ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 19 MARS 2023, 12e ANNÉE (3769).

ILLUSTRATION : Avignon, le Palais_des_Papes (cl. JM Rosier).

QUESTION DU JOUR : le 19 mars 1917, le cuirassé Danton était torpillé par le sous-marin allemand U 64, en Méditerranée (cl. Coll. H. Ribot). Son épave ayant été retrouvée à plusieurs nautiques de la position estimée par la Marine nationale, cette dernière reconnut son erreur lorsqu’on lui présenta une preuve qui levait l’ambiguïté. Et cette preuve était : une plaque portant son nom ? ou bien un lot de photos de ses tourelles de 240 mm ?
REPONSE A LA QUESTION DU 19 MARS : Les Croix de bois, Partir…, Le cabaret de la belle femme, … autant de romans qui ont été écrits par Roland Dorgelès.
FÊTES : Le 19 mars, 29e jour de ventôse dédié au FRÊNE, c’est la saint JOSEPH, père nourricier de Jésus. Bonne fête aux quelques 155 000 JOSEPH de France en espérant que le dicton « Chaud à la saint JOSEPH fera l’été bref » ne se vérifiera pas.
Attention, demain sera le premier jour du printemps.
Fêté le 19 mars, Saint Joseph époux de Vierge Marie, apparaît dans les calendriers à partir du XIVe siècle. Son culte a été propagé au XVe par Jean Gerson et Pierre d’Ailly. Le saint est absent des calendriers de Saint-Victor de Marseille jusqu’à la fin du XVe siècle, ajouté de seconde main dans celui de 1496-1497, introduit dans le fonds primitif du bréviaire imprimé de 1508 : nous sommes donc fondés à croire que le culte de saint Joseph fut introduit à Saint-Victor de Marseille entre 1497 et 1508 (V. Saxer).
Si saint JOSEPH est, par toute la France, le patron des charpentiers, il était aussi à Marseille celui des « caissiers » (fabricants de caisse) et des menuisiers, deux corporations distinctes. Les constructeurs, charpentiers, remoulats ou fabricants d’avirons formaient une confrérie sous le luminaire de saint Joseph à l’église Saint-Laurent. Dans toutes les villes de Provence, le pieux charpentier reste toujours le patron des ouvriers de bois.
La confrérie des menuisiers, maçons, plâtriers et tuiliers de Saint-Rémy-de-Provence continua longtemps à le fêter en élisant chaque année ses prieurs à cette date. Un prieur avait la garde de la statue du saint que, le jour de la fête, les confrères et les familles venaient chercher pour la porter à l’église paroissiale où la fête traditionnelle était célébrée.
Dans la cathédrale d’Entrevaux, se déroulait chaque année une très belle cérémonie au cours de laquelle on associait à la prière les artisans et ouvriers de la paroisse décédés. Une absoute était donnée à leur intention devant un drap tenu par une délégation de menuisiers et de maçons.
DICTON : Des fleurs qui s’ouvrent en mars, on n’a que le regard.
LOCUTION PROVENCALE : « A coumo lou rigaou / Creigne lou fred et lou caou » (Il est comme le rouge-gorge / il craint le chaud et le froid » (Proverbes et dictons provençaux, éditions Rivages, Marseille/Paris).
PENSÉE : « J’ai tellement horreur des enterrements que, si je le pouvais, je n’irais pas au mien. » (Philippe Héraclès, né en 1954, a publié son premier titre en tant qu’auteur à 17 ans, en 1971. PDG des éditions « Cherche midi » qu’il cofonda en 1978 avec le poète Jean Orizet. Après plusieurs livres au cours de ces 20 dernières années, il est devenu l’auteur incontournable des épitaphes humoristiques inventées !
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : André CHAMSON – Le livre des Cévennes, préface de Frédérique Hébrard, Omnibus et Frédérique Hébrard, 2001, 972 p. Henri Chamson fut directeur général des Archives de de France de 1959 à 1971.

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
-18e livraison : AUTOUR DE LA PLAINE (suite)
(suite) L’Académie fut fondée par lettres patentes du roi Louis XV datées d’août 1/26. Elle eut pour protecteur le maréchal de Villars, gouverneur de Provence, et fut affiliée à l’Académie française au cours d’une séance solennelle présidée par Fontenelle, le 19 septembre de la même année.
Elle n’eut point d’abord de local fixe pour ses assemblées ; elle se réunissait tantôt dans la maison d’un de ses membres, tantôt dans celle d’un autre. Mgr de Belsunce, qui était un de ses fondateurs, l’accueillit dans son palais épiscopal. Les séances publiques se tenaient généralement à l’Hôtel-de-Ville, puis les académiciens obtinrent un local particulier dans la rue Saint-Jaume. En 1781, le roi mit à leur disposition F Observatoire, où ils siégèrent jusqu’au 8 août 1793, date à laquelle un décret de la Convention supprima les sociétés savantes. En 1799, l’Académie se regroupa sous le nom de « Lycée des Sciences et des Arts » et elle reprit, en 1802, son nom d’Académie ; elle était alors installée dans l’ancien couvent des Bernardines (cf. p. .360).
L’Académie de Marseille, une des plus anciennes de province, a toujours été florissante et a contribué à l’enrichissement des sciences et des lettres dans le midi de la France. Elle remplace et perpétue, dit-on, l’illustre académie massaliote issue, par l’intermédiaire de Phocée, du jardin de l’Attique où Platon enseignait ses disciples. Elle est symboliquement dépositaire de la statue de la déesse Artémis transportée dans la barque de Protis par la prêtresse Aristarché. Un bas-relief grec, dit « d’Aristarché », en marbre de Paros, placé dans la salle des séances, paraît illustrer cette tradition. Il a été trouvé dans un îlot, près de Martigues, au début du XIXme siècle, et sauvé des eaux, comme Moïse. On y voit une femme, velue de long, portant sur son épaule gauche la statuette d’une divinité et tendant la main droite à un jeune homme nu qui l’aide à monter sur une embarcation, (le bas-relief décorait un sarcophage et a donné lieu à maintes discussions archéologiques.
Les sarcophages antiques étaient généralement ornés de sujets mythologiques et la nudité du jeune homme sculpté ici laisserait croire qu’il s’agit effectivement, non plus d’un mortel, mais d’une personnalité légendaire. On se trouve probablement en présence d’une représentation du mythe d’Iphigénie quittant la Tauride et s’embarquant avec son frère Oreste.
