ÉPHÉMÉRIDES DU 20 AOÛT

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 20 AOÛT 2025 – 14e ANNÉE (n° 4893).

Bonjour à tous et toutes.

ILLUSTRATIONS : En safari au Zimbabwe en avril 2012.

BONNE FÊTE à tous les Bernard – et ils sont nombreux les bougres, dont le prénom est issu d’un nom de famille méridional apparu avant les XIe et XIIe s et qui se rencontre dans les archives de l’ouest-varois à Ollioules, Six-Fours et Sanary. A l’origine, Bernard et ses variantes, parmi lesquelles Bernon et Barnon, se compose de deux bases germaniques « Bern- (ours) » + « hard- (dur) ». Avec 373 000 personnes portant le portant encore, c’est à l’heure actuelle le prénom le plus répandu en France après Martin, sans compter les 120 000 qui l’ont comme patronyme. Saint Bernard, premier abbé de Clairvaux qu’il fonda en 1115, l’un des plus fameux génies du christianisme, établit soixante-neuf monastères, qui à leur tour en créèrent plus de cent. Il fut un zélé serviteur de la papauté dans les luttes qu’elle eut à soutenir contre le pouvoir temporel ; prédicateur tout particulièrement de la deuxième croisade, il laissa plus de quatre cents sermons d’une puissante éloquence ; théologien, il a été rangé parmi les docteurs de l’Église. C’est avec lui que l’art devint inséparable d’une morale fondée sur l’humilité car les moines doivent s’interdire de faire des dépenses exagérées quand les pauvres crient famine à la porte. Le Bourguignon qu’était Bernard s’éleva contre le culte des images cher à Cluny, en fulminant vers 1127 contre « cette beauté qui prend sa source dans la déformation et cette déformation qui aspire à la beauté ».

Même la météorologie ne l’oublie pas, elle qui est à l’origine du dicton « Pluie à la saint Bernard fait déborder la mare ». J’en connais beaucoup qui attendent cette averse miraculeuse.

Bonne fête aussi aux vesses-de-loup auxquelles ce second jour de fructidor An I est dédié par les auteurs du calendrier républicain.

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer : 577e livraison. 1940 – 20 août : LISTE DES 7 VICTIMES SEYNOISES DU DERNIER BOMBARDEMENT DU 20 AOUT 1944 : (Quartier des Plaines, quartier des Moulières, route de Fabrégas) : CAUSSE Robert Augustin Marcel * (N° 498) ; PENO Léonce Cyprien (N° 499) ; PIERRÉ Louis Léon * (gendarme affecté à la brigade de La Seyne) ; SAINT Henriette Thérèse Julie (N° 500). épouse de Joseph Virgile GRANGIER ; MARIE Auguste Édouard * (N° 501) ; BOUFFARD Baptistin Norbert (N° 502) ; MARTEL Augustine Rosalie Pascaline (N° 511), veuve de Vincent Baptistin MARTINENQ. Pour les 5 bombardements de 1943-1944, on arrive donc à un total de 266 victimes seynoises dont 48 ont bénéficié de la mention « Mort pour la France », mais une seule d’entre elles (Antoine CASTILLO) a eu son nom gravé sur le Monument aux Morts de La Seyne (Marius Autran, tome 2, 1988).

OLLIOULES : 580e livraison.  1883 – 20 août : FORT DIT DU GROS CERVEAU – Cession de terrain à l’Etat pour construire le fort dit du Gros Cerveau, daté des 20 août et 7 octobre 1883 (Archives d’Ollioules ; Rotger B., 1984, p. 443 ; Delattre G., Hervé R., Ribot H., ms.). Le 20 Août 1883, le Conseil d’OLLIOULES, après délibération, céda à l’Etat le terrain communal dans la forêt d’OLLIOULES pour servir à l’édification du fort dit du « GROS CERVEAU » et du cheniin y conduisant. Saint-Nazaire participera pour 2/15e aux frais d’entretien du chemin qui, pour l’instant, ne va pas encore à l’ouvrage de la Pointe (ou Petit Cerveau). Pour le chemin, Saint-Nazaire cédera à l’Etat 14.200m2 pour la construction de la route desservant le Gros Cerveau et passant sur le territoire de la commune. Le prix du m² fut fixé à 0 franc 25 cen­times, le 7 Octobre 1883. (…) Pour le chemin du Gros Cerveau, les hoirs SOLEILLET cèdent en 1887 des terres au GENIE MILITAIRE (expropriation pour cause d’utilité publique). Il s’agit du chemin annexe qui doit relier le fort du Gros Cerveau à l’ouvrage de la Pointe.]

SANARY – 672e livraison : 1869 – 20 août – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Michel Pacha, maire de Sanary – Vendredi 20 août, St Berard – Beau temps – vent à l’ouest joli brise thermomètre à 21° centigrades. Nous avons appris que Osias Courrau, notre restaurateur s’est enfin décidé à céder son restaurant pour un autre établissement où il aurait infailliblement gagné de l’argent. Nous ne savons pas précisément quel jour il ouvrirara son nouvel établissement. La soirée a été magnifique avec de l’une sur l’horizon. Tout le monde était dehors. (Note de H.R. : le texte est quelquefois illisible et j’ai été amené à sauter des mots).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 880e livraison : –1740 – 20 août – Mention de la Rivière d’Huveaune (registre aux archives de Saint-Victor). Huveaune, rivière qui prend sa source au bas de la Sambuc, dans la com­mune de Saint-Zacharie (Var), dans une propriété nommée la Fous. A son origine, cette source s’appelle lei Fouen de Sicard. La rivière parcourt les territoires d’Auriol, Roquevaire, Aubagne, la Pêne et Marseille ; se jette dans la Méditerranée sur la plage du Prado. Un peu au-dessous de la Pêne, cette rivière fournit le grand béal qui a sa prise près de la bastide de l’Aumone et suit le cours de la rivière à une distance de 800 mètres, en arrosant tout l’espace qui l’en sépare, en faisant mouvoir un grand nombre de moulins et usines jusqu’à Saint-Giniès, où il rejoint la rivière après un cours de près de trois lieues (1872).

ÉPHÉMÉRIDES

-L’INTÉGRALE.

967 ou 968 – 20 août : Usurpation de terres et vignes de Saint-Victor – Fait à Arles. Pons le Majeur, [vicomte,] assiste au jugement rendu devant Guillaume, comte de Provence, au sujet de l’usur­pation de terres et vignes de Saint-Victor, sises in villa Stavella et réclamées au nom de l’abbaye par l’évêque Honorât II. (acte n°5 des vicomtes de Marseille, de Gérin-Ricard, 1926, p. 2. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 71. a. Martène et Durand, Veterum scriptorum … amplissima collectio, t. I, col. 323. — b. Belsunce, L’antiquité …, t. I, p. 355. — c. Guérard, n° 290.

1125 – 20 août : LIEUX-DITS MENTIONNES dans une charte aux archives de la Major (peut-être au sujet de l’affaire qui sera traitée en 1130).

1. Defensum de Belpugeto. Le Deffend – quartier  rural, commune d’Allauch, quartier  des Trois-Lucs (1872).

2. Landoarium. Landouillez, quartier rural, commune d’Allauch, quartier de la Vieille (1872).

1130 – 20 août puis 1141 – 18 mai : ENTENTE PUIS CONFIRMATION FAITE ENTRE LE CHAPITRE ET LE SEIGNEUR D’ALLAUCH – D’après un premier accord conclu le 20 août 1130 entre Aicard de Saint-Marcel et les chanoines de la Major, au sujet d’Allauch, en présence de l’évêque Raimond et du vicomte Geofroi de Marseille, le Chapitre de l’église de la Major, qui venait d’acheter à leur châtelain un certain nombre de terres situées dans la « villa » d’Allauch et dans les environs, resta seigneur du lieu et garda la majorité des droits (notamment ceux d’échange de vins et de récolte de vermillon) et le châtelain, tout en gardant ses prérogatives, devenait son subordonné ou mieux son vassal. La confirmation officielle de l’entente fut consacrée par la Bulle du pape Innocent III en date du 18 mai 1141 qui ne distingue pas encore les biens des chanoines de ceux de l’évêque ((Réf. La Major de Marseille, n° XXI. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 459. — b. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 143.Louis Ardissonne, 1981, p.21).

