1570[529] ; Bel Eusé 1570[530] ; Belleusé 1629[531] ; Bellecour 1778[532] ; ruisseau des Paluns 1845[533] ; cf. Notre-Dame de Béléouvé et Oratoire de Notre-Dame du Beléouve. C.H. 50-60-70.
BELETTE, prov. MOSTELA, belette (Levy E. 1909). Origine moderne.
–Mamelon de la Belette 1/4000[534], com. de Solliès-Toucas
BELGENTIER < Belenos : dieu gaulois dont le nom entrerait dans la composition de Belgentier, domaine de Belo-Genos[535], Belgenciaco 1079 (Rostaing Ch. 1950). Epoque romaine.
–Belgentier 1/50 000, com. de Belgentier[536] (dans la vallée du Gapeau, à un confluent ; Belgentier confronte le domaine de Montrieux) ; Belgenciaco 1079 ; Belgentiaco c.1110 ; ecclesia sancti Bartholomei de Beljecer 1113 ; Belgenciaco 1116 ; parocchialem ecclesiam Sancti Bartholomei de Belgenzec 1135 ; Belgenciaco 1135 ; Belgenciec 1157 ; Becgensec 1221 ; 44 feux de queste en 1315-1316[537] ; château du XVIe siècle[538] ; Beugensier 1565 ;Eglise Saint Benoît et Saint Barthélemy XVIIe siècle (reconstruction) ; autres écritures : Bellgensech, Belgessech, Belgensier. C.H. 50-60-70-80.
–pas de Belgentier 1/50 000, com. de Belgentier (col, en limite de Belgentier et de Méounes).
BELLE, cf. BEL
-cf. Coste Belle.
–Valle Bella 1137, lieu-dit des comm. de Méounes et de Solliès-Toucas (barre, rochers, ferme, citerne,…) ; cf. Valbelle.
1) barre de Valbelle 1/4000[539], com. de Solliès-Toucas
2) hubac de Valbelle 1/10 000, com. de Méounes (limite avec Solliès-Toucas) ; rupem carrat de l’ubac de Valbelle 1276[540] ; le Baou Carra 1/4000[541], com. de Solliès-Toucas ;
3) les portes de Valbelle 1/50 000, com. de Méounes (limite avec Signes ; murs de séparation des com.s) ; les aiguilles de Valbelle.
4) ad Vallem Bellam 1137 et 1140[542], com. de Méounes ; Vallis Belle 1146[543] ; 1174 et 1248[544] ; ValbelleI.G.N.
–Bellecour[545], cf. Béléouvé.
–Belles Pierres (les)[546], com. de La Cadière (petite éminence au quartier du Peyneuf) ; Mausolée dit des Belles Pierres, détruit au XVIIIe siècle[547] ; cf. Peyneuf. C.H. 50-60-70-80.
–Belleuzé, cf. Béléouvé.
–Bellevue (parc), com. de Bandol (au Quartier Saint-Marc)
–Bellevue1933-1938[548] et 1965[549], com. de Six-Fours et de La Seyne (quartier en bord de mer).
–vertex Bellis Montis 1165[550], com. de Méounes ; cf. Beaumont.
BELMONT, cf. supra BEAUMONT
–Belmont 1223, com. de Méounes ; cf. supra Beaumont (bastide). C.H. 60-70-80.
BENDOR, < C.E., rac. B—N– > base BeN-> thème BeN-d-or, hauteur.
–Bendor (île de) I.G.N., com. de Bandol ; insula de Bendoroi v.1200 ; Bendormi XVe siècle ; isle de Bendor 1615[551] ; île de Bandol 1722, 1750 (bien noble) ; cf. Bandol[552]. C.H. 41-50-60-70-80.
BENOIT, < Anthr. Benoît, Benet, Beynet, Benezet, Benech[553].
–Banette (la): 1/20 000, com. de Saint-Cyr (carrefour, hameau)[554] ; La Benette 1945 et 1864[555] ; tourduXVe?[556] ; tour Banette ; C.H. 60?-70-80.
–château Benet, début XXe s., com. de Saint-Cyr (autre nom du château des Baumelles, PL. 5/2)
-Benéton (collet de) 1/50 000 1979, com. de Solliès-Toucas (colline entre les plaines de la Tourne et de Valaury).
–Benets (les) 1845 et 1864[557], com. de Saint-Cyr.
–Benoiton (cacare) 1/4000[558], com. de Solliès-Toucas ; cf. cacare, et semble de Cacare Benoiton.
BEOUMARAND, cf. BEL
BEOUSSIERES, < C.E., rac. brus–, brusc, brusq, braucus ; broussière [béoussiero, broussiero] ; brugaria ; brugedor ; bruguière ; bruyère.[559]
–Béoussières (les) 1982[560], com. du Beausset (pente ; quartier rural) ; Broussiero 1982[561].
BERARD, < C.E., base BeR-, hauteur ou < Anthr. Evrard, Bérard, ou Bernard)
–rocca de Berard XIIe siècle lieu-dit de Méounes[562] ; ad rocam de Berard 1288[563] ; roca Berardi 1288[564] ; croix de Bérard 1934[565], 1982[566], 1999[567], com. de Mazaugues. C.H. 40-41-50-60-70-80.
BERCEL, bercaria, bercello bergerie et/ou nom de métier berger: ; du lat. berbex et vervecem « brebis » (Clédat L. 1932), berbex étant l’évolution phonétique de vervex, vervecis : V > B. Origine médiévale. Renvoie à vanade, curtes, jas..
–Bercello 1253[568], com. de Signes ; cros de Bercel (lieu-dit du territoire de Méounes ou de Signes).
BERENGUIER, bérenguier ; Bérenger, Béranger, var. Bérenguier dans le Midi[569]: n. de personne, n. de famille. Amelanchier vulgaris Moench, [mélanchié], commun sur sols calcaires ; arbuste à branches flexibles. (Roux 1991). Origine moderne.
–bastide de la Bérenguière 1978, com. d’Evenos (pente ; ferme) ; la Bérenguière 1778[570].
–ravin de la Bérenguière 1982[571], com. du Beausset (ravin en aval de celui de la Capucine ; limite entre Le Beausset et Evenos) ; Vallon de la Bérenguière 1/25 000 (1978).
–vallon de la Bérenguière 1/25 000 (1978) ; cf. ravin de la Bérenguière.
BERGER, BERGERIE, voir aussi supra, bercel[572]
–grotte du Berger, com. d’Evenos ; cf. grotte des Joncs.
–bergerie 1/20 000, com. de Signes (bas de pente ; bergerie)
–bergerie Cordeil 1814, com. d’Ollioules ; cf. Cordeil
–bergerie d’Envès 1/20 000, com. de Signes ; puits d’Envès ; cf. Envès. C.H. 60-70-80.
–bergerie d’Orves[573], com. d’Evenos (bas de pente, cote 505m ; ruines, au sud du castrum d’Orves) ; jas de Montrieux ; Saint-Vincent XVIIe siècle ; cf. Auronegas. C.H. 30-40-41-50-60-70-80.
–bergerie de Banon 1813, com. d’Evenos (PL. 4/2 ; ferme et bergerie au nord de Sainte-Anne-d’Evenos ; important site romain) ; la Courrentille ou bergerie de Banon 1909[574], 1932[575], 1977[576] ; la Correntille 1978. C.H. 50-60-70–80.
–bergerie de Bartomeu (I.G.N.), com. du Castellet (bergerie ; à Sainte-Anne du Castellet).
–bergerie de Buscarle, com. de Cuges ; cf. Buscarle.
–bergerie de Château-Panier, com. de Signes ; cf. Château-Panier. C.H. 40-41 70-80.
–bergerie de l’Uba 1/20 000, com. de Signes (pente ; bergerie au sud de la vallée de Signes).
–bergerie de la Billonne 1/20 000, com. de Signes (bas de pente, au S. de la plaine de Signes) ; cf. Billonne.
–bergerie de la Bonnenaude, com. de Sanary (qu. de la Piole, au sud du Gros Cerveau) ; cf. Bonnenaude.
–bergerie de la Colle, com. de Sanary ; cf. la Colle. C.H. 41-50-60-70-80
–bergerie de la Grande Vigne 1/4000[577], com. de Solliès-Toucas ; cf. Grande Vigne.
–bergerie de Montrieux, cf. Bergerie d’Orves, Jas de Montrieux.
–bergerie de Morières les Vignes 1/20 000, com. de Solliès-Toucas (cros au sud-ouest de Morières les Tournes). C.H. 60-70-80.
–bergerie de la Piole, com. de Sanary ; cf. la Piole. C.H. 41-60-70-80.
–bergerie de la Taoule, com. de Mazaugues ; cf. Table, Taoule.
–bergerie de Louis Martelly 1721[578], com. d’Ollioules (à la Colle).
–bergerie de Pounchin, com. de Signes ; cf. Pounchin.
–bergerie de Simian, com. de la Seyne ; oratoire de Simian restauré en 1965[579].
–bergerie de Siou-Blanc 1/20 000, com. de Signes (cros ; ancienne ferme sur le plateau du même nom) ; cf. Siou Blan. C.H. 50-60-70-80. PL.22/7
–bergerie de Taillanne, com. de Signes ; cf. Taillanne. C.H. 50-60-70-80.
–bergerie de Turbin, 1957[580], com. de Signes (plaine au pied d’un escarpement ; puits) ; cf. Trobenc. C.H. 20-30-40-41-50-60-70-80.
–bergerie des Amouriers[581], com. de Signes ; ou Jas du Mûrier.
–bergerie des Croupatières, com. de Signes ; cf. Croupatières.
–bergerie des Escoussaous, com. de Cuges ; cf. Escoussaous.
–bergerie des Sambles, com. d’Evenos (PL. 6/2) ; campagne des Sambles 1932[582] ; cf. Sambles.
–bergerie du Destras, com. d’Ollioules (dans le vallon du Détraz) ; bastide Poupar 1829 ; ferme du Détras ; cf. Détras, Détraz, vallon du Détras. C.H. 40-41-50-60-70-80.
–bergerie du Puits de Faou, 1/20 000, com. de Signes (cros entre Parriguet et Faïsses Curettes) ; cf. Puits de Faou, Faou.
–bergerie du vieux Mounoï, com. de Signes ; cf. Mounoï. C.H. 20-30-40-50-60-70-80.
–bergeries 1 et 2 de Danjan, com. de Signes ; cf. Danjan, Danjean.
BERNARD, < Anthr. Bernard, du germanique Bern– (ours) + hard– (dur).
–Bernard 1977[583], com. d’Ollioules (plaine) ; Bernard à Quiez. C.H. 50-60-70-80.
–bastide d’Elzéard Bernard dite de Saint Lazare 1721[584], com. d’Ollioules (lieu de retraite des convalescents de la peste de 1721) ; cf. Saint-Laze XXe siècle
–Bernard 1920, com. de Six-Fours ; Bernard XVIe siècle[585] ; Bernard Haut[586] ou Haut Bernard 1778[587] (sur une pente) et 1794[588] ; Bernard le Bas[589] ou Bas Bernard 1778[590] (en plaine) et 1794[591]. C.H. 60-70-80.
–Bernard (le puits de) 1864[592], com. de Saing-Cyr ; lou pous de Bernard 1665[593].
–Bernarde, com. d’Ollioules ; cf.val Bernarde.
–Bernarde (la) 1976, com. de Sanary ; terre de Jean Bernard 1520 (ferme).
BERTHE, < Anthr. Berta[594].
–figuière de Bertaud, com. de Signes ; cf. Bertocara.
–Berthe 1/50 000, com. de la Seyne (plaine ; ferme ; quartier urbain au nord de la Seyne, en limite d’Ollioules) ; chapelle Saint-Jean de Berthe 1659[595] ; bastide de la Grande terre de Saint-Jean de Berthe XVIIe siècle[596] ; quartiers Saint Jean de Berthe et Berthe XXe siècle 50-60-70-80.
–Berthonet[597], hameau de Six-Fours.
–Bertoare 1257, com. de Signes ; cf. Bertocara.
–Bertocara (figueria) 1253[598], com. de Signes ; figuera Bertocara 1253 ; figuera Bertoare 1257 ; Bertona XVIe siècle ; figuière de Bertaud[599]. C.H. 60-70-80.
BERTRAND, < Anthr. Bertrand, Bertran, Beltram.
–Bertrand d’Oliolas 1174[600]
–pas de Bertrand 1864[601], com. du Castellet (en limite d’Ollioules ?).
–Bertrand de Marseille 1447, com. d’Ollioules ; cf. Jas d’egrega Bertrand de Marseille[602].
–sambula Bertrandi de Valbella (la) XIIe siècle[603], com. de Signes ; samboles de Valbelle 1543[604] ; essart samboles de Valbelle 1543 (limite d’Orves) ; Siou Blan 1707 ; Siou Blanc 1/20 000 ; Seou Blanc 1930 ; plan des cros de Suiblanc, chemin de Suiblanc, croix de Suiblanc 1/4000[605] ; quelquefois écrit Sueil Blanc ou Seuil Blanc. C.H. 50-60-70-80. PL.22/7.
–salinas Bertrandi Bajulis 1235[606], com. d’Ollioules ou de Toulon (à Lagoubran).
–Bertrandus de Signa 1155/1188[607] et 1237[608].
–Bertrandus del Revest (Petrus) 1156[609].
–Valbertrand I.G.N., com. de Toulon (en limite d’Ollioules) ; ad terras que dicuntur de Valle Bertrandi 1235[610] ; salinas Bertrandi Bajulis 1235[611], com. d’Ollioules ou de Toulon (à Lagoubran).
BESSE, < du latin bettius, et du gaulois belo, puis du provençal bes signifiant bouleau ; bessede, plantation de bouleaux ; plus répandu sous sa forme féminine Besse ; nom de personne Gaspard de Besse. (Fourvière 1902 ; Dauzat A. 1951 ; Roux).
-cf. Grotte de Gaspard de Besse, com. de Sanary ; grotte du Garou ; grotte du Figuier.
-cf. Trou de Gaspard de Besse, com. d’Evenos.
-cf. Trou de Gaspard de Besse, com. Riboux et Signes.
BESSON, beson, besson [bessoun] [612] : jumeau ; du latin vulgaire bisso, de bis (deux fois). (De Fourvières X. 1902 ; Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890). Origine médiévale, mais possible occurence pré-indo-européenne BeS– dans certains cas ; voir supra « Besse ».
–Besson de Valaury 1/4000[613], com. de Solliès-Toucas
–col des Bessons[614], com. Solliès-Toucas
–Bessons (croix des)[615], com. Solliès-Toucas
–Bessons de la Tourne[616], com. de Solliès-Toucas ; Bezzons 1187[617], limite de Montrieux ; Cros dels Bessons 1219[618] ; Bessons 1223[619] ; Barre des Bessons de la Tourne 1/4000[620]. C.H. 50-60-70-80.
–Borne 1 des Bessons, 1/4000, com. Solliès-Toucas
BETE FEROCE, cf. FER,
–Bête Féroce (la) 1/4000[621], com. de Solliès-Toucas
BIERY, < Anthr. Beatrice, var. Bierris, Biery.
–Biéry c. 1930[622], com. de Six-Fours (plaine ; hameau) ; Biéri 1/50 000.
BIGARRAT, adjectif : bigarré ; (Mistral F. 1890). Origine moderne, ou Bigarrat, nom de famille provençal. : au temps de la Ligue, on appelait ainsi les Politiques, ceux qui nageaient entre deux eaux.
–Bigarrats (les) 1936[623], com. de Méounes (au petit Agnis). C.H. 20?-30? 70-80
BIGOURETS, < C.E., rac. G—R- > base GoR-, hauteur.
–Bigourets (les) 1/20 000, com. de Signes (hauteurs, cote 573,4 m ; au nord d’Orves ; limite d’Evenos et de Signes) ; les Pigourets 1845[624] et 1864[625] ; Pigeourets 1/50 000.
BILLONNE, Billon, Bilhon, [Bihoun] : billot, rouleau (Levy E. 1909) ; du latin billius, tronc (Clédat L. 1932) ; nom de famille méridional (Mistral F. 1890).
–Billonne (la) 1/20 000, com. de Signes (bas de pente, au sud de la plaine de Signes) ; bergerie de la Billonne ; campo de la rota XIIe siècle[626]. C.H. 60-70-80.
BISCAREN, Biscareu, Biscarel <. de biscaire, « colérique, inquiet », plutôt que de Biscarre, nom de localité des Landes ; sobriquet. (Mistral F. 1890 ; Dauzat A. 1951).
–Biscaren[627], com. de Six-Fours (hauteur ; hameau au sud d’Augias).
BISCUIT, bescuech, bescue : du latin populaire biscoctus, cuit deux fois. (Rigaud Ph., Fourquin N. 1994 ; Mistral 1890). Origine moderne.
–oratoire de Biscuit[628], com. de la Seyne (à 500 m de celui de Bramas).
BLACAS, blacas, blache [blacho] ; blacareda [blacaredo] ; blacassède : mot d’origine gauloise qui désigna d’abord une jeune plantation, puis une plantation de chênes, une variété de chênes (chêne blanc), quelquefois un châtaignier ; renvoie parfois à roviera. (Mortreuil J.-A.B. 1872 ; Mistral F. 1890 ; De Fourvières X. 1902 ; Levy E. 1909 ; Dauzat A. 1951 ; Roux ; Arnaud Cl. 1996). Origines médiévales à moderne.
–Blacassèdes (les) 1/4000[629], com. de Solliès-Toucas ; Baou des Blacassèdes ; Bau des Blacassèdes ; chemin des Blacassèdes.
–castro Singie Blacque 1252[630], cf. Signes lo Blanc.
BLAD, blad ; bladiera ; bladier : blé, relatif au blé (Levy E. 1909), bladier, adjectif forgé sur blad, blé ; du latin blatum issu du germanique blad ; bladier : marchand de blé. (Boyer R. 1980 ; Dauzat A. 1951 ; De Fourvières X. 1902 ; Levy E. 1909).
–balma de Bladi 1187[631] et 1223[632], com. de Méounes. C.H. 60.
–Bladière (la) 1/20 000 1/50 000, com. de Riboux (fond de vallée ; ferme, au nord-ouest de Château Renard).
BLAN < samble ; sambre, [sambro] ; semble ; séample, siample, sixample, suéample ; seuil, séou, soil, sueil, sui, suil et leurs variantes) : trou de rocher, réservoir naturel ; lavogne. Rapprochement avec samula de Pline, « plante des marais ». R. Boyer distingue samble de suill (bas-fond humide). (Boyer R. 1980 ; Mistral F. 1890 ; Arnaud Cl. 1996). Origine médiévale.
–Siou Blan toutes cartes I.G.N., com. de Signes (doline formant une petite plaine à l’ouest du Matheron, sur le plateau du même nom ; ferme, bergerie ; PL.22/7) ; la sambula Bertrandi de Valbella XIIe siècle[633] ; essart aux samboles de Valbelle 1543[634] ; Siou Blan 1707 ; Siou Blanc 1/20 000 ; Seou Blanc 1930 ; plan des cros de Suiblanc, chemin de Suiblanc, croix de Suiblanc 1/4000[635] ; quelquefois écrit Sueil Blanc ou Seuil Blanc. C.H. 50-60-70-80.
BLANC, adj. et nom. Adjectif d’origine germanique, blanc, brillant, pur ; confusion certaine avec la racine blac, blaca, blacas, blache. Nom de famille Blacas et Blanc/che, Blanchet, Blanquetti.(Boyer R. 1980 ; Dauzat A. 1951 ; Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890 ; Roux P. 1991). Origines médiévale à moderne.
–Bianchi, cf. Blang
–Petri Blanc 1229[636], com. de Rocbaron.
–Sinna lo Blanc 1221[637], com. de Signes ; Signa lo Blanc 1224[638] ; cf. Signes.
–Jas Blanc (le) 1/50 000, com. du Beausset (flanc de vallon, à l’est de Sauviou).
–plaine de Jean Blanc 1/10 000, com. de Méounes (ausud-est de Montrieux-le-Jeune).
–serre de Blanc 1935[639], com. de Signes ; Serre des Bancs[640] ; Morre dels Blancs XIIIe siècle[641] ; serre dels Bancs 1223[642] ; les Enfers 1935[643].
–bastide Blanche 1/50 000, com. du Beausset (ferme dans le vallon de Oure).
–bastide Blanche 1970, com. du Castellet (plaine ; ferme en limite de La Cadière)
–bastide Blanche 1/20 000, 1978, com. de Signes (bas de pente ; en rive gauche du Gapeau ; à l’ouest de Beaumont).
–Signes la Blanche, castro Singie Blacque 1252[644], cf. Signes et Signes lo Blanc.
–Roches Blanches, com. de Six-Fours (pente ; quartier au Brusc) ; Roquas Blanquas sive a Taurens 1485[645] ; Rocas Blancas ;Roche Blanche c. 1930[646] ; Roques Blanches ; cyprès des Roches Blanches 1975[647]. C.H. 50-60-70-80.
