ÉPHÉMÉRIDES DU 9 AOÛT

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 9 AOÛT 2025 – 14e ANNÉE (n° 4518).

ILLUSTRATION : visite architecturale de Sanary avec les élèves de ma classe, en 1984.

LES FÊTES : Le 9 août, fêtons l’amour avec un A majuscule.

Saint Amour était autrefois connu sous le nom de saint Viateur qui mourut en martyr à Vincia, aujourd’hui Saint-Amour dans le Jura.

Mine de rien, Jean Mayet, dans ses éphémérides allant du XVIe au XXe siècle, nous rapporte que 750 personnes ont Amour pour patronyme et que 170 portent encore ce prénom aujourd’hui. Est-ce à cause de la fin de la première guerre mondiale, mais ce prénom fut très populaire dans les années 1920.

Vous qui, comme moi, aimez la tapenade, savez-vous que dans le calendrier républicain ce 22e jour du mois de thermidor est dédié au câprier, dont les boutons floraux sont commercialisés sous le nom de câpres appelés  tapènes en provençal. D’où tapenade !

Et bon apéritif en pensant à prendre le temps comme il vient, car nous avons connu des 9 août beaucoup moins cléments, tels ceux de 1863 et de 1877 où l’on enregistra seulement 6° à Paris.

DICTON : « On ne saurait être sage quand on aime, ni aimer quand on est sage » (proverbe antique).

LE MOT DU JOUR : « Voulez-vous que l’on croie du bien de vous ? N’en dites rien. Faites-le ! » (paraphrase de Pascal, Pensées, I, 44, 1670).

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer :569e livraison. –1731 – 9 août : CONTRAT DE MARIAGE SOUS L’ANCIEN REGIME – Le 9 août 1731, on relève qu’un contrat de mariage a été passé entre François Poirer, fils de Joseph, originaire de Lorgues et de feue Marie Giraud, résidant à La Crau, et Madeleine Robert, fille de Jean, tisseur à soie et de feue Madeleine Decugis, de La Seyne. Montant et composition de la dot : 300 livres à retenir sur l’héritage de Thérèse Decugis, tante de la mariée. 99 livres en harde, robes et ameublement. Total 399 livres. L’origine géographique de François Poirer, dont le contrat est dressé le 9 août est plus lointaine : issu de Lorgues, il réside à La Crau et sa femme, Madeleine Robert, est domiciliée à La Seyne. En dépit de son horizon élargi, cette union n’est guère favorisée : la dot de la mariée demeure humble… Car « la dot est l’héritage des filles », proclament les actes et la composition comme le montant de cet héritage peut refléter la richesse des familles (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).

OLLIOULES : 570e livraison. –1720 – 9 août : les consuls d’Ollioules transmettre à ceux de Saint-Nazaire (Sanary) l’arrêt rendu par les seigneurs du Parlement et de la Chambre d’AIX, pris dans sa séance du 31 juillet. Cet arrêt porte inhibition et défense à toute sorte de personne de quelque état, condition et qualité qu’elle soit d’aborder de la ville de MARSEILLE à AIX et autres villes et lieux de la province pour s’y réfugier attendu le soupçon de peste qu’il y a dans ladite ville et à ceux de la même ville et autres d’y « venir à peine de la vie« . Comme il est très nécessaire de pourvoir à la sûreté de notre lieu à l’exemple de celui de la ville d’AIX, il serait nécessaire d’avoir un nombre d’intendants de la Santé car il n’y a actuellement que deux inten­dants seulement établis à ce jour et qui seraient insuffisants pour sub­venir aux nécessités et précautions présentes, ce qui a été pratiqué par nos pères en 1664. Comme l’affaire requiert célérité, il faut au plus tôt procéder à ces désignations.

SANARY – 665 livraison. –1779 – 9 août : Sanary adopte un nouveau règlement de communauté dressé après réunion des chefs de famille en Conseil général et présenté à l’intendant du Pays par Maître Hermitte, puis  modifié par l’Intendant, dont les 45 articles, sont homologués par arrêt de la cour. On y relève que le produit des patentes ne revient plus au seigneur, mais doit entrer dans les recettes de la communauté. Des économies sont imposées : suppression du repas le jour de la mise en place du nouveau conseil, suppression de l’archivaire, réduction des indemnités des membres du Conseil. A partir de ce règlement, la création de la Confrérie de Saint Jean Baptiste sera décidée, dont le conseil devait élire le recteur et la rectoresse (B. Rotger, 1984, p. 257-258).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 864e livraison. –1298 – 9 août : Sehon prope Sanctum Andream (charte aux archives municipales de Marseille). Séon-Saint-André – hameau, commune de Marseille (1872). Ecclesia S. Andree, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n°40). L’église devint un prieuré qui dépendait de la cathédrale et dont la colla­tion appartenait au prévôt Toutefois le titulaire prenait le titre de prieur (26 mars 1353, arch. de l’Evêché) ou de recteur (10 avril 1363, acte du notaire Venaissini).

ÉPHÉMÉRIDES

-L’INTEGRALE.

1266 – 9 août : Guillaume de Grese, 36ème abbé de Saint Victor de Marseille – Le 9 août 1266, Guillaume de Grèse reçoit du pape ses lettres de provisions et devient le 36ème abbé de Saint Victor de Marseille (d’après Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer) ou bien le 29ème selon P.-A. Amargier. Il régit effectivement l’abbaye de 1266 à 1277/début 1278 et disparaît après cette date. Ainsi, il devint seigneur majeur de Six-Fours (P.-A. Amargier, 1966, Abbatum …).

1298 – 9 août : Sehon prope Sanctum Andream (charte aux archives municipales de Marseille). Séon-Saint-André – hameau, commune de Marseille (1872). Ecclesia S. Andree, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n°40).

