ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 4 septembre 2025 – 14e ANNÉE (n° 4907)
Bonjour à tous et toutes.
ILLUSTRATIONS : et si nous évoquions le Sphinx de Giseh ? (clichés H. Ribot, 2021)
FETES : Bonne fête aux Rosalie dont le prénom, apparu au XVIIIe siècle, se réfère à une sainte de Palerme , descendants de Charlemagne, qui décéda en 1160. Sur les 20 000 Rosalie enregistrées depuis 1900, environ 8400 vivent encore de nos jours.
Saint Frézal, évêque de Mende et martyr au XIe siècle. Son corps était conservé à La Canourgue ; cette dernière ayant été donnée à Saint- Victor en 1060, on ne voit pas pourquoi elle ne figure pas dans les calendriers victorins avant 1508. Fêté le 4 septembre (V. Saxer).
Pensons également au nerprun, que l’on appelle en Provence aigo espouncho ou aigo pouncho, plante de ce 18e jour de fructidor An II du calendrier républicain.
LE MOT DU JOUR : Voici une pensée profonde de Andrew Aitken Rooney (1919-2011), journaliste à la CBS, connu pour son émission “60 mn avec Andy Rooney” : « Les livres qui se vendent le mieux sont les livres de cuisine et les livres de régimes. Les premiers vous expliquent comment faire la cuisine et les autres comment ne pas la manger. ».
ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801)
– 1798 – 4 septembre : Lettres du général Kléber. Résumé : deux lettres, datées du 18 fructidor an VI (4 septembre 1798) et écrites lors de l’expédition d’Égypte, rapportent les actions menées après le naufrage d’un aviso. Le général Kléber informe Bonaparte du succès du sauvetage de membres d’équipage et de la récupération de lettres, puis s’adresse à Menou pour organiser l’arrivée de charpentiers nécessaires à l’entretien des machines hydrauliques à Rosette. Il souligne des difficultés d’approvisionnement en grain et précise qu’aucune lettre n’était destinée à certains généraux dans la correspondance retrouvée.
-1799 – 4 septembre : Résumé de la lettre du général Junot adressée au général en chef Kléber pour expliquer qu’il part, lettre de Bonaparte à l’appui, à cause de l’attachement personnel et professionnel qu’il éprouve depuis six ans pour Bonaparte, ainsi que du fait de son désir de rentrer en France. Réponse de Kléber le 18 fructidor an VIII (4 septembre 1799) qui comprend ses motivations, accorde le passeport demandé, et exprime son estime et son attachement envers Junot malgré son départ.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 894e livraison. –1257 – 4 septembre : BEAUSSET VIEUX ET CABANES DU BEAUSSET – Faux document que ce contrat passé le 4 septembre 1257 in castro de Bauceto entre le vénérable Benoît, évêque de Marseille, d’une part, et l’illustre seigneur Charles d’Anjou et son épouse Béatrix, pour rétablir la paix entre la ville supérieure et la ville inférieure de Marseille. En échange, Benoît reçoit du comte et de la comtesse cinq cents livres royales plus le territoire du château du Beausset, et la terre de Château-Val appelée Signes. La suite du texte montre que J. Gavot a confondu dans cet acte la ville supérieure de Marseille avec le Beausset Vieux, et la ville basse de Marseille avec les Cabanes du Beausset ; ce qui le conduisit à dire qu’il existait bien deux villes au Beausset et confirmait bien le parallèle fait avec le Beausset-Vieux de la charte de 1151 par laquelle les seigneuries du Beausset et du Castellet délimitèrent leurs confronts (Jean Gavot)
LA SEYNE-SUR-Mer : 591e livraison. 1870 – 4 septembre : La commission municipale installée à La Seyne dès la chute de l’Empire, le 4 septembre, baptise aussitôt « boulevard du 4 septembre » le « boulevard Fleury », artère résidentielle qui venait de marquer la rupture avec l’habitat urbain traditionnel (René Merle).
OLLIOULES : 593e livraison : —1793 – 4 septembre : A TOULON, LES AMIRAUX Hood et Langara descendent à terre pour la première fois – A Toulon, le 4 septembre 1793, l’amiral anglais Hood et l’amiral Langara, commandant en chef de la flotte espagnole, descendirent à terre pour la première fois. Vingt-deux coups de canon des vaisseaux français saluèrent leur débarquement, des détachements de troupes françaises et alliées rendirent les honneurs. Le président du Comité général harangua sur le quai les deux personnages chamarrés et il leur offrit les clefs de la Ville, que noblement ils refusèrent. Puis lord Hood présenta l’amiral Goodhall comme gouverneur de Toulon, et Langara présenta l’amiral Gravina comme commandant général des troupes à terre. Cette première visite des deux amiraux ne dura que deux heures, que Hood passa en grande partie auprès d’un officier anglais blessé à Ollioules. Il regagna ensuite le Victory, déclinant une invitation à un repas d’honneur..
SANARY – 693e livraison : –1869 – 4 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Samedi 4 septembre, S. Lazare. Beau temps ce matin – petite brise d’Est qui grandit et devient brise carabinée à 10 heures. D’après la demande de Monsieur le Maire (Note : Marius Michel), l’autorité maritime peut avoir un instrument de sondage de la mer à l’endroit où doivent être construits les bassins. Aujourd’hui samedi, Monsieur le Maire, après avoir été avisé, a envoyé à Toulon une charrette qui doit prendre à l’arsenal l’instrument demandé. Ces jours-ci, je crois, M. Olivier viendra pour faire les opérations nécessaires. La soirée d’aujourd’hui a été assez belle. Le ciel s’est découvert, la brise d’Est a persisté et demain probablement elle sera plus forte. Peut-être la pluie viendra.
ÉPHÉMÉRIDES

-L’INTÉGRALE.
–476 – 4 septembre : EXIT L’EMPIRE ROMAIN D’OCCIDENT – A Ravenne, capitale de l’Italie, l’empereur Romulus Augustule est déposé par le coup d’état du général Odoacre, roi des Hérules, un peuple germain oriental. L’origine barbare d’Odoacre lui interdisant de prétendre à la succession de Romulus Augustule, il ordonne au Sénat romain d’expliquer à Zenon, l’Empereur d’Orient, qu’il n’y aurait plus de succession impériale en Occident. Odoacre renvoie à Zénon les insignes impériaux d’Occident. L’Empire d’occident a vécu. Odoacre sera quant à lui renversé par Théodoric en 493 et sa bande armée chassée d’Italie, alors que le roi ostrgoth fondera le royaume de Ravenne.
