ÉPHÉMÉRIDES du 17 FEVRIER 2026

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ÉPHÉMÉRIDES

MARDI 17 FEVRIER 2026, 15e ANNÉE (n° 5025)

Illustration d’en-tête : Visite à la Congrégation des Sœurs de la Compassion à Sait-Barnabé, Marseille, lundi 16 février 2026.


1. LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR

🎉 Bonne fête aux 132 000 personnes prénommées ALEXIS.

Originaire de Florence, saint ALEXIS, ou ALEXIS DE ROME, était le fils d’Euphémien et d’Agalé. Fiancé à une femme vertueuse, il aurait fui le mariage pour se consacrer à Dieu. Il fut l’un des fondateurs de l’ordre des « serviteurs de Marie » au XIIIe siècle. Mort à 110 ans, il est le patron des mendiants.


🌞 Autrefois  (chaque jour, un événement, un mot ou une expression provençale) : -baile : provençal, « bailli, gouverneur » (Levy, 1909), « régisseur, maître-valet, contremaître, conducteur de travaux » (Barthe R., 1972) ; bayle, baille, bailli ; baillie ; bailliage : du latin bajulus, porteur ; « gouverneur, procureur, régisseur, régent, directeur ». Bailli : nom des fonctionnaires royaux d’abord chargés d’inspecter les prévôts, puis de représenter le roi dans une circonscription. Les baillis seigneuriaux étaient des officiers et fonctionnaires qui avaient dans le fief d’un seigneur un rôle analogue à celui des baillis royaux (Robert). Autrefois, on donnait le nom de baile au lieutenant du juge, et même au juge (juge-baile) qui était chef des consuls et des officiers municipaux en Languedoc et Dauphiné ; on le donnait aussi à l’agent chargé de recevoir les droits d’un seigneur (Mistral) ; le bailli, au XVIIe siècle, est, en termes de guerre, le chef de la noblesse de Province, et celui qui la commande quand on convoque l’arrière-ban. Le bailli, le sénéchal et le prévôt sont des noms qu’on donne en divers lieux pour les mêmes fonctions (Furetière). Baillie : au XVIIe siècle, c’est un terme de coutumes, un vieux mot hors d’usage qui désignait auparavant tutelle, garde, et administration, régence, gouvernement. Bailliage terme de palais qui désigne la juridiction d’un bailli et le lieu où le bailli tient son siège (Furetière), la circonscription, la juridiction, et le tribunal du bailli (Robert).


2. LE CALENDRIER

Le Calendrier républicain a dédié ce 29e jour du mois de pluviôse de l’An II à l’herbe aux verrues, la CHELIDOINE.


3. DICTON DU JOUR ( Locution provençale) « Vin que sauto dins lou vèire », littéralement : « Vin qui danse dans le verre » signifie que le vin est beau et bon. (service du vin).


4. PENSÉE DU JOUR : « Quand je serai aux pieds de la mort / et que le fil de mes jours sera coupé, / qu’on fasse de mes cendres une cruche et peut-être, / quand le vin l’emplira, renaîtrai-je à la vie. » Omar Kayyam, mort en 1123 à Nichâpour à l’âge de 85 ans (cf. chapitre 5 infra).


5. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE

📚 Un jour, un livre : Robà’iyat du sage Khayyam »,  144 quatrains d’Omar Khayyam, traduits littéralement par Claude Anet et Mirza Muhammad. Les Libraires associés, Paris 1957, N° d’enregistrement P20800 B 3 1 A.


6. MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER :  Avis de coup de vent au large.

La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps. Nuit de Lundi à Mardi : Vent d’WNW force 5 en début de nuit devenant force 4.  Rafales atteignant 33 noeuds en début de nuit. Mer agitée. Houle petite et assez longue de WSW temporairement modérée en milieu de nuit. Visibilité excellente. Journée de Mardi 17 février : Il fera beau. Ensoleillé malgré quelques nuages arrivant en fin de matinée. Le soir, ciel clair.

Vent d’WNW force 5 le matin devenant force 4 le soir. Rafales atteignant 33 noeuds en milieu de journée. Mer agitée devenant assez agitée en milieu de journée. Houle petite et assez longue de WSW. Visibilité excellente. Température : 13°.


7. ÉPHÉMÉRIDES – SÉLECTION DU JOUR

France –-1784 – 17 février : HIVER GLACIAL. C’est surtout dans le Nord de la France que cet hiver fit sentir ses rigueurs depuis le début de novembre jusqu’en avril, et la neige y tomba avec une telle abondance entre le 26 décembre et le 17 février que la circulation fut fréquemment interrompue. Le 30 décembre 1783, le minimum thermométrique à Paris s’abaissa jusqu’à -19.1° et dans la capitale, on enregistra 69 jours consécutifs de gelée. La terre fut gelée jusqu’à 65 cm de profondeur. Pneumonie infectieuse dans l’Ouest (herage / histoire climat 5). Tavernes (Var) : Grande abondance d’olives: autorisation épiscopale permettant de les triturer le jour de la Conception, les 2e et 3e jours des fêtes de la Noël et le premier jour de l’an, après cependant que les ouvriers auront assisté à la messe (Arch. Du Var, GG 12 ; Louis Honoré, 1929, p. 214-224.).

Expédition d’Égypte (extrait) : L’arrivée de Bonaparte et d’une grande partie de l’armée est du 17 février. Il dîne le jour même chez Kléber. Mécontent de Reynier en raison des pertes de son premier assaut, et, malgré son brillant succès, il lui refuse l’avant-garde et lui donne le siège du fort d’El Arich. Les reproches faits à Reynier conduisent ce dernier à écrire une lettre de protestation à Bonaparte où on retrouve les mêmes griefs sur l’organisation de la campagne que l’on a l’habitude d’entendre de la part de Kléber : « Un général de division peut et doit certainement réclamer pour ses troupes le poste qu’il pense leur convenir et être le plus honorable. Lorsqu’il reçoit un ordre, il doit montrer l’exemple du dévouement; mais on ne peut lui refuser les égards qui sont dus à son grade et de désirer qu’on rende justice à ceux qui se conduisent bien » (La Jonquière IV, 186). Cette attitude fière des généraux de division a plutôt des conséquences positives quand le commandant en chef est Bonaparte ou Kléber.

🏘️ Histoire locale

La Seyne-sur-Mer : 699 livraison. Le 27 mars 1902, un télégramme émanant du ministère de l’Intérieur précisait que le Conseil National de l’Hygiène réuni le 17 février, avait émis un avis favorable au déversement en petite rade des eaux d’égout épurées par un procédé bactérien. Une fois de plus, le Conseil municipal de La Seyne protesta. Il s’éleva aussi contre le passage éventuel d’une canalisation sur son territoire, ainsi que contre l’installation des pompes élévatoires. À partir de là, les techniciens toulonnais, avec l’appui du Ministère, pensèrent avoir trouvé une bonne solution qui n’était en fait qu’un pis-aller. La vidange des Toulonnais serait traitée dans une station d’épuration sise au quartier de Lagoubran, à l’ouest du cimetière, sur l’emplacement actuel des nouveaux abattoirs.

Marseille et le terroir marseillais : 1013e livraison. -1993 – 17 février : Décès du peintre André Antonini  à Aix-en-Provence; clinique Rambot, au terme de pénibles semaines ; il était né à Marseille le 18 janvier 1924.

Ollioules : 701e livraison. En février 1447, les comtes de Vintimille, seigneurs d’Ollioules, acquièrent la propriété des terres gastes d’Ollioules, dont celles de Saint‑Nazaire (Sanary), à la suite d’une transaction avec les habitants. Cette acquisition leur permet d’établir une habitation dans la tour de Saint‑Nazaire et de s’affirmer comme seigneurs, détenteurs exclusifs des clés et responsables de la défense des fortifications, rôle confirmé par le roi René. Document ; L’acte du 21 février 1447, rédigé par un notaire aixois, officialise la cession des terres incultes par les habitants d’Ollioules, qui conservent toutefois certains droits d’usage (pâturage, bois, chauffage et four à chaux). Malgré la cession, ils continuent à participer à l’organisation de la défense des sites fortifiés.

Sanary-sur-Mer : 811e livraison : Le 17 février 1447, les Vintimille prirent le droit de créer une habitation dans la Tour de  Saint-Nazaire (Sanary) dont, comme seigneurs, ils détenaient les clés. Entre temps, un fossé entoura l’édifice tandis que son armement passait à cinquante cuirasses (Henri Ribot, panneau affiché dans la Tour de Sanary).

8. ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE

(classement chronologique)

Moyen Âge

1051-17 février : Trets : Dédicace de la chapelle Saint-Michel à Château-Arnoux.

A. Inscription fixée sur un pilier do l’église de Trets.

– a. Statistique des Bouches-du-Rhône, t. II, p. 1024, à l’année 1051.- b. Marquis de Forbin d’Oppède, Monographie de la terre et du château de Saint-Marcel, 1888, planche XVI, à l’année 1051. – c. Chailan, Recherches archéologiques sur Trets, 1893, p. 58, à l’année 1051.

Cette inscription provient de la chapelle Saint-Michel du château d’Arlulfo ou Arnulfe, appelé Château-Arnoux, au territoire du Trets. Elle a été retrouvée par M. l’abbé Chailan, vers 1883, dans l’église de Trets.

Ilæc ailla constructa et consecrata in honore sancti archan­ge! i Micahelis, qui est in valle Tretensi, in Castro Arnulfo, que Andréas, servus Dei, construxit cum vicinis suis. Dedientio ejusdem aula (sic), III. idus februarii, anno Incarnationis M L I.

Traduction H. Ribot : «Cette église a été construite et consacrée en lhonneur du saint archange Michel, lequel se trouve dans la vallée de Trets, au château dArnulf. Andréas, serviteur de Dieu, la construite avec ses voisins. La dédicace de cette même église eut lieu le troisième jour avant les ides de février, lan de lIncarnation 1051.»

1196-17 février : Boyer R., p. 516-517 : Acte n°  123, cartulaire de Montrieux, Hugues de Signes vend aux chartreux de Montrieux une terre située à Cancérilles.

Montrieux, in claustro domus superioris – Hugues de Signes vend aux chartreux de Montrieux une terre qu’il possède à Cancérielles, dont le tenancier était Guillaume Adam, pour le prix de 100 sous].

Ugonis de Signa. Notum sit tam presentibus quam futuris hominibus quod ego, Hugo de Sinna, vendo heremitis Montis Rivi terram quam habeo  in Cancerillis, quam tenebat pro me Willelmus Adam, juxta terras eorumdem heremitarum, in heremo et in culto, … Trad. H. Ribot : « Hugues de Signes. Qu’il soit connu des hommes présents comme à venir que moi, Hugues de Signes, je vends aux ermites de Montrieux la terre que je possède à Cancerilles, laquelle était tenue pour moi par Guillaume Adam, jouxtant les terres de ces mêmes ermites, tant en friche que cultivées. »

1196-17 février : Acte n° 123, cartulaire de Montrieux, Hugues de Signes vend aux chartreux de Montrieux une terre située à Cancérilles (en limite de Méounes et de Signes).

1309-17 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Molendinum de Crota, (acte aux archives du Chapitre). Moulin de Riquetti – moulin à eau, quartier des Grottes qui appartenait à Jeanne de Riquetti, dame de Château-Neuf et de Négreaux (1872)

1325 – 17 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Ceon (charte aux archives de la Major). Séon-Saint-André – hameau en 1872. Première mention : Ecclesia S. Andree, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n°40). L’église de Séon-Saint-André est attribuée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase IV, du 30 décembre 1153.

1339 – 17 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Aregn, 17 février 1339 (charte aux archives de la Major). ARENC – faubourg et quartier dont le nom vient de « arena » (sable ; en provençal : arena / areno), plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Aygalades et de Plombières (1872). Première mention : Aregnum, 7 février 1249 (charte aux archives municipales).

1352 – 17 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Las fayssas de Babilonia (charte aux archives de l’évêché.). Babilone – quartier rural du quartier de Séon-Saint-Henri (1872). Première mention : Affare turris, le  2 septembre 1254 (charte aux archives de l’évêché). Note : faicie, faisa, faissa, faïsse, faissier, fascia, fascie, fayssa, faysse  ; dim. faisseta, fichu : bande de terre soutenue par un mur ; banquette ; terrain long et étroit ; terre en espalier. Du latin fascis = faisceau, fagot ; provençal fais : faicie Gaberti XIIIe s. (Evenos, l’Hauberte), faissa de Videu 1182 (Evenos, Castellas de Vidal), faissa Garoposa 1204 (Evenos), faissa Petri Raimondi 1234 (Méounes), faïsse Curette, de Curet ou Curèle  (Signes), faïsse de Rey (Signes), les Faïsses (Belgentier), les Faïsses de Montrieux (Signes),  faisseta a l’amendier 1220 (Evenos), faissie Marie de Sex Furnis XIIIe s. (Signes), fascia Gaberti (1177 (Evenos), fayssas de Taurens 1485 (Six-Fours, les Faisses), le Fichu (Signes).

2. Frechpestel, 17 février 1352 (charte aux  archives de l’Evêché). Frépestel – quartier rural du  quartier de Séon- Saint-André. Première mention : Freg Pestel, 22 mars 1287 (acte notarié).

3. Saltum de Marroco, 17 février 1352 (acte aux archives de l’Evêché). Saut de Marrot lieu-dit, quartier de Séon. Première mention : Saut de Marot, 20 décembre 1310 (charte aux archives de Saint-Victor).

-1377 – 17 février : Trets – Isnard d’Agoult, seigneur da la Baume-les Arnauds, procureur de sa femme Marguerite de Marseille, codame de Peynier, ratifie une vente de maison à Trets. (Acte 696 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : B. Archives du château d’Ollières).

1447 – 17 février :

1. ACTE N° 123 DU CARTULAIRE DE MONTRIEUX PAR LEQUEL HUGUES DE SIGNES VEND AUX CHARTREUX DE MONTRIEUX UNE TERRE SITUEE A CANCERILLES : Boyer R., p. 516-517 : Montrieux, in claustro domus superioris – Hugues de Signes vend aux chartreux de Montrieux une terre qu’il possède à Cancérilles, dont le tenancier était Guillaume Adam, pour le prix de 100 sous. Ugonis de Signa. Notum sit tam presentibus quam futuris hominibus quod ego, Hugo de Sinna, vendo heremitis Montis Rivi terram quam habeo in Cancerillis, quam tenebat pro me Willelmus Adam, juxta terras eorumdem heremitarum, in heremo et in culto, … Raymond Boyer, 1980, 1980, p. 516 ; Original disparu ; copie Capus p. 270 ; IND. Capus p. 415 ; Teissier, fol. 43 ; Dubois, p. 33)

(la tour de Sanary)

2. LES COMTES DE VINTIMILLE PAR UNE TRANSACTION AVEC LES HABITANTS D’OLLIOULES OBTIENNENT LA PROPRIETE DES TERRES GASTES, ET, PARMI CELLES-CI, CELLE DE SAINT-NAZAIRE (Sanary) – Le 17 février 1447, les comtes de Vintimille par une transaction avec les habitants d’Ollioules obtiennent la propriété des terres gastes. De là, ils prirent le droit de former une habitation dans la Tour (de Sanary) et de s’ériger en seigneurs. Dans ces terres étaient enclavées la forteresse d’Ollioules et la tour de Saint-Nazaire. Les seigneurs furent confirmés par le roi René dans leurs propriétés et particulièrement chargés de la garde des fossés, remparts et Tour dont ils sont seuls détenteurs des clés. Au sujet de l’eau de la Reppe et l’alimentation des jardins qui s’étendent jusqu’à Rastidor (le Roustidou) : celle-ci sera utilisée quatre jours par semaine depuis l’aurore jusqu’au crépuscule pour les jardins des particuliers et autres possessions, pourvu qu’il en reste pour les moulins ; les coseigneurs la prendront un jour pour arroser leur jardin et leur possession ; les moulins en auront le total usage les jours restant. Le texte prévoit le cas du manque d’eau dû à la sécheresse. Les jardins seront alimentés dans l’ordre de la sortie des gorges jusqu’à l’isle Baudoin et celle de Rastidor. Une sanction de cinq sous le jour et dix la nuit sera appliquée par la cour des coseigneurs en cas d’infraction.

Les habitants d’Ollioules cèderont, par acte du 21 février 1447 dressé par Me Tressame, notaire à Aix, leurs terres gastes ou incultes au seigneur de Vintimille, sous réserve toutefois de leur privilège de pastourage, lignage, chauffage et four à chaux. Dans ces terres gastes étaient enclavées le château d’Ollioules et la tour de Saint Nazaire. Ils continuèrent d’en commander les défenses (Barthélemy Rotger, 1996).

