ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 18 MARS 2023, 12e ANNÉE (3768)

ILLUSTRATION : Eugène de Barberiis – Les hauteurs de Sanary.
QUESTION DU JOUR : Les Croix de bois, Partir…, Le cabaret de la belle femme, … autant de romans qui ont été écrits par

Céline ?
Roland Dorgelès ?
Henri Barbusse ?
Louis Barthas ?
REPONSE A LA QUESTION DU 17 MARS : après la défaite de Pavie en 1525, où François Premier, roi de France, fut-il retenu prisonnier par les Espagnols ? R. Les Espagnols le retenaient prisonnier à Madrid

FÊTES : En ce 28e jour du mois de ventôse, jour de la capillaire dans le calendrier républicain, nous fêtons les Cyrille, Ciryl, Cyril, Cyrile, Cyrill, Cyriel, Cyriele, Cyrielle, Cyrilla, Cyrillia, nom porté depuis 1900 par 1310 personnes et prénom par 36800 dont près de 34 000 vivent encore aujourd’hui avec un âge moyen de 44 ans. Le prénom fut populaire dans les années 1970.
Rappelons que Cyrille, mot d’origine grecque signifiant « seigneur » fut évêque de Jérusalem de 350 et 386 et qu’il est reconnu comme l’un des Pères de l’Eglise.
Plus tard, au IXe s., deux moines, Méthode et son frère Constantin (qui recevra sur son lit de mort l’habit monastique sous le nom de Cyrille) sont envoyés en mission par le patriarche de Constantinople, tout d’abord chez les Khazars, peuple venu de l’Asie lointaine et qui ont adhéré au judaïsme. Puis ils sont envoyés en Moravie où les Allemands s’installaient en maîtres. Pour évangéliser les peuples slaves, Cyrille crée un alphabet adapté à leur langue. Les Églises qui utilisent le slavon se remplissent et les autres se vident. Ce n’est pas l’actuel alphabet cyrillique qu’un autre religieux bulgare adaptera en se mettant sous le patronyme du célèbre moine. Cyrille traduit les textes bibliques et liturgiques. Mais ils sont très vite attaqués par des clercs germaniques qui leur reprochent de brader les textes sacrés et d’y mettre des germes d’hérésies en utilisant une langue vulgaire. Le Pape Hadrien II les soutient. C’est d’ailleurs à Rome que meurt Cyrille en 869. Son corps fut rapatrié à Salonique en 1976, en signe de la volonté de communion entre l’Église latine et les Églises orientales. Méthode va reprendre le flambeau. Moins brillant que Cyrille, mais d’une persévérance à toute épreuve, il enracine et fait fructifier, au milieu des tribulations, l’œuvre évangélisatrice de son frère. Dénoncé comme hérétique par ses adversaires, il sera mis en prison pendant deux ans par les Allemands. Lui aussi aura la confiance des papes qui l’ont nommé évêque de Moravie et Pannonie. Ils sont ainsi tous deux témoins de l’Église indivise dans la pluralité des rites et des langues, fidèles au pape comme au patriarche de Constantinople dont ils étaient les fils.
DICTONS :
« A la saint Cyrille, une fleur blanche pour mille. »
« En mars, quand le merle a sifflé, l’hiver s’en est allé. »
LOCUTION PROVENCALE : « lo cors », « lou cours », voire « lou cous » (le cours, le boulevard) – toute ville de Provence a son cours planté de platanes, orné de cafés et autres vitrines de magasins. On va promener sur le « cours » ; à cinq heures, sur le cours (prononcer le « s » final). A Marseille, le « cours », c’est le cours Belzunce ; à Aix c’est le « cours » Mirabeau ; à Toulon, le « cours » Lafayette ; à La Seyne, le « cours » Louis Blanc.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : Pierre Vidal-Naquet – Le tragique au miroir de la modernité : le Mythe à l’épreuve de la cité, dans « Les tragiques grecs », Revue Europe n°837-835, 1999, p. 42-69.
PENSÉE : La différence entre le politicien et l’homme d’Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération. » (James Freeman Clarke).

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
-180e livraison : AUTOUR DE LA PLAINE (suite)
(suite) La belle-sœur et héritière de Thiers, mademoiselle Dosne, légua la maison de la rue des Petits-Pères à l’Académie de Marseille, qui y a établi son siège depuis 1902.
Une tradition place le berceau de l’Académie de Marseille au milieu des fleurs, dans les bosquets d’une « bastide ». En 1720, un certain nombre de savants et de beaux esprits, délaissant Marseille ravagée par la peste, se seraient réunis aux environs de la ville, à l’abri du fléau, tout comme les couples du « Décameron », sur la colline de Fiesole, pendant la peste de Florence. Il ne faut point leur jeter la pierre ; l’honneur n’était pas engagé, autrefois, dans la lutte contre les épidémies. Montaigne quitte Bordeaux, dont il était maire, au moment où cette cité est atteinte d’une épidémie. Saint Charles-Borromée et Mgr de Belsunce sont d’héroïques exceptions.
