EPHEMERIDES DU JEUDI 20 NOVEMBRE 2025

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EPHEMERIDES DU JEUDI 20 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (4976).

Illustration. Quand la poésie s’immisce dans notre vie quotidienne !

FÊTES :   « Journée Internationale des droits de l’enfant »

Nous souhaitons aujourd’hui leur fête aux 22 000 EDMOND de France.
Qui était donc le saint EDMOND historique – en anglais EDMUND – ? Tout d’abord, nous savons qu’il a vécu dans la deuxième moitié du IXe siècle et qu’il fut roi chrétien de la West-Anglie. Il fut fait prisonnier par les vikings qui l’attachèrent à un arbre et le criblèrent de flèches avant de lui trancher la tête et de le jeter dans un fossé. Ses restes furent plus tard transférés dans la basilique Saint-Sernin de Toulouse.

Sans rapport avec le saint du jour, le calendrier républicain dédiait le 30e du mois de Brumaire An II au ROULEAU AGRICOLE.

Le 20 novembre est la Journée Internationale des droits de l’enfant.

« Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité. »

Kofi A. Annan, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

C’est en 1996 que le Parlement français a décidé de faire du 20 novembre la « Journée Mondiale de défense et de promotion des droits de l’enfant » (loi 96/296 du 9 avril 1996). Cette journée internationale est un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Elle tente aussi de faire valoir la convention internationale des droits de l’enfant de 1989.

Une convention et des droits

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu’un enfant n’est pas seulement un être fragile qu’il faut protéger mais que c’est une personne qui a le droit d’être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l’endroit du monde où il est né. Et aussi qu’il a le droit de s’amuser, d’apprendre et de s’exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s’engager.

Ce texte est très important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour faire des droits des enfants une réalité. Les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c’est tout d’abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C’est à ce prix que les droits de l’enfant seront véritablement respectés.

L’UNESCO a toujours accordé une place significative à l’enfant au sein de ses programmes et de ses activités, qui visent notamment au développement optimal de la personnalité dès la petite enfance, au progrès social, moral, culturel et économique de la communauté, à l’appréciation des identités et valeurs culturelles, et à la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales.

Dicton : Entre la Toussaint et l’Avent, attends-toi à pluie et vent.

PENSEE :  : « Quand on sait que les dinosaures ont disparu si soudainement qu’on retrouve encore des œufs qui n’ont pas éclos, cela conduit à imaginer que, par tel ou tel mécanisme, par une défaillance totale des défenses immunitaire, par exemple, l’espèce humaine peut, elle aussi, disparaître » (Georges Duby, « Sur les traces de nos peurs », 2020).

Météo marine pour Sanary-sur-Mer : Avis de coup de vent au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps. Ensoleillé malgré quelques nuages arrivant en fin de matinée. Le soir, ciel peu nuageux. Vent de NW force 5 le matin temporairement force 6 en milieu de journée. Rafales atteignant 32 noeuds à partir du milieu de journée. Mer agitée. Houle petite et assez longue de WSW. Visibilité excellente. Température : 6 à 12°.

ÉPHÉMÉRIDES :

(Almanach faisant office de calendrier dont le contenu rappelle des événements accomplis dans un même jour à différentes époques, que l’on découvre chaque jour en retirant la feuille de la veille).

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR. (INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’Intégrale des éphémérides).

EXPEDITION D’EGYPTE : 1799 – 20 novembre (29 brumaire an VIII) : Le général en chef Kléber au Directoire Exécutif.Le 29 brumaire an VIII (20 novembre 1799). (Le citoyen Grosbert est parti du Caire le 30 brumaire an VIII – 21 novembre 1799) et d’Alexandrie pour la France le 7 frimaire (28 novembre 1799) – « Le citoyen Grosbert, chef de brigade d’artillerie et officier très distingué, ayant une indisposition qui ne lui permet pas de continuer les fatigues de la guerre, je lui ai fait délivrer son passeport pour la France. Mais connaissant en même temps son dévouement à la République, j’ai voulu le consoler de la peine qu’il éprouve de ne pouvoir continuer son service à l’armée, en utilisisant son voyage. En conséquence, je l’ai chargé de mes dépêches pour le gouvernement, après lui en avoir donné communication, afin que dans le cas où il serait contraint de jeter le paquet à la mer, il puisse rendre un compte verbal de ce qu’il contient. Je vous prie, Citoyens Directeurs, de vouloir bien ajouter foi à tout ce qu’il vous dira de ma part. Salut et respect. »

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 962e livraison. –1225 – 20 novembre : droits seigneuriaux sur Marseille Marseille – Convention entre Spino de Sorresina, podestat de Marseille, et Raimond des Baux, vicomte, sa femme Alasacie et ses fils. pour la cession de leurs droits seigneuriaux sur Marseille, avec promesse de défendre le commune contre toute personne voulant lui faire la guerre. Les contractants s’absoudront mutuellement des méfaits commis pendant le guerre. Raimond donnera en garantie le château de Vitrolles pendant trois ans, tous ses biens et le seigneurie de Châteauneuf que la commune gardera à ses dépens ; il n’imposera aucun nouveau droit sur son domaine, si ce n’est avec le consentement de la commune. Le podestat promet de recevoir Raimond et ses fils comme citoyens de Marseille, de leur donner une maison d’une valeur de 10.000 sous et 3.000 sous de pension annuelle (Dr Barthélemy, Inventaire…, n° 217 et 222).

SANARY :  762e livraison] : –1867 – 20 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Mercredi, St Edmond – Temps d’hiver. Vent d’ouest-nord-ouest ; forte brise et froide. Bon soleil. Nous avons su que les personnes qui ont été chercher des champignons sont revenues bredouilles. C’est-à-dire les mains vides. Ils étaient trois, ils en ont trouvé quatre !! On n’ira pas demain. Nous avons été voir ce soir la chapelle des Pénitents Blancs qui a été restaurée par notre curé. Elle est bien propre et bien disposée. Demain, on bénit une vierge à la suite de la messe. Cette vierge est destinée à être placée sur la porte d’entrée (archives).

LA SEYNE-SUR-Mer : 652e livraison. –1909 – 20 Novembre : DENOMINATION DES RUES DE LA SEYNE – L’Assemblée municipale de La Seyne revient sur une délibération du 26 Septembre 1905. Le Conseil municipal de La Seyne conduit alors par le Maire Jean Armand, pharmacien de son état, se réunit.

Sont présents : MM. Juès, Tisot, Lesquoy, Audiffren, Ferrandin, Pisan, Martel, Blan, Maïsse, Troubat, Gabriel, Cartier, Giraud, Massone, Tomasi, Campinchi, et Jean Armand qui préside la séance.

L’une des questions à l’ordre du jour porte sur la dénomination des rues. Sur la proposition du premier magistrat, l’Assemblée revient sur une délibération du 26 Septembre 1905, qui avait attribué ce jour-là des noms à trente rues de la ville. Il en demande l’annulation et des changements seulement pour onze d’entre elles. Sur les onze noms nouveaux à faire approuver, nous n’en retiendrons que deux : Saturnin Fabre et François Bernard tous deux anciens Maires de la ville. Aucune opposition ne se manifesta au sein de l’Assemblée et c’est ainsi que le quai principal du Port fut baptisé Saturnin Fabre et le quai Est appelé alors Regonfle fut dénommé François Bernard (Marius Autran, tome 2, 1988).

OLLIOULES: 652e  livraison. –1729 – 20 novembre : Menaces d’emprisonnement des notables d’Ollioules en vertu de l’ordonnance du Maréchal de Villars qui a donné contrainte contre la Communauté d’Ollioules de la somme de 60 000 livres dues envers l’exacteur (Castellan, 1937, p.161-162).

ÉPHÉMÉRIDES.

 L’INTEGRALE.

284 – 20 novembre : DIOCLETIEN, EMPEREUR – Le 20 novembre 284, Dioclétien accède à la dignité impériale. Cet empereur est originaire d’Illyrie (les rives de l’Adriatique) comme ses prédécesseurs immédiats. Il va restaurer pour un temps la puissance romaine et instaurer un gouvernement original à quatre, la tétrarchie.

1225 – 20 novembre : droits seigneuriaux sur Marseille Marseille – Convention entre Spino de Sorresina, podestat de Marseille, et Raimond de Baux, vicomte, sa femme Alasacie et ses fils. pour la cession de leurs droits seigneuriaux sur Marseille, avec promesse de défendre le commune contre toute personne voulant lui faire la guerre. Les contractants s’absoudront mutuellement des méfaits commis pendant le guerre. Raimond donnera en garantie le château de Vitrolles pendant trois ans, tous ses biens et le seigneurie de Châteauneuf que la commune gardera à ses dépens ; il n’imposera aucun nouveau droit sur son domaine, si ce n’est avec le consentement de la commune. Le podestat promet de recevoir Raimond et ses fils comme citoyens de Marseille, de leur donner une maison d’une valeur de 10.000 sous et 3.000 sous de pension annuelle.

