EPHEMERIDES 26 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 26 AVRIL 2023, 12e ANNÉE (n° 3789).

ILLUSTRATION. 9 avril2023, la Sainte-Victoire vue par le hublot de l’avion après le décollage de Marignane.

QUESTION DU JOUR : Elle eut différents titres, tous éphémères : Chant de guerre pour l’armée du Rhin ; Chant de marche des volontaires de l’armée du Rhin. De quel hymne s’agit-il ?

REPONSE A LA QUESTION DU 23 AVRIL : c’était un 25 avril ! Qui a dit « nous allons donner le premier coup de pioche sur le terrain qui ouvrira l’accès de l’Orient au commerce et à la civilisation de l’Occident » ?. Ferdinand de Lesseps donnant le premier coup de pelle du creusement du Canal de Suez.

FÊTES : Le 26 avril, nous fêtons les Alida (ou Alda) qui tiennent leur prénom d’une sainte catholique de Sienne connue sous le nom de sainte Alde, morte en 1390.

Une seule personne a pour patronyme Alida. 940 l’ont comme prénom.

Le calendrier républicain dédiait cette journée au muguet. Vive le muguet, donc ! D’autant plus que « avril et mai sont la clé de l’année, avril fait la fleur, mai en a l’honneur «. »

LOCUTION PROVENÇALE : « Siau pas d’aqui, siau de Rocabaron », littéralement : « je ne suis pas d’ici, je suis de Roquebaron » pour dire : « je ne suis pas concerné, cela ne me regarde pas ».

PENSEE : « Sachez entendre la voix de ceux qui ne disent rien » (M. Ponzin, 9 mai 1928), c’est sur ces fortes paroles d’un démocrate-chrétien prononcées à Romans que je déclare ouvertes les éphémérides de ce jour !

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-203e livraison :  NOTRE-DAME DE LA GARDE

LA MONTAGNE DE LA GARDE (suite)

Ils y remontent plusieurs fois pour se promener ou pour assister à l’arrivée d’un grand personnage dont le navire doit être salué par des salves d’artillerie. En ce cas, Madeleine Scudéry invite ses amis pour leur donner la primeur du spectacle. Dans une autre de ses lettres, elle écrit qu’elle a amené huit ou dix dames marseillaises à Notre-Dame de la Garde pour l’arrivée du cardinal de Lyon. Et elle ajoute que toutes les femmes de Marseille attendent le cardinal avec autant d’impatience que les sultanes du sérail lorsque le Sultan revient d’une expédition lointaine.

En dehors de ces circonstances, Georges et Madeleine de Scudéry se soucient fort peu de Notre-Dame de la Garde. Ce n’était pas, au reste, une forteresse bien redoutable et le gouverneur, à lui seul, en formait à peu près toute la garnison, s’il faut en croire, du moins, Chapelle et Bachaumont, autres voyageurs en Provence au XVIIme siècle, qui la visitèrent treize années après le départ des Scudéry. C’est, disent-ils, dans leur « Voyage en Languedoc et en Provence » :

Un gouvernement commode et beau A qui suffit, pour toute garde,

Un suisse avec sa hallebarde Peint sur la porte du château I

Ils racontent, en outre, qu’ayant gravi la roche, ils frappèrent à la porte du fort, très doucement, de peur de la jeter par terre, et qu’ils n’entendirent même pas un chien aboyer.

Des gens qui travaillaient là, proche,

Nous dirent : Messieurs, là-dedans On n’entre plus depuis longtemps.

Le gouverneur de cette roche,

Retournant en cour par le coche,

A, depuis environ treize ans,

Emporté la clé dans sa poche !

Malgré cela, le fort avait été attaqué pendant la Fronde, en 1650. Puis l’histoire suit son cours. En 1701, les ducs de Bourgogne et de Berry, petit-fils de Louis XIV, montent au sanctuaire. Leur visite est relatée dans le récit d’un témoin oculaire, Duché de Vancy :

Le 8 mars 1701, les princes donnent audience aux prud’hommes qui leur firent plaisir à cause de leur langage provençal. Ils montèrent ensuite à cheval et allèrent à Notre-Dame de la Garde. C’est un petit château avec une dévotion, bâti sur la cime de la montagne qui est à gauche du port, d’où l’on voit toute la ville et ses environs. Il n’y a pour toute garnison qu’un concierge et quatre ou cinq petites pièces de canon.

Pendant l’épidémie de peste de 1720, monseigneur de Belsunce vint plusieurs fois dire la messe à Notre-Dame de la Garde dans une petite chapelle dédiée à saint Roch, patron des pestiférés ; elle se trouvait sous le pont-levis. Et, le 8 novembre 1721, après le fléau, il présida sur la colline à une cérémonie d’actions de grâces.

A l’occasion des visites royales ou princières, Notre- Dame de la Garde était illuminée. Elle reçut une illumination particulièrement brillante en l’honneur de la venue à Marseille du comte de Provence, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII, le 2 juillet 1777.

Puis vint la Révolution. Le 30 avril 1790 le fort est pris par un certain nombre de patriotes, qui avaient pu passer le pont-levis sous prétexte d’assister à la messe dans la chapelle, tout comme les Ligueurs de 1594, et qui envoyèrent ensuite à l’Assemblée nationale une adresse dans laquelle ils écrivaient, faisant abstraction de toute modestie : « Les soussignés ont osé surprendre le fort de Notre-Dame de la Garde qui dominait tous les autres. Cette action d’éclat a fait sombrer les deux dernières places qui étaient au pouvoir de l’aristocratie. . . Dès lors Marseille a respiré air pur de la liberté ».

Le 7 juin 1792, Notre-Dame de la Garde connut une curieuse procession : la statue de la « Bonne Mère » était recouverte d’une écharpe tricolore et l’Enfant Jésus qu’elle tenait dans ses bras était coiffé du bonnet phrygien !

En avril 1793, le duc d’Orléans Philippe-Egalité, ses deux fils les ducs de Montpensier et de Beaujolais, le prince de Conti et la duchesse de Bourbon sont emprisonnés pendant quelques semaines à Notre-Dame de la Garde, avant d’être transférés au fort Saint-Jean (cf. p. 89).

Le 18 août de cette année, le clergé constitutionnel organise une nouvelle procession pour implorer le ciel, à rapproche des troupes de Carteaux. La statue de la Vierge est portée, en même temps que les reliques de saint Lazare, de saint Victor et de saint Cannat. Les trente-deux sections de fédérés marseillais assistent i\ la cérémonie. Mais quelques mois plus tard, après la prise de Marseille par les troupes de Carteaux, l’évêque constitutionnel Houx, qui avait autorisé cette procession, la paya de sa tête : il lui guillotiné sur la Canebière le 5 avril 1794.

Notre-Dame de la Garde possédait une statue en argent de la Vierge exécutée en 1661 par l’orfèvre local Jean Beaumont et qui avait une particularité, peut-être unique dans le monde catholique : elle tenait dans ses mains le saint sacrement exposé à l’adoration des fidèles. Cette statue fut portée, le 3 mars 1794, à l’Hôtel des Monnaies de la rue Tapis-Vert pour être fondue et convertie en numéraire.

Il y avait aussi à Notre-Dame de la Garde une autre statue très ancienne, appelée la « Vierge brune », à cause de la couleur foncée de son bois. Il en est fait mention dans un testament du XIVe siècle par lequel la dame Sabatier lui lègue un anneau d’argent enrichi de perles « pour être mis à son doigt ». Cette « Vierge brune » disparut également dans la tourmente révolutionnaire et, quand, en 1807, la chapelle fut rendue au culte, on la remplaça par une autre statue de la Vierge appartenant au couvent des Picpus.

ORIGINE DES NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et autres LIEUX DE SANARY (Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°10  « Regards sur un terroir : Sanary-sur-Mer », 2004 »),

-2ème livraison : QUAND LA RUE DE LA PRUDHOMIE ETAIT CELLE DU CIMETIERE – 26 avril 1710. A Sanary, le chemin était devenu impraticable tout autour du nouveau cimetière Car n’étant pas pavé, il s’était créé de nombreux cloaques et de plus on y déposait des ordures. La communauté délibéra qu’on ne pouvait souffrir un tel état de chose devant un semblable endroit. On ne pouvait même pas ensevelir les morts lorsqu’il pleuvait. On vota donc des travauxpour la réparation du chemin et son pavage, aujourd’hui rue de la Prud’homme après avoir été rue Saint-Pierre (Rotger B., 1984).

EPHEMERIDES

121 – 26 avril : Naissance à Rome de Marc Aurèle qui, avec Lucius Verus, succèdera à Antonin le Pieux à la tête de Rome le 7 mars 161.

1151 – 26 avril : MORT DE RAYMON, EVÊQUE DE MARSEILLE – Acte 150, Gallia Christiana. vi. kal. maii. Obiit domnus Raymundus, episcojius Massilien, anno Domini M.C.LI. (Ex Mortuologio ecclesiae Massil. (Bibl. nat., ms. lat. 12702, f’ 138 v°). — Voir encore les n° 156, 158, 159 et 163.

1226 – 26 avril: confirmation par Alasacie [de Marseille], femme de Raimond de Baux, de la convention entre Spino de Sorresina, podestat de Marseille, et Raimond de Baux, vicomte, sa femme Alasacie et ses fils. pour la cession de leurs droits seigneuriaux sur Marseille]..

1246 – 26 avril (3 mai) : (Lombardie 9) MILAN – Neige abondante à Milan le 26 avril (3 mai).

1248 – 26 avril : Consécration de la Sainte Chapelle, à ParisCette châsse de lumière construite par l’architecte Pierre de Montreuil a été voulue par le roi Louis IX (futur saint Louis) afin d’abriter la couronne d’épines du Christ.

1226 – 26 avril : LES VICOMTES ABANDONNENT UNE PART DE LEURS DROITS SUR MARSEILLE – Confirmation par Alasacie [de Marseille], femme de Raimond de Baux, de la convention entre Spino de Sorresina, podestat de Marseille, et Raimond de Baux, vicomte, sa femme Alasacie et ses fils pour la cession de leurs droits seigneuriaux sur Marseille]..

1352 – 26 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Font Dampollas (charte aux archives de l’Evêché). FONT-DAMPOLLAS – lieu-dit au quartier de Séon. Un siècle et demi plus tard, le 1er mars 1504, cette source sera encore mentionnée dans ce même registre, Font du Poulas, Font Dampolla, Torre de la Balma. A l’origine, 8 mai 1289, cette source était dénommée Fons de dan Pollas sive Pollasserii (charte aux archives municipales). Peut-être était-elle associée à un élevage de volaille ?

2. Font dels Banniers (acte aux archives de l’Evêché). Font des Banniers – lieu-dit au quartier de Séon, vers les Eygalades. Première mention : Fons Guillelmi Bannerii, 8 mai 1289 (charte aux archives municipales).

1369 – 26 avril : hommage de l’évêque de Marseille pour les trois chÂteaux de la vallée de Signes –A Aix, hommage de Guillaume de la Voûte, évêque de Marseille, au sénéchal de Provence, pour, entre autres, les trois châteaux de la vallée de Signes : Signes la Blanche, Signes Barrayrenque, et Châteauvieux, ainsi que ceux de Meinarguette, Méounes, Orvès, Le Beausset.

item tria castra vallis de Signa, silicet castrum de Signa la Blanca et castrum de Barrayrens et Castrum Vetus, cum eorum pertinentis … in castris de Mayraneguetis, de Meuna, de Ayroneves, et in castro de Bauceto (Gallia Chr. Nov., II, acte n° 580, p. 327).

1379 – 26 avril : Enumération et définition des droits seigneuriaux d’Isabelle d’Agoult, dame de Trets, fille de feu Raimond et femme da Bertrand Raymbaud de Simiane, par les députés de cette commune déposant dans l’enquête sur les droits royaux. (Acte 697 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : B. Archives départementales des B.du Rh. B 7, fol. 42).

1438 – 26 avril : GUERRE ENTRE RENE ET LES ARAGONAIS – Le roi René appareille de Marseille, gagne Naples avec 12 galères, 4 galiotes et 2 brigantins, en évitant Gaëte que tient Alphonse d’Aragon. Jusqu’en 1439, il se battra contre les Aragonais afin de renforcer Naples (des Garets M.-L. – Le Roi René 1409-1480, 1946).

1442 – 26 avril : GUERRE ENTRE RENE ET LES ARAGONAIS –  – Les Génois, René d’Anjou et le pape Eugène IV concluent une alliance offensive pour chasser les Aragonais. René croit avoir trouvé un auxiliaire précieux en la personne de François Sforza, héritier présomptif du duché de Milan, qui le trahit bientôt et passe dans le camp du roi d’Aragon trois mois plus tard (id.).

-1536 – 25 avril : renforcement de la défense de Toulon – Il est ordonné aux consuls de Toulon et aux Syndics de Six-Fours et de La Garde d’armer une garnison pour la Grosse Tour (F.T., 2020).

1549 – 26 avril : SEIGNEURIE DE TARADEAU – 26 avril 1549 : Dans une transaction, les droits seigneuriaux de Taradeau  sont cédés à Anne de Villeneuve.

1566 – 26 avril : Décès de Diane de Poitiers à Anet – Favorite du roi Henri II pendant plus de 20 ans, elle était comtesse de Saint-Vallier et duchesse de Valentinois.

1596 – 26 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Camp de Flour  au quartier  de Saint- Marcel (registre aux archives de l’Évêché).

1631 – 26 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vaux arenoux (charte aux archives de l’Evêché). Val d’Arène – lieu-dit, quartier de Saint- Loup, près de Vaufrège. Première mention : Larena, 14 janvier 1440 (registre aux archives de l’Evêché).

1686 -26 avril : LA SEPARATION ENTRE OLLIOULES ET SANARY EST EN MARCHE – Par arrêt royal, sur la requête des habitants de Sanary, le gouverneur de Provence est chargé de faire une nouvelle enquête sur lieux où il entend les deux parties exposer leurs griefs. Louis XIV, par arrêt du 26 avril 1686 prescrivit au sieur Morant, gouverneur de Provence,  de faire une nouvelle audition des habitants d’Ollioules et de Saint-Nazaire, sur les lieux-mêmes. Claude Bonnefoy, procureur au parlement représentait les habitants de Saint-Nazaire. (…) Il rétablit la vérité et démontra les contre-vérités énoncées à l’instigation d’Ollioules par l’avis du feu sieur d’Oppède. Assisté de trois syndics de Saint-Nazaire élus cette année 1683 – Infernet, Estort et Perrimond – il montra aux enquêteurs le nombre de maisons (250), le nombre d’habitants (plus de 800), le nombre de barques tant présentes qu’à la mer (20 au service du roi, 40 à la pêche). Les anciens commissaires enquêteurs n’avaient en effet compté que les barques présentes au port (…) Il rappela que si le port semblait moins fréquenté c’était à cause de ce qu’Ollioules ne voulait pas faire de réparations malgré le capage imposé à ce titre à Saint-Nazaire , sommes variant de 800 à 300 livres par an et utilisées à d’autres dépenses par les consuls d’Ollioules (…), et qui aurait couvert largement les travaux d’entretien du port, de la fontaine, et de l’agrandissement de l’église, toutes dépenses faires par les habitants de Saint-Nazaire de leur propre bourse. Il dit aussi que la fontaine – la source apparemment – n’avait jamais appartenu à la communauté d’Ollioules, mais qu’elle était la propriété du seigneur d’après la convention de 1506. De plus, elle suffisait à peine aux besoins des habitants et des bateaux étrangers, et en temps de sècheresse était insuffisante. De même, malgré l’impôt prélevé, les chemins n’étaient pas entretenus. Il demanda aussi que les comptes de la communauté soient communiqués aux habitants du bourg, de même que les livres des délibérations et autres (…) De plus, les frais de procès contre Saint-Nazaire avaient été prélevés par Ollioules sur les impôts payés par tous, y compris ceux de Saint-Nazaire. Il demandait aussi que les gages du maître d’école et de la sage-femme fussent payés par la communauté comme il en était à Ollioules. De même pour les frais d’installation de l’horloge et de son entretien. Autres améliorations demandées : que l’on installe un service des poids et mesures pour le blé et la farine qui permettrait à Saint-Nazaire de construire des moulins à vent et d’éviter ainsi des va-et-vient entre le lieu de production (Saint-Nazaire, blé puis farine) et le lieu de pesage (Ollioules) ; même chose pour les olives. Ce qui entraînait surcroît de peine et temps perte de temps. Que les dépenses d’entretien du port soient fixées annuellement par les syndics de Saint-Nazaire à prendre sur le capage de la communauté ; que l’on désigne à Saint-Nazaire un lieutenant du capitaine de ville, un lieutenant de l’enseigne et un valet de ville. Que l’on installe à Saint-Nazaire un lieutenant du juge fixé à Ollioules pour éviter le déplacement des habitants jusqu’à Ollioules. Saint-Nazaire ayant des hommes de guerre à héberger, qu’Ollioules arrête de lui en envoyer de ceux à sa charge. (…) Tout cela nécessitait un règlement qui permettrait à l’avenir à Saint- Nazaire de poursuivre en justice en cas de contestation ou difficulté. Si les mauvais traitements  continuaient, la séparation demandée au Roi serait alors accordée à ceux de Saint-Nazaire sans que les habitants d’Ollioules puissent s’y opposer. (…) En attendant que le roi donne son avis, quelques améliorations s’ensuivirent : le lieutenant du juge fut installé dans un auditoire de justice sur le boulevard de la Tour : c’est aujourd’hui une partie de l’Hôtel de la Tour. (B. Rotger, 1984, p.104 et suiv.)

1710 -26 avril : QUAND LA RUE DE LA PRUDHOMIE ETAIT CELLE DU CIMETIERE – 26 avril 1710. A Sanary, le chemin était devenu impraticable tout autour du nouveau cimetière Car n’étant pas pavé, il s’était créé de nombreux cloaques et de plus on y déposait des ordures. La communauté délibéra qu’on ne pouvait souffrir un tel état de chose devant un semblable endroit. On ne pouvait même pas ensevelir les morts lorsqu’il pleuvait. On vota donc des travauxpour la réparation du chemin et son pavage, aujourd’hui rue de la Prud’homme après avoir été rue Saint-Pierre (Rotger B., 1984).

1713 -26 avril : Pour tenter d’arrêter la progression insidieuse de la peste, LES PORTS DE LA SEYNE ET DE SANARY SONT INTERDITS A CERTAINS NAVIRES – Pour tenter d’arrêter la progression insidieuse de la peste, un arrêt du Registre du Parlement d’Aix, interdit l’entrée des ports de La Seyne et de Sanary aux navires qui n’auraient pas de certificat des villes de Marseille ou Toulon. Il est également enjoint aux consuls des communautés établies le long de la côte, d’établir des gardes suffisant et de qualité chargés d’interdire et d’empêcher l’entrée des personnes de quelque état, qualité et conditions qu’elles soient, venant des états soupçonnés, qui voudraient s’introduire dans les lieux sans avoir effectué de quarantaine, et ce, sous peine de la perte de la vie. « Dit a été que la Cour ayant égard à ladite requête, a ordonné et ordonne que les consuls’ et autres officiers des communautés de La Seyne et Saint-Nazaire ne pourront à l’avenir donner entrée ni pratique dans leurs ports à aucuns bâtiments, marchandises et personnes venant des pays étrangers qui ne leur paraisse du vu et permission des Intendants du Bureau de Santé de Toulon; à peine contre lesdits con­suls et officiers de 3000 livres d’amende en leur propre et privé nom, solidairement, sans pouvoir les. rejeter sur la communauté. Ne pourront entrer dans ces ports les navires qui n’auraient pas de certificat aux villes de Marseille ou Toulon Il est enjoint aux consuls des communautés établies le long de la côte, d’établir des gardes suffisant et de qualité chargés d’interdire et d’empêcher l’entrée des per­sonnes de quelque état, qualité et conditions qu’elles soient, venant des états soupçonnés, qui voudraient s’introduire dans les lieux sans avoir effectué de quarantaine, et ce, sous peine de la perte de la vie. »  (Rotger B., 1984)

1792 – nuit du 25 au 26 avril :

1. le décalage semble encore grand entre les préoccupations des députés et celles, d’une population frappée par la crise – Le clergé des assemblées de Paris, intra et extra-muros, a accepté que toutes les impositions soient supportées, à égalité, par les citoyens des trois ordres ; le clergé a fait part de cette décision aux deux autres ordres, qui lui ont témoigné toute leur satisfaction. Mais le décalage semble encore grand entre les préoccupations des députés et celles, plus immé­diates, d’une population frappée par la crise (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 26 AVRIL).

2. Rouget de Lisle compose la Marseillaise. Rouget de l’lsle (1760-1836) crée le chant de guerre pour l’Armée du Rhin appelé « la Marseillaise » parce que chanté par les volontaires marseillais qui l’entonnent lors de leur entrée triomphale, aux Tuileries, à Paris, le 30 juillet 1792. Elle fut écrite par Claude Joseph Rouget de Lisle, capitaine du Génie alors en poste à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 à la suite de la déclaration de guerre à l’Autriche du 20 avril 1792 ; Elle eut différents titres, tous éphémères : Chant de guerre pour l’armée du Rhin ; Chant de marche des volontaires de l’armée du Rhin. Le texte est fortement inspiré par une affiche apposée à l’époque sur les murs de Strasbourg par la Société des amis de la constitution ou la municipalité. Par ailleurs, les « enfants de la Patrie » désignaient les engagés volontaires du Bas-Rhin, dont faisaient partie les deux fils du maire. De même, un parent de Rouget de L’Isle rapporte qu’il aurait affirmé, lors d’une réunion, s’être inspiré d’un chant protestant de 1560 exécuté lors de la conjuration d’Amboise. Enfin, certains ont suggéré que Rouget a pu songer à l’ode de Nicolas Boileau « sur un bruit qui courut, en 1656, que Cromwell et les Anglais allaient faire la guerre à la France ». L’origine de la musique est plus discutée, puisqu’elle n’est pas signée (contrairement aux autres compositions de Rouget de Lisle). Plusieurs écrivains et musiciens ont émis des doutes sur sa paternité, jugeant un amateur comme Rouget de Lisle incapable de composer un hymne dont la valeur musicale est reconnue.

1793 – 26 avril : SIX-FOURS – ARMEMENT DES BATTERIES DU CAP NEGRE ET DU RAYOLET – Combis nomma Mourenon capitaine d’infanterie de marine, pour commander les batteries, avec l’appoint des canonniers et des 40 hommes de la garde nationale et décida l’occupation des batteries du Cap Nègre et de Rayolet, situées sur le territoire de Six-Fours (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914).

1799 – 26 avril : Bonaparte EN EGYPTE – Arrivée de Magallon venant du Sud, chargé d’un butin de produits du pays et suivi d’un troupeau d’ânes, etc.

Ce jour, une quarantaine est installée à al-Âdiliyya pour tout soldat venant du territoire syrien, arrivant à l’est d’Atfih, en raison [de la campagne envers] Muhammad Bey al-Alfî.

Ce jour, retour des soldats qui étaient partis à la poursuite des Bédouins d’al-Jazîra. Résultat médiocre. Quant à Mustafâ Bey, on ne sait exactement ce qu’il est devenu. On dit qu’il serait en Syrie (Abd-al-Rahman al-Jabartî, Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française (du 28 juin 1798 au 8 septembre 1801) – Vendredi 21 du mois de Dhhû I-Qa’ da 1213 [26 avril 1799] : traduit et annoté par Joseph Cuoq. Préface de Jean Tulard. Albin Michel, 1979, 432 p.).

1802 – 26 avril : Bonaparte, premier consul, signe l’amnistie pour les émigrés (Jean-Charles Volkmann, 1997).

Toutefois, les listes d’émigrés se sont considérable­ment réduites car nombreux sont ceux qui en ont été rayés. Les derniers ins­crits seront rayés définitivement grâce à l’arrêté que le préfet du Var, conformément à l’amnistie du 26 avril adressera à la commune de Sanary le 29 floréal an X (19 mai 1802) et qui prononce une amnistie définitive. Bien des familles en seront soulagées (Rotger B., 1984, p. 337-338).

1856 – 26 avril : La foule toulonnaise réserve un accueil « inouï » aux soldats français et anglais de retour vainqueurs de la guerre de Crimée. Les pertes du corps sont considérables : 83000 morts (26,6 %) + 78,6 % des chevaux, 132 bâtiments de guerre et de commerce ont fait les navettes et 905 voyages (F.T., 2020).

1861 – 26 avril : George Sand à Tamaris : « 26 AVRIL (vendredi) : BOIS DE LA BONNE-MERE ET CAP SICIE – Tems magnifique et promenade pareille, la plus belle que nous ayons encore faite. Nous attendons Maurice jusqu’à 1 h ¼.  Il ne vient pas. Nous partons avec Matheron qui nous mène par des chemins pas bons, mais ombragés, verts et riants, à l’entrée de la forêt de Notre-Dame de La Garde. Il s’est perdu deux ou trois fois, et il a demandé à tous les passans le chemin de la bonne mère. Cette entrée de forêt est admirable, les pins sont petits de tête, mais élancés, droits très grands, et assez près les uns des autres pour donner une ombre épaisse. Le terrain se creuse et se relève en ravins traversés par de charmants petits ruisseaux. On marche ainsi une demi-heure dans un beau chemin qui parfois sert de lit au ruisseau et insensiblement on monte beaucoup. Nous avons laissé la voiture à l’entrée de la forêt chez le garde. Arrivés à la lisière, nous voyons loin devant nous Notre-Dame de La Garde et la dentelure de sa longue crête. Comme nous sommes partis tard et qu’il est déjà 3 h ½, nous n’avons pas le projet d’aller jusque-là. Seulement je pense découvrir la mer à ma gauche et je suis un sentier qui monte toujours vers des asphodèles en fleurs qui me semblent devoir marquer un point culminant. En effet, avec les asphodèles, la mer se montre. C’est immense mais le sentier rattrappe [sic] un bon chemin assez large pour une voiture et montant toujours, toujours en zigzag doux. Cela invite. La rage me prend et je monte ainsi jusqu’à l’arête du Cap Sicié. Encore 2 zigzag et nous serions au sémaphore, c’est-à-dire à la dernière crête. Mais il est 4 h 1/2, Manceau en a assez et craint que je n’en aie trop. La raison veut qu’on s’arrête et qu’on revienne sur ses pas. Quelle vue ! C’est à donner le vertige. On plonge sur une carte en relief de la Terre. Car l’horizon maritime est enveloppé d’une brume rose qui fait la mer sans limites et le tableau sans fin. Nous voyons sous nos pieds les Frérets en raccourci. Pauvre petits ! Ce sont deux cailloux, et ils font tant d’embarras de loin ! Nous regagnons la source à la lisière de la forêt, là le paysage est tout à fait selon mon cœur, pas une maison, pas un champ, pas un enclos. Rien que la forêt et au-dessus des montagnes. Nous redescendons la forêt. Nous retrouvons la voiture chez le garde. Le garde m’apporte un bouquet de roses et de giroflées blanches les plus belles que j’ai vues. Pourquoi ce bouquet ? On ne le saura jamais, à moins que cette barbe noire ne trahisse un démoc. Rencontre de deux laveuses très propres, portant un paquet bien blanc sur la tête, toutes deux charmantes, la mère pas jeune mais belle, la fille encore enfant et charmante autrement. Rencontre auparavant dans la montagne de plusieurs ouvriers portant sur leur cou un baril de 25 litres d’eau qu’ils vont prendre à la source et qu’ils montent à la cime pour le travail de maçonnerie d’un sémaphore en construction. Autre rencontre dans le chemin de retour d’une extrêmement jolie paysanne. De ce côté-ci, elles sont je crois d’un plus beau sang et paraissent plus propres. Le pays aussi est plus pur, plus arrosé, plus sain probablement. Nous rencontrons Poney, Anaïs et Solange arrivant à Mer Vive ; ils viennent de chez nous où nous ne rentrons qu’à 7 h. Maurice nous attend. Il ne s’est guère amusé hier à Toulon ni aujourd’hui, à attendre. Nous avons tous faim je dévore. Je fais des patiences et je monte de bonne heure pour retourner demain à 11 h dans ce bel endroit – non pas le cap, mais la forêt, et Notre-Dame de la Garde si faire se peut – Aspérule jaune, asphodèle. »

-1872 – 26 avril : Le Conseil Général du Var a émis à 1’unanimité le vœu de la gratuité de l’enseignement primaire – DRAGUIGNAN. A Monsieur le Ministre de l’Instruction Publique – J’ai l’honneur de répondre à votre télégramme-circulaire de ce jour, 10 heures 50 du matin. Dans sa séance du 7 novembre 1871, le Conseil Général de mon département a émis à 1’unanimité le vœu de la gratuité de l’enseignement primaire. A la majorité, le Conseil a exprimé le vœu que cet enseignement fut obligatoire. 22 membres étaient présents sur 28. J’estime à 5 ou 6 au plus le nombre de ceux opposés à l’obligation. A la même majorité, le Conseil a émis un vœu favorable à la laïcité de l’enseignement. Aucune abstention ne s’est produite. Ainsi que j’ai eu l’honneur de vous le faire connaître par ma dépêche du 15 avril courant, le Conseil Général, dans sa dernière session, a renouvelé sans développement ni discussion son vœu précédent pour l’ins­truction primaire gratuite, obligatoire et laïque. La séance où ce vœu a été émis clôturait la session. Les conseil­lers présents n’étaient plus qu’au nombre de 16. 12 ont voté pour, les quatre autres se sont abstenus. » (A.D. Var3 T 1 3/1). Note de Michel Bellenfant : Les procès-verbaux publiés des séances du Conseil Général ne mentionnent pas le nombre de voix recueillies par les différents vœux. Le document cité étant un brouillon ne porte pas de signature. Le Préfet de l’époque était M. Laporterie (Louis Martial) qui fut en fonction du 13 mars 1871 au 25 mars 1873.

1875 – avril : ET SI NOUS REPARLIONS UN PEU DES MADRAGUES ?

En réaction au décret rétablissant les madragues, la Prud’homie de La Seyne sollicite une réunion avec celle de Six-Fours, et adresse copie de son courrier à Bandol et Sanary. Celle de Six-Fours invite les prud’homies de Saint-Tropez, Saint-Raphaël, Cannes, Antibes et Nice à une réunion à Toulon, pour protester contre le décret ministériel concernant les madragues, puis elle s’adresse à un député du Var et regrette que la décision de rétablir les madragues n’ait pas été prise après consultation préalable des pêcheurs de la côte, daté des 5, 26 et 29 avril 1875. (…). Le 26 avril 1875, la Prud’homie de Six-Fours invite celles de Saint-Tropez, Saint-Raphaël, Cannes, Antibes et Nice à une réunion à Toulon, pour protester contre le décret ministériel concernant les madragues. (…) (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 56, 76).

Rappelons que, par une lettre du 20 mars 1875 au préfet du Var, le Commissaire Général de la Marine, en réponse à une demande d’autorisation du rétablissement des madragues pour cause d’alimentation publique, l’informait qu’il avait décidé que l’autorisation de caler des madragues sur le littoral des quartiers de Toulon, La Seyne, Saint-Tropez, Antibes, pourrait être accordée. Il ajoutait qu’il demeurait entendu que les détenteurs de madragues devraient se conformer aux prescriptions en usage… De plus, ils ne pourraient caler leurs madragues que pendant une partie de l’année… afin de ne pas nuire aux espèces sédentaires. (…) 

(En suite de quoi,) un décret du ministre de la Marine, en date du 23 mars 1875, rétablissait les madragues.

               Petit historique concernant les madragues de l’ouest varois (et quelquefois d’autres lieux) ; tout d’abord, qu’est-ce qu’une madrague [madrago] : c’est une enceinte de filets divisée en plusieurs compartiments pour la pêche au thon (Mistral). Le nom vient de l’arabe madraba (enceinte) passé au provençal en 1603 puis au français en 1659. (Fourquin et Rigaud 1994 ; Fourvières 1902 ; Mistral 1890; Robert 1978)

La madrague du Rouveau, à Monsieur Boyer-Foresta, est connue dès le XVIIe siècle et l’on sait que ce sont des Saint-Nazairiens (Sanaryens) qui en seront presque toujours les « raïs ». (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984, p. 36 ; Cahier du patrimoine ouest varois, n°10). Celle de Saint-Cyr existe depuis 1603 (Cahiers du patrimoine ouest varois n°4, Saint-Cyr). La famille de Boyer dont les ancêtres défendirent Ollioules au moment des guerres de religion, construisit le fort puis le château de Bandol, qu’elle reçut au début du XVIIe s. en arrière-fief. Les de Boyer fondèrent des madragues à Saint-Cyr et au Brusc entre autres. Le nom de Boyer / Boier se retrouve à  Méounes avec Ugo Boverius ou Boier 1211, charte 22 de Montrieux, et à Bandol, Ollioules, Saint-Cyr et Six-Fours aux XVIe, XVIIe et XVIIIe s., les Boyer-Foresta sont, à partir de 1715, à Bandol.

En 1680, la Dame de Maurel de Pontevès, veuve de M. de Bandol et tutrice de son fils, « abusant du crédit qu’avait leur maison, fit placer, de son autorité privée, la madrague au golfe de Saint-Mandrier»De nouvelles et violentes contestations surgirent entre le corps des pêcheurs et les fermiers de la madrague, car ceux-ci ne cessaient d’accabler les premiers d’iniques vexations. En effet, chaque fois qu’un pêcheur touchait avec son bateau, sans le vou­loir, les filets de la madrague ou bien naviguait en dedans de la ligne de démarcation, c’est à dire à moins de deux milles de distance, il voyait ses filets et son bateau confisqués, et était condamné à une forte amende. «La corporation des pêcheurs de Toulon, fit valoir qu’elle ne pouvait plus pêcher dans cette partie de la mer où le poisson abondait le plus ; que les fermiers de la madrague, contrairement aux lettres patentes de 1676, expédiaient presque tout le produit de leur pêche ailleurs qu’à Toulon et n’en faisaient porter dans cette ville qu’une très faible partie… que la madrague, qui ne devait être tendue que du mois de juillet au mois d’octobre, époque du passage des thons, était laissée toute l’année dans la mer ; que les mailles des filets étaient trop resserrées et permettaient de prendre toute espèce de poisson ; que le poisson devenant plus rare et par conséquent plus cher ; que les pêcheurs étaient obligés d’abandonner le palangre et de se servir uniquement du brégin et du gangui, filets à petites mailles très dangereux, puisque ne pouvant être jetés qu’au bord de la mer, où le gros poisson vient ordinairement déposer son frai, ils en détruisaient l’espèce (Gisèle Argensse, 1989, p. 32.).

«La Madrague de Saint-Mandrier est un filet de joncs couvert en corde. Il est composé d’une queue de la même matière qui touche au rivage et avance environ 80 toises dans la mer. Au bout de cette queue est un autre filet qui a cinq divisions : il est arrêté au fond de la mer par des ancres et des pièces de plomb du poids de 50 livres, son emplace­ment est marqué sur l’eau par des graviteaux ou pièces de liège qui flottent sur la mer».  Les consuls de Toulon s’empressèrent de protester contre la création de cette madrague qui était un véritable obstacle pour les navires… Un jugement, rendu en 1663 et faisant droit à la requête de la corporation des pêcheurs de Toulon, ordonna que la madrague serait placée au pin de Consauve près de la pointe de Sainte-Marguerite. Ce jugement fut exécuté (Gisèle Argensse, 1989, p. 31)

A partir de 1701, ce fut le comte de VINTIMILLE du LUC, seigneur d’Ollioules, qui s’occupa des madragues, car il en avait obtenu l’exploitation. Voici la lettre qu’il adressa aux Consuls de Saint-Nazaire :] « 22 Avril 1701   Messieurs les consuls. Je vous envoie, Messieurs, le sieur PASCAL qui va pour choisir un RAIS DE MADRAGUE, je vous serais très obligé de donner tous vos soins, pour que le dit RAIS soit le meilleur de tout votre pays, je compte aussi sur Joseph GRANET pour RAIS d’une autre madrague. Je vous prie encore de faire trouver le plus de femmes que vous pourrez car cela m’est absolument nécessaire, au moins une vingtaine de femmes. Je suis de tout cœur messieurs votre très humble et obéissant serviteur. A MAR­SEILLE, le comte du LUC. »

Novembre 1720, le patron Estienne MARIN rentrait à Sanary avec son bateau le « Saint-Pierre » et son équipage, des madragues de SAINT TROPEZ où il avait travaillé pendant sept mois. Ils furent mis en quarantaine dans un bâtiment de la CRIDE. Leurs bateaux, avec voiles, agrès, câbles, furent coulés à proximité de la côte jusqu’à la fin de la quarantaine. On ne pouvait, en effet, en exécution de l’arrêt du Parlement, refuser l’entrée d’un bourg à un bâtiment des lieux. Cela pour que chaque bourg héberge les siens, évitant ainsi la propagation de la maladie (Rotger B., 1984).

En mai 1722, à Sanary, mise en quarantaine, après passage à l’eau salée, de 6 filles venant de Marseille qui doivent aller travailler à la madrague des Embiers (Rotger B., 1984).

Un arrêt du Conseil, rendu le 18 septembre 1763, vint donner satisfaction aux consuls et aux pêcheurs de Toulon, en ordonnant à M. de Bandol de faire démolir la madrague de Saint-Mandrier dans le délai d’un mois. Mais cet arrêt, pas plus que le précédent ne fut exécuté ». C’est seulement vers la fin du XVIIIe siècle, que la madrague disparut de la rade de Toulon (Gisèle Argensse, 1989, p. 32)

La madrague du Brusc, qui appartenait à des émigrés, fut également réquisitionnée durant le siège à la demande de deux personnes qui consentaient à en livrer le produit à Toulon, moyennant rétribution pour augmenter les subsistances. Elle appartenait à des émigrés comme la madrague de Brégançon, sise dans le golfe d’Hyères et dont la pêche recevait la même destination (3 pluviôse an II, 1793). L’arrêté fut signé par Ricord, représentant du peuple

Trois habitants de Saint-Nazaire, Antoine Bernard, Charles Fourrest, Jean-Baptiste Arnaud, s’adressent dès pluviôse an II (janvier 1794) aux représentants du peuple près des Armées du département du Midy, pour leur exposer qu’ils se trouvent dans le golfe de Saint-Nazaire, à un endroit dit le Brusc, un emplacement où il y a eu de tout temps une madrague rendue vacante par le fait que les propriétaires ont émigré. Comme la saison approche pour mettre cette madrague en œuvre, et pour profiter d’une pêche de subsistance assez nécessaire dans l’arrondissement, supplient de la leur accorder, tout particulièrement parce que Bernard, capitaine de l’aviso « L’Exterminateur », a une connaissance parfaite de la calaison des madragues – qui fut de tout temps la profession de ses ancêtres – . Cette demande fut appuyée par la municipalité à laquelle les représentants donnèrent leur accord à la condition que le poisson remonté soit apporté à Port-la-Montagne. (Rotger B., 1984 :  ). Joseph Fournier, chargé du services de la place de Port-La-Montagne, demanda de mettre en réquisition deux pêcheurs de Sanary pour le service des soldats malades ou convalescents dans les hôpitaux. Antoine Bernard, patron à la pêche et roy de madrague », et Joseph Sabatier, également patron à la pêche, se proposèrent.

Le 17 ventôse an 10 (8 mars 1802), le Préfet maritime de Toulon ordonne les dispositions suivantes :] « – Les raïs ou officiers mariniers  matelots et mousses ne pourront plus faire partie de l’équipage d’une madrague s’ils ne sont pas portés sur les rôles de l’équipage. – Les marins français congédiés du service seront admis à la composition des équipages de préférence aux étrangers. – Les fermiers ou raïs des madragues feront placer aux extrémités de leurs filets des bouées d’une forte à être aperçue à la distance d’un mille, à peine de répondre des dommages qui pourraient résulter du défaut de cette précaution. – La liberté de pêcher dans le voisinage des madragues ne peut s’étendre que du côté opposé à l’abord du thon.

En août 1802, la pêche occupe beaucoup de monde à Sanary, les deux madragues consti­tuant chacune une société sont dirigées, celle du BRUSC par Christophe A YCARD qui emploie treize hommes, celle du ROUVEAU dont sont propriétaires Jean Baptiste ARNAUD, Roch GRANET, Antoine BER­NARD, et qui semble commandée par patron Joseph MOUSTIER. En 1809, il y eut aussi de nombreuses plaintes contre les pêcheurs car contrai­rement aux ordres de la police locale et au mépris de la salubrité publique, ils éventraient les thons en provenance de la madrague du Rou­veau, le long du port, au quartier du ponant. Il leur fut conseillé de pro­céder à ce travail avant leur entrée au port pour éviter que ces déchets ne viennent empuantir le bourg et lui faire courir le risque de causer quel­ques maladies contagieuses (Barthélemy Rotger, 1982).

En 1803, vaisseau amiral “le Bucentaure” se prend dans la madrague de Saint-Mandrier. Les madragues étaient prévues pour la pêche aux thons, et auraient donc dû fonctionner de mai à septembre. Mais elles étaient en fait utilisées presque toute l’année pour attraper tous les poissons vivant en bancs et migrant, sauf six semaines de la mi-novembre à la fin de l’année. Etaient donc attrapés des sardines, des maquereaux, des sévereaux. Même des bogues, et des cagarelles se prenaient dans ces filets. Le volume de ces autres poissons équivalait à ceux des thons, une trentaine de tonnes pour les madragues ordinaires. Les madragues étaient très mal vues des pêcheurs traditionnels qui les considéraient comme une concurrence déloyale et prétendaient qu’elles dépeuplaient la mer.. La madrague de Saint-Mandrier était un filet fixe compliqué perpendiculaire à la côte et avait une longueur de 80 toises (160 m). Après rapport de l’Amiral, elle est supprimée par un décret du 21 frimaire An XIII. Elle avait déjà failli l’être à la fin du XVIIIe siècle, probablement pour la même raison (Gérard Delattre, doc. inédit).

En 1822, un dénommé GERARD, chargé de l’administration des madragues sur les côtes du département du VAR, sollicita de la mairie de Saint-Nazaire l’achat de huit mètres de terrain à la plage située à l’est de la commune et contigu aux propriétés de BONNOGRACE Pierre et Clément François, charretier. Le sieur GERARD voulait y faire construire un local devant servir de magasin pour y recevoir le poisson venant des madra­gues. Considérant que cela n’entraînait nulle gêne pour la collectivité, l’autorisation de construire fut accordée. Ce magasin sera démoli plus tard.

L’affaire la plus importante de l’époque (1ère moitié du XIXe siècle), et qui revient dans nombre de correspondances, est celle des madragues : en France, elles étaient situées le long des côtes de Provence et jusqu’à la frontière italienne (c’est-à-dire le fleuve Var, à l’époque). On sait par ailleurs que des madragues étaient exploitées par les Grecs de Marseille. Cette pêche, délaissée au Moyen Âge, connut un renouveau au XVe siècle, mais fit l’objet à partir de la Renaissance de vives controverses qui aboutirent à sa suppression quasi-totale au XIXe siècle. Par décision du 13 novembre 1844, le ministre de la Martine et des Colonies ordonne la suppression de la madrague du Brusc (Patania L., Guillaume J., 2002).

En 1848, depuis la suppressions de la madrague, depuis 1840 ou 1841,sous prétexte que les madragues entravaient l’évolution de la Flotte, le poisson manquait sur le littoral pour les ménagères. On savait pourtant que depuis 1681, une ordonnance avait réglé les emplacements de ces engins. Il était reconnu qu’ils étaient inoffensifs à l’égard des bâtiments. De ce fait, même sur le littoral, devenu une rareté, le poisson était devenu « une nourriture de luxe », ce qu’il tend à devenir actuellement. MARSEILLE qui avait tou­jours conservé ses madragues, ne souffrait aucune gêne pour sa naviga­tion. Il s’agissait pourtant d’un grand port de commerce. Le Conseil de Sanary demanda donc au préfet le rétablissement aussi rapide que possible de l’installation de la madrague des Embiers ou plus précisé­ment du Rouveau, protestant de son intention de se conformer à l’ordonnance de 1681 et de l’arrêté du Gouvernement en date du 9 Germinal an 9 (Rotger B., 1984, p. 393-394).

               Mars 1872, à la Mairie de Sanary, une nouvelle équipe est en place. ARNAUD Marc Antoine est devenu Maire après un court intérim. La première des choses dont on ait à s’occuper, c’est de la dernière plainte des pêcheurs. Il s’agit des filets traînants qui leur causent de très grands torts. L’usage de ces filets produit dans les eaux du Ve Arrondissement maritime des ravages que l’on ne saurait méconnaître; de cet usage, il est résulté pour les pêcheurs, une ruine chaque jour plus immi­nente; pour nos côtes la destruction des poissons qui en constituaient la richesse, et pour la population « la disette à peu près absolue d’un des principaux éléments de consommation ». Bien loin d’être entendu, cette madrague ne sera pas supprimée. Le ministre de la Marine donnera un peu après l’autorisation de caler les madragues des ROUVEAUX et du BRUSC. Ce qui, aggravant la situa­tion, entraînera de nouvelles réclamations. L’expérience avait depuis longtemps appris la malfaisance de ce procédé, de nombreux travaux de cette époque l’avaient surabondamment démontré. Cette pratique devait cesser, ou bien il fallait renoncer à trouver nos côtes poissonneuses. On ne pouvait continuer à méconnaître ouvertement les intérêts des populations du Ve arrondissement. Le Conseil municipal approuva fermement cette protestation et la transmit à l’autorité supérieure.

Par la lettre du 20 mars 1875 au préfet du Var (citée précédemment), le Commissaire Général de la Marine, en réponse à une demande d’autorisation du rétablissement des madragues pour cause d’alimentation publique, l’informe qu’il a décidé que l’autorisation de caller des madragues sur le littoral des quartiers de Toulon, La Seyne, Saint-Tropez, Antibes, pourrait être accordée. Il ajoute qu’il demeure entendu que les détenteurs de madragues devront se conformer aux prescriptions en usage… De plus, ils ne pourront caler leurs madragues que pendant une partie de l’année… afin de ne pas nuire aux espèces sédentaires. (…)  (En suite de quoi,) un décret du ministre de la Marine, en date du 23 mars 1875, rétablit les madragues. Cependant, à partir de cette époque, les thons s’écartant chaque année davantage du rivage et de leurs nouvelles routes migratoires entraîneront un déficit financier des derniers exploitants français et l’abandon définitif des madragues dont on ne retrouve plus trace en métropole après la 1ère guerre mondiale (Selon Farrugiol 1979, IFREMER, Sète).

Le 5 avril 1875, le 1er Prud’homme de La Seyne adresse à son homologue de Six-Fours une lettre pour solliciter une réunion avec celle de Six-Fours pour ]« une entente au sujet des madragues » [, et adresse copie de son courrier aux Prud’homies de Saint-Nazaire et de Bandol. Le 26 avril 1875, la Prud’homie de Six-Fours invite celles de Saint-Tropez, Saint-Raphaël, Cannes, Antibes et Nice à une réunion à Toulon, pour protester contre le décret ministériel concernant les madragues. Par lettre du 29 avril 1875 à M. Brun, député du Var, le secrétaire de Six-Fours, Louis Dodéro, déclare que le décret] « quoique dicté par un sentiment de paternelle bienveillance en ce qui concerne les besoins de l’alimentation publique, peut cependant à juste titre être considéré comme incomplet du point de vue des marins pêcheurs » [ La lettre s’étend ensuite] « sur l’insuffisance et la nature erronée des renseignements recueillis, les inconvénients des madragues et le regret que les Prud’homies de la côte n’aient pas été préalablement consultées. » [Elle répercute aussi] « les craintes des patrons pêcheurs déçus de n’avoir pas reçu davantage de considération de l’Administration et qui demandent aux députés d’intervenir auprès de son excellence le Ministre de la Marine ou de provoquer une interpellation officielle à la tribune de l’Assemblée Nationale au sujet de l’installation des madragues. »[Il est intéressant d’apprendre que les responsables de la madrague installée dans les eaux du Brusc étaient tenus de verser à la Communauté des patrons pêcheurs du Brusc une somme de 300 francs au titre de leur « abonnement » pour une période annuelle donnée. D’après L. Dodéro, les eaux de Six-Fours ne comprenaient qu’une seule mais très importante madrague, celle de l’Aile aux Embiez, qui portait de la pointe de l’Aile et allait jusqu’à hauteur du lieudit de pierres sous-marines désigné sous le vocable de « mange-gangui », en raison des dommages infligés aux filets.

Dans une lettre du 20 novembre 1875 adressée au général Rose, propriétaire à Sanary, Louis Dodéro, secrétaire de la prud’homie de Six-Fours, fait état de l’inefficacité de la madrague (des Embiez) « qui n’avait rien pris » pendant un mois et demi, sauf un jour huit petits thons, mais qui occupait 34 postes de pêche, et ajoute que le principal argument invoqué du rétablissement des madragues pour l’alimentation, publique ne tient pas.  (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77)

Le 31 mai 1876, procès intenté par Gabriel, raïs des madragues du Brusc et du Rouveau contre un patron pêcheur de Saint-Nazaire ;

Le commissaire de l’Inscription maritime du quartier de La Seyne décide, en date du 27 novembre 1876 que la part ou abonnement des madragues des Embiez et du Grand Rouveau sera répartie également entre les prud’homies de Sanary et du Brusc.

22 mars 1877, calaison au Brusc d’une madrague non délimitée au préalable ;

30 avril 1877 : calaison d’une madrague aux Embiez sans aviser la Prud’homie ;

12 août 1879, la Prud’homie du Brusc adresse à celle de Saint-Nazaire un relevé des postes de pêches, avec entre autres :] « les pointes du levant, le petit Gaviouard (Gairouard ?), le Coucoussar, pierre blanche, la cuvelle. »

26 août 1879, les bateaux de Sanary faisant la pêche au gangui sont accusés d’entraîner par mégarde les filets dits « les entre maux » ;

après le 1er septembre 1881, demande faite pour interdire les madragues qui occupent trop d’espace et empêchent les patrons pêcheurs d’exercer leur métier ;

27 mars 1882, les patrons pêcheurs du Brusc proposent à la Marine d’utiliser des navires de guerre pour « la destruction des marsouins » qui détériorent les filets ;

10 juillet 1882, il est rappelé à la Prud’homie de Sanary que les règlements fixent « qu’au soleil levé, il n’y ait plus de filets à la mer » ;

15 juin 1887, trois pêcheurs de Toulon sont surpris pêchant dans les eaux de Six-Fours « munis d’une quantité de filets extraordinaire, en infraction au règlement de la pêche avec entre maux et battudes » ;

29 février 1888, une lettre de la Prud’homie du Brusc au Syndicat des pêcheurs de Marseille, souligne la nécessité d’un Bulletin de liaison entre pêcheurs provençaux.

31 mai 1888 : Dernier procès des pêcheurs contre les madragues. (Patania L., Guillaume J., 2002).

En septembre 1891 éclate une affaire qui aura de grandes répercus­sions dans le monde de la pêche et dans le Conseil Municipal qui s’instal­lera plus tard sous la présidence de Marius MICHEL (Mai 1892). Il s’agit du partage des eaux de pêche entre les prud’homies du BRUSC et de SANARY. Le Conseil Municipal adressa à l’autorité supé­rieure une vive protestation, car « l’application du partage des eaux tel qu’il est entrevu causerait la ruine de nos braves pêcheurs qui représen­tent la partie laborieuse de notre population« . Ainsi s’exprimèrent les membres du Conseil. Lorsque SIX FOURS (Le BRUSC) obtint le 10 décembre 1871 son érection en prud’homie indépendante de celle de SAINT NAZAIRE, on n’eut pas à partager le golfe entre les deux circonscriptions. Il avait été convenu que les eaux du golfe seraient communes aux pêcheurs des deux prud’homies. De même, elles se partagèrent la contribution des madra­gues des Embiers et du Rouveau pour une demi-part chacune. L’attribu­tion des lieux de pêche se faisait par tirage au sort, effectué à tour de rôle, dans l’une ou l’autre des prud’homies. Mais voilà qu’à présent le BRUSC désirait avoir ses propres eaux de pêche ! Les madragues avaient été imposées d’une contribution à verser aux prud’homies sur le ressort de laquelle elles étaient installées. Calées de mars à fin novembre, elles restreignaient le temps livré de la pêche au , profit des concessionnaires, soit pour les madragues qui concernent Sanary, la société Malespine et Cie.

1880 – 26 avril : CANICULE A PARIS AVEC 32° – Contrairement à l’hiver rigoureux que la France vient de traverser, mars 1880 est extrêmement doux, et Paris connaît une canicule avec 32°C le 26 avril (la climatologie / intemperies / tableau 4).

1905 – 26 avril : Fondation de la SFIO -Du 23 au 26 avril 1905, 286 représentant des différents partis français qui se réclament du socialisme fondent la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière). Son nom fait référence à l’Internationale ouvrière et socialiste née en 1864 et refondée en 1889.

1918 – 26 avril : OU EUT LIEU LA première bataille de chars d’assaut – Si l’armée britannique a utilisé pour la première fois des véhicules blindés à Flers, dans la Somme, en revanche, la première bataille de chars d’assaut ne se déroulera que le 26 avril 1918 à Villers-Bretonneux.

1928  – 26 avril : Le porte-avions Béarn est enfin admis au service actif et rattaché à la 1ère escadre par télégramme postal EMC, 1 N° 2892 à PM du 26 avril 1828. Il est directement rattaché à l’amiral commandant la 1ère escadre, le vice-amiral Docteur, à bord de la Provence. Cette escadre est basée à Toulon (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1933 – 26 avril : Création officielle de la sinistre Gestapo (la police secrète nazie).

1934 – 26 avril : Première émission officielle de télévision française..

1937 – 26 avril : DESTRUCTION DE GUERNICA – Destruction, le 26 avril 1937, de la ville basque de Guernica par les bombardiers de la Légion Condor. 1 600 des 7 000 habitants avaient été tués. Le 10 septembre 1981, « Guernica », le plus célèbre des tableaux de Picasso, symbole des horreurs de la guerre, quitte le Muséum of Modern Art de new York et rentre au Prado, conformément aux dernières volontés du peintre, mort huit ans plus tôt. Picasso souhaitait que son chef d’œuvre rejoigne son pays natal à la condition expresse que l’Espagne soit devenue une démocratie.

1940 – 26 avril : Ni manifestation ni chômage pour le 1er mai !  – On peut lire dans « Le Matin » du vendredi 26 mai 1940 : « Ni manifestation ni chômage pour le 1er mai ! Le 1er mai de guerre sera sans chômage, ni manifestation. Tout le monde travaillera comme d’habitude, ainsi qu’il convient à un peu­ple libre en guerre, forgeant des armes pour garantir sa liberté. Cependant, la commission administrative de l’Union des syndicats confédérés de la région parisienne n’a pas voulu laisser passer cette date sans marquer la vitalité du mouvement ouvrier reconstitué. Elle a organisé une réunion qui se tiendra, en fin d’après-midi, à la Bourse du travail. M. René Belin, secrétaire adjoint de la C.G.T., y parlera. Il rappellera sans doute aux travailleurs libérés de la servitude com­muniste le rôle néfaste joué par les gens de Moscou, leurs manœu­vres perpétuelles de désagrégation du mouvement syndical et leur écrasante responsabilité dans la guerre actuelle. »

1943 – 26 avril : AVEC LES FNFL – Du 26 avril au 14 juillet, l’aviso-dragueur FNFL Commandant Bory est pris en charge par les Britanniques qui lui font subir une modernisation aux Bermudes. Après avoir reçu radar (type 271 avec sa lanterne), sonar (127 C), et D.C.A (6 canons de 20 mm Oerlikon) et un télémètre de 1,5 m, il fut envoyé à Alger, d’où il accomplit des missions d’escorte, vers la Corse notamment (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Bory).

1944 – 26 avril :

1. visite du maréchal Philippe Pétain à Paris.

2. A Sanary, récapitulatif à la date du 26 avril 1944 : 77 immeubles démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune, entre le 15 mars et le 25 avril 1944 (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944).

2 immeubles démolis, le 25 mars

1, le 28 mars

3, le 31 mars

9, le 3 avril

10, le 4 avril

3, le 6 avril

7, le 7 avril

16, le 8 avril

2, le 12 avril

3, le 18 avril

3, le 19 avril

2, le 22 avril

2, le 24 avril

2, le 25 avril.

1945 – 26 avril : Le maréchal Philippe Pétain se constitue prisonnier (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1953 – 26 avril :

1. Election municipale de Saint-Mandrier. Deux listes sont en présence. Celle de Louis Clément l’emporte avec 804 voix, 85% des suffrages. Celle de Gabriel Guitat est battue avec 256 voix, 15% des suffrages. On trouve les noms de : Louis Clément, Marius Figari, Noël Bernard, Pascal Aponte, Antonin Rey, Paul Roure, Victor Blanc , Marcel Boiteux, Anicet Nègre, Sylvain Guerry, Théodore Aguilar, M. Diot, Paul Colomb, C. Lagier, T. Onard, André Cadière. La liste est à peu près la même que la précédente, moins MM. Daniel et Gilly qui ont quitté la commune et qui sont remplacés par MM. Marius Figari et Noël Bernard (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 236).

2. Election municipale de La Seyne : Les adversaires de Toussaint Merle et de la Municipalité sortante s’étaient juré d’unir leurs efforts pour vaincre à tout prix ceux qu’ils appelaient les agents de Moscou, personnages incapables, disaient-ils, d’assurer une bonne gestion par leur politique ruineuse et vouée à l’aventurisme total. Leur tactique consista à rassembler des socialistes d’avant la guerre sous la houlette d’Albert Lamarque, premier adjoint de l’ancienne Municipalité, auxquels on associa de nombreux gaullistes du Parti R.P.F. C’était l’union des socialistes et de la réaction classique, que le P.C.F. dénonça aussitôt. S’adressant aux électeurs socialistes, la section locale du P.C. leur montra de façon éclatante la collusion entre le P.S. et le gouvernement anti-ouvrier qui s’enlisait dans les expéditions coloniales. Trois listes se trouvèrent en lice : – La  » Liste Unique des Intérêts Seynois  » présentée par le Sénateur Albert Lamarque. – La  » Liste d’Union Ouvrière et Démocratique  » présentée par le P.C.F., avec Toussaint Merle. – La  » Liste d’Union Indépendante et des Intérêts Seynois « , conduite par M. Désiré Reynaud. Le scrutin proportionnel apporta : 6 215 voix à la liste Toussaint Merle ; 4 200 voix à la liste Albert Lamarque ; 764 voix à la liste Désiré Reynaud. La répartition des sièges donna : 15 élus à la liste d’Union Ouvrière et Démocratique, 11 élus à la liste Unique allant des socialistes aux R.P.F., 1 élu de la liste indépendante. Autrement dit, la liste conduite par Toussaint Merle sortit considérablement renforcée de cette consultation de 1953, avec 15 élus majoritaires contre une opposition de 12 élus (Marius Autran, tome 2, 1988). Toussaint Merle est réélu maire et conseiller général (Ken Nicolas, vol. 1, p. 331-332).

1956 – 26 avril : NOTRE MARINE EN EXTRÊME ORIENT – Le 26 avril, les Forces maritimes d’Extrême Orient (F.M.E.O.) ont été dissoutes et le vice-amiral Jozan a cessé son commandement à cette date. Les éléments maritimes français encore stationnés en Extrême-Orient et dans le Pacifique ont été regroupés à titre provisoire en Forces maritimes du Pacifique et placés sous le commandement du contre-amiral Douguet Gérard Garier).

1958 – 26 avril : Elections cantonales. Deuxième tour. Canton de La Seyne-Saint-Mandrier : le conseiller général sortant, Toussaint Merle, instituteur, est réélu. Physionomie politique du nouveau Conseil général du Var : vingt et  un  socialistes et apparentés  – sept Union nationale républicaine (U.N.R.) – deux communistes. Les nouveaux élus :  Ferras (communiste) – Vittel et Arreckx (Union nationale républicaine). Rappelons que l’ancien Conseil général du Var était représenté par vingt-deux socialistes et apparentés, cinq Union nationale républicaine, deux communistes et un progressiste (Ken Nicolas, vol. 1, p. 331).

1986 – 25 avril : Catastrophe nucléaire de Tchernobyl en Ukraine ; un nuage contaminé survole l’Europe mais les pouvoirs publics multiplient les déclarations rassurantes. Le dernier réacteur de la centrale restera en activité jusqu’en décembre 2000 (Jean Loignon, , La cinquième République, 2001). Rappelons les faits : Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, deux explosions secouent la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. En quelques jours, les retombées radioactives affectent la majeure partie de l’Europe.

L’opinion mondiale en est informée par les surveillants d’une centrale nucléaire… suédoise, alertés par une radioactivité plus élevée à l’extérieur de leur centrale qu’à l’intérieur ! L’État mobilise à la hâte 800 000 hommes pour réduire les fuites de radioactivité (largage de béton sur le réacteur…). Un millier de ces « liquidateurs » sont mortellement contaminés. « Sans même en avoir conscience, ils ont accompli l’inimaginable. Sans leur sacrifice, les conséquences de l’accident auraient été bien pires. Pires en Ukraine et en Biélorussie, mais pires aussi dans toute l’Europe… », écrit le journaliste Igor Kostine (Tchernobyl, confessions d’un reporter, Les Arènes, 2006).

Malgré cela, plusieurs milliers de citoyens soviétiques sont voués à une mort anticipée. Des milliers de km2 de terre sont rendues impropres à la vie en Ukraine et en Biélorussie. La catastrophe est un nouveau coup dur pour une URSS au bord de l’effondrement. L’opinion internationale et les gouvernants formulent le vœu d’une meilleure collaboration internationale en matière de sécurité nucléaire, vœu pieux qui ne sera suivi d’aucune mesure tangible.

2005 – 26 avril : A RAVENNE AVEC L’ASSOCIATION SANARYENNE « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS ». Le jeudi 26 avril 2005.  Matin : visite du mausolée de Théodoric, du port de Classe, du  palais de Théodose et de la basilique Saint-Appolinaire in Classe. Après-Midi : Baptistère de la cathédrale n (sobre d’extérieur, mais décoration intérieure compteuse), musée et chapelle épiscopale (mosaïques du VI° siècle).  Le soir : Conférence : « L’Antiquité tardive » par Henri Ribot. 

BLAGUE DU JOUR : L’expérience !

Deux anciens amis se retrouvent après une vingtaine d’années.

Le premier raconte à l’autre ce qu’il a fait durant toutes ces années :
Il a trouvé une bonne entreprise et y a fait une excellente carrière. Il a aussi rencontré une petite femme sympa et a eu avec elle cinq enfants, etc. etc.

Au bout d’un moment, comme son ami ne disait rien, il le questionne :
– Et toi, tu ne me dis rien ? Qu’es-tu devenu ? Je me souviens à l’époque tu formulais le projet de t’associer avec quelqu’un qui apporterait beaucoup de capitaux et avec ton expérience vous créeriez une grosse affaire et gagneriez beaucoup d’argent ? As-tu pu réaliser ton projet ?
– Oui, Oui, effectivement. J’ai rencontré un gros investisseur qui a apporté beaucoup de capitaux et nous avons créé une formidable entreprise.
– As-tu gagné beaucoup d’argent ?
– Oui, j’ai en effet gagné énormément d’argent, et je suis aujourd’hui très très riche…
– Ah bon, c’est magnifique ; et ton associé aussi ?
– Ah non, lui, maintenant, il a l’expérience…

Je vous souhaite à tous et toutes un très bon mardi.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier !

Adessiatz !

One response to “EPHEMERIDES 26 AVRIL”

  1. Avatar de Henri RIBOT

    Excellent !

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