ÉPHÉMÉRIDES 6 MAI 2026

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 6 MAI 2026, 15e ANNÉE (n° 5092)

ILLUSTRATION :  L’îlot des Pêcheurs à Sanary, il y a longtemps, très longtemps (Diapositive H. Ribot).


Résumé : depuis les fêtes et traditions du jour jusqu’à la  blague pour la route en passant par la météo, nous déroulons un ensemble d’événements, grands ou petits, qui se sont déroulés un 6 mai  essentiellement en France et, surtout, dans le Midi. Bonne lecture !


LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR.

Le, 6 mai, c’est la fête des PRUDENCE et des ALARIC, du nom d’un évêque d’Arles du Ve siècle.


Autrefois : Le 6 mai est aussi le jour de saint Jean Porte latine, patron à Marseille des estampaires (imprimeurs, relieurs, libraires) qui se réunissaient aux Observantins ou au Saint-Esprit. « Latine » viendrait d’un jeu de mot ; « la tino », désignant la cuve contenant le plomb fondu. Mais la « tino » pouvant aussi recevoir les raisins, il était également le patron des tonneliers marseillais et dans les Alpes, celui des vignerons.


 Ce 17e jour du CALENDRIER REPUBLICAIN de l’An 2 était dédié à la PIMPRENELLE (non pas celle de notre Gai Luron national, mais celle de la famille des Rosacées).


DICTON :  A la Sainte-Prudence, s’il pleut, s’il vente, peu après, les moutons dansent..


 LOCUTION PROVENCALE : Ramisar sa lenga (remiser sa langue), rester coi.


PENSÉE DU JOUR : « L’amour est plus beau quand il est débarrassé du sens de la propriété. (Georges Brassens, « Les chemins qui ne mènent pas à Rome.)


EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE.  Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°11 : Dir. Henri Ribot, Antoine Peretti. – Regards sur un terroir n° 11 : Six-Fours, Ed. du Foyer Pierre Singal  83110 Sanary-sur-Mer, 2007. N° d’enregistrement : H15836 S 4 3 A ,


MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER : Pas d’avis de coup de vent. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.  Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel clair devenant peu nuageux. Vent d’WNW force 4 se maintenant toute la journée. Rafales atteignant 23 noeuds en milieu de journée. Mer peu agitée. Houle petite et courte de SW. Visibilité médiocre devenant excellente en milieu de journée. Température : 18°..


(C’était il y a longtemps : arrivée de croiseur « Moskva » à Toulon)

ÉPHÉMÉRIDES – Choix de textes :

France : -1916 – 6 mai : Bataille de Verdun –  Violents combats sur la cote 304 (rive gauche) alors que, rive droite, il n’y a rien à signaler ( R.A.S.) qu’un duel d’artillerie. La 152e D.I. et la 18e reçoivent l’ordre de reprendre les tranchées perdues, chaque soldat préparant son paquetage pour Verdun. François Duhourcau décrit le Tourniquet comme le point d’arrivée sur la Voie sacrée, une porte vers le champ de bataille où l’espoir de vivre s’amenuise. Les soldats saluent leur pays avant d’entrer dans les boyaux, sous un déluge de feu et d’acier. Verdun est comparé à une planète ravagée, où la France oppose ses régiments aux assauts ennemis, consolidant la défense au prix de nombreux morts. Le 135e R.I. relève le 66e au bois Camard, d’autres unités prennent position. Des éléments dont la section de Jean Campargue se sont positionnés dans le ravin de la Mort. l’attaque doit débuter le lendemain.

Histoire locale.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1064e livraison. Le 6 mai est aussi le jour de saint Jean Porte latine, patron à Marseille des estampaires (imprimeurs, relieurs, libraires) qui se réunissaient aux Observantins ou au Saint-Esprit. « Latine » viendrait d’un jeu de mot ; « la tino », désignant la cuve contenant le plomb fondu. Mais la « tino » pouvant aussi recevoir les raisins, il était également le patron des tonneliers marseillais et dans les Alpes, celui des vignerons.

LA SEYNE-sur-Mer :  758e livraison. -1900 – 6 mai : LE MAIRE DE LA SEYNE PERD SON ÉCHARPE AU BÉNÉFICE D’UN AUTRE SOCIALISTE – Le maire de La Seyne, Bernard, désavoué et seul, perd son écharpe au bénéfice de Belfort, un autre socialiste dit-on (Patrick Martinenq, 1983 – Place de la Lune, 1830-1936, Maurecourt, ERG, 1983, 486 p). Julien Belfort, retraité de l’armée, mettait un terme à la carrière du délateur de Saturnin Fabre. Ainsi vont les problèmes de la basse politique (Marius Autran, tome 2, 1988).

