EPHEMERIDES DU 25 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 25 AVRIL 2023, 12e ANNÉE (n° 3788).

Journée mondiale de lutte contre le paludisme

ILLUSTRATION : Mireille, la sœur de Cathy, décédée le 25 avril 2011.

QUESTION DU JOUR : c’était un 25 avril ! Qui a dit « nous allons donner le premier coup de pioche sur le terrain qui ouvrira l’accès de l’Orient au commerce et à la civilisation de l’Occident » ?

REPONSE A LA QUESTION DU 24 AVRIL : Encore un Jules, mais abattu un 24 avril par la police après avoir terrorisé la France. Qui étais-ce ? 1912 – 24 avril : Jules Bonnot est abattu par la police. La bande à Bonnot, qui a terrorisé la France, disparaît.

FÊTES : En ce sixième jour de Floréal, jour de l’ANCOLIE, mais aujourd’hui 25 avril, nous fêtons ceux qui tiennent leur nom de l’évangéliste saint MARC, l’un des premiers convertis au christianisme. Protecteur des cultures en Provence, il est tout particulièrement le patron des vignerons de Maillane et de Barbentane qui, ce jour-là, se livraient autrefois au jeu du plante-vigne. De jeunes viticulteurs simulaient la plantation de souches à l’aide d’une corde qu’ils agitaient au ras du sol pour faire trébucher les badauds.

A Marseille, le saint protégeait les verriers, vitriers, cendriers, limonadiers et liquoristes. L’assemblée se tenait aux Récollets ou dans le cloître des Grands Carmes. Pourquoi les verriers ? Peut-être à cause des verres de Venise (pensons aux productions de Murano). La République de Venise avait donné à Arles au XIIIe siècle, des reliques pour la remercier d’un chargement de blé. A la Major, siège d’une Confrérie de bergers, de meuniers et de tondeurs de brebis, la foule pouvait entendre un panégyrique. Le saint avait sa chapelle dans cette église. Il en allait de même en 1942 à Barbentane où la procession était très suivie.

Saint-Rémy possédait une Confrérie de St-Marc, uniquement composée de cultivateurs grainiers et d’agriculteurs. Chaque année voyait désigner des prieurs. Le jour de la fête, ces prieurs portent la statue du saint et sa bannière à travers champs. Bien jolie fête rurale.

Carpentras avait délaissé la fête du patron de la Confrérie des ménagers et travailleurs de la terre qui portaient la statue, la bannière et la poudadouiro, la serpe, emblème des vignerons.

Maussane, Avignon, Arles, Barbentane et Maillane ont délaissé dès avant la dernière guerre la tradition du plante-vigne maintenue encore en 1942 dans la paroisse de Villeneuve-les-Avignon où la jeunesse choisissait un plan, le décorait, le promenait, le portait à la bénédiction à l’église. Le soir la souche était placée sur le bûcher puis retirée. Elle portait bonheur aux vignes.

Bras, près St-Maximin, fait une procession à l’étang d’où sortirent naguère des flammes. Les années de négligence, les flammes ressortent. Alors, on est de précaution et l’on va bénir la sombre mare.

A Villelaure, près de Cadenet, on distribuait des navettes de St-Marc.

Rioclar en val d’Ubaye, pays pastoral, avait aussi sa procession de St-Marc.

St-Marc étant le protecteur des magnans et des éleveurs de vers à soie, Forcalquier voyait sa brillante procession vers la chapelle de St-Marc. Les éleveuses de vers à soie avaient sur elles des petits sachets contenant des graines. L’usage était encore vivant, en 1942, dans diverses paroisses du Gard (Uzès), des Cévennes, du Vivarais, du Dauphiné (Saint Chef).

Tout Eyguières se rendait à la chapelle de St-Marc pour y recevoir les navettes, y manger l’omelette d’herbes fines, puis déguster le cabri chez le maire d’Orgon.

Ainsi, les récoltes, la production de la soie étaient protégées autant que les troupeaux des Alpilles.

Allemagne-de-Provence, près de Riez, voyait une vaste procession se diriger vers la chapelle du saint. Bénédiction des campagnes, déjeuner offert toujours par la Municipalité, pain, vin blanc, jambon. En 1937, on manqua de pain et un motocycliste dut aller en chercher en quatrième vitesse 10 kilos de plus.

On le voit, dans toute la Provence St-Marc demeurait protecteur des troupeaux, des récoltes, de la vigne et des vers à soie. C’était un saint de très efficace protection agraire (d’après Marcel Provence, 1942).

Le 25 avril, à Aix-en-Provence, « c’était la journée des épinards ! une coutume religieusement observée que le jour de la fête de saint Marc on allât en pèlerinage à sa chapelle située à une petite lieue de la ville sur le chemin de Toulon. Les dévots pèlerins marchaient nus pieds et sans bâton pour pratiquer ce qui est dit dans l’Evangile du jour : vous n’aurez point de souliers à vos pieds ni de bâton en vos mains. Les soldats huguenots pour insulter à la dévotion de ces pieux catholiques semèrent pendant la nuit des graines d’épinards le long du chemin, de sorte que ceux qui étaient partis de grand matin pour accomplir leur pèlerinage eurent les pieds si écorchés par ces graines pointues qu’ils furent obligés de revenir sans avoir satisfait à leur dévotion ». (Papon, Histoire de Provence).

Dans l’ouest varois, nous trouvons la mention de saint Marc en de nombreux lieux :

– quartier Saint-Marc : commune de Bandol ; parc Bellevue au Quartier Saint-Marc.

-oratoire de Saint Marc : reconstruit en 1952 (Delattre, Saliceti 1994), commune du Beausset (quartiers Pignet et Plan Fait).

-Saint Marc 1/50 000 (1986) : commune de la Cadière et de Saint Cyr (plaine ; ferme, en limite des communes) ; Saint-Marc 1778 (Cassini) et 1864 (Giraud 1864 : quartier, cadastre de la Cadière sect. D dite du Défend).

-oratoire de Saint Marc (Louis Henseling c. 1930) : commune d’Evenos (au Broussan).

-oratoire de Saint Marc, disparu av. 1965 : commune de la Seyne, au quartier Tortel, à l’intersection avec l’Avenue Donicarde (Louis Baudouin 1965, p. 776 : souvenir conservé dans le nom d’une villa voisine et une plaque de marbre « Sancte Marce ora pro nobis ».).

Bonne fête donc à tous les MARC, mais aussi aux Jean-Marc, Marcan, Marcia, Marcien, Marcienne, Marcion, Marco, Marcolin, Marcou, Marec, Marek, Mark et Markan.