–casteu dou prat dei Blanco c. 1930[648], com. de Signes (hauteur dominant le Latay ; petit castrum) ; Blanco 1204[649] et 1240[650] ; Les prés d’Emblanque 1864[651] ; Taillanette1919-1927 et 1935[652] ; Adrech des Fontêtes 1/25 000 et[653]. C.H. 60-70-80. Cf. Serre de Blanc.
–terra filiorum Willelmi Blanquetti 1235 [654], com. de Signes (à Favérolle) ; B. Blanchet 1180[655] ; Peire Blanquet 1220[656] ; Bernardus Blanquet, Petrus Blancquet 1223[657] ; Petri Blanqueti 1248[658].
–terra Fulconis Blang 1241[659], com. d’Evenos ; Fulco Bianchi de Evena 1248[660].
BOEUF, bos, bou, buou, biou, bovis : bœuf.
–semble du Boeuf (la semble) 1/10 000 (sect. de Valbelle), com. de Méounes (au sud de la ferme de Valbelle)
–Boeuf Arnaud 1872[661], com. de Cuges (quartier rural).
–Boeuf Arnaud 1970, com. de Riboux (pente ; ruines ; le même que le précédent ? ).
–Boeufs (les) 1/25 000, 1973, com. du Castellet (à l’ouest du Vigneret). C.H. 50-60-70-80.
–horts Bertrandi Bolfii 1394 [662], com. de La Cadière.
–Bos 1204[663], com. d’Evenos.
BOIS, bosc, dim. bosquet [bousquet], bouchon, busquet ; dér. buscaille.
–Bois 1/20 000, com. du Beausset (pente en la Grenadière et Gailleux).
–Bois 1688[664], com. de Sanary ; Cabour 1688[665] ; la Colle 1757, 1688, 1976 ; terre gaste du Sieur Soleillet appelée la Cole 1806 1819 ; le Bois de la Colle 1806 ; colline du Gros Cerveau[666]. C.H. 41-50-60-70-80.
–Gros Bois (le) 1982[667], com. du Beausset (plaine ; quartier)
–Vert-Bois 1/25 000, com. de Saint-Mandrier (pente boisée).
–Bois de Belencent (le) 1864[668], com. de Signes ; cf. Bel Incent.
–Bois de Conil com. du Castellet ; cf. Conil, Conious.
–Bois de la Colle 1806[669], com. de Sanary ; cf. supra Bois 1688.
–Bois de Saffranier 1864[670], com. du Castellet ; le Safranier 1/50 000 (lieu-dit au sud du Circuit automobile).
–Bois de Sicard (le) 1/50 000, 1982[671], com. du Beausset (pente ; forêt ; lieu-dit et quartier au bas du vallon de Sauviou) ; Font de Sicquart 1588[672] ; Jas de Sicart 1778[673].
–Bois des Baumelles 1696, com. de Saint-Cyr ; cf. Baumelles.
–Bois Maurin 1982, com. de Bandol
–clos de Bois, les Poussons 1/25 000, com. de Signes (au nord du Jas de Marquand) ; Poussons.
–Bois Romarin, com. du Beausset (à l’ouest du Puits d’Encastre) ; Montagne de Bois Romarin 1778[674] ; Tête du Cade ; cf. Bois-Soleil.
–Bois-Sacré (le) 1965[675], com. de la Seyne (quartier) ; redoute Saint Louis au Bois Sacré de l’Eguillette 1793[676] ; Guinguette du Bois Sacré XIXe siècle[677].
–Bois-Soleil 1/50 000, com. de Signes (agglomération moderne à l’est du Circuit automobile) ; Bois Romarin 1778[678].
–lo Boscage du Devens 1589[679], com. de La Cadière ; cf. le Défends.
–terre bosque de Cristole 1819[680], com. de Sanary (terre au nord de Sainte-Trinide, sur les pentes du Gros-Cerveau).
BOLINETTE, cf. BAUMELLES
BOLLA, borne d’un champ, limite d’un territoire ;(Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890). Origine médiévale. ; cf. BORNE
–campum de Bolla 1394[681], com. de La Cadière.
BOLMETTE, BOMELAS, BOMELLES cf. BAUMELLES
BON, (Bon, Buon, Bons, Bo, Bony, Loubon, …)[682]
–Tour de Bon (la) 1550[683], 1864[684] et I.G.N., com. du Castellet (hauteur ; quartier au Brûlat ; domaine) ; tort de Bon 1694[685].
–Font de Bonnaud (la) 1/10 000, com. de Méounes (source en limite de Méounes et de Belgentier).
BON, adj. et nom entrant dans la composition de nombreux toponymes : adjectif bon / bonne, avec souvent le sens de chanu, brave. Voir, pour le nom propre la racine Bon qui peut parfois provenir du nom d’un saint du IIIe siècle ayant par ailleurs la même origine étymologique. Les noms de famille méridionaux qui en découlent appartiennent aux deux possibilités (Michel Bon, prieur de Montrieux au XIIIe siècle), la Tour de Bon (Le Castellet) . Composés Bonafé, Bonafou, Bonaparte, Bonherbe, Bonnaud, Bonnefont, Bonnegrâce, Bonnenaude, Bombard… (Dauzat A. 1951 ; Mistral F. 1890). Origine souvent médiévale.
–Bon Rencontre com. de Toulon ; cf. Cavilha, Lagoubran.
–Bon Repau, Bon repaus, Bon Repos[686], com. de Sanary ; cf. Notre-Dame du Bon Repau (de 1649 à 1788).
–Bon Voyage, com. de la Seyne ; cf. Notre-Dame du Bon Voyage.
–ecclesia de Bonafe 1235[687], com. de Toulon ; Bonnefoi 1406[688], 1504[689] et 1871[690] ; Eglise de Saint-Antoine de Bonnefoy, mentionnée également au XIVe siècle (1363, 1376) ainsi qu’en 1634[691] (Boyer R. 1980, p. 729
–Bonaparte[692] (toponyme que nous donnons à cause du rôle que le siège de Toulon joua dans la carrière de ce général et de l’empreinte qu’il laissa dans le terroir : fort Napoléonà la Seyne, lotissement Bonaparte à Sanary, les batteries républicaines installées autour de la rade, etc…).
–Bonne Font (la), com. d’Ollioules, cf. Bonnefont.
–Bonne Fontaine (la) 1871[693], com. de La Cadière (source captée, au sud de la colline de La Cadière, près de la Chapelle de Saint Jean) ; Font de sant Jehan 1556[694] ; Bono Font 1596[695] ; la fontaine de Saint Jehan 1651[696] ; Fontaine de Saint Jean Baptiste 1932[697] ; Bonne Font de Saint Jean (PL. 15/4) ; cf. Fontaine de Saint Jean. C.H. 50-60-70-80.
–Bonne Garde com. de Six-Fours ; cf. Notre-Dame de la Garde.
–Bonne Gineste (la) 1688[698], com. de Sanary (entre le Bois et le Lançon) ; Bouano Genesto 1937[699].
–Bonne Mère 1911, com. de Six-Fours ; cf. Notre Dame de la Garde.
–Bonnefoi 1406[700], 1504[701] 1871[702], com. de Toulon ; cf. ecclesia de Bonafé 1235.
–Bonnefont, com. du Castellet (source ; lavoir ; citerne ; près de l’ancienne chapelle Saint Côme-Saint Damien).
–Bonnefont (la) 1814 et 1981[703], com. d’Ollioules (source dominant l’entrée des gorges, en rive gauche) ; Bonne Font ; Font Bonne ; source de la Bonnefont ; carraire de la Bonnefont 1814[704].
–Bonnefont de Saint Jean (la), com. de La Cadière ; cf. Fontaine de Saint Jean (PL. 15/4).
–Bonnegrâce (la plage de) I.G.N., com. de Six-Fours (bord de mer ; au quartier des Lônes, à l’embouchure de la Reppe et des ruisseaux de Reynier et des Playes ; en limite de Sanary) ; Brutal Beach XXe siècle[705]. C.H. 50-60-70-80
–Bonnenaude (bergerie de la)[706], com. de Sanary (au quartier de la Piole) ; la Maurainaude 1909[707]. C.H. 41-50-60-70-80.
–Bonnes Herbes (vallon des) 1/25 000 (Toulon, en limite d’Ollioules).
BONNET, en provençal bonet[bounet] (Mistral F. 1890). Origine récente.
–Bonnet de Force (le) 1/4000[708], com. de Solliès-Toucas
–Bonnet Phrygien (le) 1/4000[709], com. de Solliès-Toucas
BOQUIER, < Anthr. Boquier.
–revers de Boquié (le) 1970, com. de La Cadière (pente au nord)
–terra dels Boguiers (la) 1225[710], com. de Signes (lieu-dit).
BORC, < burgus, borc, bourg ;dérivésburguière[711], bourgade, bourgeois, et peut-être bourgarel: bourg ; du bas lat. burgus château-fort, et du germ. Burg. (Dauzat A. 1951 ; De Fourvières X. 1902 ; Levy E. 1909 ; Robert P. 1978 ; Roux). Origine médiévale.
–borc d’Oliolas XIVe siècle[712] ; cf. Ollioules.
BORD,
–Logis du Bord de l’eau (le)[713], com. d’Evenos (dans le ravin du Destel) ; cf. grotte du Logis du Bord de l’Eau. C.H. 11-20-30-40-41-50-60-70-80.
BORGARET, BOURGARET, BOURGAREL, BOURGAREU, < Anthr. Borgarel .
–Borgaret 1/50 000, com. d’Ollioules (bas de pente ; ferme à l’ouest de la colline de Piédardan) ; bastide Bourgarel 1797, 1829[714] ; Bourgaret 1/50 000.
BORNE, borna, bonne, [bouino]), borne ; terme, [termino] ; borna (Levy ; Boyer R. 1980 ; Clédat L. 1932 ; De Fourvières X. 1902 ; Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890). Du latin botina, d’origine probablement celtique (Clédat L. 1932) ; renvoie à « terme, limite » et à bolla
–borne de Forgentier 1235[715], 1443[716], limite d’Ollioules et de Toulon (dans le Vallon deForgentier, à l’entrée de Valbertrand)[717]
–borne de Grimpadou 1/4000[718], com. de Solliès-Toucas
–borne de la Beaucaire 1235, 1443[719], limite d’Ollioules et de Toulon (hauteur de la Beaucaire)[720].
–borne de la Croix 1/4000[721], com. Solliès-Toucas (limite)
–borne de Lagoubran: 1156, 1235[722], 1443, 1550[723], limite d’Ollioules et de Six-Fours, puis d’Ollioules et de Toulon[724]. C.H. 50-60-70-80
–borne de la Reppe 1688[725], limite d’Ollioules, de Sanary et de Six-Fours (en bord de Reppe,)[726].
–borne de Piédardan 1156, 1550[727], limite d’Ollioules – Six-Fours 1156 et 1550, puis d’Ollioules – la Seyne 1657 ; cf. Piédardan (PL. 16/5).
–borne et sommet des 4 croix 1/10 000 (en limite des com.s d’Evenos, du Revest, de Signes et de Solliès-Toucas ; cf. les Quatre Confronts.
–borne du Camp, limite de Cuges et du Castellet (du Var et des Bouches du Rône). Placée en bordure du chemin royal, elle a disparu (PL. 21/4).
–borne du Croupatier 1235[728], 1443[729], XVe terme des limites d’Ollioules et de Toulon ; cf. Baou Roux[730]. C.H. 20-30-40-41-50-60-70-80 (PL. 13/2).
–borne du Gouvernement n°1 1/4000[731], com. de Solliès-Toucas (Limite)
–borne du Gouvernement n°2 1/4000[732], com. de Solliès-Toucas (Limite)
–borne 1 et borne 2 de la Petite Garenne 1156, 1550[733], limite d’Ollioules et de Six-Fours 1156 et 1550, puis d’Ollioules et de la Seyne 1657 ; cf. la Petite Garenne, Podium Rascas. C.H. 50-60-70-80.
–Borne 1 à Borne 63 1/4000[734], com. de Solliès-Toucas (délimitation de Morières-les-Vignes) ; Borne 1 des Bessons.
BORREL, cf. BURLIERE
BOSC, cf. BOIS
BOSON, bosson, [boussoun] : bélier ; n. de personne ; n. de famille (Mistral F. 1890).
–ad claperium Bosonis 1151[735], lieu-dit du Beausset et du Castellet (entre le Gros-Cerveau et la colline du Cas)[736].
BOSQUE, cf. BOIS
BOUANO GENESTO, cf. BONNE GINESTE ; genesta [genesto], ginesta [ginesto, gesto], geneste, gineste, ginesté ; composés bona ginesta [bono ginesto], mala ginesta [malo ginesto] : genêt, Spartium juncum L. ou Genista juncea Lam. ; du latin genesta ginesta « genêt » ; lieu planté de genêts. (Levy E. 1909 ; De Fourvières X. 1902 ; Mistral F. 1890 ; Albert A., Jahandiez E. 1908 ; Robert P. 1978). Origine médiévale.
–Bouano Genesto (Sanary ; cf. Bonne Gineste) ;
-Bonne Gineste 1688 (Sanary ; Bouano Genesto 1937) ;
-Gineste 1/50 000 (Six-Fours, colline au Brusc ; Oratoire de Malogineste 1861, Gineste c. 1930, Malogineste 1935 et 1982) ;
BOUCENE, [bousser, bousserre, boussène, boucène, bouseno] : ce substantif peut désigner soit une personne d’origine languedocienne, soit une mauvaise rencontre bouseno. (Castellan 1937 ; Mortreuil J.-A.B. 1872 ; Rotger B. 1984). Origine moderne.
–Boucène (quartier) 1976[737], com. de Sanary (entre la Piole et Mortier) ; Boussène 1688[738], Bousserre 1688[739] ; clos de Boucène 1944[740].
BOUCHE, < C.E., rac. B–K–, boca, bouc, bec, et « Saint Trou, Bouche Ointe, Bucca Unche« [741].
–Bouche Ointe 1/4000[742], com. de Solliès-Toucas (limite entre Méounes, Signes et Solliès-Toucas) ; cf. Bucca Unche. C.H. 60-70-80.
–Bouchon (le) 1/50 000, com. de Six-Fours (rivière entre Reynier et Sauviou ; embouchure de la rivière ; plaine ; hameau) ; Bucarin 1920.
–Bouco Ougno, Boucoulougne, Bouque Ounche, cf. Bucca Unche
BOUDAI: bodin [boudin] ; fém. BOUDIGNE boudigne: lieu où l’on tue le cochon) ?. Base BuD-, ou plutôt bodin [boudin], boudin ; puis nom de métier, « celui qui tue le porc », soit sobriquet, « celui qui est bouffi », puis nom de famille. (Mistral F. 1890). Origine médiévale.
–Boudaï 1657, com.s de La Seyne et de Six-Fours (limite de territoire et terrain décrété intercommunal en 1657) ; les deux moulins à vent de Boudaï 1575[743].
-Boudigne (la) 1778[744], com. de Signes (au nord de Beaupré) ; la Bastide Neuve 1/20 000.
BOUJARD, BOUJAREU, Boujard < nom de personne germanique Buggo ; de bucc-, hêtre, + hard-, dur, fort. (Mistral F. 1890 ; Dauzat A. 1951 ; Gavot J. 1977).
–Boujarde (la) 1932[745], com. du Beausset (ferme au quartier de la Daby) ; la Bourgade ?. C.H. 50-60-70-80.
BOULEDOGUE,. Surnom ? Proposition que nous faisons pour expliquer l’existence de ce toponyme aux Morières, sans autre élément probant. La forme spécifique d’un rocher peut être à l’origine du nom.
–Bouledogue 1/4000[746], com. de Solliès-Toucas (le sommet du Bouledogue).
BOULET, champignon, (bolet) ; cf. BAVAREU
–Boulet (le) 1/4000[747], com. Solliès-Toucas (repère) ; la Baume du Boulet[748].
BOULEVARD : à l’origine, la lice, lissa en Provence, espace entre l’enceinte intérieure et l’enceinte extérieure (Levy E. 1909). Toute large voie plantée d’arbres (Robert P. 1978) ; cors, cours en provençal (Mistral F. 1890).
–boulevard maritime 1897[749], com. de Bandol. C.H. 50-60-70-80.
BOULIBAYE : composé de bollit, bouilli, et balha [baio], baquet[750]: synonyme de lavador, bugada, « lavoir ». Origine moderne.
–Boulibaye 1/50 000, com. de Six-Fours (hameau) ; Boribalh 1367[751].
BOURBIER, voir fanga, fanc, fanh.
–Bourbier, com. de la Seyne ; cf. les Esplageolles[752].
BOURG-, voir borc / burgus, ; bourg
–borc d’Oliolas XIVe siècle, cf. Ollioules.
–bourg et château de Cassis 1533, cf. Cassis.
–Bourgade (rue) 1715, com. de Bandol ; rue Nationale ; rue du Docteur Marçon XXe siècle[753]. C.H. 50-60-70-80
–chemin public de la Bourgade au Cabot 1749[754].
–Bourgeois (le) 1/20 000, com. du Beausset (pente ; ferme à l’ouest de Fontvive.
BOURGAREL, Bourgarèu, Borgaret ; toponyme qui peut avoir pour origine le précédent : bourg– ; voir aussi borc. Nom de personne, Bourgarel en 1797 et 1829, Borgaret en 1930 à Ollioules ; Autre nom : Borgar (Mistral F. 1890).
–Bourgarel 1797, com. d’Ollioules ; Borgaret 1/50 000 ; bastide Bourgarel 1829 ; cf. Borgaret.
BOURNEOU, bornel [bournéou, bournau], bourneaux : goulot d’une fontaine ; conduite d’eau ; canal voûté. (Billy P.-H. 1981 ; De Fourvières X. 1902 ; Mistral F. 1890 ; Arnaud Cl. 1996
–Bournéou (le) 1982[755], com. du Beausset (pente ; quartier à l’est du Pardiguier, en aval de la fontaine de la Daby) ; le Bournéou 1/50 000, 1/20 000 et 1982[756].
BOURRADET, dim. forgé à partir de bourra, voir bourras. Nom d’une famille de la Seyne. (Baudoin L. 1965). Origine moderne.
–Bourradet (place) XIXe siècle[757], com. de la Seyne (place proche du port) ; fontaine de Saint-François ou des Capucins 1656[758] ; Moradet puis Vourradet XVIIe et XVIIIe siècle ; Auberge de la place Bourradet ; place Martel-Esprit 1865.
BOURRAS, BOURRES, borras [bourras, bourrache]) : Bourras, pénitent réformé portant une robe de bure faite d’étoupe et de chanvre ; surnom d’une famille de la Seyne et de Six-Fours. Denans écrit Bourrès pour les frères qui fondèrent la confrérie des Pénitents gris (Denans 1711 ; Baudoin L. 1965). Origine moderne. Dérivés: Bourragué, Bourradet)[759]
–Bourras 1655, com. de la Seyne ; chapelle du Saint Esprit ou des Pénitents gris[760].
–Bourras 1930, com. de Six-Fours (hameau) ; cf. les Frères Bourras.
BOURRASQUE, provençal et catalan borrasca [bourrasco] ; équivalent de chavana [chavano] : coup de vent violent, grain ; de l’italien burrasca, issu de boreas. (Clédat L. 1932 ; Rigaud Ph., Fourquin N. 1994 ; Mistral F. 1890). Origine moderne.
–Pradeau de la Bourrasque 1834[761], com. de Saint-Cyr (hameau) ; le jas de la Bourasque 1620[762] ; le puits du Pradet XVIIIe siècle ; la Bourasque 1864[763] ; cf. les Pradeaux. C.H. 60-70-80.
BOUSCARLE, cf. BUSCARLE
BOUYERE, BOYERE, cf. Boyer
BOURSE DU TRAVAIL, La Fédération des bourses du travail se fonde en 1892 au congrès de Saint-Étienne. De 1892 à 1902, les Bourses se développent rapidement en passant de 22 à 86. Le courant syndicaliste-révolutionnaire était majoritaire dans ces établissements et considérait que la structuration syndicale des Bourses favorisait la conscience de classe des travailleurs des différentes professions réunies, permettant ainsi de développer une autonomie politique et culturelle de la classe ouvrière. Les Bourses devaient être l’embryon de la réorganisation de la société par les syndicats comme l’exprimait la Charte d’Amiens de 1906.
–Bourse du Travail (la) 1902, com. de la Seyne[764].