Saint-Victor, alla plus loin dès 1041, en faisant arrêter tout militaire contrevenant à la trêve de Dieu – périodes de pénitences -. Mieux, le mouvement pour la paix alla jusqu’à proclamer la dépose des armes du 4 septembre jusqu’au 24 juin.
–1090 – 4 septembre : Le temps des Assassins – Un Perse, Hassan-i Sabbah, s’empare de la forteresse d’Alamout dans le massif de l’Albourz au sud de la mer Caspienne. Il est à l’origine de la secte des Assassins. De ce nid d’aigle imprenable, lui-même et ses successeurs vont établir pendant deux siècles une domination occulte sur l’ensemble du Moyen-Orient par le crime et le pillage. Ce fut en Iran, en plein cœur du domaine seldjoukide, qu’une résistance chiite se mit en place dans les années 1090. Les Nizarites en furent les maîtres d’œuvre. C’était un groupe de chiite ismaéliens croyant à l’existence d’une lignée de sept imams cachés (et non douze comme les chiites duodécimains, actuellement majoritaires en Iran ou en Irak). Ils passèrent à la postérité sous le nom d’ « assassins ». Leur chef, Hassan-i Sabbah dit le « vieux de la montagne », établit leur base à Alamout. Rapidement, ils tissèrent un réseau de forts bien protégés, le plus souvent situés dans des régions montagneuses, et créèrent le mouvement nizarite, une branche en Syrie au XIIe siècle, sous l’impulsion de Rachid ad-din Sinan, lui aussi surnommé « le vieux de la montagne », qui établit son quartier général à Masyaf dans le Djébel Ansariyeh.
–1257 – 4 septembre :
1. BEAUSSET VIEUX ET CABANES DU BEAUSSET – Faux document que ce contrat passé le 4 septembre 1257 in castro de Bauceto entre le vénérable Benoît, évêque de Marseille, d’une part, et l’illustre seigneur Charles d’Anjou et son épouse Béatrix, pour rétablir la paix entre la ville supérieure et la ville inférieure de Marseille. En échange, Benoît reçoit du comte et de la comtesse cinq cents livres royales plus le territoire du château du Beausset, et la terre de Château-Val appelée Signes. La suite du texte montre que J. Gavot a confondu dans cet acte la ville supérieure de Marseille avec le Beausset Vieux, et la ville basse de Marseille avec les Cabanes du Beausset ; ce qui le conduisit à dire qu’il existait bien deux villes au Beausset et confirmait bien le parallèle fait avec le Beausset-Vieux de la charte de 1151 par laquelle les seigneuries du Beausset et du Castellet délimitèrent leurs confronts (Jean Gavot)2.
-La Moutte, château, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Transaction entre la communauté de Marseille et l’abbaye de Saint-Victor qui prétendait exercer un droit de juridiction sur le tènement de la Moutte. Il fut reconnu que la Moutte appartenait au territoire de Marseille (Mortreuil, 1872).
–1270 – 4 septembre : Pierre Botin, syndic du monastère de Montrieux, cite devant le tribunal ecclésiastique de Marseille les coseigneurs de la vallée de Signes (Châteauvieux, Signes-le-Blanc, Signes-Barrayrenque), savoir : Bertrand de Signes de Châteauvieux, Hugues de Signes, Majorgues, Raynoard, Simon de Signes, Bertrand de Signes, damoiseau, et le prieur de Méounes, représentant l’évêque de Marseille ; il les accuse d’empêcher les troupeaux du monastère de paître librement sur tout le territoire de la vallée de Signes et réclame 60 livres de dommages. De leur côté, les coseigneurs demandent également 60 livres, en réparation du tort causé par les chartreux. Le juge délégué par l’évêque de Marseille prend acte des griefs des deux parties (Actes 346 cartulaire de Montrieux, daté du 4 septembre 1270, Boyer 1980, p. 652 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
–1274 – 4 septembre : Clausum Vetus, 4 septembre 1274 (charte aux archives municipales). Claux-Vieux lieu-dit ayant appartenu au monastère de Saint-Victor, commune de Marseille, quartier de Saint-Just,.
–1287 – 4 septembre : Vallon Massettes (acte notarié). Auj. Vallon Marseillais : lieu-dit, commune d’Allauch.
–1298 – 4 septembre : Vallis Judayca, (charte aux archives municipales). Val-Juegue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe (1872). Lieu-dit Vaujeu, le 12 février 1692.
–1318 – 4 septembre : CONCORDAT ENTRE LE PREVÔT ET LE CHAPITRE DE L’EGLISE DE TOULON – Concordat authorizé par devant le Sr Elzéar de Glandevès, evesque de Toulon, entre les sieurs Pierre Guillelmi, prévost, chappelain du pape et auditeur des causes de son sacré palais, d’une part, et le chapitre de ladicte église, d’aultre, sur l’administration de la cure de l’église et des revenus du chapitre distraicts de la charge de prévost et remise au corps dudict chapitre avec concession de tous les droits, réservés audict prévost tant à Solliès, Cuers, La Valette et la Garde que dans la ville de Tollon. L’an 1318, le, receüe par Simon Frederic de Monvilar, notaire. (Carpentras, blioth. Inguimbert, Mss. 1859, f° 213).
–1322 – 17 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Pons de Magnavellis (charte aux archives municipales). Marignelle – quartier rural, entre Arène et le Cannet. Première mention : Maniavella, 24 septembre 1280 (ibid.).
–1343 – 4 septembre : L’Antrefort de Ginhac (archives du Chapitre). Auj. Antrefort de Gignac – passage du territoire de Séon, commune de Marseille, dans celui de Gignac. Première mention Campus de Maurina (charte aux archives de l’Evêché).
–1453 – 4 septembre : Camp de Maurine – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Fiol (charte aux archives de l’Evêché de Marseille).

–1577 – 4 septembre :
1. Achaptes de Forbin, 4 septembre 1577 (registre de l’Evêché de Marseille, n° 61). Auj. Les Acates, village, commune de Marseille, quartier des Camoins (1872). Cette localité s’appelait d’abord Pique-Nose ; elle prit le nom d’Accates à cause des baux emphytéotiques (ad acaptum) qui furent établis par Jacques de Forbin, propriétaire de ce tènement. C’est ce qui résulte de la reconnaissance passée le 9 octobre 1596 (registre n° 54 des archives de l’Evêché de Marseille, f° 132)
2. Jas Dalone, 4 septembre 1577 (registre n° 61 aux archives de l’Evêché.). Gadelone – cours d’eau qui se forme au quartier des Accates et se jette dans l’Huveaune au-dessus de Saint- Marcel, commune de Marseille (1872). Première mention : Lona, 30 novembre1358 (acte notarié)
–1578 – 4 septembre : guerres de religion en Provence ; les carcistes prennent les armes – La période comprise entre le mois d’août 1578 et le mois de juin 1579 a été, en Provence, l’une des plus troublées. Carcistes et razats s’opposaient plus pour des querelles entre membres de la haute noblesse que pour des questions religieuses. Le 4 septembre 1578, les carcistes prirent les armes, prétextant d’une attaque conduite par les razats contre le château de Vins sur Caramy. En fait, la véritable raison avait été la nomination d’un nouveau gouverneur de Provence, François de la Baume, comte de Suze, dont ils ne voulaient pas.
-1643 – 4 septembre : le chevalier Paul – Passé en 1643 au commandement du Grand-Anglois, il joua un rôle essentiel à la bataille de Carthagène (4 septembre), puis participa en 1644 et 1645 aux opérations sur les côtes de Catalogne.
–1669 – 4 septembre : enrôlement et recensement des gens de mer. Le 4 septembre 1669 répartition des inscrits maritimes par évêché. Avant 1669, le système de recrutement était celui de « la Presse », c’est-à-dire la capture dans les localités du littoral des hommes dont la marine avait besoin pour compléter les équipages des vaisseaux du Roi. Ce système ne pouvait permettre la montée en puissance d’une marine royale destinée à protéger l’expansion du Commerce extérieur et à combattre les autres puissances maritimes telles que l’Angleterre et la Hollande. Pour ces raisons, l’Institution du service des classes a été créée par des ordonnances de Louis XIV, inspirées par le Ministre Jean-Baptiste Colbert (dont la première fut celle mentionnée à la date du 22 septembre 1668).

–1704 – 4 septembre : Les RampaLs (registre de l’Ecritoire). Auj. Les Rampauds – hameau au XIXe s. de la commune de Marseille, quartier de la Valentine (1872). — Nom donné à ce hameau par la famille Rampalin, dont le plus ancien, Guillaume Rampalin, vint s’établir au milieu du XVe siècle, dans l’ancien quartier de Val Juege où nous avons mention de la bastida Guillelmi Rampalini, le 12 janvier 1440 (registre aux archives de la Major).
–1721 – 4 septembre : enfin, l’épidémie de peste semble diminuer à Sanary. Il est nécessaire de bien nettoyer et parfumer les maisons pestiférées où des habitants veulent commencer à entrer. Les plus proches parents des décédés qui veulent pénétrer dans les maisons doivent donner décharge par écrit ou verbalement aux responsables de la communauté pour éviter toute contestation. Voici la façon dont il faut s’y prendre pour désinfecter et parfumer les maisons selon une instruction que nous avons pu retrouver. Elle est à rapprocher des recettes du Père Capucin Maurîce TAXIL de TOULON (1610-1666) qui écrivit un traité sur les préservatifs et remèdes contre la peste :] »Vous aurez en un paquet cinabre 6 onces Sal momac; 6 onces Litarge 6 onces Asa fétida 6 onces auforbi 6 onces gingembre et 12 onces de cumin. Il y faut encore 6 onces de poivre que vous en aurez et y mettres ensemble 4 livres souffre et 2 livres… ou… et pilerez le tout ensemble ou séparément à la réserve du cumin qu’il ne faut pas piler et après avoir pilé vous mêlerez le tout et prendrez 12 livres de foin ou rajet en provençal lequel est élargi sur une table et lui mêlerez dedans les drogues et mêlerez bien le tout ensemble et votre parfum restera fort et sera du plus fort et du plus violent. Et puis pour l’appliquer et parfumer la maison dont il est question, si toute la maison est infectée, il faut commencer par la salle basse et celui qui ouvrira la porte avant d’entrer allumera deux balais de bruyère et les tiendra allumé devant lui afin que s’il y a du venin le feu empêchera de l’approcher. Il faut prendre 2 livres de foin de préférence bien sec et l’arroser de deux litres de bon vinaigre et après mettre le dit foin au mitan de la salle basse et y semer par dessus le dit parfum et y mettre le feu et fermer la porte et fenêtres s’il y-en a. Laisser bien brûler le tout l’espace de deux heures et après ouvrir et s’il faut monter une visite qui soit grande, faut y monter avec des balais allumés et brusquer partout et étant à la chambre et pour la parfumer faut brusquer la porte et enfin Si la chambre a été fermée et les fenêtres aussi depuis longtemps que cette femme mourut le venin pourrait être fort et pour ne pas risquer la personne qui parfumera faut mettre le foin sur une table de 4 pans au carré et y meltre le parfum dessus et allumer le foin et après ouvrir la porte et avec un bâton faire courir la table dans la chambre et fermer la porte et les fenêtres s’il est possible et après cela Si dans quelque coffre il y avait du linge ou autre et icellui brûler. Il faut les ouvrir et mettre avec des batons le tout sur de cardel… et donner un autre parfum au feu de la chambre. Y mettre 4 li~res de parfum le reste se gardera. L’homme qui fera cela le pourrez après avoir fait changer ses habits le tenir 15 jours à l’écart par précaution quoi qu’il n’y ait rien à craindre. »
–1726 – 4 septembre : UN NAVIRE PORTEUR DE LA PESTE MOUILLE EN RADE DU BRUSC – Le Roi ayant appris qu’un bâtiment. venant de Smyrne (aujourd’hui Izmir, en Turquie) où il .y a la peste, est mouillé en rade du Brusc, fait publier par ban à son de trompe et au bruit du tambour ce qui suit : « De par le Roi. Il est défendu sur peine de la vie à toutes personnes de quelque condition et quelle qualité qu’elles soient de garder en leur possession aucun effets de quelque espèce qu’ils puissent être provenant du bâtiment Le Cheval Marin mais qui venant de Smyrne a mouillé le 4 septembre à la rade du Brusc d’où il n’est parti pour Marseille que le 8 septembre. Fait à Toulon, le 28 Septembre 1726 »
–1726 – 4 septembre : DECES DE CASSINI – Le 4 septembre 1784 décède de la variole le cartographe et astronome César François Cassini dont la carte de France, devenue un classique du genre, a été publiée au nom de l’académie des sciences de 1744 à 1793. La feuille de Toulon ayant été réalisée en 1778.