Ce morceau de sculpture antique, placé dans la salle des séances de l’Académie, paraît servir de Irait d’union entre les « Jardins d’Académus » massaliotes et l’Académie fondée au XVIIIme siècle. Protis le Phocéen en avait apporté directement la graine de Phocée, qui la tenait, elle-même, d’Athènes. Elle a germé, puis fleuri dans l’Antiquité, sur la côte provençale, ciselée comme le sont les œuvres d’art du ciseau des Attiques. Et le maréchal de Villars, premier protecteur de la nouvelle Académie, en avait sans doute conservé quelques plants quand, d’un sourire de charme et de race, il dessina, pour un nouveau jardin, les bosquets de 1726.
(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES :
–1277 – 19 mars : lieux-dits de Marseille – Prat lonc (charte aux archives municipales), Prat Long lieu-dit, entre le Cannet et Belle-de-Mai. Première mention : Pratus Longus, 31 octobre v. 965-977 (cartulaire de Saint-Victor, n° 23).
–1294 – 19 mars : lieux-dits de Marseille – Campus domini Johannis militis quondam qui vocatur Mala Poinha (charte aux archives municipales). Malepougne – quartier rural, quartier de Saint- Charles, vers les Chartreux (1872). Note : « militis » signifie « chevalier ».
–1309 – 19 mars : lieux-dits de Marseille – Lossa (charte aux archives municipales). L’Ourse – anse, aujourd’hui envahie par le Port-Neuf, qui se trouvait entre la Major et l’ancien abattoir, commune de Marseille.
–1315 – 19 mars : lieux-dits de Marseille – Passum Lupe, 19 mars 1315 (charte aux archives de la Major). La Loube – lieu-dit, quartier de Saint-Pierre. La rue de la Loubière, qui conduisait à ce quartier, a conservé le nom. Première mention : Passum de la Loba, avril 1302 (ibid.).
–1344 – 19 mars : PROCES OPPOSANT TOULON ET SIX-FOURS AU SUJET DE LA TERRE DE CEPET – Le 18 juin 1577, se déroulait un PROCES, AVEC ARRET POUR RAISON, DU PRIEURE DE ST MANDRIES dont l’une des pièces portait la date du 19 mars 1344 : Quelques particuliers de Tollon ayant entrepris de cultiver et posséder quelque partie de terre au terroir de Six-Fours, dans la péninsule de Sépet, étant à présent du terroir de la Seine, serait (aurait) été intenté procès par-devant la Cour du Parlement, entre les syndics de la communauté dudit Six-Fours, tant à leurs noms, que comme cessionnaires de Monseigneur l’abbé de St Victor les Marseille, demandeurs, aux fins d’être réintégrés à la possession et jouissance de certain quartier de terre situé à Sépet et au lieudit Saint Mandries, réduits en culture, et Messire Jean Baptiste Muradour, bénéficié en l’église cathédrale de Tollon, prieur de Saint Mandries, Anthoine Bremond, Sauvaire et Jean Julliens et autres particuliers dudit Tollon, disant avoir cause dudit Messire Muradour, et les consuls et communauté de ladite ville, joint à eux, Monsieur le procureur du Roi. A la poursuite duquel procès serait intervenu arrêt de ladite cour, le 18 juin 1577, au vu de pièces, par lequel vue, il est fait mention des susdites lettres royales du 11 octobre 1571. Requête de jonction de ladite communauté de Tollon du 11 mars 1573. Certains examens à facteur, faits de la part des syndics de Six-Fours du 5 mai 1486. Instrument contenant un procès fait par Monsieur Jean Martin, en son vivant chancelier du Roi de Cicille, Comte de Provence, et Maître Vidal de Cabanes, juge des secondes appellations et Mestre Rassional et Mestre Reynaud Puget, respectivement ,Mestre Rassional par commission du sénéchal de Provence, dans lequel sont insérées l’échange fait entre la Reine Jeanne de Cicille et l’abbé. Ensemble, la sentence donnée par lesdits commissaires, en date, ledit instrument du 17 juin 1455. Autre instrument produit par les défendeurs portant division des prébendes de l’église cathédrale de Tollon, du 14 mai 1525. Autre semblable instrument du 26 février 1306, et six instruments de reconnaissance faits au profit du chapitre de ladite église, par les premiers prébendes audit St Mandries. Autre instrument, où est insérée une sentence sonnée par le lieutenant de juge audit Tollon. Ensemble les enquêtes sur ce, faites en date du 19 mars 1344, avec certaines lettres en forme de justice données par le feu Roi Robert de Cicille, comte de Provence. Autre instrument fait aussi par-devant un lieutenant de juge dudit Tollon, contenant abolition des procès et procédures qui avaient été faites respectivement tant contre ceux de ladite ville de Tollon par les officiers de Six-Fours, que contre les particuliers de Six-Fours, par les officiers de Tollon, en date du 30 mai 1420. Lettres royales obtenues par les consuls dudit Tollon, du 8 mars 1575. Enquête faite par le commissaire député par la cour. Le procès-verbal fait sur le lieu et vue, figurée, accordé par les parties portant ledit arrêt, que la cour en entérinant les lettres royaux obtenues par lesdits syndics de Six-Fours, a condamné et condamne lesdits Messire Muradour, Brémond, Julliens et consorts, à eux départir de la possession et jouissance des terres par eux cultivées au quartier de St Mandries, terroir de Sépet, en vider et désemparer la vaccue possession et jouissance au profit des consuls et communauté de Six-Fours, comme Sieurs et Mestre dudit terroir, hors et excepté les deux charges de semence que ledit prieur St Mandries y a tenu et possédé d’ancienneté, condamnant lesdits prieur et particuliers tenanciers, à en rendre et restituer les fruits auxdits demandeurs, depuis l’appointement et écrire du 5 mai 1572, que la cause fut contestée. Et faisant droit sur les autres fins et conclusions desdites parties, et sans avoir égard aux lettres royaux obtenues par lesdits consuls et communauté de Tollon, en date du 8 mars 1575, a fait inhibitions et défenses auxdits consuls, communauté et particuliers de Tollon, de troubler, ni molester desdits syndics, communauté et particuliers dudit Six-Fours, au fonds et propriété dudit terroir de Sépet, droits, profits et émoluments d’iceulx, à peine de Mil écus et autres arbitraires. Et le tout, sans préjudice de l’usage des particuliers dudit Tollon, de prendre audit terroir de Sépet et en la terre gaste et inculte : bois vert et sec, nerte, charbon, pierres et faire fours de chaux pour leur usage, tant seulement et sans abus, auquel usage les a maintenus et maintient. Condamnant iceulx défendeurs, ensemblement, à la moitié des dépants, les autres entre les parties, compensée la liquidation desdits, et taux desdits dépants, à la cour réservés (Jean Denans 1713).