L’église devint un prieuré qui dépendait de la cathédrale et dont la colla­tion appartenait au prévôt Toutefois le titulaire prenait le titre de prieur (26 mars 1353, arch. de l’Evêché) ou de recteur (10 avril 1363, acte du notaire Venaissini).

1303 – 9 août : Beldisnart (charte aux archives municipales). Beaudinart – quartier rural, commune d’Aubagne (en 1872). Première mention : Pulcrum Prandium, 17 mars 1296 (acte notarié)

1311 – 9 août : La Granada (acte aux archives muni­cipales de Marseille). La Granigue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Joseph.

1463 – 9 août : MONASTERES DE MONTRIEUX (MEOUNES) ET DE LA VERNE (COLLOBRIERES) – Le 9 août 1463, Jeanne Espitalier substitue comme héritiers universels de ses biens les couvents de Montrieux et de la Verne : « Moi, Dame Jeanne Espitalier, fille de Noble Laurent Espitalier, épouse de Guillaume Belmor d’Hyères, lègue pour la rémission de mes péchés et ceux de mes parents, au couvent de Montrieux, 5 florins pour un anniversaire perpétuel au jour de la Saint Jean et après le décès de Guillaume Belmor, mon époux, je substitue comme héritiers universels de mes biens à partager entre eux, les couvents de Montrieux et de la Verne. » (Boyer R., Jalons pour une histoire de la Chartreuse de la Verne, dans : Collectif d’auteurs – La Chartreuse de la Verne, trésors dispersés, dir. J. Charles-Gaffiot. Mairie de Cogolin, 1998, p. 52)

1467 – 9 août : Font del Elre, (registre aux archives de l’Evêché de Marseille). Font de l’Ebre – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier d’Arenc. Première mention : Font del Elne, 10 février 1467 (ibid.)

1548 – 9 août : Lieux-dits de la commune de Cassis (acte aux archives de l’Evêché de Marseille)

1. Aigues-vives. Aigues-vives – torrent, entre les hauteurs de la Douane et de Mountaure (1872). Première mention : Aigas-vivas, 28 décembre 1439 (aux mêmes archives). A ne pas confondre avec Aiguesvives, lieu-dit du canton de Trets, commune de Puyloubier.

2. Borgada de Cassitis. La Bourgade – lieu-dit.

3. La Cadeniere – lieu-dit, quartier du Plan. Première mention : Prats Meians, 5 mars 1482 (ibid.).

4. Locus de Cassissis. Cassis – canton de La Ciotat. Son territoire a toujours fait partie de l’évêché de Marseille (1872).Première mention : Carsicis portus / Casicis, (Itinéraire d’Antonin, IIe-IVe s.).

5. Ville basse du lieu de Cassis sive la Ribo de la mar.

6. Prats Soubeiran. La Nerte – lieu-dit, quartier de l’Arène (1872).

Mentions : La Nerta, 28 décembre 1439 (registre aux archives del’Evêché). Pous de la Nerta, 13 janvier 1486 (ibid.). Puits Subeirans, 5 mars 1482 (ibid.).

7. Nostra Domina de Mari. Notre-Dame-de-Bon-Voyage – chapelle. Mention antérieure : Nostra Dama de la Mar, 13 mars 1501 (registre aux archives de l’Evêché).

8. Pas de Olier. Pas d’Oullier – lieu-dit, quartier de Mountaure (1872). Première mention : Costa Bertrandi Olerii, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

9. Vallon de las Aigues. Vallon des Aigues – lieu-dit, quartier de Douane (1872). Première mention : Vallon de las Esgas, 28 décembre 1439.

1556 – 9 août : La Bourgade – lieu-dit, commune de Cassis (ibid.). Cf. supra.

1564 – 9 août : EDIT DE ROUSSILLON – Promulgation de l’Edit de Roussillon qui fait commencer l’année le 1er janvier.

1583 – 9 août :

1. Gemenos (ch. n° 537, aux archives de Saint-Victor). Gemenos, canton d’Aubagne. Première mention : Villa de Geminas, 9 février 984 (cartulaire de Saint-Victor).

2. Pierre d’Albertas devient seigneur de Ners, sous la mouvance de l’évêque de Marseille, auquel il prête serment le 9 août 1583 (acte aux archives de Saint-Victor). Ners, ancien château fortifié, aujourd’hui en ruines, dans le bois de Péchauri, commune  d’Allauch.— L’église était un prieuré de l’évêché de Marseille ; on trouvait dans le terroir deux chapelles, aujour­d’hui en ruines : l’une, sous le titre de Sainte-Croix, l’autre sous celui de Sainte-Magdeleine.

1597 – 9 août : Pas d’Ollia, (registre aux archives de l’Evêché). Pas d’Oullier – lieu-dit, commune  de Cassis, quartier de Mountaure (1872). Cf. supra : Pas de Olier, 9 août 1548.

1667 – 9 août : LETTRE DE FRANCESCO ANTONIO ASCENTIJ A SA MERE – Francesco Antonio Ascentij, qui était esclave à Dulcigno depuis trois ans lorsqu’il put écrire pour la première fois, rédigea une lettre à sa mère au dos de celle que cette dernière lui avait envoyée car il n’avait « pas un sou pour acheter une feuille de papier » ; il acheva de faire sentir le désespoir de sa condition en déclarant, pour conclure, qu’il avait écrit « avec [son] sang », vraisemblablement par manque d’encre (Ascentij joignit également une mèche de ses cheveux :. Nota : Dulcigno, ville d’Albanie, qui, depuis que le corsaire Uludj Ali, d’origine italienne et converti à l’Islam, s’en était emparé en 1571, possédait le bagne dans lequel croupissait Francesco Antonio Ascentij. (L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE 1500-1800 – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 230. Réf. ASVat, Gonfalone, liasse 1 144, p. 118, lettre du 9 août 1667, de Francesco Antonio Ascentij, de Torre di Palma, à Dulcigno. Sur le coût du papier et des liasses, voir ASN, SCRC, liasse 15, cas nos 2892 et 2893)