Suivent les confirmations de cet accord : 1° par Bertrand et Guillaume de Baux, [fils de Raimond,] 13 décembre 1225 2° par Alasacie [de Marseille], femme de Raimond de Baux. 15 janvier 1226 ; 3° par Raimond V de Baux, autre fils de Raimond, 5 mars 1226 ; 4° par Raimond, Alasacie, Bertrand et Raimond, leurs enfants, à Hugolin. nouveau podestat 1er octobre 1226 ; 5° par Guillaume de Baux, autre fils de Raimond, au même Hugolin, 2 octobre 1226. Parmi les témoins de l’acte et des confirmations : Raimond de Trets Geofroi de Trets, frère d’Alasacie ; Raimond de Trets. Gaufridet de Trets, Rostan d’Agoult. (acte 446 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. comm. de Marseille, AA 5, fol. 68 v°. a. F. Portai, La République marseillaise, p. 356. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire…, n° 217 et 222).

1250 – 20 novembre : seigneurie de vauvenargues – Aix. Sentence de la cour d’Aix, ordonnant à Raimond de Roquefeuil, fils de Burgondion Ier, de restituer à Stéphanie, veuve de Pierre-Raimond de Rians, les droits et revenus de la seigneurie de Vauvenargues (Valleveranica), que d’abord sa tante Agnès de Marseille-Trets, veuve de Guillaume de Moustiers d’Entrevennes, puis lui-même avaient usurpés (Acte 542 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : La Major de Marseille, liasse 17, n° 92. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, archevêché d’Aix, G 1, fol. 63). Raymond de Roquefeuil est le 5ème fils de Burgondion (décédé en 1246), vicomte de Marseille, seigneur de Trets et d’Ollières, et de Mabille d’Agoult).

1288 – 20 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

Honor sancti Antonii, 20 novembre 1288 (acte notarié). Première appellation des Baumes ou Saint-Antoine, hameau de Marseille en 1872. Les religieux de Saint-Antoine y avaient fondé une maison pour recevoir les malades atteints de la lèpre connue sous le nom de Feu d’Enfer. Le nom de Baumes vient des excavations naturelles qui se rencontrent dans le tuf qui compose le sol de ce quartier (1872). Première mention : 26 septembre 1156 – Arles. Echange entre l’abbaye de Saint-Victor et Raimond Béren­ger II, comte de Barcelone, de la villa de Maurel en Aragon, donnée aux religieux par le roi Pierre Sanche, contre les droits du comte à Nans et Saint-Antoine. Parmi les témoins qui souscrivent : Geofroi de Marseille et Hugues, son frère. (Acte 245 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. A. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 119. a. Bouche, Histoire de Provence, t. TT, p. 121. b. Guérard, n° 944.

-Petrafocus, 20 novembre 1288 (acte notarié). Première mention de Pierrefeu, colline sur la limite des territoires des Pennes et de Marseille à Séon, où il y avait autrefois une vigie.— Pierrefeu était une seigneurie en partie dans le territoire de Marseille avec droit de juridiction.

1225 – 20 novembre : convention passée le 20 novembre 1225 entre Raimond des Baux et Spino de Sorresina, podestat de Marseille. Le 26 avril 1289, uneplainte est adressée au viguier par les députés du conseil de ville de Marseille, au sujet des infractions commises en matière de péages par Bertrand de Baux, Hugues et Raimond de Baux, frères, fils de feu Bertrand, et par Raimond de Baux, fils de feu Gilbert, à la convention, [passée le 20 novembre 1225,]  (voir l’acte n°416) entre Raimond de Baux, père dudit feu Gilbert, et Spino de Sorresina, podestat de Marseille. (acte 578 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. comm. de Marseille, AA 5. fol. 65. – Ibidem. CC 15. a. Dr Barthélemy, Recherches historiques ct généalogiques sur la maison des Baux, dans le vol. du Congrès archéologique de France, Arles, 1876, p. 401.Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 693.

1359 – novembre : A QUAND REMONTE LE CONCEPT D’UNE ARMEE NATIONALE ?  A la Révolution Française, diront certains. Eh bien non ! Il faut remonter quelques siècles auparavant, très exactement en novembre 1359. C’était en Provence, une Provence qui appartenait au Saint Empire romain germanique et non pas à la France, mais qui devait faire face aux contrecoups de la guerre de Cent ans que se livraient Anglais et Français.

Voici les faits :

Pour résister aux menaces liées à cette guerre qui lui est totalement étrangère, la Provence ne peut guère compter sur Naples où réside son seigneur majeur, le roi, mis à part l’éphémère présence de Philippe de Tarente (1356-1357) ou du sénéchal Roger de San Severino (1369). Face à l’Archiprêtre, l’un des chefs routiers, on a recours à des mercenaires conduits par le comte d’Armagnac. Expérience désastreuse car un nouveau danger apparaît quand la reine qui assure la régence ne peut trouver les sommes nécessaires au règlement de la solde des mercenaires qui s’incrustent et constituent un nouveau fléau. Le comté doit prendre en main sa défense. L’initiative revient alors aux Etats (clergé, noblesse et tiers-état réunis) et dans cette assemblée les représentants des villes jouent un rôle prépondérant. On le voit notamment lors de sa session de novembre 1359 quand elle substitue au vieux système de la cavalcade, la levée d’une armée nationale dont le recrutement et le financement seront désormais contrôlés par les Etats. Elle flanque le sénéchal de six conseillers « sur le fait de la guerre », deux par ordre, qui forment en fait un véritable conseil de gouvernement. Ces Etats expriment et mettent on pratique des vues qui émanent essentiellement des villes et des juristes qui dominent leur gouvernement. La prise en main de la défense du comté par les Etats de Provence marque l’entrée de la ville dans le jeu politique du pays. (H. Ribot, 2003).

1361 – 20 novembre : GUERRE DE CENT ANS : Réunion du duché de Bourgogne à la Couronne de France.

1396 – 20 novembre : Devant les caisses vides, un Conseil géné­ral de Toulon, formé des conseillers anciens et modernes et de 40 adjoints, décide à l’unanimité le doublement d’une rêve * et d’en vendre la ferme* (FT, 2020).

1423 – 20 novembre : Alphonse V d’Aragon et Marseille – Le sénéchal de Provence ordonna en 1322 l’aménagement d’une palissade en bois à l’extrémité de laquelle était fixée une chaîne barrant la passe du port de Marseille. Cette palissade est progressivement renforcée pour former en 1381 deux véritables piles de pont. À cette date la chapelle Saint-Nicolas fit l’objet d’importants travaux avec édification d’un chemin de ronde et d’une muraille allant jusqu’à la chaîne du port. Ce système de défense s’avéra inefficace lors de l’attaque de la ville par le roi Alphonse V d’Aragon, le 20 novembre 1423. Débarqués dans une anse voisine, les Aragonais prirent à revers la chapelle et les galères catalanes purent pénétrer dans le port. La ville fut pillée pendant trois jours et les Aragonais emportèrent comme trophée la chaîne du port qui se trouve toujours exposée dans la cathédrale de Valence (Espagne). En 1591 quatre particuliers Louis Naudet, Gabriel Delassus, Jean Beolan et Antoine Mascaron firent rebâtir la chapelle Saint-Nicolas.

1521 – 20 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – L’Entrefort ou l’Entretray, 1521 (acte aux archives de l’Evêché). Altitray – commune de Marseille, quartier rural du territoire de Saint-Marcel (1872). Notons la variante Altitray ou Camp d’Arène donnée à ce lieu le 13 septembre 1596 (acte aux archives de l’Evêché).Première mention : Altipressum, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).

1688 – 20 novembre : CONSULS ET HABITANTS D’OLLIOULES N’ONT AUCUN RESPECT POUR LES DECISIONS PRISES POUR SEPARER SANARY D’OLLIOULES – Ce jour-là, les consuls de Saint-Nazaire vinrent trouver les experts charger de délimiter l’emprise des deux communes : Sanary et Ollioules, pour leur dire que les Consuls et habitants d’Ollioules n’ayant aucun respect pour les arrêts du Conseil, leur faisaient une continuelle injure, montrant de la rébellion avec un constant mépris pour les consuls de Saint-Nazaire, se flattaient publiquement de faire arracher les termes. Le fils de maistre Foulcou, Antoine Foulcou, avait (…) effacé dans la journée d’hier les lettres « S.N. » avec de la crasse d’huile et (…) avait aussi voulu effacer avec des ordures les armes du second terme. Les experts se rendant sur les lieux constatèrent les faits et décidèrent de faire informer contre les auteurs de ces méfaits.

