ÉPHÉMÉRIDES DU 19 AOÛT

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 19 AOÛT 2025 – 14e ANNÉE (n° 4892).

Bonjour à tous et toutes.

ILLUSTRATIONS : clichés de qualité.

BONNE FÊTE à tous les EUDES. Ils tiennent leur nom du germanique « od » qui signifie « richesse » et a donné OTTO puis, avec des variantes, OTTON, ODON / ODDON.

C’était un prénom très usité au Moyen Âge depuis Eudes, duc d’Aquitaine vainqueur des Sarrasins pour la première fois en 721, près de Toulouse, et qui donna sa fille en mariage au chef berbère commandant les troupes de Septimanie en révolte contre Abd al-Rahman, l’émir de Cordoue.

Eudes fut lui-même défait par les troupes de l’émir au confluent de la Dordogne et de la Garonne entre 731 et 732 lors de la réduction de la révolte par Abd al-Rahman. Cette bataille ouvrit les portes de Bordeaux toutes grandes aux Musulmans, puis celles de la Gaule avec les prises de Périgueux, Saintes et Angoulême. Abd al-Rahman mourut en 732, ainsi qu’un grand nombre des siens, au lieu-dit la Chaussée des Martyrs (Balât ach-Chohada), non loin de Poitiers.

Deux siècles plus tard, un autre Eudes aurait joué, selon la chronique de Novalaise, un rôle de premier plan dans la chute de la forteresse occupée par les Sarrasins aux confins de la France et de l’Italie, en indiquant les voies d’accès de celle-ci aux assaillants.

Toutefois, saint Eudes qui est à l’origine de cette fête est beaucoup plus proche de nous puisqu’il est mort à Caen (Calvados) en 1680 ; il était prêtre et acteur majeur de l’Ecole française de spiritualité.

Saint Louis d’Anjou, franciscain, fils de Charles II, roi de Naples, mort à Brignoles en 1297, enterré dans l’église des franciscains de Marseille, canonisé en 1323, est fêté le 19 août (réf. Victor Saxer citant « Vies des Saints », t. VIII, 1950, p. 345-351). Rappelons qu’il était petit-neveu de Saint Louis.

Dans le calendrier républicain, ce deuxième jour du mois de fructidor de l’An I était dédié au MILLET.

LE MOT DU JOUR : « Définir l’œuvre d’art, c’est lui substituer une convention. » (Georges Braque).

Carnet de morale (à l’école primaire il y a … très longtemps) : « Comme tu traites tes parents, tes enfants te traiteront » (Thalès).

ÉPHÉMÉRIDES

(Afrique du Sud, cl. H.R.)

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer : 576e livraison. « Le 19 août 1944 à 16 h 30, l’escadre alliée, composée de la Lorraine, du Nevada, de l’Augusta et du Quincy bombarde depuis le large les objectifs du Lazaret, de La Seyne et de Saint-Mandrier. Un navire coulera dans le port de La Seyne » (Marc Saibène Marc). Les navires pilonnent la batterie de 340 de Cépet qui ne répond pas. Au Lazaret, Le croiseur La Galissonnière et le Strasbourg, sur l’avant du Commandant Teste, sont encadrés. Le Commandant Teste, le Diamant et la Galatée coulent. En fait, le porte-hydravions Commandant Teste repose sur le fond, légèrement incliné. La Galissonnière a chaviré sur tribord, son épave restera longtemps visible après la guerre. Le Strasbourg, qui repose lui aussi sur le fond, est considéré comme coulé à la suite des dégâts subis (et peut-être aussi par suite de l’arrêt des pompages) (M. Saibène). Le Commandant Teste, les sous-marins Diamant et Galatée coulent (M. Saibène ; M. Masson, Muracciole, de Villardi de Montlaur)

OLLIOULES : 579e livraison.  SANARY – 671e livraison – 19 août  1646 : Crue violente de la Reppe causant la mort de plusieurs personnes – « L’an 1646 et le 21me Août, Pierre Tholozan (…) du lieu d’Ollioules a été trouvé mort dans la mer par patron Jean Aycar (…) Agé d’environ 22 années, il avait été submergé et emporté dans la mer par la rivière le 19 de ce mois (vers) l’heure de sept, (…) furieusement grossie par une descente d’eau accompagnée d’éclairs et de tonnerre (…). Et enterré dans l’église Saint Nazaire sous les bancs des Trimontains. » [Le surlendemain, sa sœur fut également trouvée noyée :] « L’an 1646, et 22me d’Août Anne Tholozan (…) du lieu d’Ollioules a été trouvée morte dans la mer près du port de Saint Nazaire par patron Esprit Bernard (…) âgée d’environ 20 années ayant été emportée par la rivière dans la mer le 19me jour du saint dimanche le matin (vers) l’heure de sept , laquelle vint furieusement grossie par une descente d’eau accompagnée d’éclairs, tonnerre et foudre, tandis que la dite Tholozan avec son frère et son père étaient au rivage de la dite rivière. Son père, de peur que l’eau l’emporta, se sauva. Elle fut enterrée dans l’église de Saint Nazaire comme son frère Pierre sous les bancs des Trimontains. » (B. Rotger, 1984, p. 59 et suiv.)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 879e livraison –19 août 1721 : Bilan de l’épidémie de peste. Comme il avait fallu emprunter pour payer les dépenses, la municipalité de Marseille créa des impôts pour rembourser les prêteurs. Les survivants s’interrogèrent sur les responsabilités tout en essayant d’oublier l’épidémie. 19 août 1721, le dernier malade de la peste est soigné à Marseille. Il y a eu 174 morts pendant cette deuxième épidémie. Du 5 septembre au 15 octobre 1721, on désinfectera la ville, les magasins des fripiers, tous les bateaux et 944 boutiques. Le commerce de Marseille ne reprendra avec les autres pays qu’en 1723 et 1724. Il aura fallu trois ans après le dernier mort de la peste pour que les relations redeviennent normales avec le reste du monde. Les décès n’ont pu être comptés exactement sauf pour les galériens inscrits dans des registres (621 mors). On estime les victimes à 40 000 pour Marseille (sur 100 000 habitants) et 10 000 pour les alentours. Au total 100 000 pour toute la région. Les plus pauvres ont été les plus touchés : 3000 mendiants, 6000 orphelins. Ceux qui ont échappé à l’épidémie sont ceux qui ont fui à temps ou ont pu s’enfermer à l’écart. Les riches marchands ont été gênés par le manque de monnaie en métal que par la peste elle-même. Comme il avait fallu emprunter pour payer les dépenses, la municipalité de Marseille créa des impôts pour rembourser les prêteurs. Les survivants s’interrogèrent sur les responsabilités tout en essayant d’oublier l’épidémie.] (André Maurice, 1983)

ÉPHÉMÉRIDES

(Afrique du Sud, cl. H.R.)

-L’INTÉGRALE.

1245 – 19 août : LA PREMIERE MAISON D’ANJOU. Le comte Raymond Bérenger V mourut prématurément à Sisteron le 19 août 1245… Avec lui s’éteignait en Provence la race des comtes de la Maison de Barcelone. En vertu du principe de l’exclusion des filles dotées, le comté revient à sa quatrième fille, Béatrix.

Avec l’appui du pape Innocent IV, Blanche de Castille négocie le mariage, célébré le 31janvier I 246, de son fils Charles avec l’héritière. C’est un nouveau succès de la politique méridionale des Capétiens après le traité de Paris qui, par le mariage d’Alphonse de Poitiers avec l’héritière de Raimond VII, assurait au frère de Charles d’Anjou la possession du comté de Toulouse.

Annexe : Droits comtaux sur le Freinet (actuel golfe de Saint-Tropez) à la mort de Raymond Bérenger V : Dans les premières années du XIIIe s., le Freinet fut uni à la couronne et ses divers fiefs passèrent sous la directe du Comte… Grimaud avait eu alors la suprématie sur tous ceux (les fiefs) de la contrée… Etaient alors dans sa mouvance les terres du Revest, de Sainte Maxime, de la Garde, de la Môle, de Cogolin, de Gassin, de la Garcinière, de Saint Tropez, de Ramatuelle, de Cavalaire et du Peinier…

(Une fois réuni le Freinet) à son domaine (par Raimon Bérenger V), Grimaud fut divisé entre plusieurs seigneurs. L’évêque de Fréjus reçut en récompense la moitié de la gabelle du sel perçue de Saint-Tropez à Antibes. Raimon Béranger a conservé jusqu’à sa mort son droit de souveraineté sur le Freinet, entre autres droits, il y exerçait ceux de la haute et de la basse justice.]

(Gustave Lambert, Essais sur le régime… ; Germondy A., Géographie historique du Freinet du Vème au XVIème siècle).

