ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 27 AVRIL 2023, 12e ANNÉE (n° 3790).

ILLUSTRATION. En balade dans Dubrovnik (10 avril 2023).
QUESTION DU JOUR : le 27 avril 1359, qui prend en main de la défense du comté de Provence ?
- les représentants des villes ?
- la reine Jeanne ?
- le grand sénéchal ?
- Duguesclin ?

REPONSE A LA QUESTION DU 26 AVRIL : Il eut différents titres, tous éphémères : Chant de guerre pour l’armée du Rhin ; Chant de marche des volontaires de l’armée du Rhin. De quel hymne s’agit-il ? Rouget de l’lsle (1760-1836) crée le chant de guerre pour l’Armée du Rhin appelé « la Marseillaise » parce que chanté par les volontaires marseillais qui l’entonnent lors de leur entrée triomphale, aux Tuileries, à Paris, le 30 juillet 1792. Elle fut écrite par Claude Joseph Rouget de Lisle, capitaine du Génie alors en poste à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 à la suite de la déclaration de guerre à l’Autriche du 20 avril 1792.
FÊTES : Le 27 avril, c’est au tour des Zita d’être fêtées, du nom d’une sainte catholique née dans le village de Bozzanello, près de Lucques, en Toscane, vers 1218, et morte à Lucques le 27 avril 1278. Sainte Zita est la patronne des gens de maison, des domestiques et des servantes. 160 personnes ont pour patronyme Zita. 170 personnes ont été prénommées Zita depuis 1900. Ce prénom fut populaire au cours des années 1970.
Au calendrier républicain An II, la journées était dédiée au champignon.
DICTON : Vive le champignon ! d’autant que « à la sainte Zita, le froid ne dure pas ! »
LOCUTION PROVENÇALE : Le jeu de loto nous réserve quelques expression imagées dont voici quelques-unes :
Le 18. L’abiha de velout : L’habillé de velours (parce qu’on appelle dèsevuechen, dix-huitième un drap dont la chaîne est fouiné de 1800 fils).
Le 3. L’auriho dôu porc : L’oreille du porc (peut-être un jeu de mots sur très, trois, car tres-tres signifie « tremblement » et serait une allusion aux tremblements de l’oreille du porc).
Le 80. Li bericle : Les bésicles (le 8 placé horizontalement figurant des lorgnons et le 0 le nez).
PENSEE : « Nous parlons de tuer le temps comme si, hélas, ce n’était pas lui qui nous tuait » (Alphonse Allais, « Le chat noir »).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Léon Vérane – Toulon. Portait de la France, publié sous la direction de J.-L. Vaudoyer, Editions Emile-Paul Frères, Paris, 1930, frontispice de Léopold-Lévy, 120 p. Exemplaire numéroté 1647 sur un tirage de 151 à 1650 sur vélin lafuma. N° d’enregistrement H 23478.

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
-203e livraison : NOTRE-DAME DE LA GARDE
LA MONTAGNE DE LA GARDE (suite)
Il y avait aussi à Notre-Dame de la Garde une autre statue très ancienne, appelée la « Vierge brune » à cause de la couleur foncée de son bois. Il en est fait mention dans un testament du XIVe siècle par lequel la dame Sabatier lui lègue un anneau d’argent enrichi de perles « pour être mis à son doigt ». Cette « Vierge brune » disparut également dans la tourmente révolutionnaire et, quand, en 1807, la chapelle fut rendue au culte, on la remplaça par une autre statue de la Vierge appartenant au couvent des Picpus et qui avait été vendue à son de trompe, comme mobilier de l’Etat, au prix de quinze francs.
Les diverses églises et chapelles de Marseille possédaient un très grand nombre de statues et de châsses en argent et en vermeil dont le poids total atteignait près de quatre mille kilos. Elle furent, pour la plupart, détruites par la Révolution ; celles qui en réchappèrent furent dépouillées de leurs joyaux.
Au retour des Bourbons, le drapeau blanc flotta sur Notre-Dame de la Garde. Le 4 juin 1816, la duchesse de Berry, arrivant de Naples, monta à la chapelle, en actions de grâces. En quittant Naples, en effet, elle avait reçu une enveloppe mystérieuse et anonyme portant l’inscription : « Notre-Dame de la Garde, patronne des marins, priez pour nous ! » On raconte que, pendant la traversée, le bateau fut en perdition et échappa miraculeusement à la tempête. La duchesse attribua cette protection à l’image qu’elle avait reçue à Naples et déposa à la chapelle, comme ex-voto, une statuette d’argent.
Le 2 février 1820, jour de la Chandeleur, au cours d’une mission réparatrice organisée par les Pères Oblats, fut posée la grande croix de bois qui se trouve sur l’angle nord-ouest du rocher, dominant la ville. Une autre croix avait été posée, par la même mission, au calvaire des Accoules (à suivre).

ORIGINE DES NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et autres LIEUX DE SANARY (Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°10 « Regards sur un terroir : Sanary-sur-Mer », 2004 »),
3ème livraison : Place Albert CAVET – Né le 14 septembre 1918 à Sanary, issu par sa mère des vieilles familles du terroir, Albert CAVET est un élève brillant au lycée de Toulon, passionné d’aviation. Il est admis à l’école de l’air le 10 septembre 1938. Quand la guerre éclate, il est toujours à l’entraînement à Lézignan, tenu par une sévère discipline, et continue son instruction aérienne. En juillet 1942, il ne veut plus obéir aux ordres des porteurs de francisque, et, trompant la surveillance des policiers, il franchit la frontière des Pyrénées le 17 août 1942 après maintes aventures. Il se retrouve en prison à Cuidadrodriga, essaie de faire le mur, et se retrouve au secret où « il en bave ». Il réussit pourtant à rejoindre l’Angleterre, où il est incorporé à l’escadrille du groupe Cigognes. Il obtient une citation pour la destruction a sol des nombreux engins et matériels ennemis. Après de dures interventions, il part au repos durant deux mois. Il obtient ensuite sa mutation pour le groupe Alsace. Le premier avril 1945, son avion par en mission en Hollande pour mitrailler un train. Malheureusement, deux Spitfires sont abattus. On retrouvera le corps d’Albert Cavet à Borne (Hollande), mort au champ d’honneur.
EPHEMERIDES :

–1010 – 27 avril : Alavium (cartulaire de Saint-Victor, n’ 114). Le territoire d’Allauch comprenait autrefois celui de Château-Gombert, qui en a été détaché pour être uni à celui de Marseille vers la fin du XVIe siècle. Il était primitivement compris dans le comté de Marseille (Subjectio Alaudii in comitatu Massiliensi, acte de 1032, aux archives de Saint-Sauveur). Il fut plus tard adjoint à la viguerie d’Aix dont il ressortissait pour les cas royaux, les appellations et les dénis de justice. Lors de l’organisation des préfectures, par la loi du 28 prairial an VIII, la commune d’Allauch a été réunie à celle de Marseille, sous une même circonscription cantonale. Au point de vue ecclésiastique, Allauch a toujours été compris dans le diocèse de Marseille.