–1358 – 19 mars : La reine Jeanne s’empara du château de Saint-Marcel et en fit don à l’Université de Marseille par lettres patentes du 19 mars 1358. Le territoire de Saint-Marcel s’étendait alors sur ceux de la Treille, des Romans, des Accates, des Camoins et de la Valentine Mais lesMarseillais n’en conservèrent pas la possession ; la seigneurie de Saint-Marcel obvint à l’évêque de Marseille, par suite d’un échange fait avec le roi René. Les Marseillais ne recouvrèrent la possession que par la vente qui leur en fut faite au nom de l’évêque. C’est depuis lors que les échevins de Marseille ont été seigneurs de Saint- Marcel et ont exercé un droit de juridiction. (Note : l’Université représente l’ensemble des habitants de la ville ayant le droit d’élire des représentants pour la diriger).
–1452 – 19 mars : PREPARATIFS DE DEFENSE DE TOULON CONTRE DES NAVIRES ENNEMIS QUI ONT ETE SIGNALES. Pour mémoire, deux ans plus tôt, Ollioules prenait ses dispositions en donnant l’ordre de faire des préparatifs pour pouvoir résister à l’ennemi en cas d’attaque, car, de l’avis du châtelain d’Hyères, quatorze navres catalans étaient dans les environs et pouvaient attaquer Toulon. Pour situer ces événements, rappelons que, en 1453, à Castillon, Talbot s’élança à cheval à la tête de ses Anglais vers les palissades qui protègeaient les Français. Le vieux chef fut reçu par une décharge d’artillerie tirée à bout portant. Il y trouva la mort et la défaite. Les canons français ayant eu raison des archers anglais, quelque semaine plus tard, la guerre de cent ans prenait fin. (Charles de Ribbe, 1898, p. 41 ; Cahier du patrimoine ouest varois n°10).
–1477 – 19 mars : OLLIOULES, MORT DU ¨PERE DE JAUME DEYDIER – Livre de raison de Jaume Deydier, début daté de 1477 – fin datée de 1521.
« Die 19 de mars. Lo trespassament de mon senhor payre. L’an de Nostre-Senhor, mil quatre cens septanta sept, et lo jorn des et nou del mes de mars, circa tres oras de nuech, rendet lin payre Johan Deydier son arma à dieu, alqual plassa la aver trobada en estament de gracia. A fach obra de bon crestian, s’es confessat, communiat, et a agut l’oli sant, et es enterrat en lo venerable cementeri de Sant Laurens, de aquest present luoc de Olliolas, hount son sebelis de nostres predecessors. Et a fach son testament, pres parla man del honorable M. Aycart de Morteriis, en loqual a atitollat mossen Johan et assignat docta a Margarida, et de mi Jaume Deydier a fach son herez universal, coma quosta aldich testament, delqual ay l’estrument en ma cayssa, sobra son dos senhat de aquesta letra. » [id. : Mort à Ollioules de Johan, père de Jaume Deydier, daté du 19 mars 1477 (De Ribbe, 1898, p. 83-84).
Grand deuil dans la carriera drecha à Ollioules le 19 mars 1477. Joan Deydier venait de mourir, entouré de sa femme Delphine Fournier, Jaume, son fils aîné (depuis la mort de son aîné, Honorat, décédé en 1471), Johannet, le cadet encore adolescent (De Ribbe, p. 138, écrit « écolier ». Plus tard, parvenu à la prêtrise, il sera décoré du titre de Mossen, Monseigneur), Marguerite, sa fille (Jeune fille dont les fiançailles sont proches. Elle doit épouser Guilhem Johan de la ville d’Hyères, homme de bien. Elle entrera en mariage avec 200 florins d’or) ; à eux s’ajoute un orphelin, Louis Deydier, six ans, fils d’Honorat, dont le grand-père avait la tutelle. La cloche de l’église Saint-Laurent faisait entendre ses clars. Toute la parenté, les amis de la maison, les prieurs de la confrérie du Saingt-Esprit, s’apprêtaient à lui faire cortège. (p. 98) Les premiers lieux de sépulture furent les églises, et la généalogie des Deydier (montre) qu’il en fut d’abord ainsi pour celle de Saint-laurent d’Ollioules. Bien avant que le grand-aïeul Guilhem y eût été enseveli, elle existait… De nombreux restes de très anciennes tombes ont été découverts à proximité… Le christianisme y aurait approprié à son usage une cella romaine (La légende de cette « cella romaine » est fondée sur la découverte de tombes que les archéologues du XIXe siècle avaient attribuées à l’époque païenne. En fait il n’en est rien : ces tombes, fouillées par nos soins en 1993, étaient chrétiennes et dataient du XIIIe siècle). Là, côte à côte avec leurs tenanciers vinrent dormir les Bertrand de Marseille, et, au XVe siècle, ils continuaient à y avoir leur tombe. Johan Didier qualifie l’église Saint-Laurent de « vénérable » ; ce n’est cependant pas dans son sein qu’il fait élection de sépulture. Depuis longtemps, elle ne suffit plus, et, devant elle, s’est ouvert un cimetière,] lo venerable cementeri de Sant Laurent [nous a dit Jaume….] (id., p. 141) Moi, Johan Deydier, je lègue en outre à ma fille chérie, un frontier de perles du prix de cinq livres (unam fronteriam perlarum quinque librarum) ; plus une ceinture d’argent blanc, avec son tissu en soie rouge (unam zonam argenti albi, cum testuto de serico rubeo), le tout à lui délivrer incontinent à mon décès (eidem tradenam et expedieandam incontinenti me defuncto) (De Ribbe, La société provençale, p. 84 et suiv.).

Les Cabanes du Beausset côté Notre Dame et côté Bourgade (moage à partir de deux cartes postales ‘coll. J.M. T).
–1506 / 1507 – 19 mars : TRANSLATION DE L’EGLISE DU BEAUSSET AUX CABANES – Transaction entre la communauté du Beausset et l’Evêque par laquelle l’évêque de Marseille autorise la translation de l’église du Beausset au lieu-dit « les cabanes » où se trouve l’agglomération actuelle. Acte 832 daté du 19 mars 1507, Gallia… Marseille. L’évêque de Marseille autorise la translation de l’église du Beausset au lieu-dit « les cabanes » (Albanès, Gallia… Marseille, n° 832, p. 513).En 1506, la communauté du Beausset, étranglée dans une étroite enceinte, dominée par un château fort, à une trop grande distance des champs et des grands chemins de communication, aspirait à rejoindre aux Cabanes les habitants qui s’y trouvaient déjà depuis longtemps. Pour décider l’évêque à ce transfert, la communauté dut se résoudre à assumer la charge d’une nouvelle église.
« L’an du seigneur 1506 et le 19 mars, le Révérendissime Antoine, par la miséricorde divine évêque de Marseille, seigneur temporel et prieur du Beausset, d’une part, et Messire Barthélemy Martin, vicaire perpétuel du dit-lieu, et sieurs Pierre Dalmas, Barthélemy Imbert, Dominique Lelon, Louis Aycard, Jean Mestre et Jean Dalmas, syndics et conseillers du dit lieu du Beausset, agissant au nom de la Communauté, d’autre part, sont convenus de ce qui suit : 1° qu’il est permis à la dite communauté d’édifier à ses frais une nouvelle église aux Cabanes, ainsi qu’une sacristie et un presbytère, 2° que cette maison claustrale ou curiale, pour le Vicaire perpétuel et autres destinés au service des autels, sera édifiée aux frais seulement de la Communauté, 3° Il est de pacte exprès que ni l’évêque, ni ses successeurs ne seront tenus de contribuer en rien aux réparations, soit de l’église, soit de la maison claustrale, ni à quoi que ce soit. Il est encore convenu qu’il est loisible aux habitants de transporter, au clocher de la nouvelle église, la grosse cloche, en laissant toutefois la petite à l’endroit où elle se trouve. Il a été encore convenu que le Vicaire perpétuel et successeurs ne seront tenus, en ce qui regarde la toiture que jusqu’à concurrence de trois florins et alors seulement que la dite maison claustrale sera complètement terminée et prête à être habitée. Fait devant l’église, au Beausset-Vieux, en présence de Pierre Cabassol et Jean Léotin, chapelains. » (Jean Gavot 1976, rééd. 1989, p. 22-23, d’après la traduction de l’abbé Bonifay de l’acte extrait des écritures de Maître Claude de Fonte, notaire à la résidence d’Auriol).
Nota : les cabanes sont à l’origine des établissements provisoires que les agriculteurs utilisaient au moment des semailles, des moissons, etc. alors que les terres qu’ils cultivaient étaient éloignées de l’habitat groupé dans lequel ils vivaient avec leurs familles. Les Cabanes du Beausset sont donc devenues Le Beausset actuel, celles du Castellet ont pris le nom de Brûlat tandis que les Cabanes de Gordes (Vaucluse) désignent toujours le « village des Bories » que l’on visite quelquefois (H. Ribot).
–1710 – 19 mars : lieux-dits de Marseille – Vallon du Roy (acte cité dans le même mémoire). Vallon des Auffes – lieu-dit, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde (1872). Première mention : Vallon den Garnier, 13 mai 1311 (acte notarié). Le 10 août 1610, il est dénommé « Vallon des Innocents » (acte cité dans le mémoire de Louis de Villeneuve, au carton Nicolaï, n° 30). Depuis le milieu du dix-huitième siècle, les maîtres auffiers de Marseille ayant choisi cet endroit pour y faire séjourner leurs spars ou auffes et les rendre plus flexibles, ce vallon a reçu le nom qu’il porte aujourd’hui (ibid.).
–1791 – 19 mars : REAGIR EN CITOYEN – La noblesse du Berry a décidé d’exprimer aux deux autres ordres le souhait le plus cher de la noblesse dans son ensemble : réagir en citoyen et faire connaître au clergé son désir de supporter, à égalité avec les deux autres ordres, toutes les charges légales de l’État décidées par les États Généraux (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 19 MARS).
–1791 – 19 mars : DRÔME – La situation était tendue depuis longtemps dans la Drôme, aussi, le 19 mars, 33 hommes du régiment de Lorraine furent détachés à Pont-Saint-Esprit (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon).
–1794 – 19 mars : la première mention de « BEAU-PORT » associée à « SANARY » se trouve dans une lettre du district du Beausset datée du 29 ventôse an II (Rotger B., 1984, p. 290).
–1796 – 19 mars : Proclamation de LA LIBERTE DE LA PRESSE.
–1798 – 19 mars (29 Ventôse an VI) :
1. OLLIOULES CRAINT ENCORE DES TROUBLES DURANT LA TENUE DE L’ASSEMBLEE PRIMAIRE. Bien que le royalisme ait été terrassé le 18 fructidor, Ollioules craint encore des troubles durant la tenue de l’Assemblée primaire et prie le général Isnard d’augmenter sa garnison de 10 hommes et de la porter ainsi à 25 durant ce temps ; les administrateurs demandent également que l’officier les commandant soit expérimenté et bon républicain (Castellan E., 1937, p. 232-233).
2. OUVERTURE D’UN EMPRUNT NATIONAL. Au cours de ce mois, la municipalité de La Seyne porte à la connaissance de la population l’ouverture d’un emprunt national décidé par le gouvernement en vue de subvenir aux dépenses du territoire et aux frais de la descente projetée en Angleterre. Sur l’affiche qui fut apposée à cet effet à l’hôtel de ville, on pouvait lire une adresse qui recommandait cet emprunt et qui était signée du général Bonaparte, commandant l’armée d’Italie. La même affiche invitait les citoyens à s’enrôler volontairement et leur demandait de se présenter à la maison commune dans les plus brefs délais (Louis Baudoin, 1965, p. 403-404).
3. TOULON EFFECTUE DES PRELEVEMENT DE CANONS ET DE MUNITIONS DANS LES OUVRAGES DE LA PLACE. La répercussion de ce qui se passait en Italie – où les armées françaises subissaient de notables revers – obligèrent les autorités de Toulon à effectuer des prélèvement de canons et de munitions dans les ouvrages de la place. L’ordonnateur de la Marine à Toulon fut invité par le ministre (15 mars 1798) à prélever d’urgence les canons de 24 livres et les mortiers de 12 et 8 pouces à la gonière (armement) des forts de l’Eguillette, de Balaguier et de la Grosse Tour, et à les expédier en Italie. Ces prescriptions furent satisfaites le 25 mars (Louis Baudoin, 1965, p. 418).
–1845 – 19 mars : AJELLO’S SAGA – Nicolas Ajello, née à Procida en 1844, fils de Vincent Ajello, né à Procida en 1814 et de Lucie Lubrano Ceccariello, née à Procida, frère de François Cyr Ajello, Carmella Ajello et Marie Libera Ajello. Il épouse le 17 février 1870 Anne Joséphine Cancelin, âgée de 24 ans, née à Toulon (Var) le 19 mars 1845, sans profession, domiciliée à Toulon, département du Var, fille majeure de Antoine Sylvestre Cancelin, profession pêcheur, domicilié à Toulon, département du Var, et de Natalie Stéphanie Rimbaud, sans profession, demeurant à Toulon, morte à Saint-Mandrier en 1881. Il se remariera avec Carrano Antonia (Archives familiales et municipales de Procida, de Toulon et de Saint-Mandrier).
–1854 – 19 mars : Mention de la route de grande communication n°16, équivalent à celle de Route Nationale aujourd’hui, (Archives de Sanary, 1838-1873, fol. 112).
1. La statue de SAINT-JOSEPH a été bénie à SAINT-MANDRIER par le titulaire de la paroisse (Gisèle Argensse, 1989, p. 68).
