ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 20 MARS 2023, 12e ANNÉE (3770).

ILLUSTRATION : Sanary – Tartane déchargeant du charbon quai Sainte Catherine (vers 1902).
a) sur la base des lettres patentes de 1666, l’arrêt définissant le nouveau périmètre de la ville de Marseille fut pris en 1667 ? 1669 ? 1694 ?
b) un décret du ministre de la Marine, en date du 20 mars, rétablit les madragues, mais en quelle année, 1836 ? 1875 ? 1895 ?
REPONSE A LA QUESTION DU 19 MARS : le 19 mars 1917, le cuirassé Danton était torpillé par le sous-marin allemand U 64, en Méditerranée. Son épave ayant été retrouvée à plusieurs nautiques de la position estimée par la Marine nationale, cette dernière reconnut son erreur lorsqu’on lui présenta une preuve qui levait l’ambiguïté. Et cette preuve était un lot de photos de ses tourelles de 240 mm.
FÊTES : Le premier jour du printemps aura lieu le lundi 20 mars 2023 à 22:24:24 UTC+1 (équinoxe de printemps)
Aujourd’hui 20 mars, 30e jour du mois de ventôse An II, dédié au PLANTOIR, c’est le premier jour du printemps. Exit l’hiver ! « Adièu invern ! ». En ce XXIe siècle, il n’y aura que deux équinoxes un 21 mars : ceux de 2003 et 2007 qui sont déjà passés. Nous connaîtrons un total de 78 équinoxes le 20 mars et même 20 passages au printemps dès le 19 mars – même si le premier d’entre eux aura lieu en 2044. Il va falloir s’y habituer ; le 21 mars, n’est plus synonyme de printemps. La roue tourne !
Nous fêtons les HERBERT dont le nom fut porté par plusieurs comtes de Vermandois. Pour sa part, saint HERBERT, de son nom Herbert de Derwentwater, mort en 687, était ermite et vécut au milieu d’un lac en Angleterre
Bonne fête tout de même aux HERBERT !
DICTON : Il faut se méfier de cette journée, car, comme le disent les dictons, : « quand il gèle le 20 mars, il gèle toute l’année ». Cependant, on espère entendre partout : « Fini l’hiver, braves gens ! le printemps est de retour. Faisons en sorte qu’il dure jusqu’à l’hiver prochain ! » (cf. J.-L. Asher, 3,10 ter).
LOCUTION PROVENCALE : « Uno flour fa pas lou printemps » / « Una flor fa pas la prima ! » (une fleur ne fait pas le printemps).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : Dominique VALLAUD – Dictionnaire historique, Editions Fayard, 1995, 1016 p. D’un faible encombrement, ce Dictionnaire historique fournit en quelque 4 000 notices concises la définition des institutions et des faits nécessaires à l’intelligence de l’histoire universelle, donne la biographie de ceux – dirigeants politiques, artistes, penseurs qui ont marqué le destin des hommes, relate les événements clefs et les périodes décisives du passé, accordant une large place aux civilisations, aux faits de société, aux religions de toutes les époques et sous toutes les latitudes. Il est l’irremplaçable vade mecum de quiconque aura, par plaisir ou par nécessité, affaire avec l’histoire.
PENSÉE : « Elle était belle comme la femme d’un autre » (Paul Morand)

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
-182e livraison : : AUTOUR DE LA PLAINE (suite)
(suite) RUE DES RECOLLETTES (partie comprise entre la Canebière et la rue du Baignoir)
Tracée sur l’emplacement du couvent des Récollettes, maison réformée de l’ordre de Saint-François. Ce couvent, fondé à Bonnieux, dans la montagne du Lubéron, en 1638, se transporta à Marseille en 1640. En 1642, les religieuses étaient au nombre de vingt-cinq, vivant dans un état d’extrême pauvreté. La reine Anne d’Autriche les prit sous sa protection et demanda au président du Parlement, par lettre du 10 juin 1659, de leur verser, à titre d’aumône, une partie des amendes prononcées par cette cour. Ces aumônes furent fructueuses. Les Récollettes purent bâtir un fort beau couvent, dont on voit encore la façade au n° 22 de la rue Tapis-Vert, et qu’elles cédèrent par la suite aux « Pères de la Merci». La rue des Récollettes porta quelques temps le nom de rue Guillaume Tell.
(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES.
–1187 – 20 mars : Guillaume de Signes confirme les ventes ou donations faites par ses hommes à Montrieux – Montrieux, in claustro monachorum – Guillaume de Signes abandonne ses revendications sur ses trerres comprises dans les limites des possessions de la chartreuse de Montrieux, et confirme les ventes ou donations faites par ses hommes aux chartreux, contre une rémunération de 100 sous melgoriens. « Willelmi de Signa, de diffinitione querelarum quas fecibat de possessionibus positis infra terminos nostros. » (Boyer R. Acte n° 82, cartulaire de Montrieux p. 474-475. Original perdu ; copie de 1618, A.V. 1H2501, d’après le cartulaire ; copie de 1618, A.V. 1H2502, d’après le cartulaire ; copie XVIIe s., A.V. 1H1932, d’après le cartulaire ; copie XVIIe s., A.V. 1H1911, fol. 10 v° ; copie Capus, p. 264 ; IND. A.V., 1H3fol. 180 ; 1H188, fol. 15 ; Teissier, fol. 32 ; Dubois, p. 33..