Le castrum d’Allauch a été primitivement construit sur la hauteur où se trouve la chapelle de Notre-Dame-du- Château, que l’acte de privilège d’Ildefonse d’avril 1176 (archives de la Major) appelle mons Rodanicus. Il fut transporté un peu plus bas, vers le milieu du XIIe siècle (acte du 13 mars 1164, archives de la Major), à l’endroit où existe encore une double enceinte de remparts en ruines. Celui- ci fut abandonné vers 1460 par la population qui s’établit à l’endroit du village actuel.
Par la transaction du 5 février 1164, entre l’évêque de Marseille et le Chapitre de la Major, Allauch fut attribué au prévôt qui devint seigneur et prieur du lieu, ayant juridiction, juge et châtelain à sa nomination, sous la suzeraineté du comte de Provence, avec reconnaissance à la communauté de tenir perpétuellement conseil sur la place publique du château et une chevauchée de dix sergents sous la bannière de la cité d’Aix (registre Sclaponis, fo 35).
Le comte d’Avelin, seigneur des Baux, tenait en fief la bastide d’Allauch (bastida Alaudii) située en face du castrum, sous la mouvance du prévôt. Cette bastide passa plus tard entre les mains des seigneurs de Trets (actes des 24 mai 1278 et 17 septembre 1349, aux archives de la Major) ; il n’en reste aujourd’hui aucun vestige.
Il n’y avait dans le lieu d’Allauch que deux arrière-fiefs, Vallon-vert et Montespin.
Les armoiries d’Allauch sont d’azur au croissant renversé d’argent accompagné en pointe de trois étoiles de même et en chef de deux vols accostés.
–1030 – 27 avril : Alavium (cartulaire de Saint-Victor, charte n°45). Voir supra 1010, ALLAUCH.
–1050 – 27 avril : EGLISES D’aubagne – Donation à Saint-Victor, par Geofroi [de Marseille], sa femme Richisindis et leurs fils Geofroi, Aicard et Hugues ; par Pierre [Saumade] et sa mère Stéphanie, Teucia (ne doit pas être confondue avec la femme de Pierre Saumade), ses fils et autres personnages, de l’église Saint-Pierre et Notre-Dame et de ses possessions à Favary (Aubagne). (Acte 141 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 37. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 31. a. Guérard, n° 114). L’ancienne cité d’Aubagne était primitivement sur la hauteur où existe encore aujourd’hui l’église paroissiale ; elle est désignée dans les actes du XVe siècle sous le titre de Villa superior. La ville basse est d’origine plus moderne. Première mention d’Aubagne au IXe siècle : Albanio (Polyptique de Wadalde).
–1237 – 27 avril : Vente aux Chartreux de Montrieux du droit de pacage sur le territoire de Châteauvieux de Signes – Selon l’acte du cartulaire de Montrieux rédigé au Luc, in aula ecclesie Sancte Marie, Raimon de Signes, seigneur de la Môle, et Guillaume de Signes, tous deux fils de Pierre de Signes, vendent aux Chartreux de Montrieux le droit de pacage sur le territoire de Châteauvieux, dont ils détiennent un quart, sur celui de la vallée de Signes et les territoires adjacents, et sur celui de Meynarguette, selon la part qu’ils possèdent, le tout pour le prix de 6 livres (Boyer R., le cartulaire de Montrieux, ex. dactyl.).
–1290 – 27 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fontainils, 27 avril 1290 (charte aux archives municipales). Première mention de FONTANIEU LA MURE, une ferme au quartier de Sainte-Marthe (1872).
–1302 – 27 avril : : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (charte aux archives de la Major) –
–Pradet d’aigas bonas. Eaux-Bonnes, ruisseau et quartier rural du quartier de Saint-Jérôme (1872). Première mention : Aquas Bonas in comitatu Massiliensi, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).
–Guarbiers. GARBIER – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint-Charles (1872). Première mention : Territorium de Garberiis, 17 avril 1164 (privilège de l’empereur Frédéric, aux archives de l’Evêché).
–L’Espitalet. L’HOSPITALET – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Trois-Frères (1872). Première mention du site.
–Ibelna. HUVEAUNE – rivière qui prend sa source au bas de la Sambuc, dans la commune de Saint-Zacharie (Var), dans une propriété nommée la Fous. A son origine, cette source s’appelle lei Fouen de Sicard. La rivière parcourt les territoires d’Auriol, Roquevaire, Aubagne, la Pêne et Marseille ; se jette dans la Méditerranée sur la plage du Prado. Un peu au-dessous de la Pêne, cette rivière fournit le grand béal qui a sa prise près de la bastide de l’Aumone et suit le cours de la rivière à une distance de 800 mètres, en arrosant tout l’espace qui l’en sépare, en faisant mouvoir un grand nombre de moulins et usines jusqu’à Saint-Giniès, où il rejoint la rivière après un cours de près de trois lieues (1872). Premières mention : Ubelka, inscription romaine trouvée à la Mauricaude, en 1782, rapportée par Achard (Dict. géogr., art. Auriol) , et qui fait partie de la collection d’antiquités des frères Bosc, à Auriol. Uvenna en 817 par Belzunce (descriptio mancipiorum de Villa Podiolum, I, 302)
–Passum de la Loba, 27 avril 1302 (ibid.). LA LOUBE – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Pierre (1872).
–Mons Betuydum – lieu-dit.
–Molendinum Episcopi. Première mention du MOULIN DE L’EVEQUE – moulin à eau, mu par une dérivation du ruisseau de Plombières (aujourd’hui comblé), commune de Marseille, quartier d’Arenc.
–Planum de la Massa. Première mention du PLAN DES MASSES – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Cams (1872).
–Rozile (ibid.). LE ROUET – village en 1872. L’église, sous le titre de l’Assomption, était un prieuré de l’abbaye de Saint-Victor. Première mention : Colla Rouilh, 4 mai 1245 (charte aux archives municipales).
–Sant Andrieu. SEON-Saint-ANDRE – hameau en 1872.
–Sant Gineis. Saint-Giniez – Ce hameau se trouvait autrefois plus près de Notre-Dame-de-la-Garde ; progressivement, il s’est rapproché de l’Huveaune. Le prieuré de Saint-Giniez, au quartier de même nom, dépendant du prieuré claustral du même nom de l’abbaye de Saint-Victor, avait une importance assez grande pour qu’il soit qualifié dans un acte du 27 mars 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n°162) du titre de Monasterium Sancti Genesii. Les moine de Saint-Victor possédaient toute cette vallée qu’ils avaient mise en culture. (E. Baratier, « Le temporel de Saint-Victor »). Première mention en 1044 : Ecclesia Sancti Genesii juxta montem quœ dicitur Guardia (Guérard, cartulaire de Saint-Victor, 73).
– Turris Petri Tortelle. Première mention de LA TOUR, quartier de Sainte-Marthe (1872).
–Vallis Michaelis. VAL DE MICHEL – Lieu-dit, quartier de Saint-Just (1872). Première mention Vallis dels Michaels, 17 avril 1292 (acte notarié).
