EPHEMERIDES 17 MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 17 MARS 2023, 12e ANNÉE (3767).

ILLUSTRATION : chapelle de Notre-Dame de Pépiole (Six-Fours), cl. H. Ribot.

FÊTES :

Aujourd’hui, nous fêtons les PATRICK, forme irlandaise de Patrice, du latin Patricius dérivé du mot « pater » (père). Saint PATRICK, qui vécut de 365 à 461, est considéré comme l’évangélisateur de l’Irlande et comme le fondateur du Christianisme irlandais.

Dans le calendrier républicain, c’était le 27e jour du mois de ventôse, officiellement dénommé « jour de la SYLVIE » ou anémone des bois.

Bonne fête donc aux PATRICK et, pourquoi pas, aux SYLVIE.

QUESTION DU JOUR : après la défaite de Pavie en 1525, où François Premier, roi de France, fut-il retenu prisonnier par les Espagnols ?

 REPONSE A LA QUE STION DU 14 MARS : A Marseille, pourquoi la rue des Petits-Pères est-elle devenue la rue Adolphe Thiers ? Au n° 40 est la maison où Adolphe Thiers est né le 15 avril 1797.

DICTON et LOCUTION PROVENÇALE : « Quouro mars trouna / L’amendo es bonna » (Quand il tonne en mars / L’amande est bonne).

PENSÉE : « La vérité existe ; on n’invente que le mensonge » (Georges Braque, Le Jour et la Nuit, Cahiers 1917-1952).

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-180e livraison : AUTOUR DE LA PLAINE (suite)

RUE ADOLPHE-THIERS

(suite) Claudine Fougasse était morte peu de temps avant cette naissance. Monsieur Thiers épousa Madeleine Amie, reconnut l’enfant et tout fut pour le mieux.

Adolphe Thiers était frêle ; « il semblait que sa mère l’avait fait tout petit pour le faire avec soin ». Il commença ses études dans une pension privée. En 1809, il obtint une bourse au lycée, grâce à la protection du comte Thibaudeau, le collègue de Marie-Joseph Chénier à la Convention. Ce fut un élève médiocre dans les basses classes et très brillant à partir des humanités. En 1814, il sortit du lycée, passa une année à Marseille dans la maison de la rue des Petits-Pères, réfugié dans sa chambre où il peignait des miniatures et s’exerçait à l’éloquence devant quatre chaises.

Accompagné de sa mère et de sa grand’mère, il alla à Aix pour ses études de droit, obtint un prix au concours de l’Académie avec l’« Eloge de Vauvenargues », devint l’ami de Mignet et, avec lui, partit pour Paris à la recherche de la fortune..

(à suivre)

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Jean-Louis BRUNAUX, directeur de recherches au CNRS

« Les Celtes, histoire d’un mythe », Belin, 2014 pour la première édition ; rééd. Belin / Humensis, 2017, 380 p., n° H20251

« Les druides, des philosophes chez les barbares », Le Seuil, 2006 ; rééd. Le Seuil Points Histoire, 2015, 388 p. n° H20201.

ÉPHÉMÉRIDES :

180 – 17 mars : MARC-AURELE MEURT DE LA PESTE A VIENNE – L’empereur philosophe Marc-Aurèle meurt de la peste à Vienne au cours d’une campagne visant à étendre vers le nord les frontières de l’Empire. Il reste dans l’histoire l’homme qui a en quelque sorte accompli les espoirs de Platon d’un « philosophe roi ». Grand stoïcien, Marc-Aurèle laisse en effet une œuvre philosophique imprégnée des théories morales des philosophes du Portique et d’Epictète.

1219 – 17 mars : FONCIER DU MONASTÈRE DE LA CELLE – Acte 405 des vicomtes de Marseille : donation par Geofroi Reforciat, vicomte de Marseille, seigneur de Trets, au monastère de la Celle, de sa part de Garéoult, daté du 17 mars 1219 –

ego, Gaufridus Reforciatus, Dei gratias vicecomes Massilie et dominus Tritis,…, dono… quecumque habeo… in villa et homnibus de Garreut… monasterio de Arcella… (De Gérin-Ricard, 1926, p. 124-125).

1249 – 17 mars : Saint-Victor de Marseille. Donation par Geofroi Reforciat, vicomte de Marseille, seigneur de Trets, au monastère de la Celle, de sa part de Garéoult (acte des vicomtes de Marseille n° 405, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Bibliothèque Méjanes à Aix, ms. n° 347, acte 6, avec fragment de sceau en cire, au type équestre : … GILL … NI : TRITIS .. . ICECOMIT.

in nomine Domini, anno Incarnationis ejusdem M°CC° XVIII°, xvi kalendas aprilis, ego, Gaufridus Reforciatus, Dei gratia vicecomes Massilie et dominus de Tritis, … dono . . . quecumque habeo … in villa et hominibus de Garreut . . . monasterio de Arcella, et tibi, Guilelmo de Barjaco, priori dicti monasterii de Arcella, … quecumque et quoscumque habeo . . . vel occasione dominii vel senorie aut divisionis quondam facto inter me et Borgondionem, fratrem meum, vel successionis patris quondam mei R. Gaufridi, . . . retento tamen michi quamdiu vixero usufructu . . . Et ego G., prior supradictus, . . . dono vobis, domino Gaufrido Reforciato, mille solidos regalium coronatorum . . . Actum in domo mandati monasterii Massiliensis, in presentia et testimonio Johannis, prioris claustralis ; Guillelmi Solacii, prioris Sancti Maximini

1292 – 17 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fons Domini Episcopi (charte aux archives municipales). Fontaine de l’Evêque – lieu-dit, quartier de Saint-Just. Première mention :

1296 – 17 mars : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Pulcrum Prandium (acte notarié). Beaudinart – quartier rural, commune d’Aubagne (1872).

1299 – 17 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Ortus monesilis, (charte aux archives municipales). Massillon, jardin et bâtiment appartenant à l’abbaye de Saint-Victor, quartier de Saint-Giniez. Mention en 1063-1079 : Ortus Sancti Victoris, (ibid., n° 84).

1300 – 17 mars :  LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallis Monneriorum (charte aux archives municipales). Val-Monnière – lieu-dit, quartier de Saint- Just (1872).

1304 – 17 mars :  Pueypin (acte notarié). Peypin, canton de Roquevaire. Première mention : Castrum de Podio Pino, 3 juin 1177 (cart. de Saint-Victor, n° 759). Peypin était viguerie d’Aix avant l’organisation départementale faite en vertu de la Constitution de l’an VIII, époque à laquelle il a fait partie de l’arrondissement de Marseille. La terre de Peypin était une seigneurie qui entra dans la maison de Sabran, par suite du mariage de Darde, dame de Puy-Loubier, avec Jean de Sabran, sous la suzeraineté du comte de Provence. Elzéard de Sabran, en passa nouveau bail à Pierre Valentin, par acte du 3 octobre 1408, et la vendit en­suite à Lazare Bertrand, par acte du 13 juillet 1433. Jean de Justace s’en rendit possesseur; un acte de 1514 constate qu’à cet époque les habitants du lieu de Peypin lui prêtèrent foi et hommage, et en 1517, cet hommage fut renouvelé entre les mains du seigneur de Glandevez, héritier de Jean. En 1550, Bertrand Séguier, de Marseille, était sei­gneur de Peypin, et plus tard, M. de Thomassin, marquis de Peynier; président au Parlement d’Aix, fit l’acquisition de cette même terre, qui avait le titre de baronnie. Peypin a toujours dépendu de l’Evêché de Marseille. La paroisse, sous le vocable de Saint-Martin, était la pré­bende du sacristain du Chapitre de la Major, à laquelle il fut uni par acte du 13 septembre 1581 (arch. de la Major). Les armoiries sont : D’or à quatre cœurs de gueules, apointés en sautoir.

1310 – 17 mars :  LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Orti Rostagnencium (acte nota­rié). Verger des Rostans – lieu-dit, com.de Marseille, quartier des Aygalades, à Plombières. Première mention : Viridarium Rostagnencorum, 15 mai 1297 (charte aux archives de l’Evêché).

1322 – 17 mars :  LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Pons de Magnavellis (charte aux archives  municipales). Marignelle – quartier rural, entre Arène et le Cannet. Première mention : Maniavella, 24 septembre 1280 (ibid.).

1330 – 17 mars :  LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Colla de Padertz (charte aux archives de la Major). Padeaux – quartier rural. Ce quartier com­prenait tout le territoire formé aujourd’hui par ceux de Saint-Dominique, des Comtes et de la Pomme. Première mention : Paders, 6 janvier 1295 (charte aux archives municipales).

1388 – 17 mars :  Traité de paix entre Toulon et le grand séné­chal. Celui-ci était « accompagné » de trois compagnies de gens d’armes qui campèrent au Château Neuf de Sainte-Marguerite, à La Valette et à Solliès. Le Traité de paix compte vingt articles et met fin à la guerre entre Toulon et la deuxième Maison d’Anjou. La ville de Toulon récupère son bailliage qui lui avait été retiré pour la punir (FT, 2020).

1406 – 17 mars :  LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Altœ Rupœ, 17 mars 1406 (acte aux archives de la Major). Hautes Rives lieu-dit. Première mention : Altœ Ribœ, 27 mars 1363 (charte aux archives municipales).

1526 – 17 mars : LIBÉRATION DE FRANÇOIS PREMIER – François Premier, roi de France, est libéré par les Espagnols qui le retenaient prisonnier à Madrid depuis la défaite de Pavie en 1525 (Henri Ribot, Les guerres de religion en Provence).

1549 – 17 mars : OUVERTURE DU PROCÈS DES AUTEURS DU MASSACRE DES VAUDOIS DU LUBERON – L’affaire du massacre des Vaudois du Lubéron traîna encore plusieurs années avant de pouvoir être plaidée au fond, et c’est seulement par lettres patentes du 17 mars 1549 qu’Henri II ordonne l’ouverture d’un procès contre le Parlement d’Aix devant la Grand-Chambre du Parlement de Paris (Ribot Henri, Les guerres de religion en Provence).

1731 – 17 mars : ACHAT D’UN PINQUE A LA SEYNE – Achept de pinque pour Capitaine Jean Audibert contre Simon Majon, romain. Lan mil sept cent trante un et le dixseptieme jour du mois de mars aprez midy, par devant nous, notaire royal a La Seyne et temoins soussignés, fut présent, en personne, Simon Majon, natif de la ville de Rome, de present en ce lieu de La Seyne, lequel, de son gré, a vendu et fait vente, par les presantes, a Jean Audibert, a feu Alexandre, Capitaine de bâtiment marchand, du lieu de Sixfours, ici présent, acceptant, stipullant, le pinque nommé La Conception Immaculée Notre-Dame, d’un port d’environ mil six cent quintaux, avec tous les aggrés, apperaux, voiles, armes, chaloupe, suivant l’inventaire qui en a eté remis audit Capitaine Audibert, vu et visité par icelui, de presant ancré et amarré au port et havre de la ville de Toulon, a son contentement ; cette vente est faite moyennant le prix et somme de quatre mille Livres, laquelle somme de quatre mille Livres, le vendeur a confessé d’avoir receu de l’achepteur, maintenant comptant, en Loüis d’or, écus blancs et autre bonne monoie courante, réelle numeration faite au veu de nous, notaire et temoins, de quoi, content et satisfait, quitte et au merite de ce que dessus, ledit Simon Majon s’est demis et depoüillé du pinque ci-dessus vendu, aggrès, apperaux, ustensilles, armes, chaloupe, et generalement toutes autres circonstances et dependances dont et du tout il en a investi et saisi ledit Capitaine Audibert, sous toutes les clauzulles requises et necessaires, sans aucune retention toute ni expresse, excepté de la joüissance pour aujourdhuy seulement, en signe de vrai transport, avec promesse de len faire joüir paisiblement et sans trouble et de lui etre tenu de toute eviction et garantie generalle et particuliere de droit de fait envers tous qu’il appartient, ayant ledit Capitaine Audibert, declaré que les quatre mille Livres, qu’il a employé et composées audit Majon, pour lachept du pinque ci dessus, sont les memes qu’il a emprunté de Sieur Sebastien Badaro, par acte, peu avant ces presantes riere nous, notaire et pour lobservation de ce que dessus, les parties ont obligé leurs biens et droits presants et avenir et par exprés, ledit Capitaine Audibert, le pinque ci dessus, qu’il promet de tenir sous le nom de constitut et precaire dudit Badaro, sans pouvoir le vendre, allienner ni hypotequer, au prejudice dudit acte dobligation, a peine de nullité, aux rigueurs de toutes cours, avec les renonciations et serment requis et acte concedé, fait et publié audit La Seyne, dans la maison de Laurent Courtes, marchand, en sa presance et de Sieur Jean Daniel, a feu Estienne, dudit La Seyne, qui nous ont assuré que le vendeur est le meme qu’il se qualifie, temoins requis et soussignés, excepté les parties, qui ont declaré ne savoir ecrire, de ce, enquises par nous, notaire. Signatures (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).

1768 – 17 mars : PREMIER BREVET POUR LA PORCELAINE ANGLAISE – la porcelaine est une céramique fine et translucide produite à partir du kaolin. Après la découverte de gisement de kaolin en Angleterre (en Cornouailles,1755), le potier Josiah Wedgwood introduit une certaine quantité de kaolin et de feldspath dans la composition de la faïence fine et augmenta ainsi sa dureté et sa résistance au feu. Il fit breveter son invention et reçu le brevet le 17 mars 1768. Le nouveau produit, mis au point en 1769, conquit bientôt le marché mondial en raison de sa supériorité pratique et sera la base de toutes les céramiques économiques du XIXe siècle.

1778 – 17 mars : TRAITÉ ENTRE LA FRANCE ET LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE – La France, qui a aidé les États-Unis dans leur guerre de libération contre l’Angleterre, signe avec eux un traité d’amitié et de commerce (Henri Ribot, Les Volontaires de l’An II).

1789 – 17 mars : LA VAGUE ÉGALITAIRE TOUCHE DE PLUS EN PLUS DE PROVINCES – La noblesse et le clergé du bailliage de Vermandois ont décidé de supporter, à égalité avec le Tiers, les impôts et contributions générales. Cette vague égalitaire devant la fiscalité touche également le clergé des bailliages de Sézanne et de Châtillon, qui invite la noblesse à le rejoindre (Agenda du bicentenaire, MARDI 17 MARS).

1790 – 17 mars : DÉCISION DE MISE EN VENTE DES BIENS NATIONAUX – L’Assemblée constituante décide que les municipalités mettront en vente les 400 millions de biens nationaux décidée le 19 décembre 1789, daté du 17 mars 1790. Dans le but de redonner confiance au public envers les assignats, la Constituante décide de ne plus les gager sur les biens du clergé. Ils seront désormais du papier-monnaie (Fauchois Yann – De la Régence à la Révolution, 1715 – 1789).

1791 – 17 mars : LIBERTÉ DU TRAVAIL, DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE – La loi d’Allarde supprime les corporations et proclame le principe de la liberté du travail, du commerce et de l’industrie.

1794 – 17 mars (27 ventôse An II) : SANARY ACHÈTE DES POMMES DE TERRE DESTINÉES A L’ENSEMENCEMENT – Pour faciliter l’ensemencement, le 27 ventôse, il fut envoyé du côté de Brignoles un Sanaryen chargé d’acheter pour le compte de la commune 20 quintaux de pommes de terre, destinées à être distribuées aux habitants à prix coûtant et avec adjonction des frais (C’est là la seule fois que j’ai rencontré la mention de ees tubercules dans les nombreux documents de cette époque consultés).

1796 – 17 mars (27 ventôse an IV) : LE DIRECTOIRE ÉPURE L’ADMINISTRATION DES JACOBINS.

1808 – 17 mars : LE SYSTÈME SCOLAIRE DE NAPOLÉON PREMIER EST LA CONTRE-PARTIE DE CELUI DES JACOBINS. La loi du 1er mai 1806 complétée par les décrets du 17 mars 1808 instituait l’Université, sorte de corporation enseignante exclusive, totalement sous la dépendance de l’Etat (Louis Bourrilly, 1895).

« Nul ne peut ouvrir d’Ecole, ni enseigner publiquement, sans être membre de l’Université impériale et gradué par l’une de ses facultés (loi du 1er mai 1806). Aucune école ne peut être formée en dehors de l’Université impériale et sans l’autorisation de son chef (Déc. 1808, art. 2). Le décret du 17 mars 1808 fonde ainsi l’Université Impériale et crée les académies ainsi que la fonction de recteur.

Toutes les écoles de l’Université impériale prendront pour base de leur enseignement : 1° Les préceptes de la religion catholique ; 2° la fidélité à l’Empereur, à la monarchie impériale, dépositaire du bonheur des peuples, et à la dynastie napoléonienne, conservatrice de l’unité de la France et de toutes le idées proclamées par la constitution. »

Le système scolaire comprend quatre catégories d’établissements : les facultés et écoles spéciales, les lycées à la charge de l’Etat, les écoles secondaires ou collèges communaux subventionnés par l’Etat, les écoles primaires où l’on apprend à lire, à écrire et à calculer, entretenues par les communes et les parents. Ce qui est l’exact opposé des Jacobins de l’an II. Alors que ceux-ci faisaient de l’instruction primaire une affaire publique payée par l’Etat et une instruction secondaire une affaire privée s’adressant aux classes aisées, avec Bonaparte, c’est l’instruction primaire qui devient affaire privée, tandis que l’enseignement secondaire, sanctionné par le baccalauréat, et supérieur, destiné à préparer des fonctionnaires et des officiers, se donne aux frais de l’Etat.

Le gouvernement de l’Empire ne fit donc absolument rien pour les écoles primaires (cf. La statistique de 1809 de Sanary concernant les écoles primaires). (…) Cette loi n’attribuait aucun traitement aux instituteurs ; toutefois, moyennant l’admission gratuite d’1/5 des élèves, les communes pouvaient allouer des indemnités de logement. Mais souvent aucun crédit ne figure au budget à titre de cette indemnité (Bandol, Carnoules, Evenos n’en éprouvent pas le besoin ; Toulon en attribue une mais très faible). La rétribution scolaire fixée par les conseils municipaux était en rapport avec le degré d’instruction et les localités, et variait de 50 centimes à 3 francs selon que les élèves étaient lecteurs (1,75 F), lecteurs écrivains (2,50 F), lecteurs écrivains calculateurs (3F) (Délibération du conseil municipal de Belgentier (1811)).

C’est ainsi que le 17 Mars 1810, en vertu d’une autorisation des membres du jury d’instruction publique, près le 4e arrondissement du département du Var qui autorise le maire à donner des brevets d’enseignement aux institutrices qui se voueront à l’instruction des jeunes demoiselles, Eleonore Catherine Agnès Magdeleine GRANET est nommée par le maire de Sanary dans cette fonction. Huit ans plus tard, elle sera confirmée à ce poste de même qu’Alexandrine PIGNOL. Toutes deux pourront à ouvrir une école (B. Rotger B., 1984).

Depuis lors, le territoire académique a connu de nombreuses évolutions.

Evolution : 1838 – 1848 : le territoire académique d’Aix-Marseille regroupe seulement trois départements : les Bouches-du-Rhône, les Basses-Alpes, devenues Alpes-de-Haute-Provence et le Var. 1947 – 1961 : le territoire académique d’Aix-Marseille couvre sept départements : les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Basses-Alpes, devenues Alpes-de-Haute-Provence, le Var, les Alpes-Maritimes, la Corse et la Réunion. 1961 : un huitième département est apporté à la carte académique d’Aix-Marseille avec le rattachement des Hautes-Alpes. 1984 : Les contours actuels du territoire académique Aix-Marseille avec les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, datent de 1984, depuis la création l’académie de la Réunion et celle de Nice, en 1965, jusque-là rattachées à l’académie d’Aix-Marseille.

1815 – 17 mars :

-NAPOLEON PAR NAPOLEON – Je déjeunai le 17 à Vermenton et vins à Auxerre, où le préfet Gamot était resté fidèle à son poste. Le brave 14e avait foulé aux pieds la cocarde blanche. J’appris que le 6e de lanciers avait également arboré la cocarde tricolore et se portait sur Montereau pour conserver ce point contre un détachement de gardes du corps. Ceux-ci n’étant pas encore accoutumés aux coups de lance, prirent la fuite à l’aspect de ce corps, et on leur fit deux prisonniers.  A Auxerre, le comte Bertrand, major général, donna ordre qu’on réunît tous les bateaux pour embarquer l’armée qui était déjà forte de quatre divisions, et la porter le soir même à Fossard, de manière à pouvoir arriver à une heure du matin à Fontainebleau. Avant de partir d’Auxerre, je fus rejoint par le maréchal Ney, prince de la Moskova.  (à suivre).

-A TOULON, 4000 FUSILS SONT DISTRIBUÉS A L’ARTILLERIE DE TERRE – Le 17 mars, trois jours avant le retour de Napoléon aux Tuileries, le Duc d’Angoulême prenait connaissance à Toulon de l’état des munitions en faisant délivrer à l’artillerie de terre quatre mille fusils de la salle d’armes. Le contre-amiral Gourdon arbora son pavillon sur la « Néréide » et l’on groupa autour de lui frégates et autres bâtiments.

1871 – 17 mars : DÉBUT DE LA COMMUNE DE PARIS.