BOUSSENE, BOUSSERRE, cf. Boucène
BOYER, boier, boey, boer, boyer, bouier, bouyer, Buer, Bouer < nom d’animal, du latin bovis, boeuf. Nom de personne, puis nom de famille provençal ; gardien de boeufs, bouvier ; du latin boarius, dérivé de bovem, bovis, cf. supra. Noms de famille méridionaux, Antoine Boyer, à Ollioules et Bandol en 1562. La famille de Boyer dont les ancêtres défendirent Ollioules au moment des guerres de religion, construisit le fort puis le château de Bandol, qu’elle reçut au début du XVIIe siècle en arrière-fief. Les de Boyer fondèrent des madragues à Saint-Cyr et au Brusc entre autres. Le nom de Boyer / Boier se retrouve à Méounes avecUgo Boverius ou Boier 1211, charte 22 de Montrieux, et à Bandol, Ollioules, Saint-Cyr et Six-Fours aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècle, Boyer-Foresta à partir de 1715 à Bandol. En 1790, une bastide de Sainte Marthe, commune de Marseille, était dénommée la Boyère. (Boyer R. 1980 ; Mistral F. 1890 ; Roux P. 1983).
–bastide la Bouyère XXe siècle, com. d’Ollioules (sur la pente nord de la petite Garenne ; en limite de Six-Fours) ; cf. Podium Rascas 1156[765]
–Boyer (madrague de), cf. la Coudourière, com. de Six-Fours et la Madrague, com. de Saint-Cyr.
BRACERIA < racine gauloise bracis « blé » ; braceria : exploitation agricole, ferme. (Baratier E. 1969b ; Ferdière A. 1988[766] ; Levy E. 1909). Origine médiévale. Voir aussi la racine germanique blad.
–braceria de Georg 1038[767], com. de Saint-Mandrier (PL. 6/4) ; cf. le Creux-Saint-Georges. C.H. 60-70-80[768].
BRACQUIMANT, BRAQUEMANT, cf. BRAQUIMAN
BRAMAREU, BRAMAS, BROMAREN, BROUMAREOU, bramarèu : adjectif qui qualifie celui qui aime à beugler ; du verbe d’origine germanique bramar, beugler, appeler à grands cris ; d’où bram, cri, rugissement ; Bramereau : nom de famille provençal. (De Fourvières X. 1902 ; Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890). Origine vraisemblablement moderne, voire contemporaine.
–Bramareu après 1790, com. de Saint-Cyr (rocher en partie englouti) ; le Bromarel 1864[769].
–Bramas, com. de la Seyne (à Janas) ; refuge deBramas ; oratoire de Bramas (entre Janas et le Sémaphore de Sicié).
BRANCAI, branc, branca, brancai (en parler maritime), branquaille : branche. (Levy E. 1909). Pour branquaille, pancrace : nigaud ; nom d’homme Pancrace, du latin Pancratius qui a donné Saint Pancrace, Sant Brancai en provençal ; surnom pour nigaud. Brancassi : nom de famille provençal. (Mistral F. 1890). Origine médiévale à moderne.
–puits de Branquaille 1970, com. de Riboux (haut vallon, cote 850 m ; puits).
BRAQUET, Braquet, Braquetti, Braquetty[770] petit homme, courtaud. Surnom, puis noms de famille provençaux Braquet, Braquetti, Braquetty. (Mistral F. 1890). Origine médiévale.
–Braquetty (la) I.G.N., com. du Castellet (haut vallon du Réal Martin, en limite du Beausset ; bastide).
–Braquetti-le-Vieux 1/50 000, com. de Signes (plaine entre la Daumasse et le puits d’Envès) ; Altrebraquet 1252[771] ; cros de Braquetty 1778[772] ; la Braquetti 1864[773]. C.H. 60-70-80.
–Montagne du Cros de Braquetty 1778[774], com. de Signes (au nord du Cros de Braquetty) ; cf. Pou de Vèze 1/50 000.
BRAQUIMAND, Braquimand ; Briqueman, plusieurs acceptions,
1. Dérivé des racines pré-indo-européennes B–R-, BR-, BRIGA-, BREK-, BRICA ; il existe une colline Aubrick (ad bricum au XIe siècle) à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes).
2. Braquemond : nom du porteur d’épée. (Cadastre de St Cyr ; Duprat H.-E. 1935 ; Flammare 1885 ; Giraud M. 1864 ). Epoques médiévale à moderne.
–pas touard de Braquiman 1665[775], com. de La Cadière ; pas des Houtos, pas des Autos 1589 ; pas toüart 1665[776] ; le pas toart 1864[777].
–vallat de Braquimand 1736, com. de Saint-Cyr (limite est des Baumelles) ; vallat deBriqueman milieu XVIe siècle ; Braquiman 1546-1573 ; vallat de Briqueman 1604-1634 ; tuillières au cartier de Braquimant 1636 ; tuillières au cartier de Braquement 1686-1706 (PL. 15/7) ; vallat de Bracquimant 1686-1706 ; vallat de Braquimand 1707-1711 et 1736 ; vallat et cartier de Braquiman 1641 et 1711-1726 ; vallat de Bracquiment 1762-1790[778].
BRAVES
–batterie des Braves ou des Chasse-Coquins 1793[779], com. de la Seyne (à 500 m de Gaumain).
BRAYO, braia [braio, brayo], braga : brai, culotte (Levy E. 1909), pantalon (De Fourvières X. 1902) ; du celtique bracca (Mistral F. 1890) ou braga (Rigaud Ph., Fourquin N. 1994) ; estrassa braia [estrasso brayo] « pantalon déchiré, en loques » ; du verbe estrasar « déchirer » (Levy E. 1909). Estrassa braia [estrasso brayo] peut aussi désigner une toile goudronnée 1785 (Rigaud Ph., Fourquin N. 1994).
–L’Estrassaire 1/4000 (Solliès-Toucas-les Morières ; pic de l’ Estrassaire)
–Estrasso Brayo 1/4000[780], com. de Solliès-Toucas ; chemin et Pic d’Estrasso Brayo.
BREGAILLON, < bregar [brega] ; bregalha [bregaio] ; bregaire : lieu où on entrepose l’étoupe. Mot formé à partir de bregar, broyer, du germ. Brikan ; bregaire, broyeur, et [bregaio], étoupe. Il est même possible que, dans le cas de Brégaillon à Toulon-La Seyne, il s’agisse d’un routoir de chanvre[781] (Durand 1925 ; De Fourvières X. 1902 ; Mistral F. 1890). Origines médiévale à moderne.
–Brégaillon 1/50 000 et 1965[782], com. de la Seyne (quartier en bord de mer) ; la Cavilha XIVe-XVe siècle[783], com.s d’ Ollioules, Six-Fours et Toulon ; Brugalha XVe siècle[784] ; chapelle Notre-Dame du Mont Carmel 1661 ; Brugaillion 1727[785] ; Hermitage 1764[786] ; Notre-Dame de Bréguyon 1778[787] ; pointe de Brégaillon ; Batterie des Sans Culottes 1793 ; moulin à vent de Brégaillon (disparus)[788]. C.H. 60-70-80.
BREBIS (prov. FEDA, d’où cf.FEDE,
–Brebis (pic de la) 1/4000[789], com. de Solliès-Toucas
BREMOND, < Anthr. Bremond.
–Brémond (ruisseau de) 1845 et 1871[790], com. de La Cadière[791] ;pas de Marte 1670[792] ; Pont de Martin 1845[793].
–Brémond 1/50 000, com. de la Seyne (plaine) ; lentisque du quartierBrémond 1975[794].
–Brémont 1/20 000, com. du Beausset (pente ; ferme à l’ouest de la Font des Pères).
BREQUART, cf.FABREGAS
–Bréquart (batterie du) 1794[795], com. de la Seyne ; batterie de Fabrégas.
BRIANÇON, <. Anthr. Briançon : nom de la ville d’origine (Hautes-Alpes) ; nom de famille provençal ; mais aussi Briançon, Telo, Tolosa, Tarento : ligures ; renvoient à des rhabillages de noms anciens (Trets, Massalia, Olbia, Bayonne, Kitharista… ((Rostaing Ch. 1950).
–Briansson (fontaine de) XVIIIe siècle[796], com. de Signes (en limite de Signes-Barrayrenque et de Signes-le-Blanc)
BRIGITIAN, BREGUETIANS, < Anthr. Brigitian, soit membre de la famille Brigida ou Bregida, Brigitte ; soit breguetian, tapageur ou enguentier), selon Mistral F. 1890).
–Brigittians 1/4000[797], com. de Solliès-Toucas
BRIQUEMAN, BRIQUIMAND, cf. BRAQUIMAND
BROMAREN, BROMAREL, BROUMAREOU, cf. BRAMAREU
–Bromaren après 1790, com. de Saint-Cyr[798] ; cf. le Bromarel 1864[799].
BROUSSAN, BROSSAN ; Brossans, [Broussan] : renvoie au latin « domaine de Bruccius[800]« . Broussan < bruccius + ano ; autre orthographe : Brussius, Bruscius et Bruttius. L’origine est bien romaine (on trouve ainsi le toponyme Broussan dans le Gard,, attesté sous la forme Brucianum en 1060 et Brucianum villa en 870 !) ; ce cognomen latin date du bas empire (au plus tôt, IIe siècle). Plaine et hameau du cours supérieur du Destel, com. d’Evenos. (Boyer R. 1980 ; Rostaing Ch. 1950). Origine gallo-romaine.
–Broussan (le) 1978, com. d’Evenos (PL. 6/5 ; en limite d’Orves) ; la terra de Brossan XIIe siècle[801] ; Brossans 1200[802] ; in loco qui dicitur Brossan1200[803] ; géologie du Broussan 1977[804]. C.H. 20-30-40-41-50-60-70-80.
–Broussan (Auberge du) 1909[805], (sur l’ancienne route de Toulon au Beausset par Evenos).

(Le Broussan en 1909, commune d’Evenos, coll. Elie Bachas).
–Broussan (château du)[806], (en bas de pente). C.H. 50 80
–Broussan (ravin du) 1978, (ravin ; torrent) ; les Gours ; grotte des Gours au Broussan 1980[807]. C.H. 30-40-41-50-60-70-80.
–Broussan (torrent du), cf. Destel.
BROUSS-, BRUG-, < C.E., rac. bru-, brus-, brusc, brusq, braucus ; broussière [béoussiero, broussiero] ; brugaria ; brugedor ; bruguière : Bruyère. Voir infra, BRUSC
–Broussiero (la) 1982[808], com. du Beausset ; cf. Béoussières.
–Brugaillion 1727[809] ; cf. Brégaillon.
–Bruguière (ravin de la) 1978, com. d’Evenos (ravin ; torrent) ; bas du vallon dit la Glacière ; Brugaria fin XIIe siècle (sur Orves)[810]. C.H. 60-70-80.
–Brugedor (ragage de) XIIe siècle[811], com. de Signes (aven ; limite d’Orves et de Signes) ; raguaje Brugedor XIIe siècle[812] ; regayge Brugedor 1543[813] ; aven du Jas de Laure (I.G.N.). C.H. 60-70-80.
BRULAT, BRULADE, cf. BRUSLAR.
BRUN, Bruna, diminutif brunet/te[814] : adjectif de couleur d’origine germanique, et nom de personne . (Cledat 1932).
–Petra Bruna XIIe siècle[815], com. d’Evenos (rocher en limite d’Orves et du Revest) ; peut-être la Barro Nuecho / la Baronnette, l.-d. d’Evenos (sous la Barre des Aiguiers). C.H.50-60-70-80.
–Brunet (jas de) 1447[816], com. d’Ollioules.
–Brunette (la)[817], com. de Six-Fours (plaine ; hameau).
BRUSC, < C.E., bru-, brus-, brusc, brusq, braucus, bruyère : bruyère < latin tardif « brucaria »> brugaria (celtique, in: Clédat L. 1932), Erica arborea L. (brugas masclé), à Solliès-Toucas ; Erica Scoparia (brugas fuméou ou brusc), au Brusc, Pépiole, les Sablettes. Bruscar : chauffer la carène d’un navire, 1253 (Fourquin et Rigaud 1994), ceci pourrait s’appliquer au Brusc de Six-Fours. (Albert A., Jahandiez E. 1908 ; Rostaing Ch. 1950). Origine gauloise.
–Brusc (le) I.G.N., com. de Six-Fours (PL. 6/7,. PL.12/3, PL. 23/5 ; plaine ; port et hameau à l’extrême ouest du cap Sicié, en face des Embiez) ; Tauroeis fin IIe siècle av. J.-C.[818] ; Tauroentum milieu Ier siècle[819] ; Tauroentium / Tauroention fin Ier av.-début Ier ap.[820] ; Tauroin Ier siècle[821] ; Tauroention IIe siècle[822] ; Taurento Portus Ier-IIe siècle[823] ; Tauroeis fin Ve siècle[824] ; Pataum / Pataui VIIIe siècle[825] ; Tauren 1335, quartier de Six-Fours[826] ; Taurens 1354[827] ; Taurens alias lo Cayrat 1485, quartier de Six-Fours[828] ; itinere novo apud Taurens 1485 (à Six-Fours) ; faysses ou fayssas de Taurens 1485 (ou Pied Martin) ; Torenh XVe siècle[829] ; Tauren XVI e siècle[830] ; propriété Honorat Tallian à Taurens 1587[831] ; Tauren 1790 quartier de Six-Fours[832] ; Tauren 1829[833] ; Toulon ou Tauroento 1634[834] ; Tauren, quartier près de Gineste[835] ; Tauroentum[836] ; à Tauroentum le Brusc[837] ; Brusc 1469[838] ; itinere publico quo itur ad Brusc 1485 ; als Embies deves Lo Brusc 1514 ; cartier appelé au Brusc 1552 ; chemin sive viol allant au Brusc 1552 ; lieu-dit Brusquet 1561, salines ; au plan de la mar dit le Brusc, camin tirant au Brusc, un tignadou au-dit Brusc[839], magasin au Brusq 1587[840] ; aux magasins du Brusq 1609[841] ; cartier du Brusq 1609[842] ; cartier du Brusq au rivage de la mer 1627 ; le port du Brusq 1639 ; le petit Brusq 1678-1682 ; au geatz du Brusq dit le cap de l’Ollivier 1678-1682[843] ; Brusc 1684 ; magasins au Brusq 1728[844] ; Rade du Brusq : magasins 1764[845] ; Brus 1778[846] et 1794[847] ; Brusq 1861[848] ; église Saint-Pierre du Brusq 1873 ; port de Brusq 1873[849] ; le Brusq 1892[850] ; le Brusq 1898[851] ; Brusc 1901[852] ; le Brusq-sur-mer 1908[853] ; le Brusc 1909[854], 1953[855] et 1956[856] ; Tauroentum était au Brusc 1959[857] ; à Tauroentum le Brusc 1981, 1982[858] ; les Faïsses 1982 (pente au Brusc ; cf. Roches Blanches) ; le Brusc[859]. Le Brusc est-il le port de Marzan?[860].
–Batterie du Brusc.

(Le hameau du Brûlat, autrefois « les Cabanes du Castellet ». Cliché d’avant 1914)
BRUSLAR, bruslat ; Brûlat ; la Brulade . Adjectif, part. passé du v. bruslar, brûler ; substantif masc. le brulat signifiant le brûlé, terrain brûlé ; substantif féminin la [brulado] désignant ce qu’on brûle en une fois. Du lat. ustulare >ustolare>brustolare>brustlar>bruslar : brûler (Dauzat A. 1951 ; De Fourvières X. 1902 ; Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890). Origines médiévale à moderne.
–Brulade (la) 1970 et 1986, com. de La Cadière (cote 399 au sud de la Bégude) ; le ravin de la Brulade 1845 et 1864[861].
–Brulade (la) 1/50 000, com. du Castellet (ferme au sud-est de Soupe-Froide)
–Brûlat (le) 1864[862], com. du Castellet (hameau au nord du Castellet, sur le Chemin Royal, PL. 6/6, PL.21/5) ; la font de las Cabanas 1370[863] ; las Cabanas 1371[864] ; loco vocato ad Cabanas 1394 ; las cabanas de Castelleto 1423[865] ; les Casaulx 1550[866] ; las Cabanas 1550[867] ; font de las Cabanas 1570[868] ; Escabanos 1646[869] ; la théoulière siue las Cabanas 1646[870] ; Logis des Cabanes 1681[871] ; Maison Bruslée 1700[872] ; Logis Brûlé 1711[873] et 1713[874] ; Logis Brûlat 1791[875] ; chapelle du Brûlat (cf. Notre-Dame du Brûlat). C.H. 50-60-70-80.
–Tête du rouve brûlat 1/4000[876], com. Solliès-Toucas.
BRUTAL BEACH, voir Beach.
–Brutal Beach XXe siècle, com. de Six-Fours ; cf. plage de Bonnegrâce.
BRUYERE, <C.E, rac. bru-, brus-, brusc, brusq, braucus ; broussière [béoussiero, Broussiero] ; Brugaria ; Brugedor ; Bruguière ; Bruyère).
–Bruyères (les) 1/4000[877], com. de Solliès-Toucas ; Chemin et Cros des Bruyères ; cf. terra de Burgalla 1219 (terre près des Bessons de la Tourne)[878].
BUCARIN, cf. BOUCHE..
BUCCA, cf. BOUCHE, < C.E., rac.B–K-, boca, bouc, et bocarel.
–castellum Bucca Unche 1156 et 1165[879], com. de Méounes, de Signes et de Solliès-Toucas (près des Jounces ; en limite de Montrieux) ; Bouque Ounche[880] ; Saint-Trou[881] ; cf. Bouche Ointe, Saint Trou.
BUGE, < bugada, buge : lessive (Dauzat A. 1951 ; Levy E. 1909)., équivalent de lavador lavoir ; bugarel : qui fait la lessive. Origines médiévale à moderne.
–chemin de la Buge I.G.N., com. de Sanary ; Chemin de la Buege 1745.
BURGALLA, cf. BRUYERE
BURLIERE, < Anthr. Burle[882].
–Burlière (la) XVIIIe siècle, com. d’Ollioules ; cf. chemin royal dit de la Burlière ; cros de Borrello 1235[883], en limite de Toulon et Ollioules.
BUSCARLE,buscarle, boscarla, boscarle, bouscarle[884] : fauvette . (Mistral F. 1890). Origine médiévale.
–Bouscarle (la) 1864[885], com. du Castellet (bastide à Sainte Anne) ; la Bouscarle 1845[886].
-cf. bergerie de la Buscarle, com. de Cuges.
BUSQUET, bosc, dim. bosquet [bousquet], bouchon, busquet). bosc, dim. bosquet [bousquet], bouchon, busquet ; dér. buscaille ; avec suff. : boscage ; adj. fém. bosque : bois ; du latin boscus. Bosquet, bouchon : petit bois. Buscaille : broussaille. Busqueta : bûchette (Levy E. 1908 ; Mistral F. 1890 ; Nouvel A. 1981 ; Dauzat A. 1951). Origines latine à moderne.
–cros et source des Busquets[887], com. de Solliès-Toucas.
BUTTE, toponyme récent qui a le même sens oronymique qu’Auroneves (Orves, à Evenos),.
–butte d’Orves com. d’Evenos ; cf. Ruines de Saint Vincent (PL. 3/4).
[1] Henseling L. 1977-1978.
[2] Croisey S. 1764 (carte).
[3] Michelet et Brémond 1727 (carte).
[4] Ayrouard 1732 (carte).
[5] Il est tentant de voir dans Balaguier le thème pré-indo-européen BaL-, mais, en l’absence de formes anciennes, nous préférons rejeter cette possibilité. Relevons qu’il existe un Balaguier en 1352 à Marseille (locus dictus Valaguier 1323), au quartier du Canet (Mortreuil J.-A.-B. 1872) et deux autres localités portant le même nom dans l’Aveyron (Salch 1979). Billy y voit des aires à battre le blé. Une autre traduction ne pourrait-elle pas être val aiguier, le vallon de l’eau ? L’existence d’une aiguade en bord de mer rendant cette hypothèse plausible.
[6] . de Bonnafoux H 1639 (carte).
[7] Delattre G., inédit : chapelle contemporaine.
[8] Delattre G., inédit.
[9] Baudoin L. 1965.
[10] id.
[11] id.
[12] Ayrouard 1732 (carte).
[13] Baudoin L. 1965.
[14] Toponyme moderne.lié à la forme particulière d’un rocher. Le baldaquin se dit pàli en provençal, il désigne un dais (Levy E. 1909), et dérive de la racine PaL-.
[15] Guérard 1857, ch.702 ; Duprat H.E. 1935 : « sicut rivus Roepe decurrit a molendino Baldoyni usque ad mare…« . Seul moulin mentionné dans le document de séparation, le moulin de Baudoin est aussi le premier et le dernier terme des limites du castelli Sexfurnis, donc vraisemblablement le plus important ; il devait évidemment exister antérieurement, même si nous ne savons pas de quel Baudouin il peut s’agir, et appartenait à l’abbaye de Saint Victor qui l’avait reçu en 1044 des vicomtes (cf. de Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926, p.33). Ce moulin disparaît ensuite des textes -peut-être continue-t-il d’exister sous un autre nom ?- Toutefois, lorsque le quartier auquel il a donné son nom est cité en 1447 lors du renouvellement des limites de Six-Fours, il n’est plus question que de l’île Baudouin qui, d’ailleurs, appartient à Ollioules.