OLLIOULES : 750e livraison. SANARY : 863e livraison  -1668 – 6 mai : Refus royal de la séparation de Sanary d’Ollioules et réactions locales. À la suite de la demande de séparation formulée par Saint-Nazaire (Sanary), le roi dépêche trois commissaires : Messire Henry de Meynier, baron d’Oppède et premier président au Parlement d’Aix, Messire Toussaint de Fourbin Janson, évêque de Digne, et Nicolas Arnoul, intendant général des galères. Ces commissaires se rendent au château de Bandol et, les 12 et 13 juin 1667, entendent les deux parties concernées. Leur rapport, jugé assez tendancieux, ne se montre pas favorable à la séparation souhaitée par Saint-Nazaire. Suite à cette décision, l’annonce du rejet de la séparation est faite le 19 janvier 1668.

Expédition d’Égypte : Expédition d’Égypte : Correspondance du général Kléber. Le 6 mai 1800, lors de l’expédition d’Égypte, le général en chef Kléber adresse une lettre à M. le commodore Smith depuis Le Caire. Il répond tout d’abord à une lettre reçue du 27 avril. Par ailleurs, Kléber évoque également une correspondance avec le Grand Vizir, qui lui avait écrit depuis Jaffa au sujet des Turcs restés sous sa garde, et que le Vizir estime pouvoir réclamer.

AKHENATON tel qu’en lui-même, toujours présent à l’ancien musée du Caire (cl. H. Ribot)

ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE.

(classement chronologique)

Antiquité. Aucune occurrence.

Moyen Âge.

1257 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sentanicieras (charte aux archives de Saint-Victor). Première mention de Sentenières lieu-dit, quartier de Saint-Barnabé. Autres écritures plus récentes : Santinyeras, Centanieras, Santonieras.

-1278 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Santron (acte notarié). Première mention : Saint-Tronc, hameau au quartier de Saint-Loup (1872). L’église de Saint-Tronc dépendait de la paroisse de Saint-Martin (1872).Premières mentions : Centro, XIe siècle (cartulaire Saint-Victor, n° 36) ; Centrones, 23 avril 1040 (ibid., n° 52) ; Santron, 6 mai 1278 (acte notarié). Le nom de ce hameau a conservé une appellation de lieu très ancienne, modifiée par le nom donné à la chapelle de Sainte-Croix, par allusion au bois ou tronc de la croix du Sauveur. Il y avait autrefois en cet endroit un cou­vent de religieuses de Saint-Benoit, dont les ruines exis­taient encore au commencement du XVIIIe siècle (Calendr. 4713, pag. 176).

-1340 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Tirassa lieu-dit, quartier N.-D.-de-la- Garde, près de Gironde (acte notarié).

-1481 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Puteus de Carpenha. Puits de Carpiagne – bastide, près de Carpiagne. Autre mention : Lo Pos de Capeanha, 20 décembre 1439 (acte aux archives de l’Evêché).


Renaissance.

-1527 – 6 mai : L’ARMÉE DU CONNÉTABLE CHARLES DE BOURBON SE MUTINE, le tue et pille Rome, massacrant au moins 4.000 personnes.

-1528 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Mons vocatus Barnassot (archives de la Major). Barnassot, quartier rural EN 1872, au-dessus de Saint-Mitre, quartier de Sainte-Marthe. Première mention : Barnassot, 14 août 1294 (charte aux archives municipales).

2. Bastita Albosorum sive dels Alboassos alias Alborum, 6 mai 1528 (acte aux archives de la Major). Colle-d’Amboux – lieu-dit, quartier de Château-Gombert, près de Baume-Loubière (1872). Première mention : Aco dan Bouc, 16 septembre 1595 (ibid.).

3. Campus Barrenorum (acte aux archives de la Major). Cros de Barrau – lieu-dit, quartier de Château-Gombert.

4. Terra Francisco Durbequi (acte aux archives de la Major). Les Durbecs – hameau en 1872, quartier  des Martégaux.

 5. Vallatum de Russet (acte aux archives de la Ma­jor). Riousset – lieu-dit, qui prend son nom d’un ruisseau qui découle des hauteurs de Saint-Mitre, dans le territoire de Notre-Dame-de-Consolation et se jette dans Jarret au-dessus de la Rose (1872). Première mention : Rivus Siccus, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).