C’est le 17 mars 1871 que Thiers et son gouvernement, évaluant mal l’état d’esprit des Parisiens, envoient la troupe au cours de la nuit s’emparer des canons de la butte Montmartre. Ce même jour, Thiers prend soin de faire arrêter Auguste Blanqui (républicain révolutionnaire insurectionnaliste surnommé « l’Enfermé » parce qu’il avait passé plus de la moitié de sa vie dans les prisons des rois et de l’empereur) qui se reposait chez un ami médecin à Bretenoux (Lot). De là, il le fait transférer en Bretagne, sous surveillance militaire, avec ordre de tirer en cas d’évasion.

Le lendemain, 18 mars, à Montmartre, au matin, le peuple parisien s’opposera à la troupe venue chercher les canons, puis, rapidement, celle-ci fraternisera avec lui. Un peu partout dans Paris la population s’en prendra aux représentants supposés du gouvernement, élèvera des barricades et fraternisera avec la troupe. Deux généraux, Claude Martin Lecomte qui avait donné ordre de tirer sur la foule et Clément Thomas (responsable de massacres en juin 1848), seront fusillés rue des Rosiers (en partie rue du Chevalier-de-La-Barre actuelle). Ce sont donc avec ces deux dates, 17 et 18 mars, que débute l’insurrection. Thiers gagnera Versailles, où des fonctionnaires et environ 100 000 Parisiens, provenant surtout des quartiers chics de l’ouest parisien, l’y suivent.

1893 – 17 mars : MORT DE JULES FERRY, père de l’enseignement gratuit, laïc et obligatoire.

1898 – 17 mars : 2 000 CHÔMEURS DANS LES RUES DE LA SEYNE – Le 17 mars, 2 000 chômeurs (grévistes et mis promenade) baillent par les rues de la cité. Au sous-sol des écoles, les réunions plénières ont] toujours la même intensité, discours après discours, les’ animateurs motivent l’ardeur du groupe. Les indicateurs rapportent que certains syndicalistes espèrent avoir gain de cause car, par la suite, les ouvriers pourraient demander la journée de 8 h et exiger que les contremaîtres soient choisis par les syndicats. Revendications folles, impensables pour le moment. Sans cesse, le comité cherche à prouver la légitimité de sa revendication – faire arrêter la caisse patronale – et obtient des garanties chez le premier magistrat de la ville et le soutien des journaux et des commerçants. Silence de la direction des FCM. Et l’on réclame l’arbitrage de l’Etat (Patrick Martinenq, 1983).

1904 – 17 mars : INAUGURATION DE LA PREMIÈRE FOIRE DE PARIS.

1906 – 17 mars : SAINT-MANDRIER N’A PAS ENCORE L’ÉLECTRICITÉ – Contrairement aux agglomérations voisines, Saint-Mandrier n’a pas encore l’électricité car il y a un différend entre la Marine et l’administration intéressée par l’électricité (Gisèle Argensse, 1989, p. 82).

1909 – 17 mars : GEORGES CLEMENCEAU CONFRONTÉ A LA GREVE DES POSTIERS PARISIENS – La grève des postiers parisiens qui va durer 22 jours donne l’occasion de vérifier la fermeté de Georges Clemenceau en charge du ministère de l’Intérieur (voir les chroniques précédentes), surnommé le « fusilleur de la classe ouvrière » depuis la répression de Villeneuve-Saint-Georges le 30 juillet 1908.

1910 – 17 mars :

1. LA BARONNE RAYMONDE DE LAROCHE OBTIENT LE PREMIER BREVET DE PILOTE ACCORDÉ A UNE FEMME – La jeune actrice française Elise Deroche (1886 – 1919) a changé son nom en celui de baronne Raymonde de Laroche, qu’elle estime plus brillant pour le théâtre. Avide de gloire, elle décide de voler et se prend au jeu. Raymonde, remplaçant ses brillantes toilettes, ses chapeaux à aigrettes, les voilettes qui protègent son teint fragile par un gros chandail et un passe-montagne qui laisse son visage exposé aux morsures du vent, prend ses premières leçons de pilotage. Le 22 octobre 1909, elle réussit, au camp de Châlons, un vol de 300 mètres. Le lendemain, elle parcourt six kilomètres. Désormais, elle délaisse le théâtre pour l’aviation et obtient le premier brevet de pilote féminin le 17 mars 1910. La même année, alors qu’elle participe à Reims au Prix des Dames, son avion s’écrase sur le terrain. On la relève avec de multiples fractures. Elle reprend l’air dès la fin de sa convalescence et participe à de nombreux meetings. En 1918, elle bat les records féminins d’altitude (avec 4.800 mètres) et de distance (avec 323 kilomètres). Elle se tue au cours d’un vol d’essai, sur le terrain du Crotoy, le 18 juillet 1919.

2. PREMIER SENS GIRATOIRE DE FRANCE – Le premier sens giratoire en France est instauré place de la Concorde à Paris.

-1929 – 17 mars : ATELIERS OTIS-PIFRE, 161, Rue de Courcelles – PARIS (17E) S Anonyme au Capital de 15.000.00c Frs – ASCENSEURS OTIS-PIFRE MONTE-CHARGE.

Bureaux et Ateliers :

Lille. 21ter, Rue Porret.        

LYON. 23bis, Rue Dumoulin.

MARSEILLE. 22, Place Thiers.

BORDEAUX. 34, Rue Lafaurie-de-Montbadon. NANCY. 14, Rue d’Auxonne.

NANTES. 3, Place Edouard-Normand.

NICE. 7, Rue de Maeyer.

STRASBOURG. I, Rue du Puits.

ROUEN. 3, Rue Saint-Éloi.

AIX-LES-BAINS – VICHY – MONTE-CARLO – CANNES CLERMONT-FERRAND – ST-ÉTIENNE – GRENOBLE

AFRIQUE DU NORD

Ateliers OTIS-PIFRE, 14, Rue Denfert-Rochereau, ALGER

ESPAGNE

M. Roberto CHOLLET, 23′ », Ronda de Atocha, MADRID.

ELECTRA INDUSTRIAL, S. A. Plaza de Cataluna, BARCELONE.

Renseignements et Devis sur Demandes

ESCALIERS MÉCANIQUES

« ESCALATOR »

MACHINERIES SCÉNIQUES ET THÉÂTRALES (La Construction moderne, n° 24, 17 mars 1929, 44e année).

1930 – 17 mars : INAUGURATION DE L’INSTITUT DU CANCER A VILLEJUIF.


1937 – 17 mars : LA POLICE TIRE SUR DES MANIFESTANTS : CINQ MORTS – La presse fait état de la manifestation socialo-communiste à Clichy qui s’était tenue pour protester contre une réunion du Parti Socialiste Français du colonel de la Roque. « La police tire : 5 morts. Le chef de cabinet du Président du Conseil, arrivé sur les lieux à l’annonce de la fusillade, est lui-même blessé. Les journaux qui s’étaient indignés le 6 février ne pipent mot cette fois. Tout au plus l’Action française remarque que c’est la police du Front populaire qui a tiré sur le Front populaire » (Alain Rossel, 1984).

1939 – 17 mars : COMMENT ON TRAVESTIT LA RÉALITÉ – «J’ai dédié ce poème à la mémoire de mon ami Maurice Pilorge, dont le corps et le visage radieux hantent mes nuits sans sommeil…» Dans l’épilogue du Condamné à mort, Jean Genet revient sur la biographie de «l’assassin de 20 ans», guillotiné «le 17 mars 1939 à Saint-Brieuc», «parce qu’il avait tué son amant Escudero pour moins de 1000 francs». Des informations aussi précises que sujettes à caution. Si la beauté de Maurice Pilorge – et l’identité de sa victime – ne font pas de doute, le reste est plus fantaisiste. Pilorge a 24 ans, et non 20, quand il égorge au rasoir, le 6 août 1938 dans un hôtel de Dinard, Nestor Escudero, jeune Mexicain dont il partage la chambre. Il est exécuté non pas à Saint-Brieuc mais à Rennes, le 4 février 1939 et non le 17 mars, par Jules-Henri Desfourneaux, qui remplace son oncle, le bourreau Anatole Deibler, décédé l’avant-veille d’infarctus à Paris alors qu’il allait prendre le train gare Montparnasse (René Soulis, 5 novembre 2010).

1942 –17 mars :

1. CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ – Le camp de Belzec se situe en Galicie occidentale, à l’Est du Gouvernement général, notamment à l’est de Lublin. Le camp est relié par chemin de fer à toute la Galicie, de Cracovie à l’ouest à Lvov à l’est, ainsi qu’à tout le district de Lublin. Les premiers gazages eurent lieu à Belzec le 17 mars 1942. Les premières déportations vers Belzec à partir de Lublin commencent le 16 mars. La lecture de l’ordre de déportation a été consignée dans les minutes du Conseil Juif de Lublin du 17 mars 1942 qui ont été conservées. Les réfractaires devaient être abattus. Du 17 mars au 14 avril, 30 000 Juifs, sur 37 000, sont déportés de Lublin à Belzec pour y être assassinés. Nous savons notamment par un document contemporain, un rapport du Dr. Richard Türk (cf. infra) du 7 avril 1942, qu’à cette date 18 000 Juifs de Lublin avaient été déportés à Belzec (Christopher Browning, 1991, p. 36)

2. GRENADAGE DU SOUS-MARIN FNFL « JUNON » (type standard Amirauté T2) attaqué et violemment grenadé par un avion allemand ; 1942 – 23-03 au 15-08 : réparation de moteurs, changement d’une demi-batterie.

1943 – du 11 au 17 mars :

1. RENFLOUEMENT DU CONTRE-TORPILLEUR « AIGLE » – La société FRA Serra commence l’opération de renflouement du contre-torpilleur « Aigle » sabordé à Toulon le 22 novembre. Opération qui sera terminé le 10 juillet.

2. L’HÔTEL DE LA TOUR (A SANARY) A ETE OCCUPÉ PAR LE BUREAU DE LA COMMISSION D’ARMISTICE ET LA DOUANE ITALIENNE, DU 17 MARS 1943 AU 12 OCTOBRE 1943 comme le stipule cette attestation du Maire de Sanary rédigée après la libération de la ville : « Le Maire de Sanary-sur-Mer certifie que l’hôtel DE LA TOUR exploité par MM. MONTFOLLET et MERCIER a été occupé du 17 mars au 12 octobre 1943 par le bureau de la Commission d’Armistice et la douane italienne, en tout 15 militaires et bureaux (…).. Le Maire, signé : J. Cavet. »

3. RÉSISTANCE CORSE : Le 17 mars 1943, au matin, le radio Hellier est arrêté par les agents du service de contre-espionnage italien dans un café du port d’Ajaccio. Torturé toute la journée, il faiblit vers le soir, décline sa véritable identité et avoue qu’il a débarqué en compagnie d’un certain « capitaine Edmond » et d’un « lieutenant Albert ». Pour lui en faire dire davantage, on redouble les tortures. Il finit par tout relater en détail. Raimondi, alerté, prévient immédiatement les membres du réseau mais il n’arrive à joindre Scamaroni que vers 16 heures. Ils décident d’envoyer le poste de radio vers le nord. En vain, Raimondi conseille à Scamaroni de changer de logement: « Non, dit-il, je m’occupe avant tout de mettre mes hommes en sûreté. Ce n’est pas au moment le plus dangereux qu’un capitaine lâche son armée. » Mais sous les tortures le radio Hellier a parlé. (Curagiu.com, Fred Scamaroni le résistant)

4. LES SOUS-MARINS DE LA MEUTE ALLEMANDE « STÜRMER » ATTAQUENT LE CONVOI SC-122 AU MILIEU DE L’ATLANTIQUE NORD. Le sous-marin allemand U-305 coule les cargos britanniques Zouave et Port Auckland. U-338 coule le cargo néerlandais Alderamin, le cargo panaméen Granville et les cargos britanniques Kingsbury, King Gruffydd et endommage le cargo britannique Fort Cedar Lake. U-665 coule le cargo britannique Fort Cedar Lake. Les sous-marins de la meute Raubgraf attaquent le convoi HX-229 au milieu de l’Atlantique nord. U-384 coule le cargo britannique Coracero. U-435 coule le cargo américain William Eustis. Le U600 coule le navire usine américain Southern Princess et endommage le cargo américain Irénée Du Pont et le cargo britannique Nariva. U-631 coule le cargo néerlandais Terkoelei. U-758 coule le cargo américain James Oglethorpe et le cargo néerlandais Zaanland. U-91 coule les cargos américains Harry Luckenbach et Irénée Du Pont et le cargo britannique Nariva (La guerre au jour le jour blog / article 17 mars 1943 – 46141856. Pour ma part, HR, j’ai intentionnellement replacé le terme allemand U-Boot , non par l’anglais U-Boat, mais par le français sous-marin).

1944 – 17 mars : LE SOUS-MARIN “ARIANE” COULE ACCIDENTELLEMENT – L’ex-sous-marin Ariane (type Ondine) coule accidentellement à son mouillage à Oran.

1945 – 17-22 mars : LE “BÉARN” EST EN RÉPARATIONS – Après sa collision avec le transport de troupes américain J.C. Mc Andrew, réparations provisoires du « Béarn » à Punta-Delgada (Açores) (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).

1951 – 17 mars : DEUX MARIAGES A SAINT-MANDRIER – « … fait plutôt rare, deux mariages (…) se sont déroulés dans une ambiance inaccoutumée » à Saint-Mandrier.

Quatorze heures trente : l’aspirant de réserve Pierre Michaut, né 1927 à Noisy-Le-Sec, département de la Seine, en poste à B.A.N., épouse Marcelle Calone, sans profession, née à Saint-Mandrier, fille de François Calone et d’Elise Raphel.

Quinze heures trente : Jean Clément, instituteur, né à Paris 1925, fils de Louis Clément et de Marie-Léontine Hasselot, épouse Monique Jouvenceau, fille de Charles Jouvenceau (patron-pêcheur et de Thérèse Nicolas. Le repas de mariage se déroule dans le restaurant « Saint-Georges », chez Rosso. On remarque parmi 1es invités : MM Lamarque, sénateur – Montagne, conseiller général, maire de Six-Fours – Juvenal, avocat à la Cour – Souquière, médecin (et Madame) – l’abbé Toutain, curé village. La partie récréative, composée de monologues et chansons est assurée par le burlesque Henri Diot et le talentueux Jean Denain (Muté en 1955 à Saint-Mandrier, Jean Clément prendra alors la classe de « Fin d’Etudes ». Au début des années 60, il assurera les cours d’anglais et de travaux pratiques du nouveau collège d’enseignement général de Saint-Mandrier. Il prendra sa retraite en 1985. République de Toulon et du Var du dimanche 17 mars 1951. Ken Nicolas, vol. 1.).

1956 – 17 mars : DISPARITION D’IRÈNE JOLIOT-CURIE, physicienne et prix Nobel de Physique.


1959 – 18 mars : ÉCRASEMENT DE LA RÉBELLION TIBÉTAINE PAR L’ARMEE CHINOISE – La presse fait état de l’écrasement en cours depuis le 17 de la rébellion anticommuniste tibétaine par l’armée chinoise. Le Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso, chef spirituel du Tibet, quitte Lhassa avant de se réfugier un peu plus tard en Inde. Le lendemain, l’armée chinoise commence à investir certains quartiers de Lhassa et encercle le palais d’été où se trouvait 24 heures plus tôt le Dalaï-Lama. Cette opération sera terminée le 23.

1961 – 17 mars :

1. MISE AUX ENCHÈRES DE L’EX-CROISEUR « EMILE BERTIN ». C’est la société « Les Abeilles », de La Seyne, qui s’en porte acquéreur pour la somme de 91 millions d’anciens francs. Le bâtiment sera démoli à La Seyne.

2. L’EX-CROISEUR « GEORGES LEYGUES » EST VENDU AUX ENCHÈRES, puis il est démoli à Brégaillon, La Seyne. Deux de ses grues seront installée à La Seyne, l’une sur le port, au niveau des chantiers, l’autre à Saint-Elme.

3. L’EX-CROISEUR « GLOIRE » EST VENDU À LA DÉMOLITION, LA SEYNE. Une grue de ce croiseur sera installée sur le port de Sanary.

1969 – 17 mars : A 71 ANS, GOLDA MEIR SUCCÈDE A LEVI ESHKOL AU POSTE DE PREMIER MINISTRE D’ISRAËL. Ancienne secrétaire générale du parti social-démocrate, le Mapaï, elle a été la première ambassadrice israélienne en Russie entre 1948 et 1949. A son arrivée à la tête de l’état israélien Golda Meir annonce avec fermeté qu’elle ne renoncera pas aux territoires gagnés lors de la guerre des six jours (juin 1967). Golda Meir démissionnera en 1974 après la guerre du Kippour.

1976 – 17 mars : MORT DU METTEUR EN SCÈNE ITALIEN LUCHINO VISCONTI.

1984 – 17 mars : PROJET DE CONSTRUCTION D’UN ENSEMBLE « GARAGE MUNICIPAL-HALLE DE SPORTS » AU PIN ROLLAND – Un projet de construction d’un ensemble « garage municipal – halle de sports » est lancé par la Municipalité sur les terrains disponibles de l’anse du Pin Rolland, près du complexe sportif. M. Dubost est nommé architecte et le projet est évalué à 1 976 120 F. La première pierre est posée le samedi 17 mars 1984. Cette salle ne verra pas le jour, elle se fera plus tard à l’emplacement des ateliers municipaux, rue Anatole France (Gisèle Argensse, 2000, p. 122).

1989 – 17 mars : GUY MOINE SUCCEDE A LUI-MÊME COMME MAIRE DE SAINT-MANDRIER lors du premier Conseil municipal. L’assemblée procède ensuite à l’élection de huit adjoints. Sont élus : Jean Louis Coste : 1er Adjoint ; Roger Argensse : 2ème Adjoint Alain Ballester : 3ème Adjoint ; André Joumond : 4ème Adjoint ; Michèle Mattéï : 5ème Adjoint ; Françoise Montagne : 6ème Adjoint ; Fernande Renard : 7ème Adjoint ; Gilles Vincent : 8ème Adjoint. Le Maire, décore ensuite deux anciens conseillers, M. Gustave Carré et M. Charles Gastinel, de la Médaille de Reconnaissance de la Commune (Gisèle Argensse, 2000, p. 155).

1990 – 17 mars : ON INAUGURE A PARIS L’OPÉRA BASTILLE, œuvre de l’architecte canadien Carlos Ott. Ce bâtiment moderne, produit des dernières technologies, fut conçu pour attirer les spectateurs de tous horizons et faire en sorte que l’art lyrique leur parle directement. Son architecture est marquée par la transparence des façades et par l’emploi de matériaux identiques à l’intérieur comme à l’extérieur. Avec ses deux mille places à l’acoustique homogène, ses équipements de scène uniques, ses ateliers intégrés de décors, costumes et accessoires, ses salles de travail et de répétitions, l’Opéra Bastille constitue un grand théâtre moderne et une scène lyrique internationale.

1996 – 17 mars : DISPARITION DE RENÉ CLÉMENT, réalisateur français né le 18 mars 1913 né à Bordeaux .C’est après la Libération qu’il a commencé sa carrière avec un remarquable semi-documentaire, « La bataille du rail », racontant les faits et gestes de la Résistance française.

2018 – 17 mars : MÉTÉO SANARY – Dépression, 997 hPa, sur le Golfe de Gênes reste stationnaire. Beau temps peu nuageux. Vent d’ouest-nord-ouest vers 9 h tournant ouest vers 15 h. Force 3 le matin forcissant 4 en milieu de journée. Rafales atteignant 25 nœuds dans l’après-midi. Mer belle le matin devenant belle à peu agitée en milieu de journée puis belle en soirée.

2020 – 17 mars :

1. MARSEILLE – ANNULATION DE LA SOIRÉE CINÉMA DONNÉE DANS LE CADRE DU FESTIVAL RUSSE AU THÉÂTRE TOURSKY, au cours de laquelle devait être projeté, à 20h30, le film « Le légendaire N°17 » De Nikolaï Lebedev. L’événement est annulé en raison de la crise sanitaire liée au Coronavirus limitant tout rassemblement mettant en présence de manière simultanée plus de 100 personnes. Rappel de l’événement relaté par le film : En 1972, l’équipe soviétique de hockey sur glace réalise un exploit en battant le Canada : 7 buts à 3. Le joueur n°17 entre à jamais dans l’histoire du hockey et devient un exemple de combativité́ et de courage pour les jeunes sportifs. Par son talent et sa détermination, il devient une légende vivante ! Inspiré de la vie de Valeri Kharlamov, joueur anonyme devenu une star internationale et décédé́ prématurément à 33 ans, le réalisateur Nikolai Lebedev signe un film passionnant. Il insuffle un souffle épique à sa mise en scène. Danila Koslovsky est éblouissant en Kharlamov. Époustouflant !

2. MÉTÉO POUR SANARY : Le vent d’est est annoncé qui ne dépassera pas les 15 km/h et ne passera la main au vent de nord-ouest qu’en fin d’après-midi. Le soleil devrait dominer cette journée aux températures printanières (12° pour les minimales, 17° pour les maximales).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : C’est un Écossais qui dit à sa femme :

-Je vais passer la soirée au pub. Mets ton manteau !

-Oh ! fait-elle folle de joie, tu m’emmènes avec toi ?

-Non, j’arrête le chauffage.

Il est 9 heures, je vous souhaite à un excellent VENDREDI

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !

A demain !

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