ÉPHÉMÉRIDES DU 10 AOÛT

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 10 AOÛT 2025 – 14e ANNÉE (n° 4519).

ILLUSTRATION : par ces temps de canicule un petit souffle hivernal pour se reposer l’esprit avec ce cliché pris lors d’une de mes classes de neige (30 jours à l’époque) faite avec ma classe de CM2 de l’école des Picortières Est à Sanary.

LES FÊTES : Le 10 août, nous fêtons les Laurent dont le prénom signifierait “tenant un laurier”, cet arbre avec les branches  duquel on tressait autrefois des couronnes dont on ceignait le front des vainqueurs, les “lauréats”. Emblème de la victoire; il réjouit la vue par sa verdeur constante; il répand une odeur agréable, et possède beaucoup de propriétés. Pour plus de précisions, Laurent se décline en Aura, Bogdan, Boleslas, Boleslav, Dieudonné, Laorans, Laur, Laure, Laurence, Laurèns, Laurent-Maurice, Laurentia, Laurentin, Laurenza, Laurenzia, Laurenzo, Laurette, Lauri, Lauriane, Laurice, Laurie, Laurine, Lauris, Lauritz, Lawrence, Lora, Lorand, Lorans, Lore, Lorée, Lorenz, Lorenzo, Lori, Lorin, Lorrie, Lorris, Lorry, Renzo.

N’en jetons plus, la cour est pleine !

Saint Laurent est ainsi nommé parce qu’il remporta la victoire lors son martyre sur un gril qui eut lieu vers 258 à Rome ; ce qui força l’empereur Dèce à avouer avec confusion : « Je pense que nous voici vaincus. ». L’hagiographie de saint Laurent tient 15 pages de la Légende dorée. C’est dire l’importance de ce saint qui fut “martyr et diacre, Espagnol de nation, amené à Rome par saint Sixte”  (Jacques de Voragine, La légende dorée, tome II, p. 68-69).

Selon Marcel Provence, à Marseille où sa colline domine le port et porta longtemps le Château Babon (castellum Babonis, 1164), saint Laurent était le patron des charcutiers, cuisiniers (à cause du gril du martyre), gargotiers, et cabaretiers qui ne logeaient pas. On le fêtait aux Récollets. Même patronage en Arles et dans les autres villes – nous pensons en particulier à Ollioules dont le patron est saint Laurent. La désignation du saint vient de l’outil de son martyre dont la cathédrale Saint Sauveur d’Aix était réputé posséder un morceau.

A Rians, naguère, il y avait une grande procession avec de nom­breuses confréries, des saints Sévère, Denys, Biaise, Clair, Eloi, Ste Reparade, des pénitents blancs et des bleus. Le curé en soutane présentait un morceau de gâteau et un cierge à chaque prieur. Courses de chevaux, mulets, ânes, enfants, filles, hommes. Les prieurs de St-Laurent diri­geaient les courses.

Au Castellet-Saint-Cassien, il y avait force roumavagi et bravade, des courses dont une « course de petits enfants enfermés dans des sacs ».

Le même jour, fête à Marseille des blanchisseurs qui honoraient, par jeu de mot, Saint Blanc.

Fête du Lauzet, jeux sur le lac et courses d’anedoun (canards) qu’il fallait attraper en nageant. Belle nuit d’étoi­les filantes.

Le 10 août 1747, bravant la décision de l’évêque qui avait interdit à la ville de fêter saint Laurent, Ollioules fêta son saint patron comme de coutume.

Dans le “Dictionnaire des noms de lieux de l’Ouest varois” (Cahier du patrimoine ouest varois n°12), et en référence à Gérard Delattre et Pierre Saliceti (les monuments religieux de l’ouest toulonnais, Sanary 1994), nous trouvons, à la page “SAINT-LAURENT :

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer :569e livraison. -1859 – 10 août : CHALOUPES DEMONTABLES OFFERTES AU ROI DE SARDAIGNE – Le 10 août 1859, les chaloupes démontables « Frassineto », « Sesia », « Castelnedolo », Pozzolengo et « Torrione » sont offertes au roi de Sardaigne ; elles ont été construites par les Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne et assemblée sur le lac de Garde.

-1924 – 10 août : SAINT-LAURENT ou SAINT-PIERRE ? – Avant la Guerre de 1914-1918, à Saint-Mandrier, on fêtait Saint-Joseph ou Saint-Michel, à partir de 1924 on fêtera en juillet Saint-Pierre, patron des pêcheurs, fête corporative qui caractérise la vie du pêcheur sur la côte méditerranéenne. Cette année-là, elle eut lieu le 10 août et fut célébrée avec les pécheurs de Saint-Elme et de La Seyne (Ephémérides 1ère année).

-1925 – 10 août : dépôt de mazout au Lazaret de Toulon (mais sur la commune de La Seyne). – Le 10 août 1925, le Ministre de la Marine est l’hôte des autorités maritimes, qui sur place insisteront sur l’utilité du projet d’un dépôt de mazout au Lazaret. On assiste alors aux protestations des populations de Saint-Mandrier, Saint-Elme, La Seyne, des pêcheurs, du syndicat d’initiative et des élus seynois.

-terre de l’Ermitage de Saint Laurent XVIIe s., commune de la Seyne (plaine au sud de la colline de la Garenne) ; Camp de Laurent 1956 et 1/50 000 ; Camp Laurent 1982 ; chapelle Saint Laurent 1996 ; cf. la Cruvillière.

(à suivre)

OLLIOULES : 572e livraison.  -1842 – 10 août : domaine de Montauban (Ollioules) – Le 10 août 1842, Etienne François de Soye, directeur des subsistances à Toulon, revend le domaine de Montauban situé à Ollioules à Gustave Guillaume Poutier, capitaine de corvette qui fera construire la grande citerne couverte recueillant à la fois l’eau des toitures et des dalles calcaires de la pinède.

SANARY – 666 livraison. -1810 – 10 août : SANARY VEND Ses biens communaux pour payer les arrérages d’impôts – En 1810, Sanary reçoit injonction à payer onze mille six cent six francs représentant les arrérages des contributions dues par la commune, laquelle ne possède pas en caisse l’argent nécessaire. Pour se libérer de cette sorte de dette en abandonnant son actif et passif au profit du Gouvernement, la vente des biens communaux permet au maire de certifier que la commune n’avait plus de dettes postérieures au 10 Août 1793. Le receveur d’AIX devra cesser sa demande de mise en recouvrement des contributions prétendument dues.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 865e livraison. -1610 -10 août : toponymie de l’arrondissement de Marseille.

1. Chemin de la Melamousque (acte cité dans le mémoire de Louis de Valbelle, cart. Nicolaï, n° 30). Malamousque – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier d’Endoume. Première mention : 17 mai 1286 – Platea de Lumena Moscas (charte aux archives  municipales).

2. Vallon des Innocents (acte cité dans le mémoire de Louis de Villeneuve, au carton Nicolaï, n° 30). Vallon des Auffes – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde (1872). Première mention :

Vallon den Garnier, 13 mai 1311 (acte notarié) puis Garneria, 17 septembre 1343 (ibid.). A partir du milieu du dix-huitième siècle, les maîtres auffiers de Marseille ayant choisi cet endroit pour y faire séjourner leurs spars ou auffes et les rendre plus flexibles, ce vallon a reçu le nom qu’il porte aujourd’hui (ibid.).

ÉPHÉMÉRIDES

-L’INTEGRALE.

-833 – 10 août : Mort à Bagdad d’Abdallah El-Mamoun, deuxième fils d’Haroun al-Rachid et septième calife de la dynastie abbasside. Vingt ans plus tôt, en 813, el-Mamoun a massacré son frère aîné el-Amin. Après quoi, il a régné sur Bagdad et notamment fondé la Maison de la sagesse (Beit-Al-Hikmat) et favorisé l’école de théologie mouzatilite (ou mouzatilisme).

-955 – 10 août : le roi d’Allemagne Otton Premier écrase les Hongrois au Lechfeld, au sud de l’actuelle ville d’Augsbourg, en Bavière, sur l’un des principaux champs de bataille européens. Cette victoire a un grand retentissement parmi les dirigeants et les lettrés de l’Europe chrétienne. Chacun y voit à juste titre la fin des Grandes Invasions barbares qui ont tourmenté l’Europe occidentale pendant six siècles. Pendant un millier d’années, l’Europe occidentale se développera en-dehors de toute immigration extérieure, cela n’excluant pas des mouvements de population à l’intérieur du continent ou vers l’extérieur. En attendant, le roi d’Allemagne est encensé par son peuple et ses troupes dès le lendemain de sa victoire du Lechfeld. Il devient Otton le Grand et il est très vite poussé à restaurer en Occident l’idée impériale. Il va se faire couronner empereur et créer un nouvel empire en remplacement du défunt empire de Charlemagne. Protecteur de Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne-Provence , il permettra à celui-ci de venir à bout des luttes fratricides que connaissait la Provence et entre autres chasser les derniers sarrasins qui occupaient les passes alpines (972).

-1229 – 10 août : Colle de Tuze – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Saint-Julien (acte notarié). Saint-Julien, anciennement village, est aujourd’hui quartier de la commune de Marseille. C’était une seigneurie avec droit de juridiction et un prieuré assigné au cabiscol ou chantre de la cathédrale. Les Caillols, les Martégaux et les Olives dépendaient de la paroisse de Saint-Julien

-1246 – 10 août : CARNOULES – LIMITES DU CHÂTEAU ROYAL – L’acte 1035 du cartulaire de Saint-Victor, daté des 10 août, 16 août, 11 septembre et 12 septembre 1246, ou  « Carta Maximini et Castri Regalis »,  fixe les limites du « castrum regale » (château royal) et de Carnoules. On trouve parmi les signataires : « Girardi de Areis jurisperiri, Rainaldi de Masalgis militis, Fulcherus de Blancafort militis. » Le chevalier Fulco de Blacafort est également cité dans l’état des droits et revenus de Charles Premier d’Anjou au terroir de la Môle, daté de 1252. D’après Gabrielle Démians d’Archimbaud, tome 3, chap. III, p. 90, Blancafort est un village aujourd’hui déserté de la commune de Besse (Var). (Guérard 1857)

-1294 – 10 août : GUILLAUME DE SABRAN, 39e ABBE DE SAINT-VICTOR ET SEIGNEUR DE SIX-FOURS – Le 10 août 1294, Guillaume de Sabran devient le 39ème abbé de Saint Victor de Marseille mais seulement le 32ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. A ce titre, il est seigneur majeur de Six-Fours. Il deviendra évêque de Digne le 6 février 1324.

-1295 – 10 août : Condamina, (acte notarié). La Condamine – lieu-dit,  commune  d’Allauch, quartier de Saint- Pierre (1872).

-1299 – 10 août : Los tras lucz (acte notarié). Les Trois-Lucs – hameau, commune d’Allauch (1872).

-1304 – 10 août : Fons Dinaut (acte notarié). Tourdinau – lieu-dit, commune d’Allauch. Anciennement, Tordinaut, 10 juillet 1298 (charte aux archives municipales).

-1311 – 10 août :  Peirafuec (acte notarié). Pierrefeu – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Lignières.

-1348 – 10 août : toponymie de l’arrondissement de Marseille.

1. Colla de Morgils (acte notarié). Morgiou / Morgieou, petit port et cap, commune de Marseille, en des­sous des monts de Luminy. Ancienne Immadras positio de l’itinéraire d’Antonin, d’après Walckenaer (Géogr. des Gaules, t. III, propriété  123).

2. Colla de Sormil (charte aux archives municipales). Sormiou, anse sur le littoral au midi de Marseille (1872).

-1501 – 10 août : La Tortoyra (registre aux archives de l’Evêché). La Tourtoire – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Paluds.

-1539 – 10 août : ordonnance royale datée de Villers-Cotterets – Le 10 août 1539, par ordonnance royale datée de Villers-Cotterets le roi François ler prescrit que, désormais, devraient être rédigés en français tous les actes de justice, les testaments et les contrats. Cet acte est célèbre pour avoir imposé l’usage du « langaige maternel françois » dans les actes publics (article 111), autrement dit pour avoir fait du français la langue de l’Etat. Cet énorme acte législatif (192 articles) fixe les limites des juridictions séculières et ecclésiastiques, en confinant celles-ci aux affaires touchant directement à l’église ; il crée un embryon d’état-civil dans l’ensemble du royaume, en imposant aux curés la tenue de registres dits « paroissiaux » qui constituent la première tenue régulière administrative de l’état-civil des populations. Cette ordonnance fut déclarée applicable à la Provence le 17 octobre 1539 (Barnavi Elie, 2001).

-1537 – 10 août : Début du siège de la Rochelle par Richelieu.

-1566 – 10 août : DEBUT DE LA REVOLTE ICONOCLASTE AUX PAYS-BAS – Les protestants calvinistes se soulèvent à Armentières, pillent les églises et incendient peintures et statues catholiques. Ces faits engendrent une division au sein des instigateurs de la révolte des Gueux qui rassemblaient initialement catholiques et protestants contre l’ennemi espagnol. Cette rébellion trouve racine dans le rejet de l’Inquisition contre les hérétiques, prélude à la guerre des Quatre-vingts Ans débouchant sur l’indépendance des Pays-Bas.

-1610 -10 août : toponymie de l’arrondissement de Marseille.

1. Chemin de la Melamousque (acte cité dans le mémoire de Louis de Valbelle, cart. Nicolaï, n° 30). Malamousque – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier d’Endoume. Première mention : 17 mai 1286 – Platea de Lumena Moscas (charte aux archives  municipales).

2. Vallon des Innocents (acte cité dans le mémoire de Louis de Villeneuve, au carton Nicolaï, n° 30). Vallon des Auffes – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde (1872). Première mention :

Vallon den Garnier, 13 mai 1311 (acte notarié) puis Garneria, 17 septembre 1343 (ibid.). A partir du milieu du dix-huitième siècle, les maîtres auffiers de Marseille ayant choisi cet endroit pour y faire séjourner leurs spars ou auffes et les rendre plus flexibles, ce vallon a reçu le nom qu’il porte aujourd’hui (ibid.).

-1707 – 10 août : SIEGE DE TOULON PAR LE DUC DE SAVOIE – C’est le 10 août 1707 que l’infanterie de renfort, au nombre de 18 bataillons, arrive à Toulon. Quant à la cavalerie, comptant 42 escadrons sous les ordres de M. de Medavy, elle est envoyée dans la région de St-Maximin et Brignoles où elle gêne considérablement les ennemis en les empêchant de s’étendre et de se procurer les fourrages nécessaires pour leur importante cavalerie. En arrivant à Toulon avec ses derniers renforts qui portent les effectifs de la place à 58 bataillons, M. de Tessé, gouverneur militaire, décide de faire une sortie pour desserrer l’étreinte des assiégeants. Le plan de l’attaque est établi par M. de la Blottière, ingénieur.

-1721 – 10 août : DERNIERS DECES DUS A LA PESTE A OLLIOULES ET A SANARY – Le 10 août 1721, Ollioules enregistre le dernier décès dû à l’épidémie de peste qui a débuté dans cette ville sept mois plus tôt, le 10 janvier très exactement. Sur 2600 habitants, la moitié de la population est morte. Dans l’acte déclaratif de la santé, souscrit devant Dupont, brigadier des armées du roi, commandant à Toulon et dans le pays et devant le consul d’Antrechaus, les consuls de la viguerie affirmèrent sous la foi du serment que la contagion avait effectivement cessé à Ollioules le10 août. Vers le 10 août 1721, le Bureau de santé de Sanary dresse les états des morts et de ceux qui ont été attaqués par la maladie au cours de la première semaine d’août : «En la famille de sieur François ANDRAC en est mort : 4 ; A celle de Louis FOURNIER : 2 ; A patron Joseph GRANET : 3 ; A Jean LION et à son beau-frère : 10 ; -La nommée BARBE rentière et son mari : 2 ; Madgeleine DANIELE à la même bastide : 4 ; Jean PONS COLLONGUE : 3 ; Noël BANNON : 2 ; Anne TERINNE TOUPIN : 2 et leur fille ; La femme de sieur Arnaud BERNARD, dit TOUPIN et son enfant : 2 ; Rose GAUTHIERE veuve MARIN : 1 ; -A la famille de BONASERBE. Etat de ceux qui sont attaqués : La femme de Louis FOURNIER et son enfant : 2 (ils ne figurent pas dans les décès) ; COMTE Françoise, femme de patron Joseph GRANET (morte le 20/8) ; un enfant de Jacques JULIEN (décédé le 31 août) ; Jacques MONGE (non décédé) ; le nommé MARIN ( non décédé) ». Notons que le notaire Andrac passa de vie à trépas le 10 août et que l’un de ses fils, âgé de 14 ans, avait été enlevé le 3 août (Rotger B., 1984 ; Vallentin du Cheylard Roger, 2000 ).

-1723 -10 août : Saint-Savournin – Jean-François de Cipriany, qui ne porta pas le titre de  seigneur de Cabriès, fit le dénombrement de son fief de Saint-Savournin le 8 janvier 1682 (Arch. départ. B, 794) ; il fut aussi maire de ce lieu. Marié avant 1672 à Marquise de Salomon, qui testa le 28 juin 1724 (not. Achard de Peynier), il ne vivait plus, lors du mariage de son fils qui fut : Charles-François de Cipriany, né à Saint-Savournin, y baptisé le 16 avril, 1686 (parrain, Charles de Cipriany prêtre ; marraine Anne de Mérigon, veuve de Forbin-Gardanne), qualifié seineur du lieu dès 1722 ; il épousa à Fuveau le 10 août 1723. Michèle de Peyssonel, fille de Jean, coseigneur de Fuveau(Voir la chronologie des seigneurs de Fuveau. Furent présents à ce manage Jacques, François de Peyssonel, deux autres membres de cette famille, J.-B. de Faudran, Mad de Guérin-Peyssonel et le P. Paul, augustin réformé) et mourut, le 4 mars 1727 à Saint Savournin, où il fut enseveli le lendemain dans l’église. — Sa veuve mourut au même lieu le .. février 1734, à l’âge de 34 ans, sans laisser d’enfants ; elle fut ensevelie le lendemain auprès de son mari en présence des curés d’Auriol, de Mimet, de Peypin, etc.

-1747 – 10 août : SAINT-LAURENT – Le 10 août 1747, bravant la décision de l’évêque, Ollioules fête Saint-Laurent comme de coutume (Castellan, 1937).

-1789 – 10 août : DIME, RENTES ET BIENS ECCLESIASTIQUES – A l’Assemblée Constituante, l’évêque d’Autun, Talleyrand, propose la remise des rentes et biens du clergé à la nation. L’Assemblée commencera à débattre sur la question de la propriété des biens ecclésiastiques à partir du 13. Sieyès fait un discours devant l’Assemblée en déclarant que la dîme ecclésiastique est une véritable pro­priété et que, par conséquent, elle doit être rachetée. A cette proposition, Mirabeau répond que la dîme n’existe qu’en fonc­tion du service public dont est chargée l’Église, et que la nation peut, par conséquent, supprimer sans indemnité cette contri­bution trop coûteuse. Après délibération, c’est la thèse de Mira­beau qui triomphe (Larousse – Laffont, Agenda 1789-1989, LUNDI 10 AOÛT 1789,)

-1791 – Après le 30 août : Le régiment dit du Roi, compromis gravement dans l’insurrection militaire de Nancy, le 30 août 1791, il fut supprimé et l’unité qui le remplaça prit le dernier numéro de la série. I1 en fut de même du régiment de cavalerie Mestre-de-Camp. Les divers corps de la Maison du Roi furent licenciés progressivement, sauf les gardes suisses dont une grande partie furent massacrés lors de la prise des Tuileries, à Paris, le 10 août 1792 (Louis Baudoin, 1965, p. 334 : Un troisième régiment, celui de Châteauvieux (Suisse), avait aussi pris part à cette émeute.).

-1792 – 10 août : massacre des Tuileries – LA MARSEILLAISE – Le 10 août 1792 : massacre des Tuileries. Sectionnaires et fédérés prennent d’assaut les Tuileries, désertées par la famille royale, après une meurtrière bataille contre les Suisses qui les défendent. Nommé lieutenant dans la garde nationale parisienne, Jean-François Carteaux se distingue dans la journée du 10 août 1792 ; il obtiendra d’abord le grade d’adjudant-général, et deviendra ensuite commandant d’une division de l’armée des Alpes. Le 10 août, Barras est à Paris, comme il y était le 14 juillet 1789 pour voir prendre la Bastille. Les idées ont fait du chemin, et le Barras aristocrate et royaliste est devenu républicain. Avec leurs deux collègues délégués par la société patriotique du Beausset (Eynaud et Penon), trois autres beaussetans (Eloi Bernard Hermitte, Etienne Arnaud et André Brémond) participent avec les Toulonnais et les Marseillais à la prise des Tuileries. Avant l’attaque, c’est un de ces cinq hommes, qui fit rallier le détachement de la garde nationale de Toulon auprès de son commandant, Jean Baptiste Gueit. L’Assemblée vote la suspension du roi, la réunion d’une nouvelle Constituante, une « Convention », dont l’élection se fera au suffrage universel : prélude symbolique à une révolution démocratique. Le roi est suspendu, il est enfermé avec sa famille dans le donjon du Temple.

L’état civil est sécularisé, L’Assemblée décrète la loi sur le divorce et fixe la majorité à 21 ans. Les dénominations « Monsieur », « Madame » sont remplacées par « citoyen », « citoyenne ». La Carmagnole est une chanson révolutionnaire anonyme et très populaire créée en 1792 quand l’Assemblée nationale devenue la Convention décrètera  l’arrestation du Roi après la Prise des Tuileries. Originaire du Piémont, ce chant gagne d’abord la région de Marseille, avant d’atteindre Paris. Elle se popularise ensuite dans toute la France après la chute du trône pour devenir un hymne des sans-culottes.

Rouget de l’lsle (1760-1836) crée le chant de guerre pour l’Armée du Rhin appelé la « Marseillaise » parce que chanté par les volontaires marseillais dont le bataillon, dit Bataillon des Cinq-Cents, participe avec brio à la prise des Tuileries. Il faut noter que ce bataillon, et Barbaroux qui les encadrait ce jour-là, sauva la vie de plusieurs Gardes suisses, empêchant leur massacre par la foule, ce qui leur fut … reproché par les parisiens. Escalet, Fabre, Besombe, Dotier, Rigaud, Astier, Domichel, Pauzat, Jullien, Brémond, Féraud, Ricard, Roux, Rabani, Samet, Martin, Fourrière, Ripert, Rau tomberont ce jour-là pour que vivent la Nation et la République ! Qui se souvient encore d’eux, se souvient encore de nos Fédérés du premier bataillon marseillais morts pour que vivent la Nation et la République ! Oubliés… Leurs 600 camarades ? Oubliés… mieux, trainés dans la boue en les accusant des massacres de septembre alors qu’ils avaient été envoyés au camp de Châlons le 31 août justement du fait de leur amour de la Liberté et de leur refus des massacres d’innocents, n’étant autorisés à rentrer à Paris que le 14 septembre alors que ces massacres eurent lieu entre le 2 et le 7 septembre ! Mais Paris, honteuse, avait déjà besoin de boucs émissaires pour couvrir ses turpitudes ! Et qui se souvient de leurs chefs, François Moisson qui fut le premier à entrer dans la cour des Tuileries ce 10 août, et Pierre Garnier, son lieutenant, qui fut le premier à entrer dans le palais des Tuileries ce même 10 août François Moisson ayant été blessé par la canonnade à bout portant des Suisses, de ces Suisses auxquels avec Charles Barbaroux ils sauvèrent la vie le plus possible, empêchant leur massacre par la foule parisienne suiveuse et non en première ligne, vies sauves qui furent d’ailleurs reprochées en 1793 à Barbaroux et à Moisson lors de leur proscription et procès comme … ennemis de la République, alors qu’ils en furent les fondateurs, Barbaroux y laissant sa tête alors que Moisson la sauva à quelques jours près du fait du 9 thermidor .

Le 10 août 1792 a signifié la fin de la Royauté, et la date de la bataille de Valmy est choisie pour marquer le début d’une ère nouvelle pour la France. On abandonne donc l’an 4 de la Liberté pour entrer dans l’an I de la République Française.

Notes :

  1. Les sections étaient les circonscriptions électorales qui avaient remplacé les districts, bases des élections de 89. Une loi de juin 92 autorisait les sectionnaires à se réunir en permanence.
  2. Deux des acteurs de la future affaire de Toulon, Jean-François Carteaux et le vicomte de Barras, étaient présents, à Paris, lors de cette journée décisive : Carteaux, comme lieutenant dans la Garde nationale parisienne, et Barras, en spectateur, qui, d’aristocrate et royaliste, était devenu républicain. François Carteaux obtint d’abord le grade d’adjudant-général, et devint ensuite commandant d’une division de l’armée des Alpes. Le 10 août, Barras est à Paris, comme il y était le 14 juillet 1789 pour voir prendre la Bastille. Les idées ont fait du chemin, et le Barras aristocrate et royaliste est devenu républicain.
  3. Avec leurs deux collègues délégués par la société patriotique du Beausset (Eynaud et Penon), seuls trois autres beaussétans devaient se rendre à la « fédération générale du 14 juillet à Paris. Ils ont pour noms : Eloi Bernard Hermitte, Etienne Arnaud et André Brémond. Ils participeront avec les Toulonnais et les Marseillais à la prise des Tuileries le 10 août 1792. Avant l’attaque du château des Tuileries, c’est un beaussétan, un de ces cinq hommes, qui fit rallier le détachement de la garde nationale de Toulon auprès de son commandant, Jean Baptiste Gueit (Gérard Delaforge)..
  4. .La Carmagnole est une chanson révolutionnaire anonyme et très populaire créée en 1792 quand l’Assemblée nationale vote la Convention et décrète l’arrestation du Roi après la Prise des Tuileries. Originaire du Piémont, ce chant gagne d’abord la région de Marseille, avant d’atteindre Paris. Elle se popularise ensuite dans toute la France après la chute du trône pour devenir un hymne des sans-culottes.

-1793 – 10 août :

1. anniversaire du 10 août 1792 et  succès du référendum – Le 10 août 1793, au soir de la fête organisée à la fois pour célébrer l’anniversaire du 10 août 1792 et le succès du référendum, la Constitution de 1793 fut enfermée dans une somptueuse « arche » en bois de cèdre et déposée dans la salle de la Convention, aux pieds du président. Elle devait y rester « jusqu’à la paix ». Il y avait eu 4 300 000 abstentions, au moins. 11 610 électeurs osèrent voter « non ». Mais 1 801 918 approuvèrent cette Constitution qui ne sera jamais appliquée puisqu’un décret d’octobre en suspendra la mise en place en décidant que « Le gouvernement provisoire de la France est révolutionnaire jusqu’à la paix. » Ce jour-là fut inauguré le musée du Louvre.

2. EMBARGO Sur tous les navires se dirigeant vers Toulon – Le 10 août 1793, les Représentants en mission près de l’Armée d’Italie, Barras et Fréron, mettent l’embargo sur tous les navires se dirigeant vers le port de Toulon. Les responsables de la ville et de la Marine — dont l’amiral Trogoff — s’en plaindront et cela constituera, en fait, la rupture entre Toulon et l’Armée d’Italie. L’amiral Trogoff se déclarera ouvertement d’accord avec les « Sections » en signant les délibérations de leur Comité Central et, par là même, se faisant son instrument…! Les personnels de l’escadre ne comprennent pas grand-chose à ces événements, en revanche, le Comité des ouvriers de l’arsenal se méfie des « Sections ». Aussi, Trogoff s’étant rendu à une de ses réunions pour expliquer la situation… à sa façon, sera très mal reçu et injurié. Dès le dix août, le comité ouvrier du port dénonce le complot : « Ils veulent livrer Toulon aux Anglais ».

-1794 – 10 août :

1. souscription « pour la construction et l’équipement d’un vaisseau de premier rang » – Le 23 thermidor (10 août 1794), pour se conformer à un arrêté du département du Var, Jean François Decugis est nommé comme trésorier, responsable au Beausset de la souscription ouverte « pour la construction et l’équipement d’un vaisseau de premier rang ».

2. LES FRANçAIS SE RETIRENT DE CALVI – En 1794, les nationalistes corses proposent aux Anglais de mettre la Corse sous leur protection si ces derniers chassent les Français des forteresses de San Fiorenzo, Bastia et Calvi. Les Anglais cherchant un lieu pour protéger l’Angleterre et bloquer la ville de Toulon acceptent l’offre. Le général Stuart attaque Calvi. Durant 40 jours, les deux camps s’échangent des tirs de canons. Finalement le 10 août, les Français sont vaincus et se retirent. La ville est presque entièrement détruite.

-1798 – 10 août : EXPEDITION D’EGYPTE –

-KLEBER : Lettre du général Kléber au général commandant en chef Bonaparte. Le 23 thermidor (10 août 1798). On m’assure, Citoyen Général, qu’un aide de camp que vous m’aviez dépêché, a été pris par les Anglais dans une djerme. Je ne sais où celle-ci vous trouvera et je suis encore à recevoir une lettre de vous depuis votre départ. Ma position cependant est extrêmement délicate, je ne connais ni votre secret ni vos vues et je dois agir comme si j’en étais instruit.

Les Anglais viendront nous bombarder dans nos ports et ils entreront sans hésiter dans ces passes que notre marine trouvait dangereuses, impraticables. Nous avons à la vérité des batteries pour les défendre, mais ces moyens sont bornés en comparaison de ceux que développera l’ennemi qui paraît avoir l’ordre de nous détruire, dut-il sacrifier toute sa flotte. Dans tous les cas, rien ne sera négligé de notre part.

Un autre point beaucoup plus embarrassant est de savoir si l’embargo peut être levé et notamment pour les bâtiments turcs. Comme vous ne m’avez adressé aucun ordre relativement à cet objet, et comme après la prise du Caire, le général Berthier a encore écrit au capitaine de la caravelle d’une manière divagante, je laisserai les choses dans l’état actuel.

Enfin, Citoyen Général, il est instant que vous songiez à établir une communication solide par terre; car indépendamment de la correspondance, il faut protéger l’arrivage des eaux ainsi que j’ai eu l’honneur de vous le mander, la colonne mobile du général Dumuy est aussi insignifiante qu’insuffisante pour remplir cet objet.

Nous avons ici une grande quantité de matelots, je vais en former une légion sous votre approbation. C’est le seul moyen d’amener ces hommes à la discipline et à l’esprit d’ordre. C’est encore du côté de la solde, diminuer beaucoup la dépense. Je destinerai particulièrement cette légion à la traversée du lac entre Rosette et Aboukir. Cela ne se pourra avant 15 jours.