Nos lettrés marseillais auraient trouvé tant de charme à ces réunions qu’ils les auraient renouvelées par la suite, non plus par crainte du fléau, mais pour la seule satisfaction de leurs esprits et avec l’idée de leur donner des assises régulières, académiques. La bastide, surnommée le « Jardin Riant », dans laquelle avaient lieu les réunions, appartenait à l’abbé de Porrade ; elle était située au quartier du Rodier, entre Saint-Pierre et Saint-Loup.
(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES :
–1457 – 18 mars : Deydier Olivier quitte Toulon pour être soldat (De Ribbe, 1898, p. 80) – (Les conditions de vie à Toulon sont telles que )des trois fils de Geoffroy Deidier, Johan, Olivier, et Guigues, le premier à quitter la ville fut Olivier, en 1457, en se faisant soldat. Il testa le 18 mars 1457 avant de s’embarquer, et mourut à Gênes le 18 juillet 1458.
–1459 – 18 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Montagne des Estrech, Montagne des Estreilla (registre aux archives de l’Evêché). Tourrette Saint-Marcel, colline entre la Valentine et les Caillols, commune de Marseille. Première mention : Als Stres, 28 novembre 1399 (charte aux archives municipales).
–1460 – 18 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Laureguier, 18 mars 1460 (registre aux archives de l’Evêché). Laudiguier lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel. Première mention : Laudiguier, 20 mars 1453 (registre aux archives de l’Evêché).
–1494 – 18 mars : Charles VIII devient roi de Sicile et de Jérusalem – Roi de Naples à compter du 13 mars, les documents officiels de Provence et d’Italie désignent Charles VIII, père du futur François Premier, comme Roi de Sicile et de Jérusalem, à partir du 18 mars 1494 (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 432).
–1506 – 18 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Las Arenas (acte aux archives de l’Evêché). Camp d’Arène lieu-dit, communede Marseille, quartier de Saint- Marcel, près le pont de la Barasse. Le nom actuel de Camp d’Arène vient de Pierre d’Arène qui reconnaît à l’Evêché de Marseille une terre audit lieu, le 25 mars 1516 (registre n” 61 des archives de l’Evêché). Par déformation, le nom deviendra Camp d’Aren, au cadastre de 1790.
–1586 – 18 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Collombier – colline, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près de la Millière (registre aux archives de l’Evêché).
–1613 – 18 mars : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Les Plantiers (acte aux archives de l’Evêché). Le Plantier – lieu-dit, commune d’Aubagne, sur le chemin de Toulon. Première mention : Planterium, 23 mai 1314 (acte aux archives de l’Evêché).

–1638 – 18 mars : LOGES OU GARDETTES FAITES A LA COTE DE LA MER : Les turcs continuant leur course à la cote de Provence et singulièrement à celle de Six-Fours, les consuls dudit lieu, pour se garantir de leur ravage et donner un meilleur moyen de faire la garde avec moins d’incommodité, par acte reçu par Maître Lieutaud, notaire, le 18 mars 1638, aurait donné à prix fait, à Jacques Jougla et Honoré Beaussier, maçons, de faire quatre loges pour y faire la garde aux avenues de la mer, de 10 pans de long, huit de large et neuf de hauteur, chacune crottées (voûtées) par-dessus et aplanies de mortier, avec leurs portes. Savoir : la première au Passage (auj. Les Sablettes), la seconde à Fabregat, la troisième à la Gardiolle et la quatrième à Camegie. Et parce que ceux qui étaient commandés pour faire la garde au rivage de la mer, lors qu’ils découvriront quelques bâtiments de mer qui leur paraissait suspect, ils en donnaient le signal à un garde qu’on mettait vers la chapelle Saint Roc, par un feu qu’il allumait. Et pour lors, le garde qui était vers ladite chapelle, qui est hors des murs et proche dudit Six-Fours, en donnait avis à tous les habitants du terroir en faisant battre le tambour. Et comme audit endroit de St Roc, n’y avait point de loge pour mettre à l’abri le gardien, lors que du mauvais temps et des pluies, en l’année 1556, fut fait aux frais de la communauté, la halle qui est devant ladite chapelle, pour servir de loge au gardien, lors du vent et pluie (Jean Denans, 1713).
–1771 – 18 mars : ABBAYE DE BOSCODON – Suite au décès de l’Abbé d’Amat, de Leyssin nomme son frère Joseph comme abbé de Boscodon (Roger Cézanne, 2017).
–1781 – 18 mars : Mort de Anne Robert Jacques Turgot, homme politique et économiste. Souvent appelé Turgot, il était né à Paris, le 10 mai 1727. Il mourut d’ailleurs. C’était un homme politique et un économiste français qui essaya de mettre en place sous le régime monarchique une politique de la raison et de libéralisme économique. Il supprima les frontières intérieures du royaume de France, les maîtrises et les jurandes afin d’établir une liberté de commerce et d’industrie.