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme, ou Journée mondiale du paludisme, est une journée internationale organisée le 25 avril par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

DICTON : A la Saint-Marc, s’il tombe de l’eau, point de fruits à noyaux.

LOCUTIONS PROVENÇALES : quand on dit de quelqu’un « Lé manco un boui ! », littéralement : il lui manque un bouillon (il n’est pas assez cuit, pas assez à point), c’est pour exprimer qu’il lui manque une case !

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Georges-Gustave Toudouze – ANNE, duchesse de Bretagne, reine de France, Editions André Bonne, Paris, 1959, 214 p ?

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-202e livraison :  NOTRE-DAME DE LA GARDE

LA MONTAGNE DE LA GARDE (suite)

Louis XIII, durant son séjour à Marseille, se rendit à Notre-Dame de la Garde, le 9 novembre 1622. « Le roi, venant de la Sainte-Baume et de Saint-Maximin, logea à la Maison Royale, près de 1’Hôtel-de-Ville. Le lendemain, malgré la pluie, Louis XIII monta à cheval, gravit la montagne et fut reçu par le gouverneur du fort, le sire de Boyer. Après une collation, entouré d’une somptueuse noblesse, il descendit à la vieille église de Saint-Victor.

Les processions étaient solennelles et nombreuses. Madame de Scudéry a assisté à celle de la Fête-Dieu :

« Vendredi passé, qui était le lendemain de la Fête-Dieu, vous eussiez vu la citadelle banderollée des pieds à la tête d’une dizaine de drapeaux et, en branle, les cloches de notre clocheton, et une admirable procession rentrant au château. La statue de Notre-Dame de la Garde tenant, de son bras gauche, l’enfant nu et, de sa main droite, un bouquet de fleurs, était portée par huit pénitents déchaussés et voilés comme des fantômes. Nos soldats lui faisaient escorte, le mousquet sur l’épaule. Devant, marchaient des prêtres, une grande musique, des notables, un cierge à la main ; puis venait la confrérie des pénitents, et les croix et les bannières, les tambours, les étendards, les ecclésiastiques et, par derrière, une multitude immense décrivant un grand détour vers le calvaire. Les belles dames, cherchant l’ombre sous leurs parasols et agitant leurs éventails, les seigneurs, les gueux, les bourgeois, les levantins avec leurs longues pipes, tout ce que la ville enferme d’étrangers étaient confondus et répandus sur la montagne et sur les cent degrés du château. Des marchands de fruits couraient à travers la foule, avec leurs corbeilles sur la tête. Je n’ai jamais vu de ma vie spectacle plus éblouissant. »

Le premier gouverneur du fort, nommé en 1521, avait été le sieur de Casel. Le truculent Georges de Scudéry fut un de ses successeurs. Il y arriva en 1644, accompagné de sa sœur, Madeleine de Scudéry, la « précieuse » de l’hôtel de Rambouillet qui, dès son arrivée, pressée par son besoin d’écrire, donne ses impressions dans une lettre à son amie, mademoiselle Paulet :

« C’est le plus beau lieu de la nature. De la façon dont la place est disposée, il y a quatre aspects différents qui sont admirables. D’un côté, on a le port et la ville de Marseille sous ses pieds, et si près que l’on entend les hautbois de vingt-deux galères. De l’autre, on découvre plus de douze mille bastides. Du troisième, on voit les îles et la mer à perte de vue. Et du quatrième, on n’aperçoit qu’un grand désert tout hérissé de pointes de rochers, et où la stérilité et la solitude sont aussi affreuses que l’abondance est agréable de tous les autres endroits. »

Mais les charmes de Notre-Dame de la Garde ne retiennent pas longtemps les Scudéry dans leur fort. Ils y demeurent une semaine, puis s’installent confortablement place de Lenche. le quartier aristocratique de Marseille au XVIIe siècle.

 (à suivre)

ORIGINE DES NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et autres LIEUX DE SANARY (Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°10  « Regards sur un terroir : Sanary-sur-Mer », 2004 »),

-1ère livraison : C’est en 1885 que la municipalité Thoulouzan, très anticléricale, change le nom de la plupart des rues de Saint-Nazaire. La rue de l’Hôpital (ex rue des Bernard) devient rue Barthélemy de Don, généreux donateur de la maison qui servira d’hôpital (1710) devenue étude notariale. La rue de la Paroisse devient rue Louis Blanc, ardent républicain et historien. La rue Notre Dame devient rue Lauzet aîné, enseigne de vaisseau commandant un bateau républicain, mort en combat au large du Pô (Germinal en 8). Le boulevard Ollivier (sous les Baux) et la montée Notre Dame deviennent boulevard Amiral Courbet. La rue de la Chapelle devient rue Laget (le nom est inscrit Laugier à la chapelle d’Espayme) en souvenir des enfants tués en 1610 par une incursion des Maures. La rue Saint Pierre devient rue de la Prud’homie du nom du tribunal de pêche installé dans cette rue depuis un siècle. La rue Saint Roch devient rue du Repos (à cause du cimetière de 1810). La rue Saint Antoine devient rue des Écoles, ensuite rue du Général puis Maréchal Gallieni (un oratoire dédié à Saint Antoine se trouvait un peu avant les écoles de 1883). La rue Saint Jean devient rue des Picotières du nom du quartier qu’elle dessert. La rue Grande devient rue de l’Hôtel de Ville (notre actuelle rue Pigeaud, autrefois rue de Vintimille, rue du Grand Four, rue d’Orléans, rue du Général Rose). La place de la Paroisse devient place des Palmiers (plus tard place Victor Hugo, et depuis 1913, place Michel Pacha). La Traverse de la Chapelle s’appelle rue du Moulin à cause du moulin à huile qui y existait de temps immémorial. En dehors de cette modification, d’autres rues changeront aussi de nom comme la rue Gaillard (ex rue des Gaillard) qui devient rue Siat Marcellin ; la rue Clastre (ancienne maison curiale) devient rue Lucien Gueirard (donateur de la maison où se trouve la Croix Rouge) ; le quai de la Consigne devient quai Marie Esménard {bienfaitrice des pêcheurs) ; la rue du Levant deviendra. rue de la Plage, et maintenant rue Jean Jaurès ; la rue du Portail : rue Royale, rue Nationale, et maintenant rue Gabriel Péri.

(à suivre).