Le 17 février 1447, les Vintimille prirent ainsi le droit de créer une habitation dans la Tour dont, comme seigneurs, ils détenaient les clés. Entre temps, l’armement de celle-ci est passé à cinquante cuirasses tandis que la communauté d’Ollioules était affranchie durant dix ans de la moitié de toutes les tailles et collectes par le comte. Un fossé entoure l’édifice (Henri Ribot, panneau affiché dans la Tour de Sanary).

1457 – 17 février :  LIEUX-DITS DE MARSEILLE – S. Marcellus (acte aux archives de l’Evêché). Saint-Marcel – église, village (1872). Le territoire de Saint-Marcel s’étendait autrefois sur ceux de la Treille, des Romans, des Accates, des Camoins et de la Valentine.

Temps modernes

1596 – 17 février : Libertat assassine le consul Charles Casaux à Marseille – Libertat ayant attiré Casaulx dans un guet-apens, le tua de sa propre main et les soldats de Guise, qui guettaient l’heure favorable, entrèrent aussitôt dans Marseille et y rétablirent l’autorité royale. Libertat fut nommé viguier de Marseille (Dubois, Gaffarel, Samat).

L’aide espagnole arrivait trop tard à Marseille pour le chef ligueur, Charles de Casaulx, qui s’était emparé du pouvoir à la faveur d’une émeute et avait appelé à son secours les Espagnols ; ses ennemis, ses victimes et même certains de ses collaborateurs avaient réussi à mettre sur pied un complot avec l’aide d’un envoyé secret d’Henri IV. Casaulx fut assassiné, le 17 février, par Pierre de Libertat. Des troupes françaises, conduites par le duc de Guise, entrèrent immédiatement dans la ville. Il était temps. On prétend que le roi, apprenant la reddition de Marseille, avait proclamé : « C’est maintenant que je suis roi de France ». Les Provençaux auraient pu lui répondre : « C’est maintenant que nous faisons vraiment partie de la France. » (Henri Ribot, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer)

1673 – 17 février : DISPARITION DE MOLIERE ! le grand Molière, l’illustre Molière, victime d’un malaise sur scène, meurt après la quatrième représentation du Malade imaginaire (il jouait le rôle d’Argan). Il avait 59 ans. Nous lui devons « L’étourdi ou les Contretemps », « Le dépit amoureux », « Les Précieuses ridicules », « Sganarelle ou le Cocu imaginaire », « Don Garcie de Navarre ou le Prince jaloux », « L’école des maris », « Les Fâcheux », « L’école des femmes », « La critique de l’Ecole des femmes », « L’Impromptu de Versailles », « Le Mariage forcé », « La Princesse d’Elide », « Le Tartuffe », « Don Juan », « L’Amour médecin », « Le Misanthrope », « Le Médecin malgré lui », « Mélicerte », « Pastorale comique », « Le Sicilien ou l’Amour peintre », « Amphitryon », « Georges Dandin ou le Mari confondu », « L’Avare », « Monsieur de Pourceaugnac », « Les Amants magnifiques », « Le Bourgeois gentilhomme », « Psyché », « Les Fourberies de Scapin », « La Comtesse d’Escarbagnas », « Les Femmes savantes », « Le Malade imaginaire » ainsi que des pièces qui lui ont été attribuées : « Le Ballet des Incompatibles », « La Jalousie du Barbouillé », « Le Médecin volant ». Molière fut inhumé le 21 au soir, au cimetière de l’église Saint-Eustache, sans service solennel.

1696 – 17 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. La Maussane (registre aux archives de l’Evêché), quartier des Camoins. Première mention : pratum Pauleti Malisanguinis, 11 décembre 1506 (registre aux archives de l’Evêché).

2. Terre de Dame Isabeau de Vidau (registre aux archives de la Major). La Peipine, quartier de Saint-Menet (1872).

1718 – 17 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Chapelette (acte aux archives de Saint-Victor). La Capelette – village en 1872. Première mention : Ecclesia sancti Laurentii, 30 décembre 1153 (bulle d’Anastase IV, aux archives de l’Evêché). Ce quartier a pris son nom moderne après la fondation d’une chapelle faite en l’an 1707, par Philippe Goujon (Calendrier de 1713, propriété 176). Cette chapelle était succursale de Saint-Martin.

1731 – 17 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Jarret de la Loube ou des Trois Rois, 17 février 1731 (registre aux archives de la Major). La Loube – lieu-dit, quartier de Saint-Pierre. La rue de la Loubière, qui conduisait à ce quartier, a conservé le nom. Première mention :  Passum de la Loba, 11 avril 1302 (charte aux archives de la Major). Jarret – cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch ; il traverse une partie du territoire de Marseille et va se jeter dans l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Margue­rite. Une circonstance digne de remarque, c’est que le nom de Jarret prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des localités qu’il traverse depuis son origine jusqu’à son con­fluent, ce qui n’a pas lieu pour la rivière de 1’Huveaune. Première mention au VIIIe siècle : Fluvium Jerre, (Dénombrement des possessions de Saint-Sauveur. Belsunce, I. 302).

1745 – 17 février : LIEUX-DITS DE Saint-Savournin – Les Gouergues – quartier rural, commune de Saint-Savournin (registre aux archives de Saint-Victor). Note :  gorc [gour], gurge, gorge, gorgue, gouargo, gouorgo, gouargue ; gurgue ; augm. gourganon, gourgonier ; dim.  gorguette, gourguette : hydronyme (Rostaing 1950 ; Rousset 1988).

1772 – 17 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –  La Tarone – bastide, quartier d’Eoures (registre aux archives de la Major).

(Suffren)

1782 – 17 février : SUFFREN – Mal secondé par certains de ses officiers animés d’une mauvaise volonté évi­dente, Suffren entame une de ses campagnes les plus remarquables jamais réalisées lorsqu’il livre à l’escadre anglaise de Hugues la bataille de Sadras ; il ira de victoire en victoire jusqu’à son retour à Toulon en mars 1784.

1784 – 17 février : HIVER GLACIAL. C’est surtout dans le Nord de la France que cet hiver fit sentir ses rigueurs depuis le début de novembre jusqu’en avril, et la neige y tomba avec une telle abondance entre le 26 décembre et le 17 février que la circulation fut fréquemment interrompue. Le 30 décembre 1783, le minimum thermométrique à Paris s’abaissa jusqu’à -19.1° et dans la capitale, on enregistra 69 jours consécutifs de gelée. La terre fut gelée jusqu’à 65 cm de profondeur. Pneumonie infectieuse dans l’Ouest (herage / histoire climat 5). Tavernes (Var) : Grande abondance d’olives: autorisation épiscopale permettant de les triturer le jour de la Conception, les 2e et 3e jours des fêtes de la Noël et le premier jour de l’an, après cependant que les ouvriers auront assisté à la messe (Arch. Du Var, GG 12 ; Louis Honoré, 1929, p. 214-224.).

1788 – 17 février : DISPARITION DE QUENTIN DE LA TOUR, pastelliste et portraitiste officiel du roi Louis XV.

1789 – 17 février : les représentants du Tiers Etat se plaignent de supporter, à eux seuls, toutes les impositions royales – Tandis que Paris prépare les élections, le roi reçoit une requête du Tiers de Dijon : les représentants de cet ordre se plaignent de supporter, à eux seuls, toutes les impositions royales, ainsi que toutes les charges et dépenses communes de la province. Cet argent est attribué à des dépenses superflues, sans que le Tiers État puisse en bénéficier… Cet état d’esprit est de plus en plus commun à toutes les provinces (AGENDA DU BICENTENAIRE – MARDI 17 FÉVRIER).

1794 – 17 février (29 pluviôse An II) : ETAT D’INDIGENCE DES HABITANTS DU BEAUSSET – Le 29 pluviôse (17 février), vu « le manque de légumes de toutes espèces, de toute autre subsistance et surtout de blé », on désigne deux Beaussétans, Jacques Paul et Louis Giraud, pour se rendre à Nice, auprès de Ricord, représentant du peuple en mission, chargé des subsistances ; il leur faudra essayer d’obtenir 65 charges de blé par décade et seront de retour le 12 ventôse ( 2 mars), ayant obtenu 120 charges, « léger secours » consistant en 90 charges de blé (à 35 livres la charge) et 30 charges d’orge (à 25 livres la charge), qui coûtent cependant à la commune 3.900 livres. Et le conseil général fu Beausset, ayant « ouï l’agent national de la commune, considérant l’état d’indigence dans lequel se trouvent les habitants de cette commune, soit par les pertes et sacrifices journaliers résultant du passage continuel des troupes depuis six mois, soit par la levée en masse du bataillon qui prive presque toutes les familles de l’industrie de leurs chefs qui seule les alimentaient », décide de fixer le prix du pain à 7 sols la livre. La commune semble vraiment épuisée en cette période… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…). Note : Millerole ou charge : mesure de capacité pour les liquides qui valait, dans tout le Var, 62 litres et quelquefois 99 litres avant 1790 (Ministère de l’Intérieur An VII).

1795 – 17 février : « PACIFICATION » (MOMENTANEE) DE LA VENDEE A LA SUITE DE LA CONVENTION DE LA JAUNAYE (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France…). Cet accord marque la fin de la révolte vendéenne (Jean-Charles Volkmann, 1997).

1799 -17 février : expédition d’Égypte

1. Bonaparte était monté sur son dromadaire et avait marché toute la nuit pour arriver le 15 février à el-Arich à la pointe du jour. Le combat de nuit était en train de se de s’achever. Il se rendit au camp d’Abdallah et témoigna aux troupes sa satisfaction au sujet de leurs exploits de la nuit. Le quartier général, les parcs des réserves, les divisions Bon et Lannes couchèrent le 12 février à Saleyéh ; le 14 à Kathieh, le 15 à Bir el-Abd, le 16 à Birket-Aich, le 17 à Méçoudiah pour arriver le 18, le 19 et le 20 février à el-Arich où Bonaparte les attendait (Napoléon, Les batailles célèbres des Français…). Les courriers de Bonaparte s’interrompent jusqu’au 24 février.

2. note de Henri Laurens : L’arrivée de Bonaparte et d’une grande partie de l’armée est du 17 février. Il dîne le jour même chez Kléber. Mécontent de Reynier en raison des pertes de son premier assaut, et, malgré son brillant succès, il lui refuse l’avant-garde et lui donne le siège du fort d’El Arich. Les reproches faits à Reynier conduisent ce dernier à écrire une lettre de protestation à Bonaparte où on retrouve les mêmes griefs sur l’organisation de la campagne que l’on a l’habitude d’entendre de la part de Kléber : « Un général de division peut et doit certainement réclamer pour ses troupes le poste qu’il pense leur convenir et être le plus honorable. Lorsqu’il reçoit un ordre, il doit montrer l’exemple du dévouement; mais on ne peut lui refuser les égards qui sont dus à son grade et de désirer qu’on rende justice à ceux qui se conduisent bien » (La Jonquière IV, 186). Cette attitude fière des généraux de division a plutôt des conséquences positives quand le commandant en chef est Bonaparte ou Kléber. Avec Menou, elle conduira à une crise du commandement qui sera la cause de l’échec final. C’est la division Kléber avec la cavalerie qui va constituer l’avant-garde dès que la marche de l’armée reprendra).

1800 – 17 février (28 pluviôse, an VIII) :

1. CREATION DU CORPS DES PREFETS. INSTAURATION DE 98 DEPARTEMENTS ET DE 36000 COMMUNES. La loi du 11 pluviôse an VIII (17 février 1800) divisa le territoire « européen «  de la République en dépnrtements et arrondissement communaux et créa uussi les préfets, les conseils de préfecture, les conseils généraux, « lesquels rempliront les fonctions exercées par les adminidtrateurs et commissaires de département ». Les municipalités de canton disparurent donc. Le territoire de l’actuel département comptait alors 146 communes et 57 cantons. (Robert Alain, 1979).

2. le territoire de Julhans est réuni à la commune de Roquefort par la loi du 28 plu­viôse, an VIII. Julhans, château, arrondissement de Marseille, canton de La Ciotat, commune de Roquefort. A toujours fait partie de l’Evêché de Marseille. Première mention : juin  1030 – Julans, (cartulaire de Saint-Victor, n° 48).

3. expédition d’Égypte – (mois de Ramadân 1214 – Dimanche 22 [17 février 1800]). Abd-al-Rahman al-Jabarti, Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801). (suite)

Le vizir s’arrêta à Bilbays, le 22 Ramadân [17 février]. Aussitôt Vlamâ*, tujjâr et notables demandèrent audience, pour le saluer. Mustafâ Pacha accepta de s’entremettre en leur faveur. L’audience fut accordée. Les mêmes se rendirent ensuite auprès du général Kléber qui leur accorda également audience. Ils le saluèrent aussi. Puis ils partirent chez Nasûh Pacha, le wâlî du Caire, qu’ils saluèrent également. Ils passèrent la nuit dans son pavillon. Quand ils furent chez lui, il prolongea leur visite, demandant les noms de chacun des Vlamâ ainsi que ceux des tujjâr et des chefs des chrétiens. Il remit ensuite à chacun une robe d’honneur. Les visiteurs se retirèrent, en faisant le tour des principaux personnages du gouvernement, qui se trouvaient dans le camp, ainsi que des émirs égyptiens. Ils revinrent ensuite au Caire portant sur eux la robe d’honneur. Le cadi des armées les accompagnait, portant une capote noire.

Nasûh Pacha et les émirs arrivèrent peu après à al-Khankah, puis à al-Matariyya.

Darwîsh Pacha, wâlî du Sa’ïd, arriva près du Caire, à al-Shaykh Qamar, où il séjourna quelques jours avant de se diriger vers le sud- est, escorté d’une centaine de personnes. De même, des groupes [de l’armée ottomane] se rendirent à Suez, Damiette, Mansûra, occupant progressivement l’Egypte

4. expédition d’Égypte – “Le général Damas, chef de l’état-major général, au Reis Effendi. Le 28 pluviôse an VIII (17 février 1800). Le général en chef Kléber me charge de dire à Votre Excellence qu’il a reçu la lettre que vous lui avez écrite de la part de Son Altesse le Suprême Vizir pour lui demander de faire évacuer la ville du Caire trente jours après la ratification du traité au lieu de quarante-cinq qui est l’époque fixée.  J’ai l’honneur d’observer à Votre Excellence au nom du général en chef que, malgré son grand désir de faire ce qui serait agréable à Son Altesse, il lui est impossible de satisfaire à cette proposition, d’abord parce que cet arrangement ne pourrait que retarder les préparatifs du départ de l’armée au lieu de les hâter, puisque ce n’est qu’au Caire que nous pouvons trouver les ressources nécessaires à l’équipement de nos vaisseaux, telles que cordages . C’est aussi dans la ville du Caire que se trouvent tous les établissements nécessaires pour la fabrication du pain, du biscuit et autres approvisionnements nécessaires à l’embarquement de l’armée.

Je dois encore faire savoir à Votre Excellence que les troupes qui se trouvent dans la Haute-Egypte, ne pourront l’avoir évacuée et être de retour au Caire que dix jours au plus avant le terme fixé par le traité pour l’évacuation de cette ville et qu’elles auront à peine assez de ce temps pour en emporter leurs dépôts d’habillement et d’armement qui y sont restés.

Ces raisons suffisent sans doute pour prouver à Son Altesse que le refus du général en chef est malgré lui forcé par les circonstances.

Le général en chef a jugé convenable que je profitasse de la circonstance qui me procure l’honneur de correspondre avec Votre Excellence, pour lui représenter qu’il n’a encore été rien été livré à l’armée française des vivres de différente nature que la Sublime Porte s’est engagée à lui fournir par l’article 15. du traité, pour sa subsistance pendant les trois mois de son séjour en Egypte et les trois mois suivant pour son embarquement.

J’ai eu l’honneur de faire moi-même de la part du général en chef des réclamations à ce sujet à Son Excellence Moustafa Pacha qui dit n’avoir pas l’autorité nécessaire pour conclure cet objet.

Le général en chef croit que si l’intention de Son Altesse est de rendre utile le séjour de Son Excellence Moustafa Pacha au Caire pour accélérer l’exécution des conditions du traité, il serait avantageux de l’investir de pouvoirs suffisants pour terminer cet objet essentiel, à moins que Son Altesse ne préfère que le général en chef envoie auprès d’elle à Belbeis des commissaires chargés de traiter cette affaire.

Je ne dois pas laisser ignorer à Votre Excellence que le général en chef est très étonné que les prisonniers français ne lui aient pas encore été envoyés tandis qu’il a déjà fait rendre ceux du Caire et de Damiette. Je laisse à Votre Excellence à apprécier les conséquences que pourrait avoir l’inexécution d’un seul point du traité conclu entre Son Altesse et le général en chef.

Je prie Votre Excellence de croire à la considération la plus distinguée que j’ai pour elle. »

1806 – 17 février : ARCS DE TRIOMPHE DE LA COLLINE DE CHAILLOT ET DU CARROUSEL A PARIS – Il est décidé que l’Arc de triomphe sera élevé sur la colline de Chaillot, tandis qu’un autre se dressera place du Carrousel pour célébrer la gloire des armées de Napoléon Bonaparte. Percier et Fontaine sont chargés de celui du Carrousel et Chalgrin construit celui de l’Etoile.

1807 – 17 février : « JOSEPH ET SES FRERES », OPERA DE MEHUL. Drame mêlé de chants en 3 actes sur un livret d’Alexandre-Vincent Pineux-Duval d’après « Genèse » chapitres 37-47 inspiré de la tragédie biblique de Baour-Lormian, Omasis, ou Joseph en Égypte (1806). Création, à Paris, au théâtre Feydeau, le 17 février 1807). Napoléon, qui appréciait beaucoup la musique vocale, récompensa l’ouvrage (cosmovisions / musique France Chrono).

1817 – 17 février : STENDHAL, CARNET DE VOYAGE…– “17 février 1817. – Je dépêcherai en bien peu de paroles ce que j’ai à dire de la musique entendue à Saint-Charles. Je venais à Naples transporté d’espérance : ce qui m’a fait encore le plus de plaisir, c’est la musique de Capoue.

“J’ai débuté à Saint-Charles par L’Otello de Rossini. Rien de plus froid. Il fallait bien du savoir-faire à l’auteur du libretto pour rendre insipide à ce point la tragédie la plus passionnée je tous les théâtres. Rossini P a très bien secondé. J’ai essuyé cinq fois cette rapsodie : notez que Desdemona, Mlle Colbran, a beaucoup du physique de Mlle Maillard.

“Un ridicule particulier à l’Italie, c’est celui du père ou du mari d’une grande actrice ; on appelle ce caractère le don Procolo. Un jour le comte Somaglia donnait le bras à la Colbran pour lui faire voir le théâtre de la Scala ; le père lui dit gravement : « Vous êtes bienheureux, Monsieur le comte ; savez-vous que des têtes couronnées ont coutume de donner le bras à ma fille ? – Oubliez-vous que je suis marié ? » réplique le comte. Cela a du sel en italien. Le mari d’une grande chanteuse a rappelé cette anecdote à Milan.

“Après L’Otello il m’a fallu subir La Gabrielle de Vergy, musique d’un jeune homme de la maison Carafa. C’est une servile imitation du style de Rossini. David, dans le rôle de Coucy, m’a fait plaisir.

« J’ai revu le Sargine de Paër : Mlle Chabran des Florentins donnait de l’esprit à David. Cette musique célèbre m’a assommé ici comme à Dresde. Le talent de Paër est comme celui de M. de Chateaubriand : j’ai beau me mettre en expérience, je ne puis le sentir ; cela me semble toujours ridicule. ».

1832 – 17 février : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge un demi-bataillon du 13ème régiment appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique, en attente d’embarquement (Castellan E., 1937, p. 295).

1836 – 17 février : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge 3 officiers et 110 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).

1842 – 17 février (fol. 38) : Délibérations du Conseil municipal de Toulon,  série D, 1805-1852Demande de diverses constructions et répa­rations à l’école gratuite de filles, nomination d’une commission.  – Le Conseil accepte l’hypothèque offerte par la commission d’éclairage sur les immeubles situés au quartier de la Croix-de-Vidal et appartenant à M. Mauric, en échange de son cautionne­ment de 50.000 fr. en numéraire. — Etablissement d urinoirs inodores ; il en sera construit un à titre d’essai. – Etablissement d’une fontaine dans l’église St-François de Paule, vote d’un crédit additionnel de 495 fr. 62 sur les fonds libres de 1842. Proposi­tion par M. Aube au nom de M. Pinot, relative à divers embellis­sements à faire à l’Hôtel de ville. Projet d’un monument destiné à honorer la mémoire de MM. Fleury, Béville et Petit, conseil­lers municipaux et de M. Ledeau, administrateur des Hospices Civils, morts victimes du choléra en 1835. — Délibération de la commission administrative des hospices civils de Toulon, tendant à obtenir une nouvelle autorisation  à l’effet de procéder à la vente de leurs petites terres, situées dans la commune de Dignes, le Conseil émet l’avis qu’elle soit approuvée.

1863 – 17 février :

1. CREATION DE LA CROIX-ROUGE INTERNATIONALE par le Suisse Jean-Henry Dunant. De toutes les restrictions imposées à l’action militaire sur terre et sur mer, les plus efficaces ont été celles qui concernent le traitement des ennemis blessés ou faits prisonniers. Au XVIIe s. encore, l’usage international laissait leur sort à la discrétion des belligérants. Mais le massacre et la mutilation des blessés inspira une horreur croissante et, un siècle plus tard, furent conclus plusieurs traités qui stipulaient un traitement humanitaire. En fait la première convention de Genève sur le traitement des blessés ne sera conclue qu’en 1864, grâce à l’action de la Croix-Rouge (Henri Ribot, La conception de la guerre au XVIe siècle).

2. RELIGION – M. l’abbé Combal est nommé curé de la paroisse de Saint-Mandrier par Mgr. Jordany (Gisèle Argensse, 1989, p. 66).

1870 – 17 février : AJELLO’S SAGA – « Du 17 février 1870 à 9 heures du matin. Acte de mariage de Nicolas Ajello, âgé de 25 ans, né à Procida (Italie), le 2 décembre 1844, profession pêcheur, domicilié à Saint-Mandrier, département du Var, fils majeur de Vincent Ajello, profession pêcheur, domicilié à Saint-Mandrier, département du Var, et de Lucia Lubrano, sans profession, domiciliée au même lieu, tous deux présents et consentants, d’une part, et de Anne Joséphine Cancelin, âgée de 24 ans, née à Toulon (Var) le 19 mars 1845, sans profession, domiciliée à Toulon, département du Var, fille majeure de Antoine Sylvestre Cancelin, profession pêcheur, domicilié à Toulon, département du Var, et de Natalie Stéphanie Rimbaud, sans profession, demeurant à Toulon, tous deux présents et consentants, d’autre part.

Les actes préliminaires sont :

1. La publication du présent mariage faite en cette ville le dimanche 30 janvier dernier et 6 février courant, affichée sans opposition. Celles faites à Saint-Mandrier (Var), les mêmes jours et sans opposition, ainsi qu’il (mot illisible) du certificat délivré le 10 de ce mois.

2. Les actes de naissance des contractants. (…)

Les futurs époux ont déclaré qu’il n’a pas été fait de contrat de mariage (…).

Les contractants ont déclaré prendre en mariage, l’un Anne Joséphine Cancelin, l’autre Nicolas Ajello.

En présence de Charles Cancelin, domicilié à Toulon, 9 rue Merle, âgé de 47 ans, profession de contremaître à l’arsenal, cousin de l’épouse, de Mattieu Infernet, domicilié à Toulon, 50 rue Trois Oliviers, âgé de 37 ans, profession d’agent d’affaires, cousin de l’épouse, de François, Joseph Giraud, domicilié à Saint-Mandrier (Var), âgé de 70 ans, profession fabricant de tuiles, oncle de l’épouse, et de Joseph Barbiéri, domicilié à Toulon, 41 rue Pomme de Pin, âgé de 38 ans, profession de marin de commerce, oncle de l’épouse.

Après quoi, moi André Jean Auguste Fournier, chevalier de la légion d’honneur, adjoint délégué de monsieur le maire, (…) ai prononcé au nom de la loi que lesdites parties son unies par le mariage.

Il a été dressé le présent acte dont lecture a été faite publiquement dans la principale salle de la maison commune et qui a été signé par moi, par le père de l’épouse et les témoins. Les époux, la mère et le père de l’époux ont dit ne le savoir y » (Archives de Toulon, registre des mariages 1870, acte n°52).

1902 – 17 février : AU SUJET DE L’EGOUT TOULONNAIS, IL NE SERA TENU AUCUN COMPTE DES PROPOSITIONS SEYNOISES RELATIVES A L’ASSAINISSEMENT DE LA VILLE DE TOULON. La preuve en est que le 27 mars 1902, un télégramme émanant du ministère de l’Intérieur précisait que le Conseil National de l’Hygiène réuni le 17 février, avait émis un avis favorable au déversement en petite rade des eaux d’égout épurées par un procédé bactérien. Une fois de plus, le Conseil municipal de La Seyne protesta. Il s’éleva aussi contre le passage éventuel d’une canalisation sur son territoire, ainsi que contre l’installation des pompes élévatoires. À partir de là, les techniciens toulonnais, avec l’appui du Ministère, pensèrent avoir trouvé une bonne solution qui n’était en fait qu’un pis-aller. La vidange des Toulonnais serait traitée dans une station d’épuration sise au quartier de Lagoubran, à l’ouest du cimetière, sur l’emplacement actuel des nouveaux abattoirs. Des aires de séchage furent aménagées. Il devait rester des boues qui pouvaient être utilisées comme engrais, le trop-plein se déversant dans la Rivière Neuve, à quelques centaines de mètres des parcs à moules de Brégaillon. Et puis, les lits bactériens atteignant leur point de saturation, les boues n’ayant pas toujours le temps de sécher, on ouvrit carrément les vannes, et les égouts se déversèrent abondamment, avec toutes les pollutions qu’ils constituaient, directement dans la mer. On ne compta plus, dans la population, les cas de fièvre typhoïde. Il fallut fermer les parcs à moules. Alors seulement les Seynois qui n’avaient pas voulu de la canalisation souterraine débouchant au pied du Cap Sicié, commencèrent à comprendre la gravité du problème. Mais cette triste situation va perdurer encore pendant des années (Marius Autran, tome 1, 1987).

1906 – 17 février : ARMAND FALLIERES EST ELU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. Il fera appel à Clemenceau comme chef du gouvernement. Alors qu’il était ministre du travail, Armand Fallières s’est fendu d’une merveilleuse recette qui fera florès par la suite: « Le seul moyen efficace de combattre le chômage, c’est de donner du travail aux chômeurs. »

1907 – février : L’ŒUVRE GRAVÉE DE BEARDSLEY EXPOSÉE A PARIS – Audrey Breadsley, jeune illustrateur anglais mort à 27 ans en 1898, eut une profonde influence sur les milieux décadents – il illustra « Salomé » de Jean Cocteau – et sur l’Art nouveau.

1909 – 17 février : DECES DE GERONIMO, chef indien de la tribu des Chiricahua dont il était le chef respecté par tous.

1911 – 17 février : LA CONSTRUCTION DES CUIRASSES « PARIS » ET « FRANCE » EST CONDUITE AVEC CELERITE – Conformément aux instructions adressées à la Commission Centrale des machines et du grand outillage, le 17 février, les pourparlers avec les chantiers de l’industrie privée devront être conduits avec célérité, de manière que les marchés des deux cuirassés de 23.460 tonnes « France » et « Paris », puissent être acceptés par la commission avant le 1er juillet 1911 et notifiés avant le 1er août 1911. La ville de Paris, devenait marraine du nouveau cuirassé (Marius Autran, tome 1, 1987).

1912 – 17 février : UNE EPIDEMIE DE ROUGEOLE FAIT QUARANTE MORTS à Paris.

1913 – 17 février : DU PETROLE POUR LES PHARES – Comme il avait l’habitude de le faire, le vapeur Fresnel de l’administration des Ponts et Chaussées débarque un chargement de pétrole pour les phares de la côte et de la rade de Toulon (Gisèle Argensse, 1989, p. 121).

1914 – 17 février :

1. LE PROJET D’IMPÔT SUR LE REVENU, PRESENTÉ PAR CAILLAUX EST REJETE PAR LE SENAT car « contraire aux mœurs » (sic).

2. LE CHOC DE L’ART MODERNE A L’ARMORY SHOW – 1600 tableaux et sculptures d’artistes modernes européennes et américains sont pour la première fois exposés à New York où les organisateur ont loué l’arsenal (armory) du 69e régiment. Ils visent à opposer au « provincialisme », qui domine la peinture américaine, tout ce que l’art européen a produit de capital depuis le XIXe siècle. Au total, ce seront 300 000 personnes qui auront visité l’exposition et découvert les symbolistes et les impressionnistes, Delacroix, Ingres ou Courbet. Une place spéciale est réservée à Cézanne, Van Gogh, Seurat et Gauguin. Quant à l’art contemporain, il est représenté par Picasso, Braque, Léger, Picabia, Matisse et Marcel Duchamp, dont le célèbre « nu descendant l’escalier » a provoqué un véritable scandale que la presse a largement répercuté. Après les New-yorkais, ce sont les habitants de Boston et de Chicago qui pourront découvrir toutes les avant-gardes parisiennes.

1915 – 17 février : GUERRE MONDIALE – La France mobilise la classe 1892 qui est donc rappelée.

1917 – 17 février : LES DEPUTES VOTENT L’ATTRIBUTION D’« UN FRANC PAR JOUR » AUX SOLDATS DES TRANCHEES.

1919 – 17 février : LES FEMMES BELGES ET LES ENFANTS NE POURRONT PLUS TRAVAILLER DANS LES HÔTELS ET LES RESTAURANT, loi votée par le parlement belge.

1934 – 17 février : ALBERT 1er DE BELGIQUE SE TUE EN PRATIQUANT L’ESCALADE – “Le soir du samedi 17 février 1934, une nouvelle apportait l’angoisse au château de Laeken. Le roi de Belgique, Albert 1er, de Belgique qui était parti tout au début de l’après-midi pour une excursion aux falaises de Marche-les-Dames, au bord de la Meuse, avait disparu. Laissant son fidèle valet de chambre van Dyck à la garde de la voiture, il avait d’abord gravi l’aiguille L’Inaccessible dont il avait fait maintes fois l’escalade. Vers trois heures le roi revint près de la voiture.

“ – Je ne dois être rentré à Bruxelles qu’à cinq heures, j’ai encore une heure de liberté, annonça-t-il.

Redescendu au pied du rocher, Albert 1er s’engagea dans la fissure appelée par les gens du pays la Roche du Grand Bon Dieu.

“Vers cinq heures, van Dyck, affreusement inquiet, ne voyant pas revenir son maître, donne l’alarme. C’est seulement au milieu de la nuit, à la lueur des torches, que l’on découvrira le corps du souverain, le crâne ouvert, au pied de la Roche.

“ Au fond, ce roi qu’on disait timide, note justement le comte Carton de Wiart, n’éprouva pas le sentiment de la peur, ni dans la paix, ni dans la guerre, au même degré que le commun des hommes. ” Peut-être le roi livra-t-il le secret de cette intrépidité, en disant un jour à l’un de ses familiers : – Trouvez-vous qu’il soit si beau de mourir dans son lit ?

“Sa simplicité foncière était telle que lorsqu’il devait entendre des discours qui le couvraient de fleurs, il soupirait : – Je déteste toutes ces laudations. Quand je les entends, je suis comme si j’étais assis sur du plomb fondu.

“Un jour à Paris, peu après la victoire, comme un orateur officiel rappelait les heures de 1914 et l’attitude magnifique du roi-chevalier, Albert se leva et expliqua simplement : – Nous avons été acculés à l’héroïsme…

“Lorsque la ville du Havre, où le roi Albert avait résidé pendant la guerre, offrit une épée au souverain, on grava sur la lame cette devise : Droite, sans tache et sans effroi, j’ai pour âme ton âme, ô roi !

“L’âme d’Albert Ier était bien frappée de pur métal et droite comme une épée. » (André Castelot 1962).

1937 – 17 février : FIN DU TRAMWAY DANS LA REGION TOULONNAISE – La concurrence grandissante des transporteurs routiers (matériel neuf et rapide) et les grèves de 1936 entraînent des difficultés financières. La S.T.V.G demanda la résiliation de sa concession le 17 février 1937, le tramway ne circulait plus à la Seyne depuis octobre 1936 (Serge Sappino, 2012).

1940 – 17 février :

1. NOTRE MARINE SURVEILLE LA CÔTE ESPAGNOLE – Du 7 au 17 février, l’aviso-dragueur « Elan » patrouille devant Vigo puis regagne Brest (Gérard Garier).

2. MAURICE CHEVALIER A DONNE UNE VIEILLE AUTO POUR LA FERRAILLE – Le Petit Parisien du samedi 17 février publie l’information suivante :

“Maurice Chevalier a donné une vieille auto pour la ferraille. La campagne pour la récupération de la vieille ferraille grandit dans toute la France. Par articles, par l’image, on nous fait comprendre que nos vieux fers peuvent se transformer en armes bel et bien trempées. Tantôt ce sont des étudiants qui vont triomphalement porter un lot de débris rouillés, tantôt ce sont d’humbles banlieusards qui réunissent la récolte de leurs greniers. Mais hier après-midi, un célèbre donateur est venu donner toute une automobile. Et faisant, si nous osons le dire, d’une pierre deux coups, il a affecté le produit du paiement à l’œuvre du Secours national. Seize heures. Le centre de récupération, rue de Tocqueville. Une vieille auto toute rouillée est amenée par on ne sait qui. Une auto inroulable, prête à s’écrouler et qui semble sortie des premiers films américains. Mais pour cette auto minable, il y a des photographes, des cinéastes. Et le voici, lui, chapeau légèrement sur l’oreille, moue légèrement avancée. C’est Maurice, comme dit la foule parisienne qui se reconnaît et s’aime en sa gouaille. Maurice Chevalier. Il entre en souriant voir le directeur du centre de récupération et offre la vieille auto. Bientôt, dans une aciérie, celle-ci sera refondue et transformée en munitions. Maurice est trop connu pour s’attacher aux quelques éclairs de magnésium qui*ont salué sa venue. Ce qu’il a voulu, c’est que son geste, aussitôt connu, fût imité. L’idée est heureuse. A qui le tour d’offrir une vieille voiture de rebut ?”

1941 – 17 février :

NAUFRAGE DU CARGO « CASAMANCE » – Le cargo de 5 870 tx jb « Casamance » construit en 1921, appartenait à la Cie des Chargeurs Réunis quand il fut saisi par les Britanniques à Southampton le 19 juillet 1940. Allant en convoi de Methill à Hull le 17 février 1941, le navire s’échoue au large de Skinningrove par fort vent E.N.E et une mer très grosse. Ayant une voie d’eau dans le compartiment machine, il coule rapidement (Gérard Garier).

MARIN DE MÉTIER – PILOTE DE FORTUNE – UN SANARYEN DANS LE COMBAT DE LA France LIBRE – Je redoutais de venir prendre ce poste, mais on ne fait pas quinze ans notre métier de marin sans qu’il se soit profondément gravé en nous. Pourtant sommes-nous assez loin des navires astiqués d’avant-guerre, loin de ce Lamotte-Picquet que je viens de quitter en Indochine, propre comme un bijou. Le Courbet n’est plus qu’une vieille baille très sale,, encombrée dans tous les coins d’objets hétéroclites. Mais le pavillon français flotte à la corne, les armes sont intactes. C’est un bateau qui peut faire la guerre. A mon réveil, ce matin, j’ai ouvert le hublot de ma chambre. Mais on était encore entre chien et loup, j’ai dû remettre la tape. Mon appartement — ô fastes de l’an­cienne marine ! — est très confortable. Bureau, salon, chambre, salle de bains. Il a gardé ses bois sculptés, ses tapis, ses glaces miroitées. J’écris ‘à ce bureau où tant d’officiers chevronnés ont appuyé leurs coudes, là-bas chez moi, dans la rade des Salins vibrante de lumière. Sitôt rasé j’ai parcouru le bord au” hasard, parlant aux uns et aux autres. Il y a près de huit cents hommes de toute ’ origine, depuis des gosses de quinze ans jusqu’à des vieux de soixante. Pêcheurs enfuis de l’île de Sein, anciens marins de la marine marchande, quelques Tonkinois d’Haïphong, un groupe de Sénégalais, un noyau d’active, voilà mon équipage. Il faut bien dire que tout ne va pas pour le mieux. L’amiral Muselier, hier, avant mon départ de Londres, ne me l’a pas caché. Dans cet entassement d’hommes de toutes provenances s’est glissée une part d’indésirables. Plusieurs mois sont déjà passés depuis le désastre, qui n’ont été que des mois d’inaction. La vie à bord, affranchie des grandes disciplines, mais relativement facile, a gâté plus d’un moral. Si quelques-uns montrent un enthousiasme intact, en revanche je sens que d’autres, partis peut-être sur un air guerrier, sont déjà embourgeoisés dans ce confort rudimentaire : dormir au chaud, manger des ratas préparés par un cuistot français, arrosés d’un quart de vrai pinard.  Je suis rentré dans mon bureau passablement décou­ragé. Que pourrai-je faire de ce mélange curieux que n’a façonné aucune discipline ? Les problèmes principaux surgissent à chaque pas, ces problèmes que l’ar­mature de la marine, construite sur des siècles d’expérience, permettait de résoudre presque sans effort. Je ne me fais d’ailleurs pas d’illusion. A côté de gens qui ont le désir d’en découdre, je discerne à chaque instant celui qui avait d’abord envie d’échapper au danger. Règle : juger les gens en fonction des risques qu’ils ont couru pour venir se battre et de leur désir, maintenant, d’aller au combat. Sur la plage arrière, cet après-midi, je pensais aux centaines de marins français, prisonniers, qui hantèrent jadis ces rives étrangères sur des pontons vermoulus. Le ciel était bas. La ville, au loin, s’étalait sous le barrage de ses ballons captifs. Entre la terre et le Courbet, quelques croûtes herbues émergeaient des étendues de vase. On était à basse mer, notre coque se penchait un peu sur le talus qu’elle touchait. (Amiral Jubelin, MARIN DE MÉTIER – PILOTE DE FORTUNE, 1954 ).

1942 – du 6 au 17 février :

1. MARINE VICHY – Séjournant en A.O.F. jusqu’au 28 mars, et remplacé à Casablanca par le Chamois l’aviso-dragueur « Commandant Delage » est chargé, du 6 au 17 février, d’escorter le convoi B 11 (cinq bâtiments) de Dakar à Port Bon et Cotonou (Gérard Garier).

2. GUERRE DES CONVOIS – A 11 h 40 le 16 février, en Mer Rouge, l’aviso-dragueur FNFL Commandant Dominé a fait une dernière passe à la grenade contre un sous-marin et n’a rien observé de plus. Il est resté encore sur place jusqu’à 20 h 00 puis a fait route sur Assab où il arrive le 17 février à 08 h 20. Néanmoins, l’Amirauté britannique fera connaître qu’elle considère le sous-marin comme « Probably sunk», probablement coulé (Gérard Garier).

1943 – 17 février :

1. INSTITUTION DU SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE DE LA ZONE SUD (S.T.O.) POUR LES GARÇONS AGES DE 21 A 23 ANS (tandis qu’on va recenser ceux de 21 à 31 ans). Les classes 10,14, et 42 sont appelées. Le lendemain, le secrétariat d’Etat à la présidence indique que le recensement des jeunes français de 20 à 31 ans n’implique aucune affectation à un travail déterminé. Entre 625 000 et 700 000 requis travailleront en Allemagne où 35 000 trouveront la mort. Dans une lettre pastorale, les évêques néerlandais s’élèvent contre le STO.

2. COMBAT CONTRE LA FRANC-MAÇONNERIE – Le même jour, dans un article, le colonel de La Rocque rappelle l’importance du combat contre la franc-maçonnerie

3. EN TUNISIE, les italo-allemands cessent leur offensive victorieuse et rentrent à Tunis alors qu’ils avaient enfoncé le front allié.

1944 – 17 février :

1. LA COQUE DE L’AVISO NANCY EST RENFLOUEE et conduite à Brégaillon puis à La Seyne où commencent les travaux de démolition. 1945 : démolition achevée (Marines Magazine, HG n°4).

2. LE CROISEUR AUXILIAIRE X 17 « EL DJEZAÏR » (de 5 790 tjb, paquebot de la Compagnie de Navigation Mixte, 1934), après bien des péripéties, arrive le 17 février 1944 à Sète pour désarmer dans l’étang de Thau. Le 25 juin il sera atteint par des bombes d’avions et brûlera pendant deux jours, il chavirera et coulera le 27. Il sera relevé après la guerre et démoli (Gérard Garier).

Période récente

📰 1946 – 17 février : JAMES COUTTET EST VAINQUEUR A MEGÉVE – Le grand prix de Megève est la première épreuve internationale à laquelle les skieurs français ont pris part depuis la fin des hostilités. La lutte y est essentiellement franco-suisse, bien que les concurrents tchécoslovaques et polonais y participent. C’est dans la descente que James Coutet a confirmé sa place de leader en battant avec brio le Suisse Karl Molitor. Déjà champion de France, il récidive dans le slalom en remportant le combiné.

1952 – 17 février : OUVERTURE DU CARNAVAL DE NICE.

1953 – 17 février : L’AVISO-DRAGUEUR « COMMANDANT BORY » EST CONDAMNE, et devient le Q23 (Gérard Garier).

1954 – 17 février :

1. EN INDOCHINE, dans le cadre de l’opération ATALANTE, l’aviso –dragueur « Commandant Duboc » aide à la progression très lente des différents groupements jusqu’au rétablissement du pont de Tuy Hoa (17 février) puis plus rapide. Aménagement de beachings pour L.S.T. à My Quang (Bai Ma Lieng) puis My Du (Xuang Lay) (Gérard Garier).

2. QUAND LA REALITE DEPASSE LA FICTION : Les maisons gothiques de briques roses, à pignons et à Windows. (Le Journal, 17 février.

1960 – 17 février : LA BAN DE SAINT-MANDRIER PERD LES HYDRAVIONS MARLYN qui rejoignent le 17 février 1960 la base de Brest (Joseph Roca, 2012).

1968 – 17 février : SAINT-MANDRIER, UNE MINUTE DE SILENCE EST OBSERVEE A LA MEMOIRE DES MARINS DU SOUS-MARIN « MINERVE » – Dès l’ouverture de la séance du Conseil municipal de Saint-Mandrier, une minute de silence est observée à la mémoire des marins de la Minerve, sous-marin qui a disparu le 27 janvier 1968 au large de Toulon avec cinquante-deux hommes à bord. Distribution de l’eau : «L’organisation du circuit mise au point par les services techniques communaux et les apports d’eau de la source de Verlaque, joints aux économies d’eau des unités militaires, ont apporté une amélioration satisfaisante. Monsieur le maire de la Seyne fait connaître que le prix de vente de l’eau aux particuliers est porté à 0,715 F » (Le Petit Varois du 1er mars 1968).

1973 – 17 et 19 février : « ACCORD SIGNÉ : LA MARINE A CEDE A LA COMMUNE DE SAINT-MANDRIER LE FORTIN DE LA COUDOULIERE EN ÉCHANGE D’UN TERRAIN A BÂTIR (VAR-MATIN REPUBLIQUE DU DIMANCHE 19 FEVRIER 1973). » Les Conseillers municipaux étaient convoqués spécialement à la mairie de Saint-Mandrier, samedi 17 février, pour une séance privée ayant pour objet la signature de l’acte d’échange d’un terrain cédé à la Marine contre le fortin de la Coudoulière qui devient propriété communale. Pour comprendre l’importance de cette formalité, il faut se rappeler que Me Juvenal désirait ardemment donner des plages à la commune. En l’espace de deux années, la Marine a cédé à la ville le terrain du quartier de la Vieille où la Municipalité a réalisé une petite plage agréable. « La plage de la Coudoulière était menacée car il y était prévu à l’origine l’édification d’une gendarmerie maritime comportant trois logements de trois pièces, huit logements de quatre pièces, cinq logements de cinq pièces, ainsi que vingt garages, bureaux et dépendances. » la ville cède à la Marine un terrain situé à proximité du C.I.N. contre les abords du fort de la Coudoulière qui deviennent propriété de la commune. Les Mandréens connaissent bien ce terrain situé au Rondpoint du 8 mai car la gendarmerie maritime a été construite depuis sur l’emplacement du four où l’on brûlait les ordures ménagères (Gisèle Argensse, 2000, p. 96). La Marine construisit un four au Cannier. On y brûlait ses ordures et celles du village. Il était convenu que la Marine fournirait le four tandis que la commune mettrait le personnel pour le faire fonctionner. Ainsi Jacques Cléroux, Pierrot Garrido et Alix Onard y travaillaient. « Le village prenant de l’importance et les ordures augmentant de volume, un arrangement avec la ville de Toulon permit de déverser les ordures de Saint-Mandrier à Lagoubran. » (Gisèle Argensse, 2000, p. 98)

-1993 – 17 février : Décès du peintre André Antonini  à Aix-en-Provence; clinique Rambot, au terme de pénibles semaines ; il était né à Marseille le 18 janvier 1924.

1996 – 17 février : DISPARITION D’HERVÉ BAZIN, président de l’académie Goncourt, auteur de quelque 50 ouvrages, entre autres, de « Vipère au poing », vendu à plus de cinq millions d’exemplaire au moment de sa mort.

2002 – 17 février : LE FRANC N’EST PLUS LA MONNAIE NATIONALE EN FRANCE. Il laisse la place à l’Euro

2003 – 17 février : FIN DE LA COMPAGNIE AIR LIB – Le tribunal de commerce de Créteil, prononce la liquidation de compagnie aérienne privée française Air Lib, (3 200 salariés licenciés)

2007 – 17 février : DÉCÈS DE MAURICE PAPON, ancien fonctionnaire de Vichy, condamné pour complicité de crimes contre l’humanité pour son rôle dans la déportation des Juifs sous Vichy. Secrétaire général de la Préfecture de Gironde en 1942, préfet des Landes en 1944, préfet à Constantine en 1956-1958 durant la guerre d’Algérie, préfet de police de Paris de 1958 à 1967, député UDR du Cher en 1968, maire de St Armand-Montrond en 1971, puis ministre du budget de Raymond Barre à partir de 1978, mais en 1981 son passé le rattrape. Condamné à 10 ans de prison le 2 avril 1998, incarcéré à Fresnes le 22 octobre 1999, remis en liberté en raison de son état de santé le 18 septembre 2002.


9. ACTUALITÉ MÉMOIRE

2023– 17 février : TREMBLEMENTS DE TERRE EN TURQUIE ET SYRIE- Selon de derniers bilans officiels communiqués jeudi, 41 732 personnes ont perdu la vie : 38 044 en Turquie et 3 688 en Syrie. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié la catastrophe de « pire désastre naturel en un siècle » ayant touché un pays de la zone européenne (Lola Scandella, Camille Adaoust,  France Télévisions, mis à jour le 17/02/2023 à 00:05)

2024   17 février: A la « UNE » de Var-Matin (édition de Toulon-La Seyne-Sanary)

1. Ils s’occupent d’un proche âgé en perte d’autonomie ; la solitude et la détresse des aidants (p.2-5).

2. Un final de légende : au terme d’une incroyable scénario, le Varois Lenny Martinez a remporté la 1ère Classic Var, hier au sommet du Faron à Toulon (p. 39-43).

3. Toulon : passage de la flamme : la ville veut marquer les esprits, p. 7.

4. Le Mag ! Ducasse prépare les 25 ans de son restaurant à La Celle (p. 33).

5.La Seyne : grosse frayeur à Beaussier à cause de tirs d’airsoft (p. 6)

En pages intérieures : Sanary – on en sait plus sur le projet de « l’îlot Portissol », p. 14.

📅 Vie locale

1968 – 17 février : SAINT-MANDRIER, UNE MINUTE DE SILENCE EST OBSERVEE A LA MEMOIRE DES MARINS DU SOUS-MARIN « MINERVE » – Dès l’ouverture de la séance du Conseil municipal de Saint-Mandrier, une minute de silence est observée à la mémoire des marins de la Minerve, sous-marin qui a disparu le 27 janvier 1968 au large de Toulon avec cinquante-deux hommes à bord.

2026 – 16 février : Visite à la Congrégation des Sœurs de la Compassion à Sait-Barnabé, Marseille, lundi 16 février 2026


10. DÉTENTE

😄 La blague du jour.

« Un maçon, M. Olive Gaillard, a fait, au cours de son travail, une chute de 13 mètres. Heureusement, un tas de briques a amorti sa chute. » (Echo-Liberté, 12 novembre 1955).


11. CLÔTURE

Il est temps, à présent, de se séparer pour vaquer à nos occupations.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon mardi à tous et à demain !

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