EPHEMERIDES DU 25 NOVEMBRE 2025

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EPHEMERIDES DU MARDI 25 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (4981).

Illustration : les ruines du château et la récolte des fleurs à Ollioules au XIXe siècle (archives H. Ribot), puis, dans le texte : balade dans Alexandrie en 2022)

LES FÊTES :  Le 25 novembre est, traditionnellement, le jour de la fête de sainte Catherine d’Alexandrie dont le culte se répandit après les Croisades alors que son martyre remontait à 307.

Autrefois patronne des charrons parce qu’elle fut torturée sur une roue garnie de fers aigus, sainte Catherine était aussi la patronne des fileuses et de toutes les jeunes filles. Sa fête donne toujours lieu à diverses célébrations populaires parmi lesquelles celle des Catherinettes, jeunes filles à marier de plus de 25 ans. A Aix, cette fête marquait le premier jour des olivades.

On compte aujourd’hui environ plus de 5 000 personnes portant ce patronyme et près de 360 000 l’ayant comme prénom, ce qui place Catherine au 17e rang des prénoms les plus portés de France.

DICTON : Alors que chacun connaît le dicton : « A sainte Catherine, tout bois prend racine », les concepteurs du calendrier républicain, plus prosaïques, ont fait de ce jour celui du cochon, tant il est vrai que, dans les campagnes, c’était le moment, alors que l’hiver commençait à frapper à la porte de tuer le cochon ainsi que les animaux de la basse-cour afin de préparer les salaisons et autres conserves pour assurer la survie des familles lors des longues soirées qui s’annonçaient.

PENSÉE : Madame, mademoiselle, monsieur, si vous aimez vraiment les oiseaux, achetez sans hésiter nos cages sans barreaux (Pierre Dac, Les petites annonces de l’Os à Moelle).

METEO MARINE, SANARY : Avis de coup de vent au large.  La fiabilité de la situation est évaluée à 95%, avec peu de doute sur la force du vent. Nuit de Lundi à Mardi : Vent d’WNW force 5 en début de nuit devenant NW force 4. Rafales atteignant 30 noeuds en début de nuit.. Mer assez agitée temporairement agitée en milieu de nuit. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente. Journée de Mardi 25 novembre : Il fera beau. Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel peu nuageux. Vent de NW force 6 se maintenant toute la journée. Rafales atteignant 36 nœuds en milieu de journée. Mer agitée. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente. Température : 12°.

(Alexandrie, 2022)

ÉPHÉMÉRIDES :

(Almanach faisant office de calendrier dont le contenu rappelle des événements accomplis dans un même jour à différentes époques, que l’on découvre chaque jour en retirant la feuille de la veille).

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

(INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’Intégrale des éphémérides).

EXPEDITION D’EGYPTE : –1799 – 25 novembre : résumé de trois lettres illustrant les défis logistiques et financiers rencontrés par les généraux français pendant l’expédition d’Égypte, ainsi que les tensions avec les autorités locales et les difficultés à maintenir l’ordre et l’approvisionnement des troupes. (Pour les originaux, voir dans le corps des éphémérides de ce jour).

  1. Lettre du général en chef Kléber au général Verdier :
    • Kléber mentionne une lettre précédente concernant la solde de la compagnie des Mamlouks, qui semble avoir été perdue.
    • Il demande à Verdier de désigner un village à abandonner au Kchif et de s’assurer que les réquisitions sur Damiette soient fournies.
    • Kléber exprime son mécontentement envers Hassan Toubar pour le faible nombre de chameaux fournis pour l’approvisionnement d’El-Arich.
    • Il informe Verdier de l’envoi d’un bataillon de la 4e légère d’Alexandrie à Damiette pour former la garnison de Lesbeh.
    • Kléber donne des instructions financières concernant la contribution levée dans l’arrondissement de Verdier.
  2. Lettre du général en chef Kléber au payeur général :
    • Kléber ordonne la levée d’une contribution extraordinaire sur diverses provinces.
    • Il précise que les sommes provenant de la province de Charkieh et de Damiette doivent être versées dans la caisse du payeur de l’arrondissement.
  3. Lettre du général Verdier au général en chef Kléber :
    • Verdier informe Kléber qu’il a réussi à faire partir la 2e unité malgré de nombreuses difficultés.
    • Il exprime son désarroi face à l’importance des ordres reçus et le manque de moyens pour les exécuter.
    • Verdier mentionne une insurrection préparée au Caire et demande à Kléber de considérer certains certificats comme des pièces d’accusation.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 967e livraison. –1940 – 25 novembre : Menthon fait paraître à Marseille le premier numéro du journal résistant « Liberté ». François de Menthon, né le 8 janvier 1900 à  Montmirey-la-Ville (Jura) et mort le 2 juin 1984 à Menthon-Saint-Bernard (Haute-Savoie). Résistant, homme politique et juriste français il adhéra à 19 ans à l’Association catholique de la jeunesse française (ACJF) qu’il présida de 1926 à 1930. Elu conseiller municipal de Nancy, il milita au Parti démocrate populaire. Blessé et fait prisonnier en 1940, il réussit à s’évader et rejoignit aussitôt la Résistance. Il reçut à plusieurs reprises Jean Moulin. Fondateur du mouvement Liberté à Annecy, puis à Lyon en novembre 1940, il édita son journal clandestin, dont les deux premiers numéros ont été imprimés à Annecy et les suivants à Marseille. Il fut l’un des responsables du mouvement Combat issu de la fusion de Liberté avec le mouvement fondé par Henri Frenay « Petites ailes de la France » fin 1941.

LA SEYNE-SUR-Mer : 657e livraison. -1805 – 25 novembre :Un arrêté préfectoral du frimaire an XIV (25 novembre 1805) stipule quelles villes varoises doivent procéder à la translation de leur cimetière. La ville de La Seyne figure parmi elles, mais plus de trente années séparent encore ce décret de la création d’un nouvel espace d’inhumation (Graziella Guglielmi, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

SANARY :  767e livraison. 1869 – 25 novembre :AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – jeudi – St Lin, pape. Continuation de la pluie pendant la nuit passée et à présent il pleut toujours une pluie plus fine. Les petites demoiselles de nos écoles auraient désiré avoir un temps plus agréable pour faire leur fête de sainte Catherine qui aura lieu malgré cela. Elles ont été à la messe à 9h du matin et cet après-midi, elles mangeront la collation. Ce qui est la partie la plus intéressante pour cette jeunesse. Ce matin à 8 heures, le thermomètre marque 9° centigrades, il fait un peu froid à cause d’une petite brise d’ouest. Puis la pluie a cessé, le soleil apparut un peu pâle, le vent à l’ouest était une faible brise. L’après-midi le vent n’a pas augmenté, mais le ciel se découvre peu à peu. Le pluviomètre a donné pour aujourd’hui 3 millimètres.

OLLIOULES: 656e  livraison : –1568 – 25 novembre : le conseil d’Ollioules délibère : Le 25 novembre, le conseil délibère :

  • Passer acte de la ferme de la boucherie à charge pour le boucher de vendre 9 patracs la livre de mouton et 8 celle de menon
  • Payer 3 sous de repas par soldat à tous ceux qui en avaient logé
  • Solliciter un sursis pour le paiement de la poudre apportée pour la garnison de la ville
  • Faire réparer le reloge
  • Demande de diminution et même d’exemption, si possible, des contributions que la communauté doit payer pour la compagnie de gens de guerre à cheval d’Ollioules
  • De charger les nouveaux prieurs de faire mettre une porte à la chapelle de Sainte-Barbe, à cause que y si fait estable et de s’y prendre garde que n’y soit fait aulcunes immondices
  • …attendu les plaintes de diverses femmes enceintes sur la conduite du curé,… le sommer de demander son changement…
  • taxer l’olly novel à raison d’une lieure par petite
  • pénurie de blé : acheter 2000 charges de blé vue l’urgente nécessité des habitants.]
  • Comme il y a eu des difficultés pour réunir l’ensemble du Conseil général avec au moins 40 personnes pour cette élection – le nombre venu cette année 1568 ayant été insuffisant -, le Conseil sortant vota des mesures coercitives pour astreindre les habitants à accomplir leur devoir

(Alexandrie, 2022)

ÉPHÉMÉRIDES.

 L’INTEGRALE.

1280 – 25 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Gibas (charte aux archives municipales), première mention de Gibes – quartier rural, commune de Marseille, quartier du Canet.

1318 – 25 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Aygaladas, 25 novembre 1318 (chartes  aux archives de Saint-Victor). Les Aygalades – hameau, commune de Marseille (1872). Première mention : Aqua Lata, le17 juin 1223 (cartulaire de Saint-Victor), n° 946. On voit d’après les indications ancien­nes que le mot Eygalades, quoique officiel au XIXe siècle, ne correspondait pas à son étymologie. Le lieu des Aygalades fut érigé en fief en faveur de Jacques de Remezan par lettres de Charles VIII du mois d’avril 1489 (reg. Pellicanus de la Cour des Comptes, fol. 114). Cette seigneurie obvint par alliance à Jean Meynier d’Oppède qui en fit hommage au roi en 1532 (registre Hommagiorum, n° 29, fol. 250). Antoine de Glandevès ayant épousé Claire de Meynier renouvela cet hommage en 1543 (reg. Homm., n° 14, fol. 185). Le président de La Cépède en était seigneur en 1569 (reg. Justicia, fol. 68). Ce fief passa successivement entre les mains de Mestre d’Aigalades (1790), de Barras (1807), d’un sieur Ganivet (1819) et en dernier lieu (1828), du comte de Castellane. Le fief d’Aygalade avait droit de juridiction, et un juge, ordinairement un avocat en la Cour, y remplissait les fonc­tions judiciaires.

1342, 25 novembre : Trets. Continuation. par Raimond et Dragonet de Montauban, des franchises données aux habitants de Trets par leur père Raimond, leur mère Marguerite, leur tante Beatrix de la Roche et leur aïeule Sibile de Trets. (Acte 659 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. de Gérin-Ricard : Ind. : Arch. connu, de Trets, Répertoire de 1501, fol. 8. — Notes de F. André sur Trets).

1434 – 25 novembre : Mort de Louis III DE Provence, rois de Naples ; Rene d’ANJOU LUI SUCCEDE – Mort de Louis III en Italie après avoir institué son frère René pour son héritier. Jusqu’à sa mort à Coseriza en 1434, il s’est épuisé à maintenir une domination précaire dans le Regno (Royaume de Naples), tandis que sur les côtes provençales la piraterie aragonaise entretient l’insécurité (M. Agulhon, N. Coulet, 1987). Quelques semaines après, Jeanne le suivra dans la tombe en léguant au nouveau comte de Provence le royaume de Naples ou des Deux-Siciles. Ce qui marquera l’avènement de René d’Anjou (« Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005). René d’Anjou, ou René Ier d’Anjou, ou encore René Ier de Naples ou René de Sicile, surnommé par ses sujets provençaux le Bon Roi René (né le 16 janvier 1409 à Angers – mort le 10 juillet 1480 à Aix-en-Provence), fut seigneur puis comte de Guise (1417-1425), duc de Bar (1430-1480) de fait dès 1420, duc consort de Lorraine (1431-1453), duc d’Anjou (1434-1480), comte de Provence et de Forcalquier (1434-1480), roi de Naples (1435-1442), roi titulaire de Jérusalem (1435-1480) et d’Aragon (1466-1480), ainsi que pair de France et fondateur de l’Ordre du Croissant. C’est en prison que René apprit le brillant héritage qui venait de lui échoir. Marié à Isabeau de lorraine, fille du duc Charles II, celle-ci apporta la Lorraine à son époux à la mort de son père. René voulut prendre possession du duché. Mais il se trouva en présence d’un compétiteur dans Antoine de Vaudemont, frère de Charles II, donc oncle d’Isabeau. Antoine de Vaudemont, soutenu par le puissant duc de Bourgogne, battit René, qui fut fait prisonnier et enfermé au château de Dijon en 1431.

(Alexandrie, 2022)

1568 – 25 novembre : le conseil d’Ollioules délibère : Le 25 novembre, le conseil délibère :

  • Passer acte de la ferme de la boucherie à charge pour le boucher de vendre 9 patracs la livre de mouton et 8 celle de menon
  • Payer 3 sous de repas par soldat à tous ceux qui en avaient logé
  • Solliciter un sursis pour le paiement de la poudre apportée pour la garnison de la ville
  • Faire réparer le reloge
  • Demande de diminution et même d’exemption, si possible, des contributions que la communauté doit payer pour la compagnie de gens de guerre à cheval d’Ollioules
  • De charger les nouveaux prieurs de faire mettre une porte à la chapelle de Sainte-Barbe, à cause que y si fait estable et de s’y prendre garde que n’y soit fait aulcunes immondices
  • …attendu les plaintes de diverses femmes enceintes sur la conduite du curé,… le sommer de demander son changement…
  • taxer l’olly novel à raison d’une lieure par petite
  • pénurie de blé : acheter 2000 charges de blé vue l’urgente nécessité des habitants.]
  • Comme il y a eu des difficultés pour réunir l’ensemble du Conseil général avec au moins 40 personnes pour cette élection – le nombre venu cette année 1568 ayant été insuffisant -, le Conseil sortant vota des mesures coercitives pour astreindre les habitants à accomplir leur devoir
  • Comptes trésoraires :
recettes
Produits d’une taille50 florins
Capaige de 6 gros pour cap de maison37 florins
Ferme du censelarge17 écus d’or ou 68 florins
Ferle des moulins à blé127 florins
Ferme des escobilhes de la  place8 florins
Ferme d’un quartier de patac de la chair56 florins
dépenses
Voyage d’un cordonnier au Beausset, la Cadière et la Ciotat (Pour accomplir à pied la mission de far assaber au sirconvesinat qui vouldré comprar nostre gragnons et arrendar nostres molins de la Ville et per faire la cride.)10 gros (soit 40 sous)
A un messager venu d’Hyères (Per faire cridar las editz de passification)8 gros (soit 32 sous)
Curage de l’abreuvadour du portal de l’esglise1 gros (4 sous)
Gages annuels de 2 consuls (24 fl chaque)48 florins
Solde des gages du gardien de la Cride5 florins
Messager envoyé par Sisteron (Messager envoyé par les gens de guerre logés à Sisteron, nous avertissant de anar contribuer au dit Sisteron)1 florin 4 gros soit 16 gros
Gages annuels du maître d’escolles d’estaville18 florins
Contribtion de guerre aux compagnies logées à Sisteron400 florins
Collation offerte aux commissaires per anar visitar lou port de St-Nazaire que la ville ordounat de adoubar8 gros 1/2
Réparation de la cheminée de l’hospital2 liards
Vote pour le Conseiller et le Procureur du Roy d’Hyères (Estants en esta ville per venir faire jurar sagrament de fidelitat en aquellis de la prethendue religion)16 florins
Pour avoir serrat et dubrit las portaulx52 florins
Voyage d’un messager venu d’Hyères (Per faire cridar las lettres de banc et rierebanc)2 sous par lègue
Gages annuels du scripteur (greffier)1 florin
Achat de candelles pour les ancans2 sous ou 2 grosses
Collation offerte à un commissaire d’Aix (Pour informer des insultz de capitaine Barlety à Hyères)4 sous
Paiement au même pour faire marcher sa compagnie et évicter despence à la ville40 florins
Achat de sivade pour les chevaux du même capitaine8 florins 5 sous 1 lard
Dépense du banquet de la St Martin11 florins 3 sous 1liard
Per adoubar la tourre de la ville en face la place des Aires (Aujourd’hui Jean Jaurès)4 sous
Voyage d’un porteur envoyé par le lieutenant d’Hyères (Per far cridar la commission de non porter armes)8 sous
Acompte de gages du sergent de ville2 florins
Fourniture de chandelles et papier à la Chambre de la ville4 sous
Fournitures de torches pour les vespres de callènos Quand les conseillers sont allés mettre le calégnaou à l’hospital à la coustumado ()5 sous
Voyage d’un consul à Toulon pour la ville3 sous
Gages du viguier d’Hyères10 écus de 4 florins pièce
Per une clef de l’Ostel de ville, dit St-Esprit4 sous
Gages dé ung an à la conduite d’eau des fontaines4 florins
Transport des bagages d’un capitaine au Castellet22 sous
Fourniture de 22 pots de vin à ses soldats44 sous
Per un dîner en passant de 40 soldats9 florins 9 sous
Banquet des nouveaux consuls9 florins
Gages du trésorier3 écus ou 12 florins

(Alexandrie, 2022)

1616 – 25 novembre :  Le cardinal de Richelieu est nommé secrétaire d’Etat à la guerre par le roi Louis XIII. Il deviendra premier ministre en 1624. Il se fixe 3 buts : abattre la Maison d’Autriche, ruiner le parti protestant, détruire le pouvoir de la noblesse. En 1626, Richelieu, s’inscrivant dans la ligne d’Henri IV, centralisera l’administration en soumettant les amirautés régionales par l’instauration de la juridiction de la Grande Maîtrise de la Navigation et du Commerce de France (Henri Ribot, 2010, « La guerre navale au XVIe siècle »). Il développera deux points essentiels  de la maîtrise de la mer : une marine de guerre puissante pour veiller à la défense des bateaux de commerce partout dans le monde, ainsi qu’une série de bases maritimes où les navires pouvaient se ravitailler ou être réparés. Dès l’automne 1626, Toulon mettait en chantier son Parc Royal chargé de concevoir, construire, entretenir les vaisseaux portant la fleur de lys, devenant ainsi le premier port militaire français (Charles GALFRÉ, 2003, Histoire sociale de l’Arsenal de Toulon, Ollioules : éd. de la Nerthe). Viendront ensuite : Brest (1629), Rochefort (1668), Lorient (1770), Cherbourg (1813). Aussitôt La Rochelle soumise au roi Louis XIII en 1628, la priorité fut redonnée à la Méditerranée où l’on avait assisté au débarquement de troupes espagnoles, repoussées par les milices populaires des communautés des côtes provençales (Barthélemy ROTGER, 1984, op. cit., p. 100).

Craignant que l’Espagne attaque les côtes de Provence, il prescrira à M. de Séguiran, sieur de Bouc, premier président de la cour des comptes, de procéder à une visite des ports et des fortifications de la côte de Nice à Arles ; ce qui sera fait de janvier à mars 1633. L’idée de Richelieu d’établir une base navale à Toulon – qui reprendra le projet de Henri IV en l’améliorant – conduira en 1634-1635, à la construction de la Tour de Balaguier. La portée utile des canons étant alors de 400 m, il ne restera plus qu’une étroite passe hors de portée des deux tours, encore ne faut-il pas être obligé de manœuvrer des navires dans cette passe pour entrer dans la petite rade de Toulon. Il fera également fortifier l’île des Embiers qui avait déjà un fortin transformé en 1612.

1660 – 25 novembre : SANARY ELIT SES REPRESENTANTS AU CONSEIL D’OLLIOULES – Dès le 23 novembre, le lieutenant fit crier à haute voix dans les lieux et à son de cloche que les chefs de famille aient à se réunir pour élire leurs syndics, dans la Chapelle des Pénitents Blancs, le 25 novembre. Le 25 novembre 1660, assemblés dans la Chapelle Notre-Dame de Consolation, chapelle des Pénitents Blancs après avoir été convoqués à son de cloche et à haute et intelligible voix, les habitants de Saint-Nazaire (Sanary) élirent leurs représentants au Conseil d’Ollioules. Le nombre de personnes participant au vote fut de 135 chefs de famille, représentants 1 200 âmes de communion, occupant plus de 250 maisons. Grâce donc à la proposition faite par le seigneur et avec l’accord du Roi et du Parlement, furent élus : Jacques Bernard, Denis Bernard, Barnabé Infernet. Ils eurent le pouvoir de la conduite et de la direction des affaires comme de tous procès jusqu’à jugement définitif. On leur joignit neuf conseillers pour les cas d’absence ou de maladie. Les comptes seraient signés par tous et ils en rendront compte annuellement. Servirent de témoins à cette nomination, Jean Eynaud, prêtre du lieu et André Deydie, notaire d’Ollioules qui signèrent avec les 135 chefs de famille présents (45 seulement surent signer, les autres apposèrent leurs marques ou signèrent d’une croix Après cette élection, toutes les affaires du bourg firent l’objet de délibérations et d’assemblées qui se tinrent toujours à la Chapelle des Pénitents Blancs qui fut ainsi consacrée Maison Commune. : liste des « caps d’hostals » présents au Conseil général tenu à la chapelle des Pénitents blancs le 25 novembre 1660 pour élire les syndics de Saint-Nazaire (Pour plus de clarté, nous donnons cette liste dans l’ordre alphabétique aors que B. Rotger, p. 66-67 la donne telle qu’elle est retranscrite dans l’acte (H. Ribot).

) : … Claude, … Louis, … Louis, A…, Abeille Jean, Amourinq A., Andraq Pons, Audibert (François), Aycard Esprit, Aynaud Jean prêtre et curé, Bérenguier Jean, Bernard A. de feu Jean, Bernard André, Bernard Anthoine, Bernard Anthoyne patron, Bernard Augustin, Bernard Claude, Bernard Guilhem, Bernard J., Bernard Jacques, Bernard Jean d’Esprit, Bernard Jean patron, Bernard Jehan, Bernard M., Bernard Peyrou, Bernard Sébastien, Bernard Urbain, Bernard Jean pour son père Laurens, Bononaud Jacques, Brun Honnoré, Cabre Anthoyne, Cabre Claude, Cabre Michel, Cabre Pierre, Cay Jacques, Chabert Julles, Chancelin Louis tailleur, Chrestian Jacques, Coulomb B., Coulomb J., Curet Jean maçon, Daniel Anthoine, Daniel B., Daniel Jehan, Daniel Pierre, David Anthoyne, David Jacques, Décugis André, Décugis Jacques d’Anthoyne, Decugis Jacques, Denans Michel, Estoart, Jean, Estouart André, Farnoux Claude, Farnoux H., Farnoux Pierre, Florins, Flotte Jean, Flotte Simon, Gautier Anthoyne, Gautier J. Gilly André patron, Gilly C. de Barthélemy Gilly, Gilly Jehan, Gilly Peyrou, Granet Jean, Granet Laurens, Granet Peyrou (Pierre), Gras Laurens, Guigou Anthoyne, Guigou Estienne, Guigou Guilhem, Guigou Laurens, Guigou Pierre, Guionnet Jean, Gutier Jean,Hermitte Anthoyne, Honnorat Joseph, Icard André patron, Icard H. de feu Barthélemy, Imbert Laurens, Infernet Bernabel, La Croix Gaudin, Lambert Jean, Lambert Sauveur ( ?), Lanthide Nazaire, Lautier Jacques, Lautier Pierre d’Esprit, Marin Charles, Marin Jean, Marin Pierre, Marin Sanadou ( ?), Martin Guilhem, Martin Louis, Martin Peyrou, Martinencq André, Martinenq Pierre, Maunier Jacques, Moustier André, Moustier Michel, Pithier ( ?) Bernard, Rambau Lange, Rambaud François, Raymond de Saint-Maurice, Reboul J. de Jean, Reboul J., Reboul Jacques, Reboul P. de feu Charles, Reboul Peyrou, Sabatier Honnoré, Sabatier Peyrou, Sicard André, Solleilhet François, Tournaire Claude, Tournaire Honnoré, Tournaire Jean, Vacon Guilhem, Vacon Honnoré, Varon Jacques, Varon Jean, Vidal J., Vidau Jean Estienne, Viguier André, Viguier Anthoine d’Esprit, Viguier Guilhem de Nicolas, Viguier J. d’Urbain, Viguier Jacques, Viguier Jean de Jacques, Viguier Laurens, Viguier Urbain. Soit un total de 135, sur ce nombre, 45 purent signer, les autres mirent leur marque ou apposèrent une simple croix. Au dos de cette liste, on trouve encore une dizaine de noms : Aycard Jehan patron, Abatier Louis, Blégier Louis, Bouisson André, Collomb Melchior, Decugis Esprit, Guigou Anthoyne, Imbert Pierre, Viguier Melchior. . Il semble que tous ne soient pas nés au bourg de Saint-Nazaire. (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).

(Alexandrie, 2022)

1789 – 25 novembre : organisation des municipalités – L’Assemblée a décrété dix arti­cles concernant l’organisation des municipalités : tous les citoyens actifs de chaque bourg, ville, paroisse ou communauté pourront concourir à l’élection des membres du corps munici­pal, dont le chef portera le titre de maire. On constate que les domestiques et les pauvres sont toujours relégués à l’écart, comme dans le cadre des élections législatives. Marat s’élève d’ailleurs violemment contre la distinction entre citoyens actifs et passifs (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 25 NOVEMBRE).

-1790 – 25 novembre : La Seyne – Remise au maire par le sieur Nicolas Daniel du drapeau et armes de la commune. Cote 1D.

-1790 – 25 novembre : SIEGE DE TOULON – Au conseil de guerre du 25 novembre, il avait été décidé que toutes les attaques auraient lieu en même temps. Cependant, sous la pression de Barras, l’attaque du Faron se fit le 16 et eut un plein succès. Une colonne menée par l’adjudant-général Micas emportait sans coup férir le Pas de la Masque, une autre conduite par le général Lapoype attaquait de front et occupait le fort Faron.

(Alexandrie, 2022)

-1799 – 25 novembre : EXPEDITION D’EGYPTE –

1. Le général en chef Kléber au général Verdier – Le 4 frimaire an VIII (25 novembre 1799) – «  Je vous ai répondu, par ma lettre du 23 brumaire dernier, à la demande que vous me faites relativement à la solde de la compagnie des Mamlouks que je vous ai envoyée. Il faut que cette lettre se soit perdue. Je vous en envoie duplicata. Faites-moi désigne le village que l’on peut abandonnée au Kchif et je donnerai des ordres en conséquence. Les réquisitions frappées sur la ville de Damiette doivent être fournies ; ce n’est pas le moment à présent de demander des remises ou des remboursements. Nous parlerons de cela lorsque le Grand Vizir aura été battu. Faites cette réponse à tous ceux qui vous importunent. Dites, je vous prie, à Hassan Toubar que je suis mécontent du petit nombre de chameaux qu’il fait fournir pour l’approvisionnement d’El-Arich, et que, s’il veut conserver mon amitié, il faut qu’il y ait cent cinquante de ces bêtes de somme continuellement en route. Je vous fais passer un bataillon de la 4e légère d’Alexandrie à Damiette, pour former la garnison de Lesbeh avec les dépôts de la 2e et 32e. Dès que vous apprendrez par le général Destaing que l’ennemi est devant El-Arich, vous partirez de suite avec cette dernière et le 18e de dragons, pour vous rendre à Salheyeh, où je vous ferai tenir de nouvelles instructions. Vous garderez dans la caisse du payeur de Damiette 30 000 pataquès de la contribution que je fais lever dans votre arrondissement par le Copte que j’y ai envoyé. Le reste sera envoyé au Caire. Le général Desaix est arrivé, mais non encore les prisonniers et le bataillon de la 13e.

2. Le général en chef Kléber au payeur général – Le 4 frimaire an VIII (25 novembre 1799) « Par mon arrêté du 23 brumaire dernier, j’ai ordonné qu’il serait levé une contribution extraordinaire sur diverses provinces et que les sommes qui en proviendraient seraient, à l’exception de celle que doit payer la province de Rosette, versée directement dans votre caisse. J’étends aujourd’hui cette exception sur la province de Charkieh, dont la totalité de la contribution, qui est de 30 000 pataquès sera versée dans la caisse du payeur de l’arrondissement, ainsi que sur la province de Damiette, sur la contribution de laquelle il sera prélevé 30 000 pataquès, pour être versées dans la caisse de votre préposé. Je vous prie de donner les ordres nécessaires en conséquence de ces nouvelles dispositions. »

3. Le général Verdier au général en chef Kléber : « Damiette, le 4 frimaire an V III  25 novembre 1799) Enfin, mon général, je suis parvenu à faire partir cette maudite 2e […]. J’ai cru devoir faire tous les sacrifices imaginables. Ils m’ont réduit à capituler jusqu’à exiger des certificats et la promesse de l’impunité de leurs chefs de parti. Si jamais ces certificats vous sont présentés, veuillez mon général les regarder comme des pièces d’accusation contre eux. La terre n’a jamais produit de plus mauvais coquins exceptés cependant les chefs, les officiers et la majeure partie des sous-officiers qui n’ont jamais abandonné le parti que leur prescrivait le devoir. […] Croyez, mon général, qu’il n’y a pas de position plus cruelle pour un chef, que celle de connaître l’importance des ordres qu’il reçoit et d’être sans moyens de pouvoir les faire exécuter. […] Je n’ai pu découvrir autre chose sinon que cette insurrection avait été préparée au Caire dont ces révoltés ont reçu des lettres. […] Salut et respect. »

(Alexandrie, 2022)

-1805 – 25 novembre :Un arrêté préfectoral du frimaire an XIV (25 novembre 1805) relaiera le décret impérial : il stipule quelles villes varoises doivent procéder à la translation de leur cimetière. La ville de La Seyne figure parmi elles, mais plus de trente années séparent encore ce décret de la création d’un nouvel espace d’inhumation (Graziella Guglielmi, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1812 – 25 novembre : CAMPAGNE DE RUSSIE – Koutozov coupe le retraite derrière la Bérézina. Napoléon enfonce l’armée russe mais perd 30 000 hommes. Ayant reçyu la nouvelle de la tentative de coup d’Etat à Paris du général Malet, il quitte l’armée en traineau avec trois compagnons, traverse la Pologne et l’Allemagne sans s’arrêter.

-1867 – 25 novembre :AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – lundi – Ste Catherine. Temps couvert froid pas de vent. Aujourd’hui les écoles de petites filles ont célébré la sainte Catherine. Mademoiselle Esther Perronne, la nouvelle institutrice qui a remplacé mademoiselle Geofroy ou mieux Madame Gasquy, était à la tête de la troupe de jeunes filles. Il y avait également madame Giraud, nommée nouvellement institutrice communale. Nous attendons pour demain les pluies torrentielles annoncées par Mathieu de la Drôme.

-1869 – 25 novembre :AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – jeudi – St Lin, pape. Continuation de la pluie pendant la nuit passée et à présent il pleut toujours une pluie plus fine. Les petites demoiselles de nos écoles auraient désiré avoir un temps plus agréable pour faire leur fête de sainte Catherine qui aura lieu malgré cela. Elles ont été à la messe à 9h du matin et cet après-midi, elles mangeront la collation. Ce qui est la partie la plus intéressante pour cette jeunesse. Ce matin à 8 heures, le thermomètre marque 9° centigrades, il fait un peu froid à cause d’une petite brise d’ouest. Puis la pluie a cessé, le soleil apparut un peu pâle, le vent à l’ouest était une faible brise. L’après-midi le vent n’a pas augmenté, mais le ciel se découvre peu à peu. Le pluviomètre a donné pour aujourd’hui 3 millimètres.

1872 – 25 novembre : SANARY – Marius Michel reparle de son fils. Sa femme est toujours malade.

(Alexandrie, 2022)

1903 – 25 novembre : TRAMWAY DE L’OUEST VAROIS – En 1903, la ville de Toulon envisage de prolonger la ligne de Bon-Rencontre jusqu’à la limite de la Seyne en passant par l’Escaillon et la Pyrotechnie (conseil municipal de Toulon le 25 novembre et la Seyne le 19 décembre).

1917 – 25 novembre : Édouard Delanglade  – nom d’une rue du 6e arrondissement de Marseille. Né à Marseille le 2 octobre 1868, Édouard Delanglade est mort à Bellemagny (Haut-Rhin) le 25 novembre 1917 au cours de la Première Guerre mondiale.

(Alexandrie, 2022)

1940 – 25 novembre : Menthon fait paraître à Marseille le premier numéro du journal résistant « Liberté ». François de Menthon, né le 8 janvier 1900 à  Montmirey-la-Ville (Jura) et mort le 2 juin 1984 à Menthon-Saint-Bernard (Haute-Savoie). Résistant, homme politique et juriste français il adhéra à 19 ans à l’Association catholique de la jeunesse française (ACJF) qu’il présida de 1926 à 1930. Elu conseiller municipal de Nancy, il milita au Parti démocrate populaire. Blessé et fait prisonnier en 1940, il réussit à s’évader et rejoignit aussitôt la Résistance. Il reçut à plusieurs reprises Jean Moulin. Fondateur du mouvement Liberté à Annecy, puis à Lyon en novembre 1940, il édita son journal clandestin, dont les deux premiers numéros ont été imprimés à Annecy et les suivants à Marseille. Il fut l’un des responsables du mouvement Combat issu de la fusion de Liberté avec le mouvement fondé par Henri Frenay « Petites ailes de la France » fin 1941.

1944 – 25 novembre : La BAN de Saint-Mandrier s’étoffe, daté du 25 novembre 1944

25/11 : la 9FTR (transport) est à Saint-Mandrier ; 1/12 : L’escadrille 9FTR vient d’être créée le 1er décembre 1944 (ordre n° A85 EMG/Aéro du 14/11/44). Elle est à l’état de graine et se compose, pour l’instant, du Latécoère 611 Achenar (Cdt. D’aér. OE Larmigny) et du Bréguet-Bizerte n°4 trouvé à Candelec. Son commandant est le CC Pierret (ex. 6FE), appelé familièrement « coco » par ses hommes. Il n’est pas là, mais à Sartrouville où une usine construisait pour les allemands des Dormier 24. Une quarantaine de ces aéronefs sont là, à différents stades de finition, prévus pour la Luftwaffe et qui vont être à l’aéronautique navale. La 9FTR reçoit pour mission d’assurer les transports entre Paris et l’AFN. Voici, écrites de Sartrouville, les réflexions lointaines de son commandement : « Les Do24 sortent lentement et progressivement d’usine. 2 Do seront achevés et prés le 19 ou le 22 Décembre 1944. Un Do serait prés début janvier et un autre fin janvier. Deux Do sortiront en février et trois en mars« . L’installation de la 2S à Saint Mandrier a été assez difficile compte-tenue de l’état de la BAN et du manque de moyens. Le personnel a été d’abord employé à remettre en état les casernes, poste et appentis. Les premiers vols n’ont eu lieu qu’en novembre 1944. Ils sont essentiellement consacrés à des recherches de mines. Dans un premier temps, au milieu des ruines de Berre, parmi les hydravions écrasés (dont le LV Paris), se trouve un Bréguet 730 à peu près indemne. La société Bréguet le remet en état de marche qu’on lui fournisse de l’essence, de l’huile et du courant électrique. Ce Bréguet 730 viendra plus tard à Saint-Mandrier et à la 9FTR : ce sera le Véga ;

1955 – 25 novembre : « Le vote de la Chambre a été retardé par les manœuvres dilatoires d’une minoterie (sic !) faible mais agissante » (Le Provençal, 25.11.55.)

1959 – 25 novembre : Gérard Philipe succombe en pleine gloire à 36 ans d’un cancer du foie foudroyant. Jeune, beau, charismatique, il était la plus grande vedette de l’après-guerre. Gérard Albert Philip, dit Gérard Philipe, était né le 4 décembre 1922 à Cannes. La scène était sa passion. Gérard Philipe avait noué une relation puissante avec son «patron» Jean Vilar. Le directeur du Théâtre National Populaire l’avait engagé dès son arrivée au «T.N.P. » en 1951. Il avait fait sa renommée en le dirigeant dans «Le Cid» l’année suivante à Chaillot et Avignon. Pour le grand public, Gérard Philipe était plutôt « Fanfan la Tulipe » dans le film de Christian-Jaque, en 1951. Au cinéma, son «second métier», il a aussi tourné pour les plus grands – Yves Allégret, Claude Autant-Lara, Marcel Carné, René Clair, Jacques Becker, Roger Vadim, et finalement Luis Buñuel (Paris Match). Photographie de Gérard Philipe en mars 1950 (Walter Carone / Paris Match).

(Alexandrie, 2022)

1962 – 18 et 25 novembre : Elections législatives. Le siège de la 4ème circonscription fut enlevé par le candidat U.N.R. Bayle avec une avance de quelques centaines de voix seulement sur un nombre de suffrages exprimés de 51 775 : Merle 25 488 voix – Bayle 26 287 (Marius Autran, tome 2, 1988).

Premier tour (dimanche 18 novembre). A Saint-Mandrier (quatrième circonscription du Var). Auguste Amie (S.F.I.O.) : 163 voix ; Monsieur Janin (P.S.U.) : 23 voix ; Docteur Vittel (Union Rép.) : 144 voix ; Toussaint Merle (P.C.) : 282 voix (en ballottage) ; Marcel Bayle (U.N.R.) : 490 voix (Nota : en 1958, la S.F.I.O. avait obtenu 478 voix, le Parti communiste 257).

Messieurs Merle et Bayle se représentent au deuxième tour (dimanche 25 novembre). A Saint-Mandrier : Inscrits 2024 ; votants 1169 ; suffrages exprimés 1113. Marcel Bayle (U.N.R.) : 706 voix. Toussaint Merle (P.C.F.) : 407 voix.

Total pour la quatrième circonscription : Marcel Bayle:    26.287 voix (élu) ; Toussaint Merle : 25.488 voix. Les quatre nouveaux députés du Var sont : messieurs Gaudin, S.F.I.O., Laurin, Bourgeois et Bayle, U.N.R. (Ken Nicolas, vol. 2, p. 149).

1977 – 25 novembre : LE BAGAD DE L’ECOLE DES MECANICIENS DE SAINT-MANDRIER PERD 24 DE SES MEMBRES DANS UNE CATASTROPHE AERIENNE – Jeudi soir, 24 novembre, avait lieu la finale à Mont de Marsan entre les deux bases aériennes de Saintes et de Mont de Marsan. Mais pour récompenser les demi-finalistes, ceux-ci avaient invité à Mont de Marsan le bagad du Groupe des Ecoles de Mécaniciens (GEM) de Saint Mandrier en spectateurs, mais aussi pour assurer le « lever de rideau » de l’émission. Ils ont joué quelques minutes.

Ils se sont embarqués, jeudi matin à Hyères, vers dix heures, pour rejoindre Mont de Marsan. Vingt-trois membres du bagad, accompagnés par quatre officiers et sous-officiers d’encadrement, de la directrice du foyer du GEM, ainsi que quatre membres d’équipage de la base aérienne d’Evreux.

« Le vendredi 25 novembre, vers une heure du matin à l’issue de la finale, les aviateurs gagnants accompagnent leurs camarades marins jusqu’à leur avion, un Nord Atlas 2501. »

Vers 02h30, à quarante kilomètres au Nord-Ouest de Béziers, les habitants du minuscule hameau de Lignon, perdu dans la région du Haut-Languedoc, entendent soudain les ratés d’un moteur. La tempête faisait rage, raconte un habitant. Je me suis habillé à la hâte et je suis descendu dans la rue où se trouvaient déjà plusieurs voisins.

En quelques minutes ils sont tous réunis dans la nuit noire. Au-dessus de leurs têtes ils aperçoivent alors les points lumineux du Nord Atlas en difficulté. Cela ne fait aucun doute à présent, l’avion volait très bas, le bruit devient assourdissant, comme si l’avion se rapprochait des maisons ! Et soudain, devant les villageois terrifiés, l’appareil pique du nez à une allure vertigineuse. Le Nord Atlas se dirige tout droit vers la châtaigneraie de la Sicarderie, un mamelon situé à 150 mètres du hameau, sur les premiers contreforts de la Montagne Noire qui sépare le Tarn de l’Hérault. Trente secondes plus tard c’est l’explosion.

« Du Nord Atlas il ne reste que des débris calcinés, dispersés sur des dizaines de mètres. » (“Catastrophe de PREMIAN – Site de aemef”) Mais il ne reste aucun espoir : nul survivant ne sera extirpé des décombres fumants. Les trente-deux passagers, dont la liste figure ci-dessous, du Nord-Atlas sont tous morts : le commandant en second, deux officiers, trois officiers mariniers et dix-huit quartiers maîtres, matelots et apprentis mécaniciens du bagad.

Chaque année depuis, une commémoration est organisée (Alabordache / marine / espacemarine / ecole / ecoles / cinsaintmandrier / actualite).

La formation mandréenne est régulièrement invitée dans toutes sortes de festivités se déroulant en France métropolitaine ou d’outre-mer. La relève a toujours été assurée et la tradition respectée, ne serait-ce que pour honorer les disparus de la catastrophe aérienne de Prémian, le 25 novembre 1977, dans laquelle aucun survivant n’avait été retiré des décombres de l’appareil (Ken Nicolas, vol. 2, p. 75). Parmi les journaux qui relatèrent l’accident, « Var-Matin République » rendait un vibrant hommage aux jeunes disparus et aux officiers qui les accompagnaient car rien de ce qui touche notre marine ne pouvait laisser nos concitoyens insensibles. À cet hommage, ils associèrent les quatre membres de l’équipage du Nord Atlas 2501 (SM Chenal – SM Sarda).

(Alexandrie, 2022)

2018 : METEO SANARY – Nous relevions : Ciel partiellement couvert. Vent : 39 km/h. Température maximale 17° et minimale 8°.

2019 : METEO SANARY – Après de belles éclaircies nocturnes où la température n’aura pas dépassé les 10°, la journée sera mitigée jusqu’à 10 h, quelques nuages continuant de cacher le soleil, puis, le mistral reprenant le dessus sans pour autant dépasser les 10 km/h, le soleil resplendira dans l’après-midi. Les températures maximales devraient flirter avec les 16°. Lever du soleil à 7h 41, coucher à 17h 05.

2020 – 25 novembre :  « UNE » de VAR-MATIN :

– « Aurevoir Domi ! Le Toulonnais s’est donné la mort hier. Il avait 48 ans. Sous le choc , le monde du rugby salue sa légende.

– Confinement : La France franchit la barre des 50 000 décès. Un retour à la liberté en trois temps : s’aventurer au-delà d’un kilomètre de son domicile, penser à Noël ne sera plus tabou, acheter un livre ne fera plus de vous un délinquant.

– Marine : le sous-marin « Perle » est sorti de bassin.

Signes : Trois brebis et cinq agneaux retrouvés morts.

– Tendance : les échecs, un jeu en pleine réussite.

2022 – 25 novembre :  « UNE » de VAR-MATIN :

– Violence faite aux femmes. La lutte s’organise. Comment font-ils face sur la Côte d’Azur ? Forces de l’ordre, acteurs locaux et associations main dans la main. Chantal Molinès : « En 2023, nous mettrons le paquet sur la prévention. » – Toulon – La Seyne : quel trafic pour relancer Bégaillon ?

-.Ollioules : une rareté aux enchères demain.

-.Ocean Viking – La totalité des migrants a quitté Giens.

-68e rallye du Var – Top départ aujourd’hui à Ste-Maxime ?

(Courdouan : Alexandrie)

une  COURTE blague  POUR LA ROUTE :

« Que celui qui a laissé échapper une balle perdue le 30 juin, rue Lafayette, à Paris, ne s’inquiète plus, c’est moi qui l’ai » (X…, Hôpital Lariboisière).

(Alexandrie, 2022)

ET POUR CONCLURE !

L’hiver est en route ! nous sommes bien le 25 novembre, il est 5 heures du matin, tout est calme au-dehors !

Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde. Une bise magnifique pour Cathy et toutes les Catherine passées, présentes et à venir.

Bon mardi à tous, et surtout « bonne Sainte CATHERINE » !

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