PENSEE : « Ce que je reproche aux journaux,  c’est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes ». (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

EPHEMERIDES :

1236 – 25 avril : Statuts donnés à la communauté de Trets par Geofroi Reforciat et son frère Burgondion, Gaufridet Reforciat et son frère Isnard d’Entrevennes, tous coseigneurs. (Acte 503  des vicomtes de Marseille de Gérin-Ricard, 1926. Réf. Ind. : Bibl. nat., fr. 30884, dossier 3, p. 36).

-1284 – 25 avril : EDOUARD II PRINCE DE GALLES – Le titre de prince de Galles conféré à l’héritier du trône d’Angleterre remonte au 25 avril 1284. Ce jour-là naît à Carnarvon, au pays de Galles, le futur Édouard II. Son père, le roi d’Angleterre Édouard 1er Plantagenêt, lui donne le titre de prince de Galles pour honorer la promesse qu’il avait faite aux Gallois de leur donner un suzerain natif du pays. La coutume de donner un titre nobiliaire à l’héritier se retrouve dans la monarchie française, dont l’héritier porte le titre de Dauphin (souverain du Dauphiné), dans la monarchie espagnole, dont l’héritier est prince des Asturies, à la tête du Saint Empire romain germanique, où le fils de l’empereur allemand est roi de Rome, dans la monarchie belge dont l’héritier est duc de Brabant, également dans des familles princières. Ainsi l’héritier des princes de Condé est-il duc d’Enghien.

1303 – 25 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fons dels Payracx, charte aux archives municipales). Première mention le 1er avril -1216 : Fons ou Vallis des Paizac, (charte aux archives de la Major). Aujourd’hui SAINT-BARNABE – ancien village. Barnabé Capelle, natif de Soliers et notaire à Marseille, ayant acheté, le 14 décembre 1472 (archives des Prêcheurs), une terre dans ce quartier, fournit la somme nécessaire pour faire le retable de l’ancienne chapelle du lieu. En mémoire de cette générosité, la chapelle prit le nom de Saint-Barnabé, qu’on a donné plus tard au quartier. L’église était succursale de Saint-Martin. Note : le latin fons (provenant de fundo) servait à désigner une source, une fontaine. Afous : excavation, trou, gouffre, abîme ; le mot dérive de fond, « profondeur » (H. Ribot : dictionnaire des toponymes…, 2009 ; Nouvel 1981 ; Levy 1909 ; Mistral 1890).

1350 – 25 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Lo Val de Sauset, 25 avril 1350 (acte notarié). LA SAUSEDE – Lieu-dit, quartier de Saint-Marcel (en 1872). .

1455 – 25 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallon de Bertrand Fabre appelé de la Clue (acte aux archives de l’Evêché). LES FABRES – Hameau au quartier des Camoins (en 1872). Un tenancier appelé Fabre a laissé son nom à ce hameau (Mortreuil).

1477 – 25 avril : Repeuplement de Pontevès avec 33 familles de Montegrosso – Repeuplement de Pontevès, par Bertrand de Pontevès, avec 33 familles de Montegrosso, diocèse d’Albenga (de Ribbe, La société provençale…, p. 349 et suiv.). Pontevès, qui avait 39 feux de queste en 1319, n’avait plus un seul habitant en 1471. Pourtant, le 6 juin 1394, Jean de Pontevès avait déjà concédé un acte d’habitation avec plusieurs privilèges, entre autres celui de prendre dans les forêts du bois et le liège nécessaire pour couvrir les maisons (selon E. Garcin, 1935).

L’acte d’habitation de Pontevès est typique comme charte de fondation communale :] Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, amen. L’an de l’Incarnation 1477 et le 25 avril (voir la note à la suite du texte), sous le règne du très gracieux prince et seigneur René…, considérant que le village de Pontevès est depuis longtemps inhabité et désert, et désirant le repeuplement de gens qui l’habitent à la plus grande gloire de Dieu, et en cultivant le territoire de la manière la plus conforme aux intérêts dudit seigneur et de ses successeurs, d’une part, et à l’honneur des habitants et de leurs successeurs, de l’autre…Le roi René eut plus d’une fois l’occasion d’intervenir par l’octroi aux nouveaux villages d’exemption d’impôts pour vingt ans. Pontevès reçut de lui cette faveur insigne] … Entre les dits contractants, il est stipulé que les probes hommes de Pontevès et de son terroir, paieront au seigneur la dix-huitième partie de tous fruits, blés, légumes, lins, chapons… qu’ils y recueilleront…[Lorsqu’il traita avec les 33 familles de Montegrosso, Bertrand de Pontevès dut compter d’abord sur les droits de lods ou de mutation, lesquels étaient tarifés en Provence au treizième du prix vénal du fonds vendu, puis encore d’autres droits au sujet desquels il se montrait du reste d’une modération extrême : – pour la foulaison du blé, les colons devraient faire faire par les eques (chevaux) du seigneur, s’ils n’y pouvaient pourvoir avec les leurs ou avec des fléaux, un dix-huitième ; – pour la mise en farine de ce blé au moulin construit par le seigneur et dont l’entretien serait à sa charge, ainsi que celui du meunier, un quarantième ; – pour la cuisson du pain au four établi dans les mêmes conditions, un vingt-neuvième, …[Entre autres clauses, notons celle-ci :] dans un pays dépeuplé, où de vastes étendues de terre sont en friches, pour y encourager l’industrie pastorale, est concédé à chaque ménage, sans avoir à payer aucune redevance, le droit d’y faire dépaître huit têtes de menu bétail, plus une vache, avec interdiction de pâturage dans les possessions closes ; puis aussi celle d’un défens à l’usage commun. Le défens seigneurial excepté, liberté absolue de la chasse (de Ribbe, p. 370-371).

Note : La chasse au cerf était libre pour tous entre Toulon et Nice, sous la seule condition d’en porter au seigneur du lieu la tête avec un quartier de la bête tuée, et aussi celle de la pêche. Comme corvée, une journée de travail que tout chef de famille, soit avec sa bête, soit seul s’il n’en a pas, sera tenu annuellement de donner au seigneur, lequel devra le nourrir. Enfin, le jour où les tenanciers une fois installés dans la contrée le voudront, pouvoir à eux reconnu, moyennant l’autorisation seigneuriale, d’y organiser un gouvernement communal, de nommer leurs syndics, estimateurs, conseillers, auditeurs des comptes, collecteurs des tailles, etc.

[Johan de Pontevès réside sur dans ses terres ; il y rempli l’office de chef social, … la charge de rendre à tous bonne justice,… la responsabilité… de la paix à maintenir ; … Le 31 août 1599, toutes redevances foncières, cens, corvées, établis par l’acte d’habitation du 25 avril 1477, étaient convertis en une rente pécuniaire et annuelle de 300 livres… En un siècle, … il ne restait aux Pontevès, de leur vieille suprématie, qu’un titre seigneurial, avec la moyenne et la basse justice, et la banalité du four et du moulin, que leur devancier Bertrand fit construire en l’année 1477 pour l’usage des habitants.

DEUX DEFINITIONS :

Banalités : en termes de féodalité, obligation pour les gens d’une seigneurie de se servir du four, du moulin banal, moyennant redevance (Robert). Dans les chartes de Montrieux (XIIe et XIIIe siècles), les banalités sont en relation avec le monopole seigneurial des fours (droit de fournage), des moulins et des aires à blé (Boyer R., 1980).

An de l’Incarnation: En Provence, l’année commençait le 25 mars, jour de la fête de l’Annonciation de la Vierge et de l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ. A partir de Charles IX, le commencement de l’année fut fixé au 1er janvier, fête de la Circoncision (Maurel M.).

1503 – 25 avril : DESTRUCTION D’UNE PARTIE DU MUR D’ENCEINTE DE TOULON – Le 25 avril, sous une pluie battante, le Las et Lesgotier (le Las et l’Eygoutier) débordent, détruisant huit maisons et une partie du mur d’enceinte de Toulon (F.T., 2020).

1536 – 25 avril : Il est ordonné aux consuls de Toulon et aux Syndics de Six-Fours et de La Garde d’armer une garnison pour la Grosse Tour (F.T., 2020).

1545 – du 15 au 25 avril : le Lubéron est mis à feu et à sang – Du 15 au 25 Avril 1545, le Lubéron va être mis à feu et à sang (3 000 personnes massacrées et 600 envoyées aux galères). Une enquête prescrite par François 1er n’aboutira jamais, le nombre de personnages importants impliqués étant trop élevé (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

1721 – 25 avril : VIRELLE DE LA MILLIÉRE, commandant d’OLLIOULES,renforce son contrôle des barrières – Lutte contre l’épidémie de peste – La plainte de Sanary et des autres communautés au commandant PERRIN commencent à porter leurs fruits ; à Sanary, comme à la Cadière, les commandants ou seigneurs des lieux, renvoient les réfugiés dans leurs communauté d’origine et les bureaux de santé ne se laissent pas impressionner par le rang des plaignants. VIRELLE DE LA MILLIÉRE, commandant d’OLLIOULES,renforce son contrôle des barrières. L’un des habitant de ce lieu, ROUBIER Louis, du Bureau de Santé, s’est réfugié à sa bastide sur le terroir de SAINT-NAZAIRE, au LANCON. VIRELLE envoie un garde pour lui dire de rentrer à OLLIOULES pour le 25 avril sinon on livrera sa maison au pillage. Les consuls de notre bourg l’exhortent à rentrer. Lui ne veut pas, déclarant : « Qu’on brûle, qu’on rase ma maison, l’essentiel est que je me conserve j’en gagnerai d’autres ». Malgré cela; il est expulsé. Des boulangers qui travaillaient à TOULON se sont enfuis de ce lieu et se sont réfugiés à LA CADIERE. Il s’agit de Jean COSSE de SANARY, Noël PESCADOU de la CADIERE, Jean Baptiste MAURE lui aussi de LA CADIERE. Le Chevalier du CASTELLET, seigneur du lieu, les fait. arrêter par 3 soldats et 4 hommes de la Milice bourgeoise et les fait reconduire à Toulon. M. DUQUESNE de MENERVILLE, fils du Comte DUQUESNE Chef d’Escadron Commandant la Marine du Roy à TOULON, s’est vu refuser la communication avec SAINT-NAZAIRE. Il se fâche de ce qu’on ne refuse pas la communication avec le commandant di BEAUSSET et menace les consuls des foudres de son père et de M DUPONT. Mais les ordres reçus sont formels et il ne peut y avois d’exception. Il répond « ce que je trouve extraordinaire c’est que vos habitants refusent de commercer avec nous et de nous vendre du poisson à SAINT-NAZAIRE ou aux AMBIERS. Dites à vos habitants de se tenir à la limite des eaux pour la pêche à l’avenir et quand vous écrivez servez-vous de termes plus doux car j’ai moyen d’en rendre compte à monsieur DUPONT. Mêlez-vous de ce qui vous regarde car nous avons plus de génie que vous pour nous garder. Renvoyez ma paire de souliers que j’avais porté à réparer et que l’on m’a obligé à laisser sur le quai ». On voit par cet exemple que le Bureau de Santé ne se laissait pas impres­sionner par ces grands personnages. Il y allait de la santé de la commu­nauté (Rotger B., 1984).

1755 – 25 avril : Pascal Paoli débarque en Corse – Pascal Paoli est le fils de Hyacinthe qui avait été le chef de la révolte de 1729, et le frère cadet de Clément, qui avait participé au Directoire provisoire après la mort de Gaffori. Il avait reçu une solide instruction en Italie, connaissait les philosophes de son temps, appréciait la doctrine du despotisme éclairé ; il se plaignait de sa vie monotone de sous-lieutenant au Royal-Farnèse de Naples, quand il fut appelé ; le 25 avril 1755, il débarque en Corse (Ambrosi C., 1971, « Corse. 2. Un objet de rivalités historiques ». Encyclopaedia Universalis, vol. IV, 1971, p. 1057 à 1058).

1789 – 25 avril : Louis XVI prend la décision de différer l’ouverture des États Généraux – Le roi a été informé que plusieurs des députés convoqués aux États Généraux ne sont pas encore arrivés à Versailles et que, d’autre part, certaines élections ne sont pas encore terminées. Louis XVI a donc pris la décision de différer l’ouverture des États Généraux, primitivement prévue le 27 avril puis le 1er mai, au lundi 4 mai (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 25 AVRIL).

1792 – dans la nuit du 25 au 26 avril : Claude Joseph Rouget de Lisle crée le « Chant de l’Armée du Rhin » – Le « Chant de l’Armée du Rhin » fut créé par Claude Joseph Rouget de Lisle, capitaine du Génie alors en poste à Strasbourg, dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 à la suite de la déclaration de guerre à l’Autriche, qui deviendra, repris par les Parisiens « Le chant des Marseillais », puis « l’Hymne des Montagnards aux Jacobins » et, enfin, la « Marseillaise », unissant symboliquement la nation, de l’Est au Midi et de Strasbourg à Marseille. L’origine de la musique est plus discutée, puisqu’elle n’est pas signée (contrairement aux autres compositions de Rouget de Lisle). Plusieurs écrivains et musiciens ont émis des doutes sur sa paternité, jugeant un amateur comme Rouget de Lisle incapable de composer un hymne dont la valeur musicale est reconnue (Henri Ribot, Les volontaires de l’An II.).