1696 – 20 novembre :

1. BLASON DE SANARY – Le blason de Sanary porte d’azur à une tour d’argent, sommée d’une croisette de même, la tour maçonnée de sable, ajourée d’une porte et de deux lucarnes de même, et côtoyée de deux palmes d’or, les tiges passées en sautoir. Il existe des variantes où la croisette est remplacée par un croissant, ou une étoile. La variante du croissant est une erreur de lecture du mot croisette, B. Rotger l’a bien montré. La variante de l’étoile est une pure fantaisie. La tour est souvent représentée renflée dans sa partie basse.

Origine : enregistré par d’Hozier sur l’Armorial de France, section Provence, en 1697, en exécution de l’Edit Royal de Louis XIV du 20 novembre 1696 (Arm. I,95 ; bl. II,1160 ; enr. 20 l). La première représentation date de 1688 sur les bornes érigées en limite d’Ollioules et Saint-Nazaire lors du détachement de la commune. Le seigneur Hyacinthe de Vintimille du Luc avait proposé à cette occasion à la nouvelle communauté de prendre son propre blason, ce qui avait été refusé par le Parlement d’Aix : cela aurait été une véritable délégation de pouvoir. Un seigneur et ses seigneuries, surtout indépendantes, devaient obligatoirement avoir des blasons distincts. Signification : La tour est une figure courante : celle-ci rappelle que l’origine de la ville est une tour construite par le seigneur aux alentours de 1300, mais qu’en 1507 les habitants étaient autorisés à s’installer “au pied de la tour”. La croisette, symbole chrétien est aussi une figure courante. Cependant, les palmes à l’intérieur de l’écu en tant que figures, sont beaucoup plus rares. Celles de Sanary rappellent que Saint-Nazaire, patron de la ville, a été martyrisé en 66 sous Néron. Elles sont donc les armes allusives de la ville, puisque Sanary est la prononciation provençale de Saint-Nazaire. Mais les palmes sont aussi dans toutes les religions, un symbole de résurrection et d’immortalité. Le palmier était un arbre de vie pour les Sumériens, les Assyriens, les Babyloniens, les Egyptiens, les Hébreux, même les Grecs, qui l’assimilent au Phœnix. Les premiers chrétiens accueillent Jésus à Jérusalem en agitant des palmes. Dans les Catacombes, c’est le symbole de la foi en la Résurrection. Pour les Musulmans, Dieu a créé le dattier avec le même limon qu’Adam. Devise : “Turris Civitatis Custodia” (la tour protège la cité). Comme il est normal, la devise est en rapport direct avec la figure du blason. Elle est d’ailleurs plus récente que lui, puisqu’elle ne date que d’une décision du Conseil Municipal de 1945.

2. BLASON DE RIBOUX – D’azur à trois raves d’argent, posées deux en chef, et une en pointe. Origine : Enregistré par d Hozier sur l’armorial de France, section Provence, en exécution de l’édit royal de Louis XIV du 20 novembre 1696 : Arm. II, 832 ; bl I, 1027 ; enr. 201. Remarquons que l’énoncé du blason n’est pas précédé du mot ‘porte”, ce qui signifie qu’en 1697, Riboux n’avait pas de blason à présenter. C’est donc à cette date qu’on lui en a constitué un. Signification : L’une des prononciations provençales modernes de Riboux est « rabo » , qui signifie aussi rave. D’où le choix des raves comme figures, ce qui en fait des armes parlantes. Et pourtant, ce ne sont pas les raves qui sont à l’origine étymologique de Riboux mais Ribols en 984 (quoique l’origine étymologique serait plutôt R-i-p,), comme l’olivier a toutes chances de l’être pour Ollioules. En revanche les couleurs des émaux, ici l’azur, et des figures, ici 1’argent, sont normales, et n’ont pas été inversées comme au Castellet ou à Ollioules, car le sinople n’a pas été choisi comme couleur.

1708 – 20 novembre : MARINS MORTS EN MER – Le 20 novembre 1708, nous trouvons sur le registre des sépultures, comme marin mort en mer, le nom de BERNARD Jacques (Rotger B., 1984).


1721 – 20 novembre : Jean-Raymond Mouraille – Né à Marseille dans la banlieue de Séon-Saint-Henri le 20 novembre 1721 et mort dans cette même ville le 30 décembre 1808, Jean-Raymond Mouraille fut un mathématicien, astronome, secrétaire perpétuel de l’Académie de Marseille et maire de Marseille du 13/11/1791 – 12/04/1793. Il était d’origine relativement aisée. Son père Jacques Mouraille marié à Thérèse Icard était fabricant de tuiles dans le quartier de Saint-Henri où se trouvent d’importants gisements d’argile (Réf. Ministère de la Culture).

1729 – 20 novembre : LE MAIRE DE SANARY EST INCARCERE – Giraud, consul (maire) de Sanary, est incarcéré à la demande du receveur de la viguerie jusqu’à ce que la communauté ait payé ses arrérages d’impôts. Celle-ci est obligée d’affermer le piquet pour 6 ans, contrairement aux usages (Rotger B., 1984). Menaces d’emprisonnement des notables d’Ollioules en vertu de l’ordonnance du Maréchal de Villars qui a donné contrainte contre la Communauté d’Ollioules de la somme de 60 000 livres dues envers l’exacteur (Castellan, 1937, p.161-162).

1767 – 20 novembre : UN ARRET LIMITE L’ORDONNANCE ROYALE DU 12 AVRIL 1767 SUR LES DEFRICHEMENTS – Par une demande à la cour afin de remédier aux abus, un arrêt limite l’ordonnance royale sur les défrichements du 12 avril 1767 précisant les défrichements dans les lieux « montueux et penchans » et « penchans et ardueux » (Mireille Maurel, 1974).

1789 – 20 novembre : EN DIRECT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE – Mirabeau a pris la parole pour répondre au projet fiscal de Necker : il a longuement démontré l’inutilité de transformer la Caisse d’Escompte en banque nationale. L’Assemblée a ensuite reçu une délégation des districts parisiens qui demandent la suppression des Volontaires de la Bastille : selon eux, cette formation est devenue inutile depuis la création des Gardes nationales de Paris (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 20 NOVEMBRE).

1791 – 16 et 20 novembre : LE CUMUL DES MANDATS ETAIT DEJA D’ACTUALITE – Ainsi le 16 novembre, Ambroise Imbert, nouvel élu du Beausset, démissionne de son poste de capitaine de la garde nationale, « cette place se trouvant incompatible avec celle d’officier municipal ». Pour les mêmes motifs, le 20 novembre, Joseph Portal cesse ses fonctions de secrétaire-greffier intérimaire du Beausset. Est nommé à cette place Joseph Barrallier, citoyen de la ville de Toulon (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).


1793 – 20 novembre (30 brumaire) :

1. REQUISITIONS – Réquisition du capitaine Georges et de deux officiers du 1er régiment de hussards détachés à Saint-Nazaire au sujet de la nourriture d’un cheval malade (20 novembre ou 30 brumaire)

2. LA BATTERIE DES « JACOBINS », PRETE A TIRER DES LE 20 NOVEMBRE, AVANT CELLES DES « HOMMES SANS PEUR » ET CELLE DES « BRAVES » (OU « CHASSE-COQUINS »), EST ARMEE DE 3 PIECES DE 24 ET DE 5 MORTIERS DE 8 ET DE 12. Dans son rapport au ministre du 14 novembre, Bonaparte précise : « Cette batterie est à 200 toises du camp anglais, battant leurs communications avec leur escadre » (Note de Paul Maurin-Carcopino : 400 mètres environ. Bonaparte dira plus tard que « s’il eut voulu fuir le poste de danger il se serait mis à 300 toises plutôt qu’à 800 : à la première distance les boulets passent souvent sur la tête, à la seconde, il faut que tous tombent quelque part»). Effectivement, elle bombarde la redoute et interdit les communications entre les vaisseaux et les arrières anglais qui se tenaient au large de Balaguier, objectif poursuivi de concert avec la batterie de soutien de la « Grande Rade ». En pilonnant méthodiquement les positions ennemies, les forces d’artillerie permettent aux troupes jetées en avant des lignes de se livrer à quelques coups de main (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 73-78). Dès le 20 novembre 1793, avec ses trois canons de 24, la batterie des « Républicains du Midi » ou « des Jacobins » du lieutenant Vermont a commencé à effectuer des tirs de harcèlement, à boulets rouges par-dessus la dépression existant entre la redoute ennemie, dite de Saint-Charles, située sur une croupe à l’est de Mulgrave, à la cote 65,9, et le fort de la tour de Balaguier. Ces tirs sont destinés à gêner tous les mouvements (acheminement de renforts, convois de ravitaillement et de munitions, transfert de blessés, etc.) qui peuvent s’effectuer sur le rivage de Balaguier, entre le fort de ce nom et celui de l’Eguillette, au nord, et par des embarcations ou chalands, dans la zone maritime avoisinante. La distance de ses canons à ces objectifs variait entre 1.400 et 1.800 mètres. D’autre part, avec ses mortiers de 12 pouces, Vermot ne manque pas de harceler les mêmes buts tout en prenant à partie les bas du versant oriental du Caire, notamment les voies d’accès à la principale organisation fortifiée anglaise, celle de Mulgrave ; cela ne l’empêche pas de coopérer au bombardement, proprement dit, de cet ouvrage et du fortin de Saint-Charles qui sont déjà battus par les « Hommes-sans-Peur » et, plus tard, le seront en outre par les « Chasse-Coquins » (Louis Baudoin, 1965, p. 374-375).

3. MALGRE LES CEREMONIES ROYALISTES, LE DRAPEAU BLANC, LA COCARDE BLANCHE, LES TOULONNAIS AVAIENT L’IMPRESSION DE MANQUER D’AIR ET D’ESPACE. La prise de Lyon par les républicains avait ému tout autant que celle de Marseille, si proche. On murmurait contre les Britanniques, a Ils nous prennent tout. Leurs troupes sont ridiculement peu nombreuses. Qu’attendent-ils pour en amener davantage, pour tenter des sorties? » Un mouvement de curiosité et d’espoir salua l’arrivée d’un nouveau Britannique de haut grade, le lieutenant général O’Hara, nommé commissaire royal à Toulon avec sir Gilbert Elliott (Charles O’Hara (1740 – 25 février 1802) était un officier de l’armée britannique qui participa à la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. En 1781 à la bataille de Yorktown, c’est lui qui remet, en signe de reddition, l’épée du lieutenant-général Charles Cornwallis. En 1792, il sert comme gouverneur de Gibraltar. Nommé lieutenant général en 1793, le 23 novembre il est capturé par les hommes de Bonaparte, lors d’une attaque au siège de Toulon. Gardé prisonnier à Paris, il est libéré en août 1795 en échange de la libération de Rochambeau. Il est de nouveau nommé gouverneur de Gibraltar le 30 décembre. Il est promu général en 1798. O’Hara décède le 25 février 1802, des suites de ses anciennes blessures). Le gouvernement de Londres distrayait ce militaire des fonctions très importantes de gouverneur de Gibraltar. — Cela ne peut signifier qu’une chose : les Anglais sont maintenant décidés à vraiment combattre. Le 20 novembre, le nouvel arrivant convoqua les membres du Comité général ainsi que d’autres notables toulonnais à l’hôtel du gouverneur. — Messieurs, nous devons vous donner lecture d’une lettre de Sa Majesté le roi d’Angleterre. Les visiteurs sentaient leur cœur battre. La lettre était très courte, elle disait ceci : « Le port et les vaisseaux ne seront restitués aux Toulonnais que moyennant le paiement d’une indemnité dont le montant sera fixé après la paix. » O’Hara reposa son papier. Les notables demeuraient muets, assommés par ce coup de massue. Enfin, le doyen du Comité général prit la parole : — Mais, monsieur le Commissaire royal, cette décision est contraire à l’accord du 29 août… — Nous ne pouvons, dit sir George Elliott, que vous faire part des décisions de notre souverain, à qui l’autorité sur la ville de Toulon a été confiée. Le Comité général délibéra dans une atmosphère de funérailles. Une idée vint à l’un de ses membres : — Il y a une issue. Demandons au comte de Provence de venir ici diriger l’offensive contre la République (Georges Blond, Toulon, 1967).

1795 – 20 novembre (2 frimaire an IV) : FRERON EST ENVOYE DANS LE MIDI AU TITRE DE COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT. Il s’est fait députer Servière et Niou ne lui paraissant pas assez vigoureux pour exécuter la loi dont il était le promoteur. « On a tout à coup fait autant de rebelles qu’il y avait d’habitants et de réfugiés à Toulon et Paris a donné grossièrement dans le panneau «dit la réponse de Durand Maillane au mémoire de Fréron si le Midi. Celui-ci institue à Toulon un régime de terreur : Réduits à la misère et au désespoir, les émigrés durent se réfugier au fond des forêts, dans les creux des rochers pour échapper aux colonnes mobiles qui les pourchassaient.

L’insurrection de prairial est interprétée comme un pur élan patriotique et les patriotes persécutés ont besoin de protection. Dès son arrivée à Marseille, dans une adresse datée du 2 frimaire (an IV) la commission municipale informe Fréron « qu’il y a dans la commune un grand fond de républicanisme mais qu’il existe aussi un vieux besoin de royalisme et d’anglicisme qui fermente et qui durera tant que les chouans du midi infesteront ce département. Le citoyen Servière est parti hier pour une tournée dans certaines communes gangrenées et notamment à Lorgues .  » Il est probable que Fréron, le nouveau dictateur du midi, n’est pas sans reproche; Durand Maillane l’accusera durement d’avoir réduit des Toulonnais à la fuite pour protéger ses amis, acquéreurs de biens nationaux, en particulier le général Gardanne qui s’est emparé de la belle propriété du Sieur Féraporte 30 jours avant que celui-ci ne soit inscrit sur la liste des émigrés (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

Biographie : Gardanne (Gaspard-Amédée) né à Sollies Pont (Var) 1758, mort à Breslau (1807) – habitait son pays, natal au moment du siège de Toulon. Il souleva les paysans et se mit à leur tête pour soutenir la Convention et servir utilement Toulon. Il fit la campagne d’Italie, fut blessé à Arcole, prit part à la bataille de Marengo, et commanda la Ligurie. Il se battit en 1806-l807 et fut blessé à la poitrine – Après la paix de Tilsitt, il revint en France pour la Silésie et mourut à Breslau des suites des fatigues de la guerre.

1799 – 20 novembre (29 brumaire an VIII) : Le général en chef Kléber au Directoire Exécutif.Le 29 brumaire an VIII (20 novembre 1799). (Le citoyen Grosbert est parti du Caire le 30 brumaire an VIII (21 novembre 1799) et d’Alexandrie pour la France le 7 frimaire (28 novembre 1799) Le citoyen Grosbert, chef de brigade d’artillerie et officier très distingué, ayant une indisposition qui ne lui permet pas de continuer les fatigues de la guerre, je lui ai fait délivrer son passeport pour la France. Mais connaissant en même temps son dévouement à la République, j’ai voulu le consoler de la peine qu’il éprouve de ne pouvoir continuer son service à l’armée, en utilisisant son voyage. En conséquence, je l’ai chargé de mes dépêches pour le gouvernement, après lui en avoir donné communication, afin que dans le cas où il serait contraint de jeter le paquet à la mer, il puisse rendre un compte verbal de ce qu’il contient. Je vous prie, Citoyens Directeurs, de vouloir bien ajouter foi à tout ce qu’il vous dira de ma part. Salut et respect. »

1815 – 20 novembre :

1. TRAITE DE PARIS ET FIN DE L’EMPIRE – Le traité de Paris du 20 novembre 1815 sanctionne le retour de Napoléon de l’île d’Elbe et sa défaite à Waterloo. Les signataires en sont l’Angleterre, la Prusse, la Russie, l’Autriche et la France. La France est  » condamnée  » à payer une indemnité de guerre de 700 millions de francs aux alliés. Elle devra subir l’occupation de leurs troupes durant trois ans. Les frais d’entretien de cette armée d’occupation seront à sa charge.

2. SUPPRESSEION DES PREFECTURES MARITIMES – Le 20 novembre, une ordonnance du Ministre de la Marine Dubouchage supprimait les Préfectures Maritimes et rétablissait l’ordonnance de 1776 sur la Marine. Les collaborateurs de Burgues de Missiessy furent ainsi désignés : Major général : le capitaine de vaisseau Comte de Verrières ; Major : le capitaine de vaisseau Bardel de Mercuret ; Directeur des Constructions Navales : l’ingénieur Barral- lier, l’ancien « collaborateur » des Anglais ; Sous-directeur des Constructions Navales : l’ingénieur Garnier Saint-Maurice ; Directeur du Port : le capitaine de vaisseau Le Côat de Kerveguen ; Sous-directeur du Port : le capitaine de vaisseau Isnard de Cancelade ; L’Intendant de la Marine : Dupont, Conseiller d’Etat ; Commissaire général : Pouyer ; Contrôleur : Sanson. Le commandement appartenait à la noblesse, les administrateurs étaient roturiers : le schéma était respecté. Le vieux conflit entre « l’épée » et « la plume » était ressuscité à Toulon (Jean Bernardini, 1970).

1816 – 20 novembre : JOURNAL DE STENDHAL EN ITALIE – 20 NOVEMBRE 1816. – Galli est enrhumé ; on nous redonne un opéra de Mayer, Elena, qu’on jouait avant La Testa di bronzo. Comme il parait languissant !

Quels transports au sestetto du second acte ! Voilà cette musique, de nocturne, douce, attendrissante, vraie musique de la mélancolie, que j’ai si souvent entendue en Bohême.

Ceci est un morceau de génie que le vieux Mayer a gardé depuis sa jeunesse, ou qu’on lui a donné ; il a soutenu tout l’opéra. Voilà un peuple ne pour le beau : un opéra de deux heures est soutenu par un moment délicieux (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 – Journal).

1828 – 20 novembre : lettre anonyme transmise par le  Sous-Préfet de TOULON au Maire de Sanary, qui fait l’historique des constructions qui enserrent la tour et évoque des abus de construction que la justice ne put empêcher – Bien souvent nous entendons les gens s’étonner de voir des maisons construites autour de la TOUR. C’est une vieille affaire, puisque des constructions dans les « brayes » de la tour sont citées en 1507. Par la suite, et surtout après le comblement des fossés en 1704, d’autres cons­tructions s’élevèrent comme l’auditoire de justice, la petite maison avec écurie du seigneur de VINTIMILLE, propriétaire de ces terres. Nous pensons que la communication d’une lettre anonyme de 1828, pourra éclairer les lecteurs. La voici. En son temps, le Sous-Préfet de TOULON la transmit au Maire qui en vérifia le bien-fondé. Elle pourra éclairer ceux de nos concitoyens que ces constructions autour de la tour ont tou­jours intrigué :] « Saint-Nazaire, le 20 Novembre 1828 – Monsieur le Sous-Préfet, Je crois servir mon pays en vous adressant la présente qui vous fera part ce qui se passe et qui selon les vues de nombre de citoyens n’est pas dans l’ordre, allons au fait. Il y a une tour en cette commune: elle a été bâtie isolée. Dans le temps qu’on a bâti des maisons du côté de l’ouest et du nord, il y restait une cour assez vaste q1!i de l’est était entourée et close par une haute muraille ainsi que du midy, sur le coin du midi, à l’est, il était une petite maison qui servait de juridiction. On dit que la cour du midi fesait partie de la vente (NDA. Exact) mais l’acquéreur y fit bâtir du côté du levant un lieu d’aisance dont le mur va prendre appui sur le mur de la tour et presque vers la porte de la tour qui est presque au milieu, le même acquéreur a fait bâtir en 1801 sur le mur de clôture un carré qu’il y a joint à la maison du coin nord et est en prenant le ter­rain de la cour. Aujourd’hui il répare cette maison pour la rendre habi­table et il y fait bâtir dans la cour sur l’angle du coin nord et est, un mur qu’il élèvera on ne sait à quelle hauteur et cela pour lui servir de latrine ou commodité et on dit qu’il a encore des vues d’agrandissement. On croit généralement que la cour dont il dispose ne lui a pas été vendue; deux autres particuliers ont fait des latrines ou lieux d’aisance dans cette cour. y ont-ils été autorisés ou non, c’est ce que les citoyens ignorent, ces trois lieux d’aisance donnent suivant le temps des odeurs qui incom­modent les passants surtout lorsqu’il y a quelque fêtes et que l’on danse l’après-midi à l’ombre de la tour. L’autorité laisse faire... » Cette lettre fut transmise au Maire par le Sous-Préfet de TOULON le 31 Décembre 1828. Il semble que le propriétaire GUIGOU, riche négo­ciant de MARSEILLE fut dans son bon droit car on ne fit rien pour arrêter les travaux entrepris et cela est très dommage, car à partir de là, la tour qui avait si souvent servi de prison allait à son tour devenir prison­nière ! (Rotger B, “Revue municipale de Sanary).

En 1828, le cadastre nous donne comme propriétaires des lots de la Tour de Sanary : n° 1, Louis SABATIER, patron pêcheur (la confrérie Saint Pierre, des pêcheurs, est partie s’installer rue Saint-Pierre depuis 1786. Elle est devenue Prud’homie en 1782 dans le même local) ; n° 2 et 3, VERLASQUE, perruquier ; n° 4, Jean-Joseph GUIGOU, négociant ; n° 5, Elzéard, Pierre, Mathieu GRANET ; n° 6, Jean-Joseph GUIGOU qui a acheté cette maison en 1792 comme bien national. Le même a acheté en 1788 l’auditoire de justice et sa cour à Charles Emmanuel de Vintimille, seigneur baron (lots n° 7 et 8). La tour et ses dépendances, c’est-à-dire tout le terrain autour est devenu propriété de la commune de Saint-Nazaire à la Révolution.

1840 – 20 novembre : Beurmann (Jean, Ernest, baron de) — Maire de Toulon par ordonnance du 20 novembre 1840, puis encore du 23 octobre 1843. Né à Strasbourg le 25 octobre 1775, soldat le 23 janvier 1788, général de brigade, maréchal de camp le 23 octobre 1811, grand officier de la Légion d’honneur, chevalier de Saint Louis, 55 ans de service, 25 campagnes. Mort ; à Toulon le 10 octobre 1850 (abbé Bouisson, 1936).

1844 – 20 novembre :  à Sanary – les olives commencent à se colorer le 1er octobre et mûrissent le 20 novembre (Statistique du département du Var, 1844 – chapitres se rapportant à Sanary).

1861 – 20 novembre : DECES D’HENRI LACORDAIRE – Religieux dominicain, avocat de formation puis prêtre, Henri Lacordaire tenta de concilier le christianisme et le libéralisme politique. Élu député de gauche à l’Assemblée constituante en 1848 comme son ancien ami Lamennais, il démissionna après la brutale répression des émeutes ouvrières de mai et juin 1848.

1867 – 20 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Mercredi, St Edmond – Temps d’hiver. Vent d’ouest-nord-ouest ; forte brise et froide. Bon soleil. Nous avons su que les personnes qui ont été chercher des champignons sont revenues bredouilles. C’est-à-dire les mains vides. Ils étaient trois, ils en ont trouvé quatre !! On n’ira pas demain. Nous avons été voir ce soir la chapelle des Pénitents Blancs qui a été restaurée par notre curé. Elle est bien propre et bien disposée. Demain, on bénit une vierge à la suite de la messe. Cette vierge est destinée à être placée sur la porte d’entrée.

1869 – 20 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary  – Samedi, St Edmond – Nous voilà revenus malheureusement au vent d’ouest qui va sécher ce qui est déjà très sec. Le matin, de bonne heure, on aurait u croire qu’il pleuvrait tellement le ciel était couvert à la partie de l’Est. Mais voilà que le vent d’ouest a pris le dessus. Comme à la suite d’une renverse. Ce matin, le thermomètre était à 9° centigrades. Avec ce temps, rien ne se fait à la campagne (où) il y avait tant de choses à faire. Pour les chasseurs, rien ne passe plus. Ce soir, le vent continue avec mauvaise figure. La mer est couverte d’un nuage très noir et très épais. Ce qui annonce un temps très mauvais.

1871 – 20 novembre : DECRET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ORGANISANT LE ELECTIONS DES PRUD’HOMMES DES PECHEURS : Au nom du peuple français, le Président de la République décrète le 20 novembre 1871 : « – Sont seulement membres des Communautés les patrons pêcheurs titulaires d’un rôle d’équipage qui ont exercé leur profession pendant un an dans la circonscription de la Prud’homie à laquelle ils demandent appartenir. – Les Prud’hommes sont choisis parmi les membres de la Communauté âgés de 40 ans et ayant exercé la pêche pendant 6 ans dans la juridiction. – Le scrutin a lieu à bulletin secret sur l’appel nominal fait par le secrétaire archiviste de tous les membres de la Communauté (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 53).

1873 – 20 novembre : SEPTENNAT POUR LE PRESIDENT DE LA TROISIEME REPUBLIQUE – Une loi institue le septennat pour le président de la IIIe République. En fait, l’Assemblée nationale vote une loi qui confie la Présidence de la République au maréchal de Mac-Mahon pour sept ans. Cette mesure prise à titre conservatoire sera appelée à durer… 127 ans…

1875 – 20 novembre : INEFFICACITE DE LA MADRAGUE DES EMBIEZ – Dans une lettre du 20 novembre 1875 adressée au général Rose, propriétaire à Sanary, Louis Dodéro, secrétaire de la prud’homie de Six-Fours, fait état de l’inefficacité de la madrague (des Embiez) « qui n’avait rien pris » pendant un mois et demi, sauf un jour huit petits thons, mais qui occupait 34 postes de pêche, et ajoute que le principal argument invoqué du rétablissement des madragues pour l’alimentation, publique ne tient pas (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77).

1876 – 19 novembre. Menpenti – Inauguration de l’église Saint-Défendent. Le 20 novembre, le nouveau curé Goirand est officiellement installé dans une église complètement nue, avec une modeste chaire provisoire, un confessionnal d’occasion, un tapis composé de morceaux disparates mais rien n’arrêtera le pasteur éclairé.  Ce quartier du 10ème arrondissement, appartient au 3ème Secteur de la Ville de Marseille. Menpenti. 4.130 habitants (2012).

1900 – 20 novembre : ECOLES DE FORMATION DES MECANICIENS DE LA MARINE – À partir de novembre 1900, trois écoles formèrent des mécaniciens :

1) L’ECOLE DES MECANICIENS DE BREST instruisait pendant 18 mois des élèves quartiers-maîtres mécaniciens; elle cessa son activité dès 1914.

2) L’ÉCOLE des OUVRIERS MÉCANICIENS de LORIENT (arrêté ministériel paru le 30/12/1901).

En novembre 1900, 1’État-major constitué de trois officiers et quelques instructeurs accueillait la première promotion d’une centaine d’apprentis dans les anciens bâtiments de la Compagnie des Indes. L’arrêté de création ne sera publié qu’en décembre 1901. Le 18 juin 1940 fut la date de son évacuation partielle avant l’occupation allemande. Le 18 juillet un détachement militaire d’apprentis et d’instructeurs rejoint l’école de St-Mandrier ; l’école est définitivement fermée. Les bâtiments sont détruits lors des bombardements de 1943. L’école ne sera pas rouverte.

3) L’ECOLE DE TOULON instruisait pendant deux ans des élèves mécaniciens; elle cessa de fonctionner en 1928 (HISTORIQUE DES ÉCOLES DE MÉCANICIENS ET ÉNERGIE DE LA MARINE)

1903 – 20 novembre : CARTES POSTALES ILLUSTREES – Dans le but de favoriser l’industrie des cartes postales illustrées, M. Trouillot, ministre du commerce, vient de prendre un arrêté autorisant l’envoi par la poste de cartes postales illustrées d’un nouveau type : le recto est divisé en deux parties réservées, celle de droite à l’adresse, celle de gauche à la correspondance. Le verso pourra être ainsi consacré entièrement à l’illustration (Le Figaro, 20 novembre 1903).

1909 – 20 Novembre : DENOMINATION DES RUES DE LA SEYNE – L’Assemblée municipale de La Seyne revient sur une délibération du 26 Septembre 1905. Le Conseil municipal de La Seyne conduit alors par le Maire Jean Armand, pharmacien de son état, se réunit.

Sont présents : MM. Juès, Tisot, Lesquoy, Audiffren, Ferrandin, Pisan, Martel, Blan, Maïsse, Troubat, Gabriel, Cartier, Giraud, Massone, Tomasi, Campinchi, et Jean Armand qui préside la séance.

L’une des questions à l’ordre du jour porte sur la dénomination des rues. Sur la proposition du premier magistrat, l’Assemblée revient sur une délibération du 26 Septembre 1905, qui avait attribué ce jour-là des noms à trente rues de la ville. Il en demande l’annulation et des changements seulement pour onze d’entre elles. Sur les onze noms nouveaux à faire approuver, nous n’en retiendrons que deux : Saturnin Fabre et François Bernard tous deux anciens Maires de la ville. Aucune opposition ne se manifesta au sein de l’Assemblée et c’est ainsi que le quai principal du Port fut baptisé Saturnin Fabre et le quai Est appelé alors Regonfle fut dénommé François Bernard (Marius Autran, tome 2, 1988).

1910 – 20 novembre

1. MORT DE L’ECIVAIN RUSSE LEON TOLSTOÏ, sur le quai de la gare d’Astapovo (Le Figaro, 20 novembre 1910)

2. AU MEXIQUE, LA REVOLUTION COMMENÇA LE 20 NOVEMBRE 1910 par l’appel de Francisco Madero à une insurrection contre la réélection à la présidence du général Porfirio Diaz. Après des débuts difficiles, le soulèvement qui avait connu ses premiers succès dans le nord du pays, s’étendit à d’autres régions, notamment au Morelos, où Emiliano Zapata luttait pour la restitution des terres communales spoliées par les grands propriétaires. La tournure des événements amena le président Díaz à démissionner en mai 1911.

1914 – 20 novembre : NOUS TROUVONS DANS LE MIROIR N°54 DU 6 DÉCEMBRE 1914 : “LA GUERRE – VENDREDI 20 NOVEMBRE.

1. LA JOURNÉE A ÉTÉ CALME et dépourvue d’événement militaire sur la ligne de feu en Flandre et en France. Du côté russe, où aucune décision n’a encore été obtenue, aucune indication précise. Dans la mer Noire, l’escadre russe a attaqué le Breslau et le Gœben, et infligé à ce dernier de sérieuses avaries.

2. DES DÉPÊCHES DE ROME annoncent que le prince de Bulow, ancien chancelier impérial et prédécesseur de M. de Bethmann-Hollweg en cette charge, serait nommé ambassadeur d’Allemagne au Quirinal. Ce serait la suprême tentative de pression du cabinet de Berlin sur celui de Rome, l’ambassadeur qui était hier encore en fonction, M. de Flotow, ayant totalement échoué dans ses intrigues.

3. LES ALLEMANDS, DANS LEURS JOURNAUX, COMMENCENT À AVOUER L’ÉNORMITÉ DES PERTES qu’ils ont subies durant les quinze premières semaines de la guerre : c’est manifestement qu’ils sentent l’impossibilité de les taire plus longtemps.

4. L’AUTRICHE LEVE SES DERNIERES RESERVES en prenant tous les hommes qui jusque-là avaient été reconnus impropres au service.

1916 – 20 novembre :

1. LE 62400 M1, CHAR PROTOTYPE N° 2 DE LA SECTION TECHNIQUE AUTOMOBILE CONSTRUIT PAR L’EQUIPE DE CHARLES FOUCHE. Il est construit sur la base du deuxième châssis réalisé à partir de 2 tracteurs Baby Holt, Ce char sera présenté équipé d’un canon de 120 mm Bacquet, puis testé en char bulldozer surnommé  » l’Automobillette », parce que construit dans les locaux de cette ancienne société automobile. Ce char est comptabilisé comme char St Chamond n° 400 dans une Note du 20 Novembre 1916, note rendant compte de l’état des engins chenillés (St Chamond, Schneider et Holt) présents au Trou d’Enfer.

2. LA MEDAILLE COMMEMORATIVE DE LA BATAILLE DE VERDUN est une décoration créée par la ville de Verdun le 20 novembre 1916 pour commémorer la bataille de Verdun. Ce n’est pas une médaille officielle, mais l’insigne des « soldats de Verdun ». Seuls ont droit à cette médaille les anciens combattants des armées françaises ou alliées qui se sont trouvés en service commandé entre le 31 juillet 1914 et le 11 novembre 1918, dans le secteur de Verdun, compris entre l’Argonne et Saint-Mihiel, dans la zone soumise au bombardement par canon. Les noms des soldats de Verdun sont inscrits sur le registre qui est déposé dans la crypte du monument à la victoire élevé en plein centre-ville et sur les livres d’or entreposés dans le musée de guerre de la Ville de Verdun.

1917 – du 20 novembre au 4 décembre : LA « BATAILLE DE CAMBRAI », terme qui désigne l’attaque menée en novembre 1917 contre les défenses allemandes de la ligne Hindenburg, appartient à la litanie des offensives meurtrières et inutiles menées sur le front ouest. Cependant, elle est marquée, pour les deux camps, par des innovations tactiques importantes qui annoncent les méthodes de combat mises en œuvre en 1918 pour sortir de l’impasse stratégique dans laquelle est plongé le front ouest depuis l’automne 1914. La nouveauté la plus spectaculaire, c’est l’emploi, par les Britanniques, pour la première fois, des chars d’assaut comme élément décisif de la bataille. Mais ce sont peut-être les méthodes de contre-attaque mises en œuvre par l’armée allemande qui constituent l’initiative la plus importante, à court et moyen termes. ’attaque est lancée le 20 novembre à 6h20, sur un front large de 10 km. Le Tank Corps engage 476 machines (dont 350 armées) ; six divisions d’infanterie ont été concentrées pour l’assaut. Le bombardement qui accompagne l’attaque a été très bien minuté et prend les Allemands par surprise ; en certains points du front, les Britanniques utilisent des gaz tirés par des Livens. Précédés par un véritable rideau d’explosions, les chars progressent très rapidement et atteignent les tranchées adverses. Pour la première fois depuis sa création, la ligne Hindenburg est percée en profondeur. La surprise et la terreur provoquées par les tanks, déclenchent le repli de plusieurs unités allemandes, alors que les Britanniques font près de 8 000 prisonniers au cours de la première journée de l’offensive. La progression est la plus rapide observée parmi toutes les attaques menées depuis 1914 et, au soir du 20 novembre, les avant-gardes britanniques ont avancé de 9 km et sont à 6 km de Cambrai. Lorsque les combats prennent fin, le 4 décembre, ce qui était à l’origine un succès inespéré des Britanniques a tourné à l’échec complet. Tout le terrain initialement gagné a été abandonné, et les pertes humaines des deux camps sont aussi équilibrées qu’élevées : 44 000 tués, blessés et disparus (dont 6 000 prisonniers) pour les Britanniques ; 45 000 pour les Allemands, dont 10 000 prisonniers…(d’après Yves LE MANER, Directeur de La Coupole, Centre d’Histoire et de Mémoire du Nord–Pas-de-Calais).

1942 – 20 novembre : MISSIONS D’ESCORTE DANS L’ATLANTIQUE – Du 18 au 21, et du 28 novembre au 1er décembre, l’aviso-dragueur Commandant Rivière est de patrouille au départ de Dakar, puis grand garde et retour à Dakar.

1942 – 20 novembre :

1. EN FRANCE, LE PRESIDENT DU CONSEIL PIERRE LAVAL FAIT UN NOUVEAU DISCOURS RADIODIFFUSE, DECLARANT ENCORE UNE FOIS SON APPUI A L’ALLEMAGNE, qui « va gagner la guerre, et que l’alternative (pour la France) est d’être dirigée par des juifs et des communistes. Les Etats-Unis et l’Angleterre sont en train de dépecer la France petit à petit… c’est l’intérêt de la France et de la paix à venir que nous tentions une réconciliation avec l’Allemagne…. l’entente avec l’Allemagne est la seule garantie de paix en Europe ».

2. L’ESCADRE DE TOULON SE PREPARE AU SABORDAGE – Du 20 au 26 novembre 1942, l’Agent Technique Principal Aimé Massot a été chargé de faire des conférences assorties de démonstrations pratiques, à bord des bâtiments des F.H.M. M. Massot expliquait notamment l’art et la manière d’utiliser les explosifs. La préfecture maritime s’était chargée d’organiser ces séances.

Déjà, au début de novembre, le chef de la section « Etudes de Pyrotechnie » à la D.G.A.N. de Toulon, l’ingénieur en chef Lyner de la Barbée, avait confié à l’ingénieur Breton, du groupe des « Etudes-déminage », le soin de participer, par la rédaction de consignes techniques, à la préparation d’une instruction très secrète sur le sabordage des navires. Cette instruction était en cours de rédaction lorsque, le 20 novembre, était arrivé à la Pyrotechnie l’ordre de désigner immédiatement un artificier capable d’effectuer, à bord des bâtiments et dans les principaux ouvrages, des démonstrations appuyées par de véritables conférences. L’agent technique principal artificier, Aimé Massot, qui travaillait à la rédaction de l’instruction, et devait être, de ce fait, plein de son sujet, avait été choisi.

« Le 20 novembre, dit-il, je reçus de mes supérieurs l’ordre de me rendre à bord des bâtiments de guerre pour faire des conférences avec démonstrations pratiques à l’appui, afin de parfaire l’instruction du personnel des bords et à terre chargés de détruire ou rendre hors service tout bâtiment, ouvrage ou matériel de tir, autrement dit, d’être en mesure de mettre en action une charge destructive.

« Au cours de cette instruction, pour mettre ces personnels (…) « en sympathie » avec la manipulation d’un amorçage, d’un engin explosif de faible ou forte capacité, je leur donnais a priori quelques indications communes sur la constitution des éléments actifs, leurs propriétés et enfin les résultats qu’ils obtiendraient. « Chaque élément constituant les parties actives d’un amorçage faisait l’objet d’une démonstration pratique à l’appui. C’est-à-dire qu’au cours de ces conférences, je faisais fonctionner aussi bien la mise de feu de mèche lente qui brûle un mètre en quatre-vingt-dix secondes que du cordeau détonant qui détone de l’ordre de sept mille mètres seconde. « Je leur montrais ensuite la façon de monter un amorçage avec détonateur inerte, puis un paquet de pétards également inertes et enfin l’introduction de l’ensemble dans le logement d’amorçage de l’engin destructeur.

« Lorsque j’avais terminé cette instruction, je rassemblais tous les élèves sur le pont de leur bâtiment, j’allumais une mèche de cinq à six secondes de durée au bout de laquelle était un pétard amorcé et j’envoyais le tout à l’eau à proximité de leur bâtiment. Une explosion s’ensuivait après cinq à six secondes, suivie d’une gerbe variant avec la hauteur d’eau (Cahier du Patrimoine ouest-varois n°14).

3. DEUXIEME SEJOUR D’OCCUPATION ALLEMANDE A SANARY, du 20 novembre au 19 décembre 1942 (Cahier du Patrimoine ouest varois n°10).

4. BATAILLE DE STALINGRAD : Sur le flanc sud du front, la seconde pince soviétique commence son attaque. Constitué des LVIIe et LIe armées, du front de Stalingrad commandé par le général Yeremenko, la pince sud se précipite sur la IVe armée roumaine, aussi mal équipée que la IIIe contre la pince nord, et provoque le chaos dans la ligne de défense de l’axe, malgré la défense acharné de la 29e division motorisée allemande.

A la fin de la journée plus aucune unité roumaine organisée ne se trouve entre les forces soviétiques du sud et le Don.

Au nord la pince soviétique continue sa pression sur le 11e corps allemand, sur le flanc de la VIe armée. Le 48e corps blindé allemand est quant à lui repoussé avec de fortes pertes, le 26e corps blindé soviétique libérant Perelazovsky, à 130km au nord-ouest de Stalingrad.

D’une manière générale les forces soviétiques font de large progrès dans la direction de Kalach, point de jonction prévue pour les 2 pinces soviétiques.

5. GUERRE SUR MER : Le sous-marin allemand « U263 » attaque le convoi KMS-3 à l’ouest de Gibraltar et coule le cargo britannique « Grangepark » et le cargo norvégien « Prins Harald ». Le « U181 » coule le cargo grec « Corinthiakos » au large de Maputo, au Mozambique. Le « U177 » coule le cargo américain « Pierce Butler » au nord de Durban, en Afrique du sud.

-1945 – 20 novembre :

1. PROCES DE NUREMBERG – ouverture du procès de Nuremberg qui durera jusqu’en octobre 1946 (Jean-Charles Volkmann, 2003). Le procès de Nuremberg est déclaré ouvert par le juriste britannique Geoffrey Lawrence. Le tribunal a été institué le 8 août ; les 21 accusés nazis doivent répondre de « crimes contre la paix par voie de conspiration, crimes de guerre, crimes contre l’humanité», cette dernière accusation étant en voie d’élaboration. Au cours des audiences s’accumulent les faits et témoignages notamment ceux qui concernent le processus d’extermination des juifs européens. Le procureur général des procès de Moscou, M Vychinski, se rend sur place et les Soviétiques tentent de mettre au compte des Allemands le massacre de Katyn (1940). Le 1er octobre 1946, le verdict du tribunal est prononcé : les condamnés (Seyss-Inquart, Ribbentrop, Keitel, Jodl, Kaltenbrunner, Streicher, Sauckel, Rosenberg, …) sont exécutés le 16 ; Goring s’est suicidé la veille; Rudolf Hess est condamné à la prison à vie ; Albert Speer, le maître de l’économie de guerre du Reich, à vingt ans de prison ; Schacht et von Papen sont acquittés. Le procès marque un tournant dans l’histoire ; avec lui, la notion de « crime contre l’humanité» se trou­vera établie: « … c’est-à-dire l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout acte inhumain contre toutes les populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les per­sécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux, lorsque ces actes ou persécutions, qu’ils aient constitué ou non une violation du droit interne du pays où ils ont été perpétrés, ont été com­mis à la suite de tout crime entrant dans la com­pétence du tribunal ou en liaison avec ce crime.» L’un des juristes français présent, Edgar Faure, considère que Nuremberg marque « un élargissement de la conscience collective de l’humanité. »

2. Un phare de 4 mètres remplace le gardien millénaire des côtes marseillaises.

Planier, le phare et l’île, que connaissaient si bien les Marseillais, rendez-vous de magnifiques promenades en mer, n’a pas non plus échappé à la rage des destructions nazies.

L’ilot servaitdepuis des siècles de lieu de signalisation», pour les navigateurs. Il y a deux mille ans existait déjà une tour gé­noise où étaient allumés des feux. Cette dernière fut rebâtie au XIVe siècle puis modernisée en 1774. Enfin, 1881 fut inauguré le phare haut de 62 mètres dont les feux croisés portaient à 37 miles (59 km).

Hélas de Planier il ne reste plus qu’un amas de ruines informes, de blocs monstrueux, de ferrailles tordues et rouillées. Des morceaux de la corniche – qui était peinte en rouge – font des ta­ches vives et semblables à des empreintes sanglantes lais­sées par des vandales géants. Rien n’a été épargné ; seul un poulailler intact, témoigne encore tristement d’une vie antérieure.

 Mais Planier revivra. Dé­jà des ouvriers élèvent près des décombres une maison de briques qui servira d’abri aux bâtisseurs. Une nouvelle tour et des bâti­ments modernes naîtront de ces ruines. Le nouveau phare aura les mêmes ca­ractéristiques que le pré­cédent. L’an prochain sera installé, sur un pylône de 15 mètres, un feu électri­que tournant. Déjà un petit phare, fonctionnant au gaz propane, monté sur un py­lône de 4 mètres, a succédé provisoirement à son gi­gantesque prédécesseur

Et Planier, bouleversé et meurtri, mon­te encore une garde vigilan­te et solitaire au large des côtes marseil­laises. (A. CARASSO).