–1789 – 18 mars : la noblesse du Berry décidé que son cahier de doléances sera fondu dans celui du Tiers Etat – Les élections aux États Généraux provoquent un désir des ordres privilégiés de rallier le Tiers Etat. Sans pour autant que leur but soit toujours clair… Ainsi, la noblesse du Berry a décidé que son cahier de doléances serait fondu dans celui du Tiers Etat (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 18 MARS).
–1792 – 18 mars :
1. élection des officiers, sergents et caporaux de la garde nationale – Le dimanche 18 mars, se déroule, au Beausset, l’élection des officiers, sergents et caporaux de la garde nationale. L’élection se passe « dans le plus grand ordre » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française ).
2. Les femmes de Toulon organisent, pour elles, un banquet qui est dévoré par les hommes pendant qu’elles défilent dans les rues (F.T., 2020).
–1793 – 18 mars : Défaite française de Neerwinden. La Belgique est envahie (Jean-Charles Volkmann, 1997). Le général Dumouriez chassé de de Belgique, on était loin de Valmy, de Jemmapes et de l’hiver conquérant de 1792. La trahison s’en mêlera car Dumouriez passera à l’ennemi, cependant qu’à l’Est la rive gauche du Rhin sera perdue, de précieuses troupes françaises s’enfermant dans Mayence (H ? Ribot).
–1794 – 18 mars (28 ventôse An II) :
1. Arrestation de CHAUMETTE, procureur de la commune de Paris (Jean Mayet).
2. Un nouveau secours fut demandé par Sanary.
–1796 – 18 mars : LES MANDATS TERRITORIAUX REMPLACEMENT LES ASSIGNATS, AVEC LE MÊME RESULTAT – Création des mandats territoriaux de cinq cents, deux cent cinquante, cent et vingt-cinq francs (Jean-Charles Volkmann, 1997). L’assignat ayant disparu, le Directoire tente de lancer un nom nouveau, le mandat, en remplacement des assignats, mais il échoue comme pour l’assignat. En février 1797, le mandat ne vaut plus que 1 % de sa valeur monétaire initiale.
–1798 – 18 mars (28 Ventôse an VI) :
1. LA FUTURE ARMEE D’Italie SE MET EN ROUTE POUR TOULON – La division Meynard (1re de l’armée d’Italie), qui était rentrée d’Italie, fut mise en route sur Toulon ; à Lyon, cette division s’embarqua sur des barques et sur des chalands qui la transportèrent par le Rhône jusqu’à Avignon d’où elle devait gagner Toulon par les chemins les plus directs. C’est le général Lannes qui était chargé de s’en occuper. Ce fut vers le même moment qu’une commission, munie de tous pouvoirs, arriva dans le port de guerre du Midi ; elle précédait la propre venue du général en chef. Dans cette commission, on retrouvait le général d’artillerie Dommartin, blessé lors du combat d’Ollioules, en 1793 (Louis Baudoin, 1965, p. 407).
2. SUBTERFUGE QUANT AUX BUT DE L’EXPEDITION D’Italie : Pour donner le change aux espions ennemis sur le but de l’expédition, un arrêté du Directoire, du 31 mars 1798, diffuse la nouvelle que Bonaparte devait se rendre à Brest pour y prendre le commandement d’une armée en formation ayant pour objectif une descente en Irlande ou sur la côte sud de l’Angleterre (Louis Baudoin, 1965, p. 407-408).
–1799 – 18 mars : Loi réorganisant les tribunaux (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
–1806 – 18 mars : Loi prévoyant l’établissement d’un conseil des prud’hommes.
–1812 – 7 février :trois matelots prussiens déserteurs ont débarqué à Saint-Elme – 7 février 1812, rapport du sous-commissaire de la Marine, Monoyer, chargé du quartier de La Seyne, signalant que ledit jour, trois matelots prussiens déserteurs ont débarqué à Saint-Elme en provenance d’un bateau catalan capturé, dans les parages de Toulon, par les Anglais ; ces matelots ayant réussi à s’enfuir avec ce bateau et à aborder à notre côte. Dans un rapport du 18 mars, il est dit que ce navire leur sera laissé, ce bateau se trouvant au quartier de Saint-Elme, en dehors des Sablettes (Louis Baudoin, 1965, p. 440).
–1815 – 18 et 19 mars :

-NAPOLEON PAR NAPOLEON – « Avant de partir d’Auxerre, je fus rejoint par le maréchal Ney, prince de la Moskova. Ce maréchal avait fait arborer le drapeau tricolore dans tout son gouvernement. Je lui avais écrit de Lyon : « Mon cousin, mon major général vous expédie l’ordre de marche. Je ne doute pas qu’au moment où vous aurez appris mon arrivée à Lyon vous n’ayez fait reprendre à vos troupes le drapeau tricolore. Exécutez les ordres de Bertrand et venez me rejoindre à Chalon. Je vous recevrai comme le lendemain de la bataille de la Moskova ».
(à suivre).