1793 – 25 avril : 100 livres affectées par le Beausset pour la saint Eutrope – Le 25 avril, la municipalité du Beausset décide d’affecter une somme de 100 livres pour la fête de Saint Eutrope, patron du Beausset, qui doit être célébrée le 27 mai suivant (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1798 – 25 avril : la Commission militaires de Toulon dans ses oeuvres – Laure Jean-Baptiste Négociant – 35 ans d’Hyères, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1800 – 25 avril au 15 juillet : Nouvelles réquisitions dans les cantons – Dès le Consulat proclamé, les royalistes tentent une opération avec les Anglais et leurs partisans dans les Alpes maritimes. Elle ne réussira pas. Devant le danger de voir les Autrichiens se porter de Ligurie en Provence, nouvelle campagne de Bonaparte au cours de laquelle Masséna fixe l’ennemi autour de Gênes. Défaite de l’Autriche pour finir. Nouvelles réquisitions dans les cantons entre les 25 avril et 15 juillet 1800. Les guerres d’Italie reprennent et avec elles, les réquisitions. Le préfet du Var est tenu de fournir pour « l’étonnante Armée d’Italie » deux cents chevaux ou mulets dans les 24 heures pour le transport de l’Artillerie d’ANTIBES à CONI. Les contingents de chevaux et de conducteurs requis fournis par les communautés est fixé. Les mulets aussi sont requis, les plus beaux et les meilleurs du canton. L’administration centrale taxa les communes en retard. Il faut aussi de l’argent et l’administration centrale presse encore les municipalités d’avoir à verser, sous 10 jours, pour les contributions personnelles et mobiliaires de leur canton. Le contingent de SANARY est fixé à six che­vaux conduits par trois conducteurs. Les animaux seront fournis par Aman PORTALIS, François RECOURS, Jacques DUSSUEIL, Jean JOURDAN, Joseph ALLEGRE, Clair VENEL. Les conducteurs requis sont: Jean Joseph DURBEC, Pierre GABRIEL et Victor IMBERT. Les mulets aussi sont requis. Mais il y .aura un retard dans la livraison du mulet requis. Pierre COREIL, charretier, n’avait pas livré son mulet. Aussi l’administration centrale taxa SANARY de trois mulets pour cause de retard. François RECOURS, François BREST, Pierre PIGNEROL, propriétaires cultivateurs de la commune furent obligés de conduire leurs mulets, les plus beaux et les meilleurs du canton, à DRA­GUIGNAN. Il faut aussi de l’argent et l’administration centrale presse encore la municipalité d’avoir à verser pour les contributions personnelles et mobilières du canton trois mille sept cent soixante et dix francs qu’il faut répartir entre les redevables. Elle a dix jours pour le faire. Aman PORTALIS, Joseph GIBOIN, Pierre FABRE’ et Jean Joseph AYCARD, de /a commune, sont chargés de cette répartition avec un autre réparti­teur étranger à la commune comme le veut la loi, Elzéard MONTA­NIER, de BANDOL. Cette opération sera identique pour BANDOL dépendant du canton: André Noël ARNAUD, Joseph ARNAUD, Pierre SAMAT, Pierre TASSY, de BANDOL, avec Antoine SOLEILLET de SANARY. La conscription pour les hommes, tous cultivateurs, la réquisition des animaux de trait et de labour, vont handicaper très sévèrement l’agriculture dans les communes et dont pourtant on attend une amélioration des subsistances et des ressources. Il en sera de même tout le temps des guerres napoléoniennes (Rotger B., 1984, p. 325-326).

1814 – 25 avril : LA SEYNE ADHERE A LA DECHEANCE DE NAPOLEON – Le Maire et les Adjoints de la ville de La Seyne, les Conseillers municipaux, fonctionnaires publics et principaux habitants de la ville déclarent donner formellement l’adhésion la plus solennelle au décret du Sénat portant la déchéance de l’Empereur Napoléon et de sa famille, prendre la part la plus active au rétablissement du trône des Bourbons dont le souvenir est si cher au cœur de tous les Français pour la conservation duquel ils sont prêts à donner leur vie. Fait en l’Hôtel de Ville de la ville de La Seyne le 25 avril 1814. Ont signé cette déclaration : Le Maire Fauchier, Martinenq, Berthe, Raymondis, Guigou, Laugier, Barraillier, Estienne, Tortel, Daniel Beaussier, Prat, Jouglas, Coulomb (Marius Autran, tome 3, 1990. Note de Marius Autran : « On remarquera que la plupart des signataires se retrouvaient sur les deux documents. Le Maire Fauchier et ses collaborateurs ne s’embarrassaient pas de scrupules. »).

1825 – 25 avril : Les filles de Charles Emmanuel de Vintimille se voient accorder une rente de 1088, 48 F pour un capital estimé à 362078 F en vertu de la loi sur le Milliard des émigrés, remboursable en 5 ans ? pour avaliser la vente des Biens nationaux de 1790, daté du 27 avril 1825 (Rotger B., 1984, p. p. 376 ; Viguier, 1993).

1826 – 25 avril : Dumont d’Urville part de Toulon avec « l’Astrolabe », nom donné à « la Coquille » en mémoire de La Pérouse, et effectue une vaste exploration (Fidji, Louaté, Côte de la Nouvelle-Zélande, Tonga, Moluques, etc. (F.T., 2020).

1859 – 25 avril : Les travaux de percement du canal de Suez débutent à Port-Saïd. Les conditions sont extrêmement pénibles, pas d’eau douce. Ce sont les chameaux qui assurent le transport des matériaux. Les premières commandes de matériel (grues à vapeur), embarquées à Marseille par la S.N.F.C.M., se perdent lors d’un naufrage en décembre 1863. Cinq nouvelles grues, construites en remplacement et embarquées sur le voilier l’Heureux en octobre 1864, disparaissent à leur tour. Enfin, en juin 1865, après deux ans de retard, les grues sont en place (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

Deux lignes de piquets avaient été plantées non loin des ruines de Peluse, sur la langue de terre séparant le lac Mézalet de la Méditerranée. Le 25 avril 1859, on put voir Ferdinand de Lesseps s’avancer, armé d’une pioche. Une centaine de personnes assistaient à la scène.

« A nom de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez, déclara-t-il, et en vertu des décisions de son conseil d’administration, nous allons donner le premier coup de pioche sur le terrain qui ouvrira l’accès de l’Orient au commerce et à la civilisation de l’Occident. L’exploration complète que nous venons de faire nous donne la certitude que l’entreprise, dont l’exécution commence aujourd’hui, ne sera pas seulement une œuvre de progrès, mais donnera une immense valeur aux capitaux qui l’auront réalisée. »

Puis Lesseps donna quelques coups de pioche et enleva peu de terre. Il remit ensuite le pic au plus vieil Européen qui agit de même. Les autres assistants les imitèrent et ainsi se trouva commencée l’œuvre de celui qui avait décidé de modifier la physionomie de la terre. (André Castelot, 1962).

1861 – 25 avril : George Sand à Tamaris : « 25 AVRIL jeudi – A LA MAISON – Vent le matin jusque vers midi. Je renvoie Matheron. J’ai tort quant au tems, car il se met à faire très beau et chaud. Je fais de la botanique. Mme Trucy vient, elle me comble d’amitiés. Elle m’apporte une capeline tricotée par elle. Nous causons longtemps. Visite de M. Talma qui est vraiment un charmant et excellent homme. M. Trucy vient aussi. Je me promène sur la colline avec M. Talma et il s’en va, en projetant de me faire faire une belle promenade en barque lundi ou mardi. Il rencontre Manceau en bas chez M. Gouin et ils causent. Mme Trucy part et son mari emmène Maurice à Toulon, ils iront au spectacle ensemble et Maurice couchera chez eux. Manceau remonte avec M. Goin qui vient me faire une visite trois minutes. (…) J’écris à madame Dubois. »

1865 – 25 avril : le cuirassé espagnol Pelayo quitte La Seyne – Pour ne pas être neutralisé, le cuirassé espagnol Pelayo quitte La Seyne le 7 avril 1898 avant le déclenchement officiel de la guerre hispano-américaine (25 avril 1898), interrompant les travaux de refonte de l’armement, suivi de la Numancia,sans chaudières mais en remorque du Cabo La Nao, et du vieux croiseur Victoria, tous trois en refonte à La Seyne. Le Pelayo est aussitôt envoyé aux Philippines pour défendre les possessions espagnoles face aux Américains (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1882 – 25 avril : Rivière s’empare de la citadelle de Hanoï – En novembre 1881, Rivière reçut le commandement du Tilsitt et de la division navale de Cochinchine. L’Annam n’ayant jamais exécuté les clauses du traité du 15 mars 1874, Jauréguiberry, ministre de la Marine, décida l’envoi d’une expédition au Tonkin. Arrivé dans le Fleuve Rouge avec ses trois petites canonnières et 700 hommes, Rivière s’empara le 25 avril 1882 de la citadelle de Hanoï, comme l’avait fait Francis Garnier en 1873 (Gérard Garier, les avisos de 6030 t., le Commandant Rivière).

1907 – 25 avril : certificat de résidence délivré à D’Isanto Giuseppe né à Pozzuoli (Italie) – M. Siffroy Peyret, adjoint spécial de la section de Saint-Mandrier, délivrait un certificat de résidence à D’Isanto Giuseppe né à Pozzuoli (Italie), âgé de 45 ans, attestant qu’il habite le village depuis le 12 octobre 1895 sans interruption. Le sieur D’Isanto Giuseppe exerce la profession de pêcheur. Il était inscrit maritime en Italie depuis 1878 et vint à Toulon en 1880. Il était marié à Marie Di Fraya. Ils avaient, au moment de leur naturalisation en 1907, un fils appelé Victor, Marius, né à Saint-Mandrier cette année-là et deux autres enfants, Marie Grâce et Jean nés à Pozzuoli (province de Naples), sans compter Antoine Aldico fils adoptif (Gisèle Argensse, 1989, p. 74).

1913 – 25 avril : le cuirassé Carnot reprend le chemin de Brest. Agé de seize ans, de conception démodée, les circuits hydrauliques de son artillerie usés, le Carnot a terminé sa carrière active. Il est placé en réserve normale le 7 mai. Dans le cadre de la maintenance des bâtiments en réserve, il passe au bassin pour une rapide toilette. Depuis sa mise en réserve, le Carnot est commandé par le capitaine de vaisseau Lesquivit puis, à compter du 27 décembre, par le capitaine de vaisseau Fatou.

1915 – 25 avril : Début de la bataille des Dardanelles. Le 25 avril, les troupes alliées débarquent dans la presqu’île de Gallipoli. Le 6ème Régiment d’Infanterie Coloniale opère une diversion sur la rive d’Asie. Son objectif principal est le fort de Koum-Kaleh. Dès 5h30, le Henri IV canonne cet ouvrage puis arrose méthodiquement les tranchées ennemies. Ce pilonnage, très efficace, pénalise lourdement la défense turque. Sa diversion achevée, la force française doit se rembarquer dans la nuit du 26 au 27. Le garde-côte reprend son tir méthodique. Il pilonne toutes les positions turques connues sur la rive droite de la rivière Méandre. Ce travail terminé, il musèle les batteries d’In Tepe. La Coloniale se retire comme à l’exercice. Les troupes françaises rejoignent alors la rive d’Europe où a eu lieu le débarquement principal. Nos navires continuent de leur apporter le soutien de leur artillerie. Ces opérations de bombardement ne sont pas sans danger. L’artillerie turque possède de nombreuses pièces de calibre varié. Sous l’impulsion du général von Linders, commandant de la défense de la presqu’île de Gallipoli, et des instructeurs allemands qui l’accompagnent, elle a appris à s’en servir.

1920 – 25 avril – monument aux morts de Saint-Mandrier – Le 25 avril 1920 le conseil municipal de La Seyne ratifie le choix de l’emplacement pour édi­fier le monument aux morts de Saint-Mandrier. C’est sur la place de l’église qui prendra le nom de « Place du Souvenir » que s’élève­ra cette pierre commémorative (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 151-152).

1927 – 25 avril : MARSEILLE – Inauguration du tunnel du Rove par le Président de la République, Gaston Doumergue. La veille, avait été inauguré le Monument aux Morts de l’Armée d’Orient de la Première Guerre mondiale.

1928 – 25 avril : ce jour-là était achevée l’impression pour les éditions Albin Michel de « La caravane sans chameaux » de Roland d’Orgelès, à qui l’on doit « Les Croix de bois » et le « Cabaret de la Belle-Femme ». A la page 11 de l’édition originale, je relève cette note écrite à la gloire des Messageries Maritimes, la grande société marseillaise : « Je ne quitterai pourtant pas ce luxueux navire, où se retrouve toute la haute société égyptienne, sans une parole de reconnaissance. A bord du Champollion, comme précédemment sur le Paul Lecat et le Porthos, quand je voyageais sur la ligne d’Extrême-Orient, et plus tard à bord du Mariette Pacha, du Lamartine, du Pierre Loti, je n’ai connu que des heures d’allégresse. Je puis dire que mes derniers livres sont nés sous le pavillon blanc et rouge des Messageries Maritimes. Ces couleurs leur furent propices. (N. de l’A.) »

1932 – 25 avril – les pilotes de l’escadrille 7B2 du Commandant Teste amènent leurs appareils à Toulon – Le 25 avril 1932 et après seulement quelques vols de prise en mains, les pilotes de l’escadrille 7B2 du Commandant Teste amènent leurs appareils à Toulon où ils sont embarqués sur leur bâtiment base qui s’apprête à appareiller pour une croisière en Méditerranée orientale (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant-Teste).

1940 – du 17 au 25 avril :

1. surveillance du littoral atlantique espagnol – Du 17 au 25 avril, la surveillance du littoral atlantique espagnol fut encore réduite et ramenée à deux chalutiers l’un devant Vigo, l’autre devant Gijon puis du 25 avril au 17 mai la surveillance fut confiée à un seul patrouilleur auxiliaire devant Vigo (Gérard Garier, les avisos de 6030 t., le Commandant Rivière).

2. ACCIDENT Du SOUS-MARIN Doris, sous-marin de moyenne patrouille à double coque, qui retourne prématurément à Harwich par suite d’une grave avarie du diesel bâbord.

3. interdiction de l’arrachage des oliviersPendant la récente période d’hostilités, l’interdiction de l’arrachage des oliviers fut promulguée; il fallait bien sauvegarder toutes les possibilités offertes à une économie métropolitaine alors très déficiente en corps gras. Elle fit l’objet d’abord d’une Loi en date du 25 avril 1940, laquelle fut abrogée par une loi du, 6 août 1941, puis d’un Arrêté Ministériel du 26 octobre 1942, lequel fut à son tour abrogé par un Arrêté Ministériel du 23 juin 1950. Ces textes ne peuvent donc plus être invoqués en 1954 pour aider au développement de l’olivier (A .Dugelay, « Le problème de l’olivier », in REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE, 1954, p 444).

4. Les jeux d’Helsinki n’auront pas lieu – L’Auto du jeudi 25 avril 1940 publie l’article suivant : « Les jeux d’Helsinki n’auront pas lieu. Mais les Finlandais sollicitent d’organiser ceux de 1944… déjà attribués à Londres. Cette fois-ci, c’est définitif. Le Comité Olympique finlandais vient de prendre la sage déci­sion de ne pas organiser les jeux olympiques de 940. Mais le Comité Finlandais demande que l’organisation des prochains Jeux (1944) lui soit confiée. Bien que ceux-ci soient déjà accordés à Londres, nous verrions avec plaisir nos amis anglais reculer leur tour pour répondre au désir des héroïques Finlandais. La renonciation d’Helsinki, l’Auto n’a cessé de la laisser pré­voir. Il était impossible dans les circonstances présentes, de faire disputer les Jeux Olym­piques. L’organisation par les Finlan­dais des Jeux de l’Olympiade prochaine rencontrerait certai­nement l’approbation de tous ceux — c’est-à-dire l’humanité presque entière — qui ont applaudi à la glorieuse attitude des Finlandais devant l’envahis­seur de leur patrie » (L’Auto, jeudi 25 avril 1940).

1942 – 25 avril : A SANARY, INAUGURATION DU TEMPLE DE L’EGLISE REFORMEE DE FRANCE – Le 25 avril 1942, le pasteur Marc Boegner, Président de 1’Eglise Réformée de France, inaugure le temple actuel, situé dans une pinède, impasse Sully (Avenue Mermoz).

Après la scission de la communauté protestante de Sanary en 1938, l’adhésion n’est finalement obtenue que le 1er février 1942. Un petit temple est construit au quartier des Picotières et inauguré le 25 avril 1942 en présence du Pasteur Boegner. qui deviendra après la guerre le Président du Conseil Œcuménique des Églises basé à Genève (Delattre Gérard, Saliceti Pierre, 2002).

Sanary compte une centaine de parpaillots fraternellement groupés sous la houlette d’un pasteur. Sans rien demander à personne, ils ont construit un temple peu conforme aux lois d’une très austère tradition. Sa terrasse, à flanc de colline, révèle un paysage divinement équilibré (… avec autour) des « margueritiers » géants , des bancs de pierre, quelques cyprès, rosiers. Découpé sur le ciel, le campanile (Valloton B., 1945).

1943 – 25 avril : Mort en combat aérien de l’amiral YAMAMOTO, chef de la marine nippone (Alain Rousset, la seconde guerre mondiale).

1944 – du 15 mars au 25 avril : Au total, 77 immeubles ont été démolis à Sanary sur ordre de l’armée allemande entre le 15 mars et le 25 avril 1944 (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944).

1945 – 25 avril :

1. des unités italiennes combattent aux côtés de l’infanterie allemande – En avril 1945, des unités italiennes de la division fasciste « Littorio » combattent aux côtés de la 34ème Division d’infanterie allemande et tentent vainement de résister à l’offensive lancée le 10 avril par la 1ère Division Française Libre (1ère DFL) comportant d’ailleurs un groupe d’artillerie étranger à base de soldats italiens, ayant rejoint le camp allié. Ces combats se déroulant dans des conditions très difficiles jusqu’au 25 avril, font de nombreuses victimes. Parmi elles, des soldats inhumés à Saint-Mandrier,  comme semble le suggérer un document signalant en 1950 le transfert de Nice, l’Escarène précisément, de 64 corps (Direction Interministérielle des Anciens Combattants – D. I. A. C.). Ces combats fratricides opposent donc ici, des fascistes à d’autres Italiens qui ont choisi de combattre aux côtés des Alliés (Jacqueline Viollet-Repeto, le cimetière franco-italien de Saint-Mandrier).

Au même moment, Berlin est complètement encerclé par l’Armée rouge. Les chars du maréchal Joukov ont coupé toutes les routes menant vers l’ouest et rejoint les troupes du maréchal Koniev arrivant du sud. Les canons soviétiques tirent sur les bâtiments gouvernementaux.

2. L’aviso-dragueur Commandant Dominé a remorqué de Toulon à Naples un M.F.V. par beau temps à la vitesse moyenne de 10,5 nœuds. Passage au bassin à Alger du 24 mars au 3 avril, puis indisponibilité du 16 au 25 avril (Gérard Garier, les avisos de 6030 t., le Commandant Dominé).

3. Début de la conférence de San Francisco (25 avril au 26 juin) et création de l’Organisation des Nations unies – O.N.U. (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1946 – 25 avril : nationalisation des grandes compagnies d’assurance (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1951 – du 25 avril au 7 juin : GUERRE D’INDOCHINE – Du 25 avril au 7 juin, l’aviso-dragueur Commandant Dominé est de surveillance des côtes du centre Annam (Gérard Garier, les avisos de 6030 t., le Commandant Dominé).

196l – 25 avril : SAINT-MANDRIER – Les honneurs sont rendus à la dépouille mortelle du grand soldat que fut Lyautey. De nombreuses personnalités, dont Monsieur Triboulet, ministre des Anciens Combattants, assistent à l’événement dans la vaste cour de l’Ecole des Apprentis Mécaniciens de la Flotte (E.A.M.F.). Puis, le cortège emprunte un petit sentier pentu qui mène vers la chapelle toute proche…  (Ken Nicolas, vol. 2, p. 64-65)

1969 – 25 avril :

1. Le général De Gaulle démissionne de la présidence de la République.

2. LIAISON TELEPHONQUE AUTOMATIQUE – A compter du 25 avril, les abonnés des réseaux automatiques couvrant les territoires de La Seyne, Six-Fours et Saint-Mandrier obtiendront leurs correspondants des Bouches-du-Rhône en composant un numéro à dix chiffres. A savoir : 1 et 6, puis, après perception d’une tonalité, 9 et 1 suivi des six chiffres habituels (Ken Nicolas, vol. 2, p. 3309-310).

1974 – 25 avril : « Révolution des Œillets » au Portugal.

1975 – 25 avril : Décès de Jacques Duclos, qui fit partie de l’équipe dirigeante du Parti communiste français durant plus de 35 ans aux côtés de Maurice Thorez et s’impliqua beaucoup dans le mouvement communiste international. Elu député en 1926, il fut secrétaire général du PCF entre 1950 et 1953. En 1969, par suite du départ du général de Gaulle, il obtint 21,27% des voix aux élections présidentielles ; sa campagne fut racontée par Robert Lechêne dans un livre intitulé « Duclos tambour battant », paru la même année.

1977 – 25 avril : Elvis Presley – les derniers enregistrements d’Elvis Presley sont réalisés lors d’un spectacle donné au Michigan Civic Center.

-1980 – 25 avril : CATASTROPHE AÉRIENNE – un Boeing 727 s’écrase et fait 146 victimes près de Santa Cruz de Tenerife.

-1999 – 25 avril : PROBLÈMES EN CHINE – 10 000 adeptes de la secte Falungong encerclent en silence le siège du gouvernement chinois.

2005 – 25 avril : CATASTROPHE FERROVIAIRE AU JAPON – déraillement au Japon d’un train à Amagasaki (ouest). 107 morts et plus de 500 blessés, la plus grave catastrophe dans le pays depuis 40 ans.

2011 – 25 avril : Décès à Chennevières-sur-Marne de Mireille Pairon, née Werotte, fille de Marguerite Werotte, née Ajello et de Pierre Wérotte. Elle était la sœur de Catherine Ribot et de Claude Werote. Marguerite et ses enfants sont tous nés à Saint-Mandrier, en 1924, 1949, 1951 et 1952.

2015 – 25 avril : SEISME AU NEPAL – un séisme d’une magnitude de 7,8 frappe le Népal et fait près de 9.000 morts

2020 – 25 avril : EDITO. La charité se fout de l’hôpital – Une infirmière du Jura, qui travaille dans un hôpital suisse avec des malades du Covid-19 et qui n’avait pas dormi depuis vingt-quatre heures avant de rentrer chez elle en voiture a été arrêtée par les gendarmes. Elle était partie travailler avec l’attestation l’autorisant à se déplacer mais n’avait pas pensé à en rédiger une autre pour son retour. Les gendarmes lui ont infligé une amende de 135 €. Comme quoi, on a tort de penser que le plus difficile est de porter assistance aux malades. (Marianne du 24 au 30 avril 2020).

2020 – 24 avril : Yves Rénier, connu pour son rôle de commissaire Moulin créé en 1976 et diffusé jusqu’en 2008 sur TF1, est décédé à 78 ans d’un malaise cardiaque dans la nuit de vendredi à samedi 24 avril à son domicile de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), a annoncé son épouse à l’AFP. Par L’Obs avec AFP. Publié le 24 avril 2021 à 14h 38. Mis à jour le 24 avril 2021 à 16h38.

2022 – 25 avril : résultats des élections présidentielles – Emmanuel Macron (58,8%) a été réélu président ce dimanche en l’emportant face à Marine Le Pen (41,2 %) laquelle a largement amélioré son score par-rapport à l’élection présidentielle de 2017. Dans le Var, c’est la candidate du Rassemblement national qui l’emporte dans 133 communes sur les 153 que compte le département. Emmanuel Macron n’est parvenu en tête que dans 20 communes, dont La Cadière, Saint-Tropez, Correns, Rayol-Canadel, La Crau, La Garde-Freinet, Ramatuelle, La Croix-Valmer, Hyères, Baudinard, Cotignac, Rougon, Brenon, Aiguines, La Palud, Trigance, Toulon, Vérignon, Collobrières, Bandol.

LE MOT DU JOUR est de Philippe Héraclès : « J’ai tellement peur des enterrements que si je le pouvais je n’irai pas au mien ».

BLAGUE DU JOUR : C’est un prof de philo …

-Vous avez compris ?

– Ouiiii !

– Alors c’est que je me suis mal exprimé.

Ce sera tout pour aujourd’hui ! Je vous souhaite un très bon mardi. Bonne journée à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier. Une pensée à tous ceux qui pleurent Mireille, sœur de Cathy, qui nous a quittés voilà douze ans mais qui est toujours présente dans nos cœurs

Adessiatz !

One response to “EPHEMERIDES DU 25 AVRIL”

  1. Avatar de Henri RIBOT

    la reprise est difficile. Après 15 jours passés en Dalmatie, il faut tout remettre en route et ce n’est pas aisé.

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