1720 – 9 août : Décisions prises par le conseil de Sanary pour lutter contre la contagion – Lors de l’assemblée du Conseil de SAINT­ NAZAIRE, le neuf août, VIGUIER François, premier consul, fait part de l’arrêt rendu par les seigneurs du Parlement et de la Chambre d’AIX, pris dans sa séance du 31 juillet dont une copie a été- fournie par les con­suls d’OLLIOULES. Cet arrêt porte inhibition et défense à toute sorte de personne de quelque état, condition et qualité qu’elle soit d’aborder de la ville de MARSEILLE à AIX et autres villes et lieux de la province pour s’y réfugier attendu le soupçon de peste qu’il y a dans ladite ville et à ceux de la même ville et autres d’y « venir à peine de la vie« . Comme il est très nécessaire de pourvoir à la sûreté de notre lieu à l’exemple de celui de la ville d’AIX, il serait nécessaire d’avoir un nombre d’intendants de la Santé car il n’y a actuellement que deux inten­dants seulement établis à ce jour et qui seraient insuffisants pour sub­venir aux nécessités et précautions présentes, ce qui a été pratiqué par nos pères en 1664. Comme l’affaire requiert célérité, il faut au plus tôt procéder à ces désignations. Le Conseil nomme aussitôt comme Inten­dants: François VIGUIER, Joseph BROUTIN, François ANDRAQ, Jac­ques DUSSUEIL, Anthoine JAUFFRET, lesquels entrent en fonction immédiatement. Ils sont chargés de résoudre toutes les affaires concer­nant la santé publique; ils doivent « accommoder » les chemins, en ouvrir de nouveaux s’il le faut pour faciliter le passage des étrangers et des habitants; faire fermer les portes et les avenues; et Si nécessaire ordonner la quarantaine à ceux qui viennent de MARSEILLE ou autres lieux soup­çonnés de peste; ils pourront diminuer ou augmenter les gardes des portes Si besoin est; établir cinq compagnies de garde bourgeoise com­mandées par Joseph GAUTIER, Blaise. GRANET, Jean GIBOIN, Jac­ques AYCA RD, Joseph CHAUDOUL; ils devront aussi fournir des gardes à ceux qui seront en quarantaine. On voit que la besogne ne leur manqua pas. Tout cela entraîna des dépenses dont il fallait tenir un compte exact. La fermeture du bourg nécessitait la fabrication de palis­sades car le bourg ne possédait qu’une porte au bout de la rue appelée du Portail, (aujourd’hui rue Gabriel Péri). De plus, il fut décidé que les compagnies bourgeoises seraient astreintes à un service de garde, jour et nuit, pour la sûreté du lieu et la garde du port. Pour la nuit, on les munit de fanais. Les gens des compagnies qui n’étaient pas de garde devaient continuer à faire leur métier ou remplir leurs fonctions. De plus, certains jardins donnant à l’extérieur du bourg, sur la campagne, devaient être interdits. On tiendra en permanence un officier avec deux sentinelles à la porte de TOULON et OLLIOULES pendant tout le jour et la relève en sera faite comme le Capitaine de ville décidera. Leur râle est de vérifier Si les arrivants ont le billet de santé. Également, un Inten­dant parmi ceux désignés prendra sa garde tout le jour au bureau de santé. Celui-ci devra connaître tout ce qui abordera et particulièrement ceux arrivant de MARSEILLE. Etant donné qu’il n’y a pas assez d’hommes pour monter la garde et assurer des relèves normales, les veuves, les femmes dont le mari est absent et qui ont leur famille dans le lieu, seront obligées de contribuer au service de garde car bien souvent sont compris dans la garde de pau­vres « peizarits tout à fait mendiant ».  Pour éviter toute absence à la garde pour ceux qui sont désignés les absents seront punis d’une amende de cinq livres et resteront enfermés dans leur maison jusqu’au paiement de celle-ci, les insolvables seront punis de trois jours de prison. Il ne sera reçu dans le bourg aucune voiture, passant, bâtiment de mer, venant de MARSEILLE sous quelque prétexte que ce soit. Les bâti­ments de MARSEILLE devront mouiller hors du port et après leur avoir donné ce dont ils ont besoin, ils devront faire voile vers TOULON ou autre endroit. Il sera payé à chaque personne de garde cinq sols par jour de garde. Se fermer, c’était une mesure prudente, mais comme tous les villages et villes des alentours se fermaient depuis la peste de MARSEILLE, maintenant à AUBAGNE, les vivres vinrent à manquer. On ne pouvait plus entrer dans le DAUPHINÉ, ni dans le PIEMONT, et tous les lieux de la montagne de la province avaient enfermé tous leurs grains. De plus, on manquait d’argent car le commerce s’était pratiquement arrêté et les impositions ne rentraient pas. On décida de faire un emprunt pour acheter cent charges de blé et deux cents moutons, ouà défaut des bœufs. Quelques temps après, les deux personnes désignées pour aller acheter des moutons, à savoir, Pierre ROUNARD, boucher, Jean GRANET, berger, revinrent de RIEZ. Ils ramenaient 82 moutons et trois menons (béliers). On avait pu acheter des moutons, les consuls de TOULON acceptè­rent de laisser sortir du blé. Un marchand de TOULON, BLANCARD, vendit cent soixante charges d’un « beau bled du Levant ». Une fois payé le droit de « table de mer », une tartane vint apporter ce blé au port (Rotger B., 1984).

vers le 9 août 1720 : La communauté de Sanary demande à l’évêque de Toulon l’envoi de missionnaires .[Rotger B., 1984 : Il fallait aussi mettre le ciel de son côté. Pour cela, à l’exemple d’un grand nombre de communauté, et à la requête des habitants, il fut demandé à monseigneur l’Evêque de TOULON de nous envoyer des pères missionnaires pour venir prêcher et confesser afin de pouvoir « par­ticiper aux indulgences accordées par notre Saint Père le Pape » et planter ensuite une croix de mission, et c’est ce qui fut fait au dernier carême. Les pères missionnaires vinrent en nombre. Outre la croix de mission; le logement, des ustensiles furent mis à disposition des cinq pères minimes accompagnés d’un frère lai et d’un valet, et ce pendant trente-cinq jours. Ce fut la veuve RICARDE qui eut à fournir sa maison, du linge, et des chandelles, ce dont elle fut payée de la somme de quinze livres.]