6. Roca de Blet (acte aux archives de la Major). Roche de Let – lieu-dit, quartier de Saint-Jérôme, formant limite des territoires de Marseille et Château-Gombert. Première mention : Roca Leti, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).

-1529 – 6 mai : L’Estella (charte aux archives de la Major). L’Étoile – chaîne de montagnes au nord de Marseille, dont le versant s’étend jusqu’au territoire. Le point le plus élevé est de 569 mètres. Première mention : Mons Stelle, février 1209 (ch.  aux archives de la Major).

Temps modernes.

-1628 – 6 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Possessio Barreriorum (archives de la Major). Les Barrières – lieu-dit, quartier de Sainte-Marthe. Premier mention : Barrieras, 19 octobre 1323 (archives municipales).

-1668 – 6 mai :

1. LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Gués – lieu-dit, quartier des Caillols  (registre aux archives de la Major).

2. LE ROI REFUSE DE SÉPARER SANARY D’OLLIOULES. REACTION DES SANARYENS –  Refus royal de la séparation de Sanary d’Ollioules et réactions locales

À la suite de la demande de séparation formulée par Saint-Nazaire (Sanary), le roi dépêche trois commissaires : Messire Henry de Meynier, baron d’Oppède et premier président au Parlement d’Aix, Messire Toussaint de Fourbin Janson, évêque de Digne, et Nicolas Arnoul, intendant général des galères. Ces commissaires se rendent au château de Bandol et, les 12 et 13 juin 1667, entendent les deux parties concernées. Leur rapport, jugé assez tendancieux, ne se montre pas favorable à la séparation souhaitée par Saint-Nazaire. Suite à cette décision, l’annonce du rejet de la séparation est faite le 19 janvier 1668.

Démarches et décision royale

Face à ce refus, les habitants de Saint-Nazaire organisent une réunion du Conseil général, qui se tient le 6 mai 1668 dans la chapelle des frères Pénitents blancs. Tous les chefs de maison du village sont présents, ainsi que plusieurs notables : Pierre Reboul, viguier lieutenant du juge, Jacques et Denis Bernard, Bernabel Infernet, Honoré Sabatier, Jean Estoart, André Viguier, Jean Bernard de Laurens, Esprit Aycard, Jacques Reboul, Anthoine Daniel, Peyrou Reboul, Jean Fabre, Anthone Viguier, Guilhem Viguier, Anthoine Mousier, André Gras, André Aycard, François Soleilhet, Jules Chabot, Balthezar Guigou, Melchior Coulomb, Jean Viguier, Pierre Rambaud, André Mourins, Esprit Gilly, Jacques d’Esprid, Jean Bernard, Jean Menut, Charles Lombard, Michel Denas, Urbain Bernard, Honnoré Decugis, Joseph Honnorat, Honnoré Vacon, François Bernard, Louis Sabatier, François Audibert, Michel Cabre, Louis Fabre, André Estoart, Jacques Chestian, Honnoré Vaccon, Pierre Daniel, Jean Sabatier, Honnoré Sabatier, Jacques David, André Bernard, Pierre Marin, Jean Soleillet, tous manants et habitants du lieu de Saint-Nazaire. Lors de cette assemblée, une protestation officielle contre l’arrêt royal du 19 janvier est formulée. Les habitants donnent pouvoir à André Bernard, député, pour les représenter à Aix et défendre leurs intérêts, s’engageant à approuver et ratifier toutes ses démarches.

Intervention d’Arnoul et suite des événements

Arnoul, intendant général des galères, demande aux habitants du bourg de contribuer à la recherche de deux galériens évadés. Après le dernier Conseil général de Sanary, il accepte d’établir un nouveau rapport le 27 juillet 1668. La communauté de Saint-Nazaire témoigne de sa confiance envers Arnoul, notamment depuis l’affaire de l’arrestation de quatre Turcs, où il avait manifesté son soutien à Saint-Nazaire. Dans le contexte d’une autre affaire d’évasion, il sollicite à nouveau la collaboration des habitants pour retrouver deux forçats nommés La Motte Le Hardy et Dumesnil, en insistant sur l’importance de leur découverte.

Réaction des habitants de Saint-Nazaire

       Arnoul, intendant général des Galères, remet son rapport,  le 11 août 1668 (résumé des archives).

-1674 – 6 mai : CHAPELLE NOTRE-DAME D’ABONDANCE, LES PLAYES (SIX-FOURS) – Le 6 mai 1674, Honoré Aycard à feu Louis dit d’augeau de Six-Fours, par son testament, reçu par Maître Vidal, notaire, a déclaré que, en cas que les particuliers du quartier des Playes soient dans l’intention de faire une chapelle audit quartier, lègue pour ladite chapelle, un petit jardin clos de murailles situé au quartier de Sabatier. Etant décédé dans cette volonté, les particuliers dudit quartier des Playes firent bâtir et édifier sur ledit jardin, la chapelles aux bastides de Sabatier, sous le titre de Notre Dame d’abondance, à la susdite année 1674 (Jean Denans, 1713).

-1682 – 6 mai : LOUIS XIV QUITTE LE LOUVRE POUR S’INSTALLER A VERSAILLES.

-1688 – 6 mai : PREMIÈRE RÉUNION DU CONSEIL GENERAL DE SANARY – A l’annonce du rejet par le roi de la demande de séparation de Sanary et d’Ollioules, le 19 janvier 1668, une réunion du Conseil général fut décidée. Celui-ci se tient le 6 mai 1668 (B. Rotger, 1984, p. 88-89). « L’an mil six cent soixante-huit le sixième jour du mois de May, environ midy, dans la chapelle des frères Pénitents blancs de ce lieu de Saint-Nazaire, a esté assemblé un Conseil général de tous les chefs de maison du dit lieu (…) en présence de messire Pierre Reboul, viguier lieutenant du juge de ce lieu (…) esté présents Jacques et Denis Bernard et Bernabel Infernet, bourgeois et syndics des habitants, Honoré Sabatier, de Louis, bourgeois, Jean Estoart bourgeois, patron André Viguier, patron Jean Bernard de Laurens, Esprit Aycard tisseur à toile, patron Jacques Reboul de Jean, patron Anthoine Daniel, patron Peyrou Reboul, patron Jean Fabre, patron Anthone Viguier, patron Guilhem Viguier, Anthoine Mousier ménager, patron André Gras, patron André Aycard, François Soleilhet, Jules Chabot tailleur d’habits, patron Balthezar Guigou, Melchior Coulomb maître calfat, Jean Viguier maître cordonnier, Pierre Rambaud cordonnier, André Mourins maître chirurgien, patron Esprit Gilly, sieur Jacques d’Esprid marchand, patron Jean Bernard d’autre Laurens, Jean Menut, patron Charles Lombard, Michel Denas maître boulanger, patron Urbain Bernard, Honnoré Decugis bourgeois, Joseph Honnorat, patron Honnoré Vacon fils de Jacques, François Bernard, patron Louis Sabatier, sieur François Audibert marchand, patron Michel Cabre, patron Louis Fabre, patron André Estoart, Jacques Chestian maître maçon, autre Honnoré Vaccon pêcheur fils de Jacques, Pierre Daniel marchand, patron Jean Sabatier, patron Honnoré Sabatier d’Honoré, Jacques David ménager, sieur André Bernard bourgeois, patron Pierre Marin, patron Jean Soleillet, tous manants et habitants du lieu de Saint-Nazaire, à laquelle assemblée, (…) il a été protesté contre l’arrêt rendu par Sa Majesté du 19 janvier dernier et donnent pouvoir au députter André Bernard pour se porter à Aix pour présenter en leurs noms ce qu’il y aura à faire (… promettant d’approuver et ratifier tout ce que le dit député aura fait et relevé de toutes charges par la présente. »

