EPHEMERIDES DU VENDREDI 14 NOVEMBRE 2025

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EPHEMERIDES DU VENREDI 14 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (4970).

ILLUSTRATION. Photomontage d’H. Ribot fait à partir d’un cliché couleur pris à Six-Fours au Cap nègre et d’un tag photographié au Panier, à Marseille)

FÊTES : Aujourd’hui, nous fêtons les deux cent cinquante Sidoine que compte notre pays.

Certes, ils sont peu nombreux à porter ce nom, et pourtant le saint de qui ils le tiennent a eu une vie qui sort du commun. Tout d’abord, son nom exact : Saint Sidoine Apollinaire (Caius Sollius Apollinaris Sidonius) fut un homme politique, évêque et écrivain gallo-romain, né à Lyon en 430 et mort à Clermont en 486. Préfet de Rome en 468, évêque d’Auvergne en 471, il est devenu un saint de l’Église catholique, fêté le 21 août et le 14 novembre. Il est également connu pour son œuvre littéraire (Lettres et Poèmes).

SAINT Sidoine de Jumièges. Il serait né en Ecosse ou en Irlande au VIIe siècle. Pris par des pirates, il fut vendu comme esclave aux moines de l’abbaye de Jumiège qui s’étaient donné pour tâche de racheter des esclaves pour pouvoir leur rendre la liberté. Sidoine décida ensuite de devenir moine et de rester à l’abbaye. Après un séjour à Rome, il fut nommé abbé d’un monastère fondé par saint Colomban de Luxeuil, près de Rouen, à Saint-Saëns, monastère qui fut détruit au IXe siècle par les Vikings.

SAINT SIDOINE L’AVEUGLE. « Il vivait en faisant la manche. Après sa guérison par l’intervention de Jésus, il revit ses voisins : ils hésitèrent à le reconnaître. Il fut amené devant les pharisiens qui se divisèrent à son sujet et interrogèrent ses parents:  « Comment se fait-il qu’il voie à présent? » Ils ne répondront pas. Que leur fils se débrouille et s’explique. Eux, ils ont peur. Alors Sidoine s’expliqua devant les pharisiens et, nous dit l’Evangile, « ils le jetèrent dehors. Il rejoignit les disciples du Christ et, le moment venu d’aller annoncer l’Evangile « au bout de la terre », il embarqua avec Lazare, Marthe, Marie-Madeleine et leurs amis sur le bateau qui les emmena en Provence. A la mort de Maximin, il devint évêque d’Aix. Auparavant, il avait été évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux sous le nom de Restitut. Il a sa sépulture dans la crypte de Saint Maximin. C’est dans son sarcophage qu’avaient été cachées les reliques de Marie Madeleine pour les soustraire éventuellement aux sarrasins. Plusieurs églises du Midi lui ont été consacrées dont celle de Vauvenargues dans les Bouches du Rhône et celle du Val dans le Var (paru dans le journal La Croix du 5 mai 2014).

Ce 24e jour de brumaire fut dédié à l’orange par les rédacteurs du calendrier républicain.

PENSEE : « Honorons la vieillesse puisque nous y tendons tous » (Franklin)

DICTON : La civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l’homme (Dr A . Carrel, « L’homme, cet inconnu ».

Météo marine pour Sanary-sur-Mer : Avis de grand frais au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 95%, avec peu de doute sur la force du vent. Ciel peu nuageux le matin, ensoleillé se couvrant progressivement l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, ciel couvert.
Averses en fin de nuit. Vent d’E force 6 le matin devenant force 5 le soir. Rafales atteignant 36 nœuds le matin. Mer assez agitée devenant peu agitée le soir. Houle petite et assez longue de SSW. Visibilité excellente. Température : 19°. Pour samedi et dimanche, la pluie est annoncée.

(Sanary, 1937, coll. H. Ribot)

ÉPHÉMÉRIDES :

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR. (INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’Intégrale des éphémérides).

EXPEDITION D’EGYPTE : -EXPEDITION D’EGYPTE

1799 – 14 novembre (23 brumaire) :

Le général en chef Kléber au général Verdier – Résumé : Cette lettre aborde plusieurs sujets, notamment les opérations militaires, les finances et la sécurité. Kléber exprime son contentement quant à la disparition de l’ennemi, ce qui permet à Verdier de se reposer et de se procurer de l’argent, dont Kléber a également grand besoin. Il mentionne l’envoi d’intendants pour des recouvrements extraordinaires et demande à Verdier de les protéger. Kléber félicite Verdier pour avoir détruit la vieille tour du Boghaz et l’encourage à occuper, armer et restaurer celle de la rive gauche du Nil. Il insiste sur l’importance de découvrir et de punir ceux qui auraient collaboré avec l’ennemi à Damiette. Il demande également à Verdier de lui envoyer Hassan Toubar et son fils s’il a des soupçons à leur égard, ainsi que de surveiller un certain Capitan, suspecté d’être un espion. Enfin, Kléber évoque la solde d’Hussein Kachif et la possibilité de lui attribuer les revenus d’un village pour son entretien et celui de sa compagnie. Il demande à Verdier de consulter le citoyen Chanaleilles pour déterminer quel village pourrait être attribué à Kachif.

Le général en chef Kléber à l’administrateur général des finances – « Le 23 brumaire an VIII (14 novembre 1799). Je vous autorise à accorder aux citoyens Rossetti, Hamelin et Livron une exemption de paiement de droits pour quinze cents quintaux de séné, en payant trente mille livres. La moitié de cette somme sera versée dans la caisse du payeur général le jour même où ils auront obtenu le privilège et l’autre moitié le 1er nivôse prochain. Vous pouvez passer avec eux des conventions en conséquence. Si ces négociants désirent avoir une exemption pour le double et même plus vous pouvez la leur donner aux mêmes conditions et au prorata de la quantité.

1801 – 14 novembre (23 brumaire) : L’Administration municipale de Toulon est informée par les intendants de Santé que les insignes des victoires de Bonaparte en Egypte étaient libres de leur quarantaine au Lazaret de Saint-Mandrier où ils se trouvaient depuis le 23 octobre.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 956e livraison. –1632 – 14 no­vembre : date à laquelle Les Chartreux furent reçus à Marseille par le Conseil de Ville (Calend. de 1713, page 175). Les Chartreux – quartier et église de la commune de Marseille, au quartier de Saint-Just (en 1872 : 3.289 habitants). Cf. Sainte-Marie-Madeleine des Chartreux – Eglise, commune de Marseille, place Edmond-Audran, 4e arrondissement. Avant d’être une église paroissiale, cette église était la chapelle d’un monastère de l’ordre des Chartreux qui a donné son nom au quartier. L’église a été consacrée le 11 décembre 1702, ce qui fait d’elle une des plus anciennes de la ville. L’historien Alfred Sautel témoigne – en 1878, « Le premier sentiment que l’on éprouve, lorsqu’on parcourt les différentes rues des Chartreux, est celui du calme et de la tranquillité. Malgré les sifflements des locomotives de chemin de fer qui courent sur les divers ponts ou viaducs que la création de la ligne a nécessité ».

SANARY :  756e livraison –1869 – 14 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary Marius Michel – Samedi, St Claude – Mauvais temps – ciel couvert avec le vent à l’ouest. Petite brise. Air peu froid. Le thermomètre affichait 12° centigrade à 8 heures. Le baromètre est en-dessous du beau fixe. C’est une grande calamité pour nous car nous espérions de la pluie pour les graines et pour boire car les quartiers du Lançon, du Gour et de la Piole n’ont plus d’eau du tout. On va la chercher à la rivière de Bandol.

LA SEYNE-SUR-Mer : 647e livraison. –1793 – 14 novembre (24 brumaire An II) : :

1. REQUISITION de tous métaux et cordages susceptibles de recevoir un emploi – Une ordonnance du Q.G. d’Ollioules, en date du 24 brumaire an II, décréta l’enlèvement immédiat des cloches des chapelles du terroir seynois et de celles de l’église paroissiale ; la recherche de tous métaux : plomb, fer, cuivre, fonte, étain, etc., de tous cordages, agrès, brai susceptibles de recevoir un emploi. Dans son compte rendu du 14 novembre, Bonaparte précise : « J’ai établi à Ollioules un arsenal où quatre-vingts ouvriers (forgerons, charrons, menuisiers, charpentiers, etc.) travaillent sans discontinuer aux objets qui nous sont nécessaires… J’ai requis tous les ouvriers qui faisaient à Marseille des paniers et des dames-jeannes et je les fais travailler à faire des gabions… J’ai fait prendre à La Seyne, à La Ciotat, tous les bois que j’ai pu trouver et l’on travaille à en faire des plates-formes de canons et de mortiers… Signé : Bonaparte ».

OLLIOULES: 649e  livraison. 1847 – 14 novembre : PROJET DE BARRAGE DU DESTEL (GORGES D’OLLIOULES) – Castellan E., 1937 : Délibération du Conseil municipal d’Ollioules émettant l’avis que des études soient faites par M. Bosc, géomètre en chef du département, pour le projet de barrage du Destèou ou torrent du Broussan. Ces études furent faites mais ne furent pas favorables au projet, le terrain étant trop perméable.

(Les Arcs, 83, : le quartier des Arcs-Parage. Cl. H. Ribot)

ÉPHÉMÉRIDES.

 L’INTEGRALE.

1295 – 14 novem­bre : lieux-dits de Marseille – Aquilanseria, (acte notarié). L’Angulentier – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, près de Baume-Loubière. Autres mentions le 2 mai 1300 (Anguila Sé­ria, acte notarié) et le 14 juin 1463 (Vallon de Langulentier, acte aux archives du Chapitre).

1328 – 14 novembre :  Testament du roi Robert. Le 14 novembre de la même année, il eut la douleur de perdre son fils et héritier, le duc de Calabre. Celui-ci ne laissait que deux filles, dont Jeanne, l’aînée, devait plus tard lui succéder. Robert institua donc cette princesse et par substitution, sa sœur Marie, héritière du royaume de Naples et des Deux-Siciles, des comtés de Provence, de Forcalquier et de Piémont. Jeanne était alors âgée de sept ans. Les Marseillais prêtèrent serment et hommage à la princesse Jeanne

1344 – 14 novembre : lieux-dits de Marseille – Aymoni (charte aux archives de la Major). Aymonin, propriété, commune de Marseille, quartier d’Eoures. Première mention : Aymoy, le 30 mai 1289 (acte aux archives municipales). Cette terre était sous la directe de l’Aumônerie de la Major.

1451 – 14 novembre : Mariage du dauphin Louis de France (le futur Louis XI) avec Charlotte de Savoie, malgré l’opposition de Charles VII. « Pour fuir la colère de son père, Louis se réfugie avec sa jeune épouse à la cour de Philippe III le Bon, duc de Bourgogne, qui leur octroie le château de Genappe. » (“Charlotte de Savoie — Wikipédia”). Le mariage n’ayant pas été dénoncé, il est valide mais le premier des enfants du couple ne naîtra pas avant que la princesse fut nubile, c’est-à-dire à partir de 14 ans à l’époque.

1496 – 14 novembre : Marseille. Résignation de Jean Alardeau et nomination d’Ogier comme évêque de Marseille.] qui se voit confirmé sa suzeraineté sur de nombreux domaines, entre autres Aubagne, Signes, Le Beausset, Meinarguettes, … : « … et castro de Albania (Aubagne) cum tota baronia et membris ejusdem, castro de Signa cum tota sua valle (Signes), … de Bauceto (Le Beausset),  de Manarguetis (de Meinarguettes) … » (Gallia Chr. Nov. II n° 829). 

1556 – 14 novembre : lieux-dits de CASSIS –

Baignou (charte aux archives de l’Evêché). Le Bagnol – coteau sur le versant N.-O. de Canaille, commune de Cassis (1872). Première mention : le 18 décembre 1489, Banhols (charte aux archives de l’Evêché).

La Brequière sive Fenouillet (registre aux archives de l’Evêché). Bréguière – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Douane. Première mention :31 octobre 1486, La Burguyères (acte aux archives de l’Évêché).

Le Clauvet, 14 novembre 1556 (registre aux archives de l’Évêché). Lieu-dit, commune de Cassis, quartier du Château. Los Cauves, 28 décembre 1439.Première mention : Los Cauves, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Évêché).

Las Cosses (acte aux archives de l’Evêché), dénommé La Costa de la Donna, 29 dé­cembre 1439 puis La Doana, le 10 mars 1501. La Douane – coteau sur le versant nord-ouest de Ca­naille, commune de Cassis.

Vallon de Mercoulin, 14 novembre 1556 (registre aux archives de l’Evêché). La Mercoline – commune de Cassis, vallon sur la limite du terroir de Ceyreste. Première mention : Colla de la Mercolina, 10 mars 1501 (registre aux archives de l’Evêché).

-Pous de Carpuagne (registre anx archives de l’Evêché. Puits de Carpiagne, bastide, commune de Marseille, près Carpiagne. Première mention : Lo Pos de Capeanha, 20 décembre 1439.

-Tort  (registre aux archives de l’Evêché). Le Tourre – lieu-dit, commune de Cassis, quartier du Plan. Première mention : La Torre, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

-Vallon de las Egoa, 14 novembre 1556 (registre aux archives de l’Evêché). Vallon des Aigues – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Douane (1872).  Première mention : Vallon de las Esgas, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

1556 – 14 no­vembre : La Brequière sive Fenouillet (registre aux archives de l’Evêché). Première mention de la Bréguière – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Douane. Première mention : La Burguyères (acte aux archives de l’Évêché), le 31 octobre 1486. Autre mention le12 octobre 1597: La Bruguière (registre aux archives de l’Evêché)..

1632 – 14 no­vembre : date à laquelle Les Chartreux furent reçus à Marseille par le Conseil de Ville (Calend. de 1713, page 175). Les Chartreux – quartier et église de la commune de Marseille, au quartier de Saint-Just (en 1872 : 3.289 habitants). Cf. Sainte-Marie-Madeleine des Chartreux – Eglise, commune de Marseille, place Edmond-Audran, 4e arrondissement. Avant d’être une église paroissiale, cette église était la chapelle d’un monastère de l’ordre des Chartreux qui a donné son nom au quartier. L’église a été consacrée le 11 décembre 1702, ce qui fait d’elle une des plus anciennes de la ville. L’historien Alfred Sautel témoigne – en 1878, « Le premier sentiment que l’on éprouve, lorsqu’on parcourt les différentes rues des Chartreux, est celui du calme et de la tranquillité. Malgré les sifflements des locomotives de chemin de fer qui courent sur les divers ponts ou viaducs que la création de la ligne a nécessité ».

1699 – 14 novembre : L’ELECTION DES CONSEILLERS MUNICIPAUX SE FERA DORENAVANT A LA FIN DE L’ANNEE – Par arrêt de la souveraine cour du Parlement, du 14 novembre 1699, il avait été prescrit que toutes les communautés et ce sur une décision de LOUIS XIV, devaient procéder à l’élection des Consuls et autres conseillers à la fin de l’année pour prendre leurs fonctions dès l’année nouvelle (Barthélemy Rotger, 1984).

1760 – 14 novembre : Le Sanaryen, Laurent DEPRAT, mort lors de la deuxième bataille d’ABOUKIR qui vit le général Bonaparte rejeter à la mer une nouvelle armée turque forte de 15.000 hommes le 7 Thermidor an 7 (25 juillet 1799), était né le 14 novembre 1760, et avait épousé Marie Ursule GEOFFREY, à SAINT NAZAIRE le 18 Septembre 1787. Il eut les affectations ci-après : – Employé à l’armement de l’expédition maritime au port de GÊNES. – Embarqué sur le transport « L’ ASSUMPTE », navire génois requis. – Embarqué à bord de « LA COURAGEUSE » Thermidor an 6. -ensuite détaché à bord de la polacre « LA CONCEPTION ». – Au port d’ALEXANDRIE, où il remplit les fonctions de sous-chef des mouvements. – Chargé dans ce port de conduire un navire confisqué aux Mamelouks, sous les ordres du Général GANTEAUME. – Reçoit le commandement de la bombarde « LA DOROTHÉE » -26 Frimaire an 7. – Chargé du transport des dépêches à destination de l’Europe avec la DOROTHÉE, capitaine TERRUSSE, arrivé au port de MESSINE après avoir été attaqué par quatre vaisseaux ennemis au sortir d’ALEXAN­DRIE.  Avant d’entrer à MESSINE, ils avaient demandé à des pécheurs et à une felouque si les ennemis anglais n’étaient pas dans le port. Tous leur avaient dit « passés, passés ». Ce qu’ils firent. Or, en arrivant dans le port un vaisseau anglais de 74 canons a envoyé vers eux deux chaloupes armées de perriers et de fusiliers qui les ont attaqués. « Ayant hissé notre pavillon, nous avons réussi à sortir du port. le vaisseau anglais voyant que nous avons échappé à ses felouques nous a tiré dessus deux coups de canons. A ce moment-là une troisième embarcation nous a tiré dessus par mousqueterie et mitraille. Nos manœuvres ayant été endommagées, le bord percé à plusieurs endroits, ne pouvant résister davantage au feu, nous avons arboré notre pavillon. Protestant que les anglais n’avaient pas le droit de nous attaquer, car étant dans un port du roi de Naples, il nous a été répondu que le Roi de Naples était en guerre avec la République française depuis trois semaines. Me cachant à la vue des ennemis, j’ai jeté à l’eau dans un sac lesté les dépêches dont j’étais chargé. Par la suite, notre navire a été consigné au lazaret du port de Messine. » BRIBES, Adjudant général de l’Armée d’Égypte, le félicita ainsi que ses camarades, pour avoir donné des preuves de courage et d’intelligence. Libéré par les troupes françaises, il trouva la mort à la deuxième bataille d’ABOUKIR (Rotger B., 1984).

1789 – 14 novembre : LES CAISSES DE L’ETAT SONT VIDES –  SAMEDI 14 NOVEMBRE – Necker a demandé, d’urgence, 170 millions de livres pour le Trésor : les deux emprunts lancés en août n’ont en effet rapporté qu’un cinquième des sommes espérées. Il est certain que le climat d’extrême tension politi­que qui régnait à l’époque n’inspirait aucunement la confiance. Le ministre espère néanmoins que, désormais, son appel sera entendu, pour le bien de la patrie (1789-1989, Agenda du Bicentenaire).

(1989 Chemin de la Reine Jeanne – La Ciotat Chapelle des pénitents blancs PICT2799 H. Ribot)

-1790 – 14 novembre : La Seyne – Assemblée pour l’élection des officiers municipaux et des notables. Cote 1D1.

1791 – 14 novembre : MARSEILLE – Élection du maire Jean-Raymond Mouraille. Le 4 septembre 1792, il sera élu député, mais, refusant l’élection, donnera sa démission dès le 6 septembre pour se consacrer entièrement à sa tâche de maire car, depuis le départ du bataillon, la ville de Marseille est soumise à une vive agitation. Le 9 janvier 1793, l’ »Adresse du Conseil général de la commune de Marseille à la Convention Nationale », pour demander de nouveau la mort de Louis XVI, rédigée le 9 janvier 1793, « l’an 2d de la République française » portera sa signature autographe ainsi que celles des membres de ce Conseil. (Tampon de la « Direction générale des archives. Empire français »).Selon les marseillais, la nation a déjà rendu son verdict: « elle n’attend plus que son suplice (sic); le traitre périra ». Ils témoignent de la déception que leur inspirent les élus du pouvoir central: « c’était la France et vous-même que vous deviez sauver; c’étaient des ministres pervers que vous deviez punir après le 1er criminel; c’était enfin la correction de vos loix (…), le retour de la paix, et non de vaines disputes que nous attendions de nos représentans (sic) ». Ces « lenteurs » et les tensions entre montagnards et girondins au sein de l’assemblée font naître un risque de guerre civile. Les puissances coalisées sont aux frontières. Né à Marseille dans la banlieue de Séon-Saint-Henri le 20 novembre 1721 et mort dans cette même ville le 30 décembre 1808, Jean-Raymond Mouraille fut un mathématicien, astronome, secrétaire perpétuel de l’Académie de Marseille et maire de Marseille du 13/11/1791 – 12/04/1793. Il était d’origine relativement aisée. Son père Jacques Mouraille marié à Thérèse Icard était fabricant de tuiles dans le quartier de Saint-Henri où se trouvent d’importants gisements d’argile (Réf. ministère de la Culture).

1793 – 14 novembre (24 brumaire An II) : 

1. Le Gros Cerveau a été cédé dès le début de la Révolution : Au cours de la Révolution, les biens des seigneurs émigrés, c’était le cas du seigneur d’Ollioules et de Saint-Nazaire, Charles Emmanuel de Vintimille, ont été déclarés Biens Nationaux et vendus. La commune de Sanary a réussi à garder le défends du bord de mer jusqu’en 1808, mais endettée, a finalement été obligée de le vendre. Le Gros Cerveau a été cédé dès le début de la Révolution, le 23 messidor An II (14 novembre 1793). L’acquéreur a voulu alors en interdire l’accès aux habitants de Sanary. Trente-cinq d’entre eux sont allés en justice et ont gagné leur procès, car il était précisé dans le contrat de vente par l’administration du département que ces biens étaient vendus avec leurs servitudes. Malgré le jugement l’acquéreur a dù mettre beaucoup de mauvaise volonté à s’incliner, car en août 1806, un incendie supposé criminel a ravagé tout le Gros Cerveau.]

2. REQUISITION de tous métaux et cordages susceptibles de recevoir un emploi – Une ordonnance du Q.G. d’Ollioules, en date du 24 brumaire an II, décréta l’enlèvement immédiat des cloches des chapelles du terroir seynois et de celles de l’église paroissiale ; la recherche de tous métaux : plomb, fer, cuivre, fonte, étain, etc., de tous cordages, agrès, brai susceptibles de recevoir un emploi. Dans son compte rendu du 14 novembre, Bonaparte précise : « J’ai établi à Ollioules un arsenal où quatre-vingts ouvriers (forgerons, charrons, menuisiers, charpentiers, etc.) travaillent sans discontinuer aux objets qui nous sont nécessaires… J’ai requis tous les ouvriers qui faisaient à Marseille des paniers et des dames-jeannes et je les fais travailler à faire des gabions… J’ai fait prendre à La Seyne, à La Ciotat, tous les bois que j’ai pu trouver et l’on travaille à en faire des plates-formes de canons et de mortiers… Signé : Bonaparte ».

3. TOULON – Rapport du 14 novembre 1793 (DU COMMANDANT DE L’ARTILLERIE au ministre de la Guerre) –

batterie des « sans-culotte » : existante ; située au bord de la mer, à la pointe de Brégaillon, elle a fait son effet. Elle a chassé tous les pontons, bombardes, frégates qui se tenaient sur la gauche de l’Eguillette.

batterie du « bréguart » : existante ; elle comprend : 1 pièce de 36, 2 pièces de 24, 1 mortier marin (Note de Louis Baudoin : Nom déformé : en réalité « Fabrégas », batterie située plutôt vers Mar-Vivo car, à Fabrégas même, elle aurait été trop éloignée de ses objectifs. Elle devait tirer aussi sur Saint-Elme et sur les bateaux ennemis croisant au large). Elle balaye les rives de la droite de l’Eguillette et toute cette partie de la Grande Rade. C’est-à-dire la zone entre le Manteau et l’isthme les Sablettes.

batterie de la « grande rade : existante; 2 pièces de 24. Elle fait le même effet que celle du Bréguart (Note de Louis Baudoin : Elle se trouvait à l’extrémité orientale de la longue colline de Rouquier, à environ deux kilomètres dans le sud de La Seyne).

batterie des « sablettes » : existante ; 4 pièces de 24, 3 mortiers de 12 pouces. Elle est située sur une hauteur, vis-à-vis la redoute anglaise dite l’Eguillette (Note de Louis Baudoin : Le terme « L’Eguillette » est, selon nous, employé ici d’une façon générique. Bonaparte simplifie et veut sans doute désigner la péninsule de Balaguier et ses rivages Nord ou Sud, selon le cas).

Nota. — Ces deux dernières batteries avaient surtout pour mission de contrebattre les mouvements ennemis de la baie du Lazaret et de s’opposer à tout débarquement dans la plaine Tamaris – Le Crotton (au nord des Sablettes). Est-ce à ces deux batteries qu’il faut rattacher celle qui est mentionnée dans deux articles de dans « Je dis tout » en 1934 que Jean-Claude Autran a trouvés dans les archives des Amis du Vieux Toulon : « Lors du siège de Toulon, en dé cembre 1793, tandis qu’il faisait établir à Tamaris la batterie Gaune destinée à l’attaque du « Petit Gibraltar » Bonaparte habita  quelques jours certaine bastide, aujourd’hui « La Closerie des Lilas », propriété de Mme Poilroux, la .présidente dévouée du Comité toulonnais des Dames Françaises Croix Rouge). Pour commémorer ce séjour, Mme Poilroux a fait apposer une plaque sur la maison et elle donner à cette ‘occasion, demain . dimanche à 15 h 30, une  fête…  empire; comédie, concert, danses, escrime, etc., en costumes du temps. | Autocars et steam-boats desserviront «  La Closerie des Lilas »; tarif réduit pour les personnes munies de cartes ». (article publié dans « Je dis tout » du samedi 16 juin 1934, p 9). « L’inauguration de la plaque commémorant le passage à la Closerie des Lilas du capitaine Bonaparte, en décembre 1793, a été fort brillante. A l’appel de la maîtresse de céans, Mme Poilroux, la très active présidente du comité toulonnais des Dames Françaises, avait répondu une assistance nombreuse autant qu’élégante parmi laquelle nous avons noté: Général Lenoir, générale Arlabosse, colonel Pluchon, colonel et Mme Revol, commandant P. Nel, qui fit une charmante causerie sur Bonaparte au siège de Toulon, docteur et Mme Quentel, Mmes Gavaille, Cosse, Dubois, Géo-Roussel, Sauvaire-Jourdan, Roche, Charnut, etc. Réception chez une dame de la cour, avec un Napoléon très bien incarné par M. M. Draveton, concert, danses, assaut d’armes, comédie, tout concourut à. l’éclat de cette fête qui valut à Mme Poilroux et à ses collaborateurs, les plus chaleureuses félicitations » (article publié dans « Je dis tout » du samedi 23 juin 1934, p 11).

batterie des « quatre-moulins » -. existante ; 2 pièces de 24. Elle est située à 700 toises (1.330 mètres) de la redoute anglaise.

batterie des « hommes-sans-peur » : existante ; 3 pièces de 16, 3 mortiers de 8 pouces. Située sur un mamelon dominé par le camp anglais. Le chemin de cette batterie est fait, les matériaux transportés ; le général en a arrêté la construction parce qu’il croyait l’infanterie trop faible pour s’y soutenir. Les pièces, les mortiers et choses nécessaires existent au Parc (Note de Louis Baudoin : Comme on le verra plus loin, dans un rapport du 30 novem­bre, la batterie des « Hommes-sans-Peur » était entrée en action à cette dernière date ; au 11 décembre, son armement avait été augmenté de 2 mortiers de 12 pouces).

septième batterie : 3 pièces de 16 ; j’avais proposé l’établissement de cette batterie sur la droite des « Hommes-sans-Peur ». Les pièces existent au Parc (Note de Louis Baudoin : Cette septième batterie, installée tardivement, sera vraisem­blablement celle des « Braves » ou « Chasse-Coquins. »).

batterie des « républicains-du-midi » : 3 pièces de 16, 3 mortiers de 8 pouces. Cette batterie est à 200 toises (380 mètres) du camp anglais ; battant leurs communications avec leur escadre (Note de Louis Baudoin : La batterie des « Républicains-du-Midi » ou des « Jacobins » possédera au 11 décembre : 3 pièces de 24, 5 mortiers de 8 et 12 pouces ; le 14 décembre, elle sera encore renforcée de 2 pièces de 24). Placée sur une éminence, au sud de Mulgrave, elle avait une double mission : bombarder l’ouvrage anglais et exécuter des tirs de harcèlement sur les arrières ennemis et sur la baie de Balaguier. Signé : « Le Commandant de l’Artillerie : Bonaparte. »

II convient de remarquer que ces trois dernières batteries : « Hommes-sans-Peur », « Chasse-Coquins » et « Républicains-du-Midi » sont parfaitement placées, dans ce rapport, dans l’ordre exact qu’elles eurent sur le terrain ; les batteries du « Rouquier » et des « Quatre-Moulins » constituaient les deux ailes attaquantes de la première phase contre l’ennemi. Le 14 novembre, Bonaparte écrit du quartier-général d’Ollioules au ministre de la guerre : « Le plan d’attaque de la ville de Toulon que j’ai présenté aux généraux et aux représentants du peuple est, je crois, le seul praticable ; s’il eut été suivi dès le commencement avec un peu plus le chaleur, il est probable que nous serions dans Toulon. Je vous ai envoyé des observations générales qui sont la base du plan que j’avais conçu. Chasser les ennemis de la rade est le point préliminaire au siège en règle, et peut-être même cette opération nous donnera-t-elle Toulon. Pour se rendre maître de Toulon, il faut se rendre maître de la pointe de l’Eguillette »  (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p, 71-72).

4. JUSTIFICATION DE LA MISE DES BATTERIES REPUBLICAINES EN PREMIERE LIGNE –  La batterie des « Jacobins » est armée de 3 pièces de 24 et de 5 mortiers de 8 et de 12. Dans son rapport au ministre du 14 novembre, Bonaparte précise : « Cette batterie est à 200 toises du camp anglais, soit à enviton (400 mètres environ, battant leurs communications avec leur escadre ».  Bonaparte dira plus tard que « s’il eut voulu fuir le poste de danger il se serait mis à 300 toises plutôt qu’à 800 : à la première distance les boulets passent souvent sur la tête, à la seconde, il faut que tous tombent quelque part». Effectivement, elle bombarde la redoute et interdit les communications entre les vaisseaux et les arrières anglais qui se tenaient au large de Balaguier, objectif poursuivi de concert avec la batterie de soutien de la « Grande Rade ». En pilonnant méthodiquement les positions enne­mies, les forces d’artillerie permettent aux troupes jetées en avant des lignes de se livrer à quelques coups de main (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 73-78).

5. Rapport de Bonaparte au Ministre de la Guerre :- Maurin-Carcopino P., 1969 : 14 novembre 1793 : La « Sans-Culotte », située au bord de la mer, à la pointe de Brégaillon, a fait son effet ; elle a chassé tous les  pontons, les bombardes et les frégates qui se tenaient sur la gauche de l’Eguillette. Le plan d’attaque de la ville de Toulon que j’ai présenté aux généraux et représentants du peuple est, je crois, le seul praticable ; s’il eut été suivi d’un commencement avec un peu plus de chaleur, il est probable que nous serions dans Toulon. Je vous ai envoyé des observations générales qui sont la base du plan que j’avais conçu. Chasser les ennmis de la rade est le point préliminaire au siège en règle, et peut-être même cette opération nous donnera-t-elle Toulon. Pour se rendre maître de Toulon, il faut se rendre maître de l’Eguillette. La batterie des « Jacobins » est à 200 toises du camp anglais, battant leurs communications avec leur escadre.

6. Antoine SOLEILLET, cultivateur A SANARY, le 24 Brumaire An 2 (14 Novembre 1793), achète à l’Administration centrale du Var, deux propriétés de terres incultes, situées dans le terroir de Sanary, quartier de Pierrefeu, dépendant autrefois de l’émigré VINTIMILLE,  vendus par l’Etat, avec leurs servitudes actives et passives, et à charge par l’acquéreur de laisser jouir les fermiers actuels pour le temps qu’il reste à courir de leur fermage. L’acquéreur voulait interdire aux habitants de SAINT NAZAIRE de jouir de leurs droits, il va s’ensuivre de longues tractations.Les derniers vestiges de l’Ancien régime disparaissent du paysage sanaryen lorsque le 24 Brumaire An 2 (14 Novembre 1793), soit en pleine bataille pour Toulon, Antoine SOLEILLET, cultivateur, achète à l’Administration centrale du Var, deux pro­priétés de terres incultes, situées dans le terroir de Sanary, quartier de Pierrefeu, dépendant autrefois du seigneur de Vintimille,  vendus par l’Etat, avec leurs servitudes actives et passives, et à charge par l’acquéreur de laisser jouir les fermiers actuels pour le temps qu’il reste à courir de leur fermage. L’acquéreur voulant interdire aux habitants de Sanary de jouir de leurs droits, il va s’ensuivre de longues tractations durant toute la première moitié du XIXe siècle (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary).

7. LA MUNICIPALITE DE SANARY DOIT TIRER PARTI DE SON PORT POUR LES BESOINS DE L’ARMEE REPUBLICAINE – Lettre du directeur des subsistances militaires de la 8e division demandant un concours effectif à la municipalité pour tirer un parti convenable du port de Saint-Nazaire à proximité du quartier général par le moyen de la création en ce lieu d’un entrepôt des denrées destinées à l’armée, d’accord avec le général et les représentants du peuple. Le 28 vendémiaire an II, à Marseille, les représentants du peuple envoyés dans les départements méridionaux, dressèrent une réquisition du blé se trouvant dans le département des Bouches-du-Rhône (Bibl. d’Avignon, ms 2757)

(Marseille Chapelle des Pénitents blancs des Camoins, aujourd’hui disparue)

1794 – 14 novembre (24 brumaire an III) : EN DIRECT DE L’ASSEMBLEE – C’est pour rédiger les lois organiques pouvant annuler les dispositions politiques et sociales de la Constitution de 1793 que Barère et Audouin, le 14 novembre 1794, proposèrent la nomination d’une commission. Ils ne furent pas suivis par la Convention (Jacques Godechot, Les constitutions).

1796 – 14 novembre (24 brumaire an V) : EXTRAIT DE VENTE DE BOIS DE LA COLLE A SANARY  – Extrait des registres des arrêtés du contrat de vente passé par l’administration centrale du département du Var […] Du vingt-quatre brumaire an V de la République française une et indivisible. Nous Administrateurs du Département du Var, pour et au nom de la République française, et en exécusion de la loi du 28 ventôse dernier, en présence du consentement du Commissaire du Directoire exécutif, avons par ces présentes, vendu et délaissé dès maintenant et pour toujours, au Citoyen Antoine Soleillet, cultivateur de la commune de St Nazaire à ce présent et acceptant pour lui et ses héritiers ou ayant cause, les domaines nationaux dont la désignation suit :

Deux propriétés de terres, situées dans le terroir de la Commune de St Nazaire, quartier de Pierrefeu, section B.C., confrontant du levant le terroir d’Ollioules ; du midy la terre du Citoyen Canolle […], Anthoine et autres ; du couchant les hoirs Clavel, et autres ; et du septentrion, le terroir du Castellet et autres.

1799 – 14 novembre :

-LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON DANS SES OEUVRES – D’après la liste établie par Mongin L. cité par Henriette Trojani, l’officier ministériel Clavet Jean dit St Rivaud – 28 ans – d’Ollioules, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon.

-EXPEDITION D’EGYPTE – Le général en chef Kléber au général Verdier – « Le 23 brumaire an VIII (14 novembre 1799) J’ai reçu vos différentes lettres, mon cher général. Je mettrais votre modestie en tourment si je vous disais tout ce que le général Desaix m’écrit sur votre compte ; mais, à la guerre, les revers doivent aussi entrer dans les calculs, et, si vous en aviez essuyé un et que vous eussiez été obligé de vous enfermer dans Lesbeh, c’est alors que le général Desaix, avec son renfort, vous eût été d’un grand secours. C’est uniquement dans ces intentions qu’il a été envoyé à Damiette. Je suis fort aise que la disparition de l’ennemi vous donne quelque repos et vous mette à même de vous procurer quelqu’argent. J’en ai aussi le plus grand besoin. J’envoie en conséquence, dans les provinces, des intendants ad hoc, pour faire des recouvrements extraordinaires ; protégez efficacement celui qui se présentera à vous, muni de mon arrêté. Vous avez très bien fait de faire sauter la vieille tour du Boghaz et vous ferez très bien de faire occuper, armer et restaurer celle de la rive gauche du Nil. La pièce de 24 prise à l’ennemi sur le Boghaz, pourra servir à cet effet. Ne négligez rien pour découvrir les individus qui, à Damiette, auraient été d’intelligence avec l’ennemi et faire des exemples terribles. Si vous avez des soupçons sur Hassan Toubar, envoyez-le-moi avec son fils, sous bonne escorte, et j’en ferai mon affaire. On m’a toujours désigné, comme très suspect, un nommé Capitan, l’hôte du citoyen Chanaleilles, dont il est le protégé. Je crois que vous ne feriez pas mal de faire mettre la main dessus. Mandez-moi comment se sont conduits les deux principaux cheikhs de religion. P.S. Je n’ai rien statué sur la solde d’Hussein Kachif, mais je lui ai lait espérer que je lui abandonnerai les revenus d’un village pour son entretien et celui de sa compagnie. Demandez au citoyen Chanaleilles quel est celui qu’on pourrait lui abandonner dans la province de Mansoura et je donnerai des ordres en définitif. Il faudra le prendre parmi ceux où le recouvrement des impôts a toujours souffert le plus de difficultés.

-EXPEDITION D’EGYPTE – Le général en chef Kléber à l’administrateur général des finances – « Le 23 brumaire an VIII (14 novembre 1799). Je vous autorise à accorder aux citoyens Rossetti, Hamelin et Livron une exemption de paiement de droits pour quinze cents quintaux de séné, en payant trente mille livres. La moitié de cette somme sera versée dans la caisse du payeur général le jour même où ils auront obtenu le privilège et l’autre moitié le 1er nivôse prochain. Vous pouvez passer avec eux des conventions en conséquence. Si ces négociants désirent avoir une exemption pour le double et même plus vous pouvez la leur donner aux mêmes conditions et au prorata de la quantité.

(M

(Marseille-Chapelle-des-Penitents-blancs-des-Camoins-portail-sur-la-place-face-à-leglise)

1801 – 14 novembre (23 brumaire) : FIN DE QUARANTAINE AU LAZARET DES INSIGNES DE VICTOIRE DE BONAPARTE EN EGYPTE – L’Administration municipale de Toulon est informée par les intendants de Santé que les insignes des victoires de Bonaparte en Egypte étaient libres de leur quarantaine au Lazaret de Saint-Mandrier où ils se trouvaient depuis le 23 octobre (Gisèle Argensse, 1989, p. 37 cite cet épisode, mais le place en 1795, ce qui est impossible).

1836 – 14 novembre : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge la 2ème compagnie du 4ème escadron du train du parc d’artillerie : 4 officiers, 133 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).

1842 – 14 novembre : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge une compagnie du 4ème escadron du train de parc d’artillerie : 4 officiers, 133 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).

1847 – 14 novembre : PROJET DE BARRAGE DU DESTEL (GORGES D’OLLIOULES) – Castellan E., 1937 : Délibération du Conseil municipal d’Ollioules émettant l’avis que des études soient faites par M. Bosc, géomètre en chef du département, pour le projet de barrage du Destèou ou torrent du Broussan. Ces études furent faites mais ne furent pas favorables au projet, le terrain étant trop perméable.

1848 – 14 novembre : CHEMIN VICINAL DE TOULON AUX POMETS – (Délibérations du conseil municipal de Toulon, 1805-1852, fol. 17)

1. Nomination d’une commission pour l’examen d’une pétition des usagers du chemin vicinal de Saint-Roch aux Pomets.

2. Proposition du citoyen Pellicot pour le reboisement des montagnes.

3. Adoption d’une adresse au Gouvernement en faveur du rétablissement des madragues sur les côtes du département du Var.

1854 – 14 novembre : LA GUERRE DE CRIMEE MONTRE LA SUPREMATIE DE LA VAPEUR SUR LA VOILE POUR LA NAVIGATION – La guerre de Crimée, qui opposa, de 1854 à 1855, la Russie à une coalition formée par la Turquie, la Grande-Bretagne, la France et la Sardaigne, allait par deux fois confirmer que le choix de la vapeur pour la marine avait été heureux. Tout d’abord, le 14 novembre 1854, une tempête malmena les vaisseaux à voile et provoqua trente-huit naufrages parmi la flotte de ravitaillement composée de voiliers requis. Aussitôt, les gouvernements de Paris et Londres retirèrent les vaisseaux classiques non manœuvrants pour ne conserver que les navires à vapeur dans la suite des opérations. Puis, le 18 novembre 1855, alors que Sébastopol venait de tomber, la flotte alliée ainsi composée se présenta devant la place de Kinburn. Durant le combat qui suivit, les batteries flottantes cuirassées Lave, Tonnante et Dévastation disposées à mille mètres des pièces russes, tinrent celle-ci sous leur feu, prenant ainsi une part prépondérante à la victoire. Indemnes, elles démontrèrent que la cuirasse pouvait l’emporter sur le projectile : des centaines d’impacts d’obus russes relevés, aucun n’avait pu entamer la cuirasse qui protégeait leurs flancs (Gérard Garier).

1867 – 14 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary Marius Michel – Jeudi, St Bertrand – Toujours le même vent de l’Est, vent de la pluie mais sans pluie. Bonne brise. Matthieu de la Drôme a annoncé de fortes pluies dans le midi, aux environs du 15. Nous verrons. Ô Saint Matthieu vient en aide à ton homonyme Matthieu de la terre, il en a besoin pécaïre ! qu’il ne dise pas de bêtises cette fois-ci  – je t’en prie.

1869 – 14 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary Marius Michel – Samedi, St Claude – Mauvais temps – ciel couvert avec le vent à l’ouest. Petite brise. Air peu froid. Le thermomètre affichait 12° centigrade à 8 heures. Le baromètre est en-dessous du beau fixe. C’est une grande calamité pour nous car nous espérions de la pluie pour les graines et pour boire car les quartiers du Lançon, du Gour et de la Piole n’ont plus d’eau du tout. On va la chercher à la rivière de Bandol.

-1875 – 14 novembre : Le 22 octobre 1874, à Six-Fours, la procédure d’expropriation est notifiée aux 32 propriétaires et concerne 108 parcelles couvrant 7ha,7a,76ça (45 parcelles pour le fort, 16 pour le claffard et 47 pour la route d’accès ).Le décret sera paraphé par le Ministère de la Guerre le 14 novembre et notifié par le tribunal de Toulon le 28 janvier 1875 (Serge Sappino).

1886 – 14 novembre :

1. Traversée en ballon de Marseille à la Corse. Le 14 novembre 1886, avec le dirigeable « Le Gabizos », Louis Capazza et Alphonse Fondère, un jeune homme de 21 ans, réussissent la première traversée en ballon de la Méditerranée. Ils décollent de Marseille, place Jean Jaurès, à 4h30 et atterrissent cinq heures et demie plus tard à Appietto, en Corse après que le grand panier d’osier a heurté le sol et rebondi sur plusieurs centaines de mètres. Les deux hommes sont vivants mais Fondère est fortement commotionné. Un  monument inauguré le 16 novembre 1930, situé rue Curiol 13001 Marseille, rappelle cet événement qui marqua l’histoire de l’aéronautique. Cette œuvre est le fruit de la première collaboration entre le sculpteur  Louis Botinelly et l’architecte Gaston Castell dont ce fut le septième projet pour arriver au résultat actuel. Cette sculpture se trouve à l’abside du centre paroissial arménien catholique Saint Grégoire l’Illuminateur, anciennement le couvent des sœurs de l’observance, en face du Petit Nice et de la place Jean Jaurès. L’œuvre a été commandée par le ministère de l’Air et le conseil général des Bouches du Rhône, l’aéro-club de France et les municipalités d’Ajaccio, Bastia et de Marseille. Le monument, a été inauguré le 16 novembre 1930 par les aviateurs Dieudonné Costes et Maurice Bellonte.

2. OÙ IL EST ENCORE ET TOUJOURS QUESTION DE CIMETIERE AU CREUX SAINT-GEORGES (SAINT-MANDRIER)Lors de la séance du Conseil Municipal, M. le Maire donne lecture d’une lettre de Mlle Brocard Lucie qui s’engage à vendre à la commune la parcelle de terrain nécessaire à l’établissement d’un cimetière au Cros Saint-Georges au lieu-dit «Le Châtaignier» ainsi que le terrain qui sera nécessaire à la construction d’un chemin d’accès moyennant le prix de 3000 F (sous toutes réserves ce terrain était entre la Coudoulière et le terrain Ambiel). Le Conseil délibère l’acceptation de la proposition faite par Mlle Brocard sous la réserve que toutes les formalités prévues par la loi seront accomplies et approuvées par le préfet du Var. Le Conseil prie le Préfet de bien vouloir statuer sur cette affaire et ordonner d’urgence l’enquête «Commodo et incommodo» pour que ce nouveau cimetière puisse être mis à la disposition de la section de Saint-Mandrier avant l’été 1887 (Gisèle Argensse, 1989, p. 86).

1888 – 14 novembre : Inauguration de l’institut Pasteur.

(La Seune-sur-Mer : chapelle des Pénitents blancs. Disparue !)

1914 – 14 novembre : Voici ce qu’on lit dans le n°53 du Miroir daté du 29 novembre 1914 : Samedi 14 novembre. LA GUERRE

1. Les troupes fran­çaises tiennent bon derrière le canal de l’Yser que les Allemands n’ont pas réussi à franchir, en dépit de leurs efforts incessants. Autour d’Y près, nos positions n’ont pas varié, et c’est là que l’ennemi avait cru trouver le point sen­sible de nos lignes.

2. Entre Armentières et l’Oise, avance géné­rale de notre côté, et nous sommes arrivés aux réseaux de fils de fer qui gardent les tran­chées allemandes. Un détachement ennemi a été, par nous, enlevé en Lorraine.

3. Les Russes cheminent pas à pas dans la région des lacs Mazures que l’état-major prus­sien croyait avoir constituée en camp re­tranché imprenable. On annonce que de ce côté cet état-major aurait complètement changé son plan d’opérations. Guillaume II a lancé une proclamation à l’armée de Silésie pour lui demander de tenir jusqu’à ce que l’armée de Flandre ait occupé Calais et Bou­logne.

4. Des mutineries de soldats turcs ont eu lieu en Thrace contre les officiers allemands.

5. Le parti nationaliste italien, dont le chef est M. Federzoni, réclame énergiquement, après les partis démocratiques, la coopération armée de la péninsule avec la Triple Entente.

6. En Roumanie, les manifestations se multi plient dans le même sens.

7. L’Espagne a décidé de demander une réparation pécuniaire à l’Allemagne pour l’exécution de plusieurs de ses nationaux à Liège.

1925 – 14 novembre : Première exposition des peintres surréalistes à la galerie Loeb.

-1927  – 14 novembre : PREMIERS APPONTAGES SUR LE PORTE-AVIONS « BEARN » – Le 14 novembre, en rade de Toulon, un PL.4 fait des essais d’accrochage de 13 h 30 à 16 h 30. Le lieutenant de vaisseau Montrelay se pose le premier, entraînant 600 kg de sacs de sable. Pelletier Doisy prend les commandes, décolle et revient s’accrocher puis le second-maître Guillou fait de même. Enfin, le second-maître Torchet prend l’appareil, décolle, se pose en accrochant puis redécolle pour ramener l’appareil au Palyvestre. Le même jour, le quartier-maître Chaffurin subit une panne de moteur en finale et est repêché après un bain, son Dewoitine coulant rapidement. C’est la première perte d’un avion à l’accrochage. Un essai avec trois avions torpilleurs est réalisé le même jour. Les trois appareils sont en place dans le hangar, moteurs réchauffés. Le top est donné et les appareils décollent : – le 1er après 7 mn et 20 secondes – le 2e après 12 mn et 54 sec – le 3e après 18 mn et 23 sec. Le temps moyen par appareil est de 6 minutes entre deux avions. Pour le retour à bord, le top est donné alors que les trois appareils survolent le porte-avions. Le premier, piloté par Jozan accroche 1 minute et 14 secondes plus tard. Le pont est prêt pour recevoir l’avion suivant en 3 minutes et trente secondes. Il faut au total 14 minutes et 26 secondes pour ramasser les trois Levasseur (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1928 – 14 novembre : Ouverture du stade Roland Garros construit durant l’hiver 1927-28 afin d’accueillir la Coupe Davis. C’est depuis cette date que le stade est utilisé pour les Internationaux de France.

(Carte postale Combier – Ginasservis (Var) 75915 chapelle des Pénitents 0,20f 1962)

1940 – 14 novembre :

1. Bombardement de Coventry par la Luftwaffe.  Nom de code de l’opération . « Mondscheinsonate (« Sonate au clair de lune »). 449 bombardiers larguèrent 450 tonnes de bombes. La ville fut très endommagée (4.330 logements détruits), 568 de ses 320.000 habitants furent tués et 723 blessés. La cathédrale saint Michel commença à brûler vers 20h. Bien que l’incendie aurait pu être combattu, il a été ravivé par de nouveaux bombardements plus tard dans la nuit et finalement, la cathédrale fut complètement détruite. Elle n’a pas été reconstruite depuis et ses ruines sont toujours visibles aujourd’hui. Plus tard, une expression apparaitra pour parler de la technique utilisée par la Luftwaffe pour détruire les villes ennemies, la « coventrisation ».

2. LE MARK EST SURÉVALUÉ PAR RAPPORT AU FRANC – Signature d’accords de compensation économique franco-allemands avantageant l’Allemagne grâce au Reichsmark surévalué par rapport au franc.

3. Occupation du Gabon par les Forces françaises libres – Le 14 novembre, arriva au cap Lopez le transport Casamance, amenant des troupes de la 1ère brigade française libre. On signalait, en outre, qu’une colonne partie de Mayumba, progressait en direction de Port-Gentil vers Fernan Vaz et que, de Lambaréné, d’autres troupes françaises libres s’apprêtaient à descendre l’Ogooué. Cette fois, le commandant Sacquet et l’administrateur Jacoulet s’inclinèrent et furent emmenés prisonniers sur le Savorgnan de Brazza. Le même jour, le dernier poste, tenu par le capitaine Bertel à Kango, accepta de capituler quand il eut connaissance des conditions transmises téléphoniquement par le colonel Claveau. (J’ai lu quelque part que le Gouverneur Masson qui s’était rendu à Port-Gentil avec – je suppose qu’il s’agit du « Savorgnan » – l’aviso pour demander à la garnison de cesser le combat, par désespoir se suicide sur l’aviso à son retour). L’occupation du Gabon par les Forces françaises libres était terminée (Gérard Garier).

1941 – 14 novembre : APPEL AUX METAUX NON FERREUX – Il est fait un pressant appel aux personnes qui possèdent des métaux non ferreux pour les remettre à la mairie de Saint-Mandrier au profit de l’industrie et de l’agriculture nationales (Gisèle Argensse, 1989, p. 214).

-1942

– du 13 au 16 novembre : PREMIER séjour d’occupation allemande à Sanary – « 1er séjour d’occupation allemande à Sanary, du 13 au 16 novembre 1942. Etat d’occupation des locaux pour les troupes d’opérations  (sauf pour l’Hôtel Dol et le patronage occupés du 11 au 16/11/1942 et l’Hôtel Primerose avec 20 matelas, pour les autres établissements, il s’agit du séjour allant du 13/11 au 16/11/1942) : Hôtel Primerose, Mas de la Chapelle, Les Mouettes, La Bagarède, Valmer, Bon Fougaou, La Mauviette, Rêve d’Amour, La Sauleïadou, Doulce Escale (av. J. Mermoz), Hôtel des Baux, Maris Stella, L’Oiseau Bleu, Gergovia, Bellevue, Gaule Bontemps, Poulidetto, Les Roches Rouges, Hôtel de la Tour, Hôtel Beau Port, Hôtel Dol, Hôtel Beau-Séjour, Hôtel Chardon, Pensions Bon Abri et Primavera, Restaurant Seytres (La Tour), Bonne Table, Patronage, Garage Moderne, Garage Brunet. »

– 14 novembre :

1. Pétain et son gouvernement ont bien choisi leur camp comme le montre l’acte suivant – « La zone Sud de la France étant envahie, le corps des avocats de Lyon effectue une démarche pour demander la libération des prisonniers politiques avant l’arrivée des troupes allemandes ; le procureur de l’Etat français répond qu’il n’y a pas de raison d’accéder à cette demande. » (André Rossel, 1985). Ces prisonniers seront capturés par les Allemands et pour beaucoup transférés dans des camps où nombre d’entre eux mourront.

2. LE CAMP RETRANCHÉ DE TOULON NE SERA PAS OCCUPÉ PAR LES ITALO-ALLEMANDS – Le journal « Les nouveaux temps » daté du 13 novembre 1942 a, dans un article intitulé « Le camp retranché de Toulon ne sera pas occupé » a  répercuté au public la décision prise par Hitler de ne pas occuper Toulon « Les chefs de notre marine ayant donné leur parole ». « Vichy – 12 novembre : A Toulon, les chefs de notre marine ayant donné leur parole de se défendre contre tout agresseur, le Führer a décidé que le camp retranché de Toulon ne sera pas occupé et que nos bâtiments de guerre seront sauvegardés » (André Rossel, 1985). Les Italiens n’ont d’ailleurs pas attendu tout ce temps, car, depuis le 9 novembre, après l’annonce du débarquement allié en Afrique du Nord, la Commission Italienne d’Armistice a autorisé le réarmement à Toulon des sous-marins qui ne sont pas en grand carénage ou en démontage, dans le but de défendre les côtes françaises contre une invasion alliée. Ceci concerne les « CASABIANCA » – « IRIS » – « NAIADE » – « REDOUTABLE » – « VENUS » – « DIAMANT » – « GLORIEUX » – « THETIS ». Cette autorisation permet de récupérer le panneau du kiosque, les périscopes, les soupapes de lancement. Au 14 novembre, les défenses du camp retranché de Toulon se composent ainsi : 6 batteries (138 mm) à St-Mandrier, 4 de 164 mm à Carqueiranne prêtes ; projet de réarmer Porquerolles ; section de 75 mm sur camions ; plateformes bétonnées (37 et 75 mm) à Hyères,  Giens, Carqueiranne, Le Brusc, Sanary en construction.. 21è RIC entre Sanary et Bandol, BA à Hyères, cavalerie et artillerie au nord de Toulon (8000 hommes) plus 7000 en cours d’arrivée dans l’enclave. DCA : renforts prévus le 17/11 ; pas de chasse française (dit au cours de l’entrevue entre Marquis et Laborde, le 16/11 au matin d’après Antier Jean-Jacques). Au Mans, le colonel Fick, commandant le bataillon de choc de la division SS Das Reich, reçoit d’Hitler  l’ordre de débuter l’opération Lila (prise de Toulon, en achèvement de l’opération Anton). Cette division, venant de Russie, est en cours de reconstitution (Antier Jean-Jacques). 10 h 40 – De Laborde rencontre Pétain et Auphan à Vichy. Thèmes abordés : Légion du Désert, pour la reconquête de l’Afrique équatoriale gagnée à De Gaulle ; condamnation de Darlan ; Toulon reste sous commandement français (id.).

3. les services maritimes et Équipages français présents en Angleterre restent sous commandement français et participent à l’effort de guerre contre l’Axe – A partir du 14 novembre, après l’entrevue de l’amiral Michelier et de l’amiral Hewitt à bord du croiseur lourd américain Augusta, tous les services maritimes français, sans exception, restèrent sous commandement français ; navires de guerre et de commerce, conservant pavillon et équipages français participèrent dès lors activement à l’effort de guerre contre l’Axe (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.)

4. LES ALLEMANDS OCCUPENT LA TUNISIE – Le maréchal Pétain ayant donné l’ordre à l’armée d’Afrique de s’abstenir de toute action contre les forces de l’Axe dont les blindés ont pénétré en Tunisie dès le 13 novembre. A 23 h 00, les Allemands ayant décidé de s’installer au Bardo demandèrent aux troupes du Colonel Le Couteulx d’effectuer un repli de 10 kilomètres. Ce dernier accepta seulement un repli de 3 kilomètres. Chronologie de la journée du 14 novembre en Tunisie :

Vers 07 h 30, le Capitaine de Frégate Jozan quitta Bizerte pour se rendre au P.C. du Général Barré à Souk el-Khémis. Il était porteur d’une lettre personnelle de l’Amiral Derrien exposant la situation difficile de Bizerte. Il était en outre chargé de faire savoir au Commandant supérieur des troupes que l’ordre reçu de rejeter les forces de l’Axe à la mer comportait des risques inacceptables et qu’en conséquence le Commandant de la Marine lui demandait un ordre écrit et des renforts.

Le Commandant Jozan remit à 12 h 00 la lettre de l’Amiral Derrien au Général Barré qui attendit pour y donner une réponse d’avoir reçu la visite d’un officier de liaison du Général Juin attendu d’Alger. Le Capitaine de Frégate Jozan examina alors, avec le Colonel Menuel, Chef d’Etat-Major du Général, la situation militaire en Tunisie et en particulier à Bizerte : le Général Barré, en exécution des ordres qu’il avait reçus d’Alger, avait pris un dispositif de couverture et d’éclairage couvrant les itinéraires venant de Bizerte et de la Tripolitaine afin de s’opposer à une avance des troupes de l’Axe débarquées en Tunisie et de préparer les débouchés aux renforts venant de l’Ouest. Cette mission ne lui permettait pas de prélever de troupes, sur les élé­ments dont il disposait, pour renforcer Bizerte. A l’issue de cette entrevue le Com­mandant Jozan rédigea la déclaration suivante :

“15 h 25. L’Amiral Derrien exécutera les ordres du Général Barré, son seul chef. Il signale que toute attitude de raidissement et encore plus d’opposition formelle aux désirs allemands de déboucher Bizerte vers l’Ouest et toute tentative d’embouteillage du canal, déclenchera immédia­tement les hostilités. Dans ces conditions, il estime qu’il sera détruit, possédant des forces bien inférieures à celle des Allemands. Il demande donc à être renforcé avant d’exécuter quelque mesure qui puisse déclencher les hostilités. Ceci étant dit, il prend les ordres du Général Barré sur l’attitude à observer envers les Allemands.” (Caroff CF – Les débarquements alliés en Afrique du Nord)

5. Le 14 novembre 1942 à 10 h 40, L’AMIRAL de Laborde rencontre LE MARECHAL Pétain et L »AMIRAL Auphan à Vichy, tandis que  ne voulant pas courir le risque de voir les Forces de Haute Mer appareiller, Hitler donne l’ordre à la division SS Das Reich, stationnée au Mans, de lancer l’opération Lila (prise de Toulon). En ces heures cruciales, l’amiral de Laborde, pionnier de l’Aéronautique navale, lui qui commanda le « Béarn », premier porte-avion français, a quitté le camp de Toulon pour parler de quoi avec le chef de l’Etat ? De l’attaque éventuelle des Allemands ? Non, puisque la parole allemande était donnée que Toulon resterait sous commandement français. La conversation roula sur la condamnation de Darlan, qui sera déchu de ses fonctions le 16, puis sur la création d’une Légion du Désert chargée de reconquérir l’Afrique équatoriale gagnée à De Gaulle, thème fétiche que De Laborde développera plus tard avec les Allemands (Articles publiés par André Rossel, 1985) : Constitution d’une «phalange africaine» destinée à lutter aux côtés des Allemands «pour libérer l’Afrique du Nord». Toulon reste sous commandement français. La censure diffusera ses consignes à la presse : Consigne N° 991 : «L’appel de la phalange africaine est obligatoire et doit être présenté en première page » ; les messages de fidélité au Maréchal devront être publiés en première page avec une bonne présentation (N °993). On croit rêver !  Pour comprendre la suite des événements tragiques qui vont se dérouler à Toulon dans les jours qui viennent, il importe de rappeler que le 14 novembre 1942, de Laborde aurait dû être remplacé par l’amiral Gouton, mais que devant l’entrée des Allemands en zone libre la mutation a été reportée. Hostile aux Britanniques depuis l’attaque de Mers el Kébir, lorsque les Alliés envahissent l’Afrique du Nord (opération Torch), il a immédiatement proposé que la flotte française attaque en représailles, plan rejetée par le ministre de la Marine, l’amiral Gabriel Auphan. L’amiral de Laborde utilise le trouble des équipages dans les conversations qu’il aura, le 14 novembre, avec les officiers de la commission d’armistice allemande pour argumenter en faveur du respect de l’accord conclu.

6. Les dernières consignes parvenues du haut commandement français ne laissaient aucun espoir à ceux des commandants d’unités présentes à Toulon qui voulaient combattre : seul le sabordage était envisagé, rien n’était fait pour entrevoir une autre solution.

1943 – 14 novembre :

1. le maréchal Pétain fait « la grève de l’Etat » – Les Français apprennent que, la veille, les Allemands ayant interdit la diffusion de son intention de remettre à l’Assemblée nationale la résignation de son successeur – décision défavorable à Laval -, le maréchal Pétain fait « la grève de l’Etat ».

2. le Creux Saint-Georges est totalement évacué – A titre de représailles pour les renseignements donnés et afin d’éviter de nouveaux rapports d’espionnage, le Creux Saint-Georges est totalement évacué, le 14 novembre 1943 (Gisèle Argensse, 1989, p. 220 p., mais, page 222, elle donne le 24 pour cette évacuation) M. Remay, son fils et M. Champanay rejoignent le maquis de Signes. Les autres, dispersés, rejoignent les maquis i selon leur lieu de résidence – Maquis de la Dordogne – du Morvan – du Vercors – de Savoie, d’autres travaillent dans les groupements de résistance : P.T.T., Chemin de Fer, etc… »., elle donne la date du 24 novembre. Ken Nicolas donne simplement que « Saint-Mandrier est totalement évacué par les Allemands en novembre 1943 ». En revanche, Saint-Mandrier dispose de 6 batteries allemandes de 138 mm dans le cadre des défenses du camp retranché de Toulon.

1944 – 14 novembre :

1. début de la campagne de libération de l’Alsace et de la Lorraine par les troupes alliées – C’est le 14 octobre 1944 que débute la campagne de libération de l’Alsace et de la Lorraine par les troupes alliées. Nous en parlerons dans les jours qui viennent. Disons déjà que Belfort sera libéré le 20, Mulhouse le 21 et Strasbourg le 23.

2. NOUVELLES DU GOUVERNEMENT DE LA France LIBRE – Le 13, Raoul Dautry est chargé du ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme nouvellement créé. Le 14, René Pleven devient ministre des Finances en remplacement d’Aimé Lepercq, mort dans un accident d’automobile le. Le socialiste Paul Ramadier est nommé Ministre du ravitaillement. Paul Giacobbi est nommé ministre des Colonies.

1945 – 13-14 novembre :

1. CHARles de Gaulle est élu à l’unanimité chef du gouvernement par l’Assemblée constituante.

2. NOUVELLES DE NOTRE MARINE : Le 14 novembre, l’aviso Commandant Delage appareille de Toulon vers Marseille où il arrive ce jour avec La Boudeuse et le petit pétrolier La Drôme ex-Aube (Gérard Garier).

1953 – à compter du 11 mai : Les quatre boulangeries du Creux Saint Georges  seront dorénavant fermées tous les lundis, à compter du 11 mai compris. Voici la liste non exhaustive des boulangers (et pâtissiers) qui ont « enfournés » dans la presqu’île depuis trois quarts de siècle : Boulangerie de la Vieille (quartier Les Russes) : Messieurs Giraud – Borgrani – Fabri – Hernandez – Terroni – Moretti. Boulangerie,  1 avenue Gabriel Péri (la place) : Messieurs Valauris – Julien – Orsini – Savant – Audisio – Pascalin – Pascal -Deletraz – Meciret. Boulangerie, 1 quai Jean Jaurès (à côté du Bar de la Marine) : Messieurs Estienne père et fils – Ambroggio – Fernand Rognone père et fils – Grave. –  Boulangerie, 18 quai Jean Jaurès (à côté de l’hôtel-restaurant la Tartane) : Messieurs Reboul – Mazella – Brun – Guibolini – Fernand Rognone. La même année, sur l’avis du Conseil Municipal et en dérogation de l’arrêté préfectoral du 14 novembre 1952, les boulangeries de Saint-Mandrier pourront ouvrir le lundi selon l’organigramme suivant : commerces Rognone et Savant les 15 et 29 novembre ainsi que les 13 et 27 décembre ; commerces Ambroggio et Amic les 8 et 22 novembre et les 6 et 20 décembre ; les lundis de 1955 seront fixé ultérieurement (Ken Nicolas, vol. 1, p. 141 et 235-236).

1954 – à compter du 8 novembre : Conditions d’ouverture des boulangeries de Saint-Mandrier le lundi – Sur l’avis du Conseil Municipal et en dérogation de l’arrêté préfectoral du 14 novembre 1952, les boulangeries de Saint-Mandrier pourront ouvrir le lundi selon l’organigramme suivant : commerces Ambroggio et Amic les 8 et 22 novembre et les 6 et 20 décembre ; commerces Rognone et Savant les 15 et 29 novembre ainsi que les 13 et 27 décembre ; les lundis de 1955 seront fixé ultérieurement.

1954 – 10 novembre : ELECTION DE LA PRUD’HOMIE DE PÊCHE – Les « pêcheurs mandréens doivent se présenter à la mairie de La Seyne, rue d’Alsace, dimanche 14 novembre, de dix heures à seize heures, munis de leur carte pour l’élection du Conseil des prud’hommes (onze postes de conseillers restent à pourvoir). Un deuxième tour se déroulera le 28 novembre »(Le Petit Varois du mercredi 10 novembre). Nota : les prud’homies de pêche se définissent comme étant des organismes paritaires et corporatifs, mis en place pour la défense des intérêts de leurs adhérents. Elles datent du XVe siècle et sévissent essentiellement en Méditerranée. A cette époque, les conflits entre les nombreux pêcheurs génois, catalans et provençaux employant des techniques de pêche différentes, étaient légions le long de nos côtes. Le roi René décida alors que les protagonistes régleraient leurs problèmes « à travers une juridiction : les prud’homies, qui régiraient les communautés de pêcheurs, par secteur» (Var-Matin du mercredi 17 mars 1999). Ken Nicolas, vol. 1, p. 238-239 : Ces juridictions, qui découpaient nos régions en circonscriptions, ont traversé, sans encombre, les révolutions de notre histoire. Aujourd’hui, à l’heure de l’Europe, elles réglementent toujours les pratiques de pêche inhérentes à leur territoire et veillent sur le juste respect de leurs applications. Indépendantes de toutes autorités, elles assurent également la liaison vitale entre les pêcheurs et les comités professionnels syndicaux (Comité local des pêches du Var, par exemple). Avec la baisse plus que sensible des rôles, les conflits diminuent entre secteurs, bien évidemment (sur quatre cent huit embarcations recensées dans le Var en 1975, plus des trois quarts ont disparu). Notre département compte actuellement huit prud’homies : Toulon, Hyères, La Seyne / Saint-Mandrier, Le Brusc / Sanary, Bandol, Saint-Raphaël, Saint-Tropez, Le Lavandou. Les prud’hommes sont élus pour trois ans.

1960 – du 15 septembre au 14 novembre : Georgia on My Mind – Ray Charles, jazzman que j’adore, sort « Georgia on My Mind » (Face B : « The Danger Zone ») aux États-Unis pour le label ABC Records. Je n’ai pas encore 17 ans et j’entre en classe de philo avec monsieur Mesnage comme professeur principal. Avec ce titre, « The Genious » sera numéro 1 le 14 novembre, et cela pendant deux semaines. La chanson est signée Hoagy Carmichael pour la musique et Stuart Gorrell pour les paroles. Un an plus tard, Ray Charles récidivera avec « Hit the Road Jack ».

1997 – 14 novembre : TOULON , classement par arrêté du 14 novembre 1997 en totalité (cad. CL 283) de la Cathédrale Sainte-Marie de la Sed ou Sainte-Marie Majeure, sise place Cathédrale (place)

(le Beausset, Var : intérieur de la chapelle des Pénitents peu avant sa démolition. Cl. H. Ribot)

2003 – 14 novembre : SAINT-MARTIN DE PALLIERES (VAR) –

1. inscription par arrêté du 14 novembre 2003 des parties suivantes du château : façades et toitures du château et des communs ; parc en totalité avec ses éléments structurés ; grande citerne en totalité (cad. B2 519, 744 à 747, 750 à 752)

2. inscription par arrêté du 14 novembre 2003 de l’église paroissiale Saint-Martin et du  passage sur rue qui la relie au château (non cadastré) (cad. B3 645, 646, non cadastré).

2008 – 14 novembre : A SANARY, LES NOUVEAUX STATUTS DU FOYER DES JEUNES ET D’EDUCATION PERMANENTE « PIERRE SINGAL » SONT VOTES – « Nos statuts rénovés, votés le 14 novembre 2008 et publiés au JO le 30 décembre de la même année, mettent en cohérence nos actions avec nos objectifs qui visent à

  • favoriser le développement d’activités culturelles et sportives dans le cadre de sections constituées,
  • contribuer à l’émancipation intellectuelle et sociale et à la formation civique de nos membres,
  • manifester la fidélité de nos actions à l’idéal laïque et au service public d’éducation.
  • faire participer la population à nos activités en organisant des manifestations publiques en tout lieu, en produisant des publications et en développant des relations avec d’autres associations similaires. »

2020 – 14 novembre : UNE DE VAR-MATIN –

1. Colère au menu : restos et bars ne savent pas quand ils ouvriront. Les professionnels varois en détresse face à l’incertitude.

2. Justice : Dix ans de prisons pour le meurtrier d’Ichem.

3. La Cadière : Denis Pietri, moulinier au long cours.

4. La Seyne : les restos du cœur ont besoin de bénévoles.

5. Six-Fours : et si la survie du petit commerce passait par Internet ?

6. A Saint-Tropez : arrêté après avoir proposé du shit au chef des gendarmes.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Une voyante annonce à sa jeune cliente mariée à un richissime industriel :

-dans les trois mois à venir, vous serez veuve. Voilà, ça fait 30€pour ma consultation.

-Pour 30€ de plus, interroge la jeune femme, pourriez-vous me dire si je serai acquitté  ?

Il est 5 heures ce 14 novembre. Ce sera tout pour aujourd’hui.

Bon vendredi à tous !

Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

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