1731 – 9 août : CONTRAT DE MARIAGE SOUS L’ANCIEN REGIME – Le 9 août 1731, on relève qu’un contrat de mariage a été passé entre François Poirer, fils de Joseph, originaire de Lorgues et de feue Marie Giraud, résidant à La Crau, et Madeleine Robert, fille de Jean, tisseur à soie et de feue Madeleine Decugis, de La Seyne. Montant et composition de la dot : 300 livres à retenir sur l’héritage de Thérèse Decugis, tante de la mariée. 99 livres en harde, robes et ameublement. Total 399 livres. L’origine géographique de François Poirer, dont le contrat est dressé le 9 août est plus lointaine : issu de Lorgues, il réside à La Crau et sa femme, Madeleine Robert, est domiciliée à La Seyne. En dépit de son horizon élargi, cette union n’est guère favorisée : la dot de la mariée demeure humble… Car « la dot est l’héritage des filles », proclament les actes et la composition comme le montant de cet héritage peut refléter la richesse des familles (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).

Quelque temps après, arriva, en vue du port, un bateau en prove­nance de la plage de MAZARGUE, à son bord était le sieur d’AUVERGNE. Celui-ci fit demander au Bureau de santé un peu de vin. Après délibération, on décida de lui faire porter une petite barrique de vin. Pour cela, après que le bateau se fut éloigné, le sieur Jean CADIERE s’en fut avec une barque mettre à l’eau la petite barrique. Après son départ, mission accomplie, le sieur d’AUVERGNE alla repê­cher la barrique. On voit que les précautions prises étaient sévères et qu’aucune exception ne pouvait être faite. Pour compléter les mesures déjà prises, il fut aussi décidé de faire « une visite exacte » de toutes les maisons sans aucune exception pour prendre tous les fusils qu’on pourra trouver et qui seront marqués au nom de leur propriétaire et remis aux hommes de garde. Ceux qui cacheront leurs fusils ou mousquets seront punis d’une amende de cinq livres et seront enfermés jusqu’à son paiement. La communauté fournira la poudre et les balles aux hommes armés d’un fusil. Cela afin que la garde puisse effectuer son service avec assurance et ne puisse être attaquée par des hommes désireux de se réfu­gier dans notre terroir.

Il fallait aussi mettre le ciel de son côté. Pour cela, à l’exemple d’un grand nombre de communauté, et à la requête des habitants, il fut demandé à monseigneur l’Evêque de TOULON de nous envoyer des pères missionnaires pour venir prêcher et confesser afin de pouvoir « par­ticiper aux indulgences accordées par notre Saint Père le Pape » et planter ensuite une croix de mission, et c’est ce qui fut fait au dernier carême. Les pères missionnaires vinrent en nombre. Outre la croix de mission, le logement et des ustensiles furent mis à disposition des cinq pères minimes accompagnés d’un frère lai et d’un valet, et ce pendant trente-cinq jours. Ce fut la veuve RICARDE qui eut à fournir sa maison, du linge, et des chandelles, ce dont elle fut payée de la somme de quinze livres (Rotger B., 1984).

1749 – 9 août : lettre d’Arnoldo Bossu d’Alger « Dans les bagnes d’Afrique du Nord, lorsque les forçats avaient quelque argent, il était possible d’acheter des cierges et des objets de communion avec des services supplémentaires comme des confréries de prière, des chœurs et même une crèche de Noël.

« Dans les tavernes  proches du bagne, les hommes commettaient des crimes de toute sorte : ivrognerie, vices qui l’accompagnent, blasphèmes et le jeu » CPF SOCG, « Barbaria », liasse 6, p. 207-216, lettre du 9 août 1749 du père Bossu à Alger

Des acheteurs guettaient « les jeunes hommes les plus séduisants servent souvent à des choses que l’on tremble à l’idée d’évoquer. » (L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE 1500-1800 – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006. P. 201, 207 et 208 : Francesco du S. Lorenzo, op. cit., liasse 6 du 9 août 1749, lettre d’Arnoldo Bossu d’Alger) 

1753 – 9 août : (Revue historique de Provence, tome 2). Laville Jean-Laurent, né à La Seyne, le 9 août 1753, décédé à Tunis, de mort violente, le (x) juillet 1793 ; pilote avant la Révolution, enseigne entretenu, lieutenant de fort à Toulon à partir de mars 1792, nommé capitaine de la Minerve fin avril 1793 ; administrateur du département, novembre 1792-avril 1793

1767 – 9 août : le marquis de Sade reçoit l’hommage des habitants dû au nouveau seigneur (Jacques ravenne, 2014).

1779 – 9 août : Sanary adopte un nouveau règlement de communauté – Le 9 août 1779, les 45 articles du nouveau règlement de communauté dressé à Sanary, après réunion des chefs de famille en Conseil général et présenté à l’intendant du Pays par Maître Hermitte, puis  modifié par l’Intendant, sont homologués par arrêt de la cour. On y relève que le produit des patentes ne revient plus au seigneur, mais doit entrer dans les recettes de la communauté. Des économies sont imposées : suppression du repas le jour de la mise en place du nouveau conseil, suppression de l’archivaire, réduction des indemnités des membres du Conseil. A partir de ce règlement, la création de la Confrérie de Saint Jean Baptiste sera décidée, dont le conseil devait élire le recteur et la rectoresse (B. Rotger, 1984, p. 257-258).