1251 – 19 août : HOMMAGE PRÊTÉ A L’ÉVÊQUE DE MARSEILLE POUR AUBAGNE, SAINT-MARCEL ET ROQUEFORT – Acte des vicomtes de Marseille n° 537. « Marseille. Hommage à l’évêque de Marseille par Giraude Adémar de Monteil, fille de Mabile de Marseille et femme de Guillaume Ancelme, pour sa part d’Aubagne, Saint-Marcel et Roquefort » (Henri de Gérin-Ricard, 1926).

1290 – 19 août : La Rascaseda (charte aux archives muni­cipales). La Serviane – hameau, commune de Marseille, quartier de la Valentine (1872).

1310 – 19 août : Calcadis, (acte notarié). Caucadis – quartier rural, commune de Marseille, quartier du Rouet.Première mention : Al Cacadiz, 1097 (cartulaire de Saint-Victor, suppl. inédit).Première mention :  Terra de Calcaditio al Arcus, 17 avril 1164 (privilège du Chapitre de la Major).

1317 – 19 août :

1. Beata Maria de Ibelina (acte notarié). Notre-Dame-de-l’Huveaune, abbaye de l’ordre des Pré­montrés, près de l’embouchure de l’Huveaune, commune de Marseille, aujourd’hui détruite (1872). L’acte de fondation de cette abbaye se trouve, sous la date d’avril 1204, aux archives de la Major.

2. Sclatacor, (acte no­tarié). Sclatacor – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde. Première mention : Sclata Sors, 28 mai 1278 (acte no­tarié).

1320 – 19 août : Lense (charte aux archives  municipales). Lense – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier du Cannet. Première mention : Lenze, 18 juin 1288 (acte notarié).

1349 – 19 août : Fons dels Payszars (acte notarié). Première mention le 1er avril 1216 sous le vocable de Fons ou Vallis des Paizac, (charte aux archives de la Major). Source de Saint-Barnabé, village puis quartier de la commune de Marseille. Le 17 décembre 1472, Barnabé Capelle, natif de Soliers et notaire à Marseille acquiert (arch. des Prêcheurs), une terre dans ce quartier et fournit la somme nécessaire pour faire le retable de l’ancienne chapelle du lieu. En mé­moire de cette générosité, la chapelle prit le nom de Saint- Barnabé, qu’on a donné plus tard au quartier. L’église était succursale de Saint-Martin.

1363 – 19 août : La Verua (charte aux archives de Saint-Victor). La Verune – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Menet. Première mention : La Veruna, 10 décembre 1348 (acte notarié).

-1435 – 19 août : La Béguina (acte aux archives de la Major). La Béguine – lieu-dit, commune de Marseille quartier du Canet (1872).

(Afrique du Sud, Cap des Auilles, cl. H.R.)

1521 – 19 août : lieux-dits mentionnés dans un acte des archives de l’Evêché de Marseille –

1. Cros de Jehan Janin. Cros de Jean Janin – lieu-dit,  commune  d’Aubagne. Première mention : Cros de Johan Johanin, 18 octobre 1476 (acte aux archives de l’Évêché).

2. Plana d’Anguilar, première mention deLanguilar, l’un des sommets des montagnes qui do­minent le territoire d’Aubagne, du nord-ouest au sud-est.

1524 – 19 août au 24 septembre : Siège de Marseille – L’attachement de Marseille à la France se confirma d’une manière éclatante par sa résistance en 1524, aux Impériaux de Charles Quint conduits par le Connétable de Bourbon et le siège de Marseille commencé le 19 Août dut être levé le 24 Septembre (Edouard Rastouin, 1981),

1581 – 19 août :

1. Pipin (acte aux archives de Saint-Victor). Peypin, canton de Roquevaire. Première mention : Castrum de Podio Pino, 3 juin 1177 (cart. de Saint-Victor, n° 759). Peypin était viguerie d’Aix avant l’organisation départementale faite en vertu de la Constitution de l’an VIII, époque à laquelle il a fait partie de l’arrondissement de Marseille. La terre de Peypin était une seigneurie qui entra dans la maison de Sabran, par suite du mariage de Darde, dame de Puy-Loubier, avec Jean de Sabran, sous la suzeraineté du comte de Provence. Elzéard de Sabran, en passa nouveau bail à Pierre Valentin, par acte du 3 octobre 1408, et la vendit en­suite à Lazare Bertrand, par acte du 13 juillet 1433. Jean de Justace s’en rendit possesseur; un acte de 1514 constate qu’à cet époque les habitants du lieu de Peypin lui prêtèrent foi et hommage, et en 1517, cet hommage fut renouvelé entre les mains du seigneur de Glandevez, héritier de Jean. En 1550, Bertrand Séguier, de Marseille, était sei­gneur de Peypin, et plus tard, M. de Thomassin, marquis de Peynier; président au Parlement d’Aix, fit l’acquisition de cette même terre, qui avait le titre de baronnie. Peypin a toujours dépendu de l’Evêché de Marseille. La paroisse, sous le vocable de Saint-Martin, était la pré­bende du sacristain du Chapitre de la Major, à laquelle il fut uni par acte du 13 septembre 1581 (arch. de la Major). Les armoiries sont : D’or à quatre cœurs de gueules, apointés en sautoir.

2. Le territoire de Roquevaire dépendait de la viguerie d’Aix ; ce fief fut vendu à Sébastien de Cabre et cette vente ayant été révoquée, il en fut fait une seconde, le 19 août 1581, à Louis de Cabre, fils du précédent. la seigneurie appartenait anciennement moitié au comte de Provence et moitié à la famille Audibert de Roquevaire (Audebertus de Rocavaira et Hugo de Auriolo fratres, 15 avril 1247) qui possédait le moulin du lieu (Moleydinum Audeberti de Roquevaria, 28 août 1318, (arch. de Saint-Victor). Cette dernière partie obvint à Bertrand de Marseille qui la possédait en 1363, et ensuite à Bernard de Flamenchi, professeur endroit civil, en 1365. Celui-ci en fit vente à Bernard de Saint-Etienne, sacristain de Rodez, pour le compte du pape Urbain V qui en fit dona­tion à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille : la reine Jeanne abandonna également sa part de seigneurie à cette abbaye, qui réunit dans sa main la juridiction tem­porelle de Roquevaire. Les revenus de ce fief étaient spécialement affectés à entretenir un certain nombre de moines au collège de droit de Montpellier. En 1563, ce fief fut vendu à Sébastien de Cabre et cette vente ayant été révoquée, il en fut fait une seconde, le 19 août 1581, à Louis de Cabre, fils du précédent. Cette vente fut encore cassée par arrêt du Conseil du 19 octobre 1582 et le monas­tère fut réintégré en possession. — Roquevaire dépend du diocèse de Marseille ; son église, sous le titre de Saint- Vincent, était une prébende du sacristain de la Major ; sa construction date de 1739.

1589 – 19 août : BOYER D’OLLIOULES, UN FIDELE DU ROI – Le 19 août, Boyer d’Ollioules entrait dans Toulon, qui était demeuré fidèle au roi, aux côtés de La Valette qui l’avait rejoint (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

(Afrique du Sud, Cap des Aiguilles, cl. H.R.)

1609 – 19 août : Poulce de la Vaque (acte aux archives des Trinitaires). Pousse de la Vaque – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Fave (1872). Première mention : Pousse de la Vacque, 12 août 1561 (acte aux archives des Trinitaires). Traduction littérale : « puits de la vache ».

1636 – 19 août : (archives de Saint-Victor). Bouquette – vallon, commune de Cassis, quartier de la Douane.

1646 – 19 août : Crue violente de la Reppe causant la mort de plusieurs personnes – « L’an 1646 et le 21me Août, Pierre Tholozan (…) du lieu d’Ollioules a été trouvé mort dans la mer par patron Jean Aycar (…) Agé d’environ 22 années, il avait été submergé et emporté dans la mer par la rivière le 19 de ce mois (vers) l’heure de sept, (…) furieusement grossie par une descente d’eau accompagnée d’éclairs et de tonnerre (…). Et enterré dans l’église Saint Nazaire sous les bancs des Trimontains. » [Le surlendemain, sa sœur fut également trouvée noyée :] « L’an 1646, et 22me d’Août Anne Tholozan (…) du lieu d’Ollioules a été trouvée morte dans la mer près du port de Saint Nazaire par patron Esprit Bernard (…) âgée d’environ 20 années ayant été emportée par la rivière dans la mer le 19me jour du saint dimanche le matin (vers) l’heure de sept , laquelle vint furieusement grossie par une descente d’eau accompagnée d’éclairs, tonnerre et foudre, tandis que la dite Tholozan avec son frère et son père étaient au rivage de la dite rivière. Son père, de peur que l’eau l’emporta, se sauva. Elle fut enterrée dans l’église de Saint Nazaire comme son frère Pierre sous les bancs des Trimontains. » (B. Rotger, 1984, p. 59 et suiv.)

1636 – 19 août : Bouquette – vallon, commune de Cassis, quartier de la Douane (archives de Saint-Victor).

1662– 19 août :

1. DÉCES DE BLAISE PASCAL, mathématicien et philosophe français.

2. Corporiere ou les Camoins (registre n° 42 de l’Evêché, fol. 77). Les Camoins – village, commune de Marseille (1872). Dépendait autrefois du territoire de Saint-Marcel, lieu habité dès 1450 par une famille appelée Camoin, qui y a fait les pre­mières constructions. Était anciennement sous la directe du monastère de Saint-Sauveur. Première mention le 12 octobre 1216 : Porporeras (bulle d’Honorius III, aux archives de Saint- Sauveur).

1646 – 19 août : CRUE VIOLENTE DE LA REPPE CAUSANT LA MORT DE PLUSIEURS PERSONNES dont les corps sont retrouvés dans la mer près du port de Sanary. La Reppe se manifesta une fois de plus en le 19 août1646 :] « L’an 1646 et le 21me Août, Pierre Tholozan (…) du lieu d’Ollioules a été trouvé mort dans la mer par patron Jean Aycar (…) Agé d’environ 22 années, il avait été submergé et emporté dans la mer par la rivière le 19 de ce mois (vers) l’heure de sept, (…) furieusement grossie par une descente d’eau accompagnée d’éclairs et de tonnerre (…). Et enterré dans l’église Saint Nazaire sous les bancs des Trimontains. » [Le surlendemain, sa sœur fut également trouvée noyée :] « L’an 1646, et 22me d’Août Anne Tholozan (…) du lieu d’Ollioules a été trouvée morte dans la mer près du port de Saint Nazaire par patron Esprir Bernard (…) âgée d’environ 20 années ayant été emportée par la rivière dans la mer le 19me jour du saint dimanche le matin (vers) l’heure de sept , laquelle vint furieusement grossie par une descente d’eau accompagnée d’éclairs, tonnerre et foudre, tandis que la dite Tholozan avec son frère et son père étaient au rivage de la dite rivière. Son père, de peur que l’eau l’emporta, se sauva. Elle fut enterrée dans l’église de Saint Nazaire comme son frère Pierre sous les bancs des Trimontains. » (B. Rotger, 1984, p. 59 et sui).

1676 : L’EGLISE DE TOULON RECONNAIT MANDRIER ET FLAVIEN TOUS DEUX POUR SAINTS dans son sanctoral propre, avec fête le 19 août, fixée par l’office de la cathédrale de Toulon en 1676.

(Afrique du Sud, cl. H.R.)

1721 – 19 août : Bilan de l’épidémie de peste. Comme il avait fallu emprunter pour payer les dépenses, la municipalité de Marseille créa des impôts pour rembourser les prêteurs. Les survivants s’interrogèrent sur les responsabilités tout en essayant d’oublier l’épidémie. 19 août 1721, le dernier malade de la peste est soigné à Marseille. Il y a eu 174 morts pendant cette deuxième épidémie. Du 5 septembre au 15 octobre 1721, on désinfectera la ville, les magasins des fripiers, tous les bateaux et 944 boutiques. Le commerce de Marseille ne reprendra avec les autres pays qu’en 1723 et 1724. Il aura fallu trois ans après le dernier mort de la peste pour que les relations redeviennent normales avec le reste du monde. Les décès n’ont pu être comptés exactement sauf pour les galériens inscrits dans des registres (621 mors). On estime les victimes à 40 000 pour Marseille (sur 100 000 habitants) et 10 000 pour les alentours. Au total 100 000 pour toute la région. Les plus pauvres ont été les plus touchés : 3000 mendiants, 6000 orphelins. Ceux qui ont échappé à l’épidémie sont ceux qui ont fui à temps ou ont pu s’enfermer à l’écart. Les riches marchands ont été gênés par le manque de monnaie en métal que par la peste elle-même. Comme il avait fallu emprunter pour payer les dépenses, la municipalité de Marseille créa des impôts pour rembourser les prêteurs. Les survivants s’interrogèrent sur les responsabilités tout en essayant d’oublier l’épidémie.] (André Maurice, 1983)

1740 – 19 août : Touron (acte aux archives de Saint-Victor). Touron, quartier rural, commune de Roquevaire (1872). La racine « toul » est à l’origine d’hydronymes fréquents tel celui d’un autre lieu-dit situé également dans l’évêché de Marseille : la fontaine du Touron 1864 (Giraud M. 1864  : cadastre du Castellet, Var, section E dite du Plan), une source captée située au Plan du Castellet, en limite de la Cadière et en rive droite de la rivière d’Aran.

1759 – 19 août : Le 5 août 1759, La Clue-Sabran appareilla de Toulon avec 12 vaisseaux et 3 frégates pour tenter de rallier Brest, mais il fut bientôt pris en chasse par les 16 vaisseaux et les frégates de Boscawen. La Clue réussit cette fois à passer dans l’Atlantique, mais son escadre, en raison de signaux défectueux, se disloqua au large de Cadix. Poursuivi par l’ennemi, l’Océan et 6 autres vaisseaux furent assaillis dans les eaux portugaises neutres de Lagos (17-19 août 1759), opposèrent une belle résistant cours de laquelle le commandant en chef fut grièvement blessé, mais succombèrent sous le nombre. Promu lieutenant général en avril 1764, La Clue quitta alors le service et mourut à Passy le 4 octobre 1764.

1789 – 19 août : LA CONSTITUANTE ADOPTE PRESQUE TOUT LE PROJET DE CONSTITUTION PROPOSE PAR LE SIXIEME BUREAU – Le comité de constitution avait reçu un certain nombre de projets de déclaration : le 9 juillet, celui de Mounier, le 10 ceux de La Fayette, Lally-Tollendal et Servan, le 21 celui de Sieyès, le 27 celui de Clermont-Tonnerre, synthèse des suggestions contenues dans les principaux cahiers. Le 19 août, la Constituante adopta presque tout le projet de Constitution proposé par le sixième bureau : Il se composait de vingt-quatre articles clairs, précis, concis, rédigés en grande partie sous l’inspiration de l’archevêque de Bordeaux, Champion de Cicé, un libéral. Mais, au cours de la discussion, beaucoup de ces articles devaient être totalement transformés. Certains furentabrégés, plusieurs autres furent joints, d’autres au contraire furent divisés. Enfin, on coiffa le tout d’un préambule, œuvre de Mounier et de Mirabeau.

Ce sont les questions religieuses qui donnèrent lieu aux plus vives controverses. Fallait-il placer la Déclaration sous l’invocation de Dieu dans le préambule ? Le projet parlait du « législateur suprême de l’Univers ». Des députés protestèrent. Finalement la Déclaration fut mise « sous les auspices de l’Etre suprême » expression qui, pensait-on, satisferait la majorité des Français catholiques et ne choquerait pas ceux qui professaient une autre religion. Mais les membres du clergé — un quart de l’Assemblée, ne l’oublions pas — auraient voulu que la Déclaration reconnût le catholicisme comme religion d’Etat. Mirabeau protesta. Il estimait même que le mot « tolérance » était restrictif : « La liberté la plus illimitée de religion est à mes yeux un droit si sacré que le mot tolérance, qui voudrait l’exprimer, me paraît en quelque sorte tyrannique lui-même, puisque l’existence de l’autorité qui a le pouvoir de tolérer attente à la liberté de penser, par cela même qu’elle tolère, et qu’ainsi, elle pourrait ne pas tolérer ». Finalement l’Assemblée adopta l’article 10 : « Nul ne peut être inquiété pour ses opinions même religieuses » rédaction, qui ne satisfit pas Mirabeau, car, disait-il, il « place en réserve » l’intolérance dans la Déclaration.

Le droit de propriété entraîna également un vif débat. Il fut défini finalement dans l’article 17, proposé par Adrien Duport.

Le 26 août l’Assemblée décida de publier la Déclaration sans plus attendre, mais reconnut qu’elle « n’était pas finie » et que si, dans le cours de la discussion de la Constitution, on relevait quelque article qui méritât d’être inséré dans la Déclaration, elle l’ajouterait.

Contrairement aux déclarations américaines (notamment à la déclaration des droits de Virginie de 1777), la déclaration française se veut universelle. Elle a subi l’influence des philosophes du XVIIIe siècle, et surtout de Locke, de Voltaire, de Rousseau. Elle porte aussi la trace de certains textes français, notamment des remontrances du Parlement de Paris de 1755, qui faisaient allusion aux lois fondamentales et « immuables » du royaume; à celles du 4 mars 1776 qui invoquaient le droit naturel ; aux remontrances de la Cour des aides du 18 février 1771 qui déclaraient que le premier devoir des rois était d’assurer à leurs sujets la sûreté, la liberté et la propriété de leurs biens. Elle porte les traces des conditions dans lesquelles elle a été établie, de l’obligation d’aboutir rapidement, dans une atmosphère révolutionnaire, et de l’origine sociale de ses rédacteurs, des nobles et des bourgeois. L’article 2 aurait pu être joint au préambule, car il définit les « droits naturels et imprescriptibles de l’homme », la « liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression ».

On peut remarquer que l’égalité ne figure pas dans ces droits. C’est à la liberté que sont consacrés les articles les plus nombreux (1, 4, 5, 7, 8, 9, 10, 11). Il s’agit de la liberté individuelle, de la liberté d’opinion, de la liberté de la presse. Mais la Déclaration ne mentionne ni la liberté de domicile, ni la liberté d’association, ni la liberté de l’enseignement.L’égalité est inscrite dans l’article i : c’est une égalité de droits, non une égalité économique. L’article 6 précise que la loi est égale pour tous, et l’article 13 proclame l’égalité fiscale, qui avait suscité tant de polémiques, en France, dans le demi-siècle qui avait précédé la Révolution. Le droit de propriété figure parmi les « droits naturels imprescriptibles ».

L’article 17 précise que « la propriété est inviolable et sacrée ». Les nobles et les bourgeois qui ont rédigé ce texte étaient tous des propriétaires, ils ne pensaient guère à ceux qui ne possédaient rien. La souveraineté, déclare l’article 3, réside dans la Nation : il n’est pas question du roi. La déclaration, en effet, doit s’appliquer à tous les hommes, quel que soit le régime de l’Etat dans lequel ils vivent. La loi, définie par l’article 6, est l’expression de la volonté générale.

Un article entier, l’article 16, est consacré à la séparation des pouvoirs. Les députés ont repris les idées de Montesquieu en déclarant : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution. » Tels sont les principes fondamentaux de la Déclaration. Mais, à côté de ceux-ci, plusieurs articles traitent de questions moins importantes : le rôle de l’armée, qui doit être soumise à la Nation (art. 12), les « contributions » qui remplacent les « impôts » et doivent être votées par les représentants du peuple (art. 13), la responsabilité personnelle des fonctionnaires (art. 15).

La Déclaration est donc une arme destinée à défendre ses rédacteurs contre un possible retour offensif du despotisme royal, elle n’a pas pour mission de protéger les classes les plus pauvres contre l’oppression de ceux qui désormais vont accéder au pouvoir. Néanmoins, la Déclaration pose les assises de la société future. Comme on n’y trouve ni le mot de roi, ni celui de monarchie, elle a, en fait, une allure républicaine que ses rédacteurs n’avaient pas l’intention de lui donner. Elle implique le suffrage universel, et le référendum que les constituants n’établirent point. Elle suppose l’abolition de l’esclavage, que l’Assemblée n’osa pas proclamer. L’égalité des droits paraît même peu compatible avec l’inviolabilité de la propriété.

Quoique rédigée par les députés des classes possédantes, elle dépasse de beaucoup les limites qu’elles assignaient au nouveau régime. La Déclaration peut être considérée comme la charte, non seulement de la démocratie politique, mais de la démocratie sociale. Dès sa publication, elle eut dans le monde occidental un plus grand retentissement que les déclarations américaines à cause de son caractère beaucoup plus universel. Elle devait devenir non seulement le dogme de la Révolution et de la liberté, mais, comme l’a dit Michelet, « le credo du nouvel âge » et la base de toutes les constitutions françaises, ainsi que de la plupart des constitutions mondiales, jusqu’à nos jours. La Déclaration fut publiée sans être soumise à la sanction royale, car il s’agissait d’une proclamation de principes (Jacques Godechot, Les Institutions de la France).

(Zimbabwe, cl. H.R.)

1792 – 19 août :

1. INVASION DES AUSTRO-PRUSSIENS EN LORRAINE (Pierre Goubert, 1984). Août-septembre : invasion du nord-est de la France (Jean-Charles Volkmann, 1997).

2. ORGANISATION DE LA NOUVELLE GARDE PARISIENNE issue du 10 août 1792 (Yann Fauchois, 2001). Une délibération du 19 août 1792 porte que « les circonstances « où se trouve la France nécessitent l’armement de deux « batteries » (à Saint-Nazaire/Sanary) et 1′ « établissement d’un corps de garde en ces lieux (Archives de Sanary H2).

1793 – 19 août :

1. PLUSIEURS FUSILIERS DESERTENT DE NYONS – Une lettre, adressée, de Pont-Saint-Esprit, aux administrateurs du district de Nyons, le 19 août 1793, signala plusieurs désertions de fusiliers en garnison dans ce premier lieu (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon).

2. L’ARMEE DU GENERAL CARTEAUX BOUSCULE CELLE DES BOUCHES-DU-RHONE à Salon (Gérard Delaforge), et à Lambesc les restes de la « phalange marseillaise » qui s’évanouit dans le décor… ce qui précipita « l’escalade » du pire (Contre-amiral Lepotier, 1972)..

3 DISSOLUTION DU COMITE CENTRAL DES OUVRIERS DE L’ARSENAL – Le 19 août, on a d’ailleurs décidé la dissolution du Comité Central des ouvriers de l’Arsenal. C’est bien la preuve qu’ils n’avaient pas failli (Charles Galfré, Histoire sociale de l’Arsenal de Toulon).

4. PENURIE DE GRAINS A SANARY – Les délibérations, précédant immédiatement le début du siège de Toulon, constatent la pénurie des grains dans le canton ou village de Saint-Nazaire. Le 19 août, le comité de subsistance de Toulon venait d’accorder à titre de « dernier effort » dix charges de blé à cette commune et l’avait invitée à se procurer des subsistances pour quelques mois (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon).

1794 – 19 août : HOPITAL DE SAINT-MANDRIER – Le comité de salubrité navale demande l’annexion à l’Hôpital de Saint-Mandrier de la maison de campagne de l’émigré Jourdan. Cet émigré demeurait à Ollioules, mais il possédait une maison voisine de l’Hôpital (Gisèle Argensse, 1989, p. 39).

1799 – 19 août : EXPEDITION D’EGYPTE –

-JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE : Lundi 17 [19 août 1799] du Mois de Rabî’ al-awwal 1214 [3 août – 1er septembre 1799]Le général en chef est parti en voyage à la fin de la nuit, sans faire part de son projet à la population (départ de Bonaparte).

-MEMOIRE DE NAPOLEON : (voir le second courrier qui prépare, à mots couverts, le général Kléber à l’annonce du départ du commandant en chef).

1. Courrier du général commandant en chef Bonaparte au général Dugua. « Menouf, le 2 fructidor an 7. Désirant m’assurer par moi-même des mouvements de la côte, et être à même de combiner le rapport qu’il pourrait y avoir être l’augmentation des voiles qui pourront paraître à Damiette avec celles qui disparaîtront d’Aboukir, je vais coir s’il m’est possible de descendre par les canaux jusqu’à Bourlos. J’enverrai prendre mes dépêches à Rosette, où vous pourrez m’adresser tout ce qu’il y aura de nouveau, et, s’il y avait quelque chose de très-urgent, envoyez-moi des duplicata à Rosette, Menouf et Damiette. Bonaparte.

2. Courrier du général commandant en chef Bonaparte au général au général Kléber. « Menouf, le 2 fructidor an 7. Je reçois, citoyen général, votre lettre du 27. Je suis à peu près certain qu’il n’y a dans la Méditerranée aucun armement considérable dirigé contre nous. Ainsi les vingt-quatre bâtiments mouillés devant Damiette, ou sont les mêmes qui étaient à Aboukir, et ont quitté cette rade, ou c’est une arrière-garde que le pacha attendait et qui porte fort peu de monde.

La division Reynier, réorganisée avec une bonne artillerie, se portera contre ce qui pourrait venit du côté de la Syrie. Je destine pour le même objet les mille ou douze cents hommes de cavalerie que j’ai au Caire prêts à marcher.

Je me rends à Rosette, où je me trouverai bien au fait de tous ces mouvemens de la côte, depuis la tour des Arabes, jusqu’à El Arch. Si vous avez besoin de quelques chose, je vous ferai passer des troupes qui se trouvent dans le Bahhireh et à Alexandrie ne désirant tenir intactes les divisions Reynier, Bon et Lannes pour s’opposer à ce qui pourrait venir par terre, quoique les derniers renseignements que j’ai, me tranquillisent entièrement ? J’ai le 15e de dragons et différens détachemens de cavalerie dans le Bahhireh.

Vous recevrez cette lettre le 2 ou le 4 ; partez, je vous prie, sur le champ, pour vous rendre, de votre personne à Rosette, si vous ne voyez aucun inconvénient à vous absenter de Damiette : sans quoi, envoyez-moi un de vos aides-de-camp : je désirerais qu’il pût arriver à Rosette dans la journée du 7. J’ai à conférer avec vous sur des affaires extrêmement importantes.

Vous devez avoir reçu l’effendi ou commissaire de l’armée, fait prisonnier Aboukir, et que j’envoie à Constantinople. Bonaparte.

(Zimbabwe, cl. H.R.)