1947 – 20 novembre : MARIAGE PRINCIER EN GRANDE-BRETAGNE – Le 20 novembre 1947, la future reine Elizabeth II épouse à Westminster son cousin, le prince Philip Mountbatten. Le prince, qui descend comme elle de la reine Victoria, est le neveu du roi Constantin 1er de Grèce. Son père, l’année même de sa naissance, a été banni de Grèce pour avoir permis à ses troupes de fuir devant les Turcs. En 1947, Philip est naturalisé sous le nom de Mountbatten. En épousant Élisabeth, il devient prince consort et duc d’Édimbourg. Les naissances s’enchaînent : Charles, le 14 novembre 1948 ; Anne en 1950, Andrew en 1960 et Édouard en 1964.

1948 – 20 novembre : F.C.M. LA SEYNE – Lancement du cargo Foria par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (pour la compagnie Cyprien Fabre (marine marchande / moment 26).

-1951 – 20 novembre : Gérard Philippe est éblouissant dans « Le Cid » au TNP.

1952 – 20 novembre : DU BÂTON DE MARECHAL À L’EPEE D’ACADEMICIEN – Election du maréchal Juin à l’Académie française.

1969 – 20 novembre : LES DAVIN DE SAINT-MANDRIER – Marius Davin – né à Saint-Mandrier en 1905, époux de Marguerite Feuchot depuis 1929 – vient de décéder dans la presqu’île. Ses obsèques seront célébrées le jeudi 20 novembre. Il était le fils d’Henri Davin (1880-1951) qui, avec ses quatre fils, ont pratiqué le métier de testeur (« saurraire » en provençal, de « saur » qui signifie lest). Ce mot désignait aussi bien la profession, les hommes qui l’exerçaient que le bateau employé (une tartane de dix-sept mètres de long sur cinq de large environ). On disait à l’époque : faire le lesteur.

Ecoutons Dominique Davin, le dernier des lesteurs mandréens : « Autrefois, les cargos, quand ils arrivaient chargés comme des bourriques à Toulon, ils vidaient leur cargaison au port marchand, et quand ils étaient « allèges » (vides), ils avaient besoin de lest; et c’est là qu’ils utilisaient les tartanes. Ils passaient des commandes de sable ou de gravier et les tartanes allaient charger à Sainte-Marguerite, même à la Carraque, où il y a la base aéronavale maintenant Après, ils accostaient les cargos et ils vidaient le sable ou le gravier pour les lester, de façon que leur unique hélice soit complètement immergée ». Le sable servait également, et surtout, à la construction. Les entrepreneurs de maçonnerie travaillaient étroitement avec les lesteurs locaux. Ces derniers chargeaient le sable principalement au Lavandou, à l’Eoube ou à Cavalaire (plage du Pardigon). Dominique Davin : «Quand on arrivait sur la plage, on mouillait le grappin. Ensuite, on s’échouait et on poussait la planche. Deux hommes débarquaient avec chacun une sape (sorte de pelle) et ils faisaient un trou de quarante à cinquante centimètres dans le sable. Puis, ils mettaient un enclapadou dedans et ils rebouchaient le tout (planche de soixante-dix centimètres de long, amarrée en son milieu). Comme ça, le bateau bougeait plus : on était bien « empaqués ». Cela étant, on mettait des chevalets démontables sous la (ou les) planche qu’on avait poussée et on commençait le chantier. Munis de nos couffes (panier évasé dont le fond mesure quinze centimètres de diamètre environ), on allait sur la plage et on les remplissait à l’aide d’une sape. Chaque coup de sape ramenait une bonne quinzaine de kilos de sable. Avec mon père, on était cinq à travailler. Moi, je remplissais le premier. J’étais le plus jeune : j’avais treize ans. Mon père, lui, remplissait deux couffes et mes trois frères les menaient dans la cale du bateau en courant sur la planche. La couffe pleine de sable, qu’on plaçait sur l’épaule, pesait un quintal environ. Les muscles de l’épaule se déformaient et il nous poussait une gibe (bosse). Quand on dansait, les femmes mettaient leurs mains dessus pour que ça leur porte bonheur, comme le pompon rouge des marins ! En trois heures, on chargeait une cinquantaine de tonnes de sable ! Après, rebelote, il fallait décharger à la Seyne, à Toulon, à l’arsenal ou dans les camions de nos clients entrepreneurs de maçonnerie. Pour le débarquement, on prenait des couffes qui pouvaient contenir soixante à soixante-dix kilos de sable. Après 1936, on a laissé bien volontiers la sape et la couffe pour la benne montée sur un mât de charge. Là, au lieu de charger sur les plages, on allait chercher le sable au fond de la mer, à trois ou quatre mètres de profondeur. De plus, il fallait trouver le sable qui correspondait à une utilisation bien précise (crépi, béton, etc.). Pour ça, on avait des repères. On n’a pas transporté que du sable. On a transporté aussi des briques, des tuiles, du ciment, de la farine et même du vin. Pour les tuiles, on allait charger à Marseille où à la Coudoulière, à Six-Fours ; pour le vin, c’était Marseille ; pour la farine, à Toulon. Notre travail pouvait nous emmener jusqu’à Monaco. Le métier a disparu avec l’apparition des transporteurs routiers…».

Les Davin père et fils ont travaillé successivement à bord des tartanes suivantes : le Tsar (dernier lesteur à voiles), le Laisse Dire, la Côte d’Azur et l’Henri Angeline, prénoms des parents (Ken Nicolas, vol. 2, p. 323-325).

1975 – 20 novembre : MORT DE FRANCO – Le 20 novembre 1975, à 83 ans, Francisco Franco y Bahamonde meurt après un mois d’une interminable agonie et quarante ans de pouvoir sans partage en Espagne.

1989 – 20 novembre : Mort de l’écrivain italien Leonardo Sciascia.

1993 – 20 novembre : MUSEE DU LOUVRE – Avec l’ouverture de l’aile Richelieu, le musée du Louvre devient le plus grand musée du monde.

1995 – 20 novembre : FREJUS inscription par arrêté du 20 novembre 1995 à l’inventaire, de la totalité du mausolée de la Tourrache (cad. BL50).

2017 – 20 novembre : METEO DU JOUR (Sanary): Ensoleillé dans l’ensemble. Pas de précipitation. Humidité : 60%. Vent de 6 km/h (à 4h) à 10 km/h (à 10h). Température : maximale : 15°, minimale : 7°

2018 – 20 novembre : METEO DU JOUR (Sanary) – Il devrait y avoir une timide apparition du soleil en début de journée, puis de la pluie. Les températures resteront douces mais ne devraient pas dépasser 13°. Amélioration dès mercredi !

2020 – 20 novembre : « UNE » DE VAR-MATIN – Bons plans d’épargne. Les placements classiques ne sont plus très rentables. Où et comment faut-il investir vitre argent ?

2021 – 20 novembre : « UNE » DE VAR-MATIN

1. Nos conseils anti-déprime. Pour mieux supporter le confinement.

2. La Seyne : le début du mandat vu par Jean-Pierre Colin.

3. Un tiers des clusters identifiés en entreprise.

3. Témoignages : les Arméniens du Haut-Karabakh sur les routes de l’exode.

2025 – 20 novembre : Ma lecture du jour : Victor Gelu – Marseille au XIXe siècle, introduction de Pierre Guiral. Texte établi et annoté par Lucien Gaillard et Jorgi Reboul, Paris, Plon, 1971, 414 p.. Ce livre n’est pas une étude d’histoire urbaine, mais un témoignage. Les Mémoires d’un Marseillais qui a été célèbre dans la ville pendant la première moitié du siècle ; il raconte sa vie depuis l’enfance difficile, encombrée de sou­venirs familiaux, jusqu’à la gloire que lui vaut son talent de poète-chanteur, fêté, sinon adulé pendant quelques années ; plus heureux dans cette activité qui annonce le félibre que dans ses affaires ; il quitte à plusieurs reprises Marseille, vient à Paris, à Gênes, et ses voyages sont évoqués avec la même verve que la vie marseillaise. Ce document d’une grande richesse est présenté par M. Pierre Guiral, professeur à l’Université d’Aix- Marseille, qui en souligne l’intérêt pour l’histoire sociale et culturelle ; le texte a été établi et annoté par MM. J. Reboul et L. Gaillard.

Une blague pour la route :

Une jeune fille rend visite à son petit ami hospitalisé et couvert de bandelettes : « Mon père regrette de s’être emporté au cours de votre discussion. Si tu ne l’avais pas mis en colère en lui avouant que tu as toujours été incapable d’obtenir le bac, il est bien évident qu’il se serait contenté de te casser uniquement la jambe. »

L’hiver est en route ! nous sommes bien le 20 novembre et il est 8 heures.

Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.

Bon jeudi à tous.

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