1779 – après le 9 août : A partir du nouveau règlement de communauté de Saint-Nazaire homologué le 9 août 1779, fut décidée la création de la Confrérie de Saint Jean Baptiste, dont le conseil devait élire le  recteur et la rectoresse. Cela fut à l’origine d’un incident avec la confrérie Saint-Pierre des pêcheurs. Depuis la création de cette confrérie, le buste de Saint-Pierre venait, dans les processions, après le buste de Saint-Nazaire. En 1779, une personne inconnue ayant fait don d’un buste de Saint Jean Baptiste dont les marguilliers ou recteur étaient les consuls sortant de charge, le curé décida que le buste de Saint Jean Baptiste passerait avant celui de Saint-Pierre. Les pêcheurs déposèrent plainte devant le sénéchal à Toulon. Celui-ci, par décision de justice, maintint la Confrérie de Saint-Pierre dans ses droits antérieurs et la communauté fut avertie qu’elle serait punie de 3 000 livres d’amende si elle n’exécutait pas cette décision (A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982)

1789 – 9 août : FINANCES DE LA FRANCE – L’Assemblée nationale continue à être préoccupée par le problème des finances. Après la demande de Necker, elle a décrété aujourd’hui un premier emprunt de 30 millions de livres. Le ministre a demandé la permission d’émettre cet emprunt afin de sauver la patrie. Pour l’heure, il apparaît que l’Assemblée ne trouve l’unanimité qu’autour de ce problème financier (Larousse-Laffont, Agenda 1789-1989, DIMANCHE 9 AOÛT)

1791 – 9 août : Le 9 août 1791, sur ordres signés par Louis XVI et contresignés par le ministre de la guerre Duportail, le 2e bataillon du 67e régiment d’infanterie reçurent l’ordre de quitter Pont Saint-Esprit (Drôme) pour « demeurer » à Orange, en remplacement d’un bataillon du régiment de Sonenberg-Suisse, devant traverser le département de la Drome par étapes, dans la direction du Péage-de-Roussillon (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001. Les ordres de 1791 ont été signés par Louis XVI et contresignés par le ministre de la guerre Duportail. Cependant, ce dernier a signé tout seul l’ordre du 3o juillet. Celui de 1792 est revêtu des signatures du roi et du ministre de la guerre, de Grave).

1793 – 9 août : Les Toulonnais semblent nerveux : Le 9 août 1793, se tient le dernier conseil municipal du Beausset avant le grand bouleversement. Le suivant se tiendra le 8 septembre. Mais entre-temps, bien des événements seront survenus. Peut-être qu’à cette date du 9 août, le soutien de la commune aux fédéralistes toulonnais n’était plus aussi « franc et massif » qu’en juillet. Indiscutablement il devait y avoir au Beausset au sein de la municipalité, du comité général des sections, de la société patriotique et de la commune, une lutte d’influence entre jacobins « légalistes » et patriotes modérés pro-fédéralistes. Pour preuve la lettre du comité général des sections permanentes de Toulon datée du 8 août, reprochant aux membres composant la municipalité du Beausset de bloquer au village « divers coffres d’armes et autres effets du 2ème ba­taillon des grenadiers des Bouches du Rhône… sous prétexte de défaut de charrettes, prétexte ridicule dans un bourg où cette ressource ne saurait manquer…  » Les Toulonnais semblent nerveux ; on les comprend… Cette fois-ci, Le Beausset va se retrouver pour un temps au cœur des événements historiques, et être rattrapé par la Révolution (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

1795 – 8 et 9 août (21 thermidor) : ARRESTATION DE MONTAGNARDS. Après les trois députés Montagnards arrêtés le 8 août, sept autres députés Montagnards, dont Fouché, Laplanche, Massieu et Bo, sont décrétés d’arresta­tion. Fouché, pour sa part, parviendra à échapper à la déportation  (Yann Fauchois, 2001).

1798 – 9 août (21 thermidor) : EXPEDITION D’EGYPTE – Série de courriers adressés par le général Kléber à divers autres chefs d’unités :

1) Au Commissaire des guerres, à Alexandrie : «  la bonne police exigeant, citoyen général, que l’on sache au juste les individus qui se trouvent dans une place de guerre, je vous prie d’employer des moyens qui sont en votre pouvoir pour vous procurer l’état de tous les marins actuellement à Alexandrie, depuis le contre-amiral jusqu’au mousse. Comme il doit y avoir un officier à chaque vaisseau ou autre bâtiment de guerre, chacun d’eux pourrait réunir dans un lieu déterminé les gens qui ont formé son équipage, il en ferait l’appel et en dresserait un contrôle particulier […]. Je désirerais avoir ce résultat d’ici à demain au soir. »

2) au citoyen Faultier, commandant l’artillerie à Alexandrie : «  je viens de nommer par un arrêté le citoyen normand, charpentier à la 11e compagnie d’ouvriers du corps d’artillerie, à la place du garde-magasin des bois de construction. Veuillez, citoyen commandant, le maître à l’instant en fonction afin qu’aucun service, à l’avenir, le choix entravé par de trop longues formalités. »

3) au commissaire des guerres Colasse, à Alexandrie : «  ci-joint, citoyen commissaire, un arrêté que j’ai cru devoir prendre pour mettre en vente le riz surabondant qui est à notre disposition afin de procurer aux payeurs les fonds nécessaires pour parer aux dépenses du mois prochain. Vous verrez que pour espérer cette vente, j’ai créé une commission dont vous êtes membre. Je vous prie de communiquer cet arrêté à vos collègues et de procéder le plus tôt possible à cette opération. Vous vous concerterons aussi avec la Marine et le commandant de la place chaque fois que vous aurez besoin de leur avis. »

1803 – 9 août : Fin de l’aventure française de Robert Fulton – Le 9 août 1803 aurait pu être un jour de gloire pour la marine française si le premier consul avait suivi de près l’expérience qui venait d’être faite sous ses yeux. Rappelons les faits. Trois des précurseurs américains de la navigation à vapeur, John Fitch (1743-1798), Robert Fulton (1765-1815), Edward Church (1779-1845) après un passage en Angleterre tentent de développer en France la navigation à vapeur. John Fitch débarque à Lorient fin 1792 avec des appuis politiques mais les relations franco-américaines traversent une crise grave, ses amis politiques sont victimes de la haine de Robespierre, John Fitch se réfugie à Nantes avant de repartir en Amérique. Robert Fulton après un passage à Londres réalise à Paris un navire à vapeur munis de deux roues à aubes et fait le 9 août 1803 une démonstration éclatante de la valeur de son invention. Mais Bonaparte le considère comme un aventurier qui n’a d’autre but que d’attirer de l’argent. Le retard industriel de la France ne lui permet pas de fournir les machines à vapeur et la méfiance du Premier Consul envers la « perfide Albion » seule capable de fournir ces machines met un terme à l’aventure française de Robert Fulton (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1830 – 9 août : le Duc d’Orléans est nommé lieutenant général du Royaume – Par une matinée d’août 1830, les Seynois se pressèrent au bas du cours et virent placarder sur les murs de la Mairie une dépêche circulaire du Préfet du Var ainsi rédigée :  » Préfet du Var à tous ses administrés : le Duc d’Orléans est nommé lieutenant général du Royaume « . Draguignan, le 4 août 1830. L’investiture royale suivit le 9 août et Louis-Philippe prit le titre de Roi des Français. Alors, l’on vit réapparaître le drapeau tricolore sur la façade de l’Hôtel de Ville, le nouveau roi symbolisait une monarchie bourgeoise et libérale. Cette décision entraîna des remous au sein de l’assemblée municipale. L’ancien maire Fauchier quitta sa fonction de premier magistrat et fut remplacé par M. Astoin. Le Conseil municipal remanié prêta serment de fidélité à Louis-Philippe (Marius Autran, tome 3, 1990). La Marseillaise est remise à l’honneur après la révolution de 1830.

1833 – 9 août : SANARY PROJETTE D’ELARGIR LA RUE SAINT-ANTOINE – En 1835, la décision fut prise d’élargir certaines parties de la rue Saint-Antoine (notre actuelle avenue Maréchal Galliéni). Pour cela, il avait été fait l’acquisition de terrain aux hoirs ANDRAC par acte devant maître GRANET, en date du 9 Août 1833. La commune n’avait pas eu à ce moment-là, les fonds disponibles pour faire l’élargissement. On fit donc ces travaux. C’est la partie que l’on voit en retrait à partir du cinéma A.B.C. jusqu’au n° 1 de cette rue et qui comprend le terrain où se trouve les locaux de l’assainissement et les maisons suivantes. Le n° 1 fut construit sur un morceau de terrain restant à la ville et qu’elle vendit à un particulier (Rotger B., 1984, p. 383.).

1863 – 9 août : 6°C à Paris – Le 9 août 1863, l’été est froid dans l’ensemble du pays. On relève par exemple 6°C à Paris.

1867 – 9 août : AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – 1867 – 9. Vendredi, S. Amour. « Petite brise de sud-sud-est, ou pour mieux dire « vent du soleil » qui tourne avec le soleil. En un mot : beau temps ».

1868 – 9 août :

1. SECOURS MUTUEL – Le 9 Août 1868, une Société de SECOURS MUTUEL pour les hommes est fondée à Sanary, sous le patronage de Saint-Nazaire (Rotger B., 1984, p. 420).

2. la vélocipédie a pénétré dans nos habitudes – Le 9 août 1868, le journal « Le Var »écrit, ce qui est une exagération manifeste, que « l’art de la vélocipédie a pénétré dans nos habitudes« . Cette année-là, les premières courses ont lieu lors de certaines fêtes locales, à Draguignan, Solliès-Pont, La Cadière, Sanary (Jean-Pierre Gaugain, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

-1877 – été : 6°C à Paris – Eté anormalement froid avec 8°C à Paris les 7 et 8 juillet, 6°Cà Paris le 9 août, 5°C à Paris le 6 septembre (6°C la veille). Mais 24,20°C à Paris le 14 octobre (La climatologie / intempéries / tableau 4).

1885 – 9 août : changement de dénomination de certaines rues de sanary – Le 9 Août 1885, le conseiller municipal Camille MARTIN, qui après s’être concerté avec le maire, fit approuver par le Conseil municipal le 9 Août 1885 le changement de dénomination de certaines rues « qui ont fait leur temps et qui jurent un peu trop avec les convictions politiques de la majorité des concitoyens« .

Le quai de l’Hôtel de Ville prendra l’appellation de quai Victor Hugo.

La rue de l’Hôpital s’appellera rue Barthélemy de Don.

La rue de la Paroisse s’appellera rue Louis Blanc.

La rue Notre-Dame s’appellera rue Lauzet Aîné, en souvenir de cet enseigne de vaisseau commandant le chasse-marée républicain LE TAPAGEUR et mort en combat en Germinal An 8.

Le boulevard Ollivier et le boulevard Notre-Dame s’appelleront dorénavant boulevard Courbet, du nom de l’amiral commandant en Extrême Orient, mort sur le « Bayard ».

La rue Saint-Pierre s’appellera rue de la Prud’homie.

La rue Saint-Roch devient la rue du Repos (actuelle avenue du 2e spahis).

La rue Saint-Antoine s’appellera rue des Ecoles (actuelle rue Maréchal Gallieni).

La rue Saint-Jean s’appellera rue des Picotières.

La rue Grande s’appellera rue de l’Hôtel de ville (actuelle rue Pigeaud et anciennement rue de Vintimille, rue du Grand Four, rue Général Rose).

La place de la Paroisse s’appellera Place des Palmiers (actuelle place Michel-Pacha).