–1227 – 20 mars :
1. Mention du lieu-dit Carboneras, aujourd’hui Carbonières, Charbonnières – commune de Gréasque, canton de Roquevaire – lors d’un hommage reçu à Trets par Burgondion, seigneur de Trets, d’Ollières et de Rousset, des coseigneurs de ce lieu : Rostan et Guillaume de Marseille, chevaliers : Rostan de Carbonnières (Carboneras) et Hugues Olivier, chevaliers ; Fouque et Bermond de Rousset, damoiseaux (acte 430 des vicomtes de Marseille, de Gérin-Ricard, 1926 ; archives départementales des BduRh, B 13 fol. 213)..
2. Châteauvieux de Signes – Grimaud. Vente par Raimond de Signes et Guillaume, son frère, de ce qu’ils ont à Châteauvieux de Signes, à Raimond Bérenger V, comte de Provence. Parmi les témoins : Burgondion de Trets. (acte 451 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 316).
–1253 – 20 mars : Limites de Méounes et de Signes – in colla super crosum de Bercello. Guillaume Isnard, chevalier, Hugues Barjac et Guillaume Juste, notaire du comte de Provence, mandatés par Hugues d’Arcis, sénéchal de Provence, délimitent les territoires de la vallée de Signes et de Méounes. Cette division ne lésera en rien les droits de ceux qui possèdent des biens de part et d’autre de la limite fixée. « Noverint universi presentes et futuri quod Guillemus Isnardi, miles de Saisono (Seisson, village disparu de la commune de Tourves, déclaré inhabité en1540), et Hugo Barjacus de Sancto Maximino, et Guillelmus Justus, notarius, constitui partitores territorium bajulie Sancti Maximini a domino Hugone de Artino, senescalco in Provincia (Hugues de Arcis fut sénéchal de Provence de 1251 à 1253), pro illustri Karolo, comite Provincie Dei Gratia, de mandato domini Rostagni Isnardi, juducis bajulie Sancti Maximini, venerunt in valle de Signa, scilicet ad Castrum Vetus et ad Castrum de Meuna, occasione dividendi territoria dictorum locum. Et scitatis dominis silicet de Castro Veteri et de duobus aliis castrid dicte vallis (Signes-lo-Blanc et Signes-Barrairenque), et scitato magistro Raimundo, priore de Meuna, procuratore domini Benedicti, episcopi Massiliensis, ad hec receperunt plures testes super contentione cujusdam partis territorii, que est in finibus territoriorum vallis de Signa et castri de Meuna : ex parte vallis de Signa, Bertrandi Corbelli, et Petrum Corbelli, et Bertrandum Bonpar, et Guillelmum Azani, et Petrum Boeti, et Bertrandum Bartholomeum, et Jacobum Bernardi ; et ex parte castri de Meuna, Gaufredum Garnerii et Guillelmum Bonifacii, fratrem domus Montis Rivi ; et Bertrandum Adalberti, et Raimundum de Meuna, et Bertrandum Gilii, et Martinum Fabri, et Guillelmum Murelli, donatum domus Montis Rivi. … pronunciaverunt .. videlicet quod termini infra scripti dividant territorium de valle de Signa et territorium castri de Meuna. Incipunt ad paradam territorii castri de Auroneves, et ab illo loco protenditur in serreto de Balma Pencha, et ab illo loco protenditur usque in summitate poddi de la Guilencier, et ab illo loco protenditur ad quandam rocam que est Fabre, l’estreg de Silveta, et ad illo loco protenditur ad quandam roquetam, que est juxta rivum de Seguin » (Boyer R., 1980, p. 393-394. Acte 6, cartulaire de Montrieux. Original perdu ; copie partielle, XVIe siècle, A.V., 1H296², fol. 2).
–1294 – 20 mars : Ressacum de Canonica, 20 mars 1294 (acte notarié). Le Ressac – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Giniez, vers la jonction de l’Huveaune et de Jarret. Première mention : Ressacs, Ressac ad resclausam monacharum, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 37).
–1333 – 20 mars : Font del Leu (charte aux archives de la Major). Font de Lion – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet.
–1433 – 20 mars : à Toulon, est faite une criée publique par laquelle il est défendu aux paysans de demander plus de deux gros par journée employée à bêcher la terre (Inventaire des archives communales, Toulon, II, p. 33). Notons qu’entre 1433 et 1488, le gros subira une dépréciation toujours croissante… en sorte que le salaire se réduira de plus de la moitié.
–1453 – 20 mars : Laudiguier (registre aux archives de l’Evêché). Laudiguier lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel.
–1562 – 20 mars : Condamnation du seigneur de Grimaud contre La Verne – Sentence d’Aix ordonnant au seigneur de Grimaud de ne point molester les gens de la Verne, ni prélever les dîmes. (Maurel M., 1974).
–1565 – 20 mars : A PARIS, LES GRANDS FROIDS DURÈRENT DE LA FIN DE DECEMBRE 1564 JUSQU’AU 20 MARS 1565. Sur la Somme gelée, « on établit des loges où il se vendait des vivres comme en plein marché ». En Provence, les oliviers périrent en grand nombre et, à Arles, le Rhône fut pris dans toute sa largeur. Partout la neige tomba en abondance, en particulier dans l’Aude où les chutes se prolongèrent pendant plus de 8 jours et dans la Vendée où par places son épaisseur atteignit 6 pieds (Herage / histoire climat 2).
–1669 – 20 mars –

1. Arrêt définissant le nouveau périmètre de la Ville de Marseille sur la base des lettres patentes de 1666. Le tracé des nouveaux remparts est ainsi adopté . Les travaux de construction de ces derniers ne seront achevés qu’en 1694 sous la direction d’Henri Gérard de Benat, puis de François Roustan.
–1769 – 20 mars – L’Oliverède – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien (registre aux archives de la Major).
–1771 – 20 mars – A Marseille, André Briquet est roué vif cours Saint-Louis pour le meurtre de Jean-François Morra. Dans une bastide proche de la Loubière (futur quartier Baille), André Briquet assassine le négociant François Morra pour le voler. Vite arrêté, il sera roué vif le 20 mars. Chemin de Briquet – commune de Marseille, quartier de Saint-Pierre, ainsi appelé parce que la tête d’un assassin de ce nom avait été exposée au carrefour de ce chemin. Le chemin menant à la bastide portera le nom de chemin de Briquet jusqu’en 1833 où une pétition des riverains le fera rebaptiser rue de Lodi
–1786 – 20 mars – Arrêt du Conseil d’État portant règlement entre les pêcheurs français et étrangers de Marseille.
–1789 – 20 mars : ON ASSISTE A PRÉSENT A UNE VÉRITABLE VOLONTÉ NATIONALE D’ABOUTIR A L’ÉGALITÉ DEVANT L’IMPÔT : ainsi, la noblesse et le clergé du bailliage de Beauvais abandonnent la très ancienne jouissance de leurs exemptions pécuniaires. Devant une agitation populaire de plus en plus menaçante, les ordres privilégiés concèdent leur participation à l’impôt. Cette attitude ne leur coûte pas beaucoup, ces mesures devant être, en effet, votées aux États Généraux de mai (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 20 MARS).
–1790 – 20 mars :
RÉSISTANCE A L’IMPÔT- Nouveaux troubles à Ollioules ; à la date du 20 mars 1790, l’administration des Impositions indirectes de Toulon se plaignit des attaques dont elle était l’objet en s’inquiétant de la résistance aux impôts qui menaçait de s’étendre, disait-elle, à toute la Provence, rendant absolument difficile la perception de ces derniers (Louis Baudoin, 1965, p. 307).

– 20 mars 1790 – Incidents Porte d’Aix où le marquis et colonel d’Ambert traité avec mépris les Gardes Nationaux, les considérant comme de simples civils en arme.
–1792 – 20 mars : SITUATION TOUJOURS TENDUE DANS LA DRÔME – La situation était tendue depuis longtemps dans la Drôme, une demi-compagnie de mineurs fut affectée à ce département (20 mars 1792) (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
–1793 – 20 mars :
1. DEFAITE DE DUMOURIEZ A NEERWINDEN, SUIVIE DE LA PERTE DE LA BELGIQUE (Pierre Goubert, Initiation …, 1984). Dumouriez, battu à Neerwinden (mars 1793), passera ensuite à l’ennemi (Lucien Bély, Histoire de la France).Le retour est rude après l’hiver conquérant de 1793 : la défaite de Neerwinden chasse Dumouriez de Belgique. La trahison s’en mêle, et le général équivoque passe à l’ennemi, cependant qu’à l’est la rive gauche du Rhin perdue enferme dans Mayence de précieuses troupes françaises (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987).
2. CARTEAUX A LA TÊTE DU RECRUTEMENT DE L’ARMEE DES ALPES – Sitôt placé à la tête du recrutement de l’armée des Alpes, le général Carteaux adressa de Tournon, le 20 mars 1798, une lettre insistant sur « l’immensité des départements » à parcourir et priant les citoyens « membres composant le directoire de ces départements, de désigner eux-mêmes les commissaires suppléants devant correspondre avec lui et dont le traitement serait de 150 livres par mois (Archives départementales de la Drôme, L 66).
Toutefois, l’indifférence de Peron, adjudant-général de la légion de Nyons et commissaire pour le recrutement de l’armée dans le canton de Rémuzat, était évidente dès son arrivée à Tournon, siège du bureau central de ce recrutement. Les décisions prises par lui sont rarement parvenues jusqu’à nous. Elles décèlent, à n’en pas douter, un esprit peu actif, même dans l’exercice de ses fonctions d’officier recruteur (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
–1794 – 20 mars : A Marseille, on célèbre à la fois la fête de la Fraternité et l’inauguration du temple de la déesse Raison. Un banquet civique servi sur les Allées scelle la réconciliation de la garnison avec les habitants. Aubergistes, rôtisseurs, et restaurateurs sont trois jours à couper, à farcir et à cuire les viandes. Les liquoristes tirent le vin, le mettent en bouteilles. Les convives apporteront leur couvert et leur pain. Maignet fait tirer à des milliers d’exemplaires des chansons après boire. Par malheur, comme il pleut, il faut renvoyer l’agape au lendemain. Le défilé de la Raison passe entre deux averses. Pour temple, on a fait choix de l’ex-église des Prêcheurs où la section II incarna la fidélité à la République. La Raison est une actrice du théâtre Brutus. Elle prend place parmi les fumées de l’encens sur une montagne érigée au-dessus de l’autel. Maignet qui préside annonce que, « dans ces lieux, le culte de la philosophie remplace celui de l’imbécillité » (Félix Tavernier, 1973, p. 168).
-1795 – 20 mars (30 ventôse an III) : RETOUR D’ÉMIGRÉ – Brieu Joseph, ménager, citoyen de La Seyne émigré, s’est réfugié à Port-Cros « par un effet de la terreur » ; rentré en France par Nice le 30 ventôse an III, traduit à Brignoles, il est mis en liberté le 30 frimaire an V (Louis Baudoin, 1965).

–1796 – 20 mars (30 ventôse an IV) : TOULON est le refuge des « BUVEURS DE SANG » – Isnard, dans un discours improvisé au Conseil des cinq cents, le 30 ventôse an IV dénonce le terrorisme du midi en termes violents : « Toulon, dit-il, est le refuge des buveurs de sang. Son club des jacobins effréné ne demande que le retour de La Montagne. Il y a au Beausset un bataillon de coupe têtes anthropophages, à Signes, on a failli immoler le républicain Jourdan. Fréron a proclamé des lois pénales atroces. Des garnisaires sont installés dans les familles des déserteurs. Ce sont de vraies dragonnades. Une partie des victimes du 31 Mai vit errante dans les bois. Fréron les poursuit toujours. Il a fait rendre le 20 fructidor une loi d’après laquelle on excepte des lois précédentes tous les fédéralistes qui, frappés de mandats d’arrêt, ont fui la mort par la route de Toulon. Le midi est gouverné par une verge de fer sous prétexte d’une réaction thermidorienne sur laquelle le gouvernement a été trompé – » (Discours sur la situation du midi prononcé au Conseil des Cinq cents le 30 ventôse an IV par Maximilien Isnard). Son discours est un véritable appel au secours et il termine sur la demande d’une commission pacificatrice (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
« Les places administratives sont remplies par des fauteurs de terrorisme. Une masse d’anarchistes pendeurs, buveurs de sang, fait trembler et fuir les patriotes purs et les citoyens honnêtes. Toulon, refuge de brigands, a un club des jacobins plus effréné que jamais qui ne soupire qu’après la Constitution de 93 et la résurrection de la Montagne » (Discours sur la situation du midi …).
1799 – 20 mars ou mercredi 13 du mois de Shawwâl 1213 :Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février) – Après-midi, arrivent des Français montés sur des dromadaires ; ils apportent de nombreux drapeaux et annoncent qu’ils ont pris la citadelle de Jaffa. Ils sont porteurs d’une lettre de leur général [Bonaparte], qui y relate les événements (à suivre).
–1811 – 20 mars : Vœux adressés au ROI DE ROME – La Seyne, à l’occasion de la naissance du fils de l’Empereur, la Mairie de la Place du Marché mit au concours un prix de poésie destiné à récompenser la meilleure forme d’expression des vœux adressés au Roi de Rome. Le jury décerna ce prix à un jeune homme de la ville nommé Esprit François Barralier qui écrivit ces « Souhaits à Sa Majesté le Roi de Rome » –
« Que cet auguste enfant puisse égaler son père,
Qu’il sache comme lui, vaincre et donner la paix
Qu’il imite toujours les vertus de sa mère
Et que tout l’univers proclame ses bienfaits » (Marius Autran, tome 3, 1990).
–1813 – 20 mars : ALIÉNATION. DE QUELQUES PARTIES DES BIENS DES COMMUNES – Décret du Corps Législatif pourtant sur l’aliénation de quelques parties des biens des communes, daté du 20 mars 1813. Après la défaite de la Grande Armée en Pologne, Napoléon, pour redresse les finances, édicte la Loi du 20 mars 1813, qui permet à la Caisse d’Amortissement de faire main basse sur « les biens ruraux, maisons et usines appartenant aux communes ». BULLETIN DES LOIS, N° 489 : (N.° 9058.) Loi concernant les finances. Du 20 Mars 1813. NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et les constitutions, EMPEREUR DES FRANÇAIS, Roi D’ITALIE, PROTECTEUR DE LA CONFÉDÉRATION DU RHIN, MÉDIATEUR DE LA CONFÉDÉRATION SUISSE, à tous présens et à venir, SALUT. Le Corps législatif a rendu, le 20 mars 1813, le décret suivant, conformément à la proposition faite au nom de l’Empereur et Roi, et après avoir entendu les orateurs du Conseil d’état et le président de la commission des finances. DÉCRET, TITRE 1er De l’aliénation de quelques parties des Biens des communes. ART. 1 Les biens ruraux, maisons et usines, possédés par les communes, sont cédés à la caisse d’amortissement, qui en percevra les revenus à partir du 1er janvier 1813. Sont exceptés les bois, les biens communaux proprement dits, tels que pâtis, pâturages, tourbières et autres (BULLETIN DES LOIS, N° 489 : (N° 9058.) Loi concernant les finances du 20 Mars 1813).
–1814 – 20 mars : Ollioules refuse de perdre le moulin à huile communal – Dans la séance du 15 mars 1814,le Maire dit : « Messieurs, la loi du 20 mars 1813, usurpatrice dans ses principes, a enlevé aux communes tous les titres et droits de propriété qu’elles avaient. La vente des biens qu’elles possédaient et qui faisaient leurs principales ressources, a été ordonnée pour subvenir aux frais d’une guerre éternelle et destructrice, les motifs l’ayant provoquée ayant cessé sous le gouvernement pacifique des Bourbons, il est du devoir du Conseil municipal de solliciter de Sa Majesté, par l’intérmédiaire de son Excellence le Ministre de l’Intérieur, la rstitution du moulin à huile appartenant à la commune et qui est le seul immeuble qui reste encore invendu. A cet effet, le Conseil adresse [au Ministre de l’Intérieur à Paris, une adresse, par l’intermédiaire du Commissaire extraordinaire du Roi dans la 8ème division militaire.] … Ce moulin, établi depuis quarante ans… ne peut … travailler que par le moyen des eaux des fontaines publiques… Les habitants d’Ollioules… verraient cette concession avec une répugnance invincible, ils sont fondés à regarder la propriété des eaux comme inaliénable, d’ailleurs, ils tiennent singulièrement à celle du moulin en raison des avantages qui en résultent pour une commune obérée par des causes que nous sommes prêts à exposer à Sa Majesté…. Le Corps municipal… serait … digne de blâme s’il ne [suppliait pas] votre Excellence d’obtenir l’abandon du usdit moulinen faveur de notre commune… » Cette demande ne fut prise en considération qu’en juillet 1816 (Castellan E., 1937, p. 259-260).

–1815 – 20 mars : PARIS ACCLAME LE RETOUR DE NAPOLEON –
Napoléon était à Paris le 20 mars, acclamé par le peuple parisien. Quant à Louis XVIII, fugitif, accompagné de ses fidèles, il s’était rendu à Gand, en Belgique, pour y attendre les événements ; sa maison militaire avait été licenciée à Lille. (Louis Baudoin, 1965, p. 448).
« J’arrivai à Fontainebleau le 20, à quatre heures du matin ; à sept heures, j’appris que les Bourbons avaient quitté Paris et que la capitale était libre; je partis sur-le-champ pour m’y rendre; j’entrai aux Tuileries à neuf heures du soir, au moment où on m’attendait le moins. Ainsi se termina, sans répandre une goutte de sang, sans trouver aucun obstacle, cette légitime entreprise qui voulait rétablir la nation dans ses droits, dans sa gloire, et effacer la souillure que la trahison et la présence de l’étranger avaient répandue sur la capitale; ainsi s’est vérifié ce passage de mon adresse aux soldats, que l’aigle, avec les couleurs nationales, volerait de clocher en clocher jusqu’aux tours de Notre-Dame » (Napoléon par Napoléon).
L’Empereur rentra aux Tuileries, porté par un mouvement populaire. Du 20 mars au 8 juillet, ce seront les Cent Jours mais entretemps il y aura eu Waterlo (Patrick Rambaud, « L’Absent »).
–1817 – 20 mars – Le physicien Eugène Peclet est reçu à l’Académie de Marseille. Auteur de nombreux travaux en thermodynamique, il fut l’un des fondateurs de l’École centrale de Paris.
–1820 – 20 mars – Lors d’une séance publique de la Société de Bienfaisance, le préfet de Villeneuve-Bargemon annonce la très prochaine fondation d’une Caisse d’épargne à Marseille.
–1871 – 20 mars : ADOLPHE THIERS ET L’ASSEMBLÉE NATIONALE S’INSTALLENT A VERSAILLES.
–1875 – 20 mars : L’AUTORISATION DE CALER DES MADRAGUES SUR LE LITTORAL DES QUARTIERS DE TOULON, LA SEYNE, SAINT-TROPEZ, ANTIBES, POURRAIT ÊTRE ACCORDEE – A la demande du Préfet du Var, par une lettre du 20 mars 1875 au Préfet du Var, le Commissaire Général de la Marine, en réponse à une demande d’autorisation du rétablissement des madragues pour cause d’alimentation publique, l’informe qu’il a décidé que l’autorisation de caler des madragues sur le littoral des quartiers de Toulon, La Seyne, Saint-Tropez, Antibes, pourrait être accordée. Il ajoute qu’il demeure entendu que les détenteurs de madragues devront se conformer aux prescriptions en usage… De plus, ils ne pourront caler leurs madragues que pendant une partie de l’année… afin de ne pas nuire aux espèces sédentaires. (…) (En suite de quoi,) un décret du ministre de la Marine, en date du 23 mars 1875, rétablit les madragues. Cependant, à partir de cette époque, les thons s’écartant chaque année davantage du rivage et de leurs nouvelles routes migratoires entraîneront un déficit financier des derniers exploitants français et l’abandon définitif des madragues dont on ne retrouve plus trace en métropole après la 1ère guerre mondiale (selon Farrugiol 1979, IFREMER, Sète cité dans Patania L., Guillaume J., 2002, p. 56, puis 75).
AJELLO’s SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Sainte Philomène, port d’armement Toulon, port d’Embarquement Saint-Mandrier, genre de navigation pêcheur professionnel. Signature de l’administrateur : Pourquier (Archives familiales)
–1897 – 20 mars –, n° d’armement 92, date de l’embarquement 20 mars 1897.
–1898 – 20 mars – n° d’armement 89, date de l’embarquement 20 mars 1898.
–1899 – 20 mars – n° d’armement 80, date de l’embarquement 20 mars 1899.
–1900 – 20 mars – n° d’armement 80, date de l’embarquement 20 mars 1900.

–1902 – 20 mars : ARMEMENT DEFINITIF DU CROISEUR CUIRASSE « MONTCALM », classe Gueydon, dérivé de la Jeanne-d’Arc, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (qualifié de croiseur rapide) (Louis Baudoin, 1965). Cette année-là, il accompagne le Président de la République, Emile Loubet en Russie.
–1903 – 20 mars : SALON DES INDEPENDANTS – A Paris, Henri Matisse, André Derain et Maurice de Vlaminck exposent leurs toiles au Salon des indépendants.
–1906 – 20 mars : TREMBLEMENT DE TERRE EN SICILE – Un tremblement de terre et une éruption volcanique dévastent l’île d’Ustica, au nord de Palerme.
–1909 – 20 mars : RUGBY FRANCE – IRLANDE – A Dublin, l’équipe de France de rugby gagne son premier match contre l’Irlande.
–1914 – 20 mars : Le tremblement de terre de Akita (Japon) fait 83 morts.
–1915 – 20 mars : L’offensive française en Champagne est un échec malgré l’emploi par l’artillerie de la technique du feu roulant.
–1916 – 20 mars : Le ravitaillement devenant difficile, les première cartes de rationnement apparaissent en Allemagne.
–1917 – 20 mars : A Londres, le rapport d’enquête parlementaire sur la débâcle des Dardanelles lave Winston Churchill des plus graves accusations qui faisaient reposer la responsabilité de cet échec sur ses seules épaules..
–1918 – 20 mars : L’AUTRICHE TENTE UNE PAIX SEPAREE – Le gouvernement autrichien veut ouvrir des pourparlers avec les Etats-Unis et examiner la possibilité d’une paix séparée. Pour les Américains, les conditions sont très claires : la souveraineté rétablie en Serbie et au Monténégro et, de fait, la reconnaissance du principe des Etats nationaux. Tous les peuples non autrichiens de l’Empire doivent devenir autonomes. L’Empereur Charles 1er n’est cependant pas disposé à conclure une paix séparée. Toutefois, un courant antiallemand se développe dans la population autrichienne, ce qui fait écrire à un ministre allemand : » les désordre règne en Autriche-Hongrie ».
–1921 – 20 mars : MARSEILLE – inauguration de l’hôpital Saint-Joseph, près du rond-point du Prado, douzième œuvre de l’abbé Jean-Baptiste Fouque (1851-1926, béatifié en 2018), pouvant accueillir 80 malades et parfaitement équipé (Comité du Vieux Marseille).
–1922 – 20 mars : LES ETATS-UNIS LANCENT LE PORTE-AVIONS « LANGLEY » – Le lancement s’effectue à Norfolk (Virginie). Un nouveau système d’appontage a été mis au point : des câbles sont tendus en travers du pont pour être happés par des crochets fixés aux avions.
–1923 – 20 mars : MOYEN-ORIENT – La Grande-Bretagne réaffirme la validité de son mandat administratif sur la Transjordanie, qui s’était séparée de la Palestine en 1920, pour devenir un émirat indépendant.
–1925 – 20 mars : OURAGAN MEURTRIER AUX ETATS-UNIS – La presse informe que la veille un ouragan meurtrier s’est abattu sur les Etats-Unis et a dévasté les Etats de l’Illinois, d’Indiana et du Missouri. Des incendies se sont déclarés un peu partout. Un grand nombre de blessés ne pouvant s’enfuir ont brûlé vifs. Beaucoup d’enfants ont péri dans les écoles. On dénombre plus de 2000 morts et 6000 blessés. 20 villes auraient été détruites.
–1928 – 20 mars – PREMIERE LIAISON TELEPHONIQUE PARIS-ALGER.
–1929 – 20 mars – TRAITE D’ALLIANCE ENTRE LES ETATS-UNIS ET LA BELGIQUE. Traité vite oublié par les USA en 1940, lorsque la Belgique sera envahie par l’Allemagne.
–1932 – 20 mars – LE DIRIGEABLE ALLEMAND « GRAF ZEPPELIN » INAUGURE SA PREMIERE LIAISON REGULIERE AVEC L’AMERIQUE DU SUD.
–1933 – 20 mars :
1. PREMIER CAMP DE CONCENTRATION EN ALLEMAGNE – Avant même leurs lois sur les pleins pouvoirs, les nazis avaient commencé leur « normalisation » et l’élimination de leurs adversaires. Ainsi la grande vague d’arrestation, commencée en fin février, se poursuit, visant les communistes, mais aussi les fonctionnaires membres du parti social-démocrate ou encore de la Bannière du Reich. Le nombre des prisonniers augmentant, les prisons sont débordées et l’on évoque la possibilité d’installer de nouveaux lieux de détention. Le commissaire nazi à la police de Munich, Heinrich Himmler, a créé près de Dachau, dans les locaux désaffectés d’une usine à poudre, le premier camp de concentration. La situation étant la même en Prusse où l’on compte 15 000 arrestations en mars, ce sont donc trois camps qui ont ouvert près de Berlin.
2. CREATION D’UN SERVICE RAPIDE PAR MER RELIANT SAINT-MANDRIER A TOULON –Au moment où Saint-Mandrier est relié par voie de terre en moins de quinze minutes à La Seyne et trente-cinq minutes à Toulon, et ce, successivement toutes les demi-heures, on crée un service rapide par mer qui ne mettra guère plus d’un quart d’heure pour atteindre Toulon. C’est le trajet par vedette qui a déjà recueilli maintes approbations et dont la ligne est exploitée depuis le 20 mars, par le bateau Le Rayon Vert tout neuf et très confortable (Gisèle Argensse, 1989, p. 195).
–1934 – 20 mars : PREMIERS ESSAIS A KIEL DU RADAR MIS AU POINT EN 1933, EN ALLEMAGNE, PAR RUDOLF KÜHNOLD.
–1939 – 20 mars : A BERLIN VASTE AUTODAFE DE 1000 PEINTURES ET 3000 AQUARELLES, DESSINS ET GRAVURES.
–1940 – 20 mars : Le procès de 44 députés communistes se déroule à Paris à huis clos. Les prévenus, sont accusés d’avoir voulu reconstituer leur partir dissous le 26 septembre dernier, d’avoir publié et distribué une lettre adressée à Edouard Herriot, président de la chambre des Députés, préconisant une paix sous les auspices de l’Union soviétique ; et, enfin, d’avoir fait de la propagande pour les mots d’ordre de la troisième Internationale. Le 3 avril, ils seront condamnés à des peines allant de 3 à 5 ans de prison, à une lourde amende et, pour certains, à la privation des civils et civiques. Neuf d’entre eux, parmi lesquels Maurice Thorez, sont en fuite. Les communistes arrêtés seront internés dans un camp désigné par l’autorité militaire.
–1943 – du 1er au 20 mars : ÉPHÉMÉRIDES RÉTROSPECTIVES – Les changements qui se font jour dans les relations internationales provoquent des réactions assez surprenantes.
1. IL FAUT DIRE “ANGLO-AMÉRICAINE” ET NON “ANGLO-SAXONS” – Ainsi, la censure allemande installée maintenant en zone occupée, doublant ainsi la censure vichyssoise toujours en place, rappelle, le 2 mars “Qu’il faut dire “anglo-américaine” et non “anglo-saxons”. Les formules “russes” ou “rouges” doivent être remplacées par “soviets” et “bolcheviques”. On ne doit pas dire “Outre-Rhin” mais “Allemagne”. On ne doit pas dire “Hitler” mais “le Führer”.
2. “LES ARMÉES ROUGES POUSSERAIENT DEVANT ELLES UNE VAGUE EMPOISONNÉE D’INSURRECTION ET D’ANARCHIE” – Le 3 mars, évoquant un avenir qui lui paraît sombre après la défaite de Stalingrad, et utilisant la ficelle du terrorisme, le Colonel de La Rocque, fondateur des Croix de Feu, écrit dans le “Petit Journal” : “Tel qui assimile le succès final de sa cause au succès final du bolchevisme prépare l’installation de son coffre-fort dans une caverne de brigands…” Faisant écho au colonel de La Rocque qui s’exclame dans le même article :”Les armées rouges (NDLR : au lieu de soviétiques) envahissant l’Europe centrale pousseraient devant elles une vague empoisonnée d’insurrection et d’anarchie”, le vice-président des Etats-Unis, Edgar Wallace déclare le 8 mars dans un discours : “Un nouveau conflit ne tardera pas à se préparer si on ne règle pas le problème de la coexistence du marxisme et de la démocratie en train de s’adapter aux nécessités du siècle.” Le fait est que, depuis le 7 mars, Staline s’est promu ipso facto maréchal de l’Union soviétique et dirige personnellement le combat à l’Est. Afin de donner du cœur au ventre des amis de l’Allemagne et de ses alliés, le Petit Journal écrivait bien, le 16 février, que “La supériorité stratégique de la Wehrmacht (NDLR : armée de terre allemande) déjoue les attaques désordonnées des rouges (NDLR : des soviétiques) par l’évacuation de Rostov et de Vorochilovgrad, procédant ainsi à un raccourcissement rationnel du front.” Apprécions le “rationnellement” alors qu’il s’agit d’un recul qui ne prendra fin qu’à Berlin.
Les humoristes prennent aussi le train en marche, tel celui-ci qui, dans le Petit Parisien du 27 janvier, dessine un élève répondant à la question de son professeur de français : “quel est l’auteur du “Cimetière marin”? – Les sous-marins allemands, m’sieur !”.
3. “HISTOIRE D’UNE FAMILLE DU PEUPLE OÙ MANQUE L’AUTORITÉ PATERNELLE” – L’écrivain Jabouley, couronné par l’académie française en 1943 pour son roman “Sens dessous” au sujet duquel le journal “La Croix”, écrit : “histoire d’une famille du peuple où manque l’autorité paternelle (NDLR : on peut supposer que le père est prisonnier de guerre en Allemagne) et où la mère, trop faible et parfois oublieuse de ses devoirs (NDLR : femmes de France, honte à vous), laisse la bride sur le coup des enfants chez qui se développent avec une effrayante rapidité les instincts les plus mauvais (NDLR : appelés au STO, ils fileront rejoindre le maquis, ou entreront en résistance individuelle. Heureusement) La grand-mère, à force de bon sens, de prières et de courage, parvint à mettre tout en ordre dans la maison.(NDLR : démarquage obligé du maréchal Pétain mettant de l’ordre dans le pays et des évêques catholiques appelant leurs ouailles à écouter le père de la Patrie”.
4. MORT DE MAX JACOB ET GREVES A TURIN ET MILAN – En attendant, le 5 mars, un autre écrivain, le poète pénitent Max Jacob meurt au camp de concentration de Drancy tandis que des grèves se déclenchent le même jour à Turin (100 000 ouvriers) et à Milan (130 000 ouvriers).
5. Face à ces chamboulements sur l’échiquier international, il faut bien évidemment serrer les boulons d’un édifice qui menace de s’écrouler si l’on n’y prend pas garde. Aussi, le Matin du 6 février, afin de redonner corps aux pays alliés de l’Allemagne, annonce-t-il “L’Europe résiste au blocus” ajoutant toutefois en intertitre : “Seules les armes décideront”. Le pôvre, il faut bien prévoir non ?
–1944 – 20 mars : OFFENSIVE DE LA MILICE CONTRE LES MAQUISARDS DU PLATEAU DES GLIERES, EN HAUTE-SAVOIE – Le 23, les Allemands prendront les opérations en main. 2000 soldats seront engagés dans l’opération. Sur les 467 maquisards des Glières, 155 auront été tués, 30 portés disparus et 160 faits prisonniers.
–1945 – 20 mars : ACCORD FINANCIER FRANCO-BELGE. La Banque de France et la Banque nationale de Belgique viennent de signer, à Paris, un accord fixant les opérations de transferts financiers entre les deux pays sur la base suivante : 100 francs belges égalent 88,30 francs français. Cet accord concerne aussi le Luxembourg.
–1956 – 2 et 20 mars : INDEPENDANCES DU MAROC ET DE LA TUNISIE (Jean-Charles Volkmann, 2003).

–1965 – 20 mars : POUPEE DE CIRE,POUPEE DE SON (France Gall) – Pour l’édition de 1965 du concours Eurovision de la chanson qui fête son dixième anniversaire, dix-huit pays sont réunis à Naples. Le Luxembourg a décidé de présenter la jeune France Gall, qui doit interpréter une chanson de Serge Gainsbourg intitulée «Poupée de cire, poupée de son». Agée de 17 ans, France Gall a rencontré quelques mois auparavant un succès planétaire avec son titre «Sacré Charlemagne», qui s’est vendu à plus de 2 millions d’exemplaires. Lors des répétitions, un incident survient entre Gainsbourg et les musiciens de l’orchestre, qui le sifflent, comparant sa chanson au hennissement d’un cheval. Le 20 mars, France Gall monte sur scène et interprète la chanson de Gainsbourg devant 150 millions de téléspectateurs. Avec 32 points, elle remporte le grand prix de l’Eurovision devant Kathy Kirby, qui concourait pour la Grande-Bretagne, et Guy Mardel, le candidat de la France. Grâce à cette victoire, elle vend des millions d’exemplaires de « Poupée de cire, poupée de son », qu’elle enregistre également en japonais, en italien et en allemand.
–1977 – 13 et 20 mars : ELECTIONS MUNICIPALES : A Saint-Mandrier, M. Max Juvenal, « Liste d’Union et d’Intérêt Locaux », maire depuis 1970 est réélu pour un second mandat (Gisèle Argensse, 1989, p. 241 et 2000, p. 106). Dans le même temps Jacques Chirac est élu maire de Paris.
–1996 – 20 mars : MISE EN SERVICE DE LA VEDETTE D’INTERVENTION POUR PLONGEURS DEMINEURS AJONC (Y 795) ou Vedette support de plongeurs, affecté à l’Ecole de plongée à Saint-Mandrier. Le 14 février 1997, elle est nommée Ajonc
–2016 – 20 mars :
1. LA 18e EDITION DU RENDEZ-VOUS DE POESIE se déroula dans toute la France jusqu’au 20 mars, avec le comédien Michael Lonsdale en parrain. Cette année-là, le festival était dédié à la poésie du 20e siècle. A cette occasion, l’an passé, me vint l’idée de vous livrer un extrait d’un poème de Paul Eluard intitulé « Le Phénix » :
« Je suis le dernier sur ta route
Le dernier printemps la dernière neige
Le dernier combat pour ne pas mourir
(…)
Le ciel est clair la terre est sombre
Mais la fumée s’en va au ciel
Le ciel a perdu tous ses feux
La flamme est restée sur la terre.
(…)
Elle dissipe la buée de notre hiver.
(…)
Tout à la couleur de l’aurore. »
2. NOUVELLES BREVES : HUFFINGTON POST DU 20 MARS 2016 :
– Salah Abdeslam est sorti de l’hôpital, il est entendu par la justice belge
3. Intervention musclée de la police à la fac de Tolbiac à Paris, mobilisée contre la loi travail : « Des gens se sont fait matraquer, il y avait du sang », déclare une étudiante.
Illustration : anémone oeing de Flydubai fait 62 morts dans le sud de la Russie.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE. Et Toc !!!
Lors de fouilles du sous-sol russe jusqu’à 100 mètres de profondeur, les archéologues russes ont trouvé des bouts de fil de cuivre qui dataient d’environ 1000 ans. Les Russes ont déclaré partout que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 1000 ans d’un réseau de téléphone en fil de cuivre.
Les Américains se sont mis alors à fouiller leur sous-sol jusqu’à 200 mètres de profondeur. Ils ont trouvé des restes de fibre de verre datant d’environ 2000 ans. Les Américains en ont conclu que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 2000 ans d’un réseau de fibre de verre numérique. Et cela, bien avant les Russes.
Huit jours plus tard en Bretagne, à Lannion, on a publié le communiqué suivant : « Lors de fouilles dans le sous-sol de la plage de Perros-Guirec, jusqu’à 500 mètres de profondeur, les scientifiques bretons n’ont rien trouvé. Ils en ont conclu que les Anciens Bretons disposaient déjà il y a 5000 ans d’un réseau Wifi ».

Je n’irai pas plus avant aujourd’hui et vous souhaite un excellent début de printemps, mais à partir de 22 h 24 mn 24 s.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !
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