J’ai recours, Citoyen Général, à tous les expédients imaginables pour me procurer de l’argent. Je fais actuellement vendre du riz afin de subvenir aux dépenses du mois prochain. Nous avons une surabondance de cette denrée et elle deviendrait un objet de dilapidation par la seule incurie des administrateurs. J’en garde pourtant assez pour l’approvisionnement de la place pendant trois mois.

Il est vrai que si les Anglais canonnent et bombardent le port, cette ressource sera détruite avec les autres. Ils se servent de nos vaisseaux pour réparer les leurs et l’on prétend qu’en ce moment, ils en ont déjà 20 prêts à mettre à la voile. Ils peuvent donc sacrifier aisément neuf ou dix des plus mauvais pour remplir leur but.

En vous envoyant mon aide de camp, Citoyen Général, j’avais conçu l’espérance que vous vous rendriez ici et je vous y attendais avec l’impatience que devait m’inspirer la position où je me trouve.

Il paraît que nous allons avoir la guerre avec la Porte. Ci-joint la déclaration qui m’a été faite par le capitaine d’un bâtiment arrivant de Casadayli,84.

P.S. : « d’après le rapport qui m’a été fait hier par le capitaine d’un bâtiment venant de la mer Noire, il paraît que nous allons avoir la guerre avec la Porte».

-KLEBER : suivent deux courriers adressés par le général Kléber, l’un est une lettre au commissaire des guerre et au citoyen Dubois, inspecteur des hôpitaux à Alexandrien portant sur le respect des établissements de bain musulmans, l’autre est une circulaire à tous les chefs des différentes armes les invitant à se transporter à son quartier général les 23 et 24 au soir.

-1799 – 10 août : EXPEDITION D’EGYPTE –

-BONAPARTE : Lettre du général commandant en chef Bonaparte au Directoire exécutif : « Au Caire, le 13 thermidor. Siège du fort d’Aboukir : Le 8 thermidor, je fis sommer le château d’Aboukir de se rendre : le fils du pacha, son kiaka et les officiers voulaient capituler mais ils n’étaient pas écoutés par des soldats. L 9 ; on continua le bombardement ? Le 10, plusieurs batteries furent étables sur la droite et la gauche de l’isthme : plusieurs chaloupes canonnières furent coulées bas, une frégate fut démâtée et prit le large. Le même jour, l’ennemi, commençant à manquer de vivres, se faufila dans quelques maisons du village qui touche le fort. Le général Lannes y étant accouru fut blessé à la jambe, le général Menou le remplaça dans le commandement du siège. Le 12, le général Davoust était de tranchée, il s’empara de toutes mes maisons où était logé l’ennemi et le jeta dans le fort après avoir tu beaucoup de monde. La 22e demi-brigade d’infanterie légère et le chef de brigade Magni, qui avait été légèrement blessé, se sont parfaitement conduits. Le succès de cette journée, qui a accéléré la reddition du fort, est dû aux bonne dispositions du général Davoust. Le 15, le général Robi était de tranchée : nos batteries étaient sur la contrescarpe ; nos mortiers faisaient u feu très-vif ; le château ‘était plus qu’un monceau de pierres. L’ennemi n’avait point de communication avec l’escadre, il mourait de soif et de faim ; il prit le parti, non de capituler (ces gens-ci ne capitulent pas), mais de jeter ses armes et de venir en foule embrasser les genoux du vainqueur.   Le fils du pacha, le kiaya et deux mille hommes ont été faits prisonniers. On a trouvé dans le château 300 blessés, dix-huit cents cadavres. […] (après leur sortie) il est mort plus de quatre cents prisonniers, pour avoir trop bu et mangé avec trop d’avidité. Ainsi, cette affaire d’Aboukir coûte à la Porte (Istamboul) dix-huit mille hommes et une grade quantité de canons. […], j’ai été très satisfait de l’esprit des habitants de l’Egypte : personne n’a remué, et tout le monde a continué de vivre comme à l’ordinaire. Les officiers du génie Bertrand et Liédot, le commandant de l’artillerie Faultrier, se sont comportés avec la plus grande distinction. »

-1801 – 10 août : EXPEDITION D’EGYPTE – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française (1798-1801).

-‘Abd-al-Rahaman al-Jabartî  : Lundi 30 [10 août 1801] Publication du bureau des dîmes : le montant [des recettes] s’élève à 16 000 kîs.. [Incidents] Ce même jour, échauffourée entre des janissaires et des Anglais à Guizéh. Il y eut de part et d’autre des tués. Les janissaires reçurent l’interdiction de se rendre sur la rive de Guizéh. [Militaires et population] Ce même jour, des soldats se sont mis activement à commercer dans l’alimentation : ils obligent les gens à se ravitailler [chez eux], fixent aux souqs et aux patrons de boutique les sommes d’argent qu’on doit leur remettre chaque jour, prennent le pain de chez le boulanger sans payer, boivent le café à l’œil, s’adjugent le monopole de ce qui leur plaît pour le revendre ensuite au plus haut prix, sans se soucier des décisions du muhtasib. Ils tyrannisent la population pour la moindre raison, abordant les gens jusque dans leur domicile. Il arriva même qu’un certain nombre d’entre eux pénétra dans les maisons et en chassa les occupants pour habiter à leur place. Si les habitants prennent les soldats avec douceur et leur donnent de l’argent, ils sont laissés tranquilles ; mais s’ils résistent, alors ce sont des injures et des coups, même envers les personnes de qualité ! Se plaindre ? On vous recommande de ne rien dire : « Montrez-vous larges ! vous dit-on. Ils sont vos frères, ce sont des combattants de la guerre sainte. Ils combattent pour vous ; ils vous ont délivrés de ces infidèles qui vous imposaient des mauvais traitements, volaient votre bien, violaient vos femmes, pillaient vos maisons. Mais eux sont vos hôtes pour quelques jours seulement ! » Le pauvre malheureux n’a d’autre solution que de les entretenir suivant ses moyens. S’il a de la chance, il les verra s’en aller pour quelque raison, à moins que d’autres viennent aussitôt à leur place. Partout où les soldats ont logé, ils ont commis des déprédations dans les demeures. [Militaires et chrétiens] Quant aux gardes et aux janissaires affectés aux quartiers chrétiens, eux exigent des chrétiens le double de ce qui est demandé aux musulmans. En plus de la nourriture et de tout le nécessaire, ils demandent de l’argent de poche, le prix du hammâm, etc. Il y eut en cette période quantité de plaintes et de réclamations contre les chrétiens. Les gardes faisaient payer ces derniers même pour le moindre soupçon et ils ne remettaient qu’une petite partie de la somme réclamée au plaignant, qui, si le règlement de l’affaire était à son avantage, n’avait plus qu’à se contenter de son triomphe sui son ennemi. S’il y avait contestation entre deux personnes ou entre époux et que l’affaire relevât du tribunal du cadi, les tâbi’ du commissaire de police accompagnaient les plaignants. Quand l’affaire était jugée, le cadi recevait ses honoraires et les tâbi’ percevaient aussi quelque argent suivant l’importance de la cause.

-1810 – 10 août : SANARY VEND Ses biens communaux pour payer les arrérages d’impôts – En 1810, Sanary reçoit injonction à payer onze mille six cent six francs représentant les arrérages des contributions dues par la commune, laquelle ne possède pas en caisse l’argent nécessaire. Pour se libérer de cette sorte de dette en abandonnant son actif et passif au profit du Gouvernement, la vente des biens communaux permet au maire de certifier que la commune n’avait plus de dettes postérieures au 10 Août 1793. Le receveur d’AIX devra cesser sa demande de mise en recouvrement des contributions prétendument dues.

-1826 – 10 août : première ligne de transports en commun –  Stanislas Baudry, un ancien officier de l’Empire, ouvre à Nantes la première ligne de transports en commun. Elle est couverte par deux voitures à chevaux d’une capacité de 16 personnes. Le mot « omnibus » vient du fait que les voitures stationnaient devant la boutique du chapelier « Omnes ». Stanislas Baudry ira ensuite faire carrière à Paris où il créera un réseau de 18 lignes d’autobus.

-1838 – 10 août : toulon erigera une chapelle au quartier de Bon-Rencontre – Le 10 août 1838, le conseil municipal de Toulon adopte un certain nombre de décisions telles que l’érection d’une chapelle au quartier de Bon-Rencontre, la proposition de M. Josserand de céder à la ville sa collection de tableaux à certaines conditions stipulées dans sa lettre au Maire, et la créa­tion d’un Musée communal.

-1842 – 10 août : domaine de Montauban (Ollioules) – Le 10 août 1842, Etienne François de Soye, directeur des subsistances à Toulon, revend le domaine de Montauban situé à Ollioules à Gustave Guillaume Poutier, capitaine de corvette qui fera construire la grande citerne couverte recueillant à la fois l’eau des toitures et des dalles calcaires de la pinède.

-1859 – 10 août : CHALOUPES DEMONTABLES OFFERTES AU ROI DE SARDAIGNE – Le 10 août 1859, les chaloupes démontables « Frassineto », « Sesia », « Castelnedolo », Pozzolengo et « Torrione » sont offertes au roi de Sardaigne ; elles ont été construites par les Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne et assemblée sur le lac de Garde.

-1867 – 9 août : AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – 10. Samedi S. Laurent. « Temps magnifique, splendide. Petite brise du large. Foire de Saint Laurent à Ollioules.

-1870 – 10 août : GUERRE CONTRE LA PRUSSE – PREMIERE DEFAITE FRANÇAISE : Le 10 août 1870, les premiers revers français face à la Prusse entraînent la chute d’Emile Ollivier et plongent Toulon dans la consternation. Les défaites se succéderont : Wissembourg, Reischoffen et, enfin, la capitulation de Sedan.

-1886 – 10 août : François Mourdeille, de Bormes, commande les polacres corsaires “Légère” et “Diana”, puis la corvette “Dromadaire” de Toulon, et fait la chasse aux Anglais dans l’Atlantique. Il est à Loango en novembre 1805 avec un butin de trois frégates Anglaises, puis à Montevideo en juin-juillet 1806. Là, son destin bascule : les Anglais soulèvent les colonies Sud-Américaines contre la métropole Espagnole. Il prend donc parti contre ces soulèvements, fait le siège de Buenos Aires, pris le 10 août 1806, et reprend Montevideo le 3 février 1807.

-1889 – 10 août : FACHODA – La guerre coloniale larvée qui existe avec l’Angleterre est partiellement réglée le 10 août 1889, et définitivement enterrée en 1898 à Fachoda.

-1901 – 10 août : LES Etats-Unis COLONISENT DES TERRITOIRES INDIENS – Aux Etats-Unis d’Amérique la colonisation atteint les territoires indiens compris entre les 98e et 99e degrés de longitude ouest et entre les 34e et 35e parallèles de latitude nord (Alain Peyrefitte, 1986).

-1902 – 10 août : EDOUARD VII, ROI D’ANGLETERRE – La presse international rapporte le couronnement à Londres du roi Edouard VII.

-1903 – 10 août : Un incendie dans la ligne de métro n°2 à Paris provoque 84 morts par asphyxie. Un incendie à la station Couronnes, sur la ligne Porte Dauphine – Nation, fait 84 victimes. Un court-circuit survenu sur une rame provoqua un début d’incendie et les passagers, priés de sortir, s’entassèrent sur le quai pour demander un remboursement. Le feu provoqua alors une coupure d’électricité et les passagers se retrouvèrent piégés dans la station où le feu se propagea rapidement. A la suite de cette catastrophe, des mesures de sécurité très strictes ont été prises.

-1906 – 10 août : loi de séparation de l’église et de l’Etat – Le pape Pie X adresse au clergé français l’encyclique « Gravissimi officii » qui condamne les associations cultuelles créées d’après la loi de séparation de l’église et de l’Etat.

-1907 – 10 août : course Pékin-Paris – A bord de son Italia, le prince Scipion Borghese franchit le premier la ligne d’arrivée, porte de Vincennes, de la course Pékin-Paris.

-1912 – 10 août : Raymond Poincaré en Russie – Le Président de la République française Raymond Poincaré entame le deuxième jour de sa visite Officielle en Russie.

-1913 – 10 août : FIN DE LA guerre des Balkans – Traité de Bucarest mettant fin à la deuxième guerre des Balkans.

-1914 – 10 août : FORTE POUSSEE ALLEMANDE – Au matin du 10 août, notre gauche est à Thann, notre centre et notre droite sur la ligne Reiningen. Nos forces, d’ailleurs épuisées, qui se trouvent à Reiningen, peuvent, d’un moment à l’autre, être en mauvaise posture. Le moral des troupes ayant subi une rude atteinte, le Commandement décide l’accentuation de notre repli sur les  hautes Vosges. Vieux-Thain, puis Thann sont évacués. La retraite est reprise en direction de l’Ouest. Les Allemands, eux, marchent en direction du Sud. Ils se heurtent, le 10 août, à la 57e division de réserve, qui appartient à la garnison de Belfort. La 113e brigade a été dirigée dès le 9 août sur la frontière, pour surveiller la direction de Dannemarie ; elle se porte le 10 sur les contreforts de la rive gauche de l’Ill et sur les hauteurs du Spechbach, où elle est rejointe par la brigade Quais, qui retraite avec la 14e division. Grâce aux hésitations de la poursuite ennemie, les éléments de la 57e division se trouveront rassemblés le 11août sous les ordres du général Frédéric Bernard, et pourront couvrir la droite du 7e Corps d’Armée, puis engager le combat et briser l’effort ennemi (chtimiste / batailles 14-18 / alsace1914).

-1920 – 10 août :

1. Le traité de Sèvres dépèce la Turquie ottomane – Traité de Sèvres entre les Alliés et le gouvernement d’Istamboul successeur de l’Empire ottoman. La Turquie est réduite à l’Anatolie turque et à Constantinople. Rappelons qu’au XVIème siècle, l’Empire ottoman possédait la majorité de l’Europe balkanique, le nord de l’Afrique et l’ensemble du Moyen-Orient.

2. L’Angleterre et la France décident l’envoi d’une mission militaire pour aider la Pologne dans sa guerre contre la République des Soviets. Conséquence : le 15, on assistera à une contre-offensive polonaise contre l’Armée rouge à Varsovie (André Rossel, 1984 ; Alain Peyrefitte, 1986).

-1923 – 9 août : MUSTAPHA KEMAL – En Turquie, Mustapha Kémal fonde le « Parti républicain du Peuple » qui est le parti unique (André Rossel, 1984).

-1924 – 10 août : SAINT-LAURENT ou SAINT-PIERRE ? – Avant la Guerre de 1914-1918, à Saint-Mandrier, on fêtait Saint-Joseph ou Saint-Michel, à partir de 1924 on fêtera en juillet Saint-Pierre, patron des pêcheurs, fête corporative qui caractérise la vie du pêcheur sur la côte méditerranéenne. Cette année-là, elle eut lieu le 10 août et fut célébrée avec les pécheurs de Saint-Elme et de La Seyne (Ephémérides 1ère année).

-1925 – 10 août : dépôt de mazout au Lazaret de Toulon (mais sur la commune de La Seyne). – Le 10 août 1925, le Ministre de la Marine est l’hôte des autorités maritimes, qui sur place insisteront sur l’utilité du projet d’un dépôt de mazout au Lazaret. On assiste alors aux protestations des populations de Saint-Mandrier, Saint-Elme, La Seyne, des pêcheurs, du syndicat d’initiative et des élus seynois.

-1926 – 10 août : Caisse autonome d’amortissement – Loi constitutionnelle créant en France la Caisse autonome d’amortissement (Alain Peyrefitte, 1986).

-1932 – 10 août : REPUBLIQUE ESPAGNOLE – En Espagne, échec du soulèvement militaire (pronunciamento) conduit par le général Sanjurjo à Séville contre la République espagnole (André Rossel, 1984 ; Alain Peyrefitte, 1986).

-1936 – 10 août : GUERRE CIVILE EN ESPAGNE – Le 10 août 1936, le transport d’aviation Commandant Teste appareille de Toulon pour l’Espagne où la guerre civile a débuté le mois précédent, mais le groupe aérien n’est pas embarqué et reste à Saint-Mandrier. Au mois d’octobre, le Teste, sa mission terminée sera de retour et le groupe aérien embarquera à nouveau pour des séances de catapultages et de prises de rampe (Ephémérides 1ère année).

-1938 – 10 août : MORT DU GRAND DUC CYRILLE, PRETENDANT AU TRÔNE DE RUSSIE – La journal « La Liberté » annonce : « C’est à l’hôpital américain de Neuilly que s’éteint le 10 août 1938 le grand duc Cyrille prétendant au trône de Russie. Seule peut-être une restauration ou un dictateur providentiel auquel rêvent depuis 20 ans certains Russes semble à même d’arrêter le mouvement de dislocation de l’empire russe (…). Bien entendu nous ne pouvons en France prendre parti ni contre une restauration en Russie ni contre un bloc d’Etats successeurs de l’URSS. » (La Liberté du 10 août 1938).

-1942 – 10 août : LA RELÈVE – Une « cérémonie de la relève » est organisée à Compiègne. Pierre Laval fait un discours pendant que deux trains se croisent : l’un transportant des travailleurs français vers l’Allemagne, l’autre ramenant des prisonniers libérés (André Rossel 1985).

-1943 – 10 août : LE « CASABIANCA » ET LIBERATION DE LA CORSE – Le 10 août 1943, le sous-marin « Casabianca » arrive à Alger après avoir effectué sa cinquième mission de guerre. Dès son arrivée, le commandant l’Herminier apprend que l’organisation corse a récupéré tout le matériel que son bâtiment avait débarqué dans l’île (Cdt L’Herminier, « Casabianca » ; Jean-Louis Panné, 2001). Par la même occasion, il apprend que les parlementaires français en exil à Londres ont voté la veille un ordre du jour demandant aux Alliés de reconnaître sans retard le Comité Français de Libération Nationale (CFLN) (Ephémérides 1ère année).

-1944 – 10 août :

1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : FALAISE ET AVARANCHES – Epuisés par la lutte, exténués à en tomber, les hommes de la 12e D.B. S.S. ont passé aux nouveaux venus de la 85e D.I. les posi­tions si chèrement maintenues par leurs soins. Ils ne se doutaient pas que leur victoire défensive allait être une victoire à la Pyrrhus. Car elle amena le Haut Commandement à prendre des décisions qui devaient se révéler désastreuses. Comme le risque d’une percée anglaise en direction de Falaise paraissait conjuré, le maréchal von Kluge céda aux instances du Grand Quartier et ordonna un nouvel effort sur Avranches pour essayer d’étran­gler tout de même enfin ce damné goulot. C’était courir de propos délibéré un risque mortel. Kluge se maintint de la sorte, avec le gros du Groupe d’armées B dans une position qui, pour de simples motifs opérationnels, aurait dû depuis longtemps être abandonnée. Il ne voulut pas voir que Patton roulait déjà au-delà du Mans. Il ferma systématiquement les yeux à cette évidence que si le front allemand n’était pas replié de toute urgence, il offrait aux Américains toutes les chances de l’envelopper et de l’encercler.

Et ce qui devait arriver arriva : le 15e Corps U.S. s’infléchit le 10 août par Alençon et Argentan, menaçant dans la profondeur le flanc de la VIIe Armée. Coïncidant avec la poussée des divisions canadiennes jusque sur le Laison, on vit commencer à se dessiner l’immense poche dans laquelle les cent cinquante mille hommes des divi­sions de Kluge allaient se trouver coin­cées. S’ils ne se retiraient pas rapidement vers l’est entre Argentan et Falaise tant que la position antichar établie sur le Laison tenait encore, la catastrophe était suspendue sur leur tête imman­quablement.

De nouvelles grandes unités, dont la fameuse 9e D.B., furent rappelées en hâte du Midi. Il était bien temps! Elles furent engagées isolément maintenant qu’il était trop tard, alors que leur intervention groupée, survenant opportunément sur le front du débarquement, eût sans doute pu changer la face des choses. Avec un entêtement obstiné, le Haut Comman­dement allemand s’en tint à son idée fixe : pousser encore une fois sur Avran­ches, bloquer le corridor et couper de leurs bases les forces américaines qui opéraient déjà loin de là dans le sud. Cette fois ce fut le groupe blindé allemand du général Eberbach qu’on en chargea. Il fallut marcher de nuit, sans un moment d’in­terruption ni de répit. Pour toutes les unités il n’y avait plus, depuis le début d’août, de ravitaillement organisé. Tous les dépôts étaient tombés aux mains des alliés. Les stations-magasins de l’arrière étaient en général ou détruites par l’aviation ou occupées par les alliés. La conséquence fut que, très rapidement, les tracteurs de l’artillerie, en particulier, n’eurent plus de carburant. Il en allait de même pour les blindés (Paul Carell, Ils arrivent)

2. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD « OPERATION DRAGOON » – Le 10 août 1944, tandis qu’à Paris, dans une ultime tentative de sortir de l’impasse où sa politique de collaboration l’a conduit, Laval projette de réunir l’Assemblée nationale dissoute en juillet 1940 (Jean-Louis Panné, 2001), un drame se déroule à Signes. La ferme de Châteauvieux qui sert normalement de colonie de vacances abrite à ce moment des jeunes gens désireux d’échapper aux réquisitions. Pour les Allemands, elle est un repaire de « terroristes ». Ils perquisitionnent. Plusieurs réfractaires qui s’y cachent peuvent fuir, mais c’est en tentant de faire de même que le jeune Marcel Lapied est abattu. La ferme est ensuite pillée et incendiée. Le corps de la jeune victime est porté directement au cimetière. Les gendarmes ont été chargés de faire évacuer les rues et les Allemands ont mis une mitrailleuse en batterie pour décourager toute tentative de manifestation.

3. Garcin et ses hommes, déguisés en officiers SS, pénètrent dans l’hôpital Salvator de Marseille et repartent avec 7 résistants qui y sont hospitalisés et doivent être fusillés. Mort le 4 septembre 2006 à L’Isle-sur-la Sorgue, Garcin est un résistant connu sous le pseudonyme de commandant Bayard. D’abord chef des Groupes francs (MUR) du département de Vaucluse puis nommé chef du 3e Bureau Opérations et Actions avec le grade de lieutenant-colonel avant le débarquement de Provence, il devint Inspecteur Régional des FFI après le 10 août 1944. Ses faits d’armes dans la Résistance lui ont valu d’être fait le 30 octobre 1957 officier de la Légion d’honneur, promotion comptant l’attribution de la croix de guerre 1939-1945 avec palmes. Ce décret, signé par le président René et le président du Conseil, Maurice Bourgès-Maunoury, souligne que Bayard a mené plus de 40 opérations contre l’ennemi, toutes couronnées de succès, et que celles-ci ont semé la perturbation dans ses services, détruit son matériel, désorganisé son ravitaillement, saboté ses dépôts de carburants et freiné ses déplacements par chemins de fer.

-1945 – 10 août :

1. bombeS atomiqueS sur HIROSHiMA ET Nagasaki – CrimeS contre l’humanité – Les résultats immédiats du lancement d’une bombe atomique sur Nagasaki sont connus : 20 000 morts, 50 000 blessés. Rappelons que celle qui fut lâchée sur Hiroshima le 6 août avait fait 78 000 morts, 14 000 disparus et 40 000 blessés (Alain Peyrefitte, 1986).

2. Hô Chi Minh, chef du parti communiste vietnamien, le Vietminh, évince Bao-Daï (on écrit aussi Bao Dai), empereur d’Annam, et soulève la population contre l’occupant japonais. Trois semaines plus tard, le 2 septembre 1945, le Japon ayant officiellement capitulé, il proclamera unilatéralement l’indépendance de la République démocratique du Viêt-nam (on écrit aussi Vietnam). Son initiative est ignorée par le gouvernement provisoire du général de Gaulle, à Paris, comme par les conférenciers réunis à Potsdam, lesquels décident de partager l’Indochine suivant le 16e parallèle entre les Chinois de Tchang Kai-chek (au nord) et les Britanniques (au sud). L’imbroglio va déboucher sur la première guerre d’Indochine.

-1947 – 10 août : scrutin des municipales en France – Lors du débat sur le mode de scrutin des municipales en France qui sera clos le 13, le président du Conseil, Paul Ramadier, s’en prend aux communistes et à de Gaulle en dénonçant les dangers de la dictature de masse et du pouvoir personnel.

-1952 – 10 août : C.E.C.A. – Jean Monnet devient président de la Communauté Economique Charbon Acier (CECA) (Frédéric Gugelot, 2001).

-1954 – 10 août :

– plan d’expansion économique – L’Assemblée accorde à Pierre Mendès-France les pleins pouvoirs pour réaliser le plan d’expansion économique. Le ministre des Finances crée un fonds de reconversion de l’industrie et un fonds de reconversion de la main d’œuvre (Ephémérides 1ère année).

-LA REALITE DEPASSE LA FICTION – « Grâce au progrès de la science ; le mur de l’audibilité sera bientôt franchi » promet le professeur Paget aux sourds-muets réunis à Lille en congrès national. Sur la photo ci-dessus nous voyons une partie des congressistes observant la minute de silence. (vu dans La Voix du nord du 10 août 1954).

-1957 – 10 août : construction de 300 000 logements – En France, publication de la loi cadre sur la construction de 300 000 logements (Alain Peyrefitte, 1986).

-1959 – 10 août : conférence des neuf Etats indépendants d’Afrque – La presse publie les résultats de la conférence des neuf Etats indépendants d’Afrique qui s’est tenue du 3 au 8 août. Entre autres, ces Etats invitent la France à reconnaître le droit du peuple algérien à l’autodétermination et à l’indépendance (Ephémérides 1ère année).

-1977 – 10 et 11 août : la reine d’Angleterre en Irlande – La visite de la reine d’Angleterre en Irlande, à l’occasion de son Jubilée, se déroule sans incident.

-2019 – 10 août : Suicide « apparent » du pédophile Jeffrey Epstein – Professeur de mathématiques new-yorkais enrichi dans la gestion de fortunes, le multimillionnaire américain avait été incarcéré le 6 juillet 2019 à New York à la suite de la plainte de différentes jeunes femmes qui l’avaient accusé d’avoir abusé d’elles dans leur adolescence dans ses résidences de luxe. Jeffrey Epstein (66 ans) avait déjà été inculpé pour des faits similaires en Floride dix ans plus tôt mais avait alors bénéficié de l’étrange mansuétude du procureur Alexander Acosta. Cette nouvelle inculpation jette la suspicion sur ledit procureur, devenu entretemps ministre du Travail dans le cabinet du président Trump, et l’oblige à démissionner le 12 juillet 2019. De nombreuses personnalités pourraient être mises en cause à leur tour par cette affaire sordide de prostitution haut de gamme et d’abus sexuel sur mineures. Parmi elles, le prince Andrew, deuxième fils de la reine Elizabeth II, ami de longue date du financier américain…

-2021 – 10 août : EN DIRECT DE NOS ARCHIVES. (Nous proposions, il y a de cela 4 ans les textes suivants : )

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 320e livraison). Le développement du commerce va de pair avec une forte demande locale, et réclame des voies de communication entretenues  et sûres, entre autres pour le sel qui transitait par Saint-Nazaire à partir des Embiez (Comme nous l’avons écrit précédemment, Ollioules ayant besoin de sel en quantité et quotidiennement, devait le faire venir des salins des Embiez par la route de Six-Fours à Toulon.). Le commerce, souffrant des guerres entre Angevins et Aragonais (côtes ravagées par les Catalans, circuits commerciaux troublés ou détruits, insécurité des mers), reçoit fort à propos une aide décisive du roi René qui crée un corps de garde-côtes en 1479, et fait reprendre le réseau routier. A l’image des Italiens, des nobles provençaux tels les Forbin et les Albertas deviennent patrons de barques et marchands de sociétés en commandite. La noblesse trouve alors dans le commerce un emploi à sa fortune et un moyen de la faire prospérer. Le transport du blé en provenance de Marseille, de sel à partir des Embiez, et l’exportation des produits du terroir, nécessitent pour Ollioules un port plus pratique que celui de Saint-Nazaire jugé trop éloigné tout à la fois d’Ollioules et de Toulon : le procès contre Toulon au sujet de l’utilisation du port de Lagoubran est relancé en 1410 (Castellan, 1937, p. 21). En pure perte, car le roi Louis II révoque l’année suivante le privilège accordé aux Ollioulais les autorisant à construire au quartier maritime de Lagoubran un quai avec débarcadère. Les pilotis déjà plantés et les quais commencés sont irrémédiablement détruits. De cette décision qui le prive de son port sur la rade de Toulon, va dépendre l’intérêt d’Ollioules pour Saint-Nazaire dont la tour assure une défense efficace. Cette situation restera inchangée malgré l’édit royal rétablissant la liberté du commerce du 8 mars 1484 (Lobrichon G., 2001.).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 520e livraison : L’atelier royal de la monnaie à Marseille.

La rivalité entre Aix et Marseille ne semble pas avoir porté avant Louis XII sur la possession de l’atelier monétaire. Jusque-là, Aix était, avec Tarascon, un des ateliers du Comté de Provence tandis que Marseille était atelier en Terres adjacentes.. Cependant  des lettres patentes du 27 mars 1504 interdirent de battre monnaie autre part qu’à Aix, capitale du Comté de Provence.

En 1527, à Marseille, l’officine se trouvait dans la maison d’un dénommé Raplan. Deux ans plus tard, elle était dans la maison du Capitane Servian.

Sous la guerre de la Ligue, on vit Casaulx rouvrir en 1591 un atelier à Marseille qui ferma en 1596, tandis que le Grand Sénéchal, comte de Carcès, couvrait cette opération.

La guerre entre Aix et Marseille reprit au milieu du  XVIIe s. avec une violence jusqu’alors inconnue.  En 1642, par suite de l’attribution de la ferme générale de la fabrication des espèces à un nommé Montbrun, ce dernier choisit Marseille pour son atelier, ce que firent également ses successeurs. Mais les Etats et le Parlement mirent opposition à l’ouverture de ce nouvel hôtel et n’hésitèrent pas à envoyer à Marseille un Commissaire du Parlement qui fit démolir les travaux en cours à peine de punitions corporelles. Sans succès !

A la suppression de l’atelier d’Aix en 1586, on choisit Marseille pour le remplacer. Et le bâtiment retenu pour cela fut l’ancien couvent des P.P. de la Merci où la première frappe se fit en grande  pompe le 1er décembre 1787.. Après avoir passé aux Récollets cers 1792, aux Bernardoines en 1798, il fut établi en 1801 dans le local des Pauvres passants, rue des Convalescents, où se trouvait en 1932 le magasin de réserve du matériel des hôpitaux militaires. Il y resta jusqu’à sa fermeture définitive en 1857.

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) –  42e livraison. Place Vincent Raspail (suite). Outre la chapelle, le cloître, le réfectoire, les cours et les communs, l’enceinte du couvent comprenait encore un grand jardin potager et un cimetière. Ce cimetière se trouvait, en bordure sur la carriera tras la Canal, à l’extrémité Nord de l’enclos. A la fin du XVIe siècle, une partie de la muraille qui le séparait de la voie publique s’étant écroulée, ce lieu devint le refuge des malfaiteurs et des femmes débauchées de Toulon.

Pendant de longues années, les habitants du quartier ne cessèrent de se plaindre de ce voisinage dangereux et de demander la reconstruction du mur de clôture. Mais les FF. Prêcheurs s’y refusaient toujours, prétextant que les travaux devaient être à la charge de la commune. Il fallut que le gouverneur de Provence, Louis de Valois, vint lui-même, lors de son passage à Toulon, en 1642, ordonner à ces religieux de réparer la muraille de leur cimetière : « sur les plaintes à nous faictes par les consuls et aulcungs habitants de ceste ville de Tholon, voisins du couvent des frères Prêcheurs, des désordres qui se commettent journellement au dit quartier, par le peu de soins qu’apportent les prieurs et religieux du dit couvent, à faire fermer la porte de la clôture du cimetière du couvent, dont les voleurs et gens de mauvaise vie se servent par ce moyen de restraite pour faciliter leurs larcins et saletés au grand scandale du public. Sur ce, après avoir veu et visité les dits lieux sur lesquels nous nous serions à cet effet transportés, nous ordonnons très expressément aux « dits religieux qu’ils ayent incontinent et sans delay à faire fermer la dite porte et maison, pour la plus grande précaution contre toute sorte d’abus, à faire relever la muraille de la dite clôture de trois pans au-dessus de son entière hauteur ». (Archives communales, GG, 13)

A suivre.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

« ça ne peut pas continuer à ce rythme, soupire une pharmacienne. Il y a tant de nouveaux médicaments que, pour certains, on n’a pas encore pu découvrir quelles sont les maladies qu’ils sont censés guérir. ».

Il est 8 heures (du matin, bien entendu), une belle journée se prépare pour Sanary s’il faut en croire la météo dans son langage fleuri. En attendant la vérification de ces prédictions, je vous souhaite une bonne, une excellente journée et vous donne rendez-vous demain. Gare au soleil ! gare à la forte chaleur annoncée !

-terre de l’Ermitage de Saint Laurent XVIIe s., commune de la Seyne (plaine au sud de la colline de la Garenne) ; Camp de Laurent 1956 et 1/50 000 ; Camp Laurent 1982 ; chapelle Saint Laurent 1996 ; cf. la Cruvillière.

(à suivre)

OLLIOULES : 572e livraison.  -1842 – 10 août : domaine de Montauban (Ollioules) – Le 10 août 1842, Etienne François de Soye, directeur des subsistances à Toulon, revend le domaine de Montauban situé à Ollioules à Gustave Guillaume Poutier, capitaine de corvette qui fera construire la grande citerne couverte recueillant à la fois l’eau des toitures et des dalles calcaires de la pinède.

SANARY – 666 livraison. -1810 – 10 août : SANARY VEND Ses biens communaux pour payer les arrérages d’impôts – En 1810, Sanary reçoit injonction à payer onze mille six cent six francs représentant les arrérages des contributions dues par la commune, laquelle ne possède pas en caisse l’argent nécessaire. Pour se libérer de cette sorte de dette en abandonnant son actif et passif au profit du Gouvernement, la vente des biens communaux permet au maire de certifier que la commune n’avait plus de dettes postérieures au 10 Août 1793. Le receveur d’AIX devra cesser sa demande de mise en recouvrement des contributions prétendument dues.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 865e livraison. -1610 -10 août : toponymie de l’arrondissement de Marseille.

1. Chemin de la Melamousque (acte cité dans le mémoire de Louis de Valbelle, cart. Nicolaï, n° 30). Malamousque – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier d’Endoume. Première mention : 17 mai 1286 – Platea de Lumena Moscas (charte aux archives  municipales).

2. Vallon des Innocents (acte cité dans le mémoire de Louis de Villeneuve, au carton Nicolaï, n° 30). Vallon des Auffes – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde (1872). Première mention :

Vallon den Garnier, 13 mai 1311 (acte notarié) puis Garneria, 17 septembre 1343 (ibid.). A partir du milieu du dix-huitième siècle, les maîtres auffiers de Marseille ayant choisi cet endroit pour y faire séjourner leurs spars ou auffes et les rendre plus flexibles, ce vallon a reçu le nom qu’il porte aujourd’hui (ibid.).

ÉPHÉMÉRIDES

-L’INTEGRALE.

-833 – 10 août : Mort à Bagdad d’Abdallah El-Mamoun, deuxième fils d’Haroun al-Rachid et septième calife de la dynastie abbasside. Vingt ans plus tôt, en 813, el-Mamoun a massacré son frère aîné el-Amin. Après quoi, il a régné sur Bagdad et notamment fondé la Maison de la sagesse (Beit-Al-Hikmat) et favorisé l’école de théologie mouzatilite (ou mouzatilisme).

-955 – 10 août : le roi d’Allemagne Otton Premier écrase les Hongrois au Lechfeld, au sud de l’actuelle ville d’Augsbourg, en Bavière, sur l’un des principaux champs de bataille européens. Cette victoire a un grand retentissement parmi les dirigeants et les lettrés de l’Europe chrétienne. Chacun y voit à juste titre la fin des Grandes Invasions barbares qui ont tourmenté l’Europe occidentale pendant six siècles. Pendant un millier d’années, l’Europe occidentale se développera en-dehors de toute immigration extérieure, cela n’excluant pas des mouvements de population à l’intérieur du continent ou vers l’extérieur. En attendant, le roi d’Allemagne est encensé par son peuple et ses troupes dès le lendemain de sa victoire du Lechfeld. Il devient Otton le Grand et il est très vite poussé à restaurer en Occident l’idée impériale. Il va se faire couronner empereur et créer un nouvel empire en remplacement du défunt empire de Charlemagne. Protecteur de Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne-Provence , il permettra à celui-ci de venir à bout des luttes fratricides que connaissait la Provence et entre autres chasser les derniers sarrasins qui occupaient les passes alpines (972).

-1229 – 10 août : Colle de Tuze – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Saint-Julien (acte notarié). Saint-Julien, anciennement village, est aujourd’hui quartier de la commune de Marseille. C’était une seigneurie avec droit de juridiction et un prieuré assigné au cabiscol ou chantre de la cathédrale. Les Caillols, les Martégaux et les Olives dépendaient de la paroisse de Saint-Julien

-1246 – 10 août : CARNOULES – LIMITES DU CHÂTEAU ROYAL – L’acte 1035 du cartulaire de Saint-Victor, daté des 10 août, 16 août, 11 septembre et 12 septembre 1246, ou  « Carta Maximini et Castri Regalis »,  fixe les limites du « castrum regale » (château royal) et de Carnoules. On trouve parmi les signataires : « Girardi de Areis jurisperiri, Rainaldi de Masalgis militis, Fulcherus de Blancafort militis. » Le chevalier Fulco de Blacafort est également cité dans l’état des droits et revenus de Charles Premier d’Anjou au terroir de la Môle, daté de 1252. D’après Gabrielle Démians d’Archimbaud, tome 3, chap. III, p. 90, Blancafort est un village aujourd’hui déserté de la commune de Besse (Var). (Guérard 1857)

-1294 – 10 août : GUILLAUME DE SABRAN, 39e ABBE DE SAINT-VICTOR ET SEIGNEUR DE SIX-FOURS – Le 10 août 1294, Guillaume de Sabran devient le 39ème abbé de Saint Victor de Marseille mais seulement le 32ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. A ce titre, il est seigneur majeur de Six-Fours. Il deviendra évêque de Digne le 6 février 1324.

-1295 – 10 août : Condamina, (acte notarié). La Condamine – lieu-dit,  commune  d’Allauch, quartier de Saint- Pierre (1872).

-1299 – 10 août : Los tras lucz (acte notarié). Les Trois-Lucs – hameau, commune d’Allauch (1872).

-1304 – 10 août : Fons Dinaut (acte notarié). Tourdinau – lieu-dit, commune d’Allauch. Anciennement, Tordinaut, 10 juillet 1298 (charte aux archives municipales).

-1311 – 10 août :  Peirafuec (acte notarié). Pierrefeu – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Lignières.

-1348 – 10 août : toponymie de l’arrondissement de Marseille.

1. Colla de Morgils (acte notarié). Morgiou / Morgieou, petit port et cap, commune de Marseille, en des­sous des monts de Luminy. Ancienne Immadras positio de l’itinéraire d’Antonin, d’après Walckenaer (Géogr. des Gaules, t. III, propriété  123).

2. Colla de Sormil (charte aux archives municipales). Sormiou, anse sur le littoral au midi de Marseille (1872).

-1501 – 10 août : La Tortoyra (registre aux archives de l’Evêché). La Tourtoire – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Paluds.

-1539 – 10 août : ordonnance royale datée de Villers-Cotterets – Le 10 août 1539, par ordonnance royale datée de Villers-Cotterets le roi François ler prescrit que, désormais, devraient être rédigés en français tous les actes de justice, les testaments et les contrats. Cet acte est célèbre pour avoir imposé l’usage du « langaige maternel françois » dans les actes publics (article 111), autrement dit pour avoir fait du français la langue de l’Etat. Cet énorme acte législatif (192 articles) fixe les limites des juridictions séculières et ecclésiastiques, en confinant celles-ci aux affaires touchant directement à l’église ; il crée un embryon d’état-civil dans l’ensemble du royaume, en imposant aux curés la tenue de registres dits « paroissiaux » qui constituent la première tenue régulière administrative de l’état-civil des populations. Cette ordonnance fut déclarée applicable à la Provence le 17 octobre 1539 (Barnavi Elie, 2001).

-1537 – 10 août : Début du siège de la Rochelle par Richelieu.

-1566 – 10 août : DEBUT DE LA REVOLTE ICONOCLASTE AUX PAYS-BAS – Les protestants calvinistes se soulèvent à Armentières, pillent les églises et incendient peintures et statues catholiques. Ces faits engendrent une division au sein des instigateurs de la révolte des Gueux qui rassemblaient initialement catholiques et protestants contre l’ennemi espagnol. Cette rébellion trouve racine dans le rejet de l’Inquisition contre les hérétiques, prélude à la guerre des Quatre-vingts Ans débouchant sur l’indépendance des Pays-Bas.

-1610 -10 août : toponymie de l’arrondissement de Marseille.

1. Chemin de la Melamousque (acte cité dans le mémoire de Louis de Valbelle, cart. Nicolaï, n° 30). Malamousque – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier d’Endoume. Première mention : 17 mai 1286 – Platea de Lumena Moscas (charte aux archives  municipales).

2. Vallon des Innocents (acte cité dans le mémoire de Louis de Villeneuve, au carton Nicolaï, n° 30). Vallon des Auffes – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde (1872). Première mention :

Vallon den Garnier, 13 mai 1311 (acte notarié) puis Garneria, 17 septembre 1343 (ibid.). A partir du milieu du dix-huitième siècle, les maîtres auffiers de Marseille ayant choisi cet endroit pour y faire séjourner leurs spars ou auffes et les rendre plus flexibles, ce vallon a reçu le nom qu’il porte aujourd’hui (ibid.).

-1707 – 10 août : SIEGE DE TOULON PAR LE DUC DE SAVOIE – C’est le 10 août 1707 que l’infanterie de renfort, au nombre de 18 bataillons, arrive à Toulon. Quant à la cavalerie, comptant 42 escadrons sous les ordres de M. de Medavy, elle est envoyée dans la région de St-Maximin et Brignoles où elle gêne considérablement les ennemis en les empêchant de s’étendre et de se procurer les fourrages nécessaires pour leur importante cavalerie. En arrivant à Toulon avec ses derniers renforts qui portent les effectifs de la place à 58 bataillons, M. de Tessé, gouverneur militaire, décide de faire une sortie pour desserrer l’étreinte des assiégeants. Le plan de l’attaque est établi par M. de la Blottière, ingénieur.

-1721 – 10 août : DERNIERS DECES DUS A LA PESTE A OLLIOULES ET A SANARY – Le 10 août 1721, Ollioules enregistre le dernier décès dû à l’épidémie de peste qui a débuté dans cette ville sept mois plus tôt, le 10 janvier très exactement. Sur 2600 habitants, la moitié de la population est morte. Dans l’acte déclaratif de la santé, souscrit devant Dupont, brigadier des armées du roi, commandant à Toulon et dans le pays et devant le consul d’Antrechaus, les consuls de la viguerie affirmèrent sous la foi du serment que la contagion avait effectivement cessé à Ollioules le10 août. Vers le 10 août 1721, le Bureau de santé de Sanary dresse les états des morts et de ceux qui ont été attaqués par la maladie au cours de la première semaine d’août : «En la famille de sieur François ANDRAC en est mort : 4 ; A celle de Louis FOURNIER : 2 ; A patron Joseph GRANET : 3 ; A Jean LION et à son beau-frère : 10 ; -La nommée BARBE rentière et son mari : 2 ; Madgeleine DANIELE à la même bastide : 4 ; Jean PONS COLLONGUE : 3 ; Noël BANNON : 2 ; Anne TERINNE TOUPIN : 2 et leur fille ; La femme de sieur Arnaud BERNARD, dit TOUPIN et son enfant : 2 ; Rose GAUTHIERE veuve MARIN : 1 ; -A la famille de BONASERBE. Etat de ceux qui sont attaqués : La femme de Louis FOURNIER et son enfant : 2 (ils ne figurent pas dans les décès) ; COMTE Françoise, femme de patron Joseph GRANET (morte le 20/8) ; un enfant de Jacques JULIEN (décédé le 31 août) ; Jacques MONGE (non décédé) ; le nommé MARIN ( non décédé) ». Notons que le notaire Andrac passa de vie à trépas le 10 août et que l’un de ses fils, âgé de 14 ans, avait été enlevé le 3 août (Rotger B., 1984 ; Vallentin du Cheylard Roger, 2000 ).

-1723 -10 août : Saint-Savournin – Jean-François de Cipriany, qui ne porta pas le titre de  seigneur de Cabriès, fit le dénombrement de son fief de Saint-Savournin le 8 janvier 1682 (Arch. départ. B, 794) ; il fut aussi maire de ce lieu. Marié avant 1672 à Marquise de Salomon, qui testa le 28 juin 1724 (not. Achard de Peynier), il ne vivait plus, lors du mariage de son fils qui fut : Charles-François de Cipriany, né à Saint-Savournin, y baptisé le 16 avril, 1686 (parrain, Charles de Cipriany prêtre ; marraine Anne de Mérigon, veuve de Forbin-Gardanne), qualifié seineur du lieu dès 1722 ; il épousa à Fuveau le 10 août 1723. Michèle de Peyssonel, fille de Jean, coseigneur de Fuveau(Voir la chronologie des seigneurs de Fuveau. Furent présents à ce manage Jacques, François de Peyssonel, deux autres membres de cette famille, J.-B. de Faudran, Mad de Guérin-Peyssonel et le P. Paul, augustin réformé) et mourut, le 4 mars 1727 à Saint Savournin, où il fut enseveli le lendemain dans l’église. — Sa veuve mourut au même lieu le .. février 1734, à l’âge de 34 ans, sans laisser d’enfants ; elle fut ensevelie le lendemain auprès de son mari en présence des curés d’Auriol, de Mimet, de Peypin, etc.

-1747 – 10 août : SAINT-LAURENT – Le 10 août 1747, bravant la décision de l’évêque, Ollioules fête Saint-Laurent comme de coutume (Castellan, 1937).

-1789 – 10 août : DIME, RENTES ET BIENS ECCLESIASTIQUES – A l’Assemblée Constituante, l’évêque d’Autun, Talleyrand, propose la remise des rentes et biens du clergé à la nation. L’Assemblée commencera à débattre sur la question de la propriété des biens ecclésiastiques à partir du 13. Sieyès fait un discours devant l’Assemblée en déclarant que la dîme ecclésiastique est une véritable pro­priété et que, par conséquent, elle doit être rachetée. A cette proposition, Mirabeau répond que la dîme n’existe qu’en fonc­tion du service public dont est chargée l’Église, et que la nation peut, par conséquent, supprimer sans indemnité cette contri­bution trop coûteuse. Après délibération, c’est la thèse de Mira­beau qui triomphe (Larousse – Laffont, Agenda 1789-1989, LUNDI 10 AOÛT 1789,)

-1791 – Après le 30 août : Le régiment dit du Roi, compromis gravement dans l’insurrection militaire de Nancy, le 30 août 1791, il fut supprimé et l’unité qui le remplaça prit le dernier numéro de la série. I1 en fut de même du régiment de cavalerie Mestre-de-Camp. Les divers corps de la Maison du Roi furent licenciés progressivement, sauf les gardes suisses dont une grande partie furent massacrés lors de la prise des Tuileries, à Paris, le 10 août 1792 (Louis Baudoin, 1965, p. 334 : Un troisième régiment, celui de Châteauvieux (Suisse), avait aussi pris part à cette émeute.).

-1792 – 10 août : massacre des Tuileries – LA MARSEILLAISE – Le 10 août 1792 : massacre des Tuileries. Sectionnaires et fédérés prennent d’assaut les Tuileries, désertées par la famille royale, après une meurtrière bataille contre les Suisses qui les défendent. Nommé lieutenant dans la garde nationale parisienne, Jean-François Carteaux se distingue dans la journée du 10 août 1792 ; il obtiendra d’abord le grade d’adjudant-général, et deviendra ensuite commandant d’une division de l’armée des Alpes. Le 10 août, Barras est à Paris, comme il y était le 14 juillet 1789 pour voir prendre la Bastille. Les idées ont fait du chemin, et le Barras aristocrate et royaliste est devenu républicain. Avec leurs deux collègues délégués par la société patriotique du Beausset (Eynaud et Penon), trois autres beaussetans (Eloi Bernard Hermitte, Etienne Arnaud et André Brémond) participent avec les Toulonnais et les Marseillais à la prise des Tuileries. Avant l’attaque, c’est un de ces cinq hommes, qui fit rallier le détachement de la garde nationale de Toulon auprès de son commandant, Jean Baptiste Gueit. L’Assemblée vote la suspension du roi, la réunion d’une nouvelle Constituante, une « Convention », dont l’élection se fera au suffrage universel : prélude symbolique à une révolution démocratique. Le roi est suspendu, il est enfermé avec sa famille dans le donjon du Temple.

L’état civil est sécularisé, L’Assemblée décrète la loi sur le divorce et fixe la majorité à 21 ans. Les dénominations « Monsieur », « Madame » sont remplacées par « citoyen », « citoyenne ». La Carmagnole est une chanson révolutionnaire anonyme et très populaire créée en 1792 quand l’Assemblée nationale devenue la Convention décrètera  l’arrestation du Roi après la Prise des Tuileries. Originaire du Piémont, ce chant gagne d’abord la région de Marseille, avant d’atteindre Paris. Elle se popularise ensuite dans toute la France après la chute du trône pour devenir un hymne des sans-culottes.

Rouget de l’lsle (1760-1836) crée le chant de guerre pour l’Armée du Rhin appelé la « Marseillaise » parce que chanté par les volontaires marseillais dont le bataillon, dit Bataillon des Cinq-Cents, participe avec brio à la prise des Tuileries. Il faut noter que ce bataillon, et Barbaroux qui les encadrait ce jour-là, sauva la vie de plusieurs Gardes suisses, empêchant leur massacre par la foule, ce qui leur fut … reproché par les parisiens. Escalet, Fabre, Besombe, Dotier, Rigaud, Astier, Domichel, Pauzat, Jullien, Brémond, Féraud, Ricard, Roux, Rabani, Samet, Martin, Fourrière, Ripert, Rau tomberont ce jour-là pour que vivent la Nation et la République ! Qui se souvient encore d’eux, se souvient encore de nos Fédérés du premier bataillon marseillais morts pour que vivent la Nation et la République ! Oubliés… Leurs 600 camarades ? Oubliés… mieux, trainés dans la boue en les accusant des massacres de septembre alors qu’ils avaient été envoyés au camp de Châlons le 31 août justement du fait de leur amour de la Liberté et de leur refus des massacres d’innocents, n’étant autorisés à rentrer à Paris que le 14 septembre alors que ces massacres eurent lieu entre le 2 et le 7 septembre ! Mais Paris, honteuse, avait déjà besoin de boucs émissaires pour couvrir ses turpitudes ! Et qui se souvient de leurs chefs, François Moisson qui fut le premier à entrer dans la cour des Tuileries ce 10 août, et Pierre Garnier, son lieutenant, qui fut le premier à entrer dans le palais des Tuileries ce même 10 août François Moisson ayant été blessé par la canonnade à bout portant des Suisses, de ces Suisses auxquels avec Charles Barbaroux ils sauvèrent la vie le plus possible, empêchant leur massacre par la foule parisienne suiveuse et non en première ligne, vies sauves qui furent d’ailleurs reprochées en 1793 à Barbaroux et à Moisson lors de leur proscription et procès comme … ennemis de la République, alors qu’ils en furent les fondateurs, Barbaroux y laissant sa tête alors que Moisson la sauva à quelques jours près du fait du 9 thermidor .

Le 10 août 1792 a signifié la fin de la Royauté, et la date de la bataille de Valmy est choisie pour marquer le début d’une ère nouvelle pour la France. On abandonne donc l’an 4 de la Liberté pour entrer dans l’an I de la République Française.

Notes :

  1. Les sections étaient les circonscriptions électorales qui avaient remplacé les districts, bases des élections de 89. Une loi de juin 92 autorisait les sectionnaires à se réunir en permanence.
  2. Deux des acteurs de la future affaire de Toulon, Jean-François Carteaux et le vicomte de Barras, étaient présents, à Paris, lors de cette journée décisive : Carteaux, comme lieutenant dans la Garde nationale parisienne, et Barras, en spectateur, qui, d’aristocrate et royaliste, était devenu républicain. François Carteaux obtint d’abord le grade d’adjudant-général, et devint ensuite commandant d’une division de l’armée des Alpes. Le 10 août, Barras est à Paris, comme il y était le 14 juillet 1789 pour voir prendre la Bastille. Les idées ont fait du chemin, et le Barras aristocrate et royaliste est devenu républicain.
  3. Avec leurs deux collègues délégués par la société patriotique du Beausset (Eynaud et Penon), seuls trois autres beaussétans devaient se rendre à la « fédération générale du 14 juillet à Paris. Ils ont pour noms : Eloi Bernard Hermitte, Etienne Arnaud et André Brémond. Ils participeront avec les Toulonnais et les Marseillais à la prise des Tuileries le 10 août 1792. Avant l’attaque du château des Tuileries, c’est un beaussétan, un de ces cinq hommes, qui fit rallier le détachement de la garde nationale de Toulon auprès de son commandant, Jean Baptiste Gueit (Gérard Delaforge)..
  4. .La Carmagnole est une chanson révolutionnaire anonyme et très populaire créée en 1792 quand l’Assemblée nationale vote la Convention et décrète l’arrestation du Roi après la Prise des Tuileries. Originaire du Piémont, ce chant gagne d’abord la région de Marseille, avant d’atteindre Paris. Elle se popularise ensuite dans toute la France après la chute du trône pour devenir un hymne des sans-culottes.

-1793 – 10 août :

1. anniversaire du 10 août 1792 et  succès du référendum – Le 10 août 1793, au soir de la fête organisée à la fois pour célébrer l’anniversaire du 10 août 1792 et le succès du référendum, la Constitution de 1793 fut enfermée dans une somptueuse « arche » en bois de cèdre et déposée dans la salle de la Convention, aux pieds du président. Elle devait y rester « jusqu’à la paix ». Il y avait eu 4 300 000 abstentions, au moins. 11 610 électeurs osèrent voter « non ». Mais 1 801 918 approuvèrent cette Constitution qui ne sera jamais appliquée puisqu’un décret d’octobre en suspendra la mise en place en décidant que « Le gouvernement provisoire de la France est révolutionnaire jusqu’à la paix. » Ce jour-là fut inauguré le musée du Louvre.

2. EMBARGO Sur tous les navires se dirigeant vers Toulon – Le 10 août 1793, les Représentants en mission près de l’Armée d’Italie, Barras et Fréron, mettent l’embargo sur tous les navires se dirigeant vers le port de Toulon. Les responsables de la ville et de la Marine — dont l’amiral Trogoff — s’en plaindront et cela constituera, en fait, la rupture entre Toulon et l’Armée d’Italie. L’amiral Trogoff se déclarera ouvertement d’accord avec les « Sections » en signant les délibérations de leur Comité Central et, par là même, se faisant son instrument…! Les personnels de l’escadre ne comprennent pas grand-chose à ces événements, en revanche, le Comité des ouvriers de l’arsenal se méfie des « Sections ». Aussi, Trogoff s’étant rendu à une de ses réunions pour expliquer la situation… à sa façon, sera très mal reçu et injurié. Dès le dix août, le comité ouvrier du port dénonce le complot : « Ils veulent livrer Toulon aux Anglais ».

-1794 – 10 août :

1. souscription « pour la construction et l’équipement d’un vaisseau de premier rang » – Le 23 thermidor (10 août 1794), pour se conformer à un arrêté du département du Var, Jean François Decugis est nommé comme trésorier, responsable au Beausset de la souscription ouverte « pour la construction et l’équipement d’un vaisseau de premier rang ».

2. LES FRANçAIS SE RETIRENT DE CALVI – En 1794, les nationalistes corses proposent aux Anglais de mettre la Corse sous leur protection si ces derniers chassent les Français des forteresses de San Fiorenzo, Bastia et Calvi. Les Anglais cherchant un lieu pour protéger l’Angleterre et bloquer la ville de Toulon acceptent l’offre. Le général Stuart attaque Calvi. Durant 40 jours, les deux camps s’échangent des tirs de canons. Finalement le 10 août, les Français sont vaincus et se retirent. La ville est presque entièrement détruite.

-1798 – 10 août : EXPEDITION D’EGYPTE –

-KLEBER : Lettre du général Kléber au général commandant en chef Bonaparte. Le 23 thermidor (10 août 1798). On m’assure, Citoyen Général, qu’un aide de camp que vous m’aviez dépêché, a été pris par les Anglais dans une djerme. Je ne sais où celle-ci vous trouvera et je suis encore à recevoir une lettre de vous depuis votre départ. Ma position cependant est extrêmement délicate, je ne connais ni votre secret ni vos vues et je dois agir comme si j’en étais instruit.

Les Anglais viendront nous bombarder dans nos ports et ils entreront sans hésiter dans ces passes que notre marine trouvait dangereuses, impraticables. Nous avons à la vérité des batteries pour les défendre, mais ces moyens sont bornés en comparaison de ceux que développera l’ennemi qui paraît avoir l’ordre de nous détruire, dut-il sacrifier toute sa flotte. Dans tous les cas, rien ne sera négligé de notre part.

Un autre point beaucoup plus embarrassant est de savoir si l’embargo peut être levé et notamment pour les bâtiments turcs. Comme vous ne m’avez adressé aucun ordre relativement à cet objet, et comme après la prise du Caire, le général Berthier a encore écrit au capitaine de la caravelle d’une manière divagante, je laisserai les choses dans l’état actuel.

Enfin, Citoyen Général, il est instant que vous songiez à établir une communication solide par terre; car indépendamment de la correspondance, il faut protéger l’arrivage des eaux ainsi que j’ai eu l’honneur de vous le mander, la colonne mobile du général Dumuy est aussi insignifiante qu’insuffisante pour remplir cet objet.

Nous avons ici une grande quantité de matelots, je vais en former une légion sous votre approbation. C’est le seul moyen d’amener ces hommes à la discipline et à l’esprit d’ordre. C’est encore du côté de la solde, diminuer beaucoup la dépense. Je destinerai particulièrement cette légion à la traversée du lac entre Rosette et Aboukir. Cela ne se pourra avant 15 jours.

J’ai recours, Citoyen Général, à tous les expédients imaginables pour me procurer de l’argent. Je fais actuellement vendre du riz afin de subvenir aux dépenses du mois prochain. Nous avons une surabondance de cette denrée et elle deviendrait un objet de dilapidation par la seule incurie des administrateurs. J’en garde pourtant assez pour l’approvisionnement de la place pendant trois mois.

Il est vrai que si les Anglais canonnent et bombardent le port, cette ressource sera détruite avec les autres. Ils se servent de nos vaisseaux pour réparer les leurs et l’on prétend qu’en ce moment, ils en ont déjà 20 prêts à mettre à la voile. Ils peuvent donc sacrifier aisément neuf ou dix des plus mauvais pour remplir leur but.

En vous envoyant mon aide de camp, Citoyen Général, j’avais conçu l’espérance que vous vous rendriez ici et je vous y attendais avec l’impatience que devait m’inspirer la position où je me trouve.

Il paraît que nous allons avoir la guerre avec la Porte. Ci-joint la déclaration qui m’a été faite par le capitaine d’un bâtiment arrivant de Casadayli,84.

P.S. : « d’après le rapport qui m’a été fait hier par le capitaine d’un bâtiment venant de la mer Noire, il paraît que nous allons avoir la guerre avec la Porte».

-KLEBER : suivent deux courriers adressés par le général Kléber, l’un est une lettre au commissaire des guerre et au citoyen Dubois, inspecteur des hôpitaux à Alexandrien portant sur le respect des établissements de bain musulmans, l’autre est une circulaire à tous les chefs des différentes armes les invitant à se transporter à son quartier général les 23 et 24 au soir.

-1799 – 10 août : EXPEDITION D’EGYPTE –

-BONAPARTE : Lettre du général commandant en chef Bonaparte au Directoire exécutif : « Au Caire, le 13 thermidor. Siège du fort d’Aboukir : Le 8 thermidor, je fis sommer le château d’Aboukir de se rendre : le fils du pacha, son kiaka et les officiers voulaient capituler mais ils n’étaient pas écoutés par des soldats. L 9 ; on continua le bombardement ? Le 10, plusieurs batteries furent étables sur la droite et la gauche de l’isthme : plusieurs chaloupes canonnières furent coulées bas, une frégate fut démâtée et prit le large. Le même jour, l’ennemi, commençant à manquer de vivres, se faufila dans quelques maisons du village qui touche le fort. Le général Lannes y étant accouru fut blessé à la jambe, le général Menou le remplaça dans le commandement du siège. Le 12, le général Davoust était de tranchée, il s’empara de toutes mes maisons où était logé l’ennemi et le jeta dans le fort après avoir tu beaucoup de monde. La 22e demi-brigade d’infanterie légère et le chef de brigade Magni, qui avait été légèrement blessé, se sont parfaitement conduits. Le succès de cette journée, qui a accéléré la reddition du fort, est dû aux bonne dispositions du général Davoust. Le 15, le général Robi était de tranchée : nos batteries étaient sur la contrescarpe ; nos mortiers faisaient u feu très-vif ; le château ‘était plus qu’un monceau de pierres. L’ennemi n’avait point de communication avec l’escadre, il mourait de soif et de faim ; il prit le parti, non de capituler (ces gens-ci ne capitulent pas), mais de jeter ses armes et de venir en foule embrasser les genoux du vainqueur.   Le fils du pacha, le kiaya et deux mille hommes ont été faits prisonniers. On a trouvé dans le château 300 blessés, dix-huit cents cadavres. […] (après leur sortie) il est mort plus de quatre cents prisonniers, pour avoir trop bu et mangé avec trop d’avidité. Ainsi, cette affaire d’Aboukir coûte à la Porte (Istamboul) dix-huit mille hommes et une grade quantité de canons. […], j’ai été très satisfait de l’esprit des habitants de l’Egypte : personne n’a remué, et tout le monde a continué de vivre comme à l’ordinaire. Les officiers du génie Bertrand et Liédot, le commandant de l’artillerie Faultrier, se sont comportés avec la plus grande distinction. »

-1801 – 10 août : EXPEDITION D’EGYPTE – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française (1798-1801).

-‘Abd-al-Rahaman al-Jabartî  : Lundi 30 [10 août 1801] Publication du bureau des dîmes : le montant [des recettes] s’élève à 16 000 kîs.. [Incidents] Ce même jour, échauffourée entre des janissaires et des Anglais à Guizéh. Il y eut de part et d’autre des tués. Les janissaires reçurent l’interdiction de se rendre sur la rive de Guizéh. [Militaires et population] Ce même jour, des soldats se sont mis activement à commercer dans l’alimentation : ils obligent les gens à se ravitailler [chez eux], fixent aux souqs et aux patrons de boutique les sommes d’argent qu’on doit leur remettre chaque jour, prennent le pain de chez le boulanger sans payer, boivent le café à l’œil, s’adjugent le monopole de ce qui leur plaît pour le revendre ensuite au plus haut prix, sans se soucier des décisions du muhtasib. Ils tyrannisent la population pour la moindre raison, abordant les gens jusque dans leur domicile. Il arriva même qu’un certain nombre d’entre eux pénétra dans les maisons et en chassa les occupants pour habiter à leur place. Si les habitants prennent les soldats avec douceur et leur donnent de l’argent, ils sont laissés tranquilles ; mais s’ils résistent, alors ce sont des injures et des coups, même envers les personnes de qualité ! Se plaindre ? On vous recommande de ne rien dire : « Montrez-vous larges ! vous dit-on. Ils sont vos frères, ce sont des combattants de la guerre sainte. Ils combattent pour vous ; ils vous ont délivrés de ces infidèles qui vous imposaient des mauvais traitements, volaient votre bien, violaient vos femmes, pillaient vos maisons. Mais eux sont vos hôtes pour quelques jours seulement ! » Le pauvre malheureux n’a d’autre solution que de les entretenir suivant ses moyens. S’il a de la chance, il les verra s’en aller pour quelque raison, à moins que d’autres viennent aussitôt à leur place. Partout où les soldats ont logé, ils ont commis des déprédations dans les demeures. [Militaires et chrétiens] Quant aux gardes et aux janissaires affectés aux quartiers chrétiens, eux exigent des chrétiens le double de ce qui est demandé aux musulmans. En plus de la nourriture et de tout le nécessaire, ils demandent de l’argent de poche, le prix du hammâm, etc. Il y eut en cette période quantité de plaintes et de réclamations contre les chrétiens. Les gardes faisaient payer ces derniers même pour le moindre soupçon et ils ne remettaient qu’une petite partie de la somme réclamée au plaignant, qui, si le règlement de l’affaire était à son avantage, n’avait plus qu’à se contenter de son triomphe sui son ennemi. S’il y avait contestation entre deux personnes ou entre époux et que l’affaire relevât du tribunal du cadi, les tâbi’ du commissaire de police accompagnaient les plaignants. Quand l’affaire était jugée, le cadi recevait ses honoraires et les tâbi’ percevaient aussi quelque argent suivant l’importance de la cause.

-1810 – 10 août : SANARY VEND Ses biens communaux pour payer les arrérages d’impôts – En 1810, Sanary reçoit injonction à payer onze mille six cent six francs représentant les arrérages des contributions dues par la commune, laquelle ne possède pas en caisse l’argent nécessaire. Pour se libérer de cette sorte de dette en abandonnant son actif et passif au profit du Gouvernement, la vente des biens communaux permet au maire de certifier que la commune n’avait plus de dettes postérieures au 10 Août 1793. Le receveur d’AIX devra cesser sa demande de mise en recouvrement des contributions prétendument dues.

-1826 – 10 août : première ligne de transports en commun –  Stanislas Baudry, un ancien officier de l’Empire, ouvre à Nantes la première ligne de transports en commun. Elle est couverte par deux voitures à chevaux d’une capacité de 16 personnes. Le mot « omnibus » vient du fait que les voitures stationnaient devant la boutique du chapelier « Omnes ». Stanislas Baudry ira ensuite faire carrière à Paris où il créera un réseau de 18 lignes d’autobus.

-1838 – 10 août : toulon erigera une chapelle au quartier de Bon-Rencontre – Le 10 août 1838, le conseil municipal de Toulon adopte un certain nombre de décisions telles que l’érection d’une chapelle au quartier de Bon-Rencontre, la proposition de M. Josserand de céder à la ville sa collection de tableaux à certaines conditions stipulées dans sa lettre au Maire, et la créa­tion d’un Musée communal.

-1842 – 10 août : domaine de Montauban (Ollioules) – Le 10 août 1842, Etienne François de Soye, directeur des subsistances à Toulon, revend le domaine de Montauban situé à Ollioules à Gustave Guillaume Poutier, capitaine de corvette qui fera construire la grande citerne couverte recueillant à la fois l’eau des toitures et des dalles calcaires de la pinède.

-1859 – 10 août : CHALOUPES DEMONTABLES OFFERTES AU ROI DE SARDAIGNE – Le 10 août 1859, les chaloupes démontables « Frassineto », « Sesia », « Castelnedolo », Pozzolengo et « Torrione » sont offertes au roi de Sardaigne ; elles ont été construites par les Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne et assemblée sur le lac de Garde.

-1867 – 9 août : AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – 10. Samedi S. Laurent. « Temps magnifique, splendide. Petite brise du large. Foire de Saint Laurent à Ollioules.

-1870 – 10 août : GUERRE CONTRE LA PRUSSE – PREMIERE DEFAITE FRANÇAISE : Le 10 août 1870, les premiers revers français face à la Prusse entraînent la chute d’Emile Ollivier et plongent Toulon dans la consternation. Les défaites se succéderont : Wissembourg, Reischoffen et, enfin, la capitulation de Sedan.

-1886 – 10 août : François Mourdeille, de Bormes, commande les polacres corsaires “Légère” et “Diana”, puis la corvette “Dromadaire” de Toulon, et fait la chasse aux Anglais dans l’Atlantique. Il est à Loango en novembre 1805 avec un butin de trois frégates Anglaises, puis à Montevideo en juin-juillet 1806. Là, son destin bascule : les Anglais soulèvent les colonies Sud-Américaines contre la métropole Espagnole. Il prend donc parti contre ces soulèvements, fait le siège de Buenos Aires, pris le 10 août 1806, et reprend Montevideo le 3 février 1807.

-1889 – 10 août : FACHODA – La guerre coloniale larvée qui existe avec l’Angleterre est partiellement réglée le 10 août 1889, et définitivement enterrée en 1898 à Fachoda.

-1901 – 10 août : LES Etats-Unis COLONISENT DES TERRITOIRES INDIENS – Aux Etats-Unis d’Amérique la colonisation atteint les territoires indiens compris entre les 98e et 99e degrés de longitude ouest et entre les 34e et 35e parallèles de latitude nord (Alain Peyrefitte, 1986).

-1902 – 10 août : EDOUARD VII, ROI D’ANGLETERRE – La presse international rapporte le couronnement à Londres du roi Edouard VII.

-1903 – 10 août : Un incendie dans la ligne de métro n°2 à Paris provoque 84 morts par asphyxie. Un incendie à la station Couronnes, sur la ligne Porte Dauphine – Nation, fait 84 victimes. Un court-circuit survenu sur une rame provoqua un début d’incendie et les passagers, priés de sortir, s’entassèrent sur le quai pour demander un remboursement. Le feu provoqua alors une coupure d’électricité et les passagers se retrouvèrent piégés dans la station où le feu se propagea rapidement. A la suite de cette catastrophe, des mesures de sécurité très strictes ont été prises.

-1906 – 10 août : loi de séparation de l’église et de l’Etat – Le pape Pie X adresse au clergé français l’encyclique « Gravissimi officii » qui condamne les associations cultuelles créées d’après la loi de séparation de l’église et de l’Etat.

-1907 – 10 août : course Pékin-Paris – A bord de son Italia, le prince Scipion Borghese franchit le premier la ligne d’arrivée, porte de Vincennes, de la course Pékin-Paris.

-1912 – 10 août : Raymond Poincaré en Russie – Le Président de la République française Raymond Poincaré entame le deuxième jour de sa visite Officielle en Russie.

-1913 – 10 août : FIN DE LA guerre des Balkans – Traité de Bucarest mettant fin à la deuxième guerre des Balkans.

-1914 – 10 août : FORTE POUSSEE ALLEMANDE – Au matin du 10 août, notre gauche est à Thann, notre centre et notre droite sur la ligne Reiningen. Nos forces, d’ailleurs épuisées, qui se trouvent à Reiningen, peuvent, d’un moment à l’autre, être en mauvaise posture. Le moral des troupes ayant subi une rude atteinte, le Commandement décide l’accentuation de notre repli sur les  hautes Vosges. Vieux-Thain, puis Thann sont évacués. La retraite est reprise en direction de l’Ouest. Les Allemands, eux, marchent en direction du Sud. Ils se heurtent, le 10 août, à la 57e division de réserve, qui appartient à la garnison de Belfort. La 113e brigade a été dirigée dès le 9 août sur la frontière, pour surveiller la direction de Dannemarie ; elle se porte le 10 sur les contreforts de la rive gauche de l’Ill et sur les hauteurs du Spechbach, où elle est rejointe par la brigade Quais, qui retraite avec la 14e division. Grâce aux hésitations de la poursuite ennemie, les éléments de la 57e division se trouveront rassemblés le 11août sous les ordres du général Frédéric Bernard, et pourront couvrir la droite du 7e Corps d’Armée, puis engager le combat et briser l’effort ennemi (chtimiste / batailles 14-18 / alsace1914).

-1920 – 10 août :

1. Le traité de Sèvres dépèce la Turquie ottomane – Traité de Sèvres entre les Alliés et le gouvernement d’Istamboul successeur de l’Empire ottoman. La Turquie est réduite à l’Anatolie turque et à Constantinople. Rappelons qu’au XVIème siècle, l’Empire ottoman possédait la majorité de l’Europe balkanique, le nord de l’Afrique et l’ensemble du Moyen-Orient.

2. L’Angleterre et la France décident l’envoi d’une mission militaire pour aider la Pologne dans sa guerre contre la République des Soviets. Conséquence : le 15, on assistera à une contre-offensive polonaise contre l’Armée rouge à Varsovie (André Rossel, 1984 ; Alain Peyrefitte, 1986).

-1923 – 9 août : MUSTAPHA KEMAL – En Turquie, Mustapha Kémal fonde le « Parti républicain du Peuple » qui est le parti unique (André Rossel, 1984).

-1924 – 10 août : SAINT-LAURENT ou SAINT-PIERRE ? – Avant la Guerre de 1914-1918, à Saint-Mandrier, on fêtait Saint-Joseph ou Saint-Michel, à partir de 1924 on fêtera en juillet Saint-Pierre, patron des pêcheurs, fête corporative qui caractérise la vie du pêcheur sur la côte méditerranéenne. Cette année-là, elle eut lieu le 10 août et fut célébrée avec les pécheurs de Saint-Elme et de La Seyne (Ephémérides 1ère année).

-1925 – 10 août : dépôt de mazout au Lazaret de Toulon (mais sur la commune de La Seyne). – Le 10 août 1925, le Ministre de la Marine est l’hôte des autorités maritimes, qui sur place insisteront sur l’utilité du projet d’un dépôt de mazout au Lazaret. On assiste alors aux protestations des populations de Saint-Mandrier, Saint-Elme, La Seyne, des pêcheurs, du syndicat d’initiative et des élus seynois.

-1926 – 10 août : Caisse autonome d’amortissement – Loi constitutionnelle créant en France la Caisse autonome d’amortissement (Alain Peyrefitte, 1986).

-1932 – 10 août : REPUBLIQUE ESPAGNOLE – En Espagne, échec du soulèvement militaire (pronunciamento) conduit par le général Sanjurjo à Séville contre la République espagnole (André Rossel, 1984 ; Alain Peyrefitte, 1986).

-1936 – 10 août : GUERRE CIVILE EN ESPAGNE – Le 10 août 1936, le transport d’aviation Commandant Teste appareille de Toulon pour l’Espagne où la guerre civile a débuté le mois précédent, mais le groupe aérien n’est pas embarqué et reste à Saint-Mandrier. Au mois d’octobre, le Teste, sa mission terminée sera de retour et le groupe aérien embarquera à nouveau pour des séances de catapultages et de prises de rampe (Ephémérides 1ère année).

-1938 – 10 août : MORT DU GRAND DUC CYRILLE, PRETENDANT AU TRÔNE DE RUSSIE – La journal « La Liberté » annonce : « C’est à l’hôpital américain de Neuilly que s’éteint le 10 août 1938 le grand duc Cyrille prétendant au trône de Russie. Seule peut-être une restauration ou un dictateur providentiel auquel rêvent depuis 20 ans certains Russes semble à même d’arrêter le mouvement de dislocation de l’empire russe (…). Bien entendu nous ne pouvons en France prendre parti ni contre une restauration en Russie ni contre un bloc d’Etats successeurs de l’URSS. » (La Liberté du 10 août 1938).

-1942 – 10 août : LA RELÈVE – Une « cérémonie de la relève » est organisée à Compiègne. Pierre Laval fait un discours pendant que deux trains se croisent : l’un transportant des travailleurs français vers l’Allemagne, l’autre ramenant des prisonniers libérés (André Rossel 1985).

-1943 – 10 août : LE « CASABIANCA » ET LIBERATION DE LA CORSE – Le 10 août 1943, le sous-marin « Casabianca » arrive à Alger après avoir effectué sa cinquième mission de guerre. Dès son arrivée, le commandant l’Herminier apprend que l’organisation corse a récupéré tout le matériel que son bâtiment avait débarqué dans l’île (Cdt L’Herminier, « Casabianca » ; Jean-Louis Panné, 2001). Par la même occasion, il apprend que les parlementaires français en exil à Londres ont voté la veille un ordre du jour demandant aux Alliés de reconnaître sans retard le Comité Français de Libération Nationale (CFLN) (Ephémérides 1ère année).

-1944 – 10 août :

1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : FALAISE ET AVARANCHES – Epuisés par la lutte, exténués à en tomber, les hommes de la 12e D.B. S.S. ont passé aux nouveaux venus de la 85e D.I. les posi­tions si chèrement maintenues par leurs soins. Ils ne se doutaient pas que leur victoire défensive allait être une victoire à la Pyrrhus. Car elle amena le Haut Commandement à prendre des décisions qui devaient se révéler désastreuses. Comme le risque d’une percée anglaise en direction de Falaise paraissait conjuré, le maréchal von Kluge céda aux instances du Grand Quartier et ordonna un nouvel effort sur Avranches pour essayer d’étran­gler tout de même enfin ce damné goulot. C’était courir de propos délibéré un risque mortel. Kluge se maintint de la sorte, avec le gros du Groupe d’armées B dans une position qui, pour de simples motifs opérationnels, aurait dû depuis longtemps être abandonnée. Il ne voulut pas voir que Patton roulait déjà au-delà du Mans. Il ferma systématiquement les yeux à cette évidence que si le front allemand n’était pas replié de toute urgence, il offrait aux Américains toutes les chances de l’envelopper et de l’encercler.

Et ce qui devait arriver arriva : le 15e Corps U.S. s’infléchit le 10 août par Alençon et Argentan, menaçant dans la profondeur le flanc de la VIIe Armée. Coïncidant avec la poussée des divisions canadiennes jusque sur le Laison, on vit commencer à se dessiner l’immense poche dans laquelle les cent cinquante mille hommes des divi­sions de Kluge allaient se trouver coin­cées. S’ils ne se retiraient pas rapidement vers l’est entre Argentan et Falaise tant que la position antichar établie sur le Laison tenait encore, la catastrophe était suspendue sur leur tête imman­quablement.

De nouvelles grandes unités, dont la fameuse 9e D.B., furent rappelées en hâte du Midi. Il était bien temps! Elles furent engagées isolément maintenant qu’il était trop tard, alors que leur intervention groupée, survenant opportunément sur le front du débarquement, eût sans doute pu changer la face des choses. Avec un entêtement obstiné, le Haut Comman­dement allemand s’en tint à son idée fixe : pousser encore une fois sur Avran­ches, bloquer le corridor et couper de leurs bases les forces américaines qui opéraient déjà loin de là dans le sud. Cette fois ce fut le groupe blindé allemand du général Eberbach qu’on en chargea. Il fallut marcher de nuit, sans un moment d’in­terruption ni de répit. Pour toutes les unités il n’y avait plus, depuis le début d’août, de ravitaillement organisé. Tous les dépôts étaient tombés aux mains des alliés. Les stations-magasins de l’arrière étaient en général ou détruites par l’aviation ou occupées par les alliés. La conséquence fut que, très rapidement, les tracteurs de l’artillerie, en particulier, n’eurent plus de carburant. Il en allait de même pour les blindés (Paul Carell, Ils arrivent)

2. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD « OPERATION DRAGOON » – Le 10 août 1944, tandis qu’à Paris, dans une ultime tentative de sortir de l’impasse où sa politique de collaboration l’a conduit, Laval projette de réunir l’Assemblée nationale dissoute en juillet 1940 (Jean-Louis Panné, 2001), un drame se déroule à Signes. La ferme de Châteauvieux qui sert normalement de colonie de vacances abrite à ce moment des jeunes gens désireux d’échapper aux réquisitions. Pour les Allemands, elle est un repaire de « terroristes ». Ils perquisitionnent. Plusieurs réfractaires qui s’y cachent peuvent fuir, mais c’est en tentant de faire de même que le jeune Marcel Lapied est abattu. La ferme est ensuite pillée et incendiée. Le corps de la jeune victime est porté directement au cimetière. Les gendarmes ont été chargés de faire évacuer les rues et les Allemands ont mis une mitrailleuse en batterie pour décourager toute tentative de manifestation.

3. Garcin et ses hommes, déguisés en officiers SS, pénètrent dans l’hôpital Salvator de Marseille et repartent avec 7 résistants qui y sont hospitalisés et doivent être fusillés. Mort le 4 septembre 2006 à L’Isle-sur-la Sorgue, Garcin est un résistant connu sous le pseudonyme de commandant Bayard. D’abord chef des Groupes francs (MUR) du département de Vaucluse puis nommé chef du 3e Bureau Opérations et Actions avec le grade de lieutenant-colonel avant le débarquement de Provence, il devint Inspecteur Régional des FFI après le 10 août 1944. Ses faits d’armes dans la Résistance lui ont valu d’être fait le 30 octobre 1957 officier de la Légion d’honneur, promotion comptant l’attribution de la croix de guerre 1939-1945 avec palmes. Ce décret, signé par le président René et le président du Conseil, Maurice Bourgès-Maunoury, souligne que Bayard a mené plus de 40 opérations contre l’ennemi, toutes couronnées de succès, et que celles-ci ont semé la perturbation dans ses services, détruit son matériel, désorganisé son ravitaillement, saboté ses dépôts de carburants et freiné ses déplacements par chemins de fer.

-1945 – 10 août :

1. bombeS atomiqueS sur HIROSHiMA ET Nagasaki – CrimeS contre l’humanité – Les résultats immédiats du lancement d’une bombe atomique sur Nagasaki sont connus : 20 000 morts, 50 000 blessés. Rappelons que celle qui fut lâchée sur Hiroshima le 6 août avait fait 78 000 morts, 14 000 disparus et 40 000 blessés (Alain Peyrefitte, 1986).

2. Hô Chi Minh, chef du parti communiste vietnamien, le Vietminh, évince Bao-Daï (on écrit aussi Bao Dai), empereur d’Annam, et soulève la population contre l’occupant japonais. Trois semaines plus tard, le 2 septembre 1945, le Japon ayant officiellement capitulé, il proclamera unilatéralement l’indépendance de la République démocratique du Viêt-nam (on écrit aussi Vietnam). Son initiative est ignorée par le gouvernement provisoire du général de Gaulle, à Paris, comme par les conférenciers réunis à Potsdam, lesquels décident de partager l’Indochine suivant le 16e parallèle entre les Chinois de Tchang Kai-chek (au nord) et les Britanniques (au sud). L’imbroglio va déboucher sur la première guerre d’Indochine.

-1947 – 10 août : scrutin des municipales en France – Lors du débat sur le mode de scrutin des municipales en France qui sera clos le 13, le président du Conseil, Paul Ramadier, s’en prend aux communistes et à de Gaulle en dénonçant les dangers de la dictature de masse et du pouvoir personnel.

-1952 – 10 août : C.E.C.A. – Jean Monnet devient président de la Communauté Economique Charbon Acier (CECA) (Frédéric Gugelot, 2001).

-1954 – 10 août :

– plan d’expansion économique – L’Assemblée accorde à Pierre Mendès-France les pleins pouvoirs pour réaliser le plan d’expansion économique. Le ministre des Finances crée un fonds de reconversion de l’industrie et un fonds de reconversion de la main d’œuvre (Ephémérides 1ère année).

-LA REALITE DEPASSE LA FICTION – « Grâce au progrès de la science ; le mur de l’audibilité sera bientôt franchi » promet le professeur Paget aux sourds-muets réunis à Lille en congrès national. Sur la photo ci-dessus nous voyons une partie des congressistes observant la minute de silence. (vu dans La Voix du nord du 10 août 1954).

-1957 – 10 août : construction de 300 000 logements – En France, publication de la loi cadre sur la construction de 300 000 logements (Alain Peyrefitte, 1986).

-1959 – 10 août : conférence des neuf Etats indépendants d’Afrque – La presse publie les résultats de la conférence des neuf Etats indépendants d’Afrique qui s’est tenue du 3 au 8 août. Entre autres, ces Etats invitent la France à reconnaître le droit du peuple algérien à l’autodétermination et à l’indépendance (Ephémérides 1ère année).

-1977 – 10 et 11 août : la reine d’Angleterre en Irlande – La visite de la reine d’Angleterre en Irlande, à l’occasion de son Jubilée, se déroule sans incident.

-2019 – 10 août : Suicide « apparent » du pédophile Jeffrey Epstein – Professeur de mathématiques new-yorkais enrichi dans la gestion de fortunes, le multimillionnaire américain avait été incarcéré le 6 juillet 2019 à New York à la suite de la plainte de différentes jeunes femmes qui l’avaient accusé d’avoir abusé d’elles dans leur adolescence dans ses résidences de luxe. Jeffrey Epstein (66 ans) avait déjà été inculpé pour des faits similaires en Floride dix ans plus tôt mais avait alors bénéficié de l’étrange mansuétude du procureur Alexander Acosta. Cette nouvelle inculpation jette la suspicion sur ledit procureur, devenu entretemps ministre du Travail dans le cabinet du président Trump, et l’oblige à démissionner le 12 juillet 2019. De nombreuses personnalités pourraient être mises en cause à leur tour par cette affaire sordide de prostitution haut de gamme et d’abus sexuel sur mineures. Parmi elles, le prince Andrew, deuxième fils de la reine Elizabeth II, ami de longue date du financier américain…

-2021 – 10 août : EN DIRECT DE NOS ARCHIVES. (Nous proposions, il y a de cela 4 ans les textes suivants : )

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 320e livraison). Le développement du commerce va de pair avec une forte demande locale, et réclame des voies de communication entretenues  et sûres, entre autres pour le sel qui transitait par Saint-Nazaire à partir des Embiez (Comme nous l’avons écrit précédemment, Ollioules ayant besoin de sel en quantité et quotidiennement, devait le faire venir des salins des Embiez par la route de Six-Fours à Toulon.). Le commerce, souffrant des guerres entre Angevins et Aragonais (côtes ravagées par les Catalans, circuits commerciaux troublés ou détruits, insécurité des mers), reçoit fort à propos une aide décisive du roi René qui crée un corps de garde-côtes en 1479, et fait reprendre le réseau routier. A l’image des Italiens, des nobles provençaux tels les Forbin et les Albertas deviennent patrons de barques et marchands de sociétés en commandite. La noblesse trouve alors dans le commerce un emploi à sa fortune et un moyen de la faire prospérer. Le transport du blé en provenance de Marseille, de sel à partir des Embiez, et l’exportation des produits du terroir, nécessitent pour Ollioules un port plus pratique que celui de Saint-Nazaire jugé trop éloigné tout à la fois d’Ollioules et de Toulon : le procès contre Toulon au sujet de l’utilisation du port de Lagoubran est relancé en 1410 (Castellan, 1937, p. 21). En pure perte, car le roi Louis II révoque l’année suivante le privilège accordé aux Ollioulais les autorisant à construire au quartier maritime de Lagoubran un quai avec débarcadère. Les pilotis déjà plantés et les quais commencés sont irrémédiablement détruits. De cette décision qui le prive de son port sur la rade de Toulon, va dépendre l’intérêt d’Ollioules pour Saint-Nazaire dont la tour assure une défense efficace. Cette situation restera inchangée malgré l’édit royal rétablissant la liberté du commerce du 8 mars 1484 (Lobrichon G., 2001.).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 520e livraison : L’atelier royal de la monnaie à Marseille.

La rivalité entre Aix et Marseille ne semble pas avoir porté avant Louis XII sur la possession de l’atelier monétaire. Jusque-là, Aix était, avec Tarascon, un des ateliers du Comté de Provence tandis que Marseille était atelier en Terres adjacentes.. Cependant  des lettres patentes du 27 mars 1504 interdirent de battre monnaie autre part qu’à Aix, capitale du Comté de Provence.

En 1527, à Marseille, l’officine se trouvait dans la maison d’un dénommé Raplan. Deux ans plus tard, elle était dans la maison du Capitane Servian.

Sous la guerre de la Ligue, on vit Casaulx rouvrir en 1591 un atelier à Marseille qui ferma en 1596, tandis que le Grand Sénéchal, comte de Carcès, couvrait cette opération.

La guerre entre Aix et Marseille reprit au milieu du  XVIIe s. avec une violence jusqu’alors inconnue.  En 1642, par suite de l’attribution de la ferme générale de la fabrication des espèces à un nommé Montbrun, ce dernier choisit Marseille pour son atelier, ce que firent également ses successeurs. Mais les Etats et le Parlement mirent opposition à l’ouverture de ce nouvel hôtel et n’hésitèrent pas à envoyer à Marseille un Commissaire du Parlement qui fit démolir les travaux en cours à peine de punitions corporelles. Sans succès !

A la suppression de l’atelier d’Aix en 1586, on choisit Marseille pour le remplacer. Et le bâtiment retenu pour cela fut l’ancien couvent des P.P. de la Merci où la première frappe se fit en grande  pompe le 1er décembre 1787.. Après avoir passé aux Récollets cers 1792, aux Bernardoines en 1798, il fut établi en 1801 dans le local des Pauvres passants, rue des Convalescents, où se trouvait en 1932 le magasin de réserve du matériel des hôpitaux militaires. Il y resta jusqu’à sa fermeture définitive en 1857.

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) –  42e livraison. Place Vincent Raspail (suite). Outre la chapelle, le cloître, le réfectoire, les cours et les communs, l’enceinte du couvent comprenait encore un grand jardin potager et un cimetière. Ce cimetière se trouvait, en bordure sur la carriera tras la Canal, à l’extrémité Nord de l’enclos. A la fin du XVIe siècle, une partie de la muraille qui le séparait de la voie publique s’étant écroulée, ce lieu devint le refuge des malfaiteurs et des femmes débauchées de Toulon.

Pendant de longues années, les habitants du quartier ne cessèrent de se plaindre de ce voisinage dangereux et de demander la reconstruction du mur de clôture. Mais les FF. Prêcheurs s’y refusaient toujours, prétextant que les travaux devaient être à la charge de la commune. Il fallut que le gouverneur de Provence, Louis de Valois, vint lui-même, lors de son passage à Toulon, en 1642, ordonner à ces religieux de réparer la muraille de leur cimetière : « sur les plaintes à nous faictes par les consuls et aulcungs habitants de ceste ville de Tholon, voisins du couvent des frères Prêcheurs, des désordres qui se commettent journellement au dit quartier, par le peu de soins qu’apportent les prieurs et religieux du dit couvent, à faire fermer la porte de la clôture du cimetière du couvent, dont les voleurs et gens de mauvaise vie se servent par ce moyen de restraite pour faciliter leurs larcins et saletés au grand scandale du public. Sur ce, après avoir veu et visité les dits lieux sur lesquels nous nous serions à cet effet transportés, nous ordonnons très expressément aux « dits religieux qu’ils ayent incontinent et sans delay à faire fermer la dite porte et maison, pour la plus grande précaution contre toute sorte d’abus, à faire relever la muraille de la dite clôture de trois pans au-dessus de son entière hauteur ». (Archives communales, GG, 13)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

« ça ne peut pas continuer à ce rythme, soupire une pharmacienne. Il y a tant de nouveaux médicaments que, pour certains, on n’a pas encore pu découvrir quelles sont les maladies qu’ils sont censés guérir. ».

Il est 8 heures (du matin, bien entendu), une belle journée se prépare pour Sanary s’il faut en croire la météo dans son langage fleuri. En attendant la vérification de ces prédictions, je vous souhaite une bonne, une excellente journée et vous donne rendez-vous demain. Gare au soleil ! gare à la forte chaleur annoncée !

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