–1790 – 4 septembre :
1. Necker, ministre de Louis XVI, démissionne.
2. première, salle Favart à Paris, de l’opéra de Méhul, « Euphrosine, ou Le tyran corrigé ». C’est un immense succès qui marquera le compositeur par le talent qu’on lui reconnaît. Formé à l’école de Gluck, Méhul introduira à l’Opéra-Comique un système nouveau, dans lequel tout en adoptant quelques formes italiennes, il donnera aux airs plus de régularité, à tous les morceaux une facture plus large, aux ensembles plus de développement, à l’harmonie plus d’élégance et de pureté, aux détails de l’instrumentation plus de soin et d’intérêt. « Euphrosine », premier opéra représenté de Méhul, inaugure cette nouvelle école à laquelle il faut associer le librettiste François-Benoît Hoffman.
3. L’Assemblée départementale du Var se réunit à Toulon le 5 juillet 1790 et du 17 nu 20 de ce même mois discuta du problème du chef-lieu du département. L’alternat fut finalement repoussé. Mais on ne parvint pas à choisir un siège unique, les orateurs les plus influents argumentant chacun en faveur de leur ville. En définitive, l’affaire fut renvoyée devant l’Assemblée nationale. Celle-ci, par décret du 4 septembre 1790, désigna Toulon.
-1792 – 4 septembre :
1. En cet été 1792, on parle de plus en plus d’émigrés au Beausset. Si les premiers ont été les prêtres et le curé réfractaires, d’autres suivent désormais. Parmi eux, le 3 septembre, Jacques Joachim Gaspard Imbert, ex-garde du Roi, absent du village depuis trois mois. Sa mère, qui vit au Beausset, essaie vainement de faire lever les scellés apposés sur la maison de son fils. La municipalité refuse la demande, car Madame Beaumont veuve Imbert ne peut pas présenter de certificat de résidence pour son fils. Il est donc considéré comme émigré au regard de la loi (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
2. QUATRIEME bataillon du Var – Au Beausset, le 4 septembre 1792, Joseph Vidal devient désormais lieutenant-colonel du 4e bataillon du Var qui vient d’être porté à 800 hommes.
–1793 – 4 septembre : A TOULON, LES AMIRAUX Hood et Langara descendent à terre pour la première fois – A Toulon, le 4 septembre 1793, l’amiral anglais Hood et l’amiral Langara, commandant en chef de la flotte espagnole, descendirent à terre pour la première fois. Vingt-deux coups de canon des vaisseaux français saluèrent leur débarquement, des détachements de troupes françaises et alliées rendirent les honneurs. Le président du Comité général harangua sur le quai les deux personnages chamarrés et il leur offrit les clefs de la Ville, que noblement ils refusèrent. Puis lord Hood présenta l’amiral Goodhall comme gouverneur de Toulon, et Langara présenta l’amiral Gravina comme commandant général des troupes à terre. Cette première visite des deux amiraux ne dura que deux heures, que Hood passa en grande partie auprès d’un officier anglais blessé à Ollioules. Il regagna ensuite le Victory, déclinant une invitation à un repas d’honneur.
–1795 – 4 septembre : TALLEYRAND RENTRE EN FRANCE – Le 4 septembre 1795 (18 fructidor an III), la Convention autorise Talleyrand à rentrer en France ; il est rayé de la liste des émigrés grâce à l’intervention de Germaine de Staël. Il a quitté l’Angleterre en février 1794 pour gagner Philadelphie où il a retrouvé d’autres Constituants ; il reviendra à Paris en 1796.
–1797 – 4 septembre : coup d’État des directeurs contre les royalistes – Le 4 septembre 1797 (18 fructidor), à Paris, on assiste à un coup d’État des directeurs contre les royalistes. Comme les élections ; étaient favorables aux royalistes et que le général Pichegru était gagné à leur cause, trois directeurs, soutenus par Bonaparte, alors en Italie, n’ont pas hésité à se mettre dans l’illégalité en cassant les élections et en déportant des députés et les deux autres directeurs.

–1798 – 4 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE : Lettres du général Kléber.
1) Au Général en Chef Bonaparte. Le 18 fructidor – Les mesures que j’ai prises, Citoyen Général, ont eu le succès le plus complet. Le détachement envoyé dans le lieu du naufrage eêt rentré pendant la nuit en apportant des lettres et en amenant trois hommes d’équipage dont deux de blessés. Ce matin, les 16 hommes que j’avais envoyé racheter des Arabes, sont aussi rentrés. Comme ils m’ont déclaré qu’il y en avait encore quatre d’entre eux avec une autre horde, je vais de nouveau envoyer à leur recherche. La scène s’est passée trois lieues plus loin que le Marabout assez près de la Tour des Arabes. L’aviso eSt presque entièrement submergé. Simple, votre courrier vous dira le reste. Il eSt porteur de toutes les lettres qu’on a trouvées, la plupart et surtout celles un peu volumineuses, se trouvaient décachetées.
2) Au Général Menou, Rosette. Le 18 fructidor (4 septembre 1798) Il se trouve à Rosette, mon Cher Général, quatre charpentiers du pays qui, toutes les années se rendaient à Alexandrie, lors de l’arrivée des eaux pour monter les machines hydrauliques. Comme tout se fera cette année comme par le passé, je vous prie de leur faire donner ordre par votre Divan de se rendre ici au temps nécessaire. Vous pouvez les assurer qu’ils obtiendront leur salaire. Les généraux Dommartin et Marmont vous auront dit l’accident arrivé au dernier aviso venu de France. Le courrier qui vous remettra la présente était un des naufragés et prisonniers parmi les Arabes. Les-hommes se faisant toujours un plaisir de raconter les périls2112 auxquels ils ont échappé, il ne vous laissera rien à désirer sur les questions que vous pourrez lui faire. Rappelez-vous, je vous prie, que nous manquons de grains et qu’il n’y a que vous qui puissiez venir à notre secours, ainsi que je vous l’ai mandé par mes dernières. P.S. Veuillez dire aux généraux Dommartin et Marmont qu’il n’y avait pas de lettres pour eux parmi celles apportées par l’aviso qu’on a retrouvées. Il n’y en avait pas également pour vous. S’il s’en était rencontré, je vous les aurais envoyées sur le champ. »

–1799 – 4 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE.
1. Lettre du général Junot au général en chef Kléber : »: Mon général, l’amitié la plus sincère me lie depuis six ans au général Bonaparte, il m’a élevé au grade de général de celui de sous-officier que j’avais lorsque je fis sa connaissance. Dans toutes les circonstances de ma vie militaire, il a toujours daigné me conseiller sur le meilleur parti à prendre, il m’a en un mot servi de père et de protecteur depuis six ans. Je lui dois donc pour tout cela un dévouement sans bornes, et c’est tout ce que je peux, mais veux lui offrir. Si à ce motif puissant pour moi, il se joint encore ce que je partage avec tous les Français, (le désir de revoir ma patrie) il vous est facile de décider de l’usage que je désire que vous me laissiez faire de la lettre du général Bonaparte. Soyez bien persuadé, mon général, qu’il ne faut pas moins que ces puissants motifs pour me décider à quitter mon service sous vos ordres pour aller courir d’autres chances, mais vous connaissez ma franchise et je n’offrirai jamais ce que je désirerais que l’on n’acceptât pas. J’emporte avec moi, mon général, l’idée que vous m’estimez et que je puisse m’honorer de votre amitié. Je regarderai comme un grand bonheur le moment où j’eus l’honneur de vous connaître et celui où d’autres circonstances nous réunissant me procureraient encore l’honneur de servir servir sous vos ordres, j’espère que je serai assez heureux pour pouvoir quelques jours vous prouver mon estime et mon dévouement. Respect et attachement. »
2. REPONSe du général en chef Kléber au général Junot – « Le Caire, le 18 fructidor an VIII (4 septembre 1799) « Le sentiment de reconnaissance que vous savez si bien exprimer, et qui vous attache au général Bonaparte, ne peut qu’augmenter l’estime que je vous porte. Vous partirez, mon cher général, et j’ai donné l’ordre à Damas de vous expédier sur le champ votre passeport, quoiqu’il me peine infiniment de ne pouvoir vous donner que de cette manière l’assurance de mon bien sincère et cordial attachement. »
-1812 – 4 septembre : sémaphore de Six-Fours – Le 4 septembre 1812, le sous-commissaire de la marine, à La Seyne, rend compte de la réparation de la maçonnerie de la base du mât sémaphorique de Six-Fours.
–1851 – 4 septembre : Enseignement – Le 4 septembre 1851, l’externat Saint-Joseph est fondé à La Seyne.
–1867 – 4 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Mercredi Sainte Rosalie – toujours très beau temps – le vent est à l’Est – faible brise – Le ciel est couvert de nuages. Néanmoins, le soleil paraît de temps à autre. Il a été conclu un marché avec Constant, maître – maçon. Il s’engage à achever dans les 15 jours toutes les pierres extraites de la tranchée sur le quai pour la plantation des arbres. Il s’engage à donner à la commune la somme de 40 f pour la valeur des pierres qu’il prend. Il doit commencer demain jeudi. L’après-midi, les nuages se dispersent, le ciel est bleu. Le soir le ciel se couvre de nouveau.
–1869 – 4 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Samedi 4 septembre, S. Lazare. Beau temps ce matin – petite brise d’Est qui grandit et devient brise carabinée à 10 heures. D’après la demande de Monsieur le Maire (Note : Marius Michel), l’autorité maritime peut avoir un instrument de sondage de la mer à l’endroit où doivent être construits les bassins. Aujourd’hui samedi, Monsieur le Maire, après avoir été avisé, a envoyé à Toulon une charrette qui doit prendre à l’arsenal l’instrument demandé. Ces jours-ci, je crois, M. Olivier viendra pour faire les opérations nécessaires. La soirée d’aujourd’hui a été assez belle. Le ciel s’est découvert, la brise d’Est a persisté et demain probablement elle sera plus forte. Peut-être la pluie viendra.
1. la IIIe République est proclamée – Le 4 septembre 1870, apprenant que la République est proclamée à Paris, la foule toulonnaise se porte sur la sous-préfecture pour avoir des nouvelles. N’en obtenant pas, elle se dirige vers la Préfecture maritime où l’amiral Chopart lit une dépêche confirmant la nouvelle et qu’un nouveau gouvernement, dit de défense nationale, est constitué.
2. boulevard du 4 septembre à La Seyne – La commission municipale installée à La Seyne dès la chute de l’Empire, le 4 septembre, baptise aussitôt « boulevard du 4 septembre » le « boulevard Fleury », artère résidentielle qui venait de marquer la rupture avec l’habitat urbain traditionnel (René Merle).
3. Au moment de la proclamation de la République, Marseille était en plein marasme et dans un trouble extraordinaire : c’est alors que Bory, le maire provisoire, multiplie les mesures comme en période d’agitation ; il nomme le conseiller municipal A. Labadié commissaire provisoire assisté d’un conseil départemental.
–1886 – 4 septembre : reddition du chef apache Geronimo – Né en Arizona en juin 1829, Geronimo appartient à la tribu des Chiricahua dont il devient le chef respecté par tous. Durant l’été 1858, en l’absence des guerriers, les Mexicains attaquent le camp de Geronimo et massacrent femmes et enfants. Geronimo perd ainsi sa mère, sa femme et ses trois enfants. Dès lors, le chef apache et ses guerriers enchaînent raid sur raid côté mexicain et américain. La guérilla fait rage dans le Sud-Ouest américain entre 1862 et 1872. Traqué et pourchassé, Geronimo se rend le 4 septembre 1886 et dépose enfin les armes. En 1894, les Chiricahuas sont rapatriés dans l’Ouest, non dans leurs terres, mais à Fort Sill dans l’Oklahoma. Geronimo meurt le 17 février 1909, à l’âge de 80 ans. Avec lui disparaît un des symboles les plus forts de la résistance à l’envahisseur.
–1897 – 4 septembre : ACHEVEMENT DU CHATEAU DU CANIER A SAINT-MANDRIER – Le 4 septembre 1897, ouvriers, maçons et tailleurs de pierres, terrassiers et manœuvres, à la tête desquels se trouvaient MM. Estienne et Paul, entrepreneur et surveillant, se réunissent en un banquet servi dans l’hôtel Ardissone (hôtel Saint-Georges, à Saint-Mandrier) pour fêter l’achèvement extérieur du château élevé dans la grande propriété du Canier, au compte de M. Dussaud, entrepreneur de jetées de la grande rade.

–1911 – 4 septembre : ACCIDENT LORS DE LA VENUE DU président de la République à Toulon – Le 4 septembre 1911, le président de la République vient inspecter l’armée navale à Toulon. Toute la presse française a parlé de cette revue et ses envoyés spéciaux suivent les manœuvres qui se déroulent en haute mer et au cours desquelles se produit un accident alors que l’aube pointe à peine. Près des côtes de la presqu’île de Cépet, le paquebot Magali est abordé par le cuirassé Brennus. Le choc est si violent qu’il est entendu par la population du Creux-Saint-Georges. Les barques se portent aussitôt au secours des passagers du paquebot à bord duquel la panique est générale. Heureusement, la brèche qui se présente par bâbord arrière s’arrête à fleur d’eau et tout danger paraît écarté. Des passagers se jettent malgré tout à l’eau. L’un est recueilli par la baleinière du Brennus, un autre par celle du poste d’arraisonnement de Saint-Mandrier et hospitalisé à la chambre des premiers maîtres-infirmiers de l’hôpital de Saint-Mandrier. A mesure que les passagers sont débarqués, ils se dirigeaient vers le bureau des PTT pour télégraphier dès 7 h qu’ils sont sains et saufs. Le Magali sera renfloué puis amarré vers 15 heures au quai du port marchand à Toulon.
–1912 – 4 et 5 septembre : INCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN Mariotte (Q 74, type Mariotte). Du 20/08 au 4/09, le sous-marin est totalement immobilisé pour réparer par suite de la perte totale sur le collecteur de l’induit bâbord lors des premiers essais de moteurs Diesel. 5/09 : essai de charge autonome au mouillage ; défrettage et coups de feu dans l’induit et l’enroulement de compensation du moteur bâbord. Du 5/09 au 22/10 : immobilisation pour réparation du moteur électrique bâbord.
–1916 – 4 septembre : hôpital maritime de Saint-Mandrier – Le 4 septembre 1916, l’hôpital maritime de Saint-Mandrier (Var) enregistre le décès de Georges Martel, soldat de 2ème classe au 1er escadron du train des équipages, né le 06 août 1875 à Guarbecque. Emporté par une fièvre typhoïde, il est déclaré mort pour la France.
–1917 – 4 septembre : ordre de réquisition du vin – Le 4 septembre 1917, l’autorité militaire de Toulon donne l’ordre de réquisition du vin. Tous les propriétaires sont requis de réserver et de tenir à la disposition du service de ravitaillement le tiers du total de leurs déclarations de récolte de 1917, sauf ceux qui ont récolté moins de 15 hectolitres.
–1934 – 4 septembre : Nuisances CAUSEES PAR les exercices de tir des CANONS DE 340 de Cépet – Le 4 septembre 1934, les propriétaires concernés par les exercices de tir des 340 de Cépet se réunissent en mairie pour protester énergiquement contre la situation de plus en plus intolérable qui leur est causée par le voisinage et les tirs de ces batteries, leur rendant l’existence littéralement insupportable, leur causant des troubles très graves de jouissance, démolissant de plus en plus leurs immeubles sans que la Marine ait voulu, jusqu’à présent, leur accorder la moindre indemnité raisonnable.

1 . décret du gouvernement français « relatif aux mesures à prendre à l’égard des résidents dangereux pour la défense nationale » – Le décret du gouvernement français « relatif aux mesures à prendre à l’égard des résidents dangereux pour la défense nationale » a d’abord visé les communistes, mais il touche bientôt d’autres catégories, notamment les antifascistes réfugiés en France ce qui entraîne, entre autres, la création du camp d’internement des Milles, dans les Bouches-du Rhône.
Le 4 septembre 1939, débute le criblage des ressortissants allemands en France qui sont internés. Comme il s’agit essentiellement de réfugiés ayant dû quitter l’Allemagne en raison de leur opposition à Hitler ou pour des raisons raciales, on se décidera, après enquête, à libérer la plupart d’entre eux. Charles Maurras s’en indigne : juif ou antifasciste, un Allemand ne peut être qu’un espion.
2. La France et la Grande-Bretagne sont depuis hier en guerre avec l’Allemagne – Le Petit Var du lundi 4 septembre 1939 publie : « La France et la Grande-Bretagne sont depuis hier en guerre avec l’Allemagne (…) à partir de 17 heures ». « S.M. George VI a adressé à l’Angleterre et à ses dominions un émouvant message ». « M. Edouard Daladier a fait appel à l’union de tous pour la défense de la patrie. ».
3. premier crime allemand : Le paquebot britannique « Athenia » est torpillé au large des Hébrides – La République du Var, du même jour, informe ses lecteurs que : « Les opérations militaires maritimes et aériennes ont commencé (…) Le premier crime allemand : Le paquebot britannique « Athenia » est torpillé au large des Hébrides. Il avait à son bord 1400 passagers, pour la plupart américains et canadiens ». En attendant, à Saint-Mandrier, les batteries de Cépet voient leur effectif en personnel augmenter sensiblement et des casernement supplémentaires être installés pour loger les réservistes affectés à la défense avancée de Toulon. Il s’agit d’abris en demi-lune couverts de tôle ondulée.
–1940 – 4 septembre : RESISTANT CONDAMNE À MORT À LA ROCHELLE – La Rochelle, le 10 septembre 1940 : « Roche qui, dans la nuit du 1er at 2 septembre, avait coupé, à l’aide d’une hachette, le câble téléphonique allemand qui relie La Rochelle à Royan a été jugé par la justice militaire allemande qui, le 4 septembre, l’a condamné à mort. La sentence a été exécutée le 7 septembre au matin » (La Petite Gironde, mercredi 11 septembre 1940)
–1944 – 4 septembre : délégation municipale de Toulon – Le 4 septembre 1944, le Préfet du Var procède à la nomination de la délégation municipale de Toulon, dirigée par Franck Arnal, président du CDL.

–1955 – 4 septembre : lu dans « Le Provençal » du 2 septembre 1955 – « Cette année, les fêtes du 4 septembre coïncident exactement avec la date du 4 septembre qui en est la date exacte puisque le 4 septembre est un dimanche. » Faut-il que je récapépète ? » Cette année, les fêtes du 4 septembre (…) coïncident exactement avec la date du 4 septembre (…) puisque le 4 septembre est un dimanche. » Ou plus simplement : «Cette année, les fêtes du 4 septembre coïncident exactement avec (…) un dimanche. » Ce n’est pas plus simple ?
–1965 – 4 septembre : MORT D’Albert Schweitzer – Le 4 septembre 1965 nous quittait Albert Schweitzer qui fut tout à la fois docteur en théologie, docteur en philosophe, docteur en médecine, musicien et humaniste. J’ai beaucoup apprécié son livre, publié par Payot à Paris en 1945 : « Les grands penseurs de l’Inde, étude de philosophie comparée »
–1970 – 4 septembre : le socialiste Salvador Allende est élu président de la République du Chili. Il n’obtient cependant que 37% des voix avec une coalition fragile qui va du centre à l’extrême-gauche maoïste. Le reste des voix se partage entre ses deux adversaires de droite. (Élection contestée de Salvador Allende – Herodote.net”). L’opposition au président ne cessera de se renforcer jusqu’à sa mort tragique trois ans plus tard.
–1998 – 4 septembre : Karry Page et Sergey Brin créent Google dans la Silicon Valley.

–2017 – 4 septembre : DEMENAGEMENT DE L’ASSOCIATION « Foyer Pierre Singal » qui quitte son local du 59 rue Robert Schuman et ventile son matériel entre La Seyne, Toulon, Sanary et des salles privées. La nouvelle adresse de l’association se trouve au 76, chemin de la Millière.
–2018 – 4 septembre : Je ne peux résister à l’envie irrépressible qui monte en moi de rééditer mon horoscope SCORPION de la semaine en cours pour 2018. Accrochez-vous, c’est du pur jus de cervelle : « Vie sociale : votre notoriété, voire votre popularité, pourrait se développer et atteindre des sommets (surtout si vous êtes du 2e DECAN). Tout semble vous réussir en ce moment, alors, profitez-en pour faire feu de tout bois. Vie affective : votre côté mystérieux intriguera les autres et pourrait vous valoir quelques regards appuyés en société… Mais vos proches ne le vivront pas aussi bien. Ils auront l’impression que vous essayez de les tenir à distance. » Fermez le ban ! C’est pas beau ça ? D’accord, il y a pas mal de conditionnels (deux fois « pourrait »), des imprécisions (« voire », « semble ») mais l’ensemble est pas mal, non ? « Notoriété », « atteindre des sommets », « réussir », « profitez-en », « feu de tout bois », « côté mystérieux », « regards appuyés en société ». Bon, d’accord, les copains devraient se sentir mis sur la touche avec un tel déploiement de bonne aventure (aves S ou sans S ?), il faut les comprendre, les pôvres ! Merci Christiane Haas de Var-Matin qui a écrit ces lignes sublimes. Dont acte !
–2019 – 4 septembre :
1.Projet d’attaques contre des musulmans : un diplomate français mis en examen en juin : Un diplomate en poste à l’ambassade de France au Salvador, soupçonné d’appartenir à une cellule d’ultra- droite qui projetait des attaques contre des musulmans en France, a été mis en examen en juin pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », a-t-on appris hier, de source proche du dossier. L’homme a été interpellé en France par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a précisé cette source, confirmant une information du Parisien. Ce n’est « pas juste un sympathisant » mais un membre « actif » du groupe d’ultra-droite Actions des forces ope rationnelles (AFO), selon cette source. Treize de ses membres présumés ont déjà été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » à l’été 2018. La cellule d’ultra-droite AFO affichait son am bition de lutter « contre le péril islamiste » et avait évoqué des projets d’attaques contre des musulmans.
2. METEO SANARYENNE : après une nuit claire et la lune à son premier quartier, la journée devrait être ensoleillée avec un vent de secteur sud virant progressivement à l’ouest dans l’après-midi sans dépasser les 15 km/h. Les températures attendues sont de l’ordre de 19 à 21° pour les minimales et 29° pour les maximales. S’il faut en croire les prévisions, le beau temps devrait perdurer au moins jusqu’au 17 septembre.
–2024 – 4 septembre :
METEO MARINE POUR SANARY, CE 4 SEPTEMBRE :Un flux assez irrégulier de secteur Nord prédomine sur l’Ouest et le Nord du bassin. Sur le Sud-Est il est faible et assez irrégulier de secteur Sud-Est. Pour Sanary-sur-Mer : Avis de grand frais au large. La fiabilité de la situation est limitée à 80%, parce que les averses pourraient être plus fréquentes que prévu. Soleil et nuages orageux le matin, attention aux orages nombreux et violents l’après-midi. Possibilité d’averses en fin de matinée, attention, violentes averses avec grêle l’après-midi. Le soir, développements d’orages.Violentes averses, attention, grêle ! Vent d’Est force 3 le matin temporairement ESE force 4 en milieu de journée. Rafales atteignant 24 nœuds en milieu de journée. Mer belle devenant belle à peu agitée en milieu de journée. Houle petite et courte de SSW. Visibilité excellente devenant excellente le soir.
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 65e livraison – Rue Magnaque – Appelée primitivement caméra de Sant Michaël (Archives communales, CC. 393), cette rue devait sa dénomination au portal de Sant Michaël qui se trouvait à l’endroit même où vient déboucher, sur le cours Lafayette, la rue traverse Cathédrale. Une très vieille chapelle, la gleyza de Sant Michael, érigée, au commencement du XIIe siècle, sur l’emplacement occupé de nos jours par la place Hubac, avait donné son nom d’abord au portal, puis au quartier tout entier. Cette chapelle qui servait de lieu de sépulture aux membres de la famille de 1’évêque Pierre Isnard, fut démolie en 1590. Tout près du portal, se dressait une fontaine surmontée de la statue de Saint-Michel relativement belle pour l’époque.
Lorsque, en 1S90, on donna à la nouvelle voie (Cours Lafayette actuel) ouverte sur les terrains des Fossés le nom de rue Saint-Michel (Archives communales CC. 86), on désigna l’ancienne carriera de Sant-Michaël sous l’appellation de rue Vieille Saint-Michel (Archives communales CC. 86).
Dans quelques documents, elle est encore indistinctement appelée (CC., 86, GG. 39, 40) :
Rue petite Saint-Michel,
Rue petite Saint-Michel tirant à la place du Palais,
Rue tirant à la grande église,
Rue Vieille Saint-Michel allant à la Poissonnerie.
Lors de l’établissement du cadastre, en 1728, elle devint la rue Magnaque.
L’origine de cette dénomination a donné lieu à des suppositions plus ou moins fantaisistes.
Les uns ignorant que la rue Magnaque ne porte ce nom que depuis le commencement du XVIIIe siècle, et persuadés d’autre part que la mer s’avançait anciennement jusqu’au pied d’une maison dont nous allons bientôt parler, ont fait dériver le nom de Magnaque de Magna aqua (Grande Eau). Un mot suffira pour détruire cette erreur. La ville de Toulon, qui avait été complètement détruite par les Sarrasins dans la seconde moitié du XIIe siècle, ne fut rebâtie qu’au commencement du siècle suivant. Or, nous savons, par le processionnal du diocèse de Toulon, que la place à l’Huile actuelle existait déjà vers 1205. La mer ne pouvait donc pas baigner à cette époque une partie de la rue Magnaque.
D’autres prétendent que cette rue doit son nom à une vieille famille fixée depuis longtemps dans le quartier. Ni les cadastres, ni les registres de l’état-civil les plus anciens ne font mention d’une famille Magnaque.
A notre avis cette appellation viendrait du vieux mot provençal magnaque (Magnac, magnaca) qui signifie effilé, étroit, petit. Cette dénomination prise dans le sens de petite rue aurait été donnée à l’ancienne carriera de Sant-Michaël par opposition à la Grande rue Saint-Michel. Notre explication nous paraît d’autant plus soutenable que nous venons de voir, que la rue Magnaque était appelée au XVIIe siècle rue Saint-Michel.
Deux légendes, qui constituent deux anachronismes, se sont formées autour d’une maison située à l’extrémité inférieure de cette rue. Beaucoup de Toulonnais l’appellent encore improprement de nos jours soit Maison du roi René, soit ancien Hôtel de Ville. La date de sa construction démontre d’une manière indéniable qu’elle n’eut jamais ni l’une ni l’autre de ces destinations.
Bâtie au commencement du XVIe siècle, cette maison est postérieure de cent ans à la mort du roi René et de deux cents ans à l’édification du premier Hôtel de Ville.
–2025 – 4 septembre : Une triste nouvelle arrivée le 3 septembre à 18h 38, relayée par Michel Pasqualinie. « Nous avons la tristesse de vous annoncer le décès de l’architecte archéologue Jean-Marie Gassend, membre éternel de l’IRAA. La nouvelle nous laisse sans voix, tant la personnalité de Jean-Marie était synonyme de bonne humeur et de vitalité.
C’était un chercheur, un formateur et un vulgarisateur qui s’intéressait à tous les aspects de l’architecture et de la construction navale de toutes les époques. D’une curiosité insatiable, il avait mis sa maîtrise du croquis au service d’une expression graphique d’une grande sensibilité et d’une grande intelligence.
Dès les années 1970, il a été le premier à initier, dans l’archéologie nationale et méditerranéenne, un retour à la couleur et à l’aquarelle, genre qui s’est depuis largement diffusé, en particulier dans le champ de la reconstitution des monuments et des villes. Mais il fut plus que cela. En travaillant à ses reconstitutions qu’il préférait appeler des évocations, il a surtout développé la diachronie : pour que l’observateur puisse se situer et avoir des repères connus, il intégrait dans ses illustrations des éléments marquants du paysage urbain actuel. L’introduction de monuments contemporains, associée à un rendu graphique fluide et jouant sur les transparences, lui permettait de proposer des évocations qui ne s’imposaient pas comme des vérités, mais rendaient compte des incertitudes, tout en étant particulièrement évocatrices.
Parler à toutes et à tous, c’était un « credo » pour Jean-Marie, qu’il mettait en œuvre aussi dans le cadre d’aménagements de sites archéologiques, sujet qui lui tenait particulièrement à cœur.
Provençal de naissance, c’est tout autour de la Méditerranée et au-delà qu’il aura diffusé son savoir auprès de générations de chercheurs et d’étudiants, sans être jamais avare d’un conseil ou d’un coup de main.
Ceux qui ont eu la chance de travailler avec lui, ou simplement de le croiser, ne sont pas près d’oublier son grand talent et ses qualités humaines de modestie et de simplicité. Jean-Marie apportait de la joie partout où il passait. Ceux qui ne connaissent pas encore son œuvre ne manqueront pas de la découvrir tant elle est immense. » (Alain Badie, Guilhem Chapelin, IRAA).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.
-Mon amour …, mon amour …. ! ma tendre chérie ! Suis-je le premier homme dans ta vie ? Dis-moi … Dis-moi !
-Mais bien sûr, voyons, que tu es le premier homme dans ma vie ! c’est curieux ça. Tous les hommes, toujours à poser la même question !
Je vous souhaite un excellent Jeudi !
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Webber et Olivier.

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