-1713 – 6 mai : RENFORCEMENT DU CONTRÔLE DE LA NAVIGATION, DU FAIT DU DANGER DE PESTE. « Le contrôle de la navigation va se renforçant car la peste se manifeste un peu partout. Des informations émanant du Bureau de Santé de TOULON viennent mettre en garde les administrateurs de SAINT-NAZAIRE. Le 6 mai 1713, il est signalé qu’un patron génois qui se. trouve dans la rade de TOULON et qui vient d’un endroit suspect, ne pourra prendre au port de SAINT-NAZAIRE, les 100 milleroles de vin qu’il devait y embarquer, Si ce n’est après une purge au lazaret de TOULON ou avec un garde à son bord et à ses frais. Le 9 mai, il est également signalé qu’un brigantin de MALTE, qui a demeuré quelques jours à VILLEFRANCHE a une patente en due forme. Il est chargé de bas> de coton et d’autre coton travaillé. Il va à MARSEILLE et de là en ESPAGNE. Il est autorisé à quitter le port de SAINT-NAZAIRE s’il fait le serment d’assurer qu’il vient bien des pays qu’il a nommés. Dans le même temps, le comte de GRIGNAN par une ordonnance, ordonne qu’il faut mettre en quarantaine tous les bâtiments de quelques nations qu’ils puissent être qui viendront en droiture ou qui auront communiqué dans les pays sous la domination de l’archiduc. Les marchandises seront mises au lazaret et y feront 18 jours, les passagers feront 6 jours. Pour les bâtiments venant de PORT-MAHON ou de la côte d’ESPAGNE, ou les Anglais qui viendront d’ANGLETERRE, ou de HOLLANDE, feront aussi une quarantaine de 6 jours par précaution. Cela parce que nous avons reçu avis de la peste à VIENNE et en AUTRICHE. En ce qui concerne les bâtiments venant d’AMÉRIQUE et qui touchent la terre d’ESPAGNE parce que dans ce pays la contagion est aussi à craindre qu’au LEVANT et en BARBARIE, SAINT-NAZAIRE ne doit leur donner, à l’avenir, aucune entrée ni pratique dans le port. » (B. Rotger, 1984).

-1721 – 6 mai : LA PESTE À MARSEILLE – A Marseille, 3 avril 1721, une mort suspecte, rue de la Croix d’or. 5 avril, 3 morts dans la même rue. 4 mai, une autre mort suspecte. 6 mai, deux maisons sont attaquées par une maladie qui semble être la peste (André Maurice – La peste à Marseille, BT, n° 945, décembre 1983, CEL Cannes

-1755 – 6 mai :Planches pour l’exercice de l’infanterie. A la suite de l’augmentation des bataillons d’infanterie, l’Etat, par l’ordonnance du 6 mai 1755, modifia la composition des troupes et l’organisation des exercices militaires. Ces consignes s’appliquèrent à tous les régiments du royaume, donc à ceux de Toulon. Ces troupes, nouvellement réorganisées, constituèrent une partie de l’escadre qui appareilla de Toulon le 9 avril 1756 en direction de Minorque (Toulon dévoile sa mémoire, 1992, p. 56).

-1768 – 6 mai :  LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Les Caillols ou le Gués ou la Cabriere (registre aux archives de la Major). Les Caillols – village de Marseille en 1872. Première mention le 11 août 1559 : Bastide des Cailhoux, (registre aux archives de la Major). Nom d’une famille qui, la première, a défriché ce quar­tier. Pierre et Thomas Caillol reconnaissaient à la cour de Saint-Marcel une partie des terres qui furent de Jacques de Soleriis, 3 octobre 1486 (registre aux archives de l’Evêché) ; c’est là l’origine de ce village, bâti dans une partie de l’ancien territoire de Saint-Marcel qu’on appelait la Soleillade et Camp de Solier. Voir ces mots.

Epoque contemporaine.

-1792 – 3 et 6 mai : MEHUL – Méhul a consolidé sa réputation avec des œuvres tel Stratonice (Favart, 3 mai 1792) ou bien Mélidore et Phrosine (Favart, 6 mai 1794).

1800 – 6 mai : EXPEDITION D’EGYPTE : Correspondance du général Kléber, 6 mai 1800

Le 6 mai 1800, lors de l’expédition d’Égypte, le général en chef Kléber adresse une lettre à M. le commodore Smith depuis Le Caire. Il répond tout d’abord à une lettre reçue du 27 avril. Par ailleurs, Kléber évoque également une correspondance avec le Grand Vizir, qui lui avait écrit depuis Jaffa au sujet des Turcs restés sous sa garde, et que le Vizir estime pouvoir réclamer.

Estimant que la lettre du Grand Vizir émane d’un homme ayant perdu la raison, Kléber décide de la lui renvoyer sans y apporter de réponse. Malgré cette situation, il organise le départ vers Damiette de Moustafa Pacha et des différents Effendis qui, avec son approbation et conformément aux traités, s’étaient rendus en Égypte en tant que douaniers. Ces derniers pourront être échangés contre son aide de camp, le citoyen Baudot. Ce dernier avait été envoyé comme parlementaire auprès de Nassouf Pacha, mais a été retenu au camp du Vizir et y a subi un traitement particulièrement cruel.

Kléber sollicite alors le Commodore Smith afin d’examiner la possibilité de faciliter cet échange, compte tenu de la situation actuelle.

Enfin, le général Kléber exprime sa satisfaction d’avoir reçu les papiers d’Europe transmis par le Commodore, et indique qu’ils seront remis au docteur Desgenettes, accompagnés des brochures incluses dans la dépêche.

La lettre se conclut par une marque de considération et d’estime envers le Commodore Smith.

-1859 – 6 mai : MARSEILLE –  Hippolyte Bonnaud, fabricant de pipes, dépose au Greffe du Tribunal de Commerce de Marseille la marque PAPIER DE BLE qui sera apposée sur les couvertures de ses enveloppes pour papier à cigarettes.

-1889 – 6 mai : ET LA TOUR EIFFEL FUT ! – Ouverture de l’exposition universelle de Paris et inauguration de la tour Eiffel.

-1895 – 6 mai : Admission au service actif du croiseur cuirassé  Latouche-Tréville, classe Amiral Charner dérivée du Dupuy-de-Lôme, plans de l’Ingénieur Thibaudier, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne sur Mer (Feron L. – « Le croiseur La touche-Tréville » in  Marines Magazine n°23, Décembre 2000-février 2001, 82 p ; id. : « Le croiseur La touche-Tréville », dans Marines Magazine n°25, Juillet-Août 2001).

-1897 – 6 mai : MARSEILLE – LA MAJOR – le 30 novembre 1893, la cathédrale Sainte-Marie-Majeure étant terminée, elle fut remise peu de temps après à monseigneur Jean-Louis Robert, puis érigée en basilique mineure le 24 janvier 1896 par le pape Léon XIII, et consacrée le 6 mai 1897.Elle fut classée monument historique en 1906.

-1900 – 6 mai : LE MAIRE DE LA SEYNE PERD SON ÉCHARPE AU BÉNÉFICE D’UN AUTRE SOCIALISTE – Le maire de La Seyne, Bernard, désavoué et seul, perd son écharpe au bénéfice de Belfort, un autre socialiste dit-on (Patrick Martinenq, 1983 – Place de la Lune, 1830-1936, Maurecourt, ERG, 1983, 486 p). Julien Belfort, retraité de l’armée, mettait un terme à la carrière du délateur de Saturnin Fabre. Ainsi vont les problèmes de la basse politique (Marius Autran, tome 2, 1988).

De nouvelles élections municipales ont lieu. M. Belfort est élu maire de La Seyne. Un comité s’était formé en avril à Saint-Mandrier pour présenter quatre candidats sur la liste de concentration républicaine socialiste. Jusqu’en 1900 trois élus faisaient partie de la section de Saint-Mandrier. Un quatrième a été obtenu pour ces élections-là. Ce comité était composé de MM. Maunier président, V. Guérin vice-président, F. Bertrand trésorier et A. Reboul secrétaire. Il décide de laisser pleine confiance à MM. Peyret et Spitalier, M. Eyriès ne se représentant pas. MM. Emile Giraud et François Bertrand mécanicien sont les candidats choisis pour compléter la liste. Mais un autre groupe de conseillers se présente sous l’étiquette «Union républicaine socialiste». Ces quatre conseillers sont : Joseph Bernard, pêcheur, Alexis Bernard patron pêcheur et commerçant, Georges Tillet commerçant et Vincent Giraud commerçant. Finalement c’est la 2e liste qui sera élue mais Georges Tillet élu le 6 mai, meurt le 13 mai, la liste sera composée alors de : Joseph Bernard, Alexis Bernard, Vincent Giraud et Siffroy Peyret, mais E. Ginouvès remplacera S. Peyret en 1903 (Gisèle Argensse, 1989, p. 126-127).

-1901 – 6 mai : FIN DE GREVE A MONTCEAU-LES-MINES où après 700 jours de grève, le travail reprend.

1916 – 6 mai : BATAILLE DE VERDUN. Violents combats sur la cote 304 (rive gauche) alors que, rive droite, il n’y a rien à signaler ( R.A.S.) qu’un duel d’artillerie. La 152e D.I. et la 18e reçoivent l’ordre de reprendre les tranchées perdues, chaque soldat préparant son paquetage pour Verdun. François Duhourcau décrit le Tourniquet comme le point d’arrivée sur la Voie sacrée, une porte vers le champ de bataille où l’espoir de vivre s’amenuise. Les soldats saluent leur pays avant d’entrer dans les boyaux, sous un déluge de feu et d’acier. Verdun est comparé à une planète ravagée, où la France oppose ses régiments aux assauts ennemis, consolidant la défense au prix de nombreux morts. Le 135e R.I. relève le 66e au bois Camard, d’autres unités prennent position. Des éléments dont la section de Jean Campargue se sont positionnés dans le ravin de la Mort. l’attaque doit débuter le lendemain.

1932 – 6 mai : ASSASSINAT DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, PAUL DOUMER PAR LE DEMI-FOU GORGULOFF. C’est un Russe blanc qui voulait attirer l’attention sur la situation de l’émigration russe abandonnée par les puissances occidentales. Comme ce drame se passe entre les deux tours de scrutin de l’élection législative, la presse de Droite affirme que l’on possède les preuves que Gorguloff est un bolchevik camouflé. La presse de Gauche insiste sur le fait qu’il s’agit d’un Russe blanc et fou (André Rossel, 1984).

Voici l’affaire telle que la présente en première page « l’Echo d’Alger » du samedi 7 mai 1932 :

« P. Doumer, président de la République, est victime d’un odieux attentat de la part d’un nationaliste russe.

« Le chef de l’État, atteint d’une balle à la tête et d’une autre à l’épaule est transporté dans un état grave à l’hôpital Beaujon où des transfusions de sang ont été pratiquées.

« Le meurtrier, ancien président des fascistes russes, déclare avoir accompli son geste pour se venger des Français qui n’interviennent pas en Russie contre les Bolchevistes.

« La nouvelle soulève dans le monde une vive indignation. »

-1936 – 6 mai : VICTOR-EMMANUEL « ROI D’ÉTHIOPIE » – La presse mondiale du 6 mai ne tarit pas d’éloges sur l’armée italienne fasciste qui a montré son efficacité avec, la veille, la prise d’Addis-Abeba qui marque la fin de la guerre d’Ethiopie. Victor-Emmanuel est dès lors proclamé « Empereur d’Ethiopie ».

-1937 – 6 mai : LE DIRIGEABLE ALLEMAND « HINDENBURG » EXPLOSE et prend feu en atterrissant à Lakehurst (New Jersey) : 36 morts.

-1941 – 6 mai :

1. « FLEET AIR ARM » Les jours ont passé. Des jours qui seraient heureux, même en temps de guerre, s’il n’y avait pas l’horrible défaite de la France et s’il n’existait pas des êtres chers dont je ne sais rien. Ce matin, premiers bombardements en piqué. Je trouve cela passionnant et réussis très bien à mettre mes huit bombes dans la cible. Depuis vingt heures, nous sommes en alerte. On a d’abord cru que c’était pour notre base. Mais les avions sont allés un peu plus loin, à Havefordwest, capitale du Pays de Galles Sud (amiral Jubelin, « Marin de Métier, Pilote de fortune, 1ère édition, 1951).

2. Mort à Marseille de Joseph Garibaldi. Joseph Garibaldi, peintre français né et mort à Marseille (1863-1941), est découvert par Louis Prat et formé à l’École des Beaux-Arts. Influencé par Antoine Vollon, il expose au Salon de 1884 à 1914, obtenant plusieurs distinctions. Spécialisé dans les paysages et vues du Vieux-Port de Marseille, il bénéficie du mécénat du baron de Rothschild jusqu’en 1905. Il voyage ponctuellement (Venise, Corse, Savoie, Ariège) mais reste attaché à Marseille. Après la Première Guerre mondiale, il s’installe à Fos-sur-Mer pour peindre et subit un glaucome dans les années 1930. Deux expositions lui ont rendu hommage à Cassis (2006) et à Marseille (2012).

-1942 – 6 mai : AVEC LES F.N.F.L. – L’aviso-dragueur « Commandant Duboc », dont la disponibilité était prévue pour le 31 mars 1942, ne le sera que le 6 mai. D’après une note rédigée par le lieutenant de vaisseau Pépin Lehalleur , ces retards sont dus en partie au manque de surveillance exercée par le bord en période de réparations. Déjà un incident sérieux s’était produit un mois plus tôt lorsqu’une manche à eau laissée ouverte par négligence pendant toute la nuit avait provoqué l’inondation du compartiment de l’asdic.

– Le 11 avril, le « Commandant Duboc » fut déplacé de Bristol à Avonmouth, mais ce n’est que le 28 qu’il fut prêt à commencer ses essais. Appareillage à 8 h 15 direction Cardiff qu’il touche à 19 h 15.

– Le 5 mai à 12 h 20, essais en mer jusqu’à 19 h 20 avec arrêt à Barry Roads.

– Le 6 à 09 h, il reprend son travail et fait partie de l’escorte du convoi WI B 152 et il arrive le 7 à 16 h 35 à Plymouth (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).


Période récente.

-1953 – 6 mai : DEBUT DU RECENSEMENT DE LA CLASSE 1954 – « Le recensement de la classe 1954 est effectué en mairie de Saint-Mandrier à compter de ce jour (mercredi 6 mai 1953), jusqu’au 11 juillet 1954. Les jeunes gens intéressés sont priés de ne pas attendre le dernier moment pour remplir cette formalité » (Ken Nicolas, vol. 1, p. 141).

-1954 – 6 mai : POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE DU NOUVEAU GROUPE SCOLAIRE DE SAINT-MANDRIER (Gisèle Argensse, 2000, p. 39).

1956 – 6 mai : « M. Georges Lamour-Modeste, père de 17 enfants… » (Nord-France, 6.5.56.)

-1957 – 6 mai : LA PRESSE EN FOLIE – Marie-Christine MARS jouera dans Jean de la LUNE (Sud-Ouest, du 6 mai 1957)

-1968 – 6 mai : « LES ÉVÉNEMENTS » – Le 6 mai, comme prévu, Daniel Cohn-Bendit comparaît devant la commission de discipline où il se voit notifier l’obligation de quitter le territoire français … et devient un symbole (on peut lire sur une affiche « Nous sommes tous des Juifs et des Allemands »). Le même jour, le mouvement étudiant s’étend à la province et l’UNEF, le syndicat étudiant, se rapproche des syndicats ouvriers CGT et CFDT. La violence se déchaîne sur le boulevard Saint-Germain et la rue Saint-Jacques. (Fetjaine, 2007)

-1992 – 6 mai : DÉCÈS A PARIS DE L’ACTRICE MARLENE DIETRICH. -1992 – 6 mai : Décès à Paris de l’actrice Marlene Dietrich, née à Berlin en 1902. Devenue célèbre en 1930 avec « L’Ange Bleu » grâce à Josef von Sternberg, elle poursuit une carrière internationale et incarne de nombreux rôles marquants. Après la Seconde Guerre mondiale où elle soutient les troupes américaines, elle retourne aux États-Unis puis à Hollywood. Elle fait quelques apparitions sur scène et au cinéma jusqu’à sa dernière tournée en 1975, après laquelle elle reste handicapée. Dietrich décède en 1992 et est enterrée à Berlin. En 2002, la ville lui accorde le titre de « Citoyenne d’honneur ».

-1994 – 6 mai : INAUGURATION DU TUNNEL SOUS LA MANCHE.

-1995 – 6 mai : JACQUES CHIRAC EST ÉLU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.


ACTUALITÉ – MÉMOIRE :

-2007 – 6 mai : NICOLAS SARKOZY EST ÉLU A L’ÉLYSÉE, battant la candidate socialiste, Ségolène Royal.

-2018 – 6 mai : DÉCÈS D’ERMANNO OLBI, CINÉASTE ITALIEN – cinéaste italien discret récompensé d’un Lion d’or à Venise et célèbre pour « L’Arbre aux sabots », Palme d’or à Cannes en 1978. Vivant reclus à Asiago, il privilégiait un style réaliste avec éclairage naturel, tournage en dialecte et acteurs non professionnels, fidèle à une vision morale du cinéma.

2024 – 6 mai : à la « UNE » de Var-Matin (édition Toulon – LaSeyne – Sanary)

1) Au tribunal de Draguignan : rixe entre colocs à Saint-Maximins (p. 5à

2) Les nouveaux visages de la prostitution (p. 9)

3) Marine & défense : tour de chauffe pour le futur porte-avions (p. 4)

4) La Seyne : la « Belle Poule’ accessible qu public ce matin encore (p. 9).

Page intérieure :

Florence Cyrulnik : « Je n’ai pas suivi une carrière politique, j’ai suivi mon projet » (p. 7).

Bandol : la base nautique va changer de mode de gestion (p. 12)


DÉTENTE : UNE BLAGUE POUR LA ROUTE (sic) !  

La scène se déroule sur les bords d’un énorme cratère au milieu de nulle part.

Un soldat : « Mais je vous répète que c’est bien ici que se trouvait une arme de destruction massive ! »

Un observateur : « Moi, je ne vois rien ! votre bombe a tout fait disparaître ! »


CLÔTURE.

Il est 7 heures (du matin), je vous souhaite un excellent mercredi 6 mai.

Un grand bonjour à Isabelle. Bises à nos deux grands, Raphaël et Olivier. Shake-hand à Webber !

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