–1303 – 27 avril : : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE – Sant Vincens, (charte aux archives de la Major). SAINT-VINCENT – hameau (1872) et vallon resserré entre l’Huveaune et les montagnes de Bassan ; chapelle et ermitage (1872). Il y a une chapelle et un ermitage. La chapelle de Saint-Vincent, patron du lieu de Roquevaire, était un prieuré du Chapitre de la Major (Calendr. 1713, pag. 198). Première mention en 1056 : église Saint-Vincent de Lasa donnée à l’abbaye de Saint-Victor (Guérard, 1073 ; E. Baratier, « Le temporel de Saint-Victor »).
–1307 – 27 avril : : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Campus Longus sine Camplone (charte aux archives de la Major). CAMP-LONG – Quartier rural du quartier de la Palud (1872). Première mention : Campus Longus, 27 novembre 1272 (charte aux archives municipales).
–1316 – 27 avril : : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Font des Vesques (charte aux archives municipales). Fontaine de l’Evêque – lieu-dit, quartier de Saint-Just. Première mention : La Font de l’Evesque, 11 janvier 1272 (ibid.).
–1327 – 27 avril : MISE EN ETAT DE DEFENSE DES BOURGS ET VILLES DE PROVENCE – Mandement du sénéchal de Provence à tous les bourgs et châteaux, qu’ils soient pourvus pour trois mois de froment et de farine, de légumes, de vinaigre, de fromage, de viandes salées et de bois ; qu’on les approvisionne de traits, casques, cottes de mailles et boucliers ; qu’ils soient mis en bon état de défense (De Ribbe, 1898, p. 29-30).
–1337 – 27 avril : : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sant Peire (acte notarié). — Saint-Pierre, hameau (1872), commune de Marseille. La chapelle était succursale de l’église Saint-Martin.
–1351 – 27 avril : : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (acte notarié) –
1. Las Granegas (?). Les Groliers – hameau, quartier des Caillols (1872).
2. Bueras. LA MILLIERE – hameau, quartier de Saint-Menet (1872).
–1359 – 27 avril :
1. La reine Jeanne ordonne que les officiers de justice de Toulon ne devront pas intervenir dans les querelles, lorsqu’il n’y auru pas eu effusion de sang. Rostang Fresquet et Jean Pavés étaient allés auprès de la reine Jeanne et lui avaient exposé, au nom de la communauté de Toulon, que très souvent des querelles sans importance et qui se seraient apaisées facilement, si on ne s’en était pas occupé, avaient eu des conséquences regrettables par suite des enquêtes faites par la justice. Sur leur demande, la reine Jeanne adressa, le 27 avril 1359, aux sénéchaux de Provence et au bailli de Toulon des lettres patentes dont la conclusion est celle-ci : ]« Nous accordons que la Cour ne puisse faire aucune enquête à l’égard des rumeurs et injures, qui ne sont pas …» (archives de toulon Livre rouge, folio 24).
2. La prise en main de la défense du comtÉ par les Etats de Provence marque l’entrÉe de la ville dans le jeu politique du pays. Le temps des troubles. – Pour résister à ces menaces, la Provence ne peut guère compter sur Naples, mis à part l’éphémère présence de Philippe de Tarente (1356-1357) ou du sénéchal Roger de San Severino (1369). Face à l’Archiprêtre, on a recours à des mercenaires conduits par le comte d’Armagnac. Expérience désastreuse ; l’argent manque pour les payer et les hommes d’armes qui s’incrustent constituent un nouveau fléau. Le comté doit prendre en main sa défense. L’initiative revient alors aux Etats et dans cette assemblées les représentants des villes jouent un rôle prépondérant. On le voit notamment avec la session de novembre 1359. Elle substitue au vieux système de la cavalcade, la levée d’une armée nationale dont le recrutement et le financement seront désormais contrôlés par les Etats. Elle flanque le sénéchal de six conseillers « sur le fait de la guerre », deux par ordre, qui forment en fait un véritable conseil de gouvernement. Ces Etats expriment et mettent on pratique des vues qui semblent émaner des villes et des juristes qui dominent leur gouvernement. Ils marquent l’entrée de la ville dans le jeu politique du pays (M. Agulhon, N. Coulet, 1987).
Un nouveau danger apparut quand la reine ne put trouver les sommes nécessaires au règlement de la solde des mercenaires recrutés pour lutter contre la rébellion. Le comté dut prendre en main sa défense. L’initiative revint alors aux Etats de Provence et dans cette assemblée les représentants des villes jouèrent un rôle prépondérant. En novembre 1359, au vieux système de la cavalcade, ils substituèrent la levée d’une armée nationale dont le recrutement et le financement seraient désormais contrôlés par les Etats. Le sénéchal fut flanqué de six conseillers à la guerre, deux par ordre, véritable conseil de gouvernement, qui marquait l’entrée de la ville dans le jeu politique du pays (H. Ribot, 2003).
–1397 – 27 avril : VENTE D’UNE PART D’AURIOL – Trets – Isabelle d’Agoult, baronne de Trets, fille d’Huguette de Seillons et femme d’Astorge de Peyre, baron de Peyre au diocèse de Mende, vend pour 70 florins d’or sa part de la seigneurie d’Auriol au monastère de Saint-Victor qui possédait déjà l’autre portion : elle en excepte formellement la bastide de la Destrousse. (Acte 714 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : A. Arch. des Bouches-du-Rhône, B 9, fol. 65).
–1424 – 27 avril : Lieu-dit de Marseille – Bariola – Lieu-dit, quartier de Sainte-Marguerite, entre l’Huveaune et le Grand Béal (charte aux archives de Saint-Victor)..
–1506 – 27 avril : Ogier d’Anglure, 1er abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. 53ème abbé de Saint Victor de Marseille, seigneur majeur de Six-Fours (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 46ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Bulles de provisions du 7 avril 1475 ; évêque de Marseille à partir de 1496. Mort le 27 avril 1506 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).