1804 – 19 août : DECES DE L’AMIRAL LATOUCHE-TREVILLE – Décès à Toulon sur le Bucentaure de l’amiral Louis, René Levassor, comte de Latouche-Tréville qui fut enterré sous une pyramide élevée d’abord au Cap Cépet de Saint-Mandrier. Comme elle servait trop facilement d’amer, la pyramide a été déplacée et reconstruite dans le cimetière de l’hôpital de la marine, aujourd’hui cimetière franco-italien qui domine l’ancienne école des mécaniciens de Saint-Mandrier devenue Groupe Ecoles Energie de la Marine (Ephémérides, 2e année). Le décès de cet amiral qui tenait bien en main les vaisseaux qui étaient sous ses ordres, eut pour conséquence la désorganisation de la flotte française qui ne put mettre au point, avec son homologue espagnole, une tactique de combat commune, ce qui engendra la défaite de Trafalgar.

1807 – 19 août : PROMULGATION DU CODE DE COMMERCE FRANÇAIS.

1815 – 19 août : LES LICENCIEMENTS NE RESTENT PAS LE PRIVILEGE DES CADRES. Le 19 août 1815, le Ministre prescrit le licenciement des ouvriers inutiles au service : « Bornez-vous à ne conserver que les hommes nécessaires à une compagnie de 100 hommes. (…) Vous ferez congédier en premier lieu, écrit Dubouchage, les hommes mariés, les pères de familles, les chefs d’établissement, vous vous occuperez ensuite des hommes d’un certain âge, d’infirmes, des ouvriers incapables ; vous licencierez surtout ceux qui seraient connus par leur inconduite ou par des sentiments opposés à l’ordre des choses heureusement rétabli en France ; qu’ils reçoivent autant que possible leur décompte de solde. » Il est juste de reconnaître que le gouvernement avait fait constituer par le Ministre des Finances un fonds spécial de 200 000 F (or) pour secourir les marins et les ouvriers des divers ports du Royaume réduits au chômage. Sur cette somme, Toulon reçut un crédit de 19.000 F (Louis Baudoin, 1965, Dépêche du Vicomte Dubouchage à l’intendant de la Marine à Toulon du 25/1/1816). L’Empire avait créé un « bataillon des vétérans » avec les vieux soldats incapables de continuer un service actif, pour assurer le service de la marine dans les ports ; ils furent licenciés (Jean Bernardini, 1970).

1828 – 19 août : CONQUÊTE D’ALGER – En préparation de la conquête d’Alger, Ollioules héberge les 14ème et 15ème compagnies d’artillerie à pied : 6 officiers, 200 hommes (E. Castellan, 1937, p. 294).

1867 – 18 août : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – 18. Dimanche  Ste Hélène – Toujours très beau temps – Il paraît que ce sera une série de beau temps : car depuis le 8, le temps est toujours le même – c’est-à-dire toujours beau – Le thermomètre à l’ombre marque tous les jours de 25 à 30° en dépassant quelquefois jusqu’à 35 ou 36°.

1869 – 18 août : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – 18. Mercredi Ste Hélène – Aujourd’hui, le temps est indécis ; des nuages parcourent le ciel, le vent est à l’Est, bonne brise décidée. Vers les 9 heures, ces nuages deviennent de plus en plus compacts, le tonnerre gronde et la pluie commence.  Pluie qui malheureusement dure trop peu. L’orage qui est venu de l’est, s’est formé sur nos têtes puis est allé se déverser sur Marseille où des torrents de pluie ont fait de chaque rue une rivière. – Nous avons (illisible) la mairie cet après-midi à  M. Gensolen du Veritas de Marseille qui s’est rendu à Saint Nazaire pour (étudier le ?) sous-sol de l’endroit qui doit servir de base aux bassins qu’on a l’intention d’édifier aux comptes d’une compagnie industrielle.

(Zimbabwe, cl. H.R.)

1912 – 19 août : INCIDENT SUR LE SOUS-MARIN MARIOTTE (Q 74) avec perte totale sur le collecteur de l’induit bâbord lors des premiers essais de moteurs Diesel. Du 20/08 au 4/09, le sous-marin est totalement immobilisé pour réparer. 5/09 : essai de charge autonome au mouillage ; défrettage et coups de feu dans l’induit et l’enroulement de compensation du moteur bâbord. Du 5/09 au 22/10 : immobilisation pour réparation du moteur électrique bâbord.

1914 – 19 août : UTILISATION DE L’EX-LOCAL DU PARTI SOCIALISTE DE SAINT-MANDRIER – à Saint-Mandrier, un corps de garde s’installe dans le local du parti socialiste (Gisèle Argensse, 1989, p. 149).

1918 – 19 août : GRIPPE ESPAGNOLE – Décès de BRONDELLO Alexandre Pierre né le 06/07/1889 à La Seyne-sur-Mer (Var), matelot de 2ème Classe Boulanger – Coq, décédé à 29 ans, à Saint-Mandrier-sur-Mer (Hôpital) Var Maladie – Grippe.

1924– 19 août : DECES DE L’ARTISTE NAÏF FERDINAND CHEVAL DIT « LE FACTEUR CHEVAL ». A Hauterives, il avait passé 33 ans de sa vie à édifier un « palais idéal » (de 1879 à 1912) et huit années supplémentaires à bâtir son propre tombeau dans le cimetière du village (de 1914 à 1922), deux constructions considérées comme des chefs-d’œuvre d’architecture naïve.

(Zimbabwe, H. Ribot)

1940 – 19 août : DISSOLUTION DE LA FRANC-MAÇONNERIE (André Rossel, 1985).

1942 – 19 août : TENTATIVE DE DEBARQUEMENT DES CANADIENS A DIEPPE. Ils sont repoussés par l’armée allemande et laissent sur le terrain de nombreux morts et du matériel. Malgré cet échec, les alliés tireront les leçons de cette opération pour leur futurs débarquement en France (Normandie et Provence).

1943 – 19 août : L’AVISO-DRAGUEUR FNFL « COMMANDANT DELAGE » AUX BERMUDES LE 19 AOUT 1943 APRES SA MODERNISATION. Celle-ci a consisté en l’installation du radar britannique type 277 sous lanterne au sommet de la passerelle, ce qui a engendré le déplacement du mât sur l’arrière. Suppression du mât arrière, du projecteur et de son support sur le roof milieu, pour faire place à des encorbellements pour 2 canons de 20 mm Oerlikon symétriques, de même à la place des mitrailleuses de 13, 2 mm Hotchkiss à l’avant et derrière le bloc passerelle, de nouveau des encorbellements pour 2 canons Oerlikon de 20 mm et 1 à l’avant (phrase un peu lourde et par là incompréhensible). Enfin la pièce de 100 mm est remplacée par une pseudo tourelle double de 90 mm. Le bâtiment étant aussi gréé en dragueur, des cochonnets de drague sont placés sur la plage arrière. Un asdic pour l’écoute anti-sous-marine a été installé. Une curiosité est la marque de coque A63 qui a été conservée, mais qui semble être devenue blanche ou alors le cliché a été pris avec un filtre qui fait disparaître le rouge. La coque est maintenant plus foncée que les superstructures. L’aviso possède toujours son anneau bleu à la cheminée (Gérard Garier).

1944 – 19 août :

1. LA RESISTANCE LIBERE L’HOTEL DE VILLE DE PARIS.

2. MAX JUVENAL – futur maire de Saint-Mandrier – TOMBE DANS UNE EMBUSCADE DU COTE DE VENELLES, PRES D’AIX-EN-PROVENCE. Blessé, il parvient néanmoins, en se dissimulant dans les cultures à échapper aux Allemands. C’est un médecin d’Aix qui le fera transporter à l’hôpital dans une charrette.

3. OPERATION « ANVIL »

    -batterie du cap d’Alon, commune de Saint-Cyr, Var (Service Historique de la Marine 1969). Dans le plan d’attaque établi pour le débarquement en Provence, à partir du 19 août 1944 le cuirassé USS Nevada et le croiseur USS Omaha devaient neutraliser la batterie du cap d’Alon et interdire la route Toulon-Marseille.

Note : Cap d’Alon ou pointe du Deffend : dénommé Cap de S. Gypière  (Tassin, 1684 carte), Cap  d’Allon en 1778 (Cassini 1778, carte) ou  pointe d’Alon (carte au 1/20 000); la calanque était dénommée portus Alahoni  en 1406 (Arch. La Cadière, doc. ant. à 1790, n° 509)

– COUP DE MAIN PARTISAN CONTRE UN DÉPÔT ALLEMAND – Dans la nuit du 18 au 19 août 1944, deux partisans pénètrent dans un des hangars du dépôt de matériel de La Farlède gardé par le groupe de combat du sergent Kremer de la 2ème compagnie du Pionier-Bataillon 242: l’un est capturé, l’autre grièvement blessé, sera retrouvé au petit matin. Le commandant du bataillon propose pour la croix de fer l’Unteroffizier Kremer ainsi que le caporal-chef Hoffmeister qui s’était déjà distingué à Vidauban (M. Masson, Muracciole, de Villardi de Montlaur ; P. Gaujac)

– DANS LE SECTEUR BANDOL-SANARY – Le 19 août, nuit calme quelques avions, isolés et lointains. On entend des explosions vers Toulon. On apprend que des allemands ont, hier, quitté BANDOL. Dans l’après-midi une violente canonnade, tirée par des batteries invisibles depuis les collines des Playes, semblent viser des navires en direction des Sablettes. Des queues se forment à SANARY pour une distribution de viande les boucheries se sont réfugiées aux Picotières (B. Rotger, 1994 :).

– LE CUIRASSE FRANçAIS « LORRAINE » ENTRE EN ACTION : La Lorraine relâche à Propriano du 16 au 18 août et reprend la mer pour commencer une importante série de bombardements : l’Île de Porquerolles et la batterie des Mèdes le 18 août, la tourelle de 340 du Cap-Cépet le 19, Saint-Elme et sa région les 20 et 21, Porquerolles et Cépet le 22, Sainte-Marguerite le 23, Saint-Mandrier et sa région le 25, le Cap Cépet et Saint-Elme le 26 » (R. Dumas, J. Guiglini, 1980, p. 152).

– L’ESCADRE ALLIEE BOMBARDE LA SEYNE ET CEPET – « Le 19 août à 16 h 30, l’escadre alliée, composée de la Lorraine, du Nevada, de l’Augusta et du Quincy bombarde depuis le large les objectifs du Lazaret, de La Seyne et de Saint-Mandrier. Un navire coulera dans le port de La Seyne » (Marc Saibène Marc). Les navires pilonnent la batterie de 340 de Cépet qui ne répond pas. Au Lazaret, Le croiseur La Galissonnière et le Strasbourg, sur l’avant du Commandant Teste, sont encadrés. Le Commandant Teste, le Diamant et la Galatée coulent. En fait, le porte-hydravions Commandant Teste repose sur le fond, légèrement incliné. La Galissonnière a chaviré sur tribord, son épave restera longtemps visible après la guerre. Le Strasbourg, qui repose lui aussi sur le fond, est considéré comme coulé à la suite des dégâts subis (et peut-être aussi par suite de l’arrêt des pompages) (M. Saibène). Le Commandant Teste, les sous-marins Diamant et Galatée coulent (M. Saibène ; M. Masson, Muracciole, de Villardi de Montlaur)

– DEBUT DE L’INVESTISSEMENT DE TOULON PAR L’ARMEE DU GENERAL DE LATTRE DE TASSIGNY : 16 000 hommes, 30 chars, 80 pièces d’artillerie. La bataille de Toulon comporte cinq actions particulières : infiltration à l’ouest, vers Bandol et Sanary, pénétration au nord, de Dardennes au Pont du Las, attaques de front, au nord-est le long de la route nationale 97 et à l’est à partir du Gapeau d’Hyères, et enfin, nettoyage des dernières résistances dans Toulon même (M. Masson, Muracciole, de Villardi de Montlaur ; P. Gaujac ; B. Rotger, 1994).

– ENTRE 11 HEURES ET 13 HEURES, 12e BOMBARDEMENT DE TOULON ET DE SA RADE. La presqu’île de Saint-Mandrier est survolée en permanence par des bombardiers bimoteurs s’attaquant notamment à la batterie de Cépet. La flak intense et précise accueille chaque flight à son arrivée sur l’objectif. Aucun objectif n’est atteint. L’avant-dernière vague comprend 24 Marauders français ayant décollé de Sardaigne. Les appareils se présentant entre 10 000 et 11 000 pieds sont tirés par la flak depuis le point initial jusqu’au dégagement vers la gauche en direction de la mer. Les Bretons du groupe 2/20 « Bretagne » en tête ont leurs six avions touchés. Cinq B-26 du deuxième flight, G.B. 1/22, reçoivent des éclats de flak lourde. Les 1/19 et 2/52 qui les suivent ont chacun trois avions touchés. Le n0 69 des Gascons du 1/19 atteint pendant l’approche, dégage vers l’est après le break, son moteur droit laissant filer une fumée. Il vire à gauche, sort son train et ouvre ses trappes, s’engage encore à gauche ; trois parachutes apparaissent, l’avion se met en piqué, un autre parachute, quelque chose tombe à l’eau ; canot ou corps… Le B-26 percute la mer 5 milles au sud-ouest de Porquerolles. Le commandant de formation donne ordre à l’avion n0 18 du groupe Maroc de rester en arrière pour larguer un canot et lancer des appels de détresse. L’Air Sea Rescue immédiatement alertée, fait les recherches d’usage, mais sans résultat. L’équipage du Marauder au complet est porté disparu et ne sera jamais retrouvé : sous-lieutenant Meunier pilote, sergent-chef Garrigues copilote, adjudant Ziebora bombardier-navigateur, adjudant Guebu radio-mitrailleur de tourelle, caporal Barrière mitrailleur de queue, 2ème classe Brulébois mitrailleur de sabord et mécanicien; ainsi que le lieutenant Millecard, officier d’ordonnance du général Bouscat, venu « en passager » participer à cette première mission des bombardiers français sur Toulon. Dans les affaires personnelles du sergent-chef Garrigues, on retrouve une lettre inachevée rédigée le matin même à l’intention de Sa famille : « Chers vous tous, Mes lettres sont rares. Je le sais et ce n’est pas ma faute car le travail ne manque pas. Par les journaux vous avez été mis au courant des grandes opérations qui illustrèrent les 14 et 15 août. J’en faisais partie. C’était puissant et magnifique.. Une grande confiance envahissait nos. cœurs. Un vrai conte de fées. Les larmes me montaient aux yeux tant mon âme était soulevée. Le Boche est en déroute et n’en peut plus. Les tristes épisodes de 1940 se revivent mais à notre avantage cette fois ci Je pense que la censure laissera passer cette lettre car c’est un Français combattant qui l’écrit ! La victoire est là, à portée de la main! » Aucun objectif n’est atteint. Un navire coulera dans le port de La Seyne.

« Archives de Sanary : « Samedi 19 août, journée calme, vers 11 heures comme hier attaque d’aviation vers Saint Mandrier renouvelée à trois ou quatre reprises différentes ; également tirs de grosses pièces qui ébranlent un peu la maison et pas de dégâts. Le temps passe lentement on ne sait plus que faire, on s’ennuie. Les deux dernières nuits ayant été meilleures, on se sent moins fatigués, mais on est las moralement de ne rien savoir et de voir combien les opérations sont longues. On voudrait que ça barde une bonne fois puis que ce soit fini. On voit des Allemands qui semblent fuir. On essaie de supputer les chances que les Allemands peuvent avoir de résister quelques jours mais on manque naturellement de renseignements. Il parait qu’à Sanary il ne resterait guère que quarante-cinq soldats allemands et à Toulon trois mille cinq cents. C’est évidemment peu, et cela peut nous faire espérer une résistance brève. On murmure aussi qu’ils partent tous en direction d’Aix où il y a eu des mitraillages importants et ils iraient monter une ligne de défense sur l’arrière de la Durance. Aujourd’hui un avion a mitraillé en rase-mottes, il a suivi la route en venant de Bandol sur Sanary, en arrivant au sommet de la côte, il a manqué la route qui tourne, il a rasé le petit bois de pins qui touche la route, il a repris le mitraillage au garage des autocars et certains auraient été touchés. Il a fait un bruit épouvantable. Nous étions dans l’abri. Il s’agissait d’avions anglais. » (Archives de Sanary)

– A TERRE, LE COMMANDANT DE ROCQUIGNY PRECEDANT LE CONVOI, FILE EN DIRECTION DE LA LUCRECE A LA RECHERCHE DE LA BATTERIE DU SIOU-BLANC et de la piste qui selon le 2ème bureau de l’Armée, permettrait de traverser la forêt des Morières depuis le couvent jusqu’aux Caps. Il revient, n’ayant pas vu grand-chose: la zone offre bien des couverts assez nombreux, mais la pénétration des véhicules parait particulièrement difficile. A Montrieux-le-Jeune, il retrouve le colonel et « une batterie du 67 » en cours d’installation. Colonne par un, le bataillon prend la piste devancé par Rocquigny qui a conservé sa jeep: à chaque passage délicat, un signe Ou un repère est placé à l’intention de la troupe à pied. Des F.F.I. marchent avec les compagnies, mais ils n’ont que leur bonne volonté et se disperseront peu à peu. Seul M. Falibois, ancien sous-officier de chasseurs de l’armée d’armistice, continuera à progresser avec la section Djebaili de la 3 qui a enfin rejoint. Vers minuit, le bataillon sort de la zone boisée aux environs du Jas de Laure et stoppe près de ce qui est supposé être le Siou Blanc, à 200 m de la piste des crêtes. Rien ne permet de se repérer dans le noir et nul ne sait exactement où l’on se trouve. Pas un tirailleur n’a aperçu la batterie. Et pourtant cette montagne ressemble à s’y méprendre aux djebels d’Algérie… Sur le plateau apparaissent soudain les phares d’une voiture roulant vers l’est: la piste n’est donc pas loin, à quelques centaines de mètres peut-être? Le bataillon Ruault doit se trouver sur la gauche dans la pénombre du Grand Cap, reprenant sa lente progression après une pause de deux heures pour laisser souffler les hommes. Dans le fond de la vallée; les artilleurs attendent le jour pour faire le point et rapprocher les pièces de la ligne atteinte par les tirailleurs dont ils suivent par la pensée la progression à travers la montagne. L’unité aperçue par Rocquigny à Montrieux, appartient en fait au 65e dont les éléments parvenus dans l’après-midi à la position d’attente, ont été immédiatement dirigés sur Méounes. Le groupe qui traverse Pierrefeu dans un ordre parfait, est félicité par le général Besançon. Sur la route, l’accueil de la population est délirant. Arrivées au carrefour du Martinet, les 7e et 8e batteries sont guidées vers Montrieux où elles se mettent en place avec beaucoup de difficultés. Le PC. de groupe vient se juxtaposer à celui du 3~ R.T.A. La troisième batterie demeurée en standby à l’Aumérade à l’est de Cuers, reçoit l’ordre de rejoindre les Tuves, près du Martinet. Les unités de tir étant en position, les lieutenants Rey et Buzenet peuvent partir en reconnaissance d’observation sur le plateau. (M. Masson, Muracciole, de Villardi de Montlaur ; P. Gaujac ; Archives de Sanary.).

1949 – 19 août : DEBUT DE L’INCENDIE DE LA FORET DES LANDES qui sera l’un des plus meurtriers du siècle.

(Zimbabwe, H. Ribot)

1965 – 19 août : RIBOT Henri – à M. Joël Odiardo, 64 avenue Frédéric Mistral,  La Seyne-sur-mer, Var, France. Ankara, le 19-8-65, Turquie. Mon cher Joël, Après un silence quelque peu long, je reprends la plume. Je t’avais dit qu’en Yougoslavie, nous réparions le pont arrière. A 18h, c’était chose faite et nous partions gaiment en direction de la Bulgarie. Nous franchissions la frontière bulgare à 3h du matin – les douaniers étaient d’ailleurs très sympathiques, les routes, par contre, étaient exécrables – et entrions en Turquie le lendemain, soit dimanche dernier, le 15 août, à 16 h. A la frontière, nous avons fait la rencontre de quatre jeunes filles qui nous donnèrent leurs adresses et à 18h nous foncions sur une route inégale en direction d’Istamboul. Nous entrions dans la ville à 23 heures. Quelle circulation ! c’est terrible ! les voitures doublent à gauche, à droite, sans respect d’une quelconque priorité. C’est à celui qui klaksonnera le plus fort et qui aura le plus de culot. Nous campâmes à 12 km de la ville, dans un endroit relativement calme. Le matin, nous comptions nous rendre aux ambassades d’Iran et de Syrie, malheureusement, la fatigue de la veille (nous avions roulé durant 20 heures de suite) nous empêcha de nous lever de bonne heure. Si bien qu’à 13h 30, nous quittions notre campement pour nous rendre d’abord au Consulat de France puis à l’ambassade de France. Là, nous trouvâmes un accueil très amical et du courrier pour certains d’entre nous. L’après-midi se passa à visiter la ville pour tous les moyens possibles de locomotion : taxi, car, métro, ainsi qu’à pied. Le soir, nous avons été invités chez madame Perrin, présidente de l’association des Français d’Istamboul. Ce fut un repas copieux à la fin duquel nous passâmes sur la terrasse pour contempler le magnifique panorama qui s’offrait à nos yeux. Devant nous, une mosquée toute bleutée, la ville illuminée, une étendu sombre : le Bosphore, et de l‘autre côté : l’Asie. Nous couchâmes chez madame Perrin et, au matin, une fois pris des toasts et du thé, nous commençâmes les choses sérieuses. Trois équipes furent formées : Alain et Gilbert devaient se rendre aux ambassades, Henri et Jean-René se chargeraient de la nourriture, Jean-Jacques et Robert iraient au siège du journal d’Orient. A 14 heures, nous avions rendez-vous dans la cour de l’ambassade de France où stationnait notre camion. Alain et Gilbert n’avaient pu obtenir les visas par suite d’un fâcheux concours de circonstances. Tant, nous nous rattraperons à Ankara. Durant l’après-midi, nous remîmes le Dodge en état et, à 18 h, nous quittions les locaux hospitaliers de la Représentation française en Turquie pour nous aligner en quatrième file devant me car-ferry devant nous faire traverser le Bosphore et nous transporter ainsi en Asie. A 20h 50, nous étions enfin en Asie. Durant cette courte traversée, nous fîmes la connaissance d’un médecin turc qui nous conseilla pour l’itinéraire le plus pratique et nous demanda, qu’au retour,  au cours de notre passage à Istamboul, de nous mettre en rapport avec le lycée français. Il poussa l’amabilité jusqu’à nous précéder avec sa voiture et nous quitta une fois atteintes les limites extérieures de la ville et que nous trouvâmes sur la route d’Ankara. A 150 km d’Istamboul, malheureusement, alors qu’il nous restait encore 300 km à franchir, une panne d’éclairage nous contraignit à nous arrêter à une station-service. L’équipe se divisa : Jean-Jacques coucha dans le camion afin de la garder tandis que les autres dormiraient sous tente. Au matin, nous étions environnés de moutons qui parcouraient notre campement en long et en large. A 9h, nous étions prêts à partir et enfilions la route d’Ankara. Très vite la végétation changea d’aspect tandis que la route grimpait à flanc de montagne. La roche et le sable apparurent fréquemment. Les arbres se raréfièrent, les points d’eau étaient indiqués le long de la piste. Un peu plus tard, des sapins apparurent. Peu nombreux d’abord, ils devinrent rapidement une véritable forêt. On se serait cru dans les Alpes. La route elle-même prenait des allures alpestres avec des virages très dangereux (nous rencontrâmes pas moins de 4 accident de poids lourds). Dans les champs, les animaux les plus nombreux étaient les taureaux, les buffles, les moutons et les ânes. Après avoir franchi un col, le paysage changea à nouveau. Le relief devint aride et ce fut entre des collines de sable qui nous arrivâmes à Ankara où un jeune turc nous conduisit jusqu’à l’Ambassade de France qui nous conseilla pour le choix d’un campement. Quatre étudiants turcs se proposèrent pour nous piloter à travers la ville. Ce fut ainsi qu’ils nous amenèrent jusqu’à un poste de police où nous plantâmes notre tente en toute sécurité. Une fois le camp établi et surveillé par Gilbert, nous nous rendîmes en compagnie des quatre étudiants au Luna Park où nous amusâmes durant près de deux heures comme des fous.  Malheureusement, tout a une fin, et à minuit nous sommes rentrés sagement nous coucher. Ce fut à mon tour de dormir dans le camion afin de le garder. Comme tu le vois, notre voyage est tout de même jalonné de difficultés, mais il est exaltant au possible. Parfois nous avons des prises de bec mais ce n’est jamais très grave.  Henri. (article paru dans les colonnes du Petit Varois).

1985– 19 août : DECES DE L’EDITEUR HENRI FLAMMARION.

1989 – 19 août : UNE NOUVELLE ASSOCIATION NAIT, CELLE DES « RACINES MANDREENNES ». Les membres fondateurs seront élus par l’assemblée forte de 150 personnes, dans un premier Conseil d’administration qui se compose de : Armando André, Aponte Sylvie, Becchino Paul, Carvin Blanche, Carvin Mireille, Clément Monique née Jouvenceau, Coste Jean Louis, Davin Bernadette, M. et Mme Davin Dominique, D’Isanto Eugène, Esposito Louis, Guérin Clément, Hoehn Josiane, Lanérière Gilbert, Lercari Fernand, Lévesque Laurette, Mané Francis, Putti Annie, Rognone Fernand. Ce Conseil élira son bureau plus tard ; M. Louis Esposito secrétaire, précise bien dans la lecture des statuts que, pour adhérer à l’amicale, une condition est exigée : être né à Saint-Mandrier ou y être domicilié depuis 25 ans (cette limite sera rabaissée par la suite). M. D’Isanto formule une exigence : « s’interdire toute discussion d’ordre personnel, politique ou religieux ». Leurs objectifs devront être seulement de : « regrouper les anciennes familles de la presqu’île, rappeler et divulguer l’historique du village, organiser des manifestations diverses (Gisèle Argensse, 2000, p. 156-157).

(Zilbabwe « La Rochelle », H. Ribot)

2021 – 19 août : EN PRIME : diffusion journalière et en avant-première d’extraits d’un ouvrage que j’ai écrit à la demande de l’Association « LES VOLONTAIRES DE L’AN II – L’AURORE DE LA REPUBLIQUE » et dont la publication devrait voir le jour en septembre prochain (les chapitres 1 à 22 ont déjà été livrés sur ma page FB). Aujourd’hui : Chapitre 23.

2024 – 19 août : Webber et les enfants viennent de partir après avoir passé près d’un mois et demi avec nous. Il ont rejoint Isabelle en Egypte. Un vide vient de se creuser tellement leur présence animait nos journées. Nous nous retrouverons à l’automne, mais au Caire.

2024 – 19 août : EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 330e livraison). De 1525  à 1559. Un an après les accords passés entre Ollioules et ses seigneurs, François 1er, déçu de ne pas avoir pu entraîner avec lui son cousin Henri VIII d’Angleterre, se lance à l’attaque de l’Italie, guerre dans laquelle il va s’épuiser durant tout son règne et qui se poursuivra durant celui de son fils. Il débute par un échec : c’est Charles Quint qui envahit la Provence, son lieutenant, le chevalier de Croy, mettant le siège devant Toulon, tandis que la tour de Saint-Nazaire tient apparemment bon et que la veille des farots prend une dimension toute nouvelle : reliés à Ollioules par des courriers, puis à Arles, les veilleurs rendent compte de ce qu’ils voient. La défaite de Pavie en 1525, et l’emprisonnement du roi marquent la fin de ce galop d’essai. Un an plus tard, en 1526, débute la seconde guerre d’Italie ; elle va durer trois ans et s’achever comme la précédente par une défaite des armées françaises et une perte d’argent conséquente.

          C’est durant les quelques années de paix qui s’ensuivent, que le seigneur d’Ollioules, Gaspard de Marseille I, fait construire sa bastide en bord de Reppe, à l’est  de la gare SNCF actuelle et sur l’un des accès au vieux Six-Fours par Notre-Dame de Pépiole, où le contrôle du gué est plus d’ordre stratégique qu’économique.

          La troisième guerre est déclenchée en 1536 par suite de l’Alliance de François 1er avec Soliman le Magnifique. C’est alors la deuxième invasion de la Provence par Charles Quint. Elle s’achève par une trève de dix ans conclue à Nice le 18 juin 1539, les adversaires conservant les positions acquises.

L’accalmie ne durera en fait que trois ans, mais elle sera suffisante pour que le roi prenne deux décisions aux conséquences incalculables sur le moment : Six jours après la trêve de Nice, il y a d’abord le 24 juin 1539, l’édit contre les réformés applicable dans toute la France (Barnavi Elie, 2001), qui conduira au massacre des Vaudois de Provence en 1545 puis aux guerres de Religion qui de 1560 à 1598 ensanglanteront tout le pays. Puis c’est, le 10 août 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts, célèbre pour avoir imposé l’usage du « langaige maternel françois » dans les actes publics (article 111), autrement dit pour avoir fait du français la langue de l’Etat en lieu et place du latin, et, par voie de conséquence, des langues autres que le français parlées dans les diverses provinces du royaume ; cet énorme acte législatif de 192 articles fixe les limites des juridictions séculières et ecclésiastiques, en confinant celles-ci aux affaires touchant directement à l’église ; il crée un embryon d’état-civil dans l’ensemble du royaume, en imposant aux curés la tenue de registres de naissances et baptêmes.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 530e livraison : Marseille et la Provence aux XVIIe ET XVIIIe siècles. La grande nouveauté de la fin du XVIIe siècle fut l’apparition de l’opéra à Marseille. En 1683, Pierre Gautier, né à La Ciotat en 1642, et compositeur de pièces pour instruments très estimées et compositeurs d’opéra lui-même, s’entendit avec les échevins pour établir un spectacle lyrique. Lulli, chef de toutes les Académies chantantes de France, avait alors un privilège exclusif : il protesta sans doute, car le duc de Vendôme , gouverneur de Provence écrivit de Versailles aux échevins pour les prévenir que, pour se conformer aux intentions du roi, il leur fallait solliciter la permission de Lulli (5 avril 1683). Gautier finit , non sans difficulté, par obtenir l’autorisation « de jouer l’opéra sur une Académie établie à Marseille ». C’est ce qui retarda jusqu’en janvier 28 janvier 1685 les débuts de sa troupe, qui était attendus dans toute la ville avec la plus grande impatience comme un événement. Il joua avec un très grand succès le Triomphe de la Paix, en trois actes et un prologue pout célébrer sans doute le glorieux traité de Nimègue. Grâce à lui, Marseille connaissait l’opéra avant les autres grandes villes du royaume, puisque c’est seulement en 1687 qu’on donna à Lyon le Phaëton de Quinault et Lulli, avec un succès extraordinaire. On y accourait de 40 lieux à la ronde.

TOULON 1944 : de Cuverville au milieu des décombres

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 51e livraison. Place Cathédrale (suite) Vers la fin de novembre 1729, le clocher primitif, qui était très délabré et menaçait de s’écrouler, fut diminué de moitié. Six ans plus tard, on conçut le projet d’en édifier un nouveau. Mais comme la commune n’était pas assez riche pour pouvoir entreprendre les travaux, le Conseil do ville décida d’organiser une loterie dont le produit serait affecté à ces dépenses. Monsieur de Portalis maire a représenté que la communauté ho « trouve dans l’impuissance de contribuer à la réfection du clocher do « la cathédrale qu’on a été obligé de démolir depuis quelques années « parce qu’il était totalement ruiné. D’autre part MM. du Chapitre, (ils sont obligés de contribuer pour un tiers à cette réfection, sont venus « à l’hôtel-de-Ville plusieurs fois représenter que les malheurs don « temps ont fait cesser leurs distributions et qu’ils sont dans une totale « impuissance d’y contribuer : et comme l’honneur du service divin « et le public souffrent de ce défaut de clocher, M. de Portalis estime « qu’il conviendrait de supplier très humblement Sa Majesté de vouloir « bien accorder la permission de faire une loterie à l’instar de celle qui t a été accordée à la ville de Marseille pour la construction do lu « paroisse Saint-Ferréol, dont le profit sera employé à la construction « du dit clocher. » (Archives communales, BB. 86).

Ce n’est « qu’en « 1737 que le prix-fait pour cet ouvrage fut donne « à Laurent Sillan et à Jean Marillac pour la « somme de 25.000 livres. » (Archives communales, BB. 12.)

Vers 1600, l’église était encore trop exigüe pour permettre aux habitants de suivre les offices divins. Dans les premières années du XVIIe siècle elle fut reconstruite et orientée du Sud au Nord. Elle subit dans la suite et à différentes reprises de nouvelles modifications, dont la plus importante date de 1656 : Elle fut alors agrandie de plus de la moitié, car « sa longueur était autrefois ce qui est à présent « sa largeur. » (Archives communales, II 1 à 6 )

Après avoir affecté à ces travaux les revenus de la ferme de la boucherie et le produit de la vente du cimetière de Sainte-Croix (BB 61), la municipalité « décida, en 1657, que la corporation des boucliers « serait soumise à une contribution de 4.200 livres, « destinée à l’agrandissement de la dite cathédrale. » (DD. 7)

           La nouvelle église entièrement transformée, en 1661, fut consacrée par Pierre de Pingré, évêque de Toulon. (Elle fut alors agrandie de plus de la moitié, car « sa longueur était autrefois ce qui est à présent « sa largeur. » (Pierre de Pingré, chanoine de Paris évêque do Toulon on 1W»H. « En cette année 1662 le R. Père en Dieu, Pierre de Pingré, évêque de Toulon, mourut dans son palais, regretté de tout le peuple de son « diocèse d’avoir perdu cet homme de sainte vie. I1 a fait beaucoup « de bien aux pauvres, et par grande humilité, il a voulu estre enseveli au cimetière, hors la porte Saint-Lazare, où sont ensevelis les esclaves a des galères. » Archives communales, BB. 12 )

Après avoir affecté à ces travaux les revenus de la ferme de la boucherie et le produit de la vente du cimetière de Sainte-Croix (Archives communales, BB. 12), la municipalité « décida, en 1657, que la corporation des boucliers « serait soumise à une contribution de 4.200 livres, « destinée à l’agrandissement de la dite cathédrale. » (DD. 7)

En 1681, un incendie des plus violents faillit détruire complètement cet édifice. « Le 20 mais de « cette année, jour de mardy, sur les dix heures « du soir, des personnes passant devant l’église « cathédrale aperçurent une grande lumière à la « nef de la chapelle de Notre Seigneur, et virent « par les fentes de la porte que le feu avait pris dans « la dite chapelle. On sonna le tocsin ; le concours « du monde éteignit l’incendie. Un patron de « barque de Marseille eut la permission d’aller « prendre le Saint-Ciboire dans les flammes et le « prit avec grand risque. » (Archives communales, BB. 12)/

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Dans la savane, un lion poursuit et rattrape une gazelle et lui demande:

-Qui c’est le roi de la savane?

-C’est toi, dit la gazelle.

Plus tard, il pose la même question à un ouistiti terrorisé qui lui fait la même réponse.

Encore plus tard, il pose la question à un éléphant qui aussitôt l’attrape par la queue et le projette violemment contre un baobab.

        Et le lion de s’étonner :

-On ne peut plus demander de renseignements ?

Il est 7 heures, à demain mercredi !

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture