EPHEMERIDES DU MARDI 18 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4974).
Illustration. Sous les palmiers du port de Sanary en 1906 (coll. H. Ribot)
FÊTES : Souhaitons une bonne fête aux 30 000 Aude de France en songeant à Aude de Trémazan (sainte Aude) qui vivait au début du VIe siècle. Fille du prince de Brest, et sœur de Gourguy, le futur saint Tanguy de qui nous parlerons demain, elle mourut martyrisée en 545.
Quel que soit le temps que nous allons avoir ce jour, ce sera une occasion pour faire une bonne pâte de coing ; pourquoi ? Tout simplement parce que ce 28e jour de Brumaire An 2 a été dédié à cet excellent fruit par les rédacteurs du calendrier républicain.
Dicton : « Journée de sainte Aude n’est pas chaude ». Espérons qu’il se trompe.
PENSEE : « L’humour, c’est savoir que tout est drôle dès l’instant que c’est aux autres que ça arrive. » (Almanach Vermot, 2012).
Météo marine pour Sanary-sur-Mer : Avis de coup de vent au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 95%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps. Dissipation des nombreux nuages le matin, soleil l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, ciel peu nuageux. Vent de NW force 4 le matin mollissant force 2 le soir. Mer agitée devenant assez agitée en milieu de journée. Houle modérée et courte de W puis petite en milieu de journée puis de W. Visibilité excellente. Température : 17 °.

5corso fleuri à Sanary, dans les années 1950)
ÉPHÉMÉRIDES :
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR. (INFO – Pour l’intégralité des articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’Intégrale des éphémérides).
EXPEDITION D’EGYPTE : plusieurs lettres écrites par le général en chef Kléber à différents destinataires, principalement les Directeurs et d’autres généraux, durant la campagne d’Égypte. Ces lettres montrent les défis logistiques et stratégiques auxquels Kléber était confronté, ainsi que ses efforts pour maintenir l’ordre et la discipline parmi les troupes tout en gérant les relations diplomatiques et militaires en Égypte.
Voici un résumé des principaux points abordés dans ces lettres :
- Lettre aux Directeurs (18 novembre 1799) :
- Un coup de vent a forcé les ennemis à se retirer en mer, et ils n’ont pas reparu depuis.
- Kléber exprime ses préoccupations concernant les négociations avec le Grand Vizir et le commodore anglais Sidney Smith, qui ne se déroulent pas comme il l’espérait.
- Il mentionne les difficultés croissantes, notamment les pertes humaines dues aux hôpitaux et à la peste à Alexandrie.
- Il souligne l’importance de recevoir des ordres des Directeurs dans les deux mois, faute de quoi il craint de perdre l’Égypte.
- 2 lettres au général Dugua (18 novembre 1799) :
- Kléber ordonne l’arrestation des Mamlouks sans répondant et leur détention à la Citadelle.
- Kléber approuve une mesure pour compléter les équipages d’artillerie et ordonne la réquisition de chevaux, mules et chameaux.
- 4 lettres au général Friant (27 brumaire an VIII) :
- Kléber répond à une demande de fonds pour les frais d’express et d’espionnage, précisant que 3 000 livres par mois sont allouées à cet effet.
- Il ordonne le redéploiement des troupes de la Haute-Égypte pour protéger Le Caire et poursuivre Mourad Bey.
- Kléber critique la distribution des contributions extraordinaires aux troupes et insiste pour que tous les fonds soient versés dans la caisse du payeur.
- Il alloue 8 000 livres pour l’organisation des dromadaires et leur équipement.
- Kléber exprime sa satisfaction quant à la tranquillité en Haute-Égypte et mentionne une somme supplémentaire de 10 000 livres mise à disposition.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 960e livraison. –1997 – 18 novembre : MARSEILLE – Classement au titre des Monuments historiques du palais Carli : il devait accueillir l’Ecole des beaux-arts et d’architecture fondée en 1752, ainsi que la bibliothèque municipale trop à l’étroit dans l’ancien couvent des Bernardines. En effet, un fonds important avait été constitué par la saisie, dès 1792, des ouvrages de diverses communautés religieuses, comme les chartreux, les minimes ou encore les oratoriens. Bâti à partir de 1864 sur les terrains du jardin du couvent des Bernardines, le palais reçoit une façade principale particulièrement soignée par Espérandieu qui voulait « rappeler les grandes époques de l’art afin que les élèves de l’école puissent chaque jour en lire l’histoire gravée et sculptée sur cette grande page de pierre ». L’architecte morue en 1874 sans avoir vu l’ameublement ni la décoration terminée de la plus belle pièce de l’édifice, salle dite « Magaud ». L’école, à laquelle on accédait par la porte de gauche, occupait le rez-de-chaussée. La porte de droite ouvrait sur la bibliothèque et le cabinet des médailles, au premier étage. Au second étage était logée l’académie. Cet édifice, dédié à la culture dès son origine, accueil aujourd’hui le Conservatoire national à rayonnement régional de musique (CNRR). D’inspiration classique mais assez électrique, la façade raconte une histoire liée à sa fonction. Un soubassement massif constitue le rez-de-chaussée. Deux avant-corps surmontés de pignon sculptés signalent les deux entrées latérales. Au premier niveau, sur chacun des trumeaux qui séparent cinq baies monumentales en plein cintre, des niches mettent en valeur des bustes de rois devenus les symboles des styles architecturaux de leur temps. Les écoinçons des arcades sont décorés avec des bas-reliefs représentant des monuments emblématiques de l’histoire de l’art : égyptien (temple de Karnak), grec (Parthénon), byzantin (Sainte-Sophie d’Istanbul), roman (église d’Aix-la-Chapelle), gothique (sainte Chapelle De Paris), école italienne (Saint-Pierre de Rome), Renaissance (château de Chambord), école française (Invalides), école contemporaine (Arc-de-triomphe). 1 place Carli, 1er. Henri-Jacques Espérandieu (architecte). Propriété de la Ville de Marseille.
SANARY : 760e livraison] : –1745 – 18 novembre : Ravage des eaux à Ollioules et à Sanary qui empêcha de moudre et priva de farine les boulangers – [Castellan, 1937 :] 1745 – Orage et ravage des eaux à Ollioules et à Sanary où l’arrêt des moulins dura 20 jours, ce qui empêcha de moudre et priva de farine les boulangers, « Les grandes pluies qui sont tombées du ciel » ont fait de grands ravages à Saint-Nazaire ; une fois de plus la Reppe a débordé, inondé les moulins à grains et brisé plusieurs de leurs engins. Cet arrêt des moulins qui dura 20 jours empêcha de moudre et on n’eut plus de farine pour les boulangers. Pour remédier à cette grave pénurie, le conseil fut obligé » de noliser un bateau pour aller à La Ciotat acheter 30 à 40 quintaux de farine. Cet achat fut confié à André Guiramand patron, François Granet trésorier et Jean Flotte boulanger, la commune garantissant le bateau en cas de naufrage (B . Rotger).
LA SEYNE-SUR-Mer : 650e livraison. -1938 – 18 novembre : LA compagnie des Bateaux à vapeur La Seyne–Toulon MET LA CLEF SOUS LA PORTE – La compagnie des Bateaux à vapeur La Seyne–Toulon vit le jour en 1873. Elle profita des progrès et des compétences des chantiers pour faire construire un grand nombre de bateaux à coque métallique pour environ 350 passagers : L’Abeille, L’Hirondelle, puis en 1888 les premiers bateaux à coque métallique pour environ 350 passagers : l’Alcyon, l’Hirondelle, L’Union, La Mouche, Le Favori I (type Steamboat), Le Cygne, Le Dauphin, La Mouette, Le Lagane, L’Albatros et le Favori II sans oublier l’Etoile du Matin, un deux mats goélette construit par les chantiers Curet à la Seyne. Le Favori fut construit en 1928, il mesurait 25,5 m sur 5,65 m pour un tirant de 1,55 m. Il fut le seul à avoir le poste de pilotage à l’avant.. Ces bateaux assurèrent la traversée à des milliers de voyageurs jusqu’au 18 novembre 1938. La concurrence de la route, autobus, tramways, et la hausse du charbon, entraîna le déclin des traversées. Ces bâtiment reprirent néanmoins du service pendant la guerre
OLLIOULES: 652e livraison. –1745 – 18 novembre : Ravage des eaux à Ollioules et à Sanary qui empêcha de moudre et priva de farine les boulangers – [Castellan, 1937 :] 1745 – Orage et ravage des eaux à Ollioules et à Sanary où l’arrêt des moulins dura 20 jours, ce qui empêcha de moudre et priva de farine les boulangers, « Les grandes pluies qui sont tombées du ciel » ont fait de grands ravages à Saint-Nazaire ; une fois de plus la Reppe a débordé, inondé les moulins à grains et brisé plusieurs de leurs engins. Cet arrêt des moulins qui dura 20 jours empêcha de moudre et on n’eut plus de farine pour les boulangers. Le Conseil d’Ollioules fait procéder à l’estimation et au rapport des dommages causés par le débordement de la rivière aux propriétés riveraines. Délibéré de faire réparer le pont allant à Notre-Dame de l’Espérance, les parapets et partie du pavé ayant été emportés par la rapidité du torrent. Il vote 154 livres en faveur du maire, Lemère, pour frais de séjour à Aix, à l’effet d’obtenir de l’archevêque et des procureurs du pays une indemnité pour les dommages soufferts à l’occasion de l’orage du 18 novembre dernier (Castellan E., 1937, p. 173).

(Editions Chanteperdrix 237 Sanary La plage – 5c 1906)
ÉPHÉMÉRIDES.
L’INTEGRALE.
-1065 – 18 novembre : Mort d’Aicard, SEIGNEUR DE TOULON (Acte n° 187 des vicomtes de Marseille ; de Gérin-Ricard : B. Bibl. nat., lat. 12702, fol. 139 v°).
-1235 – 18 novembre : LIMITES ENTRE TOULON ET OLLIOULES – Toulon. Décision arbitrale de Rostan, évêque de Toulon, réglant le désaccord sur les limites de leurs seigneuries, survenu entre Guillaume de Signes, seigneur d’Ollioules, et les seigneurs de Toulon, Gaufridet de Trets et ses neveux Gaufridet Reforciat et Isnard. (Acte 499 des vicomtes de Marseille de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. comm. de Toulon, DD 1. a. G. Lambert, Histoire de Toulon, p. 236 et 237. — b. Albanès cl Chevalier, Gallia . .. Toulon, n° 179.
Arguments des seigneurs de Toulon :
- Les seigneurs de Toulon et les habitants de la région affirmaient que le territoire de Toulon s’étendait au-delà de la défense de Manguanelle, jusqu’à un endroit appelé Fornaca, et jusqu’aux trois pierres noires situées dans la mer, sous la voie menant à Sex Furnos.
- Ils soutenaient que le territoire de Toulon s’étendait directement à travers les terres des Rainaudens, au-delà de la défense, et jusqu’aux terres de la vallée de Bertrandi 1.
- Ils affirmaient également que le territoire s’étendait au-delà de la vallée de Crosa et qu’il y avait une borne sur la montagne qui divisait le territoire de Toulon et celui du château d’Oleolis.
Arguments de Guillelmus de Signa :
- Guillelmus de Signa et les habitants de son domaine soutenaient que les territoires n’étaient pas divisés comme le prétendaient les seigneurs de Toulon et que les bornes mentionnées n’étaient pas les véritables bornes.
- Ils affirmaient que le territoire du château d’Oleolis s’étendait jusqu’à la colline de Lescallon, descendait jusqu’à la voie menant à Sex Furnos, où un arbre marquait la division des territoires 1.
- Ils soutenaient également que le territoire s’étendait de la colline de Lescallon jusqu’à une grande pierre près de la voie menant à l’église de Bonafe et aux moulins d’Ars, puis jusqu’à une falaise entre la falaise de Corberia et le château de Revesto.
Ces arguments ont été présentés devant l’évêque de Toulon, qui a ensuite pris une décision en divisant les territoires et en fixant des bornes précises (nous donnons ci-dessous le texte complet) !
Primum terminum scilicet posuit in loquo qui dicitur Fornaca, sub via qua itur ad Sexfurnos, prope salinas Bertrandi Bajuli, et Borgondionis quondam, filii Guillelmi Isnardi, et sociorum suorum.
Texte complet : In nomine Domini nostri Jhesu Christi. Amen. Anno Incarnationis ejusdem M.CC.XXXV, indictione nona, XIV. kalendas decembris.Notum sit omnibus hominibus, tam presentibus quam futuris, hanc publicam scripturam intuentibus, quod controversia vertebatur et discordia inter dominos Tholoni, scilicet Gaufridetum et alios, ex una parte, et nobilem virum Guillelmum de Signa de Evena, ex altera, pro territoriis scilicet Tholoni et castri de Oleolis, in manu venerabilis patris domini Rostagni, Dei gratia episcopi Tolonensis, que quidem talis erat. Dicebant enim predicti domini Tholoni et homines ejusdem loci, quod territorium Tholoni tenebat et extendebatur ultra defensum Manguanelle, et ultra locum qui appellatur Furnaca, et usque as tres lapides nigros qui sunt in mari, subtus via qua itur ad Sex Furnos, et protendebatur dictum territorium Tholoni, directo tramite, per terras que sunt Rainauden[sium] super dictum defensum, et ab inde protendebatur dictum territorium usque ad terras que dicitur de valle Bertrandi. Item, protendebatur dictum territorium alutra vallem que dicitur Crosa, et super vallem Crosam dicebant esse in monte terminum quo dividebatur territorium Tholoni et territorium castri de Oleolis. Et hec nitebantur probare per multos testes fidedignos. Ex alia vero parte, dictus Guillelmus de Signa, dominus dicti castri de Oleolis, et homines ejusdem loci dicebant, asserentes quod dicta territoria non sic dividebantur, et quod termini supranominati non erant termini veri; set dicebant et asserebant, et per multos testes fidedignos probare credebant et intendebant, quod territorium castri de Oleolis protendebentur et tenebat usque ad callam de Lescallon, et veniebat inferius usque ad viam qua itur ad Sex Furnos et ibi erat arbor quedam que dividebat dicta terroria. Item etiam, dicebant dictus Guillelmus de Signa et homines sui, quod a dicta colla de Lescallon protendebatur dictum territorium usque ad quendam [lapidem]magnum qui erat prope viam qua itur ad ecclesiam de Bonafe[1], et ad molendina de Ars, et protendebatur dictum territorium a dicto lapide superius, recto tramite, usque ad ruppem quandam que est inter ruppem Corberiam et castrum de Revesto. Hec omnia supradicta dicte partes proponebant coram dicto domino R. Dei gratia Tholonensi episcopo, et per multos testes hinc inde productos probare nitebantur. Tandem, dicte partes supposerunt se mandamento et mandamentis dicti domini episcopi, promittentes… Qui dictus dominus episcopus, visis et auditis et diligenter intellectis que a partibus predictis dicebantur et proponebantur, et eorum testibus, Deum et equitatem habendo pre oculis, et habito consilio multorum hominum utriusque partis, et specialiter Guillelmi Atanulphi, militis de Tholono, et Guillelmi Gauterii, ac Rainaudi, militis de Oleolis, et Petri Accuti, militis, territoria supradicta divisit fideliter in hunc modum, et terminos posuit dicta territoria dividentes. Primum terminum scilicet posuit in loquo qui dicitur Fornaca, sub via qua itur ad Sexfurnos, prope salinas Bertrandi Bajuli, et Borgondionis quondam, filii Guillelmi Isnardi, et sociorum suorum.Et ab isto termino, protenditur territorium Tholoni, et vadit usque ad defensum Rainaudi, sicut aqua dessendit versus Tholonum, et tendit recta linea usque ad claperium mangnum, quod est inter defensumn Rainaudi de Oleolis et Manguanelle, et in dicto claperio vel dictum claperium est secundus terminus. Et a dicto claperio tendit et vadit territorium, recta linea, usque ad defensum Petri Raimundi, militis, ita quod in dicto defenso super via qua itur ad castrum de Oleolis est tertius terminus. Et ab illo termino protenditur recta linea usque ad serretum super cros de Borrello, et ibi est quartus terminus. Et ab isto termino tendit et protenditur recta linea usque ad quandam ruppem rubeam, et in ea ruppe est datus et assignatus quintus terminus. Et quicquid est infra dictos terminos versus Tholonum, est de territorio Tholoni; ita tamen quod si aliqua terra dicti Guillelmi de Signa, seu hominum suorum, est infra terminos dictos, illa remanet ei propria, nec potest nec debet diminui vel augeri terra aliqua infra dictos terminos posita,et potest ea uti pro voluntae sua, et sub ejus remanet dominio. Et eodem modo, quicquid est in super terminos nominatos, est de territorio dicti G. de Signa et castri de Oleolis; hoc tamen salvo, , quod terre quas habent Guillelmus Atanulphus et alii homines de Tholono in territorio assignato de Oleolis, habent eas proprias sicut suas, sub dominorum Tholoni, et possunt eas colere vel coli facere pro voluntate sua, sine contradictione alicujus seu aliquorum; et boves et alia animalia libere, et sine dacita aliqua, possunt intrare et pascere et excolere sin usatico ad dicta terras excolendas. Et sic, prout superius dictum est, dictus dominus episcopus, videntibus et presentibus ipsis domini, posuit dictos terminos et territoria divisit; et utraque pars hanc divisionem dictam laudavit, approbavit, et confirmavit, et omologavit, et ratam et firmam habuit et acceptam.Acta et pronuciata fuit hec divisio in loquo superius nominato, super crosum de Borrello, coram hiis testibus vocatis et rogatis, videlicet: magistro Martino, preposito Tholonensi, Raimundo Peironeto, Tholonensi canonico, magistro Hugone, operario ecclesie Tholonensis, Gerardo de Valbella, jurisperito, Guillelmo Petro, milite de Areis, Bertrando de Albania, milite, magistro Giraudo, clerico dicti prepositi,… et multis aliis. Et me magistro Thomasio, publico domini R. Berengarii, Dei gratia comitis Provincie, et dominorum Tholoni [notario], qui omnibus supradictis inerfui, et mandato et voluntate dicti domini episcopi et dictorum dominortum, hanc cartam publicam scripsi et hosc meum signum apposui.
Cette définition des limites entre Toulon et Ollioules apporte quelques éléments à la connaissance des activités pratiquées à cette époque. Mention d’un four : nous savons que le premier terme de ces limites se situe en territoire six-fournais, mais aujourd’hui seynois, et correspondait à un lieu-dit furnaca (peut-être four à pain) situé à Lagoubran. Mention de salines : les limites de 1235, mentionnent aussi des salines également implantées à Lagoubran.
Dans la première moitié du XIIIe siècle, sous le règne du comte Raymond Bérenger V, les salines provençales se divisaient en quatre groupes :
1) les étangs à salines de Fos (Lavalduc, l’Engrenier, Ligagnau) et de Camargue (autour d’Arles, des Saintes-Maries-de-la-Mer et à la Vernède près de Sylveréal) monopolisés par les comtes ;
2) les salines de l’étang de Berre comprises dans les terres des Baux de la branche de Berre ;
3) les salines de Six-Fours, entre le rivage et l’île des Embiez, pour lesquelles les textes ne mentionnent aucune taxe à l’importation dans le port de Marseille, et qui relevaient de l’abbaye de Saint-Victor ;
4) les salines de Toulon (sur le pourtour de la rade) et d’Hyères (Giens et le Gapeau) que se partageaient les communautés et les seigneurs de Fos, pour Hyères, et d’Agout, pour Toulon.
L’opération d’inventaire lancée par Charles 1er de 1246 à 1252 afin de récupérer tous les droits oubliés, aliénés ou usurpés et de disposer ainsi d’un état au vrai de ses revenus, permit au nouveau comte de s’assurer dès 1259 le contrôle de la production de ces salines qui échappait, jusqu’à cette date, à la fiscalité. Le comte fit de la gabelle un véritable monopole comtal. A elle seule, cette taxe fournit, en 1263, la moitié des revenus de la Provence. L’enquête montre que le sel était transporté soit par cabotage, jusqu’en Ligurie génoise, soit par voie terrestre, vers l’arrière-pays. Une des voies les plus importantes était celle qui, par Brignoles, sans doute, desservait les gabelles de Riez, Moustiers et Majastres. D’autres chemins sauniers partaient des ports du littoral pour atteindre les vallées alpestres, par exemple vers Puget-Théniers, voire le Piémont (Arch. Com. Toulon, DD1 ; G. Lambert – Histoire de Toulon, p. 236 et 237 ; Albanès et Chevalier – Gallia… Toulon, n° 179, p. 105.).
Entre autres :
-ruppem Rubeam – dernier terme des limites de 1235 et 1443, se caractérise par le fait que les armoiries de Toulon et d’Ollioules sont directement gravées sur le rocher (cf. Delattre G., Hervé R. 1995a). Le texte de 1235 ne présente pas d’ambiguïté : le Baou Roux (ruppem Rubeam) est bien distinct du Croupatier (rupem Corberiam) avec lequel il ne peut être confondu.
-defensum Rainaudi de Oleolis – Collet de Hugon Aycard, commune d’Ollioules. Pourrait être le defensum Rainaudi de Oleolis, deuxième terme en 1235.
-ad defensum Petri Raimundi, militis, super via qua itur ad castrum de Oleolis – Cette limite fut certainement placée dans le défens de Pierre Raymond en 1235, la côte de la Cancelade étant l’un des passages obligés du chemin qui reliait Toulon et Ollioules sur l’ancien itinéraire.
–ad Ruppem Corberiam, commune d’Ollioules et de Toulon. Cf. le Croupatier.
–molin de Ars– moulin cité lors de la délimitation d’Ollioules et de Toulon en 1235 (Gall. Christ.). C’est lui qui est à l’origine du quartier des Moulins dans la vallée de Dardennes. Pour Ars, cf. Las.

–1247 – 18 novembre : MONTRIEUX EST EXEMPTE DE PEAGE – (ci-dessus, la chartreuse de Montrieux) , Rostan d’Agoult, seigneur de Toulon, accorde à Montrieux l’exemption du péage de Toulon pour le blé, l’huile, le fromage et la laine, avec faculté d’échanger toute marchandise sans droit de lesde et de rivage, daté du 18 novembre 1247 (de Gérin-Ricard : A. Arch. départ. du Var, H 317; a. G. Lambert, Histoire de Toulon, dans le Bulletin de l’Académie du Var, 1885, p. 401. Boyer R., 1980, p. 642 renvoie à Gérin-Ricart et inclut cet acte parmi ceux qui ne sont pas transmis dans le cartulaire de Montrieux.).
–1282 – 18 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
–Terrador del Coronel (acte notarié). Première mention du quartier rural dit « La Coronelle » – propriété, commune de Marseille, quartier des Accates, 1790 (cadastre).
– San Mitre (acte notarié). Saint-Mitre, chapelle, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme, sur la limite du territoire de Château-Gombert, dont elle dépendait autrefois. Première mention : Cella S. Mitrii, 23 avril 1113 (cartulaire de Saint-Victor, n° 848).
–1328 – 18 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Puegros, 18 novembre 1328 (acte notarié). Pied-Gros lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme. Autres mentions : Puey gros, 22 juin 1301 (charte aux archives municipales). Podium grossum, 8 juillet 1501 (ibid.).
–1382 – 18 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Mention du val Daren, 18 novembre 1382 (acte notarié). 1ère mention le 30 décembre 1153 lorsque l’église Saint-Martin est mentionnée pour la première fois au milieu du XIe siècle dans le cartulaire de Saint-Victor (eccl. S. Martini de Aregno) dans une bulle du pape Anastase, aux Archives de l’évêché. Par cet acte, la possession en est confirmée à l’évêque de Marseille). Au XIXe siècle, ARENC était un faubourg et un quartier rural de Marseille. Le nom « arena » (sable en provençal : arena / areno), était une plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Aygalades et de Plombières (1872).
–1399 – 18 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Panalada (charte aux archives municipales). Les Casals – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel (1872). Première mention : 1287 – 28 août, Als Casals (charte aux archives municipales).

(Le massif de Marseilleveyre et le Bec de l’Aigle de La Ciotat vus des Embiez)
–1513 – 18 novembre : A Ollioules, Jaume Deydier achète un lopin de terre – A Ollioules, le 18 novembre 1513, Jaume Deydier achète un lopin de terre, du prix de 20 florins, à son neveu Simon Chautard, fils d’une Marin, sœur décédée de sa femme Catherine, lequel en a hérité de sa mère qui l’avait reçu en dot. En 1513, l’œuvre de Jaume Deydier est arrivée à son terme pour la constitution territoriale du domaine. Il emploiera les dernières années de sa vie à mettre celui-ci en production. En 1521, il constatera que Darbosson représente alors en valeur presque le double du capital dépensé à le créer. (De Ribbe, 1898, p. 417).
–1540 – 18 novembre : ARRET DE MERINDOL CONTRE LES VAUDOIS – Le 18 novembre 1540, sur réquisition du président Chassanée, le parlement d’Aix rendit contre les Vaudois ce qu’on a appelé depuis l’arrêt de Mérindol qui ordonnait la destruction pour l’exemple du village de Mérindol. Sans préjudice des condamnations à mort prononcées contre dix-neuf hérétiques, le village de Mérindol « refuge et retraite de gens damnés et réprouvés », devait être démoli et incendié, le château ruiné et hors d’état de servir de résidence, et les bois abattus à deux cents pas à l’entour. Si l’on n’avait écouté que le zèle intransigeant du clergé catholique, cette sauvage exécution aurait eu lieu tout de suite. Déjà même des troupes se ressemblaient sous les ordres du comte de Tende (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

–1550 – 18 novembre : « CHANGEMENT D’UNE PARTIE DU LIT DE LA RIVIERE DE REPE ET LA TRANSACTION ENSUITE FAITE » – Par suite d’une grande inondation due au débordement de la Reppe, celle-ci avait changé de lit et coula plus au sud (ce qui est son cours à l’heure actuelle). Des terres de Six-Fours se trouvèrent ainsi récupérées par les Ollioulais, d’où un procès intenté par Six-Fours pour les récupérer et faire poser de nouvelles bornes. Ce qui fut fait par la transaction du 18 novembre 1550 : « Le terroir de Six-Fours, ainsi qu’il a été remarqué ci-devant à folio 3, n’avait, avant la séparation de la Seine (Seyne) et de St Nazaire (Sanary), pour confront que le seul terroir d’Ollioulles et la mer. Lesquels terroirs, à l’ordinaire, étaient divisés et séparés , la plus grande partie par des bornes, et le restant par la rivière de Reppe. Laquelle, par une grande inondation, ayant rompu et débordé du côté du terroir de Six-Fours, aurait en partie changée son lit et délaissée au moyen de ce, une partie du terroir de Six-Fours du côté de celui d’Ollioulles. Ce qui donna lieu, à la communauté dudit Ollioulles, de coucher à leur cadastre les propriétés des terres délaissées du terroir de Six-Fours à celui d’Ollioules. Et voulant obliger les particuliers possesseurs d’icelles de leur en payer les tailles, en ayant même, par contrainte, exigé une partie, ladite communauté de Six-Fours lui aurait intenté un procès, par-devant le Sieur Lieutenant de Sénéchal de la ville d’Aix, qui fut porté par-devant la Cour du Parlement, tant à raison de la restitution des tailles, que pour la séparation et alignement des terres qui étaient du terroir de Six-Fours. Pour raison de quoi, y aurait eu un (audi) sur le lieu contentieux, fait par Monsieur Gaspard Garde, Seigneur de Vins, conseiller du Roi à ladite Cour et commissaire, à cette partie député. Après lequel (audit) et les enquêtes faites de part et d’autre, lesdites communautés, par l’entremise de Monsieur Jean-Paul Masnisii, procureur général de Monseigneur l’abbé de St Victor, Sieur Claude Remuzat, Boniface Flotte, Seigneur des Meaux et Maître Jean Puget, avocat, serait (aurait) été passé acte de transaction, le 18 novembre 1550, reçu par Maître Jean Tizaty, notaire de la ville d’Aix, entre Maître Honoré Botelheon dit Nande, notaire, un des syndics dudit Ollioulles, Jacques Augeiret, jadis syndic, Maître Pierre Isnardi, le (Oincie) es lois, comme députés dudit Ollioulles, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil du 11 septembre 1549, écrit en provençal, d’une part, et Hugues Vidal, syndic de Six-Fours, Bernard Guigou, jadis syndic dudit lieu, Anthoine Jarri, baille, Pierre Vicard, députés de la communauté de Six-Fours, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil du 13 octobre audit an 1549, aussi écrit en provençal. Par laquelle, suivant les accords qui auraient été fait lors de la descente dudit Seigneur commissaire, serait (aurait) été posé bornes et limites sur la véritable division et partage desdits terroirs . Par moyen desquels, la partie du terroir de Six-Fours, que le changement du lit de la rivière avait laissé du côté de celui d’Ollioulles et du coté de septentrion de la rivière, resta toujours du terroir de Six-Fours. Et la communauté d’Ollioulles paya et restitua à celle de Six-Fours, les tailles que les particuliers, possesseurs du susdit délaissement avaient été contraint de payer.
–1647 – 18 novembre : Quelques-uns des grands personnages […] connurent La Ciotat. D’après le « Journal du notaire Guys », recueilli et publié par l’érudit Al. Ritt., Monsieur le comte d’Alais (Allais ?), gouverneur de Provence, fit son entrée à La Ciotat, avec Madame la « Gouvernante » et sa fille et y fut reçu avec tous les honneurs possibles. Il séjourna dans notre ville pendant toute la durée des Etats de Provence qui furent tenus, cette année-là, à La Ciotat. Le comte d’Alais, avec sa famille, fut reçu et logé par le président Grimaud de Régusse en son hôtel situé à l’angle de la rue Longue (rue des Poilus) et de la rue du Jeu-de-Paume. Cet immeuble, qui donnait sur trois rues, comprenait diverses dépendances, écuries et jardins (Marius Deidier, 1965).
–1669 – 18 novembre : Arrêt de la Cour de Bourgogne ordonnant au seigneur d’Ollioules de remettre les fours banaux en état, auquel de Vintimille répond par une fin de non recevoir, daté de 1674 : Rappel de la transaction passée en 1507 entre la Communauté et les seigneurs d’Ollioules, Guiran de Simiane et Bertrand de Marseille ; id. de celle du 28 mars 1663 dans laquelle François de Vintimille se départissait de la faculté d’achat du four neuf au profit de André Gaspard, conseiller au Parlement, afin qu’il en jouisse en pleine propriété ; id. de la sommation du 28 février 1668 par laquelle la Communauté interpellé le seigneur afin qu’il rétablisse le four neuf et remette les autres fours en état ; id. copie des baux passés par de Vintimille avec des particuliers les 13 et 18 novembre 1669 et arrêt rendu ordonnant à la communauté de payer 12 livres par an de dommages et intérêt pour ne pas faire fonctionner le four neuf ; id., arrêt de la cour de Bourgogne du 22 août 1674 condamnant de Vintimille à remettre les fours en état et le condamnant aux frais et dépens ; de Vintimille répond à cet arrêt le 29 novembre 1674 par une fin de non-recevoir et adresse une protestation par voie d’huissier.][Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : Charles-François de Vintimille, seigneur d’Ollioules et de Saint-Nazaire
–1745 – 18 novembre : Ravage des eaux à Ollioules et à Sanary qui empêcha de moudre et priva de farine les boulangers – [Castellan, 1937 :] 1745 – Orage et ravage des eaux à Ollioules et à Sanary où l’arrêt des moulins dura 20 jours, ce qui empêcha de moudre et priva de farine les boulangers, « Les grandes pluies qui sont tombées du ciel » ont fait de grands ravages à Saint-Nazaire ; une fois de plus la Reppe a débordé, inondé les moulins à grains et brisé plusieurs de leurs engins. Cet arrêt des moulins qui dura 20 jours empêcha de moudre et on n’eut plus de farine pour les boulangers. Pour remédier à cette grave pénurie, le conseil fut obligé » de noliser un bateau pour aller à La Ciotat acheter 30 à 40 quintaux de farine. Cet achat fut confié à André Guiramand patron, François Granet trésorier et Jean Flotte boulanger, la commune garantissant le bateau en cas de naufrage.
Le Conseil d’Ollioules fait également procéder à l’estimation et au rapport des dommages causés par le débordement de la rivière aux propriétés riveraines. Délibéré de faire réparer le pont allant à Notre-Dame de l’Espérance, les parapets et partie du pavé ayant été emportés par la rapidité du torrent. Il vote 154 livres en faveur du maire, Lemère, pour frais de séjour à Aix, à l’effet d’obtenir de l’archevêque et des procureurs du pays une indemnité pour les dommages soufferts à l’occasion de l’orage du 18 novembre dernier (Castellan E., 1937, p. 173 ; Rotger B., 1984.).

–1752 – 17 novembre : Le courrier n’était pas rapide au début de l’époque moderne et son acheminement prenait plus de temps encore entre les deux rives de la Méditerranée qui furent à peu près constamment en guerre. Même entre des régions de paix, une lettre pouvait mettre des semaines à parcourir quelques centaines de kilomètres. Sur les limites des communications de l’époque, voir Fernand Braudel « Civilisation matérielle économie et capitalisme » volume 1 « les structures du quotidien » Paris 1993. Voir aussi : Archives de Naples, SCRC, liasse 17, cas n° 3911-3912 datés du 18 novembre 1732).
–1764 – 18 novembre : QUI ETAIT LE PERE DU SEIGNEUR DE SANARY ? – Le 9 octobre 1777 parvint à la connaissance des consuls de Saint-Nazaire par les soins de Charles Emmanuel de Vintimille, marquis du Luc, la mort de son père, comte du Luc. Le conseil délibéra de faire célébrer un service à la paroisse « sans cependant faire grande dépense et avec économie ». Il assura le nouveau comte de la part qu’il prenait à la perte qu’il venait de faire en la personnes de ce digne seigneur. Le défunt n’était pas en réalité le père de Charles Emmanuel-Marie-Magdelon de Vintimille du Luc. Reconnu cependant par le comte Hubert qui le considérait comme tel, il devint le seigneur de Saint-Nazaire. Comme il ressemblait, et pour cause, à Louis XV, il reçut le surnom de « demi-Louis ». Il avait épousé le 18 novembre 1764 à Paris, Marie-Magdeleine de Castellane-Esparron. Leur contrat fut signé par le roi et la famille royale. De leur union naquirent : Charles-Félix-René (1765-1806), Adélaïde-Pauline (1767-1825), Candide-Dorothé-Louis (1757-1825) (Rotger B., 1984, p. 257).

(Gustave-Julien-1881-L’anse-du-Pharo-a-Marseille)
–1789 – 18 novembre : EN DIRECT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE – L’Assemblée a décrété ce qui suit : les assemblées d’élection pour la nomination des députés à l’Assemblée nationale se tiendront alternativement dans les chefs-lieux des différents districts de chaque département. Les assemblées primaires choisiront les électeurs parmi tous les citoyens actifs de leur canton. Les électeurs choisis par les assemblées primaires de chaque district choisiront les membres de l’administration de district parmi les éligibles de tous les cantons de ce district. Les électeurs choisiront les membres de l’administration de département parmi les éligibles de tous les districts de chaque département. Tous les députés de l’Assemblée nationale qui seront élus par chaque assemblée de département ne pourront être nommés que parmi les éligibles du département (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 18 NOVEMBRE ).
-1790 – 18 novembre : La Seyne – Insulte contre le corps municipal par le nommé Couret (Archives, Cote 1D1).

–1793 – 18 novembre (28 brumaire) : A Toulon, le général DugommIer rétablit la discipline et améliore le ravitaillement des troupes républicaines – Le général Dugommier, nouveau commandant en chef des troupes républicaine au siège de Toulon, rétablit la discipline, améliora le ravitaillement – ce fut, semble-t-il, à partir du 18 novembre que les soldats purent recevoir enfin des rations de viande, d’une manière suivie. Le directeur des boucheries de l’armée, dont le nom n’est pas connu, demanda des palans pour suspendre les bœufs tués « étant obligés d’établir la tuerie au camp ». Ollioules étant dépourvu de ces objets, les commissaires requirent la municipalité de Saint-Nazaire de les leur « fournir dans le jour, la chose étant très urgente » (Henri Ribot, Les volontaires de l’An II ; Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
–1794 – 18 novembre (28 brumaire) :
1. MORT DU GENERAL DUGOMMIER – Après la prise de Toulon, le général Dugommier prit le commandement de l’armée des Pyrénées orientales et mourut au combat le 18 novembre 1794 lors de la bataille de la Sierra Negra.
2/ Manque de blé depuis 15 jours à Ollioules : les habitants n’ont rien chez eux ; ne restent que de pauvres cultivateurs. les officiers municipaux en appellent à Marseille daté du 28 brumaire An III (Castellan E., 1937, p. 223).
–1795 – 18 novembre (28 brumaire an III) : ECHEC D’UN DEBARQUEMENT ROYALISTE – Le 28 septembre 1795, l’amiral anglais Warren prend l’île d’Yeu où le comte d’Artois (futur Charles X) débarque avec un millier d’émigrés et 2000 soldats anglais, mais il rembarquera pour l’Angleterre le 18 novembre sans avoir cherché à gagner les côtes françaises (Yann Fauchois, 2001).

–1799 – 18 novembre : EXPEDITION D’EGYPTE :
1. Le général en chef Kléber aux Directeurs. Le 18, un coup de vent très violent força les ennemis d’appareiller et de gagner le large ; ils n’ont plus reparu depuis. Les croisières d’Alexandrieseules ne désemparent point ; elles sont au nombre de huit bâtiments, parmi lesquels se trouve le vaisseau anglais Le Thésée.
Vous trouverez ci-joint un paquet en duplicata de celui que j’ai eu l’honneur de vous expédier par le citoyen Barras, monté à bord du bâtiment de commerce La Marianne et sorti du port d’Alexandrie le 14 de. ce mois. Quoique sept bâtiments ennemis parmi lesquels se trouvait Le Thésée vaisseau anglais, croisassent alors devant ce port, j’ai tout lieu de croire qu’il aura passé heureusement
Par ma correspondance avec le Grand Vizir et le commodore anglais Mr. Sidney Smith, dont je vous envoie copie, vous verrez, Citoyens Directeurs, que mes négociations ne prennent nullement la tournure que je désirais en obtenir. Gagner du temps afin de vous donner celui nécessaire pour me faire passer vos ordres est désormais tout le résultat que j’ose m’en promettre, car je ne compte plus sur aucun secours ni renfort depuis que j’ai lu dans les papiers publiés que les ennemis m’ont fait passer que notre escadre était sortie de Toulon, avait repassé avec la flotte espagnole le détroit de Gibraltar pour rentrer les uns à Cadix et les autres à Brest.
J’ai eu à la vérité plus de succès par mes armes que par ma correspondance, ainsi que vous le verrez par ma relation du 10 de ce mois ; mais cette victoire, en faisant mordre la poussière à près de trois mille Turcs, nous a enlevé vingt deux hommes et mis hors de combat près de cent. Peut-on d’ailleurs se réjouir de la défaite d’un ennemi qui, dans la bonne politique, devrait ce me semble être notre allié.
Enfin, citoyens Directeurs, je vous prie de considérer que ma situation empire de jour en jour, que les hôpitaux seuls m’enlèvent près de trois cents hommes par mois et que la peste est encore dans ce moment à Alexandrie, que toutes les circonstances concourent à la fois à me précipiter
vers le terme fatal que le général Bonaparte avait prévu, mais qu’il a voulu éviter. Si d’ici à deux mois, je ne reçois point de vos nouvelles, ne comptez plus sur l’Egypte à moins d’un de ces événements extraordinaires que la sagesse ne doit point admettre dans ses calculs.
2. Le général en chef Kléber au général Dugua. “Le 27 brumaire an VIII (18 novembre 1799). Je vous prie de faire arrêter et conduire à la Citadelle pour y demeurci détenu, tout Mamlouk qui n’aurait pas pour répondant un officier general ou un des principaux cheikhs du pays. Ceux actuellement incorporés dans les corps de la milice du pays, à notre solde, peuvent être exceptés.”
2. Le général en chef Kléber au général Friant. Le 27 brumaire an VIII (18 novembre 1799). Je réponds à votre lettre du 19 brumaire, relativement à la demande que vous fait le général Belliard, sur quels fonds il doit prendre les frais d’exprès, d’espionnage et autres. C’est sur les 1500 livres par mois qui lui soin allouées pour cet objet, à titre de commandant du 1er arrondissement ainsi qu’il vous est accordé une pareille somme pour le même service. Cela fait conséquemment 3 000 livres entre vous deux et il y a, ce me semble, avec cela de quoi payer beaucoup d’exprès et beaucoup d’espions, dans un pays où ils sont aussi peu chers. Les préposés du payeur général dans les arrondissements ont ordre de payer ces sommes tous les mois sur un simple reçu. Si cependant dans des circonstances extraordinaires ces 3 000 livres ne suffisaient pas, j y ferais suppléer sur une demande qui me serait faite par vous ou par le général Belliard.
3. Le général en chef Kléber au général Friant. Le 27 brumaire an VIII (18 novembre 1799). Il faut, mon cher général, 1° faire descendre de la Haute-Égypte toutes les troupes, autres que celles indispensablement nécessaires pour la garnison des forts et autres établissements ; 2° passer de votre personne avec environ cinq à six cents hommes sur la rive droite du Nil, dans la province d Atfieli, pour couvrir le Caire de ce côté, observer et donner la chasse à Mourad Bey, qui se tient avec trois cents Mamlouks vers la fontaine de Gomer ; 3° envoyer au Caire ce qu’il vous reste de disponible en infanterie, et de préférence ce qui appartient au bataillon de la 21e légère, dont 1 adjudant-général Boyer a amené une partie ici. Tout cela presse et vous ne sauriez mettre trop de zèle et de célérité dans ces mouvements. L’adjudant-général Boyer parcourt le désert de l’isthme de Suez ; ainsi, s’il est venu dans l’intention de jouir des délices de Capoue, il s’est bien trompé. Je vous salue. »
4. Le général en chef Kléber au général Friant. Le 27 brumaire an VIII (18 novembre 1799). Vous n’avez pas assez puni les cheikhs du Fayoum qui ont héberge les deux Kachifs et les Mamlouks de Mourad Bey. Il faut les taxes a 10 000 pataquès, leur faire grâce ensuite de 1 000 ou 2 000, faire verser le reste dans la caisse. J’apprends que ces sortes de contributions extraordinaires levées dans la Haute-Égypte sont habituellement distribuées à la troupe, ce qui ne doit absolument pas avoir lieu, et je vous prie de faire à cet égard les défenses les plus expresses ; tous les fonds doivent être également versés dans la caisse du payeur, et toute l’armée doit y avoir un droit égal. Il est un peu scandaleux de voir les troupes de la Haute-Égypte entièrement soldées pour l’an VII, tandis que le restant de l’armée a un arriéré de cinq mois Si telle chose arrivait encore, je saurais ordonner une punition lone et exemplaire. Je vous salue. »
5. Le général en chef Kléber au général Friant. « Le 27 brumaire an VIII (18 novembre 1799). Je donne ordre au payeur général de faire mettre à votre disposition la somme de 8 000 livres pour la prompte organisation de vos dromadaires et leur équipement. Je suis sensible à l’intérêt que vous prenez à ma santé. J’ai beaucoup souffert pendant huit jours, mais je suis parfaitement rétabli. Je vous salue. »
6. Le général en chef Kléber au général Friant. “Le 27 brumaire an VIII (18 novembre 1799). Votre aide de camp, citoyen général, a fait verser dans la caisse du payeur les 73 000 livres provenant du miri dans votre arrondissement, que vous nous avez envoyées. Je suis charmé de tout ce que vous me dites de la tranquillité dont jouit la Haute-Egypte. La Basse jouit d’une sécurité semblable, quoique le Grand Vizir et son armée, ne soient plus qu’à quelques marches de nos frontières. Je dirai sous une heure au général Songis de mettre à votre disposition une somme de 10 000 livres. Je vous salue. »
7. Le général en chef Kléber au général Dugua. Le 27 brumaire an VIII (18 novembre 1799). Je vous envoie ci-joint copie d’une lettre que m’écrit le général Songis. Approuvant la mesure qu’il me propose pour compléter les équipages d’artillerie et vu l’urgence, vous voudrez bien de suite donner vos ordres pour que la réquisition du nombre des chevaux, mules et chameaux soit frappée et mettre dans cette opération autant de secret que de célérité.

–1814 – 18 novembre : Loi imposant le repos dominical.
–1816 – 18 novembre : Journal de Stendhal en Italie – 18 novembre 1816. – Ce petit Soliva a la figure chétive d’un homme de génie. Je m’expose beaucoup ; il faut voir son second ouvrage. Si l’imitation de Mozart augmente, si la vie dramatique diminue, c’est un homme qui n’avait dans le cœur qu’une opéra, accident fort commun dans le talent musical. Un jeune compositeur donne deux ou trois opéras, après quoi il se répète et n’est plus que médiocre : voyez Berton en France.
Galli, beau jeune homme de trente ans, est sans doute le meilleur soutien de La Testa di bronzo ; on lui préfère presque Remorini (le ministre), belle basse aussi, et qui a une voix très flexible, très travaillée, chose rare dans les basses ; mais ce n’est qu’un bel instrument presque sans âme. Un cri partant du cœur, « O fortunato istante ! » dont la musique n’a pas vingt mesures, a fait sa réputation dans cet opéra. L’accent de la nature a été saisi par le musicien, et reconnu avec transport par le public.
La Fabre, jeune Française, née ici dans le palais du prince, et protégée par la vice-reine, a une belle voix, surtout depuis qu’elle a vécu avec le célèbre castrat Velluti. Elle est à ravir dans certains morceaux passionnés. Il lui faudrait une salle moins vaste. Du reste, on la dit amoureuse de 1 amour. Je n’en doute plus, depuis que je lui ai vu chanter « Stringerlo al petto » au second acte, au moment où elle apprend que son époux qu’on avait entendu fusiller est sauvé. Un des confidents du ministre avait fait distribuer aux soldats des cartouches sans balles. Circonstance singulière et touchante : à la représentation de ce soir, tout le théâtre est intéressé. Quand la Fabre est distraite ou fatiguée, rien de plus commun ; dans un sérail, ce serait un grand talent. Elle a vingt ans ; même mauvaise, je la préfère infiniment à ces chanteuses sans âme, à Mme Festa, par exemple.
Bassi est excellent : ce n’est pas l’âme qui lui manque, à celui-là. Quel bouffe divin s’il avait un peu de voix ! quel feu ! quelle énergie ! quelle âme toute à la scène ! Il joue tous les soirs, depuis quarante jours, cette Tête de bronze ; n’ayez pas peur qu’il jette un regard dans la salle ; il est toujours le valet de chambre poltron et sensible du prince hongrois ; mais pour une belle voix comme pour la fraîcheur des attraits, il faut un cœur froid : c’est l’un des grands principes de la science de Lavater.
Par une disposition instinctive, que j’ai bien observée ce soir chez le baron allemand K***, ces êtres, tout âme, choquent les sots ; il leur faut des talents appris ; ils trouvent de l’excès dans tout ce qui est inspiré. Hier, ce baron pointilleux grondait le garçon du restaurateur, parce qu’il n’avait pas écrit correctement son noble nom sur sa carte (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 (Journal)).
–1845 – 18 novembre : UN SANARYEN FAIT UN LEGS IMPORTANT A LA PAROISSE DE SOLLIES-PONT – Legs de la part de feu Moulinard, propriétaire à Sanary, à la fabrique de la paroisse de Solliès-Pont de presque toute sa fortune dont les revenus devaient être affectés à la fondation d’une école des Frères ; et à la fabrique de Sanary d’une maison du port devenue le presbytère, et du terrain du Rosaire – Le sieur Moulinard, propriétaire à Saint-Nazaire, avait par testament olographe du 10 novembre 1845, légué à la paroisse de Solliès-Pont presque toute sa fortune dont les revenus devaient être affectés à la création et à l’entretien d’une école de Frères des écoles chrétiennes dans cette localité. M. Moulinard mourut le 6 décembre suivant. La commune, appuyée par l’autorité préfectorale, prétendit tout d’abord avoir la libre disposition du legs] « Car ce n’était point à la fabrique, mais à la commune que le legs devait être attribué parce qu’à la commune seule appartient l’établissement et la direction des écoles publiques. » [Mais le ministre de l’intérieur ayant admis que la fabrique de la paroisse de Solliès-Pont était seule propriétaire des immeubles et objets mobiliers que lui avait légués M. Moulinard, pour la fondation d’une école dirigée par des Frères, la Fabrique demandant en conséquence à la commune les terrains de l’ancien cimetière, à côté de la chapelle Saint-Victor, et c’est là que fut construit le bâtiment où se trouvent encore les Frères maristes.] [A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 : En 1847, le Conseil de Fabrique de l’Église Saint-Nazaire avait reçu un legs de la part de feu Moulinard. Celui-ci consistait en une maison sur le port et un terrain dit du « Rosaire ». Le testateur avait stipulé que la maison devait servir de presbytère. Le premier curé qui en prit possession fut monsieur Icard et le dernier fut le chanoine Arnaldi. En 1909, ce presbytère fut transféré à la commune de Sanary en même temps que le terrain du Rosaire (J.O. du 26 mai 1909). Après avoir eu différentes destinations suite au décès du chanoine Arnaldi, la maison abrita entre autres le Foyer des Anciens. C’est finalement l’Hôtel de Ville qui l’absorbera le3 février 1977 sous la Municipalité Brunel.] [Rotger B., 1984 : 10 novembre 1845 – Par testament en date du 10 novembre 1845, un sanaryen, Pierre Joseph MOULINARD fait un legs important à la Fabrique Saint-Nazaire. Les biens légués comprenaient ce qui suit : une maison sur le port, et ses dépendances, destinée à être utilisée comme presbytère, une propriété rurale appelée « Le Rosaire ». Il léguait tous les meubles que cette maison renfermait ainsi que : bibliothèque, livres, manuscrits, coffres-forts. Quelques conditions de peu d’importance conditionnaient l’acceptation de ce leg. L’argenterie que l’on vendra servira à payer les frais (Bourrilly L., 1895b, p. 63 ; A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 391-392).
–1852 – 18 novembre : société Générale de Crédit immobilier – Fondation par les frères Pereire de la société Générale de Crédit immobilier.
–1855 – 18 novembre : GUERRE DE CRIMEE – Le 18 novembre 1855, après la chute de Sébastopol, en Crimée, la flotte alliée entreprend la réduction de la place de Kinburn. Ce jour-là, trois batteries flottantes, les Lave, Tonnante et Dévastation, embossées à mille mètres des forts russes, prennent, par l’efficacité de leur feu, une part importante à la victoire. Mais surtout, elles sortent indemnes de l’affaire bien que n’ayant point été épargnées par le tir des canons ennemis. Aucun, parmi les centaines d’impacts d’obus russes relevés, n’a pu entamer la cuirasse qui protège leurs flancs. Si l’heure n’était plus à la remise en cause de la vapeur, en revanche l’exploit des batteries flottantes venait de relancer l’idée, exprimée neuf ans plus tôt par Dupuy de Lôme, de réaliser un bâtiment cuirassé. Ce fut ainsi que l’arsenal de Toulon lança, dès 1855, la Gloire, une frégate en bois portant sur toute sa longueur une ceinture cuirassée de 12 cm. Toutefois, il fallut attendre encore six années, avec le lancement de la Couronne, navire entièrement en fer, pour que le projet de Dupuy de Lôme devint réalité (Gérard Garier, Les cuirassés …)..

–1867 – 18 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – lundi 18 novembre – sainte Aude. aujourd’hui le temps est splendide le soleil radieux et pas mal chaud. La mer est toujours haute, les vagues on diminuait ; petite brise d’ouest. Ouverture de la session législative par l’empereur en personne. nous n’avons pu avoir ce soir le discours, mais à coup sûr, à Toulon, on doit pouvoir le lire ce soir (doc. Inédit).
–1869 – 18 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – jeudi 18 novembre – saint Odon ; même temps qu’hier, calme, ciel couvert, air doux. mais nous ne sommes pas plus avancés pour cela vers la pluie que nous espérons tous. le thermomètre marquait ce matin 12° centigrades. hier après-midi à la gare le matériel pour l’éclairage est arrivé de sorte que ces jours-ci on pourra placer tout cela et au premier et au premier soir ou il n’y aura plus la lune nous pourrons faire les essais. cet après-midi, M. Mouttet, vétérinaire, hé arrivé pour faire leur opération aux bêtes de Joseph Lieutaud, malade de la clavelle. Il a pu claveliser, inoculée le virus de cette maladie, à 30 bêtes qui ne paraissait pas malade. Par ce temps toutes les bêtes ne sont malades à la fois et celle de vacciner auront une maladie plus bénigne. De sorte que dans 2 ou 3 mois ou plus tard, tout sera fini point tandis qu’autrement le mal pourrait durer 8, 10 mois et même un an (doc. Inédit).
–1875 – 18 novembre : MARSEILLE – Alphonse BONNAUD, fabricant de pipes, ,67 Grande rue, dépose la marque AL. BONNAUD qu’il appose sur les pipes en terre de diverses couleurs de sa fabrication.
–1901 – 18 novembre : droit d’intervention militaire des Etats-Unis dans la zone du canal de Panama. Signature du second traité de Paunceforte, reconnaissant le droit d’intervention militaire des Etats-Unis dans la zone du canal de Panama (Le Figaro, 18 novembre 1901).

–1906 – 18 novembre : Satunin Fabre, maire de La Seyne de 1886 à 1895, meurt à Lyon – Saturnin Fabre, maire de La Seyne de 1886 à 1895, meurt à Lyon. Son épouse, décédée 12 ans plus tard, devait le rejoindre dans la tombe surmontée d’une stèle, œuvre de la reconnaissance publique dont nous parlions au début de notre récit. Le 29 mai 1908, la municipalité offre une concession gratuite. Le 16 octobre 1909, un comité est créé pour ériger un monument : ce sera une colonne brisée, symbole de la vie brisée par la mort. Le monument à Saturnin Fabre se trouve dans l’ancien cimetière de La Seyne, allée 5 ouest, 1ère place (Marius Autran, tome 2, 1988).
–1909 – 18 novembre – L’OR DU RHIN A PARIS –Des quatre grands drames musicaux dont est formé l’Anneau du Nibelung, trois ont déjà pris place dans le répertoire de l’Opéra : la Walkyrie, Siegfried et le Crépuscule des Dieu. Quant à l’Or du Rhin, prologue de la tragédie géante, on ne l’avait, ici, encore entendu qu’au concert où aucune exécution aussi parfaite qu’elle ait été, n’a pu suppléer jamais à l’impression qui résulte de la représentation théâtrale.
De cette musique, comme de toute l’œuvre de Wagner, il ne reste plus rien à dire, sinon qu’elle apparaît aujourd’hui éblouissante de lumière, même à ceux qui jadis n’y découvraient que ténèbres et qu’elle a revêtu, avec les années, l’aspect définitif et la sérénité des grands chefs-d’œuvre classique. Gabriel Fauré (Le Figaro, 18 novembre 1909)
–1910 – 18 novembre : Sport en Seyne – Le 8 octobre 1910, le conseil municipal, présidé par Juès, un commerçant socialiste, vota une subvention de cinquante francs à la Jeunesse socialiste seynoise pour l’aider à organiser des sports athlétiques. Le 18 novembre suivant, le préfet annula la subvention au motif que « le président de la Jeunesse socialiste seynoise a fait lors du départ des conscrits une conférence antimilitariste ». Le bras de fer avec la Préfecture dura encore près d’un an.
-1914 – 16 novembre : Que lit-on dans Le Miroir n°54, du 6 décembre 1914 ? “LA GUERRE : Mercredi 18 novembre.
“Les progrès de notre armée sont satisfaisants. Nous avons arrêté les travaux qu’effectuaient les Allemands sur le canal au sud de Dixmude, pour s’opposer à l’inondation, et l’ennemi a dû, de ce côté, évacuer une partie de ses tranchées. Plusieurs de ses fractions, qui tentaient de passer l’Aisne, ont été refoulées ou anéanties près de Vailly. Nous avons encore fait sauter plusieurs tranchées à la mine près de Vailly, et progressé sensiblement près de Saint-Mihiel, où nous sommes presque réinstallés maintenant.
“Les Russes ont pris Goldap et s’approchent de Tilsitt dans la Prusse orientale; ils livrent une grande bataille aux Allemands, à proximité de Thorn, entre la Vistule et la Wartha. Cracovie est partiellement en flammes.
“Le prince de Galles est arrivé à Boulogne, venant de Londres. Il va rejoindre le maréchal French sur le front.
“La Chambre des communes a voté le nouveau crédit de guerre de 5.625 millions, et décidé la levée d’un million d’hommes de plus.
“Le ministre des Affaires étrangères d’Italie, M. Sonnino, consulte les ambassadeurs à Paris, Berlin, Vienne et Londres, sur l’opportunité d’un changement de politique extérieure. Il entend également les gouverneurs militaires de la Libye et des îles de l’Egée (Dodécanèse). Il a fait saisir, à Luino, quantité de wagons qui transportaient des vivres à l’adresse de l’Allemagne. »
-1916 – 18 novembre : GUERRE MONDIALE – Fin de la bataille de la Somme.

-1920 – 16 et 18 novembre : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – La décision étant prise d’achever le Béarn, comme porte-avions, le coût de la transformation est évalué, le 16 novembre 1920, à 60 millions de Francs. Une note des Constructions Navales du 18 novembre 1920 donne l’opinion des Services techniques (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1928 – 18 novembre : Disparition de l’écrivain Marcel Proust.
–1926 – 18 novembre : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Au 18 novembre 1926, la coque du Béarn est achevée à 96 % et l’appareil évaporatoire à 86 % ((Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

-1932 – 18 novembre – B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le 18 novembre en rade des Vignettes à Toulon et au cours d’une attaque simulée sur des bâtiments au mouillage, le PL 14 N°8 de la 7B2 du Commandant Teste percute l’eau. Les trois membres de l’équipage sont tués (Quartier-maître pilote Yves Dolou, QM mitrailleur-bombardier François Runavot et QM pilote Yves Tingaud). A la suite de cet accident et en attendant les résultats de l’enquête, les Levasseur sont interdits de vol. Pour garder la main, les pilotes effectuent quelques vols sur les appareils clé la Section d’entraînement qui a été créée au mois d’octobre (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
-1936 – 18 novembre : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Les refontes à répétition du Béarn (une première en 1930-1933, une seconde en 1934-1935), n’aident pas à la permanence à la mer d’un groupe aéronaval, d’autant que le bâtiment est lent (21 nœuds contre 31 pour ses homologues américains et britanniques) et que ses ascenseurs sont inadaptés. Dans sa séance du 4 décembre 1936, le Conseil se prononce pour deux porte-avions, sans plus de précision. La décision est alors prise définitivement, mais avec les délais de vote par le Parlement, de passation des marchés, ce n’est qu’en 1938 que les deux unités de classe Joffre de 18 000 tonnes sont commandées. Le Joffre est effectivement mis sur cale à Brest le 18 novembre 1938.

-1938 – 18 novembre : La compagnie des Bateaux à vapeur La Seyne–Toulon met LA CLEF SOUS LA PORTE – La compagnie des Bateaux à vapeur La Seyne–Toulon vit le jour en 1873. Elle profita des progrès et des compétences des chantiers pour faire construire un grand nombre de bateaux à coque métallique pour environ 350 passagers : L’Abeille, L’Hirondelle, puis en 1888 les premiers bateaux à coque métallique pour environ 350 passagers : l’Alcyon, l’Hirondelle, L’Union, La Mouche, Le Favori I (type Steamboat), Le Cygne, Le Dauphin, La Mouette, Le Lagane, L’Albatros et le Favori II sans oublier l’Etoile du Matin, un deux mats goélette construit par les chantiers Curet à la Seyne. Le Favori fut construit en 1928, il mesurait 25,5 m sur 5,65 m pour un tirant de 1,55 m. Il fut le seul à avoir le poste de pilotage à l’avant.. Ces bateaux assurèrent la traversée à des milliers de voyageurs jusqu’au 18 novembre 1938. La concurrence de la route, autobus, tramways, et la hausse du charbon, entraîna le déclin des traversées. Ces bâtiment reprirent néanmoins du service pendant la guerre
–l939 – 18 novembre: BATAILLE DE l’ATLANTIQUE – Le torpilleur «L’Adroit» appareille de Casablanca le 18 novembre, en escorte du paquebot « Marakech » et de deux cargos, les trois bâtiments de commerce en ligne de front, le Marakech, chef de convoi au milieu. Le torpilleur se tient devant le chef pendant le jour et du bord opposé à la lune pendant la nuit (à suivre)..

1. MUTATION A LA TETE DE LA MARINE DE VICHY – Auphan est remplacé par Abrial à la tête de l’Amirauté, le 18 novembre 1942 au soir (J.-J. Antier). Smith Anthony Heckstall – La flotte convoitée, Presses de la cité, 1964, 282 p. et Auphan P, Mordal J., 1958.. situent ce remplacement le 15/11.
2. LA RESISTANCE DANS LES PYRENEES ORIENTALES – Dans les Pyrénées-Orientales, M. Boix, de Saint-Laurent de Cerda, cache un militaire du 2e Bureau, le capitaine Knier. M. Boix, beau-frère du député Parayre est en liaison avec Jean Olibo et Valls de Gomis et sera un des membres efficaces des réseaux d’évasion Alibi et Maurice (Jean Larrieu, 1994)..
–1943 – 18 novembre : DEBOIRES DU PORTE-AVIONS « BEARN » – Le « Béarn » quitte Ensenada Honda, mais une avarie de chaudière l’oblige à y retourner (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
-1952 – 18 novembre : PROCES DE « JE SUIS PARTOUT » – Le procès devant la cour de justice de l’équipe du journal collaborateur et pro-nazi « Je suis partout » s’ouvre. Six de ses membres sont accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat, trois sont présents : Lucien Rebatet, Claude Jeantet, Pierre-Antoine Cousteau, trois sont en fuite: Charles Poulain, Charles Lesca et Alain Laubreaux.
–1952 – 18 novembre : Disparition de Paul Eluard.
–1962 – 18 et 25 novembre : Elections législatives. Le siège de la 4ème circonscription fut enlevé par le candidat U.N.R. Bayle avec une avance de quelques centaines de voix seulement sur un nombre de suffrages exprimés de 51 775 : Merle 25 488 voix – Bayle 26 287 (Marius Autran, tome 2, 1988).
Premier tour (dimanche 18 novembre). A Saint-Mandrier (quatrième circonscription du Var). Auguste Amie (S.F.I.O.) : 163 voix ; Monsieur Janin (P.S.U.) : 23 voix ; Docteur Vittel (Union Rép.) : 144 voix ; Toussaint Merle (P.C.) : 282 voix (en ballottage) ; Marcel Bayle (U.N.R.) : 490 voix (Nota : en 1958, la S.F.I.O. avait obtenu 478 voix, le Parti communiste 257).
Messieurs Merle et Bayle se représentent au deuxième tour (dimanche 25 novembre). A Saint-Mandrier : Inscrits 2024 ; votants 1169 ; suffrages exprimés 1113. Marcel Bayle (U.N.R.) : 706 voix. Toussaint Merle (P.C.F.) : 407 voix.
Total pour la quatrième circonscription : Marcel Bayle: 26.287 voix (élu) ; Toussaint Merle : 25.488 voix. Les quatre nouveaux députés du Var sont : messieurs Gaudin, S.F.I.O., Laurin, Bourgeois et Bayle, U.N.R. (Ken Nicolas, vol. 2, p. 149).
-1987 – 18 novembre : Disparition de Jacques Anquetil à la suite d’un cancer de l’estomac. Il fut le premier quintuple vainqueur du Tour de France.
–1990 – 18 novembre : FLORENCE ARTHAUD – Florence Arthaud est la première femme à remporter la route du Rhum à bord de son trimaran « Pierre 1er. ».

–1997 – 18 novembre : MARSEILLE – Classement au titre des Monuments historiques du palais Carli : il devait accueillir l’Ecole des beaux-arts et d’architecture fondée en 1752, ainsi que la bibliothèque municipale trop à l’étroit dans l’ancien couvent des Bernardines. En effet, un fonds important avait été constitué par la saisie, dès 1792, des ouvrages de diverses communautés religieuses, comme les chartreux, les minimes ou encore les oratoriens. Bâti à partir de 1864 sur les terrains du jardin du couvent des Bernardines, le palais reçoit une façade principale particulièrement soignée par Espérandieu qui voulait « rappeler les grandes époques de l’art afin que les élèves de l’école puissent chaque jour en lire l’histoire gravée et sculptée sur cette grande page de pierre ». L’architecte morue en 1874 sans avoir vu l’ameublement ni la décoration terminée de la plus belle pièce de l’édifice, salle dite « Magaud ». L’école, à laquelle on accédait par la porte de gauche, occupait le rez-de-chaussée. La porte de droite ouvrait sur la bibliothèque et le cabinet des médailles, au premier étage. Au second étage était logée l’académie. Cet édifice, dédié à la culture dès son origine, accueil aujourd’hui le Conservatoire national à rayonnement régional de musique (CNRR). D’inspiration classique mais assez électrique, la façade raconte une histoire liée à sa fonction. Un soubassement massif constitue le rez-de-chaussée. Deux avant-corps surmontés de pignon sculptés signalent les deux entrées latérales. Au premier niveau, sur chacun des trumeaux qui séparent cinq baies monumentales en plein cintre, des niches mettent en valeur des bustes de rois devenus les symboles des styles architecturaux de leur temps. Les écoinçons des arcades sont décorés avec des bas-reliefs représentant des monuments emblématiques de l’histoire de l’art : égyptien (temple de Karnak), grec (Parthénon), byzantin (Sainte-Sophie d’Istanbul), roman (église d’Aix-la-Chapelle), gothique (sainte Chapelle De Paris), école italienne (Saint-Pierre de Rome), Renaissance (château de Chambord), école française (Invalides), école contemporaine (Arc-de-triomphe). 1 place Carli, 1er. Henri-Jacques Espérandieu (architecte). Propriété de la Ville de Marseille.


(1964 – les jeunes seynois de France-URSS)
–2017 – 18 novembre : 18e COLLOQUE ANNUEL DE L’ASSOCIATION « HISTOIRE ET PATRIMOINE SEYNOIS », au Centre de vacances de la RATP à La Seyne. Thèmes abordés :
Françoise Manaranche – Fin du 19e siècle, l’Alliance franco-russe, quelques conséquences pour la ville de La Seyne
Lucas MARTINEZ – La construction des bateaux russes et soviétiques aux chantiers navals de La Seyne
Jean-Jacques LE GALLO – Témoignages – Les relations avec les techniciens soviétiques
Thérèse LEPINE – 1917 – Aux Maristes, l’hôpital russe entre guerre et révolution
Yolande LE GALLO – Irène Tautil, une passion russe
Françoise MANARANCHE et Françoise RAVOUX – France-Urss à La Seyne
Irène TAUTIL – Le jumelage Berdiansk-La Seyne
Daniel BLECH – De Staline à Stalingrad, un boulevard en politique
Philippe KOUTSEFF – La princesse Galitzine, entre Russie et Six-Fours.
–2020 – 18 novembre : « UNE » de Var-Matin –
1. Epidémie de COVID-19, des raisons d’espérer. Le reconfinement commence à porter ses fruits dans le Var. « Le virus circule moins activement mais les hôpitaux restent saturés. La diminution du nombre de nouveaux cas et la baisse du taux d’incidence portent « à croire que nous avons passé un pic épidémique », a affirmé Olivier Véran à plusieurs titres de presse quotidienne régionale lundi. Même si « le niveau de diagnostics reste élevé » et que « nous n’avons pas encore vaincu le virus », ajoute avec prudence le ministre de la Santé dans un entretien publié 18 jours après le reconfinement, « nous reprenons le contrôle, c’est une bonne nouvelle ». Une « bonne nouvelle » qui commence à se traduire dans plusieurs indicateurs clés de l’épidémie : dans le département, le virus circule chaque jour un peu moins activement. Ce qui ne se traduit pas encore dans les hôpitaux, qui n’ont jamais accueilli autant de malades Covid-19 et dont les services de réanimation retrouvent les niveaux de saturation du printemps ». BENOIT GUGLIELMI.
2. Crise sanitaire : le monde du sport ne sera pas laissé sur la touche.
3. Bandol-La Ciotat : A50, travaux nocturnes sur 42 km de chaussée.
4. Corruption : coup de filet et affaire tentaculaire sur la Côte d’Azur.
5. Procès PIP – Le certificateur des prothèses PIP devant la cour d’appel.
–2021 – 18 novembre : « UNE » de Var-Matin –
1. Harcèlement scolaire – Comment faire face ? 700 000 victimes son à déplorer chaque année. Les solutions pour lutter contre ce fléau.
2. Saint-Cyr – l’attribution des lots de plage fait débat.
3. Toulon – Tapis rouge pour les auteurs locaux.
4. Tourves – Il avoue le meurtre de ses beaux-parents.
5. Le Mag(azine) des saveurs – Le safran, de Cotignac, un trésor du terroir varois.

Une blague (vraie) pour la route :
« Dans le Sud-Ouest, le thermomètre est surpris par les température qu’il doit marquer » (La Croix de Paris, 4 février 1956).

Nous sommes le 18 novembre et il est 7 heures.
J’arrête ici ces éphémérides et vous souhaite un bon et beau mardi.
Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.

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