–1839 – 18 mars : le Conseil de La Seyne ne peut accéder à la demande de Saint-Mandrier d’être doté d’une chapelle avec presbytère et cimetière – Faute de ressources financières, le Conseil de La Seyne ne peut accéder à la demande de Saint-Mandrier d’être doté d’une chapelle avec presbytère et cimetière. La chapelle de l’hôpital maritime était réservée aux malades, au personnel de l’Hôpital et même aux bagnards résidant dans cet hôpital, les gens Mandréens n’y avaient pas accès . Ils durent faire une pétition auprès du Maire de La Seyne pour avoir une église. Au cours de la séance du 18 mars 1839, Louis Balthazar Berny ; maire de La Seyne de 1832 à 1841, lit cette pétition au Conseil Municipal : « Les habitants de la presqu’île de Saint-Mandrier dépendante du territoire de cette ville réclamant avec instances dans leur quartier l’établissement d’une succursale avec presbytère et cimetière. Ils fondent leurs réclamations sur l’éloignement de cette presqu’île de La Seyne. Eloignement qui met souvent dans la nécessité de ne pouvoir transporter en temps opportun les cadavres au cimetière de cette commune, les prive des secours la religion et les expose à tous les inconvénients inhérents à la position de leur quartier surtout lorsque les vents du Nord et du Nord-Ouest soufflent avec violence. » D’après ces motifs qui lui paraissent fondés Monsieur le Maire engage le conseil à émettre son avis sur la demande des habitants de Saint-Mandrier. Cette pétition, d’après le chanoine Pourrière aurait été faite sur l’initiative d’un ancêtre de la famille Fliche, habitant le Pin Rolland. Considérant que la presqu’île de Saint-Mandrier se trouve distante d’environ 5 km et placée dans une position qui en rend les communications très difficiles et souvent impraticables) tant du côté de la terre que de celui de la mer, a été unanimement d’avis qu’il y avait nécessité urgente d’établir dans cette presqu’île une succursale avec annexe d’un presbytère et d’un cimetière. Mais tout en reconnaissant et appréciant les graves inconvénients que signalent les habitants de Saint-Mandrier le «sus dit conseil» se voit forcé avec regret de déclarer qu’il ne peut consentir à aucune espèce de sacrifices, soit pour l’établissement d’une chapelle, soit pour la construction d’un cimetière et d’un presbytère, les ressources financières de la commune étant engagées dans un long avenir (Gisèle Argensse, 1989, p. 63).
–1844 – 18 mars : Guillaume massiquot dépose le brevet du massicot (Jean Mayet).
–1856 – 18 mars : FIN DE La guerre de Crimée – La guerre de Crimée qui oppose la Russie à la France et à l’Angleterre au sujet de la résolution du problème des catholiques de Turquie et de la maîtrise des détroits par la Russie, s’achève le 18 mars 1856. Depuis le 25 février, un congrès de paix se réunit à Paris sous la présidence des Français pour débattre du traité de paix entre les trois puissances en guerre, traité qui sera signé le 30 mars, mais aussi des grands problèmes que pose l’ordre européen. Ce qui va permettre, entre autres, au Piémont qui s’était joint aux alliés contre la Russie, de poser la question de l’unité italienne. Pour ce qui nous concerne, cette guerre a joué un très grand rôle dans le développement de l’industrie maritime autour de la rade de Toulon, dans la création d’une base militaire importante autour de l’arsenal et au sein des murailles du port de guerre renouvelé et agrandi, dans la liaison par voie ferrée de Toulon avec Marseille, qui sera chose faite en 1859, et dans l’émergence d’un engouement pour la Méditerranée qui servira l’économie locale en développant, entre autres, le tourisme. C’est dans ce contexte qu’apparut l’une des personnalités les plus attachantes de cette époque, Marius Michel, l’un des purs produits de la campagne de Crimée.
La société Collas-Michel bâtit 111 phares à l’Empire Ottoman et disposés sur les côtes de la Mer Noire, de la mer de Marmara, de la mer Égée et de la Méditerranée orientale, daté entre 1856 et 1864. La guerre de Crimée cessant le 30 Mars 1856, l’urgence du projet ne se posait plus avec la même nécessité. Cependant le Sultan manifesta le désir de le reprendre. L’intelligence des affaires allait pousser le Directeur des phares et balises vers des entreprises audacieuses. Il lui apparut qu’une situation de fonctionnaire ne lui permettait pas de réaliser de grandes choses. Il décida de s’associer à un homme d’affaires spécialiste des problèmes maritimes, un armateur bordelais, du nom de Camille Collas. Une merveilleuse aventure allait commencer pour lui. La Société Collas-Michel se mit à l’ouvrage, fit des emprunts relativement importants et réalisa les premiers phares. Chaque navire qui entrait dans un port devait payer des taxes non négligeables. L’administration du Sultan n’encaissait rien, mais ne dépensait rien non plus. En quelques mois, les associés touchèrent d’importantes sommes qui permirent le remboursement des emprunts. La rentrée des capitaux s’accélérait avec la poursuite des travaux. Le nombre des phares construits passe de 15 à 27. Ces résultats grandement appréciés, le Sultan envisagea bientôt d’étendre le système de protection des côtes à tout son empire. Entre 1855 et 1864, 111 feux seront vendus à l’Empire Ottoman et disposés sur les côtes de la Mer Noire, de la mer de Marmara, de la mer Égée et de la Méditerranée orientale. Et lorsque les travaux du Canal de Suez entrèrent dans leur phase finale, et que le Pacha d’Egypte en accorda la concession à Ferdinand de Lesseps, la Société Michel et Collas dut fournir tous les feux nécessaires à la sécurité maritime des côtes d’Egypte et du canal.
–1869 – 18 mars : LA REINE DE PRUSSE VISITE LA REGION TOULONNAISE – La reine de Prusse fait un séjour dans la région toulonnaise avec une suite de dix-huit personnes. Elle visita l’arsenal, la rade, les bagnes, l’hôpital Saint-Mandrier et Tamaris non encore transformé par Michel Pacha (Gisèle Argensse , 1989, p. 58).
–1871 – 18 mars : LA COMMUNE DE PARIS OBLIGE THIERS A GAGNER VERSAILLES – A Montmartre, au matin, le peuple parisien s’oppose à la troupe venue chercher les canons, puis, rapidement, celle-ci fraternisera avec lui. Un peu partout dans Paris la population s’en prend aux représentants supposés du gouvernement, élève des barricades et fraternise avec la troupe. Deux généraux, Claude Martin Lecomte qui avait donné ordre de tirer sur la foule et Clément Thomas (responsable de massacres en juin 1848), seront fusillés rue des Rosiers (en partie rue du Chevalier-de-La-Barre actuelle). Ce sont donc avec ces deux dates, 17 et 18 mars, que débute l’insurrection. Thiers gagnera Versailles, où des fonctionnaires et environ 100 000 Parisiens, provenant surtout des quartiers chics de l’ouest parisien, l’y suivent.
–1874 – 18 mars : Sanary, Notre Dame de Pitié ex voto en souvenir de l’accident d’Emeric Nazaire survenu le 18 mars 1874 (cl. HR, 10-05-1999 n°06).
–1884 – 18 mars : SOIREE DE BIENFAISANCE AU CREUX SAINT-GEORGES – Au Creux Saint-Georges, une soirée de famille, « dansante et artistique» est donnée au profit des pauvres par quelques amis réunis le samedi soir au Café Peyret (Les Flots Bleus). Cette soirée a rapporté 17,10 F (Gisèle Argensse, 1989, p. 78).
–1887 – 18 mars : A NOUVEAU, ON REPARLE DU CIMETIERE DE SAINT-MANDRIER – En réponse à l’article 14 mars, le « Petit Var » publie la lettre suivante : « Monsieur le Rédacteur du Petit Var, les soussignés, habitants de Saint-Mandrier, ne peuvent que protester contre l’article inséré dans votre journal du 14 mars courant, concernant la création du nouveau cimetière. Il est probable que si celui ou ceux qui vous ont adressé cette correspondance avaient à porter sur leurs épaules les morts à leur dernière demeure, ils n’eussent pas prétendu qu’il fallait attendre l’arrivée du Maire pour trancher une question aussi pressante pour notre section. Ils prétendent que Melle Brocard a signé dans un moment d’hallucination ; mais qui nous prouve que ce moment d’hallucination n’a pas été celui où elle a signé la protestation ? Quoi qu’en puissent dire quelques protestataires dont quelques-uns n’ont pas même leur tombeau de famille à Saint-Mandrier, le terrain Brocard, est regardé, par la grande majorité, comme étant le plus propice, et nous estimons qu’une dépense de 10 à 12 000 F, que nécessitera la création de ce cimetière, sera en partie remboursée à la commune par les achats de concessions qui auront lieu dès la création. Quant à la création d’un groupe scolaire, nous savons que la Municipalité et le Conseil s’en occupent et nous les en félicitons. Le Conseil Municipal actuel nous a donné l’éclairage, a agrandi nos écoles et a voté le cimetière. Citez-nous en un autre qui en ait fait autant pour Saint-Mandrier, et alors nous nous inclinerons devant vos observations…» (Le « Petit Var » du 18 mars 1887).
–1907 – 18 mars : Marcelin-berthelot, chimiste, essayiste, historien des sciences, homme politique et académicien, nous a quittés.
–1912 – 18 mars : accident A BORD DU sous-MARIN « Giffard » (Q 77, type Pluviôse) ; perte du gouvernail de plongée tribord AV lors de l’exercice d’attaque de la 3e escadre. (…). Bâtiment jugé très fatigué dans l’ensemble.
–1915 – 18 mars : Echec de l’opération navale franco-britannique aux Dadanelles.
–1917 – 18 mars : l’allié russe va ou non poursuivre le combat au côté des Alliés ? – Malgré la censure, les Français apprennent l’abdication de Nicolas II, tsar de Russie, en faveur de son frère, le grand duc Michel qui abdique à son tour. On sait qu’un gouvernement provisoire Lvov-Milioukov a été mis en place le 15. La question que chacun se pose est de savoir si l’allié russe va ou non poursuivre le combat au côté des Alliés de la triple Entente.
–1918 – 18 mars : ACCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN “COULOMB” – Le Coulomb qui accompagnait le Verrier à Valona rentre à Brindisi avec un compresseur de Diesel hors service. Il gagnera Tarente pour carénage, le 25 mars.
–1920 – 18 mars : LA SITUATION EN ALLEMAGNE PREOCCUPE LA PRESSE INTERNATIONALE – Alors que la presse internationale fait état de la fin du putsch d’extrême-droite fomenté par Kapp en Allemagne, elle fait part de son inquiétude face à l’insurrection communiste qui s’est déclarée le 17 mars dans la Ruhr où les insurgés se sont emparés de Dortmund et de Essen. Jusqu’au 7 avril, les événements se précipiteront. Entre autres, la Reichwehr, l’embryon d’armée que la paix de Versailles a permis à l’Allemagne de conserver, intervient bien qu’elle n’ait pas le droit de pénétrer dans la Ruhr qui fait partie de la zone démilitarisée. L’Allemagne invoque pour cela le « cas de force majeure ». Essen sera repris le 9 avril.
–1921 – 18 mars : fin de la guerre entre la Pologne et la Russie soviétique – Par le traité de Riga qui marque la fin de la guerre entre la Pologne et la Russie soviétique, cette dernière doit céder une partie de la Biélorussie et de l’Ukraine. Rappelons que, depuis la veille, la Pologne s’est dotée d’une Constitution, démocratique et parlementaire, imitée de la Constitution française de 1875.
–1922 – 18 mars : RAPATRIEMENT DE MORTS DE LA GUERRE – Des soldats morts au combat arrivent par train à la gare de Toulon dans la nuit du 17 au 18. Le corps de Joseph Raspaud, gendre d’Alfred Lesquoy sera ramené à Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989; p. 175).
–1922 – 18 mars : En Inde, Gandhi est arrêté et condamné à six ans de prison.
–1927 – 16 mars :
Menace de Mussolini, à l’encontre des célibataires Italiens qui se refusent à repeupler l’Italie – Le Matin du 16 mars publie l’article suivant relatif à la menace que brandit le Duce, Benito Mussolini, à l’encontre des célibataires Italiens qui se refusent à repeupler l’Italie : « Le célibat est une des plus graves maladies sociales qui menacent le développement d’une nation … aux réfractaires du mariage, nous ferons ingurgiter une forte dose de médecine sous la forme d’une taxe prélevée jusqu’à ce qu’ils soient convaincus qu’il est plus économique de se choisir une compagne que de rester célibataire ». Nota : cette menace ne servira pas à grand-chose : le taux de natalité ne cessera pas de décroître sous l’ère fasciste (Le Matin du 16 mars 1927).
Au même moment, en Chine, la fraction radicale du Kuo-min-tang renforce sa position au bénéfice des communistes.
–1929 – 18 mars : manifestation estudiantine qui vient de se dérouler la veille en Espagne – La presse internationale rapporte la manifestation estudiantine qui vient de se dérouler la veille en Espagne contre la dictature de Primo de Rivera. Les universités de Barcelone et de Madrid sont fermées (Alain Rossel, 1984).
–1937 – 18 mars : Encyclique du pape Pie XI « Divini redemptoris », contre le communisme athée. Rappelons que trois jours auparavant, par l’encyclique « Mit brenneder Sorge », ce même pape condamnait le racisme national-socialiste.
–1939 – 18 mars : MESURES internationales françaises et britannique – Le gouvernement britannique rappelle son ambassadeur à Berlin. Le Sénat accorde les pleins pouvoirs en matière de défense à M. Daladier, président du Conseil, devant les périls extérieurs afin que la France soit rapidement mise en état de défense (Gisèle Argensse, 1989, p. 207).
–1941 – 18 mars : MISE EN PLACE DE L’INVASION DE LA ZONE SUD DE LA FRANCE (AVEC PRISE DE LA BASE NAVALE DE TOULON) – Conférence navale de l’OKW ; Hitler à Raeder : Confirmation de la mise en place de l’opération Attila, suivie de l’étude détaillée de l’opération, (Antier Jean-Jacques, 1972)
–1942 – 18 mars : PRESSE CATHOLIQUE ET MAISONS DE TOLERANCE – Le journal catholique « La Croix » publie une note de protestation sur le nouveau régime fiscal des maisons de tolérance (Alain Rossel, 1985).
-1943 – 18 mars : Espagne – le général Franco déclare « Notre attention doit rester fixée sur le terrifiant danger communiste»” – Alors que le gouvernement provisoire de la France vient de rétablir la légalité républicaine et d’abroger la législation de Vichy en Afrique du Nord, le même jour, à MADRID, lors de l’OUVERTURE SOLENNELLE DES CORTÉS, le général Franco déclare « Notre attention doit rester fixée sur le terrifiant danger communiste»”. L’article publié en France dans PARIS-SOIR du 19 MARS 1943 rend compte de cette cérémonie qui a le mérite d’être on ne peut plus claire quant aux objectifs du pouvoir franquiste : Hier après-midi a vu lieu à Madrid l’ouverture solennelle des Cortès. Au cours de la cérémonie, le général Franco a prononcé un discours dans lequel il a déclaré notamment “Après une longue série de travaux et de sacrifices, nous commençons aujourd’hui, en inaugurant les Cortès, une phase décisive du nouvel ordre. Deux cents ans de décadence politique ont donné naissance chez notre peuple à un complexe d’infériorité. Le dilemme qui se posait à nous était le suivant : renaître ou mourir. Cela ne doit laisser personne indifférent. Nous ne bâtissons pas en nous appuyant seulement sur la valeur morale des dirigeants, mais aussi sur notre foi en la grandeur de notre œuvre. Nous voulons la liberté, mais aussi l’ordre. Personne ne pourra blasphémer, personne ne pourra se dresser contre la patrie ou l’ordre social. Dieu, Patrie et Justice, est le principe sur lequel se fonde notre mouvement. Notre attention doit rester fixée sur le danger terrifiant que constitue le communisme soviétique. le danger principal ne réside pas dans la forme de l’armée russe, mais dans le déchaînement de la révolution mondiale. Les armées soviétiques n’ont pas besoin de franchir les frontières des autres nations pour répandre sur elles le malheur et la mort. L’Europe a des problèmes beaucoup plus importants et beaucoup plus vastes à résoudre que ceux sur lesquels bien des gens se cassent aujourd’hui la tête. La présence de l’Union soviétique aux côtés de l’un des partis a pour conséquence que cette lutte est une lutte à mort. La guerre peut apporter encore bien des surprises. Je vous présente cet aperçu de la situation internationale pour vous donner une idée des devoirs et des obligations que les Espagnols ont envers leur pays pour que vous ayez une vue juste de la situation et que vous puissiez aider le monde si jamais vient un moment où il sera de nouveau permis d‘espérer. » (Paris-Soir du 19 mars 1943).
-1948 – 18 mars : PACTE D’ASSISTANCE MUTUELLE DE CINQ PAYS EUROPEENS – Signature à Bruxelles d’un pacte d’assistance mutuelle entre la France, la Grande-Bretagne et les trois pays du Benelux pour une période de cinquante ans.
-1950 – 18 mars : RENE CLAIR – Sortie sur les écrans parisiens du film de René Clair, « La Beauté du diable ».
-1952 – 18 mars : LA POLICE INTERVIENT CONTRE DES GREVISTES EN SEINE-ET-MARNE – En France, la police intervient contre les ouvriers grévistes de la fonderie Delattre (Seine-et-Marne) qui séquestrent leur directeur depuis 5 semaines.
-1954 – 18 mars : Remous à l’Académie française lors de l’élection du duc de Lévis-Mirepoix au fauteuil de Charles Maurras.
–1955 – 18 mars : IMRE NAGY EST DESTITUE EN HONGRIE – En Hongrie, le comité central du Parti communiste démet Imre Nagy de ses fonctions et le remplace par Andreas Hegedus.
–1959 – 18 mars : REPRESSION CHINOISE AU TIBET– La presse fait état de l’écrasement en cours depuis le 17 de la rébellion anticommuniste tibétaine par l’armée chinoise. Cette opération sera terminée le 23.
–1962 – 18 mars :
1. Signature des accords d’Evian qui mettent un terme à la guerre d’Algérie.
2. 164 morts à Alger dans la première quinzaine de mars– Le bilan de la vague terroriste qui s’est abattue à Alger entre le 1er et le 15 mars s’établit à 164 morts et 279 blessés, essentiellement musulmans (Le Figaro).

–1961 – 18 mars : L’abbé Galli, curé de Sanary, est reçu par le pape Jean XXIII (coll. HR).
–1967 – 18 mars : naufrage du pétrolier géant « Torrey-Canyon » – Iles Serlingues, au large de la Cornouaille : naufrage du pétrolier géant « Torrey-Canyon » (Le Figaro).
–1968 – 18 mars : Cambodge, Norodom Sihanouk démis de ses fonctions – Au Cambodge, le prince Norodom Sihanouk est démis de ses fonctions de chef d’Etat (Le Figaro).
–1973 – 18 mars : Décès de Roland Dorgelès, journaliste et écrivain français. Membre de l’Académie Goncourt depuis 1929, puis président à partir de 1954, doyen d’âge et d’ancienneté (Le Figaro). Dans notre bibliothèque : Les Croix de bois, Albin Michel, 1919 (Prix Fémina-Vie Heureuse, 1919) ; Partir…, Albin Michel, 1926 ; Le cabaret de la belle femme, Albin Michel, 1928 (original) avec rééd. Le Livre de Poche relié, 1956 ; La caravane sans Chameaux, Albin Michel, 1928.
–1974 – 18 mars : TROIS PARTIS INTERDITS DE CAMPAGNE ELECTORALE AU POTUGAL – Au Portugal, trois partis (un d’extrême-droite, deux d’extrême-gauche) sont suspendus et interdits de campagne électorale pour les prochaines élections législatrices.
–1976 – 17 mars : Mort du metteur en scène italien Luchino Visconti.
–1976 – 18 mars : En Italie, les Brigades rouges enlèvent Aldo Moro, leader de la démocratie chrétienne et ancien président du Conseil.
–1982 – 18 mars : Nette victoire de l’opposition aux élections cantonales françaises.
–1996 – 18 mars : Johnny Hallyday annonce dans France-Soir son prochain mariage avec sa jeune compagne, Laetitia Boudou. Pour le chanteur cinquantenaire, ce sera son 5e mariage.
–2001 – 18 mars :
1. En France, c’est le deuxième tour des élections municipales. Malgré un contexte général de reflux électoral de la gauche parlementaire, les listes menées par Bertrand Delanoë et Gérard Collomb remportent la majorité des sièges à Paris et à Lyon.
2. l’Inde dépasse le seuil du milliard d’individus.

3. Le mollah Mohammed Omar, chef suprême des talibans au pouvoir en Afghanistan, ordonne la destruction de toutes les statues de Bouddha, témoins du passé préislamiques du pays. Le monde entier s’indigne de cette destruction.
–2002 – 18 mars :
1. MEMORIAL AUX MILITAIRES MORTS OU DISPARUS EN AFRIQUE DU NORD – La première pierre du mémorial parisien dédié aux militaires morts ou disparus en Afrique du Nord de 1952 à 1962 est posée au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.
2. Nigéria : condamnée à mort alors que le violeur était libéré, Safiya est rejugée en appel. Victime d’un viol, elle vient d’accoucher d’une fillette hors mariage dans un état où la charia vient d’être instaurée. Le premier jugement la condamnait à mort par lapidation alors que le violeur était libéré « par manque de preuve ».
–2003 – 18 mars : invasion de l’Irak par une coalition menée par les Etats-Unis. Les inspecteurs de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations Unies se retirent d’Irak. A Londres, Tony Blair annonce que la Grande-Bretagne ira à la guerre sans Robin Cook, ministre des relations avec le parlement et leader du New Labour qui démissionne du gouvernement britannique.
–2004 – 18 mars : L’Otan décide d’envoyer un millier de soldats supplémentaires au Kosovo après les violents affrontements entre serbes et albanophones qui ont fait la veille près de 30 morts.
–2010 – 18 mars : Simone Veil est élue à l’Académie française.
–2014 – 18 mars : J’écrivais ce jour-là : « Un grand merci à Serge Malcor pour le magistral exposé sur les épaves sous-marines autour du Cap Sicié qu’il nous a instillé hier soir à Apollinaire. Merci à nos amis de la Seyne ancienne et moderne de l’avoir fait venir pour nous parler de ce qui est l’une de ses passions depuis 1958, année où, pour la première fois, nous nous sommes rencontrés dans la 2ème troupe Eclaireurs de France de Toulon devenue par la suite celle de la Seyne. » (Ephémérides, 1ère année)
–2016 – 18 mars : Le Sénat à majorité de droite a voté jeudi 17 mars, contre l’avis du gouvernement, un amendement au projet de révision constitutionnelle post-attentats pour limiter la déchéance de nationalité aux seuls binationaux auteurs d’actes terroristes, soit une version différente de celle de l’Assemblée (Huffington Post du 18 mars 2016).
« La France ne saurait fabriquer d’apatrides, quelle que soit la gravité des crimes qui leur sont reprochés », a dit le rapporteur et président de la commission des Lois, Philippe Bas (LR). Son amendement a été adopté par 187 voix contre 149 et 7 abstentions, malgré les mises en garde de Manuel Valls évoquant un « chemin difficile et long » de rapprochement avec l’Assemblée en vue d’un éventuel Congrès.
Mais « le point de départ » a été le vœu de François Hollande le 16 novembre en faveur d’une révision, alors que « nous n’avions rien demandé! », s’est exclamé le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, en assurant « tendre la main » à l’Assemblée. Les députés avaient choisi le 10 février d’ouvrir la possibilité de déchéance à tous les Français, pour ne pas créer de discrimination. Or les deux chambres doivent adopter un texte conforme pour aller à Versailles et entériner toute révision constitutionnelle.
–2022 – 18 mars : à 14 heures, nous assistions à la cérémonie funèbre dédiée à Gérard Garier, mon ami de toujours. Nous nous étions connus sur les bancs de la sixième au collège Martini de La Seyne. Après l’office nous l’avons accompagné au cimetière où il repose enfin en paix auprès de tant de nos vieux amis. Adieu mon vieux copain !

UNE VRAIE BLAGUE POUR LA ROUTE : Jean Courtin, préhistorien varois rapporte à la page 56 de son livre sur la préhistoire de Salerne, que, le 14 février 1779, le célèbre navigateur James Cook, certainement le plus grand marin de tous les temps, finit massacré et mangé sur une plage de l’archipel de Hawaï. Tragique, destinée que celle de cet explorateur hors du commun ! il s’appelait Cook, en anglais « le cuisinier », et termina sa vie dévoré par les indigènes des îles Sandwich. Ça ne s’invente pas !
Il est 9 heures, je vous souhaite un excellent samedi.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !
A demain !
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