EPHEMERIDES DU MERCREDI 19 NOVEMBRE 2025

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EPHEMERIDES DU MERCREDI 19 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (4975).

Voici un résumé des principaux points abordés :

  1. Illustration : Une photo prise près de Quiberon est mentionnée « Stop Andouilles ».
  2. Fêtes : La fête de Saint Tanguy est célébrée, avec une mention de son histoire et un dicton associé.
  3. Calendrier républicain : Le 29e jour de brumaire An II est dédié au cormier.
  4. Dicton et pensée : Un dicton sur le mois de novembre et une citation de Saint-Exupéry sont partagés.
  5. Météo marine pour Sanary-sur-Mer : Prévisions détaillées pour la nuit du mardi au mercredi et la journée du mercredi 19 novembre.
  6. Éphémérides : Une série d’événements historiques marquants pour le 19 novembre, couvrant différentes années et lieux, tels que :
    • L’ordre du général Kléber en Égypte en 1799.
    • Des délibérations municipales à Marseille en 1791.
    • Des anecdotes locales de Sanary et La Seyne-sur-Mer.
    • Des événements historiques variés allant de 1251 à 2025, incluant des transactions de terres, des batailles, des décès de personnalités, et des anecdotes locales .
  7. Blague du jour : Une citation humoristique de George Bush est incluse à la fin du document.
  8. Pensées affectueuses : Le document se termine par des pensées affectueuses pour des proches et amis.

Ce résumé couvre les principaux éléments du document, offrant un aperçu des diverses informations et anecdotes présentées pour le 19 novembre 2025.

Entrons à présent dans le vif du sujet !

Illustration d’en-tête. Aujourd’hui, je vous livre des clichés décalés. Comme celui-ci pris par mes soins non loin de Quiberon.

FÊTES : Hier, nous fêtions Aude de Trémazan, aujourd’hui c’est au tour de son frère, Tanguy, d’être le saint du jour. Ils sont près de 20 000 à se prénommer ainsi et quelques 17 000 à avoir Tanguy (ou l’une de ses variantes) comme patronyme.

              Tanguy de Locmazhé, ou saint Tanguy, était un moine breton qui fonda l’abbaye de saint Mathieu au Conquet.

              Je n’ai trouvé qu’un dicton, peu parlant il faut l’avouer, à vous livrer au sujet de ce saint. Le voici : « Lorsque saint Roland est aux champs, saint Tanguy est à l’écurie. » Vérifiez, vous-même !

              Le calendrier républicain célébrait ce 29e jour de brumaire An II, en le dédiant au cormier, c’est-à-dire au sorbier domestique.

Dicton : Quelque temps qu’il fasse en novembre, commence le feu dans ta chambre !

PENSEE : : « Si je pense avec des mots qui excluent les contradictions, j’éteins chez moi toute lumière » (Saint-Exupéry, Citadelle.

Météo marine pour Sanary-sur-Mer : Pour Sanary-sur-Mer : Avis de vent frais au large.. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps. Nuit de Mardi à Mercredi : Vent d’W force 1 tournant NNE force 0 en milieu de nuit puis NNW force 2.. Mer peu agitée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Journée de Mercredi 19 novembre : Il fera beau. Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel variable devenant moins nuageux. Pas de précipitations. Vent de NW force 3 tournant W force 4 en milieu de journée puis NW. Rafales atteignant 18 nœuds en milieu de journée. Mer peu agitée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Température : 12°.

(ou cet autre photographié à Brest)

ÉPHÉMÉRIDES :

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR. (INFO – Pour l’intégralité des articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’Intégrale des éphémérides).

EXPEDITION D’EGYPTE : –1799 – 19 novembre (28 brumaire an VIII) : EGYPTE – Ordre du général en chef Kléber –  « Le général en chef Kléber ordonne :

« Article 1er.

« Il sera établi un bureau chargé de recueillir tous les renseignements propres à faire connaître l’état moderne de l’Egypte. Sous les rapports du gouvernement, des lois, des usages civils, religieux et domestiques, de l’enseignement public et du commerce.

« Il rassemblera les chartes et actes publics et les inscriptions des monuments, rédigera les mémoires historiques des événements qui se sont passés dans ce pays depuis et y compris la dernière expédition du Capitan Pacha jusqu’à l’arrivée de l’armée française. Le travail de cette commission s’étendra aussi aux relations actuelles de l’Egypte avec l’intérieur de l’Afrique.

« Article 2.

« Le bureau sera composé des citoyens Dugua, Gloutier, Fourrier, Livron, Rosetti et Baudot. Il sera attaché à ce bureau un secrétaire français, un écrivain arabe et deux interprètes au choix du bureau.

« Article 3.

« Le bureau est autorisé à prendre communication des registres et actes publics, ainsi que des renseignements écrits sur l’administration. Il correspondra à cet effet avec les fonctionnaires publics français ou musulmans. » (Kléber en Egypte, 1798-1800, tome 3, Kléber ; commandant en chef, 1799-1800).)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 961Sanarye livraison. –1791 – 19 novembre : MARSEILLE – Le 19 novembre 1791. le conseil municipal délibérait l’établisse­ment des peseurs de commerce : ceux-ci étaient au nombre de 75 comme par le passé. Les nouveaux poseurs étaient pris parmi les élèves dont le nombre était fixé à quatre, et qui avaient au moins servi dix mois sous In responsabilité de quelques anciens pour apprendre à faire usage de la romaine ; ils étaient reçus par la municipalité sur le certificat de l’ancien peseur avec lequel ils avaient travaillé, ledit certificat visé par les commissaires des peseurs. lesquels attestaient que l’élève avait la capacité requise et qu’il était de bonnes mœurs. Les peseurs étaient classés entre eux suivant leur ancienneté de grade et répartis dans sept bureaux. Aux termes d’un arrêté, la tête et la queue de liste (n i à 28 et 62 à75) se tenaient au bureau principal, les numéros du centre (29 à 61 ) alternaient exclusivement dans les bureaux secondaires, mais ils ne pouvaient peser au-delà d’un certain poids et d’un certain nombre maximum de colis, le bureau principal échappant seul à toute limitation.