2. INCENDIE DANS LE MASSIF DE SICIÉ – Un grave incendie se déclara dans le massif de Notre-Dame-de-Bonne-Garde ; durant deux jours entiers, il dévasta les bois communaux de Six-Fours et de La Seyne. De grands dégâts furent surtout causés aux beaux bois de pins du vallon de Roumagnan ; comme toujours, le feu fut favorisé par une extrême sécheresse et un vent violent. Des équipes d’ouvriers de nos Chantiers, munies de matériel, le combattirent énergiquement sous la direction de contremaîtres et de chefs-ouvriers. La commune de Six-Fours leur remit, en reconnaissance, une lettre ainsi qu’une médaille commémorative en argent portant mention de leur dévouement (Louis Baudoin, 1965, p. 599).
–1887 – 19 mars : LE FOND DE L’ANSE DU CREUX SAINT-GEORGES EST TOUJOURS UN FOYER D’INFECTION – Le « Petit Var » publie une autre lettre suivie comme les précédentes de nombreuses signatures, dans laquelle les réflexions suivantes sont énoncées :
l° Les protestataires contre le choix du terrain Brocard, destiné au nouveau cimetière de Saint-Mandrier, n’ont jamais prétendu que le transport sur les épaules, des morts à leur dernière demeure ne fût pénible ;
2° II existe dans la presqu’île, des terrains autres que celui de la propriété Brocard, pour être affectés aux sépultures : ce sont ceux situés aux environs de La Coudoulière ou de La Vieille, placés aune altitude bien moins élevée que celle du cimetière actuel ;
3° Mlle Brocard a signé – avons-nous dit – dans un moment d’hallucination… Melle Brocard est une personne fort intelligente et qui n’a pas prévu, au moment où elle a signé le compromis qu’elle a passé avec la Municipalité de La Seyne eu juin 1886 les conséquences de l’acte qu’elle commettait ;
4° Les dépenses d’établissement du nouveau cimetière s’élèveront, au bas mot à 30 000 F, en y comprenant l’achat du terrain, son défoncement à 1 m,50 de profondeur, la construction des murs de clôture, celle des voies d’accès, etc. ;
5° Les protestataires prétendent que les frais d’établissement du nouveau cimetière seront remboursés par le produit des achats de concessions de terrains. C’est là une pure illusion. La population de Saint-Mandrier est loin d’être dans l’aisance ; elle est même dans un état voisin de l’indigence. Le nombre des décès étant de 25 par an, et en admettant que chaque famille qui aura perdu un des siens se rende concessionnaire d’un terrain et que le prix de la concession soit de 10 F seulement, les frais d’établissement du nouveau cimetière seraient remboursés au bout de 120 ans ;
6° Nous convenons que la municipalité actuelle est animée des intentions les plus louables. Mais, jusqu’à ce jour, ces intentions sont demeurées platoniques. Ainsi le fond de l’anse du Creux Saint-Georges est toujours un foyer d’infection, malgré les protestations des habitants. Nous ne sachions pas que l’administration municipale ait fait des démarches auprès de l’Administration Départementale pour faire cesser cet état de choses qui compromet gravement la salubrité publique. Nos écoles insuffisantes pour les 90 garçons et autant de jeunes filles qui le fréquentent sont un danger, au point de vue de l’hygiène, pour cette population scolaire. C’est une plaisanterie que de citer l’éclairage comme une des améliorations réalisées par la municipalité actuelle. Chacun sait, dans notre localité, que pour peu que la bise souffle, les fanaux sont éteints…» (Le « Petit Var » du 19 mars 1887).
–1895 – 19 mars : « LA SORTIE DES USINES LUMIERE » – Tournage du film des frères Lumière « La sortie des usines Lumière » considéré en France comme le premier du cinéma. Il est parfois considéré comme le premier film à avoir été projeté au « Salon indien du Grand Café de Paris » le 28 décembre 1895, mais également lors des douze projections privées qui ont précédé à partir du 22 mars 1895 à la Société d’Encouragement pour l’industrie nationale. Il est également considéré comme le premier film documentaire de l’histoire.
–1898 – 19 mars : L’ELAN DE SOLIDARITE POUR LES OUVRIERS DES CHANTIERS (DE LA SEYNE) S’EMBALLE – Le 19 mars, le Petit Var : « Le gouvernement qui alimente ces chantiers » (comme ceux de La Seyne) « et leur permet de réaliser de gros bénéfices, a sans doute le droit de leur demander des comptes et de savoir l’usage qu’ils font des forces, des moyens et de l’autorité qu’ils tirent de lui » Le syndicat des céramistes des Bouches-du-Rhône fait parvenir de l’argent au comité, tandis que des ajusteurs seynois « en promenade » qui ont trouvé du travail à bord du « Château Yquem » au compte de la compagnie Fabre de Marseille, enverront chaque semaine une journée de leur solde. L’élan de solidarité s’emballe. Les journaux s’en font l’écho (Martinenq Patrick, 1983).
–1898 – 1903 : AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) 1898 – 19 mars – : bateau Sainte-Philomène, port de débarquement Saint-Mandrier ; n° de désarmement 91. Signature de l’administrateur : Pourquier (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969). 1900 – 19 mars – id., n° de désarmement 84. Signature de l’administrateur : (id.). 1901 – 19 mars – id., n° de désarmement 80. Signature de l’administrateur : (id.).

1903 – 19 mars – Naissance à Saint-Mandrier de Ajello Paulin Joseph Nicolas, fils de Ajello Estienne Antoine et Coppola Thérèse. Père né à Saint-Mandrier, pêcheur, 25 ans ; mère 20 ans née à Saint-Mandrier (Hélène et Thierry Bianco).
–1912 – 19 mars : ECHEC DE SCOTT AU PÔLE SUD – “Lundi 19 mars. Le blizzard est devenu une épouvantable tempête », écrit Scott. Les trois malheureux, « Scott, Bowers et le docteur Wilson, s’étendent dans leur sac de couchage. Le prochain dépôt est à vingt kilomètres… mais il est absolument impossible de faire un seul pas hors de la tente. “ Maintenant tout espoir doit être abandonné. Nous tiendrons jusqu’à la fin, mais nous nous affaiblissons graduellement : la mort ne peut être loin. »
« Six mois plus tard, lorsque le docteur Atkinson retrouva le campement et pénétra dans la tente, les trois hommes avaient l’air de dormir. Scott était sur le seuil. Le docteur Wilson, à demi dressé contre la paroi, souriait encore doucement. » (André Castelot, L’Almanach de l’histoire, 1962).
–1914 – 19 mars : SIMULACRE DE MOBILISATION. Les troupes débarquées sur la place des Droits de l’Homme, au Creux Saint-Georges, devaient rejoindre les forts et les batteries (Gisèle Argensse, 1989, p. 142).

Rappel des faits :
Le cuirassé Danton est torpillé par le sous-marin allemand U 64, en Méditerranée. Le bâtiment atteint par deux torpilles a coulé en 30 minutes. 806 hommes ont été sauvés par le torpilleur d’escadre Massue et par les bâtiments de patrouille accourus sur les lieux à l’appel du signal de détresse. Différents rapports ont fait état que le commandant du bateau, le CV Delage, et de nombreux officiers n’ont pas tenté d’évacuer le navire. Les appareils électriques du bateau avaient été touchés ce qui a empêché la mise à l’eau des embarcations de sauvetage. Les pertes humaines ont été de 296 marins au total sur les 946 membres d’équipage et 155 passagers marins devant rejoindre leur navire en Grèce. 806 personnes ont été récupérées par le contre-torpilleur Massue2 aidé par le chalutier Louise-Marguerite certains récupérés après près de 7 h de nage. Les survivants furent ramenés à Toulon. Les corps de deux naufragés morts de congestion furent déposés à l’hôpital Saint-Mandrier. Dominique Bianco, déjà survivant du Suffren, était matelot sur le Danton et ses parents apprirent avec soulagement qu’il était parmi les survivants et réfugié à Cagliari. Mme Boisarello Mathieu et ses enfants apprenaient par télégramme, que leur frère et oncle, Michel Mamalella, plus connu sous le nom de Migalie, marin de commerce mobilisé, serait parmi les victimes des disparus du Danton. Peu auparavant, il était en permission dans sa famille et, son congé expiré, rejoignait le 5e dépôt, attendant un navire en partance – qui fut le –Danton – pour rejoindre le bateau sur lequel il était affecté (Gisèle Argensse, 1989, p. 157).
Brève biographie du Danton : Cuirassé Danton, prototype de la série (Danton, Mirabeau, Voltaire, Vergniaud, Condorcet), plans IM Lhomme. 1911 – 15/07 : mise en service, affecté à la 1ère division, 1ère escadre de ligne, flotte de la Méditerranée. 1917 – 18/03 : Le Danton quitte Toulon ; escorté par le torpilleur Massue; pour les eaux ioniennes (Corfou), où doit rejoindre d’autres navires français. Il emmène 155 passagers. 19/03 : torpillé et coulé peu après 13 heures 15, à l’ouest de la Sardaigne, par 2 torpilles de l’U 64 commandé par le LV Morhat. En 30 mn, le cuirassé sombre (HR). L’épave du Danton a été découverte en 2007-2008, par 38° 45,3511′ N, 8° 03,3043′ E et plus de 1 000 m de fond, à 35 km au sud-ouest de la Sardaigne lors d’études par la société de géotechnique hollandaise Fugro pour le tracé du futur gazoduc GALSI devant relier l’Algérie et l’Italie ; elle a été identifiée définitivement en février 2009 en raison de désaccords sur sa position avec l’amirauté française. Celle-ci pensait que l’épave reposait à plusieurs nautiques de son actuelle position. Ce sont les photos de ses tourelles portant des canons de 240 mm qui ont permis de lever l’ambiguïté.

–1923 – 19 mars : séance de gala aux « Variétés Sanaryennes » – La Préfecture du Var demanda après la fin de la guerre 1914-1918 que des communes varoises adoptent des communes sinistrées de l’Est. Avec Six Fours, Sanary adopta la commune de Lempire, arrondissement de Saint-Quentin, canton du Catelet.
En 1914, ce petit village dont l’étendue était moindre du quart de celui de Sanary, se trouve sur un plateau élevé de 163 mètres, fertile, arrosé, riant, agrémenté de petits boqueteaux. Trois cents personnes vivaient facilement dans ce petit coin de France, rural et industriel à la fois. La terre et les métiers à tisser occupaient alternativement cette population. La campagne produisait des céréales, des fourrages et nourrissait un nombreux bétail. Le 28 Août 1914, la commune de Lempire est traversée par les troupes allemandes en marche sur Paris. Les habitants sont dépouillés de leurs ressources, de leurs provisions. En janvier, février 1917, sous la poussée britannique, les allemands évacuent la population. Ils mettent le feu au village et les pauvres gens se trouvent sur la route de l’exil. Les maisons flambent, la mairie, l’école, l’église, le temple sont la proie des flammes. Le territoire de Lempire devient le champ de bataille des Anglais et des Allemands. C’est la désolation, l’épouvante et la mort. La guerre a tout détruit. Revenus à l’armistice, quelques habitants cherchent la trace de ce qui a été leur village. A tout ce qui flattait l’œil a succédé une solitude terrifiante, un paysage informe, hérissé d’engins de combat détruits, creusé de trous grands comme des abîmes. Devant cet amas de ruine, ces braves gens ne se découragent pas. Les allemands ont comblé les puits, on les réouvre, ils ont rasé les arbres fruitiers, on en replante. La guerre a tout détruit, tout sera remis en l’état d’autrefois.
« Sanary adopte cette commune. Notre filleule sera aidée par sa marraine attentive. Une correspondance s’échange entre les habitants. Ils nous renseignent sur leurs besoins, nous les aidons par des envois d’arbres fruitiers, de l’argent, des vêtements, des chaussures, des fournitures scolaires. Les champs sont cultivés, des maisons provisoires sont construites. La vie reprend peu à peu son aspect ancien. L’ouvroir des sanaryennes s’ingénie à aider. Des dons de particuliers pour l’église arrivent à Lempire. Bientôt autour de la nouvelle mairie, de la nouvelle école, la vie s’organise. « Sanary est bien récompensé de son aide généreuse. Des centimes additionnels sont votés pour aider la commune de Lempire, des concerts, une séance de gala est montée le lundi 19 Mars 1923 aux Variétés Sanaryennes » (Extrait de « Sanary, 1000 ans d’Histoire », 1982).
–1931 – 19 mars – B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le capitaine de corvette Bos est désigné pour assurer le commandement de la nouvelle flottille du Commandant Teste. Il embarque le 1er avril, mais il ne prendra pas officiellement son commandement avant le 1er septembre. A cette date, une seule des deux escadrilles, la 7S2, est en cours d’armement, l’autre formation, la 7B2 devra attendre la livraison de ses Levasseur au début de 1932.
–1937 – 19 mars : LA CAPACITE CIVILE DES FEMMES EST RECONNUE.
–1940 – 19 mars : RENCONTRE DE MUSSOLINI ET DE HITLER AU BRENNER – “L’Intransigeant” du mardi 19 mars publie avec clichés un long article sur la encontre de Mussolini et de Hitler au Brenner. “Le Duce et le Führer sont accompagnés de leur ministre des Affaires étrangères – L’offensive de paix arrive à son point culminant – Car c’est bien à cette offensive qu’il faut relier le voyage inopiné de M. Mussolini et du chancelier Hitler. Le chef du gouvernement italien et le Führer, accompagnés de leur ministre des Affaires étrangères, le comte Ciano et M. von Ribbentrop, se sont rencontrés, ce matin, à la gare frontière.
Conjectures : Qui a pris l’initiative de cette rencontre brusquée? Quels en sont les motifs, quel en est le programme? On ne peut sur ce point se livrer qu’à des conjectures. Cependant, Rome annonce qu’une prise de contact direct entre les deux chefs d’État était prévue depuis longtemps. Mais la récente visite de M. von Ribbentrop à Rome permet¬ d’envisager que cet entretien Hitler-Mussolini ne présentait aucun caractère d’urgence. Il convient de souligner que c’est à la suite de son entretien avec M. Sumner Welles que M. Mussolini a décidé brusquement d’avoir une conversation personnelle avec le chef du IIIe Reich. M. Sumner Welles, affirme-t-on maintenant, dans les milieux autorisés italiens, aurait, comme il l’a fait à M. Daladier, remis au Duce un nouveau message personnel du président Roosevelt. Sans doute, le président des États-Unis y expose-t-il les directives générales d’une paix possible telles qu’il les a définies d’ailleurs avant-hier dans son message radiodiffusé, en réponse à celui de la reine Wilhelmine.
« La paix ne peut être véritable, a dit M. Roosevelt, si les petites nations doivent vivre dans la crainte de voisins puissants. La paix est immorale si la garantie contre l’invasion doit être payée d’un tribut.»
M. Mussolini, affirme-t-on, aurait insisté auprès de son interlocuteur sur son profond désir de paix, mais aussi sur sa ferme résolution de ne prendre personnellement aucune initiative. Le Duce aurait exprimé l’espoir que c’est la voix autorisée du président Roosevelt qui serait à l’heure actuelle la plus qualifiée, en tant surtout que la plus indépendante et la plus en dehors du conflit, pour prendre cette initiative de paix..” (L’Intransigeant du mardi 19 mars)
Un comble, lorsque l’on sait que nous sommes en guerre avec l’Allemagne depuis plus de six mois et que dans moins de deux mois, l’Allemagne va envahir le Luxembourg, la Hollande et la Belgique, puis franchir les Ardennes pour prendre à revers les armées françaises qui se seront portées au secours des pays attaqués.
–1942 – 19 mars :
1. MEMOIRES DE GUERRE D’UN SANARYEN, L’AMIRAL JUBELIN : « Ibsley, 18 mars. — J’ai eu ce matin une impression très pénible. J’appartiens au Flight A où ne se trouvent que des Anglais. Les trois autres Français, qui viennent d’être affectés depuis un mois à l’escadrille, ont été mis dans le Flight B. A différentes reprises, ils m’ont demandé pourquoi on ne les groupait pas sous mon commandement. Ce matin, enfin, Claude a posé la question à notre squadron-leader. Carver n’y est pour rien, mais la réponse n’est pas très gentille.
Il a reçu l’ordre de toujours me laisser isolé au milieu des Britanniques, car, a-t-il dit : « …sans cela, le commandant pourrait prendre trop d’ascendant sur vous et il se créerait un conflit d’autorité au sein de l’escadrille. »
Si je m’étais souvent demandé pourquoi on ne me confiait pas des Français plutôt que des sergents du Canada ou de la Nouvelle-Zélande, je n’en avais jamais certes, deviné la raison.
J’ai parlé longuement de tout cela avec Claude qui ne décolère pas (Marin de métier, pilote de fortune, p. 154).
2. GUERRE ANTI-SOUS-MARINE EN MER ROUGE – Le 19 mars à 17 h 43, l’aviso-dragueur Commandant Dominé appareilla d’Aden pour retourner sur les lieux de l’attaque du 14 février afin de repérer l’épave du sous-marin supposé coulé et la disloquer par de nouveaux grenadages. Il y arriva le 20 mars à 06 h 00, retrouva le contact, plaça des bouées pour le marquer avec l’aide du chalutier Loch Melfort et s’en fut mouiller à Périm pour la nuit. Revenu sur place le lendemain 21, il mouilla à côté des bouées et prit des dispositions, toujours avec l’assistance du Loch Melfort pour placer sur le fond quatre grenades avec mise de feu à distance. Cette mise de feu ne fonctionna pas et le Commandant Dominé appareilla à 17 h 00 pour Suez, quittant définitivement ce théâtre d’opérations.
–1943 – 18 mars au 18 avril :
1. (Article publié en France dans PARIS-SOIR du 19 MARS 1943, déjà cité dans les éphémérides d’hier) : à MADRID, lors de l’OUVERTURE SOLENNELLE DES CORTÉS, le général Franco déclare « Notre attention doit rester fixée sur le terrifiant danger communiste»”.
L’article publié en France dans PARIS-SOIR du 19 MARS 1943 rend compte de cette cérémonie qui a le mérite d’être on ne peut plus claire quant aux objectifs du pouvoir franquiste : Hier après-midi a vu lieu à Madrid l’ouverture solennelle des Cortès. Au cours de la cérémonie, le général Franco a prononcé un discours dans lequel il a déclaré notamment
“Après une longue série de travaux et de sacrifices, nous commençons aujourd’hui, en inaugurant les Cortès, une phase décisive du nouvel ordre. Deux cents ans de décadence politique ont donné naissance chez notre peuple à un complexe d’infériorité. Le dilemme qui se posait à nous était le suivant : renaître ou mourir. Cela ne doit laisser personne indifférent. Nous ne bâtissons pas en nous appuyant seulement sur la valeur morale des dirigeants, mais aussi sur notre foi en la grandeur de notre œuvre. Nous voulons la liberté, mais aussi l’ordre. Personne ne pourra blasphémer, personne ne pourra se dresser contre la patrie ou l’ordre social. Dieu, Patrie et Justice, est le principe sur lequel se fonde notre mouvement. Notre attention doit rester fixée sur le danger terrifiant que constitue le communisme soviétique. le danger principal ne réside pas dans la forme de l’armée russe, mais dans le déchaînement de la révolution mondiale. Les armées soviétiques n’ont pas besoin de franchir les frontières des autres nations pour répandre sur elles le malheur et la mort. L’Europe a des problèmes beaucoup plus importants et beaucoup plus vastes à résoudre que ceux sur lesquels bien des gens se cassent aujourd’hui la tête. La présence de l’Union soviétique aux côtés de l’un des partis a pour conséquence que cette lutte est une lutte à mort. La guerre peut apporter encore bien des surprises. Je vous présente cet aperçu de la situation internationale pour vous donner une idée des devoirs et des obligations que les Espagnols ont envers leur pays pour que vous ayez une vue juste de la situation et que vous puissiez aider le monde si jamais vient un moment où il sera de nouveau permis d‘espérer. ».
Un mois plus tard, le 18 avril, oublieux semble-t-il de ce qu’a dit son chef de gouvernement, le comte Jordana, ministre des Affaires Etrangères d’Espagne déclare dans un discours que son pays propose sa médiation pour établir une paix de compromis entre les belligérants. Quid de la phrase “La présence de l’Union soviétique aux côtés de l’un des partis a pour conséquence que cette lutte est une lutte à mort” ?
2. LE COMMANDEMENT DES LUPI DI TOSCANA RESTITUE AU MAIRE DE SANARY DES LAISSER-PASSER et lui donne ses consignes pour la rédaction de tels documents.
« 77° REGGIMENTO FANTERIA « LUPI DI TOSCANA » COMANDO. N° 486/1/S. Li 19 marzà 1943 Anno XX. Oggetto : Permessi di circolazione. Al signor sindaco di SANARY. VI restituisce I lasci apassare da Voi inviatimi. Per l’inoltre alle Autorità Superiori essi devono essere modificati nel modo seguente : 1) – essere redatti in lingu italiana e francese ; 2) ciascun lasci apassare deve essere accompagnato da una attestazione da cui resulti che i richiedenti hanno bisogno assoluto del documento per l’esercizio della loro attività profesionale o di mestiere ; 3) précisazre l’ora di circolazione in relazione all’attività professionale svolta dai richiedenti, in quanto per alcune attività legate ad orari di lavoro, non è necessario che gli interessati circolino in tutte le ore di notte ; 4) alla voce « Il detentore del predente lasci apassare deve esibire al controllo ….. » mettere il numero della carte d’identità ; 5) compilare il modulo con scrittura a macchina. Il Colonello Comandante del Régimento (Enrico Milanesi). » (Archives municipales. Document enregistré le 20 mars 1943, non numéroté)
–1946 – 19 mars : LA GUADELOUPE, LA MARTINIQUE, LA GUYANE ET LA REUNION DEVIENNENT DES DEPARTEMENTS D’OUTRE-MER (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1966 – 19 mars : OUVERTURE A LA CIRCULATION DU PONT ROUTIER D’OLERON.
–1983 – 19 mars :ELECTIONS MUNICIPALES A SAINT-MANDRIER. VICTOIRE DE LA LISTE DE JOSEPH QUILGARS (au deuxième tour, la liste de Jean Clément (PS) s’était retirée). Dans la salle de la mairie, le nouveau Conseil municipal est installé par le Maire sortant Max Juvenal. Tous les Conseillers étaient présents et répondaient à l’appel nomina. (…). Election du Maire : Joseph Quilgars obtient 22 voix tandis que M. Louis Esposito en a 4. Seront élus ensuite : 1er Adjoint : Bertrand Guy 2ème Adjoint Moine Guy 3ème Adjoint Coste Jean Louis 4ème Adjoint Gibault Michèle 5ème Adjoint Vincent Michel 6ème Adjoint Carraud André 7ème Adjoint Coppola Jean 8ème Adjoint Bravo Viviane née Ibanez (…) (Gisèle Argensse, 2000, p. 121-122).
–1983 – 19-26 mars : MAURICE BLANC, DESSINATEUR EN ARCHITECTURE, EST RÉÉLU MAIRE DE LA SEYNE par le Conseil municipal . Il est également Conseiller régional.
–1989 – 19 mars : MUNICIPALES BOUDEES PAR LES ELECTEURS AVEC 32% D’ABSTENTION, la plus faible participation depuis 1947. La gauche conquiert 35 villes de plus de 20 000 habitants mais en perd 12. Robert Vigouroux, transfuge du PS, reste à Marseille, Strasbourg revient à Catherine Trautmann. Le RPR Michel Noir prend Lyon et Jacques Chirac triomphe à Paris.
–1998 – 19 mars :
1. DECES à Bry-sur-Marne DE LA CHANTEUSE CATHERINE SAUVAGE, née Jeannine Marcelle Saunier le 29 mai 1929 à Nancy. Rappelez-vous : La Complainte Des Infidèles, La Complainte De Mackie, Est-Ce Ainsi Que Les Hommes Vivent, Avec Le Temps, Comme à Ostende, Il n’y a pas d’Amour heureux, …
2. LE CREDIT LYONNAIS ANNONCE 1,057 MILLIARDS DE FRANCS DE BÉNÉFICHES POUR 1997.
–2018 – 19 mars : METEO POUR SANARY – Si l’on en croit Météo-France, la journée devrait être ensoleillée de Toulon à Sanary, avec du vent soufflant à 30 km/h avec rafales à 50 km/h. Les températures maximales attendues sont de l’ordre de 15° et les minimales, de 5°.
–2019 – 19 mars : METEO POUR SANARY – on relève 9° au cours de la nuit de lundi à mardi, 9° au lever du jour, un maximum de 15° vers midi puis 12° en fin de journée et 10+ la nuit prochaine. On aura de belles éclaircies dans la matinée, un risque de pluie dans l’après-midi, le temps avec un vent d’est dominant soufflant à 20 km/h maxi. En soirée, le vent devrait virer au sud puis à l’ouest à la tombée du jour.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : je l’ai déjà donnée l’an passé, mais elle est trop bonne, il faut que je la resserve.
C’est un type qui est mort sur la frontière franco-suisse, quand il arrive au ciel, Saint Pierre lui dit:
– Bon votre vie sur terre, pas terrible, quelques adultères, pas souvent la messe, un blasphème, je ne peux pas vous faire entrer au paradis, mais comme vous n’avez rien commis de grave, et que vous êtes mort sur la frontière, je vous laisse le choix entre l’enfer suisse et l’enfer français.
– Mais Saint Pierre, je ne connais ni l’un ni l’autre, pourriez-vous m’en dire un peu plus ?
– Et bien l’enfer suisse, on vous met dans une grande marmite pleine de purin, des petits gnomes très vilains qui sentent mauvais mettent des bûches sous la marmite, un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée et le lendemain, pareil !
– Et l’enfer français ?
– Et bien l’enfer français, on vous met dans une grande marmite pleine de purin, des petits gnomes très vilains qui sentent mauvais mettent des bûches sous la marmite, un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée et le lendemain, pareil ! Mais moi, je serais vous, je prendrais l’enfer français…
– Mais Saint Pierre, c’est la même chose !
– Non, dans l’enfer français, un jour les gnomes sont en grève, un jour on n’a pas livré les bûches, un jour le dragon est en RTT, un jour on ne trouve plus la marmite, un jour on n’a pas commandé le purin.

Il est 9 heures, je vous souhaite un excellent DIMANCHE.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !
A demain !
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