EPHEMERIDES DU SAMEDI 22 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (4978).
Illustration. Quand la poésie s’immisce dans notre vie quotidienne(3 : Au-pays-de-Thelwell).
LES FÊTES :Aujourd’hui, 22 novembre, c’est la fête des CECILE dont le nom dérive de celui d’une célèbre famille romaine, celle des « Caecilii », mentionnée depuis le IIIe siècle avant notre ère. Etymologiquement, « caecilius » vient de « caecus » qui signifie « aveugle ». CECILE, patronne du jour, ou plutôt sainte CECILE de Rome était une chrétienne qui vécut aux premiers temps du christianisme. Sa légende – rapportée par Jacques de Voragine – en fait une vierge qui, mariée de force, continua à respecter son vœu de virginité. Elle est la patronne d’Albi, des musiciens, des chanteurs, des poètes et des fabricants de musique. Autant dire qu’elle a du pain sur la planche avec les médias modernes.
A ce sujet, Marcel Provence (Calendrier des fêtes provençales, 1942) rappelle « qu’il y avait dans toutes les villes de Provence possédant un corps de musique, une messe en musique » et que l’on trouve des chapelles dédiées à cette sainte « près du Vaccarès où chantent tant d’oiseaux et à Châteauneuf de Martigues. Les Sisteronais, (…) , le lendemain de la fête de la Sainte, fêtaient saint Cécilion au bastidon. C’était une ribote ! Fidèle de Saint-Cécilion dont il servit le culte, Fabien Clergues, président de la musique sisteronaise, laissa dans son testament une clause par laquelle il offrait l’apéritif aux musiciens après son enterrement en musique. »
Si l’on compte 740 personnes possédant Cécile (quelquefois Cécille) comme patronyme, on en dénombre près de 150 000 se prénommant ainsi. Ce qui en fait l’un des prénoms les plus portés en France. D’ailleurs, ne dit-on pas « à Sainte Cécile, une fève en fait mille » ?
Laissant la fève de côté, les concepteurs du calendrier républicain ont préféré dédier au navet ce 2e jour de frimaire An II. Sic transit gloria !
DICTON : Tonnerre de novembre remplit le grenier.
PENSEE : Le peu que je sais, c’est à mon ignorance que je le dois (Sacha Guitry, « Toute réflexion faite »).
Météo marine pour Sanary-sur-Mer : Pour Sanary-sur-Mer : Avis de coup de vent au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des nuages qui resteront rares.
Le soir, ciel clair devenant peu nuageux.. Vent de N force 4. Rafales atteignant 16 noeuds le soir. Mer assez agitée. Houle petite et courte de W. Visibilité excellente. Température 6°.

ÉPHÉMÉRIDES :
(Almanach faisant office de calendrier dont le contenu rappelle des événements accomplis dans un même jour à différentes époques, que l’on découvre chaque jour en retirant la feuille de la veille).
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
(INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’Intégrale des éphémérides).
– KLEBER COMMANDANT EN CHEF – 3 lettres :
1. « Le général en chef Kléber au payeur général – Le 1er frimaire an VIII (22 novembre 1799). « Je fixe à 3000 livres la somme à payer à l’aga des Janissaires d’Alexandrie Guriani … »
2. « Le général en chef Kléber au général Friant – J’ai reçu vos lettres des 26 brumaire […] je ne saurais trop vous recommander [de] donner la chasse à Mourade et à ses Mamelouks et à ses Arabes/ […] »
3. « Le général en chef Kléber au général Reynier – J’ai reçu votre lettre du 28 brumaire [… On me dit que vous êtes malade ; cela me fait de la peine […]. Je vous salue. »
-Bonaparte À Paris – Par les consuls de la République Roger-Ducos, Bonaparte, Sieyès. Paris, le premier frimaire an 8 (22 novembre 1799). À la commission législative du Conseil des cinq-cents. Citoyens représentans. L’article 3 de la capitulation conclu entre le général Bonaparte et le grand maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem lors de la conquête de l’île de Malte, porte : « les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui sont français, actuellement à Malte, et dans l’état sera arrêté par le général en chef pour en rentrer dans leur patrie et leur résidence sera comptée comme une résidence en France. » cependant une loi du 28 mars 1793 avait assimilé les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem aux étrangers et déclaré qu’on ne pouvait opposer comme excuse ou prétexte d’absence de la résistance à Malte. La loi du 25 brumaire an 5, confirmant cette disposition, avait ensuite établi que la résidence en pays conquis et réunie, ne comptait que depuis la conquête. L’article 3 de la capitulation a donc changé à cet égard la condition des chevaliers nés français qui se trouvait à Malte au moment de la conquête. Ils ont obtenu par une prompte adhésion au volonté d’une armée victorieuse que la résidence à Malte produisit pour eux les mêmes effets que la résidence en France, sans qu’on pût en induire que ceux qui ne prouveraient pas qu’ils sont constamment résidés, soit en France, soit à Malte, depuis l’époque du 9 mai 1792, fixé par les lois pour la résidence de tous les Français, eu ce droit au bénéfice de la capitulation ; et se trouvait au contraire dans le cas où les lois exigent l’exclusion du territoire de la République. Les consuls de la République, empressés de signaler leur respect pour la foi publique vous adresse citoyen représentant virgule la proposition formelle est nécessaire de donner la force législative à un acte qui a su ra les fruits de la victoire, en épargnant le sang des braves de l’armée d’Orient, »
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 964e livraison. –1629 – 22 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Font de Pantelin (registre aux archives de l’Evêché). Source, commune de Marseille, quartier de Saint-Menet, à Valbarelle. Première mention : Al Barquil, le 30 décembre 1392 (charte aux archives de l’Evêché). Rappelons que le 21 juillet 1079, Geofroi, vicomte de Marseille, ses fils Aicard, archevêque d’Arles ; Geofroi, Hugues, Raimond. Pons. Fouque et Pierre ; son frère Guillaume III, avec ses fils Pons Maunier et Geofroi ; son autre frère Pierre Saumade, avec ses fils Hugues et Guillaume, de Saint-Victor de Marseille concédèrent l’usage des eaux de l’aqueduc et des fontaines de l’Huveaune depuis Saint-Menet jusqu’à la mer, avec droit exclusif de pêche, de moulins, etc. à l’abbaye de Saint-Victor (acte 203 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 13 v°. a. Guesnay, Vita S. Cassiani, p. 579. — b. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 485. — c. Duchesne, Histoire des cardinaux français, t. II, p. 36. — d. Gallia christiana, t. I. Instr., p. 96. — e. Guérard, n° 38=.
LA SEYNE-SUR-Mer : 654e livraison. –1984 – 22 novembre : LOUIS BAUDOIN – Le vœu ultime de Louis Baudoin a été exaucé par la ville de La Seyne le 22 novembre 1984 en donnant son nom à l’un des plus prestigieux lieux de la cité : le parvis de Notre-Dame de Bon Voyage, devenu Parvis Louis Baudoin où l’homme – le chrétien – le Seynois – l’historien sont confondus (Extrait de l’intervention de Jacques BESSON, Président honoraire de la Société des Amis de La Seyne Ancienne et Moderne lors de la commémoration du décès de Louis Baudoin).