Henri Ribot « L’abbé commendataire était un dignitaire séculier de l’église qui avait reçu du pape la charge et le bénéfice de l’abbaye sans être moine. Jusqu’à la Révolution, se succédèrent ainsi à la tête de Saint-Victor des abbés commendataires qui étaient évêques, archevêques, cardinaux et même bâtards de roi dont l’un deviendra pape (Clément VII) et un autre ministre de Louis XIV (Jules Mazarin) (Edouard BARATIER, 1966, « Abbatum Massiliensium séries ab anno 1005 usque ad annum 1788 », dans Provence historique, tome XVI, fascicule 65, juillet septembre 1966). C’est dire les rentrées d’argent assurées par les possessions de l’abbaye marseillaise pour des hommes qui résidaient rarement sur place et menaient grand train de vie à la cour. Des trois premiers, nous retiendrons qu’ils étaient évêque de Marseille pour l’un et cardinaux pour le second et le troisième. En revanche, le cardinal Jules de Médicis, futur pape Clément VII et quatrième abbé commendataire de 1517 à 1523 (Idem, op. cit. Edouard BARATIER, Georges DUBY, Ernest HILDESHEIMER, 1969, op. cit. Cardinal Jules de Médicis, 1517-1523 ; devenu pape sous le nom de Clément VII en 1523), était un haut personnage de la hiérarchie catholique résolument antiprotestant et contradicteur des idées de Martin Luther, et il joua un rôle important dans la création du domaine foncier de la communauté laïque de Six-Fours. Ce solide interlocuteur des Six-Fournais, de l’évêque de Toulon et des autres seigneurs à l’entour, vendit le 30 août 1520, à l’université de Six-Fours (L’université est l’ancêtre du conseil municipal), la terre gaste appelée la Pallun, vulgairement dite le Crotton (Crouton) jouxtant d’autres terres parmi lesquelles celles, cultivées, appartenant au seigneur évêque de Toulon, et la fontaine de Tamaris (le Crouton). Et cela, pour « l’usage, le pâturage et la subsistance des animaux des habitants de Six-Fours » (Jean Denans, 1713. La fontaine du Crotton ou Crouton fit l’objet en 1638 du règlement d’un contentieux entre les consuls de Six-Fours et Anthoine Guigou, par lequel Guigou et les siens permettraient de désenclaver la fontaine en laissant la libre disposition du chemin qui est sur leur terre ainsi que le patec qui est tout autour de la fontaine). Cette vente nous permet de mettre en évidence l’existence, autour d’un point d’eau, de terres gastes, agricoles ou de pâture en limite extrême-orientale de Six-Fours. La présence de l’évêque de Toulon possessionné en terre six-fournaise près d’une aiguade et surtout d’un point de débarquement, ne doit pas nous faire oublier que l’évêché de Toulon était déjà propriétaire à Six-Fours du prieuré de Saint-Mandrien sur l’île de Cépet et de la chapelle de Pépiole (voir à la date de 1268). Nous retrouverons plus tard l’évêque de Toulon lorsqu’il achètera la maison-forte du Crouton, aujourd’hui le clos Saint-Louis au quartier de l’Evescat. » (Henri Ribot, « La Seyne et Saint-Mandrier au Moyen âge » et sq, dans « Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
1. Les abbés de Saint-Victor partageaient la seigneurie de Six-Fours avec d’autres grands personnages. Le 27 avril 1533, l’un de ceux-ci, François Forbin, marquis de Solliès, céda à la communauté pour le prix de 900 florins tous les droits de fournage des fours, toutes les censes et services tant à Six-Fours et à Ollioules, ainsi que la perception de diverses impositions, les charges et juridiction haute, moyenne et basse, et tous les revenus et pâturage, ancrage de la mer, sensallage, régales, naufrages, tasques, hourages, le droit de vergue ou de poids et tous les autres droits, actions et raisons, tant corporels qu’incorporels, punition et prérogatives, quels qu’ils soient (Jean Denans, 1713).
Evidemment, il ne s’agissait que d’une part mineure de la seigneurie, mais le premier pas était fait vers l’indépendance communale (Henri Ribot , Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
2. ACHAT DE LA SIXIEME PARTIE DES FOURS, DU DROIT DE SENSALLAGE, DROIT DE POIDS, DE CENSE, LODS ET AUTRES DROITS DU SEIGNEUR DE SOLLIERS : Il est dit ci-dessus que monsieur le Marquis de Solliers avait divers droits seigneuriaux audit S-F. Tous lesquels ont été acquis par la communauté, par acte passé par Dame Catherine D’Anjou, femme et procuratrice de Noble François de Forbin, Seigneur de Solliers, icelui, petit-fils et héritier universel, de feu Noble Pelamedes de Forbin, par moyen de Noble Louis de Forbin, père dudit François. Apert de son pouvoir, par procuration reçue par Maître Antoine Boissoni, notaire dudit Solliers, le 27 avril 1533 (Jean Denans, 1713).
–1558 – 27 avril : Lieu-dit de Marseille – Bugude de Cars, 27 avril 1558 (acte aux archives de l’Evêché). CARS – Cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades et a donné son nom à un quartier rural (1872). Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n° 912). Lire « Begude » au lieu de « Bugude ».
–1610 – 24 au 27 avril : Le château de la Mole devient propriété des Arcussia. [Catalogue des titres de la terre de la Mole, n° 15 – Raoul Bérenguier ; 24 avril 1610 – Hommage prêté à la chambre des comptes par François d’Arcussia, seigneur d’Esparron, en qualité de seigneur de la Molle.[id, n° 16 :] 27 avril 1610 – Dénombrement de la terre de la Molle donné par François d’Arcussia (Bérenguier R. – Châteaux du Var. Nouv. éd. latines, Paris 1971 ; Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 15 et n° 16).
–1642 – 27 avril : la « Confrairie de la Miséricorde » fut créée à Saint-Nazaire (SANARY). Nous possédons le registre de cette confrérie qui fut établie ainsi qu’il suit :] « Le 21 Jour du mois d’avril second jour de Pâques, Monseigneur l’lllustrissime Père en Dieu, Messire Jacques Daniz (en fait « Danes de Marly »), par la grâce de Dieu et du Saint-Siège Apostolique Evesque de Thollon estant venu faire visite dans son église paroissiale du présent lieu de Saint-Nazaire, a ordonné de faire la présente Confrairie de la Miséricorde pour secourir les pauvres malades et nécessiteux dans ce présent lieu de Saint-Nazaire et pour en constituer deux recteurs et ainsi rendront compte de leur administration… Signé : Bernard.
Le 27 avril, jour du dimanche de Quasimodo, un bon nombre de particuliers de Saint-Nazaire se sont assemblés par l’entremise de Jean Àndré prêtre et curé de ladite église. Ont été élus et nommés comme recteurs, patron Charles Bernard et patron Nicolas Viguier. » Le registre contient les comptes de la confrérie de 1642 à 1702 : état des dons reçus, des fondations de messes, du produit des quêtes, du reçu des amendes infligées pour règlement aux infractions du port (celles-ci étaient en effet, versées à la confrérie pour l’usage des pauvres). D’autre part, il indique les sommes versées aux pauvres, nécessiteux, pauvres familles, pauvres filles ; il fait distribuer aux pauvres, généralement à la Noël, les achats de viande pour les malades, ainsi que du blé, etc. (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; autre information donnée par les mêmes, p. 161 : « En 1642, fut créée la Confrérie de la Miséricorde, destinée « à secourir les pauvres malades et nécessiteux »)
–1694 – 27 avril : Lieu-dit de Marseille – Car de Manteau (registre du greffe de l’Ecritoire, archives de Marseille). CAMP DE MANTEL – Quartier rural du quartier de Saint-Lazare, vers Marignelle (1872). Première mention : Campus de Mantel, 22 décembre 1304 (charte aux archives municipales)..
–1702 – 27 avril : Disparition de Jean Bart, corsaire au service du roi Louis XIV.
–1754 – 27 avril : Lieu-dit de LA CIOTAT – Bellever – Bastide (1872). Le 27 avril 1754, érection en arrière-fief de la bastide de Bellever de Boulle, en faveur de Fabre, lieutenant-général de l’Amirauté de La Ciotat (Registre du parlement d’Aix).
–1789 – 27 avril : Émeute du faubourg Saint-Antoine à Paris (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).
–1790 – 27 avril : Création du club des Cordeliers à Paris (Jean-Charles Volkmann, 1997).
–1791 – 27 avril : Lieu-dit D’AUBAGNE ET DE CEYRESTE –
1. domaine de l’Aumosne (registre des biens d’émigrés). L’AUMONE – Commune d’Aubagne, quartier de Camp-Majour (1872). Mention : domaine de l’Aumosne, 27 avril 1791 (registre des biens des émigrés).
2. Braille de Camp (registre des biens nationaux) – LA BOURGADE, ou BRAYO DE CAN – Hameau de la commune de La Pène (1872). Première mention en 1750 : Braiedecan (plan de Chevallier).
3. quartier du Camegier (registre des biens nationaux). LES CAMEGIERS – Quartier rural, commune de Ceyreste, à l’est. Mention en 1872 : Chemin des Camegiers. En provençal, camegier est synonyme de lieu cultivé.
4. Gibelins (registre des biens nationaux). Gibelins – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de l’Aumône. Le vrai nom est Sebelin qui provient d’Honoré Sebelin, habitant à la Barasse (Saint-Marcel), qui en était tenancier le 10 avril 1747 (registre aux archives de Saint-Victor).
5. La Pastèque – tènement dépendant de l’Aumône, commune d’Aubagne (registre des biens d’émigrés).
–1795 – 27 avril (8 floréal an III) : A Paris parvenait la nouvelle de l’insurrection jacobine de la provincE. La Convention a cru à un complot en relation directe avec les événements qui ont donné le pouvoir un jour à la dictature montagnarde. Peut-être le soulèvement est-il lié à un mouvement général contre la réaction thermidorienne triomphante. A Toulon, les Jacobins expulsés d’ailleurs étaient réunis, les éléments prolétariens : marins, ouvriers, paysans ne trouvaient devant eux que peu d’éléments de résistance, le souvenir planait de la trahison et la secousse a été particulièrement violente. Les contradictions de la politique générale et la misère suffisent à 1 ‘expliquer. On a puni durement Toulon pour avoir été fidèle au roi, on le punit encore parce qu’il redoute le retour des royalistes: et des Anglais. Tandis qu’à Paris Murat et Menou répriment la poussée, jacobine, Kellermann, par Cuers et Aix, envoie des troupes sur Toulon (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1800 – 27 avril (7 floréal An VIII) : un arrêté fixe les fonctions de préfet maritime dont le premier nommé fut Jean Gaspard Vence (F.T., 2020).
–1825 – 27 avril : LE MILLIARD DES EMIGRES : CHARLES X, comte d’Artois, promoteur de l’émigration donna une preuve de sa sympathie à ceux qui l’avaient suivi. Une loi du 27 avril 1825 accorda aux émigrés qui avaient perdu leurs biens par leur vente comme biens nationaux, une rente servie sur un capital d’un milliard (en réalité entre 600 et 700 millions). C’est ainsi qu’une rente de 10880,48 francs pour un capital estimé à 362078 francs, fut accordée à Mr Charles Emmanuel de VINTIMILLE. Décédé le 14 février 1814 à Saint-Germain en Laye, ce sont ses filles Adelaïde et Pauline de Vintimille du Luc, qui perçurent cette indemnité. A noter que l’épouse du dernier seigneur de Saint-Nazaire, Marie Marguerite, Madeleine Adélaïde de Castellane Esparron, née en 1747 était décédée le 29 mars 1770 à PARIS, et son fils Charles Emmanuel, mort en Calabre en 1806 (Rotger B., 1984, p. p. 376 ; Viguier, 1993)
–1834 – 27 avril : SANARY VOTE UNE AIDE AUX GARDES NATIONAUX BLESSES – la Municipalité de Sanary décida que 30 F prévus au budget pour les fêtes du Roi seraient employés au soulagement des gardes nationaux et militaires blessés en 1831 et 1834 au cours des événements de Paris et Lyon, daté du 27 avril 1834 (Rotger B., 1984, p. 382)
–1848 – 27 avril : Abolition de l’esclavage en France à l’initiative de Victor Schoelcher.
–1861 – 27 avril : George Sand, Le voyage dit du Midi : « 27 AVRIL (samedi) NOTRE-DAME DE LA GARDE. Silène Gallica, à fleurs blanches, légèrement rosées dans la plaine, derrière la batterie des Hommes sans Peur.
“Tems superbe, chaud, un peu de vent par ci par là. Je me lève bien, mais j’ai mal à l’estomac en m’habillant. Ça se passe en route, nous partons à 11 h. nous refaisons la route d’hier avec Maurice. Matheron a deux chevaux et son grand bêtat [sic] de domestique qui est Piémontais et à qui il parle jargoin, comme il dit. Nous gagnons la forêt que Maurice et Manceau traversent à pied. La voiture nous conduit, Marie et moi, jusqu’au pied de la montagne. Là nous montons sur nos pattes. Manceau est avec nous. Maurice au bout de cent pas, nous laisse, il craint le vent, il dit qu’il y a de la brume et que nous ne verrons rien. Enfin il va de son côté. Nous mettons une heure et demie à gagner la chapelle. Ce n’est pas très dur, mais plus dur que la montée d’hier au Cap Sicié. Le chemin est moins beau et moins adouci. Mais il n’est pas mauvais et en prenant son tems, on arrive sans fatigue. Seulement, nous avons très chaud, dans cette coulée il n’y a pas un souffle de vent de mer. Le paysage est très âpre, très beau, absolument désert et inculte. Quelques beaux pins et beaucoup de broussailles, des étages de rochers en arêtes vives, et en bloc empilés, le soleil qui brille sur les schistes noirs, quelques aspérules jaunes, des asphodèles juste à la même hauteur que celles du Cap Sicié, le haut de la montagne complètement rocheux et aride. La chapelle fort laide et insignifiante flanquée d’une maison de curé toute neuve, est fermée. Ça nous est égal. Au contraire, nous nous réjouissons de l’absolue solitude. Un sentier bordé d’un mur à hauteur d’appui, en mauvais état, fait le tour de l’établissement qui est tout petit, perché sur le dernier bloc de calcaire. Ce mur suffit pour qu’on se penche sans vertige et sans danger sur les abîmes qui tombent à pic jusqu’à la mer. Nous avons l’immensité sous les yeux. Aujourd’hui la brume cache entièrement les horizons. Le bleu de la mer qui commence sous nos pieds se confond avec celui du zénith, c’est fantastique, c’est beau comme dans un rêve, les navires sous toutes voiles passent comme des ombres dans le vide. Malgré cette brume, nous voyons encore assez loin pour en avoir la tête fendue. C’est tout le pays qui est sous nos yeux et tout autour de nous, d’un côté, on verrait jusqu’au-delà de Marseille s’il faisait clair, mais on voit clairement toutes les îles et tous les rochers jusqu’au Bec de l’Aigle ; de l’autre côté, Toulon, Six-Fours, la rade, des montagnes et jusqu’à la pointe de Carqueirane [sic], ensuite tout le golfe, toute la presqu’île de Cépet etc., etc. Mais ce qui m’intéresse le plus (car tout ce que je ne vois pas bien nettement aujourd’hui, je l’ai vu d’ailleurs et je le sais par cœur), ce sont les précipices environnants, les brisures de rochers qui descendent perpendiculairement de nos pieds au rivage, c’est le versant ouest du Cap Sicié que je n’avais pas encore vu, et qui tombe en ligne droite dans la mer avec une fierté incomparable. C’est aussi l’arête de montagnes boisées, épais [sic] qui continuent les cimes où nous sommes perchés et qui descendent progressivement vers Le Brusc, elles sont bien noires, les pins d’ici sont tristes à faire peur, mais c’est imposant en diable sur ce fond d’azur incommensurable. Le côté qui regarde Six-Fours est plus doux et les ressauts des montagnes ont une grande grâce. La forme ici est toujours irréprochable. Nous séchons un peu la sueur qui nous coule du front, dans une sorte de hangar sans porte, qu’on a soudé à la chapelle et qui sert de dortoir (sur des planches), aux pèlerins venus de loin. C’est un grenier à vermine, mais il y a onze mois qu’il est ouvert au mistral et inhabité. Ça va repulluler dans quelques jours, car, durant tout le mois de mai il paraît que la dévotion, la spéculation et le libertinage attirent là les populations de tout le département, le hangar ne peut contenir qu’une centaine de pèlerins. Le reste couche à la belle étoile, mais de nombreuses gaillardes vont saintement réchauffer ceux qui ont quelques sous en poche. Les moines sont de la partie et tiennent auberge. Le curé vend des nougats. La marchande demeure avec lui. Voilà du moins les récits de la localité. Dieu merci le branle n’est pas commencé et les deux ginguettes de la forêt sont muettes. Nous nous reposons une demi-heure. Je me régale au soleil d’une orange et d’un croûton de pain que Marie m’a apporté. Matheron vient nous rejoindre il n’était jamais venu là, bien qu’il eut emmené nombre de personnes jusqu’à la forêt, dans son omnibus. Nous mettons dix minutes à redescendre cinq autres minutes à regagner la voiture, Maurice est là qui a vagué [sic] de son côté, qui a trouvé grand vent du côté du Cap Sicié et qui n’est pas aussi enthousiasmé que nous. Il est vrai qu’il est retourné à des endroits qu’il connaissait et qu’il ne s’est pas épris de la forêt, comme je croyais qu’il s’en éprendrait. Il avoue pourtant qu’elle est jolie et originale et que la plantation (style de décorateur) en est ravissante. Nous nous arrêtons une demi-heure à l’entrée et je me repose. Nous reprenons la voiture autour de laquelle se promène un vieillard gâteux, d’une saleté hideuse, et dont la chemise immonde sort par un grand trou au derrière de son pantalon. Nous le prenons pour un mendiant mais Matheron nous apprend que c’est un monsieur de La Seyne qui a 200 000 F de propriété sur la montagne. C’est à lui une des montagnes, couverte d’une forêt superbe et couronnée d’un grand pin parasol qui se voit partout. Il a quatre maisons de ville et de campagne. Quel porc ! et il en a comme cela partout, à Gargilesse, en Velay etc.
“Nous revenons avec un seul cheval (l’autre est parti avec le Piémontais) par des petits chemins vert et encaissés, très mauvais, mais très jolis que Matheron a découverts hier après avoir plus d’une fois fait fausse route dans des voies impossibles. Maurice fait presque toute la route à pied, battant les buissons. Nous repassons à Mer Vive où nous redisons bonjour aux Poney. Nous rentrons, pas trop tard, dîner de bon appétit. Je me porte bien ce soir. Je fais des patiences. J’écris à M. Moquart, pour envoyer les travaux de La Châtre pour le chemin de fer. M. Talma est venu à 11 h 1/2 pour nous mener promener. C’est sa faute, on était convenu de lundi ou mardi. Je lui écris pour lui dire tout mon regret.
“Matheron appelle les jeunes pins, des pinceaux.”
–1882 – 27 avril : Projet d’adduction d’eau à La Seyne, un traité est dressé par la commune avec la Compagnie Générale des Eaux le 27 avril 1882, il comporte l’établissement des conduites jusqu’à Saint-Mandrier qui sera doté d’eau potable en grande quantité. Les conduites abîmées ont été réparées. Un puits a été loué à Dame Allègre au prix de 200 F par an pour prévenir toute éventualité (Gisèle Argensse, 1989, p. 83).
–1891 – 27 avril : Pose de la première pierre de la nouvelle église de Sanary. Pendant la construction de l’église, ce fut comme à l’accoutumée la chapelle des Pénitents, devenue chapelle de la Visitation, qui servit d’église paroissiale, le 27 avril 1891. L’église actuelle, construite entre le 27 avril 1891 et le mois de juillet 1892, sur les plans de l’architecte Page de Toulon, sera bénite le 31 juillet 1892. La démolition de l’église de 1570 et la reconstruction de la nouvelle ont été faites aux frais de Marius Mîchel dit Michel Pacha (Rotger B., 1984, p. 458).
–1894 – 27 avril : L’AFFAIRE DU partage des eaux de pêche entre la prud’homie du BRUSC et celle de SANARY rebondit par un décret du 5 mars 1894. Celui-ci attribue aux 45 patrons pêcheurs du BRUSC, huit milles et demi de côtes, et aux 68 patrons de SANARY, seulement trois milles et demi de côtes. On comprendra facilement à l’énoncé de ces chiffres que les pêcheurs de SANARY protestèrent énergiquement contre l’injustice qui leur était faite. Patania L., Guillaume J., 2002 : Un décret du 5 mars 1894 du Président de la République sépare les eaux entre les Prud’homies de Sanary et du Brusc. Cette décision, estimée injuste par les Sanaryens (car elle attribuait aux 68 pêcheurs de Saint-Nazaire, devenu Sanary en 1890, trois milles et demi de côtes, et aux 45 pêcheurs du Brusc 8 milles et demi) entraîna la démission du Maire Marius Michel et de son Conseil municipal, et celle des Prud’hommes sanaryens : « La juridiction de la Prud’homie de St-Nazaire s’étend sur les eaux situées entre la ligne partant de la pointe de la Tourette et servant de limite aux eaux de la Prud’homie de Bandol d’une part et d’autre part, une ligne brisée partant de l’embouchure de la Reppe pour toucher à l’extrémité de la pointe Nord de l’Ilot du Grand Rouveau, se diriger ensuite vers le Sud jusqu’au feu du Grand Rouveau et enfin, vers le sud-ouest, dans une direction parallèle au prolongement idéal dela section de la susdite ligne brisée allant de la Reppe à la pointe Nord du Grand Rouveau. » Un arrêté du préfet maritime fixe les versements que les patrons doivent verser à la caisse de leur Prud’homie selon qu’ils sont sans filets, qu’ils n’ont que des trémailles, qu’ils participent à des battudes et des escombières, qu’ils ont tous les arts moins les sardinaux et les thonaires, qu’ils disposent les sardinaux moins les thonaires, qu’ils détiennent des thonaires, ou qu’ils ont tous les arts disponibles. Ceux qui refusent de payer sont sanctionnés par la saisie, voire des amendes (Rotger B., 1984, p. 462-463 ; Patania L., Guillaume J., 2002, p. 47 et 50. P. 80, les auteurs donnent la date du 15 mars 1894).
Marius Michel fait jouer toutes ses connaissances afin d’empêcher la séparations des eaux entre les prud’homies de Sanary et du Brusc. Marius MICHEL à PARIS, en avril, avait pourtant effectué une démarche officielle auprès du ministre de la Marine, il avait consulté les bureaux de ce ministère. De retour à SANARY, il avait entendu les doléances des pêcheurs locaux. Le 27 avril, il avait écrit à l’Amiral préfet Maritime pour le prier d’intervenir auprès de l’Amiral LEFEVRE, alors Ministre. L’opinion du préfet du Var, celle du Conseil Général, étaient conformes à celle de Marius MICHEL. De plus le Conseil Général avait émis un vœu unanime en faveur des pêcheurs sanaryens (Rotger B., 1984, p. 462-463).
–1896 – 27 avril : autorisation de construire le cuirassé « Bouvet » – Le 8 avril 1892, l’amiral Cavaignac, alors ministre, signait l’autorisation de construire le cuirassé Bouvet dont l’élaboration du devis et des plans est confiée au Directeur des Constructions Navales, M. Huin. Le nouveau cuirassé serait construit par l’arsenal de Lorient sous la surveillance de MM. Dupré, Minel, Gelly et Lejeune, ingénieurs de la Marine. Le 13 janvier 1893, la première tôle est posée sur la cale Caudan. Le bâtiment sera mis à l’eau le 27 avril 1896 et, bien qu’elle ne réunisse que les autorités maritimes du 3ème Arrondissement, la cérémonie de lancement est empreinte de la solennité d’usage. L’appareil moteur a été construit par l’Établissement d’Indret. Son montage à bord débutera le 15 octobre sous le contrôle de M. Fabre, chef monteur (Gérard Garier, Le cuirassé Bouvet).
–1897 – 1902 – 1907 – 27 avril – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : placé dans la catégorie F le 27 avril 1897, motif : de 35 à 40 ans (Archives familiales).
–1912 – 27 avril : Siège de la bande à Bonnot et mort de son chef à Choisy-le-Roy.
–1915 – 27 avril : Affaire des Dardanelles – Les amiraux de Robeck et Guépratte proposent de continuer l’occupation de Koum-Kaleh en faisant débarquer le reste de la division française, opération redoutée par le général allemand Liman von Sanders, inspecteur général de l’armée du sultan et organisateur de la défense turque. Malgré l’attrait de ce plan, le général britannique Hamilton, commandant le Corps Expéditionnaire des Dardanelles, désireux de regrouper les troupes pour faire éclater le front, décide de faire rembarquer les Français dans la nuit du 26 au 27 avril (Gérard Garier, Le cuirassé Jauréguiberry).
-1916 – 27 avril : Création du diplôme « mort pour la France » délivré à chaque homme tombé au combat.
-1920 – du 20 au 27 avril : ESSAIS D’APPONTAGES SUR LA COQUE DU « BEARN » – Le « Béarn », sans superstructures et muni à barrière d’une plate-forme en bois de 45 x 9 m sur laquelle le L.V. Teste a fait disposer une dizaine de filins transversaux reliés à des sacs de sable pour freiner les avions, le bâtiment étant au coffre 7 de la rade de Toulon, il est procédé jusqu’au 27 à des essais d’appontage avec un Hanriot monoplace et un Sopwith devant le Ministre, M. Landry (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).
–1943 – 27 avril :
1. ARRESTATION DU CHEF REGIONAL DE L’ARMEE SECRETE – Les trois principaux mouvements se sont fondus dans les MUR durant les premiers mois de 1943. Le Var fournit à leur direction provençale plusieurs de ses membres : John Mentha, qui participe au premier directoire régional, le colonel Duboin, chef régional de l’AS, qui est arrêté le 27 avril et choisit le suicide, Henri Sarie, chef départemental de Combat qui devient chef régional des MUR en juin, avant d’être désigné comme préfet de la Libération et remplacé par Max Juvénal en octobre, ses deux adjoints au directoire, Frédéric Fortoul, pour Franc-Tireur, chargé des Groupes francs et Georges Cisson, chef régional de Libération, qui prendra ensuite la responsabilité régionale du NAP et de la presse, Frank Arnal, membre du réseau F2 puis de Combat, chef régional du SR des MUR (Jean-Marie Guillon, « La Résistance dans le Var », article de la rubrique Toulon et son agglomération – histoire, publication : mardi 8 juin 2004).
2. DES CHEFS DE LA RESISTANCE FRANçAISE SE RENDENT A LONDRES – Le même jour, arrivent à Londres le sénateur radical-socialiste de la Corrèze, Henri Cueille, le député socialiste des Ardennes Pierre Viénot, le secrétaire adjoint de la CGT Georges Buisson, le dirigeant de la CFTC Marcel Paimboeuf, qui rallient la France combattante (Jean-Louis Panné, Journal de la France).
3. MISE EN ETAT DE CONSERVATION DE L’aviso-dragueur La Curieuse, classe Elan, construit par l’arsenal de Lorient et mis en service en 1940 est relevé du 10 janvier au 6 avril 1943 après avoir été sabordé à Toulon le 27 novembre 1942. Le 27 avril, des travaux de mise en état de conservation sont entrepris par les chantiers de La Seyne. Travaux suspendus à la suite des prétentions italiennes sur la navire. Saisi par les Italiens, nommé FR 55. 9 septembre, l’aviso est saisi par les Allemands ; il devient le SG 16. Les travaux de remise en état reprennent pour le compte de la Kriegsmarine. 1944 – 02 ou 03 ; travaux achevés. Le navire est affecté à la 6e flottille (En grande partie, les informations proviennent de Marc Saibène, Toulon et la marine, 1942-1944).
–1944 – 27 avril :
1. QUINZE Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945 ; parmi eux, GUILLAUME Henri Lazare Camille – Résistant, né le 20 janvier 1912 à Tulle (Corrèze), déporté au départ de Compiègne le 27 avril 1944 à destination d’Auschwitz-Birkenau (Pologne), mort en déportation le 15 février 1945 au camp de Flossenbürg (Allemagne) (Marius Autran, tome 2, 1988, avec des notes de son fils Jean Claude).
2. Dans l’Orne, un civil italien, Giuseppe Marvin (inhumé à Saint-Mandrier), est fusillé par les Allemands sur le territoire de la commune de Saint-Germain-du-Corbéis avec cinq autres maquisards FTP faits prisonniers dans le maquis de la Haute-Bellière, près de Vrigny (Lycée Chaptal Concours de la Résistance 2010).
3. Georges Flandre, alias Montcalm, résistant, est arrêté à Marseille sous une fausse identité, par le Sipo-SD, il est identifié et torturé.
–1945 – 27 avril : UN SIX-FOURNAIS EST TUE A TUBINGEN – D’après la liste établie par la mairie de Six-Fours le 9 janvier 1950 des morts pour la France, parmi les militaires inhumés dans la commune nous trouvons le nom de Roux Firmin, lieutenant, mort le 27 avril 1945 à Tubingen, inhumé le 28 (Claude Majastre, Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours, ; 2007).
–1949 – 27 avril : Dévaluation du franc (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1950 – 27 avril : Création du Club Méditerranée.
–1959 – 27 avril : QUE FAIRE DU TERRAIN DU PIN ROLLAND ? – A peine élue, la nouvelle municipalité de Saint-Mandrier intervient à plusieurs reprises au sujet de la destination du terrain provenant du comblement de l’Anse du Pin Rolland située dans la baie du Lazaret (emplacement du stade Max Juvenal actuel). La délibération du 27 mai 1959 éclaire sur l’évolution rapide de ce quartier et sur l’accroissement de sa population. « Comblement de l’Anse du Pin Rolland – Destination du terrain récupéré. « Considérant l’extension rapide prise par le quartier du Pin Rolland à Saint-Mandrier où deux lotissements comptant 320 logements sont prévus : à savoir lotissement du Marégau (200 logements), lotissement de Vert-Bois (120 logements), lotissements pour lesquels la canalisation d’eau potable est déjà réalisée et l’assainissement est prévu dans le reste du projet général d’assainissement de Saint-Mandrier dont la mise en exécution est très prochaine, « Considérant l’accroissement de population qui va en résulter nécessitant la construction dans ce quartier d’une annexe de la Mairie, d’un bureau de poste annexe et surtout d’un groupe scolaire. En effet, le nombre des élèves dans le quartier qui est actuellement de 50 sera de l’ordre de 200 dans un avenir prochain, Vu la délibération du 15 octobre 1955 prise sur le rapport de M. l’Inspecteur d’Académie tendant à la création d’une école de 5 classes (I enfantine et 4 primaires) au quartier du Pin Rolland distant de trois kilomètres de l’agglomération principale et de son groupe scolaire reconnu déjà insuffisant, « Considérant qu’aucun emplacement ne saurait mieux convenir à la construction des bâtiments envisagés ainsi qu’à l’aménagement d’un terrain de sports, d’un jardin public, d’un petit port artificiel pour yachts de plaisance voire d’un parking pour décongestionner la plage des Sablettes, « Soucieux également de préserver l’esthétique des sites et édifices de la commune, Vu la proximité de la maison d’accueil de la S.N.C.F. du Vert-Bois recevant chaque année des enfants débiles, « Vu la pétition formulée à l’unanimité par les dix-huit riverains de la lagune, Déclare s’opposer catégoriquement à toute édification sur le terrain récupéré de constructions disparates et notamment celle d’une station d’épuration pour le traitement des coquillages, édifice malodorant et inesthétique, construction qui constituerait un véritable sabotage des possibilités d’extension future du quartier de Pin Rolland et un handicap à la perspective qui lui est offerte en raison de sa situation sur la rade de Toulon. Considérant enfin qu’en date du 27 avril 1957, le Conseil municipal de Saint-Mandrier a déjà émis un vœu pour l’occupation par la commune d’une partie du territoire gagné sur la mer, vœu du reste confirmé par le Sous-Préfet de Toulon par lettre du 6 juin 1957 comme réponse « d’attente » à la délibération du 27 avril 1957, « Demande aux autorités compétentes la location par priorité pour le besoin de la collectivité du terre-plein du Pin Rolland, la commune prenant à sa charge l’entretien des lieux pour les aménagements pressentis et pour la plus grande satisfaction du public, « Dit enfin que la présente délibération sera transmise à Monsieur le Président du Conseil Général, au Ministère de l’Urbanisme, au Ministre de l’Intérieur, à M. le Président du Conseil et à Monsieur le Président de la République. » (Gisèle Argensse, 2000, p. 45-46)
–1968 – 27 avril : Christian Cabrol réalise la première transplantation cardiaque en Europe.
–1969 – 27 avril : résultats du référendum du 27 avril. Le «non» recueille 52,41 % des suffrages exprimés, le «oui» 47,58 % (Ken Nicolas, vol. 2, p. 311).
–1987 – 27 avril : Mort de Robert Fabre Le Bret, fondateur du festival de Cannes.
–1992 – 27 avril : Mort du compositeur Olivier Messiaen.
–2005 – 18 janvier – 27 avril : PREMIER VOL DE L’AIRBUS A380 – Le 18 janvier, inauguration du plus gros avion du monde l’Airbus A380 à Toulouse devant quatre chefs d’Etat, le premier essai en vol de l’appareil a lieu avec succès le 27 avril.
–2018 – 27 avril : VOYAGE A TRAVERS L’ALGERIE – Nous voici de retour d’un périple de quinze jour passés en Algérie au cours duquel nous avons fêté l’anniversaire de notre petit Olivier – deux ans – et découvert ou redécouvert Alger, Bejaia (Bougie), Tizi-ouzou, Batna, Constantine, M’Sila, Sétif ainsi que les sites archéologiques en rapport avec ces villes, tels Timgad, Lambèze, Tiddis et la Kalâ des Béni-Hammad, en y ajoutant la Kabylie dans son ensemble, l’Aurès avec, tout particulièrement, l’oued Abiod, le balcon de Ghoufi (Rhoufi) aux portes du désert, et le mausolée royal de Medracen. Ce sont les yeux encore pleins de ces lieux magnifiques qu’hier jeudi, nous avons accompagné un groupe de Sanaryens de l’association « Découvertes et Civilisations » en visite à Tamaris et au Fort Napoléon. Cet après-midi, nous aurons une réunion avec des membres de cette association afin de finaliser avec eux les modalités pratiques d’un voyage que nous allons réaliser en Autriche et en Bavière, sur le thème de l’émergence du premier Âge du Fer en Europe.

BLAGUE DU JOUR : C’était le bon temps quand une pharmacienne disait en soupirant : « ça ne peut plus durer à ce rythme. Il y a tant de nouveaux médicaments chaque jour, que, pour certains, on n’a pas encore eu le temps de découvrir les maladies qu’ils sont sensés guérir » alors qu’aujourd’hui, à cause d’une rupture de stock, je n’arrive même pas à trouver en France le traitement qui me permet de survivre alors que je l’ai trouvé par chance à Split, en Croatie.

Je vous souhaite un très bon jeudi.
Bonne journée à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier !
Adessiatz !
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