1250 – 20 août : Acte confirmant le réglement d’un différend concernant la perception des dîmes, intervenu en 1206 entre le prieur de l’église Saint-Pierre de Signes, et le prieur de la chartreuse de Montrieux (Boyer 1980, p. 528-529 :  : A original sur parchemin; B. Copie Capus, p. 379; C. copie XVIIème s. A.V., H 289; IND. Teissier, fol. 64; Dubois, p. 34.) – Marseille, in camera viridi episcopali. A la demande de Pierre Jean, prieur de la chartreuse de Montreiux, Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, Benoît, archidiacre, Pierre André, vicaire de la prévôté de Marseille, et plusieurs chanoines du chapitre, confirment le réglement d’un différend concernant la perception des dîmes, intervenu en 1206 entre Bertrand de Gignac, prieur de l’église Saint-Pierre de Signes, d’une part et Pierre, prieur de la chartreuse de Montrieux, d’autre part. Acte passé sous les sceaux de l’évêque de Marseille, de son chapitre et du prieur de Montreiux.] Carta domini episcopi Massilie et canonicorum. Confirmatio super decimas ecclesie de Signa. In nomine Domini. Quoniam approbate consuetiudinis existit instrumenta et privilegia renovare, ne res geste per longinquitatem temporum valeant oblivisci, attendentes puritatem religionis carturicensis et societam quam habemus specialiter cum domo Montis Rivi et devotionem quam antecessores nostri habuerunt ad dictum domum, necnon et humilem supplicationem venerabilis Petri Johannis, prioris dicte domus, et Bernard!, prioris de Signa, nos, frater Benedictus, Dei permissione dictus episcopus Massiliensis (Benoît d’Alignan, 1229-1268), Benedictus, archidiaconus (Benoît d’Abeliano, archidiacre 1248-1251), Petrus Andréas, vicarius et administrator prepositure sedis Massilie (Vicaire et administrateur de la prévôté du chapitre de Marseille de 1245 à 1251, pro me et Peregrino Bauciano et Hugone Fero, cum canonicis nostris, quorum voces me habere affero, Raimundus Carbonelli, sacrista (Precentoeur de 1249 à 1266), Guillelmus de Templo, precentor (Precentoeur de 1249 à 1266), pro me et domino Berengario, preposito nostro (Prévôt du chapitre de Marseille 1226-1250), cujus vocem habeo in hac parte, Hugo de Folcalquier, Gaufridus Rostagni, Bernardus, prior de Signa, Johannes Aurioli, canonici Massilie (Geoffroi Rostan et Jean Auriol apparaissent dans un acte de 1251. Gallia Christ. Nov., II, n° 265, col. 141. Bernard, prieur de l’église de Signes, se retrouve dans un acte de 1259. Ibid., n° 287, col. 157), renovamus, approbamus ac etiam confirmamus compositionem quondam factam inter Bertrando de Gingnaco, ohm priorem de Signa, ex parte una, et priorem domus Montis Rivi, nomine dicte domus, ex altéra. Cujus quidem compositionis ténor talis est (L’acte n°79 est reproduit ici in extenso et très fidèlement, cf. R. Boyer, 1980) : « In nomine Domini. Ut in posterum presentis negocii firma habeatur memoria, presentis publiée scripture testimonio pateat tam presentibus quam futuris quod discordia erat inter ecclesiam Sancti Pétri de Signa, ex una parte, et domum Montis Rivi, ex alia, super decimis cujusdam partis territorii Signe ad eandem ecclesiam Sancti Pétri pertinentibus. Que pars territorii inter termines domus Montis Rivi inclusa est, et pro majori parte, tam ex relictis quam ex [fol. 57]emptionibuss in proprietate domus Montis Rivi reducta. Termini autem domus Montis Rivi, qui eam includunt, sunt isti : terra Marie de Sex Furnis, sanbola de Puchelli, rocha Asdre, rocha de Ultimou, terra Garneriorum, serrum Celse usque ad fluvium Capelli, vallonum de Favairolis, podium Cygotos, Ariae Batalleria. Hanc discordiam nos, videlicet Bertrandus de Gingnaco, canonicus sedis Massilie et prior ecclesie Sancii Pétri de Signa, et ego, Petrus, prior domus Montis Rivi, amicabiliter transigendo in pacem et concordiam in omne tempus duraturam reducimus in hune modum. Ego, Bertrandus de Gingnaco predictus, pro me et successoribus meis, sedis Massilie capitule volente et concedente, relinco in perpetuum domui Montis Rivi totam decimams dicte partis territorii Signe, inter supradictos terminos ejusdem domus Montis Rivi incluse, pro .xxiiii. eminis annone ad mansuram1 Massilie, quas annuatim in tempore messium solvet michi et successoribus meis in area, de meliori annona que in tota illa parte dicti territorii excrescet -, et si diverse annone ibi essent et eque valentes, solvet illam annonam que erit in area castello Signe viciniori. Si vero contingeret aliquando quod annona non excresceret in dicta parte territorii, tune domus Montis Rivi solvet de aliis territoriis annonam bonam et recipiendam in tempore messium et in area castello Signe viciniori, ut dictum est. De terris autem illis, quas homines Signe faciunt et sunt incluse intra dictam partem territorii, quamdiu ipsi vel alii facient eas, prestabunt inde michi et successoribus meis intègre décimas. Et si domus Montis Rivi faceret eas ad fachariam, prestabit inde similiter decimam ; set si faceret eas ut proprias, solutis .xxiiii. eminis annone ad mansuramh Massilie, ut dictum est, immunis erit de tota illa parte sepe dicti territorii a decimarum prestatione. Hanc autem transactionem pro me et successoribus meis sollempniter promitto in omne tempus bona fide servandam et tenendam et nunquam aliqua ratione infugendam*. Et ego, Petrus, prior Montis Rivi, universis nostre domus fratribus volentibus et concedentibus, pro nobis et successoribus nostris, per sollempnem stipulationem promittimus nos tibi, Bertrando de Gingnaco predicto, et successoribus tuis, singulis annis, in tempore messium et modïs supradictis, soluturos in pace et sine aliqua contradictione censuales .xxiiii. eminas annone, ut superius dictum est, et transactionem istam ratam et firmam habituros et servaturos et nullius legis aut decreti beneficio contraventuros, et in omnibus privilegiis nostris que habemus et que habituri sumus, per que contravenire possemus, generaliter renuntiamus. Âctami Massilie, ad canonicam, in parlatorio. Anno dominice incarnationis m°.cc°.vi°., .iii. kalendas decembris. Coram subscriptis testibus : Petro, Massilie sedis preposito ; Laugerio, Petro de Jacone, sedis Massilie cappellano ; Guillelmo Johannis, ejusdem sedis cappellano ; Guillelmo de Alesto, sacerdote ; Raimundo Michaeli, Stéphane Rollando et Stéphane de Annonay, cum fratribusk Montis Rivi ; et Berengario, publico Massilie notarius1, qui mandate parcium cartas istas jamm alphabeto divisas scripsit et signavit ; et ad majorem eorum firmitatem dominus B.n, Massilie episcopus, cas sui sigilli inpressione munivit. » Facta fuit dicta innovatio seu confirmatio compositionis predicte Massilie, in caméra viridi episcopali. Anno incarnationis Domini .m°.cc°. quincagesimo0, indictione .viiïa, .xiii. kalendas septembris. Présente domino Petro Johanne, priore domus Montis Rivi, in presentia et testimonio fratris Gilii, fratris dicte domus ; Berengarii Peironeti, judicis curie episcopalis ; magistri Stephani, magistri Michaelis, sacerdotum ; Symonis de Sancto Thoma, canonici et operarii Massiliensis (Ouvrier du chapitre de 1250 à 1268) ; Pascalis de Sancto Thoma, patris ejusdem Simoneti ; et mei. Guillelmi Sardi. publici notarii imperialis aule atque Massilie, qui mandato dictorum dominorum hec scripsi et signi mei signaculo insignivi. In cujus rei testimonium [fol. 51 v°] predictus dominus episcopus et canonici et dominus Petrus Johannes, prier, jusserunt et voluerunt presentem cartam sigillorum ipsius domini episcopi et capituli et dicti prioris munimine roborarit.

1342 – 20 août : Trets – Confirmation des privilèges et franchises des habitants de Trets, par Raimond d’Agoult, seigneur du lieu, acquéreur par échange de la portion de juridiction qui appartenait à Rai­mond Geofroi. (Acte 657 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. de Gérin-Ricard : Ind. : Arch. connu, de Trets. Répertoire de 1501, fol. 8 v°).

1362 –  20 août : Promesse par Raimond d’Agoult à Raymbaude de Caussols, Dame de Gipières. son aïeule, de lui délivrer les legs portés au testament de Raimond d’Agoult. seigneur de Trets et de Forcalqueiret. (Acte 683 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : IND: H. Morins-Pons. Inventaire d’archives dauphinoises,n° 418).

1431 – 20 août : Colla vocata Cavallerie (charte aux archives municipales). La Cavallerie – colline, commune de Marseille, quartier de Montredon (1872).

1501 – 20 août : La Gacha (registre aux archives de l’Evêché). La Gâche – l’un des sommets des montagnes qui dominent le territoire d’Aubagne du N.-O. au S.-E. ; il appartient à la branche de Roquefort.

1521 – 20 août : mentions de lieux-dits dans un acte aux archives  de l’Evèché de Marseille.

1. La Cabrella, (registre aux archives de l’Evêché). La Cabrelle  – l’un des sommets des collines de Saint- Cyr, commune de Marseille (1872). Première mention le 22 mai 1300, Las Cabrellas, (charte aux archives municipales).

2. Carpehangua (charte aux archives de l’Evêché). Carpiagne – ferme, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Cyr (1872). Première mention : Carpesayna, le 8 mai 1332 (acte notarié). Carpiagne dépendait autrefois du territoire d’Aubagne. — L’église de Notre-Dame-de-Carpiagne était une dépendance de l’Evêché de Marseille. Au-devant de cette église, il y avait un monastère qui appartenait aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Marseille. Vers le milieu du XVIe siècle, cette maison fut convertie en une bastide qui, en 1551, appartenait à Blaise Doria.

3. La Girata (acte aux archives de l’Evéché). La Gérade, ferme, commune d’Aubagne (1872) — Elle dépendait autrefois de Saint-Marcel. Première mention, La Gerade, 1458 (acte aux archives de l’Evêché)

4. Love (acte aux archives  de l’Evèché). Louve, quartier rural,  commune d’Aubagne, quartier du Deffens (1872). Louvé, le 8 septembre 1453 (acte aux archives  de l’Evêché).

5. Plancho del Perusser. La Pérussone – hameau, commune d’Aubagne. Première mention, Peracium, 14 juin 1212 (cartulaire Saint-Victor, n° 930).

6. Pin Vert.  Quartier rural, commune d’Aubagne, quartier de Longue-Lance. Première mention, Al Pin ver, 5 août 1301 (registre aux archives de (l’Evêché);

7. A Saur. Le Saur – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de la Fillole (1872). Première mention,  Los Sauves, 6 février 1466 (registre aux archives de l’Evêché).

8. La Torreta. La Tourette – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier du Passon (1872). Première mention, Los Tors, 17 novembre 1405 (registre aux archives de la Major).

1524 – 20 août :

1. CHARLES QUINT ET TOULON – En août 1524, les Consuls de Toulon reçoivent le lettre suivante que leur adresse le chevalier Adrien de Croy qui s’apprête à occuper Toulon à la tête des troupes de Charles Quint, ennemi de François Premier : « Messieurs les Consuls, manants et habitants de la ville de « Thoulon, je vous ai envoyé un trompette pour vous déclarer « mon vouloir et je vous avise que si incontinent ces lettres vues « vous ne venez pas devers moi rendre obéissance à l’Empereur « et à Monseigneur de Bourbon, comte de Provence, son Lieutenant-Général, par ordonnance du dit seigneur, dans aujourd’hui « j’irai sur vous accompagné de 4.000 hommes de Pied et 200 hommes d’armes et avec artillerie et munitions nécessaires ensemble « l’armée de mer que tient le dit Empereur, ce que ferai à l’aide « de Dieu de sorte que vous rendrai par feu et sang et ni aura faute. Ecrit à La Garde le XXe d’Août 1524. Le tout vôtre ADRIEN DE CROY. » Le 2I août, les consuls répondront : « Vous, mossur, despuis que Dieu et fortune vous ont conduit « en ce stat, et qu’il nous est forcé de ce fère sommes contraints de « fère ce qu’il vous Plaist mais bien (nous) vous advertissons, « mossur, que si feuissions assez puyssants à vous résister le ferions « bien volontiers. »

2. Cros dels Abaut (registre aux archives de l’Evêché). Cros de Chabaud – lieu-dit,  commune d’Aubagne, quartier de Louve.

1659 – 20 août : BREMOND, prêtre de Sanary en remplacemntt de EYNAUD malade (Rotger B., 1984). – 

1675 – 20 août : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – témoignage de Marcello Costa à Tunis : « certains n’avaient pas reçu l’absolution depuis trente ans, la plupart six, huit ou dix as ;. Je leur demandais la raison de cette négligence, et le petits me répondirent qu’il n’y a pas de bagne au Levant, et que restant tout le temps sur les galères, sans jamais un prêtre pour les confesser ni le moindre argent pour payer les gardes, ces derniers ne les faisaient jamais mettre le pied à terre ». Extrait de « Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 141, ref. CPF, SRC, « Barbaria », liasse 1 , p. 325, lettre datée du 20 août 1675. » 

1707 – 20 août – SIEGE DE TOULON PAR LE DUC DE SAVOIE – Le siège de Toulon peut se diviser en deux périodes. Du 26 juillet au 15 août l’ennemi s’efforce de s’approcher de la ville et y réussit ; du 15 au 20 août il a renoncé à prendre Toulon et essaie, en bombardant la ville, de lui faire le plus de mal possible (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

1709 – 20 août :

1. Disette à Ollioules et Sanary entraînant des violences entre les deux communautés. Ollioules est condamné par la cour d’Aix : Le 20 Août 1709, le Maire de Saint-Nazaire apprit que sur le grand chemin de MORTIER, il y avait une troupe de soldats accompagnée du sieur MARTELLY, lieutenant du Juge d’Ollioules, et du nommé Guillem GARDANNE, exempt du même lieu, qui se trouvaient au lieudit pour attendre le blé que le député envoyé par SAINT-NAZAIRE était allé acheter à la Montagne. Le Maire se rendit donc à l’endroit indiqué, accompagné de 4 à 5 personnes, et à seulement 4 ou 500 pas du village, il trouva effectivement ce barrage. Cette troupe avait déjà arrêté un chargement de blé destiné à SIX FOURS, avec assez de violences, pensant que ce blé était destiné à SAINT-NAZAIRE. Il fallut presque en venir aux mains pour faire cesser cette “ vilainie ” des gens d’OLLIOULES. On porta plainte, disant que ces derniers n’avaient aucun droit de venir sur le terroir de SAINT¬NAZAIRE pour empêcher la liberté du commerce. La Cour d’AIX considéra que cet acte était un attentat et OLLIOULES fut condamnée.

2. Ordonnance du Marquis de CAILUS décrétant d’arrêter tout individu suspect qui ne sera pas muni d’un passeport dans les limites comprises entre le Verdon et la mer – [Rotger B., 1984 : Le 20 août 1720, une ordonnance du Marquis de CAILUS, lieutenant général des armées du Roi, commandant pour sa Majesté en Pro­vence, établi à Tarascon, décréta ce qui suit:] « Etant informé que malgré les instructions que nous avons envoyées dans toutes les communautés de Provence de la manière dont elles se doi­vent comporter tant à l’égard des vagabonds, fugitifs et gens sans aveu qui courent la campagne que par rapport aux contrebandiers et aux marchandises venant des lieux soupçonnés, les consuls et les habitants des dites communautés, soit par négligence soit par mauvaise volonté ne font pas l’attention nécessaire pour l’exécution de notre instruction. Et estant important de remédier à ces abus nous ordonnons à tous les habi­tants de cette province qui sont au-delà de la ligne de GINNASERVIS à LA CIOTAT, entre le VERDON et la MER jusqu’au VAR, de courir sus et d’arrêter au bout du fusil tous ceux qui passeront des pays suspects et attaqués de la contagion en deçà des dites limites et qui ne seront pas munis d’un passeport de M. LE BRET premier président et Intendant de cette province ou de nous. Défendons aux habitants de recevoir ou retirer chez eux aucune personne de quelque qualité, sexe ou condi­tion qu’elle puisse être venant au-delà des dites barrières sans passeports sous peine de punitions corporelles et d’avoir leurs maisons rasées sur-le-champ. Permettons de faire payer cent livres en espèces à ceux qui les dénonceront.. Fait le 20 août 1720 à TARASCON. »

Le golfe et la rade étaient gardés par deux bateaux qui se trouvaient au large du BRUSC. Ils étaient commandés par Monsieur LE CAR­TIER. Un intendant de santé de SAINT-NAZAIRE avait dit que l’on refuserait de lui vendre quoi que ce soit pour ses besoins. Il en fut fâché et écrivit aux consuls :] « … Cela part d’un véritable paysan qui ne sait pas-vivre, car quand on a des plaintes à faire on s’explique avec ceux de la part de qui elles proviennent. M. de CAILUS et M. DU PONT vous obligeront à donner en payant ce qui nous est nécessaire. » [Il avait aussi arrêté un bateau de pêche qui pêchait la nuit. Voilà la suite de ses explications.] « Au reste nous avons eu nos raisons pour empêcher ce bateau de pêcher de nuit, outre que de tous temps nous avons ordre d’empêcher la pêche surtout quand il y a des bâtiments sus­pects en vue. Enfin nous sommes fort surpris que SENARY à qui nous n’avons jamais donné aucune sorte de mécontentement agisse de cette manière, vous m’avez paru trop galant homme pour l’approuver… signé : LE CARTIER« . [Par la suite, les relations avec cet officier de marine seront très bonnes et il sera même adjoint du commandant de SAINT-NAZAIRE pendant la durée de la peste. A la fin de la contagion, le Conseil unani­mement lui adressera des remerciements, et recommandera son avance­ment.] [Par la suite, les relations s’étant améliorées avec le commandant des bateaux de garde dans la rade du BRUSC, LE CARTIER, celui-ci demande qu’on laisse ses envoyés aller prendre du pain à OLLIOULES car on n’en trouve pas à la côte. D’ordre de M. DU PONT il faudra les faire accom­pagner par un garde. Il envoie aussi un paquet et un louis d’or pour un officier de marine actuellement à SAINT-NAZAIRE, le sieur DELAUX.] (Rotger B., 1984).

– QUELQUES CHIFFRES RELATIFS A LA PESTE à ALLAUCH, SEPTEMES, AUBAGNE et TOULON, pour la période du 20 Août 1720 au 4 Janvier 1721 : ALLAUCH 1331 malades – 1023 décès – SEPTEMES 222 morts sur 540 – AUBAGNE 2000 morts – TOULON 13383 décès sur 26276 habitants (Rotger B., 1984)

1721 – 20 août : LA PESTE S’ATTAQUE DE PREFERENCE AUX PLUS JEUNES – A Sanary, le chirurgien Combal succomba le 28 août. D’après le relevé, par ordre de date des morts, de l’âge de quelques pestiférés, un seul Sanaryen avait dépassé 45 ans. La peste s’attaquait donc en principe de préférence aux jeunes. Cet aperçu est entièrement nouveau. Les cadavres de ces malheureux furent tous transportés à la campagne. Au contraire, deux « trépassés», âgés l’un de 70 et l’autre de 50 ans, furent « déposés » entre-temps dans le cimetière. Ces deux derniers étaient donc exempts du fléau.] [G. Delattre, ms inédit : Note sur le bilan humain de la peste de 1720-21 dans la région Toulonnaise (d’après “la Peste de 1720 – P. Gardiol).

1740 – 20 août : Mention de la Rivière d’Huveaune (registre aux archives de Saint-Victor). Huveaune, rivière qui prend sa source au bas de la Sambuc, dans la com­mune de Saint-Zacharie (Var), dans une propriété nommée la Fous. A son origine, cette source s’appelle lei Fouen de Sicard. La rivière parcourt les territoires d’Auriol, Roquevaire, Aubagne, la Pêne et Marseille ; se jette dans la Méditerranée sur la plage du Prado. Un peu au-dessous de la Pêne, cette rivière fournit le grand béal qui a sa prise près de la bastide de l’Aumone et suit le cours de la rivière à une distance de 800 mètres, en arrosant tout l’espace qui l’en sépare, en faisant mouvoir un grand nombre de moulins et usines jusqu’à Saint-Giniès, où il rejoint la rivière après un cours de près de trois lieues (1872).

1765 – 20 août : Donatien de Sade séjourne dans son château de La Coste, en Provence, avec la Beauvoisin qu’il fait passer pour sa femme, ce qui crée un scandale local et familial. 20 août : retour à Paris (Jacques Ravenne, 2014).

-1768 – 20 août : Mention de La Tuzelle, propriété, commune de Marseille, quartier des Caillols (registre aux archives de la Major).

1786 – 20 août : LA REFORME FISCALE AURA-T-ELLE LIEU EN FRANCE ? – Face à la dégradation de la situation financière, Calonne propose une profonde réforme fiscale (Georges Duby, 1987 ; Jean-Charles Volkmann, 1997).

1789 – 20 août : DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN – Première discussion sur la Constitution (Georges Duby, 1987). La déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen continue de poser des problèmes. Aujourd’hui, l’abbé de Laborde propose que cette Déclaration s’ouvre sur une « Invocation à l’Etre suprême ». Cette motion est acceptée, reflétant l’état d’esprit du siècle : déisme des philosophes et naturalisme des physiocrates (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 20 AOÛT).

1791 – 20 août : La chapelle de Sainte-Trinide qui avait été restaurée en 1785, figure au livre terrier de la com­mune de Saint-Nazaire pour l’année 1791. Elle est mentionnée comme ap­partenant en propre aux habitants du quartier. Elle confronte au Levant et au Nord, Pierre Laugier, au midi et cou­chant les hoirs de P. VidaI. A la révolution, lors de la vente des biens religieux, les deux marguillers déclarèrent que leur confrérie possédait cette chapelle. Elle avait une contenance de 30 toises. Cette déclaration fut faite le 20 août 1791. L’un d’eux signe « Villeneuve », la signature de l’autre est difficilement lisible.

1793 – 20 août :

1. LES FEDERALISTES COMMENCENT A FAIRE  FONCTIONNER LA GUILLOTINE A TOULON  – Le 20 août 1793 se produisit comme une explosion sourde; comme un de ces remous de surface qui révèlent que tout n’est pas calmé dans les profondeurs. Deux patriotes, Alexis Lambert et Antoine Barry devaient être exécutés ce jour-là. A l’heure dite, on vit les deux condamnés, revêtus de chemises rouges, sortir du palais de justice et prendre place dans le cortège d’exécution. En tête, deux canons avec à côté les artilleurs, mèche allumée en main; puis trois compagnies de grenadiers; les deux condamnés; derrière eux, un détachement de gendarmes à cheval. Sur tout le parcours, devant la foule immobile et muette, une haie de soldats. On entendait le pas des chevaux et le lourd roulement des canons. Comme le cortège arrive à l’extrémité de la rue des Chaudronniers, un coup de feu. De la fumée sort de la fenêtre d’une maison voisine. La foule se jette en tous sens dans une terreur folle, des gens sont piétines. Des hommes surgis de plusieurs maisons se précipitent, enlèvent les deux condamnés à leur escorte, et encore des coups de feu. Barry tombe, tué par un garde national. Lambert, blessé d’un coup de baïonnette, a réussi à s’enfuir. Devant les chevaux des gendarmes, la rue s’est vidée. — Voici son sang ! crie un soldat. Ici ! Là ! Voyez ! Les gardes se jettent sur la piste, qui conduit à une maison, qui gravit un escalier. Lambert est rejoint dans un galetas, encore haletant. On le fait brutalement redescendre, on le hisse dans une charrette où gît déjà le cadavre de Barry. En route pour la guillotine ! — Les Jacobins, déclara le soir un orateur à la section des Minimes, sont définitivement vaincus (Georges Blond, Toulon, 1967).

2. CARTEAUX BAT LES FEDERES A SALON – Le 20 août 1793 au soir même parvenait la nouvelle que le général républicain Carteaux venait de battre, le 19, à Salon l’armée du comte de Villeneuve Tourette. Ce Carteaux allait prouver abondamment par la suite qu’il était tout le contraire d’un génie militaire. Or ses troupes avaient battu partout les fédérés du Midi. Ceux-ci n’étaient pas, comme les soldats de la Révolution, des idéologues convaincus encadrés par des professionnels de l’Ancien Régime. Valets de ferme tirés de leur cambrousse, ouvriers chômeurs, chemineaux mendiants chapardeurs attirés par la gamelle chaude, ces mercenaires mal payés par la bourgeoisie provinciale fondaient au premier choc (Georges Blond, Toulon, 1967).

1799 – 20 août : EXPEDITION D’EGYPTE – Lettre du général Kléber au Général en Chef, Bonaparte. Damiette, le 3 fructidor an VII (20 août 1799). J’ai reçu hier, Citoyen Général, votre lettre du 20 thermidor par laquelle vous m’annoncez votre départ pour Menouf, et m’ordonnez de réorganiser les 25e et 75e demi-brigades. Le 1er bataillon de la 1 partait au moment où le 2e arrivait de Rosette, de manière que ce n eSt qu’à leur arrivée à Mansoura où je les fais réunir, qu on pourra s’occuper de cette formation. On travaille ici à celle de la 75e et vous recevrez incessamment le tableau de l’une et de l’autre. Vous avez dû voir par mes précédentes, que les marins de Damiette, qui vous ont assuré que la flotte n’avait paru que 24 heures, en ont imposé puisqu’elle y est restée 72 heures. Il a paru hier ici un assez grand bâtiment, qui, depuis ce temps, ne cesse de croiser entre Lesbch et le Boghaz. Ce que vous me dites, Citoyen Général, du résultat de la revue que vous avez faite de la cavalerie est très satisfaisant. Je désirerais beaucoup pouvoir contribuer à la remonte, mais cela sera difficile cette année par rapport à la crue des eaux; on m’a bien envoyé 50 à 60 chevaux ici, mais ils n’étaient point présentables et j’aurais eu à craindre votre improbation si je les avais envoyés au Caire. Je m’attendais, Citoyen Général, à recevoir les journaux que vous avez eu la bonté de me promettre, il paraît que vos intentions à ce! égard n’ont pas été remplies. L’aga des Janissaires de Damiette ayant eu sous sa surveillance deux chameaux qui devaient être envoyés à Katieh, vient de les laisser s’évader et comme il paraît certain qu’il ne l’a pu faire sans avoir reçu de la pécune, je vais le faire casser et remplacer. Ce n’est pas d’ailleurs son premier coup d’essai en ce genre. Salut et respect.

1804 – 20 août : MORT DE L’AMIRAL LATOUCHE-TREVILLE – L’amiral Latouche-Tréville meurt des fièvres contractées aux îles, en rade de Toulon, sur son vaisseau « le Bucentaure » qu’il a refusé de quitter, considérant que c’était un honneur pour un marin de mourir sur son bâtiment. C’était probablement le meilleur marin que la France avait à ce moment. Au mois d’août 1801, il avait tenu Nelson en échec devant Boulogne (Gérard Delattre, doc. inédit).


1828 – 20 août : CONQUETE DE L’ALGERIE – En préparation de la conquête de l’Algérie, Ollioules héberge 2 bataillons du 29ème régiment (Castellan E., 1937, p. 294).

1838 – 20 août : La malédiction des Fines ! À l’époque romaine, furent érigées sur le territoire de Belcodène, deux bornes de pierre que l’on désigne sous le nom de « fines ». Par rapport aux « bornes milliaires » qui étaient sensées indiquer une distance par rap­port à une ville, les “fines » étaient des bornes qui servaient à délimiter deux territoires. Les deux « fines » de Belcodène furent tout d’abord étudiées par les frères Bosq, anti­quaires à Auriol en 1833 et 1837, puis dé­crits en 1838 dans un document manuscrit, déposé dans les archives de 1’ Académie des Arts, Sciences et Lettres de Marseille. Malheureusement, non contents d’observer ces monuments, les frères Bosq cru­rent bon, le 20 août 1838, de les prélever et de les installer dans le jardin de leur maison d’Auriol ! Ces deux « fines » furent donc ajoutées à la collection personnelle des frères Bosq. Quelques années plus tard, ces deux pierres furent vendues par les frères Bosq à un collectionneur marseillais, Monsieur Trabaud, qui désirait en enrichir son mu­sée. Malheureusement, celui-ci, trouvant les pierres très lourdes et peu faciles à transporter, les fit scier en deux ! Ces « fines » sont, depuis 1894, stockées au Musée.

1848 – 20 août : SANARY – Le changement de régime entraîna de nouvelles élections municipales. Ce fut GUIGOU Joseph Noël qui fut élu maire à l’unanimité. Il eut pour adjoint AUDIFFREN Ferdinand et GEOFFROY Antoine, tous installés le 20 Août 1848

1855 – 20 août : Création à Saint-Nazaire du premier Bureau de Distribution, dans la rue de l’HôteI-de-Ville (aujourd’hui rue Pigeaud). Le receveur d’Ollioules, Rey, demande au maire de Sanary de former un receveur ou une receveuse âgés de 25 à 35 ans. Ce fut Mlle Giraud qui fut la première receveuse. Elle s’installa dans une pièce de son appartement, rue Louis-Blanc. Le bureau du télégraphe était encore installé dans la Mairie, tenu par l’instituteur Soleillet. Plus tard il viendra rejoindre le bureau de poste (A. Place ; H. Ribot ; B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984).

-1859 – 20 Août : Sous l’impulsion de NAPOLEON III, il est décidé et confié à la Marine Impériale la modernisation des sémaphores. Celui de Six-Fours est confié à L’Ing. des Travaux Hydrauliques NOEL (actuellement Direction des Travaux Maritimes ) Le maire M. ETIENNE donnera son accord le 21 août contre la tour de l’horloge près des ruines de l’ancien château féodal. (Serge Sappino).

1860 – 20 août :

1. FORGES ET CHANTIERS DE LA MEDITERRANEE, LA SEYNE – Lancement, par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne de la chaloupe démontable N° 18, type Arc. En 1867, elle sera renommée Cimeterre (Dossiers marine).

2. premier contrat de concession des phares de l’Empire ottoman. Création de la société française en nom collectif Collas & Michel, sous la dénomination Administration générale des Phares de l’Empire ottoman ((François Pourcelet, 2001)

1867 – 20 août : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Michel Pacha, maire de Sanary – Même temps ; par ce temps magnifique, la pêche est assez bonne, ainsi depuis plusieurs jours en va à la pêche A la cagarelle. La pêche est assez abondante elle doit donner quelque argent au pays  ; mais le consommateur en général n’aime pas trop ce poisson qui est mou. On en exporte dans les villages voisins ou sans doute il n’est ta aussi mal reçu que chez nous. On allait les prendre les premiers jours à la ligne de fond. Aujourd’hui on les prend aux trémails.

1869 – 20 août : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Michel Pacha, maire de Sanary – Vendredi 20 août, St Berard – Beau temps – vent à l’ouest joli brise thermomètre à 21° centigrades. Nous avons appris que Osias Courrau, notre restaurateur s’est enfin décidé à céder son restaurant pour un autre établissement où il aurait infailliblement gagné de l’argent. Nous ne savons pas précisément quel jour il ouvrirara son nouvel établissement. La soirée a été magnifique avec de l’une sur l’horizon. Tout le monde était dehors. (Note de H.R. : le texte est quelquefois illisible et j’ai été amené à sauter des mots).

1883 – 20 août : FORT DIT DU GROS CERVEAU – Cession de terrain à l’Etat pour construire le fort dit du Gros Cerveau, daté des 20 août et 7 octobre 1883 (Archives d’Ollioules ; Rotger B., 1984, p. 443 ; Delattre G., Hervé R., Ribot H., ms.). Le 20 Août 1883, le Conseil d’OLLIOULES, après délibération, céda à l’Etat le terrain communal dans la forêt d’OLLIOULES pour servir à l’édification du fort dit du « GROS CERVEAU » et du cheniin y conduisant. Saint-Nazaire participera pour 2/15e aux frais d’entretien du chemin qui, pour l’instant, ne va pas encore à l’ouvrage de la Pointe (ou Petit Cerveau). Pour le chemin, Saint-Nazaire cédera à l’Etat 14.200m2 pour la construction de la route desservant le Gros Cerveau et passant sur le territoire de la commune. Le prix du m² fut fixé à 0 franc 25 cen­times, le 7 Octobre 1883. (…) Pour le chemin du Gros Cerveau, les hoirs SOLEILLET cèdent en 1887 des terres au GENIE MILITAIRE (expropriation pour cause d’utilité publique). Il s’agit du chemin annexe qui doit relier le fort du Gros Cerveau à l’ouvrage de la Pointe.]

Le Fort dit du Gros Cerveau est situé sur le sommet le plus élevé, 443 m, du Massif du Gros Cerveau. Il coiffe ainsi ce dôme arrondi et permet de disposer d’une excellente vue panoramique autant vers le sud en direction de la plaine côtière de Sanary et de Six-Fours, comme vers Ollioules, que vers le nord face à la plaine du Beausset et de Sainte- Anne d’Evenos, ainsi que vers le départ des Gorges de la Reppe. Il est de plus séparé des collines du Beausset-Vieux par le Val d’Aren, et commande le seul accès nord au massif par le Pas du Val d’Aren. De cette place, on est en liaison optique avec le Fort de la Pointe, situé lui à l’ouest à une distance de trois km ; cette dernière fortification est l’ouvrage le plus occidental de la chaîne de forts du périmètre défensif de la place de Toulon. La liaison optique est également assurée , d’une part avec le Fort de Pipaudon implanté à 2,2 km à l’est nord-est, lequel est le maillon central qui verrouille avec le fort du gros Cerveau les Gorges de la Reppe et la Nationale 8 qui longe le cours, et d’autre part avec le Fort de Six-Fours situé lui à 6 km au sud sud-est, lequel est le fort principal de toute la partie occidentale du dispositif de protection de Toulon. Sa position est donc forte et logique. Il ne fait pas double emploi avec le Fort de la Pointe, mais lui est complémentaire. Le fort du gros Cerveau  est à cheval sur la limite entre les communes de Sanary et d’Ollioules et en limite de celle d’Evenos. L’accès s’en fait par une route militaire arrivant des faubourgs sud d’Ollioules et cette voie se prolonge jusqu’au Fort de la Pointe du Cerveau, en position légèrement défilée par rapport à la crête nord.

1894 – 20 août : GRAVE CONFLIT ENTRE LES PRUD’HOMIES DE SIX-FOURS ET DE SANARY – A la suite des décisions ministérielles prises au sujet du partage des eaux de la baie du Brusc-Sanary entre les prud’homies de Six-Fours et de Sanary, Marius MICHEL, maire, décida de démissionner de ses fonctions municipales ; il l’écrivit au préfet dans ces termes: « dans ces conditions et pour la raison que je n’ai pu faire prévaloir auprès de l’autorité supérieure une cause éminemment juste, je ne pourrai plus exercer mes fonctions de Maire avec tout l’ascendant que le premier magistrat d’une cité doit légitimement posséder sur ses administrés. Je viens donc, .Monsieur le Préfet, vous prier d’agréer ma démission de maire et de Conseiller municipal de SANARY. » Cette lettre est datée du 20 Juillet 1894. Le Conseil Municipal unanime, la Prud’homie des pêcheurs, tous adressent aussi la démission de leurs fonctions. Cette démission du Maire sera longue à être acceptée. Joseph SOLEILLET, resté à sa place,- à la demande de Marius MICHEL, écrit le 20 Août au Ministre de la Marine. Il essaie encore d’obtenir une modification de l’injuste partage. Il propose au Ministre la communauté des eaux de pêche pour les deux prud’homies.] « Ce serait, dit-il, un moyen d’apaiser le mécontentement des pêcheurs et des habitants de SANARY. Tout est suspendu dans la commune, rien ne va plus. Au nom de la paix et de la tranquillité, veuillez, Monsieur le Ministre, ¬prendre ma demande en considération » (Rotger B., 1984, p. 462-463) ».

1897 – 20 août : Algérie – Kalâa des Beni-Hammad – Féraud, dans son histoire des villes de la province de Constantine (Recueil de la Société archéologique de Constantine, tome XV ) (1870-71), signala à l’attention du monde savant l’intérêt que présentaient, au point de vue historique, les ruines de la Kalâa de Beni-Hammad ; mais ce fut Blanchet qui eut le premier l’idée de faire des fouilles sur l’emplacement de la célèbre cité berbère. Les travaux durèrent une huitaine de jours seulement ; ils firent l’objet d’une intéressante communication à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres le 20 août 1897 (Blanchet : Descriptions des monuments de la Kalâa des Beni-Hammad, 1908).

Ce fut Blanchet qui eut le premier l’idée de faire des fouilles sur l’emplacement de la célèbre cité berbère. Les travaux durèrent une huitaine de jours seulement ; ils firent l’objet d’une intéressante communication à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres le 20 août 1897 (Blanchet : Descriptions des monuments de la Kalâa des Beni-Hammad, 1908). (Texte de Léon Marie Egène de Beylie) : J’employais à cet effet quatre-vingts ouvriers arabes, pendant une partie des mois d’avril, mai, août et septembre, soit trois mois et demi environ. M. Georges Marçais, ancien élève de l’école des Beaux-Arts de Paris, professeur à la Médersa de Constantine, voulut bien m’accompagner et me prêter un concours aussi utile que désintéressé ; tous les dessins d’après nature et plusieurs plans sont de lui. M. Grousset, soldat de l’armée coloniale, fut plus spécialement chargé de la surveillance des chantiers et de l’établissement des plans. Je lui confiai même la direction des travaux en août et septembre. M. Robert, administrateur de la commune des Maadid, eut l’obligeance de s’occuper du recrutement des travailleurs et du ravitaillement en vivres et en outils. Il résulte de mes travaux, ainsi que l’a ittiaré M. Dieulafoy, le 30 juillet courant, à Académie des Inscriptions et Belles-Lettres : _les trompes à demi-voûtes d’arêtes, les stalactites, les poteries à reflets métalliques, parements de faïence bleue et blanche avec croix et étoiles à huit pointes, les stucs sculptés et peints, se trouvaient déjà dans les valais de la Kalâa, trois siècles avant qu’ils n’aient apparu dans ceux de l’Alhambra, dont i1s sont, pour ainsi dire, les prototypes. Il ne reste malheureusement de ces édifices que des fondations qu’il faut parfois chercher assez profondément sousterre, mais celle-ci m’ont permis néanmoins d’établir un plan à peu près suffisant du seul palais musulman du moyen-âge dont il subsiste encore des traces complètes. J’ai penséqu’il y avait intérêt à faire suivre le récit de mes fouilles à la Kalaa, première capitale hammadite, par l’étude de Bougie, devenue capitale à son tour après l’abandon de la Kalâa, de 1090 à 1152. (L.M.E. de Beylie « La Kalâa des Béni-Hammad », 1909, rééd. Les belles lettres, 2013).

Note H. Ribot :  L’attention que j’ai apportée à cette Kalâa vient de la découverte de céramiques vernissées provenant de ce lieu, faite au cours des fouilles que je menais au château des Vintimille à Ollioules.

1901 – 20 août : LA SEYNE EST DIVISEE EN DEUX SECTIONS ELECTORALES : section de la ville et section de Saint-Mandrier – Dans la séance du 20 août 1901, le Conseil Général du Var décide que la commune de La Seyne serait divisée en deux sections électorales : section de la ville et section de Saint-Mandrier. Ce sectionnement électoral entrera en application à partir de mai 1904. Il ne va pas avantager la presqu’île dans l’immédiat car au lieu de quatre conseillers elle n’en aura plus que deux. Les habitants du village n’accepteront pas longtemps cette situation. (…) En application de la mesure adoptée le 20 août 1901 qui a divisé la commune de La Seyne en deux sections électorales : la ville et Saint-Mandrier, de nouvelles élections vont avoir lieu en 1904 (Gisèle Argensse, 1989, p. 127 et 129).

1914 – du 2 au 20 août : Le gouvernement français décrète la mobilisation générale. La France et l’Allemagne vont entrer en conflit. Beaucoup d’habitants de la section de Saint-Mandrier étant marins sont incorporés dans la marine nationale dont une armée navale puissante était basée à Toulon sous le commandement de l’amiral Boué de la Peyrière qui avait son pavillon sur le cuirassé Courbet. Le chantier du Creusot à Saint-Mandrier va fonctionner un peu au ralenti jusqu’au 20 août 1915 (Gisèle Argensse, 1989, p. 146 et 149).

1915 – 20 août : UN SOUS-MARIN FRANçAIS à SAINT-MANDRIER – Le chantier du Creusot à Saint-Mandrier va fonctionner un peu au ralenti jusqu’au 20 août 1915 lorsque le submersible français « l’Armide », commandé par le lieutenant de vaisseau Carré et provenant en dernier lieu, de Saint-Louis du Rhône, vient s’amarrer à l’appontement des ateliers du Creusot à Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 146).

1918 – 20 août : HOPITAL DE LA MARINE : Bénard Saturnin, canonnier au 10e R.A.P. ; Origine : Réunion – Saint-Joseph (Né le 20/11/1890) N° A-312373, Mort le 20/8/1918 à l’hôpital de Saint-Mandrier-sur-Mer (83).

1940 – 20 août : DISCOURS DE WINSTON S. CHURCHILL à la Chambre des Communes – « Si la France gît aujourd’hui épuisée et seule, il ne faut pas en accuser une grande et noble nation, mais ceux qu’on appelle “ les hommes de Vichy Nous éprouvons pour le peuple de France une sym­pathie profonde. Elle n’est pas morte notre vieille camaraderie avec la France. C’est elle qui nous unit au Général de Gaulle et à ses vaillants compagnons. Tous ces Français libres ont été condamnés à mort par Vichy ; mais le jour se lèvera, aussi sûrement que le soleil de demain, où leurs noms, riches d’honneurs reconnus, seront gravés dans la pierre de toutes les rues et de tous les villages d’une France rendue à sa pleine liberté et à son ancienne gloire, dans une Europe sauvée. Winston S. Churchill. » (Général de Gaulle, Au service de la France, 1940-1944, p. 8).

1944 – 20 août :

1.  les Allemands emmènent Pétain et Laval dans leur retraite (Jean-Charles Volkmann, 2003).

2. OPERATION ANVIL : Du 15 au 20 août, l’essentiel du département passe sous le contrôle des troupes américaines et de la Résistance locale (Jean-Marie Guillon, 2004).

– LES PREMIERES UNITES FRANçAISES SONT A SIOU BLAN – CAMOLLI DU REVEST : Le commandant de Rocquigny précédant le convoi, file en direction de la Lucrèce à la recherche de la batterie du Siou-Blanc et de la piste qui selon le 2ème bureau de l’Armée, permettrait de traverser la forêt des Morières depuis le couvent jusqu’aux Caps. Il revient, n’ayant pas vu grand-chose: la zone offre bien des couverts assez nombreux, mais la pénétration des véhicules parait particulièrement difficile. A Montrieux-le-Jeune, il retrouve le colonel et « une batterie du 67 » en cours d’installation. Colonne par un, le bataillon prend la piste devancé par Rocquîgny qui a conservé sa jeep: à chaque passage délicat, un signe Ou un repère est placé à l’intention de la troupe à pied. Des F.F.I. marchent avec les compagnies, mais ils n’ont que leur bonne volonté et se disperseront peu à peu. Seul M. Falibois, ancien sous-officier de chasseurs de l’armée d’armistice, continuera à progresser avec la section Djebaili de la 3 qui a enfin rejoint. Vers minuit, le bataillon sort de la zone boisée aux environs du Jas de Laure et stoppe près de ce qui est supposé être le Siou Blanc, à 200 m de la piste des crêtes. Rien ne permet de se repérer dans le noir et nul ne sait exactement où l’on se trouve. Pas un tirailleur n’a aperçu la batterie. Et pourtant cette montagne ressemble à s’y méprendre aux djebels d’Algérie… Sur le plateau apparaissent soudain les phares d’une voiture roulant vers l’est: la piste n’est donc pas loin, à quelques centaines de mètres peut-être? Le bataillon Ruault doit se trouver sur la gauche dans la pénombre du Grand Cap, reprenant sa lente progression après une pause de deux heures pour laisser souffler les hommes. Dans le fond de la vallée; les artilleurs attendent le jour pour faire le point et rapprocher les pièces de la ligne atteinte par les tirailleurs dont ils suivent par la pensée la progression à travers la montagne. L’unité aperçue par Rocquigny à Montrieux, appartient en fait au 65e dont les éléments parvenus dans l’après-midi à la position d’attente, ont été immédiatement dirigés sur Méounes. Le groupe qui traverse Pierrefeu dans un ordre parfait, est félicité par le général Besançon. Sur la route, l’accueil de la population est délirant. Arrivées au carrefour du Martinet, les 7e et 8e batteries sont guidées vers Montrieux où elles se mettent en place avec beaucoup de difficultés. Le PC. de groupe <vient se juxtaposer à celui du 3~ R.T.A. La troisième batterie demeurée en standby à l’Aumérade à l’est ide Cuers, reçoit l’ordre de rejoindre les Tuves, près du Martinet. Les unités de tir étant en position, les lieutenants Rey et Buzenet peuvent partir en reconnaissance d’observation sur le plateau. Ils rentrent vers I heure du matin après avoir fait un long détour par la région du Camp, rapportant des informations intéressantes sur la zone du Revêt. Le bataillon Rocquigny, rejoint au cours de la nuit par le groupe franc du régiment, démonte le bivouac du Siou Blan et reprend Sa progression vers le sud à 5 heures du matin. Aucune jeep ne pouvant suivre, maintenant, tout le monde est à pied, avec ses munitions, ..ses postes radio et un jour de rations. de combat. Les appuis sont réduits au strict minimum: deux groupes de mortiers et une section mitrailleuses lourdes. Les pièces de 30 des compagnies F.V., le tiers des 8l~et quatre 12,7 ont dû être laissés aux véhicules dans la vallée du Gapeau. Une heure avant re départ; un civil se présente: – Je suis Louis Camolli, chef du groupe F.F.I. du Revest. Prévenu dans la soirée d’hier de votre progression par mes guetteurs postés aux Quatre-Croix, comme nous appelons les Quatre-Confronts, j’ai confié une partie de ma troupe à mon adjoint pour me porter à votre rencontre et vous guider dans la vallée. » Une équipe de guides est attribuée à chacune des colonnes du régiment. Dominique. Grandi accompagné d’Etienne Camolli, le fils de seize ans de Louis, et d’Augustin d’Ollonne, scout volontaire de dix-sept ans, rejoignent les unités se dirigeant vers Le Revest. Camolli père avec Émile Meuconi et Georges Soma, restent auprès du bataillon (Masson M., Muracciole, de Villardi de Montlaur ; Gaujac P. ; Archives de Sanary).

– DEBUT DE LA BATAILLE DE TOULON – – Entre le 20 et le 28 août, c’est la bataille pour Toulon menée par les unités, à majorité coloniales, de l’Armée B du général de Lattre de Tassigny. Leur action qui se heurte à une défense souvent acharnée est facilitée ici et là par l’action des FFI et la mutinerie de certains éléments « allogènes » (Arméniens à Hyères et Carqueiranne notamment, en contact avec les résistants locaux). Ce sont des FFI qui guident les soldats dans leur contournement de Toulon par le nord et leur pénétration par les faubourgs. Plus encore, à l’intérieur de la ville, FFI de Salvatori et FTP font le coup de feu sans attendre et tiennent le centre-ville deux jours durant (22-23 août), épaulés par quelques éléments des bataillons de choc (Jean-Marie Guillon, 2004).

Le 20 août, Salvatori lance l’ordre d’insurrection générale. A partir de ce moment, les FFI qu’il dirige avec l’aide d’Auguste Marquis et les FTP font le coup de feu dans les faubourgs (Pont-du Las, Saint-Jean-du-Var) comme au centre. Le poste de commandement est installé au 5, Place de la Liberté, non loin de Priséco qui sert de point d’appui. Les convois allemands sont attaqués. Ses positions sont harcelées. Dans ces combats multiples, se distinguent les FFI de Tramoni, Bianconi, Ferrandi, etc. et les FTP de Castel, appuyés par les Aixois du groupe « Jean Delmas ». Les occupants sont réduits à se replier dans les arsenaux de terre et maritime, ainsi que dans les différents forts qui ceinturent la ville (La Résistance dans le Var (anonyme, Internet)).

– LA FLOTTE TIRE SUR CEPET : Du 20 au 27 août, le croiseur léger Le Fantasque croise entre Saint-Mandrier et Cavalaire. Il protège par des rideaux de fumée les grands bâtiments qui bombardent la batterie de 340 mm du cap Cépet. Le 20 août 1944, cette batterie ouvre le feu sur l’Emile Bertin et le Philadelphia naviguant au large de Porquerolles. Le même jour, la Lorraine tire sur Saint-Elme et sa région (Dumas R., Guiglini J., 1980).

Sous ce déluge de bombes et d’obus, à partir du 20 août, les hommes des 340 de Cépet quittent rarement la protection des ouvrages ou du tunnel (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 223).

Du 20 au 28 août, les tirs d’appui sont quotidiens, plus particulièrement sur les batteries de Hyères, de Cépet, de Saint-Mandrier, qui rendent difficile la progression vers Toulon. Dans cette période, les seuls bâtiments français tirent, sans incident, 7 500 coups de canon. Ils sont souvent pris à partie par les batteries côtières et parfois encadrés de près. Le Georges Leygues reçoit un projectile de 150 de la batterie de Saint-Elme et le Fantasque un de 88. (La Lorraine) relâche à Propriano du 16 au 18 août et reprend la mer pour commencer une importante série de bombardements : l’Île de Porquerolles et la batterie des Mèdes le 18 août, la tourelle de 340 du Cap-Cépet le 19, Saint-Elme et sa région les 20 et 21, Porquerolles et Cépet le 22, Sainte-Marguerite le 23, Saint-Mandrier et sa région le 25, le Cap Cépet et Saint-Elme le 26 (Masson M., Muracciole, de Villardi de Montlaur, 1969, p. 272 ; Dumas R., Guiglini J., 1980 ; ISC — Sorbonne — EPHE IV — 45 rue des Écoles — 75005 Paris).

– MISSION DE LA 3e  DIVISION ALGERIENNE (GENERAL DE MONSABERT) :

– A 5 h : La mission de la 3e Division Algérienne commandée par le général de Monsabert est d’isoler la ville de Toulon à l’ouest. Le 20 août, les blindés du 3e Spahis s’empareront du carrefour du Camp tandis que deux bataillons du 3e tirailleurs progressant à pied dans la nuit depuis la vallée du Gapeau de MONTRIEUX, feront irruption, guidés par les F.F.I. au REVEST et aux QUATRE-CHEMINS. Sur sa droite, les éléments de la 9ème Division Coloniale se heurteront aux mêmes difficultés, Le régiment de tête, 6ème Tirailleurs Sénégalais du Colonel Salan, engagé le 20 août à partir de PIERREFEU, ne parviendra pas à s’emparer de la totalité de SOLLIES-PONT. Le détachement du 5ème Chasseurs d’Afrique de la 1ère Division Blindée, qui devait, à partir du GAPEAU, foncer sur TOULON et l’arsenal réputés sans défense, devra marquer le pas. (…) Le 20 août au point du jour, le colonel Bonjour donne ses instructions : Le détachement du 2e Spahis nettoiera et tiendra le carrefour du Camp, en se couvrant sur la route d’Aubagne à hauteur de Cuges. Les tirailleurs du 7e RTA déborderont par les hauteurs à droit de la nationale. Les éléments du régiment, regroupés en arrière, constitueront un second détachement (chef d’escadron Mauche) et assureront la liaison avec le 3ème RTA dans la région du Grand Cap (Gaujac P.).

De la Daumasse au Croupatier par le Broussan avec Linarès ; puis direction Le Col de Garde et les Pomets, entre le lever du jour et 15 h, Les compagnies franchissent la piste de Daumasse alors que le jour se lève. Le temps est magnifique et le calme surprenant. Sitôt sortis du couvert de la forêt de Morières, le plateau s’étend sauvage et aride. Tout en cheminant, les guides racontent ce que fut leur vie ces derniers mois: le rassemblement des maquisards au. Siou-Blanc, l’attaque des Allemands, la recherche des blessés et des armes disparues, et puis hier soir, la joie de savoir les libérateurs Si proches, les Boches faisant bonne garde dans les rues du village, la marche pieds nus dans l’ombre propice de la nuit… Le colonel rejoint Rocquigny sur le sentier. Ses quatre jeeps ne pouvant plus suivre mémé en tout terrain, il l~ faut se porter derrière la colonne de gauche pour conserver ses véhicules et ses liaisons radio avec la division.. Avant de quitter le bataillon dont il risque d’être. coupé lorsque celui-ci basculera dans la vallée, Linarès a confirmé Sa mission: interrompre le courant routier Toulon-Marseille en s’emparant au plus tôt du pont de l’Escaillon qui serait miné. La vallée du Las sera débordée par le sud-ouest du mont Caume. Couvert par les éclaireurs, le 1/3e R,T.A. commence à descendre dans la gorge du Maréchal. A la batterie de I’Hauberte, Rocquigny hésite : la masse du Caume est vraiment impressionnante et il~ serait peut-être plus prudent. d’emprunter un itinéraire mieux défilé. Comme tout parait paisible, il choisit de poursuivre le mouvement et de faire simplement reconnaître le fort de l’ouest par la section Drahi de la 1ère compagnie. Une section se fait engueuler » parce que les tirailleurs ne gardent pas leurs distances. Les hommes préfèrent les foudres du fougueux Rocquigny au risque de se perdre dans ce terrain d’enfer. Les Algériens d’ailleurs, sont philosophes: .« P’tit Michel marche tojor devant. S’y crie pas y sera malade, mais c’est un lion, j’y marche ous qui veut. » Les éléments de tête arrivent maintenant en vue du Broussan. Le P.C. s’installe aux Garniers, à une centaine de mètres au nord du carrefour de routes tandis que la 2ème compagnie, continuant Sa progression, grimpe s’installer sur le Croupatier. Le groupe franc du lieutenant Laurier abandonne le bataillon pour se diriger sur Evenos où il doit assurer la. liaison avec le groupement des spahis. La section Djebaili de la 3, guidée par le capitaine Barthélémy, s’engage à gauche sur le G.C. 62 en direction du col du Corps de Garde. Une voiture civile récupérée au hameau du Broussan doit permettre de garder le contact avec elle. Le commandant de la C.A.1 ne céderait pas sa place pour un empire : bien que son unité soit complètement désarticulée en attendant que l’ensemble du régiment soit rassemblé, aujourd’hui il revient libérer sa ville natale en tête de la division. Sorti de Saint-Cyr en 1938, il sert au 3ème R.T.A depuis août 1939 : au 2ème bataillon d’abord, puis à l’état-major avant de prendre le commandement de la C.A. fin 1943 Cité à deux reprises en Tunisie, il vient d’être promu capitaine à titre exceptionnel. Comme prévu, les liaisons avec le P.C. régimentaire sont interrompues. Le commandant Sauvagnac, chef d’état-major envoie donc un officier de liaison auprès de Rocquigny pour l’informer que le bataillon de gauche a été sévèrement accroché dans la vallée du Las à hauteur de Saint-Pierre. Le colonel conseille donc d’avancer prudemment. Inquiet de la situation de la section Djebaili, le chef de bataillon donne l’ordre de reprendre la progression. Laissant la 2ème compagnie sur le Croupatier, il part à marche forcée vers le col du Corps de Garde afin de rattraper le capitaine Barthélémy. Celui-ci n’y est plus, mais la voiture civile qui attendait à l’ombre des pins permet à Rocquigny de descendre rapidement vers Les Pomets. A 200 m au nord des Quatre Chemins. il rejoint le sous-lieutenant Djebaili qui, sans s’inquiéter le moins du monde des bruits de combat à 2 km au nord-est, s’apprêtait à continuer vers les Routes. Le commandant le fait aussitôt mettre en garde au carrefour face au sud et à l’ouest, afin de couvrir le P.C. qui s’installe dans une villa voisine (Gaujac P).

Dès 6 h du matin, le colonel Linarès file du Grand Cap vers le Revest (Gaujac P).

A 6 h 30, le carrefour du Camp est occupé par le 2ème Spahis et le 7ème RTA. Dix véhicules allemands sont incendiés. 15 Allemands sont faits prisonniers, dont des fantassins venus de Saint-Cyr et des marins de Marseille. Composée initialement de 120 hommes, cette unité aurait quitté Saint-Cyr dans la nuit du 18 au 19 avec tout le bataillon. Ce que confirment les FFI qui ont suivi leur déplacement (Gaujac P).

A 8 h 30, les Français de Linarès et les FFI de Camolli libèrent le Revest (Gaujac P).

Vers 9 h, le 2ème Spahis atteint Cuges où les FFI de Riboux le guident (Gaujac P).

Vers 10 h, les Algériens de Linarès et les FFI de Dionisi s’apprêtent à dégager Dardennes (Gaujac P).

A 10 h 30, le 2ème Spahis a fini de nettoyer Cuges. La population pavoise. Les chars de la 1ère DB passent filant vers Aubagne (Gaujac P).

Vers midi : le II/67 d’Artillerie a d’abord soutenu le 7e R.T.A. sur la route d’Aubagne, la 4e batterie prenant position devant Le Camp, puis à Cuges. Il passe ensuite aux ordres du 3e R.T.A. La 6 ayant quitté vers midi le bivouac de Collobrières pour rejoindre Méounes est orientée sur le plateau du Grand Cap. Le peloton Caniot du 2ème Spahis ayant reconnu la RN8 jusqu’au carrefour avec le GC 22, l’escadron se regroupe au complet au Camp. 5 km à l’est, l’escadron Quénétan du 3e Spahis tient le carrefour de la maison cantonnière d’où ils observent le Beausset. Le peloton Biraben de l’escadron Rivière s’est engagé sur la piste de Danjean au Grand Cap par le Puits d’Encastre et l’Abîme des Morts (Gaujac P).

A 14 heures, à Dardennes, la section Normand s’empare de la boulangerie militaire tandis que l’artillerie du II/67 s’installe sur les hauteurs de Roca Troca (Gaujac P).

A 14 h 30, le capitaine Baudoin, qui occupe le carrefour du Camp, reçoit l’ordre de progresser sur le Beausset où la résistance allemande l’arrête (Gaujac P).

A 15 h, les alliés sont aux Quatre-Chemins de Routes et au fort des Pomets. Dardennes est nettoyé (Gaujac P).

A 15 h, le peloton Caniot, du groupement Van Haecke, se lance en direction du Beausset (archives B. Rotger).

A 17 heures, à Dardennes, une contre-attaque de chars allemands contre la 10e compagnie est stoppée par un appui feu du GA fourni par le II/67 (Gaujac P) .

A 18 h, au Beausset, les Allemands du pont du Bournéou qui empêchaient la circulation par la RN8 sont neutralisés. Les TD renforcent les Algériens installés à la lisière du Beausset. L’axe Méounes-Signes est à présent équipé par le service de santé ; 13 Allemands ont été faits prisonniers (Gaujac P).

A 20 h, à Dardennes et dans sa vallée, le feu d’infanterie a cessé. On craint une réaction à partir de la Valette et des renforts sont impatiemment attendus. Les Allemands capturent 3 officiers français qui s’étaient imprudemment avancés. Une contre-attaque allemande blesse un officier. La compagnie Ranson passe la nuit sur la cote 162,1. La 10 abandonne Dardennes. Puis la compagnie Peretti arrivée en renfort s’installe près de la Ripelle tenu par les Allemands et contrôle la route de La Valette. Des sapeurs mettent des mines sur les route des Moulières et de Dardennes. A 21 h, le bataillon Rocquigny atteint l’octroi de Valbourdin. Linarès veut exploiter ce succès et demande à la division de faire porter son 2ème bataillon jusqu’au Revest par les Quatre-Confronts accessible aux GMC (Gaujac P).

Après 21 h, échauffourée au Beausset ; 2 blessés côtés français, plusieurs prisonniers allemands (Gaujac P).

A minuit, tout est rentré dans l’ordre au Beausset. Deux batteries se mettent en place à Sainte-Anne de l’Aouque afin d’ouvrir le feu le lendemain sur le viaduc de Bandol (Gaujac P .).

-1944 – 20 août : CAMPÄGNE DE FRANCE – OPERATION ANVIL : DEBUT DE LA BATAILLE DE TOULON – LE COMMANDEMENT DE LA WEHRMACHT NE SE FAIT PLUS AUCUNE ILLUSION SUR L’ISSUE DES COMBATS DANS LE SUD-EST DE LA FRANCE : En fin de journée de ce dimanche 20 août, le commandement de la Wehrmacht ne se fait plus aucune illusion sur l’issue des combats dans le sud-est de la France. Les troupes françaises ont entrepris l’investissement des ports de Toulon et Marseille tandis que les avant-gardes de la 3e division américaine abordaient les faubourgs d’Aix-en Provence. Plus au nord, une colonne blindée progressant sur la route Napoléon, bloque déjà les sorties sud de Grenoble. Toutes les zones favorables aux maquis sont en pleine effervescence. Le Führer ordonne donc aux éléments de D.C.A. et de défense côtière de demeurer sur place, à la disposition des commandants de secteur fortifié qui devront se défendre « bis zum letzen Mann. » Les forces des trois armées attribuées au Verteidigungsbereich Toulon s’élèvent à 18000 hommes dont 5500 marins et 2 833 aviateurs. La 19ème armée précise peu après par message la composition détaillée de la garnison : Grenadier-Regiment 917 à trois bataillons: restes du I, 75 % du II et III au. Complet ; G.R. 918 à quatre bataillons au complet ; Feld-Ersatz-Batl., Pak-Kompanie et Pionier-Kp. 242 ; Sept batteries des II et III/Artillerie-Regiment 242 ; le F.E.B. 244 détaché de la division de Marseille et une centaine d’hommes de l’Infantèrie-Führer-Stab du vallon de l’Harmonie, auxquels il convient d’ajouter neuf batteries de côte des groupes 627 et 682 et les trois Wach Kompanie de l’Arsenal. La mission des forces conservées à Toulon est simple : fixer le maximum de troupes ennemies, retarder l’utilisation du port par la flotte alliée, et permettre ainsi aux unités mobiles amies de se replier en bon ordre vers le seuil de Bourgogne (Gaujac P).

– ACTION DE MM. MUHLETHALER ET ROETHLISBERGER A L’OUEST : A Sanary, M. MUHLETHALER, d’origine suisse, s’impose une mission. Parlant l’allemand, il entre en contact avec les officiers allemands. Avec André ROETHLISBERGER, chargé des intérêts suisses, il essaye d’obtenir la reddition les troupes allemandes et des forts. Pendant la guerre, André Roethlisberger contribua à sauver les biens des citoyens suisses en tant que représentant du Consulat suisse de Marseille. A la libération, avec son ami Walter MULETHALER (du Colombet), il négocia la reddition des Allemands qui occupaient les forts surplombant Sanary et sa campagne, et obtint qu’ils évacuent les lieux sans rien détruire (Gibert-Roetlisberger A. 2004a.).

– LISTE DES 7 VICTIMES SEYNOISES DU DERNIER BOMBARDEMENT DU 20 AOUT 1944 : (Quartier des Plaines, quartier des Moulières, route de Fabrégas) : CAUSSE Robert Augustin Marcel * (N° 498) ; PENO Léonce Cyprien (N° 499) ; PIERRÉ Louis Léon * (gendarme affecté à la brigade de La Seyne) ; SAINT Henriette Thérèse Julie (N° 500). épouse de Joseph Virgile GRANGIER ; MARIE Auguste Édouard * (N° 501) ; BOUFFARD Baptistin Norbert (N° 502) ; MARTEL Augustine Rosalie Pascaline (N° 511), veuve de Vincent Baptistin MARTINENQ. Pour les 5 bombardements de 1943-1944, on arrive donc à un total de 266 victimes seynoises dont 48 ont bénéficié de la mention « Mort pour la France », mais une seule d’entre elles (Antoine CASTILLO) a eu son nom gravé sur le Monument aux Morts de La Seyne (Marius Autran, tome 2, 1988).

1949 – 20 août : « En ce mois d’août, les travailleurs de la pince monseigneur œuvrent à plein rendement. Est-ce une nouveauté? Un vieil inspec­teur de la police judiciaire m’assure que non : “Il en fut toujours ainsi, dit-il. Mais aujourd’hui l’administration des P. T. T. se fait inconsciem­ment leur complice grâce à cette admirable institution de “l’abonné absent Un coup de téléphone et Von sait où est la victime visée et pour combien de temps. ”

Les cambriolages à Paris ont atteint un record en 1945, avec 25 000, plus de 68 par jour. “Ce sont les chômeurs du marché noir qui se sont recon­vertis dans le cambriolage”. Avec la création de la brigade spéciale, en 1946, nous som­mes retombés en 1948 à 18 000 cambriolages.

“On trouve de moins en moins de vrais cambrioleurs bien entraînés… Des apprentis, quoi ! ”»

1953 – 20 août : déposition du sultan du Maroc, Mohammed Ben Youssef, remplacé par Ben Arafa (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1959 – 20 août : ECOLE DES APPRENTIS MECANICIENS DE SAINT-MANDRIER – « L’Ecole des apprentis mécaniciens de la flotte de Saint-Mandrier a remplacé son antique porte par un accès accueillant et fleuri » (République du jeudi 20 août 1959).

Cette « antique porte » s’ouvrait sur une petite darse abritant jadis le Kéraudren. Cette vénérable embarcation assurait la liaison maritime entre Toulon et les locaux maritimes de la section. En 1959, deux remorqueurs jumeaux officient, dont le Pipady (Ken Nicolas, vol. 1, p. 359.).

1962 – 20 août : SECHERESSE – DIX HECTARES DE FORÊT FLAMBENT A SAINT-MANDRIER : « L’incendie de Saint-Mandrier stoppé après neuf heures de lutte. Les installations de la base maritime et les habitations ont été efficacement protégées ». () Un premier foyer a été repéré vers vingt-trois heures. « Tous les marins, les apprentis mécaniciens et les commandos-marine, suivant les directives de leur chef, ont été rassemblés puis dirigés vers les zones les moins menacées ». Des pompiers civils de La Seyne et de Toulon, ainsi que des marins-pompiers de la ville sous-préfecture, se sont rendus sur place (un millier d’hommes au total). « Les pinèdes situées à l’intérieur de la base proche du Canier flambaient. Les flammes atteignaient une hauteur de trente mètres. La lutte devait durer pendant toute la nuit et les points menacés par l’incendie étaient particulièrement surveillés ». Le feu a été circonscrit le lendemain matin vers neuf heures. On ne déplore aucun sinistre en ce qui concerne les installations maritimes. Le bilan définitif se chiffre à une dizaine d’hectares de colline calcinés. L’heure tardive du début du foyer tracasse les enquêteurs de la gendarmerie militaire. Des piquets de surveillance sont restés en alerte… (République du 20 août 1962)

LES ROBINETS DES LAVOIRS DE SAINT-MANDRIER SONT PROVISOIREMENT FERMES : « En raison de la pénurie d’eau due en partie au récent incendie dans la presqu’île qui a épuisé nos ressources et jusqu’au renouvellement de nos réserves, ce qui ne saurait tarder, les robinets des lavoirs sont provisoirement fermés au public les lundis et vendredis matin de huit heures à dix heures» (Ken Nicolas, vol. 2, p. 141).

1968 – 20 et 21 août – Intervention armée de cinq pays membres du pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie – Le Parti communiste tchécoslovaque (PCT), voulant s’orienter vers un « socialisme à visage humain », a décidé en mai de convoquer un congrès extraordinaire et a aboli la censure en juin. Menée à l’instigation de Moscou, l’intervention armée de cinq pays membres du pacte de Varsovie des 20 et 21 août 1968 met un terme à ce cours novateur. Suivra une longue « normalisation », avec son cortège de procès et d’épurations (un demi-million de communistes seront exclus du parti) et la surveillance rapprochée de milliers de citoyens suspects par une police secrète omniprésente. En avril 1969, Alexandre Dubček sera remplacé par Gustáv Husák, sous la pression de l’URSS

1970 – 20 août : La « Galatée » (sous-MARIN Du type Daphné), au large de Toulon, entre en collision en surface avec le sous-marin sud-africain « Maria Van Riebeeck » 6 morts : Sortant de grand carénage, le sous-marin Galatée a quitté la rade des Vignettes où il vient de débarquer du personnel ayant effectué des essais. Il s’apprête à gagner le large pour sa première nuit en mer. Le bâtiment est disposé pour une navigation en surface. La Galatée va croiser à environ un mille nautique du Cap Cépet le sous-marin sud-africain Maria van Riebeeck qui lui regagne Toulon. A cet endroit les fonds sont de l’ordre de 100 mètres.

Il est 20h 30 lorsque l’étrave du Maria van Riebeeck enfonce le côté bâbord arrière de la Galatée, au droit de l’arbre porte-hélice. La Galatée s’échoue finalement au sud de la pointe du Canier une vingtaine de minutes après l’abordage. Le sous-marin est encastré dans les rochers de la côte. Seule sa partie avant émerge. L’équipage est évacué à 22h 45, au moyen d’embarcations de la Direction du Port. De son côté, le sous-marin sud-africain, qui a subi peu de dégâts, gagne la base sous-marine de Toulon par ses propres moyens (Georges Kévorkian, 2005).

L’avis du Commissariat de la Marine : Le Bureau des Réquisitions des Prises et des Événements de Mer de la Direction Centrale du Commissariat fut sollicité par l’État-Major de la Marine, à propos de l’accident de la Galatée. La question était de savoir si l’abordage résultait d’une faute commune des deux bâtiments ou si la seule responsabilité de la Galatée, ayant joué le rôle de « perturbateur », était engagée, étant entendu que l’abordage était sans conteste un abordage fautif. Cependant une part de responsabilité pouvait être attribuée au Maria Van Riebeeck. Sur le plan juridique, le fait que l’abordage mettait en cause deux navires de guerre pouvait entraîner des difficultés inhabituelles. La perspective d’un procès devant les tribunaux français était cependant à écarter, eu égard au discrédit qu’un tel procès aurait jeté, tant sur la Marine nationale que sur la Marine sud-africaine. Un accord entre les autorités françaises et sud-africaines était donc à rechercher. Le Commissariat concluait : « Par analogie avec ce qu’a prévu la Convention de Londres de 1951 pour le règlement des événements de mer intéressant les navires de guerre des pays de l’OTAN, il pourrait être proposé aux autorités sud-africaines que chacune des parties garde à sa charge ses dommages respectifs. » Une estimation des frais imputables à l’abordage, pour ce qui concerne les travaux de remise en état de la Galatée de sa seule responsabilité, avait été donnée par la DCAN, dans la perspective d’un éventuel procès: le montant était de 25 millions de francs (de 1971).

Les commissions d’enquête : II appartenait à la Marine française, puisque l’abordage s’était produit dans les eaux territoriales françaises et qu’un de ses bâtiments était en cause, de mener l’enquête. De leur côté, cependant, les autorités maritimes sud-africaines constituèrent une Commission d’Enquête propre, avec, pour objectif de dégager les responsabilités de leur sous-marin. Deux Commissions d’Enquête furent donc créées. La Commission française était présidée par le contre-amiral Guérard. La Commission sud-africaine comprenait des officiers de la Marine sud-africaine en poste au Capetown, désignés par M. Botha, Ministre sud-africain de la Défense de son pays; cette commission était composée comme suit : capitaine de vaisseau (hydrographe) J.-C. Walters, président de la Commission ; capitaine de frégate J. A. de Kock, officier à la Direction de la Navigation ; lieutenant de vaisseau V.L. Martinelli, officier d’état-major, spécialisé dans les questions juridiques. Le Ministère français chargé de la Défense nationale publiait le 5 novembre 1970, le communiqué suivant : «Le 20août 1970, vers 20h30, le sous-marin français Galatée et le sous-marin sud-africain Maria Van Riebeed sont entrés en collision aux abords du port de Toulon, alors qu’ils naviguaient en surface, feux clairs. Les deux Commissions d’Enquête, l’une française, l’auto sud-africaine, ont abouti à des conclusions communes sis les circonstances de cet accident. Les deux bâtiments ont des responsabilités en ce concerne l’application du règlement international poix prévenir les abordages en mer. La Galatée qui voyait l’autre bâtiment par tribord, porte la responsabilité initiale de la collision pour avoir effectué trop tardivement les manœuvres que lui imposaient les règles 19, 22 et 23 de ce règlement, et pour n’avoir pas indiquée® manœuvres (règle 28). Le Maria Van Riebeeck porte également une pan responsabilité pour n’avoir pas maintenu ses route et vitesse initiales (règle 21) en venant vers la Galatée, qu’elle a ainsi gênée. Elle n’a pas non plus appliqué la règle 28. La collision elle-même, rappelle le ministère, n’a causé aucune victime. Les six décès que l’on doit déplorer à bord du sous-marin français sont survenus postérieurement à l’abordage, au cours des manœuvres destinées à empêcher le sous-marin de couler par grands fonds, et qui se sont terminées par l’échouage de la Galatée près du cap Cepet. Le Maria Van Riebeeck a pu regagner Toulon la nuit même par ses propres moyens. Quant à la Galatée, déséchouée trois jours plus tard, elle a été remorquée dans l’arsenal de Toulon où sa remise en état a été aussitôt entreprise. ». Pour éclairer ce communiqué, rappelons que, aux termes du règlement international visant à prévenir les abordages en mer, la règle veut que « Lorsque deux navires, à propulsion mécanique font des routes qui se croisent de telle sorte qu’il existe un risque d’abordage, le navire qui voit l’autre sur tribord doit s’écarter de la route de celui-ci et, sites circonstances le permettent, éviter de croiser sa route sur l’avant. » Elle prévoit également que « …s’il existe un risque d’abordage, chacun d’eux doit venir sur tribord pour passer à bâbord l’un de l’autre. »

Biographie succincte du sous-marin d’attaque Galatée, classe Daphné (Daphné, Diane, Doris, Eurydice, Flore, Galatée, Minerve, Junon, Vénus, Psyché, Sirène) dit « à hautes performances », Diésel / électrique. Dérivés des sous-marins type Aréthuse, ces bâtiments, plongeant à 300 mètres, avaient des caractéristiques novatrices pour l’époque.

1962 : La Galatée connaît cette année-là une avarie de barre. 28/09 : sortie d’essais de construction neuve, échouage au large de Cherbourg (enfoncement de l’étrave).

1963 – 22/02 : au large de Toulon, abordage par le cargo libanais Seven Stars (dégâts sur massif et aériens).

1964 : Mise en service (S 646).

1970 – 20/08 : au large de Toulon, collision en surface avec SM Maria Van Riebeeck (6 morts).

1993 : La Galatée est condamnée.


2007 – 20 août : LA « RANCE » UTILISEE COMME BRISE-LAMES A SAINT-MANDRIER – l’ex-ravitailleur d’escadre Rance rejoint Saint-Mandrier où il remplace, dans sa fonction de brise-lames, l’ex-bâtiment de débarquement de chars Dives (Mer et Marine).


2016 – 20 août : REMERCIEMENTS A L’OCCASION DE LA MORT DE CLAUDE, FRERE DE CATHY : « Je remercie ceux qui nous ont soutenus dans le combat livré contre le mal qui rongeait Claude, le frère de Cathy, depuis des mois. Si nos efforts ont été vains, nous avons au moins pu faire en sorte qu’il parte dans les meilleures conditions possibles et entouré de tous les siens. Je remercie également les personnels des services hospitaliers de Sainte-Musse et de La Seyne pour leur dévouement et leur prise en compte de la douleur que devait supporter Claude. Je remercie enfin la CPAM de La Seyne pour l’accueil qu’elle nous a accordé et la rapidité avec laquelle elle a pris en charge le dossier de notre malade ».


2017 – 20 août : INCENDIE D’AUBAGNE –

00h 40 : Aubagne n’est plus en proie aux flammes ce dimanche matin. Le feu, qui a ravagé 240 hectares de végétation en fin de soirée, était fixé dans la nuit de samedi à dimanche, mais près de 4.000 passagers SNCF restaient bloqués dans différentes gares du sud-est. La liaison ferroviaire entre Marseille et Cassis ayant été totalement coupée à partir de 19h en raison de l’incendie, près de 4.000 passagers se sont vus contraints de dormir à bord des trains ou sur des lits de camp. Ils étaient environ 1.700 à se retrouver bloqués à Toulon et 1.700 à Marseille. A Nice, ce sont 370 personnes qui ont été contraintes de passer la nuit en gare, selon la protection civile des Alpes-Maritimes.

L’origine de l’incendie, signalé en fin d’après-midi, se situait sur le secteur de la Pérussonne au sud d’Aubagne « dans une zone boisée et comportant des habitations principalement individuelles sur les parties gauche et avant », expliquent les autorités. 

Les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont engagé 500 soldats du feu et 170 véhicules étaient encore mobilisés à 1h du matin (La Rédaction de LCI ).

UNE BLAGUE (de saison) POUR LA ROUTE

Dehors, il fait moins dix degrés, les pieds du facteur du village
s’enfoncent dans la neige.

« Dire que j’ai encore au moins cinquante lettres à distribuer,
gémit-il en rencontrant un camarade de belote. »

Celui-ci lui conseille : « Eh bien, t’as qu’à les mettre à la poste ! >

A demain pour le 21 août.

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