SANARY : 764e livraison – OLLIOULES: 6543e livraison : Une mesure avait profondément surpris les habitants de SAINTNAZAIRE. En effet, ne pouvant plus se rendre aux moulins à blé de la communauté situés dans le terroir d’OLLIOULES à cause des barrières (moulins de Pareissol et de la Figuière), ils allaient aux moulins de LA CIOTAT, LA CADIERE, LE BEAUSSET et LE CASTELLET. Un beau jour (vraisemblablement après la dernière visite du commandant de Toulon datée du 22 novembre 1720), ils se virent refuser l’entrée de ces terroirs. Et pourtant, aux dires du greffier de l’amirauté, le sieur GAUTIER, grâce au Seigneur et à l’intercession dû glorieux Saint-Nazaire, patron du lieu, la santé y a toujours été bonne où les consuls et les Intendants de la santé du lieu ont usé de toutes les précautions imaginables. La preuve que le lieu de SAINT-NAZAIRE jouissait d’une bonne santé, était que leur port avait été choisi par messieurs du LANGUEDOC et messieurs les Consuls de TOULON :] « pour y faire mouiller tous les bâtiments qui viennent du. dit côté du LANGUEDOC chargés de munitions de bouche pour le secours de la BASSE PROVENCE. Il y avait actuellement de nombreux bâtiments et même les munitionnaires du Roy y ont fait faire divers chargement de vin. »
Les habitants de SIX FOURS accorderont à ceux de SAINTNAZAIRE l’usage de deux de leurs moulins et ils le firent « fort gracieusement ». Dans ces temps difficiles les relations entre SIX FOURS et SAINT-NAZAIRE furent très fraternelles ainsi que nous aurons l’occasion de le voir plus loin.]
Lettre adressée par le sieur DECUGIS de LA TOURELLE, député de SAINT-NAZAIRE au nommé ROUGIER, son fermier, pour faire les vendanges à PORQUEROLLES. Ensuite le vin devait être transporté à SENARY où il avait fait préparer des tonneaux. Excipant de sa fonction, il avait demandé à sortir de LA TOURELLE pour aller à SENARY vaquer à cette affaire. Peine perdue, les Intendants de santé de MARSEILLE avertis, car le vin était pour eux, firent connaître qu’il fallait lui tirer dessus s’il essayait de sortir. Ce n’était pas de simples menaces. A quelque temps de là, la garde avait tué la nuit un mulet lui appartenant. Il avait été pris pour une personne tentant de franchir les barrières. La communauté fut condamnée à120 livres parce que la garde avait tiré d’une trop grande distance sans chercher à savoir s’il s’agissait ou non d’une personne. Les habitants demandèrent aussi à être autorisés à avoir la communication avec les bourgs voisins attendu qu’il est « maintenant certain et notoire que cette maladie à la campagne n’est venue que des approches de TOULON et que le lieu d’OLLIOULES est toujours resté sain.].

ÉPHÉMÉRIDES.
L’INTEGRALE.
–1210 – 22 novembre :
1. Marseille. Vente, après autorisation donnée par Roncelin et Hugues de Baux, par Bernard Lésignan et Aicard Constantin, tuteurs des enfants de feu Bernard Espagnol, d’une maison appartenant auxdits enfants (acte des vicomtes de Marseille n° 339, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, II, Collection de chartes originales).
. . . Item sciendum quod antequam predicta venditio fieret tribus diebus, predicti tutores accesserunt ad dominum Roncelinum et dominum Ugonem de Baucio, sedentes pro tribunali, Pelro de Orleo ipsis pro judice assistante, et juraverni il. coram ipsis super sa ne ta quatuor Dei evangelia quod pro debitis Bernardi Ispagnoli, quondam patris ipsorum infantum, solvendis, volebant vendere jamdictam domum et quod pipilli non habebant aliquid mobile vel immobile une predicta debita possent solvi. Unde ipsi auctoritatem suam interposuerunt et predictam venditionem laudaverunt et concesserunt…
2. –1210 – vers le 22 novembre : (LO 9) CARCASSONNE – Pluies abondantes, tempêtes, neige abondante notamment dans les Corbières (vers le 22 novembre).
–1234 – 22 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
1. Molendinum Textorum (charte aux archives municipales). Moulin des Prêcheurs, moulin à eau, commune de Marseille, quartier de la Capelette, sur le grand béal.
2. Balma Augerii (charte aux archives de la Major). Baume-Laugière – quartier rural de Saint-Pierre, commune de Marseille (1872). Première mention vers 1090 : Balmœ (cartulaire Saint-Victor, charte n° 145).
–1234 – 22 novembre : Molendinum Textorum,22 novembre 1234 (charte aux arch. municip), puis Molendinum Gibelini sive Yleriorum, 22 novembre 1235 (charte aux archives de la Major). Moulin des Prêcheurs, moulin à eau, commune de Marseille, quartier de la Capelette, sur le grand béal. Ce moulin, qui se trouvait sous la directe du Chapitre, fut concédé aux Dominicains, par transaction du 19 septembre 1488, à la charge d’une redevance annuelle de six émines et trois civadiers de blé. 11 a été vendu comme bien national, le 12 avril 1791.
–1234 – 22 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Balma Augerii (charte aux archives de la Major). Baume-Laugière – quartier rural de Saint-Pierre, commune de Marseille (1872).
–1251 – 22 novembre : Aix – Hommage et serment de fidélité de Barral de Baux à Charles 1er d’Anjou, comte de Provence. Il donne comme cautions : Bertrand de Baux, les frères Fouque de Pontevès et Isnard d’Entrevennes, Guillaume de Sabran. Guillaume, fils du feu comte de Forcalquier. Guillaume de Baux, les seigneurs de Trets et d’Hyères et celui de Castellane. (Acte 539 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H 304. avec huit sceaux, dont ceux des deux frères Isnard d’Entrevennes et Fouque de Pontevès ; cf. L. Blancard,Iconographie des sceaux et bulles des Archives des Bouches-du-Rhône,p. 58, pl. 21 bis, nos 3 et 4.IND 😀r Barthélemy, Inventaire, n° 362).
–1254-1265 : SEIGNEURIE MAJEURE DE SIX-FOURS – Etienne, 35ème abbé de Saint Victor de Marseille, de 1254 jusqu’après le 22 novembre 1265 (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 28ème selon P.-A. Amargier. ETIENNE (P.-A. Amargier, 1966, Abbatum…).
–1304 – 22 novembre : LIEUX-DITS D’ALLAUCH ET DE MARSEILLE –
–Coassa, 22 novembre 1304 (acte notarié). Première mention du lieu-dit La Couasse, commune d’Allauch (1872).
-Marrupiana, 22 novembre 1304 (acte notarié). Mourrepiane, pointe avançant dans la mer au quartier de Séon, commune de Marseille, ancienne vigie. Première mention : Morris de Marropiano, 8 avril 1289 (charte aux archives municipales).
–1365. 22 novembre : Trets – Vente par Raimond d’Agoult-Sault aux syndics et communauté deTrets, moyennant un cens de100 florins et 50 setiers d’annone, des fours etdroits de fournage et dudéfends de Trets. (Acte 688 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : B. Copie du XVIe siècle Arch. commune de Trets, CC. — C. Copie du XVIe siècle : archives du marquis de Forbin d’Oppède, à Saint-Marcel).
–1493 – 22 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Mons de Gacha, 22 novembre 1493 (registre aux archives de l’Evêché). La Gâche : montagne qui domine au sud le village de Saint-Marcel, commune de Marseille (1872). Première mention : Montagne de Saint-Marcel, le 9 novembre 1455 (registre aux archives de l’Evêché) puis Montagne de la Gache, le27 novembre 1493 (ibid.).

–1506 – 22 septembre : Visite du roi et de la reine de Naples à Toulon[1]. [de Ribbe, 1898, p. 448 et suiv. : Le 6 août 1506, Louis XII écrivit aux consuls de Toulon que le roi et la reine d’Espagne, se rendant à Naples, s’arrêteraient probablement dans leur ville, et il les invitait à les accueillir comme lui-même. … Ironie…, ce prince n’était autre que le successeur d’Alphonse d’Aragon, l’auteur de l’incendie de Marseille et qui fut longtemps sur le littoral un objet de terreur. (Or,) Ferdinand était un vainqueur avec qui il fallait compter. Veuf d’Isabelle de Castille,… il avait obtenu la main de Germaine de Foix, nièce de Louis XII, roi de France. Il devait traverser Toulon en conduisant sa jeune épouse dans sa nouvelle conquête[2]. (Jaume Deydier écrit :)] La intrada del rey de Spanha et de la reyna sa molher. L’an 1506 et dimecres, lo 22 del mes de septembre, de vespre, intret lo rey de Spanha et la reyna sa molher, filha del conte de Foys, ambe granda armada de galeras et de naus[3] ; et son requilhit en Tholon honorablemen per monsenhor lo bastard de Savoya et altres senhors, como lo Rey nostre senhor avié comandat, et dormit ung vespre a Tholon a l’evescat, et, lendeman matin, s’en partiron ambe l’armada al rialme de Naples… Et nos aven veser l’armada de nostre Darbosson, ambe las damas de Olioll et de Buelh[4]. Les dames d’Ollioules, que l’on aurait pensé trouver auprès de René de Savoie à qui elles sont liées depuis cinq ans et le mariage de celui-ci avec Anne de Lascaris-Tende, ne se sont pas rendues à Toulon. Elles sont venues, en compagnie de Jaume Deydier, voir l’escadre espagnole entrer et évoluer dans la rade. Tout Ollioules dut faire de même et se presser sur le testolier, point unique d’où l’on pouvait contempler le spectacle.
–1581 – 22 novembre : PROCES DU GANGUI : Anthoine Guigou dit Bastian, Honoré Beaussier et Jaume Tortel dit Cautellier, de Six-Fours, ayant été les premiers dudit lieu qui ont pêché avec les filets nommés Gangui, les pêcheurs de Tollon, joint à eux les consuls de ladite ville, voulant l’empêcher sur la requête qu’ils présentèrent à la Cour des Comptes, aides et finances, ils obtinrent des inhibitions contre lesdits Beaussier, Tortel sous le nom de Cautellier et Guigou, de pêcher avec lesdits ganguis, nonobstant quoi, iceulx ayant continué leur pêche, lesdits consuls de Tollon, auraient obtenu un décret (d’ajournement) personnel contre lesdits pêcheurs. Et se seraient rendus demandeurs en contravention, aux susdites inhibitions faites de l’autorité de ladite Cour, contre les syndics de la communauté de Six-Fours, opposant à icelle, et lesdits Honoré Beaussier, Jaume Cautellier et Anthoine Guigou. A la poursuite de laquelle, la Cour par son arrêt du second juin 1581, rendu à Brignolle (brignoles), avant passer outre, aurait ordonné que les rets et engins appelés Ganguis soient visités par-devant le commissaire, qui sur ce, serait député, et après vues et visites par experts, aux fins d’aviser de leur qualité. Et si sont des prohibés, pour vue le rapport desdits experts, être fait droit et donner tel règlement qu’il appartiendra. Et cependant, les assistants relaxés en passant les soumissions, de se représenter là et quand sera ordonné. En exécution de cet arrêt, lesdits consuls de Tollon auraient donné requête à ladite Cour, le quatrième dudit mois de juillet, sur laquelle, par son décret, monsieur Reynaud Fabri, conseillé à icelle, serait (aurait) été député commissaire aux fins du susdit arrêt. Lequel, sur le comparant à lui donné par les consuls de Tollon, serait parti le 28 octobre, année susdite, et arrivé le lendemain audit Tollon, au logis où pend, pour enseigne, la fortune. Le lendemain, trentième dudit mois d’octobre, sur les contestations des parties au sujet du lieu où ledit Sieur commissaire devait procéder, serait (aurait) enfin été accordé et convenu de procéder au Pont de Solliers où ledit Seigneur commissaire s’étant porté. N’ayant les parties, put convenir d’experts, ledit Seigneur commissaire, par son ordonnance du 6 novembre audit an 1581, aurait nommé et commis pour experts, Rugon Siguier et Roullet Reboul de la ville de Marseille, et Jean Carbones et Gaspard Arnaud dit Picossin de la Cieutat. Lesquels, ayant procédé à leur commission dans la ville d’Aix, ils auraient fait leur rapport le 22 novembre, année susdite, à la requête desdits consuls de Tollon, par lequel après avoir vu et visité les engins appelés Ganguis, et attendu qu’ils portent, en tant qui soit, dépopulation de poisson, auraient déclaré qu’il leur doit être baillé un lieu à part pour pêcher sans porter aucun préjudice, tant aux engins à pêcher au mers de Tollon, que de Six-Fours. Savoir : lors qu’on pêchera avec les engins nommés bréguis de lune, eissaugués, boulliech, escombrures et autres engins, pour qu’ils ne leur puissent donner aucun empêchement par lesdits Ganguis, ainsi demeureront au lieu qui leur sera baillé (Jean Denans 1713).
–1629 – 22 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Font de Pantelin (registre aux archives de l’Evêché). Source, commune de Marseille, quartier de Saint-Menet, à Valbarelle. Première mention : Al Barquil, le 30 décembre 1392 (charte aux archives de l’Evêché). Rappelons que le 21 juillet 1079, Geofroi, vicomte de Marseille, ses fils Aicard, archevêque d’Arles ; Geofroi, Hugues, Raimond. Pons. Fouque et Pierre ; son frère Guillaume III, avec ses fils Pons Maunier et Geofroi ; son autre frère Pierre Saumade, avec ses fils Hugues et Guillaume, de Saint-Victor de Marseille concédèrent l’usage des eaux de l’aqueduc et des fontaines de l’Huveaune depuis Saint-Menet jusqu’à la mer, avec droit exclusif de pêche, de moulins, etc. à l’abbaye de Saint-Victor (acte 203 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 13 v°. a. Guesnay, Vita S. Cassiani, p. 579. — b. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 485. — c. Duchesne, Histoire des cardinaux français, t. II, p. 36. — d. Gallia christiana, t. I. Instr., p. 96. — e. Guérard, n° 38=.
–1680 – 22 novembre :Grimaud est le chef-lieu d’une baronnie distincte et séparée de la viguerie de Draguignan. En dépendait alors sur le plan juridique les juges seigneuriaux de Grimaud, la Garde-Freinet, la Molle, Cogolin, Gassin, Ramatuelle et Saint-Tropez (Maurel M., 1974).
–1720 – 22 novembre :
1. LA PESTE, ENCORE ET TOUJOURS LA PESTE – « Nous commandant de TOULON. Il est ordonné aux consuls et habitants de SENARY, aux consuls et habitants d’OLLIOULES d’aller, sçavoir un des consuls de chaque communauté assistés chacun d’un habitant à cheval pour accompagner le sieur GALLE et son adjoint, tous deux Intendants de Santé de TOULON qui ont entrepris en notre diligence et aux frais de messieurs les Procureurs du Pays, de purifier les habitants, maisons et château de BANDOL et pour cet effet au vu du présent ordre, ils seront tenus se trouver à SENARY au jour et heure marqués par les dits Intendants. Fait à Toulon le 22 Novembre 1720 » (Rotger B., 1984.).
2. LES OLLIOULAIS INTERDISENT AUX SANARYENS D’UTILISER LEURS MOULINS A FARINE situés en territoire ollioulais. SANARY : 764e livraison – OLLIOULES: 6543e livraison : Une mesure avait profondément surpris les habitants de SAINTNAZAIRE. En effet, ne pouvant plus se rendre aux moulins à blé de la communauté situés dans le terroir d’OLLIOULES à cause des barrières (moulins de Pareissol et de la Figuière), ils allaient aux moulins de LA CIOTAT, LA CADIERE, LE BEAUSSET et LE CASTELLET. Un beau jour (vraisemblablement après la dernière visite du commandant de Toulon datée du 22 novembre 1720), ils se virent refuser l’entrée de ces terroirs. Et pourtant, aux dires du greffier de l’amirauté, le sieur GAUTIER, grâce au Seigneur et à l’intercession dû glorieux Saint-Nazaire, patron du lieu, la santé y a toujours été bonne où les consuls et les Intendants de la santé du lieu ont usé de toutes les précautions imaginables. La preuve que le lieu de SAINT-NAZAIRE jouissait d’une bonne santé, était que leur port avait été choisi par messieurs du LANGUEDOC et messieurs les Consuls de TOULON :] « pour y faire mouiller tous les bâtiments qui viennent du. dit côté du LANGUEDOC chargés de munitions de bouche pour le secours de la BASSE PROVENCE. Il y avait actuellement de nombreux bâtiments et même les munitionnaires du Roy y ont fait faire divers chargement de vin. »
Les habitants de SIX FOURS accorderont à ceux de SAINTNAZAIRE l’usage de deux de leurs moulins et ils le firent « fort gracieusement ». Dans ces temps difficiles les relations entre SIX FOURS et SAINT-NAZAIRE furent très fraternelles ainsi que nous aurons l’occasion de le voir plus loin.]
Lettre adressée par le sieur DECUGIS de LA TOURELLE, député de SAINT-NAZAIRE au nommé ROUGIER, son fermier, pour faire les vendanges à PORQUEROLLES. Ensuite le vin devait être transporté à SENARY où il avait fait préparer des tonneaux. Excipant de sa fonction, il avait demandé à sortir de LA TOURELLE pour aller à SENARY vaquer à cette affaire. Peine perdue, les Intendants de santé de MARSEILLE avertis, car le vin était pour eux, firent connaître qu’il fallait lui tirer dessus s’il essayait de sortir. Ce n’était pas de simples menaces. A quelque temps de là, la garde avait tué la nuit un mulet lui appartenant. Il avait été pris pour une personne tentant de franchir les barrières. La communauté fut condamnée à120 livres parce que la garde avait tiré d’une trop grande distance sans chercher à savoir s’il s’agissait ou non d’une personne. Les habitants demandèrent aussi à être autorisés à avoir la communication avec les bourgs voisins attendu qu’il est « maintenant certain et notoire que cette maladie à la campagne n’est venue que des approches de TOULON et que le lieu d’OLLIOULES est toujours resté sain.].
1774 – 22 novembre : Transaction touchant la bastide située au quartier des Périer sur le territoire de la Molle (Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 33).
–1775 – 22 novembre : Hameau des Beatris (registre aux archives de la Major). Les Butris – propriété, commune de Marseille, quartier des Caillols (1872). Première mention le 27 mars 1700 : les Bietris (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille),
–1778 – 22 novembre : CHAPELLE DE SAINTE MAGDELEINE DE LA MOLE – La communauté de la Môle délibère de transférer la chapelle de Sainte Madeleine auprès du château de Fonscolombe, en suite de l’offre du seigneur de la faire construire à ses frais (Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 36 : différents actes datés du 22 novembre 1778)
–1787 – 22 novembre : BONAPARTE AU 33 RUE VAUVILLIERS – “Nous sommes allés nous promener rue Vauvilliers, à quelques pas des Halles. La maison portant le numéro 33 a été détruite peu avant la guerre, avec les deux tiers de la rue. On a édifié là un pavillon des Halles et l’allée Vauvilliers suit aujourd’hui le tracé de la rue. A l’emplacement de ce 33 s’élevait L’Hôtel Cherbourg où Bonaparte, entre deux séjours en Corse, vint demeurer au mois d’octobre 1787, au troisième étage, chambre numéro 9. Lenôtre a pu encore monter l’escalier qui s’éclairait “ pauvrement sur un puits d’air creusé entre quatre murailles noires où s’ouvrent d’étroites fenêtres”. Cet escalier fut, le 22 novembre 1787, gravi par le jeune officier en compagnie d’une fille qui l’avait abordé au Palais-Royal. C’était, pour Bonaparte, la première fois… et il devait avoir le cœur battant ; quant à elle, en regardant son client, “ la face glabre, sillonnée de rides prématurées, l’habit flottant autour d’un col amaigri ”, je gage qu’elle lui demanda son nom et qu’elle dut être passablement étonnée en entendant le petit bonhomme de cinq pieds, trois pouces, lui répondre : — Napoleone.” (André Castelot, L’almanach de l’histoire, 1962).
–1789 – 22 novembre : CONDORCET RECLAME L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE – DIMANCHE 22 NOVEMBRE – On a lu une lettre émanant de la société «Les Amis des Noirs», signée de son président, Condorcet. Cette missive demande que l’Assemblée fasse cesser l’achat et la vente d’êtres humains. En un mot, qu’elle abolisse l’esclavage (1789-1989, Agenda du Bicentenaire).

1790 – 22 novembre :
- La Seyne – Nomination des officiers municipaux. Cote 1D1.
- [Chanoine Marès, registre des délibérations de la Môle : le 22 décembre on trouve dans le registre des délibérations une lettre adressée par Dom Marbaud au maire de la Môle :] (en fait, ce texte est daté du 24 décembre 1790. Voir plus bas )Monsieur Clément Bérenguier m’a porté l’arretté du département du Var du 22 novembre 1790. Vous auriez dû m’écrire pour me dire ce que vous prétendies par cest envoyé. Peut-être vous croyés qu’il a quelque chose qui me regarde comme vous dissant la messe à la chapelle de la Molle, mais vous auriez pu vous apercevoir que je ne suis soumis à rien de ce que cet arretté exige n’étant point curé de la Molle. J’ay l’honneur d’être avec respect Monsieur, V.t.h.s. JC. Marbaud, procureur de la Chartreuse de la Verne. [Malgré ses fautes, cette lettre est précise. Cependant le greffier Reibaud inscrit que] Dom Marbaud desservant de la chapelle de la Molle offre de prêter le serment ordonné par l’article 6 dudit arretté.
[Sauze E., 1998, p. 171 : Registre des délibérations du Conseil municipal de la Môle] Ce jour d’hui 24 décembre 1790, au lieu de Cogolin, dans la maison du sieur Jean-Baptiste Courché, nous, Jacques Sénéquier, maire de la commune de la Molle, en suite de l’envoi à nous fait de l’arreté de l’assemblée administrative du 22 du mois de Novembre dernier, et la lettre de Monsieur le Procureur-syndic du district de Fréjus, ayant fait passer un exemplaire du dit arrêté à Dom Marbaud desservant de la chapelle de la Molle, afin de prêter le serment ordonné par la’article dudit arrêté lequel nous a écrit ce jour d’hui la lettre qui suit : «Monsieur Clément Bérenguier m’a porté l’arrêté du département du Var du 22 novembre 1790. Vous auriez dû m’écrire pour me dire ce que vous prétendiez par cet envoi. Peut-être vous croyez qu’il a quelque chose qui me regarde comme vous disant la messe à la chapelle de la Molle, mais vous auriez pu vous apercevoir que je ne suis soumis à rien de ce que cet arrêté exige n’étant point curé de la Molle. J’ay l’honneur d’être avec respect Monsieur, V.t.h.s. JC. Marbaud, procureur de la Chartreuse de la Verne. P.S. : si quelque chose m’eût regardé, j’aurais été le premier à vous en prévenir, mais comme à la Molle, il n’y a ni cure ni municipalité, nous ne sommes ni vous ni moi compris dans ce décret. » De quoi avons fait dresser par notre secrétaire-greffier le présent procès-verbal pour servir et valoir… J. Sénéquier, maire, F. Reibaud, fils, greffier.
–1791 – 22 novembre :
1. UN VICAIRE RECLAME UN LOGEMENT DE FONCTION – le vicaire Laugier, assermenté celui-là, qui al été nommé au Beausset en août, demande à son arrivée à la municipalité « un logement en nature ou un loyer en argent ». Voilà qui surprend les Beaussétans ! Ils n’ont jamais eu ce problème, car jusqu’à présent les vicaires « étant tous natifs du pays, ils ont préféré loger avec leur\ famille ». Qu’à cela ne tienne, la maison curiale est assez vaste. Aussi écrit-on au curé Toussaint Bœuf pour lui demander de céder à son vicaire Laugier un des appartements de la maison curiale. Mais comme on se doute que cela ne lui fera peut-être pas plaisir, on précise que « sur son silence ou son refus », on avertira le district. La municipalité semble en la circonstance avoir bel et bien basculé du côté des patriotes, ou alors est particulièrement machiavélique… Car enfin, n’est-ce pas de la provocation, là encore, que de vouloir| faire cohabiter sous le même toit un prêtre assermenté avec un curé réfractaire ? Rien d’étonnant dans ces conditions de voir les esprits s’échauffer davantage. Et on apprend bientôt (par une lettre de l’accusateur public auprès du tribunal du district de Toulon) qu’il y a eu des troubles, une nouvelle fois, au Beausset (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
2. DES MECHANTS EN VEULENT A LA VIE D’HONNÊTES CITOYENS – 22 novembre 1791, David, juge de paix au Beausset, à la municipalité de cette commune : « J’ai été instruit comme vous des mouvements qui ont eu lieu bien des fois dans ce lieu. Nombre de citoyens étaient assemblés dans leur cercle ordinaire, et on est venu leur annoncer des desseins sinistres pour la nuit de la part des méchants qui en voulaient à la vie de plusieurs honnêtes citoyens. Cette alarme a rassemblé beaucoup de monde qui n’avait d’autre motif qu’une juste défense en cas d’attaque. Heureusement ce n’a été qu’une terreur panique. J’adopte bien volontiers votre idée de nous communiquer réciproquement les connaissances que nous pourrions avoir vous et moi de tout mouvement qui pourrait troubler l’ordre et la tranquillité publique… … Je ne puis vous dissimuler qu’on se plaint dans ce lieu qu’il y a beaucoup de fermentation dans le club, et surtout au sujet des prêtres non conformistes… » Il est donc vraisemblable que la vague de démissions parmi les « modérés » soit en rapport avec cette campagne d’intimidation par menaces de mort de la part des « patriotes » les plus exaltés, membres du club des Jacobins (id.).
3. CRAINTE D’UNE ATTAQUE SURPRISE DES PRÊTRES NON ASSERMENTES – Dans la nuit du 22 au 23 novembre 1791, des Beaussétans prennent les armes et parcourent les rues du village sous le prétexte de se défendre contre une prétendue prochaine attaque de la part des prêtres non assermentés et de leurs partisans. Nul doute que Joseph Vidal et ses patriotes aient été à l’origine de ce tumulte. Mais là, les menace ne sont plus seulement verbales. C’est bien la vie des prêtres réfractaires qui est menacée. C’est vraisemblablement peu de temps après cet épisode de novembre 1791 qu’ils ont dû émigrer à Nice, alors terre sarde. C’est aussi de cet épisode que doit dater l’incompréhension avérée, qui deviendra animosité, entre Vidal le jacobin, et Denans, l’accusateur public du tribunal du district de Toulon. Le second étant dénoncé auprès de l’Assemblée nationale par le premier ! (id.).
3. Ollioules anque de blé : Ollioules demande l’aide de Port la Montagne (Toulon) pour l’aider à subsister pour lui donner le temps d’en trouver ailleurs, daté du 2 frimaire An III (22 novembre 1794)[5].*
[Castellan, 1937 : 2 frimaire An III (22 novembre 1794)– Manque de blé : Ollioules demande l’aide de Port la Montagne (Toulon) pour l’aider à subsister pour lui donner le temps d’en trouver ailleurs.]
–1793 – 22 novembre (2 frimaire An II) :
1. AUTANT LE TON EMPLOYE PAR CARTEAUX ETAIT IMPERATIF, AUTANT LA FORMULE EMPLOYEE PAR D’AUTRES GENERAUX ETAIT POLIE. Au bas d’une pétition recommandée à l’attention de la municipalité de Saint-Nazaire (nom ancien conservé) par le général de brigade Garnier (Il avait été promu à ce grade le 12 septembre précédent. Le Dr Robinet lui a consacré une étude dans son Dictionnaire), commandant l’aile gauche de l’armée révolutionnaire devant Toulon (2 frimaire an II) (22 novembre 1798), nous retrouvons en effet les mots : « prions la municipalité » (Archives de Sanary, H1). A ce moment-là, le fléau de la désertion continuait à exercer ses ravages, d’après une lettre émanant des officiers, des sous-officiers et du caporal d’une compagnie mentionnant la fuite de cinq soldats (au camp, le 22 novembre 1793) (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
2. ON NE DISPOSE QUE DE PEU DE BLE AU BEAUSSET. Le second frimaire de l’an II de la République une et indivisible (22 novembre 1793), Etienne Paul qui se démène comme un beau diable pour Le Beausset depuis quelques mois, est désigné pour se rendre à Marseille cette fois-ci. Il doit se présenter « par devant les citoyens représentants du peuple ou autres commissaires de subsistances par eux nommés » afin d’essayer d’obtenir du blé. Pour une fois, cette démarche sera effectuée en commun avec des représentants des communes de Cuges, Aubagne et Roquevaire. En fait, c’est toute la « ci-devant » Provence qui est affamée ! … (id.)
3. RELAIS DE POSTE ET MESSAGERIES– Circulaire des administrateurs du district prescrivant l’approvisionnement en avoine et fourrages des marchés et des auberges où se trouve le relais des postes et messageries (2 frimaire)(id.).
4. TAXATION DU FOURRAGE ET DE L’AVOINE – Circulaire du comité des subsistances du département du Var aux administrateurs du district du Beausset faisant connaître l’arrêté des représentants Barras et Fréron taxant la ration de fourrage à 15 livres et celle d’avoine à 2/3 de boisseau (2 frimaire) (id.).
5. OLLIOULES ENQUETE AU SUJET DE LA PRISE D’UN BATEAU DE PECHE – Le groupe des « commissaires des Sociétés populaires réunies à Marseille, autorisés par les « représentants du peuple près les armées vers Toulon » fit procéder à Ollioules à une enquête, le 2 frimaire, au sujet de la prise d’un bateau de pêche. Cette formalité avait été demandée par le capitaine Mathieu (id.).
–1794 – 22 novembre (2 frimaire an III) : MANQUE DE BLE – Ollioules demande l’aide de Port la Montagne (Toulon) pour l’aider à subsister afin de lui donner le temps d’en trouver ailleurs, daté du 2 frimaire An III, 22 novembre 1794 (Castellan E., 1937, p. 223).
–1795 – 22 novembre : BIENS NATIONAUX – Les ventes de biens nationaux sont suspendues depuis le 22 novembre (Yann Fauchois, 2001).
–1799 – 22 novembre : EXPEDITION D’EGYPTE – KLEBER COMMANDANT EN CHEF
– « Le général en chef Kléber au payeur général – Le 1er frimaire an VIII (22 novembre 1799). « Je fixe à 3000 livres la somme à payer à l’aga des Janissaires d’Alexandrie Guriani … »
– « Le général en chef Kléber au général Friant – J’ai reçu vos lettres des 26 brumaire […] je ne saurais trop vous recommander [de] donner la chasse à Mourade et à ses Mamelouks et à ses Arabes/ […] »
– « Le général en chef Kléber au général Reynier – J’ai reçu votre lettre du 28 brumaire [… On me dit que vous êtes malade ; cela me fait de la peine […]. Je vous salue. »
-Bonaparte À Paris – Par les consuls de la République Roger-Ducos, Bonaparte, Syeyes. Paris, le premier frimaire an 8 (22 novembre 1799). À la commission législative du Conseil des cinq-cents. Citoyens représentans. L’article 3 de la capitulation conclu entre le général Bonaparte et le grand maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem lors de la conquête de l’île de Malte, porte : « les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui sont français, actuellement à Malte, et dans l’état sera arrêté par le général en chef pour en rentrer dans leur patrie et leur résidence sera comptée comme une résidence en France. » cependant une loi du 28 mars 1793 avait assimilé les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem aux étrangers et déclaré qu’on ne pouvait opposer comme excuse ou prétexte d’absence de la résistance à Malte. La loi du 25 brumaire an 5, confirmant cette disposition, avait ensuite établi que la résidence en pays conquis et réunie, ne comptait que depuis la conquête. L’article 3 de la capitulation a donc changé à cet égard la condition des chevaliers nés français qui se trouvait à Malte au moment de la conquête. Ils ont obtenu par une prompte adhésion au volonté d’une armée victorieuse que la résidence à Malte produisit pour eux les mêmes effets que la résidence en France, sans qu’on pût en induire que ceux qui ne prouveraient pas qu’ils sont constamment résidés, soit en France, soit à Malte, depuis l’époque du 9 mai 1792, fixé par les lois pour la résidence de tous les Français, eu ce droit au bénéfice de la capitulation ; et se trouvait au contraire dans le cas où les lois exigent l’exclusion du territoire de la République. Les consuls de la République, empressés de signaler leur respect pour la foi publique vous adresse citoyen représentant virgule la proposition formelle est nécessaire de donner la force législative à un acte qui a su ra les fruits de la victoire, en épargnant le sang des braves de l’armée d’Orient, »
–1818 – 22 novembre : JURIDICTION DE LA PRUD’HOMIE DE LA SEYNE – La juridiction de la Prud’homie de La Seyne s’étend jusque dans les mers de la commune de Six-Fours où il n’y a pas prud’homie. Les pêcheurs de cette commune sont alors soumis à la juridiction de celle de La Seyne (Gisèle Argensse, 1989, p. 60).
–1824 – 22 novembre : L’heure la plus émouvante e& assurément celle vécue par La Fayette le 22 novembre. Ce jour-là, il se recueillit sur la tombe de Washington à Mount-Vernon. Il n’y était pas revenu depuis ce lointain jour de 1784, lorsqu’il était venu dire adieu à Washington, alors “ simple citoyen sur le bord du Potomac, à l’ombre de sa treille et de son figuier Quarante années plus tard, lors de son pèlerinage, La Fayette, “ pèlerin de la gloire ”, se souvenait avec une intense émotion des heures exaltantes de 1784. La victoire de la jeune république était alors acquise et ce résultat avait été obtenu en partie grâce à lui; les États- Unis étaient reconnus; enfin, depuis une année, les dernières troupes anglaises avaient quitté l’ultime point de la côte qu’elles occupaient encore. Les deux anciens compagnons d’armes avaient évoqué leurs durs combats, leurs espoirs et leur lutte commune, puis ils s’étaient quittés pour toujours et Washington, après avoir accompagné son ami durant quelques lieues, avait écrit ces lignes à La Fayette :
<c Pendant que nos voitures s’éloignaient l’une de l’autre, je demandais souvent si c’était pour la dernière fois que je vous avais vu. Et, malgré mon désir de dire non, mes craintes répondaient oui. » (André Castelot, 1962)
–1830 – 22 novembre : CONQUÊTE D’ALGER – Ollioules héberge un bataillon du 40ème régiment de ligne 20 officiers, 668 soldats, en attente de départ pour l’Afrique (Castellan E., 1937, p. 294-295).
–1867 – 22 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Vendredi – Ste Cécile : temps indécis et mauvais. Très froid, il semble que la neige est dans l’air. Pas de vent jusqu’à présent ou une petite brise d’ouest. […] Le soleil est caché et le Provençal est mal sans soleil. L’après-midi, le soleil brille radieux. Une petite brise ayant chassé les nuages. Le soir, le froid se [ ?] et le matin, il a gelé pas mal. La terre était prise.
–1869 – 22 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Lundi – Ste Cécile : Très mauvais temps qui continue celui d’hier. Vent froid, peu fort jusqu’à présent. Ciel couvert au point de ne pas permettre le moindre passage aux rayons solaires. Ce matin, le thermomètre marquait 7° centigrades. Le baromètre restait suspendu à variable. Cette nuit, à une heure, est décédée madame Gardon née Pèbre ; veuve de monsieur Gardon, percepteur à Saint-Nazaire. […] Nous avions fait tout notre possible pour lui expliquer qu’elle se mourrait bientôt si elle n’écoutait personne. Rien n’y a fait.
–1900 – 22 novembre : Paul Kruger arrive à Marseille. Lors de la seconde guerre des Boers (1898-1902), le président du Transvaal, Georges Kruger vint en 1900en Europe pour y chercher des alliés quand la situation tourna à l’avantage des Britanniques. Arrivé à Marseille le 22 novembre 1900, il reçut un accueil triomphal à Avignon le lendemain, ce qui traduisait le soutien d’une partie de l’opinion française à « l’héroïque peuple transvaalien ». Il refusa de retourner en Afrique du Sud après la victoire de Anglais. Il mourut en Suisse à l’âge de 78 ans en 1904 et sa dépouille fut inhumée à Pretoria lors de funérailles nationales.
–1912 – 22 au 28 novembre : ACCIDENT Du SOUS-MARIN “Bernouilli” (Q 83, type Brumaire) ; (Cdt J. Dumont) à la sortie de la petite rade de Toulon, l’allure irrégulière des moteurs Diesel oblige à stopper pour examen. Le pétrole embarqué la veille contient une forte proportion d’eau. Après purge, moteurs en route, les cylindres 6 de Td et de Bd donnent des chocs très violents. Bd est stoppé, cylindre 6 Td isolé. Reprise de la route sur moteur électrique. Vers Cassis, Diesels relancés. Marche parfaite. Devant Menton, l’embrayeur de l’arbre porte-hélice Bd fait un bruit violent. Bd est stoppé. Soies tordues. Redémarrage avec moteur Bd. Dans la nuit : nombreux arrêts du moteur Td, puis isolation du cylindre 6 Bd tandis que compresseur Bd ne tient plus la pression. 23/11, 10 h : amarrage à Ajaccio. Réparations rapides. 26/11 : départ d’Ajaccio. Le joint de culasse du cylindre 6 Bd crache fortement ; isolé ; qq heures après les moteurs tournent très bien. Passées les Bouches de Bonifacio, le moteur Td stoppe : petit pignon d’angle de l’arbre horizontal de commande des indicateurs de pompe à pétrole complètement cisaillé de toutes ses dents (pignon 1 et 2). Poursuite en utilisant Bd sur 5 cylindres. 27/11, 8h 45 : la pression n’étant plus suffisante, le torpilleur Carabine prend Bernouilli en remorque afin que le sous-marin puisse effectuer ses réparations. 22h 30 : moteur Bd remis en marche. 28/11, 0h 30 : amarre larguée, route sur Bizerte. Au total420 milles entre Toulon et Ajaccio et 320 d’Ajaccio à Bizerte (dont 120 en remorque). Conclusion : il résulte que les moteurs ont été mal exécutés par le fabricant peu au courant de la construction des machines de ce genre.

–1914 – 22 novembre : LE MIROIR N°54 DU 6 DÉCEMBRE 1914 : LA GUERRE – DIMANCHE 22 NOVEMBRE.
La canonnade se poursuit par intermittences dans la Flandre et le nord de la France. Nous avons fait sauter des tranchées dans l’Argonne et repoussé cinq attaques dans la Woëvre.
La contre-offensive russe se dessine avec succès sur toute la ligne et principalement entre Czenstochowa et Cracovie, du côté de la Silésie. Przemysl est sur le point de tomber et l’on n’attend plus que l’assaut final. Les autorités militaires prussiennes fortifient hâtivement Berlin, comme si le péril pour la capitale devenait imminent.
Les désertions se multiplient dans l’armée allemande parmi les hommes de la landsturm.
On enregistre le bruit d’un attentat contre le sultan Mehmed V. Un complot aurait été tramé, auquel participerait l’héritier du trône Youssouf Eddine, ennemi d’Enver pacha et hostile à l’influence allemande.
L’Italie se préoccupe de la marche des Turcs vers le canal de Suez.
Le Reichstag va être appelé à voter un crédit de 6.250 millions.
–1915 – 22 novembre : BOMBAY – UNE FOULE ENTHOUSIASTE VIENT ACCUEILLIR GANDHI.
–1916 – 22 novembre : MORT DE L’ECRIVAIN ETATSUNIEN JACK LONDON.
–1917 – 22 novembre : CAMBRAI, LES TANKS CREENT LA SURPRISE – Comme nous l’avons évoqué ces jours derniers, la bataille de Cambrai mit des chars de combat en œuvre pour la première fois. Laissons aujourd’hui la place au Figaro : « Sur un front très étendu, de Saint-Quentin à la Scarpe, c’est-à-dire sur près de 60 cm ; l’armée anglaise a attaqué et s’est emparée d’abord de tout le premier système de la ligne Hindenburg. Quelque temps après, la seconde ligne de soutien tombait à son tour. Et sur divers points, aux alentours de la route Bapaume-Cambrai, l’avance était poussée plus loin encore. C’est donc un très beau succès que viennent de remporter nos alliés et l’exploitation en sera sans doute fructueuse (…). Pour la première fois, une large attaque a été déclenchée sans préparation d’artillerie autre que celle qui précéda l’assaut de quelques heures. L’action des tanks, employés en masse, paraît avoir accompli la besogne préalable pour laquelle on jugeait la grosse artillerie indispensable. (…) Le coup très violent qui fut soudain asséné eut d’autant plus d’effet qu’il était inattendu. »
–1918 – 22 novembre : SOCIÉTÉ – L’armée met fin à la République alsacienne des Conseils.
–1925 – 22 novembre : EVENEMENTS DE SYRIE – Le navire-hôpital « Circassie » ramène de Beyrouth 100 malades et blessés victimes des événements de Syrie. Le « Keraudren » assurera leur transport jusqu’à l’hôpital de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 173).
-1928 – 22 novembre : OUVERTURE, A MADRID, DE LA CASA VELASQUEZ (Le Figaro).
–1939 – 22 novembre :
1. B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Aux médiocres résultats du Loire 210 en escadrille vient bientôt se greffer un autre problème. Le 17 octobre 1939, un appareil piloté par le commandant de la HCl casse en vol au cours d’une séance de voltige, un peu brutale il est vrai. Sauvé par son parachute, le LV Ziegler est sauf, mais à la suite de cet accident et de l’enquête qu’il provoque, on découvre sur certaines autres machines de l’escadrille, des criques sur le longeron principal de la voilure. L’EMGM prend alors la décision qui s’impose et retire les Loire du service et prononce en même temps la dissolution de l’escadrille HCl, le tout à compter du 22 novembre 1939. Les pilotes de chasse de la HC1 de même que leurs deux camarades du groupement HC2 également dissous le même jour, vont toujours sous les ordres du LV Ziegler, constituer une escadrille de chasse terrestre, l’ACS. L’affectation de l’escadrille HCl à la Flottille F1H aura été de courte durée et il est même probable qu’aucun de ses appareils n’ait un jour été catapulté ni même embarqué sur le Commandant Teste, ne serait-ce que pour une quelconque expérimentation (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
2: LE TORPILLEUR « SIROCO » DETRUIT DEUX SOUS-MARINS ALLEMANDS (article publié dans Le Figaro du 22 novembre, ainsi que dans toute la presse française de ce jour). En fait, il n’en a rien été. Aucun sous-marin allemand n’a été coulé le 20. Biographie du « Siroco » : torpilleur, classe Bourrasque ; chantiers : Penhoët 1927 ; 5ème escadrille de torpilleurs (noire) 1929 ; cheminées raccourcies en 1929 ; Atlantique, 6ème Division de torpilleurs (Cyclone, Siroco, Mistral), 2ème flottille de torpilleurs, 1937 ; 6ème division de torpilleurs, Brest, Atlantique, septembre 1939 ; engagement avec l’U49, le 20 novembre 1939 (celui qui est rapporté par la presse) ; à Dunkerque, torpillé par les allemands S26 et S23 le 31 mai 1940 près du West Hinder.
–1940 – 22 novembre – MISE AU PAS DE LA PRESSE – A la Conférence d’armistice de Wiesbaden, la délégation française propose, en se fondant sur « la politique de Montoire », la création d’un cartel de l’acier franco-allemand. Refus catégorique. Note d’orientation de la censure vichyssoise : « Le sort de notre pays se joue et dépend dans une certaine mesure de l’attitude de la Presse. Comment pourrait-il échapper au directeur du journal, à moins qu’il ne soit délibérément ou sourdement hostile à la politique pratiquée par le gouvernement du maréchal Pétain que le THEME ESSENTIEL EST A L’HEURE PRESENTE CELUI DE LA COLLABORATION… Nul n’ignore qu’une partie de l’opinion montre encore de l’incompréhension. On peut se demander si sur le plan de la collaboration, de meilleurs résultats n’auraient pas été obtenus si dans son ensemble la presse française avait montré une adhésion plus nette et fourni des efforts de propagande plus nourris en vue de créer cette «atmosphère favorable» dont le maréchal Pétain a dit, lui-même, qu’il avait le devoir de se préoccuper. Pas une journée ne doit être perdue. En d’autres termes, pas un numéro de journal ne doit paraître sans apporter sa contribution à l’œuvre de salut du gouvernement (Cité par André Rossel, 1985).
–1942 – 22 novembre :
1. A TOULON, DES OFFICIERS ENVISAGENT L’APPAREILLAGE DE LEUR NAVIRE, ENTRE LES 19 ET 22 NOVEMBRE 1942 (Antier Jean-Jacques) :
19/11, le commandant Mine prépare l’évasion du sous-marin Marsouin. Le CC L’Herminier, commandant du sous-marin Casabianca, est convaincu que rien n’est perdu pour le combat ; à bord du sous-marin Glorieux, le commandant Meynier étudie une sortie au cas où un sabordage serait ordonné.
20/11, à bord du croiseur Foch, le LV Philippon tente de convaincre son commandant, le CV Harmel, de prévoir l’appareillage plutôt que le sabordage, mais il échoue.
22/11, le commandant Mine décide d’appareiller coûte que coûte.
2. CONFERENCES PREPARATOIRES AU SABORDAGE– « Le dimanche 22 novembre, dès 8 h 30, je poursuivis mes conférences sur le croiseur Jean de Vienne. » (d’après le témoignage de l’agent technique principal artificier, Aimé Massot, cité par Henri Noguères, dans Le suicide de la flotte française à Toulon, 27 novembre 1942, Robert Laffont, 1961, p. 120 – 121)
–1944 – 22 novembre : Belfort est libéré par la 1ère armée française.
–1946 – 22 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 8 au 22 novembre, l’aviso-dragueur Commandant Dominé effectue patrouilles et opérations sur le Mékong et le Bassac. Le 9, mouillage à Duong-Dong puis à Ream le 10 ; le 11 et le 12, mouillage à Mytho. Du 13 au 15, séjour à Vinh-long, réception chez les légionnaires ; du 16 au 19, à Phnom-Penh. Le 19, départ pour Long-Xuyen, Cantho, Mytho pour arriver le 22 novembre à Saigon (Gérard Garier, Les avisos de 600 t.).
–1949 – 22 novembre : LE DOCTEUR RUYSSEN ET SA FEMME S’INSTALLENT A SAINT-MANDRIER (Gisèle Argensse, 1989, p. 229). -1946 – fin d’année : arrive à Saint-Mandrier le docteur Ruyssen (Ken Nicolas, vol. 1). Après la naissance d’un premier enfant, Jean, en 1946, le couple Ruyssen décide de s’installer à Saint-Mandrier. Le docteur du village en place, Monsieur Luppi, s’apprête justement à quitter la région. Encouragé par le pharmacien, Monsieur Daniel, André Ruyssen reprend son cabinet situé au rez-de-chaussée du N° 8 quai Jules Guesde (l’actuelle maison Landin, propriété de Monsieur Eyriès). Les appartements privés se trouvent au premier étage (Ken Nicolas, vol. 1, p. 306).
–1949 – 22 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – – Du 10 octobre au 22 novembre, surveillance du golfe du Siam. Il fouille deux îles et prend quatre jonques. Le 16 octobre, tirs de 21 coups de 102 mm par le Commandant Dominé sur les villages de Kra-Sralaos et Prek-Kassat à la demande du poste de l’îlot Cône. Puis surveillance sur les côtes d’Annam du 26 octobre au 23 novembre, il capture 12 jonques, prenant 15 000 litres de pétrole, 400 couvertures et du ravitaillement (Gérard Garier, id.).

–1950 – Dès le 22 novembre – UN REGISSEUR DE RECETTES NOMME PAR LE MAIRE APRES AVIS DU RECEVEUR MUNICIPAL (PERCEPTEUR DE LA SEYNE) SERA SEUL CHARGE DE PERCEVOIR LES DROITS CONFORMEMENT AU TARIF EN VIGUEUR (Gisèle Argensse, 2000, p. 28). La Recette buraliste de Saint-Mandrier est rétablie par l’Administration des Contributions directes, car cette recette existait avant la guerre de 1939-45. Une colonie de vacances étant installée à Vert Bois, une boîte aux lettres est autorisée à être fixée sur le pilier de la porte d’entrée donnant sur la route de Saint-Elme à Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 2000, p. 27).
–1952 – 22 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE
– Le 2 septembre, La Capricieuse se présente à Saigon et rentre en indisponibilité jusqu’au 26. Dès sa sortie, elle reprend la mer en surveillance du centre et du nord Vietnam (anciennement appelés Annam et Tonkin) jusqu’au 22 novembre. Cette surveillance est gênée par des conditions météorologiques particulièrement défavorables (typhons puis mousson de N. E. Pendant cette période, du 19 au 24 octobre, elle effectue des exercices combinés dans le secteur de Hon Ne avec le Dumont d’Urville et le dragueur Capucine. Puis l’aviso est indisponible à partir du 22 novembre (Gérard Garier, id.).
– Jusqu’au 4 septembre, l’aviso-dragueur La Gracieuse patrouille dans le golfe du Siam, puis retour à Saigon où le bâtiment sera indisponible à compter du 22 novembre. Le 21 décembre, départ pour le Japon pour effectuer un grand carénage, le 3ème de son séjour indochinois (Gérard Garier, id.).
–1972 – 22 novembre : Mort de l’acteur Raymond SOUPLEX.
–1999 – 22 novembre : ALGERIE – La concorde civile voulue par le président Bouteflika sera menacée par l’assassinat du leader du Front islamique du Salut (FIS) Abdelkader Hachani qui réclamait une paix négociée entre le pouvoir et les islamistes.
–2000 – 22 novembre : Mort de Théodore Monod, naturaliste, explorateur et humaniste. Né le 9 avril 1902 à Rouen et mort le 22 novembre 2000 à Versailles, Théodore Monod était un scientifique naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français. Il était « le grand spécialiste français des déserts », « l’un des plus grands spécialistes du Sahara au XXe siècle » et « bon nombre de ses 1 200 publications sont considérées comme des œuvres de référence ».
–2014 – 22 novembre : GALA – Le club Kiwanis des Baies de Sanary, Bandol, Ollioules accueille pour son gala annuel le commandant de la frégate légère furtive Courbet avec son épouse et quelques membres de l’équipage.
–2016 – 22 novembre : ATELIER 2016-2017 de DECOUVERTES ET CIVILISATIONS – Séquence animée par Henri RIBOT, du Centre archéologique du Var : LA CONQUÊTE DE LA GAULE. A partir de 14h 30 à la Médiathèque Jacques Duhamel, salle Marie Mauron.
–2017 – 22 novembre :
Décès du baryton russe Dmitri Hvorostovsky, un Onéguine de légende. Depuis les années 1990, le baryton russe s’était imposé dans les plus beaux rôles de sa tessiture, de l’Eugène Onéguine de Tchaïkovski au Giorgio Germont de Verdi. Il avait annoncé en 2015 souffrir d’une tumeur au cerveau. Le baryton russe Dmitri Hvorostovsky s’est éteint mercredi à 55 ans près de Londres des suites d’une tumeur au cerveau. «Après deux et ans et demi de lutte contre un cancer du cerveau, il est mort paisiblement ce matin du 22 novembre, entouré de sa famille, dans sa maison près de Londres», a précisé son entourage sur sa page Facebook. Depuis trente ans, Dmitri Hvorostovsky s’est illustré dans les plus grands rôles du répertoire, des grands héros de Tchaïkovski à ceux de Verdi, où il excellait ces dernières années.
–2020 – 22 novembre :
1. COVID-19 – Le nombre de cas détectés et de décès enregistrés en France est en baisse pour le sixième jour consécutif. Les dirigeants du G20 ont promis de ne ménager « aucun effort » pour que tous les pays soient livrés en vaccins, notamment les plus pauvres. Aux Etats-Unis la campagne de vaccination devrait démarrer dès que le premier vaccin contre le Covid aura reçu le feu vert des autorités sanitaires, vers la mi-décembre (Les Echos)
2. A propos de la Sainte Cecile dans mon village du Dauphiné par ALINE DOYAT -, St Sorlin en Valloire, une aubade était donnée dans les divers quartiers par la fanfare ,un défilé au village avant un grand banquet . Et pour les familles athées, le corbillard était accompagné par une partie de la fanfare , du monument aux morts au cimetière, la famille versait son obole et prévoyait un apéritif pour les musiciens dans un des 6bistrots du village . en 1964 , ma grand-mère fût accompagnée ainsi ,cet usage n’existe plus que pour les membres de la fanfare et encore il n y a plus de cortège et plus d’apéritif car il n’y a plus de bistrot… Réflexion d’un paysan coin : « ils nous enterrent comme des chiens » car il n y a plus de convivialité autour du départ d’un être cher ! »
–2021 – 22 novembre : Dix-sept prévenus dont sept entreprises, 18 sites irrémédiablement pollués dans le Var et les Alpes-Maritimes: à Draguignan (Var) s’ouvre lundi 21 le procès de la « mafia des déchets », soupçonnée d’avoir organisé pendant des années le déversement sauvage de déblais de chantier dans la nature. Prévu pour durer cinq jours, l’examen de ce dossier, où les prévenus encourent jusqu’à dix ans de prison et un million d’euros d’amende pour diverses infractions pénales et atteintes à l’environnement, fait suite à un retentissant coup de filet qui avait mobilisé plus de 200 gendarmes et agents de l’Etat du Var, lors d’une opération baptisée « Terres brûlées », en juin 2020. […] Le traitement des déchets de chantiers est problématique dans le Sud-Est et vire parfois, au-delà de ces atteintes à l’environnement, au drame humain. En août 2019, le maire du village varois de Signes, Jean-Mathieu Michel, 76 ans, était mort renversé par une camionnette dont il voulait verbaliser les occupants, après que ceux-ci avaient tenté de décharger des gravats dans la nature (Var-Matin).

Une BLAGUE pour la route :
« Trois Mousquetaires cherchent personne pour faire le quatrième au bridge. Ecrire A. Dumas, Paris, qui transmettra. » (Pierre Dac, Les petites annonces de l’Os à Moelle).

L’hiver est en route ! nous sommes bien le 22 novembre et il est 6 h 30 du matin.
Pensées affectueuses à Isabelle. Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.
Bon samedi à tous.
[1] De Ribbe, 1898, p. 449 et suiv.
[2] Il avait conquis l’Italie et le royaume de Naples.
[3] Treize galères, neuf fustes, vingt-quatre caravelles, quatre brigantins, portant quinze mille hommes de troupe.
[4] Les dames d’Ollioules, que l’on aurait pensé trouver auprès de René de Savoie à qui elles sont liées depuis cinq ans et le mariage de celui-ci avec Anne de Lascaris-Tende, ne se sont pas rendues à Toulon. Elles sont venus, en compagnie de Jaume Deydier, voir l’escadre espagnole entrer et évoluer dans la rade. Tout Ollioules dut faire de même et se presser sur le testolier, point unique d’où l’on pouvait contempler le spectacle.

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