La traverse de la Chapelle s’appellera rue du Moulin (à cause du moulin à huile qui s »y trouve.

D’autres rues changeront plus tardivement de nom. Nous y reviendrons (A. Place ; H. Ribot ; B. Rotger, 1982).

1897 – 9 août : premier torpilleur submersible français, le Narval – Le 9 août 1897, Paris informe le Préfet maritime de Cherbourg que « …Le Conseil a émis l’avis que le projet de M. l’ingénieur Laubeuf présente un intérêt de premier ordre et qu’il est le seul susceptible de servir de base à l’étude d’un projet définitif. Vous voudrez bien inviter M. Laubeuf à étudier ce projet définitif ». Le 1er juin 1898, le ministre de la Marine, amiral Besnard, ordonnera la construction à Cherbourg du premier torpilleur submersible, le Narval. L’idée de ce navire est venue à Laubeuf, lui qui n’a jamais vu de sous-marin à ce jour, en lisant les rapports du lieutenant de vaisseau Baudry Lacantinerie. Seul, Laubeuf avait présenta un programme militaire accompagnant son projet. Il s’agissait de : « partir de Cherbourg ou de Brest, à la nuit tombante, arriver avant le jour devant les ports anglais, se mettre en plongée et torpiller les navires entrant dans les rades de Portsmouth, Plymouth ou l’entrée de la Tamise ». Il ne faut pas oublier que cette année-là, les relations entre la France et la Grande-Bretagne étaient tendues.

1914 – 9 août : l’Internationale socialiste et la guerre – Le bureau de l’Internationale socialiste décide de convoquer le congrès de l’Internationale le 9 août à Paris au lieu du 23 à Vienne. Dans une atmosphère un peu surréaliste, la plupart des délégués, dont Hugo Haase, le coprésident du SPD allemand, se disent confiants dans la capacité des peuples à éviter la guerre (Article de Michel Vovelle dans l’Humanité du 24 avril 2004 ).

1925 – 9 août : HOPITAL DE LA MARINE ET FUTURE BASE AERONAUTIQUE DE SAINT-MANDRIER – Le 9 août 1925, le navire-hôpital Circassie ramène à Toulon trois cent cinquante évacués du Maroc qui sont immédiatement hospitalisés à Saint-Mandrier et à Sainte-Anne. Parti de Casablanca, le Circassie a fait d’abord escale à Alger, où il a laissé une centaine de blessés évacués sur les hôpitaux de la ville ; puis il a rallié Toulon, après une traversée de six jours. Ce premier voyage s’est effectué sans incident, par temps calme. Une centaine de malades et blessés ont été transportés sur le quai de Saint-Mandrier, où de nombreuses équipes d’infirmiers attendaient avec des civières. Les blessés ont été transportés avec précaution dans les salles spécialement aménagées pour les recevoir.

Ce jour-là, le Ministre de la Marine vient rendre visite aux trois cent cinquante évacués. A Saint-Mandrier, il est reçu par MM. Autric, médecin-chef ; Fontaine, médecin-résident ; Badet officier des équipages de 1re classe de l’hôpital. Après les présentations d’usage, le Ministre est accompagné dans les salles où sont soignés les malades et blessés du Maroc, à qui il adresse des paroles réconfortantes. En quittant l’hôpital, le Ministre visite le futur emplacement du centre d’aviation situé entre l’ancienne propriété Bernard et la propriété voisine de la Carraque. Le Ministre a ensuite visité en automobile la Croix des Signaux et l’Eguillette (Gisèle Argensse, 1989, p. 172).

1940 – 9 août : PAQUEBOT PASTEUR – Le 9 août 1940, le paquebot Pasteur est saisi par les Anglais et confié à la compagnie britannique Cunard comme transport de troupes avec Liverpool  comme port d’attache. Après quelques modifications concernant l’ajout de pièces de DCA, de canots de sauvetage, puis d’un radar en juin 1942, il devient l’un des sept Monstres de mers alliés dont la mission consiste  à  transporter à grande vitesse des troupes vers le front et de ramener les permissionnaires, les blessés et les prisonniers. À la fin de la guerre il a parcouru 370 669 milles et transporté environ 300 000 personnes dont 250 000 militaires.

1944 – 9 août :

Rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire français et dans les colonies – Le 9 août 1944, le gouvernement provisoire de la République française rédige l’ordonnance rétablissant la légalité républicaine sur le territoire français et dans les colonies (Jean-Charles Volkmann, 2003).

CAMPAGNE DE France – SAINT-MALO : A 1h du matin, la Citadelle apprend que les troupes américaines ont pénétré dans Saint-Servan où les Italiens tiennent le choc. Sous peu, les Allemands sous les ordres de von Aulock vont être coupés de leurs arrières.

A la Montagne St Joseph, la bataille fait rage. On compte de nombreux morts.

A l’aube, Guy Levavasseur, toujours à l’Espérance, est délivré par les Américains.

La rue Ville-Pépin brûle toujours …

Des Allemands en retraite veulent installer un canon anti-char près de l’hôpital tandis que d’autres tentent de pénétrer dans le jardin adjacent. Les Français les obligent à quitter les lieux et à respecter les Croix Rouges.

Un peu avant midi, les premières troupes américaines entrent en ville. L’occupation en est rapide, elle est achevée dans la soirée. Les Allemands se replient sur l’Arsenal. On note plusieurs escarmouches A l’église, des grenades sont lancées. A l’école, les Allemands sortent les bras en l’air. Place Constantine, l’officier italien est abattu.

Des volontaires français purgent le Quai du Val et Victoria où les Allemands se rendent.

Les colonels Angé et le colonel Poulain rétablissent les cartes qu’ils ont transmises pendant l’occupation et les communiquent aux alliés.

Le soir, la garnison du blockhaus établi à la Briantais se rend.

Le colonel américain, Gramble, installe son P.C. au premier étage de la pharmacie Guillou (R. Fouque, La Cité…)

OPERATION DRAGOON – Le même jour, un message du vice-amiral Hewitt, commandant la Western Naval Task Force, ordonne aux forces placées sous ses ordres la mise en application du plan Dragoon et leur annonce que le jour J du débarquement de Provence sera le 15 août, l’heure H : 8 heures. C’est le début de l’appareillage des convois en fonction de la vitesse des navires. Deux sérieux bombardements sur Toulon et La Seyne précèdent l’opération (Récit de Me Granet trouvé dans le dossier de B.R. : Récit de Me Granet :] « il paraît que le dimanche et le lundi pendant que j’étais à Pontevès, il y a eu deux sérieux bombardements à Toulon et à La Seyne, de nombreuses alertes, d’ailleurs, en traversant la ville de Toulon en camion, nous avons vu des dégâts importants. »).

DEPORTATION A DACHAU – Le 9 août 1944, le Seynois Santéri Pio Joseph est déporté au départ de Bordeaux par le convoi à destination de Dachau. Résistant, né le 12 Janvier 1885 à Casalpusterlengo (Italie), province de Milan, il mourra en déportation le 1er Mars 1945 au camp de Dachau (Allemagne). L’acte de décès porte la mention Mort pour la France (Marius Autran, tome 2, 1988, avec des notes de son fils Jean Claude).

1945 – 9 août :

1. bombe atomique sur Nagasaki – Le 9 août 1945, les forces aériennes des Etats-Unis lancent une seconde bombe atomique sur Nagasaki. . Le gouvernement japonais cèdera et demandera la paix, le 14 août 1945.

2. Le « Béarn » arrive à Alger et débarque des passagers (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1953 – 9 août : NOUVELLES DES TARGAIRES – Le Dimanche 9 août 1953, les Francs-jouteurs de Saint-Mandrier se déplacent à Cassis à l’occasion des fêtes locales. L’équipe est composée des meilleurs éléments parmi lesquels : Raymond Bonnafoux, Georges Esposito, Antonin Esposito et l’ami Billas…, en finale, après avoir été sept fois « frères », Raymond Bonnafoux est le grand champion de la lutte serrée où les jeunes jouteurs mandréens firent preuve de qualité. Les hommes du président Mattia semblent manifestement en très grande forme à l’approche des prochains tournois décisifs du championnat (Ken Nicolas, vol. 1, p. 159).

1956 – 9 août : Théâtre – Mort de l’acteur Jean Témerson.

1963 – 9 août : BASE AERONAVALE DE SAINT-MANDRIER – « Spécialisée dans le sauvetage, l’escadrille d’hélicoptères 23 F de l’aéronavale basée à Saint-Mandrier constitue une unité d’élite rompue aux tâches les plus délicates et les plus dangereuses ». Le 9 août 1963, la sonnerie d’alerte retentit dans un hangar de l’escadrille d’hélicoptères 23 F de l’aéronavale basée à Saint-Mandrier qui constitue une unité d’élite comprenant des alouettes II et III, ainsi que des H.U.P. ; vingt-deux appareils au total.. Trois minutes plus tard, l’hélicoptère de garde se retrouve en altitude. Le pilote reçoit alors toutes les données inhérentes à sa mission. Aujourd’hui, et en présence du reporter du journal «  République », il s’agit de récupérer, pour de vrai, le pilote d’un Etendard IV de la 15 F d’Hyères-Palyvestre « crashé » dans le sud du Massif Central… Cette sortie sera couronnée de succès. Selon la tradition, les hommes d’équipage peindront une bouée sur les flancs de leur « taxi »  (Reportage d’Yves Lavalou publié dans République-Le Provençal du vendredi 9 août 1963).

2009 – 9 août : canons immergés EN BAIE DES Sablettes – Le 9 août 2009, le DRASSM autorise l’équipe du Groupe de plongeurs démineurs (GPD)  à explorer la zone en baie des Sablettes où Christian Calabrèse a repéré deux canons immergés et séparés de six à sept mètres qu’un coup de vent heureux venait de dégager du sable. Un prélèvement de bien culturel maritime se déroulera du 10 au 14 août 2009 qui mettra au jour deux canons pierriers, une réa de poulie et quelques tomettes provençales. En conclusion de son intervention réalisée un an plus tard, le GRAN évacuera l’hypothèse d’un naufrage sans pour autant cesser de s’interroger sur l’indice principal que représentent les pièces d’artillerie, même si celles-ci se trouvent mêlées à d’autres matériels archéologiques de datations très diverses. Les seuls indices sûrs recueillis sur le site proviennent donc de la fouille du GPD, celle du GAN n’ayant rien apporté de nouveau sinon des observations concernant l’environnement du lieu. La datation provisoirement retenue placerait les vestiges dans une fourchette allant de la fin du XVIIIe s. au milieu du XIXe s. Comme l’écrira Charles Hourcau, y a-t-il donc une épave enfouie dans l’anse des Sablettes ? La réponse à cette question ne pourra être apportée que par une étude poussée des lieux (Henri Ribot, Ephémérides 1ère année).

2019 – 9 août : obsèques de Jean Michel, maire de Signes, mort dans l’exercice de ses fonctions. La cérémonie religieuse se déroula à partir de 10 heures en l’église Saint-Pierre. Des funérailles auxquelles assistèrent Gérard Larcher, président du Sénat, et Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. D’autre part, l’association d’élus invitait tous les maires présents à porter leur écharpe tricolore.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

« Sainte Vierge, vous qui avez conçu sans péché, faite que je puisse pécher sans concevoir ! »,

Je vous souhaite une bonne, une excellente Saint Amour, symbole d’espérance pour tous ceux qui, sur cette terre d’infortune, cherchent la lumière. Rendez-vous demain, à moins que nous nous rencontrions à l’occasion sur le port de Sanary ou ailleurs.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture