ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4908)
Bonjour à tous et toutes.
ILLUSTRATIONS : Giseh – La barque royale telle qu’elle était présentée sur le lieu de sa découverte au pied de la grande pyramide. Aujourd’hui elle a été déplacée et se trouve au nouveau musée du Caire (clichés H. Ribot, 2021)
FETES :. Aujourd’hui, nous fêtons les Raïssa, prénom très populaire à l’époque de Mikhaïl Gorbatchev et porté en France par 1930 personnes avec une moyenne d’âge d’une trentaine d’années.
Le calendrier révolutionnaire a dédié ce jour à la tagette, une plante qui appartient au même genre que l’œillet d’Inde, la rose d’Inde et d’autres espèces appelées « soucis français ».
Pour la petite histoire, c’est un 5 septembre que le tsar Pierre le Grand taxa les barbus pour financer ses travaux de prestige. Vous avez bien lu : les BARBUS.
LE MOT DU JOUR est de Maurice Druon : « Le service exclusif d’un de nos besoins peut nous conduire au vice, à la folie ou au crime » ( « Remarques »).
ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) dans le corps du texte des éphémérides, le lecteur trouvera 9 lettres rédigées par le général Kléber lors de l’expédition d’Egypte, les unes alors qu’il était sous les ordres de Bonaparte en 1798, les autres comme général en chef.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 896e livraison. -LETTRE DU général en chef Kléber AU GENERAL MENOU où il est question d’un négociant marseillais basé à Alexandrie : Le 19 fructidor an VIII (5 septembre 1799) Le citoyen Bathalon, négociant à Alexandrie, est en qualité de procureur fondé de la maison Joseph et Cle de Marseille, détenteur d’un ballot de drap appartenant à maison Perret-Sauvan et Cle qu’il a jusqu’à ce jour refusé de livrer sous prétexte d’une créance de 6 000 francs à exercer par la maison Joseph sur celle Perret et Cle à raison d’un crédit fait à Mahomet Koraïm.
En attendant qu’il soit statue sur la validité de cette créance, la maison Perret et Sauvan demande de verser ces draps dans le magasin d’Alexandrie, sauf à les verser par la suite à qui de droit. J’ai accepté cette proposition et je vous invite à faire opérer de suite ce versement, en faisant estimer ces draps selon le prix courant ; vous me rendrez compte de cette opération en m’indiquant la valeur et la qualité des draps.
P.S. Le porteur de celle-ci est le citoyen Battus, interprète attaché par commission à la place d’Alexandrie. Il sert la République depuis dix ans [sic] en qualité de drogman ; il sait le turc et l’arabe. Je vous prie donc de le conserver, en lui continuant son traitement. Je ne vous le donne pas comme un exemple de probité, mais à cela près, vous avez lieu et temps d’être satisfait.
LA SEYNE-SUR-Mer : 592e livraison. La Seyne est en route ! –1630 -5 septembre : L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR VEND une partie du domaine public maritime DE SIX-FOURS à michel tortel – la seyne est en marche ! Ensuite, il faut faire un saut de plus de 200 ans, pour trouver un acte du 5 septembre 1630, par lequel l’abbaye de Saint-Victor, seigneur majeur de Six-Fours, vend à Michel Tortel, sieur de Ramatuelle, propriétaire dans le pays, une partie des régales maritimes (l’équivalent du domaine public maritime de nos jours) qui se trouvent comprises entre les quartiers seynois actuels des Mouissèques et de Brégaillon ; toutefois, le seigneur-abbé se réserve le môle de « La Sagno » (d’où vient le nom de La Seyne) qui s’allonge en direction de la mer, avec une bande de 10 pans de largeur, le long de ce môle, afin de rendre ce dernier plus spacieux. Les successeurs de Michel Tortel, qui avait cédé les terres acquises à d’autres particuliers, les Hou, Daniel et Vidal, effectueront des travaux de comblement jusqu’à la limite de la mer afin de rendre les terrains gagnés sur elle en état de recevoir des édifices. Ils en vendront ou en céderont eux-mêmes des parcelles sur lesquelles s’élèveront les premiers immeubles dans le voisinage du port (Louis Baudoin, 1965, p. 122).
OLLIOULES : 594e livraison : –1944-5 septembre : Les Tirailleurs Sénégalais quittent leur bivouac de Sanary – Nous trouvons dans le carnet de route de Jacques Glade : « 5 septembre, c’est le départ de Sanary. [..].Par Ollioules, nous gagnons Aix-en-Provence, Manosque et Sisteron, parcourant ainsi 28 km avec notre Dodge. Le 6 septembre, nous bivouaquons à 23 h à Grenoble. Le 1er octobre, nous nous battons dans le Doubs, puis sans discontinuer jusqu’en Allemagne ».
SANARY – 694e livraison : Résumé du chapitre – Le 5 septembre 1865, Marius Michel, chevalier de la Légion d’Honneur et directeur général des Phares de l’Empire Ottoman depuis 1860, devient maire de Sanary avec Jean-Baptiste Hermitte et Paul Flotte comme adjoints. Son premier mandat s’étend de 1865 à 1872, interrompu par la proclamation de la République en 1870. Michel réside à Sanary par intermittence, ses affaires l’appelant souvent à Marseille, Paris et Constantinople. Il a de nombreuses ambitions pour transformer son village natal en une petite ville touristique tout en préservant ses activités traditionnelles comme la pêche et l’agriculture. Malgré un budget limité, il finance personnellement plusieurs projets, offrant des prêts sans intérêt et des dons importants. Parmi ses réalisations, on compte l’aménagement des quais, le drainage des eaux pluviales, l’embellissement des fontaines, la construction d’un lavoir, la réparation et l’agrandissement de l’église, la création d’une brigade de gendarmerie, la construction d’un grand hôtel, d’une école, d’une maison de retraite, et d’un pont métallique 1. Il crée également un centre de régates nationales
ÉPHÉMÉRIDES

-L’INTÉGRALE.
–1298 – 5 septembre : Fons del canon vel Muramars (acte notarié). Mirabaud lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon-Saint-Henri. Autre écriture : Miramars, 19 octobre 1300 (charte aux archives municipales).
–1340 – 5 septembre :
1. Fegans, (acte notarié). Feians, ancienne maison de la prévôté du Chapitre de la Major, commune de Marseille, quartier de Mazargues, sur Couffone. C’était là que se trouvait la limite de la juridiction de l’abbaye de Saint-Victor. Première mention de la Villula de Feiam le 5 juillet 1218 (charte aux archives de la Major).
2. Vallatum vallis frege (acte notarié). Première mention du Vaufrège, vallon, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite. Evolution du toponyme : Val Freia, La val froido, Vaufrège , Valfrege, Valfrède.
–1341 – 5 septembre : Fait à Ollières – Cession par Raimond Geofroi d’Agoult-Marseille, seigneur d’Ollières, sa femme Maragde de Lers et leur fils Jacques, à Raimond d’Agoult-Sault, seigneur de Trets, de tous les droits seigneuriaux qu’ils ont à Trets, en échange de ceux de Raimond à Hyères. (Acte 652 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. communales de Trets, BB, pièce non numéroté).
–1344 – 5 septembre : Avignon. Testament de Jean de Gasqui, évêque de Marseille. Acte mentionnant, entre autres, Signes, Meinarguettes, Le Beausset et Méounes : … sicut est castrum .. de Signa, de Mayraneguetis, de Bauceto, de Meuna (Acte 514, Gallia… Marseille, n° 514, p. 311).
–1397 – 5 septembre : HOMMAGE DE L’EVEQUE DE MARSEILLE POUR LE castrum de Signes – L’acte le plus ancien daté d’un 5 septembre remonte à 1397. A cette date, selon les auteurs de Gallia Christiana Novissima, Guillaume Letort, évêque de Marseille, prête hommage au comte de Provence pour le castrum de Signes.
–1399 – 5 septembre : Isnard de Glandevès, seigneur de Cuers prête hommage POUR Solliès – Raimbaud Féraud de Piégut, coseigneur de Solliès, mourut avant 1380, laissant une fille mineure, Huguette de Piégut dont la part échoira quelques années plus tard à Isnard de Glandevès, seigneur de Cuers qui prêta hommage le 5 septembre 1399. A cette date, Hugues Riquier, coseigneur pour 1/16 de Solliès, seigneur pour deux parts de Levens prête également hommage pour Levens et Solliès (« Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005).
–1432 – 5 septembre : Caga laps (charte aux archives municipales). Fiol – quartier rural, commune d’Aubagne, quartier de Palma. Première mention : Boca de Filhol, 26 septembre 1344 (acte aux archives de l’Evêché).

–1534 – 5 septembre : L’explorateur Jacques Cartier jette l’ancre à Saint-Malo après un voyage de cent trente-sept jours. Il revient du Canada avec 2 Hurons-Iroquois qu’il présente à la cour.
–1595 – 5 septembre : (Robert C. Davis, L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) –Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 231). Les esclaves « publics » trimant sur les galères ou dans les mines gagnaient si peu d’argent qu’il leur fallait parfois plusieurs semaines pour économiser de quoi engager un captif scribe susceptible de rédiger une lettre pour leur famille. Ensuite, il fallait trouver quelqu’un pour porter le message. Ce n’était pas un problème pour les captifs aisés : non seulement ils avaient des relations, mais en outre ils obtenaient de l’aide de leurs maîtres qui ne demandaient qu’à les voir rachetés. Paysans et pêcheurs, en revanche, ne pouvaient compter que sur un marin libre, un esclave récemment libéré ou un marchand compatissant ; encore fallait-il que ces derniers veuillent s’en donner la peine et qu’ils projettent de se rendre dans les environs de la ville, ou tout au moins de la région dont l’esclave était originaire. Parce que les esclaves, et particulièrement les galériens, étaient souvent déplacés — sans doute davantage qu’on ne l’a dit —, il leur était difficile d’envoyer une lettre ou de fournir une adresse à laquelle répondre. Giuseppe di Girardo manda à sa sœur, depuis Tunis, qu’il lui avait « écrit de Constantinople, d’Alexandrie et de tous les lieux où [il s’était] trouvé ». Chose assez étonnante : à en juger par sa missive de Tunis, il avait en fait réussi à lui faire parvenir une lettre à Palerme, au moins une fois.
–1595 – 5 septembre : Ponche (registre aux archives du Chapitre). La Ponche – hameau, commune d’Allauch, quartier des Aubagnens.
–1597 – 5 septembre : acte aux archives de l’Evêché de Marseille.
1. Bellier sive le Plan. Le Belieu – quartier rural, commune de Cassis (1872). Première mention de Belieu le 28 octobre 1486 (acte aux archives de l’Evêché)
2. Colle de Berard. Le Bérard – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de l’Arène (1872). Première mention sous la forme La Bérart, le 29 décembre 1439 (acte aux archives de l’Evêché).
3. La Colle de Caullet. Le Collet – lieu-dit, commune de Cassis (1872). Première mention : Al Colet, le 10 mars 1301 (registre aux archives de l’Evêché).
4. Collet de Maurin – lieu-dit, commune de Cassis.
5. Fontaneille (ibid.). Fontaneilles, quartier rural, commune de Cassis, près le puits de Carpiagne. Première mention : Fontanellas, le 29 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché)
6. Font Dantoque. Font-Dantoque – lieu-dit, commune de Cassis, quartier du Puits de Carpiagne. Première mention : Font de Hugo Coyssinier, 29 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).
7. Le Giraud. Le Gibaud – lieu-dit, commune de Cassis. Première mention : Lo Gibaud, 29 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).
8. La Tuerie. La Nerte – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de l’Arène (1872). Première mention : La Nerta, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

–1630 -5 septembre : L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR VEND une partie du domaine public maritime DE SIX-FOURS à michel tortel – la seyne est en marche ! Ensuite, il faut faire un saut de plus de 200 ans, pour trouver un acte du 5 septembre 1630, par lequel l’abbaye de Saint-Victor, seigneur majeur de Six-Fours, vend à Michel Tortel, sieur de Ramatuelle, propriétaire dans le pays, une partie des régales maritimes (l’équivalent du domaine public maritime de nos jours) qui se trouvent comprises entre les quartiers seynois actuels des Mouissèques et de Brégaillon ; toutefois, le seigneur-abbé se réserve le môle de « La Sagno » (d’où vient le nom de La Seyne) qui s’allonge en direction de la mer, avec une bande de 10 pans de largeur, le long de ce môle, afin de rendre ce dernier plus spacieux. Les successeurs de Michel Tortel, qui avait cédé les terres acquises à d’autres particuliers, les Hou, Daniel et Vidal, effectueront des travaux de comblement jusqu’à la limite de la mer afin de rendre les terrains gagnés sur elle en état de recevoir des édifices. Ils en vendront ou en céderont eux-mêmes des parcelles sur lesquelles s’élèveront les premiers immeubles dans le voisinage du port (Louis Baudoin, 1965, p. 122).
-1661-5 septembre : le surintendant général des Finances Fouquet est arrêté par d’Artagnan sur ordre de Louis XIV – En 1661, sur les conseils de Colbert, Louis XIV fait arrêter son grand argentier, Nicolas Fouquet qu’il soupçonne de malversation. Le surintendant des Finances de Louis XIV est arrêté à Nantes par d’Artagnan, capitaine des mousquetaires du roi avant d’être transféré au château de Vincennes puis à Angers et à Amboise. Nommé par Anne d’Autriche et Mazarin en 1653 à l’âge de 38 ans, l’artisan du redressement des finances publiques après les troubles de la fronde s’était aussi enrichi prodigieusement, mais avec bien peu de discrétion. Fouquet menait une vie fastueuse dans le château de Vaux qu’il avait fait reconstruire après trois ans de surintendance. En 1658, il avait acheté Belle-lsle, qu’il fortifia pour s’en faire une place de sûreté. A la mort de Mazarin en mars 1661, Louis XIV suivit les conseils de Colbert et décida de surveiller de plus près les finances publiques. L’attitude pressante de Fouquet auprès de Mlle de La Vallière, maîtresse du roi, et la jalousie née de la splendeur d’une fête donnée le 17 août 1661 à Vaux ont accéléré la chute du ministre corrompu. Le procès durera trois années au terme desquelles Fouquet sera condamné à la confiscation de ses biens et au bannissement du royaume de France. Sa peine sera commuée par le roi en prison à perpétuité à Pignerol, enclave fortifiée française en Piémont où il fut l’objet d’une surveillance très stricte. Son acte de décès n’ayant pas été retrouvé, on n’est certain ni de la date, ni du lieu de sa mort. Fouquet est le dernier surintendant des Finances de la monarchie.
–1698 – 5 septembre : LE TSAR PIERRE LE GRAND TAXE LES BARBUS – Pour financer ses travaux de prestige et la modernisation de la Russie qu’il entend occidentaliser, Pierre le Grand met sur pied de nouvelles taxes : des impôts sont prélevés sur les moulins, les bains, les ruches d’abeilles, les fours mais aussi les barbes dont Pierre le Grand interdira le port.

-1721-5 septembre : ON DESINFECTE MARSEILLE – Nouveau saut de près d’un siècle : du 5 septembre au 15 octobre 1721, on désinfecte la ville de Marseille où a débuté l’épidémie de peste qui ravage la Provence ; les magasins des fripiers, tous les bateaux et 944 boutiques sont ainsi traités. Le commerce de Marseille ne reprendra avec les autres pays qu’en 1723 et 1724. Il aura fallu trois ans après le dernier mort de la peste pour que les relations redeviennent normales avec le reste du monde. Les décès n’ont pu être comptés exactement sauf pour les galériens inscrits dans des registres (621 morts). On estime les victimes à 40 000 pour Marseille (sur 100 000 habitants) et 10 000 pour les alentours. Au total 100 000 pour toute la région. Les plus pauvres ont été les plus touchés : 3000 mendiants, 6000 orphelins. Ceux qui ont échappé à l’épidémie sont ceux qui ont fui à temps ou ont pu s’enfermer à l’écart. Les riches marchands ont été plus gênés par le manque de monnaie en métal que par la peste elle-même. Comme il avait fallu emprunter pour payer les dépenses, la municipalité de Marseille créa des impôts pour rembourser les prêteurs. Les survivants s’interrogèrent sur les responsabilités tout en essayant d’oublier l’épidémie (André Maurice, 1983).
–1774 – 5 septembre : NAISSANCE DE CASPAR DAVID FRIEDRICH, l’un de mes peintres favoris !
Caspar David Friedrich est un peintre allemand qui a fait partie du mouvement romantique allemand du XIXe siècle. Après avoir étudié à l’académie des beaux-arts de Copenhague, il s’oriente vers un style paysagiste, cherchant également à inclure une dimension spirituelle dans ses tableaux. Il connaît un grand succès à partir de 1810 et, après 1818, inclut dans ses tableaux des personnages féminins. Il meurt finalement dans l’indifférence en 1840, son travail n’étant reconnu qu’à partir du XXe siècle
–1781 – 5 septembre : Bataille de la baie de Chesapeake – Arrivée le 30 août 1781, la flotte de l’amiral François de Grasse débarque des soldats et des renforts, dans la baie de Chesapeake, sur la côte de Virginie, à l’attention des insurgents américains et de leurs alliés français. Elle est surprise par la flotte anglaise des amiraux Thomas Graves et Samuel Hood. Ceux-ci l’invitent à gagner le large pour un affrontement dans les règles. Sans se faire prier, le 5 septembre 1781, le comte de Grasse déborde la Royal Navy et canonne les mâts des navires. Puis il rompt le combat et file vers le grand large. Les Anglais se lancent à sa poursuite avant de se rabattre vers New York pour des réparations. La flotte française peut revenir dans la baie de Chesapeake afin d’empêcher tout débarquement de troupes anglaises. Assiégé à Yorktown, sans perspective de renforts, le général anglais Charles Cornwallis va se rendre aux troupes franco-américaines de George Washington. Les Anglais reconnaîtront en de Grasse le seul adversaire qui ait infligé une défaite à la Navy en deux siècles (Herodote net).

–1789 – 5 septembre : Il semblerait que les extrêmes s’accordent sur le veto suspensif – Dans la capitale, les quatre bataillons du régiment des gardes suisses ont prêté le serment national devant le maire et la nouvelle Assemblée des représentants de la Commune de Paris. A l’Assemblée nationale, les questions de la permanence et du bicamérisme ont été discutées aujourd’hui sans véritable résultat. Il semblerait cependant que les extrêmes s’accordent sur le veto suspensif (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 5 SEPTEMBRE).
1790 – 5 septembre : La Seyne -. Archives Cote 1D.
1° – Poursuite contre divers débiteurs de la commune.
2° – Avis sur les impositions de l’année.
3° – Règlement du compte du sieur Aubert
-1791-5 septembre : Olympe de Gouges – Le 5 septembre 1791, Olympe de Gouges, la grande Olympe de Gouges, rédige la déclaration des droits de la femme et des citoyennes, texte qui restera malheureusement lettre morte.
-1792 – 5 septembre : LA révolution « des profondeurs » se faiT justice elle-même – Le XVIIIe siècle s’achève le 5 septembre 1792, dans l’effervescence révolutionnaire, l’événement qui va entrer dans l’Histoire sous le nom de « massacres de Septembre ». Pour comprendre ce mouvement de masse, il faut revenir au paysage intérieur d’une France qui, en province comme à Paris, vit sous la menace de l’invasion, dans la peur qui souvent n’a rien d’illusoire de complots aristocratiques. L’éclipsé de l’autorité — le roi incarcéré au Temple, c’est un Comité exécutif dominé par Danton qui assure l’intérim — facilite le geste panique qui, du 2 au 5 septembre, porte sur les prisons parisiennes une foule décidée à se faire justice elle-même : ecclésiastiques, aristocrates, simples détenus parfois tombent victimes de cet épisode d’une révolution « des profondeurs » (Duby Georges, Histoire de la France, 1987, Pierre Goubert, Initiation …, 1984, Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997, Michel Vovelle, « La Révolution », 1987).
–1793-5 septembre :
1. A Paris, Les ouvriers, les artisans du faubourg Saint-Antoine, les pauvres, sortent dans la rue, armes en mains – Un an plus tard, très exactement les 4-5 septembre 1793, une violente agitation soulève encore une fois les sans-culottes parisiens. Les ouvriers, les artisans du faubourg Saint-Antoine, les pauvres, sortent dans la rue, armes en mains. Leurs principales revendications sont la terreur, le maximum général, l’aide aux nécessiteux. Les journées des 4 et 5 septembre avaient été préparées par les « Enragés », mais au moment où elles éclatèrent, les Jacobins procédaient déjà à leur liquidation. Chaumette et les autres Jacobins de gauche prirent la direction du mouvement. Hébert essayait de pousser la masse des sans-culottes sur la Convention pour l’investir, comme les 31 mai et 2 juin. Mais Chaumette, tout en soutenant les revendications des sans-culottes, les exhortait à avoir confiance en la « sainte Montagne.
2. alliance se renforçant entre la bourgeoisie montagnarde et le peuple DES sans-culotteS – Face à cette conjonction des périls, l’alliance se renforce entre la bourgeoisie montagnarde des jacobins, de la Convention, bientôt du Comité de salut public, et le peuple, surtout parisien, uni dans la sans-culotterie.
Pouvait-il en être autrement ? La question se pose et a été posée en ce qui concerne du moins le mouvement populaire. Dans l’action de ces masses tenues en haleine depuis le printemps 93 par les Enragés, dont progressivement l’hébertisme prend le relais, on a voulu voir l’amorce d’une autre révolution, non plus démocratique et bourgeoise, mais proprement populaire, qui par le dynamisme propre d’une révolution permanente contenait en germe le dépassement des conquêtes bourgeoises.
Dans cette optique, l’alliance dont nous parlons devient mystification et reprise en main de la part d’une bourgeoisie robespierriste qui utilise à ses fins le dynamisme des masses… On objecte à cette thèse qu’il n’est point bon de tirer sur les brins d’herbe pour les faire pousser et de prêter une conscience de classe à ce qui n’en est pas une.
La sans-culotterie, les études de Soboul l’ont montré, dans un monde où l’entreprise capitaliste et le salariat qu’elle sécrète sont largement minoritaires, reste un agrégat composite où dominent les petits producteurs indépendants de « l’échoppe et la boutique » dont l’égalitarisme ne saurait déboucher sur un programme autonome. Cela ne veut pas dire que ce mouvement de masse ne soit pas, en cette fin de 1793, une pièce maîtresse et comme le moteur du jeu politique : par une pression constante et efficace, il imposera la mise à l’ordre du jour et l’application effective de plusieurs de ses mots d’ordre : le maximum des denrées (11 et 29 septembre), la Terreur (5 septembre), la loi des Suspects. Mais la poussée de septembre 93, dont ces mesures sont le résultat, est peut-être la dernière grande victoire du mouvement populaire. La Convention devient alors le mode de fonctionnement ordinaire du gouvernement.
La fin des « Enragés », le groupe d’extrême gauche qui exprimait les revendications des couches inférieures de la plèbe, révèle manifestement la nature bourgeoise du gouvernement jacobin. En frappant les « Enragés », Robespierre et les autres chefs jacobins ont montré que, hommes politiques bourgeois, ils ne s’étaient pas seulement trouvés incapables de collaborer avec le groupe le plus à gauche de la plèbe, mais avaient même saisi la première occasion de l’écraser. Malgré cela, les mots d’ordre de la terreur et du « maximum général » resteront populaires parmi les sans-culottes, même après la défaite des « Enragés ». Et les Jacobins de gauche, Chaumette, Pache, etc., commenceront à les soutenir. Chaumette notamment, qui a beaucoup fait, à la tête de la Commune, pour soulager la détresse des sans-culottes, défendra ardemment les intérêts des pauvres. Le 5 septembre, Chaumette, à la tête d’une députation de sans-culottes, présente à la Convention les revendications du peuple. L’Assemblée fait droit aux principales en « plaçant la terreur à l’ordre du jour », ce qui signifie frapper avec la dernière énergie les ennemis de la révolution, afin « d’épouvanter tous les conspirateurs », comme l’exigent les délégués des sections parisiennes. La Convention décrète la création d’une armée révolutionnaire — force armée des sans-culottes, ayant pour mission d’écraser la contre-révolution et d’assurer l’approvisionnement en vivres de Paris. Elle défèrera au Tribunal révolutionnaire les ministres girondins Lebrun et Clavière, et votera une loi contre les étrangers qui ne pourront faire preuve de leur civisme. Le maximum général est également adopté, en principe. Tout en luttant contre les « Enragés » et en rejetant leur programme, les Jacobins n’en ont pas moins écouté la voix du peuple, qui réclame la terreur et le maximum. Mettant de côté leurs préventions, ils sont allés au-devant des désirs des sans-culottes. L’adoption par les Jacobins du système de la réglementation par l’Etat de la distribution n’a été possible en général que grâce au régime de dictature révolutionnaire déjà établi à ce moment. Le mouvement des 4 et 5 septembre et les mesures prises resserreront de nouveau pour un temps l’alliance des sans-culottes avec la bourgeoisie révolutionnaire, renforçant ainsi la dictature démocratique et révolutionnaire jacobine (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997 ; A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe siècle, Moscou, 1961).
3. réorganisation du Tribunal révolutionnaire – En conséquence des décisions du 5 septembre, la Convention réorganisera le Tribunal révolutionnaire, dont elle simplifiera et accélèrera la procédure, et rendra, le 17 septembre, le décret des « suspects » par lequel « … sont réputés gens suspects: ceux qui soit par leur conduite, soit par leurs relations, soit par leurs propos ou par leurs écrits, se sont montrés partisans de la tyrannie. . . les fonctionnaires publics suspendus ou destitués de leurs fonctions par la Convention nationale. . . . . . ceux des ci-devant nobles, ensemble les maris, femmes, pères, mères, fils ou filles, frères ou sœurs, et agents d’émigrés, qui n’ont pas constamment manifesté leur attachement à la révolution ». Ce décret mettra entre les mains des autorités révolutionnaires une arme puissante contre les ennemis de la révolution dont, comme le clamera Barère dans son discours du 17 septembre à l’Assemblée, » Le vaisseau ne pourra arriver au port que sur une mer de sang « .
On comprend alors que les Toulonnais, enfermés dans leurs murs, avec comme alliés les ennemis du pays, n’ont plus aucune chance de pouvoir traiter avec l’Etat jacobin et qu’il ne leur reste plus qu’à se battre pour sauver leur vie et celles de leurs familles (Ph. J.-B. Bûchez et P. G. Roux, Histoire parlementaire de la Révolution française, t. XXIX, Paris, 1836, p. 109).
–1794-5 septembre :
1. Hôpital de Saint-Mandrier – Un an plus tard, alors que les orages liés à la terreur sont en train de s’éteindre, le 19 Fructidor an II (19 septembre 1794) le comité de salubrité navale de Toulon demande l’annexion à l’Hôpital de Saint-Mandrier de la maison de campagne de l’émigré Jourdan qui, bien que demeurant à Ollioules, possède une maison voisine de l’Hôpital (Gisèle Argensse, 1989, p. 39).
2. rétablissement de la censure de la presse ainsi que des mesures contre les émigrés et les prêtres réfractaires – Un an plus tard, alors que les orages liés à la terreur le 5 septembre 1794, au cours de la période du Directoire qui a succédé à celle de la Convention, le gouvernement rétablit la censure de la presse ainsi que les mesures contre les émigrés et les prêtres réfractaires à qui l’on enjoint de sortir des communes dans les 24 heures et de France dans les quinze jours sous peine d’exécution dans un délai de 24 heures, ce que confirme l’étude d’Henriette Trojani, « La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815 ».
–1795 – 5 septembre : la loi oblige à des licenciements nombreux parmi les divisions du contre-amiral Villeneuve et du général Brueys – Un vent de panique souffle de nouveau sur Toulon, le 5 septembre 1795, après la révolte de germinal et de prairial. Alors que, d’après le discours du citoyen Clauzel au Conseil des anciens (l’équivalent de notre Sénat actuel), il semble que la loi ne touche que les chefs coupables d’avoir poussé à la révolte contre le Directoire et non les Toulonnais égarés – c’est du moins ainsi que les services de la marine voudraient l’interpréter pour éviter la désorganisation fatale – la loi oblige à des licenciements nombreux parmi les divisions du contre-amiral Villeneuve et du général Brueys qui sont en grande partie composées d’équipages tirés de fugitifs rentrés au pays. On attend que le ministre sollicité ait tranché la question.
–1797 – 5 septembre :
1. nouveaux décrets frappant les émigrés – Le 5 septembre 1797, de nouveaux décrets frappent les émigrés : les minorités républicaines leur enjoignent de sortir des communes dans les 24 heures et de France dans les quinze jours sous peine d’exécution dans un délai de 24 heures (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
2. Etablissement de la conscription militaire par l’adoption de la loi Jourdan – Le temps n’est plus à la tergiversation. La guerre bat à nouveau son plein qui impose en France l’établissement de la conscription militaire par l’adoption de la loi Jourdan de fructidor an VI (5 septembre 1798) qui peut être considérée comme l’institutionnalisation de l’expérience révolutionnaire. Elle instaure en principe une obligation militaire personnelle pour l’ensemble de la population mâle du pays mais affirme aussitôt que la prise en compte des réalités économiques et sociales primera sur l’universalité du devoir : « Beaucoup seront destinés à servir mais, vraisemblablement, peu serviront réellement » affirme-t-on devant le Conseil des Cinq-Cents. Selon Annie Crépin, cette « loi charnière […] tente d’inscrire les institutions de l’ère révolutionnaire dans la réalité et la durée, en leur imprimant un caractère de régularité. Loi fondatrice, elle inspire très largement les lois militaires ultérieures jusqu’à celle de 1872, et, dans l’immédiat, elle fait partie de l’héritage que Bonaparte recueillera de la Révolution ». (Pierre Goubert, Initiation… ; Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
Rapport fait par Jourdan (de la Haute-Vienne) au nom de la commission militaire, Sur le recrutement de l’armée de terre, Corps législatif, Conseil des Cinq-Cents. Séance du 2 thermidor an VI. Paris, Imprimerie nationale, Thermidor an VI, p. 6..

–-1798 – 5 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE – LETTRES DU GENERAL KLEBER
–à la Commission administrative, Alexandrie. Le 19 fructidor (5 septembre 1798) « Ci-joint, Citoyens, un arrêté pour la levée d’une contribution de 400 livres ordonnée par le général en chef. Je ne puis mieux m’adresser qu’à vous pour qu’il soit mis à exécution. Je vous prie, en conséquence, de prendre les mesures que vous croirez les plus efficaces pour que cet argent et les marchandises soient versés au plus tard d’ici à la fin Fructidor du mois. Je n’ai point déterminé le prix de l’huile que je ne connais pas. Vous prendrez un terme moyen afin que ni nos intérêts, ni ceux des marchands ne se trouvent lésés. Je compte absolument dans cette affaire sur votre zèle et vos talents. Je vous envoie encore un état de répartition de la contribution des 100 000 livres qui a déjà été levée sur les Musulmans et qui pourra vous servir de guide. Il sera peut-être nécessaire de faire traduire en arabe mon arrêté : pour cela, vous pourriez vous adresser au chancelier du Consulat
-au Citoyen Colasse, Commissaire des guerres, Alexandrie. Le 19 fructidor (5 septembre 1798) Vous voudrez bien, Citoyen Commissaire, me fournir l’état de la quantité de riz qui vous est nécessaire pour faire une distribution de cette denrée pendant six mois à raison de 2 000 hommes de garnison ainsi que pour former le magasin de réserve dont il est parlé dans l’instruction que vous avez reçue de l’ordonnateur en chef. Vous me présenterez pareillement l’état le plus approximatif possible de la quantité de cette denrée qui se trouve actuellement dans les magasins d’Alexandrie. Il serait nécessaire que je reçusse ces états d’ici à demain au soir. Vous vous concerterez à cet effet avec la commission administrative.
-au Commandant des armes, Alexandrie. Le 19 fructidor an VI (5 septembre 1798) Ci-joint, Commandant, copie des réponses du général en chef sur une série de questions relatives à l’embargo et autres objets concernant la marine. Ces questions résolues, vous voudrez bien vous concerter avec le commissaire ordonnateur pour leur exécution. Je lui écris pareillement à ce sujet.
–au Citoyen Le Roy, Commissaire ordonnateur de la marine, Alexandrie. Alexandrie, le 19 fruétidor an VI (5 septembre 1798) Je vous prie, Citoyen Ordonnateur, de vouloir bien me fournir d’ici à demain au soir, s’il est possible, l’état de la quantité de riz dont vous auriez besoin pour former les magasins et pourvoir les bâtiments conformément aux inStruétions que vous avez reçues du général en chef, afin que, comparativement avec ce que nous avons de cette denrée, je puisse juger de celle qu’il est encore nécessaire de faire arriver à Alexandrie.
–1799 – 5 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE – Ordre du Jour du général en chef Kléber : Le 19 fructidor an VIII (5 septembre 1799)
Le général en chef, prévenu que les colonnes mobiles, qui parcourent les provinces pour faire acquitter les contributions, reçoivent des villages, outre la subsistance, la solde pendant tout le temps qu’elles sont en mouvement, ordonne
Article 1er.
Les commandants des colonnes mobiles chargés de protéger les recouvrements des contributions, continueront à faire payer par les villages le droit connu sous le nom de aketurick, qui sera consacré au paiement de la solde de la colonne mobile.
Article 2.
Pendant tout le temps que ces colonnes mobiles seront en mouvement, elles ne percevront point d’autre solde.
Article 3.
Pour l’exécution de l’article ci-dessus, les commandants des détachements remettront, en rentrant de leur tournée, le contrôle nominatif des hommes composant le détachement, à l’officier supérieur qui aura ordonné le mouvement qui le soumettra au commissaire des guerres chargé de la police des corps et au payeur de la division. Ce contrôle fera mention du temps durant lequel la colonne mobile aura été en mouvement.
Le général en chef étant informé que les payeurs de division, et ceux des provinces, se permettent de payer sans autorisation spéciale, et en contravention aux ordres généraux rendus à cet égard, des mois d’appointements à des officiers supérieurs et autres, voulant qu’à l’avenir il y ait une égalité parfaite dans le paiement de la solde de l’armée, ordonne :
Article 1er.
Le payeur général de l’armée défendra sévèrement aux payeurs des divisions et des provinces de payer à aucun corps, à des officiers généraux ou autres, aucun mois de solde ou d’appointements, sans y être autorisé par l’ordre du jour.
Article 2.
Il ne sera fait à l’avenir, par les commandants de province, aucune distribution de fonds ; les payeurs des divisions et des provinces recevront, du payeur général seul, les ordres de paiement.
Article 3.
Les payeurs sont personnellement responsables des sommes qu’ils acquitteront en contravention de l’article 1er. La contrainte, même exercée par la force armée, ne pourra couvrir leur responsabilité.
Le cartel d’échange des prisonniers, arrêté par le général en chef Bonaparte avec les puissances ennemies, exigeant des communications indispensables avec leurs envoyés, le général Kléber ordonne que tous les parlementaires qui se présenteront, par terre et par mer, soient reçus avec les égards que doivent réciproquement des nations civilisées à leurs chargés de missions, en prenant néanmoins toutes les précautions d’usage pour éviter les inconvénients que pourraient amener de trop fréquentes communications.
Si quelque parlementaire, abusant de sa mission, apportait dans l’armée ou dans le pays quelque provocation insidieuse pour provoquer à la désertion ou à la révolte, il serait dès ce moment regardé comme un embaucheur ou chef de complot, et pendu sur le champ au premier arbre.
-LETTRE DU général en chef Kléber à l’ordonnateur en chef Daure – Le 19 Fructidor an VII (5 septembre 1799)
Par votre lettre du 15, vous me faites part de la proposition des citoyens Perret, Sauvan et Cie de verser dans les magasins d’Alexandrie un ballot de drap qui leur appartient, composé de dix pièces, et de l’opposition que met à ce versement la maison Joseph, sous le prétexte d’une perte faite par cette maison avec Koraïm.
J’accepte la proposition que font les citoyens Perret et Sauvan, et j’adresse au général Menou l’ordre de prendre sur le champ les mesures nécessaires, afin que le drap dont il s’agit soit immédiatement versé dans les magasins d’Alexandrie. Vous donnerez, de votre côté, l’ordre au commissaire des guerres de cette place de faire un procès-verbal estimatif de ces draps. J’aviserai ultérieurement aux moyens pour les faire payer.
Quant aux 6 000 livres réclamées par la maison Joseph, sur la succession de Koraïm, je jugerai si cette somme doit être à la charge du gouvernement, lorsqu’une pétition, revêtue de pièces justificatives, me sera présentée à cet égard.
-LETTRE DU général en chef Kléber AU GENERAL MENOU : Le 19 fructidor an VIII (5 septembre 1799) Le citoyen Bathalon, négociant à Alexandrie, est en qualité de procureur fondé de la maison Joseph et Cle de Marseille, détenteur d’un ballot de drap appartenant à maison Perret-Sauvan et Cle qu’il a jusqu’à ce jour refusé de livrer sous prétexte d’une créance de 6 000 francs à exercer par la maison Joseph sur celle Perret et Cle à raison d’un crédit fait à Mahomet Koraïm.
En attendant qu’il soit statue sur la validité de cette créance, la maison Perret et Sauvan demande de verser ces draps dans le magasin d’Alexandrie, sauf à les verser par la suite à qui de droit. J’ai accepté cette proposition et je vous invite à faire opérer de suite ce versement, en faisant estimer ces draps selon le prix courant ; vous me rendrez compte de cette opération en m’indiquant la valeur et la qualité des draps.
P.S. Le porteur de celle-ci est le citoyen Battus, interprète attaché par commission à la place d’Alexandrie. Il sert la République depuis dix ans [sic] en qualité de drogman ; il sait le turc et l’arabe. Je vous prie donc de le conserver, en lui continuant son traitement. Je ne vous le donne pas comme un exemple de probité, mais à cela près, vous avez lieu et temps d’être satisfait.
Je vous embrasse.
–1799 – 5 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE – LETTRE DU GENERAL MENOU AU GENERAL EN CHEF KLEBER – Rosette, le 19 fructidor an VII (5 septembre 1799). Mon cher général, vous trouverez ci-jointe une longue suite d’épîtres de moi. Elles sont bien ennuyeuses, car elles ne contiennent que des comptes, mais il faut bien s’occuper de ces détails quand on veut faire marcher la chose publique. Je sais que je serai attaqué de toutes les manières, honni, bafoué, décrié, mais peu importe : je remplis un devoir sacré et je monte à l’assaut contre tous les pillards de l’armée. J’envoie au commissaire ordonnateur en chef copie de toutes les opérations que je vous propose, s’il veut les faire faire au même prix et même qualité par les agents des subsistances. C’est à vous, mon cher général, à vider le procès.
Les économies de 30 000 livres, que je propose pour la province, s’élèveraient, je le présume, pour la totalité du second arrondissement, à plus de 100 000 livres par an, ce qui, pour la totalité de l’Égypte, donne un joli bénéfice à ces Messieurs. On achèverait toutes les fortifications avec le bénéfice d’un an. Je vais, dans la province de Bahireh et celle d’Alexandrie, tenter les mêmes opérations.
Je ne vous parle pas encore, mon cher général, de ce qui regarde l’administration des finances ; cet objet est encore bien plus considérable que celui des subsistances, mais il faut du temps pour le connaître.
L’état-major général ne pourra recevoir que le premier courrier des états de situation bien en règle du second arrondissement.
Le général Destaing va se rendre à vos ordres, au Caire ; j’envoie provisoirement, pour commander dans la Bahireh, le chef de la 69e demi-brigade, le citoyen Eyssautier. Je compte me rendre moi-même à Rahmanieh, dans la province de Bahireh, demain ou après-demain.
J’ai trouvé, en arrivant ici, une mesure autorisée par l’ordonnateur général en chef, de faire vendre du blé de la République pour payer les frais de transport, de débarquement et embarquement de toutes les denrées. Cette mesure peut être sujette à de grands inconvénients. J’attends vos ordres à cet égard. J’ai suspendu provisoirement l’exécution.
Je dois vous prévenir aussi, mon cher général, que 6 000 pintes de vin, eau de vie et vinaigre sont arrivées ici d’Alexandrie, d’où elles ont été tirées par ordre du commissaire Michaux. Je vous en préviens, afin que vous sachiez que ces 6 000 pintes arriveront au Caire et qu’elles aient la destination que vous leur prescrirez.
P.S. Mon cher général, vous avez fait choix, pour chef de votre état- major, d’un homme agréable à toute l’armée et cher à tous.
Jullien n’est pas en état d’agir activement nulle part ; c’est un homme de talent et de mérite, qui serait parfaitement dans l’état-major général où il n’y a qu’à écrire et être sédentaire dans les bureaux, au moins pour une part de ceux qui le composent.
Si vous n’avez pas besoin de Baudot, c’est un homme excellent pour être chef d’état-major du deuxième arrondissement, et connu, en cas de mon absence, dans la ville d’Alexandrie qu’il connaît parfaitement. Il faudra que je fasse beaucoup de courses pour tout ce qui tient à l’administration…
-LETTRE DU GENERAL EN CHEF KLEBER au général de brigade Sanson, commandant du génie – Le 19 fructidor an VII (5 septembre 1799) ; 3Je viens de donner ordre au payeur de l’armée de vous fournir des acomptes sur les 100 000 livres que le général Bonaparte avait mis à votre disposition pour les travaux de la direction du Caire pour le mois de fructidor ; mais les travaux les plus urgents sont ceux des hôpitaux de la ferme d’Ibrahim et de la Citadelle, auxquels vous voudrez bien faire travailler sans relâche et tous les ouvrages cessant s’il est nécessaire. Je vous salue.

–1800 – 5 septembre : le commandant d’un navire venant de Raguse remet au maire de Sanary 9 plis destinés à Talleyrand, ministre des relations extérieures – A présent, ouvrons une parenthèse qui fait souffler un vent de fraîcheur sur nos propos. Le 5 septembre 1800, le commandant d’un navire venant de Raguse (actuelle Dubrovnik) qui mouille au Brusc, remet au maire de Sanary 32 plis dont 9 destinés à Talleyrand, ministre des Relations extérieures. Ces plis sont accompagnés de la lettre suivante directement adressée au maire de l’époque : « Citoyen, je viens vous faire part de notre relâche en cette rade par le vent contraire. Etant à bord 228 français, militaires, marins, femmes et enfants venant d’ALGER, après y avoir resté seize mois dans l’esclavage, nous provenons de la garnison de CORFOU, destinés pour aller faire quarantaine à MARSEILLE. Comme j’ai été chargé des paquets pour PARIS et MARSEILLE et que j’ai eu le bonheur de les sauver, ne voulant pas les risquer dans le passage d’ici MARSEILLE, vous voudrez bien m’envoyer un homme de confiance pour les recevoir et les dépêcher pour sa destination. Je vous invite aussi de faire part de notre relâche à TOULON, nouvelle qui réjouira les patriotes et par ceux qui nous sont attachés de nous voir rendus à la liberté et à notre patrie. Veuillez bien m’accuser réception de la présente, salut et respect. PUGINIER » (Rotger B., 1984, p. 330).
–1812 – 5 septembre : Campagne de Russie. Premier engagement à Borodino, sur les bords de la Moskowa où se distingue le maréchal Ney. Victoire française. Koutousoff replie son armée derrière Moscou qui est incendiée avant l’arrivée des Français. Napoléon entre à Moscou. Il y restera un mois. C’est là qu’il signe le décret réorganisant la Comédie Française.
–1867 – 4 et 5 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Hier, mercredi 4 septembre, il a été conclu un marché avec Constant, Maître Maçon. Il s’engage à achever dans l’espace de quinze jours toutes les pierres extraites de la tranchée sur les quais pour la plantation des arbres. Il s’engage à donner à la commune la somme de 40 francs pour la valeur des pierres qu’il prend. Il doit commencer demain. Jeudi 5 septembre, fête de Saint-Bertin, beau temps, vent à l’ouest. faible brise. On a commencé aujourd’hui à enlever les pierres extraites de la tranchée des quais. Il est convenu que dans une quinzaine tout doit être enlevé.
–1869 – 5 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – dimanche 5 septembre Saint Victorin évêque. Temps comme hier, vent à l’est, forte brise, ciel couvert qui semble dire « je donnerai la pluie » – aujourd’hui il n’y a pas de fête aux environs que je sache. Ce prochain dimanche, ce sera la fête de Pépiole où beaucoup de monde va en promenade champêtre quand le temps le permet.
Hier, dans la journée nous avons vu arriver une escadrille de bateaux pêcheurs qu’on appelle ici bateaux catalans quoiqu’ils soient génois. Ils viennent de faire la pêche à la sardine pendant tout l’été. En septembre, quand la pêche est finie, il retournent chez eux avec une pêche plus ou moins considérable et l’an qui suit, ils recommencent leur migration.
Cette semaine a été assez mouvementé ! je veux parler de la partie de mer de mercredi qui a été un grand moment pour nous et aussi une grande fatigue ! nous sommes peu habitués à passer une grande journée au soleil c’est ce qui explique la fatigue qui en résultat.
Quelques propriétaires ont coupé leurs raisins cette semaine sur les côtes élevées où celui-ci est plutôt mûr. Mais la semaine que nous commençons demain, les vendanges iront bon train. Le fruit mûr il faut le couper, sans cela il perdrait beaucoup du fait des limaces et surtout de la maladie de la vigne qui les dessèche et les fait crever. On n’attend pas une vendange abondante et cependant la vigne de mai promettait tout ! Mais l’été a passé et a pris sa part de récolte /
–1870 -5 septembre :
1. Le Préfet Levert quitte Marseille – Au moment de la proclamation de la République (4 septembre 1870), Marseille était en plein marasme et dans un trouble extraordinaire : c’est alors que Bory, le maire provisoire, multiplie les mesures comme er. période d’agitation ; il nomme le conseiller municipal. A Labadié commissaire provisoire assisté d’un conseil départemental ; le 5 septembre, commissaire et conseil se rendaient à la Préfecture et obligeaient le préfet Levert à quitter la place. Le maire s’occupe aussi de la réorganisation de la garde nationale et tous les citoyens de 21 à 55 ans sont invités à se présenter le 6 septembre dans leurs bureaux de vote pour y être enrôlés (Gabrielle Castellari, 1945).
2. PROCLAMATION DE LA REPUBLIQUE – Le 5 septembre 1870, les trompettes municipaux, escortés par des soldats annoncent à travers les villes la proclamation de la République. Le 5 septembre 1870, à l’issue d’une assemblée extraordinaire, la RÉPUBLIQUE étant proclamée, le Conseil municipal décidera une manifestation publique pour apporter son soutien au nouveau régime : « Chers citoyens, Le Gouvernement qui préside aux destinées de la France a fait ses preuves. Paris est tranquille, partout les populations calmes comme la nôtre témoignent par leur attitude de leur confiance et de leur espérance. Elle se rallie aux hommes qui après avoir combattu pour la liberté, se consacrent à consolider l’ordre, et déploient leur énergie pour chasser l’ennemi qui a envahi une grande partie de notre belle France… Nous proclamons hautement notre adhésion ferme et sincère au nouveau Gouvernement. Vive la République ». Tous les Conseillers, Maire et Adjoints signeront cette adresse. Les régimes se succèdent. SAINT NAZAIRE continue (Ortolan, 1982; A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1994, p. 411). Après 20 ans d’exil, Victor Hugo rentre à Paris.
–1871 – 5 septembre : Découverte du « Grand Zimbabwe » que j’ai visité en 2012- Le 5 septembre 1871, l’explorateur allemand Karl Mauch découvre en Afrique australe une vaste enceinte en pierre et des murailles et tourelles en ruines. Il croit pouvoir identifier une cité évoquée dans la Bible comme étant celle de la reine de Saba (Ophir). De nos jours, les historiens ont admis l’origine africaine des ruines du « Grand Zimbabwé ». On sait qu’elles relèvent de la civilisation bantoue des Shona.
–1892-5 septembre : ouverture du chemin vicinal ordinaire n°5, a lA SEYNE – A la fin du XIXe siècle, le 5 septembre 1892, le conseil municipal de La Seyne décide l’ouverture du chemin vicinal ordinaire n° 5 des Mouissèques à Manteau. On l’appellera Boulevard Carnot tandis qu’il deviendra nécessaire de réaliser le plan d’alignement du chemin vicinal ordinaire n° 1 dit de Balaguier (Marius Autran, tome 1, 1987).

–1903–5 septembre : Le 5 Septembre 1903, Hippolyte BONNAUD, fabricant d’articles de fumeurs, N° 9 rue de la République, dépose la marque « Le prolétaire » pour apposer sur les cahiers de papier à cigarettes de sa fabrication, ainsi que sur boîtes et bandes devant servir d’emballage, soit au papier à cigarettes, soit à d’autres articles (Maurice Raphaël, la Pipe en terre, 1991).
–1910-5 septembre : construction de l’usine succursale du Creusot à Saint-Mandrier – Passons à une autre série d’événements qui se sont déroulés au cours du XXe siècle et dont le premier date du 5 septembre 1910. Une drague remorquée par le vapeur Croiseur de M. Assaud et Cie, est amarrée au quartier mandréen dit l’Ooulivié, appelé également Les Russes, là où va être construite l’usine-succursale du Creusot, dont les travaux d’installation sont commencés. Quelques pieux s’élèvent déjà le long de la falaise pour l’appontement et le débarquement de tout le matériel nécessaire à l’amarrage des torpilleurs sous-marins. Des chalands sont également amenés et tout ce mouvement fait prévoir pour bientôt une ère de prospérité nouvelle pour la presqu’île (Le «Petit Var» du dimanche 5 septembre 1910).
–1912 – 4 et 5 septembre : INCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN Mariotte (Q 74, type Mariotte). Du 20/08 au 4/09, le sous-marin est totalement immobilisé pour réparer par suite de la perte totale sur le collecteur de l’induit bâbord lors des premiers essais de moteurs Diesel. 5/09 : essai de charge autonome au mouillage ; défrettage et coups de feu dans l’induit et l’enroulement de compensation du moteur bâbord. Du 5/09 au 22/10 : immobilisation pour réparation du moteur électrique bâbord.
–1914 – 5 septembre :
–1. Charles Péguy meurt au combat (voir la rubrique « ARTS » en fin d’éphémérides) Militant socialiste, il avait pris fait et cause pour Dreyfus et ouvert une librairie socialiste dans le Quartier Latin à Paris. Après 1905, il prit des positions politiques de plus en plus nationalistes et tenta de concilier socialisme, nationalisme et christianisme mystique. Poète et écrivain renommé, à la veille de la Grande Guerre, il fustigea le pacifisme de son ancien ami Jean Jaurès : « la politique de la Convention Nationale c’est Jaurès dans une charrette et un roulement de tambour pour couvrir cette grande voix ». Mobilisé, il écrit à un ami : « Je pars soldat de la République, pour le désarmement général et la dernière des guerres ». Dans l’après-midi du 5 septembre 1914, au début de la contre-offensive de la Marne, le lieutenant Charles Péguy meurt « à l’ennemi », debout, frappé d’une balle au front, à la tête de ses hommes, près du village de Villeroy (Seine-et-Marne). Il avait dédié son drame Jeanne d’Arc : « À toutes celles et à tous ceux qui seront morts pour tâcher de porter remède au mal universel ». Œuvres de Péguy en bibliothèque : – Morceaux choisis, poèmes. NRF Gallimard, 1927, rééd. 1942, 254 p. ; n° d’enregistrement L 5616. – Situations, NRF Gallimard, 1940, rééd. 1942, 254 p ; n° d’enregistrement A 6102. – Les tapisseries. NRF Gallimard, 1968, 160 p. ; n° d’enregistrement : L 12565.
2. blessés français et allemands arrivent en gare de Toulon – Alors que la guerre a tout juste un mois d’existence, des blessés français et allemands arrivent en gare de Toulon venant de Marseille. Les blessés allemands sont amenés en tram jusqu’à l’Arsenal d’où le Kéraudren les transportera à l’hôpital Saint-Mandrier. Parmi ces trente-huit Allemands faits prisonniers devant Lunéville, on trouve trois officiers dont le fils du ministre autrichien de la guerre. Quelques jours plus tard l’hôpital reçoit 33 militaires français blessés à la frontière et qui appartiennent à l’artillerie et à la ligne. Le débarquement des blessés du Kéraudren dans l’hôpital a été impressionnant par le silence et l’ordre. Heureusement les blessures qu’ils portent ne mettent pas leurs jours en danger (Gisèle Argensse, 1989, p. 149)
3. Une commission de retraités pour la distribution de secours aux familles des mobilisés est mise sur pied à Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 151).
–1915 – 5 septembre : CONFERENCE DE ZIMMERWALD – En majorité, les partis socialistes européens ont renié leurs programmes et engagements en votant en faveur de la Première Guerre mondiale au nom de l’union sacrée de leurs nations. Du 5 au 8 septembre 1915, les socialistes déçus des agissements de leurs partis se sont réunis à Zimmerwald pour réfléchir à la lutte contre la guerre et le chauvinisme. Cette conférence aboutit à un manifeste rédigé par Léon Trotski, qui accuse le capitalisme d’avoir amené la guerre et la barbarie.
–1917 – 3 au 5 septembre – INCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN Le Verrier qui rentre à Brindisi le 5 sans avoir rien vu mais ayant eu des difficultés du compas gyroscopique Anschutz.
–1938-5 septembre :
1. escadrille 7B2 – Le 5 septembre 1938, alors que la guerre d’Espagne bat son plein et que la paix semble menacée de toute sparts, les hydravions Levasseur de l’escadrille 7B2 embarquent sur leur Commandant Teste de nouveau opérationnel pour effectuer des prises de rampes en baie d’Hyères dès le lendemain.

–1939 – 5 septembre :
1. Il ne sera fait qu’une catégorie de pain, celle dite de « consommation courante » – La République du Var du mardi 5 septembre 1939 publie un article portant sur la règlementation de la vente du pain : « Le préfet du Var arrête : Art. 1er – En vue d’assurer le ravitaillement rationnel en farines panifiables, il ne sera fabriqué dans le département du Var qu’une seule qualité de pain d’un poids de 700 grammes dit de consommation courante. Art. 2 – La fabrication des pains de fantaisie de toute forme et de tout poids est et demeure supprimée jusqu’à nouvel ordre. Arrt. 3 – Toute infraction au présent arrêté sera passible des peines prévues par la loi ». Qu’on se le dise !
Cette annonce ne concerne pas ceux qui sont appelés, engagés, voire rappelés sous les drapeaux. Tel Jean Klimoff (cf. infra).
A Saint-Mandrier, il ne sera plus fait qu’une catégorie de pain, celle dite de « consommation courante ». Le service de pain, viande, etc… est assuré par plusieurs personnes dévouées (Gisèle Argensse, 1989, p. 209).
2. rapport de Jean Klimoff (AD 1. J. Art 68. Rapport certifié exact par le capitaine Salvatori, chef FFI, Toulon), né en 1896, exploitant forestier à La Seyne et chef d’un des groupes Koutouzoff. « Engagé volontaire dans l’armée française le 5 septembre 1939, je suis parti pour le front d’où je suis retourné chez moi le 29 août 1940…Lorsque les troupes italiennes occupèrent le sud de la France, nous avons commencé à faire de la propagande parmi les troupes d’occupation. J’avais avec moi MM. Campana, Scatena, Sienkoviez et Bacchi Aprile. Nous n’avons pas pu réussir car Campana et Scatena ont été arrêtés et envoyés en Italie. Moi-même, sous la surveillance des fascistes, je fus obligé de me camoufler dans les bois. Lors de l’arrivée des Allemands, commença mon travail parmi les troupes allemandes. Je pénétrais dans les blockhaus et les fortifications. J’organisais en premier lieu les Polonais. Ensuite lors de l’arrivée des Arméniens et des Russes incorporés de force dans l’armée allemande (1943), je me suis efforcé de les grouper et cela ne fut pas aisé. En 1944 ils ont commencé à me fournir des armes dans toute la région de La Seyne (fusils, grenades, lance-mines, mitrailleuses et pistolets). Toutes ces armes ont été camouflées entre La Bonne Mère et Le Brusc, sous la surveillance des hommes déserteurs de l’armée allemande. Dès le 4 avril, tous ces hommes ont été ravitaillés à mes frais jusqu’à la fin des combats (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours ).
–1940 – 5 septembre : Le Juif Süss à la Mostra de Venise – Célèbre film de propagande nazi, Le Juif Süss (Jud Süss en allemand) ouvre la Mostra de Venise le 5 septembre 1940, quelques mois après le début de la Seconde Guerre mondiale. Dans les mois qui suivent, il est vu par 20 millions de spectateurs en Allemagne et dans l’Europe occupée (dont un million en France).
–1941 – 5 septembre : Exposition antisémite au Palais Berlitz de Paris. Elle se propose de définir un portrait physique et physiologique des israélites. La presse allemande et celle de la collaboration prétendent justifier ainsi l’exclusion des “ métèques ” et démontrer qu’il convient de rendre “ la France aux Français ”. Note HR : il me semble avoir entendu cette antienne il n’y a pas longtemps en France ! L’exposition, clôturée le 15 janvier 1942, recueille un succès mitigé avec seulement environ 200 000 visiteurs.
–1942 – 5 septembre : Début du siège de Stalingrad par l’armée allemande.
–1944-5 septembre :
1. Les Tirailleurs Sénégalais quittent leur bivouac de Sanary – Après la libération de Toulon, l’unité des Tirailleurs Sénégalais en bivouac à Sanary doit lever le camp. Nous trouvons dans le carnet de route de Jacques Glade : « 5 septembre, c’est le départ de Sanary. [..].Par Ollioules, nous gagnons Aix-en-Provence, Manosque et Sisteron, parcourant ainsi 28 km avec notre Dodge. Le 6 septembre, nous bivouaquons à 23 h à Grenoble. Le 1er octobre, nous nous battons dans le Doubs, puis sans discontinuer jusqu’en Allemagne ».
2. PREPARATION DU RETOUR DU NAVIRE DE LIGNE « RICHELIEU » A TOULON – Dans la nuit du 4 au 5 septembre, les croiseurs légers « Le Terrible » et « Le Fantasque » quittent les côtes provençales pour gagner Port-Saïd en Egypte. Ils ont pour mission d’aller chercher le bâtiment de ligne « Richelieu » pour l’escorter jusqu’à Toulon.
3. nettoyage de la region de menton – Amputée de deux de ses unités, la 10e DCL n’est donc plus représentée que par le seul « Malin » sur les côtes provençales. Il rejoint alors sous le cap Ferrat, près de Monaco, les destroyers USS « Edison » et « Ludlow » et prend le commandement du « task group 86-5-2 », chargé d’appuyer le flanc droit de l’armée américaine qui progresse vers Menton. C’est une zone peu sûre, les mines dérivantes n’y sont pas rares (après-guerre, de nombreux pêcheurs en ramèneront dans leurs filets, certains y laisseront la vie). Les Américains demandent qu’on les débarrasse de fortins gênants situés à 800 m d’altitude et susceptibles de tirer sur leurs troupes en tir indirect. La « task force » ne se fait pas prier ! jusqu’au moment où le « Malin » doit cesser la feu : les Allemands auraient déserté les lieux pour s’enfuir dans les montagnes, les FFI étant maître de la ville qui arbore un pavillon français sur l’un de ses monuments. Ce qui n’empêche pas toutefois deux gerbes de 88 m de s’élever à 200 m à peine du « Malin ». La nuit venue, « Ludlow » et « Malin » croisent devant la côte où les combats ont cessé (Paul Carre, Les lévriers de la mer, France-Empire, 1967).

–1954-5 septembre : colère de certains Mandréens – A l’heure où chaque foyer reçoit ses feuilles d’imposition, faisons un retour rétrospectif sur le 5 septembre 1954 où éclate la colère de certains Mandréens : « Dans notre article « où allons-nous », du 5 septembre, nous avons indiqué que les impôts communaux seront triplés, ce qui nous a valu une colère de Monsieur Clément (le maire) et la suppression des communiqués officiels à notre journal (Le Petit Varois). (…) Il suffit de consulter les feuilles d’impôts de 1953 et 1954 pour constater que les impôts communaux ont été multipliés environ par trois. Dans les trois colonnes de répartition des cotisations, la deuxième colonne indique nettement, dans cette proportion, l’augmentation des impôts de la commune. D’autre part, Monsieur Clément aurait indiqué à plusieurs contribuables qui sont venus se plaindre : « Que voulez-vous, sur six mille francs d’impôts, quatre mille francs sont attribués à l’Etat et seulement deux mille francs pour la commune ». Nous sommes vivement surpris d’une telle déclaration, car les contribuables peuvent constater que la troisième colonne « cotisation pour les autres collectivités » est vierge de tout chiffre ». On apprend également que plusieurs élus vont demander des éclaircissements au maire, lors du prochain Conseil municipal (Le Petit Varois du jeudi 7 octobre).
–1955-5 septembre : le maire de La Seyne écrit une lettre aux conseillers municipaux de Saint-Mandrier – A la fin de l’été 1955, « Monsieur Merle, conseiller général du canton de La Seyne, a demandé à Monsieur Louis Clément, maire de Saint-Mandrier, de bien vouloir lui désigner un lieu municipal afin de recevoir les doléances de ses administrés. Le premier magistrat mandréen lui a répondu (lettre datée du 30 août) : « La mairie ne possède aucune salle dont vous pourrez disposer pour une permanence éventuelle ». Le correspondant du Petit Varois du vendredi 9 septembre fait alors remarquer que « pendant tout son mandat, Monsieur Montagne, ex-conseiller général, membre de la S.F.I.O., a pu assurer ses rares permanences dans un local de la mairie ». « Et le nouveau groupe scolaire fort de ses dix salles, ne pourrait-il pas faire l’affaire ? », se demande le journaliste. Puis, l’article évoque à nouveau l’anticommuniste forcené de Louis Clément « qui n’empêchera pas notre camarade Toussaint Merle d’exercer son mandat de conseiller général ». Suite à ce refus plus ou moins « camouflé », le maire de La Seyne s’empresse d’écrire une lettre aux conseillers municipaux de Saint-Mandrier, le 5 septembre. Je vous en reproduis la fin : « …II ne vous échappera pas, aussi, que cette décision antidémocratique constitue une entrave à l’exercice du mandat d’un élu de la population du canton. C’est pourquoi, je crois pouvoir vous demander de bien vouloir reprendre cette question à une prochaine séance du conseil municipal… Celui-ci confirmera la décision de Monsieur Clément » ( Ken Nicolas, vol. 1, p. 272-273).
–1960 – 5 septembre : OUVERTURE à Paris, devant le tribunal des forces armées, DU procès du « réseau Jeanson ». Il s’agit de 6 Algériens et de 17 Français de métropole qui ont soutenu dans les deux dernières années le FLN. La plupart ont collaboré à des actions de guerre ou de terrorisme. Ils ont été qualifiés de « porteurs de valises » par l’écrivain Jean-Paul Sartre, ami de leur principal représentant, Francis Jeanson (Herodote net).
–1972 – 5 septembre : Septembre noir, une organisation palestinienne prend en otage des sportifs israëliens pendant les J.O. de Munich. Onze athlètes israéliens seront abattus. Le monde abasourdi découvre sur les écrans de télévision deux réalités avec lesquelles il va devoir apprendre à vivre, le terrorisme et la Palestine.
–1977 – 5 septembre : Un commando de la Fraction armée rouge enlève le « patron des patrons » allemands. La RAF (Rote Armee Fraktion) demande en échange de sa libération une rançon de 15 millions de dollars et la libération de onze membres du mouvement terroriste d’extrême-gauche. Hans-Martin Schleyer sera retrouvé mort le 19 octobre dans le coffre d’une automobile près de Mulhouse

–2023 – 5 septembre : à Sanary – seance inaugurale de l’association « decouvertes et civislisation ». Accueil à partir de 14 h, salle Marie Mauron de la Médiathèque « Jacques Duhamel ».
–2024 – 4 et 5 septembre :
1. Un violent orage s’est abattu ce mercredi 4 en fin d’après-midi sur Marseille. Plusieurs rues ont été brusquement inondées, notamment sur le Vieux Port. Des cumuls de pluie de l’ordre de 50 millimètres en une heure sont tombés. L’orage qui a frappé Marseille est le plus gros qu’a connu la cité phocéenne depuis octobre 2021, selon le météorologue indépendant Paul Marquis. Le cumul de pluie est ainsi supérieur à 100 millimètres. La pluie a cessé dans la soirée et l’eau est redescendue dans certaines zones inondées, notamment dans le secteur du Vieux-Port. Le département des Bouches-du-Rhône est en vigilance orages et pluie jusqu’à jeudi 5 (Le Figaro, BFM et autres réf.).
2. TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) –
Toulon ancien et ses rues – 66e livraison
Traverse Cathédrale
La traverse Cathédrale était anciennement considérée comme le prolongement de la carriera de Sant-Michaël et en portait le nom (Archives communales, CC. 86-392). Elle était également appelée quelquefois carriera pres del Portal de Sant-Michaël (Cadastres de 1442 et de 1551) ou carriera anant al Portal de Sant-Michaël. Lorsque la petite rue Saint-Michel prit le nom de Magnaque, cette traverse emprunta sa nouvelle dénomination au voisinage de la Cathédrale.
3. Le jeudi 5 septembre 2024, le soleil se leva à 07:05 et se coucha à 20:03 sur la (les) plage(s) de Sanary-sur-Mer. La température extérieure fut au maximum de 24°C et au minimum de 20°C. La mer fut globalement assez calme avec une vitesse de vent qui alla jusqu’à 38km/h (avec des rafales jusqu’à 54 km/h). La hauteur des vagues fut au maximum de 1.5m.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.
Au centre atomique, on embauche des ingénieurs. Au premier cadidat qui se présente, le directeur lui précise : « Voilà, pour l’instat, on n’a pas beseoin de spécialiste du nucléiaire, on aurait plutôt besoin de quelqu’un capable de réparer la machine à café en panne ! ».

Je vous souhaite un bon vendredi ainsi qu’un excellente journée ! A demain !
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Webber, et Olivier.

Laisser un commentaire