[16] Castellan E. 1937.
[17] id. Le nom a cependant perduré à La Seyne, puisque, avant la Révolution, l’un des chantiers navals locaux appartenait à la famille Baudoin (Baudoin L. 1965, p. 796).
[18] Carte des Morières, sect. G2.
[19] Roc de la Balise Penchée, carte des Morières, secteur D2.
[20] Croix de la Balise Salut, carte des Morières, secteur A1.
[21] Dufournet P. 1978, 400 p.
[22] Tardini 1394 : « in territorio dicti castri de Cadeiria loco dicto ad balmam ».
[23] Boyer R. 1980, p.450 : Donation de Willelmi Martini – « terra de Balma Contentiosa que ab occidente contigua est terre que fuit Marie de Sex Furnis que tendit juxta rupem usque viam publicam que vadit ad Sinnam« – (Charte n°61 de Montrieux). Comme elle n’est mentionnée qu’une seule fois dans le Cartulaire de Montrieux, nous proposons d’y voir balma Dalmaz donnée par la même famille au monastère. Toutefois, nous ne cachons pas que ce rapprochement se heurte aux données de la topographie, balma contentiosa se trouvant vers Signes et Le Beausset, balma Dalmaz, que nous assimilon à balma de Ausmar, vers le Revest.
[24] Boyer R. 1980, p.438 : Limite d’Orves, entre Petra Bruna et al Peirol.
[25] id., p.453 : Acte de donation de terres d’Orves signé en ce lieu par Guillaume Martin seigneur du Beausset et coseigneur d’Orves.
[26] id., p.394 : Limite de Montrieux, entre la balma del Fol (grotte de l’Ome Fer) et Fiéraquet ; près des limites du Revest)
[27] id., p.475 : Limite de Montrieux, entre vallis Germani et la Tourne.
[28] id. : limite entre Méounes et Montrieux.
[29] id., p.839. Les autres écritures sont également dans Boyer R. 1980.
[30] id., p.394 : entre caput Morerie / suill de Ricart et le Revestet.
[31] id., p.394 : entre Caumes et Balma d’Ausmar / Fiéraquet.
[32] id., p.438 : Limite d’Orves, entre Peirol et Fiéraquet.
[33] id., p.393 : entre les limites d’Orves et la Guilancier.
[34] Saglietto V. 1953-53.
[35] Mortreuil J.-A.-B. 1872 : une des limites de Ceyreste et de Roquefort.
[36] expression redondante dans laquelle les deux racines la composant expriment le même sens : balma et cauna.
[37] Boyer R. 1980, p.419 : lieu-dit non reconnu situé à l’est du vallon de Faverolle.
[38] id., p.624 : 3e terme des limites de Beaumont entre les Esprévières et et le sommet de Beaumont.
[39] id., p.660 : 1er terme d’une terre de Montrieux sur Méounes.
[40] Duprat H.E. 1935.
[41] Boyer R. 1980, p.862.
[42] id., p.399 : Limite d’un défens de Montrieux sur Méounes.
[43] Brun J.-P. et alii 1999, 1, p. 240 : Bandol tire son nom de l’île de Bendor qui dériverait, d’un radical *BeN– à signification oronymique (d’après Rostaing Ch. 1950, p. 87).
[44] 1615, Bandolest arrière-fief de La Cadière ; 1707, début de l’agglomération ; 1715, acte de séparation d’avec La Cadière, l’agglomération est alors appelée « le village » ; 1720-1722, premier cadastre ; 1721, installation d’une garnison ; 1723, Bandol dépend de la viguerie de Marseille ; 1722 et 1750, l’île de Bandol (Bendor) est un bien noble ; 1760, Vernet peint la pêche au thon à Bandol (Cayol M. 1985). Seigneurie de l’Abbaye de Saint-Victor puis des Boyer (Baratier E. et alii 1970). 619 hab. en 1765, 1240 en 1818, 1847 en 1844, 1968 en 1851, 4198 en 1962 ; superficie : 858 hectares. La côtes, découpée de criques, est très urbanisée. L’ïle Rousse et celle de Bendor sont situées à 500 m du rivage, mais seule Bendor est habitable. En arrière de la côte, le relief s’élève rapidement jusqu’aux quartiers de la Garduère et de Vallongue, en limite de Sanary, le Castellet et la Cadière. Au XVIIIe siècle, le terroir était réputé pour ses vins rouges, ses légumes et ses orangers. Au milieu du XIXe siècle, le vin, les oranges et les primeurs sont toujours les principales productions mais le village fabrique également des tuiles. Le port sert d’entrepôt et de lieu d’embarquement des vins de l’ouest du département. Enfin, l’octroi frappeà Bandol les vendanges, les vins, les alcool purs, l’huile et tous les animaux d’élevage depuis le 29 février 1819 (Statistique du Département du Var, 1844, p. 524-525, qui place curieusement la mine de lignite de La Cadière, qualifiée de « mine de houille« , sur le territoire de Bandol).
[45] Albanès J.-H., Chevallier U. 1899, n° 115.
[46] Barthélemy L. 1882, n° 672 : Droits de pêche et autres droits sur les barques et navires aux ports de Banduino et Aquila…
[47] « de Bendormi a san Marzam… » d’après le portulan vénitien de 1490 traduit en 1632 par Guillaume Giraud et rapporté dans Duprat H.E. 1935) ; id. d’après le portulan Parma-Magliabecchi du XVe siècle « Bendormi…San Nazar – Sanary aujourd’hui -« , dans Rotger B. 1984, p. 34-35.
[48] Giraud M. 1864.
[49] id.
[50] Tassin 1684 : Carte qui ne porte que l’île, pas le port (en surcharge tardive : Bandol).
[51] Cassini 1778 : île de Bandol (pour Bendor) et cap de Bandol.
[52] Préfecture du Var 1818, p. 61.
[53] Archives de Sanary : Procès-verbal de délimitation du territoire de la com. de Saint Nazaire, 20 février 1828.
[54] Préfecture du Var 1844, p. 7 et 524.
[55] Rouden 1884.
[56] Blanchet A. et alii 1932.
[57] Martina-Fieschi D., Ribot H. 1995 : inventaire d’un mobilier archéologique d’époque romaine découvert à Bandol, rue Marçon, lors de travaux immobiliers.
[58] Plutôt que d’y voir comme origine « la petite corne » (banette), bien que l’existence d’un point de passage de troupeaux de moutons ne soit pas totalement exclue.
[59] Giraud M. 1864 : cadastre, section A, mentionnée par Bosc.
[60] Delattre G., Julien G. 1997a – Les maisons-fortes de Saint-Cyr, Bandol, La Seyne, p. 52-55.
[61] Nous proposons comme racine Benet, famille de Saint-Cyr dont l’un des membres, Benet Toussaint, est mentionné en 1736-1762, plutôt qu’une éventuelle racine BaN- pré-indo-européenne qui, à notre avis, n’a pas de sens ici. G. Delattre classe cette construction dans la série des maisons-fortes élevées à partir du milieu du XVe siècle en Provence (Delattre 1997c).
[62] Excursionnistes Toulonnais 1966-1967.
[63] La tentation est grande de voir dans BANON le thème pré-indo-européen BaN-, d’autant plus que nombre des toponymes qui en découlent désignent des lieux perchés ; cependant, l’existence au Beausset et à Evenos d’une famille Banon à une époque récente (dont un maire du Beausset), et la mention au XIIIe siècle des frères Bannon, fils de Douce de Mazaugues, ne nous laissent pas d’autre choix que celui d’un surnom ancien devenu nom de famille avec le temps.
[64] Bottin C., Bonnaud L. 1909.
[65] Blanchet A. et alii 1932.
[66] Brun J.-P. 1977.
[67] Brachet J.-P., Ribot H. 1998a, p. 98-99 ; id. – 1998b, p. 103-104.
[68] Carte des Morières.
[69] Mistral F. 1890 : nom de famille.
[70] Citerne initialement construite en vue d’alimenter un fort semblable à ceux du Coudon et du Caumes, mais qui ne fut jamais réalisé.
[71] Carte des Morières.
[72] Boyer R. 1980.
[73] Carte des Morières.
[74] id.
[75] id.
[76] id.
[77] id.
[78] id.
[79] id. Toponyme récent.
[80] id. Rapprocher les Baous de Lèbre et de Moussu Lèbre de la Lébrière (com. de SIGNES).
[81] id.
[82] Faiden William 1794 (carte)
[83] Cassini 1778 (carte).
[84] Giraud 1884 : cadastre sect. B dite d’Agnis.
[85] Carte des Morières.
[86] id.
[87] id. Toponyme moderne.
[88] id. Toponyme moderne.
[89] id. Toponyme moderne. Nous ne pensons pas qu’il faille voir dans « pins » une racine préceltique de type P–N-, thème PeN-.
[90] id. Toponyme moderne.
[91] id.
[92] id., secteur C3, Chaînon du Baou du Midi.
[93] id.
[94] id.
[95] id. Toponyme moderne.
[96] id.
[97] id.
[98] id.
[99] id.
[100] Cassini 1778 (carte).
[101] Castellan E. 1937 : XVe et dernier terme des limites placées en 1443 entre Toulon et Ollioules.
[102] Henseling L. 1977-1978.
[103] Le Baou Roux, dernier terme des limites de 1235 et 1443, se caractérise par le fait que les armoiries de Toulon et d’Ollioules sont directement gravées sur le rocher (cf. Delattre G., Hervé R. 1995a). Le texte de 1235 ne présente pas d’ambiguïté : le Baou Roux (ruppem Rubeam) est bien distinct du Croupatier (rupem Corberiam) avec lequel il ne peut être confondu (cf. de De Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926 : Toulon. Décision arbitrale du 18 novembre 1235 de Rostan, évêque de Toulon… ;. Albanès, Chevalier (Gall. Christ.) : Détermination par Rostang, évêque de Toulon, des limites entre la ville de Toulon et le château d’Ollioules, Arch. munic. de Toulon, GG 25, original, parchemin)
[104] Du nom d’Audibert dit la Baraque qui fut abattu en ce lieu par des gendarmes d’Ollioules (Beltrame G. 1973b)
[105] Baraveù peut provenir d’une inversion des deux dernières consonnes de bavareù (champignon).
[106] G. Barbani, témoin vers 1173/1183 d’une controverse qui opposa Guillaume Martin du Beausset à Pierre d’Orves (Boyer R. 1980, p.456).
[107] Henseling L. 1977-1978.
[108] id.
[109] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. F dite de Conil ; bastide, donne son nom à un quartier rural, à un moulin à huile et à un vallon, mentionné par Bosc en 1845.
[110] Bosc Ch.L. 1856.
[111] Giraud M. 1864 : quartier, cadastre du Beausset sect. B dite de Ganéou.
[112] Gavot J. 1982 ; cadastre du Beausset.
[113] Cassini 1778 (carte).
[114] Boyer R. 1980, p.272.
[115] Giraud M. 1864 : du nom de la famille Barles qui habitait le mas en 1864 (nous connaissons entre autre Barles Antoine en 1686-1706, Barles Pierre et François en 1726-1736, à Saint-Cyr, ainsi que Barle Jean en 1724 à Bandol.
[116] id. : cadastre, sect. A dite de Saint-Cyr, reçoit son nom de la famille Barles qui y habite.
[117] Cassini 1778 (carte).
[118] Giraud M. 1864 ; Duprat H.E. 1935
[119] id. : cadastre, section B. Giraud renvoie l’un à l’autre. On peut également renvoyer Barro Nueche à la Pierre Mouraou, ce qui dans ce cas, signifierait la Pierre Noire ou la Pierre à Construire. Nous ne tranchons pas.
[120] cadastre.
[121] L’évolution de ce toponyme nous conduit à proposer une équivalence entre roca, rupes, barra, baou / baus et parfois morra / morsa, tous pouvant désigner indifféremment dans l’Ouest varois un escarpement ou un rocher, avec à chaque fois le sens de hauteur escarpée.
[122] Boyer R. 1980.
[123] id.
[124] projet refusé à cause de la mauvaise qualité de la roche (Castellan E. 1937).
[125] Boyer R. 1980, p.476.
[126] id., p.493 : Pons Barreria, témoin d’une donation faite à Montrieux par Guillaume de Signes, fils de Guillaume de Signes-lo-Blanc.
[127] id., p.533 : « Tenemento castro de Signa quod appellatur castrum dels Barrairencs« , partie acquise en 1224 par Bertrand de Signes.
[128] id., p.472.
[129] id.
[130] Baratier E. 1969 : 363. In castro de Singia de Barrarequis. Le comte possède la seigneurie majeure, le quart de la propriété du châteaua vec les droits en rapport. Il perçoit la cavalcade ; la justice majeure et la queste sont de son ressort.
[131] Boyer R. 1980 citant de Belzunce.
[132] cadastre.
[133] Cassini 1778 (carte).
[134] Le vicomte Barral (Barraou en graphie provençale oralisée) est représenté sur son sceau accompagné d’un barril, XIIe-XIIIe siècle (De Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926, p.LXI)
[135] M. Giraud M. 1864 : cadastre du Castellet, fol. 18.
[136] id. fol. 146.
[137] id. : Arch. des Bouches du Rhône.
[138] id.: bois.
[139] id. : bois sur le finage de La Cadière (cadastre, section G) et du Castellet (cadastre, section A.).
[140] Cassini 1778 (carte).
[141] Giraud M. 1864 : ferme, cadastre de Signes, sect. G dite la Barralière.
[142] Henseling L. 1977-1978.
[143] Boyer R. 1980.
[144] Fichier du C. A.V.
[145] id.
[146] Carte des Morières, sect. F3. Rapprocher ce mot de barenc, ou « ravin » en provençal.
[147] Dans les textes, le toponyme barre ou barres remplace fréquemment le provençal baus ou baux, comme c’est le cas dans l’arrondissementde Marseille où les baux de Molans cités en 1530 sont devenus les Barres de Miolan en 1872 (Mortreuil J.-A.-B. 1872).
[148] Giraud M. 1864.
[149] Cadastre du Castellet, fol. 302.
[150] id., fol. 31.
[151] Archives communales de Sanary.
[152] id.
[153] Giraud M. 1864 : cadastre du Beausset, sect. C dite le Vallon.
[154] carte des Morières.
[155] Eoure,autre nom du Las (com. du Revest).
[156] Saglietto V. 1938.
[157] Martina-Fieschi D., Ribot H. 1995b, p. 204-206 ; id 1995c, p. 109-113.
[158] La hauteur de la Gache, outre son utilisation médiévale, fut occupée par un oppidum protohistorique, vers le Ve siècle av. J.C. dans un premier temps, puis au IIe av. J.C (cf. note précédente).
[159] Carte des Morières.
[160] id., secteur A1.
[161] id.
[162] id., sect. C3.
[163] Boyer R. 1980.
[164] Comme nous l’écrivions plus haut au sujet des Escavalins, nous trouvons la mise en équivalence de Morsa avec barre, en position redontante puisque Cavalin(o) a le même sens.
[165] Gall.Christ., ch. n°147.
[166] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. C. dite du Real Martin.
[167] Blanchet A. et alii 1932.
[168] Carte des Morières.
[169] voir pour BARRE ce que nous avons exprimé au sujet de BAUS et BAOU.
[170] Théveny J.-M. 1978 ; Ribot H. cité dans Moliner M. 1982, mns ; Broecker R. 1987.
[171] Fouillé en 1973 par H. Ribot, le site comporte une tour médiévale et un mausolée romain. M. Moliner n’y a rien trouvé de protohistorique. J.-M. Théveny rattache le mausolée à un habitat romain établi en bas de pente, au sud de Châteauvieux, au contact de la plaine du Plan du Castellet. R. Broecker y voit le premier établissement du Castellet (Castellarium 1030).
[172] Carte des Morières, secteur C1.
[173] id., secteur C1.
[174] Boyer R. 1980.
[175] A Marseille, qu. Sainte Marthe, lieu-dit « les Barrières » cité Barrieras en 1323 également situé sur une voie de circulation : Caminum traverserium de Barreriis en 1323 (Mortreuil J.-A.-B. 1872).
[176] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. B dite du Thouron.
[177] id. 1871.
[178] Bottin C. 1896, p. 137-164. Au XVIIIe siècle ce cordon sanitaire avait été établi sur la position du Destel pour préserver Evenos de la peste qui sévissait à Ollioules. Pour les autres barrières d’Ollioules, voir Cancellade et Peire Pigne.
[179] Brun J.-P. 1977.
[180] Bottin C., Bonnaud L. 1909.
[181] Barry, nom de famille mentionné à La Seyne en 1790, et A.-L. Barry, nommé consul de La Seyne par le chef de l’Etat en 1852-1853 (Baudoin L. 1965).
[182] Boyer R. 1980, p.406 : Peire Barri, témoin d’un acte de donation faite par Hugues de Valbelle.
[183] id., p.425.
[184] id., p.427.
[185] Giraud M. 1864 : quartier ; cadastre, sect. D dite de Cancerille.
[186] Un Barthelemy Jean est mentionné à Six-Fours dès 1335 (Duprat H.E. 1935).
[187] Bosc CH.-L. 1856.
[188] Giraud M. 1864 : bastide mentionnée par Bosc ; cadastre, sect. B dite de Sainte Anne.
[189] id. : quartier.
[190] id. : cadastre, sect. K dite du Romanil. ; nom d’un vallon.
[191] id. : cadastre, sect. L. dite la Lausière.
[192] Brody M.-R. 1996, carte de Sicié.
[193] Brun J.-P. et alii 1999, vol2, p. 720 : ; Laflotte A.-L. 1923, p. 272-273 ; Saglietto V. 1935, p. 30 ; id. 1952-1953, p. 97 ; Borréani A. et M. 1987, p. 32.
[194] Le Bazan et La Bazane sont des propriétés citées en 1790 à Marseille (qu. de Château-Gombert et de Sainte-Marthe).
[195] Carte des Morières, secteur F2.
[196] Henseling L. 1977-1978.
[197] Route reliant le Beausset, ou la Bourgade, à Sainte-Anne d’ Evenos, ou le Cabot.
[198] Cassini 1778 (carte).
[199] Baudoin L. 1965, p. 39.
[200] Barthélemy L. 1882 ; Mortreuil J.-A.-B. 1872.
[201] Documents antérieurs à 1790 – Enquête de Robert de Millet, fonds de la cour des comptes de Provence – B 1103 ; Barthélemy E. 1882a.
[202] Bosc Ch.-L. 1856.
[203] Giraud M. 1864 : château ; cadastre, sect. G dite des Lequettes.
[204] id. : cadastre, sect. E dite du Plan.
[205] Cassini 1778 (carte).
[206] Giraud M. 1864.
[207] Castellan E. 1937.
[208] Delattre G., Julien G. 1998, p. 155-156 : manoir à quatre tourelles (deux grandes au nord, deux petites au sud) dont la date de construction serait 1425, mais plus probablement 1525. Fenêtre à meneau dans la façade est.
[209] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. L dite la Lausière.
[210] Baudoin L. 1965.
[211] Cassini 1778 (carte).
[212] Saglietto V. 1936, Méounes…
[213] Baudoin L. 1965.
[214] id.
[215] Henseling
[216] id.
[217] C’est à cet ermitage de Saint-Laurent qui précéda la Cruvelière que l’on doit vraisemblablement l’appellation de Camp de Laurent puis Camp Laurent que porte l’un des quartiers nord de La Seyne, aujourd’hui zone industrielle et commerciale située entre la voie ferrée et l’autoroute.
[218] de Ribbes 1898. : La terre de Darboussan appartenait à la famille Deydier depuis le milieu du XIIIe siècle De 1490 à 1492, Jaume Deydier y fit construire sa bastide . Plus tard, elle reçut le nom de Marine. En 1898, elle s’appelait la ferme des Palmiers.
[219] id.
[220] Castellan E. 1937.
[221] id. : lieu de retraite des convalescents de la peste de 1721.
[222] Cette bastide tire son nom de la famille de Boyer dont les ancêtres défendirent Ollioules au moment des guerres de religion, reçurent au début du XVIIe siècle l’arrière-fief de Bandol et fondèrent les madragues de Saint-Cyr et des Embiez.
[223] Baudoin L. 1965.
[224] id.
[225] id. : le portail de cette ancienne propriété de la famille d’Estienne d’Orves a été placé au Broussan, à l’entrée du domaine d’Orves.
[226] Castellan E. 1937 : lieu de retraite des convalescents de la peste de 1721.
[227] doit son nom à Michel Masse qui la possédait en 1725.
[228] registre des délibérations.
[229] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. C dite des Lèques.
[230] Castellan E. 1937
[231] id.
[232] Rotger B. 1984.
[233] Cassini 1778 (carte).
[234] Castellan E. 1937.
[235] id. ; Rotger B. 1984 : lors de la visite des experts chargés de délimiter Ollioules de Sanary, ils reconnaissent également d’autres termes séparant Ollioules de Six-Fours / La Seyne et Ollioules de Toulon. Parmi ceux-ci, il est dit que de la bastide de la Martine, ils se rendirent à un terme proche de la mer.
[236] Rotger B. 1984.
[237] « ..il nous est montré près de la bastide du sieur Cordeil et à quelque distance …un autre terme.. » (Castellan E. 1937). « ..Ils virent aussi la même séparation vers une bastide du sieur Cordeil… » (Rotger B. 1984) : il s’agit en fait du terme dit de la Cancelade.
[238] Castellan E. 1937.
[239] Baudoin L. 1965.
[240] id.
[241] Cassini 1778 (carte).
[242] Henseling L. 1977-1978.
[243] Boyer R. 1980, p.107.
[244] Baudoin L. 1965.
[245] Castellan E. 1937.
[246] Baudoin L. 1965.
[247] Castellan E. 1937.
[248] id.
[249] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. C.
[250] Cassini 1778 (carte).
[251] Castellan E. 1937.
[252] id.
[253] Baudoin L. 1965.
[254] id.
[255] id.
[256] Castellan E. 1937.
[257] id.
[258] Baudoin L. 1965.
[259] Bastidon (Rotger B. 1984) : cacographie de Rastidor 1688 (Castellan E. 1937) ; cf. Rastidor 1447 ; aujourd’hui le Roustidou.
[260] Saglietto V. 1936.
[261] Boyer R. 1980, p.475 : limite de Montrieux, entre podium Cigotos et la Capelière.
[262] id., p.472 : limite de Montrieux, après podium Sigotos.
[263] id., p.399 : limite d’un défens de Montrieux sur Méounes, entre le serre de la Salpa et le vallon de l’Escala (Cascaillon ?).
[264] id., p.472 : terre proche de Faverolle.
[265] id., p.528 : limite de Montrieux, après Podium Cygotos.
[266] Giraud M. 1864.
[267] Boyer R. 1980, p.393 : Entre Figueria Bertoraca et penram Formigam.
[268] Id, p.468 : autre graphie, Batalheriam.
[269] Giraud M. 1864.
[270] Carte des Morières.
[271] id.
[272] Carte des Morières.
[273] id.
[274] Carte des Morières.
[275] Baudoin L. 1965.
[276] id.
[277] Gaujac P. 1984 : Le Heeres-Artillerie-Abteilung 1195 « Laierkasten » implanté à Sainte-Barbe avait ses batteries disposées sur les hauteurs de la Vaconne (observatoire : la Baume), le Castellas (observatoire : le Cerveau) et Darboussan. Ce groupe d’artillerie, équipé d’obusiers fut transféré en Normandie après le 6 juin 1944.
[278] Baudoin L. 1965.
[279] id..
[280] note manuscrite de Bonaparte, publiée dans Baudoin L. 1965.
[281] id..
[282] id..
[283] id. : Ancienne batterie ; Club-House du Tennis-Club de Saint-Mandrier.
[284] Degiovani A. 1992.
[285] Baudoin L. 1965.
[286] id..
[287] Henseling L. 1977-1978.
[288] Baudoin L. 1965.
[289] id..
[290] Gaujac P. 1984 : le Heeres-Artillerie-Abteilung 1195 « Laierkasten » cf. note supra.
[291] Baudoin L. 1965.
[292] id..
[293] Degiovani A. 1992.
[294] L’approche du port était défendue par une batterie placée sur le Cap Nègre au territoire de Six-Fours, et par deux autres placées l’une à « Portessol », l’autre à la »Crède » (Préfecture du Var 1844, p. 525).
[295] Degiovani A. 1992.
[296] Gaujac P. 1984 : cf. ci-dessus, batterie de la Vaconne 1944.
[297] Archives de La Cadière BB 32, fol. 577 (30 mai 1695) et CC 276 (1693-1700) ; construction de la batterie : BB 32, fol. 1049 (3 déc. 1696), BB 47, fol. 127 (1748-1754).
[298] id., BB 47, fol. 127 (1er nov. 1748).
[299] Duprat H.E. 1935.
[300] Baudoin L. 1965.
[301] Rapport de la 5e commission de l’inspection des côtes de la Méditerranée : « La batterie des Embiers est située sur le second cap, du côté du passage de la navigation sud-ouest (altitude 39 m). Elle est armée de deux pièces de 16 en fer allongées et montées sur affût de côte en bon état. » Cette batterie des Embiers était implantée sur la pointe du Rix. Le corps de garde était placé à une centaine de mètres en arrière (Degiovani A. 1992).
[302] Degiovani A. 1992.
[303] Baudoin L. 1965.
[304] Baudoin L. 1965.
[305] Degiovani A. 1992.
[306] Duprat H.E. 1935 : cette batterie succède à celle des Baumelles qui est désaffectée la même année.
[307] Baudoin L. 1965.
[308] Faiden William 1794
[309] Baudoin L. 1965.
[310] id.
[311] id.
[312] id.
[313] Brody nd.
[314] manuscrit de Bonaparte, in : Baudoin L. 1965.
[315] Service Historique de la Marine 1969 : La batterie de 340 mm de Cépet, réduite à une seule pièce en état de tirer, commandait près de 80 km de côte depuis la Ciotat jusqu’au Lavandou. Les 4 pièces initiales avaient été sabordées le 27 novembre 1942, mais deux avaient pu être réparées tandis que les deux autres avaient été remplacées par des canons en provenance du cuirassé Provence. Toutefois, une seule, big Willie, état en état le 19 août 1944. Pilonnée par les cuirassés Nevada, Ramillies et Lorraine, et les croiseurs Augusta, Quincy, Sirius, Gloire, Montcalm, Georges-Leyges, Fantasque et Duguay-Trouin, la batterie reçut au total 9000 obusentre les 19 et 27 août qui s’ajoutèrent aux 785 tonnes de bombes lâchées sur la presqu’île entre le 13 et le 20 août.
[316] Gaujac P. 1984 : Dans le plan d’attaque établi pour le débarquement en Provence, à partir du 19 août 1944 le cuirassé USS Nevada et le croiseur USS Omaha devaient neutraliser la batterie du cap d’Alon et interdire la route Toulon-Marseille.
[317] Degiovani A. 1992.
[318] Henseling L. 1977-1978.
[319] Gaujac P. 1984 (cf. ci-dessus, batterie de la Vaconne 1944).
[320] Cayol M.1980.
[321] batterie annexe du Fort de Six-Fours.
[322] Baudoin L. 1965.
[323] id..
[324] id.
[325] Ayrouard 1732 (carte).
[326] Degiovani A. 1992.
[327] id.
[328] Baudoin L. 1965.
[329] Henseling L. 1977-1978.
[330] Degiovani A. 1992.
[331] Baudoin L. 1965.
[332] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. B dite du Thouron.
[333] Archives communales, doc. ant. à 1790, n°90 : ici, la forme BAU dérive directement de BALMA, tous deux signifiant escarpement, ce que Magloire Giraud avait bien observé. Ainsi, dans les Bouches-du-Rhône, la Baume de Gallien désigne en 1696 une roche de l’île Ratoneau, la baume de la Galante est en 1872 une hauteur en limite d’Allauch et de Château-Gombert appelée baux de Lègue en 1551, tandis qu’en 1636 la baume de Pontier sur la com. d’Allauch est également dénommée Baou de Pontier (Mortreuil J.-A.-B. 1872). Ce sens a disparu du parler maritime où, sauf cas exceptionnel comme les Baumelles, une baume ne désigne plus qu’une grotte ouvrant dans un escarpement.
[334] Archives communales
[335] id.
[336] id.
[337] Giraud M. 1864.
[338] Cassini 1778 (carte).
[339] Carte des Morières.
[340] Cassini 1778 (carte).
[341] Baudoin L. 1965.
[342] Brody M.R. 1996 : carte du cvap Sicié.
[343] Henseling L. 1977-1978.
[344] Boyer R. 1980, p.656 : 4e terme des limites du défens de Montrieux, entre la colleta bassa de Gaudeschart et la colla Vallis Bella.
[345] Baudoin L. 1965.
[346] Nous perdons sa trace après 1593, année où les habitants du quartier Baudouin sont autorisés à prendre leur eau au moulin de Parissol.
[347] Duprat H.E. 1935.
[348] Castellan E. 1937.
[349] id..
[350] Pour l’évolution de BALMA (escarpement) à BAUME (grotte ouvrant dans un escarpement, puis souterrain) cf. supra le Bau Barut.
[351] Carte des Morières.
[352] Boyer R. 1980.
[353] id.
[354] Giraud M. 1864 : montagne sur le finage de Signes et de Riboux, cadastre de Signes sect. K dite de Romanil.
[355] Carte des Morières.
[356] Saglietto.
[357] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. J dite de Croquefigue.
[358] id. : cadastre, sect. F dite de Conil.
[359] Archives ccommunales
[360] Giraud M. 1864.
[361] Carte des Morières.
[362] Archives communales
[363] id.
[364] id.
[365] Giraud 1854.
[366] Carte des Morières, sect. E2.
[367] id..
[368] id..
[369] Archives communales
[370] Excursionnistes Toulonnais 1966-1967.
[371] Carte des Morières, sect. D2.
[372] Henseling L. 1977-1978.
[373] Giraud M. 1864, quartier.
[374] id. : cadastre, sect. F dite de Conil.
[375] id. : doc. ant. À 1790, regist. des délib. N°75.
[376] id.
[377] Autres dénominations locales citées par Giraud.
[378] Pour Mortreuil J.-A.-B. (1872), les Baumelles désignent la pointe qui marque l’entrée du golfe de la Ciotat à l’est, tandis que pour Giraud (Giraud M. 1864), il s’agit d’abord du nom d’une montagne, puis de celui d’un cap. La première mention des Baumelles remonte au début du XVè siècle (la Balmetta 1406 ; cf. le Bau Barut pour comprendre la relation ayant existé entre « baume / balme » et « bau[s] / bal[s] »). Peu étendue d’abord, la propriété devint très vaste au détriment de nombreux lieux-dits qui retrouvèrent plus tard leur nom initial lorsque la propriété fut morcelée. C’est au XVIIIe siècle (cf. les cadastres de 1726 à 1790) que les Baumelles atteignent leur superficie maximum : hauteur de la Gache (avec une garde), cap des Baumelles (aujourd’hui, pointe Grenier), auxquels s’ajoutent le château, un bois, une batterie, un moulin hydraulique, des tuilières, une carrière de plâtre, un chemin. La communauté y possède des plâtrières achetées en 1557. (d’après Duprat H.E. 1935). Ces plâtrières sont mentionnées sur la carte de Tassin (1634). Notons qu’il n’est nulle part fait mention d’un quelconque Tauroentum avant le début du XVIIIe siècle
[379] Duprat H.E. 1935.
[380] Giraud M. 1864 (doc. ant. À 1790, n°509).
[381] Le terrier du XVe siècle (Archives de la Cadière, CC I, ff. 15, 83°) donne Balmetta, les Lèques, le Plan de la Mar, en Chauric, Colla d’Alon, Nertorta, al Guort de la Mar, le collet de San-Ciris, Laysina… (cité par Duprat H.E. 1935, p. 140-141).
[382] Giraud M. 1864 : doc. ant. À 1790, n°509, reg. des délib., n°1, fol. 60. D’après Duprat H.E. 1935, p. 141, les délibérations du Conseil de la Cadière avant 1669 font souvent mention des Baumelles (1525, 1556, 1557, 1570, 1571, 1572, 1585, etc. ; cf. BB regist. des délib. I, fol. 60 ; BB 3, ff. 48, 550, 615 ; BB 4, ff. 2 et 83 ; BB 5, fol. 142 ; BB 24, fol. 40, etc…).
[383] Dans le cadastre de la première moitié du XVIe siècle, on trouve le pas d’Agrève, Nertota, Baumelles, Chauri, Plan de la Mar,… (Duprat H.E. 1935, p. 141).
[384] Le livre terrier du milieu du XVIe siècle (Archives de la Cadière, CC 2, ff. 13, 27 44, 47°, 50, 71°, 80°, 81, 217, 219, atc…) donne Nertorta, al Regard sive Chauric, Baumelles, camp de Melas, Briqueman…
[385] Dans le livre terrier de 1546-1573 (Archives de la Cadière, CC 3, ff. 11,16,34,42,159,201, 357 etc…), on trouve les quartiers de la Gâche, du Plan de la Mar, d’EnChauric, du Groc de la Mer, du Peras, du Cap Envès (Vaussier), de Braquiman, des Baumelles.
[386] La communauté vend une terre et gipière sise aux Baumelles et confrontant « ambe les Baumelles, terre de Pierre Maurel et avec la Fauguonière jusques à la mer, du ponent et avec la Fontaine d’Ausune et avec l’afar, bastide, vigne, bosque, gipiere de Jehan Jauffret de la Sieutat. » (Archives de la Cadière, DD 20, 1557).
[387] Duprat H.E. 1935, p. 133 : La communauté les avait achetées à Sauveur Bernard, à Antoine Sabatier et à Jaumet Lagier . Autres gipières » au lieu-dit las Bomellas, confrontant la terre et les gipieres de la communauté… avec l’affar de Jehan Arnaud dit Prevost ou Prebost et tout l’entour avec la ribe de la mar. »
[388] id. : il s’agit de la hauteur de la Gache.
[389] Archives de la Cadière, BB 5, registre des délibérations, n°47, fol. 130, 9 mai 1593.
[390] Bompar, Provincia (cité par Duprat H.E. 1935, p. 134).
[391] Carte des Costes Prov. (cité par Duprat H.E. 1935, p. 134)
[392] Duprat H.E. 1935, p. 139-140 : « Au cadastre de 1604-1634, la terre de Baumelles ne paraît pas encore formée mais morcelée (archives de la Cadière CC 4 1607-1634) fol. 130 et 341). Les Baumelles sont avant cette date entre les mains de la famille de Valbelle qui pourrait bien avoir fait bâtir le château. Par des acquisitions, cette famille aurait constitué les débuts d’une de ces énormes propriétées fréquentes au XVIIe siècle. Cosme de Valbelle est porté comme possédant uno propriettat et affar de terro, bastido, olliviers, figuières, bosque, jardin et autres arbres au cartier dit Chauric, confrontant au camen anant à Thollon, lou valla de Briqueman et Pierre Roustan notaire et Antoine Roustang, Honore et Michel Prebost, Laurens Gairoard, Louis Allegre, hieres de Rolland Garin et aultres. Nous sommes dans un quartier qui fut englobé dans celui des Baumelles, puisque la terre de Laurens Gayroard, citée parmi les confronts ci-dessus, est dite au quartier des Baumelles et qu’elle confronte avec monsieur Vaubello (Archives de la Cadière, CC 4, fol. 290°). Il en est de même de celle de Pierre Roustang, notaire (Arch. de la Cadière, CC 4, 1607-1634, fol. 584). D’autre part, le frère de Cosme, Léon de Valbelle escuyer de Marseille possède une propriété à Saint-Jean (Arch. de la Cadière, CC 4, 1607-1634, fol. 130). Duprat ajoute, p. 140, que les notices cadastrales de Jaume Estève, de Pierre Roustang, de Laurent Gairoard, des heoirs du capitaine Bremond, ne portent aucune mention de Tauroentum ou d’un quartier de ce nom.
[393] Mercator G. et Hondius I(cités par Duprat H.E. 1935, p. 134).
[394] Giraud M. 1864, doc. ant. à 1790, n° 245.
[395] id., p.23 : La montagne des « Baumelles donne son nom à un château avec chapelle dédiée à Notre-Dame des Sept Douleurs ; le château fut érigé en arrière-fief en 1617 en faveur de Vincent Lombard, seigneur de Goujon« .
[396] id., doc. ant. à 1790, n° 242.
[397] Hondius I. et H., Provincia (cités par Duprat H.E. 1935, p. 134)
[398] Outre cette écriture erronée, la carte de Tassin établit une confusion entre l’île Verte (qui est au large de La Ciotat) et les Baumelles, le véritable cap des Baumelles n’étant pas dénommé, tandis que la pointe d’Allon est donnée comme Cap de S. Gipière.
[399] Au terrier de 1635-1643, les Baumelles sont entre les mains de « Cosme de Valbelle, escuier de la ville de Marseille (Archives de la Cadière, CC 5, 1635-1643, fol. 684). « Une terre oliviers, vigne, figuières, bastide, prat, jas et bosque aux Baumelles, chemin allant à la Cioutat et à Thollon et au port d’Allon, au mitan, confronte de levant : terre olivier de Laurens Estève, le chemion allant au port d’Allon, Guilhen et Josef et François Alègre, de midi Honoré Michel, hoirs de Bourthoumieu Arnaud, Honnoré Gamel, Fragato, le sieur de Boier, le vallon de Gravier, au mitan, et la ribe de la mar, du couchant, terre et devens de la Communauté, terre orière des hoirs du cappitaine Anthony Bremond de la Cioutat dict Madragaire, la ribe de la mar et de trémontane le chemin allant à Thollon, hoirs de Me Pierre Roustan, sr Guillen Marin de la Cioutat, Dominique Baille, cappitaine, Jehan Gouiran, Honnoré Cristian et autres, estimée 3798 fl. » (Cité par Duprat H.E. 1935, p. 139).
[400] Jansson J., le nouveau théâtre du monde (cité par Duprat H.E. 1935, p. 134).
[401] En 1644-1659, les Baumelles appartiennent à Jean Gonsolen de Marseille qui les tenait de Philippe de Valbelle. Archives de la Cadière, CC 6, cadastre 1644-1659, fol. 491 : « Messire Jehan Phelip de Valbelle sr d’Aiglun, capitaine d’une des galères de sa majesté » [et d’une autre main en dessous] « Jean Consollin de Marseille. Une propriété de terres, oliviers, vignes, figuiers et bastide, prat, haire, bosque aux Baumelles chemin alant à la Cieutat, à Thoulon, et au port d’Alon au mitan, confronte, du levant, terre olliviere de Laurens Estève, le chemin allant au port d’Alon, Guilhon, Joseph et François Allègre, de midi Honoré Michel, heoirs de Bartélemy Arnaud, Honoré Gamel, le sr de Boyer, le valat de Granier, au mitan, et la ribe de la mer ; du couchant terres et deffens de la Communauté, terre orière des heoirs du Cappne Anthoine Bremon de la Ciotat, la ribe de la mer, de trémontane le chemin alant à Toulon, heoirs de Me Pierre Roustans, Guilhen Marin, Dominique Baille, Capne Jean Goiran, Honoré Chrestian et autres, estimée 1798 fl. » (cité par Duprat H.E. 1935, p. 138-139).
[402] Sanson, cité par Duprat H.E. 1935, p. 134.
[403] Archives de la Cadière, Registre des délibérations, 3, fol. 48, 1669-1673.
[404] La propriété des Baumelles avait été acquise par les Rebuty qui la tenaient de Jan Jacques Gonsolen, conseiller du Roi au siège de la ville de Marseille. Le cadastre de 1686-1706 la décrit ainsi (Archives de la Cadière, CC 11, 1686-1706, fol. 383°) : « Un affar de terres, olliviers, vigne, figuiers, avellaniers, arbres fruitiers, jardins, prés, bosque, bois, pins, bastides, jas, moulin à huile et à eau, tuillières aux cartiers du Peras, Braquemant, les Baumelles, la Madrague, port et puits d’Allon, la Moute, Granier, Prechot, Jas de l’Amandier, la Frégate, traversée la dite terre par le grand chemin allant de Marseille à Toullon, par le valat de Bracquimant, par le chemin des minières, par le chemin allant au port d’Alon et par le chemin de Peras, allant à S. Ceris, non comprins la partie de terre en dispute avec les dits hoirs de Mgr le président de Boyer, ny les deeffens et minières et confrontant du levant : terre de la Chapelanie nostre Dame de l’Anontiation, chemin venant de ce lieu allant au port d’Alon, au mitan, terre de Laurens Estienne à feu Laurent, terre d’Anthoine Estienne son fils, valat au mitan, terre d’Anne Gantelme, l’affar de Louis Estienne, terre de Louis Dalmas à feu Jean-Baptiste, viol allant à St Ceris au mittan terre de Jacques Guion, le chemin du Peras allant à S. Ceris au mitan, terre de Balthezard Michel de Marseille, terre de Guillaume Arnaud, terre du sr Anthoine Gonsoulin son frère, terre de Joseph Allègre, terre de Jean-Baptiste Guérouard de François, terre de François Arnaud et terre des hoirs de Mons. le Président Boyer ; de midy, terre de Laurens Peyron de Marseille, terre des heoirs de Victor Allègre, terre dudit Balthezard Michel, la terre de Nartete, autres terres des heoirs de Victor Allègre, terre du dit Barthélemy Michel, terre de Guillaume Baudoin, terre de Catherine Rouden, vefve de Gauillaume Baudoin, terre de Jean-Baptiste Roudenq à feu Cosme, terre d’Anthoine Roudenq son frère, terre de Jacques Baudouin, terre des hoirs de Noél Roudenq et la mer, de couchant la mer et le deffens de Nartète et de Tramontane, terre de sr Anthoine Monier de la Ciotat, terre d’Anthoine Barles et des heoirs de Jeanne Gouissanne tous du dict la Ciotat, terre de sr François Viguier, sr de Pierrefeu et terre de François Gairouard à feu Pierre et autres… » (cité par Duprat H.E. 1935, p. 137-138).
[405] Giraud M. 1864, doc. ant. à 1790, regist. des délib., n°64.
[406] Moulin de Briquimand, XVIe.
[407] Archives de La Cadière BB 32, fol. 577 (30 mai 1695) et CC 276 (1693-1700) ; construction de la batterie : BB 32, fol. 1049 (3 déc. 1696), BB 47, fol. 127 (1748-1754).
[408] id., BB 47, fol. 127 (1er nov. 1748).
[409] Duprat H.E. 1935.
[410] Archives de la Cadière, cadastre de 1707-1711, CC 12, fol. 472° : La propriété des Baumelles appartenait aux srs Jacque et Barthezard Rebuty de la ville de Marseille : « Un affart de terre, vigne, figuières, olliviers mort, aultres arbres, jardin, près, publiers, chenes, bois de pin, bosque, maison au mitan, tour, moulin à huile et autre à moudre le bled, cière, tuilière, dicte les Baumelles, enchaury au cartier du Peras, Braquimand, pas d’Aloon, la Gache, et autres, confrontant de levant la Chapellanie la Nonciade, le chemin du port d’Allon, au mittan, Jean Estienne, le dict chemein au mittan, Jacques Estienne ; Jean-Baptiste Dalmas, chemin ua mittan, Gaspard Isnard, le dictr chemin, et autres. De midy, heoirs Laurens Revest, sieur Victor Allegre, Joseph Michel, la terre de Nartete, de couchant le rivage de la mer et à trémontane Jean Faure, Antoine Barles, Laurens Guion, le Chemin de Toulon, Antoine Reboul, traversé par le chemin allant à la Ciotat, le vallat de Braquiman et le chemin de Saint Ceris… » (Cité par Duprat H.E. 1935, p. 137).
[411] Duprat H.E. 1935, p. 134 : Bailleul écrit la Baumelle.
[412] Livre terrier de 1711-1726, archives de La Cadière, CC 13 (1711), t. TT, fol. 328 : « Sr Louis Jaufret, bourgeois de la Ciotat : un affar de terre, vigne, figuière, olliviers mort, autres arbres, jardins, prés, pupliers, chênes, bois de pin, bosque, parc, maison au mitan, chapelle, fourt, moulin à huile et autre à moudre bled, glassière, tuillière, ditte les Baumelles, enchauris au cartier du Peras, Braquiman, Pas d’Allon, la Gache et autres ; confronte du levant la chapelanie L’anon,ciade et chemin du port d’Allon au mitan, Jean Etienne, le dit chemin au mitan, Jacques Estienne, Jean-Baptiste Dalmas, le chemin au mitan, Gaspard Isnar, le dit chemin et autres ; de midi heoirs Laurent Revest, sr Victor Allegre, Joseph Michel, la terre de Nartète ; du couchant le rivage de la mer et de tremontane, Jean Faure, Antoine Carle, Laurens Guyon, le chemin de Toullon, Antoine Reboul, travercée par le chemin allant à la Ciotat, le vallat de Braquiman et le chemin de S. Ceris. » (cité par Duprat H.E. 1935, p. 136).
[413] Giraud M. 1864.
[414] Duprat H.E. 1935, p. 134 : de Witt (après 1715) place la Baulmette à l’est de cap d’Allon.
[415] Archives de La Cadière, CC 15, cadastre de 1726, vol. II, fol. 522 : « Sr Louis Jauffret des Baumelles. Possède un château érigé en arrière-fief, moulin à huille, cave, chapelle, escuyerie et autres battiment, loge à couchon, garenne, four avec sa cour entourée de murailles, moulin à eau, escluze, glacière, jas, vanade, fours à briques, autres bâtiments long le rivage de la mer, haire, près et jardin, enclos, fontaine, avec son affard de terre, vigne, olliviers, arbres fruitiers, chêne blanc, bosque culte et inculte, au cartier des Baumelles, confronte de l[evant], Jacques Estenne, fossé entre eux, traversée par le vallat de Braquiman, le chemin du dit cartier, les heoirs de Jean-Baptiste Rouden, la chapelenie de l’Anonciade, le dit vallat de Braquiman, et autres terre du sr Allivant, traversée par le grand chemin de la Ciotat à Toulon, de M[idi], la barre de S. Jean, le chemin punliq, Jacques Revest, le dit Rouden, Victor Allegre, dlle Françoise Michel, les hoirs de François Arnaud, Bigaud, sr Antoine Viguier, la barre de la guache faisant séparation entre eux ; de c[ouchant], ledit Viguier, le rivage de la mer, où il y a encore de vieux vestiges de la ville de Tollentum et de S[eptentrion], les heoirs de Jean Faure, François et Pierre Barles frères, S. Laurens Guion, toujour traversée par le chemin de Toullon et le dit vallat de Braquiman ; contient 323746 cannes… » (cité par Duprat H.E. 1935, p. 135-136).
[416] La propriété des Baumelles d’après le cadastre de 1736 (Archives de La Cadière CC 22, cadastre de 1736, vol. I, fol. 411) : « Heoirs sr Louis Jauffret des Baumelles possèdent un château érigé en arrière-fief, moulin à huile, un autre à eau et autre bâtiment, loge à couchon, guarene, fourt, chapelle, écurie avec sa cour entourée de murailles, glacière, jast, vanade, four à briques, enclos, fontaine avec son affar, terres, vignes, olliviers, figuiers, arbres fructiers, chaine blanc et bois de pin, culte et inculte, au cartier des Baumelles, confrontant le levant : Pierre Gardon, fossé entre eux, valat de Braquiman, chemin dudit quartier, les heoirs de Jean-Baptiste Rouden, la chapelanie Lanonciade, le dit vallat de Braquimand et autre terre du dit sr Allivrant traversée par le chemin allant à Toulon ; de midi, la barre de S. Jean, le chemin publiq, Jacques Revest, le dit sr Rouden, hoirs Victor Allegre, sr Balthazard Michel, hoirs de François Arnaud, sr Antoine Viguier, la barre de la Gâche faisant séparation entre eux ; de couchant, le dit sieur Viguier, le rivage de la mer où il y a encore de vieux vestiges de la ville de Taulentoun et de septentrion, Toussaint Benet, hoirs François et Pierre Barles, frères, sieur Jacques Giuon, traversée par le dit chemin de Toulon et le vallat de Braquimant, contient trois cent vingt troi mille sept cent quarante six cannes carrées. » (cité par Duprat, 1935, p. 135.
[417] Duprat H.E. 1935, p. 134 : Devoux écrit la Beaumelle.
[418] Pointe Grenier 1935 (mention de Duprat H.E. 1935).
[419] Archives de La Cadière, CC 25 (1762-1790), vol. II, fol. 459 : (les) » hoeoirs du Sr Louis Jauffret des Baumelles :possèdent un château érigé en arrière-fief, moulin à huile et un autre à eau, chapelle, écurie et autre bâtiment, loge à couchon, garene, four à brique, autre bâtiment long le raiage de la mer, haire, pred, jardin, enclos, fontaine avec son affart, terre, vigne, olliviers, figuiers, arbres fruitiers, chaine blanc et bois de pin, culte et inculte, au quartier des Baumelles, confrontant du levant : confrontant du levant : Pierre Gardon, fossé entre eux, valat de Bracuiment, le chemin du quartier, les heoirs de Jean-Baptiste Rouden, la chapelanie Lanonciade, led. Valat de Braquiment et autre terre des dits sieurs alivrant, traversée par le chemin allant à Toulon ; de midi la barre de Saint Jean, le chemin public, Jacques Revest, le dit Rouden, heoirs Victor Allegre, sr Balthezrd Michel, heoirs de François Arnaud, sr Antoine Viguier ; la barre de la Gâche faisant séparation entre eux ; du labech le dit Viguier, le rivage de la mer où il y a encore les vieux vestiges de la ville de Talentou et de septentrion, Toussaint Benet, heoirs François et Pierre Barles frères, sr Jacques Guion traversée par le dit chemin de Toulon et le dit valat de Braquiment … » (cité par Duprat H.E. 1935, p. 134).
[420] Plan cadastral de la com. de Saint-Cyr dressé vers 1829 (Duprat H.E. 1935, p. 134).
[421] Giraud M. 1864.
[422] id. : montagne ; cadastre de Saint-Cyr, sect. B
[423] Giraud 1871 : Le ruisseau des Baumèles descend de la montagne de la Gache dont il reçoit les eaux reçoit les eaux ainsi que celles de la source des Poussons (ou petit puits) situé au sommet de cette montagne.
[424] Mortreuil J.-A.-B. 1872.
[425] Henseling L. 1977-1978.
[426] Baratier E. et alii 1970.
[427] En 1775, François Arquier de Barbegal, propriétaire des Baumelles, fait ouvrir un nouveau chemin pour se rendre à la Madrague.
[428] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. H dite des Paluns.
[429] Tardini 1394, mns.
[430] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. C dite du Réal Martin.
[431] id., cadastre du Castellet, fol. 27.
[432] Saglietto V. 1935.
[433] Giraud M. 1864 : quartier ; cadastre, sect. H.
[434] Saglietto V. 1935 : Le nom proviendrait de deux rochers appuyés l’un à l’autre.
[435] Cassini 1778 (carte).
[436] Baratier E 1969, n° 325.
[437] Faiden William 1794 (carte)
[438] Le baus dei quatre auras est en fait l’escarpement oriental d’un ensemble montagneux formant limite entre Ollioules et Evenos, et comprenant d’ouest en est : le château du Diable, le Croupatier, le Baou Roux, le Cap Gros. Le passage à l’époque contemporaine de « aura » (vent) à « ouro », traduit en Français par « heures », est symptomatique de l’évolution du parler provençal et de son incompréhension par certains transcripteurs et cartographes (problème abordé par un plusieurs historiens et de linguistes).
[439] Brun J.-P. et alii, 1999, p. 828 : au pied du Baou de Quatre Ouro, carrière et habitat d el’époque romaine (prospection inédite de G. Cazalas en 1996).
[440] Mistral M. 1890.
[441] Baudoin L. 1965. Probablement un nom de famille.
[442] 2654 hab. en 1765, 2980 en l’An 9, 3269 en 1818, 2772 en 1842, 2833 en 1851, 2320 en 1962 ; superficie, 3595 hectares. Le village se trouve au centre de la plaine de la Reppe à l’altitude moyenne de 160 m. La partie nord de la cvommune est occupée par des contreforts calcaires (La Tête du Cade, Le Rocher de l’Aigle, ce dernier recouvert de basalte). Au sud se trouvent les collines calcaires du Beausset-Vieux, la dépression sableuse du Val d’Aren et le massif calcaire du Gros Cerveau. Seigneurie des vicomtes, puis de l’évêque de Marseille (Baratier E. et alii 1970 – Atlas Historique…). Le Beausset fit partie de la vallée et de la viguerie de Trets jusqu’au XIIIe siècle (statistiques des B. du Rh., t. 2 p. 335, 1025) en 1252 de la viguerie de Saint-Maximin (livre vert fol. 81 et 82 verso), il passa en 1480 de la baillie de Toulon à la viguerie d’Aix (registre patria corona, fol. 34) ; avant 1789, c’était le chef-lieu d’une subdélégation. Dans l’ordre judiciaire, le canton du Beausset était du ressort de la sénéchaussée de Toulon, dan sl’ordre maritime, de l’amirauté de la Ciotat, et dan sl’ordre ecclésiastique, du diocèse de Marseille. A l’époque du Concordat, 1801, il fit partie du diocèse d’Aix. En 1823, il est rattaché à la circonscription de celui de Fréjus, et formait en un doyenné composé des paroisses du Beausset, de La Cadière, du Castellet, de Signes, de Riboux, de Sainte-Anne du Castellet, de Signes, de Saint-Cyr, du Plan du Castellet, et relevait de l’archiprêté de Toulon. Dans l’église de l’Assomption, épitaphe de Q. Solicius Maximus par Q. Solicius Euhodus et Pompeia Enapodora (Blanchet et alii 1932). Le terroir était réputé au XVIIIe siècle pour la qualité de ses vins, principale production du pays (Achard, 1787-1788, I, p. 326-327), mais on y cultivait aussi du blé, des oliviers et des câpriers (Garcin E., 1835, I, p. 182-183), ainsi que de la poterie commune. L’octroi frappait au Beausset les vins, les alcool purs et tous les animaux d’élevage depuis le 29 avril 1837 (Statistiques du Var, 1844). En 1864, d’après M. Giraud, le cadastre du Beausset comportait les sections suivantes : A (la Couchois), B (Ganéou), C (le Vallon), D (la Plaine), E (Maran), F (Rouve). De nos jours, Le Beausset est chef-lieu de canton.
[443] Pons de Balset signe un acte à la fin du XIe siècle
[444] Boyer R. 1980 : ad collam del Baucet : la hauteur du Rocher de l’Aïgue, limite médiévale entre Orves et Le Beausset d’abord, puis entre Le Beausset et Evenos après le partage d’Orves entre Evenos et Montrieux
[445] Gall.Christ., p.68 : confirmation des possessions de l’église de Marseille.
[446] id., p.69.
[447] id., ch. n°147 : Une des limites du Beausset et du Castellet par Geoffroy de Marseille, entre Monticuli de Pineto / le Cas et Rotundi Podium (Pierredon), Jaufredi de Bauceto étant témoin. M. Giraud (1864, p. 25-26) donne Rupes veteris Bauceti et la date de 1150 (d’après le livre jaune, fol. XIX). La proposition qui consiste à assimiler ad rupem veteris Bauceti avec la hauteur du Beausset-Vieux actuel ne nous satisfait pas. En effet, si l’escarpement du vieux Beausset avait été mentionné pour aider à mieux situer monticulum de Pineto, il n’y aurait eu aucun inconvénient à l’accepter, or, ce lieu sert effectivement de terme et, dans la série, se trouve placée entre le monticulum et Pierredon, donc plus au nord. La conclusion à laquelle nous parvenons, est que cet escarpement n’est pas celui du Beausset-vieux actuel, mais plutôt celle qui, au nord de la Vivonne, est suivie sur près de 300m par les limites actuelles des deux com.s. Pourquoi rupem veteris Bauceti ? probablement pour différencier cette hauteur de celle du castrum de Bauceto mentionné sous ce nom en 1141 et 1148 ainsi que de celle de ad collam del Baucet citée aussi au XIIe siècle
[448] Giraud M. 1864 : livre jaune, fol. 23.
[449] Boyer R. 1980 : Jaufredi de Bauceto.
[450] Guérard 1857, Cart. de Saint Victor, n° 1106.
[451] Boyer R. 1980, p.455 : Willelmus de Bauceto, B. de Bauceto, témoins dans la controverse qui opposa Guillaume Martin à Pierre d’Orves au sujet de deux manses du castrum d’Orves.
[452] id., p.395 : Willelmo de Bauceto, témoin.
[453] id., p.398 : Guillelmus de Bauceto (le même qu’en 1174).
[454] id., p.446 : P. de Bauceto, laïc, témoin d’une donation de terres.
[455] id., p.438 : Limite entre les Folies et la Colleta.
[456] id., p.448 : qui appartient à l’évêque de Marseille
[457] id., p.449 : Willelmi de Bauceto, laïc, témoin d’une donation.
[458] id., p.394 : Limite de Montrieux entre Massacans et Capelluda.
[459] id., p.425-426 : Pontii Guiraudi bajuli de Bauceto.
[460] id., p.467 : Poncius Giraudus, notaire
[461] Baratier E 1969, n° 325, note 1 : la seigneurie du Beausset appartient à l’évêque de Marseille et ne figure pas dans l’enquête, comme toutes les terres dépendant de Marseille
[462] Boyer R. 1980, p.468 : Bernardi Ger… bajuli castri de Bauceto.
[463] Giraud M. 1864, doc. ant. à 1790, n° 577.
[464] id., doc. ant. à 1790, n° 615.
[465] Baratier E. et alii 1970.
[466] Gavot J. 1977.
[467] Giraud M. 1864.
[468] id. : registre des délib. de Toulon, fol. 147.
[469] Boyer R. 1980, p.435 : le document situe les lieux de dépaissance autorisés, comme ici pour les Aiguiers (le Rocher de l’Aigue) pour lesquels la charte n°45 de Montrieux stipule que les habitants pourront en : « …revenant abrever leur bestail au lieu dict les Esguiers estant vers le soleil couchant du cartier du Baucet. »
[470] Giraud M. 1864 : doc. ant. à 1790, n° 559
[471] id. : doc. ant. à 1790, n° 559.
[472] id., n° 615.
[473] id., liasse : visites pastorales.
[474] Giraud M. 1864 (actes administratifs) ; Vidal R. 1904, p. 1-163 ; Ribot H., Saliceti P. 1992. Pour la description du site et des édifices religieux, cf. Ribot H., Saliceti P. 1992 et Delattre G., Saliceti P., 1994, p.29-66.
[475] Préfecture du Var 1818, p. 61.
[476] Préfecture du Var 1844, p. 7.
[477] Brun J.-P. et Saliceti Pierre, dans Brun J.-P. et alii 1999, 1, p. 250 et sq.
[478] Gallia 1960, p. 311.
[479] Bérato J., Bérato N., Imbert L., Ribot H., Saliceti P., Théveny J.-M., 1986, p. 43-48.
[480] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. J dite de Croquefigue.
[481] Saliceti P. 1985 ; Ribot H., Saliceti P. 1992.
[482] Gall.Christ., p.68 : confirmation des possessions de l’église de Marseille. Ribot H. 1991, p. 269-272 : le castrum est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis décembre 1969.
[483] Cassini 1778 (carte).
[484] Clappier – Notre-Dame du Beausset-Vieux, l’Ermitage, la statue, les pélerinages. Toulon, 1918.
[485] Laflotte A.-L. 1927, p. 250.
[486] Brun J.-P. et Saliceti Pierre, dans Brun J.-P. et alii 1999, 1, p. 251-252 : habitat (?) d’époque romaine ; mais aucun vestige en place à ce jour.
[487] Baile Jacques et Baille Dominique sont connus respectivement en 1724 à Bandol et La Cadière, et en 1644-1659 à Saint-Cyr.
[488] Beltrame G. 1973b.
[489] Rotger B. 1984.
[490] Castellan E. 1937 (probable cacographie de Beaucours due aux commissaires enquêteurs chargés d’établir les limites de Sanary vers Bandol).
[491] Cassini 1778 (carte).
[492] Faiden William 1794 (carte)
[493] Carte de France au 1/25 000, Toulon, feuille 33-46 ouest d’après des levés de 1971 et de 1976. I.G.N. Paris 1978.
[494] Cassini 1778 (carte).
[495] Boyer R. 1980, p.624 : Limites de Beaumont : cf. Charte n°288 de 1288 du Cartulaire de Montrieux.. Le nom de cette hauteur qui fait limite pour les terres de la Chartreuse de Montrieux, se compose de racines oronymiques : l’une pré indo-européenne, B–L-, BeL-, et l’autre latine, mons (montagne), accusatif montem qui renvoie par ailleurs au pré-indo-européen MoN-).
[496] Boyer R. 1980, p.628 : Limite de Montrieux, entre sclausa Gaufredi de Signa sur le Gapeau et Costa Orphanella.
[497] id., p.475 : Hauteur en limite de Montrieux, entre la Capelière et le Gapeau.
[498] id., p. 624 et 660 : Limite de Beaumont, entre la Balmeta de Menoret et la roca de Berard.
[499] id., p.506 : Aicard de Belmont, témoin.
[500] Au XVIIe siècle, la montagne de Beaumont est considérée par les Chartreux comme l’une des « bonnes » (racine 233/75509) de Montrieux.
[501] Giraud M. 1864 : Achard, art. Signes.
[502] Cassini 1778 (carte).
[503] Giraud M. 1864 : ferme et usine, com. de Signes, cadastre section C. Mentionnées par Cassini 1778 (carte). Arrière-fief érigé en 1663 en faveur de Charles de Grimaldi, président du Parlement de Provence.
[504] Cassini 1778 (carte).
[505] Giraud 1859 – Mélanges historiques, archéologiques et statistiques, Bull. Acad. Var, 26, 1859, 3, p. 348-354 (Acte des archives de la Cadière, daté du 27 décembre 1367) : unam oliveyredam sitam in territorio d[i]cti castri de Sexfurnis loco dicto Puiada confrontatam ab una parte cum terra Ludovici Marini de Sexfurnis et ab alia p[ar]te cum terra Guill[e]lmi Balcerij dicti loci.
[506] Baudoin L. 1965, p. 121 : plans des hameaux des Tortels et des Beaussier, du quartier des Cavaillons, et du Grand Môle, vers 1580. En 1631, Joseph Beaussier est délégué de Six-Fours pour La Seyne.
[507] Giraud M. 1864 : Château ruiné ; autrefois arrière-fief en faveur de Vincent de Lombard.
[508] id. : cadastre de Saint-Cyr, sect. B dite de Saint Jean.
[509] La racine pré-indo-européenne B–K-, qui donne indistinctement les thèmes bec ou bouc, se retrouve à Aubagne avec le sommet du Bec Cornut (Mortreuil J.-A.-B. 1872) dénommé Bouc Cornut en 1501 et baux de bei cornut en 1608 (Archives de l’Evêché de Marseille).
[510] Giraud M. 1864 : qu. de Signes ; cadast., sect. K dite du Romanil.
[511] Carte des Morières.
[512] id.
[513] id., sect. G2.
[514] id., sect. C2
[515] Le terme pourrait avoir un sens péjoratif : en Italie, bettola désigne une gargote, une auberge de bas niveau
[516] Giraud M. 1864 : liasse La Cadière.
[517] id. : doc. ant. à 1790 n°89.
[518] id. : doc. ant. à 1790 n°85.
[519] id. : hameau ; cadastre, sect. F dite de Conil. Donne son nom à un bois et un ravin. La Bégude était un relais de la poste aux chevaux avant que la route de Marseille à Toulon prît la direction de Cuges par le Camp.
[520] id. : Ancienne voie publique de Marseille à Toulon par La Cadière (via publica de Conilio 1019, C.S.V. ch. n°75).
[521] Mistral F. 1890 : Religieuses du tiers ordre de Saint François.
[522] id.
[523] Baudoin L. 1965 (qui donne comme altitude 1154 m).
[524] Giraud M. 1864 : cadastre de Signes, sect. E dite de Male Gorgue et de Colle de Fède.
[525] Saglietto V. 1936 – Méounes…, p. 10-11 ; 1952-1953 – Dispersion…, p. 99-100.
[526] Brun J.-P. et alii 1999, p. 513.
[527] Archives communales de La Cadière, doc. ant. à 1790, n° 213.
[528] id., cadastre.
[529] cadastre du Castellet, fol. 86.
[530] id., fol.408.
[531] Archives communales de La Cadière, doc. ant. à 1790, regist. des dél.ib. sur la santé publique.
[532] Cassini 1778 (carte).
[533] Bosc Ch.-L. 1856.
[534] Carte des Morières.
[535] D’après Ch.Rostaing (1950), Belgentier dériverait de Belenos (dieu gaulois) ou de Belo (gentilice gaulois)+ Genos (fils de) et signifierait « domaine de Belo-Genos ». Il est toutefois possible que la racine préindoeuropéenne B–L-, à vocation oronymique, ait pu servir à constituer la base BeL-.
[536] Belgentier appartenait aux vicomtes de Marseille. L’abbaye de Saint Victor y possédait une part de la seigneurie et l’aglise paroissiale (d’après R. Boyer R. 1980). En 1844, l’huile, le blé et le vin étaient les principales productions du terroir. Il y avait des tanneries, des ateliers de potier, des fabriques de drap et des papeteries (dont 2 fonctionnaient en 1835). Les droits d’octroi frappaient les vins, l’huile, les alcools purs et tous les animaux d’élevage depuis le 5 février 1820 (Préfecture du Var 1844, p. 326 et 558-560). On comptait 942 hab. en 1765, 1378 en 1818, 1322 en 1835, 1246 en 1844, 1116 en 1862 et 582 en 1962 ; superficie, 1334 hectares (Baratier E. et alii 1970, Archives du Var 9 M 9/2, Statistiques du Var 1818 et 1844).
[537] Boyer R. 1980.
[538] Baratier E. et alii 1970.
[539] Carte des Morières.
[540] Boyer R. 1980.
[541] Carte des Morières.
[542] Boyer R. 1980 : Limite de Montrieux entre le Peygros et les Aiguilles de Montrieux.
[543] id.
[544] id., p.395 et 427 : Limite du défens de Montrieux, entre Podium Grossum (Peygros) et le Castellet d’Arnols.
[545] Cassini 1778 (carte).
[546] Giraud M. 1864.
[547] id. : Des éléments de sculpture provenant de ce mausolée furent inclus dans la façade d’un moulin à huile de la rue Chanzy où ils furent mutilés en 1793 (Giraud M. 1864).
[548] Henseling L. 1977-1978.
[549] Baudoin L. 1965, p. 39 : quartier méridional de la Seyne.
[550] Boyer R. 1980, p. 628 : Limite de Montrieux, entre sclausa Gaufredi de Signa sur le Gapeau et Costa Orphanella.
[551] Cayol M. 1980 : mention.
[552] Il existe, dans les Alpes Maritimes, un rio Bendola 1092, affluent de la Roya (de Flammare M.-E. 1885).
[553] Autres toponymes semblables : bastide Benet, com. de la Ciotat 1872 (nom du propriétaire) ; bastide la Benoite, com. de Roquevaire (Mortreuil J.-A.-B. 1872).
[554] Nous proposons comme racine BENET, famille de Saint-Cyr dont l’un des membres, Benet Toussaint, est mentionné en 1736, plutôt qu’une éventuelle racine BaN– pré-indo-européenne qui, à notre avis, n’a pas de sens ici. La mention vers le milieu XIXe siècle de la Benette ôte toute ambigüité.
[555] Giraud M. 1864 : cadastre, section A, mentionnée par Bosc.
[556] Delattre G., Julien G. 1997a.
[557] Giraud M. 1864 : cadastre, section C ; mentionné par Bosc.
[558] Carte des Morières, sect. E2.
[559] cacographie de Broussière.
[560] cadastre.
[561] Gavot – Histoire du Beausset. Jeanne Lafitte, rééd. 1989.
[562] Boyer R. 1980.
[563] id., p.624 : Limite de Beaumont, entre la crête de Beaumont et l’Escalion.
[564] id., p.660 : Limite d’un défens de Montrieux.
[565] Saglietto V. 1934, p. 17-21.
[566] Moliner M. 1982, p. 55-59.
[567] Brun J.-P. et alii, 1, 1999, p. 618 : habitat perché fortifié de l’âge du Fer fréquenté à l’époque romaine.
[568] Boyer R. 1980
[569] On ne sait trop quelle origine donner au toponyme Bérenguier que portent une bastide et un vallon situés aux confronts du Beausset et d’Evenos. Toutefois, comme il s’agit des anciennes limites d’Orves puis de Montrieux, il convient de rappeler que ce nom fut porté par certains témoins cités dans les chartes 246 (1177), 61 (1188), 261 (1193), 50 51 et 52 (1197/1201), 268 (1205), 84 (1221), 58 (1226), 40 (1239), 41 (1248) du cartulaire de Montrieux (Atthanoldus Berengarii en 1177, Berengario frère de Raumundo de Valle Bella en 1188, Berengarius Gauterii en 1193 et 1205, magister Berengarius ou Boeri en 1197 et Berengario en 1197/1201, Aimerigo Berengario et Berengario filio Rainoardi de Garda en 1221, Isnardus Berengarius en 1226 (cité entre Dousoline, soeur d’Aicard d’Orves, et leur fille Adalaxie), Hugo Berengarius en 1239 et 1248.
[570] Cassini 1778 (carte).
[571] Cadastre.
[572] Voir également bercel et jas.
[573] Saglietto V. 1935.
[574] Bottin C. et Bonnaud L. 1909.
[575] Blanchet A. et alii 1932.
[576] Brun J.-P. 1977.
[577] Carte des Morières.
[578] Castellan E. 1937.
[579] Baudoin L. 1965.
[580] Excursionnistes Toulonnais 1957.
[581] Henseling L. 1977-1978.
[582] Blanchet A. et alii 1932.
[583] Brun J.-P. 1977.
[584] Castellan E. 1937.
[585] Les Bernard appartiennent à l’une des trente plus anciennes familles de Six-Fours, avec mention au XIVe siècle
[586] Henseling L. 1977-1978.
[587] Cassini 1778 (carte).
[588] Faiden William 1794 (carte)
[589] Henseling L. 1977-1978.
[590] Cassini 1778 (carte).
[591] Faiden William id
[592] Giraud M. 1864 : cadastre, section C.
[593] Acte d’alivrement des biens de Jehan Gensollen à La Cadière, fol. 3.
[594] 1193 et 1197 : Pons Berta est signataire d’actes passés entre Aicard de Signes et Montrieux (chartes 129 et 131 du Cartulaire de Montrieux).
[595] Baudoin L. 1965.
[596] id.
[597] Henseling L. 1977-1978.
[598] Boyer R. 1980, p.393 : Limite avec Méounes ; entre le Gapeau et Area Batalleria
[599] id.
[600] Boyer R. 1980, p.395 : témoin de la délimitation du défens de Montrieux.
[601] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. E dite du Plan.
[602] Castellan E. 1937 : Le jas de Bertrand de Marseille, seigneur d’Ollioules, marque la limite de la réserve d’Ollioules.
[603] Boyer R. 1980, p.438 : Limite d’Orves, entre le trou de Matheron ou Trave de Masalon et le raguaje Brugedor (aven du Jas de Laure). Bertrand de Valbelle était moine à Montrieux ; son nom n’est pas à confondre avec celui de la terre de Valbelle (Valle Bella 1137), proche du monastère.
[604] id., p.435 : Limite d’Ayroneves (Orves) entre le trou de Materon et le regayge Brugedor (aven du Jas de Laure).
[605] Carte des Morières.
[606] De Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926 : Toulon. Décision arbitrale du 18 novembre 1235 de Rostan, évêque de Toulon, réglant le désaccord sur les limites de leurs seigneuries, survenu entre Guillaume de Signes, seigneur d’Ollioules, et les seigneurs de Toulon, Gaufridet de Trets et ses neveux Gaufridet Reforciat et Isnard.. Albanès, Chevalier : Détermination par Rostang, évêque de Toulon, des limites entre la ville de Toulon et le château d’Ollioules (Arch. munic. de Toulon, GG 25, original, parchemin). Nous relevons que les limites du castellum de Sex Furnis, possession du monastère de Saint-Victor, passent exactement par les trois lieux qui sont ou seront des salines : Salagobran (connues au moins en 1235, soit moins de 80 ans plus tard), les Embiez (mentionnées au moins au XIIe siècle) et le Creux Saint-Georges à Saint-Mandrier (XIIIe siècle).
[607] Boyer R. 1980, p.423 : moine à Montrieux
[608] id., p.424 et 425.
[609] Guérard 1857, ch.702 : Témoin de la donation de Six-Fours à l’Abbaye de Saint Victor.
[610] Délimitation des territoires d’Ollioules et de Toulon (voir supra).
[611] id.
[612] Il n’est pas possible de reconnaître dans tel ou tel Besson actuel celui qui désignait au Moyen Age le Besson de Valaury ou les Bessons de la Tourne, tous se trouvant en limite des Morières. Le provençal besson s’applique fort bien à la plupart des cas cités ; toutefois, l’existence d’une racine plus ancienne, à valeur oronyymique, est toujours possible, il s’agirait alors de ‘B–S-, et des bases qui lui sont associées BeS-, VeS-. Le provençal Beson / Besson [Bessoun] (jumeau), du lat. vulg. bisso (deux fois) peut également convenir dans le cas qui nous intéresse, car deux de ces bessons de Morières sont voisins..
[613] Carte des Morières.
[614] id.
[615] id., sect. B2.
[616] id., sect. B3.
[617] Boyer R. 1980, p.475 : limite de Montrieux, près de la Tourne.
[618] id.
[619] id.
[620] Carte des Morières, sect. C3.
[621] id. (Repère).
[622] Henseling L. 1977-1978.
[623] Saglietto V. 1936, Méounes…
[624] Bosc Ch.-L. 1856.
[625] Giraud M. 1864 : vallon, cadastre de Signes sect. G dite la Barralière.
[626] Boyer R. 1980, p.445 : lieu-dit.
[627] Henseling L. 1977-1978.
[628] Baudoin L. 1965.
[629] Carte des Morières.
[630] Baratier E. 1969 : 340 : De castro Singie Blacque : le comte possède les droits majeurs (seigneurie majeure, cavalcade, queste de novo). Le vicomte possède les autres droits.
[631] Boyer R. 1980, p.475 : Limite de Montrieux, entre vallis Germani et la Tourne.
[632] id. : limite entre Méounes et Montrieux.
[633] id., p.438 : Limite d’Orves, entre le Trave de Masalon (trou de Matheron) et le raguaje Brugedor (aven du jas de Laure).
[634] id., p.435 : Limite d’Ayroneves (Orves) entre le trou de Materon et le regayge Brugedor (aven du Jas de Laure).
[635] Carte des Morières.
[636] De Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926, p.144 : Petri Blanc, tuteur de l’un des coseigneurs de Rocbaron.
[637] Boyer R. 1980, p.492 : Willelums de Signa, filius quondam Willelmi de Sinna lo Blanc, division de la seigneurie de Signes entre Signes lo Blanc et Signes dels Barrairencs.
[638] id., p.473 : Willelmus de Signa, filius quondam Willelmi de Signa lo Blanc donne une terre à Faverolle.
[639] Sagliettto 1935.
[640] Henseling L. 1977-1978.
[641] Boyer R. 1980.
[642] id.
[643] Saglietto V. 1935, Signes…
[644] Baratier E. 1969 : 340 : De castro Singie Blacque : le comte possède les droits majeurs (seigneurie majeure, cavalcade, queste de novo). Le vicomte possède les autres droits.
[645] Duprat H.E. 1935.
[646] Henseling L. 1977-1978.
[647] André L. 1975.
[648] Henseling L. 1977-1978.
[649] Boyer R. 1980, p.453 : Willelmo Blanco, mercenarius de Guillaume Martin seigneur du Beausset, coseigneur d’Orves.
[650] id., p.466 : Stephano Blanco, témoin de la division d’Orves entre Evenos et Montrieux.
[651] Giraud M. 1864 : quartier, cadastre de Signes sect. L. Giraud renvoie à Signes la Blanche.
[652] Laflotte L. 1919 ; Saglietto V. 1935.
[653] Moliner M. 1982.
[654] Boyer R. 1980, p.472 et 480 : à Faverolle au nord de la via publica ; terre confrontant le cros Willelmi de Signa cédé la même année à Montrieux.
[655] id., p.446 : laïc, témoin d’une donation aux Morières.
[656] id., p.406 : Témoin d’une donation faite par Hugues de Valbelle à Montrieux.
[657] id., p.399.
[658] id., p.427 : de Méounes, homme de l’évêque.
[659] id., p.462 : in valle de Amarina
[660] id., p.470 : Fouques Blanc, homme d’Evenos mentionné lors d’un échange de terres entre Guillaume de Signes d’Evenos et Montrieux : « terris quas Guillelmus Giraudus et Fulco Bianchi de Evena, homines mei presentes, habebant in territorio castri de Auroneves infra terminos Montis Rivi« .
[661] Mortreuil J.-A.-B. 1872.
[662] Tardini 1394 : mention d’un Balpherii, de Cuges. Le nom est présent jusqu’à une date avancée dans l’ancien territoire de La Cadière, puisque nous rencontrons encore un Bouffier Joseph en 1789, à Bandol.
[663] Boyer R. 1980, p.453 : Aicardus Bos, gendre de Guillaume Martin, seigneur du Beausset et coseigneur d’Orves (gener Willelmi Martini de Bauceto).
[664] Rotger B. 1984.
[665] Castellan E. 1937.
[666] Le Bois est le nom donné par B. Rotger au premier quartier traversé à partir de Saint-Nazaire en allant vers le Lançon par les experts lors de la séparation d’Ollioules et Sanary (en 1688). Castellan donne Cabour à la place de Bois. Le Bois de la Colle (1806) est l’ancienne propriété seigneuriale devenue en 1819 propriété du sieur Antoine Soleillet.
[667] Cadastre.
[668] Giraud M. 1864.
[669] Rotger B. 1984.
[670] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. A dite du Valdaray.
[671] cadastre.
[672] cadastre.
[673] Cassini 1778 (carte).
[674] id.
[675] Baudoin L. 1965, p. 39.
[676] Id.
[677] Baudoin L. 1965.
[678] Cassini 1778 (carte).
[679] Registre des délibérations.
[680] Cette terre bosque devait confronter celle du sieur Soleillet (1819 également) ; cf. le Bois.
[681] Tardini 1394, ms.
[682] La famille Bon est connue à Bandol au XVIIIe siècle (Mathieu Bon, 1774, par ex.).
[683] cadastre.
[684] Giraud M. 1864 : cadastre, sect. B dite de Sainte Anne.
[685] cadastre.
[686] Rotger B. 1984.
[687] Gall. Christ. : Eglise mentionnée lors de la délimtation des territoires d’Ollioules et de Toulon ; sur la route, entre Lescallon (l’Escaillon) et le Moulin d’Ars (Moulin du Las) ; cf. de Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926 : Toulon. Décision arbitrale du 18 novembre 1235 de Rostan, évêque de Toulon, réglant le désaccord sur les limites de leurs seigneuries, survenu entre Guillaume de Signes, seigneur d’Ollioules, et les seigneurs de Toulon, Gaufridet de Trets et ses neveux Gaufridet Reforciat et Isnard. Albanès, Chevalier : Détermination par Rostang, évêque de Toulon, des limites entre la ville de Toulon et le château d’Ollioules (Arch. munic. de Toulon, GG 25, original, parchemin).
[688] Archives de Toulon, doc. ant. à 1790, p. 255.
[689] id., p. 266.
[690] Giraud 1871 : source qui coule sur le territoire de Toulon.
[691] Boyer R. 1980, p. 729.
[692] nom de famille corse d’origine toscane ; ancien nom de baptême mystique “bonne part” (Dauzat A. 1951).
[693] Giraud 1871 : source abondante sur le territoire de la Cadière.
[694] Registre des délib., n° 3, fol. 35.
[695] id. n° 6, fol. 298.
[696] id. n° 53.
[697] Blanchet 1932.
[698] Rotger B. 1984.
[699] Castellan E. 1937.
[700] Archives de Toulon, doc. ant. à 1790, p. 255.
[701] id., p. 266.
[702] Giraud 1871 : source qui coule sur le territoire de Toulon.
[703] Beltrame G. 1981b, p. 11 : « au pied du quartier de l’Oratoire, la Bonnefont donne une eau à 13°5 mais possède un débit qui peut varier de quelques litres/seconde à plus d’un mètre cube/seconde en période de crue. » id. 1982 : Beltrame rapporte une tradition touchant la Bonnefont : « Que voù de bona aiga vague a la bona font. La source est réputée prédire l’avenir. Et les calinhaires, jeunes gens et jeunes filles qui buvaient ensemble l’eau de la source se fiançaient dans l’année et se mariaient à Ollioules. La demoiselle en mal d’époux détachait une feuille à l’arbre le plus proche de la source. Elle la laissait tomber dans l’eau. Si dans l’instant le courant l’emportait, la belle convolerait en justes noces dans l’année ; mais si la feuille se mettait à tournoyer sur place, s’accrochait aux herbes ou coulait au fond du ruisseau, tout le beau rêve s’écroulait, car c’était, sans recours, l’annonce d’un très long célibat. »
[704] Carraire : chemin des troupeaux transhumants (cf. ce mot).
[705] Familles Bonnogrâce, Bonnagrâce et Bonnegrâce à Sanary et Ollioules au XVIIe siècle
[706] Delattre G., inédit. Un Bonnonaud fut maire d’Ollioules.
[707] Bottin C. et Bonnaud L. 1909. La forme Maurainaude est composée de mau (voir ce mot) et de Rainaude (féminin de Rainaud)
[708] Carte des Morières.
[709] id.
[710] Boyer R. 1980, p.506. Dans une autre charte de Montrieux, Bernard Boquier (Bernardo Bocherio) arbitre un différent entre Signes et Montrieux en 1221.
[711] Burguière, domaine d’un burg, selonDauzat A. 1949.
[712] Forme tardive de burgus, proche du français bourg.
[713] Nom contemporain attribué à une grotte découverte puis fouillée par J. Layet . Cf. Layet J. 1949e, 1955c, 1961b ; Gagnière siècle 1954 et 1955.
[714] Castellan E. 1937.
[715] De Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926 : Toulon. Décision arbitrale du 18 novembre 1235 de Rostan, évêque de Toulon, réglant le désaccord sur les limites de leurs seigneuries, survenu entre Guillaume de Signes, seigneur d’Ollioules, et les seigneurs de Toulon, Gaufridet de Trets et ses neveux Gaufridet Reforciat et Isnard.. Gall. Christ. : Détermination par Rostang, évêque de Toulon, des limites entre la ville de Toulon et le château d’Ollioules (Arch. munic. de Toulon, GG 25, original, parchemin).
[716] André L. 1977, p. 10-11 ; Castellan E. 1937 ; DelattreG., Hervé R. 1995a.
[717] La création d’un lotissement a conduit la Municipalité à déplacer cette borne ; on peut la voir place de l’église à Ollioules.
[718] Carte des Morières.
[719] André L. 1977 ; Castellan E. 1937 ; DelattreG., Hervé R. 1995a.
[720] La borne est visible dans les locaux de l’Office H.L.M. de Toulon.
[721] Carte des Morières, sect. E1.
[722] De Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926 : Toulon. Décision arbitrale du 18 novembre 1235 de Rostan, évêque de Toulon, réglant le désaccord sur les limites de leurs seigneuries, survenu entre Guillaume de Signes, seigneur d’Ollioules, et les seigneurs de Toulon, Gaufridet de Trets et ses neveux Gaufridet Reforciat et Isnard.. Albanès, Chevalier: Détermination par Rostang, évêque de Toulon, des limites entre la ville de Toulon et le château d’Ollioules (Arch. munic. de Toulon, GG 25, original, parchemin).
[723] André L. 1977, p. 10-11 ; Castellan E. 1937 ; DelattreG., Hervé R. 1995a.
[724] Cette borne est actuellement entreposée au musée de Balaguier à La Seyne.
[725] Castellan E. 1937 ; Rotger B. 1984 ; DelattreG., Hervé R. 1995a..
[726] « ..le premier des dits termes sur les confins de Six-Fours au pied de la propriété du cartier de la Figuière appartenant à Jacques Teisseire (ce terme séparera les terroirs de Six-Fours, Ollioules et Sanary). » (Rotger B. 1984). Cette borne est visible aujourd’hui au rez-de-chaussée de la Tour de Sanary.
[727] André L. 1977, p. 10-11 ; Castellan E. 1937 ; DelattreG., Hervé R. 1995a..
[728] Voir supra les limites de Toulon et Ollioules (de De Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926 ; Gall. Christ. ; Arch. munic. de Toulon, GG 25).
[729] André L. 1977 ; Castellan E. 1937 ; Delattre, Hervé 1995.
[730] Castellan E. 1937 : limite de 1235, « ad ruppem quandam ruppem rubeam que est inter ruppem Corberiam et castrum de Revesto« .
[731] Carte des Morières.
[732] id.
[733] André 1977 ; Castellan E. 1937 ; Delattre, Hervé 1995.
[734] Carte des Morières.
[735] Délimitation du Beausset et du Castellet
[736] Le Cartulaire de Montrieux mentionne une autre colline de même nom, podio Boso 1231, lieu-dit de la Roquebrussanne (puy Boson, trad. dans Boyer R. 1980).
[737] L’équivalent de boucène (bon rencontre) peut s’être conservé en français dans le lieu-dit la Conférence, nom que porte l’un des ponts de chemin de fer situé en limite sud de l’ancien quartier Mortier (aujourd’hui la Milhière).
[738] Rotger B. 1984.
[739] Castellan E. 1937 (il existait en 1790 à Saint Marcel, com. de Marseille, une bastide appelée la Bousser) .
[740] Verd 1951.
[741] La relation entre boca et trou (et même puits) est prouvée par l’exemple du lieu-dit le Cangel, com. de Marseille, à la Gardiole, où la Boca Cansol de 1290 est devenue puits de Lanssel en 1480, puteus de Cancello en 1501 et Pous de Cantel 1574 (Mortreuil J.-A.-B. 1872)
[742] Carte des Morières.
[743] Baudoin L. 1965, p. 785 : Au moment de la séparation de La Seyne et de Six-Fours (1657), ce quartier reste intercommunal et La Seyne y possède des moulins à vent ; c’est également le lieu de la fête de la jeunesse jusqu’à la Révolution. « Une délibération du Conseil de la Communauté de Six-Fours, en date du 26 juin 1575, précise que les deux tours de moulins que l’on a commencé à élever sur le coteau de Boudaï appartiennent à la dite communauté. ».
[744] Cassini 1778 (carte).
[745] Blanchet A. et alii 1932.
[746] Carte des Morières.
[747] id.
[748] id.
[749] Vidal R. 1897, p. 89-201. Notice reprise dans Brun J.-P. et alii ; 1, 1999, p. 242 : tombes de l’époque romaine.
[750] lavoir ? (hypothèse H. Ribot).
[751] Giraud M. 1859, 3, p. 348-354 Acte des archives de la Cadière, daté du 27 décembre 1367 : quidem [h]ortum et vineam simul contiguos cum om[n]ibus iuribus et pertineciis suis sitos in territorio de Sexfurnis loco vocato Boribalh confrontatos ab una parte cum terra Hugonis Catalani de Sexfurnis et cum terra et vinea Ludovici Marini dicti loci.
[752] Baudoin L. 1965.
[753] Cayol M. 1980.
[754] Route reliant le Beausset, ou la Bourgade, à Sainte-Anne d’ Evenos, ou le Cabot.
[755] Cadastre.
[756] Gavot J. 1982. Le bournéou suggère l’existence d’un captage de la source de la Daby.
[757] Baudoin L. 1965 : elle fut longtemps la seule place publique de La Seyne.
[758] Cette fontaine était alimentée en eau par la source trouvée à la Donicarde par les pères Capucins. Elle fut supprimée après 1865.
[759] Bourrès 1564, com. de Six-Fours (Michel et Antoine Denans Frères dit Bourrès (Denans J. 1707-1711). Dès 1655, à La Seyne, les frères Bourras formèrent la confrérie des Pénitents gris (Baudoin L. 1965). Bourras (XIIIe siècle), formé à partir de bourre, grosse toile faite d’étoupes de chanvre entrant dans la composition des vêtements monastiques (Robert).
[760] Baudoin L. 1965 : Détruite après 1918 ; nouvelle chapelle 1929.
[761] Giraud M. 1864.
[762] Registre des délibérations sur la santé publique, n°89.
[763] Giraud M. 1864.
[764] Edifiée sur un grand pré par la municipalité Belfort.
[765] Cette bastide tient son nom de la famille de Boyer dont les ancêtres défendirent Ollioules au moment des guerres de religion, construisirent le fort puis le château de Bandol, qu’ils reçurent au début du XVIIe siècle en arrière-fief. Ils fondèrent des madragues, à Saint-Cyr et au Brusc entre autres. Le nom de Boyer / Boier se retrouve à Méounes (Ugo Boverius ou Boier 1211, ch. 22 de Montrieux), et à Bandol, Ollioules, Saint-Cyr et Six-Fours aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècle (Boyer-Foresta à partir de 1715 à Bandol). En 1790, une bastide de Sainte Marthe, com. de Marseille, était dénommée la Boyère [la Bouyère].
[766] Ferdière A. 1988.
[767] Guérard 1857, Cartulaire de Saint-Victor.
[768] La braceria de Georg n’est pas mentionnée lors de la délimitation de Six-Fours en 1156 ; c’est le caput S. Trophimi (cap Cepet) qui sert de terme oriental à cette terre de Saint-Victor. En fait, les experts s’en sont tenus aux limites extrêmes : ainsi, aux Embiez, il n’est pas fait mention de S. Victoris de Insula pourtant cité en 1079, 1113 et 1135 ; de même, si la chapelle de Pépiole n’apparaît pas dans les limites, c’est peut-être parce qu’elle est trop en retrait des bords de Reppe. Mais il est possible qu’elle n’ait pas encore été bâtie à la date de 1156.
[769] Giraud M. 1864 : rocher en partie englouti ; cadastre de Saint-Cyr, sect. B dite de Saint Jean.
[770] Nous connaissons Braquety Louis en 1715-1748 à Bandol et La Cadière, ainsi que Braquety Jacques en 1756-1760 à Bandol.
[771] Giraud M. 1864 : livre vert fol. 81, 82 verso.
[772] Cassini 1778 (carte).
[773] Giraud M. 1864 : métaierie, cadast., sect.F dite Hubac de Limate.
[774] Cassini 1778 (carte).
[775] Registre des délibérations.
[776] Archives communales.
[777] Giraud M. 1864 : cadastre de La Cadière, sect. B dite du Thouron.
[778] Duprat H.E. 1935 (pour l’essentiel).
[779] Baudoin L. 1965.
[780] Carte des Morières. Dans l’arrondissement de Marseille, il existait en 1872 deux lieux-dits employant cette racine : Brayo de Can, un hameau de la Pène sur Huveaune (braillé de Camp en 1791) et les Brayes ou glacière, une bastide d’Auriol.
[781]Durand B. 1925, p. 101-115 : Dans lo capitol de nayar canabes (rouir le chanvre) de la 1ère moitié du XVe siècle, il est expressément écrit que les habitants de la cité de Toulon « podon nayar canabes mascles et femels et ginestas en las ribieras del Esgotier (Eygoutier),… et en Las del pont de las felguieras a ensaval« . L’hypothèse d’un glissement de « bruyère » (bruguiera, burguiera,) vers « routoir » ou « fabrique d’étoupe » (bregaia) est plausible.
[782] Baudoin L. 1965, p. 39.
[783] Duprat H.E. 1935.
[784] Roux P. 1983, p.33-86. Durand A. 1925 : Dans lo capitol de nayar canabes (rouir le chanvre) de la 1ère moitié du XVe siècle, il est expressément écrit que les habitants de la cité de Toulon « podon nayar canabes mascles et femels et ginestas en las ribieras del Esgotier (Eygoutier),… et en Las del pont de las felguieras a ensaval« . L’hypothèse d’un glissement de bruyère (bruguiera, burguiera) vers routoir ou fabrique d’étoupe (bregaia) reste plausible.
[785] Michelet et Brémond 1727 (carte).
[786] Croisey S. 1764 (carte).
[787] Cassini 1778 (carte).
[788] Baudoin L. 1965, p. 785 : « D’autres moulin à vent paraissent avoir existé au quartier de Brégaillon, probablement installés sur les côteaux dominant la baie de la Seyne. A notre connaissance, ils ont entièrement disparu. »
[789] Carte des Morières.
[790] Giraud M. 1864 et 1871: Cadastre de La Cadière, section B ; autrefois ruisseau de Marte ; se jette dans l’Aran.
[791] Duprat H.E. 1935 : Antoine / Anthoine Brémon en 1635-1643 à Saint-Cyr.
[792] Archives communales de la Cadière, regist. des délib. n° 60.
[793] Bosc Ch.-L. 1856.
[794] André L. 1975, p. 68-83 : au bord du chemin de la carrière.
[795] Bonaparte, in : Baudoin L. 1965.
[796] Boyer R. 1980, p.142. Delattre, inéd. : Briansson, nom d’un riverain qui fit construire la conque de la fontaine.
[797] Carte des Morières, sect. E3 (repère).
[798] Toponyme récent d’après Duprat H.E. 1935.
[799] Giraud M. 1864.
[800] Selon Ch. Rostaing, « il faut écarter de cette liste (des noms de domaines d’origine romaine) un certain nombre de toponymes que certains philologues ont cru devoir y insérer : il s’agit tout d’abord de la série des noms précédés de l’article, comme le Broussan commune d’Evenos,… la présence de l’article – outre le fait que tous ces noms désignent des hameaux – suffit à déceler (leur) origine romane… Skok a commis quelques erreurs de détail : par ex. il supprime l’article devant le Broussan. » (Rostaing Ch. 1950, p.514 et 415). Or les premières mentions que nous avons rencontrées ne comportent pas d’article. Au lieu de in loco qui dicitur ad Brossan ou bien lo Brossan, formes que nous devrions trouver si l’hypothèse de Ch. Rostaing doit être retenue, nous lisons in loco qui dicitur Brossan, ce qui suggère pour le Broussan une origine plus haute, peut-être romaine (domaine de Bruccius) comme le proposait Rostaing avant d’émettre un doute quant à l’ancienneté du toponyme.
[801] Boyer R. 1980, p.438 : limite d’Orves, entre la Roca Rabaciera et l’Escalon (le pas de la Masque).
[802] id., p.837.
[803] id., p.452 : vente d’une terre d’Orves, juxta fontem, in una genesteria.
[804] Bercovici Chr. 1977.
[805] Excursionnistes Toulonnais 1901 (mention).
[806] Blanchet A. et alii 1932.
[807] Joubert J. 1980a, p. 416-428 ; id. 1980b, p. 10-11.
[808] Gavot J. 1982.
[809] Michelet et Brémond 1727 (carte).
[810] R. Boyer ne l’avait pas situé. Signalons que, d’après Mortreuil, il existe en 1872 une autre Bréguière qui est un lieu-dit de Cassis, au quartier de la Douane (la Burguière en 1486 et la Bréquière sive Fenouillet en 1556).
[811] Boyer R. 1980, p.837.
[812] id., p.438 : limite d’Orves, entre Sambola Bertrandi de Valbella (Siou Blan) et la colla de la Gast (Colle de Fède).
[813] id., p.435 : limite d’Ayroneves (Orves), entre Samboles de Valbelle (Siou Blan )et le pas de la Colle de la Gast (Colle de Fède).
[814] Le nom de famille Brun et son diminutif Brunet sont bien représentés dans l’ouest varois où nous les relevons à Bandol, Ollioules et Six-Fours entre les XVe et XXe siècle
[815] Boyer R. 1980, p.438 : limite d’Orves, entre la Capelluda et Balma Dalmaz. R. Boyer situe petra bruna sur Orves ou le Revest.
[816] Castellan E. 1937.
[817] Henseling L. 1977-1978.
[818] Périégèse (Pseudo-Scymnos), description géographique anonyme en grec datée de la fin du début IIe siècle av JC (Paul-Marie Duval, 1971, n°52), mention de Tauroeis (le Brusc, Six-Fours) et d’Olbia (Hyères): « Тανρόεις καί πoλησίυ πόλις Ολβία« .
[819] César, la Guerre Civile, décrit la bataille navale qui eut lieu le 31 juillet 49 au large de Tauroentum qu’il qualifie de castellum..
[820] Strabon, 63 / 64 av. J.-C. à 21 de notre ère : la côte comprend plusieurs villes massaliotes : Tauroentium, Olbia, Antipolis, Nikaia.
[821] Pomponius Mela (Chrographie, vers 40 de notre ère) : … post Olbiam et Tauroin et Citharistem est Lacydon…
[822] Ptolémée (Géographie) entre 100 et 178 de notre ère : …chez les Comani, la ville de Marseille et Tauroention et le cap du Cithariste, la ville d’Olbia, …
[823] Itinéraire Maritime d’Antonin (Brun J.-P. et alii 1999 il s’agit d’une compilation de sources datables en grande partie du Haut-Empire), avec comme variantes : Taurenio, Taurones, Tauronio ; instructions nautiques dont les sources les plus anciennes sont datables du Haut Empire et la dernière rédaction du IVe siècle : a Telone Martio, Tauroento, portus, M.P.M. XII (17,76 km) ; a Tauroento, Citarista, portus, M.P.M. XVIII (26,64 km).
[824] Etienne (Stéphane) de Byzance, grammairien grec de la fin Ve siècle (Ethnika), d’après Apollodore, rapporte l’origine du nom de Tauroeis, ville de Celtique, colonie des Marseillais dont les habitants s’appellent Tauroentioi, et mentionne également Olbia, les Stoechades, Athénai, Pergantion et Alconis (cf. Brun J.-P. et alii 1999).
[825] Pataum serait une écriture tardive de Tauroentum et se placerait sur une voie dérivée de l’Itinéraire d’Anttonin passant par Vidauban (Foro Boconi), Toulon (Teloni), Le Brusc (Pataum/Tauroentum), Saint-Jean-de-Garguier (Carcarium ou Carnarium) ; touefois, il peut toujours s’agir d’une orthographe fautive de Pagus Matavonicus (Cabasse. L’hypothèse selon laquelle Pataum et Tauroentum seraient une seule et même agglomération a été avancée par Bérard G., Brentchaloff D. et Fiche J.-L. 1996 ; elle a été reprise dans Brun J.-P. et alii, 1999, 2).
[826] Duprat H.E. 1935.
[827] id.
[828] cf. Cairat.
[829] Duprat H.E. 1935.
[830] id.
[831] id.
[832] id. : aux archives de 1790 à nos jours.
[833] id. : au cadastre de 1829 à nos jours.
[834] Tassin 1684 (carte).
[835] Henseling L. 1977-1978.
[836] Baratier et alii 1970 : On s’accorde aujourd’hui à situer Tauroentum au Brusc.
[837] Brien-Poitevin F. 1981.
[838] Première mention du Brusc.
[839] Le tignador [tignadou] était le chaudron qui servait à teindre les filets (autre terme : peirol / peirou / peilou).
[840] Archives de Six-Fours, CC2, 1587, fol. 464, 537 et 620.
[841] Archives des B. du Rhône, Saint-Victor, n° 1075 (9 juillet 1609).
[842] Où est implantée la madrague de Boyer (Archives des Bouches du Rhône, Saint-Victor, n° 1075).
[843] Archives de Six-Fours antérieures à 1790, CC 4 (1678-1682), fol. 135.
[844] Archives de Six-Fours, CC 7, en 1728, fol. 234 et 622).
[845] Roux 1764 (carte).
[846] Cassini 1778 (carte).
[847] Faiden William 1794 (carte).
[848] Oratoire de Malogineste au Brusq.
[849] De Bonstetten 1873.
[850] Bottin C. 1892.
[851] Fiessenger L. 1896.
[852] Excursionnistes Toulonnais 1901.
[853] Burle E 1908 ; Laflotte L. 1908.
[854] Bottin C. et Bonnaud L. 1909.
[855] André L. 1953 ; Layet J 1953a.
[856] Layet 1956a et 1956e.
[857] Layet J. 1959a.
[858] Brien 1981, 1982
[859] Ribot H.1982b, p. 48-49.
[860] Plusieurs auteurs ont proposé de voir dans le port du Brusc celui de Marzan. D’après Duprat, l’erreur serait dûe au portulan vénitien de 1490, traduit en 1632 par Guillaume Giraud : « de Bendormi a san Marzam…san Marzam e bon porto…« , après quoi il est question de Six-Fours. Il est plus que probable que san Marzam retraduise sous ce terme italien le San Nari provençal, le San Nazar de Petrus Vesconte (1318) et d’Angelino Ducert (1339), le Sanacar des frères Pizicani (1367) ou le Nazar de Cresques (1375), tous postérieurs à la fondation de la tour (fin XIIIe-début XIVe siècle) qui garde le port de Sanary (Rotger – La tour romane érigée en 1300. Ville de Sanary-sur-Mer, 1996, 176 p.) et le rendait sûr. Toutefois, il faut rappeler l’existence à Six-Fours d’une plage de Maran au XVIIe siècle et d’un quartier Mazan en 1639 (Duprat H.E. 1935).
[861] Giraud M. 1864 : Mentionné par Bosc Ch.-L. 1856 ; cadastre, section F ; du nom d’un bois incendié.
[862] id..
[863] Cadastre du Castellet, 1370, fol. 242.
[864] Doc. ant. à 1790, n°175.
[865] id. n°457.
[866] Cadastre du Castellet, fol. 225.
[867] id., fol. 4.
[868] cadastre ; la fontaine du Brûlat 1871.
[869] Cadastre du Castellet, fol. 115.
[870] id., fol. 20.
[871] id., fol. 1.
[872] id., fol. 70.
[873] id., fol. 11.
[874] Castellan E. 1937.
[875] Archives communales, état des sections, E, fol. 21.
[876] Carte des Morières, sect.B2 (sommet).
[877] id..
[878] A Cassis, le lieu-dit Bréguière (Mortreuil1872) présente la même évolution morphologique que celle qui fait passer de Burgalla à Bruyères : Burguyère 1486, Bruguière 1597.
[879] Boyer R. 1980, p.628 : limite de Montrieux, entre Sanbula rotunda et les Aiguilles de Montrieux.
[880] Cassini 1778 (carte).
[881] Boyer R. 1980.
[882] Borel ou Burel, nom de famille connu d’Ollioules à Saint-Cyr depuis le XIIIe siècle ; Willelmus Borrelli, témoin à Montrieux en 1213 (Boyer R. 1980, p. 502).
[883] Cf. De De Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926 : Toulon. Décision arbitrale du 18 novembre 1235 de Rostan, évêque de Toulon, réglant le désaccord sur les limites de leurs seigneuries, survenu entre Guillaume de Signes, seigneur d’Ollioules, et les seigneurs de Toulon, Gaufridet de Trets et ses neveux Gaufridet Reforciat et Isnard.. Albanès, Chevalier, Gall. Christ., ch. 179 : Détermination par Rostang, évêque de Toulon, des limites entre la ville de Toulon et le château d’Ollioules (Arch. munic. de Toulon, GG 25, original, parchemin)
[884] La famille Bouscarle possédait une tour qui a laissé son nom à un quartier de Marseille près de Sainte Marthe : turris Gaufridi Boscarle 1299, turris Bertrandi Boscarle 1332, Boscarla 1354, Bastida den Boscarla 1373, tour de Bouscarle 1696 (Mortreuil J.-P.-A.1872).
[885] Giraud M. 1864 : cadastre, sect.B dite de Sainte Anne.
[886] Bosc Ch.-L. 1856.
[887] Carte des Morières.
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