SANARY :  761e livraison] : 1869 – 19 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Vendredi, sainte Élisabeth – Temps splendide, calme plat depuis le matin, plus de vent passer 11heures. Le soleil est très fort, et on est obligé de changer de place quand on est exposé à ces rayons. Je viens de voir le thermomètre, il marque 13° centigrades alors qu’à 8h, il en marquait 11. On est en train de placer les appareils pour l’éclairage. monsieur Gaudran compte pouvoir faire l’essai demain samedi ou au plus tard dimanche. Ce sera très joli si c’est bon. Nous avons reçu dans le courrier de ce soir à 4h une lettre de monsieur le sous-préfet qui nous dit qu’on peut s’emparer des terrains pour le chemin numéro 11 qui sont vis-à-vis la gare d’Ollioules Saint-Nazaire.

  • LA SEYNE-SUR-Mer : 651e livraison. –1711 – 19 novembre : Affaire des moulins des Moulières – Après divers procès et maintes expertises, une transaction fut opérée à a Seyne au sujet des moulins des Moulières le 19 novembre 1711 par l’entremise de M. Charronnier, conseiller du roi, inspecteur général de la marine, de noble Michel de La Noue, conseiller du roi également, contrôleur de la marine et des fortifications de Provence, gouverneur de la ville de Fréjus, et de noble Joseph Cathelin, commissaire de la marine et des galères (Louis Baudoin, 1965, p. 782).
  •  
  • OLLIOULES: 652e  livraison. 2025 – 16 novembre : Lou Tiatre d’Oulièulo rend hommage aux acteurs de la Pastorale de Bellot pour ses 40 ans (Publié le Dimanche 16 novembre 2025). Samedi 15 novembre, l’association Lou Tiatre d’Oulièulo, présidée par Olivier Neige, a organisé une cérémonie très émouvante pour célébrer les 40 ans de la Pastorale de Bellot. En présence du maire Robert Bénéventi et de Dominique Righi, adjoint délégué aux festivités, lui-même acteur de la Pastorale, les  musiciens, acteurs et chanteurs de la troupe se sont recueillis sur les tombes des membres disparus, en présence de leurs familles.

ÉPHÉMÉRIDES.

 L’INTEGRALE.

1251 – 19 novembre : Promesse de Barral des Baux de faire la guerre aux Marseillais. – Aix – Promesse de Barral de Baux à Charles Ier, comte de Provence, de faire la guerre aux Marseillais. Lorsqu’il en aura recouvré ses châteaux, il les mettra sous la garde de l’archevêque d’Arles, ou du sénéchal. Pour éviter tout soupçon de parjure et pour la sécurité du comte, il promet en otage son fils unique et son neveu Guillaume de Pertuis ; s’il manque à son serment, il remettra en commise au comte les châteaux de Pertuis et de la vicomté de Marseille. (Acte 538 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 345. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 361).

1257 – 19 novembre : DON DE TERRES AU MONASTERE DE MONTRIEUX – Acte 316, cartulaire de Montrieux – Marseille – Guillaume de Cuges vend aux chartreux de Montrieux une terre située à Faverolles, ayant pour confronts le domaine du monastère cum vallone Figuerie Bertoare (lieu-dit traduit par R. Boyer : le vallon de la Figuière de Bertaud), pour le prix de 70 sous. Témoins : ] Raymundus de Chinaco, Johannes Alamannus, Aicardus Berengarius, frater Egidius, Guillelmus Guichardi. [Notaire :] Raymundus Aicardi (Boyer R., 1980, p. 645-646 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1264 – 19 novembre : Barral des Baux exempte les chartreux de Montrieux du droit de péage pour toute marchandise passant par le territoire d’Aubagne [Boyer 180, acte 328 du cartulaire de Montrieux p. 648 ; acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux) :  Le Castellet – Barral des Baux exempte les chartreux de Montrieux du droit de péage pour toute marchandise passant par le territoire d’Aubagne et par ses autres possessions, à destination de leur monastère. Il les autorise à envoyer leurs troupeaux dans les pâturages du Castellet, avec exemption du droit de ban, dans le cas où la neige rendrait impraticables les pâturages de Montrieux. En retour, le prieur de Montrieux permet aux habitants du Castellet et de la Cadière de faire paître librement leurs troupeaux dans les pâturages du monastère, si cela leur est nécessaire. De plus, en reconnaissance des bienfaits accordés audit monastère par les ancêtres de Barral des Baux, les chartreux de Montrieux célèbreront chaque année, à la saint André, un anniversaire pour le repos de l’âme de Hugues et de Barrale, parents dudit Barral, de Sibille, son épouse, de leurs enfants, de leurs ancêtres et descendants. Témoins :] Umbertus de Auronis, Guillelmus Aycardi, Michael Leuteut, Pontius de Allunia, Hugo Gaufridi, Bertrandus Ysnardi. [Notaire :] Robertus Adgans, domini Barrali publicus notarius..

1299 – 19 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Turris Gaufridi Boscarle (charte aux archives municipales). Bouscarle, quartier rural, commune de Marseille, à l’ouest du che­min conduisant à l’église de Sainte-Marthe (1872). La famille Bouscarle possédait une tour qui a laissé son nom à un quartier de Marseille près de Sainte Marthe ;  la bastide Bouscarle (bastida domini episcopi), au quartier Séon-Saint-André appartenait à l’évêque de Marseille.

1312 – 19 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallis Juega, (charte aux archives de la Ma­jor). Val-Juegue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe. Première mention : v. 965-977, le 30 octobre, Vallis Judaica, (cartulaire de Saint-Victor, n° 23).

1356 – 19 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

Fasch de Caias – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, 19 novembre 1356 (acte  aux archives de Saint- Victor).

Pratum al Muret, 19 novem­bre 1356 (charte aux archives de Saint-Victor). Le Muret – lieu-dit, commune  de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près la Barrasse. Autre mention en 1459 : « Pré de Simon Muret, qui est le vieux lit de la rivière d’Huveaulne, changée depuis quelques années par ledit Muret plus avant vers le nord. » Reconnaissance du 10 octobre 1636 (registre aux archives de l’Evêché).

-Roca dan Garin (charte aux archives de Saint-Victor). Autre mention : Roqua de Garin, le 31 mars 1513 (registre aux archives de l’Evêché).Roche de Garin – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près le château de Forbin.

1438 – 19 novembre : Callaffat (registre aux archives de la Major) ; lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Sainte-Marguerite.

 –1458 – 19 novembre : Charles de CASTILLON devient baron d’AUBAGNE –Avec la mort d’Alice des BAUX, le 7 octobre 1426, sans héritier, la baronnie d’AUBAGNE est devenue possession du comte de Provence. Charles de CASTILLON, d’origine napolitaine, s’y intéresse. Il veut bien l’acheter, mais il ne veut pas payer de plus-value au cas où il la revendrait plus chère qu’il ne l’a acquise. Car il a déjà l’intention d’acheter les marais (en provençal « paluns » ou « paluds »). A cause de cette clause exceptionnelle, l’affaire traîne. Mais pressé par le besoin, le Roi RENE finit par céder. Le 12 novembre 1437, Charles de CASTILLON devient baron d’AUBAGNE pour 5000 florins d’or. Les travaux d’assèchement des marais d’AUBAGNE commencent le 16 février 1454, mais ne sont terminés qu’en 1459. Sur GEMENOS, les travaux ont commencé le 19 novembre 1458 et sont terminés en 1460.

(Trompe-l’oeil à Solliès-Pont)

1530 – 19 novembre : La Giraudo (acte aux archives de la Major). La Giraude, propriété, quartier de Saint-Julien, près de Fondade. Saint-Julien, seigneurie avec droit de juridiction, était un prieuré assigné au cabiscol ou chantre de la cathédrale et la Giraude était sous sa directe.

1639 – 19 novembre : Déclaration royale autorisant le commerce avec tous les pays étranger, même ennemis – Les Marseillais estiment avoir le droit de commercer avec l’Espagne, et se réfèrent à un texte précis, la déclaration royale du 19 novembre 1639, qui a autorisé le commerce avec tous les pays étrangers, même ennemis (Cf. la contribution de L. BERGASSE à l’Histoire du Commerce de Marseille, Paris, 1954, IV, pp. 10-12.). Cependant, sans doute parce qu’il craignent que les autorités espagnoles fassent procéder à des saisies, les Marseillais utilisent les services d’intermédiaires : ceux des neutres les plus proches, les Génois. Des «barques de Gênes» sont souvent «chargées pour le compte particulier» de négociants marseillais. (Pillorguet R. 1989)

  •  

1655 – 19 novembre : Mort du peintre Nicolas Poussin devenu, depuis 1640, premier peintre du roi et directeur général des embellissements des maisons royales.

1703 – 19 novembre : Mort du Masque de Fer, un inconnu qui logeait à la prison de la Bastille.

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  • 1711 – 19 novembre : Affaire des moulins des Moulières – Après divers procès et maintes expertises, une transaction fut opérée à la Seyne au sujet des moulins des Moulières le 19 novembre 1711 par l’entremise de M. Charronnier, conseiller du roi, inspecteur général de la marine, de noble Michel de La Noue, conseiller du roi également, contrôleur de la marine et des fortifications de Provence, gouverneur de la ville de Fréjus, et de noble Joseph Cathelin, commissaire de la marine et des galères (Louis Baudoin, 1965, p. 782).

1720 – du 7 octobre au 19 novembre  : LA PESTE TUE UN TIERS DE LA POPULATION DE BANDOL EN 12 JOURS – Du 7 octobre au 19 novembre, il y a en tout 37 morts à Bandol, sur un peu plus de 130 habitants, soit presque le tiers de la population (Cayol M., 1980).

1768 – 19 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Plaine – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien. Appelée La Plaine des bourrides en 1732 (registre aux archives de la Major).

1787 – 19 novembre : FRONDE CONTRE LA LEVEE DE NOUVEAUX IMPOTS – Au Parlement où Louis XVI veut imposer un édit d’emprunt de 420 millions, le duc d’Orléans proteste : il est exilé à Villers-Cotterêts (Pierre Goubert,  1984). C’est un « scoop » dirait-on aujourd’hui : le parlement a refusé une nouvelle fois de créer de nouveau impôts pour alimenter une caisse de l’Etat des plus vides.

1789 – 19 novembre : EN DIRECT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE -: L’Assemblée a voté le décret suivant : chaque administration, de département ou de district, sera per­manente et la moitié de ses membres sera renouvelée tous les deux ans. Après avoir choisi les députés à l’Assemblée natio­nale, les électeurs de chaque département choisiront les mem­bres de l’administration de leur département, lesquelles seront composées de 36 membres. Nul député ne pourra être destitué de ses pouvoirs que par jugement et pour crime de forfaiture (Agenda du Bicentenaire,  Jeudi 19 novembre)

1791 – 19 novembre : MARSEILLE – Le 19 novembre 1791. le conseil municipal délibérait l’établisse­ment des peseurs de commerce : ceux-ci étaient au nombre de 75 comme par le passé. Les nouveaux poseurs étaient pris parmi les élèves dont le nombre était fixé à quatre, et qui avaient au moins servi dix mois sous In responsabilité de quelques anciens pour apprendre à faire usage de la romaine ; ils étaient reçus par la municipalité sur le certificat de l’ancien peseur avec lequel ils avaient travaillé, le dit certificat visé par les commissaires des peseurs. lesquels attestaient que l’élève avait la capacité requise et qu’il était de bonnes mœurs. Les peseurs étaient classés entre eux suivant leur ancienneté de grade et répartis dans sept bureaux. Aux termes d’un arrêté, la tête et la queue de liste (n i à 28 et 62 à75) se tenaient au bureau principal, les numéros du centre (29 à 61 ) alternaient exclusivement dans les bureaux secondaires, mais ils ne pouvaient peser au-delà d’un certain poids et d’un certain nombre maximum de colis, le bureau principal échappant seul à toute limitation.

1793 – 19 novembre (29 brumaire) : TOUJOURS LE PROBLEME DES SUBSISTANCES – Convocation au Beausset d’un commissaire de la municipalité de Saint-Nazaire pour étudier la question des subsistances avec les administrateurs du district, devant se rendre à Marseille auprès de l’Assemblée générale et des Représentants (Roger Vallentin du Cheylard – Sanary et le siège de Toulon).

1794 – 19 novembre (29 brumaire an III) : A Paris, fermeture du club des Jacobins (Georges Duby, 1987).

1794 – 19 novembre (29 brumaire an III) : « recensement des avoines, fourrages et pailles » du Beausset – Le 29 brumaire (19 novembre), Jean François Gueirard et Honoré Marquand rapportent l’inventaire détaillé du « recensement des avoines, fourrages et pailles » du Beausset. Ceux-ci n’ont trouvé au cours de leurs visites domiciliaires ni avoine, ni fourrage, « le tout ayant déjà été versé dans les magasins de la République, mais seulement 1.875 quintaux de paille, unique moyen de subsistance de 350 bêtes de trait ou de somme, chevaux, mulets, ânes et ânesses » que compte le village. Autre recensement ordonné à cette époque par le Comité de salut public, celui des cochons ! Dont on met en réquisition « la huitième partie de ceux qui existent » pour le service des armées de la République. Le Beausset en fournit trois (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1795 – 19 novembre (28 brumaire) : TOULON EST-IL ENCORE EN ETAT DE SIEGE ? – Le 28 brumaire on a posé la question de savoir si Toulon était encore en état de siège, ce qui donnerait tous pouvoirs au commandant de la place. Le général a consulté le ministre de la guerre, la municipalité celui de l’intérieur. Pour l’instant il y a cordialité entre les deux autorités. Les représentants de la commune assisteront aux spectacles sans s’immiscer dans la police militaire, mais  « dans la seule vue de faire jouir le peuple de la présence de ses administrateurs, «de donner l’exemple de l’union et de la bonne intelligence qui doivent exister dans la République » (Archives municipales de Toulon – Série D III L 95 bis 20 ; correspondance de l’agent national).

1799 – 19 novembre (28 brumaire an VIII) : EGYPTE –

1. Ordre du général en chef Kléber –  « Le général en chef Kléber ordonne :

« Article 1er.

« Il sera établi un bureau chargé de recueillir tous les renseignements propres à faire connaître l’état moderne de l’Egypte. Sous les rapports du gouvernement, des lois, des usages civils, religieux et domestiques, de l’enseignement public et du commerce.

« Il rassemblera les chartes et actes publics et les inscriptions des monuments, rédigera les mémoires historiques des événements qui se sont passés dans ce pays depuis et y compris la dernière expédition du Capitan Pacha jusqu’à l’arrivée de l’armée française. Le travail de cette commission s’étendra aussi aux relations actuelles de l’Egypte avec l’intérieur de l’Afrique.

« Article 2.

« Le bureau sera composé des citoyens Dugua, Gloutier, Fourrier, Livron, Rosetti et Baudot. Il sera attaché à ce bureau un secrétaire français, un écrivain arabe et deux interprètes au choix du bureau.

« Article 3.

« Le bureau est autorisé à prendre communication des registres et actes publics, ainsi que des renseignements écrits sur l’administration. Il correspondra à cet effet avec les fonctionnaires publics français ou musulmans. » (Kléber en Egypte, 1798-1800, tome 3, Kléber ; commandant en chef, 1799-1800).)

2. Le général en chef Kléber à l’ordonnateur en chef.  Le 28 brumaire an VIII (19 novembre 1799) Vous voudrez bien faire acquitter sur ordonnance, les avances qui ont été faites à Alexandrie par l’Aga des Janissaires Guriani pour l’arrivage des eaux l’année dernière et celle-ci, de même que le prix des objets qu’il a fournis par réquisition pour le service de terre.

1816 – 19 novembre : Journal de Stendhal en Italie –  19 novembre 1816. – L’orchestre de Milan, admirable dans les choses douces, manque de brio dans les morceaux de force. Les instru­ments attaquent timidement la note ; rien ne tue le plaisir comme cela. Au lieu d’être dans les nues, l’on songe à un écolier. Il est conduit par ce M. Rolla, que la police a fait prier de ne plus jouer de l’alto ; il faisait évanouir les dames: ceci est un fait. On parle d’un autre chef, M. Cavinati, qui donne plus de fermeté aux effets (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817, Journal).

1858 – 19 novembre : Commerce – Suppression de la Compagnie des Indes.

1859 – 19 novembre : pêche maritime en MéditerranéePuisqu’on parle aujourd’hui des prud’homies, voyons ce qu’il en est d’elles à la date du fameux décret du 19 novembre 1859 (pris lui-même en application de l’article 3 du décret – loi du 9 janvier 1853 sur l’exercice de la pêche maritime en Méditerranée).

Larticle 31 du décret du 25 janvier 1990 prévoyait le maintien de l’article 4 du décret du 19 novembre 1859 (pris lui-même en application de l’article 3 du décret – loi du 9 janvier 1853 sur exercice de la pêche maritime en Méditerranée). Cet article 4 énonçait clairement que “l’institution de communautés et juridictions~, connues dans la Méditerranée sous le nom de Prud’homies, sera désormais régie par les dispositions suivantes, qui abrogent tous les actes antérieurs sur la matière en ce qu’ils ont de contraire au présent décret. Ce décret, qui comp­rend près de 200 articles, a codifié l’ensemble des dispositions relatives à l’institution des  prud’homies.] [l’article 51 du Décret de 1859 « prévoit que toute création, toute extension ou sup­pression de Prud’homie est consacrée par un Décret rendu sur rapport du Ministre de la Marine. » Or, ce Décret n’a jamais paru.] [L’important décret du 19novembre 1859, pr5s sous le second Empire a avalisé les dispositions au sein des Prud’homies préalablement existantes en les complétant. Ce décret a constitué l’Evangile des Prud’homies depuis Sa proclamation et encore aujourd’hui, Si certains de ses articles sont devenus caducs. Les prérogatives et attributions fondamentales du décret s’appliquent notamment au fonctionnement démocratique des prudhomies (élections prud’homales, votes au cours de réunions prudhomales), aux règlements de pêche d’ordre général portant sur la longueur des filets, leur hauteur, leur maillage, le nom­bre de pièces autorisées mises à la met la signalisation des filets par des marques personnelles (ex signal à mitre pour les battudes), au fonctionnement interne, à la tenue du Tribunal de pêche sanctionnant les infractions constatées mais respectant les droits de la défense, fixant pour l1exercice de certains métiers (battudes) le nombre de postes désignés dans chaque Prud’homie et l’obligation équitable du tirage au sort. En met les règlements prévoient les dispositions précises de calaison de certains filets, les horaires dutilisation, les distances obligatoires des bateaux les uns par rapport aux autres (ex des sardinaux). Ils stipulent l’entretien de l’autel de St Pierre, l’organisation des processions le jour de la fête de St Pierre, les heu­res de sortie du dimanche, les présences aux obsèques. Ces mêmes règlements arrêtent les conditions requises pour être prud’homme, l’organisation des élections prud’homales, les attributions des prud’hommes, la gra­tuite, des fonctions, la tenue des registres comptables, la composition de la demi-part exigible auprès fies patrons pêcheurs (payée toutes les semaines) ou le régime de l’abonnement conventionnel, l’obligation de faire approuver par le Commissaire de l’Inscription Maritime tontes dépenses votées par les Communautés, le fonctionnement de « la teinture des filets, avec le chaudron », les devoirs des patrons pêcheurs étrangers. Il est saisissant de constater la minutie avec laquelle ils décrivent la tenue vestimentaire obligatoire des prud’­hommes : redingote en drap bleu, à collet rabattu et croisant sur la poitrine, avec deux rangs de soutane à l’ancre de cuivre doré, ancres brodées en or au collet et au pantalon bleu sans bandes, casquette en drap bleu (comme la Marine militaire) avec une ancre, sabre suspendu à un ceinturon de cuir. Dans les cérémonies publiques, la casquette est remplacée par un chapeau à 3 cornes. Le terme « Communauté » revient souvent dans les correspondances. Il indique bien qu’il s’agissait là d’un « Bien” commun, avec tous ses avantages, mais aussi ses servitudes et ses contraintes. On est frappé par la multitude et la rigueur des règlements de pêche pour l’équilibre des pêcheries qui vont tous dans le sens d’une gestion intelligente de la ressource et de la protection de l’environnement. C’est une institution parfaitement démocratique, à la fois dans la tenue des élections prud’homales (pour désigner les Prudhommes, chaque Prud’homme faisant l’objet d’un vote séparé) que dans l’établissement des Procès-verbaux ou’ apparaissent clairement : le nombre d’inscrits à la Prud’homie, le nombre de votants, le nombre de voix obtenues par chaque candidat, le nombre de bulletins blancs ou nuls … Un représentant des Affaires maritimes veille au bon déroulement de ces élections tou3ours présidées par le 1er Prud’homme encore en titre. Les infractions aux règlements de pêche, les différents entre patrons pécheurs, les infractions commises par des pêcheurs étrangers sont jugées et sanctionnées par des Tribunaux de pêche souverains et sans appel, en application des articles concernés du décret du 19 novembre 1859. Ces séances des tribunaux de pêche sont présidées par le 1er Prud’homme, entouré de ses collègues Prud’hommes. Le cérémonial adopté rappelle celui de la justice ordinaire. On reste confondu aujourd’hui par la sévérité des amendes infligées pour man­quement à des pratiques religieuses relatives à la fréquentation de la messe le dimanche, aux sorties en mer les « fériades » (jours fériés), aux absences non motivées aux Assemblées Générales, aux récalcitrants à payer leur abonnement, aux absences sans raison valable aux obsèques, aux présences avec armes et bâtons à la salle de réunion, … Comme les Prud’homies, les ordres d’avocats puisent leurs racines au plus profond de corpora­tions qui remontent à des siècles en arrière. Comme la Prud’homie, ils ont survécu à la tourmente révolu­tionnaire, même Si à la différence des Prud’homies, ils ont été pendant une courte période supprimés, puis rétablis. Tout comme pour des Prud’homies, ceux qui les composent sont des auxiliaires de la justice » (M. Raoult Christian, 1992 ; Patania L., Guillaume J. 2002)

1863 – 19 novembre  : FCM LA SEYNE – Lancement de la frégate cuirassée espagnole de 7200 tonneaux Numancia, par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (Louis Baudoin, 1965.). Le navire sera livré en décembre 1894 (Marius Autran / glossaire / tome5).

1867 – 19 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Mardi – Sainte-Elisabeth – Beau temps, calme ce matin de bonne heure ; petite brise d’ouest vers les 10h. Elle continue, faible jusqu’au soir. La mairie a reçu ce matin de la préfecture copie du discours prononcé par l’empereur hier 18 novembre devant les chambres réunies. Plusieurs personnes sont allées aujourd’hui chercher des champignons parce qu’on a entendu dire qu’il y en avait quelques-uns.

1869 – 19 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Vendredi, sainte Élisabeth – Temps splendide, calme plat depuis le matin, plus de vent passer 11heures. Le soleil est très fort, et on est obligé de changer de place quand on est exposé à ces rayons. Je viens de voir le thermomètre, il marque 13° centigrades alors qu’à 8h, il en marquait 11. On est en train de placer les appareils pour l’éclairage. monsieur Gaudran compte pouvoir faire l’essai demain samedi ou au plus tard dimanche. Ce sera très joli si c’est bon. Nous avons reçu dans le courrier de ce soir à 4h une lettre de monsieur le sous-préfet qui nous dit qu’on peut s’emparer des terrains pour le chemin numéro 11 qui sont vis-à-vis la gare d’Ollioules Saint-Nazaire.

1876 – 19 novembre : Inauguration de l’église Saint-Défendent. Le nouveau curé sera officiellement installé le lendemain. Menpenti – Marseille, 10ème. Le nom viendrait de la devise inscrite au fronton d’une bastide auparavant célèbre dans cet espace autrefois rural et aujourd’hui disparue : Marchi toujou, e jamai m’en penti (Je marche toujours et jamais je ne m’en repens) (Chantal Granger). Au sujet de Menpenti, Alfred Saurel a écrit en 1878 : « Menpenti est connu surtout pour ses deux établissements : l’un, la caserne de cavalerie formée de plusieurs corps de bâtiments séparés par des cours spacieuses, l’autre l’abattoir des chiens ».

1903 – 19 novembre : Création de la nouvelle carte postale – Création de la nouvelle carte postale telle que nous la connaissons aujourd’hui, avec, au recto, deux parties, l’une pour la correspondance, l’autre pour l’adresse, et, au verso, une illustration. Cette initiative vient du ministre du commerce, monsieur Trouillot.

1904 – 19 novembre : Une correspondance datée du 19 Novembre 1904, adressée à Job CLERC par Hippolyte BONNAUD, indique que ce dernier commande à Job CLERC, 10 grosses de pipes, de modèles assortis, avec tuyaux en merisier ordinaire, et des tuyaux courbés avec bout en corne (M. Raphaël, 1991).

1910 – 19 novembre :

1. POURRIERES – classement du  Tombeau romain dit « Trophée de Marius »,  par arrêté du 19 novembre 1910.

2. SAINT-MAXIMIN-LA-SAINTE-BAUME – classement par arrêté du 19 novembre 1910, de l’Oratoire dit du Saint-Pilon, R.N. 560, route de Marseille.

1914 – 19 novembre : GUERRE MONDIALE – La bataille de la Somme est terminée. Pour un gain de territoire de seulement 10 kilomètres, les Français comptent 200 000 hommes hors de combat, dont 104 000 morts, les Britanniques 420 000, les Allemands 450 000. C’est la bataille la plus meurtrière de la Grande Guerre en cinq mois et demi

Que nous dit le n°54 du Miroir, daté du 6 décembre 1914 ?

“LA GUERRE : Jeudi 19 novembre.

“Les zouaves ont en­levé à la baïonnette un bois près de Bixschoote, en Flandre. Les Anglais repoussent une offen­sive au sud d’Ypres. Près de Saint-Mihiel, les Allemands font sauter la partie ouest du village de Chauvoncourt que nous avions occupée. En Alsace, sur les hauteurs de Sainte- Marie-aux-Mines, ils sont rejetés en arrière avec des pertes énormes.

“Les troupes russes et allemandes continuent à combattre entre Vistule et Wartha. Les premières remportent des avantages signalés en Prusse orientale, à proximité de Soldau, et dans la région entre Czenstochowa et Cracovie.

“La flotte allemande a bombardé, pour le seconde fois, Libau, mais la flotte russe a bom­bardé Trébizonde, dans la mer Noire.

“L’effroi grandit à Budapest, où l’on redoute de voir les Cosaques s’avancer dans la grande plaine hongroise après avoir franchi la chaîne des Carpathes.

“Le Parlement anglais a accepté les propo­sitions financières de M. Llyod George et l’emprunt de 8.750 millions a déjà été cou­vert dans la première journée : ce qui atteste à la fois la volonté du peuple britannique d’aller jusqu’au bout, sa foi patriotique, et sa confiance dans le résultat de la lutte. »

1918 – 19 novembre : PETAIN, MARECHAL DE FRANCE – Le général Foch a été élevé par le gouvernement à la dignité de maréchal de France. Il s’agit là d’un éclatant témoignage rendu au vainqueur de Verdun et à celui qui, depuis 1917 , commande les armées françaises du Nord et du Nord-Est (Le Figaro, du 20 novembre 1918).

1929 – 19 novembre : Le PORTE-AVIONS « Béarn » appareille de Fun­chal (Madère) pour Toulon (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1939 – 19 novembre : GUERRE MONDIALE – mesures à prendre à l’égard des individus dangereux pour la Défense nationale  – Un décret « relatif aux mesures à prendre à l’égard des individus dangereux pour la Défense nationale » est promulgué le 18 novembre et diffusé dans la presse le 19 : « Loi de temps de guerre, faite pour la durée de la guerre et destinée à disparaître » selon Albert Sarraut, ce texte qui vise les communistes touche d’autres catégories, notamment les antifascistes réfugiés en France et rassemblés dans des camps d’internement.

1940 – 18 novembre (rappel) :

1. LE CID A LA COMEDIE Française – « Le Matin », du lundi 18 novembre 1940 – A la Comédie-Française, la grande leçon du Cid que Jean-Louis Barrault vient de rajeunir.

2. MORT DE BADEN POWELL – « Aujourd’hui », du lundi 18 novembre 1940 – Le fondateur du scoutisme, Lord Baden-Powell est mort à Nairobi. Il était âgé de 84 ans.

3. Gino Bartali, vainqueur du Tour de France, offre une bicyclette au Pape.

1940 – 19 novembre :

1. LA PROMENADE DES ANGLAIS S’EFFONDRE – Le journal « Aujourd’hui » informe ses lecteurs que la promenade des Anglais s’effondre : « Les pluies diluviennes de ces jours derniers ont causé des dégâts sur la Côte d’Azur. Le petit cours d’eau qui traverse le vieux quartier de Nice a débordé. La fameuse promenade des Anglais s’est effondrée sur un point. Les eaux du Vieux Port de Marseille ont atteint un niveau très élevé. On signale également des dégâts sur le littoral français de l’Atlantique. Les bas quartiers et l’arsenal de La Rochelle sont submergés (Aujourd’hui, du mardi 19 novembre 1940).

2. SUPPRESSION DU COMITE DES FORGES – Le même numéro d’« Aujourd’hui » titre en première page : Le Comité des Forges n’existe plus. Mais le Patronat veille sur son cadavre… (id.)

1942 – 19 novembre :

Accords entre Vichy et l’occupant allemand : Selon les accords passés entre Bousquet et Oberg  c’est la police française qui arrêtera les suspects (André Rossel, 1985).

l’amiral Abrial à la tête du ministère de la Marine – À Vichy, le 19 novembre 1942, prise de fonction officielle de l’amiral Abrial à la tête du ministère de la Marine. Le CA Marzin, sous-chef d’état-major de la marine, fait part à l’amiral Abrial de sa conviction que Toulon va être envahi et que la flotte doit appareiller de Toulon (J.-J. Antier).

le 1er corps blindé SS de l’Obergruppenführer Hauser se positionne entre Aix et Gémenos.- Sur ordre d’Hitler, le 1er corps blindé SS de l’Obergruppenführer Hauser se positionne entre Aix et Gémenos. Son objectif : L’opération Lila (achèvement opération Anton). Le gouvernement de Laval donne à la Marine l’ordre de démobilisation et de renvoi dans leur foyer des marins originaires d’Alsace-Lorraine (Noguères Henri ; Anthony Heckstall Smith ;  Auphan P, Mordal J. ; Antier J.-J.).

Les soldats français du 21ème R.I.C. arrivés à Sanary le 16 novembre 1942, sont partis le 19 novembre à 20 h. Lieux d’implantation et modalités :

Dr Boyer (1er étage et annexe),

Bertrand (fond du jardin du Dr Boyer),

Villa Rose (28 hommes),

Violino (9 hommes),

Laugier (10 hommes),

Oriol, Les Thuyas (9 hommes, un sous-off.),

Société nautique, Ducks ( ?), Tonelli (9 hommes, 1 sous-off.),

Bon Abri (3 chambres sous-off.),

Hôtel des Bains (6 chambres sous-off.),

Chardon à la Gorguette, dont M. Chardon était propriétaire depuis 1907 (13 matelas),

Saint-Nazaire Beauport anciennement hôtel Courrau (1 chambre officier),

Ainsi que Gaule Bontemps, Mas de la Chapelle, Miradou, L’Oiseau Bleu, Patronage, Brunet, Hôtel de la Mer (Archives de Sanary : 1, arrivée 17/11/1942, n° 843. 2,  Liste crayonnée).

LES MARINS TOULONNAIS SONT DANS L’expectative – A Toulon, des officiers envisagent l’appareillage de leur navire, entre les 19 et 22 novembre 1942 : 19/11, le commandant Mine prépare l’évasion du sous-marin « Marsouin » qu’il vient tout juste de ramener d’Alger. Le capitaine de corvette L’Herminier, commandant du sous-marin « Casabianca », est convaincu que rien n’est perdu pour le combat ; à bord du sous-marin « Glorieux », le commandant Meynier étudie une sortie au cas où un sabordage serait ordonné. Le 20/11, à bord du croiseur « Foch », le lieutenant de vaisseau Philippon tente de convaincre son commandant, le capitaine de vaisseau Harmel, de prévoir l’appareillage plutôt que le  sabordage, mais il échoue. Le 22/11, le commandant Mine décidera d’appareiller coûte que coûte (J.-J. Antier).

FRONT RUSSE – STALINGRAD : Début de la contre-offensive soviétique à Stalingrad qui va devenir la plus grande bataille de la Seconde guerre mondiale.

1943 – 19 novembre : Jeanne L’Herminier est arrêtée par la Gestapo, le 19 novembre 1943. Déportée à Ravensbrück, elle trouve par hasard un crayon et, alors qu’elle n’a aucune pratique, se met à dessiner. Au péril de sa vie, Jeannette brosse volontiers le « portrait » de ses compagnes du block 22. Elle continue ensuite dans le Kommando où elle est affectée, à Holleischen. Peu avant la libération du camp, les filles se partagent les dessins, afin d’éviter leur confiscation au cours des perquisitions. Elles ramènent ces précieux témoignages à Paris, où ils finissent par retrouver les mains de leur propriétaire.

1944 – 19 novembre :

1. INSTITUTION DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE – La presse annonce l’institution par ordonnance de la Haute Cour de justice chargée de juger les dignitaires de Vichy. 265 magistrats (sur 3000 environ) sont sanctionnés par la commission centrale d’épuration. 165 d’entre eux sont révoqués ou mis à la retraite.

2. DELEGATION MUNICIPALE DE SIX-FOURS – Le 19 novembre 1944, un arrêté instaure la Délégation Municipale de Six-Fours avec comme président Parent Robert.  Il sera élu maire aux élections de mai 1945.

1945 – du 13 au 19 novembre : Charles de Gaulle est élu à l’unanimité chef du gouvernement par l’Assemblée constituante. Le 16, il informe le président de l’Assemblée qu’il ne peut former le gouvernement en raison des exi­gences des communistes qui réclament les minis­tères de l’intérieur, des Affaires étrangères ou de la Guerre. Le 17, il prononce une allocution radiodif­fusée confirmant son refus: «Je ne croyais pas pouvoir leur confier aucun des trois leviers qui commande la politique étrangère, savoir: la diplomatie qui l’exprime, l’armée qui la soutient, la police qui la couvre.». Le Parti communiste se déclare prêt à soutenir un gouvernement Blum à condition d’obtenir les ministères stratégiques qu’il réclame, et que Thorez devienne vice-président du Conseil. Le 19, la manœuvre communiste échoue en partie grâce aux socialistes qui apportent leur soutien à de Gaulle.

1946 – 19 novembre : OUVERTURE DU PROCES DE SIX MEMBRES DE « JE SUIS PARTOUT » – Le procès devant la cour de justice de l’équipe du journal collaborateur et pronazi « Je suis partout » s’est ouvert les 17 et 18 novembre. Six de ses membres sont accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat, trois sont présents : Lucien Rebatet, Claude Jeantet, Pierre-Antoine Cousteau (frère aîné de Jacques-Yves, le célèbre commandant Cousteau).), trois sont en fuite : Charles Poulain, Charles Lesca et Alain Laubreaux. Le cas de Cousteau est intéressant : D’abord homme « à l’extrême gauche de l’extrême gauche » (selon ce qu’il dit lui-même dans En ce temps-là), « le plus voltairien de nous tous », selon Lucien Rebatet, il a évolué peu à peu vers le fascisme, avec la rencontre de plusieurs journalistes de droite, en particulier Pierre Gaxotte, son mentor de l’époque (Gaxotte ensuite coupera tout lien avec ses anciens amis en 1944, et témoignera à charge lors des procès de l’épuration). Cousteau a collaboré ensuite au journal « Je suis partout » en compagnie de Rebatet et de Robert Brasillach, puis a dirigé le journal, succédant à ce dernier. Ce fut un « ultra de la Collaboration » jusqu’à la fin de la guerre, il fut dit à tort qu’il avait été milicien participant à une expédition contre des résistants ce qui est inexact comme le prouvent les minutes de son procès (il avait suivi pour un reportage en Bretagne l’arrestation de trois « résistants » par des miliciens. Ces trois personnes furent relâchées le lendemain). Sa conviction était que l’Allemagne représentait à l’époque, « malgré tous ses crimes, la dernière chance de l’homme blanc ». Lors de son procès, en 1946, il apparaît ainsi comme un des rares inculpés à assumer ses actes (Le Parisien Libéré, 21 novembre 1946, sous la signature d’Armand Gatti et sous le titre : « après deux lâches (Rebatet et Jeantet), enfin un dur » : « Cousteau prend des risques, exploite avec beaucoup d’humour ses démêlés avec Laval et ses contacts avec Abetz. Il parvient à provoquer le rire ce qui, pour un accusé en si fâcheuse posture — et dont l’avenir paraît si singulièrement limité — est une véritable gageure ». Il recevra aussi le soutien du futur écrivain Jacques Yonnet, résistant, membre du parti communiste français, qui témoignera à décharge et écrira : « C’était un ennemi loyal » (Le Figaro, 23 novembre 1946). Condamné à mort, il sera ensuite gracié par le président Vincent Auriol et libéré en 1953. Il collaborera ensuite à l’hebdomadaire « Rivarol » et à la revue « Lectures françaises ». Il publiera à nouveau quelques ouvrages, notamment sur ses arrestations successives lorsqu’il est traqué dans toute l’Europe après la Libération (Les lois de l’hospitalité). Le Monde rendra compte de sa mort, survenue en raison d’un cancer foudroyant en 1958, en ces termes : « Fidèle à son passé, à ses idées et à ses amis, Pierre-Antoine Cousteau n’avait rien perdu de son talent de polémiste ».

1947 – 19 novembre : RAMADIER DEMISSIONNNE – Le gouvernement Ramadier démissionne après avoir décidé le rappel sous les drapeaux du demi-contingent de la classe 1947.

1951 – 19 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Ayant fini sa mission de surveillance des côtes du Tonkin, l’aviso Commandant Dominé est de retour à Saigon où il stationne jusqu’au 19 novembre avant d’effectuer des patrouilles dans le golfe du Siam (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

1953 – 19 novembre : NOTRE MARINE SUR TOUTES LES MERS – L’aviso Commandant Delage part de Dakar à destination d’Abidjan où il arrive le 24 escale jusqu’au 28, puis met le cap sur Conakry qu’il rejoint le 1er décembre et qu’il quitte le 5 pour Dakar où il restera jusqu’au 4 septembre 1954 (Gérard Garier, id.).

1954 – 19 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 14 au 19 novembre, l’aviso La Capricieuse séjourne à Haïphong. Du 19 au 26, le bâtiment sera de patrouille en baie d’Along (Gérard Garier, id.).

1965 – 19 novembre : Naufrage du Banora ex-cargo fruitier Cap des Palmes – Le cargo fruitier Cap des Palmes, présent à Libreville depuis septembre 1940, est intercepté le 9 novembre 1940 par l’aviso Commandant Dominé des F.N.F.L. et conduit à Douala. Il rejoint le camp gaulliste lors du ralliement du Gabon à la France Libre. Réarmé à partir d’août 1941 comme croiseur auxiliaire sous le matricule X3. Restitué en 1945 à la Compagnie Fraissinet, il terminera sa carrière au sein de la Société Marocaine de Navigation Fruitière, sous le nom de Banora et fera naufrage près du cap Villano (Espagne) le 19 novembre 1965 alors qu’il transporte des citrons de Casablanca à Hambourg.

2000 – 19 novembre : Mort de Robert Escarpit, universitaire, écrivain et journaliste.

2004 – 19 novembre : SORTIE DU N°10 DES CAHIERS DE L’OUEST VAROIS – Regards sur un terroir, Sanary, 420 p.

  • 2025 – 16 novembre : Lou Tiatre d’Oulièulo rend hommage aux acteurs de la Pastorale de Bellot pour ses 40 ans (Publié le Dimanche 16 novembre 2025). Samedi 15 novembre, l’association Lou Tiatre d’Oulièulo, présidée par Olivier Neige, a organisé une cérémonie très émouvante pour célébrer les 40 ans de la Pastorale de Bellot. En présence du maire Robert Bénéventi et de Dominique Righi, adjoint délégué aux festivités, lui-même acteur de la Pastorale, les  musiciens, acteurs et chanteurs de la troupe se sont recueillis sur les tombes des membres disparus, en présence de leurs familles.

Quand u Président raconte Une blague pour la route :

« Les États devraient avoir le droit de promulguer des lois et des restrictions raisonnables, et particulièrement dans le but de mettre un terme à la pratique inhumaine consistant à mettre un terme à une vie qui, autrement, pourrait vivre. (George Bush, Cleveland, 29 juin 2000).

Ce sera tout pour aujourd’hui ; il est 7 heures. Je vous souhaite un bon mercredi.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que pour tous nos parents et amis épars dans le monde.

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